• Accueil
  • > Recherche : thierry chatbi

Résultats de la recherche pour ' thierry chatbi '

Jean-Marc Manach refuse d’entendre parler des échecs judiciaires de Pascal Edouard Cyprien Luraghi

Dès que j’ai commencé à évoquer le cas de Jean-Marc Manach après les révélations du mois dernier sur la Ligue du LOL, le cybercriminel et harceleur Jean-Marc Donnadieu s’est empressé d’aller le lui dire sur son blog, dans les commentaires sous l’article qu’il avait consacré à ce sujet, ici :

 

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2019/02/17/david-doucet-et-la-presomption-de-culpabilite/

Ça parle de vous, vous allez visiblement très bientôt connaitre les joies du cyber-harcèlement par une personne dérangée, et ça dure des années …

http://satanistique.blogspot.com/2019/02/ligue-du-lol-et-autres-jean-marc-manach_27.html

Rédigé par : Jean-marc Donnadieu | le 27 février 2019 à 17:49 | RépondreSignaler un abus |

 

J’y ai répondu de la même manière après avoir vainement signalé ce commentaire comme calomnieux à mon égard, car je ne suis pas dérangée et ne pratique pas le cyberharcèlement, contrairement à mes harceleurs et leurs complices journalistes, dont Jean-Marc Manach lui-même, qui m’avait présentée mensongèrement comme coupable de tels faits à l’encontre de mes harceleurs de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi dans son émission du 10 septembre 2013, alors que la situation a toujours été inverse depuis le début de leurs harcèlements à mon encontre sur le site Rue89 en 2008.

Voilà ce commentaire, qui fait suite au précédent :

 

Bonjour,
Je vois que vous avez eu la visite du délateur de service…
Venez plutôt me lire ici, la présentation est meilleure :
http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/27/ligue-du-lol-et-autres-jean-marc-manach-defend-lindefendable/
Bien cordialement,
Petitcoucou

 

Ce premier commentaire que j’ai posté sur cet article n’a dérangé personne, il est toujours en place.

Après ma troisième publication concernant Jean-Marc Manach, je suis allée la lui signaler moi-même au moyen d’un nouveau commentaire assez bref sur son blog, en précisant qu’il ne s’agissait toujours pas de harcèlement de ma part, cette question ayant été tranchée de manière définitive le 11 avril 2018 en conclusion de la procédure parisienne du dénommé Pascal Edouard (Cyprien) Luraghi à mon encontre, comme exposé sur cette page de mon blog :

http://petitcoucou.unblog.fr/11-avril-2018-cyprien-luraghi-a-encore-perdu/

En effet, tant que je me contente de raconter tout ce dont je suis victime d’une manière honnête et sans menacer personne, il n’y a aucun harcèlement de ma part contre quiconque.

Tout au plus ceux qui estiment que mes récits et explications, pourtant toujours parsemés de nombreux éléments de preuves, ne correspondraient pas à la réalité, pourraient-ils se plaindre d’injures ou de diffamations publiques à leur encontre après m’avoir vainement demandé de corriger mes textes.

Cependant, à ce jour, hormis un journaliste du Télégramme pour une petite coquille dans une des mes publications sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog, ainsi qu’un ami de feu Thierry Chatbi en 2010, puis Cathy Luraghi en 2012, que j’avais tous trois satisfaits immédiatement, personne ne m’a jamais demandé de corriger quoi que ce soit ni de publier le moindre droit de réponse.

Mes harceleurs de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi exigent toujours quant à eux, tout comme aux tout débuts de leurs harcèlements à mon encontre sur le site Rue89, la suppression de la totalité de mes écrits publics, car ils ne supportent toujours pas que je puisse donner dans mes écrits publics quelques éléments de ma propre biographie, ni que je puisse me faire connaître d’un public pour ce que je suis vraiment à travers tous ces écrits, quels qu’en soient les sujets, et même en restant anonyme.

Leurs démarches ne sont pas honnêtes, elles procèdent de la volonté des chefs de bande de ne faire connaître au public que leur version de ma biographie, laquelle est presque entièrement fausse, calomnieuse et particulièrement infamante pour moi comme pour mon entourage et toutes les personnes qui au cours de mon existence ont pu m’accorder leur confiance, notamment dans le domaine professionnel.

Elles ont donc été sanctionnées par une fin de non-recevoir définitive le 11 avril 2018 par la Cour d’Appel de Paris.

Le dénommé Pascal Edouard dit Cyprien Luraghi n’en a jamais informé son public.

Je suis la seule à écrire et publier à ce sujet.

Or, je me suis aperçue hier soir que mon second commentaire sur le blog de Jean-Marc Manach, portant mention de cet échec judiciaire de mes harceleurs, avait été supprimé depuis peu, alors que le cybercriminel et harceleur professionnel Jean-Marc Donnadieu avait annoncé dans la matinée avoir été contacté par un journaliste pour parler de cyberharcèlement :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/12/un-journaliste-sinteresse-au-cybercriminel-et-harceleur-jean-marc-donnadieu/

Au contraire, le troisième commentaire que j’avais posté sur le même article s’y trouvait toujours. C’est celui-ci par lequel j’annonçais une cinquième publication concernant Jean-Marc Manach :

 

Bonjour,
Voilà le cinquième :
http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/02/ligue-du-lol-les-cool-kids-ont-pour-mere-une-prostituee-nommee-jean-marc-manach/
Honnêtement, je pense que vous avez besoin d’une bonne psychanalyse.
Mais dans l’immédiat, faire acte de contrition et dénoncer Lura est la meilleure chose que vous puissiez faire.

 

J’en ai déduit assez logiquement que ce ne sont pas ces annonces qui dérangent l’intéressé et que mon second commentaire sur son blog avait donc été supprimé parce qu’il comportait un lien hypertexte menant vers la page de mon blog relative à l’échec du cybercriminel et harceleur Pascal Edouard Cyprien Luraghi devant le Cour d’Appel de Paris l’année dernière, celui-ci ayant été précédé d’un autre échec, en première instance, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, où je m’étais défendue seule, sans avocat.

Afin de vérifier la validité de mes déductions, j’ai posté hier soir sur le même blog un commentaire beaucoup plus long que les précédents, dans lequel je posais franchement la question des raisons de la suppression du second de ces commentaires en expliquant de manière assez explicite ce qu’est cet arrêt du 11 avril 2018 qui depuis lors fait jurisprudence en matière de cyberharcèlement et devrait donc intéresser tous ceux qui actuellement en sont accusés et s’en défendent, considérant – à tort ou à raison – qu’ils n’ont harcelé personne.

Bingo ! Ce matin à la première heure, il avait déjà disparu…

On savait déjà Jean-Marc Manach fort malhonnête, cela se confirme encore une fois…

 

A lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/11/jean-marc-donnadieu-de-beziers-son-echappee-en-solitaire-de-la-ligue-du-lol/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/16/ligue-du-lol-le-journaliste-david-servenay-a-encore-perdu-une-bonne-occasion-de-se-faire-discret/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/19/quand-la-ligue-du-lol-faisait-du-luraghi-pascal-edouard-cyprien/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/20/ligue-du-lol-apres-les-journalistes-deux-agents-de-la-mairie-de-paris-suspendus/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/21/ligue-du-lol-les-inrocks-des-harceleurs-issus-de-rue89/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/21/victimes-de-la-ligue-du-lol-et-autres-harceleurs-aucun-droit-dexister-aucun-droit-a-la-vie/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/26/ligue-du-lol-et-autres-jean-marc-manach-darret-sur-images-aime-beaucoup-trop-les-cyberharceleurs/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/27/pascal-edouard-cyprien-luraghi-de-puy-leveque-et-jean-marc-donnadieu-de-beziers-deux-predateurs/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/27/ligue-du-lol-et-autres-jean-marc-manach-defend-lindefendable/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/28/ligue-du-lol-jean-marc-manach-provoque-la-colere-des-victimes-et-le-degout-des-abonnes-dasi/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/01/cybercriminalite-jean-marc-manach-ou-la-comprenette-tout-a-lenvers/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/02/ligue-du-lol-les-cool-kids-ont-pour-mere-une-prostituee-nommee-jean-marc-manach/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/04/ligue-du-lol-deux-nouveaux-journalistes-remercies-ou-licencies-toujours-rien-sur-rue89/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/05/jean-marc-manach-et-ses-gentisl-trolls-haro-sur-la-dissidence/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/06/comment-cyprien-luraghi-exige-mon-exclusion-de-rue89-en-2009/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/06/des-precurseurs-de-la-ligue-du-lol-sur-le-site-rue89/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/07/ligue-du-lol-nouvelles-pierres-dans-le-jardin-de-jean-marc-manach-en-provenance-des-inrocks/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/08/journee-de-la-femme-2019-encore-une-pierre-dans-le-jardin-de-jean-marc-manach/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/08/juin-2010-pascal-edouard-cyprien-luraghi-ouvre-son-blog-tique-toc/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/10/jean-marc-manach-bien-en-vue-sur-google-avec-la-ligue-du-lol/

 

Ajout du 14 mars 2019 :

Mon commentaire du 12 mars au soir sur le blog de Jean-Marc Manach, qui en avait été promptement supprimé, y est revenu aujourd’hui :

 

Bonsoir,
Pourquoi avez-vous supprimé mon second commentaire ? En raison du rappel à la loi qu’il contenait, par le biais d’un lien menant à la sanction judiciaire de la procédure parisienne de Cyprien Luraghi à mon encontre ?
C’est vraiment dommage pour tous vos lecteurs sur cet article, car l’arrêt en question fait jurisprudence en matière de cyberharcèlement et devrait bigrement intéresser tous ceux qui en sont actuellement accusés : si les faits qui leur sont reprochés ne peuvent être, au plus, qualifiés que d’injures ou de diffamations publiques, alors ils ne peuvent être ni poursuivis ni condamnés pour harcèlement, sauf, bien sûr, s’ils ont participé à des raids numériques depuis la promulgation de la Loi n° 2018-703 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.
Comme vous le savez, mes harceleurs s’amusent à prolonger leurs harcèlements sur la toile par des harcèlements judiciaires où je me retrouve systématiquement accusée mensongèrement de faits que je n’ai pas commis, mais qui sont exactement de la même nature que ceux dont je suis, moi, réellement victime de la part de ces personnes.
En date du 11 avril 2018, la Cour d’Appel de Paris a donc dit une bonne fois pour toutes que je n’ai jamais harcelé le dénommé Pascal Luraghi, ni aucun de ses complices.
J’ai le droit de dire qui je suis réellement sans que ces gens ne me fassent aussitôt poursuivre pour des harcèlements imaginaires à leur encontre.
Cela dit, au moins l’un d’entre eux ne l’a toujours pas compris, et le journaliste qui l’a contacté ce matin non plus :
http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/12/un-journaliste-sinteresse-au-cybercriminel-et-harceleur-jean-marc-donnadieu/
Sur ce, je vous invite à consulter mon blog pour plus de détails. Egalement, il est toujours possible de me contacter, je réponds aimablement.
Bien cordialement,
Petitcoucou

 

Affaire Patricia Bouchon : des assassins surprotégés


 

Oui, Laurent Dejean, s’il est bien impliqué dans ce crime ou en sait quelque chose, n’est de toute façon pas le seul, ils sont toute une bande, et ils sont connus depuis longtemps, mais restent surprotégés, à la fois par quelques gendarmes et policiers exerçant notamment dans le Lot, et par un certain nombre de magistrats CORROMPUS.

Une enquête minimale à leur sujet, que de nombreuses victimes réclament en vain depuis longtemps, permettrait de résoudre bien des affaires criminelles, dont celle-ci, mais elle n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Les victimes doivent donc se débrouiller seules, autrement, et si possible en synergie pour de meilleurs résultats.

Je fais régulièrement ma quote-part du travail.

En voilà encore un peu.

Pour commencer, j’invite mes lecteurs à visionner la vidéo ci-dessus s’ils ne la connaissent pas déjà, et à découvrir ou se remémorer un détail significatif des violences subies par la victime : elle a eu la nuque brisée par une prise spéciale que l’on apprend notamment dans l’Armée.

Or, il y a bien parmi les relations des commanditaires de cet assassinat au moins un légionnaire, ou plutôt un ancien légionnaire, puisqu’il a quitté la Légion étrangère quelques mois plus tôt, le 28 septembre 2010. C’est le djihadiste franco-marocain Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire. Il vient de Lunel, dans l’Hérault, un département dont sont originaires plusieurs des membres de la bande des commanditaires de l’assassinat de Patricia Bouchon le 14 février 2011 à Bouloc.

Comme il a désormais sa fiche dans Wikipédia, je la colle ci-dessous.

J’invite ensuite mon lecteur à vérifier que le malade mental au clavier – son « arme » – qui probablement ne se salit pas les mains avec ce genre de prise – encore qu’il ait eu un très bon copain de chambrée légionnaire dont il a plusieurs fois parlé à ses lecteurs – mais pirate à mort et fait assassiner tous ceux qui le dérangent, est bien en relation avec ce légionnaire depuis 2010 au moins, ce qui se déduit des dates de début et fin de ses fantaisies sous le pseudonyme de « SaMo-Dz », que l’on retrouve intégralement ici :

http://www.zone-h.org/archive/notifier=SaMo_Dz?zh=1

Il avait donc commencé ces défaçages de sites le 21 septembre 2010, en a notifié les premiers le 29 septembre 2010, et a terminé par des attaques de sites de la Légion étrangère, réalisées le 11 novembre 2013 et notifiées pour la première le 19 mars 2014 et pour la seconde le 25 février 2015, après le décès de sa grosse référence Abdel Hafed Benotman, dont Amédy Coulibaly n’est qu’une pâle imitation (voir ci-dessous). Et l’on rappelle à propos des attentats de janvier 2015 à Paris que les frères Kouachi ont fréquenté régulièrement La Grande-Motte, au sud de Lunel, durant toute leur jeunesse.

Au passage, on renvoie aussi le lecteur à cet excellent travail sur les mobiles de l’attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo :

http://www.greffiernoir.com/attentats-contre-charlie-hebdo-une-creature-de-reve-de-phighsmith-dans-la-video-de-revendication-avec-pennac-et-nothomb

Oui, il y a bien un malade mental qui revendique le droit d’écrire et publier des tas de choses interdites à propos de personnes existant réellement et qui sont toujours en vie, dans le seul but de leur nuire. Ce psychopathe et mythomane excessivement malfaisant, ravagé par le besoin de calomnier et détruire tous ceux qu’il envie ou jalouse, se présente mensongèrement comme un bouc-émissaire. Ce n’est en réalité qu’un vulgaire escroc, un criminel du genre crapuleux.

C’est notre malade mental au clavier – son « arme » – un cybercriminel bien connu de nombreux internautes.

Et l’on rappelle que sa rage contre la joggeuse Patricia Bouchon, première victime de toute une série d’assassinats débutée au mois de février 2011, s’est encore manifestée au soir du 7 janvier 2015 par des tirs apparemment gratuits contre un joggeur à Fontenay-aux-Roses, à proximité de l’un des sites du Commissariat à l’Energie Atomique, historiquement le premier de ses centres de recherche, ce lieu n’ayant pas été choisi par hasard, comme je suis désormais en mesure de l’affirmer sans plus aucun doute.

En effet, tout comme la vidéo de revendication des attentats d’Amédy Coulibaly, et bien d’autres manifestations des terroristes, cette attaque véhicule des « messages » pour qui peut et veut bien les entendre – une vieille marotte du maître, qui adore s’exprimer par allusions. J’y reviendrai plus tard.

Le 21 septembre 2010, donc, alors qu’il débutait ses amusements cybernétiques sous le pseudonyme de « SaMo_Dz », le malade mental au clavier – son « arme » – avait aussi commencé à réitérer de ses précédentes menaces de mort à mon encontre en piratant un ancien braqueur fiché au grand banditisme pour m’envoyer des « spams » très personnalisés avec l’une de ses adresses e-mail, comme je l’ai déjà exposé à plusieurs reprises (cf. notamment mon article du 8 mai 2016).

Tout comme Abdel Hafed Benotman, cet ancien braqueur était un ami de Thierry Chatbi, également bien connu dans le monde carcéral (cf. mes publications du 25 janvier 2015 sur Justinpetitcoucou et Satanistique).

Oui, le malade mental pirate, il m’a toujours piratée, et bien d’autres personnes également, mais il ne veut pas aller en prison pour ces faits, ni pour les innombrables autres crimes ou délits qu’il commet régulièrement avec son clavier – son « arme ».

Il préfère mettre toute la planète à feu et à sang et, bien entendu, n’hésite pas à faire assassiner qui menace sa chère liberté.

Aussi, ce grand manipulateur et comploteur a très tôt rameuté et fédéré autour de sa cause totalement indéfendable tous ses amis, pour la plupart extrême-gauchistes, islamistes et du grand banditisme.

Au mois de mars 2012 débutaient à Toulouse leurs attentats islamistes.

La thèse initiale du loup solitaire concernant les assassinats alors commis par Mohamed Merah s’est depuis totalement effondrée.

Celle du crime de rôdeur pour Patricia Bouchon un an plus tôt à Bouloc devrait connaître le même sort.

Dans les deux cas, l’assassin n’est pas seul, il est puissamment soutenu, guidé par toute une organisation criminelle, et dispose de toute sa logistique. Qui plus est, c’est exactement la même.

Nous allons donc terminer la petite démonstration de ce jour par les rapprochements suivants :

1. La revendication des tueries de Toulouse et Montauban par Mohamed Merah au mois de mars 2012 aurait été postée à Castelnau-d’Estrétefonds, une information divulguée par la presse le 27 mars 2012. Le tueur au scooter avait travaillé dans cette commune voisine de Bouloc comme carrossier dans un garage automobile.

2. Le 28 mars 2012 au matin était retrouvée abandonnée à Saint-Papoul une Clio grise appartenant officiellement au colocataire du tueur, créateur d’une société de location de véhicules dont plusieurs Renault Clio.

Voir ici :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/qui-a-detourne-l-enquete-sur-merah-131543

Ah mais… Ah mais… en voilà bien une, de Clio grise !

C’est justement ce qu’on cherche dans l’affaire de l’assassinat de Patricia Bouchon l’année précédente à Bouloc.

Or, ce véhicule surgit brusquement à Saint-Papoul, à moins de 10 km de Castelnaudary, où est stationné le 4e régiment étranger, ou 4e RE, régiment de formation de la Légion étrangère .

Et l’on rappelle encore que Mohamed Merah lui-même avait tenté deux fois de s’engager dans l’Armée, en 2008, à Lille, dans l’Armée de Terre, et en 2010, à Toulouse, dans la Légion étrangère.

 

Castelnaudary

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/15/2743096-meurtre-joggeuse-bouloc-suspect-va-etre-remis-liberte.html

Publié le 15/02/2018 à 09:52, Mis à jour le 15/02/2018 à 10:28
 
Meurtre de la joggeuse de Bouloc : le suspect reste en prison 

Meurtre de Patricia Bouchon

Patricia bouchon avait disparu pendant son jogging en 2011./ Photo AFP

Patricia bouchon avait disparu pendant son jogging en 2011./ Photo AFP

Affaire Patricia Bouchon : des assassins surprotégés dans AC ! Brest image-zoom

Sept ans après la mort de Patricia Bouchon, pendant son jogging à Bouloc en Haute-Garonne, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Toulouse s’est prononcée ce jeudi matin sur la remise en liberté du principal suspect Laurent Dejean. Il reste en détention.

Au cours de l’audience il y a un mois, l’avocat général Pierre Bernard avait créé la surprise en requérant un non-lieu. « Un coup de massue » avait réagi la fille de la victime Carlyne. Le juge d’instruction avait pourtant demandé le renvoi du suspect devant une cour d’assises. Ce renvoi est confirmé par la chambre de l’instruction. Laurent Dejean, 38 ans, mis en examen pour « homicide volontaire » depuis février 2014 sera jugé par une cour d’assises.

Incarcéré depuis quatre ans, il a toujours nié les faits. Son avocat Me Guy Debuisson rappelle que « si on retrouve sur les vêtements de Patricia Bouchon des traces d’un ADN masculin, on ne retrouve absolument pas l’ADN de Laurent Dejean ». La justice avait refusé une première demande de remise en liberté en décembre 2016.

Retrouvée 44 ans jours après sa disparition

Patricia Bouchon avait disparu le 14 février 2011 au cours de son jogging. Elle était partie courir aux aurores dans la campagne comme elle en avait l’habitude. Les gendarmes avaient d’abord retrouvé une importante quantité de sang, un chouchou et une boucle d’oreille sur un petit chemin. Le corps de la secrétaire de 49 ans avait été découvert 44 jours plus tard , caché dans une canalisation, sous un pont de la commune de Villematier. Lors de l’autopsie, un gant en latex avait été découvert dans la bouche de la victime.

CYRIL BRIOULET

 

https://www.lci.fr/justice/meurtre-de-patricia-bouchon-laurent-dejean-a-bouloc-le-seul-suspect-libere-ce-jeudi-2078775.html

AFP
Meurtre de Patricia Bouchon à Bouloc : l’unique suspect sera-t-il libéré ce jeudi ?

 

JUSTICE – Sept ans après le meurtre de Patricia Bouchon, mère de famille de 49 ans partie le 14 février 2011 faire un jogging à Bouloc (Haute-Garonne)et retrouvée morte un mois et demi après, le seul et unique suspect dans cette affaire pourrait être remis en liberté ce jeudi après que le parquet général a requis un non-lieu le 18 janvier dernier. Mis en examen pour « homicide volontaire », Laurent Dejean est incarcéré depuis février 2014.
15 févr. 07:00Aurélie Sarrot

 

La décision de l’avocat général de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Toulouse, Pierre Bernard, avait été considérée comme « un coup de massue » pour la famille de la victime et comme un   »véritable soulagement » pour le seul suspect dans cette affaire et sa défense. Sept ans après le meurtre de Patricia Bouchon à Bouloc en Haute-Garonne, le meurtrier présumé mis en examen pour « homicide volontaire » et incarcéré depuis février 2014 alors qu’il avait 34 ans, pourrait être remis en liberté ce jeudi 15 février 2018.

Le 18 janvier dernier, le parquet général a en effet requis un non-lieu en faveur de Laurent Dejean.  Le parquet général, qui s’était pourtant toujours opposé à la remise en liberté de ce plaquiste présenté comme « psychotique » pendant l’enquête malgré les demandes répétées de ses avocats, est ainsi allé à l’encontre du juge d’instruction qui avait renvoyé le principal suspect aux Assises.

« L’arrêt de la chambre d’instruction a été mis en délibéré au 15 février et mon client pourrait sortir dès cette date s’il va dans le sens de l’avocat général qui s’est rallié à notre thèse. A savoir : qu’il n’y a pas suffisamment d’éléments pour accuser Monsieur Dejean », indique Guy Debuisson, avocat de Laurent Dejean contacté mardi par LCI.

« Un dossier de 47 000 feuillets, pas de preuve »

Secrétaire dans un cabinet d’avocats toulousains, Patricia Bouchon, 49 ans, était partie le 14 février 2011 vers 4H30 du matin faire son jogging autour de Bouloc, à 25 km au nord de Toulouse (Haute-Garonne). Son corps avait été retrouvé un mois et demi après, vertèbres et crâne enfoncés, un gant en latex enfoncé dans la gorge. Son meurtrier avait aussi essayé de l’étrangler mais aucun abus sexuel n’avait pu être mis en évidence.

Dans le cadre des investigations menées, Laurent Dejean avait été gardé à vue à deux reprises avant d’être finalement interpellé le 9 février 2014 puis mis en examen pour « homicide volontaire » et écroué.  Lors de sa mise en examen, le suspect avait été présenté comme « psychotique », ayant déjà subi des hospitalisations d’office et des « traitements très lourds ». Il était aussi adepte des « paradis artificiels, alcool et toxiques divers », selon le parquet. Il avait demandé un arrêt de travail, dix jours après le meurtre, pour suivre des soins psychiatriques, et n’avait pas repris son emploi.

« Aujourd’hui, mon client est très optimiste, car il est rare qu’un avocat général prenne cette décision. L’instruction a été très longue. Le dossier fait 47 000 feuillets. Mais les preuves ne sont pas là, poursuit Me Debuisson. D’abord, l’ADN retrouvé sur la victime est celui d’un homme mais pas celui de Monsieur Dejean. Or on sait qu’il y a eu des contacts très violents entre l’agresseur et la victime, des touffes de cheveux ont été retrouvées sur le chemin…. Ensuite, la voiture aperçue sur les lieux était une Clio grise alors que celle de mon client était blanche. Mon client n’a pas ailleurs jamais été reconnu par celui qui avait permis aux enquêteurs de faire le portrait-robot » en 2013. Enfin, des voisins du lieu de l’agression ont entendu des cris le 14 février, en l’occurrence, un homme dire « Excuse-moi, je n’ai pas voulu ça », ça les a réveillés. Aucun des témoins n’a reconnu dans ces hurlements la voix de Monsieur Dejean. Par ailleurs, ces phrases ont été dites avec l’emploi du tutoiement, tutoiement qui n’aurait pas été utilisé entre mon client et Madame Bouchon ».

Selon Me Debuisson, son client pense bien sortir de prison ce jeudi 15 février 2018. Et il est déjà prêt à reprendre ses activités et à profiter à nouveau de la vie. « Il rêve d’une bonne entrecôte et de partir à la pêche et à la chasse comme il le faisait avant », ajoute son avocat.

« Garder confiance en la justice »

Pour la famille de la victime la remise en liberté de Laurent Dejean serait très dure à supporter. En janvier dernier, la fille de la victime, Carlyne Bouchon, s’était dite « surprise » par cette réquisition mais avait précisé vouloir garder « confiance dans le travail de la justice ».   » Il est difficile d’imaginer que tout va s’arrêter », avait-t-elle dit à l’AFP, évoquant le travail des enquêteurs. Pour elle, « ce serait surprenant que les juges décident ce non-lieu. C’est même inimaginable ».

Dans une interview au Parisien, quelques jours après que le non-lieu a été requis, Christian Bouchon, le mari de Patricia avait déclaré : « un avocat général qui n’est pas au côté des victimes, j’avoue ne pas comprendre ».  Au sujet de Laurent Dejean, il avait ajouté : « Si ce n’est pas ce suspect, il n’était pas bien loin de là où Patricia a été tuée. Il a au moins vu quelque chose. J’ai besoin d’un procès pour qu’il réponde à toutes ces questions. Car il doit s’expliquer ».

Enfin, il avait précisé : « Si le non-lieu devait être confirmé, nous irions en cassation. Il me faut des réponses que je n’ai toujours pas. Si le suspect devait être aussi remis en liberté à l’issue, ce serait une décision de la conscience des juges ».

Aurélie Sarrot

Mis à jour : Aujourd’hui à 07:00Créé : Aujourd’hui à 07:00

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelilah_Himich

Abdelilah Himich

Abdelilah Himich
Surnom Abou Souleyman al-Faransi
Abdel le légionnaire
Naissance 16 novembre 1989 (28 ans)
Rabat (Maroc)
Origine Marocain
Allégeance Drapeau de la France France (2008-2010)
Drapeau de l'État islamique État islamique (depuis 2014)
Grade Émir
Commandement Brigade Tariq ibn Ziyad
Conflits Guerre d’Afghanistan
Guerre civile syrienne
Faits d’armes Bataille de Raqqa (2017)
Distinctions Médaille commémorative française
Médaille de l’OTAN
modifier Consultez la documentation du modèle

Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire ou Abou Souleyman al-Faransi, né le 16 novembre 1989 à Rabat au Maroc, est un djihadiste marocain ayant vécu en France1,2.

Biographie

Ayant vécu à Lunel (Hérault)1, commune marquée à partir de 2013 par le départ vers la Syrie d’une vingtaine de jeunes3. Le 13 novembre 2008, il s’engage dans de la Légion étrangère, au sein du 2e régiment étranger d’infanterie1,4. Il combat en Afghanistan durant six mois, du 3 juillet 2009 au 6 janvier 2010, et reçoit deux décorations : la médaille commémorative française le 30 août 2009 et la médaille de l’OTAN le 1er janvier 20101,3. Selon sa fiche de service, hormis une ivresse l’empêchant de prendre son service le 4 juillet 2010, Abdelilah Himich est considéré comme un soldat exemplaire ; mais selon la mère de sa compagne, il revient « très marqué » par l’Afghanistan1.

Abdelilah Himich fait défection le 28 septembre 2010 en profitant d’une permission pour assister à l’enterrement de son père, il est déclaré déserteur et radié des contrôles de la Légion le 21 octobre 20101,3. Il retourne à Lunel, puis emménage à Salon-de-Provence avec sa compagne. Il est condamné à 48 000 euros d’amende et 3 ans de prison, dont un avec sursis le 19 avril 20133 après avoir été arrêté à la gare du Nord à Paris2 pour avoir transporté 1,2 kilogramme de cocaïne en 2011 entre Amsterdam et Paris3. Il purge 5 mois de prison2. Après avoir manqué le concours d’aide-soignant, il fréquente des personnes radicalisées et devient l’émir d’un petit groupe de candidats au départ en Syrie3.

Il quitte Lunel dans la nuit du 6 au 7 février 2014 et rejoint la Syrie1. Il aurait d’abord intégré un petit groupe appelé Jaych Mohammed, avant de rallier l’État islamique1. Nommé « émir » et placé à la tête d’un groupe de 50 hommes, il participe à ses premiers combats en mars dans la région de Raqqa où il est blessé à l’épaule par un éclat d’obus1. Quelques mois plus tard, il est nommé émir de la brigade Tariq ibn Ziyad, forte de 300 combattants1. Sa compagne le rejoint également en Syrie et lui a donné un fils, Souleyman3.

En 2015, il aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats du 13 novembre et de Bruxelles5.

Le 22 novembre 2016, les services secrets américains rendent publique leur enquête sur les attentats. Le département d’Etat inscrit Abdelilah Himich, sur sa liste noire des terroristes étrangers comme un « responsable des opérations extérieures » de l’État islamique et qu’il « aurait été impliqué [was reportedly involved] dans l’organisation des attentats de Paris en novembre 2015 et de Bruxelles de mars 2016, mais l’information n’est pas validée par la justice française1 ». Une source de confusion possible serait le témoignage d’un survivant du Bataclan qui raconte avoir entendu un des deux terroristes, encore vivants après que l’un d’eux a été abattu par un policier, s’adresser à son complice pour lui demander s’il « comptait appeler Souleymane », mais les enquêteurs français attribuent cette évocation du prénom Souleymane à Ibrahim El Bakraoui dont la kunya est Abou Souleyman al-Baljiki, qui meurt en se faisant exploser à Bruxelles le 22 mars 20163.

Il serait toutefois l’un des Français les plus importants au sein de l’EI, surtout depuis la mort d’Abou Mohammed al-Adnani, ancien porte-parole du groupe et principal coordinateur des attentats de Paris, tué en août par une frappe de drone américain2. Il est rapporté aussi qu’il serait tombé en disgrâce et aurait été emprisonné6.

En 2017, il aurait pris part à la bataille de Raqqa contre les Forces démocratiques syriennes ; son sort n’est pas connu, il pourrait avoir été fait prisonnier ou aurait fait partie du convoi de djihadistes évacués de la ville après la conclusion d’un accord négocié par le Conseil civil de Raqqa7,8.

Article connexe

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Soren Seelow, « Abdelilah Himich, le légionnaire devenu cadre de l’organisation Etat islamique » [archive], lemonde.fr, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  2. a, b, c et d Thomas Liabot, « Abou Souleymane, un légionnaire devenu commandant de Daech? » [archive], lejdd.fr, 20 octobre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h « Abdelilah Himich, de soldat de la Légion étrangère à lieutenant de l’EI » [archive], nouvelobs.com, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  4. Samuel Forey, Le sanglant parcours dans l’EI du légionnaire de Lunel [archive], Le Figaro, 28 février 2017.
  5. Nicolas Hénin, « Profession : formateur de djihadistes » [archive], lepoint.fr, 6 décembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  6. Guillaume Atchouel, « Un jihadiste de Lunel suspecté par les USA d’avoir planifié les attentats » [archive], ladepeche.fr, 24 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  7. Madjid Zerrouky et Allan Kaval, « Avant la chute de Rakka, la question stratégique du sort des étrangers de l’EI » [archive], lemonde.fr, 16 octobre 2017.
  8. Paul Khalifeh, Raqqa: le sort d’un cerveau présumé du 13-Novembre en question [archive], RFI, 15 octobre 2017.

 

http://www.liberation.fr/debats/2015/03/02/a-propos-de-la-mort-d-hafed-benotman_1212557

A propos de la mort d’Hafed Benotman

 

Par Arthur Harari, Réalisateur — 2 mars 2015 à 15:41
A propos de la mort d’Hafed Benotman Photo : Andrea Gandini

 

L’écrivain-braqueur est mort le 20 février à l’âge de 54 ans. Ce texte est un hommage au défunt et une interpellation à des hommes vivants, qui sont au service de l’Etat français.

 

  • A propos de la mort d’Hafed Benotman

J’ai connu Hafed Benotman le temps d’une courte année, entre le jour où j’ai décidé que je voulais qu’il joue l’un des rôles principaux de mon premier long métrage, Diamant noir, et sa mort il y a quelques jours. Entretemps, nous avons tourné ce film ensemble, et j’ai trouvé en lui un homme et un acteur exceptionnels, un ami et un frère. Une de ses amies m’a dit de lui : «Il avait ce quelque chose d’indéfinissable qui faisait qu’on ne pouvait pas ne pas l’aimer.» C’est mon sentiment exact.

Hafed Benotman a été délinquant, braqueur multi-récidiviste, écrivain, dramaturge, poète, acteur, militant anti-carcéral, grand cardiaque, sans papiers. Il était pourtant né en France de parents algériens en 1960, c’est-à-dire deux ans avant l’indépendance de l’Algérie. Comme tous les algériens vivants en France, ses parents, ses frères et sœurs et lui sont automatiquement devenus algériens en 1962. Pour obtenir la nationalité française, ils devaient en faire la demande, et c’est ce qu’ont fait tous les membres de sa famille. A sa majorité, Hafed ne l’a pas fait, car il était à l’époque en détention pour un de ses premiers vols. Et aussi, surtout, parce qu’il s’en foutait alors, comme il le disait lui-même. Il était en colère contre beaucoup de choses (il faut lire ses livres pour savoir lesquelles), et demander à ce pays l’autorisation d’être l’un de ses enfants ne l’intéressait pas. Peut-être a-t-il eu tort de ne pas demander bien gentiment quelque chose qui lui revenait de droit, un droit qui porte un nom : le droit du sol.

Pendant près de 20 ans, Hafed a vécu légalement en France grâce à des cartes de séjours renouvelables. Il devient écrivain en prison, se marie deux fois en prison, en sort, y retourne, se radicalise à l’extrême gauche, continue de publier. En tout, et jusqu’à 2007, il aura passé 17 ans emprisonné. C’est en prison qu’en 1996 il fait un premier double infarctus, se découvrant insuffisant cardiaque. L’administration pénitentiaire a mis 12 jours avant de prendre Hafed au sérieux et de le prendre en charge… d’où est née sa nécrose du cœur.

En 1996 précisément, la Loi Pasqua de la double peine change la donne pour les multirécidivistes «étrangers» comme Hafed : il est sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, expulsable vers l’Algérie, pays qu’il ne connaît pas. Peu après, l’arrêté est cassé après un recours en justice, et Hafed est officiellement non-expulsable. Mais dès lors, toutes ses demandes de titre de séjour et de nationalisation seront refusées, jusqu’à sa mort.

J’interpelle donc des hommes dont je ne connais pas les noms. Le cas d’Hafed était défendu depuis plusieurs années par la Ligue des Droits de l’Homme, via son président Pierre Tartakowsky, qui avait multiplié les démarches pour obtenir ce qui ne pouvait légalement plus lui être refusé, si cela avait jamais été le cas, à savoir sa nationalité française. Mais les autorités de France, le Ministère de l’Intérieur, la Préfecture de Police, sont systématiquement restés sourds à ces demandes, signifiant en silence, mais on ne peut plus clairement, qu’Hafed devait encore payer pour ses actes. Après 17 ans de prison, ce qui ressemble pourtant de très près à un paiement suffisant.

Quand j’ai appris la situation administrative d’Hafed, j’ai fait des démarches actives pour tenter d’accélérer sa régularisation, que la LDH pensait imminente, afin qu’il puisse travailler sur mon film. Le jour du tournage se rapprochant, j’ai décidé avec lui de miser sur une autorisation temporaire de travail. Mais pour l’obtenir, nous devions présenter un permis de séjour de trois mois. A cette demande, la Préfecture est aussi restée sourde, et muette. Mais je n’ai pas pu me résoudre à remplacer Hafed pour des raisons aussi révoltantes.

Mais il y a bien pire. Le cœur d’Hafed ne fonctionnait qu’à 25% de ses capacités, et la LDH avait légitimement fait de cette donnée un des arguments de sa démarche auprès des autorités. Hafed n’était autorisé à gagner sa vie que comme auteur, ce qui ne lui permettait ni de gagner correctement sa vie, ni d’avoir une couverture maladie décente. Il était entouré, soutenu, mais constamment fauché. Ses frais médicaux étaient régulièrement au-dessus de ses moyens, et sa pudeur l’empêchait souvent de demander de l’argent à ses amis, pourtant nombreux. Quelques jours avant sa dernière attaque cardiaque, Hafed a eu un signe avant-coureur : il a eu un œdème au poumon. Il l’a identifié comme tel, en ayant déjà fait l’expérience par le passé. Mais il a choisi de n’en parler à personne et de s’auto-médicamenter, pour ne pas avoir à demander à un ami de payer le médecin, comme c’était trop souvent le cas à ses yeux. Là, oui, il a eu tort de ne pas demander bien gentiment. C’est quelques jours plus tard, en essayant d’attraper un train, qu’il est tombé par terre.

Des hommes au service de l’Etat connaissaient ce risque, pour avoir maintes fois été informés par la Ligue des Droits de l’Homme qu’Hafed Benotman, né en France et ayant largement payé pour ses vols, publiant des livres et jouant dans des films en France et en langue française, était insuffisant cardiaque, et que sa situation administrative intenable menaçait sa santé, sa vie. Je doute que que ces hommes au service de l’Etat soient venus aux obsèques d’Hafed Benotman, samedi 28 février 2015 à 12h40, au cimetière d’Ivry-sur-Seine, 44 avenue de Verdun, Carré 16. Mais, vu que personne ne connaît leurs noms ni leurs visages, ils pourront toujours dire qu’ils y étaient s’ils ont quelque remords.

Arthur Harari Réalisateur

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdel_Hafed_Benotman

Abdel Hafed Benotman

45px-Chain-link_Clayton dans Action Directe
Cet article ou cette section a trop de liens externes (août 2017).Les liens externes doivent être des sites de référence dans le domaine du sujet. Il est souhaitable — si cela présente un intérêt — de citer ces liens comme source et de les enlever du corps de l’article ou de la section « Liens externes ».
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez pour voir d'autres modèles.
45px-Question_book-4.svg dans Attentats
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (février 2015).Si vous disposez d’ouvrages ou d’articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l’article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l’article, comment ajouter mes sources ?).
Abdel Hafed Benotman
Description de cette image, également commentée ci-après
Abdel Hafed Benotman au Lycée Rive Gauche à Toulouse.
Données clés
Naissance 3 septembre 1960
Paris, Drapeau de la France France
Décès 20 février 2015 (à 54 ans)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Littérature, polar

Œuvres principales

  • 1992 : Les Forcenés

modifier Consultez la documentation du modèle

Abdel Hafed Benotman est un écrivain de langue française et de nationalité algérienne1, né le 3 septembre 1960 à Paris et mort le 20 février 2015 (à 54 ans)2. Vivant en France, il est l’auteur de romans policiers, de nouvelles, de poésies, de chansons, de pièces de théâtre et de scénarios de films. Il a également été condamné plusieurs fois pour vols et braquages de banques et a fait plusieurs séjours en prison.

Sommaire

Biographie

Enfance et jeunesse

Abdel Hafed Benotman est né à Paris le 3 septembre 1960. Il est le dernier né d’une famille de quatre enfants, de parents algériens arrivés en France dans les années 1950. Il passe son enfance dans le 6e arrondissement de Paris (Quartier latin). Il quitte l’école à 15 ans et connaît son premier séjour en prison à l’âge de 16 ans au Centre de Jeunes Détenus de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. À sa sortie, il occupe différents petits emplois : livreur-manutentionnaire, chez un fleuriste et dans le prêt-à-porter.

Séjours en prison et écriture

En 1979, à la suite d’un braquage, il passe devant la Cour d’assises. Il est condamné à deux fois sept ans de prison qu’il effectue dans différents centres pénitentiaires, dont la Maison centrale de Clairvaux. Il refuse le travail obligatoire en prison, mais il participe à des ateliers de théâtre. En 1984, il est libéré. Ayant participé à l’atelier théâtre que menait Maryvonne Vénard (écrivaine et metteuse en scène) à la Centrale de Clairvaux depuis 1982, à sa sortie de prison, il est pris en charge par la compagnie du théâtre de la Pierre Noire qui l’installe à Troyes. Il y travaille pour la compagnie de théâtre de la Pierre Noire durant deux ans et demi. Il joue des pièces d’Anton Tchekhov, Victor Hugo (mises en scène de Maryvonne Vénard)…

Il anime des ateliers de théâtre avec différents publics : enfants psychotiques, personnes âgées, jeunes délinquants, handicapés.

En 1987, il revient à Paris et se lance dans l’écriture pour le théâtre. Il écrit deux pièces : M. Toz et La pension qui seront mises en scène par son frère et jouées à Aix-en-Provence et à Paris.

En 1990, il récidive et est à nouveau condamné à huit ans de prison pour vol. Il se rapproche de l’extrême gauche. Il se considère comme prisonnier politique et participe aux Luttes anticarcérales.

En 1993, son premier recueil de nouvelles, Les Forcenés, est édité alors qu’il est encore en prison.

En 1994, du fait de l’application de la loi Pasqua sur la double peine, il est menacé d’expulsion vers l’Algérie, ne parvenant pas à faire renouveler son permis de séjour3. Il s’évade de prison et se cache (il totalisera 18 mois de cavale sur l’ensemble de ses peines de prison). Il vit sans papiers depuis 1996. En 1995, il est repris et condamné à 2 ans et 6 mois supplémentaires pour évasion, puis encore 3 ans de plus. En 1996, il est victime d’un double infarctus en prison et doit être opéré. Il est depuis en insuffisance cardiaque.

À partir des années 2000, François Guérif, éditeur chez Rivages/Noir soutient le travail d’écrivain d’Abdel Hafed Benotman et publie la plupart de ses livres4. C’est au cours de son séjour à la Maison d’arrêt de Fresnes, en 2004, que Jean-Hugues Oppel, auteur de romans policiers aux Éditions Rivage et ami depuis 2000 lui rend visite régulièrement et l’encourage à poursuivre son travail d’écriture. Il préface son livre Les Forcenés5. En 2005, alors qu’il est toujours incarcéré, Abdel Hafed Benotman épouse Francine. En 2007, il sort de prison et la retrouve. Elle ouvre le restaurant associatif « Diet Éthique » dans le 15e arrondissement de Paris. Depuis cette date, il continue d’écrire. Il participe régulièrement à des salons et festivals littéraires. En 2008, il rencontre le juge Éric Halphen, auteur de romans policiers lui aussi, dans le cadre d’un échange littéraire6. Abdel Hafed Benotman est aussi membre du jury pour le Théâtre du Rond Point des Champs-Élysées, en lien avec les conservatoires parisiens7. En 2012, il écrit et met en scène une nouvelle pièce de théâtre, Les Aimants au Vingtième Théâtre de Paris.

Engagements et luttes anti-carcérales

À partir de 1998, il entretient une correspondance avec des prisonnières dont Joëlle Aubron, militante d’Action directe, Idoia López Riaño, militante de l’ETA et Francine qu’il épousera en 2005, quand elle sera dehors et lui de nouveau arrêté. En décembre 1999, il est libéré de la Centrale de Melun.

Jacques Doillon, cinéaste, lui propose un petit rôle dans un de ses films. Il est invité pour des conférences sur l’univers carcéral, dont une en 2000 à l’École nationale de la magistrature. Son recueil de nouvelles, les Forcenés, est réédité.

En 2000, il est intervenant dans l’association « Dire et faire contre le racisme » parrainée par Danielle Mitterrand, ainsi que dans l’association « Ban public ». Il est invité dans des émissions littéraires et anime une émission de radio hebdomadaire, Ras les murs, sur Radio libertaire à Paris. Il est ouvreur au cinéma Le Méliès à Montreuil en Seine-Saint-Denis. Il joue un second rôle dans un épisode de la série télévisée Central Nuit.

En 2001, sur Fréquence Paris Plurielle, il participe à la création de l’émission de radio : L’envolée 8 en référence à Georges Coustel, le premier en France à avoir fait évader ses amis par hélicoptère. Puis un journal du même nom est lancé pour toucher les prisonniers au-delà de la région parisienne. En 2002, il écrit la Politesse des foules pour la compagnie Arcadin. Cette pièce de théâtre est jouée par les habitants des quartiers de Dreux. Une autre de ses pièces, le Numéro sortant, est jouée au Théâtre du Nord-Ouest à Paris pour l’association Ban Public. De 2004 à 2007, il effectue une dernière peine de prison à la suite de sept braquages pour un butin de 22 000 euros.

Il est enterré au cimetière parisien d’Ivry (16e division)9.

Prix et distinctions

Œuvre

Romans

  • 1992 : Les Forcenés, recueil de nouvelles préfacé par Robin Cook, Éd. Clô.
  • 2000 : Les Forcenés, réédition, Rivages/Noir
  • 2003 : Éboueur sur échafaud, roman autobiographique, Rivages/Noir
  • 2006 : Le Philotoon’s: Correspondance entre l’auteur en prison et des amis de l’intérieur et de l’extérieur, Éd. L’insomniaque
  • 2006 : Les Poteaux de torture, second recueil de nouvelles, Éd. Rivages
  • 2008 : Marche de nuit sans lune:roman, Éd. Rivages (en cours d’adaptation par Abdellatif Kéchiche)
  • 2011 : Garde à vie : roman jeunesse, Éd. Syros, Coll. Rat noir
  • 2012 : Gonzo à gogo : de Ange Rebelli et Jack Maisonneuve, roman, 2012. Éd. Tabou
  • 2012 : Coco, Éd. Écorce. Illustré par Laurence Biberfeld
  • 2012 : Un nageur en plein ciel, roman d’Idir Lorent, dont il écrit la préface. 2012, Rivages/Noir
  • 2016 : Un jardin à la cour, Éd. Rivages/Thriller

Poésie

  • 2010 : L’Œil à clé: recueil de poésies, Éd.Domens.

Théâtre

  • 2001 : La Joue du roi, suivi de Vomitif, pièces de théâtre, Éd. L’Insomniaque.
  • 2002 : La Politesse des foules, pièce de théâtre qu’il met en scène en 2002.

Filmographie

En préparation

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2017).
  • Les Dos argentés, recueil de nouvelles.
  • Le Bottin des hommes, long métrage.
  • Un jardin à la cour, roman.

Notes et références

  1. Bien que né en France, il dit n’avoir jamais eu la nationalité française à sa majorité, ne l’ayant pas demandée, bien que celle-ci eût dû lui être automatiquement reconnue en vertu du droit du sol. Il indique avoir vécu toute sa vie en France grâce à des permis de séjour, puis avec le statut de sans-papiers lorsque le renouvellement de ces permis lui a été refusé en raison de ses condamnations – Voir Portrait : Haut les cœurs [archive], Libération, 21 avril 2008]
  2. Hubert Artus, « Hommage à Abdel-Hafed Benotman, l’éternel souriant, écrivain gardé à vie » [archive], sur blogs.lexpress.fr, 21 février 2015
  3. Portrait : Haut les cœurs [archive], Libération, 21 avril 2008]
  4. http://www.a-parte.fr/action-culturelle/nos-intervenants/hafed-benotman/ [archive]
  5. « Les Forcenés – Abdel Hafed Benotman » [archive], sur payot-rivages.net (consulté le 31 janvier 2013)
  6. http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20080415.BIB1147/en-video-halphen-benotman-le-juge-le-taulard-leurs-polars.html [archive]
  7. http://www.mpaa.fr/Programme?year=2012&month=9&day=22&event=Concours-d%27ecriture-2012-:-dans-quel-etat-sommes-nous-?&e_id=2916 [archive]
  8. http://lejournalenvolee.free.fr/ [archive]
  9. http://equipement.paris.fr/cimetiere-parisien-d-ivry-4504 [archive]
  10. http://www.cettefrancela.net/volume-1/recits-1/article/abdel-hafed-benotman [archive]
  11. https://www.dailymotion.com/video/xfqt30_nourdine-halli-et-baptiste-filleul-dehors-dedans_shortfilms#.UVmB2jc75Fk [archive]
  12. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=193030.html [archive]
  13. http://blog813.over-blog.com/article-moisson-du-mitan-109102308.html [archive]
  14. http://www.google.fr/search?q=Nourdine+Halli&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=com.frontmotion:fr:unofficial&client=firefox-a [archive]

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

45px-Chain-link_Clayton dans Calomnie
Cet article ou cette section a trop de liens externes (août 2017).Les liens externes doivent être des sites de référence dans le domaine du sujet. Il est souhaitable — si cela présente un intérêt — de citer ces liens comme source et de les enlever du corps de l’article ou de la section « Liens externes ».

 

http://www.huffingtonpost.fr/2012/03/27/mohamed-merah-vido-tuerie-toulouse-montauban-aljazeera_n_1381847.html

27/03/2012 12:31 CEST | Actualisé 03/10/2016 19:56 CEST

 

Vidéo des tueries: ce n’est pas Mohamed Merah qui a posté la lettre à Al Jazeera

 dans Corruption

Googlemap

 

Le tueur au scooter Mohamed Merah n’est pas l’expéditeur du montage vidéo de ses crimes reçu par la poste au bureau parisien de la chaîne Al Jazeera, que la police a entre les mains depuis lundi 26 mars, a-t-on appris mardi 27 mars de source policière.

Les enquêteurs recherchent toujours mardi qui a pu poster mercredi dernier ce courrier, contenant notamment une clé USB, mais, selon les premiers éléments de l’enquête, ce « ne peut être Mohamed Merah », a-t-on précisé de même source.

Les policiers ont localisé le lieu où a été posté ce courrier, qui contient une lettre de revendication manuscrite de la main de Mohamed Merah et a été envoyé « en dehors de Toulouse », a précisé la source.

Selon une information Europe 1, la lettre aurait été postée de Castelnau-d’Estrétefonds, à 25 km au nord de Toulouse, dans un bureau de poste.

Or, selon Le Figaro, le tueur de Toulouse et de Montauban a justement travaillé une dizaine de jours en janvier dans une carrosserie de la commune.

Toutefois, le tampon de l’envoi ne permet pas de dire avec certitude d’où il a été posté car il s’agit de celui de Castelnau-d’Estrétefonds, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse qui abrite une plateforme industrielle de tri pour toute la région Midi-Pyrénées, où sont oblitérés chaque jour 2,7 millions de courriers de sept départements.

Avec l’industrialisation du tri, il est « impossible de revenir au lieu précis » où le courrier a été déposé, explique un responsable régional de La Poste. Sur le parcours du courrier, on estime probable à La Poste que l’oblitération du mercredi signifie qu’il a été déposé dans une boîte après la mi-journée mardi ou plus tard dans un bureau de poste.

 

 dans Crime

La vidéo dont s’est saisie l’enquête lundi est un « montage des images des différentes tueries avec de la musique et des versets du Coran », a dit une source proche de l’enquête. Un enregistrement qui ne sera finalement pas diffusé par la chaîne. Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la PJ parisienne ont récupéré les images lundi auprès de la télévision et doivent les exploiter, a-t-on encore précisé.

Le tueur au scooter Mohamed Merah avait filmé chacune de ses tueries des 11, 15 et 19 mars à l’aide d’une mini caméra, une GoPro, habituellement utilisée par les plongeurs et sportifs de l’extrême pour filmer leurs exploits, avait révélé jeudi dernier le procureur de la République de Paris François Molins.

Cette caméra, « dont il s’était sanglé », lui avait permis d’enregistrer des scènes « extrêmement explicites », avait-il ajouté. Les enquêteurs ont depuis vérifié que Mohamed Merah les destinait à une diffusion sur internet, accompagnée d’une revendication.

Dimanche déjà, les enquêteurs n’excluaient pas qu’il ait cherché à diffuser les vidéos par d’autres voies qu’Internet.

LIRE AUSSI:

» Mohamed Merah: les suites de l’enquête

» Les événements de Toulouse seront-ils un tournant politique ?

» Le frère de Merah, écroué, n’est « pas fier » des actes de son frère

» Ils rendent hommage à Merah, épisode 3

» Des milliers de personnes en hommage aux victimes

» Une professeure demande une minute de silence pour Merah

» Mohamed Merah: après sa mort, la polémique

» Merah a filmé toutes ses tueries

Envoyer une correction

 

http://www.lindependant.fr/2013/03/15/affaire-merah-le-mystere-de-la-clio-de-st-papoul-reste-entier,1736161.php

  • par Rémi Lebrère
  • Le 15 mars à 6h00 | Mis à jour le 15 mars

 

Affaire Merah : le mystère de la Clio de St-Papoul reste entier

 

Officiellement, « l’affaire est classée ». Mais la découverte, le 28 mars 2012, à Saint-Papoul, d’une Clio 2 grise, immatriculée dans la Haute-Garonne, et pouvant être liée à l’affaire Merah, garde tout son mystère. Même un an après les tueries de Toulouse et Montauban. A bord de cette voiture, les gendarmes retrouvaient un casque de moto et des éléments de carénage de scooter Yamaha T-Max, le même engin que celui utilisé par le tueur en série pour commettre ses assassinats. Des témoins visuels des faits rapportaient, à l’époque, que le scooter du tireur fou était tantôt blanc, tantôt noir, d’où un possible changement du carénage.

Le véhicule saisi par les enquêteurs

Le rapport entre la Clio de Saint-Papoul et le dossier Merah était d’autant plus troublant qu’après contrôle au fichier, la plaque minéralogique dudit véhicule démontrait qu’il appartenait à une personne habitant dans la même rue que le tueur, rue du Sergent-Vigné, à Toulouse. Le propriétaire était-il le fameux troisième homme, celui qui aurait prêté main forte à Merah, en plus de son frère Abdelkader, toujours écroué ? La Clio était donc saisie par les enquêteurs du SRPJ de Toulouse. Peu après, une source policière indiquait formellement, que la voiture n’avait « aucun lien » avec le dossier et que le propriétaire en question avait vendu la Clio à un Audois, plusieurs semaines avant le drame. Quant aux pièces de scooter, il s’agissait, toujours de source policière, de simples morceaux de ferraille… Une thèse encore soutenue, aujourd’hui, par la justice. « Affaire classée sans suite », indiquait sobrement, lundi, le procureur de la République de Carcassonne, Antoine Leroy.

Le maire n’a jamais eu le fin mot de l’histoire

Il n’en reste pas moins qu’à Saint-Papoul, personne n’a su (et ne sait à ce jour) à qui appartenait cette voiture, littéralement « tombée du ciel », un matin, sur la place du poids-public. Le voisinage, composé pour l’essentiel de personnes âgées, plutôt aux aguets de ce qui se passe à leur porte, n’a jamais vu quelqu’un monter ou descendre de la Clio, ni même prendre ou déposer quelque chose à l’intérieur. Un an après, le maire de Saint-Papoul, Serge Ourliac est toujours aussi formel. « Je n’ai jamais eu de nouvelles concernant cette Clio. Pour moi, il est clair que la voiture n’a jamais appartenu à un habitant du village. Tout le monde se connaît, ici. J’ai bien tenté de m’en informer auprès de la gendarmerie, avec laquelle j’entretiens de très bons rapport, mais je n’ai jamais obtenu de réponse.»

De troublantes concoïncidernces

Un après après les faits, il faut tout de même reconnaître que les coïncidences entre la Clio de Saint-Papoul, son contenu, et l’affaire Merah, restent particulièrement troublantes… Comment ce véhicule, totalement inconnu dans le village, a pu arriver à Saint-Papoul ? Comment se fait-il que plus aucune info n’ait été donnée ensuite ? Et pourquoi le ‘vrai’ propriétaire du véhicule ne s’est jamais manifesté à Saint-Papoul ? Autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponse, secret de l’instruction oblige. Une instruction qui n’a jamais à ce jour élucidé la thèse du « troisième homme », pourtant défendue par les avocats des victimes de Merah. Un « troisième homme » qui a peut-être semé un indice important du côté de Saint-Papoul, un jour de mars 2012 . La Clio retrouvée devant l’ancien poids-publics de Saint-Papoul le 28 mars 2012.

Quel lien avec le village ?

Soixante-dix kilomètres séparent Toulouse de Saint-Papoul, soit 40 minutes de trajet. On peut aisément imaginer que le tueur en série, où l’un de ses complices ait choisi ce petit village de 800 âmes pour y installer une sorte de base arrière. Le choix de Saint-Papoul serait-il le fruit du hasard ? Peut-être. Mais en matière judiciaire, il n’y a qu’une faible place pour les concours de circonstances. Alors pourquoi Saint-Papoul ? La Clio était parfaitement roulante et approvisionnée en carburant, au moment de sa saisie. La thèse de la panne, au cœur du Lauragais, est donc à proscrire. Mohamed Merah possédait-il des relations à Saint-Papoul ? Difficile à dire. Une chose est sûre, Merah s’était déjà rendu dans le Lauragais. En 2007, selon nos confrère de « La Dépêche du Midi», il était contrôlé par les gendarmes, à Villefranche-de-Lauragais, suite à un incident lors d’un mariage. De Saint-Papoul à Villefranche, il y a 30 km seulement. Une autre piste peut aussi être envisagée : la présence, à Saint-Papoul, d’un centre pour jeunes en difficultés sociales. Si cette structure œuvre aujourd’hui dans le domaine de la réinsertion, elle fut, voici une décennie, un centre fermé accueillant des délinquants mineurs. Merah y est-il passé, bien que seulement âgé de 23 ans au moment où il a été abattu par le Raid, dans son appartement toulousain ? L’une de ses connaissances avait-elle fréquenté cet établissement ? Possible. Mais il y a un an, quand nous avions posé la question à un cadre du centre, Merah y était « inconnu au bataillon ».

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/4e_r%C3%A9giment_%C3%A9tranger

4e régiment étranger

4e régiment étranger
Image illustrative de l'article 4e régiment étranger
Insigne régimentaire du 4e régiment étranger

Création 15 novembre 1920
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Légion étrangère
Type Régiment d’infanterie
Rôle Instruction et formation
Effectif 500
Fait partie de COMLE
Garnison Castelnaudary (Aude)
Surnom « Creuset de la Légion »
et
« Régiment des fortes têtes »
Couleurs Vert et rouge
Marche C’est le 4 en chantant
Inscriptions
sur l’emblème
CAMERONE 1863
MAROC 1914-1918-1921-1934
DJEBEL ZAGHOUAN 1943
AFN 1952-1962
Anniversaire 30 avril (Camerone)
15 novembre (création du régiment)
Guerres Guerre d’Indochine
Guerre d’Algérie
Décorations Croix de guerre 1939-1945 avec palme
Commandant lieutenant-colonel Alexis de Roffignac
modifier Consultez la documentation du modèle

 

Le 4e régiment étranger, ou 4e RE, est le régiment de formation de la Légion étrangère. Il est stationné à Castelnaudary depuis 1976, date de son arrivée de Corse. Il n’est pas projetable en opération.

C’est dans cette unité que sont formés les engagés volontaires, au cours d’un cycle de dix-sept semaines au sein de l’une des CEV (compagnies d’engagés volontaires). Il s’agit notamment pour ces étrangers d’apprendre le français par le biais de la méthode « Képi blanc » autrefois et « Mauger » aujourd’hui. En binômes ou trinômes (en fonction du nombre de francophones), dont un francophone, les futurs légionnaires acquièrent les bases du français sans jamais recourir à leur langue maternelle.

Après avoir rejoint leurs corps d’affectation, ils reviendront encore au « creuset de la Légion » pour y suivre éventuellement une formation de spécialiste (cuisinier, infirmier, transmetteur, informaticien, mécanicien, moniteur de sport, secrétaire, moniteur de conduite) à la CIS (compagnie d’instruction des spécialistes).

Ensuite, au cours de leur premier contrat, ils reviendront effectuer la FGE (formation générale élémentaire) afin de gagner leurs galons de caporal et, pour les meilleurs, la FG1 (formation générale de 1er degré) qui leur ouvrira la carrière de sous-officier. Ces formations de cadres, de même que la formation de spécialiste 1er degré de combattant et la préparation à la formation générale de 2e degré, sont effectuées à la CIC (compagnie d’instruction des cadres).

Sommaire

Création et dénominations

Le régiment est créé le 15 novembre 1920 à Marrakech, au Maroc.

Dissous en 1940, le régiment est recréé en 1941 sous l’appellation de 4e demi-brigade de la Légion étrangère.

En 1948, il reprend le nom de 4e régiment étranger d’infanterie.

Le 25 avril 1964, le régiment est dissous, à l’issue de la fermeture du site d’essais nucléaires français de Reggane.

En 1976, le GILE (groupement d’instruction de la Légion étrangère) est déplacé à Castelnaudary et prend le nom de RILE (régiment d’instruction de la Légion étrangère) le 1er septembre 1977. Il reçoit alors la garde du drapeau du 4e RE.

Le 4e régiment étranger est recréé le 1er juin 1980.

  • 36px-LTN-4REI-1934 dans LCR - NPA

    Lieutenant du 4e REI en 1934

Histoire

Seconde Guerre mondiale

Stationné au Maroc jusqu’en 1940, il y mène une mission de pacification, gagnant ainsi la dénomination de « régiment du Maroc ».

En 1943, il est engagé, sous le nom de 1er régiment étranger d’infanterie motorisée, dans les combats d’Afrique du Nord.

Au cours de la campagne de Tunisie, le régiment est décoré de la Croix de guerre 1939-1945.

Après-guerre

Alors que l’un de ses bataillons, intégré au sein du 5e REI, prend part à la guerre d’Indochine, le régiment retrouve le Maroc.

Le 2e bataillon participe à la répression de l’insurrection malgache de 19471.

Dans les années 1950, il assure pour la première fois une mission de formation pour les unités destinées à combattre en Extrême-Orient. Parallèlement, il concourt au maintien de l’ordre le long des frontières algéro-tunisiennes lors de la guerre d’Algérie.

En 1963, après le cessez-le-feu, il se voit confier la mission d’assurer la sécurité du site de Reggane au cœur du Sahara, où se forge l’armement nucléaire français. L’évacuation du site par la France entraîne sa dissolution en 1964.

Quelques années plus tard, c’est le groupement d’instruction de la Légion étrangère (GILE) qui hérite de la mission de former l’ensemble des corps de Légion. Le GILE est tout d’abord stationné en Corse, à Corte, avant d’être transféré en 1976 à Castelnaudary.

Traditions

Insigne

Le 4e RE garde dans son insigne la Koutoubia de Marrakech et les monts de l’Atlas.

Insigne_r%C3%A9gimentaire_du_4e_r%C3%A9giment_%C3%A9tranger_%281937%29 dans Perversité
Insigne régimentaire de poitrine du 4e RE

Devise

Chant

C’est le 4 en chantant
I

À travers pierres et dunes,
S’en vont les képis blancs.
Sous le soleil, clair de lune,
Nous marchons en chantant.
Vers Bechar ou vers Casa,
Dans toutes les directions,
Nous repartons au combat,
Pour la gloire de la Légion.

Refrain

C’est le 4 en chantant qui s’avance,
Qui s’avance, laissez-le passer.

II

Sur les pistes des Corbières,
Nous partons en mission.
Une colonne de bérêts verts,
S’en va à l’instruction.
Vers la Jasse ou vers Bel-Air,
Dans toutes les directions,
Devenir légionnaire,
C’est notre seule ambition.

Faits d’armes et inscriptions sur le drapeau2

Décorations

  • 65px-Croix_de_Guerre_39_45 dans Politique
    Croix de guerre 39-45

Personnalités ayant servi au régiment

Liste des chefs de corps

  • 1948-1950 : lieutenant-colonel Gabriel Bablon
  • 1980 : lieutenant-colonel Jean
  • 1981 : colonel Latournerie
  • 1983 : lieutenant-colonel Colcomba
  • 1985 : lieutenant-colonel Kreherb
  • 1987 : lieutenant-colonel Seignezb
  • 1989 : colonel Graila
  • 1991 : colonel Dureau
  • 1993 : colonel Pinard-Legryb
  • 1995 : colonel Buffeteau
  • 1997 : colonel Pichot de Champfleurya
  • 1999 : colonel Barbauda
  • 2001 : colonel Thiebaultb
  • 2003 : colonel Kotchine
  • 2005 : colonel Roqueplo
  • 2007 : colonel Pau
  • 2009 : colonel Mistralb
  • 2011 : colonel Talbourdel
  • 2013 : colonel Lobel
  • 2015 : colonel Dufour
  • 2017 : lieutenant-colonel de Roffignac

Le régiment aujourd’hui

Missions

Le régiment a la mission d’assurer :

  • la formation initiale de tous les engagés volontaires de la Légion étrangère ;
  • la formation des spécialistes de niveau élémentaire, 1er degré et 2e degrés dans les branches combat, sport, transmissions, santé, administration, instruction conduite, maintenance auto et télécommunications, informatique, etc.;
  • assurer la formation des cadres de la Légion étrangère (formation générale élémentaire, de 1er et 2e degrés).

Organisation

Le 4e régiment étranger est articulé en 6 compagnies d’effectifs très variables et aux spécialités bien établies. Le régiment compte un peu plus de 500 permanents.

  • La CCS ou compagnie de commandement et des services, regroupe tous les services nécessaires au bon fonctionnement de la vie quotidienne de l’unité (cuisines, infirmerie, ateliers mécaniques, casernement, etc.).
  • 3 CEV ou compagnie d’engagés volontaires. Elles assurent la formation initiale de tous les jeunes engagés. Le cycle d’instruction de 17 semaines débute systématiquement par un passage d’un mois en ferme où le jeune légionnaire fait l’apprentissage du français, du métier de soldat et de la vie de groupe.
  • La CIC ou compagnie d’instruction des cadres. C’est la compagnie qui forme les futurs caporaux et les futurs sergents de la Légion étrangère. Elle forme aussi les futurs chefs de groupe d’infanterie blindée et encadre les sous-officiers plus anciens au cours de la formation générale de 2e degré.
  • La CIS ou compagnie d’instruction des spécialistes. Elle forme les futurs spécialistes des tous les régiments de Légion dans les domaines autres que le « métier » du régiment, infanterie, cavalerie ou génie. Elle intègre aussi le centre de formation des conducteurs de la Légion étrangère.

Matériels

Régiment de formation, le 4e RE ne dispose pas de matériels majeurs. En revanche, il a en son sein des installations adaptées à l’instruction menée : stand de tir fermé, piscine couverte, piste de conduite, nombreuses salles informatiques, gymnase et stade, parcours du combattant, etc.

Le régiment dispose par ailleurs de 4 fermes, soit une par compagnie d’engagés volontaires et une pour la compagnie d’instruction des cadres ainsi qu’un chalet à Formiguères (près de Font-Romeu). Ces fermes permettent un entraînement de qualité, loin des contraintes de la vie de quartier, permettant l’apprentissage de la vie en collectivité.

Notes et références

Notes

  1. a, b, c et d Officier devenu par la suite général de division.
  2. a, b, c, d et e Officier devenu par la suite général de brigade.

Références

  1. Charles Janier, Dictionnaire Opex : Opérations extérieures de l’armée française depuis 1945, Editions SPE Barthélémy, mai 2015, 105 p. (ISBN 979-1094311059), p. 5
  2. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l’armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007 [archive]
  3. Arrêté relatif à l’attribution de l’inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Le 4e Étranger par Tibor Szecsko (texte) et Ph. Cart Tanneur (éditeur), préface du lieutenant-colonel Kreher, chef de corps – Ed. BIP 1987

Sources :

Liens externes

 

http://www.europe1.fr/france/portrait-qui-est-mohamed-merah-999679

PORTRAIT – Qui est Mohamed Merah ?

 

11h13, le 21 mars 2012, modifié à 09h12, le 22 mars 2012
PORTRAIT - Qui est Mohamed Merah ?

L’immeuble du présumé « tueur au scooter », à Toulouse.@ FRANCE 2
 

Ce Toulousain de 23 ans est soupçonné d’être l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban.

 

Les faits. Le Raid a lancé mercredi à 3h20 du matin une opération, encore en cours, dans une habitation du quartier résidentiel de la Côte Pavée, à l’est de Toulouse. Un homme se revendiquant d’Al-Qaïda, considéré comme le principal suspect des tueries qui ont fait sept morts, est retranché chez lui, cerné par la police et le Raid.

Le profil de l’auteur présumé.  Le présumé coupable de la tuerie de l’école juive, et du meurtre des trois jeunes militaires serait Mohamed Merah, un Toulousain de 23 ans. Le jeune homme est un Français, d’origine algérienne, a révélé le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Né en octobre 1988, il a grandi dans une cité toulousaine, et est connu depuis 2006 par la police locale pour des actes de petite délinquance (délits, outrages), selon les informations d’Europe 1.

Sa mère, amenée sur les lieux pour le raisonner, « n’a pas souhaité entrer en contact avec son fils, indiquant qu’elle n’avait guère d’influence sur lui » a déclaré le ministre de l’Intérieur. Elle a été placée en garde à vue, mercredi matin, ainsi que le frère et la compagne de celui-ci. Le procureur de Paris, François Molins, a d’ailleurs insisté sur l’implication des « frères Merah » dans cette affaire.

Des antécédents judiciaires.  »Il a été condamné à un mois de prison ferme et avait rendez-vous début avril avec le juge d’application des peines », a confirmé mercredi sur Europe 1 l’avocat du tireur présumé, Me Christian Etelin.  »C’était auparavant un mineur à tendance violente, beaucoup plus intolérant. Mais, il y avait une maturation. Il me donnait une très bonne impression quant à son évolution », a-t-il ajouté. Selon lui, Mohamed Merah faisait preuve, de « respect d’autrui, avec une certaine douceur ». « Il s’adressait aux autres en étant extrêmement poli », précise Me Christian Etelin.

Mais le procureur de Paris, François Molins, a parlé d’un homme avec un « profil violent et avec un profil psychologique allié à des troubles du comportement quand il était mineur ».

Quel est son comportement ? La police est surprise par la durée des négociations. Le tueur s’avère en effet très loquace, ce qui est peu courant. « Dans l’engagement d’un fanatique tel qu’il se décrit, il est surprenant d’avoir quelqu’un qui parle autant », précise Laurent Combalbert, membre du Raid. « Généralement ils ne sont pas dans le dialogue, ils sont plutôt dans le rapport de force. Il essaye de trouver des justifications. Maintenant il vaut mieux qu’il ait envie de parler beaucoup. Cela permet à la négociation de durer », ajoute-t-il.

Mercredi en fin d’après-midi, les tractations se poursuivaient et le procureur de Paris évoque désormais la fin de journée pour un dénouement.

Il se revendique d’Al-Qaïda. D’après le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, dépêché sur place, le jeune homme se revendique d’Al-Qaïda. Mohamed Merah s’inscrit dans cette mouvance djihadiste, décrypte le chef du service international  d’Europe 1, Didier François. « Ce qui ne veut pas forcément dire qu’il appartient aux structures d’Al-Qaïda », précise-t-il. « Les opérations d’Al-Qaïda sont, en général, spectaculaires, multiples et à gros effets, on n’est pas du tout dans ce cadre là », précise-t-il.  Le jeune homme dit « être un moudjahidine »,  » et avoir voulu venger les enfants palestiniens ainsi que s’en prendre à l’armée française », a précisé Claude Guéant.

Déjà arrêté en Afghanistan. Mohamed Merah a effectué un premier séjour en Afghanistan où il s’était rendu « par ses propres moyens ». Il a ensuite été en 2011 dans le Waziristan, une partie des zones tribales du nord-ouest du Pakistan, à la frontière afghane, où « il explique qu’il a été formé par Al-Qaïda ».

Pour son premier séjour, le procureur de Paris, François Molins, indique que Mohamed Merah s’est rendu en Afghanistan « par ses propres moyens, sans passer par les pays habituellement surveillés ».

D’après Louis Capriolli, ancien sous directeur chargé de la lutte antiterroriste à la DST, le jeune homme avait « un lien qui lui a permis d’aller en Afghanistan, une connexion avec une organisation ou des membres d’une organisation ».

A tenté de s’engager dans l’armée. Entre deux séjours en Afghanistan, Mohamed Merah, l’auteur présumé de la tuerie de l’école juive de Toulouse et des meurtres des militaires de Toulouse et Montauban, a postulé deux fois pour entrer dans l’armée française. Une première fois en 2008, à Lille, où il s’était présenté au CIRFA de l’Armée de Terre et une seconde fois dans la Légion étrangère en 2010. Il s’était alors rendu au PILE de Toulouse. Il n’avait alors pas été retenu en raison de ses antécédents judiciaires et de son instabilité psychologique.

Le jeune homme, né en octobre 1988, avait été arrêté en 2007 en Afghanistan après avoir posé des bombes dans la région de Kandahar mais s’est évadé quelques mois plus tard, en 2008, a déclaré mercredi à Reuters le directeur des prisons de cette ville du Sud afghan.

Après l’attaque contre les trois paras, le 15 mars dernier, la DPSD, la Direction de la protection du secret-défense, qui le surveillait, a fourni l’ensemble de ses informations aux spécialistes de la DCRI, la Direction centrale du renseignement intérieur, les services de contre-terrorisme de la police.

>> EN DIRECT - Retrouvez toutes les dernières infos sur le siège en cours à Toulouse en cliquant ici.

 

Cyprien Luraghi se dit parent et ami de dangereux gangsters

Les très nombreux riverains du site d’information Rue89 qui depuis 2008 ont eu affaire à ce malade mental le savent bien, il se revendique régulièrement de sa parenté ou de son amitié avec de redoutables braqueurs de banque ou d’autres figures du grand banditisme pour les intimider ou les menacer du pire quand ils tendent à se rebiffer contre sa meute de trolls harceleurs dits « déconnologues » ou commencent à se plaindre de ses agressions internétiques, totalement insensées, ultra violentes, hautement préjudiciables pour tous à tous points de vue.

Ainsi, par exemple, écrivait-il sur ce site en 2009 :

 

à Béatrice1  De Cyp_

Zérotomane | 03H41 | 08/08/2009 |

Ah, là tu me vois navré de te dire une fois de plus que je ne déconne pas : un de mes beaufs a réellement été un gangster de première, avec .44 magnum et tout le fourniment, et que sa radasse était ma délicieuse frangine. Laquelle avait un besoin de sous-sous hypertrophié et de dessous chics, bien qu’elle n’en portât pas souvent.

Il s’appelait Thierry Chatbi. Il a passé 25 ans de sa vie au trou, et a bien dû braquer une cinquantaine de banques, dans sa carrière. Il s’est suicidé trois mois après sa sortie en conditionnelle, l’an dernier.

Faut dire que j’ai une famille assez croquignole : tata Rolande qui était pute, etc… et je ne te dis pas tout, tout de suite : ça se déguste à la paille, une famille pareille.

6 votes

Répondre | Alerter

 

à Mon-Al  De Cyp_

Zérotomane | 18H24 | 08/08/2009 |

Radasse est un euphémisme, Mon-Al : il s’agit d’un être parfaitement amoral. Ça existe, hélas.

Et je dis ça avec tout le recul nécessaire : on ne s’est pas revus depuis 1995 et franchement, je n’y pense que très rarement. J’ai parfois des nouvelles d’elle et de sa smala de pourris par le truchement de mon ami flic : elle s’englue dans des arnaques de plus en plus minables : sa déchéance totale approche à petits pas obstinés.

Certaines personnes sont réellement toxiques : elle en fait partie. Elle corrompt tous ceux avec qui elle interfère.

4 votes

Répondre | Alerter

 

Il m’avait également menacée de violences graves de la part de ses amis du grand banditisme sur le site Le Post au mois d’octobre 2009, comme je l’avais rappelé le 25 janvier 2015 dans cet article publié sur Justinpetitcoucou, Petitcoucou étant alors suspendu depuis le 6 janvier 2015 :

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2015/01/25/des-menaces-de-cyprien-luraghi-sur-le-post/

Les délires du malade mental au sujet de cet épisode ayant longtemps perduré, j’avais eu l’occasion d’y revenir pour rétablir la vérité six mois plus tard sur mon premier blog, « Un petit coucou » chez OverBlog, ouvert le 26 mars 2010 alors que j’avais été bannie du Post.

Deux mois plus tard, l’un des anciens gangsters concernés par les propos publics du psychopathe, notamment ses menaces de leur part à mon encontre, venait lui-même les rectifier, et encore deux ans plus tard, sa propre soeur intervenait elle aussi pour corriger tout ce qu’il diffusait à son sujet.

L’un et l’autre se plaignaient tout comme moi de la mythomanie et des calomnies ou autres propos publics outrageants récurrents de Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

En effet, l’ancien braqueur de banques qu’il citait partout comme son ex beau-frère n’avait en fait été le compagnon de sa soeur que durant quelques mois et ne l’avait semble-t-il jamais rencontré. Pire encore : il s’était mis à le haïr après avoir appris tout le mal qu’il avait fait aux filles de sa compagne lorsque celle-ci se trouvait comme lui en détention préventive après qu’ils eurent été dénoncés par une personne de sa famille, probablement son frère Cyprien.

Et je n’avais donc rien à craindre des amis de l’ancien gangster.

Cependant, le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi continuait à me menacer de leur part.

Il s’agit de ces articles (cliquer sur les images pour les agrandir et lire les textes) :

 

2010-04-06 Des discussions publiques de mes harceleurs de Rue89 et Le Post - Un petit coucou

 

2010-04-10 Le beau-frère de mon harceleur, un braqueur de banques - Un petit coucou

 

2010-06-07 Cyprien Luraghi- un mythomane avéré - Un petit coucou

 

2010-06-07 Cyprien Luraghi- un mythomane avéré - Un petit coucou - 2

 

2010-06-10 A quoi joue Cyprien Luraghi  - Un petit coucou

 

L’on notera que pour sa défense contre les accusations justifiées de mythomanie des intervenants, Pascal Edouard Cyprien Luraghi insistait sur son amitié avec deux amis de feu Thierry Chatbi, MM. Abdel Hafed Benotman et Djellali Mihoubi, avec qui, disait-il, il aurait correspondu.

Le premier, connu pour sa double carrière de braqueur de banques et d’écrivain, est décédé le 20 février 2015.

J’en avais parlé dans cet article du 8 avril 2015 :

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2015/04/08/cyprien-luraghi-et-sa-bande-attaquent-justinpetitcoucou-comme-petitcoucou/

Quant au second, je vous laisse apprécier de ses exploits retracés dans les documents suivants (cliquer sur les images pour les agrandir et lire les textes) :

 

articlesassises

 

assises2

 

assises3

 

Il est aujourd’hui président d’une société d’édition et vente à distance sur catalogue spécialisé qu’il a créée à Metz en 2014, et auteur d’un brûlot intitulé « Beau comme une prison qui brûle », contant une émeute à laquelle il a participé, en 1988, à la prison d’Ensisheim.

Voir ici la présentation de l’ouvrage, paru le 1er avril 2015 :

http://lenvolee.net/beau-comme-une-prison-qui-brule-le-livre-qui-brule-les-doigts/

Dans l’hypothèse où tous ces papiers ne pourraient suffire à édifier les foules sur les amitiés dont se réclame Pascal Edouard Cyprien Luraghi, j’en ai encore en stock faisant état d’accessoires autrement plus dangereux que des postiches (pistolets, grenades, fusil à pompe).

Comme il l’avait bien lui-même précisé lors de son audition du 14 mars 2011 à la gendarmerie de Puy-l’Evêque, cette fois en se défendant de toute relation avec eux et martelant la sainte horreur qu’ils lui inspirent, ces messieurs sont bien fichés au grand banditisme.

Ce n’est pas nouveau, Cyprien Luraghi ment et affabule tout le temps : selon l’interlocuteur ou le public auxquels il a affaire, soit il se dit intime de gangsters qui l’aiment et le respectent et réciproquement, soit au contraire il prétend n’avoir pour eux ni sympathie ni estime et tout à en craindre.

Dans la mesure où par le passé il a aussi affirmé à maintes reprises à ses lecteurs qu’il avait été menacé de mort sur mon blog « Un petit coucou » par un ancien gangster comptant parmi les amis de feu Thierry Chatbi qui en vérité lui avait juste demandé de cesser toutes ses affabulations délirantes les concernant, je précise ici qu’il n’a à ma connaissance jamais réitéré ces accusations mensongères dans le cadre de déclarations faites aux autorités judiciaires.

En revanche, il n’a cessé d’en proférer de nouvelles à mon encontre… mais cependant jamais assez pour les Dupond et Dupont du Tribunal de Grande Instance de Brest qui de leur côté en ont rajouté encore au moins autant, sans grand respect pour ses propres déclarations…

Ainsi :

Isabelle Johanny : Hi ! Hi ! Hi ! Des gangsters… non, des « soi-disant » gangsters.

Pierre Jourdin : Hi ! Hi ! Hi ! Des gangsters… non, des « soi-disant » gangsters.

A les croire, j’aurais inventé des histoires de gangsters pour ternir l’image de ce brave Lura… un écrivain de grand talent et d’une parfaite honnêteté, un « intellectuel » de très haut niveau dont ils vénèrent tous les traits d’esprit, par exemple ceux-ci :

« Pour que les choses soient claires : quand je dis « beau-frère », ce n’est pas dans le sens légal du terme bien entendu : ainsi mon beauf David (frère de ma femme) n’est pas non plus marié et pourtant c’est mon beauf. »

« Un jour il y a très longtemps, au tout début de l’Icyp, une certaine Violaine venait parfois me faire un petit coucou dans les commentaires, deux ou trois fois par mois. »

Des menaces de Cyprien Luraghi sur Le Post

A l’automne 2009, alors que se tenait à la cour d’assises du Finistère, à Quimper, le premier procès des assassins présumés de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret, j’avais publié sur Le Post toute une série d’articles à ce sujet.

Bien évidemment, Cyprien Luraghi venait tous les jours « commenter » ces articles à sa manière, c’est-à-dire qu’il me harcelait comme il l’a toujours fait au quotidien à compter de début mars 2009 sur tous les supports où je pouvais m’exprimer.

Aussi, dans un de ces articles, que j’ai publié pour la première fois en date du 15 octobre 2009, j’avais inclus deux de ses commentaires sur le site Rue89, pensant ainsi l’inciter à me laisser pour une fois quelques commentaires sinon intelligents au moins appropriés au sujet traité.

Las, il m’a fait une crise de paranoïa totalement démentielle et m’a menacée de violences graves de la part de ses amis du grand banditisme.

Cet article ayant été supprimé par la modération du Post à sa demande dès le lendemain, 16 octobre 2009, je l’avais republié aussitôt sous une forme expurgée de toute allusion au malade mental, ce qui avait suffi à le calmer.

Voici des copies de cet article et de l’ensemble des réactions qu’il avait suscitées sur Le Post (cliquer sur les images pour les agrandir et découvrir les textes) :

 

2011-02-17 Affaire Algret- Freitas expulsé de la salle d'audience - petite réflexion sur le crime et la prison - Un petit coucou

 

2011-02-17 Le posteur Cyp fait son cinéma - Un petit coucou

 

2011-02-18 Octobre 2009- la bande à Cyp en délire sur Le Post (I) - Un petit coucou

 

2011-02-18 Octobre 2009- la bande à Cyp en délire sur Le Post (II) - Un petit coucou

 

2011-02-18 Octobre 2009- la bande à Cyp en délire sur Le Post (III) - Un petit coucou

 

2011-02-19 Octobre 2009- la bande à Cyp en délire sur Le Post (IV) - Un petit coucou

 

Se plaignant d’avoir été cité dans cet article du 15 octobre 2009, Cyprien Luraghi avait donc d’abord invoqué son droit d’auteur pour ses deux commentaires prétendument « volés » sur le site Rue89, puis le droit au respect dû aux morts, en l’occurrence, celui qu’il présentait partout comme son ex beau-frère, Thierry Chatbi, un ancien braqueur de banques décédé en 2006, et partant, selon lui, le droit au respect dû aux familles et aux amis des morts, c’est-à-dire lui-même, proche et ami du trépassé – mais il cessera totalement de se préoccuper des droits des morts, de leurs proches et de leurs amis dès qu’il ne sera plus lui-même cité dans cet article – et enfin, pour obtenir de la modération du Post la suppression de ce texte dont la publication le dérangeait au plus haut point, il avait fait valoir que ses propres injures et diffamations contenues dans ses deux commentaires y étant inclus pouvaient justifier des poursuites judiciaires contre les responsables du site.

La personne injuriée et diffamée était sa propre soeur, dont il racontait pis que pendre dans nombre de ses écrits publics, sur le site Rue89 comme sur son blog.

Elle m’a fourni les explications suivantes plus de deux ans plus tard, dans un commentaire public qu’elle a laissé sur mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog en date du 2 juin 2012 :

 

Laissé par : cathy luraghi le 02/06/2012 à 23h40 
 

·                                 Je suis Cathy Luraghi et je voudrais répondre à toutes les fausses informations qui circulent sur moi. cyprien mon soit disant frère, na jamais rencontré Thierry de toute sa vie, Thierry le haïssait pour tout le mal qu’il à fait à mes filles durant mes 9 mois d’incerations, ils s’invente une vie qu’il na pas eu le courage vivre et me salit moi même depuis 17 ans. Contrairement à ce qu’il se dit je n’ai jamais balancé personne même si j’ai du reconnaitre se qui a été prouvé. Thierry était l’amour de ma vie et le restera à jamais.

Amedy Coulibaly : à l’école du crime à Fleury-Mérogis

L’Obs a publié ce soir un article assez complet sur le parcours d’Amedy Coulibaly, passant par la prison de Fleury-Mérogis, où en 2007 il filme des scènes de son quotidien avec quelques autres détenus, dont Antonia Freitas, ancien braqueur, patron de bars de nuit à Nantes, et présumé assassin du proxénète brestois Bernard Algret.

En 2009, lors du premier procès des assassins de ce dernier à la cour d’assises de Quimper, j’avais publié sur Le Post toute une série d’articles à ce sujet. Pascal Edouard Cyprien Luraghi venait quotidiennement « commenter » ces publications à sa manière, c’est-à-dire qu’il me harcelait sur ce média comme précédemment sur le site Rue89 avec ses amis « déconnologues ».

Après la suppression de mon compte sur le Post fin février 2010, et la disparition subséquente de tous ces articles, l’un d’eux avait été republié par la Rédaction du Post en date du 17 avril 2010. Les réactions toujours présentes à ce jour à la suite de cet article initialement publié le 16 octobre 2009 ne reflètent pas la réalité de toutes les discussions à l’époque des faits, car il en manque une bonne partie, et notamment mes réponses aux accusations calomnieuses du psychopathe et cyberdélinquant Cyprien Luraghi, signant toutes ses interventions de son petit nom habituel de « Cyp ». En particulier, il est totalement faux que j’aie pu traiter quiconque de « pédophile ».

Rappelons qu’à cette époque il m’avait aussi menacée de représailles violentes de la part des amis gangsters de celui qu’il présentait partout mensongèrement comme son « ex beau-frère », l’ancien braqueur de banques Thierry Chatbi, décédé en 2006, sous prétexte que j’avais évoqué dans une première version de cet article d’octobre 2009 ses commentaires le concernant sur le site Rue89, où il se plaisait à intimider les personnes qu’il harcelait en étalant toutes ses relations dans le grand banditisme.

Il a toujours continué à activer ces relations et m’en menacer au cours des années suivantes.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/charlie-hebdo/20150113.OBS9836/amedy-coulibaly-et-hayat-boumeddiene-du-braquage-au-carnage.html

Amedy Coulibaly et Hayat Boumeddiene : du braquage au carnage

L' Obs

Publié le 13-01-2015 à 20h29Mis à jour à 20h47

Condamné à de nombreuses reprises pour des faits de banditisme, le tueur de Vincennes a été « recruté » lors d’un séjour en prison. Quel rôle a joué sa compagne, enfuie en Syrie ?

Les portraits de Hayat Boumeddiene et Amedy Coulibaly diffusés par la police le 9 janvier. (AFP)

Ce matin-là, dès que les premiers coups de feu retentissent porte de Châtillon, Maimouna publie sur son compte Twitter :

maimouna coulibaly @maimouna75 Suivre

Et une fusillade au bout de ma rue…

Quelques minutes plus tard, cette habitante de Montrouge donne des précisions  : « Des sirènes à n’en plus finir, routes barrées. Ça s’est passé sur Pierre-Brossolette… C’est à la limite de Malakoff et Montrouge à 400 mètres de la porte de Châtillon ».

La veille, à la suite de l’attentat contre Charlie Hebdo, cette danseuse professionnelle réputée, toujours vêtue de rouge et spécialiste de la Booty Therapy, chorégraphe et auteur d’un spectacle sur son enfance « Hee Mariamou » joué de Paris à San Francisco, avait modifié sa photo de profil pour un cliché d’elle en Marianne black, bustier tricolore et bonnet phrygien sur la tête en signe de solidarité.

L’ancienne animatrice de Trace TV, vue également sur les plateaux du « Grand Journal » et de « La France a un incroyable talent », avait aussi maintenu son cours de danse prévu le soir même : « Je refuse de m’arrêter de vivre suite à ce massacre immonde !, écrit-elle sur Facebook. J’invite toutes les personnes qui veulent se défouler, libérer leurs tensions, exprimer leur tristesse ou haine naissante à venir nous rejoindre ! A transformer toute cette tristesse, colère en force pour ne pas sombrer. »

Elle ne sait pas encore que le tireur est son propre frère

A ce moment, Maimouna ne sait pas encore que le tireur de Montrouge, l’autoproclamé soldat du califat, celui qui vient de semer la panique dans sa rue en tuant une policière municipale et qui tuera le lendemain quatre autres personnes dans l’Hyper Cacher de Vincennes, est son propre frère, Amedy. Contactée par « l’Obs », la danseuse âgée de 39 ans et mère de famille n’a pas souhaité s’exprimer. Amedy, Maimouna, une même famille, sept ans d’écart, deux parcours aux antipodes.

Amedy Coulibaly voit le jour le 27 février 1982 à Juvisy. Il est le septième enfant et le seul garçon au sein de cette fratrie de dix enfants.

Une famille traditionnelle issue de l’immigration économique et pratiquant un islam modéré », décrit un proche.

Nés au Mali et issus de l’ethnie soninké, les parents, Mahamadou et Diawe, ont d’abord vécu du côté de Dreux avant de s’installer dans le quartier de la Grande Borne à Grigny où réside une importante communauté malienne.

Construite à la fin des années 1960, la cité imaginée par l’architecte Emile Aillaud se voulait originellement à taille humaine et à visée utopique : petits immeubles aux formes sinusoïdales, espaces verts, voies piétonnières, nombreuses places pour donner un esprit « village ». Quelques années plus tard, l’utopie architecturale va se fracasser sur d’autres courbes : celles des crises économiques à répétition et du chômage de masse, de la hausse de la délinquance et de la communautarisation croissante de la société française.

Amedy Coulibaly : à l'école du crime à Fleury-Mérogis dans Attentats 13612621(Une allée de la cité de la Grande Borne à Grigny, en juillet 2002. Située à 25 kilomètres de Paris, Grigny abrite deux cités dites « sensibles », la Grande Borne et Grigny 2. A la fin des années 60, Grigny n’était qu’un village de 3.000 habitants qui est devenu en l’espace de six années et après la construction de ces deux cités HLM une ville de 26.000 habitants. Crédit : Mehdi Hafi/AFP Photo)

Un environnement à la renverse

Si la Grande Borne fait parler d’elle aujourd’hui, c’est pour ses trafics, ses accès de fièvre, son taux de chômage qui atteint 40% chez les jeunes, ses revenus fiscaux qui atteignent, en moyenne, 8.000 euros par foyer et par an. Le basculement s’est amorcé dans les années 1980. C’est dans cet environnement à la renverse que commence à grandir Amedy Coulibaly.

Les parents fréquentent les différentes associations maliennes. Ce sont des gens simples mais dont la vie ne l’est pas toujours. Ouvrier, le père travaille dur. Mère au foyer, son épouse se rend tous les vendredis à la Laverie, un appartement du quartier équipé de machines à laver et de fers à repasser où les femmes se retrouvent entre elles pour parfaire leur français, discuter et s’informer. Ancrés dans les traditions de leur pays natal, ces parents se heurtent aux velléités d’émancipation de leurs enfants.

Le jour de son mariage, une union arrangée par la famille, la sœur aînée s’enfuit en Angleterre. L’épisode incitera les parents à ne plus renouveler l’expérience. Maimouna, de son côté, choisit la section théâtre de son lycée. Adolescent, Amedy, ancien gamin « frêle » et « mignon », selon des proches, ne parvient pas, lui, à trouver sa voie.

Ses proches font état d’une enfance heureuse et d’une scolarité moyenne avec un changement de comportement à 17 ans imputé à ses fréquentations. »

C’est ce que l’on peut lire dans le rapport de personnalité le concernant brossé bien plus tard, en 2013, lors de son procès pour avoir participé à un projet d’évasion de plusieurs détenus condamnés pour terrorisme.

Graine de délinquant

Mauvaises rencontres, appât du gain, besoin d’exister. Titulaire d’un BEP d’installateur conseil en audiovisuel électronique, Amedy délaisse peu à peu les bancs du lycée pour emprunter les chemins de la délinquance. Il y monte vite en graine. A cette période, la mort de son ami, Ali Rezgui, un voleur de moto abattu de plusieurs balles en 2000 par un gardien de la paix l’aurait profondément marqué.

Le 29 août 2001, il est condamné pour la première fois à trois ans de prison avec deux ans de mise à l’épreuve pour un vol aggravé commis en mai 2000. Il n’a pas encore 18 ans. Une semaine plus tard, il écope d’une nouvelle condamnation de 4 ans de prison dont 2 ans de mise à l’épreuve pour le braquage d’un magasin de vêtements de l’Essonne dans la nuit du 1er au 2 septembre 2000. L’affaire est rocambolesque. Après leur méfait, Amedy Coulibaly et ses complices prennent la fuite en empruntant la Francilienne mais finissent par planter la voiture juste avant d’arriver à Evry. Légèrement blessé, Amedy Coulibaly, lui, s’extrait du véhicule et, comme si de rien n’était, se rend à pied vers son lycée. Damien Brossier, son avocat de l’époque, se souvient :

C’était un jeune très souriant, toujours d’une humeur égale, ne parlant pas beaucoup et donnant l’impression que tout glissait sur lui. Pas un leader mais un type bien aimé dans son environnement et n’ayant pas froid aux yeux. »

D’autres le décrivent comme une « bombe en puissance » sous des dehors rigolards.

« Mouton noir » de sa famille

Ses premières condamnations n’ont aucun effet dissuasif sur lui. A 20 ans, le jeune homme semble plus intéressé par l’argent que par Allah. En 2002, Amedy Coulibaly interrompt sa formation en bac pro. Et, le 7 septembre de la même année, il s’attaque à une agence bancaire de la BNP d’Orléans en compagnie de deux complices dont un mineur. Les trois comparses repartent avec un butin de 25.000 euros et prennent en moto la direction de Paris. Une fois arrivés dans la capitale, ils commettent coup sur coup deux attaques de cafés pour s’emparer de la caisse. Les trois hommes seront finalement interpellés en flagrant délit.

Pour le braquage de la banque, Amedy Coulibaly écopera d’une peine de 6 ans et est incarcéré à Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe située à quelques kilomètres de Grigny. Sa famille est effondrée.

Pour eux, il est le mouton noir, le seul garçon et le seul à amener la justice dans la famille », explique une source proche.

Sa mère l’appelle « le voleur ». Son père, « pas du tout complaisant avec les actes de son fils », selon son avocat, semble dépassé par l’ampleur des événements. A chacun des rendez-vous au cabinet de l’avocat, il est accompagné par l’une de ses filles aînées, plutôt bien insérée et mère de famille qui ne cache pas son ras-le-bol à l’égard des méfaits de son frère. C’est elle qui règle les frais d’avocat.

Séjour à Fleury-Mérogis et radicalisation

Damien Brossier reverra son client quelques années plus tard, une fois sa peine effectuée. Au cours de leur entretien, ce dernier lui fait part d’un projet de documentaire télé. En compagnie de cinq autres détenus, il a tourné clandestinement des images de la prison de Fleury-Mérogis. Diffusées en avril 2009 dans l’émission « Envoyé spécial » sur France 2, elles en dévoilent la promiscuité, le délabrement, l’incroyable violence qui y règne. Dans le film, Amedy Coulibaly a été rebaptisé Hugo La Masse, une référence certainement à sa silhouette trapue et musclée. Il partage son réduit carcéral avec un certain « Ficelle » qui vient du même quartier, a fréquenté le même collège et atterri dans la même cellule. Sur les murs de celle-ci est accrochée une affiche du film « Miami Vice », dont les deux détenus semblent priser le slogan « Ni loi ni ordre ».

 

La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus par lemondefr

Décrit comme un fan de jeux vidéo, Amedy Coulibaly s’est acheté une Playstation lors de son incarcération et tue le temps en fumant des joints. Malgré les risques encourus, avec ses images volées, les six anciens détenus espéraient « faire connaître la face sombre de Fleury et entamer un travail de prévention à l’égard des plus jeunes ».

Je me disais qu’il avait peut-être eu un déclic en prison », se souvient avoir espéré Me Brossier.

Mais si déclic il y eut, ce ne fut pas celui-là. C’est lors de son incarcération à Fleury-Mérogis qu’Amedy Coulibaly fait la connaissance de Chérif Kouachi, l’un des deux auteurs du massacre de « Charlie Hebdo ». Les deux hommes ne se seraient côtoyés que sept mois mais cela a suffi à nouer entre eux des liens forts. Un enquêteur précise :

A Fleury-Mérogis, Coulibaly faisait partie de la petite cour réunie autour de Djamel Beghal, le terroriste qui faisait alors fonction ‘d’émir’ pour les islamistes de la prison. »

Coulibaly est en effet incarcéré dans le même bâtiment que celui qui purge une peine de dix ans de prison pour son séjour dans un camp d’Al Qaida en Afghanistan au début des années 2.000. Cette rencontre marque-t-elle le début de sa radicalisation religieuse ?

Reçu à l’Elysée par Nicolas Sarkozy

De prime abord, il n’en laisse rien paraître. A sa sortie de prison, il décroche un contrat de professionnalisation dans l’usine de Coca-Cola à Grigny. Il y travaille sur la chaîne de production et donne entière satisfaction à ses supérieurs. Un de ses anciens collègues se souvient :

Je l’ai reconnu quand j’ai découvert son visage sur l’écran de télé. J’étais scié. C’était un type très souriant, travailleur. Il n’y a jamais eu le moindre problème avec lui, ni sautes d’humeur ni positions fondamentalistes. »

Figurant parmi les bons éléments de l’entreprise, il est même choisi par celle-ci pour rencontrer Nicolas Sarkozy à l’Elysée en juillet 2009 au milieu de cinq cents autres jeunes en formation en alternance. Une visite qui lui vaut les honneurs d’un article avec sa photo dans l’édition du « Parisien de l’Essonne » : « A Grigny, nous n’avons pas l’habitude d’aller souvent à l’Élysée. Les réceptions, je ne connais pas. En plus, dans les cités, auprès des jeunes, Sarkozy n’est pas vraiment très populaire. Mais cela n’a rien de personnel. En fait, c’est le cas de la majorité des politiques », y déclare Coulibaly. Avant d’ajouter : « Le rencontrer en vrai, c’est impressionnant. Qu’on l’aime ou pas, c’est quand même le président ». Comme un gosse, il mitraille Nicolas Sarkozy avec son portable.

13612619 dans Corruption(En juillet 2009, Amedy Coulibaly était reçu à l’Elysée par Nicolas Sarkozy lors d’une rencontre avec cinq cents jeunes en formation en alternance. A droite, le cliché pris avec son portable. Crédit : Le Parisien Essonne / Doc L’Obs)

Hayat Boumeddiene, un peu paumée comme lui

C’est à cette période qu’Amedy Coulibaly se marie religieusement avec Hayat Boumeddiene et emménage avec elle à Bagneux. Deux ans plus tôt, il a rencontré cette jeune fille de 19 ans, un peu paumée comme lui. « On s’est connus grâce à des amis qu’on avait en commun, à savoir une fille, Kasso, et son petit ami Pea, des connaissances du lycée », dira-t-elle plus tard. Stéphane H., un braqueur de Trappes converti à l’islam radical qui fut marié à une sœur d’Hayat, a peut-être aussi joué les entremetteurs.

Originaires d’Oran, en Algérie, les parents Boumeddiene se sont installés à Villiers-sur-Marne à la fin des années 1980. Le père, Mohamed, est livreur à Rungis. Halima, la mère, élève ses six enfants dans cette ville du Val-de-Marne, calme et pavillonnaire, en apparence loin des extrémistes. « C’était une famille modeste, courageuse, travailleuse. Les enfants semblaient heureux », se souvient avec émotion Ali Oumari, le président de l’association Al-Islah qui gère la mosquée de Villiers-sur-Marne réputée modérée et tolérante où viennent prier les Boumeddiene.

Cette harmonie familiale explose au moment du décès brutal de la maman en 1996. L’aînée est tout juste majeure. Le petit dernier a 2 ans. Hayat, elle, a 8 ans. Le père se retrouve avec six enfants à élever alors qu’il part très tôt le matin pour son travail. « C’est devenu peu à peu ingérable », raconte Abdelkader, un proche de la famille.

Mohamed n’était pas là de la journée et les enfants parfois n’allaient même pas à l’école ».

Deux ans plus tard, le père épouse une lointaine cousine qu’il fait venir d’Algérie. Ils ont ensemble une petite fille. Mais les frères et les sœurs du premier lit n’acceptent pas ce remariage trop rapide à leurs yeux. « Une fois, je suis allé chez eux pour essayer de réconcilier les enfants avec le papa et la belle-mère », raconte Ali Oumari, le patriarche de la communauté musulmane de Villiers-sur-Marne, mais il n’y avait rien à faire ». Mohamed semble dépassé par la fracture au sein de sa propre famille.

Une adolescente mal dans sa peau, turbulente, parfois agressive

« Les trois aînés ont quitté le foyer en premier », raconte Abdelkader. Pour Hayat, être séparée de sa sœur aînée, avec qui elle s’entendait très bien, est une déchirure. Elle-même est placée dans un foyer à l’âge de 12 ans. Elle devient une adolescente mal dans sa peau, turbulente, parfois agressive. Elle change plusieurs fois de foyer en un an. A l’âge de 13 ans, elle se bat avec un éducateur et finit en garde à vue au commissariat où elle a un nouveau problème avec une fonctionnaire.

Pendant un moment, Hayat trouve une certaine stabilité dans une famille d’accueil à Emerainville (Seine-et-Marne). Elle fréquente le lycée Langevin-Wallon à Champigny-sur-Marne où elle prépare un bac STG (gestion) qu’elle n’obtiendra jamais. Malgré tout, elle trouve un emploi comme caissière dans un magasin de la chaîne Boulanger. Elle a alors coupé les ponts avec son père, mais continue de voir ses amies d’enfance. « On se voyait de temps en temps pour manger ensemble entre amies », se souviennent Leila et Nadia (les prénoms ont été changés), jointes par téléphone. « Elle était douce, généreuse, accueillante, toujours pleine d’amour pour les autres. Elle nous appelait ses sœurs… », raconte Leila, des sanglots dans la voix.

Du bikini au niqab

Tout bascule après la rencontre avec Amedy Coulibaly. Les jeunes gens mènent au début la vie normale d’un jeune couple. Ils partent en vacances sur les plages ensoleillées de Crète. Prennent des selfies d’amoureux dans l’avion. Elle se fait photographier en bikini, lui fait du ski nautique. C’est ensemble qu’ils vont progressivement se tourner vers la religion.

Un déclic de couple », dit-elle à ses proches.

13612811 dans Crime(Lors de vacances en Crète, peu de temps après leur rencontre. Crédit : Doc L’Obs)

Jusque-là croyante mais peu pratiquante, Hayat s’enfonce dans l’islam le plus rigoriste. Plus tard, elle confiera aux policiers qui enquêtent sur le couple :

C’est quelque chose qui m’apaise. J’ai eu un passé difficile, et cette religion a répondu à toutes mes questions. »

En mai 2009, Hayat décide de porter le niqab, même si cela l’oblige à quitter son emploi chez Boulanger. « Depuis, je sors beaucoup moins. Quelquefois c’est dur pour moi, même si c’est un choix personnel », assume-t-elle.

Elle tente de proposer ses services de couturière à domicile pour gagner sa vie et décide de s’unir avec Amedy. C’est la seule fois où Hayat retourne voir son père pour obtenir son assentiment. Le mariage a lieu à Grigny, le 5 juillet 2009, chez ses parents à lui, avec un imam choisi par le père d’Amedy. « Moi, je ne l’ai pas vu car, en islam, la femme n’est pas obligée d’être présente. En l’occurrence, là, c’est mon père qui m’a représentée », confiera-t-elle aux enquêteurs.

« Sous l’emprise de Djamel Beghal »

Cette radicalisation correspond au moment où Amedy Coulibaly renoue des contacts réguliers avec Djamel Beghal qui vient de sortir de prison. C’est l’un des lieutenants de ce dernier qui l’a recontacté. « L’émir de Fleury-Mérogis » est assigné en résidence à Murat, dans le Cantal. A partir de la mi-2009, Amedy Coulibaly lui rend visite toutes les trois semaines, parfois en compagnie de Chérif Kouachi. Selon un rapport de police de 2010 :

Il apparaissait comme étant sous l’emprise de Djamel Beghal qui le conseillait au quotidien et l’encourageait pour certains aspects de sa pratique religieuse. »

Coulibaly se met à désavouer ses parents en raison de leurs « actes de kouffars (mécréants) » et refuse d’aider financièrement ses sœurs car elles « n’élèvent pas leurs enfants dans la religion ». A plusieurs reprises en 2010, Hayat Boumeddiene l’accompagne dans le Cantal. Si elle ne peut rencontrer l’émir, elle peut néanmoins lui poser des questions relatives à la pratique religieuse depuis une pièce voisine. Lors de ces séjours, elle s’exerce au tir à l’arbalète vêtue de pied en cap de son niqab.

13612725 dans Folie(Hayat Boumeddiene à Murat, dans le Cantal, en 2010. Crédit : Rex/Sipa)

Apprenti-terroriste

En mai 2010, Amedy Coulibaly est arrêté par les services antiterroristes. Il est soupçonné d’avoir participé à un projet d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem. Sur écoute, un des conjurés fait d’ailleurs état de la confiance dont bénéficie Coulibaly dit « le petit Noir » auprès de Djamel Beghal, dit Abou Hamza, le cerveau de la tentative d’évasion :

Moi, Abou Hamza, il m’a dit, c’est un bon », dit-il en parlant de Coulibaly.

Lors d’une perquisition à son domicile, en 2010, les enquêteurs retrouveront 240 cartouches pour Kalachnikov. Il affirme les avoir achetées 1 euro pièce et vouloir les revendre 3 euros dans la rue. Sont également retrouvés cinq clichés pédo-pornographiques, un courrier en arabe de Djamel Beghal sollicitant auprès d’Omar Bouallouche, l’un des chefs d’un réseau Takfir en Europe, des faux documents administratifs pour « des impératifs d’une très grande importance qui dépassent mes intérêts personnels ». Chez Coulibaly, il y a aussi une machine à compter les billets, pièce incontournable de la panoplie du parfait malfaiteur.

« Une religion de façade »

Fréquentant les islamistes, Coulibaly pratique, pourtant, selon la justice, « une religion de façade ». Sa femme Hayat contribue à donner cette impression :

Amedy n’est pas vraiment très religieux, il aime bien s’amuser, tout ça, il travaille chez Coca-Cola, il n’est pas du genre à se balader tout le temps en kamis, la tenue traditionnelle », témoigne-t-elle sur procès-verbal.

13612601 dans LCR - NPA(Le couple en avril 2008, un an après le début de leur relation. Crédit : Doc L’Obs)

Interrogé par le juge d’instruction antiterroriste, Thierry Fragnoli, sur les dissensions entre les chiites et les sunnites, Coulibaly répond : « Je ne sais rien. Je ne me casse pas la tête avec cela, c’est de la perte de temps ». Par contre, le magistrat remarque son intérêt prononcé pour un seul aspect de l’islam : la possibilité de prendre une seconde femme, une question qui nourrit ses échanges avec son émir Djamel Beghal.  »Cet intérêt, très circonscrit et pour ne pas dire utilitariste de la religion musulmane, laissait dubitatif sur la sincérité et la réalité de son engagement spirituel », note le magistrat instructeur.

J’essaie de pratiquer le minimum obligatoire comme la prière, le ramadan, etc. mais j’y vais doucement », minimise alors l’apprenti-terroriste.

Adepte de la Taqyia, l’art de la dissimulation

La réalité est bien plus complexe. Il semble être un adepte de la Taqyia, cet art de la dissimulation qu’enseignent les islamistes les plus radicaux pour mieux abuser « les mécréants ». Une conversation interceptée entre Coulibaly et « l’émir » Beghal aurait dû attirer l’attention des enquêteurs. L’apprenti terroriste demande :

Tu sais, quand on dit que quand tu décèdes il faut pas laisser de dettes ? », débute-t-il. « Est-ce qu’il y a des circonstances où on peut partir avec des dettes ? »

A cette date, Coulibaly envisage-t-il déjà de mener une attaque-suicide ? Les policiers ne jugent pas nécessaire de creuser cette piste.

13609135 dans Le Post
(Amedy Coulibaly lors d’une de ses visites à Djamel Beghal dans le Cantal. Crédit : Rex/Sipa)

Lors de son procès en octobre 2013, il est condamné à cinq ans de prison. « Personnalité immature et psychopathique », décrivent les experts psychiatres et psychologues relevant la « pauvreté de ses capacités d’introspection », « le caractère très rudimentaire de la motivation de ses actes », « son sens moral très déficient », « s’inscrivant au travers de ses actes dans la recherche de puissance ». Un proche du dossier qui l’a côtoyé à cette époque-là ajoute : « Seul garçon élevé au milieu des filles, il cherchait toujours quelque chose pour affirmer son ascendant. » A Bagneux, dans l’appartement du couple, les policiers ont découvert en mai 2010 une pièce dédiée à la musculation.

Couple modèle ?

Prisonnier modèle lors de sa détention à Villepinte, Amedy Coulibaly passe son brevet de secourisme, n’écopant que d’une légère peine pour détention de portable. Gravement malade, le père de Coulibaly décède durant la dernière détention de son fils. Avec toutes les peines du monde, son avocate de l’époque obtient auprès du juge d’instruction le droit pour le fils d’aller faire une dernière visite à l’hôpital mais pas d’assister à l’enterrement. Bénéficiant d’une remise de peine, Amedy Coulibaly sort en mars 2014. Il est toutefois tenu de porter un bracelet électronique jusqu’en mai de la même année. Avec sa femme, il quitte Bagneux pour emménager dans un immeuble propret du centre-ville de Fontenay-aux-Roses, à deux pas du RER. Au milieu des retraités et des cadres moyens, le couple ne fait aucune vague.

Ces derniers temps, selon ses proches, Hayat Boumeddiene avait abandonné le niqab pour revenir au foulard. Elle semblait plus sereine depuis son retour de La Mecque à l’automne 2014. Le couple s’est également rendu au Mali pour se recueillir sur la tombe du père. Amedy Coulibaly se rend régulièrement à Grigny pour rendre notamment visite à sa mère diabétique. Aux copains qu’il croise alors, il dit chercher du travail.

500 appels avec Chérif Kouachi en 2014

Pourtant, dans la même période, les contacts avec Chérif Kouachi, son ancien codétenu de l’époque de Fleury-Mérogis, s’intensifient. Sur l’année 2014, les enquêteurs ont dénombré plus de 500 appels entre les deux portables enregistrés au nom de leur compagne et régulièrement utilisés par leurs maris. Dans sa vidéo de revendication de ses attentats, Amedy Coulibaly, alias Abou Bassir Abdallah al-Ifriqi, son nom de guerre, affirme avoir donné quelques milliers d’euros aux frères Kouachi pour financer l’attaque de « Charlie Hebdo« . D’où venait cet argent qui a entre autres permis d’acheter l’arsenal de guerre retrouvé dans l’une de ses planques à Gentilly ?

13609075 dans Luraghi(Amedy Coulibaly, alias Abou Bassir Abdallah al-lfriqi, dans la vidéo diffusée après sa mort et où il se revendique de l’Etat islamique. Crédit : AFP)

Dès samedi, la mère et les sœurs d’Amedy Coulibaly ont condamné publiquement les actes sanglants perpétrés par leur fils et frère. La famille d’Hayat Boumeddiene ne s’est pas encore exprimée mais elle est tout aussi choquée. « Ses frères et sœurs sont anéantis. Ils sont français, ils travaillent, ils ne comprennent pas comment le nom de leur famille peut être mêlé à tout ça », témoigne une proche amie de l’une des sœurs. « Quand j’ai vu son visage apparaître sur toutes les télés vendredi, je me suis mise à trembler et j’arrivais plus à m’arrêter », raconte Leila, son amie d’enfance.

Je pense qu’elle s’est fait ‘engrener’ par son mari », veut croire Nadia.

Leila et Nadia, l’estomac noué, le cœur en vrac, ont participé à la marche républicaine dimanche après-midi à Paris.

Violette Lazard, Caroline Michel, Vincent Monnier, Céline Rastello, Olivier Toscer.

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/13/amedy-coulibaly-la-prison-c-est-la-putain-de-meilleure-ecole-de-la-criminalite_4555233_3224.html

Amedy Coulibaly : « La prison, c’est la putain de meilleure école de la criminalité »

Le Monde.fr | 13.01.2015 à 13h42 • Mis à jour le 13.01.2015 à 17h16 | Par Luc Bronner

Amedy Coulibaly dans la vidéo diffusée sur Internet après sa mort, le 11 janvier.

C’était un jeune homme sorti de prison comme on en rencontre régulièrement en reportage lorsqu’on explore les quartiers les plus difficiles de la banlieue parisienne. Un « black », musculeux, soupçonneux, condamné pour des affaires de braquage. Avec quatre autres détenus et ex-détenus de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), Amedy Coulibaly, l’auteur des attaques terroristes de Montrouge et de la porte de Vincennes, avait organisé l’entrée d’une caméra au sein de la maison d’arrêt pour décrire les conditions de vie carcérales. Les images, filmées dans la clandestinité pendant plusieurs mois, en 2007, et révélées par Le Monde en 2008, montraient la vétusté des locaux et la violence au sein de l’établissement pénitentiaire.

Personne ne pouvait imaginer qu’Amedy Coulibaly, originaire de la ville voisine de Grigny, finirait sa vie en tuant une policière municipale à Montrouge, jeudi 8 janvier au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo et le jour suivant en prenant des otages dans un supermarché casher porte de Vincennes, au nom du djihad, exécutant quatre personnes de confession juive. Personne ne pouvait non plus imaginer qu’une vidéo serait ensuite diffusée, le montrant, dans des tenues de combattant, puis avec une robe de prière, justifiant les actes terroristes. L’enquête a montré qu’il était équipé d’une caméra GoPro pendant la prise d’otages.

« Un des patrons de la prison »

Lorsque nous l’avions rencontré, sous stricte condition d’anonymat, en 2008, le jeune homme, alors âgé de 26 ans, déjà condamné à de nombreuses reprises, affirmait vouloir montrer la réalité de la situation des prisons. « Quand on est en détention, on voit plein de reportages télé sur les prisons, nous avait expliqué Amedy Coulibaly. Mais ils ne montrent jamais ce qui se passe vraiment parce que l’administration organise les visites et ne montre que les bâtiments en bon état. On s’est dit qu’il fallait montrer l’autre côté de la détention ».

Grâce à deux caméras introduites par les parloirs, les détenus, en se relayant, avaient réussi à filmer 2 h 30 d’images et une centaine de photos – authentifiées par plusieurs sources, notamment l’Observatoire international des prisons (OIP). La vidéo était de qualité médiocre mais montrait des cellules en très mauvais état et des conditions d’hygiène déplorables. Elle montrait également des scènes de bagarre extrêmement violentes. Sur l’une d’entre elles, on apercevait un homme se faire rouer de coups par d’autres détenus. « La loi du fort », avait-il expliqué – lui se situant du côté des leaders, des intouchables de la prison. « Je suis un des patrons de la prison », disait-il.

L’aspect financier n’était pas dissimulé. En faisant connaître l’existence de ces images, le jeune délinquant espérait pouvoir négocier avec des chaînes de télévision pour leur vendre les images. « Je suis pas un héros de la terre, expliquait-il. On prend beaucoup de risques, et il faut qu’on prépare nos arrières, au moins pour payer nos avocats ». Après plusieurs tentatives avortées avec des boîtes de production, les images, confiées à deux réalisateurs, avaient donné lieu à un documentaire diffusé sur France 2 dans l’émission « Envoyé Spécial », en 2009.

« La meilleure école de la criminalité »

Mais l’aspect financier ne constituait qu’une partie des motivations d’Amedy Coulibaly. L’homme justifiait la démarche par la volonté de dénoncer les conditions de vie et ce qu’il décrivait comme les vexations ou punitions décidées par l’administration pénitentiaire. La violence. Les brimades, réelles ou supposées. L’impossibilité d’avoir des soins corrects. « On nous soigne au Doliprane, on n’a pas de vrai médecin ». Plusieurs détenus témoignaient, le visage flouté, sur l’absence de chauffage, les sanctions décidées par les gardiens, la « gamelle » pour s’alimenter, les violences dans les douches, les vitres cassées dans les cellules.

Amedy Coulibaly assurait que s’il voulait témoigner c’était pour faire bouger « l’Etat français » sur le système carcéral. « La prison, c’est la putain de meilleure école de la criminalité. Dans une même promenade, tu peux rencontrer des Corses, des basques, des musulmans, des braqueurs, des petits vendeurs de stups, des gros trafiquants, des assassins », soulignait-il. « Là bas, tu prends des années d’expérience. Au début, quand je suis arrivé en détention après avoir fait une connerie, je me disais j’arrête tout. Après le temps passe et je me dis, je nique tout, ils me rendent ouf. Comment vous voulez apprendre la justice avec l’injustice ? ».

La prison crée de la haine, ajoutait-il, et la prison donne des réseaux criminels. Six ans plus tard, après avoir tué une policière municipale et quatre juifs retenus en otage dans un supermarché casher, Amedy Coulibaly est mort sous les balles de la police en « soldat du califat », le titre donné à la vidéo de revendication. Une vidéo qui débute avec des images visiblement tournées, clandestinement, dans une prison.

Quand Amedy Coulibaly dénonçait les conditions de détention à Fleury-Mérogis

Le Monde.fr | 12.01.2015 à 18h17 • Mis à jour le 12.01.2015 à 19h27 | Par Emeline Cazi et Luc Bronner


La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus par lemondefr

Amedy Coulibaly, responsable de la mort de cinq personnes dans des attaques terroristes à Montrouge et dans un supermarché casher de la porte de Vincennes, avait fait un coup d’éclat à l’hiver 2008. Alors incarcéré pour des faits de braquage, il avait filmé, avec d’autres détenus, en cachette, le quotidien au sein de la plus grande prison d’Europe à Fleury-Mérogis, dans l’Essonne.

Dans une vidéo intitulée « Soldat du califat », publiée sur Internet dimanche 11 janvier, Amedy Coulibaly a revendiqué ces attaques terroristes. La vidéo débute par une scène visiblement tournée en prison, où le djihadiste enchaîne des pompes avant d’expliquer longuement ses actes.

Démarche militante

La vidéo tournée à Fleury-Mérogis avait fait grand bruit tant par sa démarche militante que par ce qu’elle montrait et dénonçait. Le témoignage avait alors contribué à relancer le débat sur les conditions de vie carcérale. Cinq détenus de la maison d’arrêt avaient introduit une caméra à l’intérieur de la prison et avaient filmé pendant des mois pour raconter leur quotidien dans ces cellules surpeuplées, dénoncer les conditions d’hygiène déplorables, montrer les douches aux « murs gluants ».

Leur témoignage choc avait fait prendre conscience de la vétusté des locaux en montrant en images ce que dénonçaient depuis des années les associations de défense des prisonniers. En plein mois de novembre, les détenus dormaient dans des cellules aux vitres cassées. « C’est bientôt Noël, on est là, on caille comme des SDF. Même les SDF dehors, ils sont mieux que nous », témoignait un détenu devant sa fenêtre.

Le projet est amené par le codétenu d’Amedy Coulibaly, un garçon qui a grandi comme lui dans une des cités de l’Essonne, au sud de Paris. Le preneur d’otages de la porte de Vincennes participait activement au projet, il apparaît même sur la vidéo. A cinq, ils sont parvenus à faire entrer le matériel nécessaire à la prise de vues, à tourner plus de deux heures et demie de rushs en cachant la caméra aux gardiens. Y compris des scènes de bagarres, dont une scène d’une rare violence, où un détenu est passé à tabac et laissé inconscient.

Révéler la réalité de la prison

Les détenus avaient expliqué au Monde vouloir révéler la réalité de la prison, sans le filtre de l’administration pénitentiaire, qui ne présente « que les bâtiments en bon état ». « On s’est dit qu’il fallait montrer l’autre côté de la détention », avait expliqué un détenu, sous couvert d’anonymat. Mais, derrière ce travail, il y avait aussi la volonté de casser l’image positive des prisons pour une partie de la jeunesse des quartiers. « Beaucoup pensent qu’aller en prison c’est pas grave et qu’ils en sortiront plus forts. Nous, on veut leur montrer que c’est vraiment la merde et que tu deviens fou là-bas. »

« Reality-taule. Au-delà des barreaux », écrit par les réalisateurs d’un documentaire diffusé sur France 2 à propos du film tourné par des détenus à Fleury-Mérogis.

« Reality-taule. Au-delà des barreaux », écrit par les réalisateurs d’un documentaire diffusé sur France 2 à propos du film tourné par des détenus à Fleury-Mérogis. | DR

Le film diffusé en décembre 2008 sur Le Monde.fr avait également donné lieu à un reportage diffusé sur France 2 dans l’émission « Envoyé spécial ». Les deux réalisateurs du documentaire avaient ensuite publié un livre, Reality-taule. Au-delà des barreaux. L’ouvrage est dédié « à ceux qui feront tout pour ne jamais aller en prison et ceux qui feront tout pour ne jamais y retourner ». La dédicace est signée « Hugo et Karim ». Hugo, c’était le pseudonyme qu’avait choisi Amedy Coulibaly pour ce projet.

  • Emeline Cazi
    Journaliste au Monde
Incarcéré, Amedy Coulibaly avait filmé l’intérieur de la prison de Fleury

Florence Méréo | Publié le Lundi 12 Janv. 2015, 16h44 | Mis à jour : 18h07

4440233_11-1-766382457_800x500 dans Pédophilie

Amedy Coulibaly apparaissait, de dos, sur la couverture du livre Reality-Taule. (DR.)

La vidéo, « Fleury, les images interdites », avait fait l’effet d’un électrochoc lors de sa diffusion en avril 2009 dans l’émission de France 2 « Envoyé Spécial ». Pendant près d’un an, deux détenus, avec la complicité de trois autres, avaient filmé de l’intérieur et en toute illégalité la plus grande maison d’arrêt d’Europe.

Un des deux détenus à tenir la caméra n’était autre qu’Amedy Coulibaly, l’assassin de la policière municipale de Montrouge (Hauts-de-Seine) et des otages du supermarché casher de Vincennes (Val-de-Marne). Sous le pseudonyme d’« Hugo », Amedy Coulibaly, qui purgeait une de ses nombreuses peines pour braquage, avait ainsi immortalisé un passage à tabac d’un détenu dans le préau de la prison, la drogue qui circule, les douches lamentables, le système D pour réchauffer la nourriture…

Son ancien codétenu a tenté de le raisonner vendredi

De ces images était né un livre, Reality Taule, dont la dédicace inaugurale, glace aujourd’hui le sang. « Nous dédions ce livre à ceux qui feront tout pour ne jamais aller en prison et ceux qui feront tout pour ne jamais y retourner », signait Amedy Coulibaly (sous son pseudo), avec son codétenu qui a tenté vendredi dernier de se rendre Porte de Vincennes pour « raisonner » celui avec qui il a passé une partie de sa jeunesse, à la Grande-Borne, à Grigny (Essonne) et de ses années . Mais il n’a pas réussi  à le joindre.

Dans ce livre, où Amedy Coulibaly apparaît en photo sur la couverture, de dos, regardant par les barreaux de la prison, on découvre le parcours de braqueur multirécidiviste, son tempérament « blasé, pessimiste et fataliste », comment la prison est devenue son « école du crime » ou encore son désamour de la police dès ses « 13/14 ans ».

Son codétenu raconte aussi comment il a demandé à Amedy Coulibaly de détruire certaines images avec lesquelles il n’était pas d’accord. Coulibaly y filmait un détenu parlant arabe dont les propos devaient alimenter Al-Jazira. « Je ne sais pas ce qu’il a dit, mais j’ai jamais voulu le savoir, écrit-il. Certains juges ne rigolent pas du tout avec ce qui touche au terrorisme ou à la sécurité nationale… »

 


Amédy Coulibaly: aux origines de la haine par BFMTV

 

c-17-1019710 dans Rue89 Publié par
jexiste

post non vérifié par la rédaction

Affaire Algret: Freitas expulsé de la salle d’audience – petite réflexion sur le crime et la prison

16/10/2009 à 18h36 – mis à jour le 17/04/2010 à 12h05 | vues | réactions

Liminaire : un malade mental dangereux vient d’obtenir de la modération la suppression de mon post du 15/10/2009 à 00:46 portant le même titre que celui-ci au motif que je lui avais incorporé deux de ses commentaires sur un site d’information public; cette reprise, identique par ailleurs, ne contient donc plus, ni ces réactions, ni aucune mention à leur auteur – nous en étions à 2268 lectures.

 


La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus par lemondefr

 

Les trois journaux locaux qui suivent ce procès ont annoncé dans l’après-midi l’expulsion d’Antonio Freitas de la salle d’audience à 15h. Christophe Le Gall, un gendarme de la section de recherches de Rennes, se tenait à la barre pour témoigner sur l’enquête menée après la disparition de Bernard Algret. Or, il a fait ressurgir un fait oublié, déclenchant aussitôt la fureur de Freitas qui s’échinait depuis ce matin à détailler ses alibis pour la journée du 16 décembre 2005 : comme Joël Bogaert, Soler a raconté toute l’histoire de l’enlèvement et du meurtre de Bernard Algret en garde à vue. Il a changé de version dix jours avant le début du procès.

Affolé, l’intéressé s’est mis à bredouiller : « Je vais m’expliquer. J’ai été mis en garde à vue. J’ai nié au départ. Puis on m’a dit « si vous êtes là c’est qu’on a déjà beaucoup de choses sur vous ». Dans ma tête, il y en a donc un qui a parlé. C’est là que j’ai sorti une version. »

 

C’est l’occasion de revenir sur la personnalité et le parcours de Christian Soler avec ce compte rendu d’audience que je n’avais pas vu samedi :

Affaire Algret : Chiffon, le « meilleur ennemi » – Nantes

Christian Soler, c’est « l’homme à tout faire » de Bernard Algret, un patron et un ami qu’il admirait. Il a travaillé pour lui pendant des années. Et il a fini par le haïr au point de s’associer à Freitas pour « lui donner une bonne correction dont il se souviendrait toute sa vie ».

« Mais qu’est-ce qui vous a conduit dans cette galère ? », demande la présidente Marie-Carmen Angel. « Je suis monté dans un train, sans retour. Un train qui ne s’arrête jamais », résume Christian Soler, en décrivant son parcours dans le milieu. Âgé de 46 ans, ce Roubaisien, au fort accent chti, retrace les principales étapes de sa vie. Son enfance difficile, son placement dans des foyers à l’âge de 10 ans, son mariage raté, son fils qu’il ne voit plus depuis ses 5 ans. Et ses errances, l’alcool pendant les périodes de chômage, les cambriolages, la violence. « Soler a toujours eu un rapport douloureux avec son histoire et il manque de repères, affirme un expert psychiatre. Il n’a pas eu de place, pas plus que dans le milieu. »

Il débarque à Brest dans les années 1990 et travaille dans les bars d’Algret. « Je faisais tout : la plonge, le service, les petits travaux. J’suis pas passé par les grandes écoles, mais je suis un bosseur. Le problème, c’était pour se faire payer. » Les rapports avec Bernard Algret s’enveniment au fil des embrouilles. « Il me traitait comme une merde. Un jour, j’en ai eu marre. J’ai pété un watt ! »

Christian Soler veut refaire sa vie plusieurs fois. Mais il revient toujours vers Algret qui lui en met plein la vue avec sa villa de Plougastel, son bateau, les filles. Dette d’argent, cambriolages, trahisons. La haine fait place à l’admiration. Soler veut se venger. Et il finit par s’allier avec l’ennemi d’Algret, Freitas. Une trahison très mal perçue par les proches de la victime, venues témoigner. « Je l’ai pourtant souvent reçu à manger », témoigne l’ex-compagne de Bernard Algret.

 

De son côté, s’emportant, Antonio Freitas s’est encore plaint de ses conditions de détention :

« On m’a torturé en prison ! On m’a envoyé à Fleury, à l’isolement ! J’me casse ! Je ne reviens plus à ce procès ! Vous avez trop écouté Bogaert ! Tout a été magouillé ! C’est trop ! Je ne reviens plus ! »

Il l’avait déjà fait à plusieurs reprises la semaine dernière :

« L’examen de l’enfance et de l’adolescence de l’accusé, né au Portugal et arrivé à Nantes à l’âge de 5 ans, n’a posé aucun souci. Mais à l’évocation de son fils, aujourd’hui âgé de 18 ans, Freitas, jusque-là posé, est subitement sorti de ses gonds : « Je ne l’ai pas vu depuis trois ans et demi ! Et j’ai les boules vous pouvez pas savoir ! On m’empêche de voir mon fils à cause d’une déposition de Bogaert ! »"

« Antonio Freitas continue – entre les différentes questions de la présidente de la cour, Marie-Carmen Angel – de dénoncer ses conditions de détention, « à l’isolement ». Lui se présente comme un détenu modèle. Des rapports le décrivent comme un provocateur et un meneur, avec des liens à l’intérieur comme à l’extérieur. Reste que son témoignage, comme celui de Joël Bogaert, autre accusé, fait froid dans le dos. Ils évoquent des règlements de comptes entre détenus, la présence de drogue et la loi de la survie qui prévaut. « Je ne souhaite pas la prison à mon pire ennemi », lance Antonio Freitas.

« M. Freitas et d’autres détenus ont filmé un certain nombre de scènes à Fleury-Mérogis, qui ont été diffusées sur France 2, explique Me Fabrice Petit, son avocat. Tous ces détenus ont été éparpillés dans différentes maisons d’arrêt. On ne veut pas voir ce qui se passe en prison, alors qu’il s’y passe des choses incroyables. » « On est entièrement d’accord », soupire la présidente, qui a déjà déploré plusieurs fois au cours de ce procès les conditions d’incarcération. Mais elle coupe court : « C’est un autre débat. On parle de vous cinq ici pendant ces trois semaines », précise-t-elle à Antonio Freitas et aux quatre autres accusés. »

 

Au mois de décembre 2008, Rue89 avait parlé de ce film et des prisons.

Ceux qui s’intéressent à ce sujet liront aussi cet article avec profit.

En voici l’introduction :

 

« De l’Enfermement au Bannissement…
Les empêchements à la réintégration
24 janvier 2007

(Mise à jour septembre 2007)

 
Thierry Chatbi s’est suicidé en mars 2006 ; il avait été libéré fin 2005, après avoir cumulé 25 ans de prison.

 » L’aube s’étire, plus lascive, plus molle. La brume, le ciel plombé sont déchirés, balafrés par le faisceau blafard du balai incessant, soutenu, inquisiteur, du mirador. L’obscurité est mise à nu, à jour en coupes sombres. C’est big brother… Même la nuit leur appartient ! Les oiseaux se sont tus, l’humidité saisie, ralentie, endolorie, la bête est engourdie…
C’est l’automne. «  Thierry Chatbi »

 

Signalons encore sur cette question la parution ce mois-ci d’un essai sur Thierry Chatbi.

 

Notons enfin qu’en début d’après-midi, Ouest-France a remonté en une son article d’hier sur l’affaire Algret, comme ceux du jour un peu plus tard.

 

Précédent rapport :

Affaire Algret: les témoins se succèdent à la barre

c-19-1019723

L’idiot du village le 17/10/2009 à 13:49

Une question: vu que tu n’écris que sur cette affaire, tu serais pas du genre obsessionnel?

c-15-2650083-1322654589 Cyp’ le 18/10/2009 à 14:03

@ les RG :

traiter quelqu’un publiquement de pédophile, comme le fait jexiste ici-même, ce n’est pas passible de poursuites ?

c-15-1019708 Banana y croutons le 18/10/2009 à 14:22

@ RG(erbeux)

« traiter quelqu’un publiquement de pédophile, comme le fait jexiste ici-même, ce n’est pas passible de poursuites ?  » comme dit Cyp

Donc, chez les gerbeux, il y a deux poids deux mesures ?

Hé bé, mais on est pas dans la merde avec des anars pareils….

c-15-1019708 Banana y croutons le 18/10/2009 à 14:39

@ Hammer

tout est noté et les fils montrés à qui de « droit » hé hé hé , c’est le cas de le dire ;-)
salute à toi, Â Hammer !

c-15-1019696 Hammer le 18/10/2009 à 14:57

@Banana,
Bonjour Banana, merci, mais tu sais, je n’ai vraiment pas la tete a rire. Je me sens sali, oui, voila le mot, par ces perfides accusations qui mettent en questions ma droiture, moi qui n’ai jamais fornique, selon les engagements pris devant monsieur le cure il y a des lustres, Toute une vie d’honneur et de droiture avilie sur le net, je sens que je vais en parler a monisuer l’eveque, que ces gens la soient excommunies. A dimanche Banana, si tu souhaites prier avec nous, je suis bedot a la chapelle de Saint-Sulpice.

c-15-1019708 Banana y croutons le 18/10/2009 à 15:07

@ Hammer

j’ai toujours cherché à savoir ce qu’il y avait sous le saugrenu vocable de bedot. Aussi accours-je du plus vite que je puis ;-)
Taxi ! à Saint Sulpice, et fissa, ah ah ah !

c-15-1019696 Hammer le 18/10/2009 à 15:39

Bedeau, Banana, excuse l’orthographe, la bataille faisant rage j’en perds mes moyens…

c-15-1019708 Banana y croutons le 18/10/2009 à 15:47

Alors, va pour « bedeau », Hammer, et haut les coeurs, chaud devant !


Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

Sondage

Aimez-vous ce blog ?

Chargement ... Chargement ...

Calendrier

décembre 2019
L Ma Me J V S D
« nov    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

Visiteurs en ligne

Il y a 6 visiteurs en ligne

Nombre total de visites

Messagerie

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter


#PatinoireHabbo |
Linounaty |
Cybersecuriter |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Peoplenews
| Lebilletdeleticia
| Spcialstarspcialscoopsurtou...