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Le procès de la « démembreuse » de Toulouse se poursuit

Ce n’est pas de chance pour David Sénat, c’est le second de ses procès qui m’intéresse. Vraiment.

Je ne reviens pas sur le premier et ne commente ici que cette affaire atterrante de meurtre suivi de dépeçage de cadavre entre collègues de travail qui est actuellement examinée par la Cour d’Assises de Toulouse.

Elle m’intéresse au plus haut point en raison des profils de la victime et de sa meurtrière, typiques de la harcelée et de la harceleuse, car étant moi-même victime de faits de harcèlement accompagnés de nombreux faits criminels dont les auteurs, pour ceux qui sont toujours en vie, ne seront probablement jamais jugés, étant donné qu’il s’agit pour l’essentiel de magistrats CORROMPUS ayant recours à des crapules comme les deux psychopathes Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque et Jean-Marc Donnadieu de Béziers pour leurs basses oeuvres, elle me permet d’avoir un ersatz de procès par procuration.

Les journaux locaux en rendent compte en direct et livrent sur cette affaire de nombreux détails appelant mes commentaires :

https://www.midilibre.fr/2019/10/14/la-demembreuse-du-canal-du-midi-jugee-aux-assises-suivez-le-proces-en-direct,8479478.php

https://www.ladepeche.fr/2019/10/23/direct-suivez-le-troisieme-jour-du-proces-du-meurtre-du-canal-du-midi,8499272.php

Observons pour commencer que ces directs semblent réalisés par de vrais journalistes. Il ne s’agit ni de Jean-Pierre Amarger, de Midi Libre, ni d’Hélène Sergent, de 20minutes.fr, qui acceptent l’un et l’autre de publier comme des vérités vraies toutes les inventions délirantes des deux psychopathes précités, aux personnalités très proches de celle de la « démembreuse » de Toulouse, que ces deux soi-disant « journalistes » auraient certainement présentée comme une victime de la « déséquilibrée » Maryline Planche qui la harcelait sexuellement, cachait bien son jeu et l’a obligée à la tuer pour se défendre, c’est l’évidence même, puisque c’est Sophie Masala qui le dit, une femme que tout le monde s’accorde à dire parfaitement normale, et qui d’ailleurs a conjoint et enfants tandis que l’autre est restée célibataire et sans enfant. Pour preuve du « déséquilibre » absolu de Maryline Planche : elle n’a même pas de relations sexuelles. Au contraire, sa victime Sophie Marsala s’est prostituée, c’est donc une vraie femme parfaitement normale autant pour les deux psychopathes précités que pour tous leurs complices, certains psychiatres y compris, de ceux qui estiment nécessaire d’enfermer dans leurs hôpitaux psychiatriques pour les y traiter comme des malades mentaux extrêmement dangereux des femmes qui refusent de se prostituer – cela se voit à Brest, peut-être aussi dans l’Hérault où vivent ou d’où sont originaires plusieurs de mes harceleurs, par exemple le précité Jean-Marc Donnadieu, lequel a exercé comme brancardier à l’hôpital psychiatrique de Béziers durant sept ans.

Ce dernier est tout aussi « normal » que Sophie Masala dont la soeur rapporte qu’elles ont toutes deux été abusées sexuellement par leur grand-père dans leur enfance : lui regardait des films pornographiques avec sa tata, dit-il, et est devenu à l’âge adulte adepte de pratiques échangistes et BDSM semble-t-il assez violentes tandis que son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi a été élevé dans une famille ouvrière de Strasbourg où régnaient également selon ses dires violences en tous genres et abus sexuels, sa tata Rollande exerçant comme prostituée. Evidemment lui aussi fasciné par la pornographie, ce prétendu « écrivain en ligne et à l’oeil depuis 2001″ est connu sur la toile, outre comme mythomane, harceleur et calomniateur, pour avoir traduit de l’anglais le journal d’une adepte américaine de pratiques BDSM et se plaît à mettre lui-même en scène dans des romans pornographiques de ses victimes de cyberharcèlements, moi en particulier. Mais c’est bien moi qui l’y ai obligée, vous dit-on, puisqu’il le dit… Même sa soeur le décrit comme mythomane… Tout comme Sophie Masala, Pascal Edouard Cyprien Luraghi, Jean-Marc Donnadieu et tous leurs complices harceleurs ne cessent de mentir et d’inventer n’importe quoi… et comme par hasard, eux aussi en veulent beaucoup à l’argent de leurs victimes…

Leur personnalité commune est celle du pervers narcissique.

C’est celle de tous les harceleurs.

Et ces gens-là tuent lorsqu’ils se sentent démasqués.

L’acharnement haineux dont a été victime Maryline Planche est d’ailleurs exactement le même que celui dont a été victime Patricia Bouchon le 14 février 2011. Les assassins de cette dernière, à savoir Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices cybercriminels, qui manifestement craignaient qu’elle ne les dénonce ou les fasse poursuivre pour toutes leurs exactions à mon encontre, comprenant notamment des piratages informatiques et tentatives d’escroquerie au jugement, ont continué à exprimer publiquement tous ensemble leur haine viscérale à son égard en multipliant jeux de mots et plaisanteries sordides à propos de toutes les violences qu’ils lui avaient fait subir quasiment tous les jours durant trois bonnes semaines après les faits.

Non, Sophie Masala n’a pas reconnu sa mère en Maryline Planche, elle ne lui reproche pas la même fausseté, elle présente tout simplement le syndrome du pervers narcissique qui projette systématiquement sur sa victime ses propres défauts et fautes : c’est de sa fausseté personnelle qu’il s’agit… après que Maryline Planche l’ait bien démasquée…

Cette dernière était certes au courant du vol de tickets restaurants, mais ce n’est pas le plus grave : elle reprochait aussi à Sophie Masala d’être une fouteuse de merde, d’être malsaine, de se mêler de la vie privée de ses collègues de travail bien au-delà de ce qui est admissible, un comportement franchement anormal et inquiétant, pas sympathique du tout.

Tous mes harceleurs ont eu eux aussi ce travers, et jamais de manière gratuite : tous avaient un plan… tout comme Sophie Masala devait en avoir un…

C’est donc elle qui est fausse, et personne d’autre.

Probablement était-elle à la recherche de moyens de pression sur ses collègues, car elle devait viser la caisse comme elle l’avait déjà fait ailleurs…

Maryline Planche a une attitude maternelle avec ses collègues de travail, elle est bienveillante, ce qui en fait pour tous les pervers narcissiques une personne forcément très stupide et naïve qu’ils pensent pouvoir manipuler très facilement. De plus, elle est handicapée, entend mal et ne voit pas grand-chose. Pour Sophie Masala, c’est l’aubaine, elle est persuadée qu’avec elle elle parviendra à ses fins sans aucune difficulté. D’où son immense déconvenue quand elle s’est rendu compte de sa bévue, la proie a priori si facile n’en étant pas une. Elle dit s’être sentie rejetée. C’est le début de la haine et de toutes les inventions calomnieuses à l’encontre de celle qu’en réalité elle n’a pas bernée.

A la décharge de l’accusée : encore une fois, je ne suis pas d’accord avec tout ce qui se dit à son procès, il n’appartenait pas à son mari de compenser ou de rattraper tous les défauts ou manquements de son enfance et de son éducation, ni de juger si oui ou non des soins psychiatriques étaient nécessaires et susceptibles de prévenir ou d’empêcher de survenir ce qui s’est produit, ce n’est pas de son ressort, il a lui-même ses faiblesses et se trouve manifestement de tout temps dépassé par la situation; en revanche, c’était bien le rôle des premiers magistrats auxquels elle a été confrontée, à Montpellier. Or, ceux-ci l’ont condamnée sans même se soucier de la manière dont elle allait rembourser ses dettes et elle n’a rien trouvé de mieux que de se prostituer… Toutes les femmes qui ont participé ou participent toujours aux harcèlements dont j’étais ou suis toujours victime présentaient et présentent toujours cette même plaie béante : elles ont couché, se sont prostituées… et ne supportent absolument pas celles qui peuvent s’en dispenser… Ces magistrats inconséquents ont fait de Sophie Masala la bombe qui explose chez sa collègue Maryline Planche le 12 mai 2016. Au moins aussi choquant dans cette affaire : sa victime lors de cette première grosse alerte restée sans réponse appropriée n’est autre que la faculté de médecine de Montpellier, dont ni le doyen ni aucun des autres pontes ne s’est jamais inquiété de rien…

La Cour de Cassation vient tout juste de confirmer la condamnation du psychiatre en charge du schizophrène qui avait tué un étudiant à Grenoble après s’être échappé de l’hôpital psychiatrique le 12 novembre 2008 (voir ci-dessous).

Il était temps que la responsabilité de ces « médecins » si particuliers soit reconnue.

Il reste encore à responsabiliser leurs collègues magistrats.

 

 

https://actu.fr/faits-divers/demembreuse-toulouse-sophie-masala-une-femme-fragile-bascule-dans-lhorreur_28802113.html

« Démembreuse » de Toulouse : Sophie Masala, une femme fragile qui bascule dans l’horreur

 

 

La première journée du procès a été consacrée à l’étude de la personnalité de l’accusée, aînée d’une fratrie de 7 enfants, qui a grandi au sein d’un famille ouvrière.

 

Publié le 21 Oct 19 à 21:13
Le procès de la
Le tribunal de Toulouse, le 21 octobre 2019. (©AFP/ERIC CABANIS)

 

Jugée aux assises pour avoir tué, puis démembré sa collègue de travail à Toulouse en 2016, Sophie Masala a été décrite lundi 21 octobre 2019 par les experts comme une femme minée par les traumatismes durant l’enfance et dépourvue de limites.

Cette mère de famille de 55 ans est accusée de s’être introduite en mai 2016 dans l’appartement de Maryline Planche, 52 ans, de lui avoir fracassé le crâne à coups de bouteille.

Elle a ensuite coupé le corps en morceaux et les a jetés dans le Canal du Midi qui traverse Toulouse, sauf la tête qu’elle a enterrée dans un jardin public proche de son propre appartement, « car elle méritait une sépulture », dira-t-elle pendant l’instruction.

Lundi, la première journée du procès a été consacrée à l’étude de la personnalité de l’accusée, aînée d’une fratrie de 7 enfants, qui a grandi au sein d’un famille ouvrière à Valenciennes, dans le nord de la France.

Enfant, Sophie Masala est abusée par son grand-père, son père se suicide alors qu’elle a 10 ans, elle voit les amants de sa mère défiler dans l’appartement, doit s’occuper de ses six frères et sœurs et grandit dans un climat de violence conjugale. Elle est élevée dans la culture du mensonge.

De l’examen de personnalité, il ressort que Mme Masala dépense au point de s’endetter, escroque, aime les jeux d’argent. Condamnée pour détournement de fonds aux dépens de l’université de Montpellier, elle exerce la prostitution pendant plusieurs mois pour payer les dettes accumulées. Et son mari la soutient.

Lire aussi : « Démembreuse du canal » : Sophie Masala jugée pour avoir tué sa collègue de travail

« Conflit avec l’image maternelle »

Après avoir obtenu des diplômes sur le tard, elle intègre le bureau toulousain de l’Agefiph, organisme spécialisé dans l’insertion des handicapés, fin 2015, et entre rapidement en conflit avec Maryline Planche, décrite comme un employée-modèle.

Mme Masala a souffert pendant son enfance d’un manque d’affection de la part de sa mère, très absorbée par sa double vie.

Vêtue d’un tailleur noir, cheveux roux mi-longs, souvent tête baissée, Sophie Masala s’exprime peu. Elle se contente de répondre à certaines questions du président de la cour d’assises.

Vidéo. Le procès de la démembreuse du Canal du Midi débute ce lundi à Toulouse :

Pour l’experte-psychiatre, elle est « marquée par la pendaison de son père et les mauvaises relations avec sa maman ».

« Un désaccord sur l’archivage des documents, sur la position dans la structure, sur la discrétion sur sa vie privée, il y a toujours des jalousies dans un contexte professionnel, comment on en passe à cette haine si forte ? », interroge le président de la cour d’assises, David Senat.

« Elle trace des parallèles entre Maryline et sa propre mère (…) », selon l’experte.

On n’a pas d’élément pour dire qu’elle a un trouble psychique, on repère des éléments traumatiques majeurs dans l’enfance, un conflit avec l’image maternelle importante, donc une personnalité aux bases fragiles, elle n’a pas de limites. Elle présente un défaut de contrôle pulsionnel.

Lire aussi : Accusée d’avoir tué sa collègue, la « démembreuse du canal » jugée aux assises

« Fragilité psychique »

« Maryline, c’est une image d’autorité maternelle, tout l’énerve chez Maryline, souligne la psychiatre, elle ne la supporte pas comme elle ne supporte pas sa mère, car il y a des conflits qu’elle n’a pas réglés. Elle reproche à Maryline ce qu’elle reprochait à sa mère: une fausse image, une image falsifiée aux yeux des autres ».

L’expert-psychologue abonde. « Voir à 10 ans son père pendu, un suicide liée à l’inconduite de la mère, ça laisse des traces », met-il en avant. Il décrit pour sa part « une fragilité psychique », « une personnalité obsessionnelle » et relève « une absence de troubles mentaux ».

« On arrive petit à petit à l’idée fixe, à l’immense colère (…) l’image de la mère qu’on veut détruire », sentence Me Georges Catala, avocat de la famille de la victime.

Maryline Planche, célibataire sans enfants, était décrite à l’Agefiph comme consciencieuse, discrète, appréciée par sa hiérarchie, à l’attitude maternelle avec les autres employés.

« Elle reconnait les faits, mais pas l’intention d’homicide, elle est dans la culpabilité », plaide Me Pierre Dunac, avocat de Mme Masala, qui veut convaincre les jurés que le meurtre n’a pas été prémédité et mettre sa cliente à l’abri de la réclusion criminelle à perpétuité.

Si elle a pu découper le corps et le disperser aux quatre coins de Toulouse, c’est qu’elle a mis en oeuvre « des mécanismes de déni » de ce qu’elle était en train de faire, selon le psychologue.

Le verdict est attendu pour vendredi.

Lire aussi : Retour sur les lieux du crime pour la « démembreuse du canal du Midi »

Source : © 2019 AFP

 

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/etudiant-tue-par-un-schizophrene-a-grenoble-le-pourvoi-du-psychiatre-rejete-20191022

Étudiant tué par un schizophrène à Grenoble: le pourvoi du psychiatre rejeté

 

 
La Cour de cassation a confirmé mardi la condamnation du médecin en charge de ce patient dangereux, qui avait tué en 2008 un jeune homme après s’être échappé de son hôpital psychiatrique.

Publié hier à 19:51, mis à jour il y a 5 heures
L’hôpital de Saint-Egrève, d’où s’est échappé Jean-Pierre Guillaud.
L’hôpital de Saint-Egrève, d’où s’est échappé Jean-Pierre Guillaud. PHILIPPE MERLE/AFP

 

Le 12 novembre 2008, Jean-Pierre Guillaud, un patient schizophrène, s’échappait sans difficulté du centre hospitalier de Saint-Égrève (Isère), dans lequel il était enfermé. Après avoir gagné en bus le centre de Grenoble, à une dizaine de kilomètres, il avait acheté un couteau et poignardé le premier venu: Luc Meunier, un étudiant de 26 ans. Dans cette affaire, le psychiatre Lekhraj Gujadhur a été condamné en 2016 à dix-huit mois de prison avec sursis pour homicide involontaire. Jamais un praticien hospitalier n’avait jusqu’ici été condamné pour homicide involontaire par la justice.

Dans cette affaire, le médecin, aujourd’hui âgé de 73 ans, a fait appel. Mais les juges grenoblois ont confirmé en 2018 qu’il ne s’était pas assez préoccupé du suivi de son patient, auteur de multiples agressions par le passé et souffrant d’une «psychose délirante chronique». Considérant qu’il n’y avait pas de lien de causalité entre la faute retenue et le décès du jeune étudiant, le praticien avait formé un pourvoi en cassation. Celui-ci a été rejeté mardi par les juges de la chambre criminelle, peut-on lire sur cette décision, consultée par Le Figaro.

On pose ici les bases de la responsabilité pénale d’un médecin psychiatre. Ceux-ci doivent prendre en considération la dangerosité des patients et la sécurité du public

Hervé Gerbi, avocat de la famille meunier

Dans son arrêt, la Cour de cassation confirme la décision de la cour d’appel grenobloise. Cette dernière avait conclu en mai 2018 que Lekhraj Gujadhur n’avait «pas accompli les diligences normales compte tenu de la nature de ses missions ou de ses fonctions, ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait». Une faute «caractérisée», avaient estimé les juges, pointant du doigt la mise en place d’une autorisation de sortie «sans surveillance» pour un patient considéré comme dangereux.

«Un vrai poids qui tombe»

Cet arrêt signe la fin d’un marathon judiciaire de onze ans. «La famille Meunier était en pleurs quand je leur ai annoncé la nouvelle. C’est un vrai poids qui tombe pour eux. Ils vont pouvoir faire totalement leur deuil», salue leur avocat, Hervé Gerbi, joint par téléphone. Pour le conseil de la famille, cette décision va «incontestablement» faire jurisprudence. «On pose ici les bases de la responsabilité pénale d’un médecin psychiatre. Ceux-ci doivent prendre en considération la dangerosité des patients et la sécurité du public, y compris en différant parfois des autorisations de sortie et en maintenant des personnes en hospitalisation plus longtemps lorsque cela est nécessaire», indique-t-il.

Le meurtre de Luc Meunier avait provoqué en 2008 une véritable onde de choc politique. Nicolas Sarkozy, alors président de la République, avait réclamé une réforme de la psychiatrie comportant des dispositions sur les malades dangereux, s’attirant une bronca des praticiens. L’hôpital de Saint-Égrève, relaxé en première instance, avait par la suite bénéficié de crédits pour clôturer tous ses pavillons.

 

L’affaire Richard Ferrand et ses règlements de comptes collatéraux…

Ces règlements de comptes concernent pour l’heure ceux par qui le scandale est arrivé… d’abord dans la sphère médiatique… puis dans les tribunaux, ceux de Paris et Lille – je ne compte pas celui de Brest, car il ne remplit plus sa mission depuis des lustres, ses magistrats étant tous, globalement, au moins aussi corrompus que les plus pourris d’entre eux, sur lesquels ils s’alignent systématiquement en vertu d’une solidarité de mauvais aloi, la corruption globale à laquelle ils adhèrent tous étant en fait le cumul des corruptions particulières de chacun d’entre eux.

Je m’abstiens de tout autre commentaire sur l’ensemble des informations rapportées ci-dessous.

Parfois, le dégoût est tellement fort que je reste muette là où pourtant j’ai tant à dire…

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/18/magistrat-le-vice-president-d-anticor-est-vise-par-une-enquete-administrative_5511669_3224.html

Affaire Ferrand : le vice-président d’Anticor, également magistrat, est visé par une enquête administrative

 

Eric Alt est convoqué jeudi par la direction des services judiciaires pour son rôle dans l’affaire.

Par Samuel Laurent Publié aujourd’hui à 03h18, mis à jour à 10h09

Temps de Lecture 4 min.

Un magistrat peut-il militer au sein d’une association de lutte contre la corruption ? Et doit-il s’en justifier auprès de sa hiérarchie ? La question est posée à Eric Alt, vice-président de l’association Anticor et premier vice-président adjoint au tribunal de grande instance de Paris, chargé de la départition des prud’hommes. Selon nos informations, M. Alt fait l’objet d’une convocation, jeudi 19 septembre, par la direction des services judiciaires, après l’ouverture d’une enquête administrative.Deux faits lui sont reprochés. Le premier est une prise de position publique, en tant que responsable associatif. Invité de France 3 Corse ViaStella le 16 février, il avait répondu aux critiques de la préfète régionale de l’île. Josiane Chevalier avait déploré publiquement qu’Anticor ait saisi le Parquet national financier (PNF) plutôt que le parquet de Corse dans une affaire de fraude aux primes agricoles. M. Alt avait alors relevé à l’antenne que « le procureur s’affiche aux côtés de la préfète », et que, dès lors, « son apparence d’impartialité pour conduire une enquête (…) est quelque peu gaspillée ». Cette déclaration lui avait déjà valu un entretien informel avec sa hiérarchie.Mais Eric Alt fait également l’objet d’une enquête administrative pour avoir représenté Anticor dans l’affaire de Richard Ferrand et des Mutuelles de Bretagne. Classée sans suite en 2017, à l’issue d’une première instruction, cette affaire de « prise illégale d’intérêt » et de « manquement au devoir de probité » présumés a été relancée en 2018, à la demande d’Anticor. Richard Ferrand, président (La République en marche) de l’Assemblée nationale est notamment soupçonné d’avoir, en tant que dirigeant des Mutuelles de Bretagne, poussé l’organisme à louer des locaux appartenant à sa compagne, Sandrine Doucen.

Répit temporaire

Anticor est l’une des deux associations en France, avec Transparency International, à avoir un agrément ministériel qui lui permet de se porter partie civile dans certaines affaires de corruption, ce qui entraîne l’ouverture d’une information et la saisine d’un juge d’instruction, statutairement indépendant. En pratique, cet agrément permet à l’association de forcer l’ouverture ou la réouverture de dossiers judiciaires, y compris contre l’avis du parquet. « Anticor empêche que l’on enterre certains dossiers », résume son président, Jean-Christophe Picard.

 

https://www.lepoint.fr/justice/qui-est-alain-castel-l-avocat-a-l-origine-des-ennuis-judiciaires-de-ferrand-13-09-2019-2335495_2386.php

Qui est Alain Castel, l’avocat à l’origine des ennuis judiciaires de Ferrand ?

 

Cet avocat avait évoqué publiquement le compromis de vente litigieux signé en 2011, où apparaît le nom du président de l’Assemblée nationale.

 

Par

Publié le 13/09/2019 à 10:22 | Le Point.fr
Richard Ferrand lors d'un deplacement a Quimper en juin 2018.
Richard Ferrand lors d’un déplacement à Quimper en juin 2018.© Martin Bertrand / Hans Lucas

Le barreau de Brest a-t-il tenté de faire taire Alain Castel  ? Avocat à Brest durant 40 ans, aujourd’hui retraité, il est encore meurtri des poursuites disciplinaires dont il a fait l’objet en novembre 2018 par le bâtonnier de Brest, après que l’Affaire Richard Ferrand a éclaté dans les médias, en 2017. Même si, au final, le conseil de discipline régional l’a relaxé. « Je ne souhaite plus m’exprimer. Mais j’accueille la mise en examen de Richard Ferrand sans déplaisir… », se réjouit celui qui fut aussi, un temps, bâtonnier et conseiller économique et social de Bretagne.

Du jour au lendemain, on en avait fait un pestiféré. Certains de ses confrères l’ont accusé d’être à l’origine des fuites qui ont alimenté l’article du Canard enchaîné sur l’opération immobilière des époux Ferrand, ce qu’il a toujours démenti. En revanche, après ces révélations, il avait évoqué publiquement le compromis de vente litigieux signé en 2011, où apparaît le nom de Richard Ferrand, qui se présentait à l’époque comme simple particulier ; il souhaitait se porter acquéreur d’un bien immobilier dont l’avocat Castel avait demandé la saisie dans une autre procédure. Le propriétaire de l’immeuble avait été condamné par la justice à payer à son client plusieurs dizaines de milliers d’euros, dans une affaire prud’homale. Ancien salarié du propriétaire de l’immeuble, le client de Me Castel était un créancier privilégié.

Secret professionnel

C’est là que Me Castel croisa la route de Richard Ferrand. Me Sandrine Doucen, la compagne de Richard Ferrand (également avocate), avait acquis l’immeuble. Selon l’association Anticor, à l’origine de la plainte ayant abouti à l’ouverture d’une information judiciaire, elle se serait constitué un patrimoine de près de 600 000 euros, sans quasiment débourser d’argent, grâce au père de ses deux enfants, Richard Ferrand, qui dirigeait alors les Mutuelles de Bretagne. Ce sont ces derniers faits qui valent aujourd’hui au président de l’Assemblée nationale d’être mis en examen pour « prise illégale d’intérêts ». Il lui est reproché d’avoir loué au profit de la mutuelle qu’il dirigeait l’immeuble acheté par sa conjointe. Les trois juges, qui ont mis son conjoint en examen, l’ont placé ce jeudi sous le statut de témoin assisté.

Le barreau de Brest a considéré qu’Alain Castel avait violé le secret professionnel en dénonçant ces faits ; lui estime n’avoir fait que défendre son client. Un « manquement à la confraternité » lui avait également été reproché. Deux fautes que le conseil de discipline s’abstiendra, au final, de retenir.

Lire aussi « Il y a eu une volonté de dissimulation de la part de Richard Ferrand »

Prétexte

En réalité, le secret professionnel et la confraternité pourraient avoir été de simples prétextes. Dans la réforme de la carte judiciaire en cours, le Finistère compte deux tribunaux de grande instance (TGI), l’un situé à Brest, l’autre à Quimper. L’un des deux doit disparaître au profit de l’autre. Les avocats brestois n’ont-ils pas choisi l’intimidation de leur honorable confrère au profit des intérêts de Richard Ferrand, réputé très proche du président de la République, afin de s’assurer de son soutien pour maintenir un TGI à Brest et fermer celui de Quimper  ? Certains le pensent.

« Les poursuites disciplinaires des avocats ne font pas l’objet de débat public. Je n’ai donc rien à en dire. En revanche, le sujet de la départementalisation est réglé. Le Finistère va garder deux TGI. Ce sera sans doute la seule exception en France. Il n’y a pas ou plus de sujet » répond Me René Gloaguen, l’actuel bâtonnier de Brest, qui précise qu’il n’occupait pas ses fonctions au moment du conseil de discipline où avait comparu Alain Castel.

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/justice-rien-ne-sera-impose-de-paris-promet-la-ministre-28-02-2019-12219869.php

Finistère. Justice : « Rien ne sera imposé de Paris », promet Belloubet [Vidéo]

 

Publié le 28 février 2019 à 18h26 Modifié le 28 février 2019 à 18h33

Après une entrevue avec les bâtonniers des avocats de Brest et Quimper, la garde des sceaux a visité la cité judiciaire de Quimper, aux côtés du procureur Thierry Lescouarc’h et de Fabienne Cl
Après une entrevue avec les bâtonniers des avocats de Brest et Quimper, la garde des sceaux a visité la cité judiciaire de Quimper, aux côtés du procureur Thierry Lescouarc’h et de Fabienne Clément, présidente du TGI.

 

Visite éclair, dans le Finistère, ce jeudi, de Nicole Belloubet, garde des Sceaux. En matinée, elle s’est entretenue avec les bâtonniers des avocats de Quimper et Brest, et s’est évertuée à rassurer sur les incidences de la loi de programmation de la justice.

 

La perspective d’un seul tribunal de grande instance dans le Finistère ? « Il n’en a jamais été question. Les deux TGI de Brest et Quimper et le tribunal d’instance de Morlaix continueront à exercer leurs compétences juridictionnelles. Je n’ai qu’un seul credo : que la justice de première instance soit une justice de proximité », a coupé court, ce jeudi midi, Nicole Belloubet, ministre de la Justice, à l’issue d’une visite de la Cité judiciaire de Quimper. Elle n’a pas manqué de rappeler que le budget de la Justice prévu par la loi de programmation 2018-2022 était en hausse (de 24 % sur cinq ans, NDLR), permettant d’installer des effectifs au complet, notamment au sein de la juridiction quimpéroise.

Nicolas Josselin et René Gloaguen, respectivement bâtonniers des avocats de Quimper et Brest, ont volontiers reconnu cette évolution favorable, non sans remarquer que la grande majorité du budget serait allouée à l’administration pénitentiaire et à la gestion du patrimoine immobilier de la Justice.

« Je n’ai pas de carte, j’ai une méthode »

Nicole Belloubet avait pris soin de s’entretenir avec eux, une heure durant, à son arrivée à Quimper. Parmi les autres inquiétudes des avocats, figurait la spécialisation des tribunaux. Là encore, la ministre a tenu à déminer : « Cet aspect ne concernera que certains contentieux extrêmement spécialisés », comme le contentieux pénal de l’environnement. Ce à quoi les avocats ont fait valoir que, bien que très techniques, certains contentieux, comme le droit de la construction, généraient un gros volume de dossiers. « Rien ne sera imposé de Paris. S’il y a un projet, il viendra du territoire et c’est une possibilité, il n’y a pas d’obligation », a-t-elle déminé.
Et, interrogée sur les craintes qui subsistaient sur une possible carte judiciaire, elle a renchéri : « Je n’ai pas de carte. J’ai une méthode. S’il y a eu des inquiétudes, peut-être n’ai-je pas su les apaiser ».

Autre question en suspens : La création d’un tribunal criminel départemental, qui permettra de juger un certain nombre de crimes par des magistrats professionnels : « Nous allons l’expérimenter dans une dizaine de départements. Nous allons regarder ceux qui sont candidats », a-t-elle fini, rappelant que la loi ne sera promulguée que dans une vingtaine de jours, après son passage devant le Conseil Constitutionnel.

 

Affaire Joël Le Souarnec : la curée continue…

De nouvelles publications apparaissent tous les jours sur cette affaire mais restent pour la plupart réservées à un public restreint.

Ainsi, hier, de l’article de Marianne.net dont début rapporté ci-dessous, et avant-hier soir, de l’interview par un journaliste du Télégramme des responsables du Conseil de l’Ordre des Médecins du Finistère.

Donnant de nouvelles précisions sur leur intervention dans cette affaire en 2006 et les difficultés qu’ils avaient rencontrées, ceux-ci soulignent l’absence de réaction de la DDASS et son silence à cette époque tout comme encore aujourd’hui, et expliquent que les relations santé-justice se sont améliorées ces dernières années : beaucoup plus réactifs qu’autrefois, les procureurs n’hésitent pas à leur signaler les cas de confrères qui font l’objet d’enquêtes ou de condamnations.

« L’autorité peut aussi agir très vite pour écarter d’un service de soin un médecin dont l’attitude peut être préjudiciable pour les patients », disent-ils.

Encore faut-il qu’elle en ait la volonté… tout comme la DDASS en 2006…

Il est donc très hasardeux d’en conclure que les mêmes faits auraient du mal à se reproduire.

Par ailleurs, les procureurs n’effectuent toujours de signalements que dans les limites du département où ils exercent et s’en abstiennent bien évidemment dans tous les cas où ils se moquent ouvertement des victimes, comme dans le Finistère pour les affaires de moeurs.

 

https://www.marianne.net/societe/enquete-sur-les-trente-ans-d-impunite-du-chirurgien-violeur-d-enfants-joel-le-scouarnec

Le chirurgien de Jonzac, violeur d’enfants : 30 ans d’impunité et une liste de 200 noms

 

Par Laurent Valdiguié

Publié le 30/08/2019 à 09:30

 

Démasqué en 2004 par une première enquête américaine, Joël Le Scouarnec avait berné les enquêteurs. Ses premiers viols remonteraient à 1987. La justice recherche désormais plusieurs centaines de victimes.Combien de viols auraient pu être évités ? En 2004, déjà, Joël Le Scouarnec, le chirurgien de Jonzac aujourd’hui soupçonné de centaines de viols et d’agressions sexuelles, était dans le collimateur… de la justice américaine. A l’époque, avec les débuts d’Internet, il s’agissait d’une des premières traques des pédophiles 2.0.

Cette enquête initiale a commencé le 30 juillet 2003, à Paris, avec l’arrestation de trois Biélorusses suspectés de blanchiment et de diffusion d’images d’enfants à caractère pornographique. Dans la foulée, en Floride, sont saisis les ordinateurs des sociétés Connexion.usa, Regpay ou Trust-bill. Le FBI met la main sur leurs fichiers « clients ». Dans le lot… 2 468 Français. La liste, une des premières listes françaises de « consommateurs » d’images pédopornographiques, est transmise à Paris. Parmi les 2 468 noms, un médecin de Vannes, Joël Le Scouarnec, aujourd’hui âgé de 68 ans. L’enquête américaine démontre sans l’ombre d’un doute que cet honorable chirurgien jusque-là sans histoire, à trois reprises, les 21 février, 7 mars et 19 avril 2003, avait utilisé sa carte bancaire pour accéder à des vidéos interdites.

A l’époque, une perquisition est opérée chez lui par la gendarmerie, mais aucune image n’est retrouvée dans son ordinateur et personne dans son entourage familial ne mentionne quoi que ce soit. Aucune enquête n’est menée dans son milieu professionnel, où le chirurgien digestif opère à tour de bras des appendicites d’enfants. Le 13 octobre 2005, Joël Le Scouarnec se retrouve…

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https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/pedophilie-des-choses-abominables-retrouvees-chez-un-chirurgien-accuse-de-viols-et-agressions-1566383290

 
Pédophilie : « des choses abominables » retrouvées chez un chirurgien accusé de viols et agressions sexuelles 

Mercredi 21 août 2019 à 12:28 – Mis à jour le jeudi 22 août 2019 à 8:35 -

Par , France Bleu, France Bleu La Rochelle, France Bleu Poitou, France Bleu Armorique

 

Des carnets décrivant des « choses absolument abominables » ont été retrouvés au domicile d’un chirurgien accusé de viols et agressions sexuelles sur au moins quatre mineurs. L’homme est incarcéré à Saintes, en Charente-Maritime, dans l’attente de son procès. Il pourrait y avoir jusqu’à 200 victimes.

 

Le chirurgien aurait agressé sexuellement des mineurs en phase de réveil

Le chirurgien aurait agressé sexuellement des mineurs en phase de réveil © Maxppp –

Jonzac, France

Il est en détention provisoire depuis mai 2017 à Saintes, accusé de viols et d’agressions sexuelles sur quatre mineurs, mais ses victimes pourraient être plusieurs dizaines, voire 200 partout en France. Les enquêteurs ont retrouvé au domicile de Joël Le Scouarnec, médecin de 68 ans qui a notamment exercé pendant près de 10 ans en chirurgie viscérale à l’hôpital de Jonzac, en Charente-Maritime, des carnets qui décrivent « des choses absolument abominables« . Cette découverte comprend notamment un « carnet avec deux répertoires« , qui consigne les « noms et prénoms de jeunes filles et garçons mineurs, avec la narration de faits très précis les concernant« .

200 noms, autant de victimes potentielles

C’est le journal La Charente libre qui révèle cette découverte ce mardi. Selon le quotidien, le docteur a exercé dans des hôpitaux bretons, en Touraine, et à Jonzac, et 200 noms figureraient dans ces carnets. Soit autant de victimes potentielles recensées partout en France. Impossible pour l’instant de savoir si ces faits sont avérés ou fantasmés, mais si ces faits étaient confirmés par les victimes, Fransesca Satta, l’avocate de la famille d’une des victimes estime sur Franceinfo que cet homme serait « un pédophile de grande envergure, particulièrement dangereux pour notre société« .

L’avocate évoque aussi « des petits baigneurs retrouvés cachés sous les lattes du plancher« . Ces objets « lui servaient d’exutoires sexuels« , assure-t-elle, évoquant également « des photos de lui dénudé, en érection, portant des perruques« .

Témoignage d’une fillette de 6 ans

Son interpellation est intervenue après le témoignage d’une fillette de 6 ans, voisine du médecin, auprès de son père. La petite fille avait, selon les informations de nos confrères de Franceinfo, raconté à ses parents avoir vu le « zizi » du voisin. Après avoir décrit une scène de masturbation, la fillette a fini par dire à ses parents que le sexagénaire s’est déshabillé et évoque une pénétration.

D’autres investigations sont en cours pour identifier d’autres potentielles victimes. Selon Franceinfo, ces recherches menées par la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers (Vienne) ont permis de récolter de nouvelles plaintes, une petite dizaine pour le moment. Les gendarmes s’attachent à retracer le parcours professionnel et personnel du médecin.

Indre-et-Loire puis Morbihan

Joël Le Scouarnec a débuté sa carrière de chirurgien digestif à Loches, en Indre-et-Loire, où il a fondé la clinique de la Fontaine avec deux confères, avant qu’elle ne ferme en 1988. Le médecin a reconnu lors d’une audition des agressions sexuelles commises à cette époque. Il est ensuite intervenu à l’hôpital de Loches, jusqu’en 1990, avant de partir pour la Bretagne, à Vannes, dans le Morbihan. Là-bas, il avait été condamné en 2005 pour détention d’images pédopornographiques.

Quatre dossiers pour viol sur mineurs

L’homme est aujourd’hui mis en cause dans quatre dossiers pour viol sur mineurs dont une petite fille de sa propre famille. Il est aussi poursuivi pour exhibition et consultation et diffusion d’image pédopornographique. S’il reconnaît les agressions sexuelles, il conteste en revanche, la matérialité de la pénétration.

Concernant la deuxième enquête, son avocat, maître Thibault Kurzawa, assure ne pas être au courant pour l’instant. C’est à la justice de travailler. Mais pour lui, rien ne permet de conclure que son client est l’auteur de viols et d’agressions sexuelles sur 200 victimes, sur la base des carnets. « Ce que je constate, c’est qu’il y a une enquête qui serait menée. Il y a des noms qui ont été cités dans ces fameux carnets. D’une part, on ne sait pas ces personnes existent réellement. D’autre part, on ne sait pas si derrière chaque nom il existe réellement un fait. Mon client, s’il ne conteste pas être l’auteur de ces écrits, en revanche, conteste formellement avoir commis ces faits », assure-t-il.

A aucun moment il n’est possible d’établir avec certitude que tous ces écrits correspondent à des faits » – Maître Thibault Kurzawa

Pour son avocat : « mon client était une personne qui avait de graves problèmes par rapport à l’aspect sexuel de ses idées et de ses fantasmes. C’est quelqu’un qui passe effectivement son temps à retranscrire sur papier l’ensemble de ses rêves, aussi sordide soient-ils. Mais à aucun moment il n’est possible d’établir avec certitude que tous ses écrits correspondent à des faits ». Thibault Kurzawa affirme enfin que son client comprend l’impact psychologique de ses écrits. Il les regrette et les qualifie lui-même d’ignobles, selon son avocat. Il se soigne en prison et voit régulièrement un psychologue.

L’homme de 68 ans a demandé sa radiation de l’Ordre des médecins en 2017. Il comparaîtra fin 2019 ou début 2020 devant la cour d’assises de Charente-Maritime pour ces faits, « susceptibles d’avoir été commis entre 1989 et 2017 » selon le parquet de La Rochelle.

 

https://larochesuryon.maville.com/actu/actudet_-chirurgien-accuse-de-pedophilie.-les-questions-que-pose-ce-dossier_54135-3809276_actu.Htm

logo Ouest-France Mercredi 21 août 2019 21:26

Chirurgien accusé de pédophilie. Cinq questions que pose ce dossier hors norme

photo l'hôpital de quimperlé, où le chirurgien a officié. © ouest-france

L’hôpital de Quimperlé, où le chirurgien a officié.© OUEST-FRANCE

Des carnets décrivant des scènes d’abus sexuels sur des enfants ont été trouvés par les enquêteurs au domicile d’un chirurgien de Jonzac, incarcéré depuis 2017 pour 4 viols et agressions sexuelles présumées. Ce médecin, qui a officié en Bretagne, y mentionne plus de 250 noms. « Des fantasmes », répond son avocat.

 

Ce chirurgien viscéral de 68 ans, incarcéré depuis deux ans et en attente de son procès pour viols sur plusieurs mineurs, est accusé d’être au cœur du plus grand scandale de pédophilie en France.

Combien de victimes ?

Un premier procès sera organisé fin 2019, début 2020, selon le parquet de la Rochelle, pour des faits de viol et agressions sexuelles, exhibition et consultation et diffusion d’image d’un mineur à caractère pornographique, « susceptibles d’avoir été commis entre 1989 et 2017 sur 4 mineures », dont deux nièces et une voisine. L’affaire est partie du père de la petite voisine de 6 ans qui a porté plainte. Le médecin de 68 ans, spécialisé dans la chirurgie digestive, père de famille aujourd’hui séparé, a été placé en détention provisoire en mai 2017.

C’est le premier volet d’un dossier qui pourrait s’avérer beaucoup plus épais. Comme l’indique le parquet, « les investigations se poursuivent sous la direction du parquet de la Rochelle pour identifier et entendre d’autres éventuelles victimes. » Chez le chirurgien, lors de perquisitions, les enquêteurs ont trouvé des carnets décrivant des scènes d’abus sexuels. Plus de 250 noms y seraient mentionnés. Il n’est pas poursuivi pour ces actes aujourd’hui.

Comment les gendarmes ont-ils procédé ?

L’enquête a été confiée aux gendarmes de la section de recherches de Poitiers. L’homme a officié dans différents hôpitaux et cliniques en Touraine, en Charente-Maritimes mais aussi dans le Morbihan, le Finistère, et lors d’un court remplacement aux Sables-d’Olonnes (en 2003), du début des années 90 à 2008, année où il est parti à Jonzac. Les potentielles victimes étant éparpillées en France, ce sont des brigades locales qui les ont contactées et entendues. Les gendarmes utilisent un canevas type d’audition. Un exercice délicat car la plupart des personnes n’ont pas de souvenir d’agression.

Fantasme ou réalité ?

Pour Caroline (prénom d’emprunt), cela ne fait pas de doute. « Ce n’est pas du « fantasme » ce qu’il a raconté sur moi dans son carnet. » Elle a été contactée par les gendarmes le 27 décembre 2017. Quand ils lui ont demandé si elle avait été hospitalisée en août 2003, tout est « remonté à la surface ». « J’avais 10 ans. C’était pour une appendicite. » Caroline a décrit aux gendarmes ce qui lui était arrivé, lors de son séjour de plusieurs jours à l’hôpital, avant qu’ils ne lui lisent l’extrait du carnet du chirurgien la concernant. « Il m’a violée plusieurs fois. J’étais consciente. Je me souviens d’une fois, c’était le lendemain de mon opération. J’étais dans une chambre isolée, au fond du couloir. C’était quelqu’un de très froid. Il ne parlait quasiment pas. J’ai tout gardé pour moi. Je croyais que j’étais folle. »

Comme une autre victime morbihannaise dont nous avons reçu le témoignage, elle l’a reconnu parmi neuf photos d’hommes présentées par les gendarmes. 16 ans après. Elle a déposé plainte pour viol.

L’avocat du chirurgien reconnaît l’existence d’écrits « dans des carnets ou numériques ». « Mon client ne conteste pas être l’auteur de ces écrits mais, pour lui, il s’agit de fantasmes, de rêves. Rien ne prouve aujourd’hui qu’il s’agit de faits avérés », indique Me Thibault Kurzawa, avocat au barreau de Saintes.

« Il est persuadé d’avoir une déviance. Et depuis deux ans et demi, il ne fait que cela : se soigner. Il exprime des regrets profonds et sincères et cherche à comprendre comment il a pu en arriver là. »

Comment réagissent les victimes ?

La révélation de leur nom marqué sur ses carnets et des faits étant décrits a été un véritable choc. Certains se souviennent, d’autres non. Des victimes présumées se sont rapprochées de l’association d’aide aux victimes, qui met à leur disposition des psychologues. Deux frères, victimes présumées, ont créé un groupe Facebook pour rassembler les victimes. Il comptait 39 membres mardi, 75 membres ce mercredi soir. « Personne ne sait trop quoi faire. On n’a pas de réponses à nos questions », indique une Morbihannaise victime présumée.

Comment a-t-il pu continuer d’exercer après une condamnation ?

Comment a-t-il pu continuer d’exercer, auprès d’enfants notamment, après une condamnation pour détention d’images pédopornographiques, en novembre 2005 par le tribunal de Vannes ? Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis simple, sans aucune autre obligation (soin, interdiction d’approcher des enfants…). « Il a pu reprendre son activité dans la foulée », confirme son avocat.

Nadine BOURSIER et Carine JANIN.   Ouest-France

 

https://www.bfmtv.com/police-justice/les-souvenirs-commencent-a-revenir-un-homme-accusant-le-chirurgien-de-pedophilie-temoigne-1754448.html#xtor=AL-68

« Les souvenirs commencent à revenir »: un homme accusant le chirurgien de pédophilie témoigne

 

23/08/2019 à 17h29
justice
Le chirurgien sera jugé dans les prochains mois par la cour d’assises de Charente-Maritime. – AFP

 

Un jeune homme, dont le nom figure dans les carnets de Joël Le Scouarnec, ce chirurgien soupçonné de pédophilie, a accepté de témoigner pour BFMTV. Il raconte comment il a refoulé les faits qui se sont déroulés, selon son récit, lorsqu’il était hospitalisé enfant dans un établissement de Bretagne. Depuis il a porté plainte.

 

Il s’agit de l’une des 200 voix que les gendarmes recherchent depuis plusieurs mois. Le prénom de ce jeune homme, qui a accepté de témoigner anonymement auprès de BFMTV, figure dans l’un des carnets de Joël Le Scouarnec, ce chirurgien soupçonné de plusieurs cas de pédophilie ces 3 dernières décennies. Pendant plusieurs années, il a refoulé les faits, avant que la réalité remonte à la surface.

Alors enfant, ce jeune homme a consulté Joël Le Scouarnec pour « une opération dans un hôpital breton », raconte-t-il. A cette époque, le chirurgien digestif a exercé dans plusieurs établissements bretons, et ce, jusqu’en 2008 et sa prise de poste à Jonzac, en Charente-Maritime. En 2005, le tribunal de Vannes l’avait condamné à 4 mois de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende pour « détention d’images pédopornographiques ». Les faits dont il accuse le médecin se sont produits lors de son hospitalisation.

« J’ai été victime au rendez-vous post-opératoire et après l’opération », confie ce jeune homme, traumatisé.

Dépôt de plainte

Pendant de longues années, il a refoulé ce qu’il a subi. « Je fais partie des victimes qui ont préféré occulter les actes qu’il m’a infligés. Avec un travail et un accompagnement, petit à petit, les souvenirs commencent à revenir », poursuit le jeune homme. Et l’année dernière, après l’ouverture d’une nouvelle enquête préliminaire par le parquet de La Rochelle sur des potentielles autres agressions sexuelles, les gendarmes le contactent.

« En effet, je fais partie de la liste des personnes présentes dans les carnets (de Joël Le Scouarnec, NDLR). A la suite de ce contact, j’ai porté plainte », explique-t-il.

Ces potentielles autres cas d’abus et d’agressions sexuelles ont été découverts après le dépôt d’une plainte de la famille d’une fillette contre le chirurgien en 2017. A l’époque, la famille était voisine de ce médecin. La petite fille, alors âgée de 6 ans, va raconter à ses parents, qu’alors qu’elle jouait seule au fond du jardin familial, l’homme s’est exhibé nu devant elle, avant de la violer. Cette plainte est alors l’élément déclencheur de cette affaire. Les perquisitions au domicile du médecin vont permettre de découvrir l’existence de ces carnets dans lesquels sont inscrits plus de 200 prénoms de petits garçons et petites filles, ainsi que des descriptions d’abus sexuels.

Le chirurgien, depuis radié par le conseil de l’ordre des médecins, est mis en examen et placé en détention provisoire en mai 2017. Lors de l’instruction, il va reconnaître d’autres attouchements, notamment commis sur ses deux nièces et une autre voisine. Dans quelques mois, il sera jugé pour ces quatre faits par la cour d’assises de Charente-Maritime. Mais les investigations se poursuivent pour identifier et entendre d’éventuelles autres victimes. Selon nos informations, 4 plaintes ont déjà été déposées pour viol ou agression sexuelle.

Amélie Rosique avec Justine Chevalier

 

 

https://www.lci.fr/police/fantasmes-ou-dizaines-de-victimes-les-recits-des-carnets-du-chirurgien-de-jonzac-soupconne-de-pedocriminalite-2130337.html

Fantasmes ou dizaines de victimes ? Les récits des carnets du chirurgien de Jonzac soupçonné de pédocriminalité

 

ENQUÊTE – Les carnets retrouvés dans la maison Joël Le Scouarnec dévoilent de nouveaux éléments et précisent la psychologie du chirurgien accusé de pédocriminalité sur plusieurs mineures, dévoile ce dimanche le JDD.

25 août 2019 11:11 – La rédaction de LCI
Ce sont des récits sordides, contenus dans des carnets auxquels ont eu accès les gendarmes dès le mois de mai 2017. La maison du chirurgien Joël Le Scouarnec, à Jonzac (Charentes-Maritimes), a été fouillée de fond en comble par les enquêteurs, après les accusations de viol  portées contre lui par sa voisine, une petite fille âgée de 6 ans.

Depuis, l’enquête suit son cours, l’accusé est en détention provisoire, et les 200 noms listés dans des cahiers laisseraient penser que ses victimes sont bien plus nombreuses. « Des fantasmes, pas la réalité », répond Thibault Kurzawa, avocat chargé de la défense du chirurgien. Au domicile de ce dernier, les découvertes faites par les gendarmes sont des plus effarantes :  200 noms inscrits dans un répertoire donc, mais aussi des journaux intimes qui décrivent soit des fantasmes soit des violences sexuelles infligées potentiellement à des enfants, des godemichés, des films le mettant en scène coiffé d’une perruque, ou encore une vingtaine de poupées destinées à assouvir ses désirs sexuels.

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Outre les faits sur sa petite voisine, le chirurgien a avoué cinq agressions sexuelles, dont certaines correspondent à des noms inscrits dans son répertoire. Les faits de trois d’entre-elles sont prescrits. Joël Le Scouarnec, 68 ans, a été renvoyé en mars dernier devant la cour d’assises de Charente-Maritime, à Saintes, où il devrait être jugé début 2020, pour des viols et des agressions sexuelles sur quatre mineurs de moins de 15 ans. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle pour ces premiers faits. Mais l’affaire n’en est sans doute qu’à ses débuts.

La rédaction de LCI

Mis à jour : dimanche dernier à 11:11Créé : dimanche dernier à 11:11

 

https://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-scouarnec-la-justice-trainait-des-pieds-29-08-2019-12369868.php

Affaire Le Scouarnec. Une série de dysfonctionnements

 

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Publié le 29 août 2019 à 18h30 Modifié le 29 août 2019 à 19h10

Affaire Joël Le Scouarnec : la curée continue... dans AC ! Brest
(Le Télégramme/Didier Déniel)

 

L’affaire Le Scouarnec, ce chirurgien suspecté de viols et agressions sur mineurs, a eu l’effet d’un électrochoc dans le monde médical. Le Conseil de l’Ordre des médecins du Finistère, explique, qu’aujourd’hui, de tels faits auraient du mal à se reproduire.

 

Dans leurs bureaux de la rue de l’Elorn, à Brest, les docteurs Pierre Jourdren et Yvon Balavoine, respectivement président et secrétaire général du Conseil de l’Ordre du Finistère, reviennent sur l’affaire Le Scouarnec. Sur le bureau, une chemise où ils détiennent tous les courriers émis ou reçus par l’Ordre, lors de cette affaire.

« Tout a commencé le 13 juin 2006. Un confrère de Quimperlé nous a appelés nous informant que le docteur Le Scouarnec avait été condamné pour consultation de photos pédophiles. Ce médecin hospitalier était inscrit dans le Finistère depuis le 1er janvier 2005. Il venait du Morbihan », racontent les deux responsables départementaux de l’Ordre.

Une extrême lenteur judiciaire

« Le jour même, nous avons appelé le greffe du TGI de Vannes. Le lendemain, le 14, nous avons expédié un courrier officiel demandant que le jugement nous soit transmis ».

Les jours passent et rien. Le 24 juillet, une secrétaire de l’Ordre relance le greffe de Vannes, par téléphone, sans résultat. « Le 22 septembre, on téléphone à nouveau et on poste une nouvelle lettre. Rien en retour. Début novembre, on réitère notre demande par lettre recommandée. Le 9 novembre, enfin, nous recevons copie du jugement qui nous informe des détails de la condamnation de notre confrère. À l’époque, les médecins hospitaliers dépendaient de la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) et non pas de l’Ordre, dont dépendaient uniquement les libéraux. Les choses ont changé depuis. Mais cette situation nous préoccupait. »

Le jour de la réception du jugement, le docteur Simon qui était président de l’Ordre du Finistère, appelle la DDASS et l’informe de la situation. Aucune réaction de l’organisme de tutelle. « Le 15 novembre, nous prenons la décision d’adresser un courrier à la DDASS assorti d’une copie du jugement ». Réuni le lendemain, à Brest, le Conseil approuvera cette démarche. Il demandera aussi que le docteur Le Scouarnec soit auditionné.

La DDASS ne répond pas

« Nous l’avons rencontré à Brest. Nous étions trois confrères, se souvient le docteur Jourdren. Il n’a pas nié les faits. Nous trouvions étonnant que la décision de justice ne soit pas accompagnée d’une injonction de soins, d’interdiction d’exercice, ou d’une interdiction d’approcher des mineurs dans le cadre de ses fonctions de praticien. Nous n’avions pas les pouvoirs d’agir en ce sens. Seule la DDASS pouvait le faire ».

En décembre de la même année, le Conseil de l’Ordre se réunira à nouveau, confirmant les démarches engagées auprès de la DDASS. « Nous n’avons reçu aucune réponse de cet organisme ». Nous avons voulu en savoir plus sur ce silence, en nous rapprochant de l’Agence régionale de santé (ARS) qui, après 2010, a pris la suite des quatre DDASS bretonnes. Cet organisme, dont le siège est à Rennes, a déclaré ne pas « vouloir communiquer sur cette affaire » ».

Selon les docteurs Jourdren et Balavoine, les relations santé-justice se sont réellement améliorées ces dernières années. « Les procureurs sont beaucoup plus réactifs et n’hésitent pas à nous signaler le cas de confrères qui font l’objet d’enquête ou de condamnations. On nous fait même part des conduites en état d’ivresse quand elles relèvent d’un délit. L’autorité peut aussi agir très vite pour écarter d’un service de soin un médecin dont l’attitude peut être préjudiciable pour les patients », concluent les deux représentants de l’Ordre.

 

Affaire Joël Le Scouarnec : comment le chirurgien pédophile a-t-il pu sévir aussi longtemps ?

C’est la question qu’aujourd’hui tout le monde pose publiquement, à l’exception notable des journalistes du site 20minutes.fr, bien entendu, lesquels ont pour l’heure arrêté leurs publications sur cette affaire avec celle de l’interview de l’avocat du mis en cause, en date du 22 août 2019.

Conseils de l’Ordre des Médecins, DDASS, directeurs hospitaliers et collègues médecins, tous connaissaient les antécédents du pédophile après sa condamnation pour détention d’images pédopornographiques de 2005 et tendent aujourd’hui à se renvoyer mutuellement la balle sur la question de leurs responsabilités, ou à se couvrir avec la décision de justice prononcée à Vannes, qui fut comme toujours en la matière assez légère : comment ont-ils pu laisser le chirurgien continuer à exercer et ne jamais soupçonner l’existence de faits plus graves alors qu’au minimum une vigilance accrue à son égard s’imposait et qu’aujourd’hui, précisément, les témoignages affluent sur les comportements pour le moins inappropriés du médecin hospitalier ?

Pour ma part, j’observe que le fautif a changé deux fois de département : d’abord au mois d’octobre 2004, sa condamnation à venir dans le Morbihan étant très probablement attendue; il est allé se réfugier à Quimperlé, dans le Finistère, un département qui a toujours accusé plusieurs décennies de retard dans le traitement des affaires de moeurs et où il devait bien savoir qu’il serait tranquille; puis au mois de juin 2008; il a alors carrément changé de région, d’où cette question : lui aurait-on demandé de s’éloigner à la suite d’éventuelles plaintes de victimes ?

Son directeur hospitalier était à cette époque Etienne Morel dont je connais bien les méthodes pour l’avoir vu à l’oeuvre du temps où il était directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, un poste qu’il a occupé à compter de la révocation de la fonction publique de son prédécesseur au mois d’août 1999 et jusqu’au mois de juin 2007, correspondant à sa mutation à l’hôpital de Quimperlé.

Je vais donc en parler un peu, en précisant que je dispose de tous les éléments de preuves nécessaires pour justifier mes dires.

Commençons par son prédécesseur, Christian Barthes, originaire de Rodez et ayant fait des études de droit à Toulouse, tout comme Richard Ferrand.

Après avoir été révoqué de la fonction publique à la suite d’un conflit violent avec son directeur général Louis Rolland, il a fait l’objet de poursuites et condamnations judiciaires toutes confirmées en appel en 2004 pour une multitude de faits comprenant diverses violences, jusqu’à une tentative d’assassinat, des faits de proxénétisme aggravé, de faux et usage de faux, d’escroquerie, de faux témoignages et dénonciations calomnieuses, d’usurpations de titres ou de fonctions, l’individu s’étant présenté mensongèrement comme commissaire de police ou ayant fait usage d’une qualité de directeur hospitalier qu’il n’avait plus, afin d’impressionner des tiers.

Cette dernière condamnation se basait notamment sur la plainte du responsable d’un Foyer de l’enfance du Finistère l’ayant dénoncé pour des faits de détournement et harcèlement de mineures et de menaces à son encontre après qu’il eut découvert son manège auprès des jeunes filles dont il avait la garde, certaines s’étant plaintes d’être harcelées par l’individu tandis que d’autres étaient régulièrement ramenées au foyer par lui après de soi-disant « fugues » qui n’en étaient pas, vu qu’il en était toujours l’instigateur.

Christian Barthes avait été poursuivi et condamné pour usurpation de titre par le Tribunal de Grande Instance de Brest pour s’être présenté comme directeur hospitalier auprès de ce responsable… dont la plainte pour détournement de mineures, harcèlement de mineures et menaces à son encontre n’avait, quant à elle, jamais donné lieu à l’ouverture d’aucune enquête… La même condamnation était également justifiée par deux plaintes de femmes, l’une pour une tentative d’internement psychiatrique arbitraire, et l’autre pour des faits de pressions, manipulation ou tromperie ayant entraîné une grave et irréversible détérioration de son état de santé, Christian Barthes ayant à chaque fois usé d’une qualité de directeur hospitalier qu’il n’avait plus pour obtenir ce qu’il voulait.

Ces deux autres plaintes n’avaient pas davantage que la première donné lieu à l’ouverture d’une quelconque enquête. Directeurs hospitaliers et magistrats locaux les utilisaient pour régler leurs comptes entre eux au mépris de tous les faits dénoncés, pourtant graves (les mineures « détournées » se retrouvaient par la suite prostituées dans des bars à hôtesses locaux, leur fournisseur de drogue étant bien entendu toujours le même Christian Barthes, lequel était aussi toujours tenté de régler divers problèmes en faisant interner et traiter par ses amis psychiatres hospitaliers ceux ou celles qui le dérangeaient), et de leurs différentes victimes véritables, les uns et les autres étant restés totalement ignorés tout au long de la procédure ayant vu le seul Directeur Général du CHU de Brest se constituer partie civile et réclamer et obtenir un euro de dommages et intérêts pour les usurpations de titre commises par le délinquant.

En effet, c’est Etienne Morel qui assumait désormais toutes ses fonctions hospitalières passées et gérait à sa manière toutes les hospitalisations psychiatriques abusives de la région brestoise : femmes et enfants victimes de viols, à faire taire pour protéger violeurs et pédophiles contre leurs velléités de poursuites judiciaires, victimes d’aléas thérapeutiques ou d’erreurs médicales des autres services de l’hôpital, à finir en psychiatrie afin d’éviter toute condamnation pour le CHU de Brest, réduction à l’état de légume de toute personne dérangeant un de ses copains, notamment ceux de la fonction publique, etc, etc…

Ce traitement psychiatrique généralisé à de très nombreux problèmes relevant en principe de la justice est la cause du nombre ahurissant de « schizophrènes » enregistrés dans le département du Finistère, où leur prévalence dépasse les 2% de la population, alors qu’elle est invariablement de 1% partout ailleurs dans le monde. Il a toujours été cautionné par le médecin-inspecteur de la DDASS Françoise Largeau, promue au grade de médecin général de santé publique par arrêté du 24 avril 2008 :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018764098&categorieLien=id

Dans les années 2000, l’un et l’autre s’étaient montrés si brillants dans leurs fonctions respectives qu’à compter du mois d’octobre 2002, la communauté médicale brestoise avait été frappée par toute une série de suicides, notamment ceux de quatre étudiants en médecine de 4ème année entre octobre 2002 et mars 2003 (ils avaient effectué leurs premiers stages hospitaliers en psychiatrie au cours du printemps 2002), puis celui d’un infirmier psychiatrique qui les connaissait bien, le 31 décembre 2004. Ces cinq suicidés avaient tous été retrouvés pendus à l’identique et le psychiatre hospitalier qui les suivait, une femme contre laquelle pleuvaient les plaintes de diverses victimes depuis des années, fut sanctionné par une mutation à Saint-Brieuc. Elle aura donc été « éloignée » par son directeur Etienne Morel qui par ailleurs n’hésitait pas à décrocher son téléphone pour appeler à leur domicile et les menacer de plaintes pour des faits imaginaires des victimes de ces hospitalisations psychiatriques abusives causes de suicides en série dont il était responsable. C’étaient alors à leur intention des hurlements similaires à ceux dont il gratifiait aussi très régulièrement son personnel ou ses collaborateurs hospitaliers, tous tenus d’obéir à tous ses ordres illégaux et illégitimes en vue d’éviter des poursuites judiciaires sinon quasi certaines.

 

https://www.lepoint.fr/justice/affaire-le-scouarnec-peut-etre-la-plus-grande-affaire-de-pedophilie-du-siecle-27-08-2019-2331795_2386.php

Affaire Le Scouarnec : « Peut-être la plus grande affaire de pédophilie du siècle »

 

https://www.letelegramme.fr/dossiers/pedophilie-affaire-le-scouarnec/affaire-le-scouarnec-la-ddass-avait-ete-informee-26-08-2019-12367772.php

Affaire Le Scouarnec. « La DDASS avait été informée »

Publié le 26 août 2019 à 19h56 Modifié le 26 août 2019 à 20h00

Le Conseil de l’Ordre des médecins assure avoir informé la DDASS du Finistère d’une condamnation du praticien, qui exerçait alors au centre hospitalier de Quimperlé.
Le Conseil de l’Ordre des médecins assure avoir informé la DDASS du Finistère d’une condamnation du praticien, qui exerçait alors au centre hospitalier de Quimperlé. (Photo Stéphane Guihéneuf)

 

Le Conseil national de l’Ordre des médecins dit ne rien avoir à se reprocher dans l’affaire Le Scouarnec, du nom de ce chirurgien soupçonné de viols et attouchements sur plus de 200 patients mineurs. Actes qui auraient été perpétrés en Charente-Maritime et en Bretagne. Selon l’Ordre, la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) du Finistère avait été informée d’une première condamnation à Vannes.

 

Rappelons que le docteur Le Scouarnec avait été condamné en novembre 2005, par le tribunal de Vannes, à la peine de quatre mois de prison avec sursis pour consultation d’images pédopornographiques et ce, sans injonction de soins. « Le Conseil de l’Ordre des médecins du Finistère avait été informé par un médecin, d’une manière informelle, que ce praticien, qui exerçait dans le département (à Quimperlé, NDLR) avait été condamné dans le Morbihan. Mais mes confrères ne connaissaient pas la raison pour laquelle ce chirurgien avait eu des démêlées judiciaires » explique le docteur Jean-Marcel Mourgues, vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins, que nous avons pu contacter ce lundi.

« L’Ordre des médecins est allé vers le tribunal pour aller chercher cette information. Je suis formel. L’information n’ayant pas été immédiate, la demande a été réitérée » poursuit le docteur Mourgues. Une copie du jugement a enfin été confiée, début novembre 2006, soit un an après le jugement. Désormais, la justice est tenue d’informer les autorités compétentes de jugements concernant des personnes exerçant une profession exposée (santé, éducation, etc.).

« Nous sommes allés jusqu’au bout de notre démarche »

Deux semaines plus tard, et après s’être réunis en assemblée plénière, les membres du Conseil finistérien avaient décidé d’informer de ces faits la DDASS du Finistère. « À l’époque, nous étions juridiquement incompétents. Il a fallu attendre la loi de 2009 de réorganisation du système de santé, pour que soit reconnue la compétence de l’Ordre de poursuivre, sur le plan disciplinaire, des médecins. Nous sommes allés jusqu’au bout de notre démarche, de ce que nous devions faire » insiste le vice-président de l’Ordre national.

Ensuite, le docteur Le Scouarnec n’a pas été inquiété. Après Quimperlé, il a rejoint Jonzac où il a pu intégrer sans le moindre problème un autre établissement hospitalier. À nos confrères de France Info, Pascal Revolat, président du Conseil des médecins de Charente-Maritime, expliquait récemment que le casier judiciaire du chirurgien avait été consulté avant son inscription au tableau de l’Ordre. « Cette condamnation pour détention d’images pédopornographiques était connue. Sauf que la Justice avait pris une décision qui n’ordonnait aucune suspension. De plus, à l’époque, les faits qui sont actuellement reprochés à Joël Le Scouarnec (des viols et agressions sexuelles) n’étaient pas les mêmes, se défend Pascal Revolat. Il s’agissait de détention d’images pédopornographiques ».

Des infractions, pas un délit

Reste que ce procès vannetais n’avait pas fait l’objet d’une publicité tapageuse. À l’origine, Joël Le Scouarnec, père de trois enfants, avait été confondu suite à une commission rogatoire internationale. Aux États-Unis, des ordinateurs de plusieurs sociétés diffusant des images pédopornographiques avaient été saisis, levant le voile sur les adresses informatiques de leurs « clientèles ». 2 468 internautes français avaient été inquiétés. Dont Joël Le Scouarnec et un autre professionnel de santé morbihannais. Le tribunal avait décidé de disjoindre ces deux cas ainsi qu’un autre concernant un troisième prévenu.

Suivant un arrêt de la Cour de cassation datant du 5 janvier 2005, le tribunal de Vannes avait qualifié les faits d’infractions et non de délit : la simple consultation de sites pornographiques mettant en scène des mineurs ne suffit pas à caractériser le délit de détention d’images pornographiques.

 

https://www.charentelibre.fr/2019/08/26/chirurgien-pedophile-l-ordre-des-medecins-avait-connaissance-de-son-passe-judiciaire,3476395.php

Chirurgien pédophile: l’Ordre des médecins avait connaissance de son passé judiciaire

 

Chirurgien pédophile: l’Ordre des médecins avait connaissance de son passé judiciaire
Le Dr Le Scouarnec a officié à l’hôpital de Jonzac entre 2008 et 2017. Il est incarcéré depuis cette date.

Capture d’écran Google Street View
Par charentelibre.fr, publié le 26 août 2019 à 23h17.

 

Joël Le Scouarnec, l’ex-chirurgien de 68 ans soupçonné d’être l’auteur de nombreux actes pédophiles, avait bel et bien été signalé à l’Ordre des médecins ainsi qu’à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) du Finistère, contrairement à ce que Pascal Revolat, le président de l’Ordre des médecins de Charente-Maritime, expliquait dans nos colonnes vendredi. Et ce, après sa condamnation en 2005 à Vannes (Morbihan) à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédo-pornographiques.

En 2005, il était ensuite allé travailler dans le Finistère. Le conseil départemental de l’Ordre des médecins avait alors eu vent de cette condamnation et avait demandé le compte rendu du jugement à la justice. L’instance ordinale l’avait ensuite transmise à la Ddass « qui n’a apparemment pas réagi », note sur France Info Pascal Revolat.

En 2008, Joël Le Scouarnec a de nouveau changé de département pour venir travailler à Jonzac. Et l’Ordre des médecins de Charente-Maritime était au courant de la condamnation de 2005 du chirurgien. C’est ce qu’indiquait vendredi Pascal Revolat à France Info.

« Il y a eu un entretien entre le président du conseil de l’Ordre de Charente-Maritime et ce médecin. Ensuite, en séance plénière, le conseil a décidé qu’il n’était pas justifié d’aller au-delà, sachant que la justice ne l’avait pas suspendu. À l’époque, ce n’était pas du tout les faits actuels qui étaient en cause, il s’agissait de détention d’une image pédo-pornographique. »

Pascal Revolat précise également que jusqu’en 2009, les médecins hospitaliers étaient sous l’autorité des Direction départementale des affaires sanitaires et sociales.

 

https://www.sudouest.fr/2019/08/26/chirurgien-de-jonzac-accuse-de-pedophilie-l-ordre-et-la-ddass-connaissaient-sa-condamnation-de-2005-6485924-1368.php

Chirurgien de Jonzac accusé de pédophilie : l’Ordre et la Ddass connaissaient sa condamnation de 2005

 

Publié le 26/08/2019 à 20h15. Mis à jour le 27/08/2019 par Eric Chauveau.
Chirurgien de Jonzac accusé de pédophilie : l’Ordre et la Ddass connaissaient sa condamnation de 2005

Joël Le Scouarnec a exercé de 2008 à 2017 au centre hospitalier de Jonzac

Gobin Marie-Laure

 

Condamné pour détention d’images pédo-pornographiques en 2005, Joël Le Scouarnec a continué d’exercer jusqu’en 2017.

Comme le révélait « Sud Ouest » en février 2019, le chirurgien Joël Le Scouarnec, soupçonné de plusieurs viols et agressions sexuelles sur mineurs, avait été condamné en novembre 2005 à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images à caractère pédopornographique entre mars 2002 et décembre 2003. On sait aujourd’hui que cette condamnation était connue de l’Ordre des médecins et de la Ddass, ce qui ne l’a pas empêché de continuer d’exercer jusqu’en 2017.

À la suite de la condamnation de 2005, il a en effet été signalé à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) du Finistère. C’est le conseil de l’ordre des médecins du Finistère, département où a travaillé le docteur, qui a « fait connaître cette situation à la Ddass qui n’a apparemment pas réagi », a assuré, à FranceInfo, Pascal Revolat, président du Conseil de l’Ordre des médecins de Charente-Maritime.

« Je peux parler de ce qui s’est passé au Conseil de l’Ordre de Charente-Maritime. Pour toute inscription ou transfert [d’un médecin dans notre département], nous consultons le casier judiciaire. Cette condamnation [pour détention d’images pédopornographiques] était connue, sauf que la justice avait pris une décision qui n’ordonnait aucune suspension« , indique Pascal Revolat. Et d’ajouter qu’il y avait eu « un entretien entre le président du Conseil de l’Ordre de Charente-Maritime et ce médecin. Ensuite, en séance plénière, le Conseil a décidé qu’il n’était pas justifié d’aller au-delà, sachant que la justice ne l’avait pas suspendu ».

Pas d’obligation de soins

La peine infligée au médecin l’avait été par le tribunal correctionnel de Vannes (Morbihan), ville où le praticien exerçait alors à l’hôpital. Le praticien, né en 1950, avait exercé d’abord, en Touraine, à Loches, à hôpital et au sein d’une clinique de 1984 à 1989. Il exerce en Bretagne de 1994 à 2003 à Vannes Sacré Coeur, de 2002 à 2004 à Lorient, puis à Quimperlé de 2004 à 2008. Pour finalement prendre un poste à l’hôpital de Jonzac en 2008 et jusqu’en 2017.

« Avec cette condamnation en 2005, il n’y a pas eu d’obligation de soins », indiquait, en février dernier, Me Thibault Kurzawa, l’avocat saintais du médecin, en détention provisoire de mai 2017 à la suite de sa mise en examen pour deux viols et deux agressions sexuelles (ce dossier fera l’objet d’un procès devant les assises de Saintes, sans doute début 2020 ).

L’avocat se demandait alors si une telle obligation n’aurait pas pu permettre d’éviter les agissements sur une fillette jonzacaise, sa voisine de domicile. Domicile où les gendarmes retrouvaient de sinistres carnets contenant le récit (réel ou fantasmé ?) de 150 agressions sexuelles et 50 viols sur des patients et un attirail d’objets à caractère sexuel. Ce deuxième volet de l’affaire Le Scouarnec fait toujours l’objet d’une enquête préliminaire de la gendarmerie.

 

Sur Rue89, à peine viré, Huk est de retour !

Article du 3 janvier 2016 – Publication oubliée…

 

Le riverain de Rue89 « Hulk » ou « Gros con de droite » a intégré la bande de trolls de Cyprien Luraghi au mois de mars 2009.

A cette époque, il disait « bouter les gauchistes » sur Rue89 et venait tout juste de perdre un précédent compte pour cause d’injures.

A l’inverse, Cyprien Luraghi et ses amis « déconnologues » qui se revendiquaient tous de l’extrême-gauche venaient sur Rue89 y faire la chasse aux « fascistes » ou aux victimes, ces dernières étant toujours à droite, c’est bien connu…

Pour se faire admettre sans réserve comme un des leurs par ces « antifascistes » auto-proclamés en dépit de professions de foi paraissant radicalement opposées, il a su en séduire le « Konducator » de la seule manière qui pouvait convenir, c’est-à-dire en prenant part très activement à tous ses harcèlements ou agressions à mon encontre…

Voici un extrait de leurs discussions d’alors ayant définitivement scellé leur amitié :

 

Portrait de 98euroà Cyp_ Portrait de Cyp_ De 98eurotechnicien | 19H13 | 21/03/2009 | Permalien

vous êtes tellement formaté.
Il y a toujours un espoir mais il est mince.
Enfin comme vous voyez je ne manque pas de volonté pour vous aider.

Dites à Deluge que son commentaire sur groucho est à mourir de rire.
si c’est moi qui le lui ait inspiré j’en suis un peu fier

5 votes
Portrait de Cyp_à 98euro Portrait de 98euro De Cyp_Kondukator Cosmoplanétaire | 21H34 | 21/03/2009 | Permalien

C’est bien la première fois qu’on me traite de formaté…

Formaté, formaté !
Est-ce que j’ai une gueule de formaté ?

6 votes
Portrait de 98euroà Cyp_ Portrait de Cyp_ De 98eurotechnicien | 23H07 | 21/03/2009 | Permalien

vous faîtes des fixations sur les apparences.

On dirait Chirac. « est-ce que j’ai la tête de quelqu’un qui veut restreindre les libertés » vous vous souvenez ?

non, vous devriez vraiment aller sur facebook

ici c’est pour échanger. Pour essayer d’évoluer. Essayer de comprendre celui qui ne pense pas pareil.

Comment voulez-vous que le monde s’en sorte ? Comment pourrions-nous nous comprendre avec les autres peuples si notre passion est justement de chercher les différences entre nous pour pouvoir nous affronter ?

vos solutions sont encore bonnes dans la cour du collège mais
après il faut être sérieux.

5 votes
Portrait de Cyp_à 98euro Portrait de 98euro De Cyp_Kondukator Cosmoplanétaire | 23H45 | 21/03/2009 | Permalien

Toi, tu commences à me les brouter sérieux :  tu déboules sur un fil de discussion où on parle du Tibet depuis 24 heures.

Tous les intervenants avant toi, sans aucune exception, sont restés dans le sujet, qu’lis soient d’accord ou pas entre eux ou qu’ils posent des questions à l’un ou l’autre.

Tu nous sors un laïus parfaitement insignifiant auquel nul d’entre nous ne peut répondre, et tu t’incrustes comme un morbaque. Et tu me fais la leçon. Sur quoi et pour quelle raison, je l’ignore.

Quand Haina, sur ce fil, est en désaccord avec moi, je lui réponds ;  pas otujours de manière affable, mais lui non plus.

Mais quand ce même Haina poste des choses intelligentes sur un autre fil (l’article de Pierre Haski sur le syndicaliste chinois libéré), non seulement je lui fous la paix, mais en plus je lui colle un cinq sur cinq.

Bardamu, que je ne peux absolument pas pifer (et c’est très réciproque), est en ce moment en train de deviser sur Sade et Nietzsche sur Rue69 avec Egide, et il ne me viendrait pas à l’idée de lui coller aux basques :  je lis attentivement ce que ces deux hommes ont à se dire, et c’est très intéressant.

Les peigne-culs dans ton genre :  berk.

2 votes
Portrait de Hulk_à Cyp_ Portrait de Cyp_ De Hulk_Gros con de droite | 23H59 | 21/03/2009 | Permalien

En même temps, il faut que je rassemble mes souvenirs, mais je jurerais que ça t’est déjà arrivé de t’autoriser quelques légers hors-sujet dans tel ou tel fil ; -))

Je sais même pas pourquoi tu t’énerves après ce pauvre 643franc. C’est le fils caché de jexiste et de casimir, et en plus il a été bercé trop près du mur. C’est dur pour lui, la vie…

3 votes
Portrait de Cyp_à Hulk_ Portrait de Hulk_ De Cyp_Kondukator Cosmoplanétaire | 00H12 | 22/03/2009 | Permalien

J’ai fait ça, et pas qu’une seule fois :  mais je n’initie jamais le délire ;  je prends le train en marche ou alors je papote sur des fils totalement déserts.

Sauf chez Serraf :  mais là c’est normal.

[rajouti]

C’est dur pour lui la vie. OK, mais c’est lui qui l’a voulu. Je n’accorde jamais la moindre excuse à ceux qui se font chier dans la vie. Je suis d’une cruauté sans borne à leur égard.

Quelle que soit sa condition sociale, son milieu familial et tout le reste, se faire la vie belle est une question de choix, de détermination, de tripe et de couilles. Même pour les filles.

2 votes
Portrait de Hulk_à Cyp_ Portrait de Cyp_ De Hulk_Gros con de droite | 00H14 | 22/03/2009 | Permalien

Eh ben ça, tu vois, c’est une magnifique pensée de droite. J’adore.

Bienvenue camarade !

2 votes
Portrait de Cyp_à Hulk_ Portrait de Hulk_ De Cyp_Kondukator Cosmoplanétaire | 00H19 | 22/03/2009 | Permalien

Ce n’est ni une pensée de droite, ni de gauche :  y a des poltrons et des planqués partout ;  des qui manquent de courage ;  des frileux ;  des tout petits.

1 vote
Portrait de Hulk_à Cyp_ Portrait de Cyp_ De Hulk_Gros con de droite | 00H27 | 22/03/2009 | Permalien

Ah ça si, c’est une pensée de droite, à fond.

Deux preuves :

1) Je suis d’accord

2) Va donc sur un site de bisounours de gauche leur raconter ça, tu vas voir ta gueule. Et ensuite, va sur un site de droite ;  tu seras pas accueilli pareil. On dira « Cyp, il est des nô-au-tres, il est de droite comme les au-au-tres ! »

0 vote

 

 

Le 12 décembre dernier, Hulk a encore perdu un de ses multiples comptes sur Rue89 pour cause d’injures. Il s’était à mis à vociférer en majuscules et a sitôt recommencé avec un de ses autres comptes, ouvert depuis au moins deux ans.

 

Le voilà :

 

http://api.riverains.rue89.nouvelobs.com/christ-jesus-christ/commentaires

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« Gros con de droite »

Internaute 210052

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Abdelkader Merah condamné à 30 ans de réclusion criminelle

 

 

 

C’était attendu, c’est fait.

Son avocat a annoncé dans la foulée qu’il allait se pourvoir en cassation.

Il dit aussi avoir découvert à l’occasion de ce procès la « violence » des réseaux sociaux.

Ce n’est sûrement pas la même que celle que je subis sans discontinuer depuis plus de dix ans de la part du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lequel est à l’origine de tous les attentats terroristes commis sur le sol français depuis mars 2012.

Pour preuve : il n’est toujours pas empêché d’exercer sa profession d’avocat alors que pour ma part, je ne peux même plus sortir de chez moi sans craindre à tout instant de nouvelles agressions graves résultant de la publicité mensongère dont je suis continuellement victime depuis juin 2010.

On rappelle au passage que la sortie du premier numéro du magazine Inspire d’Al-Qaïda avait suivi de tout juste une douzaine de jours la révélation au public de mon identité sur les deux blogs Luraghi alors actifs, mon nom y étant d’emblée associé à des mentions concernant l’attentat de Karachi du 8 mai 2002.

Le malade mental m’avait ensuite dénoncée comme « mécréante » sur de nombreux sites islamistes ou fréquentés par des islamistes tout en les invitant à aller lire sur ses blogs personnels toutes ses publications me concernant.

Aussi, c’est sans grande surprise que je m’étais rendu compte fin mars 2012 que mon régulier lecteur d’Auterive ne pouvait être qu’Abdelkader Merah.

En effet, alors qu’il s’était brusquement mis à consulter mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog plusieurs fois par jour après ma première publication concernant la série d’assassinats en cours, le 18 mars 2012, il en avait brutalement disparu après l’interpellation du frère du tueur et n’y reviendra plus jamais.

En revanche, bien d’autres islamistes continueront à me lire très régulièrement, tout comme la troupe des « déconnologues » du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inspire_(magazine)

Inspire (magazine)

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Abdelkader Merah condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans AC ! Brest 35px-Circle-icons-email.svg

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Inspire est un magazine en ligne en anglais publié par l’organisation terroriste Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA). Cette revue a été fondée en juillet 2010 à destination des jeunes Britanniques et Américains1,2. Plusieurs extrémistes internationaux et nationaux, qui interprètent radicalement l’Islam, seraient influencés par le magazine et auraient, selon certains rapports, fabriqué des bombes en suivant les modes d’emploi parus dans celui-ci3,4. C’est un important vecteur de propagande en faveur de toutes les branches d’Al-Qaïda, ainsi que des groupes qui orbitent autour5. Il a été découvert par le SITE Intelligence Group 6.

Notes et références

  1. (en) UPI, « Al-Qaida launches English-language e-zine », United Press International,‎ 1er juillet 2010 (lire en ligne[archive du 4 juillet 2010])
  2. Marc Ambinder, « Al Qaeda’s First English Language Magazine Is Here » [archive], Atlantic magazine, 20 juin 2010
  3. “Inspire Magazine: A Staple Of Domestic Terror” [archive], Anti-Defamation League, 22 avril 2013
  4. (en) NewsCore, « ‘How to Make Bomb in Kitchen of Mom’ Featured in Al Qaeda’s 1st English Magazine », Fox News,‎ 1er juillet 2010 (lire en ligne [archive])
  5. (en) Forbes, « The al-Qaeda Brand Died Last week », Forbes.com,‎ 6 septembre 2011 (lire en ligne [archive])
  6. Does Anyone Take These Al-Qaeda Magazines Seriously? [archive]

Articles connexes

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/fusillades-dans-le-sud-ouest/condamnation-d-abdelkader-merah-c-est-un-signal-historique-qui-est-donne-ce-soir-par-la-justice-francaise_3405373.html

Condamnation d’Abdelkader Merah : « C’est un signal historique qui est donné ce soir par la justice française »

 

La cour d’assises spéciale de Paris statuant en appel a condamné jeudi Abdelkader Merah à 30 ans de réclusion criminelle et l’a reconnu coupable de « complicité » des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed à Toulouse et Montauban.

 

Samuel Sandler et son avocat Maitre Elie Korchia, en octobre 2017 à Paris.

Samuel Sandler et son avocat Maitre Elie Korchia, en octobre 2017 à Paris. (SADAK SOUICI / LE PICTORIUM / MAXPPP)

 

« C’est un signal historique qui est donné ce soir par la justice française », a réagi jeudi 18 avril sur franceinfo Elie Korchia, avocat de Samuel Sandler, partie civile au procès qui a perdu son fils et deux petits-fils, assassinés par Mohamed Merah, après le verdict dans le procès d’Abdelkader Merah, condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Elie Korchia voit dans ce verdict un signal envoyé « à ceux qui pourront dans certains quartiers, demain vendre des armes, un gilet par balles, des munitions », et qui ne pourront plus dire « je ne sais pas à quoi cela peut servir ».

« La justice française n’a pas été dupe », souligne l’avocat. « Elle a à la fois condamné le frère de l’assassin, pour association de malfaiteur terroriste comme en première instance. Mais elle a été beaucoup plus loin. Elle a reconnu, pour l’histoire judicaire de notre pays, que le frère de l’assassin n’était pas là par hasard dans le box comme la défense l’a plaidé. Il était là, et devait être reconnu coupable pour complicité d’assassinat et tentative d’assassinat ».

« La douleur de ces drames est incommensurable »

Après sept ans de procédure et deux procès d’assises, »après cette décision qui sera historique pour les annales judiciaires de notre pays, on a l’impression que la justice de France est passée et elle est bien passée », analyse maître Elie Korchia.

Après le verdict de la cour d’assise spéciale, l’avocat de la famille Sandler a exprimé « le soulagement » de ses clients. Mais « il n’y a pas de victoire, pas de défaite », précise-t-il. « La douleur de ces drames est incommensurable. Elle est pour toujours, elle ne se compte pas en années ».

Elie Korchia tient aussi à rappeler les propos de Mohammed Merah, « le tueur au scooter, quand il a commis ses crimes ». Il a dit « j’ai mis la France à genoux ». Pour l’avocat, le ressenti après le verdict est que « la justice française a mis à genoux les tenants, les mentors, les idéologues, ceux qui comme Abdelkader Merah ont poussé Mohammed Merah, qui était le bras armé de ces crimes et qui derrière, dans l’arrière-cour du jihadisme salafiste, poussent à ces crimes terroristes ».

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/pourquoi-la-peine-d-abdelkader-merah-a-ete-alourdie-20190419

Pourquoi la peine d’Abdelkader Merah a été alourdie

  • Par   Julien Licourt
  • Mis à jour le 19/04/2019 à 16:49
  • Publié le 19/04/2019 à 16:49

DÉCRYPTAGE – Le frère de Mohammed Merah a été condamné en appel à 30 ans de prison contre 20 ans en première instance, la cour d’assises spéciale l’estimant cette fois «complice» des meurtres du terroriste.

Abdelkader Merah a bien été complice de la série d’assassinats commis par son frère, Mohammed Merah, à Toulouse et Montauban au mois de mars 2012. C’était sans doute la conclusion la plus saillante du verdict rendu en appel, jeudi soir 18 avril, par la cour d’assises de Paris spécialement composée. La plus attendue aussi par les parties civiles qui depuis 7 ans souhaitaient qu’une culpabilité soit établie dans la tragique histoire qui a conduit à la mort de sept de leurs proches. En première instance, Abdelkader Merah avait été condamné pour association de malfaiteur terroriste mais acquitté pour la complicité d’assassinat. En statuant sur la base du même dossier de 118 tomes, et donc rigoureusement sur les mêmes faits que leurs collègues il y a un an et demi, les magistrats professionnels sont donc parvenus cette année à une conclusion différente. Pourquoi?

Tout est question d’interprétation. Sur de nombreux points l’analyse des deux cours converge. En premier ressort comme en appel, les juges n’ont pas été convaincus par l’image du «musulman orthodoxe» mise en avant par Abdelkader Merah. C’est plutôt l’adepte d’une idéologie salafiste radicale qu’ils ont cru déceler en l’accusé, qui se faisait surnommer «Ben Laden» au soir des attentats du 11 septembre 2001. Dans leurs conclusions, les magistrats ont noté que l’accusé suivait avec son frère toutes les recommandations du manuel du parfait terroriste, découvertes dans les fichiers informatiques dissimulés puis supprimés par Abdelkader Merah. Fait troublant: les deux frères, qui détenaient plusieurs téléphones portables, ne s’en sont jamais servis pour s’appeler, alors même qu’ils se rencontraient au moment des faits. Une «volonté claire d’échapper à tout contrôle policier» selon la cour. Comme en 2017, Abdelkader Merah était donc reconnu coupable d’association malfaiteur terroriste.

Le vol du scooter, l’élément clé du dossier

Second point confirmé par la cour: Abdelkader Merah a bien participé activement au vol du scooter qui a permis à Mohammed Merah de commettre ses crimes. Un fait essentiel: c’est l’un des seuls éléments matériels le liant directement aux assassinats de son frère. Encore une fois, la version de l’accusé, qui soutient qu’il a été placé devant le fait accompli, n’a pas convaincu. Bien au contraire: les juges ont constaté qu’il était présent avec son frère, le 6 mars 2012, lorsque celui-ci s’est renseigné sur la manière d’enlever le traqueur d’un tel engin. Que ce même jour, c’est bien lui qui a conduit en voiture Mohammed Merah sur les lieux du vol. Qu’il a ensuite participé à cacher l’objet du délit. Fait aggravant, Abdelkader Merah a toujours tu le nom du troisième homme de l’équipée, jusqu’au décès de ce dernier, rendant opportunément impossible tout croisement des versions.

Restait le plus important, la complicité. En 2017, les magistrats notaient dans leurs conclusions: «La participation du vol du [scooter] est en soi insuffisante, selon cette cour, pour affirmer que ce vol a été commis en connaissance de cause de ce que ce véhicule allait précisément servir d’instrument aux assassinats commis.» «Selon cette cour»: déjà, les juges indiquaient qu’une autre lecture du dossier pouvait être faite. Et c’est précisément ce qu’ont entrepris leurs collègues en appel, notant que Mohammed Merah «avait déjà réalisé un certain nombre d’actes préparatoires à ces crimes» comme louer des voitures, un box, acquérir des armes, un ordinateur ou une GoPro et qu’il «ne lui manquait plus qu’un scooter de grosse cylindré pour passer à l’acte […] En permettant à Mohammed Merah de disposer d’un scooter, [Abdelkader Merah] a apporté son aide à la préparation des actions criminelles de son frère.» Et voici scellée la complicité d’assassinats.

Peine allégée pour le coaccusé, Fettah Malki

En revanche, Abdelkader Merah n’est toujours pas considéré comme complice pour avoir «provoqué» les meurtres. En clair, les juges n’ont pas trouvé de faits pouvant le faire apparaître comme commanditaire des crimes. De la même manière, l’influence qu’il a pu avoir ne peut avoir été retenue à son encontre, cet élément étant difficilement quantifiable.

Le coaccusé d’Abdelkader Merah, Fettah Malki, a au contraire bénéficié de l’appel, voyant sa peine réduite: celui qui se présentait comme le petit délinquant du quartier et avait fourni une arme et un gilet pare-balles à Mohammed Merah, a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs, mais sans le facteur aggravant de terrorisme, qui lui avait donné les juges en premier instance. Sa peine a été ramené de 14 à 10 ans.

Julien Licourt
 Journaliste – Sa biographie

 

https://www.liberation.fr/france/2019/04/19/proces-d-abdelkader-merah-verdict-historique-contre-hysterisation_1722346

Procès d’Abdelkader Merah : «verdict historique» contre «hystérisation»

 

Par Chloé Pilorget-Rezzouk — 19 avril 2019 à 15:00
Eric Dupond-Moretti, avocat d’Abdelkader Merah, au tribunal de Paris, le 25 mars. Photo Thomas SAMSON. AFP

 

Le frère de Mohammed Merah a été condamné jeudi à trente ans de réclusion, reconnu coupable de complicité dans les assassinats commis en mars 2012. Une peine plus lourde qu’en première instance. Son avocat a annoncé se pourvoir en cassation.

 

  • Procès d’Abdelkader Merah : «verdict historique» contre «hystérisation»

Les uns saluent une «belle» décision ; les autres dénoncent un verdict «insupportable». Jeudi soir, Abdelkader Merah a été condamné en appel à trente ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté des deux-tiers. Relaxé en première instance du chef de complicité des sept assassinats commis par son cadet Mohammed, en mars 2012, l’aîné de la fratrie Merah a cette fois été reconnu coupable par la cour d’assises spéciale de Paris. Deux jours plus tôt, l’accusation avait requis la perpétuité contre ce «virtuose de la dissimulation», convaincue que le «mentor» de Mohammed Merah avait bien «sciemment» porté aide ou assistance à son petit frère.

Après douze heures de délibéré, le verdict est tombé dans la salle Voltaire du palais de justice. Dans le box, l’accusé de 36 ans n’a pas bronché. Les familles des victimes, elles, ont laissé éclater leurs larmes. «C’est un verdict historique et un grand soulagement pour les parties civiles», a réagi auprès de Libération Me Elie Korchia, avocat de Samuel Sandler, dont le fils et les deux petits-fils ont été tués le 19 mars 2012, devant l’école Ozar Hatorah, avec la petite Myriam Monsonego. Son confrère, MOlivier Morice, avocat de la famille Legouad, un des trois militaires abattus par le «tueur au scooter», a salué auprès de l’AFP une décision reconnaissant «le fait que Mohammed Merah n’était pas un loup solitaire. Il a agi de concert avec son frère»Pour la défense, cette peine sévère est en revanche le fruit d’une justice aux ordres de l’émotion. Invité vendredi matin sur France Info, l’avocat d’Abdelkader Merah, Eric Dupond-Moretti, a d’ores et déjà annoncé se pourvoir en cassation. Dénonçant «une hystérisation» et un procès «non équitable», le ténor du barreau défend que «tout est discutable» dans ce verdict et ses motivations.

«Parfaitement informé des projets criminels»

Quel rôle Abdelkader Merah a-t-il joué avant les tueries exécutées par son frère, entre le 11 et le 19 mars 2012, à Toulouse et Montauban ? C’était l’enjeu central de ces quatre semaines d’audience, après la relaxe de l’aîné Merah en première instance, faute de preuves. Si l’avocat de la famille d’Imad Ibn Ziaten, Françis Szpiner, a émis lors des récents débats l’hypothèse – remarquée et nouvelle – qu’Abdelkader Merah ait pu être au côté de son cadet lors de l’exécution du parachutiste, c’est le déroulé de la journée du 6 mars 2012 qui a retenu toute l’attention de la cour d’assises spéciale et emporté son intime conviction sur la complicité.

Dans leur décision, les magistrats professionnels notent qu’Abdelkader Merah est bien le coupable du vol du scooter TMax-530 dérobé ce jour-là et utilisé par son cadet sur «les trois séries d’actes criminels». Ainsi, motive la cour : «En permettant à Mohammed Merah de disposer d’un scooter, il a apporté son aide à la préparation des actions criminelles de son frère», dont il était alors «parfaitement informé des projets criminels». Les juges rappellent que, lorsque Mohammed Merah est rentré du Pakistan à l’automne 2011, celui-ci avait partagé avec son frère «ses intentions criminelles en lui confiant être prêt à lever l’étendard». Ils notent enfin que leurs «rencontres physiques» se sont dès lors «intensifiées» jusqu’à la commission des attentats, et pendant.

 Peine amoindrie pour Fettah Malki

Petit délinquant de droit commun, le discret coaccusé d’Abdelkader Merah a en revanche vu sa peine amoindrie : Fettah Malki a été condamné à dix ans de prison, contre quatorze ans en première instance. Ce trafiquant sans scrupules, baptisé «le commercial du quartier» aux Izards, avait fourni à Mohammed Merah le pistolet-mitrailleur Uzi utilisé lors de la tuerie de l’école Ozar Hatorah. Mais aussi le gilet pare-balles que le jihadiste portait lors de l’assaut fatal du Raid. En guise de derniers mots, cet Algérien de 36 ans avait déclaré : «Je ne suis pas un terroriste, je n’ai rien à voir avec ça.» «Il faut responsabiliser les fournisseurs d’armes. C’est trop facile de dire : « J’ai fait ça pour le fric, je ne savais pas ce qu’il ferait avec »», avait martelé l’accusation, mardi. Estimant que l’accusé, «connaissant tout sur tout» dans le quartier, ne pouvait ignorer les projets mortifères de Mohammed Merah, elle avait requis «entre quinze et vingt ans de réclusion».

Les jurés professionnels de la cour, eux, ont jugés que «les débats n’avaient pas établi que Fettah Malki avait pu avoir connaissance des projets terroristes» du «tueur au scooter». Par conséquent, ils ont écarté la nature «terroriste» de l’incrimination «d’association de malfaiteurs» et diminué sa peine. Contactés par Libération, les avocats de Fettah Malki, Mes Alexandre Martin et Emmanuelle Franck, se disent satisfaits de cette condamnation considérant que leur client n’a «aucunement adhéré à une philosophie terroriste qu’il réprouve totalement» : «C’est une décision importante, car elle respecte le droit. La justice est restée sereine et étanche à la pression émotionnelle de l’opinion publique.»

Chloé Pilorget-Rezzouk

Laurent Dejean a bien possédé une Renault Clio blanche

C’est finalement tout ce qu’avoue celui qui dit aujourd’hui ne se lever que vers 6 heures avant d’aller travailler.

Il semble faire beaucoup d’efforts pour s’exprimer, serait assez confus et apparaît comme « un enfant », mais tout cela est normal s’il sort d’un épisode de traitement psychiatrique lourd, n’importe qui d’autre serait dans le même état, même sans aucun trouble psychiatrique préalable.

Noter à ce sujet que certains marginaux vivent de l’AAH (Allocation pour Adultes Handicapés) en raison de « troubles mentaux » expressément provoqués par la prise de psychotropes avant les examens psychiatriques qui ont déterminé l’attribution de cette AAH. Ils ne sont pas plus fous que tous ceux qui ont pu également jouer la comédie pour être classés P4 et échapper de cette manière au service militaire obligatoire, parmi lesquels, même de futurs médecins…

Et l’on trouve bien des médecins dans la bande des cybercriminels du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi…

Par ailleurs, je relève en ce qui concerne la mort de Patricia Bouchon que Laurent Dejean parle bien comme moi d’assassinat et non de meurtre : elle s’est faite « assassiner », et non pas « tuer »…

Enfin, il dit s’être précipité chez sa mère pour l’appeler à la prudence sitôt après la disparition de la joggeuse, exactement comme le fit aussi le dénommé Robert Plant à Nîmes deux ans plus tard après avoir assassiné une autre joggeuse (cf. ci-dessous).

Or, les assassins de ces deux joggeuses sont bien liés.

Le second de ces pervers était venu me titiller sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog à propos de l’assassinat de Patricia Bouchon à Bouloc deux ans plus tôt le jour même de son crime, quelques heures avant sa commission – j’en ai gardé des traces probantes.

Quant au premier, je l’avais bien eu aussi sur mon blog entre le 11 et le 14 février 2011, sans pouvoir être plus précise à défaut d’avoir enregistré ses passages.

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/proces-du-meurtrier-presume-patricia-bouchon-parole-est-accuse-1644880.html

Procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon : la parole est à l’accusé

 

Le procès devant la cour d'assises de Haute-Garonne de Laurent Dejean prend fin le 29 mars 2019. / © Jean-Pierre Duntze/France 3 Occitanie
Le procès devant la cour d’assises de Haute-Garonne de Laurent Dejean prend fin le 29 mars 2019. / © Jean-Pierre Duntze/France 3 Occitanie

 

Mardi 26 mars 2019, 9ème jour du procès de Laurent Dejean, poursuivi pour le meurtre de la joggeuse de Bouloc, la cour d’assises de Haute-Garonne va longuement entendre l’accusé. Pour la première fois.

Par Marie Martin Publié le 26/03/2019 à 13:00

Depuis le 14 mars 2019, ainsi que l’a voulu le président de la cour d’assises, les jurés ont entendu tour à tour les enquêteurs, les témoins, les experts, la famille. Mais pas l’accusé.
C’est aujourd’hui, mardi 26 mars, que Laurent Dejean prend la parole.

« Beaucoup de choses ont été dites, monsieur Dejean », explique le président. « La décision ne sera faite que de tout ce qui a été dit ». Avant de lui rappeler qu’il est quelqu’un de fragile, il invite Laurent Dejean à faire une déclaration spontanée.

« J’ai été choqué par la mort de Patricia Bouchon qui s’est faite assassiner », commence l’homme qui aura bientôt 40 ans. Laurent Dejean explique que quand il apprend la disparition de la joggeuse, il va chez sa mère pour lui dire de faire attention, un homme dangereux cirucle peut-être dans Bouloc.

Il admet très vite ses problèmes psychiatriques mais se décrit comme quelqu’un d’honnête : « vulnérable, honnête et vaillant ». Qu’a-t-il compris des huit jours d’audience qui ont précédé ? « Je suis un peu perdu avec toutes ces déclarations divergentes ».

Et de fait, Laurent Dejean est comme un enfant, debout dans le box des accusés. Il lève le doigt pour prendre la parole, il dit « d’accord » quand on lui fait une remarque, il compte sur ses doigts pour tenter de retrouver des dates. Ses propos sont parfois confus, il donne l’impression de fournir un gros effort pour dire ce qu’il a prévu d’exprimer.

La Clio blanche ? Comme lors de la première journée d’audience où il a été brièvement entendu, il confirme. Il a bien eu une Clio blanche première génération, entre novembre 2010 et juin 2011. Il l’avait donc au moment de la mort de Patricia Bouchon, contrairement à ce qu’il a toujours soutenu durant l’instruction.

Qu’en a-t-il fait et pourquoi s’en est-il débarrassé ? Les réponses manquent de clarté. La Clio n’avait pas de carte grise, il ne voulait plus rouler avec et l’a rendu au « gitan » du camp du Ginestous qui la lui avait vendue sept mois auparavant. Compliqué, commente le président, quand on sait qu’à Bouloc même, Laurent Dejean a les moyens de la démanteler et de la vendre au poids, ainsi qu’il l’a déjà fait par le passé. L’accusé maintient sa version. Mais mentionne tout de même avoir eu peur que les soupçons se tournent vers lui. Quand ? Avant ou après sa première audition, le 12 janvier 2012 ? Laurent Dejean ne sait plus.

Circulait-il de nuit, comme l’ont rapporté certains témoins ? « Pas quand je travaillais« . Il est catégorique. « Je me levais à 6 heures, j’étais au boulot à 7h-7h10. C’était un rituel« .

La drogue ? Oui, il en prenait. Du cannabis, pour se détendre. De la cocaïne, pour tenir au boulot.

Les crises de colère sont elles aussi évoquées. Laurent Dejean les reconnaît mais précise : « Je m’en prenais au matériel, jamais aux personnes« .

Et de répéter, comme le premier jour : « Je suis en prison depuis quatre ans pour rien« .

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/affaire-patricia-bouchon-l-accuse-a-la-barre-1553600615

Affaire Patricia Bouchon : l’accusé à la barre

 

mardi 26 mars 2019 à 13:17 Par Vanessa Marguet, France Bleu Occitanie

Laurent Dejean a passé près de 3h à la barre ce mardi matin, à la cour d’Assises de la Haute-Garonne, à quelques jours de la fin de son procès pour le meurtre de Patricia Bouchon, cette mère de famille tuée à Bouloc au nord de Toulouse en 2011, alors qu’elle était partie faire son jogging.

 

La salle d'audience.
La salle d’audience. © Radio France – Stéphanie Mora

 

Toulouse, France

Debout dans le box des accusés, Laurent Dejean a un discours très décousu. Il démarre en annonçant : « j’ai été très choqué par la mort de Patricia bouchon », avant d’ajouter : »quand j’ai appris ça, j’ai foncé chez ma mère lui dire de s’enfermer à double tour ». Le président lui demande de poursuivre. Il se décrit alors comme un homme « vulnérable, honnête et vaillant ». Mais rapidement le discours s’embrouille. L’accusé part dans tous les sens sur son travail, sur le fait qu’il avait déjà vu Patricia Bouchon faire son jogging.

Clio blanche

Mais il y a une phrase qui ressort et retient l’attention de tout le monde : « Mr le président, je l’avoue, j’ai eu une Clio blanche« . C’est un moment important dans ce procès car une voiture de ce type a été vue par l’un des principaux témoins vers 4h30 du matin à 500 m du lieu du crime à Bouloc ce 14 février 2011. Or jusqu’ici l’accusé avait presque toujours nié en avoir possédé une. Il l’avait admis à un moment donné devant les enquêteurs avant de se rétracter. Le président demande donc à Laurent Dejean des précisions. Il a bien eu une Clio blanche de novembre 2010 à juin 2011, mais il se perd dans les explications  : « je l’avais acheté 150 euros mais elle n’avait pas d’assurance ni de carte grise et je suis allé la ramener à celui qui me l’avait vendue, c’était un gitan du camps de Ginestous ». Le président s’étonne et lui demande pourquoi avoir menti et avoir nié l’existence de cette voiture.L’accusé répond : « j’avais peur qu’on dise que c’était moi pour le meurtre de Patricia Bouchon et ce n’est pas vrai ». 

Encore beaucoup de questions

Les questions tournent également autour de son arrêt de travail d’un mois, 9 jours après la mort de Patricia Bouchon. Il parle de « burn out » à cause d’un surcroît de travail. Il ne s’entendait pas bien non plus, explique-t-il, avec ses collègues dans l’entreprise pour laquelle il était plaquiste. Mais là aussi, le discours est confus. Les avocats de la partie civile prennent la parole et le questionnent sur son côté « impulsif ». Il répond : « je n’ai jamais blessé personne. Je ne me suis battu que deux fois » dont une en maternelle.

Laurent Dejean reste près de 3h au micro, debout dans le box. Mais sa prestation n’apporte pas les réponses que la famille de Patricia Bouchon attendaient. La sœur de la victime Sandra estime qu’ »il continue à s’enfoncer dans ses contradictions« . Elle trouve que sa mémoire est « sélective » et dit rester « sur sa faim ».

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https://www.sudouest.fr/2019/03/26/meurtre-d-une-joggeuse-pres-de-toulouse-l-accuse-clame-son-innocence-5932353-7.php

Meurtre d’une joggeuse près de Toulouse : l’accusé clame son innocence

 

Publié le 26/03/2019 à 14h08. Mis à jour à 14h09 par SudOuest.fr avec AFP.
Meurtre d’une joggeuse près de Toulouse : l’accusé clame son innocence
Laurent Dejean (à gauche) est jugé pour le meurtre de Patricia Bouchon.

MANON BILLING / AFP

 

La disparition de Patricia Bouchon, âgée de 49 ans, avait été signalée par son mari, inquiet de ne pas la voir revenir de son jogging en février 2011

 Laurent Dejean, accusé du meurtre de Patricia Bouchon près de Toulouse, le jour de la Saint-Valentin en 2011, a de nouveau clamé son innocence mardi, plus de deux semaines après l’ouverture de son procès devant la cour d’assises de Haute-Garonne. « Ça fait quatre ans que je suis enfermé, mais je suis innocent », a lancé l’accusé, fidèle à ses déclarations au premier jour des débats.

Le meurtre de la joggeuse, le lundi 14 février 2011, à Bouloc, pendant son footing matinal, Laurent Dejean dit ne l’avoir appris que par « le juge d’instruction » chargé de cette affaire. « Je ne savais pas pourquoi il y avait tant de gendarmes » à Bouloc, ajoute l’accusé, décrit comme « psychotique » pendant l’enquête, mais qui apparaît lucide et attentif.

Au cours des débats, il se perd toutefois quelquefois dans ses explications.

« Il me semble l’avoir vue de jour »

La disparition de Patricia Bouchon, âgée de 49 ans, avait été signalée par son mari, inquiet de ne pas la voir revenir de son jogging. Son corps n’avait été retrouvé qu’un mois et demi plus tard, le crâne enfoncé.

« J’ai été choqué par la mort de Patricia Bouchon », affirme Laurent Dejean, qui a reconnu pendant l’instruction avoir vu la victime une ou deux fois. « Mais la nuit, non », précise l’accusé devant la cour. « Il me semble l’avoir vue de jour », dit cet ancien aide-plaquiste de 39 ans, qui affirme ne se lever que vers 6 heures, avant d’aller au travail.

Patricia Bouchon avait l’habitude de courir très tôt le matin, à 4H30, heure à laquelle un témoin a vu une joggeuse le matin du 14 février.  Quelques instants après, ce témoin avait vu une Clio stationnée sur la route.

Son témoignage—capital en l’absence de tout élément probant d’incrimination—avait permis d’établir un portrait robot du chauffeur dans lequel plusieurs personnes ont cru reconnaître Laurent Dejean. Mardi, Laurent Dejean a admis avoir possédé une Clio blanche. « Une chose que vous n’aviez jamais faite », pointe le président, Guillaume Roussel.

Sans se laisser déstabiliser, l’accusé assure qu’il « avait peur qu’on dise ‘oui, c’est toi qui as tué’ ».

Le procès doit s’achever le 29 mars.

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2017/04/29/2565634-joggeuse-egorgee-nimes-robert-plant-condamne-30-ans-reclusion.html

Joggeuse égorgée à Nîmes : Robert Plant condamné à 30 ans de réclusion

 

  • Robert Plant dans le box des accusés. Son avocate accuse le coup .
Robert Plant dans le box des accusés. Son avocate accuse le coup . Photo AFP

 

Publié le 29/04/2017 à 07:50

 

Robert Plant a été condamné hier soir à 30 ans de prison. Plus tôt, la réclusion criminelle à perpétuité avait été requise par l’avocat général de la cour d’assises du Gard, contre le Britannique âgé de 36 ans, accusé de l’agression sexuelle et du meurtre d’une joggeuse à Nîmes en 2013.

Robert Plant a finalement été condamné hier soir par la cour d’assises de Nîmes à 30 ans de réclusion. Lors de son réquisitoire, le procureur a vait dénoncé un «crime d’une sauvagerie extrême». Et pour l’avocat général Stéphane Bertrand, Robert Plant était «un pervers» et «pas un fou». Il avait requis la prison à vie pour le Britannique de 36 ans, accusé d’avoir tué une mère de famille nîmoise en 2013 pendant qu’elle faisait son jogging. Plusieurs experts psychiatres ont conclu à une «psychose» du trentenaire, de type «schizophrénie simple», ainsi qu’à une altération de son discernement. Mais bien qu’en temps normal ce type d’analyse psychiatrique diminue la peine requise et la condamnation, l’accusé risque la prison à perpétuité.

Une plaie béante de 15 cm sur 7 cm

Le 24 janvier 2013, Jamel Zammit appelle la police vers 18 h 40 pour signaler la disparition de sa femme Jouda, âgée de 34 ans. Elle était partie de son domicile situé dans le quartier de Courbessac à Nîmes, aux alentours de 17h, sans son portable. En effet, la jeune femme avait expliqué qu’elle allait chercher sa fille à l’école tout en faisant son footing. Mais Jouda tarde à rentrer et l’école signale que la mère n’est jamais venue chercher son enfant. Et son mari ne retrouve aucune trace d’elle sur le chemin qu’elle est censée avoir emprunté…

Peu après 22h, c’est finalement le chien d’un militaire de la gendarmerie qui découvre le corps de la jeune femme dans des fourrés et des ronces du Chemin des sangliers, une allée à proximité de son domicile. À côté du corps, un cutter dont la lame est sortie au maximum, sans son capuchon, est certainement responsable de la large «plaie d’égorgement» de 15 cm sur 7 cm qui défigure la victime.

«Jouda Zammit était une plaie béante qui autrefois était une femme» a dénoncé le procureur hier, à Nîmes : elle a été «défigurée», «massacrée», «lacérée» au cutter et à l’aide de pierres et de branches. D’autre part, reposant sur le dos, la victime était vêtue d’un pantalon marron baissé à mi-cuisses, ce qui a également soulevé le caractère sexuel de l’agression initiale.

Six jours plus tard, notamment sur la base de témoignages ayant permis d’établir un portrait-robot et de traces ADN, Robert Plant, un résidant du Chemin des sangliers, est mis en examen. L’homme assure ne se souvenir de rien et fournit aux enquêteurs des explications changeantes et confuses…

Bascule vers la psychose

De leur côté, les expertises psychiatriques parlent de «bascule vers la psychose» ayant pu altérer son discernement, «mais pas au point de l’abolir».

Robert Plant, quant à lui, a assuré pendant le procès qu’il avait un «trou noir» et seulement des flash évoquant une agression de la jeune femme. «Est-ce que vous avez conscience que c’est difficile à croire ?», l’a interrogé son avocat Jérôme Boursican. «Je n’ai pas d’autre explication», a-t-il répondu.

Enfin, l’avocate de la famille a souligné le «deuil impossible» du mari de la victime, Jamel, et des trois enfants du couple, âgés aujourd’hui de 14, 11 et 7 ans, faute d’explications rationnelles de l’accusé.


Qui est Robert Plant ?

L’homme de 36 ans est né à Chatham, dans le Kent, dans le sud-est de la Grande-Bretagne.

À l’âge de huit ans, il est venu vivre en France avec ses parents.

Il y a grandi, et au moment des faits, résidait dans le Chemin des sangliers à Nîmes, sur lequel a été retrouvé le corps de la joggeuse.

Titulaire d’un CAP de tapissier, sans emploi, il consommait régulièrement du cannabis et de l’alcool.

En outre, il vivait seul avec sa mère depuis le décès de son père en 2012.

Fleur Olagnier

 

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Meurtre-de-Nimes-La-derniere-course-de-Jouda-162391

Meurtre de Nîmes. La dernière course de Jouda

 

Paris Match | Publié le 08/02/2013 à 18h21 |Mis à jour le 10/02/2013 à 21h51

Par Elizabeth Philippe, Enquête Jean-Michel Verne à Nîmes, Ons Abid à M’saken, en Tunisie
Laurent Dejean a bien possédé une Renault Clio blanche dans AC ! Brest Meurtre-de-Nimes.-La-derniere-course-de-Jouda

La jeune mère de famille aimait faire du jogging dans la campagne nîmoise. La mort l’y attendait.

Jouda est morte depuis déjà deux jours. Mais à M’saken, en Tunisie, sa famille l’ignore encore. Jusqu’à ce coup de téléphone que reçoit Ridah, l’un de ses frères. C’est un ami qui l’appelle, inquiet. Il vient d’apprendre à la télé qu’une certaine Joudia Zammit a été assassinée. Il veut savoir si la victime fait partie de sa famille. A l’autre bout du fil, Ridah reste interdit. Incrédule, il balbutie : « Je ne sais pas. J’ai une soeur qui vit en France. Mais elle s’appelle Jouda, pas Joudia ! » Se raccrocher un instant à une simple lettre pour repousser l’horreur, conjurer en vain la tragédie. Mais ce dernier espoir, infime, est anéanti par un nouvel appel qui confirme le décès de Jouda. A des milliers de kilomètres, les parents de la victime, Mohamed et Mounira, pleurent avec ses frères et soeurs cette enfant chérie, toujours souriante et de bonne humeur. « Un ange », souffle Mohamed, les yeux embués de larmes. Son frère aîné, Anouar, dont elle était très proche, est le dernier à avoir entendu le son de sa voix. Jeudi 24 janvier, quelques heures seulement avant qu’elle soit tuée pendant son jogging, il lui a téléphoné Ils ont parlé de tout et de rien. Elle lui a raconté qu’elle venait de cuisiner des plats tunisiens pour le Mouloud, la fête qui célèbre la naissance de Mahomet.

Jouda a préparé un festin : de la mouloukhia – un ragoût relevé de poudre de corète – pour le déjeuner, un couscous pour le dîner et de l’assida, une crème blanche à base de semoule. La foi de la famille Zammit a souvent été mise à l’épreuve. Mohamed et Mounira ont déjà perdu un fils, Tarak, dans un accident de moto. Même si elle vivait loin d’eux depuis des années, Jouda restait très présente. Elle appelait souvent ses proches. Sans doute un peu nostalgique de M’saken, sa petite ville natale à une dizaine de kilomètres de Sousse ; nostalgique aussi de la grande maison traditionnelle de son grand-père, où cohabitent toutes les générations ; nostalgique du vaste patio où elle jouait, enfant, avec son cousin, Jamel, qui allait devenir son époux. Très jeune, Jamel a suivi son père en France. Mais il revient chaque été en Tunisie pour les vacances. Jouda, de son côté, grandit, devient une jolie jeune fille brune et enjouée. L’épouse idéale pour Jamel. Le couple se marie en 2000. Les noces ont lieu à M’saken. Jamel, agent de La Poste, repart en France. Au bout d’un an, le temps d’obtenir ses papiers, Jouda le rejoint. Elle travaille quelque temps comme caissière. En 2003, naît Hedi, suivi trois ans plus tard de Meriam. Jouda se consacre à sa famille. Mère au foyer, elle s’occupe avec amour de ses enfants, les accompagne à l’école et à leurs activités sportives. Hedi est un fou de foot. Loin des siens, Jouda construit son propre foyer sous le soleil de Nîmes. Les olives picholines n’ont pas le même goût que celles, réputées, de M’saken. Mais la douceur du climat gardois et l’influence méditerranéenne atténuent le mal du pays qui s’empare parfois de Jouda. Heureusement, l’été, elle retourne en Tunisie, retrouve ses proches, la plage, les saveurs et les odeurs épicées qu’elle aime tant.

Le médecin de Jouda lui avait conseillé de faire du sport après une petite opération

Quand elle croise une amie sur le marché de M’saken, elle la prend dans ses bras et lance avec un grand sourire : « Tu sens bon la Tunisie ! » Mais, bientôt, vient le temps des sacrifices. Jamel et Jouda ont décidé d’acheter une petite maison à la périphérie de Nîmes. Pour réaliser leur rêve, il faut économiser, renoncer provisoirement aux vacances en Tunisie. Jouda s’y rendra une dernière fois en 2009. Elle est alors enceinte de cinq mois de son troisième enfant, rayonnante au côté de Jamel. Aux petits soins pour elle, sa famille établit même une liste de prénoms pour le bébé. Ce sera Sirine. Après avoir réalisé d’importants travaux, Jamel, Jouda et leurs trois enfants s’installent enfin dans leur nouvelle maison, à l’automne 2012. La petite villa blanche, au 2264 route de Courbessac, dans une zone pavillonnaire paisible, est modeste. Mais elle est à eux. Une agréable maisonnette avec un jardin, des allées au cordeau et des massifs de fleurs jaunes. La famille de Jamel habite le même quartier. C’est comme un petit morceau de Tunisie. Le quotidien de Jouda est rythmé par de nombreux allers-retours : les sorties d’école, les courses au supermarché, tout près, où elle se rend à pied. Récemment, elle a pris une nouvelle habitude : le jogging. C’est son médecin qui lui a conseillé de faire du sport, après une petite opération des varices subie cet été. Saine et dynamique, Jouda se plie de bonne grâce à l’avis du docteur. D’autant plus qu’elle veille à sa ligne.

 

Robert Plant nimes meurtre-

 

Chaque jour, elle fait le même parcours. Le jeudi 24 janvier ne fait pas exception. Aux alentours de 17 heures, elle s’élance à petites foulées vers le centre de Courbessac. Elle traverse le bourg, prend la nationale avant d’emprunter le chemin du Sanglier, une route au pied de la garrigue appréciée des promeneurs et des joggeurs, en particulier des stagiaires de l’école de police qui se trouve à environ 800 mètres. A l’entrée, un panneau indique la direction du cimetière.

Cette photo a été prise en 2012, lors d’une fête entre amis à Courbessac. Brun, la trentaine, un bouc, Robert Plant correspond en tout point au portrait-robot établi par la police à partir des premiers témoignages, ceux de voisins qui avaient signalé la présence d’un étrange promeneur sur le lieu du crime, peu de temps avant la mort de Jouda. Décrit comme un employé exemplaire, Robert devait reprendre ce mois-ci son travail dans une entreprise de fabrication de mobil-homes. (Photos DR)

Le corps de Jouda sera retrouvé non loin des tombes, quelques heures après que son mari a signalé sa disparition. La jeune femme gît dans un enchevêtrement de ronces, une plaie béante à la carotide. Son visage est lacéré, méconnaissable. Son pantalon de jogging est baissé au niveau de ses genoux. Tout indique que Jouda a tenté de résister à son agresseur. Dès le lendemain, la police commence à récolter des témoignages. Des voisins affirment avoir aperçu un étrange promeneur à proximité du lieu du crime, un homme d’une trentaine d’années qui semblait rôder. Alors que les enquêteurs poursuivent leurs recherches, Robert Plant, 32 ans, déjeune à la pizzeria La Tosca avec sa mère, Esther, qui vient de rentrer de Paris. Tous deux résident dans une belle demeure de 270 mètres carrés avec piscine, le long du chemin du Sanglier. Cela fait une douzaine d’années que les Plant possèdent cette villa. Originaires du Kent, région du sud de l’Angleterre, ces Britanniques sont arrivés en France dans les années 80.

Le père, Dennis, a décroché un poste important dans les télécoms. Alors que ses parents finissent par s’installer dans la maison de Courbessac, Robert reste à Paris. Un CAP de tapissier pour seul bagage, il exerce différents métiers, est employé comme vendeur dans des magasins de sport. Il descend fréquemment dans le Sud rendre visite à ses parents avant de s’y établir pour de bon, il y a quatre ans, après avoir perdu son boulot. Il enchaîne les missions d’intérim. L’année dernière, son père est mort d’un cancer du poumon.

Robert Plant vit seul avec sa mère dans une grande villa. Une sorte de Tanguy…

Depuis, Robert vit seul avec sa mère dans la grande villa. Une sorte de Tanguy. Ou de Norman Bates, le héros de « Psychose ». Le quotidien des Plant, mère et fils, est soumis à d’immuables rituels. A la pizzeria, où ils vont fréquemment, ils s’assoient toujours à la même table, en terrasse. Robert arrose ses pizzas de pintes de bière. Ce vendredi 25 janvier ne déroge pas à la règle. La serveuse entend Robert parler à sa mère de la joggeuse assassinée. Il ne veut plus qu’Esther s’aventure sur ce chemin. C’est trop dangereux, lui dit-il. L’après-midi, le jeune homme erre près de chez lui, accompagné de son chien, interroge les policiers au sujet du crime, s’intéresse aux investigations.

Tout le week-end, les enquêteurs poursuivent leurs auditions. A partir des premiers témoignages, ils ont pu établir un portrait- robot de l’assassin. Beaucoup de voisins disent reconnaître celui qu’ils nomment « l’Anglais ». L’étau se resserre. Lundi 28 janvier, les enquêteurs se rendent chez les Plant. Ils saisissent des cutters identiques à celui, ensanglanté, retrouvé sur le lieu du meurtre. Robert livre un fragile alibi : le jour où Jouda a été tuée, il était chez lui à regarder la télévision. Quant aux griffures sur ses mains, il affirme s’être blessé en coupant des branchages au fond du jardin. Arguments peu convaincants. Robert est mis en garde à vue. Il nie d’abord en bloc, puis reconnaît sa présence à l’endroit de l’assassinat. Mais il prétend ne plus se souvenir de ce qui s’est passé. « Une amnésie traumatique », avance son avocat Julius Radzio. Durant son interrogatoire, Robert vomit, s’effondre. Stéphane Bertrand, le procureur adjoint, décrit un homme « assez transparent, introverti ». Confondu par son ADN, il est aujourd’hui écroué à la maison d’arrêt de Nîmes. Le corps de Jouda, lui, a été rapatrié mardi en Tunisie. Un ultime retour au pays natal.

 

Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret

Voilà en effet ce qu’il twitte aujourd’hui sans aucune vergogne, alors qu’il est à l’origine du phénomène avec ses amis « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lequel a débuté en 2008 sur le site Rue89 :

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David Servenay
@servenay
RT @yannguegan: Tu te dis qu’on a peut-être fait le tour des révélations sur la #liguedulol mais en fait non
La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes
[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettr… plus
numerama.com
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Point n’est besoin d’aller rechercher de lointains ancêtres aux membres de la Ligue du LOL, ni de tomber dans la tartufferie d’un Paul Godefrood, tout a bien commencé sur le site Rue89 en 2008 avec les harcèlements quotidiens dont y étaient victimes des femmes – et uniquement des femmes, jamais des hommes – déjà victimes de harcèlement moral dans le travail qui, appâtées par des articles sur ce sujet – tout comme des hommes se disant également victimes de harcèlement moral dans le travail – venaient comme moi très naïvement parler ou témoigner anonymement de ce que ces termes pouvaient recouvrir.

Le journaliste de Rue89 David Servenay nous faisait passer pour des folles, c’est son pote le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi qui le dit publiquement dès 2010 et au cours des années suivantes dans plusieurs de ses écrits publics me concernant, qu’il n’a pas tous rendus privés.

Au mois de février 2009, il avait bien fait publier sur ce site un article consacré au harcèlement moral en entreprise dont était victime une personne… handicapée… son but étant clairement de laisser entendre que le handicap, particulièrement lorsqu’il est mental, justifie le harcèlement moral en entreprise et ailleurs, lequel ne saurait être autre chose : on se « moque » à juste titre des « fous » ou des « folles », lesquels n’auraient leur place qu’en hôpital psychiatrique, et certainement pas dans les entreprises ni les espaces publics, comme l’ont toujours soutenu tous les « déconnologues » de la bande de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et leurs divers complices, à commencer, en ce qui me concerne, par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui alimentait déjà toute la bande en fausses informations à mon sujet. M’ayant toujours fait surveiller par divers moyens illégaux, comme des écoutes téléphoniques illégales et du piratage informatique, elle suivait attentivement toute mon activité anonyme sur Internet, particulièrement sur le site Rue89 où j’avais ouvert un compte, et contactait tous mes nouveaux contacts pour les « renseigner » à mon sujet…

A noter : les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest n’ont par la suite jamais tari d’éloges sur la « déconnologie » pratiquée sur le site Rue89, telle que son inventeur le cybercriminel et psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi l’avait décrite et revendiquée lors de son interrogatoire du 14 mars 2011 à la Gendarmerie de Puy-l’Evêque, à la suite de mes premières plaintes à son encontre. Il en excluait alors ses prolongements ultra violents sur ses propres blogs comme dans les « vraies vies » de ses cibles, niant notamment m’avoir à maintes reprises menacée de mort, mais avait bien déclaré se « moquer » avec ses amis des « folles » qui se prétendaient victimes de harcèlement moral en entreprise dans leurs commentaires sur le site Rue89, lesquelles, en réalité, se contentaient ainsi de répondre aux appels explicites à témoigner et à débattre des journalistes du site.

Ce dernier a encore revendiqué comme « normales » ou parfaitement « justifiées » toutes ses soi-disant « moqueries » à mon encontre devant le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris lors de l’audience du 8 novembre 2016 qu’il avait lui-même demandée pour exiger notamment qu’il me soit fait interdiction définitive de toute expression publique concernant ma propre biographie, sur laquelle il estime avoir un droit d’exclusivité.

En ce qui concerne le pervers manipulateur David Servenay, rappelons qu’il a quitté Rue89 au mois de décembre 2010 pour rejoindre l’éphémère site OWNI par où ont transité à la même époque plusieurs membres de la Ligue du LOL.

 

https://www.numerama.com/politique/463806-la-ligue-du-lol-etait-aussi-une-machine-a-broyer-des-femmes.html

La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes

 

 

[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettre le doigt dans un engrenage bien particulier. Influence, pouvoir, harcèlement et photos intimes volées : de nouveaux témoignages recueillis par Numerama montrent l’étendue d’un système où des femmes, volontaires ou non, étaient tour à tour convoitées, dénigrées, moquées, harcelées.

Depuis la publication d’un article de Libération les accusant de cyberharcèlement le 8 février 2019, plusieurs membres de la « Ligue du LOL » ont publié des explications ou des excuses en ligne. La Ligue du LOL était le nom d’un groupe Facebook, créé par le journaliste Vincent Glad, qui rassemblait une trentaine de journalistes, communicants, blogueurs, et qui a harcelé en ligne de nombreux internautes francophones.

En grand majorité, ceux-ci assurent aujourd’hui avoir ciblé aussi bien des femmes que des hommes, et n’avoir pas fait de différence entre eux. Numerama a montré dans une première enquête combien cette entreprise visait en effet large — d’autres articles ont également montré l’homophobie de certains actes.

La plupart des femmes ciblées par la Ligue du LOL ont quant à elle subi un harcèlement bien spécifique, sexiste, et parfois sexuel. Numerama révèle de nouveaux témoignages et preuves de la pression que subissaient certaines d’entre elles, piégées dans une atmosphère d’entre-soi minuscule, où Twitter ressemblait alors à « une chatroom géante ».

Des détails intimes révélés sur Twitter

Iris Gaudin, journaliste et blogueuse, a fait partie de ces femmes. Elle connaissait le créateur de la Ligue du LOL, Vincent Glad. Ils étaient dans la même école de journalisme, l’ESJ, à une promo d’écart, et ils avaient eu ensemble une relation intime.

Un jour, après un café pour discuter d’une émission télévisée sur Twitter qu’il voulait lancer, Vincent Glad invite Iris Gaudin à rejoindre le réseau social. Elle accepte. Pour l’occasion, il lui dédie un tweet de bienvenue un peu particulier, dans lequel il l’appelle la «  salope ». Ce terme est utilisé en référence à une interview menée par la journaliste quelques temps plus tôt, dans laquelle l’acteur Gérard Depardieu la traite ainsi.

Dans les jours qui suivent, Iris Gaudin commence à recevoir des tweets, écrits depuis des comptes anonymes. Ils lui envoient des messages à caractère sexuel : «  Ils décrivaient des parties intimes de mon corps, avec beaucoup de précision », se souvient-t-elle. La journaliste envoie un message à Vincent Glad, et lui demande si c’est lui qui est derrière ces comptes. « Il m’a répondu que non, que j’étais complètement folle et qu’il n’était pas du tout au courant », raconte-t-elle à Numerama.

Des membres de la ligue du LOL comme le journaliste Alexandre Hervaud s’en mêlent. Dans un tweet toujours en ligne, il invite des comptes anonymes, dont au moins un a été relié à des membres de la Ligue, à «  payer une bonne bière » à Iris Gaudin, en la mentionnant. Un lien partagé renvoie vers la photo d’un sexe féminin dans lequel est inséré une canette de bière. Interrogé à ce sujet par la victime de harcèlement, Vincent Glad lui aurait répondu qu’elle «  n’avait pas d’humour ».

Ligue du LOL : le journaliste David Servernay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret dans AC ! Brest ligue-lol-capture-hervaud-gaudin

Un tweet dans lequel était mentionnée Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Un compte parodique nommé « jesuisunesalope » est aussi créé. Il mentionne régulièrement Iris Gaudin en se moquant d’elle, il se fait passer pour elle, ou se moque tantôt de ses tweets. «  Ce compte servait à me ridiculiser », résume la journaliste et blogueuse.

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Capture Numerama
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Capture Numerama

 

Un autre compte anonyme, @foutlamerde, a servi à harceler sexuellement Iris Gaudin. Elle y était qualifiée de «  poupée  », de « coquine », de «  putain de cougar en puissance  ». Vincent Glad a reconnu avoir été l’une des personnes derrière ce compte à 20 Minutes.

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Les tweets datent de 2010 // Source : Capture d’écran Numerama

 

Ce harcèlement sexuel a duré deux ans, entre 2010 et 2011, durant lesquels on l’a aussi avertie sur le fait que des images intimes d’elle circulaient – elle n’en a jamais eu la preuve. Il s’est ensuite largement atténué, à peu près au moment où des membres ont trouvé un emploi dans des grandes entreprises. Contacté par Numerama, Vincent Glad, qui était « tagué » sur certaines publications insultantes, affirme qu’il ne savait pas que des comptes anonymes avaient harcelé sexuellement Iris Gaudin en dévoilant des détails de son anatomie.

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Un autre compte anonyme qui ciblait Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Avoir des relations avec un des membres de la Ligue du LOL revenait-il à s’exposer au risque de voir des photos ou détails intimes circuler ? C’est une question que se pose aujourd’hui Camille, la femme derrière le compte Twitter @yelling__.

« Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus »

« À l’époque de Twitter, il n’y avait pas de notions de regard, il n’y avait que nous. Tout était public, c’était comme une chatroom géante. Il n’y avait pas de limite. J’entends parler de photos volées et aujourd’hui je me demande ce qu’il s’est échangé sur moi », explique celle qui a eu une relation avec l’un des membres de la Ligue du LOL. Aujourd’hui, elle est encore marquée par tout ce qu’il s’est passé.

Elle souligne combien certains membres cessaient de parler à quelques femmes dès qu’ils apprenaient que celles-ci étaient en couple. «  Les filles ciblées, c’était des célibataires. À partir du moment où je me suis mise en couple, j’étais devenue une ‘darone’. Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus. »

« Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA »

La blogueuse Capucine Piot a également été l’une des cibles privilégiées de la Ligue. Parmi les insultes et commentaires dégradants qui la visaient, on trouve de nombreuses références à ses organes sexuels ou à des pratiques sexuelles.

Des comptes anonymes, parmi lesquels @foutlamerde, l’ont également harcelée. L’un d’entre eux se vantait d’avoir en sa possession une photo de la poitrine de Capucine Piot.

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Un compte anonyme // Source : Capture d’écran / Numerama

 

Ce même compte a harcelé sexuellement d’autres femmes.

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Tous ces tweets s’adressent à une même femme. // Source : Captures d’écran Numerama

 

Capucine Piot raconte par ailleurs sur Twitter avoir eu une relation avec l’un des membres de la ligue, Renaud Aledo alias ClaudeLoup. «  Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA pour me faire peur et me laisser penser que je pourrais l’avoir, accuse Capucine Piot. Je me suis retrouvée tremblante, à faire les examens médicaux nécessaires. Pendant ce temps-là la traque en ligne continuait ».

Certaines femmes victimes du harcèlement de la Ligue du LOL ont eu, ou failli avoir des relations intimes avec un membre du groupe. Qu’elles y consentent ou qu’elles s’y refusent, le résultat était le même : le harcèlement, d’elles ou de proches.

Matthias Jambon nous racontait ainsi dans notre précédent article sur le sujet que son harcèlement avait commencé en 2011. Il s’était rendu au salon du livre avec une amie journaliste. Cette dernière avait été approchée par Renaud Aledo, mais avait refusé d’avoir une relation sexuelle avec lui. Renaud Aledo les avait vus au salon du livre et aurait pensé que Matthias Jambon avait séduit la journaliste. Le lendemain, Matthias Jambon était suivi par la quasi-totalité des membres de la Ligue du LOL sur Twitter. « On m’a dit c’est ton tour », se souvient-il au téléphone. Les premières insultes sont tombées 48 heures plus tard.

Des photos intimes volées et partagées publiquement

Au cours de notre enquête, nous avons retrouvé sur Twitter des traces de l’existence d’un compte, depuis supprimé, intitulé @TwitpicDeSeins, le «  compte où tu ne veux pas voir ta petite sœur », comme le décrivait Vincent Glad dans un tweet en 2010. Dans un message public, il dit avoir «  inventé » la notion de « photo de sein » et mentionne le compte en question, qui partageait de nombreuses photos de décolletés ou de seins nus. Interrogé par Numerama, il nie en être à l’origine. Le «  on » désignerait Twitter ou les internautes, mais pas lui, ou la Ligue du LOL…

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Capture Numerama

 

Numerama a constaté que de nombreux membres de la Ligue du LOL échangeaient des photos en mentionnant ce compte. C’était également le cas d’autres membres de Twitter à l’époque. David, un journaliste que nous avons interrogé et qui ne faisait pas partie de ce groupe, avait lui aussi publié plusieurs photos des décolletés de ses amies en soirées. Il insiste sur le fait que c’était avec leur accord : « Il y avait des filles qui envoyaient directement [des photos] » souligne-t-il. Deux femmes concernées nous ont confirmé cette version des faits.

Une autre femme qui avait consenti à ce qu’une photo de ses seins soit prise lors d’une soirée ne s’en souvenait tout simplement pas. Ce n’est qu’après avoir contacté l’homme qui avait pris la photo qu’elle nous a indiqué : « Ce n’était pas très malin mais ce n’était pas dans mon dos. »

À l’époque en 2009, de nombreuses femmes mettent en ligne volontairement des décolletés (souvent), ou plus (parfois). Elles sont nombreuses à expliquer, aujourd’hui, combien l’ambiance était différente et qu’elles ne se méfiaient pas. Nombreuses, aussi, à culpabiliser d’être entrée dans ce « jeu » sans comprendre qu’elles étaient, à un autre endroit, tournées en ridicule pendant des mois ou des années. « Quand Vincent Glad a parlé de mes seins à l’époque, le pire, c’est que j’ai dû être contente », nous explique Camille (@yelling), contactée au téléphone.

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Plusieurs images qui circulent ne sont pas restées que sur Twitter. On retrouve la mention de Capucine Piot à plusieurs reprises, par exemple, sur le réseau social mais aussi dans le Pearltree qu’archivait Vincent Glad à l’époque, et qu’il nous a confirmé utiliser pour « compil[er] les contenus qui [le] faisaient rire à l’époque sur Twitter ».

twipic-capu-export-flou-1024x462 dans Perversité

 

Un des montages archivé que nous avons retrouvé utilise une des photos dénudées de la jeune femme. Elle est superposée à des chats vidéo anonymes de groupe. Il est difficile de savoir si c’est une capture d’écran qui a été modifiée ou non. Nous avons flouté la photo dénudée.

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Cette photo avait été partagée notamment par le compte Twitter @foutlamerde.

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Capture Numerama (lien floutés)

 

Certaines photos se sont échangées sans le consentement des femmes concernées. L’une d’entre elles nous raconte qu’elle avait bien publié des photos dénudées sur son compte, mais qu’elle n’avait pas donné l’accord pour les partager. On les retrouve pourtant sur des tweets, dont des tweets de @foutlamerde.

La journaliste Melissa Bounoua (qui a notamment travaillé chez Slate et au podcast Studio 404, dont l’équipe a annoncé arrêter la diffusion) en a aussi fait les frais avec deux images. En 2009, d’abord, une photo d’elle en robe avec un décolleté plongeant a beaucoup circulé. Elle l’avait elle-même partagée une fois sur Twitter : « À l’époque, je n’avais aucune conscience de tout ça », nous explique-t-elle par écrit.

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La deuxième est encore plus grave. En 2010, elle a pris en photo sa poitrine et l’a envoyée l’image à son petit-ami de l’époque en message privé sur Twitter. Le lendemain matin, l’URL de la photo avait été rendue publique par un compte anonyme, et tout le monde l’avait vue. Si elle l’a supprimée dans la foulée, la journaliste garde un souvenir amer, certaine que ce n’est pas son ami qui avait publié l’image.

Des flux RSS pour dénicher des photos Twitter privées

Comment l’image a-t-elle pu fuiter ? Aux débuts de Twitter, les photos mises en ligne étaient automatiquement transformées en URL en twitpic.com, la plateforme d’hébergement du réseau social. Or il était possible de s’abonner aux comptes TwitPic sous forme de flux RSS et donc « d’aspirer » automatiquement les photos publiées par les comptes. À ce jour, Melissa Bounoua est persuadée qu’il s’agit de la méthode qui a été employée pour récupérer cette photo privée, envoyée en message privé. «  Je n’en ai parlé personne à l’époque ne sachant pas, ne voulant pas investiguer plus. Je n’osais pas et j’étais gênée », nous explique-t-elle.

Aujourd’hui, cette faille de Twitter n’est plus exploitable. Il n’est pas possible de savoir combien d’images publiées dans des conversations privées ont ainsi été espionnées, et pendant combien de temps.

Des femmes inquiètes et des conséquences à vie

Iris Gaudin a dû fuir Twitter plusieurs fois (elle appelle cela des « tweetsuicides »), malgré le fait qu’elle jugeait le réseau social important pour faire parler de son travail. Elle a changé de pseudonyme, s’est absentée quelques mois avant de revenir. « J’ai même pensé à un moment qu’il s’agissait d’une sorte de bizutage ; alors j’ai fait des blagues à la con, pas méchantes mais idiotes. C’était avant que je me rende compte que je n’étais qu’une cible », se souvient Iris Gaudin, qui a mis des années à s’en remettre.

« Si ces mecs retweetaient une blague, un bon mot, un lien qu’on postait, on se sentait validées » abonde Camille (@yelling__). « Ils nous validaient ou nous invalidaient. Évidemment, le but c’était qu’ils nous valident et on plongeait tête baissée en disant surtout des conneries. Parce que je n’ai pas souvenir qu’ils retweetaient les choses intelligentes que l’on disait. Du coup on disait de la merde, sur nous-même et sur les autres. Quand j’y repense aujourd’hui, ça me tétanise. »

Une autre victime nous a confié avoir elle aussi tenté de «  copiner  » avec les personnes qui retwittaient des photos dénudées d’elle sans son consentement. Elle espérait ainsi qu’ils ne s’en prendraient pas davantage à elle.

Aujourd’hui, Iris Gaudin se souvient de « l’emprise » et la «  fascination » qu’elle éprouvait malgré elle pour certains membres de la Ligue du LOL. Elle se souvient aussi que «  leur but était de nous enlever toute dignité ». Et qu’ils faisaient ce «  travail » à une échelle « quasi-industrielle ».

Pour Mélanie Wanga, journaliste qui a subi des attaques sexistes et racistes sur Twitter mais aussi sur son blog personnel, ce groupe a contribué à certains membres de prendre de la place au sein d’un certain nombre de médias parisiens, tout en excluant de-facto celles et ceux qui n’étaient pas dans leur bande. «  Je me suis demandée pourquoi je m’infligeais ça », explique-t-elle dans le podcast Programme B. « Pourquoi je vais sur un réseau où je sais qu’il y a des mecs qui m’attendent en sniper au coin de la rue pour me tomber dessus et me balancer des trucs crypto-racistes en permanence. Et ce n’est pas anodin de se dire ça, en tant que jeune journaliste : ‘je vais quitter Twitter’, alors que c’est un outil indispensable. » Contactée par Numerama, une autre journaliste résume : « Soit tu étais avec eux, soit tu étais contre eux. »

Marie Turcan et Perrine Signoret

 

https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-ligue-des-blaireaux-sauvages_2062093.html

La ligue des blaireaux sauvages

 

Par Eric Mettout, publié le 13/02/2019 à 18:55

 

Le fameux Lol, pour "Lough out Loud". Tout le monde n'est pas obligé d'être "mort de rire".

Le fameux Lol, pour « Lough out Loud ». Tout le monde n’est pas obligé d’être « mort de rire ».L’Express

Pourquoi leurs chefs n’ont-ils rien vu des dérapages des journalistes de la Ligue du Lol? Parce qu’ils étaient trop vieux.

 

C’est une histoire de happy few – ou plutôt de unhappy few. Elle est née et s’est développée à l’intérieur d’un tout petit milieu, pour resurgir aujourd’hui, dix ans plus tard. S’y croisent quelques dizaines de petits mâles alpha comme on en trouve à l’origine des pires bizutages et leurs quelques dizaines de victimes, des femmes le plus souvent, mais aussi des homos ou des noirs, chassés en meute et moqués pour leur physique, leurs activités mais surtout parce qu’elles ou ils sont femmes, homos ou noirs – et parce que c’est paraît-il marrant de chasser en meute plus faible que soi. C’est affligeant de bêtise mais pas très nouveau. Particularité : à l’époque des faits, ces petits mâles alpha sont très jeunes, plutôt parisiens, globalement de gauche, c’est important, et le plus souvent journalistes ou « communicants », comme on dit quand on veut définir ces métiers qui consistent essentiellement à faire fructifier son carnet d’adresses.

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Surtout, ils sont les rois des réseaux sociaux à un moment où les réseaux sociaux sont encore le privilège en France de quelques… happy few. Ils en tirent une gloire et une notoriété réelles, ils ont de l’influence, les rédactions ou les agences de com’ commencent à s’intéresser à eux, qui maîtrisent si bien ce drôle d’univers alléchant mais opaque qu’est encore internet pour la plupart des rédactions et des agences de com’. Ils impressionnent, par leur omniprésence, leur tchatche, leur connaissance des réseaux sociaux, leur humour aussi, parce qu’ils en ont, corrosif, destructeur, itératif. On les suit sur Twitter, où ils multiplient les « tweet-clashs », à la manière des « battles » de rap. Ils s’y écharpent à coups de mots d’esprit, de vivacité, de méchanceté, de mauvaise foi, dans des combats sauvages dont le vaincu ressort généralement lessivé mais revanchard, prêt à reprendre les armes à la première occasion.

Ça, c’est ce qu’on voit.

C’est ce que voit la majorité des utilisateurs de Twitter, loin d’être aussi nombreux qu’en 2019.

C’est ce que je vois moi, patron d’une rédaction numérique où défilent de jeunes journalistes des deux sexes qui m’initient plus aux subtilités de l’outil que je ne les y initie. C’est ce que voit la plupart de mes collègues, patrons d’autres rédactions numériques, avec qui nous nous réunissons régulièrement, sans que jamais il ne soit question d’autre chose que du talent, parce qu’ils en ont, de quelques-uns de ceux dont les noms ont été depuis frappés, très justement, d’infamie.

En y réfléchissant a posteriori, je me dis qu’il y a évidemment là de l’aveuglement – qui aurait pu imaginer que ces chérubins un peu arrogants mais sympathiques se transformaient en pervers narcissiques en enfilant leurs avatars ? Il y a une différence de génération, aussi : on n’invite pas son grand-père à sa surprise party quand on a 25 ans. Pas plus que les quadras qui, comme moi, étaient aux manettes, je n’ai été invité à la Ligue du Lol, le groupe Facebook où ils fomentaient leurs méfaits, moins encore à l’une de leurs opérations commando : trop vieux, pas assez… lol. Tout juste ai-je pu en mesurer la violence quand l’un de ses membres, responsable du site Web de Voici, m’a agoni d’injures en privé après un échange public un peu vif sur Twitter. L’affaire s’est arrêtée là : l’avantage d’avoir un peu de bouteille, c’est qu’on est moins sensible aux agressions des imbéciles et que les lâches le sentent vite. Ils abandonnent leur proie dès qu’elle fait mine de résister.

Passés par Owni

Celles et ceux qui, depuis quelques jours, racontent leur chemin de croix n’avaient pas cette chance. Ils avaient l’âge de leurs agresseurs, les admiraient parfois, en avaient peur souvent, ils étaient sans recours, fragilisés par leur isolement et leur précarité professionnelle. Ce qu’ils décrivent de leur calvaire est effrayant de brutalité et de vulgarité, on y retrouve tout ce qui caractérise ce cyber-harcèlement machiste, homophobe et raciste que l’on croyait réservé aux collégiens et aux lycéens, pas à de jeunes journalistes ostensiblement « progressistes », libertaires et modernes. Nombre d’entre eux sont passés par l’éphémère site Owni, le parangon de ce journalisme new-look, technologique, qui entendait enterrer les anciens – et où les anciens, fascinés par tant de modernité et de confiance en soi, venaient se fournir en recrues prometteuses. Il n’y avait pas de rédacteur en chef à Owni, pas de hiérarchie. Les jeunes journalistes avaient le pouvoir, sans contrôle, on leur disait qu’ils étaient les meilleurs et ils y ont cru. Ça n’explique pas tout, ça explique un peu.

Ça explique également que quelques-uns se soient retrouvés quelques années plus tard à des postes à responsabilité, où ils étaient encore confortablement installés quand a été révélé leur côté obscur : techniquement, ils étaient bons, et le remarquable travail fourni sur le Facebook des Gilets jaunes par l’un d’entre eux, Vincent Glad, en est la démonstration. De là à en tirer des leçons sur l’homogénéité masculine de notre métier, où les commandes sont tenues par des hommes blancs, il y a un pas, que nombre de groupes de défense du journalisme au féminin ont franchi très rapidement. Pas moi.

 

Document: dans cette interview de 2013, Renaud Revel interroge Vincent Glad et Eric Mettout sur le pouvoir de Twitter – et leurs réponses sont prémonitoires.

Que les choses soient claires : ce que ces femmes(et hommes) dénoncent est vrai, hélas! Alors qu’elles sont majoritaires dans les médias, il est tout à fait anormal que leurs officiers supérieurs soient essentiellement des mecs – pas partout : à L’Express, les deux patrons sont des patronnes.Mais si les lourdauds de la Ligue du Lol ont aussi bien réussi, ils le doivent avant tout à leur maîtrise du cyberespace, comme on disait alors, de ses mécanismes, de sa complexité et de ses armes. Ces mêmes armes, redoutables, empoisonnées, qu’ils ont utilisées pour harceler leurs bêtes noires. Ces mêmes armes qui se retournent finalement contre eux, avec les mêmes excès, quand des armées de bons esprits récupèrent les indignations légitimes de leurs victimes pour à leur tour, et avec le même sens du lynchage, chasser en meute. La boucle est bouclée.

A lire ailleurs

L’article de Libération, dont deux journalistes, membres de la Ligue du Lol ont été mis à pied, qui a tout déclenché.

Le témoignage de Léa Lejeune, l’une des victimes de la Ligue du Lol, qui l’ont conduite, dans un premier temps, à remettre en cause sa carrière, puis à s’engager pour que les femmes prennent toute leur place dans les médias.

La très complète enquête de Numerama sur les ravages de la Ligue du Lol.

 

https://www.lepoint.fr/societe/victor-hugo-avait-il-decouvert-l-ancetre-de-la-ligue-du-lol-12-02-2019-2292810_23.php

Victor Hugo avait-il découvert l’ancêtre de la Ligue du LOL ?

 

Dans un écrit de 1869, le grand homme raconte l’association malveillante qui préfigure le versant contemporain des réseaux sociaux, la Ligue du LOL.

 

Par

Modifié le 15/02/2019 à 07:43 – Publié le 12/02/2019 à 16:15 | Le Point.fr

 

On sait depuis ce week-end que le cercle des arracheurs de pattes de mouche, enfants sans conscience et sociopathes bons pour l’asile, s’est élargi d’une poignée de jeunes gens aux airs comme il faut : la Ligue du LOL. Des journalistes (Les Inrock, Télérama, Libération, Slate), des publicitaires, anonymes mais organisés derrière une communauté qui s’est employée entre 2009 et 2012, en toute impunité sur les réseaux sociaux, à humilier, terroriser quelques confrères journalistes ou militantes féministes. Une escalade dans l’abject, qui va du photomontage porno au faux entretien d’embauche, en passant par des menaces de mort. Les victimes de ce harcèlement brisent aujourd’hui le silence, les bourreaux soufflent au mieux quelques excuses molles (venir « de banlieue », « être jeune à l’époque » – 27 ans ! –, n’avoir participé qu’« un peu »). On pointe aussi les réseaux sociaux comme incubateur de la violence et de la perversité humaine.

Lire aussi La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

Vraiment ? C’est avoir oublié que Victor Hugo avait déjà mis le doigt sur le « Fun Club », une organisation malveillante « passe-temps des oisifs », qui préfigure la Ligue du LOL. Dans L’Homme qui rit, paru en 1869, notre monument national commence par évoquer un sport très couru à Londres au cours du siècle qui précédait le sien, sous un nom « intraduisible » : le « fun ». « Pénétrer dans une maison, y briser une glace de prix, y balafrer les portraits de famille, empoisonner le chien, mettre un chat dans la volière, cela s’appelle tailler une pièce de fun », écrit-il. « Donner une fausse mauvaise nouvelle qui fait prendre aux personnes le deuil à tort, c’est du fun », aussi. Comme de percer une toile de Holbein, puisque « le fun serait fier si c’était lui qui avait cassé les bras à la Vénus de Milo », poursuit le poète. Qui étaient les membres de ce club de déviants ? Tous de « la haute aristocratie », « d’aimables jeunes » comme c’est le cas des pubards et des journalistes mis en cause avec la Ligue. Pour « avoir du fun », ce qui est à la farce ce que le piment est au sel, reprend Hugo, en laissant au lecteur le soin de se faire son propre jugement sur la frontière qui sépare l’humour et l’ignoble. D’autant qu’un autre club dépassait encore de loin le Fun Club : le Mohock Club.

De tout temps, la jeunesse s’est amusée.

Le Mohock Club, au sommet de l’échelle du vice, n’avait qu’un programme : « faire le mal pour le mal ». Et qu’un but – « grandiose » : « nuire ». Pour le présider, un empereur, « le grand Mohock », arborait « un croissant sur le front ». Ses fidèles, les Mohock, pour entrer dans le cénacle, devaient prêter serment « d’être nuisibles ». Leurs actions consistaient à s’en prendre directement à des individus, pris au piège de la meute, et à leur infliger une extrême souffrance. Saignée à la pointe de leurs épées, ratonnade par les valets, yeux percés (mais payés !) font partie des menus plaisirs que s’octroyait cette jeunesse bien née en mal de distraction. « De tout temps, la jeunesse s’est amusée », conclut Hugo, comme pourrait le faire Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook.

Londres au XVIIIe siècle ou Paris sur Twitter au XXIe, même perversité ? On trouve une esquisse de piste pour y remédier chez un commentateur d’Hugo dans un article paru en 1894. Lucien Victor-Meunier, homme de lettres oublié, s’attarde sur l’absence de « sens moral », l’insuffisante « notion du bien et du mal » de ceux qui « commettent ces actions infâmes », mais ouvre une piste : « Je rêve – qu’on me passe l’impropriété choquante du terme – une orthopédie pour les cerveaux ; je vois le médecin de l’avenir amendant les cerveaux malades comme celui d’aujourd’hui redresse les colonnes vertébrales, déformées par la scoliose ou la cyphose, les yeux tordus par le strabisme, les pieds-bots. Une science à créer : la chirurgie cérébrale ! » Une idée à étudier ?

Sur le même sujet

Le Fol – Ligue du LOL : bal tragique chez les bien-pensants !
La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

 

 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/02/12/31003-20190212ARTFIG00207-ligue-du-lol-genealogie-d-un-entre-soi-qui-sombre-dans-la-tartufferie.php

Ligue du LOL: «Généalogie d’un entre-soi qui sombre dans la tartufferie»

 

  • Par  Paul Godefrood
  • Mis à jour le 13/02/2019 à 18:39
  • Publié le 12/02/2019 à 19:07

 

FIGAROVOX/ANALYSE – L’affaire de «la ligue du LOL», où plusieurs journalistes sont soupçonnés d’avoir harcelé certaines de leurs collègues sur les réseaux sociaux, disqualifie selon Paul Godefrood le discours moralisateur de certains médias.

 


Paul Godefrood est ancien élève de l’ESSEC. En septembre 2017, il a lancé La Nouvelle Garde, un site dont l’ambition est de participer à la refondation de la droite sur une base libérale conservatrice.


La ligue du LOL. On imagine un groupe d’adolescents incapables de communiquer autrement qu’en répétant les phrases cultes de films comme La cité de la peur, OSS 117 ou encore Dikkenek, et pour qui le summum de l’humour se résume à citer ses amis sur les pages fantasques dont foisonnent aujourd’hui les réseaux sociaux. Cela aurait même pu être attendrissant, tant ces mêmes réseaux sont devenus un égout à ciel ouvert où la délation sans preuve est encouragée et magnifiée et où des hordes anonymes mais déchaînées se coiffent du panache de la justice pour invectiver et harceler impunément.

Mais en guise d’adolescents, Alexandre Hervaud, Vincent Glad, Guillaume Ledit, David Doucet, Stephen des Aulnois, Christophe Carron, Guilhem Malissen, etc. Tous, au choix, journalistes chez Libé, Slate, Télérama ou encore aux Inrocks, collaborateurs pour des sites d’info-divertissement «cools» comme Konbini, Topito ou à la tête de magazines «trendy» comme Usbek & Rica ou Le Tag Parfait. Ce n’est plus la ligue du LOL, c’est la ligue de la fraîcheur.

Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie.

Ou la ligue des Tartuffes, toujours prompts à s’indigner contre les discriminations dont sont victimes les minorités, les femmes en tête, et à condamner ceux qui en seraient à l’origine, à condition bien évidemment que ce soit un mâle blanc de plus de cinquante ans et si possible de droite. Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie, à l’image de Daniel Morin, dont le billet insultant envers Charlotte d’Ornellas fut immédiatement pardonné par France Inter, ou encore de Mehdi Meklat, récemment réhabilité par ceux-là mêmes qui avaient couvert les messages homophobes, sexistes et francophobes dont était coupable son double maléfique. Et lorsque le pardon ne peut être garanti, du moins la discrétion est-elle de rigueur, jusqu’à ce que le peu de déontologie et d’intégrité qu’il leur reste en vienne à être compromis. Qui se souvient de l’empressement de ces journalistes et de leurs médias à évoquer les agissements de membres dirigeants de l’UNEF qui avaient transformé le syndicat progressiste en gigantesque terrain de chasse? Qui se souvient de la prompte condamnation de membres d’Oxfam qui avaient confondu aide aux territoires sinistrés et tourisme sexuel? Qui se souvient, enfin, du soutien apporté aux femmes du quartier Chapelle-Pajol qui appelaient les autorités à leur venir en aide? En réponse à ce dernier cri de détresse, Libération hébergea une tribune signée par la fine fleur de la pensée universitaire française appelant à s’opposer à la pénalisation du harcèlement de rue au motif que cela viserait les «hommes des classes populaires et racisées».

Mais passons sur cette tartufferie à laquelle nous a habitués le camp du Bien, dont ces journalistes sont les plus éminents représentants.

Passons également sur la défiance envers la presse que ces révélations ne manqueront pas d’attiser et sur les accusations de communion dans l’endogamie et dans une même vision hors-sol de la société qui achèveront de couper ces médias du pays réel dont ils prétendent rendre compte.

Passons sur tout cela pour nous intéresser davantage à ce que révèlent les messages d’excuse et les exercices de contrition auxquels les anciens membres de cette ligue se livrent depuis peu sur leur ancien terrain de chasse. Non pas pour espérer le pardon de leurs victimes mais pour tenter de sauver leur position.

Dans le message qu’il a publié, Vincent Glad, fondateur de cette ligue, écrit: «nous avions grandi dans l’idée que l’égalité était plus ou moins faite et que le seul combat féministe se résumait à la question des salaires. Une simple question de paramètres et en aucun cas un système. Cette parole féministe qui se libérait alors nous paraissait ridicule. Je ne comprenais pas au départ ces nouveaux mots qui apparaissaient alors: «patriarcat», «culture du viol», «mansplaining»… Cela me fait mal personnellement d’être associé à cette masculinité toxique, dont je ne voulais pas voir que j’en avais été un parfait représentant».

 

« Ligue du LOL  » : à qui la faute ?
Débat sur le plateau de Points de Vue sur ce que révèle vraiment le scandale de « la ligue du LOL ».
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« Ligue du LOL  » : à qui la faute ? – Regarder sur Figaro Live

Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique.

 

Un autre, Olivier Tesquet, est encore plus explicite: «Ces dernières années, avec le Gamergate ou le 18-25, je crois qu’on a tous pu prendre conscience de la masculinité toxique dans laquelle se vautre encore cette sous-culture. La ligue du LOL, c’était le ‘boys’ club’. Il valait mieux être dedans que dehors, c’est en tout cas ce que je me disais. [...] Qu’on le veuille ou non, c’était un lieu de pouvoir et une structure de domination. De ce point de vue, ce groupe Facebook n’est pas une exception, c’est une norme qu’il y a urgence à détruire. Ce sont les femmes et les racisés qui en ont fait les frais. Chaque homme devrait se saisir de ce moment pour y réfléchir».

Or, le problème n’est ni la «masculinité toxique», ni le «patriarcat», ni même le «système» ou la «structure de domination». Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique, détermine le cercle de raison et conditionne l’accès à la discussion démocratique à l’acceptation préalable de certains postulats. Et parmi ces postulats, la sexualisation et la racialisation des relations humaines. Ceux-là mêmes qui transpirent au travers de leurs communiqués.

La sexualisation et la racialisation des rapports humains ne sont que les aspects les plus visibles dans le débat public de la logique de «réidentification» qui a suivi la phase de «désidentification» dont parlait Finkielkraut. Alors que cette désidentification supposait la délégitimation et la déconstruction de toutes les normes et de toutes les communautés naturelles qui structuraient le développement des personnes et faisaient naître en elles un sentiment du semblable nécessaire à la continuité historique de leur communauté politique, ceci afin de laisser libre cours au déploiement des identités particulières et à l’expression libre des revendications identitaires des différentes minorités, la «réidentification» reconfigure cette nouvelle société, composée dès lors d’individus détachés de tout enracinement et libéré de toute conscience morale, en un «consortium de minorités» dont chacune est caractérisée et réduite au partage a priori d’un déterminant identitaire particulier entre tous ses membres – le sexe, l’origine ethnique, la confession religieuse – et dont toutes n’ont en commun que le sentiment d’être différent de la figure normative et fantasmée du «vieux mâle blanc» et la certitude d’être injustement discriminé du fait d’une différence objective.

Et alors que cette vision des rapports humains surdéterminés par la «race» ou le sexe n’était cantonné jusqu’à peu qu’aux marges de l’action politique et militante, et n’avait droit de cité que dans certains groupuscules extrémistes, les membres de cette sinistre ligue, mais également tous ceux qui ont été cooptés dans ces médias par d’autres moyens que la participation au harcèlement en ligne, ont implanté dans le débat public et légitimé, du fait de leur position culturellement hégémonique, cette vision multiculturaliste et essentialiste de l’organisation sociale.

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique…

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique qui, sous couvert de scientificité, d’objectivité journalistique et de neutralité axiologique, se révèle aujourd’hui ce qu’elle a en réalité toujours été, à savoir une opinion militante et un biais idéologique, qu’ils revendiquent jusque dans leur chute.

Cette leçon doit servir à tous ceux qui, par peur du harcèlement, de la raillerie ou de la disqualification, courbent l’échine, refusent d’évoquer les dérives de l’Islam, les dangers de l’immigration incontrôlée et la différence des sexes par peur d’être taxé d’islamophobie, de racisme ou de sexisme et se soumettent donc à cette vision de la société sous prétexte de souscrire au discours antidiscriminatoire.

Paul Godefrood

 

Décès brutal du juge Raymond André à Brest

L’annonce en a été faite par un unique article du Télégramme publié sur Internet lundi à 16h22 et sur papier hier (copie ci-dessous).

Son auteur n’est pas vraiment journaliste, c’est juste une plume au service de la mafia locale, comme il en avait bien fait la démonstration avec son torchon du 10 avril 2013 me concernant : il ne s’agissait en rien d’un compte rendu d’audience honnête, mais d’un papier rédigé sur commande de mes harceleurs et calomniateurs, à savoir, les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest autant que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et ses complices « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lesquels avaient entrepris de me faire condamner très lourdement pour avoir publié quelques droits de réponse à la suite de leurs campagnes de calomnies publiques à mon encontre, véritablement démentielles.

Cette fois-ci, le journaleux sans scrupules a beau passer la brosse à reluire sur le costard du disparu, il y reste suffisamment de pellicules pour refaire le film.

« Grand amateur de littérature, incollable sur les westerns hollywoodiens et les films des années 50, » nous dit-il, l’individu « possédait une incroyable collection de livres et de films où la figure tutélaire de Marilyn Monroe lui servait de guide. »

Un brin machiste, le juge André ? Sexiste, peut-être ? Nooon, ce n’est pas possible… vu le nombre de magistrates brestoises à s’être compromises sous ses ordres, je dois me faire des idées…

Grand gamin, alors. Hors du tribunal, il passe son temps à se faire plaisir avec les histoires d’un Far West sauvage peuplé d’Indiens et de cowboys tous assoiffés de sang et de vengeances en tous sens : sans foi ni lois, ils se font « justice » eux-mêmes. Voilà ses héros, ses idoles, ses modèles… Brillante idée de ses fonctions au tribunal ! Au diable, les lois de la République !

Cet « homme habile et économe en mots » est donc devenu magistrat pour assouvir une vengeance à Brest, dans le Finistère, Far West sauvage du vieux continent.

Laquelle ?

C’est toute la question.

Ceux qui le connaissent le disent, pour le moins, « terne », voire « incompétent », « trop intéressé par les filles »; nombre sont ceux, surtout parmi les avocats, qui se plaignent de tous les dégâts dont il a été l’auteur dans la juridiction brestoise durant toutes les années où il y a sévi, soit tout près de trente ans, puisqu’il y a exercé presque sans discontinuer de 1989 jusqu’à très récemment, après avoir été commissaire de police.

Aurait-il, à l’instar de sa complice la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest avec tous ses amis politiciens, recherché à travers ses fonctions ou son poste de magistrat au Tribunal de Grande Instance de Brest le pouvoir nécessaire pour être en mesure de se venger de toutes ses insuffisances et frustrations personnelles sur des individus bien plus brillants ou séduisants que lui ?

L’hypothèse prend corps quand on le voit s’acharner des années durant sur toute une famille d’ingénieurs – la mienne – jusqu’à l’avoir totalement détruite.

Juge d’instruction à compter de son arrivée à Brest en 1989, doyen des juges d’instruction de Brest, vice-président chargé de l’instruction du Tribunal de Grande Instance de Brest à compter du 8 juillet 2003, il avait été déchargé des fonctions de l’instruction et chargé des fonctions de juge des enfants le 20 juillet 2012.

Sa collègue la juge d’instruction Mathilde Boissy, décédée prématurément à l’âge de 31 ans au mois d’octobre 2015, avait rendu le 16 juillet 2012 un avis de fin de l’information judiciaire dont elle avait été saisie sur plaintes toutes nulles ou irrecevables de Josette Brenterch contre mon hébergeur de blog OverBlog et moi-même.

Steven Le Roy a curieusement choisi de taire cette évolution de carrière et de citer plutôt l’ouverture des informations judiciaires dans l’affaire Clarisse et Erwan et dans celle de Jean-Jacques Le Page… pourtant l’une et l’autre exemplaires de tous les naufrages dont le juge André est le premier responsable…

Ayant déjà plusieurs fois évoqué la seconde de ces affaires, je vous propose de découvrir la première à travers tous les articles de presse copiés ci-dessous.

Il s’agit d’un double assassinat survenu dans la nuit du 19 au 20 août 2003, le juge André venant tout juste d’être nommé vice-président chargé de l’instruction.

A bien des égards, cette affaire ressemble à celle de l’assassinat de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret, survenu près de deux ans et demi plus tard, au mois de décembre 2005 : sous prétexte de cambriolages précédés de repérages, ces trois personnes ont été agressées chez elles, dans le Finistère, puis enlevées, séquestrées, torturées et tuées; leurs corps ont été retrouvés très loin de leurs domiciles, près de La Roche-sur-Yon pour les deux premières et près de Nantes pour la troisième.

Je rappelle ici avoir été victime d’un empoisonnement criminel au printemps 2002 alors même que le juge André avait été saisi de mes plaintes contre des proxénètes locaux. Le CHU de Brest ayant toujours catégoriquement refusé de me communiquer les résultats des analyses toxicologiques réalisées alors à mon admission à l’hôpital, j’avais naturellement cherché par divers autres moyens à identifier le ou les produits utilisés par mes empoisonneurs. A cet effet, je m’étais notamment rapprochée d’un laboratoire d’analyses de la faculté des sciences de Brest. Or, une des deux premières victimes, Erwan Duramé, y était laborantin. De plus, lorsqu’il a été assassiné, au mois d’août 2003, je venais tout juste de porter plainte pour l’empoisonnement. Et par la suite, plusieurs autres personnes plus ou moins liées à cette affaire d’empoisonnement criminel ont elles aussi disparu brutalement dans des conditions suspectes ou clairement criminelles mais jamais totalement élucidées. Existe-t-il un lien de cause à effet ? Peut-on encore le rechercher aujourd’hui ? Le juge Raymond André a-t-il emporté tous ses secrets dans l’au-delà ? Mystère.

En tous les cas, je n’ai jamais vu chez lui aucune humanité.

Il jouissait des souffrances qu’il infligeait à ses victimes et n’a jamais respecté aucune douleur.

Ceux qui le pleurent aujourd’hui et peuvent me lire doivent le savoir.

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/brest-tribunal-disparition-brutale-du-juge-raymond-andre-11-02-2019-12206760.php

Brest. Tribunal : disparition brutale du juge Raymond André

Publié le 11 février 2019 à 16h22
Figure du palais, le juge Raymond André était réputé pour sa grande humanité.
Figure du palais, le juge Raymond André était réputé pour sa grande humanité. (Le Télégramme/Steven Le Roy)

 

Le juge Raymond André, vice-président au tribunal de grande instance de Brest, est décédé, à l’âge de 59 ans, d’une maladie foudroyante. Figure du palais où il est entré en 1989, cet homme habile et économe en mots a conduit toute sa carrière à Brest, où un bref passage à la cour d’appel de Rennes entre 1999 et 2001 fait office d’unique escapade.

 

Évoluant à diverses fonctions du siège, c’est pourtant en qualité de magistrat instructeur, puis de doyen des juges d’instruction que Raymond André a mené la plus grande partie de son magistère. Il avait ouvert les informations dans l’affaire Clarisse et Erwan, comme dans celle de Jean-Jacques Le Page.

Grande qualité d’écoute

Jeune juge, après un bref passage dans la Police nationale au début de sa vie professionnelle, il est aussi le premier à avoir entendu Francis Heaulme après le meurtre d’Aline Pères, sur une plage du Relecq-Kerhuon. Raymond André a, dans le même ordre d’idée, présidé de longues années nombre et nombre d’audiences correctionnelles, où sa qualité d’écoute tant pour le ministère public que pour les défenses d’avocats l’amenait régulièrement à prononcer des peines toujours mâtinées d’humanisme et d’humanité.

Collectionneur de livres et de films

Le juge André n’était pas simplement un homme de robe. Arpentant inlassablement les rues de Brest, ville qu’il aimait par-dessus tout, il aimait chiner et fouiller tout ce que bouquinistes et libraires pouvaient mettre à disposition. Grand amateur de littérature, incollable sur les westerns hollywoodiens et les films des années 50, il possédait une incroyable collection de livres et de films où la figure tutélaire de Marilyn Monroe lui servait de guide.

Il nourrissait aussi une solide affection pour le Stade brestois dont il suivait les résultats qu’il commentait avec délice, le regard plissé et le sourire aux lèvres quand les zefs avaient gagné.

Le juge André était marié et père d’un fils, à qui Le Télégramme présente ses sincères condoléances. Ses obsèques seront célébrées le samedi 16 février, à 16 h 30, à la salle de cérémonies du Vern, 345 zone artisanale du Vern, à Brest.

 

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20010901&article=3209804&type=ar

Trois nouveaux magistrats installés sur fond de délinquance des mineurs

Publié le 01 septembre 2001
 
Photo Juges 2001

 

La rentrée judiciaire approche à grands pas. Alors que les audiences correctionnelles reprendront dès le début de semaine prochaine, le tribunal de grande instance (TGI) de Brest a procédé hier à l’installation de trois nouveaux magistrats, deux juges d’instruction et une substitut du procureur de la République.

 

S’il est vrai que Raymond André et Bernard Simier, juges d’instruction, ont déjà fourbi leurs armes dans la cité du Ponant, pour Isabelle Johanny, substitut du procureur, il s’agit en revanche d’une grande première (lire par ailleurs). Quoi qu’il en soit, le procureur François Nicot s’est félicité de ces arrivées, notamment auprès du parquet. «C’est la fin d’une longue vacance au ministère public, où heureusement nous avions des magistrats placés de grande qualité. Mais l’intérêt de nommer un titulaire attribue un gage de stabilité et d’efficacité dans le travail. J’estime que le temps est absolument essentiel à la bonne connaissance du terrain».

Une réponse systématique

François Nicot a par ailleurs confirmé que Melle Isabelle Johanny occuperait spécialement la place de procureur auprès du tribunal des mineurs «une mission délicate mais tout à fait essentielle car la politique pénale menée auprès des mineurs est une priorité où nous nous efforçons de traiter les dossiers en temps réel et en apportant une réponse judiciaire systématique. Dans ce domaine, il n’existe pas de dossiers classés sans suite». Et le procureur d’insister : «La diminution de cette délinquance sur les six premiers mois de l’année, à Brest, est tout à fait positive. Mais de nombreux efforts restent à faire, notamment grâce à la future police de proximité». Une philosophie que n’a pas contredite le président Bertrand Louvel dans son allocution de bienvenue. «L’exception brestoise en matière de délinquance des mineurs est en voie de résorption. Aujourd’hui, ce chiffre est comparable à celui des autres agglomérations de la même importance».

Deux vice-présidents attendus

Voici pourquoi, sans doute, le TGI de Brest a récemment obtenu la création d’une nouvelle vice-présidence auprès du tribunal des enfants. Pour l’instant, ce poste n’est pas pourvu, tout comme celui de vice-président juge des libertés, estimé pourtant dans le discours des magistrats comme «une fonction se révélant de plus en plus prenante». Le président Louvel garde toutefois bon espoir pour que ces lacunes soient comblées dans «les six mois à venir». En tout état de cause, avant la fin des travaux destinés à la rénovation du palais de justice, convenue à la prochaine rentrée.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000574953&categorieLien=id

JORF n°18 du 22 janvier 1999 page 1194

Décret du 20 janvier 1999 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB9810450D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 20 janvier 1999, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Rennes

Vice-présidents :

Mme Marie-Isabelle Le Roux, épouse Le Potier, juge audit tribunal, chargée du service du tribunal d’instance de Rennes, en remplacement de Mme Morel-Tivan, nommée conseillère à la cour d’appel de Rennes ;

M. Pierre Calloch, juge audit tribunal, en remplacement de M. Angibaud, nommé conseiller à la cour d’appel de Caen.

Juges :

Sur sa demande, Mme Agnès Allex, épouse Baehr, juge au tribunal de grande instance de Dinan, en remplacement de M. Calloch ;

Mlle Marthe Moreau, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Rennes, en remplacement de M. Le Donge L’Henoret ;

Juge chargée du service du tribunal d’instance de Rennes : Mlle Géraldine Berhault, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Rennes, en remplacement de Mme Le Potier.

Juges d’instruction, sur leur demande :

M. Raymond André, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Brest, en remplacement de Mme Angibaud ;

M. Patrice Sotero, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Poitiers, en remplacement de M. Lemoine.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000588675&categorieLien=id

JORF n°77 du 31 mars 2001 page 5082

Décret du 29 mars 2001 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB0110119D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 29 mars 2001, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature :

Sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Substitute du procureur de la République, à compter du 20 juillet 2001 : Mlle Isabelle Johanny, substitute du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Blois.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000406596

JORF n°179 du 4 août 2001 page 12662

Décret du 31 juillet 2001 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB0110301D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 31 juillet 2001, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature :

Sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Juges d’instruction :

M. Raymond André, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Rennes ;

M. Bernard Simier, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Bernay.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000229723

JORF n°157 du 9 juillet 2003 page 11634
texte n° 77

Décret du 8 juillet 2003 portant nomination (magistrature)

NOR: JUSB0310313D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 8 juillet 2003, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Vice-président chargé de l’instruction : M. Raymond Andre, juge d’instruction audit tribunal.
Vice-présidente chargée du service du tribunal d’instance de Brest : Mme Pierrette Codina, épouse Handel, juge au tribunal de grande instance de Quimper chargée du service du tribunal d’instance de Châteaulin.
Vice-procureur de la République : M. Jean-Yves Kerboeuf, substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rennes.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026218624

JORF n°0170 du 24 juillet 2012
texte n° 24

Décret du 20 juillet 2012 portant nomination (magistrature)

NOR: JUSB1226068D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 20 juillet 2012, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de ses séances du 29 mai 2012 et du 31 mai 2012, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest
M. Raymond ANDRE, vice-président, est déchargé des fonctions de l’instruction et chargé des fonctions de juge des enfants.
Vice-président chargé de l’instruction :
M. Serge DURAND, vice-président chargé de l’instruction au tribunal de première instance de Nouméa.
Vice-président chargé du service du tribunal d’instance de Morlaix :
M. Eric DURAFFOUR, juge au tribunal de première instance de Nouméa chargé du service de la section détachée de Lifou.
Mme Anne-Cécile ANDRE, juge, est déchargée du service du tribunal d’instance de Morlaix et chargée du service du tribunal d’instance de Brest.
Substitute du procureur de la République :
Mme Gwenaëlle THOUROUDE, épouse SCHULZ, substitute placée auprès du procureur général près la cour d’appel de Rennes.

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-couple-assassine-lors-d-une-equipee-sauvage-26-08-2003-2004338836.php

Un couple assassiné lors d’une équipée sauvage

 

>Faits divers|Rodolphe Landais| 26 août 2003, 0h00 |0

 

Le Champ-Saint-Père (Vendée)

 

C’EST DANS un étang, situé près d’une ferme isolée du Champ-Saint-Père, à une vingtaine de kilomètres au sud de La Roche-sur-Yon (Vendée), que les policiers du SRPJ de Rennes ont découvert dimanche les restes de Clarisse Lignez et d’Erwan Duramé, 31 ans, découpés, partiellement calcinés et jetés dans des sacs poubelle lestés de parpaings.

Les enquêteurs ont établi que les victimes auraient été assassinées dans leur maison à Brest (Finistère), dans la nuit de mardi à mercredi dernier, par six hommes âgés de 17 à 31 ans, dont quatre frères : Stéphane, Eric, Ludovic et Tony Planchet. Ensuite, les meurtriers auraient transporté en voiture les cadavres jusqu’en Vendée. Leur mobile semble être le vol de deux puissantes voitures et de deux cartes de crédit.

Pour les policiers, l’affaire avait commencé vendredi par un banal signalement. «Les parents de Clarisse et d’Erwan étaient inquiets, raconte un enquêteur. Clarisse, qui était visiteuse médicale, avait manqué un séminaire sans raison. Leur maison était vide, elle semblait avoir été visitée. De plus, le chien était là, alors que le couple ne s’en séparait jamais.» Quelques heures seulement après le signalement de cette disparition, une patrouille retrouve la trace du 4 x 4 Toyota d’Erwan, laborantin à l’université de Brest, piloté par deux jeunes. Images vidéo de banque à l’appui, les enquêteurs comprennent très vite que ces deux suspects ont également utilisé la carte bleue de Clarisse pour retirer un total de 870 .

Trahis par le téléphone portable de l’une des victimes

« A ce stade, on récupère le nom des complices, on en arrête deux autres, mais personne ne parle encore de crime », précise un policier.

Les derniers suspects encore en fuite seront trahis par le téléphone portable d’Erwan qu’ils utilisent plusieurs fois, alors qu’ils se trouvent à La Roche-sur-Yon, puis à Champ-Saint-Père, un petit village de 1 400 habitants. Tard vendredi soir, les policiers parviennent à localiser avec une grande précision le dernier appel qui a été passé du lieudit la Poterie-Neuve, un hameau isolé en bordure du village de Champ-Saint-Père.

Samedi matin, le GIPN passe à l’action, interpelle les deux derniers suspects et retrouve immédiatement la deuxième voiture du couple, une Audi TT.

Finalement, le lendemain dimanche, ils finiront par faire la macabre découverte dans un étang, tout près de la ferme de la famille Planchet.

« Jeudi, l’un des gars a fait du feu, raconte le voisin le plus proche. Je lui ai dit que ce n’était pas prudent d’en faire si près d’une maison. Il a tout de suite arrêté. Il est venu me serrer la main. Evidemment j’étais trop loin pour voir ce qu’il brûlait. »

Pour l’instant sur les six prévenus, un seul a été mis hors de cause pour les meurtres, les cinq autres se renvoient les responsabilités, et les enquêteurs tardent à établir la chronologie exacte de cette équipée sauvage.

« Sans qu’on ait encore de certitude, il semble que le groupe ait d’abord voulu voler l’une des voitures. Il se sera sans doute fait surprendre. A partir de là, les choses ont probablement dégénéré. Les quatre frères n’avaient plus qu’une solution : fuir dans la ferme familiale pour tenter d’y dissimuler les corps », résumait hier un enquêteur.

Cinq membres de la bande ont été mis en examen et écroués, le sixième a été placé sous contrôle judiciaire.

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20051003&article=10786208&type=ar

Clarisse et Erwan. La terrible énigme

Publié le 03 octobre 2005
Dans la nuit du 19 au 20 août 2003, un jeune couple de Brestois disparaissait...
Dans la nuit du 19 au 20 août 2003, un jeune couple de Brestois disparaissait de son domicile. Leurs corps calcinés étaient retrouvés quatre jours plus tard, dans un plan d’eau, en Vendée. Le fait divers a horrifié Brest. Un mois après les faits, 1.500 personnes défilaient en silence dans les rues de la ville (Photo d’archives Hervé Chambonnière).

 

Un meurtrier présumé libéré, un juge d’instruction dessaisi et, deux ans après les faits, toujours aucune vérité sur «le double meurtre de Brest».

 

Un meurtrier présumé libéré, un juge d’instruction dessaisi et, deux ans après les faits, toujours aucune vérité sur « le double meurtre de Brest». Pourquoi l’instruction s’est-elle enlisée ? Quelles sont les parts d’ombre de ce dossier que tout le monde connaît désormais sous le nom de «Clarisse et Erwan» ?Dimanche 24 août 2003. La police retrouve les corps sans vie de Clarisse et Erwan, un couple brestois disparu quatre jours plus tôt. Ils ont été assassinés. Leurs corps ont été brûlés, puis immergés. Ils avaient 32 et 30 ans. Le fait divers horrifie Brest. Le jeune couple aurait été surpris dans sa maison par des cambrioleurs qui convoitaient leurs voitures : une Audi TT et un Toyota Rav 4X4 (1). Trois hommes sont très rapidement interpellés.«En moins de 48 heures, l’affaire était bouclée», se rappelle un proche de la famille de Clarisse.

«A cet instant, nous avons senti qu’il y avait un relâchement général. Les policiers avaient les meurtriers présumés. C’était fini».

C’est du moins ce que tout le monde croyait.

Le plus jeune avait 16 ans

Les trois suspects sont jeunes et tous connus, à des degrés divers, des services de police. Le premier, Gérôme B., un Lorientais placé en foyer à Brest quelques mois plus tôt, a 16 ans. C’est un «caïd» d’1,70 m, au crâne rasé et au visage sans expression. Son compagnon, 1,83 m, filiforme, a 23 ans et se nomme Saïd Abdellaoui. Il a le look «bohême», mais l’individu, volontiers affabulateur (il se fait passer pour un Colombien dénommé Assoul), est également décrit comme «froid et dur». Et il peut être violent. Sa compagne l’aurait d’ailleurs quitté pour ce motif. Le troisième suspect s’appelle Stéphane Planchet. Ce Vendéen au visage émacié, âgé de 30 ans, père d’une fillette de cinq ans, dont il a la garde, s’est installé dans le Finistère en 1995, à Morlaix, puis à Brest. Divorcé, il vit de petits boulots et réside dans un logement HLM… à moins de 200 m du pavillon de Clarisse et Erwan. Dès le 24 août, les trois hommes sont mis en examen pour meurtre ayant facilité un délit, vol en réunion et atteinte à l’intégrité des cadavres. Ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

«Ils vont craquer»

L’affaire éclate pendant les vacances. Les policiers qui interrogent les suspects ne sont pas forcément les plus rompus à cet exercice, surtout face à des individus qui font preuve d’un aplomb déroutant. Pourtant, à cette époque, les enquêteurs ne doutent pas un instant que ces trois-là vont craquer, et tout raconter. Erreur. Le trio parle. Mais seulement pour se rejeter mutuellement la responsabilité des meurtres. Saïd désigne Stéphane, Gérôme incrimine Saïd. Et Stéphane assure qu’il n’a tué personne. Il affirme avoir agi sous la menace pour transporter, puis faire disparaître les corps, dans la propriété de ses parents, à Champ-Saint-Père, en Vendée. Que s’est-il passé dans la nuit du 19 au 20 août ? Les enquêteurs butent sur un vide de huit heures. Clarisse est rentrée vers 19 h et Erwan vers 21 h. Le trio était déjà là. On ne retrouve leur trace qu’à 5 h 25 du matin. L’heure à laquelle une caméra du CMB, situé à 300 m de là, saisit les visages de Saïd et Gérôme. On les voit retirer 870 € avec la carte d’Erwan. Après trois tentatives infructueuses, la carte de Clarisse a été avalée. La jeune femme avait-elle déjà été tuée ? Personne ne parle. Et rien ne fait craquer le trio. Pas même les suppliques des familles qui assistent aux reconstitutions. Ce mauvais scénario dure des mois. Les enquêteurs ne peuvent malheureusement s’appuyer sur aucun élément matériel déterminant. Les autopsies n’ont révélé qu’une chose : le couple a été abattu d’une balle de 22 Long Rifle dans la tête, tirée à bout portant. L’arme, subtilisée par Gérôme à son père, puis vendue à Saïd, n’a pas été retrouvée. L’examen du domicile du couple n’a rien donné. Pas de sang. Rien. Une tâche a bien été relevée dans le coffre de l’Audi. Du sang appartenant à Erwan. Et c’est tout. Quant au bornage des téléphones portables, pas assez précis, il ne démontre rien.

«D’indispensables vérifications» pas réalisées

En l’état du dossier, le risque, si aucune responsabilité n’est établie, c’est un acquittemment en Cour d’assises. Vingt mois ont déjà passé. Le parquet se décide enfin à requalifier les faits en «enlèvement, séquestration, actes de barbarie, suivis de mort». D’un point de vue juridique, il n’est plus besoin de savoir qui a donné la mort pour que les trois mis en cause risquent pour de bon la réclusion criminelle à perpétuité (2). Deux mois plus tard, coup de théâtre. Gérôme B. est remis en liberté. C’est la loi. La détention provisoire, pour un mineur, ne peut excéder deux années, tant que l’instruction n’est pas achevée. Deux ans, c’est aussi le délai légal au terme duquel le juge d’instruction doit justifier, à la chambre de l’instruction d’une Cour d’appel, la poursuite de l’enquête. Et là, face aux magistrats rennais, le bilan du juge André ne convainc pas. Fait rare, la Cour d’appel dessaisit le juge brestois. Et confie l’instruction au doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Nantes, Jacky Coulon. Le magistrat, réputé «redoutable», «méticuleux et intelligent», a officié comme substitut du procureur à Brest au début des années 90.

A Brest, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Me Labat, l’avocat de Gérôme, dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.«C’est un scandale ! Le juge André a bien fait son travail. On lui fait payer le fait que certains des mis en examen ne parlent pas ! Je ne vois pas en quoi la désignation d’un nouveau juge pourrait faire avancer l’enquête».

Pourtant, selon nos informations, la cour aurait estimé que «des vérifications indispensables» n’avaient pas été réalisées. Des manquements dénoncés en des termes «très vifs». Premier d’entre eux : l’absence d’expertise pour estimer le temps de crémation des corps. Celle-ci pourrait pourtant s’avérer capitale pour apprécier les différents horaires avancés par les mis en examen. Utile aussi pour savoir si les parents Planchet, qui n’ont pas été mis en examen, pouvaient ignorer qu’on brûlait des corps à moins de 100 mètres de chez eux.«S’ils avaient été mis en examen dès le départ, Stéphane et ses deux frères auraient parlé», soutient une source proche de l’enquête. Techniquement, c’était impossible pour le magistrat instructeur. Pas sans l’appui du parquet. Mais celui-ci n’est jamais venu.

«Papa a mis des piles dans le fusil»

Autre «raté» : un sous-vêtement féminin apparaît sur au moins deux clichés de l’identité judiciaire, pris en Vendée. Aucun PV n’en fait état. Appartient-il à la victime ? Si tel est le cas, il pourrait apporter de précieuses informations. On ne le saura jamais. Il n’a jamais été saisi. D’autres questions restent sans réponse : le corps de Clarisse pouvait-il être contenu dans une valise, comme l’a prétendu le trio ? Pourquoi, enfin, les domiciles des suspects et l’endroit où ils s’entraînaient au tir, dans des locaux désaffectés du port de commerce de Brest, n’ont-ils pas été passés au crible ? Le couple aurait pu y être emmené et exécuté. Concernant les faits, il y a plus troublant. Il y a quelques mois, la fille de Stéphane Planchet, qui a fait l’horrible voyage Brest-Champ Saint-Père dans la nuit du 19 au 20 août, a fait des «révélations». Comme Saïd Abdellaoui, elle affirme qu’Erwan était encore vivant à son arrivée en Vendée. Mais elle ajoute que c’est son père qui l’a tué. Elle l’a dit avec les mots d’une petite fille de sept ans :«Papa a mis des piles dans le fusil (…) Il a tué le monsieur dans la malle».

Elle désigne Gérôme comme étant le meurtrier de Clarisse. Ses propos, non vérifiables, peut-être orientés, ont néanmoins été jugés «crédibles» par deux experts. L’enfant a aussi affirmé que le corps d’Erwan avait été enterré avant d’être immergé. Sans aucune concertation, Saïd a dit la même chose, désignant même un trou qui a été retrouvé. Une analyse est en cours. Ces résultats, comme ceux d’autres investigations ultérieures, permettront peut-être de mesurer la crédibilité des uns et des autres. Un élément décisif dans un dossier où tout le monde dissimule la vérité et où tout ne semble plus reposer que sur les déclarations des mis en cause.

La crainte d’un troisième coup de théâtre

En détention provisoire, Saïd Abdellaoui a pris 10 kilos et aurait perdu son caractère «dur». Stéphane Planchet, décrit comme «froussard et fuyant», ne parle quasiment plus. Gérôme, qui est libre mais «sous contrôle judiciaire strict», continue de nier.«C’est le plus intelligent des trois. Il est dur. C’est quelqu’un de froid et sûr de lui», confie une source proche de l’enquête, impressionnée, comme d’autres, par son regard.

« Un regard qui fait peur.»

Et tout le monde redoute un troisième coup de théâtre. Et si Gérôme, qui sait que vingt années de réclusion pèsent au-dessus de sa tête, décidait de prendre la fuite ?

«Quelque chose de pire»

Quand les trois meurtriers présumés répondent aux questions, ce n’est qu’avec prudence. Ils n’expriment aucune émotion. Aucun remord. Cette indifférence a surpris tout le monde.«Ils ne pensent pas et ne réagissent pas comme des êtres normaux», rapportent plusieurs sources qui illustrent leurs propos par une terrible anecdote : une réponse faite à des policiers.

«Qu’avez-vous fait après avoir brûlé les corps ?» «Nous avons mangé une pizza». «Pris isolément, ils pourraient être inoffensifs. Ensemble, ils constituaient un mélange explosif. Ils ont dû s’entraîner mutuellement», avance une autre source. Saïd, Stéphane et Gérôme vont-ils enfin dire ce qui s’est réellement passé dans la nuit du 19 au 20 août 2004 ? Vont-ils mettre un terme à l’insoutenable attente des familles ? Le doute est permis. Les enquêteurs craignent que les trois meurtriers présumés aient «quelque chose de pire à cacher». Pire que le meurtre et la crémation de deux êtres humains.

(1) L’un des trois meurtriers présumés avait loué, à Brest, la veille du drame, deux boxes fermés. Il avait confié au propriétaire qu’il souhaitait notamment y garer «un gros 4X4»… (2) Agé de 16 ans à l’époque des faits, Gérôme bénéficie de «l’excuse de minorité» et ne risque donc que 20 ans de réclusion. Par une décision spécialement motivée, la Cour d’assises pourrait cependant le condamner, s’il est renvoyé devant elle, comme un majeur.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/dossiers/crim/clarisse-et-erwan-faits-et-procedure-01-11-2006-206517.php

Clarisse et Erwan. Faits et procédure

 

Publié le 01 novembre 2006 à 00h00 Modifié le 15 janvier 2009 à 16h50

 

Nuit du 19 au 20 août 2003

19 h. Clarisse Lignez, 32 ans, visiteuse médicale, rentre chez elle. Elle gare son 4X4 à côté de la maison qu’elle et son compagnon, Erwan Duramé, 29 ans, laborantin à la faculté de sciences, ont achetée quelques mois plus tôt . Il a fait très chaud dans la journée. La jeune femme prend une douche. C’est peut-être à cet instant, ou peu après, qu’une ou plusieurs personnes s’introduisent chez elle. Ces mêmes personnes avaient déjà inspecté la maison, plus tôt dans l’après-midi.
21 h. Erwan rentre à son tour, au volant de son Audi TT.
3 h 30. Une habitante qui réside à 250 m du domicile du jeune couple voit les deux voitures se garer devant le domicile de son voisin, Stéphane Planchet.
5 h 30. Deux individus retirent 870 EUR, en deux fois, avec la carte d’Erwan, à un distributeur situé à 300 m de la maison du couple. Une caméra vidéo filme la scène. La carte de Clarisse est avalée après trois tentatives infructueuses. Dans la foulée, les deux véhicules volés prennent la direction de la Vendée, au domicile des parents de Stéphane Planchet, à Champ-Saint-Père. (Photo archives Le Télégramme)

Vendredi 22 août
Très inquiète de la disparition du couple, la famille alerte la police. Plusieurs proches, qui passent la ville au peigne fin, repèrent le 4X4 de Clarisse, dans une rue du quartier Saint-Martin, à Brest. La police planque et interpelle, en fin de soirée, deux individus qui montent dans le véhicule. Il s’agit des deux individus filmés devant la banque.

Samedi 23 août
Stéphane Planchet est interpellé à Brest. La police pense alors que le couple est séquestré en Vendée. Une descente avec le GIPN est organisée. Le couple n’est pas retrouvé, mais les trois frères de Stéphane Planchet sont interpellés. Les auditions permettent de retrouver les corps mutilés et carbonisés, dans un plan d’eau, non loin du domicile des Planchet, en Vendée.

Vendredi 5 septembre
Obsèques du jeune couple à l’église Saint-Martin, à Brest. Une foule nombreuse adresse ses derniers adieux à Erwan et Clarisse. La ville est en état de choc.

Vendredi 19 septembre
Plus de 1.500 personnes manifestent silencieusement dans les rues de la ville, en hommage au jeune couple, et pour dire aussi leur « refus de la violence gratuite et aveugle ». « Cela aurait pu vous arriver à vous ou à vos proches », lance un membre de la famille de Clarisse à la foule. Un collectif est créé dans la foulée (700 adhérents) et une pétition lancée (12.872 signatures), remise en 2004 au ministre de la Justice.

Novembre et décembre
Les autopsies pratiquées fin août révèlent que Clarisse et Erwan ont été abattus d’une balle de 22LR dans la tête. Le juge d’instruction organise une première confrontation avec les trois principaux mis en examen, qui se rejettent la responsabilité du double crime. Ils restent en détention. Ludovic et Eric Planchet sont libérés et placés sous contrôle judiciaire. Ils n’ont pas participé aux faits brestois.

Février 2004
Première « reconstitution » (huit heures), à Brest, sous haute protection policière. Une seconde sera organisée, quatre mois plus tard, en Vendée (ci-dessous, la fermette de Champ-Saint-Père, où les corps de Clarisse et Erwan ont été transportés). (Photo archives Vendée Matin-Ronan Le Monnier).

Août 2005
Gérôme B., 16 ans et quatre mois au moment des faits, est libéré, sous contrôle juudiciaire. Une détention provisoire ne peut excéder deux ans pour un mineur. Abasourdies, les familles des victimes (ci-dessous) sont reçues par le procureur de Brest. (Photo archives Guillaume Meyer)

Septembre 2005
Le juge d’instruction brestois est dessaisi. Estimant que des actes d’instruction essentiels n’ont pas été réalisés, la chambre de l’accusation de la cour d’appel de Rennes confie l’enquête au doyen des juges d’instruction de Nantes.

Novembre 2005
Gérôme B. retourne en prison. Il est condamné à six mois de prison ferme pour avoir utilisé deux chèques volés au propriétaire de son appartement, pour acheter 1.300 EUR de boissons alcoolisées et de CD.

Avril 2006
Fin de l’instruction. Gérôme B. a purgé sa peine de six mois de prison ferme. Il est libre sous contrôle judiciaire.

Juin 2006
Pour une erreur administrative, le procès d’assises ne peut avoir lieu qu’à Nantes, dans le ressort du second juge d’instruction, et pas à Quimper (29), comme les familles des victimes en avaient fait la demande. La cour d’appel de Rennes décide de disjoindre les cas des frères et de la mère de Stéphane Planchet, obligeant à un second procès, plus tard, devant un simple tribunal correctionnel.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/proces-du-double-meurtre-entre-amis-08-11-2006-2007487730.php

Procès du double meurtre entre amis

 

>Faits divers|Rodolphe Landais| 08 novembre 2006, 0h00 |

Nantes (Loire-Atlantique)

 

DIFFICILE de concevoir un mobile plus dérisoire pour un double meurtre aussi atroce.

En août 2003, on découvrait les corps mutilés et calcinés de Clarisse Lignez, 32 ans, et Erwan Deramé, 30 ans, près d’une ferme de Champ-Saint-Père, en Vendée. L’enquête montrera que le jeune couple a été abattu d’une balle dans la tête après un banal cambriolage dans sa maison de Brest. Les quatre agresseurs visaient les voitures, les bijoux et les cartes bleues de leurs victimes. Ils se sont finalement déchaînés sur le couple.

Agés de 16 à 30 ans au moment des faits, les accusés comparaissent depuis hier et jusqu’au 17 novembre devant la cour d’assises de Loire-Atlantique, à Nantes, pour « séquestration suivie de mort ». Si la qualification de meurtre ne figure pas explicitement » dans l’arrêt de renvoi, c’est qu’aucun des accusés ne reconnaît le double crime. D’où l’immense détresse des familles d’Erwan et Clarisse, et singulièrement de leurs mères présentes hier à Nantes. « Ils ont tué nos enfants trois fois, affirme la maman de Clarisse, en larmes. Une première fois en les tuant d’un coup de fusil, une deuxième fois en brûlant leurs corps et une troisième en refusant de dire la vérité ! »

« Angoissées à l’idée que leurs enfants aient pu vivre un calvaire »

Les accusés se sont bornés à reconnaître l’évidence. Les uns ont été filmés alors qu’ils retiraient de l’argent dans un distributeur de billets à Brest avec la carte bleue de Clarisse. Les autres ont été arrêtés au volant de l’une des voitures du couple. Impossible dans ces conditions de tout nier en bloc. Mais sur l’enchaînement des événements, dans la nuit du 19 au 20 août 2003, deux juges d’instruction successifs ne sont pas parvenus à percer le mystère. « Ce soir-là, Clarisse est rentrée la première vers 19 heures, puis Erwan est arrivé vers 21 heures. Leurs agresseurs sont repartis vers 4 h 30 le lendemain matin. Toute la question est de savoir ce qui s’est passé entre-temps. Les familles des victimes sont légitimement angoissées à l’idée que leurs enfants aient pu vivre une nuit épouvantable, un calvaire », résume un proche du dossier.

Pour les mères d’Erwan et Clarisse, c’est précisément parce qu’ils partagent un lourd et terrifiant secret que les accusés se taisent. Un silence d’autant plus dérisoire que la peine encourue pour une séquestration suivie de mort est la même que pour un assassinat : la réclusion criminelle à perpétuité.

 

https://www.20minutes.fr/nantes/122578-20061123-perpetuite-deux-accuses-meurtre-couple-brestois

Perpétuité pour deux accusés du meurtre d’un couple brestois

©2006 20 minutes

Publié le 23/11/06 à 00h00 — Mis à jour le 22/11/06 à 23h49

Deux des quatre jeunes qui comparaissaient depuis deux semaines à huis clos devant la cour d’assises des mineurs de Loire-Atlantique pour avoir tué d’une balle dans la tête un jeune couple brestois, ont été condamnés mardi, en fin de soirée, à la réclusion criminelle à perpétuité. Cette peine maximale, prononcée à l’issue de 6 h 30 de délibéré contre les deux principaux instigateurs du meurtre, est assortie de périodes de sûreté fixes de 22 et 20 ans. Un mineur au moment des faits a aussi été condamné à 30 ans de prison. Le quatrième jeune, considéré comme complice, a écopé de 8 ans. Le 23 août 2003, les corps mutilés et calcinés d’Erwan Durame, 31 ans, et de Clarisse Lignez, 32 ans, un laborantin et une visiteuse médicale résidant à Brest, avaient été retrouvés au fond d’un lac à Champ-Saint-Père (Vendée), à moins de 50 mètres d’une résidence appartenant aux parents de deux des accusés. « Aucune peine ne les ramènera en vie, mais nous sommes quand même satisfaits », a déclaré Stéphane Pichon, le beau-frère de Clarisse.

F. B.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/dossiers/crim/clarisse-et-erwan-le-verdict-de-la-cour-d-assises-22-11-2006-206520.php

Clarisse et Erwan. Le verdict de la cour d’assises

Publié le 22 novembre 2006 à 00h00

Le verdict est tombé, hier soir peu après minuit. Après six heures de délibéré, la cour d’assises de Loire-Atlantique a condamné Gérôme B. à 30 ans de réclusion cirminelle, Saïd Abdellaoui et Stéphane Planchet à la perpétuité. Eric Planchet écope d’une peine de huit ans de réclusion criminelle.

 

La réclusion criminelle à perpétuité. Le maximum prévu par la loi. Au terme d’un procès qui aura duré onze jours, c’est cette peine que les neuf jurés et les trois magistrats de la cour d’assises de Loire-Atlantique ont infligée à Saïd Abdellaoui, et Stéphane Planchet avec, respectivement 22 et 20 ans de sureté (*). C’est cette peine qu’avaient requise les deux avocats généraux, après trois heures d’un réquisitoire qui a démonté les versions des uns et des autres. Personne n’a donc dit la vérité. Les avocats généraux ont dès lors considéré que les trois principaux accusés étaient coupables, tous les trois au même niveau. Cependant, et bien que les jurés aient levé « l’excuse de minorité » de Gérôme B. – fait rare – ce dernier, mineur au moment des faits, n’est condamné qu’à trente ans de réclusion criminelle.

La défense « piégée »
C’était l’une des «bizarreries» de ce procès. Aucun de ces trois mis en cause n’était accusé des meurtres de Clarisse et Erwan. Pourquoi? Techniquement, il était impossible de prouver qui avait fait quoi. Et les trois accusés se rejettaient mutuellement la responsabilité des crimes. Pour l’accusation, c’était risquer, devant une cour d’assises, un acquittement: le doute doit toujours profiter aux accusés, dit la loi. En les poursuivant pour « séquestration suivie de mort, vol accompagné de violences ayant entraîné la mort, et atteinte à l’intégrité des cadavres », plus besoin de prouver qui a tué pour risquer, malgré tout, la réclusion criminelle à perpétuité. Plus besoin de faire « toute la lumière » sur les faits. Avec cette qualification, la défense se retrouvait en quelque sorte « piégée ». Y a-t-il eu vol? Oui. Y a-t-il eu violences? Forcément oui. Y a-t-il eu mort? Encore oui. Les jurés devaient répondre à 34 questions. A chacune, ils ont répondu « oui ».

 » Le pacte de l’horreur  »
Mais les familles attendaient plus. Que s’est-il passé pendant les huit heures où le jeune couple a été retenu à son domicile ? Pourquoi avoir tué Clarisse et Erwan ? Pourquoi s’être acharné sur leurs cadavres ? Cette vérité, le procès n’est, semble-t-il, pas parvenu à l’établir. Pourquoi, sachant qu’ils risquaient la peine la plus lourde, les trois principaux accusés n’ont-ils pas raconté ce qui s’était passé ce soir-là ? Pourquoi n’ont-ils pas dit la vérité ? Pour l’accusation, l’explication était simple. Ils avaient quelque chose de pire à cacher. Les accusés sont restés muets, parce qu’ils étaient « liés par un pacte de l’horreur », diront les deux avocats généraux, qualifiant les trois hommes de « bêtes assoiffées de sang ».

Pas d’excuse de minorité
L’accusation et les parties civiles sont bien parvenues à établir un scénario. Mais, huis clos oblige, ce dernier n’a pu être communiqué hors la salle d’assises. C’est la règle quand l’un des accusés ou l’une des victimes est mineur. C’était le cas de Gérôme B., l’un des trois principaux accusés, âgé de 16 ans et quatre mois au moment des faits, en août 2003. Dès que le huis clos est prononcé, le public et la presse ne peuvent plus assister aux débats. Rien ne doit filtrer de la salle de la cour d’assises, sous peine de voir tout le procès annulé pour vice de procédure. C’est ce qu’a solennellement rappelé, à plusieurs reprises, le président André Lourdelle. Mais ce n’est pas parce qu’il était mineur que cela pouvait excuser un tel acharnement et une telle barbarie, a répondu hier soir la cour d’assises.

(*)La sûreté, de 22 ans pour Saïd Abdellaoui et 20 ans pour Stéphane Planchet, est le délai pendant lequel ils ne pourront bénéficier d’aucune remise de peine. Malgré la levée de l’excuse de minorité, la loi interdit d’infliger une peine de sûreté à une personne qui était mineure au moment des faits. Beaucoup moins impliqué, Eric Planchet a été condamné à 8 ans de réclusion criminelle, pour le recel des deux voitures volées et la crémation des deux cadavres, assimilée à une dissimulation de preuves.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/clarisse-et-erwan-le-proces-en-appel-debute-aujourdhui-20080325-2770538_1267595.php

Clarisse et Erwan. Le procès en appel débute aujourd’hui

Publié le 25 mars 2008
Les parents de Clarisse et Erwan - ici Mmes Lignez et Duramé, lors du premier...

Les parents de Clarisse et Erwan – ici Mmes Lignez et Duramé, lors du premier procès – vont à nouveau subir le récit de la mort de leur enfant. « Avancer dans la vérité nous fait peur. Il y a trop d’horreur », dit Josette Duramé.
Photo archives Françoise Destoc

 

Le procès en appel des trois meurtriers présumés du jeune couple brestois Clarisse Lignez et Erwan Duramé s’ouvre aujourd’hui à Rennes.

 

Le procès en appel des trois meurtriers présumés du jeune couple brestois Clarisse Lignez et Erwan Duramé s’ouvre aujourd’hui à Rennes. Pour les familles, trois semaines très éprouvantes se profilent. « Le verdict du premier procès nous convenait. La Justice avait fait son travail. Nous devons subir à nouveau… », constatent, éplorés, les parents d’Erwan, Josette et Jean-Pierre Duramé. Aux côtés de la famille de Clarisse Lignez, ils ne pourront échapper, malgré tous les faux-fuyants des accusés, au récit cru et terrifiant des dernières heures de leurs enfants respectifs. « Écouter le déroulement de leur mort, minute par minute, c’est à perdre la raison. S’ils étaient morts dans un accident de voiture ou de maladie, on n’y pourrait rien. Mais on nous les a assassinés. Il fallait qu’ils les tuent, et qu’ils les brûlent. Ils ne nous ont même pas laissé les serrer dans nos bras », souffle Josette Duramé.

« Ils ont détruit toute la famille »

Le premier verdict ne leur a apporté aucune paix. Ils ressassent inlassablement la vie sans histoires d’Erwan et Clarisse. « C’était un couple on ne peut plus normal. Ils rentraient à la même heure le soir, nous téléphonaient, prenaient des nouvelles des uns et des autres. Clarisse disait toujours : comme Erwan me fait rire ! Ils étaient si bien ensemble… ». Noël, les anniversaires, les repas entre amis… Tous ces petits événements ne sont plus pour eux que des mots sans substance, qui les ramènent au calvaire de leur enfant. « Notre Erwan, c’était toute notre vie comme l’est notre fille Nathalie. Entre Erwan, Nathalie et nous, il y avait tant d’amour. Nous étions une famille unie. Ce n’est pas de l’eau de rose. C’était vraiment comme ça. Nous avions tout pour être heureux. En nous l’enlevant dans ces conditions, ils ont détruit toute la famille. Jean-Pierre et moi, nous ne pouvons même plus nous regarder. Heureusement que nous avons 25 ans de mariage », murmure Josette Duramé.

« Avancer dans la vérité nous fait peur »

Depuis quelques semaines, les deux familles réunissent leurs forces. « Même si vous souffrez comme une bête, même si ça rentre à chaque fois comme un couteau dans le coeur, vous devez être au procès. Vous êtes obligés de rabâcher, de tout reprendre à zéro pour que les jurés comprennent bien ». L’éventualité d’entendre la vérité les fait vaciller un peu plus. « Toutes les nuits, je me demande ce qu’ils leur ont fait subir. Cachets, acupuncture, psychiatre… Rien n’y fait. Deux secondes après, c’est dans ma tête. Avancer dans la vérité nous fait peur. Nous voulons savoir et en même temps, ne pas savoir. Il y a trop d’horreur ».

 

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Clarisse et Erwan : « La douleur à perpétuité »

C’est un torrent de douleur qui s’est déversé hier aux assises, à Rennes, au procès en appel des meurtriers du jeune couple finistérien, tué en 2003.

 

« Ils nous ont détruits ! » Cette expression est revenue souvent dans les témoignages des familles du jeune couple agressé et tué à son domicile de Brest, en août 2003. Après deux jours consacrés à la personnalité des trois accusés (Ouest-France d’hier), la cour d’assises d’appel a écouté, presque tétanisée, « la douleur à perpétuité » des parents.

Chaque jour, les mères vont sur les tombes de leur enfant. « Maintenant, pour les anniversaires, on n’amène plus de cadeaux, mais des fleurs », pleure Maryse, la maman de Clarisse.

« Des barbares »

À la douleur de cette disparition brutale, s’est ajoutée l’inconsolable « impossibilité de dire au revoir » aux deux victimes dont les corps ont été mutilés et brûlés. « J’avais préparé des vêtements pour Erwan, sa gourmette, une longue lettre et une photo de sa soeur. Quand j’ai su que je ne pourrais pas le serrer dans mes bras, ça a été la pire des choses », sanglote Josette.

La colère a aussi affleuré. « Vous êtes des barbares, des ordures », lance Valérie, la soeur aînée de Clarisse, aux trois accusés, impassibles.

Les familles attendent surtout de ce second procès, « nouvelle épreuve », que les accusés parlent enfin. Ainsi, surmontant sa douleur, Louis Lignez, père de Clarisse, s’est adressé à Saïd Abdellaoui, Stéphane Planchet et Gérôme B. : « Au lieu de regarder vos godasses, dites la vérité ! Après, vous pourrez vous regarder en face. »

Promesse de vérité

Clarisse Lignez avait 32 ans. Elle était visiteuse médicale, « brillante, sortie major de sa promo ». La beauté de Clarisse, grande jeune femme blonde, ne passait pas inaperçue. Très élégante, toujours tirée à quatre épingles, « Clarisse rayonnait ». « C’était quelqu’un aux côtés de laquelle on était heureux de se trouver ». Tous évoquent « son sourire », « son attention aux autres », « sa gentillesse ». Erwan Duramé avait 29 ans. Travailleur, sérieux, il était laborantin à l’université de Brest. Il allait devenir assistant-ingénieur. Pour ses copains et amis, c’était « le rigolo de la bande ». L’humour de ce jeune homme avait séduit Clarisse.

Le couple s’était formé quatre ans auparavant. Parents et proches ont insisté : « C’était du sérieux. » En octobre 2002, dix mois avant leur disparition, ils avaient acheté une maison, près de la fac des sciences où travaillait Erwan. Une amie de la jeune femme a témoigné que le couple avait un projet d’avoir un bébé. Ce vendredi, la cour va commencer à aborder les faits concernant l’agression et la mort du couple. « Je dirai tout. Je demande pardon », a dit Saïd Abdellaoui. Avant de prononcer cette phrase terrible : « Vos enfants ont été courageux. »

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

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Clarisse et Erwan : les accusés se déchirent

Tension extrême hier au procès en appel des trois meurtriers de Clarisse et Erwan. Dans le box, le mineur a tenté de frapper un coaccusé qui venait de le mettre en cause.

 

Après les insultes, les coups ! Saïd Abdellaoui fait sa déposition sur la mort de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, le soir du 19 août 2003. Sa « vérité » : avec Gérôme B., il est entré dans la maison du couple. Il devait y avoir de l’argent liquide. Un coup indiqué par Stéphane Planchet dont l’appartement HLM surplombait la maison des victimes.

Ils ont attendu l’arrivée successive de Clarisse, puis d’Erwan. Ils les ont ligotés et bâillonnés. Il l’assure : il ne s’est « rien passé » avec la jeune femme. Sous-entendu : pas de viol. En attendant l’arrivée d’Erwan, puis de Planchet, venu avec des produits « pour tout nettoyer pour pas laisser de traces », il a « fumé deux cigarettes, assis dans l’escalier » ; Gérôme B. « a mangé du poulet » trouvé dans le frigo…

Et il n’a pas appuyé sur la détente. C’est Gérôme B. qui a tué la jeune femme : « Une cartouche dans la tête. » Puis Stéphane Planchet a fait « pareil » pour Erwan.

Cinquième version

Saïd Abdellaoui conclut : « Je prends mes responsabilités. Je réglerai mes comptes avec ces deux personnages plus tard ! » Livide, Gérôme B. bondit. « Enc… ! » Il donne un coup de pied circulaire. Les policiers, derrière, lui sautent dessus. Le coup manque Abdellaoui, mais frôle la tête du propre avocat du mineur !

Abdellaoui a-t-il dit cette vérité tant promise ? C’était sa cinquième version. L’exécution du jeune couple à Brest paraît établie. Au premier procès, il avait soutenu que Clarisse et Erwan, transportés vivants dans une malle et une valise, avaient été tués en Vendée, chez les parents Planchet. Là où les corps furent ensuite brûlés.

La version de Stéphane Planchet est toute différente. Abdellaoui lui a demandé de faire le guet tandis que Gérôme B. cambriolait la maison où il serait resté un quart d’heure. Ce n’est qu’à 5 h 30 du matin qu’Abdellaoui l’a réveillé pour qu’il conduise « un 4×4 de location » (en fait, celui de Clarisse). Abdellaoui pilotait une Audi TT (celle d’Erwan) « donnée par un type qui lui devait de l’argent ».

Pendant le trajet vers la Vendée, sa petite fille de 5 ans, embarquée dans cette macabre randonnée, s’est plainte d’une mauvaise odeur. En demandant des explications à Abdellaoui, Planchet aurait appris qu’il y avait « un corps dans le coffre ». Abdellaoui l’a menacé : « J’ai tué quelqu’un. Si tu continues pas, je t’en fais autant. » Il a « obéi ». Le menacé ira pourtant au restaurant à La Rochelle avec Abdelllaoui…

Gérôme B. a une autre version : le cambriolage, c’est Abdellaoui. Il n’a fait que le guet dehors et prévenu « en sifflant » de l’arrivée des victimes. Un guet « jusqu’à 2 heures du matin ». Après, il a aidé « à charger des trucs ». La malle et la valise très lourdes ? « Je ne me suis pas posé de questions et j’avais pas envie de m’en poser»

Reprise du procès lundi.

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

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Clarisse et Erwan. Sur les lieux du drame

Publié le 10 avril 2008
Depuis une fenêtre de son appartement, Stéphane Planchet pouvait apercevoir les...

Depuis une fenêtre de son appartement, Stéphane Planchet pouvait apercevoir les abords du pavillon de Clarisse et Erwan. La thèse de la préméditation est sortie renforcée du transport de la cour d’assises à Brest, hier.
Photo Eugène Le Droff

 

Stéphane Planchet pouvait, de son appartement, épier les abords de la maison de Clarisse et Erwan.

 

Stéphane Planchet pouvait, de son appartement, épier les abords de la maison de Clarisse et Erwan. C’est l’un des enseignements du transport de la cour d’assises sur les lieux du double meurtre, hier à Brest. Un mouchoir de poche. L’impression s’est vite imposée, hier, aux jurés arpentant les 300 mètres séparant l’ancien pavillon de Clarisse et Erwan, rue du Professeur-Langevin, à Brest, et les deux résidences HLM qui surplombent l’artère depuis la rue de Penthièvre. Au bout de ce petit trajet, la cour a découvert l’immeuble nº 7. Stéphane Planchet y occupait un appartement, au 4 e et dernier étage. Blafard, mine défaite, l’accusé, si combatif dans son box, n’était plus que l’ombre de lui-même. Après avoir soutenu, pendant deux semaines, ne pas connaître la maison du jeune couple, il semblait mesurer l’inanité soudaine de sa thèse. Comment, au vu d’une telle proximité, n’avoir, jamais croisé le Toyota Rav 4 et l’Audi TT du couple ? Quand, de surcroît, le buraliste du quartier a indiqué qu’il achetait parfois ses cigarettes dans son commerce, à deux pas du domicile de Clarisse et Erwan… Le président Buckel, ses assesseurs et les jurés ont également vérifié l’angle de vue privilégié dont jouissait Stéphane Planchet, depuis l’une des fenêtres de son ancien logement. Certes, la maison du jeune couple est masquée par l’habitation voisine mais le tronçon de la rue Langevin et le préau de l’école voisine, où Clarisse garait souvent sa voiture, sont visibles.

Quelques invectives

C’est justement là, à 13 h 45, que la cour, véhiculée en bus depuis Rennes (*), a fait halte à son arrivée à Brest. Une centaine de personnes s’étaient rassemblées sur le trottoir d’en face. La vue des accusés, vêtus de gilets pare-balles et entourés par des membres du GIPN, a déclenché quelques invectives – « Assassins, à mort ! », ont hurlé quelques personnes – avant que la soeur de Clarisse ne rétablisse le silence. Rappelons que Gérôme B. soutient n’avoir pénétré dans le pavillon que dans l’après-midi du 19 août 2003, pour un simple repérage. En soirée, pourtant muni de gants en latex, il se serait limité, selon ses dires, à faire le guet… notamment dans le préau qui offre une vue simultanée sur l’appartement de son complice et sur l’habitation du jeune couple ! Quoi qu’ils disent, les accusés semblaient, hier, apporter de l’eau au moulin de l’accusation. Stéphane Planchet a bien tenté une diversion, demandant si un pan de l’enceinte de l’école, qui aurait pu masquer la vue, n’avait pas été détruit. Un coup d’oeil aux photos de l’époque a suffi à le convaincre du contraire. * En Bretagne, le précédent transport d’une cour d’assises sur les lieux d’un crime remonte à octobre 1997, à Plérin (22). Un coiffeur avait été condamné par la cour d’assises des Côtes-d’Armor à 30 ans de réclusion pour l’assassinat de son épouse et de son fils.

 

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logo Ouest-France Vendredi 11 avril 2008 00:00

Clarisse et Erwan : « Au bout de l’horreur »

L’avocat général a requis la perpétuité avec 22 ans de sûreté contre Abdellaoui et Planchet ;

 

30 ans contre Gérôme B., accusés de la séquestration et de la mort de Clarisse et Erwan.

Journée à marche forcée, hier, à la cour d’assises d’appel pour l’avant-dernier jour du procès, avec les interventions des avocats des familles de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, le réquisitoire de l’avocat général. Et les plaidoiries de la défense que nous évoquerons, demain samedi, avec le verdict attendu ce vendredi.

Sans surprise, l’avocat général Yves Boivin a requis la peine maximale pour Saïd Abdellaoui et Stéphane Planchet : la perpétuité avec 22 ans de sûreté. À Nantes, ils avaient été respectivement condamnés à perpétuité avec 22 et 20 ans incompressibles.

Il n’a pas requis la perpétuité contre Gérôme B., condamné à 30 ans, mais a demandé la confirmation de cette peine : « 30 ans, c’est un minimum ! »

M. Boivin a rappelé le cadre juridique : « La question n’est pas : ‘Qui a tiré ?’ La cour devra dire si oui ou non Clarisse et Erwan ont été séquestrés et si cette séquestration a été suivie de mort, si le vol de leurs biens a été accompagné ou précédé de violences ayant entraîné la mort. La responsabilité pénale s’étend à tous ceux qui ont participé à ces crimes. »

« Ignoble suspicion »

Auparavant, Mes André Élard, William Pineau et Brigitte Aveline ont fait partager à la cour et aux jurés « leurs convictions » concernant l’implication « égale » du « trio pathogène ». Un trio avec « Gérôme B. qui a besoin d’une bande, Abdellaoui qui a besoin d’une tête, Planchet qui a besoin d’une main ».

Stéphane Planchet, rongé par l’envie, qui épie de sa fenêtre « ce couple qui lui semble mener une vie aisée ». Gérôme B., pas encore 17 ans, « miroir à deux faces, à l’apparence trompeuse ». Et Saïd Abdellaoui, le mythomane violent « prêt à tout ».

Durant quatre heures, les avocats ont conduit l’auditoire « jusqu’au bout de l’horreur ». Celle du « calvaire » enduré par les victimes ; celle de deux familles « condamnées à perpétuité, qui ne verront jamais leur souffrance cesser ».

Ils ont évoqué « l’épouvante » de Clarisse rentrant chez elle vers 18 heures et se retrouvant face à Abdellaoui et Gérôme B, « les deux heures, seule avec sa peur », « huis clos sordide ». Avec « l’ignoble suspicion de l’atteinte à l’intimité de Clarisse qui hante ses parents ».

L’arrivée d’Erwan vers 21 heures Et puis, « les mains liées devant ou derrière, bâillonnés, Clarisse et Erwan ont vu la mort arriver. Et l’un d’eux a vu la mort de l’autre qu’il aime… »

Jusqu’au bout de l’horreur ont été rappelés « les détails sordides » de la macabre expédition en Vendée. On y a brûlé les corps et jeté « les restes, car il n’y a pas d’autres mots », dans un lac, avant d’aller « festoyer ».

Jusqu’au bout de l’horreur, « la négation de la dignité de la personne ».

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

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Vendredi 11 avril 2008 17:59

Procès des meurtres de Clarisse et Erwan: deux peines revues en appel

Leur verdict a consterné  les familles des victimes. Les jurés de la cour d’assises d’appel de Rennes ont partiellement revu les peines infligées pour les meurtres de Clarisse Lignez et Erwan Duramé.

Stéphane Planchet, condamné en première instance à la perpétuité avec une période de sûreté de 20 ans, est condamné cette fois à 30 ans de réclusion, dont les deux tiers de sûreté. Dans les faits, il devra purger le même nombre d’années en prison.

Mineur à l’époque des faits, Gérôme B. bénéficie d’une réduction de peine. Il est condamné à 20 ans de réclusion, contre 30 ans en première instance, les jurés lui ayant reconnu l’excuse de minorité.

Seul le troisième accusé, Saïd Abdellaoui, voit sa peine confirmée. Il est de nouveau condamné à la perpétuité avec 22 ans de sûreté.

Les meurtres de Clarisse Lignez et Erwan Duramé avaient eu lieu au mois d’août 2003 à Brest dans des circonstances qui n’ont été que partiellement élucidées. Le premier procès d’assises s’était déroulé à Nantes en 2006.

Ouest-France  

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20080412&article=2884920&type=ar

Clarisse et Erwan. Deux peines revues à la baisse

Publié le 12 avril 2008
Les familles de Clarisse Lignez et d'Erwan Duramé, ici lors de l'ouverture du...

Les familles de Clarisse Lignez et d’Erwan Duramé, ici lors de l’ouverture du procès en appel, ont écouté, avec beaucoup de dignité, les plaidoiries de la défense.
Photo archives T.C.

 

Perpétuité pour Saïd Abdellaoui, 30 ans de réclusion dont les deux tiers de sûreté pour Stéphane Planchet ; et 20 ans de réclusion pour Gérôme B.

 

Perpétuité pour Saïd Abdellaoui, 30 ans de réclusion dont les deux tiers de sûreté pour Stéphane Planchet ; et 20 ans de réclusion pour Gérôme B., tel est le verdict de la cour d’assises d’appel de Rennes. Les jurés d’Ille-et-Vilaine ont donc partiellement revu le verdict de Loire-Atlantique, hier, hormis pour Saïd Abdellaoui, de nouveau condamné à la perpétuité avec 22 ans de sûreté. Stéphane Planchet, condamné en première instance à la perpétuité avec une peine de sûreté de 20 ans, voit sa peine symboliquement modifiée : il écope, cette fois, de 30 ans de réclusion, dont les deux tiers de sûreté. Dans les faits, il devra purger le même nombre d’années en prison. Mais c’est Gérôme B. qui bénéficie d’une réduction de peine : la cour lui ayant reconnu l’excuse de minorité, elle le condamne à 20 ans de réclusion, contre 30 ans en première instance.

Un mot pour que personne ne crie

Cette sentence a abasourdi les familles, qui avaient fait passer un mot dans la salle demandant à ce que personne ne crie, quel que soit le verdict. Mmes Lignez et Duramé se sont étreintes de longues minutes, en pleurs. Quatre heures auparavant, vers 9 h, les accusés avaient eu une dernière fois la parole. Saïd Abdellaoui a simplement murmuré : « J’ai tout dit ».

Les familles des victimes abattues

Gérôme B. s’est levé : « Je regrette terriblement ce que j’ai fait. Je ne demande pas à être excusé par qui que ce soit, encore moins par les familles. Ce que je demande, c’est d’être condamné pour ce que j’ai fait, pas pour la folie meurtrière de Saïd Abdellaoui ». Stéphane Planchet a été le dernier à s’exprimer : « En août 2003, j’ai fait le choix de faire souffrir les familles des victimes et ma fille. J’ai commis des actes monstrueux et je veux être jugé pour ce que j’ai fait ». Obsédé par une idée fixe, il a ensuite désarçonné les jurés en pointant les parties civiles : « Je ne comprends pas qu’on puisse utiliser ma fille et que ces gens-là ne soient pas condamnés ! Elle est où, la Justice ? ». Ses mots ont fini d’abattre les familles de Clarisse et Erwan.

« C’est un môme »

M e Thibaut, avocat de Saïd Abdellaoui, a expliqué que son client « avait dit la vérité pour faire la paix avec tout le monde ». Etonnamment, il s’est ensuite appliqué à renvoyer les accusés dos à dos. Ce qui allait lui valoir une sévère remontrance de M e Petit, défenseur de Gérôme B. : « On peut défendre, sans taper sur l’autre ». L’avocat nantais a, d’ailleurs, déploré que « Saïd Abdellaoui donne le tempo de ce dossier depuis le premier jour ». Il s’est évertué à rendre un statut d’enfant à son client. « Il faut de l’espoir, car c’est un môme », a-t-il lancé. M e Cabioch, pour Stéphane Planchet, a aussi exhorté les jurés à beaucoup de prudence à l’égard de Saïd Abdellaoui. « S’il avait été prévu de donner la mort à l’avance, Saïd Abdellaoui et Gérôme B. auraient exigé que mon client soit là tout du long. Rien, dans le dossier, ne dit que Stéphane Planchet est venu dans la maison ».

Le géant de l’informatique française Altran victime d’une cyberattaque

Moi-même professionnelle de l’informatique, je me fais aussi pirater depuis plus d’une dizaine d’années par une bande de débiles mentaux sortis de l’école en situation d’échec total et qui aujourd’hui se targuent d’ »enculer l’informatique mondiale » (dixit le taré en chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui n’a jamais su programmer, mais sait très bien où se fournir en logiciels de piratage informatique, et comment les utiliser).

C’est tout ce qu’ils ont trouvé pour se faire valoir et c’est aussi leur revanche, celle des cancres sur les meilleurs de la classe, les ingénieurs.

Ils la tiennent de magistrats qui ne valent guère mieux et les laissent faire en toute connaissance de cause.

Or, ils sont particulièrement excités en ce moment.

En conséquence, j’émets l’hypothèse que les cybercriminels ayant attaqué le géant français du conseil en informatique puissent être ces malades mentaux, à savoir, principalement les deux psychopathes Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque et Jean-Marc Donnadieu de Béziers.

Au passage, je salue mes anciens collègues d’Altran.

 

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/01/28/le-groupe-de-technologies-francais-altran-frappe-par-une-cyberattaque_5415893_4408996.html

Altran, géant français du conseil en technologie, victime d’une cyberattaque

 

Altran a assuré que l’attaque n’avait donné lieu à « aucun vol de données » ni « aucun cas de propagation de l’incident à des clients ».

Publié le 28 janvier 2019 à 20h58 – Mis à jour le 28 janvier 2019 à 20h58

 

Logo de l’entreprise Altran, à Villepinte, lors du Salon mondial du nucléaire, le 27 juin.

Logo de l’entreprise Altran, à Villepinte, lors du Salon mondial du nucléaire, le 27 juin. Benoit Tessier / REUTERS

 

Le géant français du conseil en technologie Altran, qui emploie près de 45 000 personnes dans plus de trente pays, a été victime la semaine dernière d’une cyberattaque qui l’a conduit à déconnecter temporairement son réseau informatique, a annoncé le groupe lundi 28 janvier. Altran a assuré que l’attaque n’avait donné lieu à « aucun vol de données » ni « aucun cas de propagation de l’incident à des clients ».

Selon une porte-parole de l’entreprise interrogée par l’Agence France-Presse (AFP), l’attaque s’est produite le 24 janvier dans « une grande partie des pays européens, y compris la France ». « Il est encore trop tôt pour avoir une vision précise » sur le préjudice économique subi, a prévenu la porte-parole. Mais l’attaque est restée limitée géographiquement et « n’a touché qu’une partie des opérations européennes », dont les opérations en France, a-t-elle souligné.

Selon cette porte-parole, les « fonctions critiques » des systèmes informatiques d’Altran devaient toutes être rétablies lundi soir, notamment les messageries de courriels. D’autres applications pourraient devoir attendre un peu, comme la téléphonie. Elle a également précisé que Altran, qui a porté plainte, est couvert par des assurances pour ce type de dommage.

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Logiciel de cryptoverrouillage

Selon Altran, les ordinateurs visés ont été pris pour cible par un logiciel de cryptoverrouillage, qui crypte les fichiers et les rend inutilisables. Selon plusieurs experts interrogés par l’AFP, il semble que le code malveillant ait été signalé à au moins deux reprises deux jours avant l’attaque sur Virus Total, un analyseur gratuit de fichiers en ligne. « Soit l’attaquant essayait de tester son virus pour voir s’il était connu des grands antivirus, soit ce sont des victimes qui essayaient de se renseigner », a expliqué Ivan Fontarensky, qui dirige le service de renseignement d’intérêt cyber de Thales.

Le virus qui a touché Altran chiffre les fichiers des ordinateurs sur lesquels il est présent « un par un », comme un rançongiciel, a détaillé M. Fontarensky. Mais du fait des pratiques de partage de réseaux très courantes dans les grandes entreprises, « il peut vite en arriver à chiffrer tous les fichiers des serveurs centraux ».

Altran est particulièrement surveillé par le marché boursier, après avoir augmenté son endettement pour investir fortement ces dernières années, notamment avec l’achat fin 2017 de l’américain Aricent. De fait, l’action du groupe français a clôturé lundi sur une perte d’environ 3 % à 8,18 euros, dans un marché globalement en baisse de 0,64 %.

Les communiqués d’annonce de cyberattaque sont encore rares, mais beaucoup d’experts estiment qu’ils risquent de se multiplier dans les prochaines années du fait de la numérisation croissante de l’économie et du recours de plus en plus important à l’informatique, dans tous les secteurs de la société.

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https://www.lemagit.fr/actualites/252456616/Communication-de-crise-apres-une-attaque-Altran-joue-la-discretion

Communication de crise : après une attaque, Altran joue la discrétion

 

L’entreprise de services numériques a reconnu avoir été victime d’un incident de sécurité informatique, plus précisément d’une compromission par un maliciel chiffrant.

 

Le géant de l'informatique française Altran victime d'une cyberattaque dans Attentats 20141112_151210000_iOS
Rédacteur en chef adjoint
Altran vient de reconnaître, dans un communiqué de presse diffusé sur GlobeNewswire, avoir « été la cible d’une cyberattaque affectant ses opérations dans certains pays européens », le 24 janvier. L’ESN ajoute à cela avoir « immédiatement déconnecté [son] réseau informatique et toutes [ses] applications », afin de « protéger [ses] clients, employés et partenaires ».

Altran explique avoir fait appel à des experts indépendants « mondialement reconnus » pour enquêter sur l’incident. Une opération qui, à ce jour, « n’a révélé aucun vol de données ni aucun cas de propagation de l’incident à [ses] clients ». L’ESN assure enfin que son « plan de rétablissement se déroule comme prévu » et que ses « équipes techniques sont pleinement mobilisées ». En outre, elle affirme avoir « été en contact avec ses clients, les autorités gouvernementales, et les régulateurs compétents » tout au long « du processus ».

Reste que le communiqué d’Altran, daté du 28 janvier, et signé de Stéphanie Bia, vice-présidente groupe en charge des communications et des relations investisseurs, survient plusieurs jours après que nos confrères de La Lettre A aient révélé l’incident. Dans un article daté du 25 janvier, ils indiquaient que les systèmes de l’ESN étaient « paralysés » depuis 48 heures « par une offensive menée par de mystérieux assaillants ».

Surtout, s’il ne s’est pas muré dans le mutisme, Altran semble avoir opté pour le service minimum de la transparence. A ce stade, l’ESN n’a fourni aucun détail sur l’incident, sa nature ou sa durée, ni jugé pertinent de publier son communiqué de presse sur son site Web, en français  comme en anglais. Ses fils Twitter (ici et ) n’en font pas plus mention à l’heure où sont écrites ces lignes.

Jointe par téléphone, Stéphanie Bia se dit toutefois surprise de l’absence du communiqué sur le site Web de l’ESN. En fait, si celui-ci est absent de la newroom d’Altran, il est bien accessible dans sa section d’informations réglementées : « puisque nous sommes une société cotée nous avons traité cette information comme une information réglementée et elle figure donc dans cette sous-section de notre site », explique Stéphanie Bria.

Elle précise en outre que l’incident impliquait un « cryptolocker » et qu’Altran préfère ne pas communiquer publiquement plus avant sur le sujet « parce que les pirates lisent aussi ce que l’on rend public ».

Mise à jour 30/01/2019 @ 10:00: Chose promise, chose faite. Lors de notre échange téléphonique, Stéphanie Bia s’était dite surprise de l’absence du communiqué relatif à l’incident des salles de presse en ligne de ses sites Web et avait indiqué prévoir d’y remédier. Le communiqué y figure désormais en français, comme en anglais.

 

Sur le même sujet

 

 

https://www.capital.fr/entreprises-marches/altran-en-recul-apres-avoir-ete-la-cible-dune-cyber-attaque-1325263

ALTRAN en recul après avoir été la cible d’une cyber-attaque

 

Publié le 29/01/2019 à 6h19

 

(AOF) – L’action Altran (-2,96% à 8,185 euros) affiche l’une des plus fortes baisses de l’indice SBF 120 après avoir été la cible d’une cyber-attaque le 24 janvier. Celle-ci a affecté les opérations du spécialiste des services d’ingénierie et de R&D dans certains pays européens. Afin de protéger ses clients, employés et partenaires, il a immédiatement déconnecté son réseau informatique et toutes ses applications.  » La sécurité de nos clients et des données est et sera toujours notre priorité absolue », a ajouté le groupe.

Dans son communiqué, Altran n’a pas précisé l’impact financier éventuel de cette cyber-attaque. Il a seulement précisé que l’enquête menée par des experts techniques indépendants n’avait révélé aucun vol de données ni aucun cas de propagation de l’incident à ses clients

Altran souligne que son plan de rétablissement se déroule comme prévu et que ses équipes techniques sont pleinement mobilisées.  » Tout au long du processus, Altran a été en contact avec ses clients, les autorités gouvernementales et les régulateurs compétents « , a conclu la société.

Publiée en janvier, la grande enquête d’OpinionWay menée auprès des Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique (CESIN) montrait que nombre des cyber-attaques constatées tendait à se stabiliser. Pour autant huit entreprises sur dix continuent d’être impactées, avec pour 59% d’entre elles des conséquences sur le business (arrêt de la production, indisponibilité significative du site internet, perte de chiffre d’affaire…) soit 10 points d’augmentation par rapport à l’année dernière.

AOF – EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Leader mondial des services d’ingénierie et de R&D ;

- Activité portée par l’externalisation des dépenses de R&D, attendue en hausse de 9 % à 240 Mds€ en 2022 ;

- Six grandes familles d’activité : Consulting, Digital, Engineering, World Class Centers et Industrialized GlobalShore et Cambridge Consultants (création de produits innovants en collaboration avec des équipes de recherche) ;

- Chiffre d’affaires de 2,3 Mds€ équilibré entre l’aérospatial, la défense et le ferroviaire pour 23 %, l’énergie et les sciences de la vie pour 24 %, l’automobile et les transports pour 23 %, les télécoms-médias pour 18 % puis la finance et le secteur public pour 12 % ;

- Activité réalisée en France pour 40 %, en Europe du nord pour 33 %, en Europe du sud pour 20 % et dans le reste du monde pour 7 % ;

- Acquisition stratégique aux Etats-Unis avec Avicent, l’un des plus grands groupes de l’engineering services, présent dans les télécoms, les semi-conducteurs et le software, qui portera le chiffre d’affaires à plus de 3 MdsE ;

- Amélioration de la situation financière d’où le retour au versement de dividende.

Les points faibles de la valeur

- Craintes des investisseurs sur une cession de ses titres par le fonds Apax ;

- Portefeuille clients assez resserré, les trois 1ers assurant 20 % du chiffre d’affaires ;

- Recul de l’activité au Royaume-Uni en raison du Brexit ;

- Dette long terme estimée « spéculative » par Standard & Poor’s, début 2018 ;

- Forte sanction boursière en juin 2018 à la première alerte dans l’intégration d’Aricent, dont l’achat avait nécessité une augmentation de capital jugée défavorablement par le marché et dont la contribution au bénéfice par action ne devrait pas être relutive avant 2019.

Comment suivre la valeur

- Sensibilité du secteur à la maîtrise des charges d’exploitation, composées essentiellement des salaire : suivre l’évolution des effectifs, du temps de mission des consultants et du taux de facturation, de près de 90 % ;

- Plan stratégique à 5 ans, « The High Road, Altran 2022 » : 4 Mds€ de revenus, 14,5 % de marge opérationnelle, 9 % de marge brute d’autofinancement, 2,5 en 2020 et moins de 1,5 en 2022 pour l’effet de levier et doublement du bénéfice par action à 1,36 € ;

- Réalisation de l’objectif de remontée de marge d’Aricent dès la fin de l’année ;

- Capital contrôlé de concert à hauteur de 25,11 % par les fondateurs et par le fond Apax.

Informatique – ESN

Le secteur des ESN (entreprises de services du numérique) est en pleine croissance, porté par des sujets comme la cybersécurité, le cloud, le Big Data. Le secteur vise 100.000 embauches en trois ans en France. Le taux de rotation des salariés est très élevé dans ces entreprises, qui doivent attirer une main-d’oeuvre très courtisée. En effet, au regard des besoins, les talents disponibles sur le marché sont insuffisants. Ce défi des ressources humaines est un véritable enjeu pour la filière, qui compte 212.000 salariés et représente un chiffre d’affaires de 25 milliards d’euros. Les entreprises jouent sur plusieurs leviers pour se distinguer : le salaire mais aussi des politiques de formation ou de qualité de vie au travail. Un grand nombre d’entreprises a ainsi mis en place du télétravail ou embauché un  » happiness manager « . Certaines parient également sur la croissance externe, qui permet non seulement d’acquérir des technologies mais aussi des talents.

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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