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Le juge brestois Raymond André a-t-il été assassiné ?

Quand on constate que les deux juges d’instruction de Brest dont les fautes de procédure ont finalement entraîné en 2015 l’annulation de toute la procédure ouverte sur les deux plaintes avec constitution de partie civile d’août et décembre 2011 de la criminelle Josette Brenterch contre mon ancien hébergeur de blog OverBlog et moi-même sont aujourd’hui décédés, la question de leur assassinat s’impose.

La première, Mathilde Boissy, est décédée à l’âge de 31 ans des suites d’un sarcome, un type de cancer pouvant notamment être provoqué par irradiation ou exposition à certains toxiques, et donc, induit volontairement par des personnes mal intentionnées, des assassins.

Le second est décédé vraisemblablement le week-end dernier à l’âge de 59 ans d’une « maladie foudroyante ».

Je n’en sais pas plus pour l’instant, sinon que mes harceleurs étaient tous au courant dès lundi matin à la première heure, comme je l’ai montré dans mon précédent article, et que de nombreux toxiques sont susceptibles de provoquer des pathologies aiguës évoluant très rapidement vers le décès de l’intoxiqué.

Je rappelle ici avoir moi-même été victime d’un empoisonnement criminel au printemps 2002.

Par ailleurs, en tout ce qui me concerne, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest n’admet pas l’échec et en veut à mort à tous ceux qu’elle estime en être responsables, sans jamais se remettre en cause elle-même.

Elle est donc parfaitement capable d’avoir fait assassiner ces deux juges d’instruction que son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi a effectivement désignés dans certains écrits publics comme responsables du ratage de sa procédure à mon encontre.

Dans la mesure où ces deux juges étaient aussi de ses complices dans ses entreprises criminelles contre diverses personnes dont moi-même, elle ou d’autres de ses complices pourraient également avoir voulu prévenir toute trahison en les faisant assassiner, sachant que les fautes de procédure qu’ils avaient commises pour leur complaire en faisaient des maillons faibles de leur chaîne criminelle.

Quoi qu’il en soit, après avoir été assez choquée par l’annonce de ce décès, j’en ai été furieuse – j’aurais voulu voir ce magistrat-là croupir au fond d’une geôle jusqu’à la fin de ses jours – mais pense en définitive que cette disparition était la condition sine qua non pour que les Brestois aient une chance de voir leur justice s’améliorer.

Ci-dessous trois nouveaux articles de presse édifiants sur l’affaire Clarisse et Erwan.

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20061108&article=13105288&type=ar

Clarisse et Erwan. Des accusés impassibles

 

Publié le 08 novembre 2006
Début, à huis clos, du procès des accusés dans l'affaire des meurtres de...

Début, à huis clos, du procès des accusés dans l’affaire des meurtres de Clarisse et Erwan, assassinés à Brest dans la nuit du 19 au 20 août 2003. « La vérité nous fait peur, mais on veut la connaître », ont déclaré les mères des deux victimes. (Photo François Destoc)

 

Qui pourrait donc faire parler Saïd Abdellaoui, Gérôme B. , Stéphane et Eric Planchet ? Trois ans après la disparition de Clarisse et Erwan, même la douleur des familles n’est pas parvenue à ébranler les quatre accusés. Il reste quatorze jours, dans ce procès qui s’est ouvert hier, à Nantes, pour tenter d’arracher la vérité sur le double meurtre commis à Brest, en août 2003.

 

Ils sont là, tous les quatre, dans le box des accusés. A gauche, Saïd Abdellaoui, méconnaissable avec ses lunettes rondes, son visage bouffi et ses cheveux courts. Stéphane Planchet, livide, le visage creusé, observe la salle. Son frère Eric, visage rond, cheveux ras, n’en finit pas de soupirer. A droite, Gérôme B., amaigri, visage anguleux, crâne rasé, regarde fixement devant lui. Il a eu 20 ans, le 4 novembre. Il y a quatre jours. Il sait qu’il risque, comme les trois autres accusés, la réclusion criminelle à perpétuité.

Huis clos

Il est 9 h 45. Le procès des quatre principaux mis en cause dans la disparition de Clarisse Lignez, 32 ans, et Erwan Duramé, 29 ans, débute par un long et lourd silence. L’ambiance est extrêmement tendue. Au bas du box des accusés, deux policiers d’élite du GIPN en civil, oreillette en place, gilet pare-balles sur le dos, sont sur le qui-vive. Dans la salle des pas perdus, une dizaine de leurs collègues dans leur carapace noire, pistolet mitrailleur en bandoulière pour certains, complètent le dispositif hors norme prévu pour ce procès.Neuf jurés – six femmes et trois hommes -, et leurs cinq suppléants, ont pris place aux côtés du président André Lourdel et de ses deux juges assesseurs. Le huis clos est prononcé. Les débats ne seront pas publics. Gérôme B. était mineur au moment des faits.

Le « courage » de Gérôme B.

Que vont déclarer les quatre accusés, à l’issue de la lecture des faits qui leur sont reprochés ? On le sait déjà. L’avocat de Gérôme B. – M e Labat – a déclaré un peu plus tôt, devant les caméras, que son client répéterait qu’il n’avait « jamais participé au meurtre » du jeune couple. « Il a simplement fait le guet et il reconnaît aussi avoir porté atteinte à l’intégrité des cadavres. Il a eu le courage de venir aujourd’hui (*). Nous espérons que les autres vont enfin dire la vérité ». Les autres tiendront sensiblement le même discours.

Douleur des parents larmes des jurés

Pour les familles de Clarisse et Erwan, la situation est intenable. A la première pause, les deux mamans, le regard absent, s’effondrent devant les journalistes. « Nous n’avons même pas pu embrasser nos enfants. Ils ont mis leur corps dans un tel état qu’on ne nous a pas permis de les voir une dernière fois… Pourquoi eux ? Que leur est-il vraiment arrivé ? La vérité nous fait peur, mais on veut la connaître. On ne vit plus. » L’après-midi, les familles et les proches de Clarisse et Erwan ont commencé à raconter comment ils avaient vécu la disparition de leurs enfants, quelques jours avant que leurs cadavres ne soient retrouvés, carbonisés et mutilés, au fond d’un étang en Vendée. Pendant le récit de ces premiers faits, face à la douleur nue des familles, des jurés ont pleuré. Les quatre accusés, eux, sont restés impassibles. * Il comparaît libre (notre édition de lundi).

 

https://brest.maville.com/actu/actudet_–c-est-une-crapule-c-est-lui-qui-les-a-tues-_6-605283_actu.Htm

logo Ouest-France Jeudi 27 mars 2008 00:00

« C’est une crapule, c’est lui qui les a tués »

Vif accrochage entre deux accusés, à Rennes. On y juge en appel les trois meurtriers de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, un jeune couple brestois.

 

« C’est une crapule ! Il a tué deux personnes. » À peine commencée l’audience, hier matin, Stéphane Planchet laisse éclater sa colère contre Saïd Abdellaoui. Doigt accusateur vers son compagnon de banc, Stéphane Planchet, poursuit : « Moi, j’ai pas de sang sur les mains ! J’ai pris perpétuité pour des meurtres que j’ai pas commis ! »

On n’en est qu’à l’examen des personnalités et, déjà, deux des accusés laissent transparaître leur défense. Ce n’est pas moi, c’est l’autre. Car Saïd Abdellaoui n’est pas en reste à l’encontre de Stéphane Planchet, qui l’aurait fait agresser par des copains.

Le mythomane et le naïf

Saïd Abdellaoui, 27 ans, a, lui aussi, été condamné à la perpétuité, en première instance. Hier, il est apparu, au gré des témoignages, comme un « affabulateur », « un mythomane ». Il se fait passer pour un ancien légionnaire, pour un Colombien (il est né au Maroc) ou un étudiant en droit.

Celles qui ont vécu avec lui parlent d’un homme « très jaloux », capable d’une « extrême violence ». Vivant d’expédients, il a une passion pour les voitures. L’une des motivations de l’agression de Clarisse et Erwan, à leur domicile à Brest, en août 2003, était le vol de leurs voitures.

Stéphane Planchet, 35 ans, habitait près de la maison du jeune couple brestois. Il a été décrit comme violent et « manipulateur » par son ex-concubine, mère de leur fille. « Il avait besoin, il me prenait. Il n’avait plus besoin, il me jetait. » D’autres le disent « naïf », « influençable », et « fasciné », par Abdellaoui. Stéphane Planchet a longuement évoqué son enfance de « pauvre », en Vendée. Département où résident ses parents, à Champ-Saint-Père, là où ont été mutilés et brûlés les corps de Clarisse et Erwan. Un père aux mille métiers, très violent, et une mère « obligée de se prostituer » pour nourrir ses quatre fils.

« Plein d’idées », mais ne gardant pas longtemps un emploi, Stéphane Planchet a tenté de créer « une entreprise d’entretien des tombes », macabre résonance pour les familles des victimes ; « un salon de massage pour homosexuels » ; une société « pour chercher de l’or en Afrique ».

Un mineur à la dérive

Troisième accusé : Gérôme B., 21 ans. Au moment des faits, il avait 16 ans et 9 mois. Peu bavard, il aligne difficilement deux phrases de suite… Enfance chaotique : il a trois ans quand ses parents se séparent. Il reste avec sa mère, à Lorient. Alcoolique, elle perd sa garde. Placements en foyers. « Spirale de fugues », de délits. Arrivé à Brest, il semblait avoir trouvé sa voie comme apprenti carreleur. Mais, le 5 août 2003, il quittait son emploi.

Le 19, Clarisse et Erwan étaient tués d’une balle de carabine 22 LR. Probablement chez eux, à Brest. On retrouvera leur corps dans un lac de Vendée.

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

https://larochesuryon.maville.com/actu/actudet_-clarisse-et-erwan-deux-peines-a-la-baisse-_15-614396_actu.Htm

logo Ouest-France Samedi 12 avril 2008 00:00

Clarisse et Erwan : deux peines à la baisse

Gérôme B. écope de 20 ans de prison au lieu de 30 ans. Peine aussi revue à la baisse pour Stéphane Planchet, mais confirmée pour Saïd Abdellaoui.

 

Depuis le 26 mars, Saïd Abdellaoui, Stéphane Planchet et Gérôme B. étaient rejugés par la cour dappel dassises, à Rennes. Rappel des faits : le soir du 19 août 2003, Clarisse et Erwan ont été agressés dans leur maison de Brest. Tous deux ont été exécutés dune balle dans la tête. Leurs corps mutilés et brûlés seront retrouvés quelques jours après, dans le lac de Saint-Vincent-sur-Graon, proche du domicile des parents de Stéphane Planchet. Au terme de quatre heures de délibéré, la cour d’assises d’appel, à Rennes, a déclaré coupables les trois accusés poursuivis pour la séquestration et la mort de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, en août 2003. Saïd Abdellaoui est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec 22 ans incompressibles. Peine identique à la première condamnation. En revanche, les peines sont revues à la baisse pour Stéphane Planchet, condamné à 30 ans dont 20 ans incompressibles. Une diminution symbolique par rapport à sa première condamnation à la perpétuité avec 20 ans de sûreté.Mais la peine de 20 ans, infligée à Gérôme B., a provoqué indignation, incompréhension et colère silencieuse des familles de Clarisse et Erwan. À Nantes, il n’avait pas eu le bénéfice de l’excuse de minorité et avait été condamné à 30 ans.

Propos incroyables

Avant que la cour et les jurés ne délibèrent, les trois accusés avaient eu la parole en dernier, vendredi matin. Laconique, Saïd Abdellaoui lâche : « J’ai dit ce que j’avais à dire. Maintenant, j’ai tout dit. »

Pâle, Gérôme B. s’adresse à la cour : « Je regrette terriblement ce que j’ai fait. Ce que je vous demande, c’est de me condamner uniquement pour ce que j’ai fait en Vendée, pas pour la folie meurtrière d’Abdellaoui. Je ne demande pas à être excusé par qui que ce soit, encore moins par les familles. »

Puis, au père d’Erwan Duramé : « Quand je pense à mon fils, c’est pas au chien que je pense. » Gérôme B. est père d’un enfant, conçu lors de sa remise en liberté en août 2005, avant le premier procès. Cet enfant porte le même prénom que le chien de Clarisse et Erwan… Indignation sur le banc des familles.

L’indignation va être encore plus forte avec les incroyables propos de Stéphane Planchet. « En août 2003, j’ai fait le choix de faire souffrir les familles des victimes et ma fille. J’ai commis des actes monstrueux et je veux être uniquement jugé sur ce que j’ai fait. » Et puis, il dérape : « Je demande justice pour ma fille ! Depuis cinq ans, on la fait vivre dans le mensonge et ça, tout le monde s’en moque. Je ne comprends pas qu’on puisse utiliser ma fille et que ces gens-là ne soient pas condamnés. Elle est où la justice ? »

« Un môme »

Durant ce procès, la défense est peu intervenue, misant tout sur les plaidoiries. Premier à intervenir, Me Thibaut avait tenté de convaincre la cour que « Saïd Abdellaoui ne mérite pas la peine maximale ». Parce que son client, qui « veut faire la paix avec tout le monde », « a choisi de dire la vérité ». Sa vérité, inspirée par sa récente conversion à l’islam, consiste à accuser Gérôme B. et Planchet d’avoir exécuté Clarisse et Erwan. « Mais Abdellaoui a précisé que tout était prévu dès le départ », objecte l’avocat. Sa plaidoirie se concentre sur les éléments accablant les deux autres. Cette pratique peu élégante lui vaudra un sévère tacle du défenseur de Gérôme B., Me Petit.

Ce dernier avait demandé que la cour et les jurés aient « un regard bienveillant sur celui que l’on appelle toujours le mineur, mais qui était un gosse de 16 ans », en août 2003. Un « enfant » dont l’éducation a été « une véritable catastrophe du début à la fin ». Un « môme » soumis à « l’ascendant » d’Abdellaoui. Rappelant la première condamnation aux assises, à Nantes, à 30 ans de réclusion, Me Petit conclut : « Au regard de son âge, de ce qu’il a vécu, je ne comprends pas qu’il n’ait pas bénéficié de l’excuse de minorité. Il faut de l’espoir, car c’est un môme ! »

Dernier à plaider, Me Cabioch avait fait valoir que « rien dans le dossier » ne permet d’impliquer Stéphane Planchet dans la séquestration et la mort de Clarisse et Erwan. Il conteste le « projet » version Abdellaoui : « Si on décide froidement, quinze jours avant, de donner la mort, on y va tous ensemble. Si c’était le cas, Abdellaoui et Gérôme B. auraient demandé à Stéphane Planchet de venir, pour mouiller tout le monde. »

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

Décès brutal du juge Raymond André à Brest

L’annonce en a été faite par un unique article du Télégramme publié sur Internet lundi à 16h22 et sur papier hier (copie ci-dessous).

Son auteur n’est pas vraiment journaliste, c’est juste une plume au service de la mafia locale, comme il en avait bien fait la démonstration avec son torchon du 10 avril 2013 me concernant : il ne s’agissait en rien d’un compte rendu d’audience honnête, mais d’un papier rédigé sur commande de mes harceleurs et calomniateurs, à savoir, les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest autant que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et ses complices « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lesquels avaient entrepris de me faire condamner très lourdement pour avoir publié quelques droits de réponse à la suite de leurs campagnes de calomnies publiques à mon encontre, véritablement démentielles.

Cette fois-ci, le journaleux sans scrupules a beau passer la brosse à reluire sur le costard du disparu, il y reste suffisamment de pellicules pour refaire le film.

« Grand amateur de littérature, incollable sur les westerns hollywoodiens et les films des années 50, » nous dit-il, l’individu « possédait une incroyable collection de livres et de films où la figure tutélaire de Marilyn Monroe lui servait de guide. »

Un brin machiste, le juge André ? Sexiste, peut-être ? Nooon, ce n’est pas possible… vu le nombre de magistrates brestoises à s’être compromises sous ses ordres, je dois me faire des idées…

Grand gamin, alors. Hors du tribunal, il passe son temps à se faire plaisir avec les histoires d’un Far West sauvage peuplé d’Indiens et de cowboys tous assoiffés de sang et de vengeances en tous sens : sans foi ni lois, ils se font « justice » eux-mêmes. Voilà ses héros, ses idoles, ses modèles… Brillante idée de ses fonctions au tribunal ! Au diable, les lois de la République !

Cet « homme habile et économe en mots » est donc devenu magistrat pour assouvir une vengeance à Brest, dans le Finistère, Far West sauvage du vieux continent.

Laquelle ?

C’est toute la question.

Ceux qui le connaissent le disent, pour le moins, « terne », voire « incompétent », « trop intéressé par les filles »; nombre sont ceux, surtout parmi les avocats, qui se plaignent de tous les dégâts dont il a été l’auteur dans la juridiction brestoise durant toutes les années où il y a sévi, soit tout près de trente ans, puisqu’il y a exercé presque sans discontinuer de 1989 jusqu’à très récemment, après avoir été commissaire de police.

Aurait-il, à l’instar de sa complice la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest avec tous ses amis politiciens, recherché à travers ses fonctions ou son poste de magistrat au Tribunal de Grande Instance de Brest le pouvoir nécessaire pour être en mesure de se venger de toutes ses insuffisances et frustrations personnelles sur des individus bien plus brillants ou séduisants que lui ?

L’hypothèse prend corps quand on le voit s’acharner des années durant sur toute une famille d’ingénieurs – la mienne – jusqu’à l’avoir totalement détruite.

Juge d’instruction à compter de son arrivée à Brest en 1989, doyen des juges d’instruction de Brest, vice-président chargé de l’instruction du Tribunal de Grande Instance de Brest à compter du 8 juillet 2003, il avait été déchargé des fonctions de l’instruction et chargé des fonctions de juge des enfants le 20 juillet 2012.

Sa collègue la juge d’instruction Mathilde Boissy, décédée prématurément à l’âge de 31 ans au mois d’octobre 2015, avait rendu le 16 juillet 2012 un avis de fin de l’information judiciaire dont elle avait été saisie sur plaintes toutes nulles ou irrecevables de Josette Brenterch contre mon hébergeur de blog OverBlog et moi-même.

Steven Le Roy a curieusement choisi de taire cette évolution de carrière et de citer plutôt l’ouverture des informations judiciaires dans l’affaire Clarisse et Erwan et dans celle de Jean-Jacques Le Page… pourtant l’une et l’autre exemplaires de tous les naufrages dont le juge André est le premier responsable…

Ayant déjà plusieurs fois évoqué la seconde de ces affaires, je vous propose de découvrir la première à travers tous les articles de presse copiés ci-dessous.

Il s’agit d’un double assassinat survenu dans la nuit du 19 au 20 août 2003, le juge André venant tout juste d’être nommé vice-président chargé de l’instruction.

A bien des égards, cette affaire ressemble à celle de l’assassinat de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret, survenu près de deux ans et demi plus tard, au mois de décembre 2005 : sous prétexte de cambriolages précédés de repérages, ces trois personnes ont été agressées chez elles, dans le Finistère, puis enlevées, séquestrées, torturées et tuées; leurs corps ont été retrouvés très loin de leurs domiciles, près de La Roche-sur-Yon pour les deux premières et près de Nantes pour la troisième.

Je rappelle ici avoir été victime d’un empoisonnement criminel au printemps 2002 alors même que le juge André avait été saisi de mes plaintes contre des proxénètes locaux. Le CHU de Brest ayant toujours catégoriquement refusé de me communiquer les résultats des analyses toxicologiques réalisées alors à mon admission à l’hôpital, j’avais naturellement cherché par divers autres moyens à identifier le ou les produits utilisés par mes empoisonneurs. A cet effet, je m’étais notamment rapprochée d’un laboratoire d’analyses de la faculté des sciences de Brest. Or, une des deux premières victimes, Erwan Duramé, y était laborantin. De plus, lorsqu’il a été assassiné, au mois d’août 2003, je venais tout juste de porter plainte pour l’empoisonnement. Et par la suite, plusieurs autres personnes plus ou moins liées à cette affaire d’empoisonnement criminel ont elles aussi disparu brutalement dans des conditions suspectes ou clairement criminelles mais jamais totalement élucidées. Existe-t-il un lien de cause à effet ? Peut-on encore le rechercher aujourd’hui ? Le juge Raymond André a-t-il emporté tous ses secrets dans l’au-delà ? Mystère.

En tous les cas, je n’ai jamais vu chez lui aucune humanité.

Il jouissait des souffrances qu’il infligeait à ses victimes et n’a jamais respecté aucune douleur.

Ceux qui le pleurent aujourd’hui et peuvent me lire doivent le savoir.

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/brest-tribunal-disparition-brutale-du-juge-raymond-andre-11-02-2019-12206760.php

Brest. Tribunal : disparition brutale du juge Raymond André

Publié le 11 février 2019 à 16h22
Figure du palais, le juge Raymond André était réputé pour sa grande humanité.
Figure du palais, le juge Raymond André était réputé pour sa grande humanité. (Le Télégramme/Steven Le Roy)

 

Le juge Raymond André, vice-président au tribunal de grande instance de Brest, est décédé, à l’âge de 59 ans, d’une maladie foudroyante. Figure du palais où il est entré en 1989, cet homme habile et économe en mots a conduit toute sa carrière à Brest, où un bref passage à la cour d’appel de Rennes entre 1999 et 2001 fait office d’unique escapade.

 

Évoluant à diverses fonctions du siège, c’est pourtant en qualité de magistrat instructeur, puis de doyen des juges d’instruction que Raymond André a mené la plus grande partie de son magistère. Il avait ouvert les informations dans l’affaire Clarisse et Erwan, comme dans celle de Jean-Jacques Le Page.

Grande qualité d’écoute

Jeune juge, après un bref passage dans la Police nationale au début de sa vie professionnelle, il est aussi le premier à avoir entendu Francis Heaulme après le meurtre d’Aline Pères, sur une plage du Relecq-Kerhuon. Raymond André a, dans le même ordre d’idée, présidé de longues années nombre et nombre d’audiences correctionnelles, où sa qualité d’écoute tant pour le ministère public que pour les défenses d’avocats l’amenait régulièrement à prononcer des peines toujours mâtinées d’humanisme et d’humanité.

Collectionneur de livres et de films

Le juge André n’était pas simplement un homme de robe. Arpentant inlassablement les rues de Brest, ville qu’il aimait par-dessus tout, il aimait chiner et fouiller tout ce que bouquinistes et libraires pouvaient mettre à disposition. Grand amateur de littérature, incollable sur les westerns hollywoodiens et les films des années 50, il possédait une incroyable collection de livres et de films où la figure tutélaire de Marilyn Monroe lui servait de guide.

Il nourrissait aussi une solide affection pour le Stade brestois dont il suivait les résultats qu’il commentait avec délice, le regard plissé et le sourire aux lèvres quand les zefs avaient gagné.

Le juge André était marié et père d’un fils, à qui Le Télégramme présente ses sincères condoléances. Ses obsèques seront célébrées le samedi 16 février, à 16 h 30, à la salle de cérémonies du Vern, 345 zone artisanale du Vern, à Brest.

 

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20010901&article=3209804&type=ar

Trois nouveaux magistrats installés sur fond de délinquance des mineurs

Publié le 01 septembre 2001
 
Photo Juges 2001

 

La rentrée judiciaire approche à grands pas. Alors que les audiences correctionnelles reprendront dès le début de semaine prochaine, le tribunal de grande instance (TGI) de Brest a procédé hier à l’installation de trois nouveaux magistrats, deux juges d’instruction et une substitut du procureur de la République.

 

S’il est vrai que Raymond André et Bernard Simier, juges d’instruction, ont déjà fourbi leurs armes dans la cité du Ponant, pour Isabelle Johanny, substitut du procureur, il s’agit en revanche d’une grande première (lire par ailleurs). Quoi qu’il en soit, le procureur François Nicot s’est félicité de ces arrivées, notamment auprès du parquet. «C’est la fin d’une longue vacance au ministère public, où heureusement nous avions des magistrats placés de grande qualité. Mais l’intérêt de nommer un titulaire attribue un gage de stabilité et d’efficacité dans le travail. J’estime que le temps est absolument essentiel à la bonne connaissance du terrain».

Une réponse systématique

François Nicot a par ailleurs confirmé que Melle Isabelle Johanny occuperait spécialement la place de procureur auprès du tribunal des mineurs «une mission délicate mais tout à fait essentielle car la politique pénale menée auprès des mineurs est une priorité où nous nous efforçons de traiter les dossiers en temps réel et en apportant une réponse judiciaire systématique. Dans ce domaine, il n’existe pas de dossiers classés sans suite». Et le procureur d’insister : «La diminution de cette délinquance sur les six premiers mois de l’année, à Brest, est tout à fait positive. Mais de nombreux efforts restent à faire, notamment grâce à la future police de proximité». Une philosophie que n’a pas contredite le président Bertrand Louvel dans son allocution de bienvenue. «L’exception brestoise en matière de délinquance des mineurs est en voie de résorption. Aujourd’hui, ce chiffre est comparable à celui des autres agglomérations de la même importance».

Deux vice-présidents attendus

Voici pourquoi, sans doute, le TGI de Brest a récemment obtenu la création d’une nouvelle vice-présidence auprès du tribunal des enfants. Pour l’instant, ce poste n’est pas pourvu, tout comme celui de vice-président juge des libertés, estimé pourtant dans le discours des magistrats comme «une fonction se révélant de plus en plus prenante». Le président Louvel garde toutefois bon espoir pour que ces lacunes soient comblées dans «les six mois à venir». En tout état de cause, avant la fin des travaux destinés à la rénovation du palais de justice, convenue à la prochaine rentrée.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000574953&categorieLien=id

JORF n°18 du 22 janvier 1999 page 1194

Décret du 20 janvier 1999 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB9810450D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 20 janvier 1999, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Rennes

Vice-présidents :

Mme Marie-Isabelle Le Roux, épouse Le Potier, juge audit tribunal, chargée du service du tribunal d’instance de Rennes, en remplacement de Mme Morel-Tivan, nommée conseillère à la cour d’appel de Rennes ;

M. Pierre Calloch, juge audit tribunal, en remplacement de M. Angibaud, nommé conseiller à la cour d’appel de Caen.

Juges :

Sur sa demande, Mme Agnès Allex, épouse Baehr, juge au tribunal de grande instance de Dinan, en remplacement de M. Calloch ;

Mlle Marthe Moreau, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Rennes, en remplacement de M. Le Donge L’Henoret ;

Juge chargée du service du tribunal d’instance de Rennes : Mlle Géraldine Berhault, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Rennes, en remplacement de Mme Le Potier.

Juges d’instruction, sur leur demande :

M. Raymond André, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Brest, en remplacement de Mme Angibaud ;

M. Patrice Sotero, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Poitiers, en remplacement de M. Lemoine.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000588675&categorieLien=id

JORF n°77 du 31 mars 2001 page 5082

Décret du 29 mars 2001 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB0110119D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 29 mars 2001, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature :

Sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Substitute du procureur de la République, à compter du 20 juillet 2001 : Mlle Isabelle Johanny, substitute du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Blois.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000406596

JORF n°179 du 4 août 2001 page 12662

Décret du 31 juillet 2001 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB0110301D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 31 juillet 2001, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature :

Sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Juges d’instruction :

M. Raymond André, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Rennes ;

M. Bernard Simier, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Bernay.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000229723

JORF n°157 du 9 juillet 2003 page 11634
texte n° 77

Décret du 8 juillet 2003 portant nomination (magistrature)

NOR: JUSB0310313D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 8 juillet 2003, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Vice-président chargé de l’instruction : M. Raymond Andre, juge d’instruction audit tribunal.
Vice-présidente chargée du service du tribunal d’instance de Brest : Mme Pierrette Codina, épouse Handel, juge au tribunal de grande instance de Quimper chargée du service du tribunal d’instance de Châteaulin.
Vice-procureur de la République : M. Jean-Yves Kerboeuf, substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rennes.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026218624

JORF n°0170 du 24 juillet 2012
texte n° 24

Décret du 20 juillet 2012 portant nomination (magistrature)

NOR: JUSB1226068D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 20 juillet 2012, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de ses séances du 29 mai 2012 et du 31 mai 2012, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest
M. Raymond ANDRE, vice-président, est déchargé des fonctions de l’instruction et chargé des fonctions de juge des enfants.
Vice-président chargé de l’instruction :
M. Serge DURAND, vice-président chargé de l’instruction au tribunal de première instance de Nouméa.
Vice-président chargé du service du tribunal d’instance de Morlaix :
M. Eric DURAFFOUR, juge au tribunal de première instance de Nouméa chargé du service de la section détachée de Lifou.
Mme Anne-Cécile ANDRE, juge, est déchargée du service du tribunal d’instance de Morlaix et chargée du service du tribunal d’instance de Brest.
Substitute du procureur de la République :
Mme Gwenaëlle THOUROUDE, épouse SCHULZ, substitute placée auprès du procureur général près la cour d’appel de Rennes.

 

 

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Un couple assassiné lors d’une équipée sauvage

 

>Faits divers|Rodolphe Landais| 26 août 2003, 0h00 |0

 

Le Champ-Saint-Père (Vendée)

 

C’EST DANS un étang, situé près d’une ferme isolée du Champ-Saint-Père, à une vingtaine de kilomètres au sud de La Roche-sur-Yon (Vendée), que les policiers du SRPJ de Rennes ont découvert dimanche les restes de Clarisse Lignez et d’Erwan Duramé, 31 ans, découpés, partiellement calcinés et jetés dans des sacs poubelle lestés de parpaings.

Les enquêteurs ont établi que les victimes auraient été assassinées dans leur maison à Brest (Finistère), dans la nuit de mardi à mercredi dernier, par six hommes âgés de 17 à 31 ans, dont quatre frères : Stéphane, Eric, Ludovic et Tony Planchet. Ensuite, les meurtriers auraient transporté en voiture les cadavres jusqu’en Vendée. Leur mobile semble être le vol de deux puissantes voitures et de deux cartes de crédit.

Pour les policiers, l’affaire avait commencé vendredi par un banal signalement. «Les parents de Clarisse et d’Erwan étaient inquiets, raconte un enquêteur. Clarisse, qui était visiteuse médicale, avait manqué un séminaire sans raison. Leur maison était vide, elle semblait avoir été visitée. De plus, le chien était là, alors que le couple ne s’en séparait jamais.» Quelques heures seulement après le signalement de cette disparition, une patrouille retrouve la trace du 4 x 4 Toyota d’Erwan, laborantin à l’université de Brest, piloté par deux jeunes. Images vidéo de banque à l’appui, les enquêteurs comprennent très vite que ces deux suspects ont également utilisé la carte bleue de Clarisse pour retirer un total de 870 .

Trahis par le téléphone portable de l’une des victimes

« A ce stade, on récupère le nom des complices, on en arrête deux autres, mais personne ne parle encore de crime », précise un policier.

Les derniers suspects encore en fuite seront trahis par le téléphone portable d’Erwan qu’ils utilisent plusieurs fois, alors qu’ils se trouvent à La Roche-sur-Yon, puis à Champ-Saint-Père, un petit village de 1 400 habitants. Tard vendredi soir, les policiers parviennent à localiser avec une grande précision le dernier appel qui a été passé du lieudit la Poterie-Neuve, un hameau isolé en bordure du village de Champ-Saint-Père.

Samedi matin, le GIPN passe à l’action, interpelle les deux derniers suspects et retrouve immédiatement la deuxième voiture du couple, une Audi TT.

Finalement, le lendemain dimanche, ils finiront par faire la macabre découverte dans un étang, tout près de la ferme de la famille Planchet.

« Jeudi, l’un des gars a fait du feu, raconte le voisin le plus proche. Je lui ai dit que ce n’était pas prudent d’en faire si près d’une maison. Il a tout de suite arrêté. Il est venu me serrer la main. Evidemment j’étais trop loin pour voir ce qu’il brûlait. »

Pour l’instant sur les six prévenus, un seul a été mis hors de cause pour les meurtres, les cinq autres se renvoient les responsabilités, et les enquêteurs tardent à établir la chronologie exacte de cette équipée sauvage.

« Sans qu’on ait encore de certitude, il semble que le groupe ait d’abord voulu voler l’une des voitures. Il se sera sans doute fait surprendre. A partir de là, les choses ont probablement dégénéré. Les quatre frères n’avaient plus qu’une solution : fuir dans la ferme familiale pour tenter d’y dissimuler les corps », résumait hier un enquêteur.

Cinq membres de la bande ont été mis en examen et écroués, le sixième a été placé sous contrôle judiciaire.

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20051003&article=10786208&type=ar

Clarisse et Erwan. La terrible énigme

Publié le 03 octobre 2005
Dans la nuit du 19 au 20 août 2003, un jeune couple de Brestois disparaissait...
Dans la nuit du 19 au 20 août 2003, un jeune couple de Brestois disparaissait de son domicile. Leurs corps calcinés étaient retrouvés quatre jours plus tard, dans un plan d’eau, en Vendée. Le fait divers a horrifié Brest. Un mois après les faits, 1.500 personnes défilaient en silence dans les rues de la ville (Photo d’archives Hervé Chambonnière).

 

Un meurtrier présumé libéré, un juge d’instruction dessaisi et, deux ans après les faits, toujours aucune vérité sur «le double meurtre de Brest».

 

Un meurtrier présumé libéré, un juge d’instruction dessaisi et, deux ans après les faits, toujours aucune vérité sur « le double meurtre de Brest». Pourquoi l’instruction s’est-elle enlisée ? Quelles sont les parts d’ombre de ce dossier que tout le monde connaît désormais sous le nom de «Clarisse et Erwan» ?Dimanche 24 août 2003. La police retrouve les corps sans vie de Clarisse et Erwan, un couple brestois disparu quatre jours plus tôt. Ils ont été assassinés. Leurs corps ont été brûlés, puis immergés. Ils avaient 32 et 30 ans. Le fait divers horrifie Brest. Le jeune couple aurait été surpris dans sa maison par des cambrioleurs qui convoitaient leurs voitures : une Audi TT et un Toyota Rav 4X4 (1). Trois hommes sont très rapidement interpellés.«En moins de 48 heures, l’affaire était bouclée», se rappelle un proche de la famille de Clarisse.

«A cet instant, nous avons senti qu’il y avait un relâchement général. Les policiers avaient les meurtriers présumés. C’était fini».

C’est du moins ce que tout le monde croyait.

Le plus jeune avait 16 ans

Les trois suspects sont jeunes et tous connus, à des degrés divers, des services de police. Le premier, Gérôme B., un Lorientais placé en foyer à Brest quelques mois plus tôt, a 16 ans. C’est un «caïd» d’1,70 m, au crâne rasé et au visage sans expression. Son compagnon, 1,83 m, filiforme, a 23 ans et se nomme Saïd Abdellaoui. Il a le look «bohême», mais l’individu, volontiers affabulateur (il se fait passer pour un Colombien dénommé Assoul), est également décrit comme «froid et dur». Et il peut être violent. Sa compagne l’aurait d’ailleurs quitté pour ce motif. Le troisième suspect s’appelle Stéphane Planchet. Ce Vendéen au visage émacié, âgé de 30 ans, père d’une fillette de cinq ans, dont il a la garde, s’est installé dans le Finistère en 1995, à Morlaix, puis à Brest. Divorcé, il vit de petits boulots et réside dans un logement HLM… à moins de 200 m du pavillon de Clarisse et Erwan. Dès le 24 août, les trois hommes sont mis en examen pour meurtre ayant facilité un délit, vol en réunion et atteinte à l’intégrité des cadavres. Ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

«Ils vont craquer»

L’affaire éclate pendant les vacances. Les policiers qui interrogent les suspects ne sont pas forcément les plus rompus à cet exercice, surtout face à des individus qui font preuve d’un aplomb déroutant. Pourtant, à cette époque, les enquêteurs ne doutent pas un instant que ces trois-là vont craquer, et tout raconter. Erreur. Le trio parle. Mais seulement pour se rejeter mutuellement la responsabilité des meurtres. Saïd désigne Stéphane, Gérôme incrimine Saïd. Et Stéphane assure qu’il n’a tué personne. Il affirme avoir agi sous la menace pour transporter, puis faire disparaître les corps, dans la propriété de ses parents, à Champ-Saint-Père, en Vendée. Que s’est-il passé dans la nuit du 19 au 20 août ? Les enquêteurs butent sur un vide de huit heures. Clarisse est rentrée vers 19 h et Erwan vers 21 h. Le trio était déjà là. On ne retrouve leur trace qu’à 5 h 25 du matin. L’heure à laquelle une caméra du CMB, situé à 300 m de là, saisit les visages de Saïd et Gérôme. On les voit retirer 870 € avec la carte d’Erwan. Après trois tentatives infructueuses, la carte de Clarisse a été avalée. La jeune femme avait-elle déjà été tuée ? Personne ne parle. Et rien ne fait craquer le trio. Pas même les suppliques des familles qui assistent aux reconstitutions. Ce mauvais scénario dure des mois. Les enquêteurs ne peuvent malheureusement s’appuyer sur aucun élément matériel déterminant. Les autopsies n’ont révélé qu’une chose : le couple a été abattu d’une balle de 22 Long Rifle dans la tête, tirée à bout portant. L’arme, subtilisée par Gérôme à son père, puis vendue à Saïd, n’a pas été retrouvée. L’examen du domicile du couple n’a rien donné. Pas de sang. Rien. Une tâche a bien été relevée dans le coffre de l’Audi. Du sang appartenant à Erwan. Et c’est tout. Quant au bornage des téléphones portables, pas assez précis, il ne démontre rien.

«D’indispensables vérifications» pas réalisées

En l’état du dossier, le risque, si aucune responsabilité n’est établie, c’est un acquittemment en Cour d’assises. Vingt mois ont déjà passé. Le parquet se décide enfin à requalifier les faits en «enlèvement, séquestration, actes de barbarie, suivis de mort». D’un point de vue juridique, il n’est plus besoin de savoir qui a donné la mort pour que les trois mis en cause risquent pour de bon la réclusion criminelle à perpétuité (2). Deux mois plus tard, coup de théâtre. Gérôme B. est remis en liberté. C’est la loi. La détention provisoire, pour un mineur, ne peut excéder deux années, tant que l’instruction n’est pas achevée. Deux ans, c’est aussi le délai légal au terme duquel le juge d’instruction doit justifier, à la chambre de l’instruction d’une Cour d’appel, la poursuite de l’enquête. Et là, face aux magistrats rennais, le bilan du juge André ne convainc pas. Fait rare, la Cour d’appel dessaisit le juge brestois. Et confie l’instruction au doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Nantes, Jacky Coulon. Le magistrat, réputé «redoutable», «méticuleux et intelligent», a officié comme substitut du procureur à Brest au début des années 90.

A Brest, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Me Labat, l’avocat de Gérôme, dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.«C’est un scandale ! Le juge André a bien fait son travail. On lui fait payer le fait que certains des mis en examen ne parlent pas ! Je ne vois pas en quoi la désignation d’un nouveau juge pourrait faire avancer l’enquête».

Pourtant, selon nos informations, la cour aurait estimé que «des vérifications indispensables» n’avaient pas été réalisées. Des manquements dénoncés en des termes «très vifs». Premier d’entre eux : l’absence d’expertise pour estimer le temps de crémation des corps. Celle-ci pourrait pourtant s’avérer capitale pour apprécier les différents horaires avancés par les mis en examen. Utile aussi pour savoir si les parents Planchet, qui n’ont pas été mis en examen, pouvaient ignorer qu’on brûlait des corps à moins de 100 mètres de chez eux.«S’ils avaient été mis en examen dès le départ, Stéphane et ses deux frères auraient parlé», soutient une source proche de l’enquête. Techniquement, c’était impossible pour le magistrat instructeur. Pas sans l’appui du parquet. Mais celui-ci n’est jamais venu.

«Papa a mis des piles dans le fusil»

Autre «raté» : un sous-vêtement féminin apparaît sur au moins deux clichés de l’identité judiciaire, pris en Vendée. Aucun PV n’en fait état. Appartient-il à la victime ? Si tel est le cas, il pourrait apporter de précieuses informations. On ne le saura jamais. Il n’a jamais été saisi. D’autres questions restent sans réponse : le corps de Clarisse pouvait-il être contenu dans une valise, comme l’a prétendu le trio ? Pourquoi, enfin, les domiciles des suspects et l’endroit où ils s’entraînaient au tir, dans des locaux désaffectés du port de commerce de Brest, n’ont-ils pas été passés au crible ? Le couple aurait pu y être emmené et exécuté. Concernant les faits, il y a plus troublant. Il y a quelques mois, la fille de Stéphane Planchet, qui a fait l’horrible voyage Brest-Champ Saint-Père dans la nuit du 19 au 20 août, a fait des «révélations». Comme Saïd Abdellaoui, elle affirme qu’Erwan était encore vivant à son arrivée en Vendée. Mais elle ajoute que c’est son père qui l’a tué. Elle l’a dit avec les mots d’une petite fille de sept ans :«Papa a mis des piles dans le fusil (…) Il a tué le monsieur dans la malle».

Elle désigne Gérôme comme étant le meurtrier de Clarisse. Ses propos, non vérifiables, peut-être orientés, ont néanmoins été jugés «crédibles» par deux experts. L’enfant a aussi affirmé que le corps d’Erwan avait été enterré avant d’être immergé. Sans aucune concertation, Saïd a dit la même chose, désignant même un trou qui a été retrouvé. Une analyse est en cours. Ces résultats, comme ceux d’autres investigations ultérieures, permettront peut-être de mesurer la crédibilité des uns et des autres. Un élément décisif dans un dossier où tout le monde dissimule la vérité et où tout ne semble plus reposer que sur les déclarations des mis en cause.

La crainte d’un troisième coup de théâtre

En détention provisoire, Saïd Abdellaoui a pris 10 kilos et aurait perdu son caractère «dur». Stéphane Planchet, décrit comme «froussard et fuyant», ne parle quasiment plus. Gérôme, qui est libre mais «sous contrôle judiciaire strict», continue de nier.«C’est le plus intelligent des trois. Il est dur. C’est quelqu’un de froid et sûr de lui», confie une source proche de l’enquête, impressionnée, comme d’autres, par son regard.

« Un regard qui fait peur.»

Et tout le monde redoute un troisième coup de théâtre. Et si Gérôme, qui sait que vingt années de réclusion pèsent au-dessus de sa tête, décidait de prendre la fuite ?

«Quelque chose de pire»

Quand les trois meurtriers présumés répondent aux questions, ce n’est qu’avec prudence. Ils n’expriment aucune émotion. Aucun remord. Cette indifférence a surpris tout le monde.«Ils ne pensent pas et ne réagissent pas comme des êtres normaux», rapportent plusieurs sources qui illustrent leurs propos par une terrible anecdote : une réponse faite à des policiers.

«Qu’avez-vous fait après avoir brûlé les corps ?» «Nous avons mangé une pizza». «Pris isolément, ils pourraient être inoffensifs. Ensemble, ils constituaient un mélange explosif. Ils ont dû s’entraîner mutuellement», avance une autre source. Saïd, Stéphane et Gérôme vont-ils enfin dire ce qui s’est réellement passé dans la nuit du 19 au 20 août 2004 ? Vont-ils mettre un terme à l’insoutenable attente des familles ? Le doute est permis. Les enquêteurs craignent que les trois meurtriers présumés aient «quelque chose de pire à cacher». Pire que le meurtre et la crémation de deux êtres humains.

(1) L’un des trois meurtriers présumés avait loué, à Brest, la veille du drame, deux boxes fermés. Il avait confié au propriétaire qu’il souhaitait notamment y garer «un gros 4X4»… (2) Agé de 16 ans à l’époque des faits, Gérôme bénéficie de «l’excuse de minorité» et ne risque donc que 20 ans de réclusion. Par une décision spécialement motivée, la Cour d’assises pourrait cependant le condamner, s’il est renvoyé devant elle, comme un majeur.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/dossiers/crim/clarisse-et-erwan-faits-et-procedure-01-11-2006-206517.php

Clarisse et Erwan. Faits et procédure

 

Publié le 01 novembre 2006 à 00h00 Modifié le 15 janvier 2009 à 16h50

 

Nuit du 19 au 20 août 2003

19 h. Clarisse Lignez, 32 ans, visiteuse médicale, rentre chez elle. Elle gare son 4X4 à côté de la maison qu’elle et son compagnon, Erwan Duramé, 29 ans, laborantin à la faculté de sciences, ont achetée quelques mois plus tôt . Il a fait très chaud dans la journée. La jeune femme prend une douche. C’est peut-être à cet instant, ou peu après, qu’une ou plusieurs personnes s’introduisent chez elle. Ces mêmes personnes avaient déjà inspecté la maison, plus tôt dans l’après-midi.
21 h. Erwan rentre à son tour, au volant de son Audi TT.
3 h 30. Une habitante qui réside à 250 m du domicile du jeune couple voit les deux voitures se garer devant le domicile de son voisin, Stéphane Planchet.
5 h 30. Deux individus retirent 870 EUR, en deux fois, avec la carte d’Erwan, à un distributeur situé à 300 m de la maison du couple. Une caméra vidéo filme la scène. La carte de Clarisse est avalée après trois tentatives infructueuses. Dans la foulée, les deux véhicules volés prennent la direction de la Vendée, au domicile des parents de Stéphane Planchet, à Champ-Saint-Père. (Photo archives Le Télégramme)

Vendredi 22 août
Très inquiète de la disparition du couple, la famille alerte la police. Plusieurs proches, qui passent la ville au peigne fin, repèrent le 4X4 de Clarisse, dans une rue du quartier Saint-Martin, à Brest. La police planque et interpelle, en fin de soirée, deux individus qui montent dans le véhicule. Il s’agit des deux individus filmés devant la banque.

Samedi 23 août
Stéphane Planchet est interpellé à Brest. La police pense alors que le couple est séquestré en Vendée. Une descente avec le GIPN est organisée. Le couple n’est pas retrouvé, mais les trois frères de Stéphane Planchet sont interpellés. Les auditions permettent de retrouver les corps mutilés et carbonisés, dans un plan d’eau, non loin du domicile des Planchet, en Vendée.

Vendredi 5 septembre
Obsèques du jeune couple à l’église Saint-Martin, à Brest. Une foule nombreuse adresse ses derniers adieux à Erwan et Clarisse. La ville est en état de choc.

Vendredi 19 septembre
Plus de 1.500 personnes manifestent silencieusement dans les rues de la ville, en hommage au jeune couple, et pour dire aussi leur « refus de la violence gratuite et aveugle ». « Cela aurait pu vous arriver à vous ou à vos proches », lance un membre de la famille de Clarisse à la foule. Un collectif est créé dans la foulée (700 adhérents) et une pétition lancée (12.872 signatures), remise en 2004 au ministre de la Justice.

Novembre et décembre
Les autopsies pratiquées fin août révèlent que Clarisse et Erwan ont été abattus d’une balle de 22LR dans la tête. Le juge d’instruction organise une première confrontation avec les trois principaux mis en examen, qui se rejettent la responsabilité du double crime. Ils restent en détention. Ludovic et Eric Planchet sont libérés et placés sous contrôle judiciaire. Ils n’ont pas participé aux faits brestois.

Février 2004
Première « reconstitution » (huit heures), à Brest, sous haute protection policière. Une seconde sera organisée, quatre mois plus tard, en Vendée (ci-dessous, la fermette de Champ-Saint-Père, où les corps de Clarisse et Erwan ont été transportés). (Photo archives Vendée Matin-Ronan Le Monnier).

Août 2005
Gérôme B., 16 ans et quatre mois au moment des faits, est libéré, sous contrôle juudiciaire. Une détention provisoire ne peut excéder deux ans pour un mineur. Abasourdies, les familles des victimes (ci-dessous) sont reçues par le procureur de Brest. (Photo archives Guillaume Meyer)

Septembre 2005
Le juge d’instruction brestois est dessaisi. Estimant que des actes d’instruction essentiels n’ont pas été réalisés, la chambre de l’accusation de la cour d’appel de Rennes confie l’enquête au doyen des juges d’instruction de Nantes.

Novembre 2005
Gérôme B. retourne en prison. Il est condamné à six mois de prison ferme pour avoir utilisé deux chèques volés au propriétaire de son appartement, pour acheter 1.300 EUR de boissons alcoolisées et de CD.

Avril 2006
Fin de l’instruction. Gérôme B. a purgé sa peine de six mois de prison ferme. Il est libre sous contrôle judiciaire.

Juin 2006
Pour une erreur administrative, le procès d’assises ne peut avoir lieu qu’à Nantes, dans le ressort du second juge d’instruction, et pas à Quimper (29), comme les familles des victimes en avaient fait la demande. La cour d’appel de Rennes décide de disjoindre les cas des frères et de la mère de Stéphane Planchet, obligeant à un second procès, plus tard, devant un simple tribunal correctionnel.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/proces-du-double-meurtre-entre-amis-08-11-2006-2007487730.php

Procès du double meurtre entre amis

 

>Faits divers|Rodolphe Landais| 08 novembre 2006, 0h00 |

Nantes (Loire-Atlantique)

 

DIFFICILE de concevoir un mobile plus dérisoire pour un double meurtre aussi atroce.

En août 2003, on découvrait les corps mutilés et calcinés de Clarisse Lignez, 32 ans, et Erwan Deramé, 30 ans, près d’une ferme de Champ-Saint-Père, en Vendée. L’enquête montrera que le jeune couple a été abattu d’une balle dans la tête après un banal cambriolage dans sa maison de Brest. Les quatre agresseurs visaient les voitures, les bijoux et les cartes bleues de leurs victimes. Ils se sont finalement déchaînés sur le couple.

Agés de 16 à 30 ans au moment des faits, les accusés comparaissent depuis hier et jusqu’au 17 novembre devant la cour d’assises de Loire-Atlantique, à Nantes, pour « séquestration suivie de mort ». Si la qualification de meurtre ne figure pas explicitement » dans l’arrêt de renvoi, c’est qu’aucun des accusés ne reconnaît le double crime. D’où l’immense détresse des familles d’Erwan et Clarisse, et singulièrement de leurs mères présentes hier à Nantes. « Ils ont tué nos enfants trois fois, affirme la maman de Clarisse, en larmes. Une première fois en les tuant d’un coup de fusil, une deuxième fois en brûlant leurs corps et une troisième en refusant de dire la vérité ! »

« Angoissées à l’idée que leurs enfants aient pu vivre un calvaire »

Les accusés se sont bornés à reconnaître l’évidence. Les uns ont été filmés alors qu’ils retiraient de l’argent dans un distributeur de billets à Brest avec la carte bleue de Clarisse. Les autres ont été arrêtés au volant de l’une des voitures du couple. Impossible dans ces conditions de tout nier en bloc. Mais sur l’enchaînement des événements, dans la nuit du 19 au 20 août 2003, deux juges d’instruction successifs ne sont pas parvenus à percer le mystère. « Ce soir-là, Clarisse est rentrée la première vers 19 heures, puis Erwan est arrivé vers 21 heures. Leurs agresseurs sont repartis vers 4 h 30 le lendemain matin. Toute la question est de savoir ce qui s’est passé entre-temps. Les familles des victimes sont légitimement angoissées à l’idée que leurs enfants aient pu vivre une nuit épouvantable, un calvaire », résume un proche du dossier.

Pour les mères d’Erwan et Clarisse, c’est précisément parce qu’ils partagent un lourd et terrifiant secret que les accusés se taisent. Un silence d’autant plus dérisoire que la peine encourue pour une séquestration suivie de mort est la même que pour un assassinat : la réclusion criminelle à perpétuité.

 

https://www.20minutes.fr/nantes/122578-20061123-perpetuite-deux-accuses-meurtre-couple-brestois

Perpétuité pour deux accusés du meurtre d’un couple brestois

©2006 20 minutes

Publié le 23/11/06 à 00h00 — Mis à jour le 22/11/06 à 23h49

Deux des quatre jeunes qui comparaissaient depuis deux semaines à huis clos devant la cour d’assises des mineurs de Loire-Atlantique pour avoir tué d’une balle dans la tête un jeune couple brestois, ont été condamnés mardi, en fin de soirée, à la réclusion criminelle à perpétuité. Cette peine maximale, prononcée à l’issue de 6 h 30 de délibéré contre les deux principaux instigateurs du meurtre, est assortie de périodes de sûreté fixes de 22 et 20 ans. Un mineur au moment des faits a aussi été condamné à 30 ans de prison. Le quatrième jeune, considéré comme complice, a écopé de 8 ans. Le 23 août 2003, les corps mutilés et calcinés d’Erwan Durame, 31 ans, et de Clarisse Lignez, 32 ans, un laborantin et une visiteuse médicale résidant à Brest, avaient été retrouvés au fond d’un lac à Champ-Saint-Père (Vendée), à moins de 50 mètres d’une résidence appartenant aux parents de deux des accusés. « Aucune peine ne les ramènera en vie, mais nous sommes quand même satisfaits », a déclaré Stéphane Pichon, le beau-frère de Clarisse.

F. B.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/dossiers/crim/clarisse-et-erwan-le-verdict-de-la-cour-d-assises-22-11-2006-206520.php

Clarisse et Erwan. Le verdict de la cour d’assises

Publié le 22 novembre 2006 à 00h00

Le verdict est tombé, hier soir peu après minuit. Après six heures de délibéré, la cour d’assises de Loire-Atlantique a condamné Gérôme B. à 30 ans de réclusion cirminelle, Saïd Abdellaoui et Stéphane Planchet à la perpétuité. Eric Planchet écope d’une peine de huit ans de réclusion criminelle.

 

La réclusion criminelle à perpétuité. Le maximum prévu par la loi. Au terme d’un procès qui aura duré onze jours, c’est cette peine que les neuf jurés et les trois magistrats de la cour d’assises de Loire-Atlantique ont infligée à Saïd Abdellaoui, et Stéphane Planchet avec, respectivement 22 et 20 ans de sureté (*). C’est cette peine qu’avaient requise les deux avocats généraux, après trois heures d’un réquisitoire qui a démonté les versions des uns et des autres. Personne n’a donc dit la vérité. Les avocats généraux ont dès lors considéré que les trois principaux accusés étaient coupables, tous les trois au même niveau. Cependant, et bien que les jurés aient levé « l’excuse de minorité » de Gérôme B. – fait rare – ce dernier, mineur au moment des faits, n’est condamné qu’à trente ans de réclusion criminelle.

La défense « piégée »
C’était l’une des «bizarreries» de ce procès. Aucun de ces trois mis en cause n’était accusé des meurtres de Clarisse et Erwan. Pourquoi? Techniquement, il était impossible de prouver qui avait fait quoi. Et les trois accusés se rejettaient mutuellement la responsabilité des crimes. Pour l’accusation, c’était risquer, devant une cour d’assises, un acquittement: le doute doit toujours profiter aux accusés, dit la loi. En les poursuivant pour « séquestration suivie de mort, vol accompagné de violences ayant entraîné la mort, et atteinte à l’intégrité des cadavres », plus besoin de prouver qui a tué pour risquer, malgré tout, la réclusion criminelle à perpétuité. Plus besoin de faire « toute la lumière » sur les faits. Avec cette qualification, la défense se retrouvait en quelque sorte « piégée ». Y a-t-il eu vol? Oui. Y a-t-il eu violences? Forcément oui. Y a-t-il eu mort? Encore oui. Les jurés devaient répondre à 34 questions. A chacune, ils ont répondu « oui ».

 » Le pacte de l’horreur  »
Mais les familles attendaient plus. Que s’est-il passé pendant les huit heures où le jeune couple a été retenu à son domicile ? Pourquoi avoir tué Clarisse et Erwan ? Pourquoi s’être acharné sur leurs cadavres ? Cette vérité, le procès n’est, semble-t-il, pas parvenu à l’établir. Pourquoi, sachant qu’ils risquaient la peine la plus lourde, les trois principaux accusés n’ont-ils pas raconté ce qui s’était passé ce soir-là ? Pourquoi n’ont-ils pas dit la vérité ? Pour l’accusation, l’explication était simple. Ils avaient quelque chose de pire à cacher. Les accusés sont restés muets, parce qu’ils étaient « liés par un pacte de l’horreur », diront les deux avocats généraux, qualifiant les trois hommes de « bêtes assoiffées de sang ».

Pas d’excuse de minorité
L’accusation et les parties civiles sont bien parvenues à établir un scénario. Mais, huis clos oblige, ce dernier n’a pu être communiqué hors la salle d’assises. C’est la règle quand l’un des accusés ou l’une des victimes est mineur. C’était le cas de Gérôme B., l’un des trois principaux accusés, âgé de 16 ans et quatre mois au moment des faits, en août 2003. Dès que le huis clos est prononcé, le public et la presse ne peuvent plus assister aux débats. Rien ne doit filtrer de la salle de la cour d’assises, sous peine de voir tout le procès annulé pour vice de procédure. C’est ce qu’a solennellement rappelé, à plusieurs reprises, le président André Lourdelle. Mais ce n’est pas parce qu’il était mineur que cela pouvait excuser un tel acharnement et une telle barbarie, a répondu hier soir la cour d’assises.

(*)La sûreté, de 22 ans pour Saïd Abdellaoui et 20 ans pour Stéphane Planchet, est le délai pendant lequel ils ne pourront bénéficier d’aucune remise de peine. Malgré la levée de l’excuse de minorité, la loi interdit d’infliger une peine de sûreté à une personne qui était mineure au moment des faits. Beaucoup moins impliqué, Eric Planchet a été condamné à 8 ans de réclusion criminelle, pour le recel des deux voitures volées et la crémation des deux cadavres, assimilée à une dissimulation de preuves.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/clarisse-et-erwan-le-proces-en-appel-debute-aujourdhui-20080325-2770538_1267595.php

Clarisse et Erwan. Le procès en appel débute aujourd’hui

Publié le 25 mars 2008
Les parents de Clarisse et Erwan - ici Mmes Lignez et Duramé, lors du premier...

Les parents de Clarisse et Erwan – ici Mmes Lignez et Duramé, lors du premier procès – vont à nouveau subir le récit de la mort de leur enfant. « Avancer dans la vérité nous fait peur. Il y a trop d’horreur », dit Josette Duramé.
Photo archives Françoise Destoc

 

Le procès en appel des trois meurtriers présumés du jeune couple brestois Clarisse Lignez et Erwan Duramé s’ouvre aujourd’hui à Rennes.

 

Le procès en appel des trois meurtriers présumés du jeune couple brestois Clarisse Lignez et Erwan Duramé s’ouvre aujourd’hui à Rennes. Pour les familles, trois semaines très éprouvantes se profilent. « Le verdict du premier procès nous convenait. La Justice avait fait son travail. Nous devons subir à nouveau… », constatent, éplorés, les parents d’Erwan, Josette et Jean-Pierre Duramé. Aux côtés de la famille de Clarisse Lignez, ils ne pourront échapper, malgré tous les faux-fuyants des accusés, au récit cru et terrifiant des dernières heures de leurs enfants respectifs. « Écouter le déroulement de leur mort, minute par minute, c’est à perdre la raison. S’ils étaient morts dans un accident de voiture ou de maladie, on n’y pourrait rien. Mais on nous les a assassinés. Il fallait qu’ils les tuent, et qu’ils les brûlent. Ils ne nous ont même pas laissé les serrer dans nos bras », souffle Josette Duramé.

« Ils ont détruit toute la famille »

Le premier verdict ne leur a apporté aucune paix. Ils ressassent inlassablement la vie sans histoires d’Erwan et Clarisse. « C’était un couple on ne peut plus normal. Ils rentraient à la même heure le soir, nous téléphonaient, prenaient des nouvelles des uns et des autres. Clarisse disait toujours : comme Erwan me fait rire ! Ils étaient si bien ensemble… ». Noël, les anniversaires, les repas entre amis… Tous ces petits événements ne sont plus pour eux que des mots sans substance, qui les ramènent au calvaire de leur enfant. « Notre Erwan, c’était toute notre vie comme l’est notre fille Nathalie. Entre Erwan, Nathalie et nous, il y avait tant d’amour. Nous étions une famille unie. Ce n’est pas de l’eau de rose. C’était vraiment comme ça. Nous avions tout pour être heureux. En nous l’enlevant dans ces conditions, ils ont détruit toute la famille. Jean-Pierre et moi, nous ne pouvons même plus nous regarder. Heureusement que nous avons 25 ans de mariage », murmure Josette Duramé.

« Avancer dans la vérité nous fait peur »

Depuis quelques semaines, les deux familles réunissent leurs forces. « Même si vous souffrez comme une bête, même si ça rentre à chaque fois comme un couteau dans le coeur, vous devez être au procès. Vous êtes obligés de rabâcher, de tout reprendre à zéro pour que les jurés comprennent bien ». L’éventualité d’entendre la vérité les fait vaciller un peu plus. « Toutes les nuits, je me demande ce qu’ils leur ont fait subir. Cachets, acupuncture, psychiatre… Rien n’y fait. Deux secondes après, c’est dans ma tête. Avancer dans la vérité nous fait peur. Nous voulons savoir et en même temps, ne pas savoir. Il y a trop d’horreur ».

 

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Clarisse et Erwan : « La douleur à perpétuité »

C’est un torrent de douleur qui s’est déversé hier aux assises, à Rennes, au procès en appel des meurtriers du jeune couple finistérien, tué en 2003.

 

« Ils nous ont détruits ! » Cette expression est revenue souvent dans les témoignages des familles du jeune couple agressé et tué à son domicile de Brest, en août 2003. Après deux jours consacrés à la personnalité des trois accusés (Ouest-France d’hier), la cour d’assises d’appel a écouté, presque tétanisée, « la douleur à perpétuité » des parents.

Chaque jour, les mères vont sur les tombes de leur enfant. « Maintenant, pour les anniversaires, on n’amène plus de cadeaux, mais des fleurs », pleure Maryse, la maman de Clarisse.

« Des barbares »

À la douleur de cette disparition brutale, s’est ajoutée l’inconsolable « impossibilité de dire au revoir » aux deux victimes dont les corps ont été mutilés et brûlés. « J’avais préparé des vêtements pour Erwan, sa gourmette, une longue lettre et une photo de sa soeur. Quand j’ai su que je ne pourrais pas le serrer dans mes bras, ça a été la pire des choses », sanglote Josette.

La colère a aussi affleuré. « Vous êtes des barbares, des ordures », lance Valérie, la soeur aînée de Clarisse, aux trois accusés, impassibles.

Les familles attendent surtout de ce second procès, « nouvelle épreuve », que les accusés parlent enfin. Ainsi, surmontant sa douleur, Louis Lignez, père de Clarisse, s’est adressé à Saïd Abdellaoui, Stéphane Planchet et Gérôme B. : « Au lieu de regarder vos godasses, dites la vérité ! Après, vous pourrez vous regarder en face. »

Promesse de vérité

Clarisse Lignez avait 32 ans. Elle était visiteuse médicale, « brillante, sortie major de sa promo ». La beauté de Clarisse, grande jeune femme blonde, ne passait pas inaperçue. Très élégante, toujours tirée à quatre épingles, « Clarisse rayonnait ». « C’était quelqu’un aux côtés de laquelle on était heureux de se trouver ». Tous évoquent « son sourire », « son attention aux autres », « sa gentillesse ». Erwan Duramé avait 29 ans. Travailleur, sérieux, il était laborantin à l’université de Brest. Il allait devenir assistant-ingénieur. Pour ses copains et amis, c’était « le rigolo de la bande ». L’humour de ce jeune homme avait séduit Clarisse.

Le couple s’était formé quatre ans auparavant. Parents et proches ont insisté : « C’était du sérieux. » En octobre 2002, dix mois avant leur disparition, ils avaient acheté une maison, près de la fac des sciences où travaillait Erwan. Une amie de la jeune femme a témoigné que le couple avait un projet d’avoir un bébé. Ce vendredi, la cour va commencer à aborder les faits concernant l’agression et la mort du couple. « Je dirai tout. Je demande pardon », a dit Saïd Abdellaoui. Avant de prononcer cette phrase terrible : « Vos enfants ont été courageux. »

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

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logo Ouest-France Samedi 29 mars 2008 00:00

Clarisse et Erwan : les accusés se déchirent

Tension extrême hier au procès en appel des trois meurtriers de Clarisse et Erwan. Dans le box, le mineur a tenté de frapper un coaccusé qui venait de le mettre en cause.

 

Après les insultes, les coups ! Saïd Abdellaoui fait sa déposition sur la mort de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, le soir du 19 août 2003. Sa « vérité » : avec Gérôme B., il est entré dans la maison du couple. Il devait y avoir de l’argent liquide. Un coup indiqué par Stéphane Planchet dont l’appartement HLM surplombait la maison des victimes.

Ils ont attendu l’arrivée successive de Clarisse, puis d’Erwan. Ils les ont ligotés et bâillonnés. Il l’assure : il ne s’est « rien passé » avec la jeune femme. Sous-entendu : pas de viol. En attendant l’arrivée d’Erwan, puis de Planchet, venu avec des produits « pour tout nettoyer pour pas laisser de traces », il a « fumé deux cigarettes, assis dans l’escalier » ; Gérôme B. « a mangé du poulet » trouvé dans le frigo…

Et il n’a pas appuyé sur la détente. C’est Gérôme B. qui a tué la jeune femme : « Une cartouche dans la tête. » Puis Stéphane Planchet a fait « pareil » pour Erwan.

Cinquième version

Saïd Abdellaoui conclut : « Je prends mes responsabilités. Je réglerai mes comptes avec ces deux personnages plus tard ! » Livide, Gérôme B. bondit. « Enc… ! » Il donne un coup de pied circulaire. Les policiers, derrière, lui sautent dessus. Le coup manque Abdellaoui, mais frôle la tête du propre avocat du mineur !

Abdellaoui a-t-il dit cette vérité tant promise ? C’était sa cinquième version. L’exécution du jeune couple à Brest paraît établie. Au premier procès, il avait soutenu que Clarisse et Erwan, transportés vivants dans une malle et une valise, avaient été tués en Vendée, chez les parents Planchet. Là où les corps furent ensuite brûlés.

La version de Stéphane Planchet est toute différente. Abdellaoui lui a demandé de faire le guet tandis que Gérôme B. cambriolait la maison où il serait resté un quart d’heure. Ce n’est qu’à 5 h 30 du matin qu’Abdellaoui l’a réveillé pour qu’il conduise « un 4×4 de location » (en fait, celui de Clarisse). Abdellaoui pilotait une Audi TT (celle d’Erwan) « donnée par un type qui lui devait de l’argent ».

Pendant le trajet vers la Vendée, sa petite fille de 5 ans, embarquée dans cette macabre randonnée, s’est plainte d’une mauvaise odeur. En demandant des explications à Abdellaoui, Planchet aurait appris qu’il y avait « un corps dans le coffre ». Abdellaoui l’a menacé : « J’ai tué quelqu’un. Si tu continues pas, je t’en fais autant. » Il a « obéi ». Le menacé ira pourtant au restaurant à La Rochelle avec Abdelllaoui…

Gérôme B. a une autre version : le cambriolage, c’est Abdellaoui. Il n’a fait que le guet dehors et prévenu « en sifflant » de l’arrivée des victimes. Un guet « jusqu’à 2 heures du matin ». Après, il a aidé « à charger des trucs ». La malle et la valise très lourdes ? « Je ne me suis pas posé de questions et j’avais pas envie de m’en poser»

Reprise du procès lundi.

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/clarisse-et-erwan-sur-les-lieux-du-drame-20080410-2873432_1287409.php

Clarisse et Erwan. Sur les lieux du drame

Publié le 10 avril 2008
Depuis une fenêtre de son appartement, Stéphane Planchet pouvait apercevoir les...

Depuis une fenêtre de son appartement, Stéphane Planchet pouvait apercevoir les abords du pavillon de Clarisse et Erwan. La thèse de la préméditation est sortie renforcée du transport de la cour d’assises à Brest, hier.
Photo Eugène Le Droff

 

Stéphane Planchet pouvait, de son appartement, épier les abords de la maison de Clarisse et Erwan.

 

Stéphane Planchet pouvait, de son appartement, épier les abords de la maison de Clarisse et Erwan. C’est l’un des enseignements du transport de la cour d’assises sur les lieux du double meurtre, hier à Brest. Un mouchoir de poche. L’impression s’est vite imposée, hier, aux jurés arpentant les 300 mètres séparant l’ancien pavillon de Clarisse et Erwan, rue du Professeur-Langevin, à Brest, et les deux résidences HLM qui surplombent l’artère depuis la rue de Penthièvre. Au bout de ce petit trajet, la cour a découvert l’immeuble nº 7. Stéphane Planchet y occupait un appartement, au 4 e et dernier étage. Blafard, mine défaite, l’accusé, si combatif dans son box, n’était plus que l’ombre de lui-même. Après avoir soutenu, pendant deux semaines, ne pas connaître la maison du jeune couple, il semblait mesurer l’inanité soudaine de sa thèse. Comment, au vu d’une telle proximité, n’avoir, jamais croisé le Toyota Rav 4 et l’Audi TT du couple ? Quand, de surcroît, le buraliste du quartier a indiqué qu’il achetait parfois ses cigarettes dans son commerce, à deux pas du domicile de Clarisse et Erwan… Le président Buckel, ses assesseurs et les jurés ont également vérifié l’angle de vue privilégié dont jouissait Stéphane Planchet, depuis l’une des fenêtres de son ancien logement. Certes, la maison du jeune couple est masquée par l’habitation voisine mais le tronçon de la rue Langevin et le préau de l’école voisine, où Clarisse garait souvent sa voiture, sont visibles.

Quelques invectives

C’est justement là, à 13 h 45, que la cour, véhiculée en bus depuis Rennes (*), a fait halte à son arrivée à Brest. Une centaine de personnes s’étaient rassemblées sur le trottoir d’en face. La vue des accusés, vêtus de gilets pare-balles et entourés par des membres du GIPN, a déclenché quelques invectives – « Assassins, à mort ! », ont hurlé quelques personnes – avant que la soeur de Clarisse ne rétablisse le silence. Rappelons que Gérôme B. soutient n’avoir pénétré dans le pavillon que dans l’après-midi du 19 août 2003, pour un simple repérage. En soirée, pourtant muni de gants en latex, il se serait limité, selon ses dires, à faire le guet… notamment dans le préau qui offre une vue simultanée sur l’appartement de son complice et sur l’habitation du jeune couple ! Quoi qu’ils disent, les accusés semblaient, hier, apporter de l’eau au moulin de l’accusation. Stéphane Planchet a bien tenté une diversion, demandant si un pan de l’enceinte de l’école, qui aurait pu masquer la vue, n’avait pas été détruit. Un coup d’oeil aux photos de l’époque a suffi à le convaincre du contraire. * En Bretagne, le précédent transport d’une cour d’assises sur les lieux d’un crime remonte à octobre 1997, à Plérin (22). Un coiffeur avait été condamné par la cour d’assises des Côtes-d’Armor à 30 ans de réclusion pour l’assassinat de son épouse et de son fils.

 

https://brest.maville.com/actu/actudet_-clarisse-et-erwan-au-bout-de-l-horreur-_6-614091_actu.Htm

logo Ouest-France Vendredi 11 avril 2008 00:00

Clarisse et Erwan : « Au bout de l’horreur »

L’avocat général a requis la perpétuité avec 22 ans de sûreté contre Abdellaoui et Planchet ;

 

30 ans contre Gérôme B., accusés de la séquestration et de la mort de Clarisse et Erwan.

Journée à marche forcée, hier, à la cour d’assises d’appel pour l’avant-dernier jour du procès, avec les interventions des avocats des familles de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, le réquisitoire de l’avocat général. Et les plaidoiries de la défense que nous évoquerons, demain samedi, avec le verdict attendu ce vendredi.

Sans surprise, l’avocat général Yves Boivin a requis la peine maximale pour Saïd Abdellaoui et Stéphane Planchet : la perpétuité avec 22 ans de sûreté. À Nantes, ils avaient été respectivement condamnés à perpétuité avec 22 et 20 ans incompressibles.

Il n’a pas requis la perpétuité contre Gérôme B., condamné à 30 ans, mais a demandé la confirmation de cette peine : « 30 ans, c’est un minimum ! »

M. Boivin a rappelé le cadre juridique : « La question n’est pas : ‘Qui a tiré ?’ La cour devra dire si oui ou non Clarisse et Erwan ont été séquestrés et si cette séquestration a été suivie de mort, si le vol de leurs biens a été accompagné ou précédé de violences ayant entraîné la mort. La responsabilité pénale s’étend à tous ceux qui ont participé à ces crimes. »

« Ignoble suspicion »

Auparavant, Mes André Élard, William Pineau et Brigitte Aveline ont fait partager à la cour et aux jurés « leurs convictions » concernant l’implication « égale » du « trio pathogène ». Un trio avec « Gérôme B. qui a besoin d’une bande, Abdellaoui qui a besoin d’une tête, Planchet qui a besoin d’une main ».

Stéphane Planchet, rongé par l’envie, qui épie de sa fenêtre « ce couple qui lui semble mener une vie aisée ». Gérôme B., pas encore 17 ans, « miroir à deux faces, à l’apparence trompeuse ». Et Saïd Abdellaoui, le mythomane violent « prêt à tout ».

Durant quatre heures, les avocats ont conduit l’auditoire « jusqu’au bout de l’horreur ». Celle du « calvaire » enduré par les victimes ; celle de deux familles « condamnées à perpétuité, qui ne verront jamais leur souffrance cesser ».

Ils ont évoqué « l’épouvante » de Clarisse rentrant chez elle vers 18 heures et se retrouvant face à Abdellaoui et Gérôme B, « les deux heures, seule avec sa peur », « huis clos sordide ». Avec « l’ignoble suspicion de l’atteinte à l’intimité de Clarisse qui hante ses parents ».

L’arrivée d’Erwan vers 21 heures Et puis, « les mains liées devant ou derrière, bâillonnés, Clarisse et Erwan ont vu la mort arriver. Et l’un d’eux a vu la mort de l’autre qu’il aime… »

Jusqu’au bout de l’horreur ont été rappelés « les détails sordides » de la macabre expédition en Vendée. On y a brûlé les corps et jeté « les restes, car il n’y a pas d’autres mots », dans un lac, avant d’aller « festoyer ».

Jusqu’au bout de l’horreur, « la négation de la dignité de la personne ».

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

https://rennes.maville.com/actu/actudet_-Proces-des-meurtres-de-Clarisse-et-Erwan-deux-peines-revues-en-appel_-614254_actu.Htm

Vendredi 11 avril 2008 17:59

Procès des meurtres de Clarisse et Erwan: deux peines revues en appel

Leur verdict a consterné  les familles des victimes. Les jurés de la cour d’assises d’appel de Rennes ont partiellement revu les peines infligées pour les meurtres de Clarisse Lignez et Erwan Duramé.

Stéphane Planchet, condamné en première instance à la perpétuité avec une période de sûreté de 20 ans, est condamné cette fois à 30 ans de réclusion, dont les deux tiers de sûreté. Dans les faits, il devra purger le même nombre d’années en prison.

Mineur à l’époque des faits, Gérôme B. bénéficie d’une réduction de peine. Il est condamné à 20 ans de réclusion, contre 30 ans en première instance, les jurés lui ayant reconnu l’excuse de minorité.

Seul le troisième accusé, Saïd Abdellaoui, voit sa peine confirmée. Il est de nouveau condamné à la perpétuité avec 22 ans de sûreté.

Les meurtres de Clarisse Lignez et Erwan Duramé avaient eu lieu au mois d’août 2003 à Brest dans des circonstances qui n’ont été que partiellement élucidées. Le premier procès d’assises s’était déroulé à Nantes en 2006.

Ouest-France  

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20080412&article=2884920&type=ar

Clarisse et Erwan. Deux peines revues à la baisse

Publié le 12 avril 2008
Les familles de Clarisse Lignez et d'Erwan Duramé, ici lors de l'ouverture du...

Les familles de Clarisse Lignez et d’Erwan Duramé, ici lors de l’ouverture du procès en appel, ont écouté, avec beaucoup de dignité, les plaidoiries de la défense.
Photo archives T.C.

 

Perpétuité pour Saïd Abdellaoui, 30 ans de réclusion dont les deux tiers de sûreté pour Stéphane Planchet ; et 20 ans de réclusion pour Gérôme B.

 

Perpétuité pour Saïd Abdellaoui, 30 ans de réclusion dont les deux tiers de sûreté pour Stéphane Planchet ; et 20 ans de réclusion pour Gérôme B., tel est le verdict de la cour d’assises d’appel de Rennes. Les jurés d’Ille-et-Vilaine ont donc partiellement revu le verdict de Loire-Atlantique, hier, hormis pour Saïd Abdellaoui, de nouveau condamné à la perpétuité avec 22 ans de sûreté. Stéphane Planchet, condamné en première instance à la perpétuité avec une peine de sûreté de 20 ans, voit sa peine symboliquement modifiée : il écope, cette fois, de 30 ans de réclusion, dont les deux tiers de sûreté. Dans les faits, il devra purger le même nombre d’années en prison. Mais c’est Gérôme B. qui bénéficie d’une réduction de peine : la cour lui ayant reconnu l’excuse de minorité, elle le condamne à 20 ans de réclusion, contre 30 ans en première instance.

Un mot pour que personne ne crie

Cette sentence a abasourdi les familles, qui avaient fait passer un mot dans la salle demandant à ce que personne ne crie, quel que soit le verdict. Mmes Lignez et Duramé se sont étreintes de longues minutes, en pleurs. Quatre heures auparavant, vers 9 h, les accusés avaient eu une dernière fois la parole. Saïd Abdellaoui a simplement murmuré : « J’ai tout dit ».

Les familles des victimes abattues

Gérôme B. s’est levé : « Je regrette terriblement ce que j’ai fait. Je ne demande pas à être excusé par qui que ce soit, encore moins par les familles. Ce que je demande, c’est d’être condamné pour ce que j’ai fait, pas pour la folie meurtrière de Saïd Abdellaoui ». Stéphane Planchet a été le dernier à s’exprimer : « En août 2003, j’ai fait le choix de faire souffrir les familles des victimes et ma fille. J’ai commis des actes monstrueux et je veux être jugé pour ce que j’ai fait ». Obsédé par une idée fixe, il a ensuite désarçonné les jurés en pointant les parties civiles : « Je ne comprends pas qu’on puisse utiliser ma fille et que ces gens-là ne soient pas condamnés ! Elle est où, la Justice ? ». Ses mots ont fini d’abattre les familles de Clarisse et Erwan.

« C’est un môme »

M e Thibaut, avocat de Saïd Abdellaoui, a expliqué que son client « avait dit la vérité pour faire la paix avec tout le monde ». Etonnamment, il s’est ensuite appliqué à renvoyer les accusés dos à dos. Ce qui allait lui valoir une sévère remontrance de M e Petit, défenseur de Gérôme B. : « On peut défendre, sans taper sur l’autre ». L’avocat nantais a, d’ailleurs, déploré que « Saïd Abdellaoui donne le tempo de ce dossier depuis le premier jour ». Il s’est évertué à rendre un statut d’enfant à son client. « Il faut de l’espoir, car c’est un môme », a-t-il lancé. M e Cabioch, pour Stéphane Planchet, a aussi exhorté les jurés à beaucoup de prudence à l’égard de Saïd Abdellaoui. « S’il avait été prévu de donner la mort à l’avance, Saïd Abdellaoui et Gérôme B. auraient exigé que mon client soit là tout du long. Rien, dans le dossier, ne dit que Stéphane Planchet est venu dans la maison ».

Justinpetitcoucou : nombre de visites en augmentation depuis hier

Hier en fin de journée, j’ai publié les statistiques du jour pour Petitcoucou, montrant une nette augmentation du nombre de visites quotidiennes résultant de l’attrait soudain que constituaient pour mes lecteurs les trois articles les plus lus au cours de la journée.

Je fais le même constat aujourd’hui, et dans les mêmes proportions : les trois articles les plus lus à cette heure (22h) sont les mêmes qu’hier et dans le même ordre, l’augmentation totale du nombre de visites étant sensiblement la même qu’hier.

Par ailleurs, j’observais aussi hier soir une soudaine augmentation du nombre total de visites quotidiennes pour Justinpetitcoucou, résultant celle-ci de l’intérêt subit dont faisaient preuve mes lecteurs pour un article relatif au décès de l’ancienne juge d’instruction de Brest Mathilde Boissy, survenu au mois d’octobre 2015, tout juste quinze jours après l’audience devant la Cour d’Appel de Rennes du 30 septembre 2015 au cours de laquelle l’annulation de son instruction à la suite des plaintes avec constitution de partie civile de Josette Brenterch de 2011 contre mon ancien hébergeur de blog OverBlog et moi-même avait été demandée par mon avocat.

Elle n’aura donc pas vécu assez pour voir toute cette procédure annulée par l’arrêt prononcé le 2 décembre 2015.

Le premier fautif dans cette affaire, outre la plaignante elle-même, dont les plaintes étaient toutes nulles ou irrecevables, était le juge Raymond André, qui vient à son tour de décéder.

En effet, étant alors doyen des juges d’instruction de Brest, il aurait dû rejeter ces plaintes comme nulles ou irrecevables au lieu de décider de les exploiter pour me faire condamner coûte que coûte.

Je publie ci-dessous mes statistiques du jour pour Justinpetitcoucou, où je retrouve les mêmes tendances qu’hier.

 

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Affaire du meurtre de Jean-Jacques Le Page à Plougonvelin en 2009 : un verdict qui ne satisfait pas

Cette affaire riche en rebondissements débutée avec l’incendie de la maison de Jean-Jacques Le Page à Plougonvelin le 24 juillet 2009 a été examinée par la Cour d’assises du Finistère jusqu’à vendredi dernier, 10 mars 2017, à compter du mardi 28 février 2017.

La principale accusée a été condamnée à une peine de vingt ans de réclusion criminelle assortie de dix ans de sûreté.

Elle a sitôt fait connaître son intention de faire appel, et Jacques Pradel consacrait déjà à cette affaire l’une de ses émissions sur RTL, hier, lundi 13 mars 2017.

En effet, à l’issue de ce premier procès, de nombreuses zones d’ombre concernant l’ensemble des faits en question interrogent toujours, rendant la vérité judiciaire bien incertaine.

Pour ma part, je rappelle que j’avais été définitivement bannie du site Rue89 le 31 juillet 2009 alors que je commentais un article relatif à cette affaire et me faisais copieusement insulter par le « déconnologue » répondant au pseudonyme de « Homere ».

Originaire de l’Hérault et résidant en Thaïlande où il exerce notamment comme hôtelier depuis de nombreuses années, cet homme d’affaires très trouble se signalant depuis 2008 comme l’un des membres les plus éminents de la bande de cyberdélinquants du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi tenait absolument à me faire taire sur le milieu dans lequel le crime s’était produit.

Par la suite, il se revendiquera « bras armé du NPA en Thaïlande » et avouera être l’organisateur de tous les harcèlements et campagnes de calomnies publiques dont j’étais victime depuis le mois de février 2009, ayant également concerné mon médecin-traitant, touché par ce crime de Plougonvelin.

Or, cette affaire criminelle a été instruite par les mêmes juges ultra CORROMPUS qui ont aussi toujours traité à l’envers toutes les affaires m’opposant à Josette Brenterch du NPA de Brest et ses divers complices, notamment ceux de la bande du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Leur instruction, terminée très précisément le jour de ma condamnation illégale, le 11 juin 2013, est aujourd’hui clairement mise en cause par les avocats de la défense.

 

http://www.letelegramme.fr/morbihan/affaire-le-page-vers-un-proces-aux-assises-en-2016-30-04-2015-10612476.php

Affaire Le Page. Vers un procès aux assises en 2016

 
Publié le 30 avril 2015
Modifié le 30 avril 2015 à 07h34

 

Revoilà le meurtre de Jean-Jacques Le Page, survenu dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009 dans sa résidence de Plougonvelin, en première ligne. Mais cette fois-ci, il s’agira d’en écrire l’épilogue puisque la cour d’appel de Rennes vient de confirmer, dans un arrêt du 27 mars, la décision du juge d’instruction brestois de renvoyer William Rolland et Laëtitia Monnier, dite « Lola », devant la cour d’assises du Finistère.

Lola nie les faits

En revanche, Habib, le troisième homme, un temps dénoncé par Laëtitia Monnier et suspecté d’être le « corbeau » de cette histoire à rallonge, n’est pas renvoyé devant la juridiction criminelle. Presque cinq ans après les faits, les deux jeunes gens renvoyés aux assises sont libres. Ce qui ne devrait pas inciter la cour d’assises à aller vite pour programmer un procès que l’on devine fleuve et qui pourrait occuper la juridiction entre une et deux semaines. Joint, l’avocat de William Rolland, Me Patrick Larvor, estime que le procès pourrait se tenir lors du premier semestre 2016. Mais pour l’heure, aucune date n’est arrêtée.

Reste que l’audience promet d’être animée, même quelques années après les faits et cette procédure qui n’en a jamais fini de rebondir. Car à cette heure, Lola nie en bloc et William Rolland joue toujours sur quelques incohérences qui lui sont favorables mais aussi sur la rétractation d’aveux passés une fois en garde à vue mais jamais renouvelés depuis. Bref, la tâche de la cour d’assises s’annonce des plus ardues.

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/meurtre-de-plougonvelin-29-retour-sur-les-lieux-du-crime-diapo-09-11-2009-646687.php

Meurtre de Plougonvelin (29). Retour sur les lieux du crime [Diapo]

 

Publié le 09 novembre 2009 à 12h22
Modifié le 10 novembre 2009 à 07h43
 
Un pas de plus vers l'éclatement de la vérité.
Un pas de plus vers l’éclatement de la vérité.

 

Les juges d’instruction saisis de l’affaire Jean-Jacques LePage se sont rendus hier sur les lieux du meurtre, à Plougonvelin, en compagnie de tous les protagonistes de l’affaire. La reconstitution de la nuit du 23 au 24 juillet derniers a duré toute la journée.

 

> Le rappel des faits

«Faites venir mademoiselle Monier». La voix claire de la juge d’instruction Mathilde Boissy met fin aux conversations qui se tiennent aux abords de la grille de la villa de Jean-Jacques Le Page, fermée depuis le drame par des scellés et un cadenas. En une seconde, le silence devient lourd autour de la procession judiciaire qui se met en route le long du chemin de gravillons qui mène à la porte d’entrée de la belle demeure totalement sinistrée. Un camion de pompiers suit, une voiture de gendarmerie aussi. La bâche, battue par les vents et mangée par la pluie depuis le jour du sinistre, qui hier encore laissait voir le lieu du drame à travers sa béance, est à nouveau totalement déployée. Quatre gendarmes se postent devant. Il est 9h15, dans le matin clair illuminant ce lieu idyllique, juché au-dessus de la mer, au milieu de résidences cossues. La reconstitution du meurtre de Jean-Jacques Le Page commence. Circulez, il n’y aura plus rien à voir.

Lola se cache

Une heure avant l’entrée pesante du drôle de cortège. Une première voiture de gendarmerie arrive. Personne ne sait combien de temps va durer la reconstitution ordonnée dans le cadre de l’enquête par les juges Boissy et André. Petit à petit, le déploiement de gendarmes devient imposant. L’on s’affaire. Des plots sont disposés le long de la chaussée, un mannequin en mousse et un couteau en plastique sont apportés. Les avocats de la défense et des parties civiles arrivent au compte-gouttes, presqu’avec la procureure Lemoine. Les juges suivent. Laëtitia Monier, dite Lola aussi. En toute discrétion, ou presque. À l’arrière d’une voiture simple de la gendarmerie, la jeune fille cache son visage à l’aide d’un gros anorak sans forme. Un moment, elle sort de la voiture et montre brièvement, de dos, sa frêle silhouette. Elle porte des habits amples, et sa féminité n’apparaît qu’au hasard d’ongles vernis entraperçus.

Quel impact?

Le dernier à arriver est l’avocat de William Rolland, le prétendu complice libéré depuis le 12 octobre. Son client le suit, libre comme l’air. Il marche d’un pas lent. Grand, mince, les cheveux noirs dressés par du gel, il semble un peu perdu dans le cortège. Son rôle sera déterminant, pourtant. À son innocence proclamée, Laëtitia Monier continue de marteler son implication. Que s’est-il dit de plus dans le huis clos savamment pensé hier? Mystère. Le secret de l’instruction est impénétrable, mais il n’est pas besoin de sortir de Polytechnique pour savoir que la vérité mettra bien du temps à éclater, dans l’«affaire Le Page». Peut-être que cette reconstitution fleuve, achevée après 18h sur la plage où Laëtitia Monier a été vue le lendemain, permettra de faire avancer certaines convictions.

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/meurtre-de-plougonvelin-29-la-liberation-de-lola-se-decide-aujourd-hui-04-02-2011-1196331.php

Meurtre de Plougonvelin (29). La libération de Lola se décide aujourd’hui

 

Publié le 04 février 2011
Modifié le 04 février 2011 à 07h24
Le corps de Jean-Jacques Le Page avait été retrouvé dans sa maison de...
Le corps de Jean-Jacques Le Page avait été retrouvé dans sa maison de Plougonvelin, le 24 juillet 2009. Photo archives Eugène Le Droff

 

Depuis 18 mois, Lola est en prison. Mise en examen pour l’assassinat d’un retraité de Plougonvelin (29), la jeune femme clame son innocence, crie à l’injustice, et veut être libérée. La cour d’appel de Rennes, qui dira aujourd’hui si la détention doit être prolongée.

 

C’est une jeune fille mince aux longs cheveux clairs et au visage d’adolescente. Seuls son regard sûr et la clarté de son élocution trahissent ses 26 ans. Sans doute reflètent-ils aussi les difficultés d’une vie peu commune: elle n’a jamais connu l’école durant dix ans de nomadisme à travers l’Europe, en compagnie de sa mère. Elle s’est installée seule à Brest à l’âge de 20 ans. Après avoir exercé des petits boulots, elle est embauchée dans un bar à hôtesses. C’est là qu’elle sombre dans l’alcool et les drogues dures et qu’elle rencontre Jean-Jacques Le Page.

Lola accuse son complice

Le 24 juillet 2009, trois semaines après leur rencontre, le corps carbonisé de Jean-Jacques Le Page est découvert dans les décombres de sa maison du Trez-Hir, à Plougonvelin. L’autopsie révèle qu’il est mort d’un «traumatisme cérébral majeur» suivi de coups de couteau. Plus tard, on devait aussi retrouver un plomb d’arme à grenaille dans l’une de ses orbites. Lola (Laëtitia Monier pour l’état civil) avait été aperçue la veille au soir non loin de là et le jour du drame, des témoins l’ont vue, l’air égaré, portant un sac contenant un couteau. Elle est interpellée peu de temps après et mise en examen pour assassinat. La forte consommation d’alcool de la soirée, ajoutée au valium ingurgité en substitution à l’héroïne, a sans doute rendu ses souvenirs nébuleux. Mais elle tente de raconter cette soirée au Trezh-Hir au cours de laquelle elle aurait fait entrer dans la maison de la victime son complice, William Rolland, venu pour voler argent et objets de valeur. Selon elle, les deux hommes se seraient battus à l’étage. Lorsqu’elle est montée, Jean-Jacques Le Page était au sol mais vivant. Elle aurait alors quitté les lieux dans un état second. À l’en croire, c’est son complice qui aurait ensuite tué la victime et mis le feu à la maison pour faire disparaître le cadavre. William Rolland, parti à Marseille après les faits, a été interpellé là-bas.

Des aveux mais pas d’ADN

Placé en garde à vue, il aurait fait des aveux aux enquêteurs. Des aveux sur lesquels il est revenu, dénonçant «la pression» dont il avait fait l’objet lors de l’interrogatoire. La police scientifique a retrouvé des traces de l’ADN de Laëtitia Monier mais elle n’a rien trouvé qui puisse établir la présence de William Rolland. Ce dernier a d’ailleurs été remis en liberté, voici un peu plus d’un an. La jeune femme, qui maintient ses accusations et ses déclarations d’innocence, a vécu cette libération comme une injustice. Le juge d’instruction de Brest a d’ailleurs estimé, la semaine dernière, que la détention avait assez duré, en rendant une ordonnance de mise en liberté sous contrôle judiciaire. Le parquet avait alors fait appel et c’est la chambre de l’instruction de la cour qui va maintenant décider.

Confrontation le 17 février

Pour l’avocate générale, il convient de prolonger la détention. «Il faut pouvoir continuer les investigations», a-t-elle dit. «Une expertise sur des traces de chaussures est en cours et des confrontations doivent avoir lieu rapidement». Le résultat de ces expertises, qui pourraient établir la présence sur les lieux de William Rolland, devrait être connu avant trois mois. Quant aux confrontations, la prochaine est prévue le 17 de ce mois. Selon la défense, Laëtitia Monier «porte le chapeau» et tout, dans ce dossier, concourt à établir qu’elle n’a pas tué: pas de mobile, des vêtements sans taches de sang, un couteau dont elle se serait évidemment débarrassé si elle avait tué et le fait qu’elle soit restée à Plougonvelin. Pour Me Appéré, son maintien en détention n’est dû qu’à une chose: «La justice n’aime pas reconnaître ses erreurs», a-t-il lancé en remarquant que les investigations en cours concernent uniquement William Rolland. «Il est difficile de se dire qu’on a peut-être remis le coupable en liberté».

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/meurtre-de-plougonvelin-lola-sort-de-prison-20-08-2011-1404752.php

Meurtre de Plougonvelin. Lola sort de prison

 

Publié le 20 août 2011
L'instruction n'ayant pas «démontré ce qu'il s'est réellement passé» dans la...
L’instruction n’ayant pas «démontré ce qu’il s’est réellement passé» dans la nuit du 23au 24juillet 2009, la cour d’appel a décidé de la remise en liberté de Lola. Photo archives Steven Le Roy

 

Incarcérée depuis deux ans dans l’affaire du meurtre de Jean-Jacques Le Page, retraité de Plougonvelin (29), Laëtitia Monier – dite Lola – va être remise en liberté. Ainsi en a décidé, hier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel.

 

Le matin du 24 juillet 2009, les pompiers retrouvaient le corps calciné de Jean-Jacques Le Page dans les décombres de sa maison du Trez-Hir, à Plougonvelin, détruite par un incendie. L’autopsie devait révéler que l’homme était mort après avoir reçu un choc violent à la tête, quinze coups de couteau et un plomb de pistolet à grenaille dans l’oeil.

Médicaments alcool et confusion

Laëtitia Monier, qui avait été vue sur les lieux dans la soirée du 23, était interpellée peu de temps plus tard. La jeune femme, une employée de bar de Brest connue de la victime sous le nom de Lola, a livré un témoignage d’une grande confusion en raison des anxiolytiques et de l’alcool qu’elle avait absorbés. À l’en croire, elle se serait rendue chez Jean-Jacques Le Page, qu’elle connaissait depuis peu, en compagnie d’un ami qui devait y commettre un cambriolage. L’opération se serait mal passée, s’achevant par un pugilat au cours duquel son complice aurait tué la victime avant d’allumer l’incendie et de prendre la fuite. Elle-même est restée au Trez-Hir où elle a été retrouvée-errant sur la plage-par des baigneurs qui ont, par ailleurs, indiqué avoir aperçu un couteau rougi dans son sac à main.

Aveux et rétractation

Le complice désigné, William Rolland, avait pris le train à Brest quelques heures après l’incendie, pour se rendre à Marseille où il a été interpellé quelques jours plus tard. Interrogé durant sept heures, il a avoué le meurtre en corroborant la version nébuleuse de Laëtitia Monier. Avant de se rétracter. Les deux jeunes gens ont été mis en examen pour assassinat, et placés en détention. William Rolland devait être mis en liberté deux mois plus tard, sous contrôle judiciaire. Lola, sans doute victime de l’imprécision de son témoignage et des modifications de versions livrées aux enquêteurs, aura dû attendre deux ans.

Mystérieuse lettre anonyme

«À chaque investigation, les charges contre Mlle Monier s’affaiblissent», a plaidé, devant la cour, son avocat Pierre Tracol, en décrivant une jeune femme bien plus maladroite que manipulatrice. «Il n’y a pas de mobile et aucun élément ne la relie au crime, sauf le fait d’avoir été vue sur les lieux», porteuse d’un «couteau souillé de traces apparemment anciennes». Un couteau qui n’avait pas été retrouvé au Trez-Hir là où Laëtitia Monier avait indiqué avoir laissé son sac, mais découvert à Brest plus de 20 mois plus tard grâce à une mystérieuse lettre anonyme indiquant le lieu où il avait été caché. «On n’y a décelé aucune trace de sang, ni aucune empreinte génétique», poursuit l’avocat. «L’instruction n’a pas démontré ce qu’il s’est réellement passé», a reconnu l’avocat général en requérant néanmoins- mais sans grande conviction-le maintien en prison. Cette fois, la cour ne l’a pas suivi et a infirmé l’ordonnance de prolongation de détention prise par le juge des libertés et de la détention. Les investigations qui vont se poursuivre devront éclaircir bien des mystères avant qu’un procès puisse avoir lieu.

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/strenanouess/plougonvelin/affaire-le-page-en-quete-de-verites-28-08-2011-1411813.php

Affaire Le Page. En quête de vérités

 

Publié le 28 août 2011 à 06h58
Saura-t-on jamais ce qu'il s'est réellement passé dans la nuit du 23 au 24...
Saura-t-on jamais ce qu’il s’est réellement passé dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, au sein du domicile de Jean-Jacques Le Page ? (Photo Archives Eugène Le Droff)

 

Plus de deux ans après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, à Plougonvelin (29), les deux mis en examen sont libres, placés sous contrôle judiciaire et attendent désormais les suites judiciaires à cette affaire. À l’heure où l’instruction de cet incroyable dossier tire à sa fin, «Lola» et William Rolland n’en finissent plus de clamer leur innocence.

 

Lola
Laëtitia Monier, dite «Lola» ou encore appelée «Marie» par William Rolland est incontestablement le personnage clé de cette affaire. Cette jeune femme, aujourd’hui âgée de 27 ans, a été la première interpellée le 29 juillet 2009, cinq jours après le meurtre de Jean-Jacques Le Page. Employée au «46», un bar à hôtesses du centre-ville de Brest, elle l’avait rencontré peu de temps avant et avait accepté, ce fameux soir du 23 juillet, de le suivre dans sa résidence plougonvelinoise.
Que s’est-il passé là-bas ? Quelques certitudes : elle et lui ont mangé vers 20 h dans une cafétéria brestoise puis se sont rendus sur la côte vers 20 h 35. Dans la résidence de ce retraité, ils ont bu un verre ensemble. Des traces d’ADN appartenant à la jeune femme ont ainsi été collectées sur le verre. Il ressort également que Lola a rencontré un groupe de jeunes à la sortie d’un bar de la station balnéaire. Il est alors 23 h 30, une photo sera prise avec un téléphone portable à 23 h 57. Elle se rend ensuite dans une villa où la fête se poursuit. L’un des jeunes va voir deux couteaux dans un gros sac. Les lames seraient ensanglantées, «mais avec du vieux sang, comme le disent les témoins», corrige le nouvel avocat de Laëtitia Monier, Me Pierre Tracol.
Il apparaît encore qu’à l’heure de midi, le lendemain, Lola va aller se baigner à la plage du Curé tout habillée. Là encore, les couteaux sont vus comme ils seront vus par ceux qui vont finalement la prendre en stop jusqu’à Brest. En juin 2011, près de deux ans après les faits, la juge Mathilde Boissy reçoit une lettre anonyme lui indiquant que les couteaux et le sac se trouvent dans le quartier de Recouvrance, à Brest. Sur l’enveloppe, une trace d’ADN a été trouvée, mais pas identifiée. Les objets sont pourtant récupérés, analysés. Les lames sont souillées, «mais par aucune trace de sang humain», avance son avocat qui estime que cette piste s’essouffle et joue aujourd’hui en faveur de Lola.
Car la jeune femme a toujours nié le crime, même si ses versions sur la scène qu’elle aurait vue, puis seulement aperçue, ont varié au fil du temps. La faute, selon sa défense, à «une personnalité plastique qui épouse toujours la version de son contradicteur». Elle n’a jamais contesté s’être rendue chez Jean-Jacques Le Page mais a mis en cause tour à tour William Rolland puis un certain Habib comme responsables du meurtre. Elle assure même s’être sauvée de la maison lorsque, selon elle, une bagarre aurait éclaté entre le retraité et William Rolland qui serait venu cambrioler la maison. Mais où ? Au rez-de-chaussée de la résidence comme elle a commencé par le dire ? Ou dans la chambre à l’étage où le corps dénudé, seulement vêtu d’une ceinture herniaire, et calciné de Jean-Jacques Le Page a été retrouvé ? Là encore, ses versions divergent.
Lors d’audiences publiques, la jeune fille a montré un visage mystique, habitée par une grande foi catholique. Il a été prouvé par le biais d’une expertise qu’elle est toujours vierge. Elle n’a cessé de demander sa libération qui est finalement intervenue à la mi-août. «Six mois avant, le juge brestois Fransois avait déjà raison en la libérant», s’indigne Me Tracol.

William Rolland
Une constante : ce grand échalas lymphatique, vu errant à la reconstitution du 9 novembre 2009, a toujours été mis en cause par Lola. Aujourd’hui âgé de 24 ans, William Rolland n’a purgé que deux mois de détention provisoire à la suite d’aveux passés en garde à vue, à Marseille. Il s’est rétracté lors de sa première audition devant le juge d’instruction et depuis, il certifie ne s’être jamais rendu sur les lieux. Épaulé par Me Patrick Larvor, William Rolland met en avant des horaires incompatibles avec la commission du meurtre : son portable a déclenché une borne à Brest à 22 h 30 et son voisin l’a accueilli à 23 h 58. Il a ensuite été vu en bas de la rue de Siam, à Brest, à plus de 30 km de la scène de crime. Il lui reste donc une heure et demi pour faire l’aller-retour mais William Rolland n’a ni voiture ni permis de conduire. Aucun taxi n’a fait la route.
Contre lui, il ne reste que les versions de Lola, une trace de chaussure laissée sur la cuvette des toilettes «compatible avec la sienne mais il n’est pas certain que ce soit la sienne», dit l’expertise, et les aveux. Aveux érodés par l’expertise psychologique du jeune homme qui montre un comportement infantile et l’impossibilité de subir la pression sans craquer. Il aura aussi à expliquer pourquoi, au lendemain du crime, il a pris le train avec son voisin pour Marseille. Une coïncidence, a-t-il toujours expliqué.

La victime
Alors qui ? Lola et William Rolland ? Un des deux ? Aucun des deux ? «Je m’interroge sur le mobile et sur la présence d’un tiers», suppute aujourd’hui Pierre Tracol. Il a dans ses cartes une empreinte ADN n’appartenant à personne de connu et retrouvée sur un bouton de volet. Et il reste encore l’emploi du temps de Jean-Jacques Le Page à éclaircir. Pourquoi a-t-il téléphoné à Lola le soir fatal, à 21 h 40 ? Pourquoi a-t-il été vu en train «de chercher quelqu’un» dans un café voisin entre 20 h 30 et 21 h 45? Lola dit avoir été la dernière personne à l’avoir vu vivant, avant la rixe. Peu après, certainement, un voisin l’ayant reconnu route de la Corniche, près de chez lui. Il était alors 22 h 30…

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/brest-lola-de-nouveau-en-garde-a-vue-16-10-2011-1466595.php

Brest. « Lola » de nouveau en garde à vue

 

Publié le 16 octobre 2011 à 11h58
Modifié le 16 octobre 2011 à 14h47

Laëtitia Monier, dite « Lola », impliquée dans une rixe à la sortie d’une discothèque, au port de commerce à Brest, dans la nuit de vendredi à samedi, a été placée en garde à vue. Elle sera déférée devant le parquet de Brest, cet après-midi.

 

Alcoolisée, « Lola« , âgée de 27 ans a tenté de subtiliser le téléphone portable d’une jeune femme de 24 ans, à l’aide d’une bombe lacrymogène et d’un couteau dont elle aurait menacé sa victime.

« Lola » est cette ex-hôtesse d’un bar de nuit brestois, poursuivie pour l’assassinat de Jean-Jacques Le Page, un retraité retrouvé mort en juillet 2009 dans sa maison de Plougonvelin, le corps lardé de 15 coups de couteau.

Faute de preuve évidente, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes avait remis Laëtitia Monier en liberté conditionnelle en août dernier.

 
http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/strenanouess/plougonvelin/affaire-le-page-qui-a-ecrit-la-lettre-anonyme-10-11-2011-1494991.php

Affaire Le Page. Qui a écrit la lettre anonyme ?

 

Publié le 10 novembre 2011 à 19h00
Modifié le 10 novembre 2011 à 19h09
Affaire Le Page.  Qui a écrit la lettre anonyme ?

 

L’affaire Le Page rebondit encore, trois ans et demi après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, à Plougonvelin, près de Brest. Selon nos sources, l’enquête est relancée et pourrait durer encore une bonne année. Cette actualité tient à deux faits nouveaux.

 

D’une part, un caméscope, partiellement calciné, aurait été retrouvé dans les décombres de la chambre de la victime. Il serait en bon état et montrerait des scènes assez chaudes, mais sans Lola.

Par ailleurs, une expertise graphologique de la lettre anonyme reçue par les juges d’instruction et qui indiquait, avant l’été, où se trouvaient un sac et des couteaux ayant peut-être servi au crime, est en cours.

Plus d’informations dans Le Télégramme de demain

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/affaire-le-page-qui-a-ecrit-la-lettre-anonyme-11-11-2011-1495152.php

Affaire Le Page. Qui a écrit la lettre anonyme?

 
Publié le 11 novembre 2011
Dire que l’affaire Le Page rebondit encore, trois ans et demi après le meurtre initial de Plougonvelin, peut paraître surréaliste. Et pourtant! Selon nos sources, l’enquête repart pour un tour qui pourrait encore durer une bonne année. Cette actualité tient à deux faits nouveaux. D’une part, la fille de Jean-Jacques Le Page, lors d’une visite de la maison, située route de la Corniche, aurait retrouvé dans les décombres de la chambre un caméscope partiellement calciné mais dont la cassette VHS serait en bon état et montrerait des scènes assez chaudes, mais sans Lola. Ce matériel sera bien évidemment examiné avec le plus grand soin mais à cette heure, le parquet se refuse à imaginer que l’appareil ait pu être déposé postérieurement au crime de l’audioprothésiste. Pour autant, il a demandé de dater l’appareil. Dans le même ordre d’idée, sans qu’il n’y ait nécessairement de cause à effet, une expertise graphologique de la lettre anonyme reçue par les juges d’instruction et qui indiquait, avant l’été, où se trouvaient un sac et des couteaux ayant peut-être servi au crime, est en cours. Il y a deux semaines, William Rolland et Laëtitia Monnier, les deux seuls mis en examen pour l’assassinat de Jean-Jacques Le Page, ont été priés de se présenter au palais de justice pour des exercices d’écriture. Les résultats ne sont pas encore connus. Mais une question demeure. Quelqu’un, très proche de l’enquête et qui, selon nos informations, disposerait d’informations encore tenues secrètes, semble désormais tourner très près de la gigantesque nébuleuse de ce fait divers qui tient en haleine enquêteurs et machine judiciaire depuis maintenant trois ans.

 

 

http://www.letelegramme.fr/une/degradations-a-brest-lola-hospitalisee-d-office-13-01-2012-1563342.php

Dégradations à Brest. « Lola » hospitalisée d’office

 

Publié le 13 janvier 2012 à 09h10

 

Décidément, « Lola » n’a pas fini de faire parler d’elle. Mise en examen depuis juillet 2009 dans l’enquête sur l’assassinat de Jean-Jacques Le Page à Plougonvelin (29), Laëtitia Monier, dite « Lola« , a purgé deux ans de détention provisoire. Remise en liberté, sous contrôle judiciaire, en août dernier, elle a de nouveau été interpellée en octobre.

La justice lui reprochait cette fois un vol de téléphone portable avec violence ayant entraîné une incapacité de travail et un port d’arme illégal (un couteau). Pour ce délit, elle a été condamnée en décembre dernier à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel. À peine un mois plus tard, « Lola » s’est encore fait remarquer.

Mardi soir, place Guérin, à Brest, elle a été arrêtée après avoir dégradé une dizaine de véhicules en stationnement. La jeune femme n’était visiblement pas dans un état normal. Incapable d’être entendue par la police, elle a fait l’objet d’une procédure d’hospitalisation d’office.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/meurtre-de-plougonvelin-le-proces-du-28-fevrier-au-10-mars-a-quimper-03-11-2016-11279384.php

Meurtre de Plougonvelin. Le procès du 28 février au 10 mars à Quimper
Publié le 03 novembre 2016 à 20h17
Photos d'archives Steven Le Roy
Photos d’archives Steven Le Roy

 

Le meurtre de Jean-Jacques Le Page, en juillet 2009, à Plougonvelin (29), donnera lieu à un procès fleuve qui se tiendra du 28 février au 10 mars 2017, à Quimper.

 

Presque huit ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour pouvoir audiencer le procès aux assises de Laetitia Monier, dite « Lola », et de William Rolland. Ils seront renvoyés à Quimper du 28 février au 10 mars pour le meurtre de Jean-Jacques Le Page, survenu à Plougonvelin (29), en juillet 2009.

Ils sont également mis en accusation pour la destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes. La cour s’est donc donné du temps pour plonger dans cette nuit mystérieuse où cet audioprothésiste de 68 ans a été lardé de quinze coups de couteau avant que sa résidence surplombant la mer ne soit incendiée.

Dix jours de débats

L’enquête, riche en rebondissements et controverses, permettra-t-elle d’asseoir la culpabilité des deux accusés ? Les dix jours de débat ne seront sans doute pas de trop pour parvenir à une vérité judiciaire qui sera, sans nul doute, difficile à établir.

L’accusation sera portée par l’avocat général Emmanuel Phelippeau tandis que Laetita Monier sera défendue par Mes Pierre Tracol et Pierre Rustique. William Rolland, libre depuis octobre 2009, sera pour, sa part, assisté de Mes Patrick Larvor et Thierry Fillon. Trois parties civiles seront également représentées.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/affaire-le-page-le-proces-huit-ans-apres-27-02-2017-11414583.php

Affaire Le Page. Le procès huit ans après

 
Publié le 27 février 2017 à 00h00
Modifié le 27 février 2017 à 05h09

Une reconstitution du crime avait eu lieu le 9 novembre 2009, dans la maison bourgeoise, à Plougonvelin.
Une reconstitution du crime avait eu lieu le 9 novembre 2009, dans la maison bourgeoise, à Plougonvelin.

 

Ce mardi, un procès hors normes s’ouvrira aux assises de Quimper. Un procès qui affole le temps, qui affole la raison, qui affolerait même les scénaristes les plus fous. Ce mardi, s’ouvrira à Quimper le procès de Lola et de William Rolland, renvoyés tous deux pour l’assassinat de Jean-Jacques Le Page, à Plougonvelin (29), il y a presque huit ans.

 

Les pompiers auraient dû écouter la voix de cette femme, qui les appelle dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009. Elle habite Plougonvelin, station balnéaire sur la mer d’Iroise, à une trentaine de kilomètres de Brest. De sa fenêtre, route de la Corniche, elle voit de la fumée s’échapper de la maison de Jean-Jacques Le Page. Mais par un hasard lourd de conséquences, les pompiers ne se déplacent pas ou tout au moins pas avant la matinée du lendemain. En ouvrant la porte, les flammes bondissent en trouvant de l’air et embrasent en un rien de temps la coquette villa d’un retraité de 68 ans, bien connu dans son lieu de villégiature mais également à Brest où il fut un audioprothésiste de renom. Ce sont les pompiers qui seront les premiers mis sur le gril, s’excusant de leur négligence une fois le corps calciné du propriétaire retrouvé dans des décombres brûlés puis noyés par l’eau.

Mais à l’autopsie du corps, la responsabilité des pompiers va s’évanouir illico. Avant d’être la proie des flammes, Jean-Jacques Le Page a été lardé de quinze coups de couteau. Personne ne se doute encore que s’ouvre à ce moment précis une histoire criminelle qui ne donnera jamais, quoi qu’il arrive, son intégrale vérité.

La faute à plusieurs éléments. Factuels d’abord : sur place, les gendarmes peinent à collecter des éléments fiables dans cette maison trop endommagée. Mais surtout, l’arrestation quelques jours plus tard de Laëtitia Monnier, une call-girl surnommée Lola, alors âgée de 24 ans, va faire basculer l’affaire au-delà du raisonnable, notamment en raison de la personnalité de celle qui sera dès demain, au coeur du procès.

William, Habib et les versions dissonantes

Jean-Jacques Le Page a rencontré Lola dans un bar à hôtesses de Brest, le « 43 », en plein centre-ville, quelques semaines ou mois plus tôt. Après son arrestation, Lola ne restera constante que sur deux points. Oui, elle a été chez lui ce soir-là et non, elle ne l’a pas tué. Pour le reste, elle va servir aux enquêteurs des explications aussi mouvantes que les sables. Dès le début de l’enquête, elle met en cause William Rolland, un échalas un peu mou, copain de galère de la jeune fille, sur la rive droite brestoise. Il est arrêté à Marseille, début août 2009, et avoue en garde à vue le meurtre du sexagénaire. Avant de se rétracter presque aussitôt.

Plusieurs questions se posent rapidement. Contre lui, celle de son voyage à Marseille au lendemain du meurtre. « Un hasard » répondra-t-il constamment. Pour lui, ce bornage téléphonique de la soirée du 23 juillet qui montre son impossibilité temporelle d’avoir fait le voyage Brest-Plougonvelin aller-retour. Surtout que William Rolland n’a pas de permis, pas de voiture et qu’aucun taxi n’a fait la route ce soir-là. Contre toute attente, William Rolland est remis en liberté à peine plus de deux mois après son arrestation, ne subissant qu’un contrôle judiciaire spécialement léger.

Lola mettra aussi en cause un certain Habib qui parviendra à se dédouaner sans difficulté. Mais des mois après le crime, la juge d’instruction Mathilde Boissy reçoit une lettre anonyme lui indiquant où se cachent les couteaux ayant servi au meurtre. Ils sont retrouvés dans un sac, à Recouvrance, ensanglantés mais le sang s’avérera être animal. Il s’avérera de la même manière que c’est Habib qui a écrit la lettre…

Le mystère Lola

Et il y a Lola. Catholique convaincue, brandissant devant le juge des libertés et de la détention un certificat de virginité. Lola, récupérée errant dans les rues de Plougonvelin le soir du drame par une troupe de jeunes en goguette et qui l’amèneront chez eux. Où des couteaux seront vus. Et seront revus le lendemain par une famille pique-niquant sur une petite plage dite du Curé, alors que Lola se baigne habillée.

Que s’est-il passé chez Jean-Jacques Le Page ce soir du 23 juillet 2009 ? Pourquoi le retraité a-t-il été vu rue de la Corniche vers 22 h 30, « en cherchant quelqu’un » ? Huit ans d’instruction, de navettes judiciaires et de rebondissements n’auront pas suffi à faire la lumière intégrale. Le procès d’assises permettra-t-il de lever les zones d’ombre ?

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/neuf-jours-d-audience-pour-un-stock-de-questions-27-02-2017-11414550.php

Affaire Le Page. Neuf jours d’audience pour un stock de questions

 

Publié le 27 février 2017 à 00h00
Modifié le 27 février 2017 à 05h07

 

Le procès de Lola et de William Rolland s’ouvrira demain et durera jusqu’au vendredi 10 mars. Il faudra, en effet, du temps pour éclaircir les zones mystérieuses qui planent encore sur ce dossier.

La personnalité de la victime. La personnalité de Jean-Jacques Le Page devrait aussi prendre du temps aux juges et aux jurés. Homme reconnu et apprécié, il avait toutefois un goût pour les bars à hôtesses où il avait rencontré Lola. Quelle était la nature de leur relation ?

Certaines sources proches de l’enquête affirment qu’à l’époque du printemps 2009, l’homme aurait nourri un sérieux béguin pour la jeune fille. Une époque où en parallèle, il avait reconnu une fille naturelle déjà majeure, qui sera partie civile au procès, ainsi que son fils et sa soeur.

Le mystère de la bille de plomb. Lors de l’autopsie, le médecin légiste a retiré de l’orbite de la victime une bille de plomb semblable à une grenaille tirée à l’aide d’une arme à feu. Mais aucun pistolet n’a été retrouvé… De la même façon, comment expliquer qu’un caméscope ait été retrouvé lors de la rétrocession de la maison à la famille plus d’un an après le drame ? L’appareil se trouvait en état de marche sous le lit. Et encore, cette trace de semelle de chaussure de marque Van’s sur la lunette des toilettes. « Elle est compatible avec les chaussures de William Rolland mais rien n’indique que ce soit la sienne ».

L’avant-soirée à Plougonvelin. Il est acquis qu’en début de soirée Jean-Jacques Le Page a récupéré Lola et qu’ils ont fait route ensemble de Brest vers son domicile.

Il l’a invitée à dîner dans une cafétéria puis ils sont rentrés. Après ? On sait que l’homme a été vu dans un café voisin entre 20 h et 21 h 45 « en train de chercher quelqu’un ». On sait aussi qu’il a téléphoné à Lola vers 21 h 40. Pourquoi ? Pas de réponse connue pour l’instant.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-ce-n-est-pas-clair-dans-ma-tete-01-03-2017-11417199.php

Affaire Le Page. «Ce n’est pas clair dans ma tête»

 

Publié le 01 mars 2017 à 00h00
Modifié le 01 mars 2017 à 05h00

Un témoin clé s'est fait porter pâle, hier, à une semaine de son audition, soulevant la colère de Mes Rajjou, Balan et Launay, avocats des parties civiles.
Un témoin clé s’est fait porter pâle, hier, à une semaine de son audition, soulevant la colère de Mes Rajjou, Balan et Launay, avocats des parties civiles.

 

Une nouvelle fois, Lola a varié dans ses explications, ce mardi, au premier jour du procès du meurtre de Jean-Jacques Le Page, en 2009, à Plougonvelin. La cour d’assises du Finistère a commencé à se pencher sur la personnalité des deux accusés.

 

« Je prends du valium depuis dix ans. J’ai des trous de mémoire ». Cheveux noirs tirés en arrière, Laëtitia Monier, dite Lola, a perdu de sa superbe. « À l’époque, vous étiez drôlement jolie. Ça ne veut pas dire que vous ne l’êtes plus », commente Me Balan, l’un des avocats des parties civiles. Hier, au premier jour du procès du meurtre de Jean-Jacques Le Page, tué dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin, la jeune femme qu’il avait rencontrée au « 43 », un bar à hôtesses brestois, a livré une nouvelle version des faits.

Lola a continué à crier son innocence, évoquant un projet de cambriolage imaginé par William Rolland, son coaccusé. Un projet qui aurait mal tourné, conduisant à la mort du commerçant, retraité de 67 ans. Son corps calciné, lardé de quinze coups de couteau, avait été retrouvé dans les décombres de sa maison du boulevard de la Corniche.

Selon sa nouvelle version, elle aurait été invitée à quitter les lieux par la victime qui était parvenue à désarmer son ami. Évoquant la présence d’un certain Habib -dont l’implication a été écartée au cours de l’instruction- elle décrit, de façon décousue et incohérente, avoir ramassé le couteau sur la plage pour le placer dans son sac, avant d’être appelée par la victime. L’un des deux couteaux ensanglantés vus dans la nuit par un groupe de jeunes qui l’avait prise en stop, puis par des témoins, le lendemain, sur la plage.

« Ça fait beaucoup de choses qui changent », lui fait remarquer la présidente, Claire Fouquet-Lapar. « Ce n’est pas clair dans ma tête », admet Lola.

« J’ai menti »

Une jeune femme sous le joug de sa mère qu’elle qualifie d’accaparante. Depuis ses 7 ans, les deux femmes ont longtemps vécu en vase clos. Privée de scolarité au gré de la pérégrination des deux femmes en Europe, elle évoque la prostitution de sa mère comme modèle. Elle était devenue à son tour hôtesse dans des bars brestois, « parce qu’on ne couche pas en France », insiste celle qui défend la virginité par conviction religieuse. « Ce n’est pas contradictoire ? », questionne Claire Fouquet-Lapar. « La masturbation, pour moi, ce n’est pas de la prostitution. C’est une sorte de massage », soutient Lola.

Si elle n’a jamais formellement désigné « Will » comme l’auteur des coups de couteau, la jeune femme s’est montrée encore plus prudente, hier : « Je ne pense pas qu’il ait tué le monsieur. Il a dû s’enfuir avant. Tout ce qu’il voulait, c’était l’argent ». « Lors de votre première audition, vous avez dit avoir vu Jean-Jacques Le Page avec du sang », lui rappelle la présidente. « J’ai menti », répond l’accusée.

Le témoin clé absent

« On m’a traîné dans la boue », martèle William Rolland. Le jeune homme, âgé de 29 ans, s’était rétracté devant le juge d’instruction après avoir livré des aveux qu’il dit extorqués. Pourtant décrit comme intelligent, il avait reconnu être l’auteur des coups. « William, c’était une proie facile. Je sais qu’il est innocent », défend sa tante. Un témoignage tempéré par les bagarres et une affaire d’extorsion pour laquelle il avait été condamné après sa sortie de détention provisoire. « Vous ne pensez pas que c’est de la violence d’être accusé à tort ? Il a vécu l’horreur en détention », martèle la tante.

William Rolland avait été remis en liberté grâce, notamment, à l’alibi d’un ami qui l’avait accompagné à Marseille, au petit matin du 24 juillet. Un homme, témoin clé, qui s’est fait porter pâle, hier, à une semaine de son audition, soulevant la colère des parties civiles. La cour dira, ce matin, si elle entend se passer de son audition.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougonvelin/affaire-le-page-la-mere-de-lola-n-a-pas-tout-dit-01-03-2017-11418456.php

Affaire Le Page.  »La mère de Lola n’a pas tout dit »

 

Publié le 01 mars 2017 à 19h58

Une reconstitution de l'affaire s'était déroulée dans les décombres  de la villa brûlée de la victime. (Photo d'archives Eugène Le Droff)
Une reconstitution de l’affaire s’était déroulée dans les décombres de la villa brûlée de la victime. (Photo d’archives Eugène Le Droff)

 

Appelée à témoigner devant les assises de Quimper, ce mercredi, la mère de Lola, incapable de justifier de son emploi du temps la nuit du meurtre de Jean-Jacques Le Page, s’est retrouvée sur la sellette. Son téléphone avait borné près de Plougonvelin (29), au matin des faits.

 

« Est-ce que votre mère était présente ce soir-là avec vous ? » Questionnée par Me Rajjou, partie civile, Lola cherche de l’aide dans le regard de ses avocats. Après un long moment d’hésitation, la jeune femme, coaccusée du meurtre de Jean-Jacques Le Page, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin (29), répond par la négative. Avant de tempérer ses explications: « Elle est incohérente ».

La deuxième journée de procès a ajouté un peu plus d’incertitudes aux débats de l’affaire Le Page, ce mercredi, devant la cour d’assises du Finistère. Appelée à témoigner de la personnalité de sa fille, la mère de Laëtitia Monier n’a pas supporté le feu des questions des parties civiles et de l’avocat général. « Je suis malade, ne me triturez pas trop », insiste le témoin, avant de s’effondrer en larmes à la barre.

À plusieurs de ses codétenues, Lola avait pourtant confié que sa mère était présente ce soir-là. « Elle aurait pu, mais elles mentent », répond l’accusée. « Elle a de l’imagination, elle peut inventer des scénarios », confiait, plus tôt, la retraitée, en réponse à une question de Me Larvor, l’avocat de William Rolland, sur la mythomanie de sa fille soulevée par le Dr Cozic, l’un des experts psychiatres.

Son téléphone tout près de la villa 

Oui mais voilà, plusieurs questions restent sans réponse, de l’avis du ministère public et des parties civiles. À commencer par son arrivée en train, dans l’après-midi du 23 juillet. Une simple coïncidence, selon la mère de Lola : « Je voulais l’éloigner de Brest ».

Elle réfute l’avoir vue ce jour-là. Entendue par les gendarmes, elle avait expliqué avoir passé la soirée aux Jeudis du port. Ce mercredi, en réponse à une question de Me Rajjou, la femme a soutenu être restée se reposer dans l’appartement de sa fille, avant de se défendre en expliquant ne plus s’en souvenir, huit ans après les faits. Une nuit au cours de laquelle son téléphone était resté muet. Avant de borner, au matin des faits, près du Conquet, à seulement quelques kilomètres de la villa de Jean-Jacques Le Page. « Je suis allée au Conquet en bus, je n’y étais pas. Je n’y suis jamais allée », insiste-t-elle après avoir parlé de « la grande maison » de la victime.

À la disposition de la justice 

Baskets aux pieds, la retraitée n’est pas davantage à l’aise quant aux enregistrements de ses conversations avec sa fille, les jours suivant. Les deux femmes parlaient par code, Lola cherchant à savoir si les gendarmes étaient venus à son appartement de Recouvrance. « Vous portez des Adidas. Il vous arrive de porter des Vans ? », questionne, à son tour, Stéphane Cantéro.

Sans le dire, l’avocat général fait référence aux traces de semelles relevées dans les toilettes de la maison incendiée. « Non… Moi, c’est du 42, je crois qu’on avait retrouvé du 43″, justifie-t-elle, conduisant l’avocat général à demander à la présidente d’acter les déclarations du témoin. Des éléments qui, pour Me Rajjou, « permettent de penser que la mère de Lola n’a pas tout dit ».

À la demande des parties civiles et du ministère public, la cour a ordonné que le témoin reste à la disposition de la justice.

 
http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/affaire-lola-les-dernieres-heures-de-la-victime-4831213

Affaire Lola. Les dernières heures de la victime

 

Modifié le 02/03/2017 à 21:56 | Publié le 02/03/2017 à 20:06

  • Pierre-Hector Rustique et Pierre Tracol, avocats de Lola.
    Pierre-Hector Rustique et Pierre Tracol, avocats de Lola. | Crédit photo : Thierry Creux

Mickaël LOUÉDEC.

Au tribunal ce jeudi, les experts se sont attardés sur les circonstances de la mort de Jean-Jacques Le Page, via le témoignage d’experts. Un avocat a évoqué « un acharnement ».

« Un vrai massacre. » La phrase est lâchée jeudi matin, devant la cour d’assises du Finistère, par Me Balan, avocat des parties civiles. Il commente l’expertise du Dr Saccardy, médecin légiste qui a examiné le corps « carbonisé » de Jean-Jacques Le Page, le 25 juillet 2009.

La veille, le cadavre de cet audioprothésiste réputé de la région brestoise était retrouvé dans sa villa en flammes, à Plougonvelin.

Le Dr Saccardy explique avoir noté la présence de quinze plaies au niveau du thorax de la victime. La cause du décès ? Pas sûr. « J’ai aussi constaté un saignement interne de la boîte crânienne, qui peut être dû à un traumatisme », assure la légiste.

Une analyse contredite quelques minutes plus tard par d’autres professionnels de la médecine légale. Les Dr Bouvet et Le Gueut expliquent que « ce traumatisme cérébral serait le fait de la carbonisation ».

Les trois experts s’accordent au moins sur un point : un projectile a été retrouvé dans l’orbite droit de la victime. « Un calibre 11, tiré a priori d’un pistolet à grenaille », selon Marcel Ballester, expert en balistique. Un « plomb » qui ne provient pas du pistolet retrouvé près de la victime.

Signes de lutte

Cette blessure n’aurait pas été fatale à Jean-Jacques Le Page, mais elle rajoute au calvaire qu’a pu endurer le retraité de Plougonvelin, qui présente aussi des entailles au niveau des avant-bras. Probable signe d’une lutte, selon le Dr Saccardy.

La matinée de jeudi a aussi été l’occasion, pour les avocats de Laëtitia Monier – alias Lola – une ex-call girl, de mesurer le degré d’implication possible de leurs clients. Me Rustique rappelle qu’une voisine a vu une lumière s’éteindre à 5 h du matin, dans la villa de la victime. À cette heure, sa cliente était en soirée.

« L’acharnement »

Il n’a pas non plus manqué de faire dire à l’experte qu’il fallait « une certaine force » pour sectionner un des cartilages de la victime, au niveau des côtes. Laëtitia Monier est chétive, presque frêle.

A-t-elle pu tout de même porter les coups de couteau ? A-t-elle été aidée ? William R., co-accusé, nie toujours sa participation aux faits. Le bornage de son téléphone, à Brest au moment des faits, parle pour lui.

« Aucune chance »

Lundi, l’audition des accusés devrait apporter un éclairage sur « l’acharnement » dont a été victime Jean-Jacques Le Page, dixit Me Balan. À la barre, une des expertes est lapidaire : « La victime n’avait aucune chance de s’en sortir. »

Pendant ce temps, Lola, les yeux clos, la tête penchée, semble ne plus lutter contre le sommeil. Ce vendredi, démarre le quatrième jour d’audience. Il en reste six.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougonvelin/affaire-le-page-le-mystere-lola-03-03-2017-11419840.php

Affaire Le Page. Le mystère « Lola »

 

Publié le 03 mars 2017 à 09h16

De gauche à droite : Me Tracol, MeLarvor et Me Rustique, les avocats de la défense.
De gauche à droite : Me Tracol, MeLarvor et Me Rustique, les avocats de la défense.

 

Attachée à sa virginité, elle travaillait pourtant dans un bar à hôtesses. Personnalité complexe, Lola a été décrite par les experts comme une jeune femme à l’enfance carencée, hier, lors d’une journée plus favorable à son coaccusé.

 

Voûtée dans le box, Laëtitia Monier a écouté, d’une oreille attentive, les experts défiler à la barre de la cour d’assises, hier, au troisième jour du procès de l’affaire Le Page. Une posture corporelle lourde de sens pour Françoise Keruzoré. L’experte psychologue avait été marquée par la tenue de la jeune femme lors de son expertise. Comme dans le box, elle portait des vêtements fermés jusqu’au menton. Une tenue tout en contradiction avec « la robe sexy portée comme tenue de travail ». Une attitude qui témoigne, de son avis, d’un rapport au corps compliqué pour cette jeune femme « à la personnalité très complexe ». Mardi, Claire Fouquet-Lapar, la présidente de la cour d’assises, avait déjà évoqué les condamnations prononcées après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, en juillet 2009, à Plougonvelin. Notamment l’affaire d’un coup de couteau qu’elle avait porté à un homme au flirt trop poussé. « Elle a un sentiment de danger à l’idée d’effraction de son corps », estime Françoise Keruzoré. L’experte psychologue y voit la conséquence d’une enfance carencée : « Elle a été élevée dans une grande pauvreté de contacts familiaux ».

« Elle finit par se mentir à elle-même »

Cette absence de socialisation est la conséquence d’une relation qualifiée de pathologique entre Lola et sa mère. « Elles fonctionnaient sur la méfiance. Le noyau paranoïaque, c’était elles contre le reste du monde. » Qualifiée d’intelligente, « elle est fine pour obtenir ce qu’elle veut ». Des carences à l’origine des troubles de la personnalité, décrits par l’ensemble des experts. Elle se réfugiait dans l’alcool et les stupéfiants, la conduisant à des épisodes de violence mal contenue. Ou à avoir recours au mensonge : « Elle finit par se mentir à elle-même et ne plus être en mesure d’accéder à la réalité », décrit, pour sa part, le Dr Cozic. Son confrère, le Dr Masson, y voit de la psychoplasticité modifiant son discours en fonction de l’interlocuteur. « Est-ce une démarche volontaire ? », questionne Me Tracol, avocat de Lola. « En général, c’est volontaire », estime l’expert. Il émet l’hypothèse d’une amnésie défensive : « Elle s’exprime facilement sur un sujet neutre. Quand on aborde les faits, c’est différent ». Avant de tempérer son propos en réponse à une interrogation de Me Rustique, le second conseil de Lola, sur l’influence de l’alcool sur les troubles de la mémoire : « Ça peut y contribuer ».

Un revolver introuvable

La journée d’hier a été plus favorable à William Rolland. Coaccusé du meurtre et de la destruction de la villa de Plougonvelin par incendie, le jeune homme a bénéficié de l’audition des experts en médecine légale, auteurs de la deuxième autopsie de la victime. Les deux médecins ont confirmé que les quinze coups de couteau étaient bien à l’origine de la mort, balayant l’idée d’un violent coup sur la tête. Ils ont aussi qualifié d’incompréhensible l’une des expertises, à charge pour le jeune homme. Elle estimait que les blessures, qu’il évoquait comme la conséquence de chutes anciennes, étaient liées à sa présence dans un foyer d’incendie. Reste le mystère des plombs retrouvés sur le corps de la victime. De la grenaille tirée par un revolver 22 long rifle. L’arme n’a jamais été retrouvée.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-nous-attendons-la-verite-04-03-2017-11421168.php

Affaire Le Page. «Nous attendons la vérité»

 
Publié le 04 mars 2017 à 00h00
Modifié le 04 mars 2017 à 07h22

Après quatre jours de procès, le mystère reste entier quant à ce qui s'est passé il y a huit ans dans la villa du Treiz Hir, à Plougonvelin...
Après quatre jours de procès, le mystère reste entier quant à ce qui s’est passé il y a huit ans dans la villa du Treiz Hir, à Plougonvelin…

 

Huit ans après la mort de Jean-Jacques Le Page, sa famille attend toujours la vérité. Une vérité qui n’est pas sortie de cette première semaine de procès. Les débats reprendront lundi, à Quimper, devant la cour d’assises.

 

Dans le box, face aux explications du professeur Villerbu, l’expert psychologue, Laëtitia Monier s’est agacée, hier, pour la première fois depuis l’ouverture du procès du meurtre de Jean-Jacques Le Page dont le corps calciné avait été retrouvé dans les décombres de sa villa de Plougonvelin, le 24 juillet 2009. Évoquant une rage de dent, la jeune femme a quitté l’audience quelques minutes, avant de revenir. « Elle ne fait face à l’insoutenable qu’en fuyant », commente l’expert. Toujours impassible malgré les sentiments qu’elle dit avoir eus pour la victime, « Lola » n’a pas varié face aux familles.

Dignes depuis l’ouverture du procès, les enfants et le filleul du commerçant retraité se sont succédé à la barre des assises pour témoigner de la personnalité de leur père et parrain. Un homme décrit de toutes parts comme gentil, amusant et respectueux. À 67 ans, la victime n’avait pas changé, attirée depuis toujours par les femmes. « Toute sa vie, il s’est rassuré en plaisant aux femmes. Il avait de nombreuses conquêtes », reconnaît son fils.

À sa fille, le petit homme, « frêle » depuis un grave accident en 2008, avait confié son amour pour Lola, rencontrée au « Club 46 », un bar à hôtesse du centre-ville de Brest. « Il parlait de mariage ? », questionne la présidente, Claire Fouquet-Lapar. « Oui », confirme sa fille, à qui il avait dit que la jeune femme était une étudiante en médecine.

« Il n’y a qu’une personne qui a les clés »

Huit ans après les faits, les enfants de l’ancien audioprothésiste ne parviennent pas à faire leur deuil. « Nous attendons la vérité. Qu’on arrête de nous trimbaler. Ça fait huit ans qu’on nous raconte n’importe quoi », martèle le fils de la victime. Sa soeur tourne le regard vers Laëtitia Monier : « Il n’y a qu’une personne qui a les clés. Dites-nous ce qu’il s’est passé ».

Invitée par la présidente de la cour à se lever, Lola reste invariable : « La dernière fois que je l’ai vu, il m’a dit :  » prends vite un taxi  » et il a fermé la porte », soutient la jeune femme. « Vous êtes impliquée, insiste Claire Fouquet-Lapar, c’est vous qui le connaissiez, qui faites, le cas échéant, venir quelqu’un et qu’on voit avec des couteaux ». « C’est une personne que j’aimais bien. Je ne sais pas qui a fait ça… J’aurais été incapable de faire ça, surtout pas à ce monsieur ».

L’hypothèse d’aveux face à une situation compliquée

Une réponse toute faite, de l’avis du professeur Villerbu : « Elle ne cherche pas à convaincre », analyse-t-il. Face aux questions plus pressantes de la présidente, Lola évoque deux hypothèses : « Peut-être Will (son coaccusé) ou quelqu’un d’autre ».

Le jeune homme, à la personnalité qualifiée de « fragile et influençable », a bénéficié, hier, de deux expertises à nouveau favorables. Pour le Dr Chanoine, expert psychologue, William Rolland – désigné par Lola comme celui qui l’accompagnait cette nuit-là – aurait pu passer aux aveux, sous la pression de la garde à vue, pour se débarrasser d’une situation qui devenait très compliquée. « C’est assez dans sa manière de fonctionner », témoigne l’expert, auquel s’associe le professeur Villerbu.

À la lumière de ces personnalités, la cour d’assises se penchera la semaine prochaine sur les faits. Le verdict devrait être rendu jeudi soir.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-des-enqueteurs-divises-07-03-2017-11424386.php

Affaire Le Page. Des enquêteurs divisés

 

Publié le 07 mars 2017 à 00h00
Modifié le 07 mars 2017 à 07h42

Le procès des deux accusés, « Lola » et William Rolland, a repris par les auditions des enquêteurs brestois et rennais de la gendarmerie, dont les points de vue divergent.
Le procès des deux accusés, « Lola » et William Rolland, a repris par les auditions des enquêteurs brestois et rennais de la gendarmerie, dont les points de vue divergent.

 

La cour d’assises du Finistère a commencé à se pencher sur les faits de l’affaire Le Page, ce lundi. L’occasion d’entendre des appréciations parfois divergentes entre les différents enquêteurs.

 

« Quel intérêt avait Laëtitia Monier à mentir ? » L’enquêteur de la brigade de recherches de Brest est formel : « Aucun ». La réponse a fait bondir la défense de William Rolland, hier soir. Le jeune homme avait été désigné par « Lola » comme présent, le soir de la mort de Jean-Jacques Le Page, dans sa villa de Plougonvelin.

Le procès des deux accusés a repris par les auditions des enquêteurs brestois et rennais de la gendarmerie. Leurs points de vue divergent.

Le dossier paraissait pourtant « clair et limpide au départ », reconnaît le directeur d’enquête de la section de recherches de Rennes. Sur les déclarations de Lola qui reconnaissait sa présence au domicile de la victime, la nuit des faits, William Rolland avait reconnu son implication dans la mort du sexagénaire. « Il n’apportait pas d’élément corroborant ce qu’il s’est passé sur place », tempère le directeur d’enquête. « Il a fait une description de la maison. Mais des photos de la maison lui sont présentées en garde à vue », souligne-t-il, questionné par Me Fillion, l’avocat du jeune homme.

Sous le feu des questions de la défense, l’enquêteur de la brigade des recherches de Brest qui avait recueilli ses aveux reste droit dans ses bottes. Il admet avoir pu montrer des photos de l’extérieur de la maison et avoir lu quelques passages de l’audition de Lola : « Mais jamais on ne lui a dit dans quelle pièce se sont déroulés les faits, ni par où l’auteur s’est enfui », explique-t-il.

« On manquait de temps »

L’interpellation de William Rolland, à Marseille, avait pourtant placé les enquêteurs dans une position délicate, contraints de débuter leurs auditions à la dix-huitième heure de garde à vue. « On manquait de temps… On était trop court en personnel », confirme une enquêtrice de la section de recherches.

Dans ces conditions, l’enquêteur de la brigade de recherches de Brest s’était chargé seul de la dernière audition du jeune Brestois. Plus de cinq heures d’audition – après deux longues auditions durant de la nuit – au cours de laquelle il avait fini par craquer. Questionnée par la présidente de la cour d’assises, Claire Fouquet-Lapar, sur la description du gardé à vue assis sur le sol, pris de tremblements et en pleurs, la gendarme explique qu’elle aurait fait une pause. Son collègue en charge de l’audition, lui, avait qualifié l’état du jeune homme de « serein » devant la juge d’instruction. « Il était fragile », lui fait remarquer Me Larvor, son avocat. « En garde à vue pour assassinat, il n’était forcément pas à son aise », se défend l’enquêteur.

Sans arme du crime

L’officier de police judiciaire s’appuie sur des éléments techniques du dossier. À commencer par la téléphonie qui lui aurait laissé le temps de se rendre au Trez-Hir. Une théorie balayée par un troisième enquêteur de la section de recherches. « Il y a peu de probabilité qu’il ait pu commettre un tel scénario ».

Seule certitude, l’hôtesse, vue à plusieurs reprises en possession de couteaux, était bien à Plougonvelin. « Sa culpabilité ne tient que si ces couteaux sont les armes du crime ? », questionne à son tour Me Tracol, son avocat, en l’absence de l’arme du crime, jamais retrouvée. « Oui », admet le directeur d’enquête. L’analyse des vêtements des deux accusés n’a jamais permis de découvrir la moindre trace de sang, réduisant les éléments à charge. « À moins qu’ils n’en aient pas porté », corrige le directeur d’enquête.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-des-couteaux-encombrants-08-03-2017-11425744.php

Affaire Le Page. Des couteaux encombrants

 
Publié le 08 mars 2017 à 00h00
Modifié le 08 mars 2017 à 06h47

La reconstitution du meurtre de Jean-Jacques Le Page s'était déroulée le 9 novembre 2009, dans les décombres de la villa brûlée de la victime, à Plougonvelin.
La reconstitution du meurtre de Jean-Jacques Le Page s’était déroulée le 9 novembre 2009, dans les décombres de la villa brûlée de la victime, à Plougonvelin.

 

Dix témoins se sont succédé, ce mardi, à la barre de la cour d’assises du Finistère. Six d’entre eux ont vu Laëtitia Monier en possession d’un ou de deux couteaux, quelques heures après le meurtre de Jean-Jacques Le Page.

 

« Ce n’est pas banal, une fille qui se balade avec un couteau de cuisine dans son sac ». Par « pitié », le peintre en bâtiment avait accepté de transporter Lola, dans l’après-midi du 24 juillet 2009, entre Plougonvelin et Brest. Dans le fourgon, les deux ouvriers avaient vu – comme cinq autres témoins à s’être relayés à la barre, hier – le manche d’un couteau de cuisine dépasser du sac à main de la jeune femme.

« Il me semble qu’elle a dit « j’irai en prison », dans la fourgonnette. Qu’ils la prendraient pour une folle et qu’elle irait en hôpital psychiatrique… Je lui ai demandé des explications, mais elle ne m’a rien dit », témoigne l’ouvrier. Elle se serait débarrassée du ou des couteaux dans une poubelle, rue de Glasgow, à son retour à Brest. L’arme n’a jamais été retrouvée.

Hier, tout au long de la sixième journée du procès, ceux qui avaient croisé le chemin de Laëtitia Monier, durant les heures qui ont suivi le meurtre de Jean-Jacques Le Page, sont venus témoigner de leur rencontre peu ordinaire avec l’accusée.

Peu avant minuit, elle avait suivi trois jeunes hommes en camping non loin de là, invités à une soirée, dans une villa proche de la maison incendiée. Après avoir bu et s’être baignée dans la piscine, la jeune femme avait accompagné un des trois campeurs participant à la soirée sous la douche.

Un flirt à l’issue duquel le sac à main de Lola s’était renversé, laissant apparaître un couteau de boucher présentant des traces rouges. Un couteau vu par un copain du campeur dans la nuit. Puis, le lendemain matin, par l’un des deux jeunes hommes qui avaient invité le groupe à finir la soirée dans la villa. À la recherche du portefeuille de Lola, hystérique à son réveil parce qu’elle ne retrouvait pas son argent, il avait plongé la main dans le sac à main.

« J’ai sorti un couteau maculé de sang, puis un deuxième dont la lame était plus courte ».

Mémoire sélective

Menacée d’un appel à la police pour qu’elle quitte la villa où s’était passée la nuit, Lola avait réagi immédiatement en sortant de la piscine. Mais elle avait refusé de partir. Le couteau, l’accusée redit l’avoir ramassé sur la plage, abandonné, selon elle, le soir des faits, par William Rolland.

Sous le feu des questions de Me Balan, Lola peine à expliquer la raison pour laquelle elle avait mis l’arme dans son sac : « J’ai pensé que Will avait peut-être fait une connerie… Je ne sais pas quoi vous dire ».

Sang ou traces rouges ?

« Avec cette arme, vous allez faire la fête et vous vous baignez dans une piscine ? », s’étonne, à son tour, l’avocat général, Stéphane Cantéro. « Je n’ai rien à me reprocher », se défend-elle. En livrant le nom de son coaccusé, elle avait décrit des traces de sang sur le couteau. Interrogée par la présidente de la cour d’assises, la jeune femme n’en est plus aussi sûre : « Du sang ou quelque chose de ressemblant. Ce n’est pas étonnant quand on prend du valium et de l’alcool ».

Questionnée dans la foulée sur l’argent qu’elle réclamait à son réveil, l’accusée devient tout à coup prolixe, évoquant la somme de 300 € donnée par la victime pour un bain avec elle. De l’argent perdu au cours de la nuit dans la piscine, qu’elle voulait récupérer avant d’être mise dehors : « Ils m’ont jetée dehors. Je m’en souviens bien, c’est lui (NDLR : le témoin à la barre). Il avait les cheveux bouclés ».

« On peut tirer des conséquences sur ce dont vous vous rappelez ou pas », lui fait remarquer la présidente. Les derniers témoins seront entendus aujourd’hui.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-je-suis-innocente-09-03-2017-11427178.php

Affaire Le Page. «Je suis innocente»

 
Publié le 09 mars 2017 à 00h00
Modifié le 09 mars 2017 à 05h07
Affaire du meurtre de Jean-Jacques Le Page à Plouvonvelin en 2009 : un verdict qui ne satisfait pas dans AC ! Brest

 

Interrogée sur les faits, Lola a livré une nouvelle version de la nuit du 23 au 24 juillet 2009, ce mercredi, sans convaincre. Elle a toutefois fini par reconnaître avoir menti en livrant le nom de William Rolland aux gendarmes.

 

« Je suis innocente. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ». Hier soir, au terme de son interrogatoire sur les faits, Laëtitia Monier a une nouvelle fois réfuté sa participation dans le meurtre de Jean-Jacques Le Page, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin. Un homicide suivi de l’incendie de la villa du Trez-Hir pour lequel la jeune femme avait livré les noms de William Rolland, son coaccusé, d’un certain Habib rapidement blanchi par l’enquête et de sa mère. Plusieurs témoins avaient également indiqué aux enquêteurs et à la juge d’instruction avoir reçu les confidences de Lola, expliquant qu’elle était l’auteur des faits. « C’est n’importe quoi », se défend l’accusée.

« Vous êtes totalement complice »

Elle a livré, hier, une nouvelle version des faits, aussi incohérente que les précédentes. « Vous ne vous rappelez pas à chaque fois de la même chose. C’est un peu gênant pour connaître la vérité », lui fait remarquer Claire Fouquet-Lapar, la présidente de la cour d’assises, devant une salle trop étroite pour accueillir un public chaque jour plus important à s’intéresser à l’affaire.

Et la jeune femme d’évoquer une nouvelle fois son arrivée dans la villa du commerçant retraité en début de soirée. Le champagne et le bain qui coule à l’étage pendant que son ami pénètre dans les lieux, selon son récit. Elle décrit William Rolland désarmant Jean-Jacques Le Page en se saisissant d’un couteau, avant d’être désarmé à son tour par le sexagénaire qui la reconduit alors à la porte. Cette fois, son coaccusé aurait réussi à prendre la fuite avant la mort du retraité. Pour la rejoindre sur la plage où elle aurait récupéré le couteau !

Questionnée par la présidente, puis par les parties civiles et l’avocat général, la jeune femme répond par un « c’est là où il y a un trou noir », à chacune de ses nombreuses incohérences.

« Ce meurtre, c’est peut-être la pire des choses. Il est totalement crapuleux. Quel que soit votre rôle, vous êtes totalement complice, vous vous rendez compte de ça ? », tente Me Balan, l’avocat de la fille de la victime. « La personne qui a fait ça, c’est très grave. Mais ce n’est pas moi », martèle Lola. Le respect qu’elle dit avoir eu pour la victime est pourtant apparu relatif au regard des SMS découverts dans le dossier « brouillon » de son téléphone portable. Elle y avait rédigé un message où elle indiquait qu’il n’avait « pas le moindre intérêt » pour elle. « C’était un autre client », réfute-t-elle.

« J’ai menti, ils voulaient une version cohérente »

Au terme de la septième journée de débats, l’explication du cambriolage imaginé par son coaccusé a été largement écornée par Laëtitia Monier elle-même, en insistant sur le fait qu’il n’était « pas déterminé que William Rolland était l’auteur des coups de couteau ».

Dès sa deuxième audition devant les gendarmes, la jeune femme avait pourtant livré le nom du jeune homme en expliquant qu’elle l’avait fait rentrer. Que sa présence rapidement découverte par Jean-Jacques Le Page avait conduit le jeune homme à contraindre la victime à monter à l’étage où elle l’avait découverte mourante. Elle avait terminé son audition en expliquant que « Will » avait décidé de mettre le feu. « J’ai menti. L’enquêteur voulait une version cohérente », a fini par admettre Laëtitia Monier, interrogée hier soir par Me Thierry Fillion, l’un des avocats du jeune homme. Et de se dédouaner aussitôt : « Ce n’est pas moi qui ai avoué le crime ».

 

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/affaire-le-page-20-ans-requis-a-l-encontre-de-lola-09-03-2017-11428388.php

Affaire Le Page. 20 ans requis à l’encontre de Lola

 
Publié le 09 mars 2017 à 17h21
Modifié le 09 mars 2017 à 17h27
Photo d'archives Le Télégramme
Photo d’archives Le Télégramme

 

Ce jeudi après-midi, à Quimper, l’avocat général a requis une peine de 20 années de réclusion à l’encontre de Laetitia Monier, la jeune femme accusée d’avoir tué Jean-Jacques Le Page et d’avoir incendié sa maison, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin. Pour Stéphane Cantéro, la jeune femme aurait agi seule, le conduisant à requérir l’acquittement de son coaccusé, William Rolland, Le verdict sera rendu demain.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/affaire-le-page-20-ans-requis-a-l-encontre-de-lola-10-03-2017-11428549.php

Affaire Le Page. 20 ans requis à l’encontre de Lola

 

Publié le 10 mars 2017 à 00h00
Modifié le 10 mars 2017 à 06h43

L'avocat général, Stéphane Cantéro, s'entretenant ici avec Me Rajjou, l'avocat du fils de la victime, a requis, hier, à l'encontre de Laëtitia Monier, 20 ans de réclusion.
L’avocat général, Stéphane Cantéro, s’entretenant ici avec Me Rajjou, l’avocat du fils de la victime, a requis, hier, à l’encontre de Laëtitia Monier, 20 ans de réclusion.

 

À la veille du verdict, l’avocat général a requis la peine de 20 ans de réclusion, ce jeudi, à l’encontre de Laëtitia Monier. Au terme des débats, les parties civiles se sont jointes à ses réquisitions pour réclamer l’acquittement de William Rolland.

 

Très ému, le neveu de Jean-Jacques Le Page a pris la parole une dernière fois, hier matin, pour exprimer le sentiment de toute une famille. « Je trouve dégueulasse qu’on ne nous dise pas simplement la vérité ». La conséquence des mensonges répétés de Laëtitia Monier qui, souligne Me Rajjou, l’avocat du fils de la victime « n’a fait qu’inventer des scénarios tout au long de la procédure ».

Un système de défense à l’origine de la longue instruction de l’affaire, obligeant la juge à vérifier chacune des explications de la jeune femme accusée d’avoir poignardé le retraité, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, dans sa maison de Plougonvelin, avant d’y mettre le feu.

Par peur de perdre sa virginité

Ses mensonges, Stéphane Cantéro, l’avocat général, les compare volontiers à ceux de Myriam Badaoui, la mère mythomane de l’affaire d’Outreau qui avait multiplié les accusations pour couvrir les viols de ses propres enfants.

Me Balan, l’avocat de la fille du commerçant retraité, en est convaincu lui aussi : « Ce n’est qu’elle qui a pu faire ça », souligne-t-il, balayant, comme l’avocat général, toute idée de complicité.

Confortée par la téléphonie et l’ADN, la présence de Lola, la nuit des faits à Plougonvelin, avait été confirmée par les nombreux témoins qui l’avaient croisée en possession de couteaux ensanglantés dépassant de son sac à main.

Son mobile, pour l’accusation, la jeune femme, aujourd’hui âgée de 32 ans, l’avait indirectement évoqué à travers sa virginité revendiquée : « En se prostituant, elle se mettait en danger permanent parce que si elle perd sa virginité, elle perd son identité », souligne le magistrat. Cette nuit-là, la victime avait invité Lola chez lui pour une relation tarifée. « Il en veut plus que d’habitude. Se sentant en danger, elle se laisse déborder par sa fureur ». Le feu, elle l’aurait mis au lit dans la foulée, « peut-être pas pour supprimer des traces mais avec la volonté d’anéantir sa victime ».

Dangerosité

Des faits que la jeune femme a pu involontairement effacer de sa mémoire. Parties civiles et ministère public en conviennent. Dès la garde à vue, elle a pourtant commencé « à inventer des souvenirs par stratégie », dénonçant, sans scrupule, des innocents pour échapper à sa culpabilité.

« On voit rarement de tels criminels », insiste Stéphane Cantéro. Inquiet du profil de la jeune femme, il a requis une peine de 20 ans de réclusion.

« Aucun intérêt à condamner un innocent »

Comme les parties civiles, l’avocat général a, en revanche, estimé qu’il n’existait pas de charges suffisantes à l’encontre de William Rolland, le jeune homme accusé par Lola d’avoir porté les coups de couteau. Tout au long des huit journées de débats, les charges sont tombées, les unes après les autres. « Je requiers l’acquittement parce qu’il y a trop de doutes. La société n’a aucun intérêt à condamner un innocent. « Moi, je vous demande de l’acquitter en l’absence de doute », martèle Me Larvor, son avocat, évoquant les huit années de vie gâchées, pour ce jeune homme âgé de 22 ans au moment de sa garde à vue. La conséquence pour Me Fillion, son second avocat, « du crédit trop important donné par l’enquêteur aux déclarations de Laëtitia Monier ».

Le verdict sera rendu aujourd’hui, à la suite des plaidoiries des avocats de la jeune femme.

 
http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/affaire-le-page-lola-condamnee-a-20-ans-de-reclusion-10-03-2017-11429685.php

Affaire Le Page. Lola condamnée à 20 ans de réclusion

 

Publié le 10 mars 2017 à 16h31
(Photo François Destoc)
(Photo François Destoc)

 

Au terme de son délibéré et après neuf jours de procès, la cour d’assises du Finistère a condamné, ce vendredi après-midi, Laetitia Monier, alias Lola, à la peine de 20 ans de réclusion assortie d’une période de sûreté de 10 ans. La jeune femme âgée de 32 ans a été reconnue coupable du meurtre de Jean-Jacques Le Page, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin, et de la destruction par incendie de sa maison. Accusé des mêmes faits, William Rolland a été acquitté, conformément aux réquisitions de l’avocat général.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/assises-lola-condamnee-a-20-ans-de-reclusion-11-03-2017-11429818.php

Assises. Lola condamnée à 20 ans de réclusion

 

Publié le 11 mars 2017 à 00h00
Modifié le 11 mars 2017 à 09h54

Me Larvor (à gauche) a obtenu l'acquittement de William Rolland, tandis que Me Tracol (à droite) a tenté de démontrer l'absence de preuve de culpabilité de sa cliente, Laëtitia Monier. En vain.

Me Larvor (à gauche) a obtenu l’acquittement de William Rolland, tandis que Me Tracol (à droite) a tenté de démontrer l’absence de preuve de culpabilité de sa cliente, Laëtitia Monier. En vain.

 

Au terme de neuf jours de procès, Lola a été reconnue coupable du meurtre de Jean-Jacques Le Page et de la destruction de sa maison par incendie, ce vendredi. Elle a été condamnée à une peine de 20 ans de réclusion assortie de dix ans de sûreté.

 

Neuf jours de procès n’auront pas suffi à lever le mystère de l’affaire. Près de huit ans après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, dont le corps calciné, lardé de coups de couteau, avait été découvert dans les décombres de sa maison de Plougonvelin, au matin du 24 juillet 2009, la cour d’assises a donné sa vérité judiciaire, hier, à défaut d’explications rationnelles de l’accusée. Elle a désigné Laëtitia Monier, l’escort girl qui avait rendez-vous ce soir-là avec la victime, comme l’auteur des 15 coups de couteau et de l’incendie qui s’en était suivi. Condamnée à 20 ans de réclusion assortie d’une peine de sûreté de 10 ans, « Lola » n’a pas laissé paraître la moindre émotion à l’énoncé du verdict. À l’inverse de son coaccusé, visiblement soulagé, en larmes à l’annonce de son acquittement par la cour d’assises.

« Aucun élément matériel »

Point par point, la défense de Laëtitia Monier s’est pourtant efforcée, dans la matinée, de démontrer l’absence de preuve de culpabilité de Lola. Une jeune femme, « jamais condamnée » avant les faits qui lui sont reprochés et dont les antécédents de violence recueillis sont balayés par la défense. « Il faut s’en tenir à sa première audition de garde à vue », martèle Me Rustique. Elle y confirmait sa présence dans la villa de Jean-Jacques Le Page, dans la soirée du 23 juillet 2009. Mais soutenait avoir quitté les lieux sans rien savoir de ce qu’il s’y était passé. La mise en cause de William Rolland ne viendra qu’à sa seconde audition. Conséquence pour Me Tracol de la plasticité de sa personnalité : « C’est tout le problème de ce dossier. Elle réagit en fonction de son interlocuteur », livrant à chaque audition, une nouvelle version. Et de balayer l’idée d’une stratégie élaborée : « Vous avez eu l’impression qu’on tentait de cacher les choses habilement pendant ces deux semaines ? », questionne l’avocat.

Le doute

Le couteau vu par de nombreux témoins en sa possession : « Aucun élément ne prouve qu’elle a l’arme du crime » jamais retrouvée. Le mobile soutenu par l’accusation qui l’aurait conduite à frapper par crainte de perdre sa virginité ? « C’est n’importe quoi, vous n’avez que des suppositions », défendent tour à tour les deux avocats de Lola. Pour la défense, après six années d’instruction, trop de questions restent sans réponse : à commencer par la disparition de la chevalière de Jean-Jacques Le Page et du revolver ayant tiré une décharge de grenaille sur la victime.

L’heure du crime en question

Mais c’est surtout l’appel de la voisine de la victime aux pompiers, à 5 h du matin, le 24 juillet, qui pose problème pour la défense. « C’est le noeud de cette affaire, preuve de l’innocence de Laëtitia Monier », estime Me Rustique évoquant les descriptions faites à l’opérateur du « 18 » : des lumières qui s’éteignent et une fenêtre qui se ferme, cinq heures après l’heure présumée du meurtre et de la mise à feu. L’oeuvre de l’incendie pour l’accusation. La preuve de la présence du meurtrier pour la défense, à l’heure où Lola participait à une fête dans une maison voisine. Laëtitia Monier a évoqué, hier, sa volonté de faire appel.

 
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-affaire-le-page-la-call-girl-et-le-retraite-7787613308

L’affaire Le Page : la call-girl et le retraité

 

REPLAY – Qui a tué Jean-Jacques Le Page, audioprothésiste à la retraite, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009 ?

 

Jacques Pradel L’heure du crime Jacques Pradel
publié le 13/03/2017 à 11:30

 

L’édito de Jacques Pradel

Aujourd’hui dans l’Heure du Crime, une émission en partenariat avec le journal Ouest-France.

C’est l’histoire d’un meurtre maquillé en incendie accidentel, pour lequel une call-girl qui se trouvait chez la victime le soir du drame, en 2009, vient d’être condamnée.

La Cour d’assises du Finistère a rendu son verdict vendredi dernier. Elle condamne Laëtitia Monier, cette call-girl plus connue sous le nom de Lola, à vingt ans de réclusion criminelle, pour le meurtre d’un audioprothésiste retraité, Jean-Jacques Le Page, avec qui elle avait passé la soirée du 24 juillet 2009, à Plougonvelin, dans le Finistère.

Un jeune homme de trente ans, William Rolland, que Lola avait accusé d’avoir tué la victime ce soir-là, lors d’un cambriolage qui aurait mal tourné, a été acquitté. Il est ressorti libre du procès.

Lola a fait appel. Elle est donc présumée innocente jusqu’à l’issue de son deuxième procès. Nous revenons sur l’ensemble de l’affaire avec mes invités…

Nos invités

Mickaël Louëdec, journaliste à Ouest France, Me Jean-Vladimir Balan, avocat au barreau de Paris, avocat de la fille de Jean-Jacques Le Page, Me Patrick Larvor, avocat au barreau de Brest, avocat avec Me Thierry Fillion de William Rolland, Me Pierre Tracol, avocat au barreau de Brest, avocat avec Me Pierre Hector Rustique de Laëtitia Monier, surnommée Lola, Me David Rajjou, avocat au barreau de Brest, avocat du fils de Jean Jacques Le Page.

Vous pouvez à tout moment soumettre une affaire à Jacques Pradel. Laissez votre message avec les principales informations nécessaires à l’équipe de l’émission pour programmer, peut-être prochainement, ce fait-divers dans L’Heure du Crime.

 

Statistiques de Justinpetitcoucou : même phénomène que pour Petitcoucou depuis le 1er décembre 2016

Le même phénomène frappe le graphe des statistiques basiques de Justinpetitcoucou que celui de Petitcoucou depuis le 1er décembre 2016 :

 

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Par ailleurs, comme celles de Petitcoucou, les statistiques de Justinpetitcoucou ne laissent apparaître aucun intérêt de ses lecteurs pour le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, hors un bon nombre de hits pour la catégorie « luraghi », mais c’est lui-même qui clique comme un fou sur les catégories des deux blogs depuis le 13 avril dernier :

 

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Voici le bilan des hits et visites :

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La moyenne des hits pour les 706 pages qui ne figurent pas au classement des dix plus lues est de 205 alors qu’elle est de 8720 pour les quatre plus lues, soit plus de 42 fois plus.

 

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08/11/2016 51 47 36
07/11/2016 56 53 35
Unique TOTAL Somme: 1570 Moyenne: 52

 

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Justinpetitcoucou 3 3
Le pervers narcissique expliqué par une victime | Justinpetitcoucou 3 3
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15 décembre 2011 : quelle victoire pour NEMROD34 ? | Justinpetitcoucou 1 1
22 | juin | 2015 | Justinpetitcoucou 1 1
30 | mars | 2015 | Justinpetitcoucou 1 1
Autres 28 28

 

Vue d’ensemble – aujourd’hui

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Temps total passé 0h 41m 20s
Temps par visite 0h 0m 56s
Nombre de sauts 26 (59%)

 

On remarque un pic des visites réelles sur ce blog les 15 et 16 novembre 2016.

Le nombre de mes visiteurs uniques entre Petitcoucou et Justinpetitcoucou est actuellement de 130 par jour en moyenne.

Tiens, voilà la relève…

Mon lecteur de L’Haÿ-les-Roses vient de passer la main :

 

Tiens, voilà la relève... dans Attentats magnifier France FlagCournon-d’auvergne, Auvergne, France, Orange   90.4.85.161

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25 Oct 09:58:41
25 Oct 09:58:49
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25 Oct 10:00:13
magnifier dans Calomnie Thailand FlagThailand, 3bb Broadband   171.6.245.5

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OS X, Safari 9.1, 1280×800
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25 Oct 09:52:33
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Unknown, Unknown, Inconnu
information dans CrimeOnly the 100 most recent entries shown, to see 112 previous entries, magnify this user.
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25 Oct 09:51:12
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Octobre et novembre 2015 : cinq messages de mon spammeur fou

Je poursuis mes publications de « spams » personnalisés que j’ai reçus du même malade sur une même messagerie à compter de novembre 2014, après que je lui eus fermé la porte des commentaires sur mon blog Petitcoucou. Après les six messages de cette année 2016 et les six messages du mois de décembre 2015, ceux d’octobre et novembre 2015, soit cinq au total.

Les voici :

 

1/ le samedi 17 octobre 2015 à 0h43 :

 

X-Originating-IP: [116.107.225.173]

From: WildHookupRequest <dihamy@vnnic.net.vn>
Subject: Share some little drops of cum with Cesya B. Gragson
Date: Sat, 17 Oct 2015 05:43:44 +0700
MIME-Version: 1.0
Content-Type: text/html; charset="utf-8"
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

 

Touche s̫w͒ee͈t lovͫe :-)
are u aִvّailȧblُe? i’̸m loٍoking for a quiٟckie toni̪ght!! i͜’͜m 22/f with a ve֠ry ti̹g̓ht pͫu$$y and a$̶$ :-0
My nicknͯame iَs Cesya91 :-0
Mٛy accouٙnt is h֚erͩe:

C u later̊!

 

IP-Adresse: 116.107.225.173
Provider: Vietel Corporation
Organisation: Electric Telecommunication Company
Region: Hanoi (VN)

 

 

 

Pays : Vietnam

 

2/ le vendredi 30 octobre 2015 à 19h12 :

 

X-Originating-IP: [93.76.28.25]

From: InstaHookupAlert <driboio@volia.net>
Subject: Do you want to spemd YOUR NIGHT with Mrs. Ofella Berner
Date: Fri, 30 Oct 2015 21:12:12 +0300
MIME-Version: 1.0
Content-Type: text/html; charset="utf-8"
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

 

A͡lritّe mٙy boy ..
I jusͧt want t̥o g֭et my pu$$y f$cke֘d hard. want t̷o bang me̖? ;) )
My la٘b̓el is Ofella
My account is here:

C u la͗těr֢!

 

IP-Adresse: 93.76.28.25
Provider: Volia

 

 

Pays : Ukraine

 

3/ le lundi 2 novembre 2015 à 7h06 :

 

X-Originating-IP: [106.77.154.92]

Message-ID: <1B1953EF.530045@adityabirla.com>
Date: Mon, 2 Nov 2015 11:36:46 +0530
From: CheatingWifeAlert <wirumi@adityabirla.com>
MIME-Version: 1.0
Subject: 8 New InstaHookupAlerts
Content-Type: multipart/alternative;
 boundary="===============3874854d1a66cf63ef08ba601=="

This is a multi-part message in MIME format.
--===============3874854d1a66cf63ef08ba601==
Content-Type: text/plain; charset=Windows-1252; format=flowed
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

Bonjour  peckerWhat's your favorite p0sition? i luv them all.. i want to =
ride u like a c0wgirl until u c0me deep ins1de me !! wanna c0me by? ..My =
moniker is GeorgieMy profile is here:  C u later!

--===============3874854d1a66cf63ef08ba601==
Content-Type: text/html; charset=Windows-1252
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

 

Bonj̳our pecْkeָr
What’s your favori͟t̚e p0sit͝ion? i l֢uv them al֜l.. i w̺ant to rͤide u liٍke a c0wgirl u͙nti̿l u c0̔me deep ins1d̴e me !! ẁanna c0mٞe by? ..
Mٗy moniker is Georgie
My pְr̊ofil͕e is h֤ere:

C u l͚ate֯r!

 

IP-Adresse: 106.77.154.92
Provider: Idea Cellular

 

 

Pays : Inde

 

4/ le mercredi 18 novembre 2015 à 13h00 :

 

X-Originating-IP: [59.88.172.217]

From: QuickHookup <ytydfocju@bsnl.in>
Subject: Don't turn back from UNREAD MESSAGE of Eva O.
Date: Wed, 18 Nov 2015 17:30:04 +0530
MIME-Version: 1.0
Content-Type: text/html; charset="utf-8"
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

 

Good day darling..
30/f and neٓed your bi̟g hard c@ck o:-)
My username is Eva84 :-O
My profilٓe is here:

Chatter d̚ire֥ctًly

 

IP-Adresse: 59.88.172.217
Provider: BSNL

 

 

Pays : Inde

 

5/ le vendredi 19 novembre 2015 à 23h40 :

 

X-Originating-IP: [24.199.108.44]

Message-ID: <C5FE404C.6111616@mindspring.com>
Date: Fri, 20 Nov 2015 07:40:44 +0900
From: LocalSl%tAlert <dyagaau@mindspring.com>
MIME-Version: 1.0
Subject: 8 New LocalSlutAlert(s)
Content-Type: multipart/alternative;
 boundary="------------d6394b76571e47d78acbb448"

This is a multi-part message in MIME format.
--------------d6394b76571e47d78acbb448
Content-Type: text/plain; charset=us-ascii; format=flowed
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

Hi my porn master :-) I need it bad and I need it now! Are you available? =
I want to h00kup asap so send me msg .My screenname is AurooraMy page is =
here: Tattle directly

--------------d6394b76571e47d78acbb448
Content-Type: text/html; charset=us-ascii
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

 

Hi my porn m̐aٙsٜteͮr :-)
I need it bad a̙nd I need it nͣoͨw! Are you available? I want to h00ٞkup aٌsa̓p s̶o sen͍d me msͬg .
My screen̪name is Auroora
My page is here:

Tatٞtl̙e directly

 

IP-Adresse: 24.199.108.44
Provider: EarthLink
Organisation: Time Warner Cable

 

 

 

Pays : Etats-Unis

 

On rappelle que l’avis de décès de l’ancienne juge d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Brest Mathilde Boissy a été publié le samedi 17 octobre 2015.

Cette magistrate avait mené l’information judiciaire ayant fait suite aux deux plaintes avec constitution de partie civile que Josette Brenterch du NPA de Brest avait déposées contre mon ancien hébergeur de blog OverBlog et moi-même aux mois d’août et décembre 2011.

Après une première condamnation tout aussi scandaleuse que son instruction uniquement à charge le 11 juin 2013, aucun des magistrats brestois n’ayant jamais vérifié ni accepté la moindre remise en cause des diverses allégations de la plaignante, la Cour d’Appel de Rennes avait réexaminé cette affaire le 30 septembre 2015.

Cyprien Luraghi poursuit ses activités délirantes

D’une part, il continue à s’exciter sur Petitcoucou comme il a commencé à le faire le 13 avril dernier, quoique cette activité particulière tende à s’affaiblir, en témoigne le graphe des statistiques basiques de ce blog :

- visiteurs en ligne il y a quelques instants :

visiteurs en ligne

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visiteur /category/sceptiques-du-q … firefox 144.76.23.247
visiteur /2014/page/3/ firefox 144.76.23.238
visiteur /2014/10/page/4/ firefox 144.76.23.244
visiteur /category/folie/ firefox 144.76.23.246
visiteur /category/luraghi/ firefox 144.76.23.230

visiteurs en ligne

Identité Page visitée Navigateur Adresse IP
visiteur /2014/page/5/ firefox 144.76.23.231
visiteur /category/lcr-npa/ firefox 144.76.23.246
visiteur /page/5/ firefox 144.76.23.232
visiteur /category/nemrod34/ firefox 144.76.23.230
visiteur /2014/03/ firefox 144.76.23.237
visiteur /2015/08/ firefox 144.76.23.247
visiteur /category/corruption/page … firefox 144.76.23.236

 

- graphe des statistiques basiques de Petitcoucou :

 

graph_month 46

 

D’autre part, il a commencé à s’exciter aussi sur Satanistique :

 

Visitor Analysis & System Spec
URL d’origine :
(Pas de lien référant)
Host Name: puy46-1-88-126-54-1.fbx.proxad.net Navigateur : Unknown
Adresse IP : 88.126.54.1 — Luraghi Système d’exploitation : Linux
Emplacement : Puy-l’eveque, Midi-pyrenees, France Résolution : 800×600
Visites récurrentes : 0 Javascript : Enabled
Durée de la visite : Multiple visits spread over more than one day FAI : Free Sas

 

Navigation Path

Date Heure Page web
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15 Apr 15:00:02
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25 Apr 18:09:12
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25 Apr 18:13:37
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25 Apr 18:16:27
(Pas de lien référant)
25 Apr 18:18:40
(Pas de lien référant)
25 Apr 18:21:02
(Pas de lien référant)
25 Apr 18:23:03
(Pas de lien référant)
25 Apr 18:26:26
(Pas de lien référant)
25 Apr 18:28:20
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25 Apr 18:30:07
(Pas de lien référant)
25 Apr 18:35:09
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25 Apr 19:08:42
(Pas de lien référant)
25 Apr 20:29:50
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25 Apr 20:35:54
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25 Apr 20:40:35
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25 Apr 20:58:23
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25 Apr 21:15:57
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25 Apr 21:16:20
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25 Apr 21:54:05
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25 Apr 21:56:57
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25 Apr 22:02:54
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25 Apr 22:04:37
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25 Apr 22:14:06
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25 Apr 22:15:50
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25 Apr 22:17:23
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25 Apr 22:18:25
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25 Apr 22:20:04
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25 Apr 22:32:49
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25 Apr 22:37:41
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25 Apr 22:41:56
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25 Apr 22:55:34
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25 Apr 23:07:25
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25 Apr 23:28:08
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25 Apr 23:40:24

 

Nota : Cyprien Luraghi s’étant à plusieurs reprises accordé le droit d’afficher toutes mes données de connexion à Internet sur ses blogs publics au cours des années passées, il va de soi qu’il ne puisse que m’accorder le droit de procéder de même à son égard.

G
M
T
Détecter la langueAfrikaansAlbanaisAllemandAnglaisArabeArménienAzériBasqueBengaliBiélorusseBirmanBosniaqueBulgareCatalanCebuanoChichewaChinois (Simp)Chinois (Trad)CingalaiCoréenCréole haïtienCroateDanoisEspagnolEspérantoEstonienFinnoisFrançaisGalicienGalloisGéorgienGoudjaratiGrecHaoussaHébreuHindiHmongHongroisIgboIndonésienIrlandaisIslandaisItalienJaponaisJavanaisKannadaKazakhKhmerLaotienLatinLettonLituanienMacédonienMalaisienMalayalamMalgacheMaltaisMaoriMarathiMongolNéerlandaisNépalaisNorvégienOuzbekPanjabiPersanPolonaisPortugaisRoumainRusseSerbeSesothoSlovaqueSlovèneSomaliSoudanaisSuédoisSwahiliTadjikTagalogTamoulTchèqueTeluguThaïTurcUkrainienUrduVietnamienYiddishYoroubaZoulou AfrikaansAlbanaisAllemandAnglaisArabeArménienAzériBasqueBengaliBiélorusseBirmanBosniaqueBulgareCatalanCebuanoChichewaChinois (Simp)Chinois (Trad)CingalaiCoréenCréole haïtienCroateDanoisEspagnolEspérantoEstonienFinnoisFrançaisGalicienGalloisGéorgienGoudjaratiGrecHaoussaHébreuHindiHmongHongroisIgboIndonésienIrlandaisIslandaisItalienJaponaisJavanaisKannadaKazakhKhmerLaotienLatinLettonLituanienMacédonienMalaisienMalayalamMalgacheMaltaisMaoriMarathiMongolNéerlandaisNépalaisNorvégienOuzbekPanjabiPersanPolonaisPortugaisRoumainRusseSerbeSesothoSlovaqueSlovèneSomaliSoudanaisSuédoisSwahiliTadjikTagalogTamoulTchèqueTeluguThaïTurcUkrainienUrduVietnamienYiddishYoroubaZoulou
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Josette Brenterch a perdu contre OverBlog et Petitcoucou

Par un jugement rendu le 11 juin 2013 sur poursuites intentées à notre encontre par Josette Brenterch du NPA de Brest, le Tribunal de Grand Instance de Brest nous avait condamnées chacune à 10000 euros d’amende et solidairement à verser à la plaignante la somme totale de 7000 euros qu’elle avait demandée. Nous étions également condamnées à faire publier à nos frais dans les deux journaux locaux jusqu’à hauteur de 3000 euros un communiqué portant sur cette condamnation.

En date du 2 décembre 2015, la Cour d’Appel de Rennes a annulé ce jugement tout à fait scandaleux, prononcé notre relaxe et débouté Josette Brenterch de toutes ses demandes.

Cet arrêt est devenu définitif le 8 mars 2016, suite à une décision de non admission par la Cour de Cassation du pourvoi que Josette Brenterch avait formé le 4 décembre 2015.

Le lecteur intéressé par cette affaire en trouvera exposés dans cette série d’articles tous les détails et quelques à-côtés :

 

http://petitcoucou.unblog.fr/2014/10/04/pourquoi-josette-brenterch-du-npa-de-brest-hait-elle-tant-noel-forgeard/

http://petitcoucou.unblog.fr/2014/10/04/pourquoi-josette-brenterch-du-npa-de-brest-hait-elle-tant-francois-heilbronner/

http://petitcoucou.unblog.fr/2014/10/05/pourquoi-josette-brenterch-du-npa-de-brest-hait-elle-tant-mes-anciens-employeurs/

http://petitcoucou.unblog.fr/2014/10/05/pourquoi-josette-brenterch-du-npa-de-brest-hait-elle-tant-les-ingenieurs-agronomes/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2015/11/18/trois-equipes-de-trois-intervenants/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2015/12/28/des-denonciations-calomnieuses-de-josette-brenterch-a-mon-encontre/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/03/08/victime-de-techniques-de-lutte/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/03/08/deces-de-mathilde-boissy-ancienne-juge-dinstruction-de-brest/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/03/09/voiture-belier-contre-le-commissariat-de-police-de-firminy/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/03/12/ecrevisse-de-forme/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/03/13/attention-cyprien-luraghi-publie-des-faux/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/03/13/branle-bas-de-combat-au-npa/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/03/18/josette-brenterch-contre-petitcoucou-et-overblog-les-prevenues-netaient-pas-coupables-mais-victimes/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/03/20/npa-philippe-poutou-designe-candidat-pour-la-presidentielle-2017/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/03/21/presidentielle-2017-le-npa-a-des-comptes-a-regler/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/04/28/arret-de-la-cour-de-cassation-du-8-mars-2016/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/05/06/nemrod34-pirate-informatique-ses-bavardages-publics-lont-trahi/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/05/07/quand-cyprien-luraghi-avouait-avoir-fouille-dans-mon-ordinateur/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/05/08/des-menaces-de-cyprien-luraghi-de-2008-a-2010/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/05/17/mme-christine-boutin-je-vous-adore/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/05/21/brest-regain-de-violences-de-lextreme-gauche-depuis-le-8-mars-2016/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/05/22/encore-un-petit-malin-trahi-par-ses-bavardages/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/05/23/encore-un-beau-succes-pour-un-de-mes-articles/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/05/26/lhopital-psychiatrique-de-bohars-a-ete-dirige-par-un-proxenete/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/05/30/harcelement-sexuel-cinq-nouveaux-temoignages-contre-denis-baupin/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/05/30/affaire-baupin-quelles-consequences-apres-la-publication-de-ces-nouveaux-temoignages/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/06/01/accuse-par-13-femmes-denis-baupin-conteste-tout/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/06/05/le-pirate-pascal-edouard-cyprien-luraghi-encore-trahi-par-ses-delires/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/06/08/attentats-une-fausse-victime-bientot-jugee-pour-escroquerie/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/06/08/attentats-la-fausse-victime-voulait-toucher-20-000-euros/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/06/19/attention-aux-assassins-de-la-bande-de-cyprien-luraghi/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/07/07/harcelement-moral-a-france-telecom-le-parquet-de-paris-requiert-un-renvoi-en-correctionnelle/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/07/27/attentats-apres-lallemagne-litalie-une-piste-serieuse/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/07/30/fausse-rousse-et-vraie-connasse-julie-le-goic-recolte-ce-quelle-a-seme/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/08/01/31-juillet-2016-375000-visites-pour-petitcoucou/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/08/02/en-juin-2015-julie-le-goic-rendait-au-maire-de-brest-sa-delegation-dajointe-a-la-sante/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/08/03/julie-le-goic-est-elle-aussi-folle-que-son-associe-cyprien-luraghi/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/08/07/faisons-rire-encore-un-peu-les-terroristes/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/08/15/aubervilliers-se-plaignant-dagressions-a-repetition-les-chinois-menacent-de-faire-justice-eux-memes/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/08/15/aubervilliers-la-communaute-chinoise-victime-de-vieux-cliches/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/08/17/agressions-de-chinois-a-aubervilliers-les-antiracistes-du-npa-restent-muets/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/08/24/agressions-de-chinois-a-aubervilliers-nouvelle-manifestation-dimanche-reponse-du-ministre-de-linterieur/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/09/28/harcelement-a-lecole-des-temoignages-importants/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/10/12/enfin-une-bonne-nouvelle-le-blog-luraghi-est-entierement-dereference/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/10/19/dupont-de-ligonnes-qui-sont-les-enqueteurs-amateurs/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/10/22/a-mulhouse-une-ancienne-enseignante-a-la-tete-dun-reseau-de-proxenetisme/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/10/25/des-requetes-a-google-contre-satanistique/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/10/27/piratages-de-comptes-twitter-et-autres-exemples-de-lorant-deutsch-et-rue89/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/10/29/a-propos-de-mon-amant-le-roy/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/10/30/josette-et-les-garcons/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/10/31/deces-en-2008-de-christian-hamon-ancien-president-de-lassociation-ac-brest/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/11/01/deces-en-2010-de-lancien-riverain-de-rue89-jaycib/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/11/28/clash-entre-melenchon-et-cohn-bendit-en-direct-sur-france-2/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/11/28/nous-navons-pas-garde-les-cochons-ensemble/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2016/12/24/le-cybercriminel-pascal-edouard-cyprien-luraghi-meprise-la-republique-francaise-et-toutes-ses-lois/

 

Décès de Mathilde Boissy, ancienne juge d’instruction de Brest

Au premier semestre de l’année 2012, alors qu’une information judiciaire avait été ouverte à Brest à la suite de deux plaintes avec constitution de partie civile déposées à mon encontre par Josette Brenterch du NPA de Brest qui, non contente de me calomnier quotidiennement sur les blogs publics de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi depuis juin 2010, avait de plus entrepris de me dénoncer calomnieusement aux autorités judiciaires brestoises pour différents faits plus ou moins délictueux qu’elle savait tous inexistants, les ayant inventés elle-même dans le but d’obtenir la suppression de mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog du fait qu’il comprenait des articles dans lesquels je rétablissais la vérité sur différents éléments de ma propre biographie à la suite de ses campagnes de calomnies publiques à mon encontre, son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi, tout à la joie de ces poursuites iniques à mon encontre, indiquait à ses lecteurs avoir rencontré « le bon Dieu » en la personne de la juge d’instruction qui en était chargée.

Il s’agissait de Mathilde Boissy qui est depuis venue allonger la très longue liste de toutes les personnes décédées prématurément parmi les différents témoins des exactions de Josette Brenterch et de ses complices à mon encontre.

Elle était arrivée au Tribunal de Grande Instance de Brest en 2009 pour y occuper son premier poste de magistrate à la sortie de l’école nationale de magistrature et y avait exercé comme juge d’instruction jusqu’à l’été 2012.

Décédée au mois d’octobre dernier quelques jours seulement après l’audience de la Cour d’Appel de Rennes au cours de laquelle sa procédure à mon encontre aura été très critiquée par mon avocat, elle n’en aura jamais vu l’annulation, qui a été prononcée par arrêt rendu le 2 décembre 2015.

Curieusement, aucun communiqué, aucun organe de presse n’ont annoncé le décès de la magistrate.

En effet, les avis qui ont été publiés ne portent pas mention de cette qualité alors même que des articles de presse attestant qu’elle exerçait toujours en 2014 restent accessibles au public sur Internet.

En outre, son portrait ne se trouve plus que couché dans la presse locale.

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/mathilde-boissy-nouvelle-juge-d-instruction-04-09-2009-535646.php

Mathilde Boissy nouvelle juge d’instruction

4 septembre 2009

 
Mathilde Boissy nouvelle juge d'instruction

Mathilde Boissy nouvelle juge d’instruction

 

Le départ d’Isabelle Pavanelli vers Nanterre a laissé une place vacante au pôle de l’instruction. C’est une jeune magistrate de 26 ans, à peine sortie de l’École nationale de la magistrature, qui lui succède. Mathilde Boissy est auvergnate et a étudié le droit à l’université de Clermont-Ferrand, puis à celle de Bordeaux en maîtrise de droit pénal et carrière judiciaire. Elle a passé et obtenu le concours de la magistrature en 2006, dont elle est tout juste diplômée. À l’issue de ses 30 mois de stage, Mathilde Boissy a choisi l’instruction qui correspond «à un idéal de justice». Elle rejoint le pôle de l’instruction du Finistère dont le doyen est le juge Raymond André.

 

http://deuils.ouest-france.fr/20151017/mathilde-boissy-277386

Avis d’obsèques

‹  Retour à la liste des défunts

Esrevi Huynh, son compagnon;
Martine et Michel Boissy,
ses parents;
Mélanie, sa petite-soeur,
et Florent;
toutes les familles Boissy-
Veneault-Huynh, et ses amis
ont l’immense douleur de vous faire part du décès de

Mathilde BOISSY

survenu à l’âge de 31 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée,
mardi 20 octobre 2015,
à 14 h 30,
en l’église Saint-Melaine de Thorigné-Fouillard,
suivie d’un dernier hommage au crématorium de St-Pierre-de-Plesguen à 17 h 30.
Mathilde repose à la chambre funéraire Le Placis Vert à Cesson-Sévigné.
En témoignage de votre affection, vous pourrez entourez Mathilde d’une rose blanche.
Pour poursuivre son combat, vous pourrez faire des dons pour Info Sarcomes.

Publié le samedi 17 octobre 2015
Décès de Mathilde Boissy, ancienne juge d'instruction de Brest dans AC ! Brest symbole_pompes-funebres

PF Deroy Cesson-Sévigné
02 99 83 70 37

Informations pratiques
  • Les obsèques seront célébrées le mardi 20 octobre 2015 en l’église Saint-Melaine de Thorigné-Fouillard

Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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