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Fabien Clain et Djamel Okacha alias Yahya Abou El Hamam : deux chefs djihadistes tués cette semaine

Dans cet article du 18 février dernier, j’émettais l’hypothèse que le juge brestois ou chef djihadiste Raymond André ait pu être assassiné par un service secret quelconque, compte tenu de signaux que j’enregistrais dans mes statistiques de blog :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/18/deces-de-juges-brestois-signalements-et-menaces-en-pagaille/

Trois jour plus tard, la mort de Fabien Clain était annoncée par voie de presse.

Il a été tué mercredi après-midi, 20 février 2019, probablement par un tir de drone américain, après quatre jours de surveillance par les services de renseignements.

Dès le lendemain, jeudi 21 février 2019, était tué au Mali par une frappe française Djamel Okacha alias Yahya Abou El Hamam, un autre chef djihadiste.

Chacun en déduit ce qu’il veut, pour le passé comme pour l’avenir.

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/21/les-djihadistes-francais-jean-michel-et-fabien-clain-vises-par-une-frappe-de-la-coalition-en-syrie_5426458_3210.html

Les djihadistes Jean-Michel et Fabien Clain visés par une frappe de la coalition en Syrie

 

Fabien Clain, l’un des plus hauts cadres français de l’EI et auteur du message de revendication des attentats du 13-Novembre, aurait été tué et son frère blessé, selon plusieurs sources.

Par Elise Vincent et Allan Kaval Publié le 21 février 2019 à 18h32 – Mis à jour le 22 février 2019 à 10h14

Temps de Lecture 6 min.

 

Un soldat des Forces démocratiques syriennes (FDS) surveille le bombardement d’Al-Baghouz par les forces alliées, le 19 février.

Un soldat des Forces démocratiques syriennes (FDS) surveille le bombardement d’Al-Baghouz par les forces alliées, le 19 février. BULENT KILIC / AFP

 

Ils étaient l’objectif numéro un des services de renseignement français depuis plusieurs mois. L’une des cibles prioritaires des bombardements de la coalition internationale engagée dans la guerre en Syrie. Les frères Clain, Fabien et Jean-Michel, deux Français considérés comme appartenant aux cadres de l’organisation Etat islamique (EI), ont été visés, en milieu de semaine, par une frappe de la coalition qui aurait possiblement tué Fabien l’aîné, et blessé gravement le cadet, Jean-Michel. C’est du moins ce qu’a indiqué au Monde une source française, confirmant une information de France Inter, jeudi 21 février.

« Fabien Clain a été tué et son frère, Jean-Michel, a été grièvement blessé par une frappe de la coalition qui les visait spécifiquement », a déclaré cette source au Monde, précisant qu’il ne s’agissait pas d’une frappe française. C’est à Al-Baghouz, dernier bastion de l’EI, dans le sud-est de la Syrie, à deux pas de la frontière irakienne, que les deux frères, âgés de 41 et 38 ans, auraient été repérés et visés. Les services français supposaient depuis plusieurs mois qu’ils se terraient quelque part dans cette région située le long de l’Euphrate. Mais les frères Clain demeuraient jusque-là introuvables.

Lire le portrait publié en 2015 : Fabien Clain, la « voix » du massacre de Paris

 

Une relative incertitude demeurait cependant, vendredi matin, sur le sort réel des deux frères, connus pour avoir prêté leur voix à l’EI lors de la revendication des attaques du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts et 490 blessés). Plusieurs sources sécuritaires contactées par Le Monde ont refusé de confirmer s’ils avaient été touchés ou pas, se montrant prudentes dans l’attente de preuves matérielles irréfutables. Selon une source diplomatique française et un responsable des forces démocratiques syriennes cités par l’agence Associated Press, des vérifications étaient en cours, jeudi, sur le terrain.

L’avis de recherche de Fabien Clain diffusé par Interpol.

L’avis de recherche de Fabien Clain diffusé par Interpol. SAISIE D’ECRAN / INTERPOL / AP

 

Djihad « low cost »

De façon inhabituelle, la ministre des armées, Florence Parly, a de son côté publié deux messages sur Twitter, jeudi soir, qualifiant la mort de Fabien Clain de « possible » mais « pas confirmée ». « Au cours des opérations de reconquête du dernier bastion de Daech menées par la coalition, il est possible en effet que Fabien Clain ait été tué », a-t-elle ainsi écrit, ajoutant : « Si c’est bien le cas, les Français qui se souviennent de ses appels au meurtre et de son rôle dans le pseudo-Etat islamique, en seront sûrement soulagés. Nous restons vigilants, cette information n’est pas confirmée. »

 

Fabien Clain et Djamel Okacha alias Yahia Abou el-Hammam : deux chefs djihadistes tués cette semaine dans AC ! Brest UtQaUa0m_normal

Florence Parly @florence_parly

Au cours des opérations de reconquête du dernier bastion de Daech menées par la coalition, il est possible en effet que Fabien Clain ait été tué. 1/2

UtQaUa0m_normal dans Attentats

Florence Parly @florence_parly

Si c’est bien le cas, les Français qui se souviennent de ses appels au meurtre et de son rôle dans le pseudo-Etat islamique, en seront sûrement soulagés. Nous restons vigilants, cette information n’est pas confirmée. 2/2

 

Une prudence liée à l’expérience de plusieurs opérations similaires menées ces dernières années sur le théâtre irako-syrien. Plusieurs djihadistes de haut rang ont en effet été annoncés comme morts, avant que leur décès ne soit invalidé quelques mois plus tard.

L’un des exemples les plus connus concerne Rachid Kassim. En février 2017, celui qui avait fait basculer la France dans le djihad « low cost » en recrutant sur les réseaux sociaux, et dont il est établi qu’il a en partie inspiré à distance les attentats de Magnanville (Yvelines) et de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), avait été donné pour mort après une frappe américaine. Or, c’est seulement à l’automne 2017 que Rachid Kassim a été tué dans un bombardement ciblé.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Al-Baghouz, dernier réduit de l’Etat islamique et de ses « étrangers »

 

En attendant l’éventuelle confirmation du décès de Fabien Clain et des blessures de son cadet, le parcours de ces deux Toulousains demeure emblématique d’une génération de djihadistes qui a commencé à faire ses classes dans la galaxie terroriste au début des années 2000. Leur trajectoire n’est pas celle de délinquants de cité, mais de jeunes convertis issus d’une famille catholique pratiquante, attirés par l’islam salafiste de façon assez précoce, dès la fin des années 1990. Bien qu’ils soient nés à Toulouse, les frères Clain, d’origine réunionnaise par leur père, ont passé l’essentiel de leur enfance dans l’Orne, à Alençon.

Djihadosphère française

Leur radicalisation s’accélère une fois qu’ils reviennent s’installer à Toulouse, dans le quartier du Mirail. C’est là qu’ils vont rencontrer celui qui va s’avérer déterminant dans leur attirance pour leur djihad à une époque où le sujet est encore marginal : Olivier Corel, surnommé « l’Emir blanc ». Bien qu’il s’en défende, ce Syrien très prosélyte va les encourager à monter l’une des premières filières de combattants pour l’Irak, au milieu des années 2000 : la filière dite d’Artigat, qui a formé plusieurs figures historiques de la djihadosphère française. Les frères Clain côtoient alors notamment la famille de Mohammed Merah, auteur des tueries de Toulouse, en 2012.

Fabien Clain sera condamné à cinq ans de prison en 2009 pour sa participation active à cette filière. Mais sa détention ne changera rien à ses convictions. Entre 2014 et 2015, les deux frères partent tour à tour rejoindre les rangs de l’EI. D’abord simples combattants, ils montent rapidement les échelons au sein de l’organisation terroriste. Depuis, ils semblaient toujours échapper à la traque les visant. Le 28 décembre 2018, l’EI avait même diffusé un message audio de Fabien Clain exhortant les sympathisants de l’EI en France à commettre des attentats pour « venger ceux qui meurent » dans les frappes de la coalition.

Elise Vincent et Allan Kaval

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/mort-de-fabien-clain/mort-de-fabien-clain-avant-de-lancer-la-frappe-aerienne-les-services-de-renseignements-ont-mene-4-jours-de-surveillance_3200985.html

Mort de Fabien Clain : avant de lancer la frappe aérienne, les services de renseignements ont mené 4 jours de surveillance

 

Les autorités ont longtemps cru que les deux frères Clain étaient déjà morts avant de les localiser dans la zone de Baghouz, en Syrie.

 

Les environs de Baghouz (Syrie), le 14 février 2019.

Les environs de Baghouz (Syrie), le 14 février 2019. (DELIL SOULEIMAN / AFP)

 

Avant la frappe aérienne de la coalition internationale qui a provoqué la mort du jihadiste français Fabien Clain, considéré comme la voix ayant revendiqué au nom de Daech les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, et qui a grièvement blessé son frère Jean-Michel, les services de renseignements ont mené quatre jours de surveillance. Les services de renseignements savaient que Fabien Clain et son frère se trouvaient dans la région de Baghouz en Syrie.

>> Suivez notre direct sur la mort de Fabien Clain en Syrie

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi en Syrie par une frappe de la coalition internationale et son frère, Jean-Michel, est gravement blessé. C’est au terme de ces quatre jours de surveillance qu’une frappe aérienne de la coalition a été décidée.

Il s’agit probablement d’un tir de drone américain

Le Pentagone ne donne pour l’instant aucune information sur ce tir de drone, mais on sait que 90% des frappes aériennes menées en Syrie le sont par les Américains. Seuls les Etats-Unis disposent par ailleurs dans la région de ces drones équipés de missiles. Ils partent généralement de la base aérienne d’Al-Asad, dans le centre de l’Irak.

Pendant un moment, les autorités ont cru que les deux frères étaient morts, en raison de la défaite progressive sur le terrain de Daech. Finalement, les services de renseignement ont appris que Fabien et Jean-Michel Clain étaient toujours vivants et s’étaient retranchés à Baghouz, un village de l’est de la Syrie, avec 300 à 500 autres combattants de Daech.

La zone est encerclée par les forces de la coalition

Ce dernier bastion de Daech est ciblé par une intense campagne de frappes menées par la coalition depuis une dizaine de jours, et est également encerclé par les armées régulières syrienne et irakienne, ainsi que par les Kurdes des Forces démocratiques syriennes.

La présence des frères Clain a pu être révélée par plusieurs moyens, selon le spécialiste défense de franceinfo. Grâce au renseignement humain, d’abord : les jihadistes qui se sont rendus et les civils qui ont fui la ville dernièrement ont pu apporter des informations. La « bulle aérienne » autour de Baghouz est par ailleurs totalement contrôlée par la coalition internationale : les avions et drones de surveillance ont donc pu capter tout ce qui s’y passait.

 

https://www.voaafrique.com/a/paris-annonce-avoir-tu%C3%A9-un-des-principaux-chefs-djihadistes-au-sahel-/4799734.html

Paris a tué au Mali Djamel Okacha, un des principaux chefs djihadistes au Sahel

 

22 février 2019

Des soldats français de l'opération Barkhane patrouillent à Timbamogoye, Mali, 10 mars 2016.
Des soldats français de l’opération Barkhane patrouillent à Timbamogoye, Mali, 10 mars 2016.

 

Les militaires français de l’opération Barkhane ont tué jeudi au Mali le chef d’un des principaux groupes djihadistes au Sahel, l’Algérien Yahya Abou El Hamame, a annoncé vendredi la ministre des Armées Florence Parly.

Chef de « l’émirat du Sahara » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’homme était le numéro deux de l’alliance jihadiste dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

« Djamel Okacha était une figure proéminente, un des membres fondateurs du JNIM (acronyme arabe du GSIM, ndlr). Il était très important au sein de l’organisation », confirme auprès de l’AFP Aurélien Tobie, chercheur sur le Sahel au Stockholm International Peace Research Institute (Sipri).

La ministre Florence Parly a évoqué une « action spectaculaire » qui porte « un coup très dur pour les groupes terroristes agissant au Sahel », soulignant que le GSIM « aura perdu trois de ses principaux chefs en l’espace d’une année, tous des adjoints proches de Iyad Ag Ghaly ».

« C’est vrai que la France a réussi à éliminer la plupart des membres fondateurs du JNIM qui apparaissaient dans la vidéo de sa création il y a maintenant deux ans », admet M. Tobie. Mais le communiqué est « très optimiste » sur l’impact de cette frappe », nuance l’expert.

« Le JNIM jusqu’à maintenant a toujours réussi à se rétablir et à conduire encore des opérations très très significatives malgré la mort de ses chefs. Il faut aussi rappeler que la France avait aussi annoncé la mort d’Amadou Koufa il y a quelques mois mais qu’elle n’est toujours pas confirmée », a-t-il ajouté.

Jeudi, la force Barkhane a identifié Yahya Abou El Hamame dans un convoi de véhicules au nord de Tombouctou (nord-ouest), selon un porte-parole de l’état-major français.

Pour l’intercepter, les Français ont mobilisé des moyens terrestres et aériens, dont cinq hélicoptères et un drone de surveillance Reaper.

« Quand les commandos se sont approchés, les pickup ont ouvert le feu, déclenchant la riposte des hélicoptères », qui ont mis hors de combat 11 terroristes », dont Yahya Abou El Hamame, a détaillé le porte-parole.

 

Un hélicoptère des forces Barkhane dans le centre du Mali, le 1er novembre 2017.
Lire aussi :

Frappes aériennes françaises dans le centre du Mali

 

– Combattant aguerri -

Natif de Reghaïa (préfecture d’Alger), Djamel Okacha (alias Yahya Abou El Hamame), était un combattant aguerri.

Ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) puis du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, devenu Aqmi), Okacha était soupçonné d’implication dans l’assassinat en juin 2009 à Nouakchott d’un Américain, Christopher Logest, et dans l’attaque contre l’ambassade de France (deux blessés) en août de la même année dans la capitale mauritanienne.

En 2013, il a succédé à Abdelhamid Abou Zeïd, l’un des principaux chefs d’Aqmi tué par l’armée française lors de combats dans l’Adrar des Ifoghas (nord du Mali).

Il était apparu dans une vidéo publiée en novembre 2018 aux côtés d’Iyad Ag Ghaly, chef du GSIM, et d’Amadou Koufa, un prédicateur radical peulh éliminé par l’armée française fin novembre. Dans cette vidéo, les trois chefs islamistes appelaient à « poursuivre le jihad ».

L’annonce de la mort de cette figure djihadiste au Sahel intervient quelques heures avant l’arrivée au Mali du Premier ministre français Edouard Philippe, accompagné par Florence Parly et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Depuis 2014, la France a déployé quelque 4.500 hommes au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane qui vise à lutter contre les groupes djihadistes opérant dans la région et au Sahara.

En dépit du succès de l’intervention militaire française de 2013, qui a permis la reconquête du nord du Mali occupé par les jihadistes, des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères régulièrement visées par des attaques.

Les violences se sont progressivement propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis plus récemment au Niger ainsi qu’au Burkina Faso, où la situation est jugée la plus inquiétante.

 

Les Russes sont repassés sur Satanistique durant trois jours, du 20 au 22 janvier 2019

Aujourd’hui, c’est fini :

 

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Festival de rumeurs un mois après l’attentat de Strasbourg

Ce festival n’est pas plus étonnant que le message audio de Fabien Clain diffusé le 28 décembre.

Voir ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/01/02/quand-fabien-clain-vole-au-secours-de-pascal-edouard-cyprien-luraghi/

Les revendications publiques des commanditaires de l’attentat n’ayant jamais été aussi claires que cette fois-ci, comme je l’ai déjà fait remarquer à plusieurs reprises à mes trop rares lecteurs, nombre de leurs complices, notamment ceux de l’extrême-gauche, sont évidemment tentés de noyer la réalité sous un déluge de rumeurs et fake-news à l’usage tout à fait semblable à celles auxquelles je suis moi-même confrontée de leur part depuis qu’en 2008 je me suis révélée comme victime de harcèlement moral en entreprise dans quelques commentaires anonymes assez vagues sur le site Rue89 : l’intégralité de mon passé professionnel est depuis totalement niée par tous ceux qui ont intérêt à soutenir que je n’aurais jamais été harcelée dans le travail, tout comme l’est aussi par les mêmes criminels la réalité de ma personnalité.

Même chose pour l’attentat de Strasbourg, donc : si ce n’est pas un attentat, il n’a évidemment aucun commanditaire…

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/attaque-de-strasbourg-le-festival-des-rumeurs-pres-d-un-mois-plus-tard-1546966325

DOSSIER : Attentat mortel à Strasbourg sur le marché de Noël

Attentat de Strasbourg : un mois après, le festival des rumeurs

 

mardi 8 janvier 2019 à 18:29 Par Olivier Vogel, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

Près d’un mois après l’attaque du 11 décembre, l’instruction se poursuit. Plusieurs éléments indiquent qu’il s’agit bel et bien d’un attentat mais des rumeurs insistantes, notamment sur les réseaux sociaux, évoquent plutôt un règlement de comptes.

 

Strasbourg Hommage aux victimes de l'attaque du 11 décembre 2018 rue des Orfèvres,où sont tombées les premières victimes
Strasbourg Hommage aux victimes de l’attaque du 11 décembre 2018 rue des Orfèvres,où sont tombées les premières victimes © Radio France – Corinne Fugler

Strasbourg, France

 

Tous les éléments semblent aujourd’hui tendre vers la thèse de l’attentat selon des sources proches de l’enquête : le mode opératoire, le contexte du marché de Noël, la diversité des victimes, un serment d’allégeance à l’état islamique retrouvé sur une clé USB de l’assaillant qui a hurlé « Allahu Akbar » en ouvrant le feu, cela n’empêche pas les rumeurs de grossir.

La dernière en date : il ne s’agirait pas d’un attentat mais d’un règlement de comptes entre l’assaillant et l’une des cinq victimes décédées, un strasbourgeois d’origine afghane. Des rumeurs qui pour le sociologue des médias, Pascal Froissart, n’ont rien d’anormal, puisque l’instruction n’est pas close.

 

Des rumeurs qui n’apparaissent pas par hasard

 

« L’enquête est encore en cours, le temps judiciaire est toujours en décalage avec le temps médiatique, ce qui laisse place à des tas de suppositions et cela donne naissance à un certain nombre de théories alternatives, de rumeurs, de fake-news » explique Pascal Froissart.

Pour le maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, enseignant à l’université de Paris 8, ces informations n’apparaissent pas au hasard, elle circulent dans des réseaux balisés, politiques, syndicaux ou gilets jaunes par exemple. D’ailleurs au lendemain du 11 décembre, sur les réseaux dits sociaux, certains gilets jaunes avaient accusé Emmanuel Macron d’avoir organisé l’attaque.

 

Quand Fabien Clain vole au secours de Pascal Edouard Cyprien Luraghi

Cela ressemble un peu aux arrivées successives de Jean-Marc Donnadieu de Béziers et Josette Brenterch du NPA de Brest dans la bande de ses cybercriminels « déconnologues », à la mi-avril 2010 pour le premier et la mi-juin 2010 pour la seconde.

En fait, ils en étaient déjà complices depuis longtemps, certainement deux ans, mais restaient prudemment dans l’ombre, le fer de lance de tous leurs harcèlements à mon encontre n’ayant pas encore eu besoin qu’ils interviennent l’un et l’autre comme ils l’ont fait à compter de cette année 2010, à chaque fois en réponse à un appel à l’aide spécifique de sa part, alors que ses victimes se défendaient, moi particulièrement.

Le nouveau message audio du djihadiste Fabien Clain, diffusé vendredi 28 décembre 2018 (voir ci-dessous), intervient à peu près comme le tout premier commentaire de Josette Brenterch du NPA de Brest sur le blog Tique Toc de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi le 30 juin 2010, en réponse à ma première publication d’un démenti concernant mon état de santé à la suite des nombreuses « révélations » quasiment toutes fausses que ce dernier faisait quotidiennement à mon sujet sur ses deux blogs publics depuis plus de dix jours sous la dictée de ladite Josette Brenterch, et dans lesquelles il me présentait notamment comme une malade mentale, un « cas lourd psychiatrique », ce que je n’ai jamais été.

Toutes ces publications calomnieuses dont elle était la source cachée s’avérant tout à coup insuffisantes, elle avait décidé de venir elle-même soutenir sur les mêmes blogs toutes ses allégations mensongères à mon encontre afin de leur donner plus de crédit, son complice le mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi en manquant très sérieusement.

Ce sont aujourd’hui mes explications et révélations de ces derniers jours, particulièrement celles qui font suite à l’attentat de Strasbourg et la revendication publiée le même jour sur le blog Luraghi, qui doivent embarrasser son auteur et ses complices.

D’où, probablement, la demande ou annonce codée du 27 décembre 2018 sur le mur Facebook de Jean-Marc Donnadieu, et la diffusion du lendemain, un message audio d’une durée de 13 minutes qui selon les spécialistes qui l’ont écouté n’apporterait pas grand-chose, serait peu soigné, assez surprenant, inhabituel (voir ci-dessous), et pourrait donc avoir été réalisé en urgence afin de répondre à la demande de la veille d’une clarification expresse et tout à fait autorisée des « Cat’s rules » ou « Che hat’s rules », définissant l’attaque commise à Strasbourg par Cherif Chekkat (Che-cat) comme une vengeance de l’EI sans aucun rapport avec toutes les malversations de Cyprien Luraghi et sa bande de « déconnologues ».

Pourquoi avoir besoin de la réaffirmer en justifiant cette motivation par une longue liste de djihadistes tués alors que l’attentat a déjà été officiellement revendiqué par l’EI, dont tous les messages, qu’ils émanent de ses représentants ou des exécutants eux-mêmes lors des attaques, ont toujours été les mêmes depuis novembre 2015 ?

Manifestement, il était déjà nécessaire de remettre les pendules à l’heure… ou de me contredire…

L’on notera par ailleurs que cet appel public des Français au djihad trahit bien aussi la difficulté actuelle de l’EI à recruter en France de nouveaux kamikazes, comme je l’avais déjà dit avant l’attaque.

Enfin, l’appel à la rébellion de tous les Français contre leur gouvernement et le soutien aux « gilets jaunes » viennent aussi corroborer ce que j’ai toujours dit de la proximité existant entre djihadistes et extrême-gauchistes : les manifestations de ces derniers sont toujours respectées, l’attaque de Strasbourg n’était pas dirigée contre le mouvement des « gilets jaunes ».

 

https://www.valeursactuelles.com/faits-divers/le-djihadiste-fabien-clain-appelle-les-francais-se-rebeller-102167

Le djihadiste Fabien Clain appelle les Français à se rebeller

Par

/ Lundi 31 décembre 2018 à 13:15 2

Quand Fabien Clain vole au secours de Pascal Edouard Cyprien Luraghi dans AC ! Brest

Photo d’illustration. Photo © ANDRIEU ARNAUD/SIPA.

 

État islamique. Celui qui est considéré comme étant le porte-parole du groupe appelle à commettre de nouveaux attentats sur le sol français.

Dans un message intitulé « Est-ce que tu réalises » et diffusé sur la radio de l’État islamique le 28 décembre dernier, le djihadiste français, Fabien Clain a une nouvelle fois appelé les sympathisants de Daesh à commettre des attentats en France pour « venger ceux qui meurent » dans les frappes de la coalition. Il les appelle également à « faire trembler la terre des injustes et que la guerre frappe à leur porte ». Le djihadiste français exhorte l’auditeur à « se rebeller contre ton gouvernement qui dépense ton argent sans compter à tort et à travers », rapporte La Dépêche.

Un enregistrement récent

Considéré comme la « voix de Daesh », Fabien Clain lance directement un message aux Gilets jaunes. Ainsi, il est possible de dater cet enregistrement qui semble donc récent. Selon le chercheur Romain Caillet, il s’adresse directement aux Français et veut leur faire comprendre que « les attentats sont ‘des actes de vengeance’ ».

 

Originaire de l’île de la Réunion, et ayant vécu plusieurs années à Toulouse, Fabien Clain est aujourd’hui largement recherché par Interpol. Converti à l’islam, il a fréquenté les frères Mohamed, auteurs des tueries de Toulouse en 2012, et Abdelkader Merah. Tout comme son frère, Jean-Michel Clain, les deux hommes sont suspectés d’avoir joué des rôles dans les attentats qui ont frappé la France ces dernières années et qui ont été revendiqués par Daesh.

 

https://www.nouvelobs.com/societe/terrorisme/20181231.OBS7817/le-terroriste-fabien-clain-voix-de-daech-reapparait-dans-un-message-audio.html

Le terroriste Fabien Clain, « voix de Daech », réapparaît dans un message audio

 

Ce message a probablement été enregistré ces dernières semaines.

 

Par L’Obs

Publié le 31 décembre 2018 à 16h03

Visé avec son frère Jean-Michel par des mandats d’arrêts dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, le terroriste Fabien Clain vient de réapparaître dans un message de propagande de l’organisation Etat islamique (EI).

Dans cet audio de 13 minutes mis en ligne le 28 décembre, le djihadiste « vise particulièrement la France » et appelle les partisans du groupe terroriste à commettre des attentats en France, note le spécialiste Romain Caillet sur Twitter.

« Chose assez rare, Fabien Clain s’adresse aux citoyens français qu’il invite à prendre conscience que les attentats sont des ‘actes de vengeance’. »A noter que ce message semble récent, le terroriste évoquant – sans nommer le mouvement des « gilets jaunes » – les manifestations intervenues en France ces dernières semaines.

Voix de Daech

Fabien Clain avait été rapidement identifié comme la voix du message sonore du groupe EI diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d’hommes revenus de Syrie. Son frère, Jean-Michel, a été identifié dans les Anasheeds – chants religieux – de l’enregistrement. Vétérans du djihad, ils sont dans le viseur des services antiterroristes depuis des années et se trouvent toujours probablement en Syrie, selon les enquêteurs.

Converti à l’islam, Fabien Clain, qui a fréquenté les frères Mohamed Merah – auteur des tueries de Toulouse en 2012 – et Abdelkader Merah dans la région toulousaine, a été condamné à 5 ans de prison ferme en 2009 au procès d’une filière d’acheminement de djihadistes vers l’Irak, la filière dite d’Artigat.

(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

 

https://www.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151118.OBS9734/de-toulouse-a-la-syrie-fabien-clain-le-parrain-djihadiste-qui-a-revendique-les-attentats.html

De Toulouse à la Syrie : Fabien Clain, le parrain djihadiste, qui a revendiqué les attentats

 

L’homme qui a revendiqué au nom de Daech les attaques du 13 novembre a aussi coordonné à Toulouse une filière djihadiste pour al-Qaida, a été en lien avec Merah, est passé par la Belgique…

 

(Article publié le 19 novembre 2015)

A 37 ans, Fabien Clain, l’homme qui a revendiqué les attentats du vendredi 13 novembre au nom de Daech, est un vétéran du djihad. Dans les années 2000, il était déjà le cerveau d’une filière chargée d’acheminer des combattants en Irak. Son nom : « la filière d’Artigat« , du nom de ce petit village de l’Ariège où se sont retrouvés toute une galaxie de jeunes radicalisés. Et où Mohamed Merah, lui aussi, s’initia à la religion. Olivier Corel, l’éminence religieuse d’Artigat, n’a jamais été emprisonné, n’ayant jamais explicitement appelé au djihad. Ce n’est pas le cas de Fabien Clain. D’ailleurs, pour les enquêteurs, le groupe des djihadistes toulousains, la filière d’Artigat, a longtemps été désigné comme « Groupe Clain ».

Fabien Clain est à l’intersection de tout. L’affaire Merah, d’abord. Le tueur au scooter a été embrigadé religieusement par son grand-frère Abdelkader. Mais aussi et surtout par Sabri Essid (qui deviendra leur demi-frère, son père ayant épousé en secondes noces la mère des Merah). Mais qui a été le guide en religion de Sabri Essid ? Fabien Clain, un converti de sept ans son aîné, d’origine réunionnaise, qui se fait appeler Omar. En 2008, Sabri Essid expliquait ainsi aux policiers : J’ai rencontré Omar quand j’avais 16 ans. Il a eu une grande influence religieuse sur moi. »

Fabien Clain est aussi l’un des pivots entre les groupuscules radicaux belges et le groupe toulousain qu’il cornaque. Il y a habité, a rencontré les gens qui comptent, utilisé cette base arrière pour acheminer de jeunes Toulousains en Irak (l’un d’eux y trouvera d’ailleurs la mort dans une opération kamikaze).

Le « groupe Clain » a été démantelé par les enquêteurs en 2007 et son leader mis en garde à vue en 2008. Lors de son procès, en 2009, il écope d’une peine de prison de cinq ans, comme son ami Sabri Essid. En prison, il continue à correspondre avec Mohamed Merah. Sabri Essid et Fabien Clain sortent de prison en 2012 et se font discrets. Le premier retourne à Toulouse, le second choisit d’abord Alençon, la ville où il a passé son enfance, avant de venir lui aussi s’établir à Toulouse.

Au printemps 2014, alors que Daech incite ses combattants à venir rejoindre le pays de Cham en famille, tout un groupe part en Syrie avec femmes et enfants. Clain part avec sa femme et ses trois enfants. Sabri Essid avec ses quatre enfants : c’est lui qu’on verra dans une vidéo de propagande glaçante de l’EI, au printemps 2015, aux côtés de son fils Ryan, âgé de 9 ans, qui exécute à bout portant un otage.

Rappeur, poète puis converti

Sur le site « Copains d’avant », le terroriste a encore sa fiche : « Fabien Clain, Toulouse, Egypte, toujours là…. alhamdoullillah ». Il invite même à aller consulter sa page Myspace au nom de « rappeleur », où l’on peut entendre des chants religieux. « J’ai déjà écrit des poèmes en français et en créole », disait-il aux policiers.

Mon frère Jean-Michel et moi chantons ensemble, nous avons comme projet de former un groupe qui s’appellerait ‘rappeleur’, des chants de rappel à l’islam, des nasheed. J’ai été rappeur avant d’être poète. Puis après conversion à l’islam j’ai tout arrêté. »Fabien Clain vient d’une famille de quatre enfants. Son père ayant quitté le foyer quand il avait trois ans, sa mère élève ses enfants seule. Deux filles, deux garçons. Fabien Clain galère. Il ne termine pas son BEP métallurgie, s’inscrit à l’Afpa en plomberie. Il enchaîne les missions d’intérim. En 1998, il se met en couple avec Mylène F., une ancienne camarade d’école. Tous deux s’intéressent à la religion. « A cette époque, nous avons lu la bible, et nous nous sommes rendus compte que cela ne correspondait pas à la pratique des chrétiens », expliquait sa femme aux policiers.

Ils rencontrent Mohamed A., qui deviendra le mari de la sœur de Clain et les initie à l’islam. « Cela a été une évidence que cette religion était la bonne ». Chez les Clain, la religion se vit en famille. Jean-Michel Clain, le frère de Fabien, se convertit aussi. Sa femme Dorothée M. également. Tout ce petit monde décide de partir s’installer à Toulouse en 2001. « C’était plus facile de pratiquer notre religion dans une grande ville ».

Le « clan des Belphégor »

C’est là que les frères Clain, et surtout Fabien/Omar, commencent à endoctriner à tour de bras. Avec leurs femmes, voilées intégralement, le Clain ne passent pas inaperçus : au Mirail, on les surnomme « le clan des Belphégor ». La mosquée Bellefontaine est juste en bas de l’appartement de Fabien Clain et son épouse. Sur le trottoir, les deux frères font du prosélytisme, trouvant l’imam trop soft.

C’est Fabien Clain le plus beau parleur. Un habitué de la mosquée se rappelle :

Il disait aux fidèles que Dieu avait créé 73 groupes de musulmans et que 72 d’entre eux iraient en enfer, pensant qu’ils seraient dans le groupe des rescapés. »Alain C., qui l’a fréquenté, dira de lui :

Un homme très instruit, possédant un véritable talent pour convertir les gens, très persuasif car parlant très bien. Il est capable de radicaliser quelqu’un, car il est dangereux et très manipulateur. »

Recruteur pour le djihad

Clain s’intéresse déjà beaucoup à ce qui se passe en Belgique où les prédicateurs radicaux donnent des cours. Il démarre un petit business. Il achète là-bas des cassettes, livres, éditées par un centre islamiste belge, et les revend sur les marchés à Toulouse, aux côtés de Sabri Essid, devenu son grand ami. Sabri Essid habite même un moment chez les Clain, après le divorce de ses parents : « C’est à partir de là qu’il m’a demandé de me voiler, qu’il parlait de paradis, de djihad », dira sa mère aux policiers.

En 2003, Fabien Clain et sa femme décident d’aller vivre à Bruxelles, parce qu’il y a « des centres permettant d’apprendre la religion ». De fait, si Fabien Clain apprend la religion, il se prépare aussi déjà au djihad. Il participe à des camps d’entraînement dans les Ardennes, avec « barbecue, kayak », mais aussi course à pied et endurance. Mais c’est difficile de vivre et gagner sa vie à Bruxelles : son petit business sur les marchés périclite à cause « des autorisations ».

Fabien Clain et Mylène retournent en France. Un mois chez la mère de Fabien Clain, puis à nouveau dans le sud. En octobre 2004, ils décident carrément d’aller habiter à Artigat, chez Olivier Corel, alias « l’émir blanc », pour officiellement « garder le même rythme d’étude et apprendre l’arabe ». En fait, Fabien Clain continue à recruter pour le djihad en Irak. Il organise même des séances de self-défense et de jogging dans le parc de la Reynerie, à Toulouse. Il a trouvé un coach qui leur apprend des techniques de karaté. L’entraînement tourne court au bout de quelques sessions : ils se rendent compte qu’ils sont surveillés par la police.

De Fleury-Mérogis à la Syrie

Dès 2006, les premiers départs vers l’Irak s’égrènent. Fabien Clain part lui, mais en famille et en Egypte, confirmant les dire d’Alain C. aux policiers :

Il n’est pas assez courageux pour rejoindre les terres du djihad, mais plutôt du genre à organiser le départ de djihadistes. »En décembre 2006, Sabri Essid la tête brûlée, est arrêté par les autorités syriennes, au sein d’une cellule Al-Qaida, et extradé en France. Toute une partie du groupe Clain est arrêtée courant 2007. Fabien Clain, sa femme Mylène et son frère Jean-Michel sont, eux, arrêtés le 20 février 2008. En 2009, lors du procès, les Clain, comme Sabri Essid, écopent d’une peine de prison de cinq ans. Détenu à Fleury-Mérogis, écrou n°374580, Clain pense toujours au djihad. En prison, il écrit à Mohamed Merah. Il est libéré en 2012.

A Alençon, il assure « vouloir vivre en tranquillité ». Il donne des cours d’arabe. A domicilié son entreprise chez lui, dans une petite zone pavillonnaire, une société qui vend des livres et des « produits diététiques naturels ». Notée 4 étoiles sur 5, avec ce commentaire : « Y a-t-il d’autres produits diététiques, naturels sur Alençon d’aussi bonne qualité ? »

Au printemps 2014, comme la famille de Souad Merah, celle de Sabri Essid, et d’autres ex-membres du groupe « Clain » tous devenus pères de famille, Fabien Clain disparaît. Il est parti en Syrie. Rejoindre Daech. Fabien Clain, alias Omar, semble être devenu un des cadres de l’organisation terroriste. Le cerveau de nombre d’attentats projetés. Comme ce projet avorté, en août, que devait réaliser Reda H., qui assure qu’un « Omar » lui avait commandité cet attentat. L’attentat manqué de Villejuif, où revient avec insistance le nom de Fabien Clain. Selon le Monde, on retrouve également le nom de Clain, dans un projet d’attentat avorté au Bataclan, en 2009, fomenté par une cellule Al Quaida.

Doan Bui

 

https://www.nouvelobs.com/societe/terrorisme/20180524.OBS7165/qui-est-le-djihadiste-francais-adrien-guihal-capture-par-les-kurdes-en-syrie.html

Qui est le djihadiste français Adrien Guihal, capturé par les Kurdes en Syrie ?

 

Ce djihadiste de l’Etat islamique est accusé d’être la voix de la revendication de l’attentat de Nice en France en juillet 2016.

 

Par L’Obs

Publié le 24 mai 2018 à 16h28

Il était connu sous le nom de guerre Abou Oussama al-faransi, « le Français ». Les forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par Washington et Paris, ont annoncé ce jeudi 24 mai avoir capturé un djihadiste français recherché, Adrien Guihal, à Raqqa, l’ex fief de l’Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie, reconquis par les FDS en 2017.

« Les services de renseignements des FDS ont mené une opération le samedi 19 mai qui a permis de capturer un groupe de djihadistes du groupe Etat islamique (EI) avec à leur tête Adrien Guihal, connu sous le nom d’Abou Oussama al-faransi », accusé d’être la voix de la revendication de l’attentat de Nice en juillet 2016, selon un communiqué publié sur le site des FDS.

Adrien Guihal s’était imposé au sein de l’EI comme le principal prédicateur français. « Avec lui, c’est la première fois que l’EI diffuse officiellement des cours religieux donnés par un Occidental. Et même pour un individu originaire du Sham [la région de la Syrie, NDLR], la chose est rarissime », écrivent Romain Caillet et Pierre Puchot dans leur ouvrage « Le combat vous a été prescrit » (Edition Stock).

Adrien Guihal a ainsi prêté sa voix à plusieurs vidéos idéologiques de l’organisation djihadiste, précisent-ils.

Il présentera notamment le bulletin de la radio Al-Bayan, l’un des canaux de propagande utilisés par l’EI. Il est soupçonné d’y avoir revendiqué les attentats de Magnanville en juin 2016 et de Nice en juillet 2016. Il est également soupçonné d’avoir joué un rôle dans une tentative d’attentat à Villejuif.

Proche de Fabien Clain

Originaire de Villiers-sur-Marne, l’homme, âgé de 35 ans, s’est converti à l’islam en 2002. Il devient salafiste quiétiste, soulignent Romain Caillet et Pierre Puchot. En 2006, Adrien Guihal se rendra en Egypte, au Caire, pour y apprendre l’arabe et étudier le Coran. C’est là qu’il fera la connaissance d’un autre djihadiste connu des services de renseignements français : Fabien Clain.

« Cette rencontre avec le milieu djihadiste français au Caire va bouleverser l’avenir du futur ‘Abou Oussama’ », soulignent les auteurs. De retour en France, après plusieurs allers-retours, convaincu par l’idéologie djihadiste, il devient l’un des principaux modérateurs du forum Ansar al-Haqq, un site pro-djihadiste en français. Il est repéré par la sous-direction antiterroriste (Sdat) en raison de sa proximité avec Fabien Clain. Adrien Guihal est arrêté en décembre 2008, dans le cadre d’une enquête sur un projet d’attentat contre le siège de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur). Il écopera de quatre ans de prison dont un avec sursis.

A sa sortie de prison, encore plus radicalisé, il diffuse des vidéos sur YouTube et tente de convaincre ses auditeurs de venir grossir les rangs djihadistes. Et notamment ceux de l’EI. Ce qu’il fera lui-même en 2015 en se rendant en Syrie, avec Fabien Clain.

S.D.  

L'Obs

L’Obs

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/ce-revenant-francais-qui-balance-sur-daech_2020898.html

Terrorisme: le « revenant » français qui balance sur Daech

 

Par Claire Hache, publié le 27/06/2018 à 17:45 , mis à jour à 18:04
Photo de propagande montrant des combattants de l'Etat islamique en Syrie, en novembre 2015.
Photo de propagande montrant des combattants de l’Etat islamique en Syrie, en novembre 2015.ZUMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP

 

Jonathan G. a révélé aux enquêteurs des détails précieux sur la vie quotidienne des soldats de Daech. Dont des Français.

 

« Du moment où j’ai quitté l’Etat islamique jusqu’à aujourd’hui, je me suis donné l’engagement de dire tout ce que je savais sur l’EI. » Le 15 janvier dernier, Jonathan G. est longuement entendu par un juge d’instruction à Paris. Après deux années passées dans la zone irako-syrienne, le Français a été capturé début 2017 par les soldats de l’Armée syrienne libre (ASL) en tentant de fuir la Syrie. Remis à la France en septembre de la même année, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

La situation de cet homme de 35 ans, père de 4 enfants nés de deux unions différentes, est particulière à deux égards. D’abord parce que Jonathan G. parle – il parle même beaucoup. Il s’est confié à plusieurs reprises ces derniers mois, en détails, aux enquêteurs de la DGSI comme au juge. Surtout, ce converti originaire de Toulouse a été un observateur privilégié de Daech puisqu’il a côtoyé sur place des djihadistes français de premier plan, dont les frères Clain, responsables de la propagande de l’EI, qui ont revendiqué les attentats de Paris et Saint-Denis.

Une position qui rend précieux son témoignage, versé au dossier du 13 Novembre, même s’il ne constitue à ce stade que sa version des faits, et sa vérité. Ses déclarations lui vaudraient de faire l’objet d’une « fatwa avec le tampon officiel d’Abu Bakr al-Baghdadi » en personne, le chef redouté de l’EI. C’est du moins ce qu’il affirme.

Des kalachnikovs enterrées près de Toulouse

Jonathan G. raconte s’être avant tout rapproché d’un des sept enfants de Jean-Michel Clain, Othman, lors de ses derniers mois passés en Syrie. Ils ont travaillé ensemble sur des vidéos de l’EI au sein du « département de la communication et des mosquées ». Comme l’a révélé Le Monde le 26 juin, l’adolescent piloterait un projet visant à envoyer des enfants-soldats pour frapper l’Europe. Le garçon, en « confiance », se serait également confié sur de nombreux sujets.

Dans ses propos rapportés, que L’Express a pu consulter, il est question de kalachnikovs enterrées à Toulouse par deux hommes partis faire le djihad et emprisonnés depuis leur retour en France. « Je n’ai pas plus d’infos sur la localisation. Je me dis que s’ils ont enterré cette kalachnikov [dans ses déclarations, il alterne le singulier et le pluriel, NDLR], c’est qu’ils avaient peut être prévu de faire quelque chose, mais sans en savoir plus », déroule Jonathan G.

Sur les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016, « pas prévus » mais « déclenchés » par l’arrestation de Salah Abdeslam : « Othman m’a dit que pour éviter que tout le monde se fasse interpeller, ils ont ciblé directement l’aéroport (de Zaventem). Ce qui était visé, c’était une centrale nucléaire française. Ils avaient prévu d’y aller en voiture et de faire exploser les voitures », poursuit-il.

Les frères Clain sortent voilés

« La famille Clain est au courant de tout, ils sont proches des savants, des médias et des responsables », résume le détenu de Fleury-Mérogis. Jonathan G. fait partie des rares « privilégiés » qui ont pu se rendre chez Jean-Michel Clain, à proximité du « rond-point de l’horloge » de Raqqa.

Quand « Fabien et Jean-Michel » sortent de chez eux, explique-t-il c’est « toujours (avec) une djellaba et un voile sur la tête par peur d’être dronés ». Les deux cadres de Daech ont la possibilité de se déplacer de leur appartement à leur studio radio « sans être vus ». « Dans Raqqa, il y a des lieux où des bâches sont tirées entre deux bâtiments, les Clain s’y dirigent à pied, ils attendent qu’un taxi passe, ils montent, ils se dirigent vers un endroit où il y a des bâches et ils changent de taxi, et ça jusqu’à ce qu’ils arrivent à destination », raconte le « revenant« .

Jean-Michel Clain, qui se fait appeler « Abou Othman », « a une position importante dans Daech ». « Il était dans le domaine de la transmission d’information de l’Etat islamique et il était en contact avec l’Ajna, les hautes autorités de l’Etat islamique », explique-t-il. « Jean-Michel est parti pendant un mois faire une formation sur les explosifs en Irak en 2015. Il a cherché une spécialité, car quand on n’a pas de spécialité, on va en première ligne. »

Séjour en Egypte avec les frères Merah

Fabien Clain, lui, travaille à al-Bayan, la radio de Daech où défilent tous les jours les « hautes personnes religieuses ». Il a des « fonctions bien supérieures » à celles de responsable de propagande, selon Jonathan G., qui le « soupçonne » d’être à la tête des « opérations extérieures » : « encadrements et choix de gens pour les envoyer en France par exemple pour commettre des attentats ».

« Pourquoi êtes-vous énervé contre les frères Clain? » l’interroge un enquêteur lors de sa garde à vue en septembre 2017. « Avant de partir, j’ai voulu savoir qui était encore dans l’idéologie de l’Etat islamique et donc je me suis dit que je n’aurais aucun scrupule à balancer sur ceux qui sont encore dans l’Etat islamique. Pour moi, eux, ils sont à fond dans l’idéologie [de Daech]. Jean-Michel et Fabien parlaient beaucoup des opérations extérieures. Ils se réjouissaient de ce qu’il se passait en France. »

Tous font partie de la même « cellule de Toulouse« , bien connue des services de renseignement. Lors d’un séjour en Egypte, Jonathan G. avait d’ailleurs été « réceptionné » par un Toulousain bien connu : Abdelkader Merah. Ce dernier lui aurait demandé d’héberger son petit frère, Mohamed Merah. Le futur « tueur au scooter », avec qui il a vécu quinze jours, avait « des sautes d’humeur très violentes », « des idées fixes », une « haine » à l’égard des militaires. Jonathan G. était au Caire en même temps qu’un autre nom de la sphère djihadiste : Farouk Ben Abbes, qu’il assure ne pas connaître.

Projet d’ouvrir une boutique de lingerie

En Syrie comme en Irak, Jonathan G., qui se faisait appeler « Abu Ibrahim » ou « Abu Sayfidine », a côtoyé aussi bien le responsable du magazine Dabiq, qu’un « agent des renseignements de l’EI », un Français apparu dans une vidéo où il brûle son passeport, ou encore le légionnaire de Lunel « Abou Souleyman al Faransi ». Il assure n’avoir pris part au combat que deux fois, « sans tirer jamais un seul coup de feu », à l’aéroport d’Alep et à Ramadi. Sur zone, il arrive à percevoir son RSA français par l’entremise de sa mère, qui lui envoie la somme via Western Union.

« Comment la France peut-elle vous faire confiance et ne pas craindre une action violente de votre part sur notre sol ? » l’interroge-t-on en garde à vue. « Je pense que quand j’ai tenu les propos anti-occidentaux, j’étais déjà dans un processus d’embrigadement de l’EI. Et qu’aujourd’hui, j’y suis opposé. La preuve est que j’ai dit tout ce que je savais sur l’EI et en impliquant mes anciens amis. Et que je suis prêt à aider la France par la suite si on a besoin de moi. Je veux reprendre une vie normale », répond-il.

Ses enfants, mineurs, ont été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance dès leur arrivée sur le sol français. L’aîné, 5 ans, est né en Egypte. La seconde, qui va avoir un an le 28 juin, est née en Turquie. Pour la « suite », il avait le « projet », avec sa femme, « d’ouvrir une boutique de lingerie au Maroc et en France ». En attendant, dans sa cellule de Fleury-Mérogis, il a fait une demande pour « reprendre » des études de médecine ou de kinésithérapie.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/attentats-du-13-novembre-freres-clain-vises-mandat-arret-1510021.html

Attentats du 13-Novembre : les frères Clain visés par un mandat d’arrêt

 

Fabien Clain / © France 3
Fabien Clain / © France 3

Les juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis ont délivré fin juin des mandats d’arrêt à l’encontre de Fabien et Jean-Michel Clain, ces deux frères d’origine toulousaine qui ont fréquenté les frères Merah.

Par Marie Martin (avec AFP) Publié le 10/07/2018 à 08:46

Leurs voix avaient été rapidement identifiés dans la revendication par le groupe Etat islamique des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis groupe Etat islamique : les juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête ont donc délivré fin juin des mandats d’arrêt à l’encontre des frères Clain, a-t-on appris par un avocat de parties civiles.Cette annonce a été faite par les magistrats lundi lors d’une réunion d’information des rescapés et proches de victimes des attaques perpétrées contre des terrasses et la salle du Bataclan à Paris et au Stade de France à Saint-Denis, qui ont fait 130 morts au total.La délivrance de ces mandats d’arrêts internationaux signifient que les juges réclament leur audition, en vue de leur mise en examen dans le dossier.

Au cours de cette réunion, qui s’est tenue à l’Ecole militaire à Paris, les juges ont également indiqué qu’ils espéraient boucler l’instruction en septembre 2019, a rapporté l’avocat de l’association française des victimes du terrorisme (AFVT), Antoine Casubolo Ferro.

Fabien Clain avait été rapidement identifié comme la voix du message sonore du groupe EI diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d’hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel a été identifié dans les Anasheeds – chants religieux – de l’enregistrement. Vétérans du jihad, ils sont dans le viseur des services antiterroristes depuis des années et se trouvent toujours probablement en Syrie, selon les enquêteurs.

Selon Maître Casubolo Ferro, les juges d’instruction ont décidé de délivrer ces mandats d’arrêt internationaux après avoir analysé la revendication, qui évoquait aussi un attentat dans le 18ème arrondissement de Paris. Or, ce dernier n’a pas eu lieu, ce qui mène les magistrats à penser que les frères Clain étaient au courant des préparatifs des attentats.

« Ils sont probablement quelque part en Syrie »

« Pour nous parties civiles, c’est une bonne nouvelle« , a déclaré l’avocat, qui a qualifié la réunion de lundi de « très intéressante« .  »A priori les frères Clain ne sont pas morts et n’ont pas été arrêtés, ils sont probablement quelque part en Syrie« , a-t-il ajouté, soulignant que lors de la réunion, des parties civiles s’étaient demandé comment ils avaient pu quitter le territoire français malgré leur surveillance par les services de renseignement.

Fin mai, une source proche du dossier avait affirmé à l’AFP que les frères Clain étaient toujours en vie et ne manifestaient pas leur envie de revenir ni en Turquie ni en France.

Converti à l’islam, Fabien Clain, né à la Réunion, a vécu plusieurs années à Toulouse où il a fréquenté les frères Mohamed – auteur des tueries de Toulouse en 2012 – et Abdelkader Merah. Il a été condamné à 5 ans de prison ferme en 2009 au procès d’une filière d’acheminement de jihadistes vers l’Irak, la filière dite d’Artigat.

En mars, le juge Christophe Teissier qui dirige cette enquête tentaculaire avait refusé une demande d’acte formulée par l’association de victimes Life For Paris qui réclamait l’audition des frères Clain et la délivrance de mandats d’arrêt, au regard de leur possible « rôle de premier plan » dans les préparatifs des attaques parisiennes.

Dans sa réponse, le juge avait notamment expliqué que « des investigations » étaient « en cours » pour « permettre avec précision de déterminer le rôle précis que chacun d’entre eux a pu avoir« , selon une source proche du dossier.

Au total, douze hommes sont poursuivis dans le dossier instruit à Paris et au moins cinq autres dont les frères Clain font l’objet d’un mandat d’arrêt.

Djihadistes français en Syrie : morts ou vivants ?

Comme je le pensais, les frères Clain seraient bien toujours en vie.

 

http://www.liberation.fr/france/2018/02/28/mort-de-sabri-essid-figure-du-jihadisme-toulousain_1632923

Mort de Sabri Essid, figure du jihadisme toulousain

 

Par Willy Le Devin — 28 février 2018 à 16:58
Capture d’écran de la vidéo de propagande publiée mardi par l’EI dans laquelle Sabri Essid évoque la prise d’otages de l’Hyper Cacher. Photo AFP

 

Selon nos informations, le jihadiste français n’aurait pas sauté sur une mine, comme l’affirme une revue proche de l’Etat islamique, mais aurait été exécuté.

 

  • Mort de Sabri Essid, figure du jihadisme toulousain

L’information bruissait depuis quelques jours, à la faveur d’un magazine non-officiel de l’Etat islamique (EI). Elle a été confirmée mardi par plusieurs sources du renseignement à Libération et RTL : Sabri Essid, pilier historique du jihad toulousain, est bel et bien mort en Syrie. En revanche, contrairement à ce qu’affirmait cette revue proche de l’EI, Sabri Essid n’a pas sauté sur une mine, mais aurait été exécuté. De même, une source haut placée indique à Libération que «la date de son décès est bien antérieure à l’annonce de l’EI». Enfin, toujours selon cette source, Walid Essid, le frère cadet de Sabri, est également considéré comme mort.

Dans son édition du 9 février, Libération retraçait le parcours syro-irakien du groupe de Toulouse-Albi, l’un des plus emblématiques du jihad français. Sabri Essid, de son nom de guerre Abou Doujana, y faisait figure de leader. Le 18 novembre 2006, il rejoint pour la première fois un théâtre d’opération. L’objectif est alors de rejoindre l’Irak pour y combattre l’armée américaine. Pour cela, Essid gagne la Syrie où il retrouve Thomas Barnouin, autre membre éminent du groupe de Toulouse et Albi, formé à l’université théologique de Médine, en Arabie Saoudite. Pour déjouer la vigilance des services de sécurité de Bachar al-Assad, les deux Français se terrent dans une maison de Hama, en compagnie d’autres jeunes radicaux, syriens et saoudiens.

Venu d’Arabie Saoudite, Barnouin a transité par la Jordanie. Essid, lui, a voyagé en bus avec Miloud Chachou, un ami de longue date. En manque de ressources, les Français font appel à Imad Djebali, un autre «frère» resté à Toulouse. Ce dernier adresse à Miloud Chachou une somme de 1 355 euros, via Western Union. Mais l’aventure tourne court. Le 12 décembre 2006, Essid et Barnouin sont arrêtés par la sécurité militaire syrienne. Chachou, lui, ne refait jamais surface. Le 13 février 2007, les deux jihadistes sont remis aux policiers français à Roissy.

L’épisode endurcit encore Essid. Avec les célèbres frères Clain et Merah, il fréquentait déjà assidûment les cours de religion d’Olivier Corel, dit l’«émir blanc d’Artigat», un petit village de l’Arriège. Les services spécialisés consignent ses propos les plus sulfureux, notamment ceux où il affirme que «le jihad commande de défendre les musulmans partout où ils sont agressés». Le trentenaire estime en outre que «les attentats de Madrid [du 11 mars 2004, ndlr] ont été utiles à la cause irakienne», et qu’il «avait souhaité mourir en martyr en Irak, les armes à la main.» En décembre 2009, Essid écope d’une peine de cinq années de prison.

Entraînement «paramilitaire»

Libéré en juillet 2011, Sabri Essid assiste à la recomposition de sa famille. Son père, Mohamed, se remarie avec Zoulicka Aziri, la mère des frères Merah. Si l’influence de Sabri Essid sur les attentats commis par Mohammed Merah semble acquise pour la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, future DGSI), il ne sera cependant jamais entendu par la justice dans ce dossier. Pourtant, le 22 mars 2012, c’est bien lui qui dirige l’enterrement du tueur au scooter dans un cimetière de Cornebarrieu (Haute-Garonne).

Le 17 septembre 2013, une nouvelle information judiciaire visant des membres du groupe de Toulouse et Albi est ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris. Sans surprise, Sabri Essid y apparaît rapidement. La DGSI épie les séances d’entraînement draconiennes, composées de course, de musculation, de boxe, mais aussi de paintball. Les policiers soulignent «une méthodologie paramilitaire».

Début 2014, Sabri Essid s’envole à nouveau pour la Syrie. Cette fois-ci, il rejoint les rangs de l’Etat islamique où il laisse libre cours à sa cruauté. Dans une vidéo, il fait exécuter par Rayan, son beau-fils de 12 ans, un otage israélien nommé Mohamed Musallah, 19 ans.

Avec la disparition de Sabri Essid, une page du jihad français se tourne. D’après une source sécuritaire bien informée, «de nombreux combattants français seraient morts ces derniers mois, notamment lors de la bataille de Mossoul». «Les identifications prendront beaucoup de temps, mais il y a fort à parier que beaucoup seront alors exhumés», poursuit-elle. Selon nos informations, les frères Clain, inscrits mardi sur la liste des sanctions par l’Union européenne, seraient toujours en vie. En revanche, des interrogations circulent sur le possible décès de Salim Benghalem, l’un des geôliers des quatre otages français retenus à Alep. Ce dernier n’aurait plus donné signe de vie depuis plusieurs semaines.

Willy Le Devin

 

 

http://www.lejdd.fr/societe/sabri-essid-demi-frere-de-merah-a-ete-execute-dans-la-zone-irako-syrienne-3587897

Sabri Essid, demi-frère de Merah, a été exécuté dans la zone irako-syrienne

 

12h20 , le 1 mars 2018, modifié à 12h27 , le 1 mars 2018

Début février, un magazine de l’Etat islamique (EI) affirmait dans un communiqué non officiel que le djihadiste français Sabri Essid était mort. Selon l’organisation islamiste, Sabri Essid aurait marché sur une mine. Les services de renseignements ont une autre version : il aurait été exécuté à cause de rivalités.

 

Un membre de l'Etat Islamique à Raqqa en Syrie, le 29 juin 2014.
Un membre de l’Etat Islamique à Raqqa en Syrie, le 29 juin 2014. (Reuters)

 

Une des figures du djihadisme toulousain est décédée. Sabri Essid faisait notamment partie de la bande d’Artigat, avec Thomas Barnouin, Olivier Corel, les frères Clain et Mohammed Merah, dont il était le demi-frère. Le 21 février, Le spécialiste des questions islamiques Romain Caillet avait annoncé la mort de Sabri Essid sur Twitter en indiquant : « Une publication non officielle de l’Etat islamique annonce le décès de Sabri Essid, tué en marchant sur une mine le 4 février ». Selon des sources au sein des services de renseignements, cités par Libération, la date de décès de Sabri Essid serait bien antérieure à celle annoncée par l’Etat islamique. Il aurait été notamment exécuté à cause de rivalités au sein du groupe islamiste. Walid Essid, le frère cadet de Sabri, est également considéré comme mort depuis septembre 2015.

Un embrigadement précoce

Le parcours de Sabri Essid, franco-tunisien de 33 ans, est profondément lié au radicalisme islamique. Son embrigadement remonte aux années 2000, à Toulouse, quand il est hébergé par Fabien Clain (voix de Daech revendiquant les attentats du 13 novembre 2015), qui jouera auprès de lui un rôle de mentor. Sabri Essid a alors 16 ans. Sa mère se dit « impuissante » face à son fils qui a « toujours été attiré par l’islamisme radical ».

Il a d’abord été intégré à un petit groupe salafiste comprenant les frères Clain, Mohammed Megherbi (arrêté récemment en Syrie), et Thomas Barnouin (arrêté en Syrie fin décembre 2017). Gravitant autour d’Olivier Corel, dit l’Emir blanc, le groupe diffuse des messages de haine et de prosélytisme à Toulouse. Olivier Corel, syrien de 70 ans, a fondé à la fin des années 1980 la communauté islamiste d’Artigat, en Ariège.

Le chassé-croisé familial

Arrêté en décembre 2006 à la frontière irako-syrienne avec Thomas Barnouin, les deux combattants étaient partis pour lutter contre les Américains présents en Irak. De retour en France, ils sont écroués pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste ». Sabri Essid est condamné, il sort de prison en 2011. Ses cinq années de prison accentuent son radicalisme. Il noue alors des liens forts avec Mohammed Merah, dont la mère épouse le père de Sabri Essid. Pour rappel, le père de Mohammed Merah est l’ex époux de la mère des frères Clain. Les liens entre ces individus radicalisés se resserrent.

Sabri Essid devient le mentor de Mohammed Merah, son demi-frère, qu’il va beaucoup emmener en Belgique pour voir les « frères ». Après les assassinats terroristes commis par Mohammed Merah à Toulouse et Montauban en 2012, Sabri Essid prend en main les obsèques de son défunt demi-frère, abattu par le RAID. En 2014, Sabri Essid part en Syrie avec son frère, sa femme, le fils de celle-ci et leurs trois enfants en bas âge avec l’ensemble de ses adeptes embrigadés. Le djihadiste français avait choqué avec une vidéo publiée en 2015, le mettant en scène avec le fils de son épouse, Rayan, 12 ans. On y voit le jeune garçon exécuter un otage arabo-israélien, considéré comme un espion du Mossad par l’Etat islamique, sous les ordres de son beau-père.

  • Par Baptiste Blanchard

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/le-jihadiste-francais-sabri-essid-aurait-ete-execute-par-l-ei-a-l-automne-01-03-2018-2198908_23.php

Le jihadiste français Sabri Essid aurait été exécuté par l’EI à l’automne

 

AFP

Publié le 01/03/2018 à 19:10 | AFP

Le jihadiste français Sabri Essid aurait été exécuté par l'EI à l'automne

Le jihadiste français Sabri Essid aurait été exécuté par l’EI à l’automne © AFP / Delil souleiman

 

Le jihadiste toulousain Sabri Essid aurait été exécuté par une « branche dure » du groupe Etat islamique en Syrie à l’automne selon plusieurs témoignages recueillis par les services de renseignement français, a indiqué jeudi une source proche du dossier.

« Il est considéré comme mort mais il est impossible d’avoir la certitude qu’il l’est vraiment », a précisé à l’AFP cette source, ajoutant que son frère Walid Essid était également « donné pour mort » mais dans d’autres circonstances.

Membre de la nébuleuse jihadiste du sud-ouest de la France, dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Jean-Michel et Fabien Clain, Sabri Essid, 33 ans, est le fils d’un compagnon de la mère du jeune jihadiste Merah.

La semaine dernière, un magazine non-officiel de l’EI avait annoncé que le « demi-frère » de Mohamed Merah avait été tué par une mine.

Sabri Essid avait été intercepté en 2006 par l’armée syrienne avec une autre figure du jihadisme français issu de la filière du Sud-Ouest, Thomas Barnouin, alors qu’ils se rendaient en Irak pour prendre part au jihad contre les forces de la coalition internationale.

Remis aux autorités judiciaires françaises, ils avaient été condamnés en 2009 à cinq ans de prison en France. A sa sortie, Sabri Essid avait trouvé un emploi de grutier.

Au printemps 2014, Essid était reparti pour la Syrie afin de rejoindre l’EI. Il avait été reconnu en mars 2015 sur une vidéo diffusée par l’EI, où on le voit au côté de son beau-fils âgé d’une douzaine d’années qui exécute d’une balle dans le front un Palestinien présenté comme un espion.

Dans cette vidéo diffusée depuis la Syrie, il évoquait l’attaque du supermarché Hyper Cacher en janvier 2015 à Paris (4 morts), menaçait de s’en prendre aux Israéliens et disait vouloir conquérir Jérusalem.

Cette vidéo avait été diffusée trois ans, presque jour pour jour, après le début des tueries de Mohamed Merah, qui avait semé l’effroi en France en assassinat sept personnes - trois militaires et quatre Juifs - entre le 11 et le 19 mars 2012 à Toulouse et Montauban.

01/03/2018 19:09:29 -          Paris (AFP) -          © 2018 AFP

 

Terrorisme : les djihadistes du Lot sont très entourés

 

Autun 2

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

Dans une vidéo diffusée hier, le djihadiste Thomas Barnouin s’étonnait de l’extrême facilité avec laquelle il a pu gagner la Syrie en 2014, alors qu’il était censé être très surveillé par les autorités françaises.

Pour ma part, je suis très surprise par l’extrême passivité des journalistes français sur la question terroriste lorsqu’en quelques clics je constate qu’il est très facile d’enquêter sur l’environnement des djihadistes du Sud-Ouest.

Ci-dessous, donc, des articles concernant les djihadistes lotois parus hier et en 2007, avec les réactions de lecteurs sur ceux de 2007.

Outre qu’elles sont très différentes de celles d’aujourd’hui, qui font suite à plusieurs années de terrorisme (voir sous l’article du 10 janvier 2018), on note celle, très intéressante, d’un dénommé Bertrand Escaffre, en date du 1er avril 2014 : on y trouve comme un écho aux propos récurrents du malade mental au clavier – son « arme » – sur ses frères « islamigrés », allant de la parano de tous ceux qui peuvent émettre des soupçons ou des accusations jusqu’à son discours du 8 janvier 2018 sur les comptables, les artistes et la République, appliqué en l’occurrence à la situation particulière de l’intermittent du spectacle obligé de reprendre son ancien métier d’expert-comptable.

Un intermittent du spectacle et une éducatrice spécialisée : ne seraient-ils pas, par hasard, en contact avec des militants de l’extrême-gauche ? N’en feraient-ils pas partie eux-mêmes ?

Le malade mental au clavier évoque de leurs motivations. Quelles sont donc leurs relations ?

Ils affichent tous la même volonté de saisir la justice de toutes les « attaques », notamment médiatiques, dont ils se disent victimes. Est-ce le fruit du hasard ou une politique commune à tous les militants d’un même groupe, comprenant notamment la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et tous ses complices ?

Qui est donc ce M. Bertrand Escaffre qui dit le 1er avril 2014 que tous ses amis de Figeac sont devenus djihadistes ?

En date du 2 avril 2011, il a créé un blog qu’il a alimenté jusqu’au 25 juin 2014.

Le voici :

http://bertrand-escaffre.skyrock.com/

Il comporte une partie secrète, réservée à des inscrits disposant chacun d’un pseudo et d’un mot de passe pour y accéder.

L’auteur de ce blog indique par ailleurs avoir été élève du Lycée Militaire d’Autun de 1990 à septembre 1992, en classe préparatoire à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui se trouve à Guer, dans le Morbihan, et forme des officiers de l’Armée de Terre et de la Gendarmerie nationale :

http://fr.viadeo.com/fr/profile/bertrand.escaffre2

Or, à moins de 50 km de ce lycée d’Autun a été ouverte en 1991 une école coranique qu’a brièvement fréquentée à l’automne 2001… le fraîchement converti Thomas Barnouin.

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/10/2718942-les-deux-freres-gonot-originaires-du-lot-arretes-en-syrie.html

Publié le 10/01/2018 à 15:16, Mis à jour le 10/01/2018 à 16:06
 
Djihadisme : les deux frères Gonot, originaires du Lot, arrêtés en Syrie
 

La famille est propriétaire de cette imposante maison en pierre du Soulié, difficile d'accès./ Photo DDM

La famille est propriétaire de cette imposante maison en pierre du Soulié, difficile d’accès./ Photo DDM

Terrorisme : les djihadistes du Lot sont très entourés dans AC ! Brest image-zoom

Capturés par les troupes kurdes en Syrie, les Lotois Thomas Collange (35 ans) et son demi-frère Kévin Gonot (31 ans), sont désormais aux mains des combattants du YPG, Unité de protection du peuple kurde. Ces deux frères seraient partis faire le Djihad en Syrie il y a au moins une dizaine d’années. Kévin Gonot, rebaptisé Abou Sofyan, et son demi-frère Thomas Collange ont été arrêtés le 13 décembre dernier au nord-est de la Syrie, au sein d’un groupe comprenant au moins 6 Français radicalisés. Les deux Lotois seraient proches des frères Clain. On parle même désormais d’un lien familial entre eux. Fabien Clain, voix de l’État islamique, est celui qui a revendiqué les attentats du 13 novembre 2015.

Une famille complètement radicalisée

À 4 000 km de la Syrie, dans la vallée du Lot, la nouvelle de leur arrestation n’a surpris personne. Ce qui étonne c’est la radicalisation soudaine de cette famille, dans les années 2000. Beaucoup les connaissaient, notamment Christine Gonot, la mère. « Elle intervenait auprès d’enfants et de jeunes handicapés dans une structure figeacoise, il y a 30 ans. Elle était en effet éducatrice spécialisée. Elle habitait vers la gare de Figeac », raconte une vieille connaissance. Plus tard, c’est sur la commune de Sainte-Croix, en Aveyron, qu’elle poursuit ses activités professionnelles au sein d’une maison d’enfant à caractère social.

Dans ce hameau discret, peu habité, de la vallée du Lot, la nouvelle n’a surpris personne./ Photo DDM

 

20180110152648609-2 dans Attentats

Le père, lui, est décrit comme un brave type. De Figeac à Capdenac-le Haut, où la famille achètera une maison au Soulié, tous se souviennent de ses activités d’artificier. « Il était intermittent du spectacle. Ils étaient sympas tous les deux. Ils se sont tournés vers la religion musulmane. Mais, du jour au lendemain, ils ont pris l’orientation d’un islam radical. Christine ne faisait plus la bise, ne serrait même plus la main. Il fallait se déchausser pour entrer chez eux. On les croisait de moins en moins dans Figeac ou Capdenac-Gare. Elle était presque intégralement voilée. Lui portait la djellaba », relatent certains.

Le père et l’un des frères interpellés en 2007 dans le Lot

En octobre 2007, nous relations l’interpellation de deux membres de la famille Gonot (le père et le fils aîné) à leur domicile de Capdenac-le-Haut. Soupçonnés d’avoir rejoint Al Qaïda pour faire le jihad, ils multipliaient déjà les allers-retours entre la France, la Syrie et l’Égypte. Depuis cette double interpellation il y a dix ans, la maison familiale st fermée et à l’abandon.

La Rédaction

 

https://www.ladepeche.fr/article/2007/10/25/112882-capdenac-haut-reseau-al-qaida-lotois-allaient-syrie.html

Publié le 25/10/2007 à 09:00, Mis à jour le 25/10/2007 à 09:07
 
Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie 

Police. L’étonnement suite à l’arrestation d’un père et de son fils, à Capdenac-le-Haut.

 

Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie - DDM

Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie DDM

image-zoom dans Calomnie

La vie a finalement repris son cours hier matin au lieu dit Le Soulié, commune de Capdenac-le-Haut.

En effet, si l’annonce de l’arrestation de deux personnes, membres de la famille Gonot (lire notre édition d’hier), soupçonnées de faire partie d’un réseau de recrutement pour Al Qaïda a fait beaucoup jaser, ce n’est pas tant le moment de l’interpellation, faite en silence, qui aura pour autant réveillé les habitants. Seule une voisine raconte avoir vu passer cinq voitures blanches avec des gyrophares, sans plus. Mais l’affaire a surpris. Des terroristes implantés sur le territoire lotois ?

L’histoire est d’autant plus étrange que la famille en question ne semblait pas a priori porter de soupçon. Mais on a appris hier que l’un des jeunes arrêtés multipliait les allers et retours entre le Lot, la Syrie et l’Égypte. Il aurait pu recruter de jeunes Lotois pour faire le djihad (traduisez la guerre sainte) en Irak. Derrière la façade, donc, des combattants déterminés à défendre leur cause : « C’était des gens très gentils, très serviables, commente une voisine, ils se sont toujours proposés de nous aider lorsque nous avons eu des problèmes comme les inondations en 2003. Toujours un bonjour, toujours un sourire, mais il est vrai que nous les voyions de moins en moins. »

Tous les quatre d’origine française, ce n’est qu’il y a 5 ans que la famille s’est convertie à l’Islam, du moins, c’est que que laissait présenter leur habillement. « Stéphane, 57 ans, s’était laissé pousser la barbe, Christine, 59 ans, était voilée, les cheveux rasés. »

Quand aux deux fils, Kevin, 21 ans, arrêté avec le père mardi matin, et Thomas, 26 ans, ils ne vivaient plus avec les parents. « Le plus âgé était sur Toulouse, quant au plus jeune, il était soit disant parti apprendre l’arabe en Égypte. Tous deux avaient déjà des enfants dont une fille de 4 mois. C’est la semaine dernière que la mère m’a dit que son jeune fils devait revenir vendredi. » L’étonnement est donc immense dans la petite commune. Qu’est-ce qui a poussé la famille à se convertir à l’Islam ainsi qu’à rejoindre un tel réseau ? Cependant, plus les habitants de la commune y pensent, plus les choses se clarifient. « Ils ne travaillaient plus depuis au moins deux ans. Elle s’occupait auparavant de jeunes à problèmes ainsi que des handicapés. Lui, en revanche, était expert en pyrotechnie. C’est lui qui se chargeait des feux d’artifice et nous l’avions même aperçu une fois à la télé alors qu’ils s’occupaient des feux d’artifice des jeux olympiques. Il s’y connaissait donc peut-être en explosif. »

Mickaël Marcq et Jean-Claude Sénac

 

Réactions des lecteurs

Bertrand ESCAFFRE, le 01/04/2014Je connais personnellement Stéphane et sa famille. Nous avons passé de nombreuses occasions ensemble. Bien que notre lecture du Coran diffère à peu près en tous points, je témoigne que les affirmations à propos d’un réseau, ou d’une formation militaire, ou d’un appel au jihad, ou de quelque implication des jeunes de la famille dans autre chose que la recherche d’un avenir, est tout simplement une élucubration visant l’audimat. Ces mensonges conscients ont eu pour résultat le bannissement bancaire et administratif de Stéphane, qui s’est retrouvé démuni, obligé d’exercer son métier d’expert comptable de façon sporadique, en intérim ou pour des missions ponctuelles. Sa conversion s’explique par une recherche spirituelle authentique, non par une tendance au fanatisme. Le journaliste qui avait cru rentable de salir ainsi la réputation d’une famille entière avant même toute enquête (qui infirma la thèse qaïdiste), se cache depuis l’affaire. Il a raison : si la communauté figeacquoise, forte de presque mille fidèles, était jadis des plus pacifiques, aujourd’hui elle compte presque mille jihadistes prêts à défendre l’honneur de la communauté : nous ne sommes pas des terroristes. Et nous ne sommes pas des chrétiens qui eux, tendraient l’autre joue. Ici, c’est le business de la parano qui a généré la radicalisation de Figeac. Désormais toute atteinte aux musulmans de Figeac sera immédiatement suivie de poursuites – ce fut encore le cas il y a trois jours. Nous jouons le jeu républicain même si nous refusons la démocratie dans sa forme actuelle : tout attaquant en parole, acte ou abstention, doit fatalement venir s’expliquer au poste. Avant le vomi du cupide gratte-papier, les choses allaient plus « cool ».

amende, le 28/10/2007journaliste lotois sans scrupule ni etadame
vous avez d’ecrie c’est gens commme si il etait deja condané en faisant un gros article a la depeche pour vendre des journaux se n’est pas la premiere foi que sa arrive dans le lot. vous ne s’avait meme pas se que le mot islamiste veus dire vous avez pris leur maison en photo mais je ne vois pas pourquoi.

Julieng, le 25/10/2007Droles de réactions!!!!
Les gens qui critiquent nourrissent l’amalgame de nous sommes nombreux à défendre. En effet, il n’y a pas eu arrestation de tous les musulmans de France, mais de seulement 2 personnes dans un petit village. Bien que ces 2 personnes ont été relaché, de lourds soupcons devaient pesés sur eux pour être inquiété par la police. Alors non les journalistes n’assimilent en rien musulmans et islamistes et relatent juste un évèvement qui a eu lieu, si maintenant des lecteurs voient une assimilation celle-ci sera une pure et simple imagination de leur esprit.

Sigmund, le 25/10/2007Journalistes amateurs
ca c’est du grand journalisme !! Vous ne respectez même pas la présomption d’innocence. Vous sortez des articles bourrés de mensonges. Vous accusez sans motifs des gens qui n’ont rien fait et vous étalez sur la place publique leur vie privée car leur seul crime est d’être musulman. Je tiens à signaler que ces deux lotois ont été relâchés ce soir quelques temps après que cet article ait paru. Par ailleurs vous êtes complètement ignorants de la religion musulmane et vous abrutissez vos lecteurs qui n’ont pas besoin de ça. La prochaine fois ayez plus d’égards envers la vie privée de vos pseudo-terroristes sinon vous vous exposerez à des poursuites judicaires.

Antoine_T, le 25/10/2007

Goebbels n’aurait pu faire mieux !
Goebbels n’aurait pu faire mieux !
Un jeune que j’ai connu en Syrie, fraîchement converti, au visage angélique de ces petits bourgeois du collège Jacques Amyot de mon enfance, il part en Egypte pour étudier l’arabe dans une école qui a pignon sur rue et qui est reconnue par l’Etat Egyptien, toujours loin de nos discussions et débats sur les despotes et la politique, réservé, timide, tout jeune père, il ambitionne de s’inscrire dans une grande école de traduction ou d’enseigner la langue de Molière dans une école française du monde arabe, on nous le décrit maintenant comme un activiste, recruteur, prêt à aller mourir en Irak !!!

Cordialement

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2007/10/25/112849-terrorisme-djihad-qui-sont-ils.html

Publié le 25/10/2007 à 08:20, Mis à jour le 25/10/2007 à 09:01
 
Terrorisme. Djihad: qui sont-ils? 

Sept personnes interpellées depuis mardi dans la région toulousaine, dans le Lot et à Paris.

 

Terrorisme. Djihad: qui sont-ils? - DDM

Terrorisme. Djihad: qui sont-ils? DDM

image-zoom dans Rue89

Qui sont ces volontaires toulousains au djihad, prêts à aller combattre dans la mouvance d’Al Qaïda en Irak et à y sacrifier leur vie ? Hier matin, à l’aéroport de Roissy, à son arrivée d’un vol en provenance de l’Asie, un septième homme a été interpellé par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire dans le cadre du coup de filet contre la filière toulousaine qui a débuté mardi (notre édition d’hier).

En février, un Toulousain et un Albigeois, expulsés de Syrie où ils ont été arrêtés en route vers l’Irak, ont été écroués. Deux autres jeunes Toulousains, candidats présumés au combat, aussi. Le « prédicateur », basé en Ariège, a lui été placé sous contrôle judiciaire. Depuis cette date, les services de police remontent les maillons de cette chaîne qui trouve son origine dans la Ville rose.

Cette semaine, avec cette seconde vague d’interpellations, ils s’intéressent à un habitant du quartier Montaudran. Cet homme âgé de 30 ans, d’origine marocaine, qui vit avec une femme et ses deux enfants, est soupçonné d’avoir formé au combat rapproché les futurs djihadistes. Ce voisin « discret, serviable et courtois », selon l’avis général, cet étudiant en licence d’économétrie qui collectionne les diplômes, cache-t-il son jeu, comme le pensent les enquêteurs ? Sur les forums d’internet relatifs à la religion musulmane, il livre sans retenue des pensées qui sonnent comme des préceptes. Et qui sait, parmi son entourage, que ce titulaire d’une ceinture noire de karaté avait rédigé, de sa main, un testament que les policiers ont saisi ? Dans ce document, il fixe notamment la marche à suivre pour le règlement de ses dettes. Reste à voir si cet acte constitue la preuve d’un prochain départ.

Parmi les six autres personnes interpellées qui sont, elles, suspectées d’avoir fourni une aide logistique, et donc a priori moins impliquées, on compte cinq Français de souche convertis à l’Islam, entre autres un père et son fils de 21 ans arrêtés dans le Lot, ou encore un Toulousain de 36 ans, qui habite dans une barre de La Reynerie. Un constat qui ne surprendra pas les spécialistes.

Ce dernier, le « converti d’Auriacombe », du nom d’un des immeubles de La Reynerie, est loin d’être un inconnu pour les policiers qui avaient observé son prosélytisme. Mais aussi parce que cet ouvrier du bâtiment, ex-agent desécurité,est régulièrement convoqué au commissariat pour une chose ou une autre. Récemment encore parce qu’il avait menacé de mort un professeur de collège qui avait morigéné son fils. « Pour moi, il n’a pas toute sa tête », juge un policier du quartier.

Hier, un des deux magistrats parisiens en charge de l’affaire, Marc Trevidic, s’est rendu à Toulouse signifier le prolongements des gardes à vue.

 

Souad : « On nage en plein délire »

Souad, 24 ans, est la compagne d’un des hommes interpellés mardi matin, Karim, âgé de 28 ans, qui tient un stand sur les différents marchés de plein-vent de la ville (Reynerie, Bagatelle…) où il vend des ouvrages sur l’Islam. Des stands qui se taillent d’ailleurs un beau succès auprès des musulmans, notamment des femmes. Ouverte, souvent souriante, Souad, qui porte un hijab, un long voile noir qui ne montre que son visage, a spontanément accepté de répondre à nos questions.

Que reproche-t-on à votre mari ?

On m’a dit qu’il connaissait des gens qu’il ne fallait pas connaître. On m’a sorti les mots de réseau, d’association de malfaiteurs… Je suis tombée de haut. On nage en plein délire ! Je ne comprends pas du tout ce qui c’est passé. Mon mari est un homme comme un autre. Il vend des Corans et des ouvrages sur les marchés.

Est-ce qu’il pratique un islam rigoriste ?

Il vit sa religion à 100 % comme beaucoup de musulmans. Il fait ses prières. Le vendredi, il va à la mosquée. Islamisme, intégrisme… Ces termes me sont inconnus. Ce sont des mots flous. Un musulman a ses bases. A chacun son interprétation de la religion mais il ne doit pas dépasser des limites qu’il connaît. Mon mari ne se situe pas du tout hors de ce cadre-là. Du fait que son stand est très fréquenté, il a sûrement été frôlé par un ou deux personnages indésirables. C’est vrai qu’il connaissait les deux jeunes qui ont été interpellés en Syrie mais je ne pense pas qu’il était au courant de leurs intentions. Il a été choqué lorsqu’il a appris leur arrestation.

Vous-mêmes pourquoi avez-vous choisi de porter le voile ?

On n’est pas musulman à moitié. Dans la religion, il est dit clairement qu’il faut porter le voile. Je ne cherche pas à dire : « Je suis musulmane ». Mais c’est écrit noir sur blanc. Pour moi, c’est une obligation. Aucun imam ne dira le contraire.


collaboration de Plusieurs services

Diligentée par la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la direction centrale de la police judiciaire, l’enquête sur la filière toulousaine associe la Direction centrale des renseignements généraux ainsi que la direction régionale mais aussi Europol, une structure qui offre une base de donnée commune aux pays européens (plusieurs fonctionaires sont ainsi présents à Toulouse), ainsi que des policiers belges qui eux aussi sont à Toulouse depuis mardi.

Jean Noël Gros

 

Réactions des lecteurs

massihou, le 28/10/2007c’est quoi votre justice?
je parle en temp qu’epouse d’un des interpeller en fevrier,tous les chefs d’accusation porter sur mon epoux on été verifier et s’avere nuls!et pourtant mon mari est toujours incarserer a la maison d’arrete de fresnes…..c’est quoi votre justice????pourquoi autant d’acharnements sur les musulmans alors que les sionistes seme autant si c’est pas plus d’horrreur et de terreur?!c’est incomprehensible ce delire!

taslim, le 25/10/2007innocents
effectivement je trouve que l’islam est devenu le centre d’interet des journalistes.pourquoi?ça fait vendre.donc on utilise à tord ou à travers les termes « islamistes », »integristes », »terroristes ».Ca suffit.Laissons donc ces simples musulmans vivre en liberté, auprès de leur famille.en ce qui concerne les testaments, les gens les rédigent,soit atteints de maladies graves, soit à 90 ans alors qu’on ne sait pas l’age auquel nous allons mourir.il est donc logique d’en écrire jeune.enfin, je tiens à souligner le fait qu’il y ait trop d’innocents suspectés de terrorisme pour le simple fait d’etre assidu à ses prières quotidiennes.j’espère que la justice fera son travail et que, comme son nom l’indique, elle sera juste.

kanbo, le 25/10/2007« tous au front »…a condition qu’il soit bien bas !
Encore une fois messieurs les « journalistes » , vous vehiculez de l’amalgame et point d’infos.Vous presentez ces personnes comme djihadistes , islamistes, dans leur ensemble…ou est votre vrai travail celui de l’investigation , de la verification des données…vous vous contentez de faire passer le discours officiel quitte a mettre dans le meme panier activistes , sympathisants ou simples croyants.Ici aussi au Pays Basque des arrestations ont lieu, en nombre sans que pour autant tous soient terroristes..Alors tachez d’attendre les conclusions de l’enquette avant de stigmatiser les uns , les autres, cela appaisera la douleur des familles et redorera votre blason.Je parle en tant que pere d’un des interpellés.

Antoine_T, le 25/10/2007

Les testaments
Bonjour,

On entend souvent parler de testaments dans ces arrestations, je tiens juste à préciser que c’est une chose tout à fait normal en islam et même recommandé comme l’atteste cette parole prophétique : « Il est du devoir de chaque musulman, qui veut léguer quelque chose, de ne pas laisser passer deux années consécutives, sans coucher ses legs dans un testament, qu’il gardera soigneusement.  »

Dans son testament,le musulman doit demander à sa famille d’accepter avec patience le décret divin s’il venait à mourir, mentionner comment ses biens seront partagés conformément au droit musulman, préciser s’il a des dettes impayées, indiquer la personne en charge de laver son corps comme cela fut le cas dans le testament d’un des jeunes arrêtés en février dernier, hors en islam les sources mentionnent que le martyr tombé au combat ne doit pas être lavé, il faut donc cesser de nous parler de ces testaments comme étant les dernières volontés d’un homme avant de se faire sauter.

Cordialement

 

 

https://www.lejdc.fr/saint-leger-de-fougeret/faits-divers/2018/01/10/le-sejour-eclair-dans-la-nievre-en-2001-du-jihadiste-thomas-barnouin-recemment-arrete-en-syrie_12695545.html#refresh

Le séjour éclair dans la Nièvre en 2001 du jihadiste Thomas Barnouin, récemment arrêté en Syrie

 

Publié le 10/01/2018 à 19h14

Le séjour éclair dans la Nièvre en 2001 du jihadiste Thomas Barnouin, récemment arrêté en Syrie

L’Institut européen des Sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret © Siège NEVERS

Le jihadiste français Thomas Barnouin, arrêté en Syrie en décembre, est passé par l’Institut européen des Sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret en 2001. Un passage éclair : il a quitté l’établissement après des problèmes de discipline, qui ont été sanctionnés par l’établissement.

Thomas Barnouin, ce jihadiste français de 36 ans, originaire d’Albi (Tarn) et arrêté en Syrie peu avant Noël, a étudié à l’Institut européen des Sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret au début des années 2000. Ou tout du moins tenté d’apprendre puisqu’il est resté étudiant en langue arabe dans cet établissement proche de Château-Chinon pendant seulement à peine… un mois alors que son cursus devait durer deux ans.

Inscrit en octobre 2001, fraîchement converti à l’islam, il a quitté le Morvan après le conseil de discipline de l’Institut devant lequel il avait été convoqué. « Quinze jours après son arrivée, il a eu des problèmes avec un autre étudiant », se souvient le directeur, Zuhair Mahmood. Selon le chef d’établissement, qui a retrouvé son dossier, le jeune homme s’est emparé d’une cassette audio de chants religieux appartenant à un autre étudiant et l’a détruite. La victime s’en est plainte.

Il est parti de l’établissement après un conseil de discipline

Le conseil de discipline a convoqué le responsable de la dégradation. Il lui a alors été fait obligation de rembourser la cassette et une sanction a été prononcée à son encontre.

Avertissement ? Exclusion… ? Aucune trace dans les archives de l’époque mais « c’était au moins un avertissement », indique Zuhair Mahmood. Thomas Barnouin a fait ses valises et n’est plus jamais revenu. Depuis, le directeur n’en a plus entendu parler.

Selon une dépêche de l’Agence France Presse en date du mercredi 27 décembre, Thomas Barnouin, « vétéran de la nébuleuse jihadiste du Sud-Ouest dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Clain, […], est tombé à la mi-décembre aux mains des combattants kurdes en Syrie, où il était parti se battre en 2014 ».
Et d’ajouter que l’Albigeois a été arrêté par les Unités de Protection du peuple kurde (YPG) dans la région d’Hassaké (nord-est).

Ludovic Pillevesse

 

 

https://www.lejdc.fr/saint-leger-de-fougeret/vie-pratique-consommation/faits-divers/2015/11/18/attentats-l-ecole-coranique-de-saint-leger-de-fougeret-attaquee-sur-rmc_11669894.html

Attentats : l’école coranique de Saint-Léger-de-Fougeret attaquée sur RMC

 

Publié le 18/11/2015 à 20h36

Attentats : l'école coranique de Saint-Léger-de-Fougeret attaquée sur RMC

« Quand une mosquée n’a pas un imam connaisseur à la fois de la religion et des mœurs du pays, toutes les dérives sont possibles », nous livrait en janvier dernier, après les attentats, le directeur de l’IESH, le Dr Mahmood Zuhair.? © MASSON Christophe

« La France a peur. » L’historique déclaration de Roger Gicquel n’a pas fini de faire des émules. Surtout dans le contexte actuel où la première ampoule qui claque… provoque la panique. Que dire alors d’un pétage de plomb en direct.

C’est ce qui s’est produit mardi matin dans l’émission les Grandes Gueules sur RMC, quand, au cours d’une spéciale consacrée aux attentats de Paris, l’un des participants, Pascal Perri, a lancé : « J’ai une petite information, il y a une école coranique dans un petit village du Morvan Nivernais, ce n’est pas la banlieue, à Saint-Léger-de -Fougeret exactement, qui est gardée par des hommes armés et dans laquelle les imams prêchent de façon quotidienne la soumission des femmes aux hommes ».

> Ecoutez le podcast de l’émission : 

Et cet économiste de poursuivre : « Que fait le préfet, que font les élus locaux ? ». Il n’en fallait pas moins pour susciter la crainte des auditeurs nivernais quant à leur sécurité et plusieurs nous ont écrit pour vérifier cette terrible affirmation, partie dans la nature comme une… traînée de poudre.

Contacté, hier, Pascal Perri, semblait un peu gêné aux entournures, affirmant que, concernant les hommes armés, « ces propos lui venaient de gens qui avaient travaillé à l’intérieur… ». Employés dont nous n’aurons pas l’identité pour nous assurer de la véracité de leurs déclarations.

Concernant l’éducation à la soumission, notre animateur croit se souvenir « s’être rendu une fois à ce centre, il y a très longtemps, lors de son inauguration (1) ». On peut aisément penser que ce jour-là, le personnel a proféré des allégations misogynes pour satisfaire la curiosité des visiteurs. Histoire qu’ils ne partent pas les mains vides.

L’exercice radiophonique n’a pas fait rire du tout du côté de l’Institut Européen des Sciences Humaines. Son directeur, le Dr Mahmood Zuhair, se dit « sous le choc ». « Nous allons porter plainte, demander un droit de réponse »… Et le responsable de l’établissement de poursuivre : « Comment quelqu’un, avec ce qui s’est passé, peut-il parler ainsi de notre institution ? C’est inacceptable, c’est de la bêtise. Nous faisons certes l’apprentissage du Coran, mais parler d’école coranique, le message qui est diffusé semble clair ».

Du côté de la préfecture, malgré l’attaque frontale sur l’attentisme, on préfère garder le silence et reconnaître, que l’IESH « est un lieu sensible ». Ce que nous confirme le maire de la commune, Bernard Detilleux, qui, joint hier soir, a évoqué les simples contrôles de gendarmerie qui avait eu lieu sur les routes de Saint-Léger mardi, tout en précisant bien qu’il « n’avait jamais vu une seule arme dans le centre ». Affirmation vérifiée auprès de tous les journalistes qui ont eu l’occasion de visiter ce centre.

Quant aux autres élus incriminés, ils se sont dits complètement interloqués par ces propos dont la portée ternit aussi l’image de la Nièvre. Et comme pour souligner cette incongruité, l’un d’eux souligne la présence des membres de cette école à Nevers derrière un drapeau français lors de la minute de silence de lundi.

Une minute, c’est le temps de cette intervention sur les ondes de RMC.

Jean-Philippe Bertin
Rédacteur en Chef

(1) C’était en 1991. Le centre fêtera en 2016 ses 25 ans.

 

Nouveau message audio du Toulousain Fabien Clain

C’est sans aucune surprise que je prends connaissance de cette information.

Voir mes publications de ces derniers jours, notamment, précisément, celle du 7 janvier 2018.

Puisque la question se pose de savoir s’il est toujours vivant, je dirai que oui.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/nouveau-message-audio-du-toulousain-fabien-clain-voix-daesh-lors-attentats-du-13-novembre-1397609.html

Nouveau message audio du Toulousain Fabien Clain, “voix” de Daesh lors des attentats du 13 novembre

 

Fabien Clain / © AFP

Fabien Clain / © AFP

 

Daesh a diffusé le 7 janvier un nouveau message audio lu par le jihadiste toulousain, qui avait, avec son frère Jean-Michel, revendiqué les attentats du 13 novembre 2015.

Par Fabrice Valery Publié le 09/01/2018 à 10:53

Il s’agit du premier épisode en français d’une série de textes de Daesh, signale le chercheur Romain Caillet, qui a repéré sur internet un nouveau message audio lu par le jihadiste toulousain Fabien Clain : des textes « portant sur la clarification de la doctrine religieuse de l’Etat Islamique », précise Romain Caillet, spécialiste des questions islamistes.

Ce message a été diffusé début janvier. Il est donc lu en français par Fabien Clain et annonce une série de lectures qui pourrait être mise en ligne rapidement. Sa voix et celle de son frère Jean-Michel avait été identifiée dans le message de revendication des attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre 2015.

En revanche, selon Romain Caillet, il n’est pas possible de dater l’enregistrement : il s’est déroulé entre le 15 septembre 2017 (date de diffusion par Daesh de la version du texte en arabe) et le 7 janvier 2018, date de la diffusion de la version française.

La datation est importante : entre ces dates, il s’est passé beaucoup de choses avec l’avancée de la lutte contre Daesh en Syrie et la prise des villes détenues par l’Etat Islamique. Impossible donc de dire que le Toulousain Fabien Clain est toujours vivant.

D’autant que ces dernières semaines ont été marquées par des interpellations notamment par les combattants kurdes, de jihadistes français qui fuyaient la Syrie : l’Albigeois Thomas Barnouin et le Toulousain Mohamed Megherbi ont été arrêtés mi-décembre.

Ce qui est intéressant c’est que ces deux-là faisaient partie de la mouvance de la « filière d’Artigat » (Ariège) d’acheminennt de jihadistes français, condamnés en 2009 par la justice française. Une mouvance dans laquelle on retrouvait Olivier Corel, les frères Merah, les frères Clain, Sabri Essid… A l’exception de Corel (qui serait toujours en France selon des policiers du renseignement) et des frères Merah (Mohamed Merah est mort en 2012, son frère Abdelkader est incarcéré depuis cette date), les autres ont réussi à partir de France, vraisemblablement en 2014, pour rejoindre la Syrie. Au nez et à la barbe des services français.

 

Terrorisme : les djihadistes toulousains ont bien des complices dans le Lot

 

Puy-l'Evêque Capdenac

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

Nous le disions depuis longtemps, les arrestations du mois dernier en Syrie vont peut-être fournir de nouvelles informations à ce sujet.

 

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-une-figure-de-la-filiere-djihadiste-d-artigat-interpellee-en-syrie-05-01-2018-2184185_23.php

EXCLUSIF. Une figure de la filière djihadiste d’Artigat interpellée en Syrie

 

Mohamed Megherbi est l’un des Français interceptés à la mi-décembre. Il était dans le même convoi que Thomas Barnouin, autre vétéran français du djihad.

 

Par

Publié le 05/01/2018 à 10:06 | Le Point.fr
<p>Six djihadistes français, soupçonnés d’avoir livré bataille dans les rangs de l’organisation État islamique (EI), ont été interceptés par les Unités de protection du peuple kurde (YPG) en Syrie.</p>
Six djihadistes français, soupçonnés d’avoir livré bataille dans les rangs de l’organisation État islamique (EI), ont été interceptés par les Unités de protection du peuple kurde (YPG) en Syrie.© NurPhoto

Selon nos informations, Mohamed Zine El Abidine Megherbi, 36 ans, né à Toulouse, a été arrêté en Syrie, le 13 décembre dernier, avec cinq autres ressortissants français radicalisés, partis combattre au début de l’année 2014 en zone syro-irakienne. Les identités de trois Français – Thomas Barnouin, 36 ans, Thomas Collange, 35 ans, et Romain Garnier, 34 ans – avaient été dévoilées par LCI le 28 décembre après leur arrestation par les forces kurdes à proximité de la frontière turque.

Toujours selon nos informations, à leurs côtés se trouvaient – outre Mohamed Megherbi –, le jeune frère de ce dernier, âgé de 29 ans, prénommé Najib, ainsi qu’un certain Kevin Gonot, 31 ans, demi-frère de Thomas Collange. Ces six djihadistes, soupçonnés d’avoir livré bataille dans les rangs de l’organisation État islamique (EI), ont été interceptés par les Unités de protection du peuple kurde (YPG) alors qu’ils tentaient de gagner la ville frontalière de Ras al-Aïn, dans la région d’Hassaké, située dans le nord-est du pays.

LIRE aussi Djihadistes arrêtés en Syrie : les confessions de Thomas Barnouin et Thomas Collange

La plupart d’entre eux ont pour point commun leur proximité avec les frères Fabien et Jean-Michel Clain. La voix du premier avait porté la revendication des attentats de Paris et Saint-Denis en novembre 2015, sur fond de nasheed (chant religieux) entonné par son cadet. Mohamed Megherbi est également marié avec l’une des sœurs Clain, Amélie Grondin. De son côté, Kevin Gonot est, lui, en couple avec Jennifer Clain, fille aînée d’Anne-Diane Clain, la seconde sœur des frères du même nom.

Nébuleuse

 

Mohamed Megherbi ©  DR

Ce vétéran du jihad a été arrêté, le 13 décembre, à la frontière syro-turque en compagnie de cinq autres français, soupconnés d’être partis combattre dans les rangs de l’organisation Etat islamique.© DR

Mohamed Megherbi, alias Abou Ibn Hamz ou bien encore Zine, et Fabien Clain, alias Omar, avaient été condamnés au mois de juillet 2009 par la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Paris à respectivement six et cinq ans de prison pour leur participation à une filière de recrutement et d’acheminement de djihadistes à destination de l’Irak, depuis la commune d’Artigat dans l’Ariège. Au cours de ce même procès, Thomas Barnouin avait écopé d’une peine de cinq ans de détention, de même que Sabri Essid, demi-frère de Mohammed Merah.Megherbi et Clain, membres de la mouvance islamiste radicale, avaient aussi été observés, au début de l’année 2003, par les services de renseignements belges lors d’un séjour de six mois dans la commune d’Anderlecht, à Bruxelles, au contact de salafistes locaux. Les deux inséparables comparses avaient ensuite regagné le sud-ouest de la France, avant d’être interpellés après le démantèlement de la filière d’Artigat en février 2007. Libéré à l’issue de sa peine, Mohamed Megherbi est finalement parvenu à gagner la Syrie au début de l’année 2014.

L’émir blanc d’Artigat

Kevin Gonot, alias Hassan ou Abou Sofyan, l’aurait précédé de quelques mois en terre de « shâm ». Converti à l’islam avec ses parents et son demi-frère au début des années 2000, il a séjourné, une première fois, en Syrie en 2004, avant de vivre deux ans, entre 2005 et 2007, dans le quartier de Nasr City au Caire, en Égypte, selon ses propres déclarations aux enquêteurs antiterroristes venus perquisitionner la maison familiale à Capdenac-le-Haut, dans le Lot, à l’automne 2007 dans le cadre d’investigations sur une autre filière djihadiste.

 

Olivier Corel ©  AFP

Olivier Corel, alias « l’émir blanc d’Artigat », en 2012.© AFP

Selon la documentation des services de renseignements de l’époque, Kevin Gonot et Thomas Collange, alias Mokhtar, obéissaient alors aux « préceptes les plus rigoristes de l’islam » diffusés par Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc d’Artigat ». Plus récemment, le nom de Kevin Gonot est revenu aux oreilles des services spécialisés dans la lutte contre le terrorisme alors qu’il avait effectué quatre séjours en Égypte entre les mois de mai et de septembre 2013. Ce dernier aurait ensuite pris part à des combats dans la ville d’Alep, en Syrie. Kevin Gonot a été condamné, au mois d’avril 2016, à neuf ans de prison à l’issue du procès de la filière, dite de Champigny-sur-Marne, d’envoi de djihadistes en zone syro-irakienne.LIRE aussi Pourquoi Olivier Corel n’a jamais été condamné pour terrorisme

Sur le même sujet

Djihadistes arrêtés en Syrie : les confessions de Thomas Barnouin et Thomas Collange

Terrorisme : les djihadistes toulousains ont bien des complices dans le Lot dans AC ! Brest myad

 

http://www.lepoint.fr/justice/filiere-djihadiste-de-champigny-les-12-prevenus-condamnes-12-04-2016-2031696_2386.php

Filière djihadiste de Champigny : les 12 prévenus condamnés

 

Les membres de ce groupe du Val-de-Marne s’étaient rendus en Syrie. Ils ont écopé de peines allant de trois ans, dont deux avec sursis, à dix ans de prison.

 

Source AFP

Modifié le 12/04/2016 à 16:40 – Publié le 12/04/2016 à 14:44 | Le Point.fr
Les 12 prevenus au proces de la filiere djihadiste de Champigny-sur-Marne ont ete condamnes.
Les 12 prévenus au procès de la filière djihadiste de Champigny-sur-Marne ont été condamnés. © AFP/ LOIC VENANCE

 

Des djihadistes encore en Syrie, combattants ou « gourous », une mère de famille qui y avait rejoint son époux, des soutiens logistiques : douze prévenus ont été condamnés mardi à Paris à des peines allant jusqu’à 10 ans de prison au procès de la filière de Champigny-sur-Marne. Par deux vagues successives, les 10 et 12 août 2013, les membres de ce groupe du Val-de-Marne, en banlieue parisienne, s’étaient rendus en Syrie. Plusieurs d’entre eux s’y trouvent encore, et ont été condamnés par défaut, en leur absence.

Ils s’étaient radicalisés pour la plupart en fréquentant la mosquée Triton de Villiers-sur-Marne. Notamment au contact de son « imam » Mustapha Mraoui, en fuite, décrit comme un « gourou », et d’un autre homme, Karim Assani, qui occupait une place de référent religieux. Considérés par le tribunal correctionnel de Paris comme les « organisateurs » des départs en Syrie, ils ont été condamnés en leur absence à dix ans d’emprisonnement, avec une période de sûreté des deux tiers.

Assani est probablement mort sur place. Tout comme un autre membre du groupe, Mikaël Batista. Ce dernier a néanmoins été condamné à neuf ans de prison, avec une période de sûreté des deux tiers. Les deux prévenus qui comparaissaient détenus devant le tribunal correctionnel de Paris ont quant à eux été condamnés à sept et huit ans de prison. Le parquet avait requis contre eux neuf ans de prison. Aucun des trois prévenus qui étaient libres n’a été incarcéré à l’issue de l’audience. Préparés à l’éventualité de dormir en prison, certains avaient fait leur sac pour se rendre au palais de justice.

Jugement qui « donne une chance »

Parmi eux, une jeune mère de famille de 27 ans, qui s’était rendue avec ses trois enfants en Syrie pour y rejoindre son mari, dont elle est aujourd’hui en instance de divorce. Elle avait transporté dans sa valise, en soute, deux lunettes de visée. Notant son « évolution positive », le tribunal l’a condamnée à cinq ans de prison, dont trois avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve. La partie ferme de sa peine peut être aménagée et purgée autrement qu’en détention.

Son avocate, Me Daphné Pugliesi, a salué un jugement « équilibré, qui tient compte de ce que chacun a fait, mais également de ce que chacun est ». Cette décision « lui donne une chance » et la possibilité de « s’amender » et d’élever ses enfants, a-t-elle ajouté.

Deux hommes aux rôles « ponctuel », « périphérique », qui se voyaient reprocher un soutien logistique, ont été condamnés à trois ans de prison. Dont la moitié avec sursis pour l’un, et deux ans avec sursis pour l’autre.

À travers ce dossier transparaît le « drame humain » des familles de jeunes radicalisés qui partent faire le djihad, « l’incompréhension totale », la « détresse absolue », avait souligné dans son réquisitoire la magistrate du parquet, de ceux qui font tout leur possible pour convaincre un frère, un fils, de revenir.

Dans cette affaire apparaît également Mickaël Dos Santos, décrit par le parquet comme « le fanatique du groupe », qui a rejoint les rangs du groupe djihadiste État islamique (EI) mais fait l’objet d’une autre procédure, criminelle. Cet homme a posté sur Facebook des photos de têtes coupées et se vante de multiples exactions, avec des messages tels que : « La dernière fois que j’ai tué, c’était hier. »

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/filiere-djihadiste-champigny-peines-confirmees-appel-1204321.html

Filière djihadiste de Champigny : peines confirmées en appel

 

Des journalistes devant le domicile d'un des membres présumés de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le 19 novembre 2014. / © LIONEL BONAVENTURE / AFP

Des journalistes devant le domicile d’un des membres présumés de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le 19 novembre 2014. / © LIONEL BONAVENTURE / AFP

 

La cour d’appel de Paris a alourdi ou confirmé ce lundi les condamnations de douze prévenus, qui vont jusqu’à dix ans de prison.

Par France 3 Ile-de-France avec AFP Publié le 27/02/2017 à 17:39 Mis à jour le 27/02/2017 à 17:47

La cour d’appel de Paris a alourdi ou confirmé lundi les condamnations, qui vont jusqu’à dix ans de prison, de douze prévenus au procès en appel de la filière djihadiste de Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Par deux vagues successives, les 10 et 12 août 2013, des membres de ce groupe s’étaient rendus en Syrie. Plusieurs d’entre eux s’y trouveraient encore et ont été jugés par défaut, en leur absence.Ils s’étaient radicalisés pour la plupart en fréquentant la mosquée Triton de Villiers-sur-Marne. Notamment au contact de son « imam » Mustapha M., en fuite, décrit comme un « gourou » et d’un autre homme, Karim A., qui occupait une place de référent religieux. Il est sans doute mort en Syrie, tout comme un autre des prévenus, Mikaël B.

Six hommes condamnés à la peine maximale

Ils font partie des six hommes à être condamnés à la peine maximale, dix ans d’emprisonnement avec une période de sûreté des deux tiers. Un septième absent au procès a pour sa part vu sa peine de neuf ans confirmée en appel. Tous font l’objet d’un mandat d’arrêt.

Les deux détenus présents ont été condamnés respectivement à neuf et sept ans de prison, avec une période de sûreté des deux tiers, ce qui les prive de possibilité de permission de sortie ou de libération conditionnelle pendant cette période.

Contre les neuf prévenus les plus lourdement condamnés, la cour d’appel a prononcé une privation des droits civils civiques et de famille pour cinq ans.

A lire aussi

 

http://www.leparisien.fr/champigny-sur-marne-94500/les-djihadistes-de-champigny-restent-proches-de-maman-07-03-2016-5606141.php

Les djihadistes de Champigny restent proches de maman

 

>Île-de-France & Oise>Val-de-Marne>Champigny-sur-Marne|Denis Courtine| 07 mars 2016, 22h11 |15
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Mickaël Dos Santos envoyait dans le même temps des messages d’amour à sa mère et une photo de têtes tranchées à ses copains avec cette légende : « belle brochette ». (I télé.)

 

Des têtes tranchées pour épater les copains, des « je t’aime » pour maman. Mickaël Dos Santos, un temps considéré comme un des bourreaux de l’État islamique, n’était pas le seul membre de la filière djihadiste de Champigny à applaudir les atrocités sur les champs de bataille et à envoyer dans le même temps des mots doux à sa mère. C’est du moins ce qu’a relevé ce lundi le président de la 16e chambre correctionnelle de Paris : « Ce qu’il y a de particulier dans ce dossier, c’est le lien que les prévenus continuent d’entretenir avec leur famille ».

Pendant six jours, onze hommes et une femme comparaissent pour avoir pris part à une importante filière d’acheminement de djihadistes à destination des zones de combat en Syrie en août 2013. Seuls cinq d’entre eux étaient présents au tribunal. Les autres, dont le leadeur Mustapha Mraoui, ancien imam autoproclamé de la mosquée Al Islah de Villiers, sont toujours sous le coup de mandats d’arrêt.

Mickaël Dos Santos ne fait pas partie de ces prévenus. Mais le cas de ce jeune de 24 ans, qui sera jugé ultérieurement en raison de la gravité des actes qui lui sont reprochés, a tout de même été évoqué par le tribunal. Comme d’autres membres de la filière de Champigny, il faisait partie de la deuxième vague de djihadistes partis ensemble en Syrie le 16 août 2013.

Ce lundi, le témoignage de sa mère a été lu à l’audience. Ana Dos Santos raconte la conversion de son fils, passé en quelques mois de la religion catholique à l’islam radical en fréquentant la mosquée de Villiers. « Il me disait qu’il n’avait jamais été aussi heureux. Il ne faisait plus rien à la maison. Il mangeait par terre avec ses mains. » Jusqu’à ce message à sa mère dans lequel il annonce qu’il part combattre et qu’il conclut par ces mots : « Je t’aime maman. Convertis-toi. Renseigne-toi sur cette belle religion. » En Syrie, il envoie un nouveau message à Ana et lui annonce qu’il travaille désormais à la police islamique et qu’il est mieux payé. Dans le même temps, il envoie à deux de ses copains cette fameuse photo de têtes tranchées avec cette légende : « belle brochette. »

Dans le box, les deux membres de la filière djihadiste incarcérés ne bronchent pas. Il y a là Abdelhakim Ahl Tahar, un ancien éboueur de Champigny qui a connu Mickaël Dos Santos et Hedi Arbouche, un converti de Torcy (Seine-et-Marne). Cheveux longs gominés, chemise rose, ce jeune était l’un des proches d’un autre absent du procès : le combattant Iliès Chahiba. C’est l’ex-femme de ce dernier qui s’est longuement exprimée ce lundi à l’audience. Cette habitante de Montrouge (Hauts-de-Seine) est elle aussi poursuivie mais pour avoir apporté à son mari des lunettes de visée et des vêtements de camouflage.

« C’était uniquement pour lui plaire », s’est justifiée en pleurant celle qui était « folle amoureuse » du premier homme qu’elle avait connu et qui lui avait dit un jour qu’il lui préparait « une petite ceinture d’explosifs ». Aujourd’hui, selon elle, Iliès Chahiba serait remarié à une Allemande et combattrait toujours dans les rangs de l’État islamique. Comment le savez-vous, l’a interrogée le président. « Sa mère me l’a dit. Il lui a téléphoné vendredi dernier. »

 

https://www.ladepeche.fr/article/2007/10/25/112882-capdenac-haut-reseau-al-qaida-lotois-allaient-syrie.html

Publié le 25/10/2007 à 09:00, Mis à jour le 25/10/2007 à 09:07
Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie 

Police. L’étonnement suite à l’arrestation d’un père et de son fils, à Capdenac-le-Haut.

 

Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie - DDM

Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie DDM

image-zoom dans Calomnie

La vie a finalement repris son cours hier matin au lieu dit Le Soulié, commune de Capdenac-le-Haut.

En effet, si l’annonce de l’arrestation de deux personnes, membres de la famille Gonot (lire notre édition d’hier), soupçonnées de faire partie d’un réseau de recrutement pour Al Qaïda a fait beaucoup jaser, ce n’est pas tant le moment de l’interpellation, faite en silence, qui aura pour autant réveillé les habitants. Seule une voisine raconte avoir vu passer cinq voitures blanches avec des gyrophares, sans plus. Mais l’affaire a surpris. Des terroristes implantés sur le territoire lotois ?

L’histoire est d’autant plus étrange que la famille en question ne semblait pas a priori porter de soupçon. Mais on a appris hier que l’un des jeunes arrêtés multipliait les allers et retours entre le Lot, la Syrie et l’Égypte. Il aurait pu recruter de jeunes Lotois pour faire le djihad (traduisez la guerre sainte) en Irak. Derrière la façade, donc, des combattants déterminés à défendre leur cause : « C’était des gens très gentils, très serviables, commente une voisine, ils se sont toujours proposés de nous aider lorsque nous avons eu des problèmes comme les inondations en 2003. Toujours un bonjour, toujours un sourire, mais il est vrai que nous les voyions de moins en moins. »

Tous les quatre d’origine française, ce n’est qu’il y a 5 ans que la famille s’est convertie à l’Islam, du moins, c’est que que laissait présenter leur habillement. « Stéphane, 57 ans, s’était laissé pousser la barbe, Christine, 59 ans, était voilée, les cheveux rasés. »

Quand aux deux fils, Kevin, 21 ans, arrêté avec le père mardi matin, et Thomas, 26 ans, ils ne vivaient plus avec les parents. « Le plus âgé était sur Toulouse, quant au plus jeune, il était soit disant parti apprendre l’arabe en Égypte. Tous deux avaient déjà des enfants dont une fille de 4 mois. C’est la semaine dernière que la mère m’a dit que son jeune fils devait revenir vendredi. » L’étonnement est donc immense dans la petite commune. Qu’est-ce qui a poussé la famille à se convertir à l’Islam ainsi qu’à rejoindre un tel réseau ? Cependant, plus les habitants de la commune y pensent, plus les choses se clarifient. « Ils ne travaillaient plus depuis au moins deux ans. Elle s’occupait auparavant de jeunes à problèmes ainsi que des handicapés. Lui, en revanche, était expert en pyrotechnie. C’est lui qui se chargeait des feux d’artifice et nous l’avions même aperçu une fois à la télé alors qu’ils s’occupaient des feux d’artifice des jeux olympiques. Il s’y connaissait donc peut-être en explosif. »

Mickaël Marcq et Jean-Claude Sénac

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/filiere-djihadiste-en-seine-et-marne-trois-fideles-de-la-mosquee-de-lagny-mis-en-examen_1914516.html

Filière djihadiste en Seine-et-Marne: trois fidèles de la mosquée de Lagny mis en examen

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 03/06/2017 à 21:29

La mosquée de Lagny-sur-Marne, en banlieue parisienne, le 2 décembre 2015.

La mosquée de Lagny-sur-Marne, en banlieue parisienne, le 2 décembre 2015.AFP Photo/THOMAS SAMSON

Les trois hommes ont été mis en examen vendredi par des juges parisiens pour association de malfaiteurs terroriste et placés sous contrôle judiciaire

 

L’édifice religieux avait été fermé au lendemain des attentats du 13 Novembre. Trois fidèles de la mosquée « radicale » de Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne, ont été mis en examen dans une enquête sur une filière de recrutement pour le djihad en Syrie, a-t-on appris ce samedi de source proche du dossier.

Interpellés mardi pour deux d’entre eux à Lagny et pour le troisième à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), ils ont été mis en examen vendredi par des juges parisiens pour association de malfaiteurs terroriste et placés sous contrôle judiciaire, a précisé cette source. Les deux premiers, Nabil Aissaoui et Manuel Gomez, jeunes trentenaires assignés à résidence depuis deux ans et demi, dès le lendemain des attentats du 13 novembre 2015, sont bien connus des enquêteurs.

Lieutenants de l’ancien imam

Selon des « notes blanches » des services de renseignement, les deux hommes sont considérés comme des lieutenants de l’ancien imam local, Mohamed Hamoumi, soupçonné d’avoir organisé le recrutement de volontaires pour le djihad et qui a fui au Caire fin 2014. Nabil Aissaoui, dont le frère est parti en Syrie, est soupçonné d’avoir aidé l’imam à fuir et d’avoir organisé chez lui une école coranique clandestine, selon ces notes. Le parquet avait requis son placement en détention provisoire.

LIRE AUSSI >> Fermeture de la mosquée de Lagny: « coup médiatique » ou vrai danger?

Manuel Gomez, converti à 17 ans, a été arrêté à la frontière hongroise fin 2014, alors qu’il tentait de rejoindre la zone irako-syrienne. L’été dernier, il a purgé deux mois de prison pour avoir dérogé au triple pointage quotidien au commissariat imposé par son assignation.

Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) les ont arrêtés dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en 2015 sur une filière djihadiste en Seine-et-Marne, après une enquête préliminaire datant de 2013, a ajouté la source proche du dossier.

Lagny, épicentre d’un département « à risque »

La mosquée de Lagny, présentée par le gouvernement comme un « foyer d’idéologie radicale », avait été fermée en décembre 2015 dans le cadre de l’état d’urgence. Vingt-deux interdictions de sortie du territoire et neuf assignations à résidence d’ »individus radicalisés » avaient été prononcées. Dans la foulée, l’association qui gérait le lieu avait été dissoute, une mesure inédite en France, selon les autorités.

La commune de Lagny, voisine de Disneyland Paris, fait désormais figure d’épicentre d’un département « à risque » où, en décembre, 275 personnes étaient suivies dans le cadre de la lutte contre la radicalisation violente, et une dizaine assignées à résidence, selon une source judiciaire, contre cinq en Seine-Saint-Denis.

Dans la commune toute proche de Torcy, une mosquée fréquentée par les membres d’une cellule djihadiste, dont le procès se tient en ce moment à Paris, a été fermée en avril.

 

Données personnelles de policiers sur la Toile : des dates qui interrogent

J’ai déjà évoqué ce sujet le 28 juin dernier, j’y reviens après avoir publié mes statistiques de blog pour le mois de juin 2016, car elles mettent en exergue les mêmes dates, à savoir les 2 et 6 juin 2016, puis le week-end des 11 et 12 juin 2016, au cours duquel a eu lieu la tuerie d’Orlando, avant le double assassinat du 13 juin 2016  à Magnanville, deux attentats revendiqués par l’Etat islamique.

Cette étrange affaire de vengeance personnelle d’un employé de la mutuelle pour une question de prime n’a depuis pas connu de nouveau développement, on ne sait ce que donne l’enquête de police. L’auteur des faits conteste cette version d’une vengeance contre son employeur qui lui-même ne la confirme pas.

Par ailleurs, mon inquiétant lecteur tunisien (voir mes articles des 13 et 17 juin 2016) est revenu sur le même article que lors de ses précédentes visites sur mon blog Satanistique hier, 2 juillet 2016, à 12h08 :

 

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Les données personnelles de 112.000 policiers ont fuité sur le web

 

  • Par Caroline Piquet
  • Mis à jour le 27/06/2016 à 15:40
  • Publié le 27/06/2016 à 14:18

 

Capture d'écran du site Internet de la Mutuelle générale de la police.

Ces éléments, issus de la Mutuelle générale de la police, se sont retrouvés sans protection sur un fichier en ligne. Selon son président Benoît Briatte, il s’agit d’un acte malveillant venant de l’un de ses collaborateurs.

Deux semaines après le double meurtre d’un couple de policiers à Magnanville, l’affaire est embarrassante. Les coordonnées personnelles de 112.000 policiers, adhérents de la Mutuelle générale de la police (MGP), ont été abusivement diffusées sur le web, révèle RTL ce lundi. «La MGP a été victime d’un acte malveillant de manière intentionnelle de la part d’un de ses collaborateurs», nous a confirmé son président Benoît Briatte, qui a déposé plainte jeudi dernier.

Les faits se sont déroulés à l’agence de Limoges en Haute-Vienne, où un employé de la mutuelle a extrait un fichier interne regroupant les données personnelles de dizaines de milliers d’adhérents pour les transférer vers Google Drive, un service de stockage et de partage de fichiers dans le cloud. «Ce fichier se trouvait sur un serveur sécurisé, uniquement accessible aux salariés habilités», reprend Benoît Briatte. «Ce collaborateur a donc agi au mépris de toutes les règles de confidentialité et de déontologie internes à l’entreprise».

Numéros de téléphone, adresses mail, adresses postales… Toutes ces informations se sont retrouvées en ligne, sans protection particulière. En effet, quiconque dispose actuellement du lien URL de ce document en ligne peut consulter la liste des noms. «Mais il faut avoir le lien», insiste le président de la MGP. A-t-il été partagé à des tiers en dehors de l’entreprise? Il est encore trop tôt pour le savoir. «Mais je pense qu’il y a plus de peur que de mal», commente le gérant, qui a pris de nouvelles mesures de sécurité en interne, dès le 6 juin. «On a ajouté un niveau de contrôle supplémentaire lorsque les salariés veulent accéder aux données des clients».

Un salarié «comme les autres»

La Mutuelle des policiers est pourtant habituée aux attaques informatiques. «Comme nos adhérents sont des policiers, c’est très régulier», reprend Benoît Briatte. «Mais quand la menace vient de l’intérieur, c’est plus compliqué». La date exacte du piratage n’est pas encore connue. L’entreprise aurait commencé à avoir des doutes le 2 juin dernier, après avoir remarqué des «échanges bizarres» entre plusieurs salariés et l’employé suspecté. Selon RTL, ce dernier aurait agi par vengeance pour une histoire de prime non versée. Une version que le président de la MGP refuse de confirmer: «il ne nie pas les faits mais n’a pas expliqué sa démarche», précise Benoît Briatte, qui décrit «un salarié comme les autres, présent dans l’entreprise depuis plusieurs années». Dans l’attente, il a été suspendu de ses fonctions et risque le licenciement.

Une enquête judiciaire a été ouverte à Toulouse la semaine dernière et des poursuites civiles ont été engagées. À la demande de la justice, Google devrait effacer ces données sensibles. À l’heure où la protection des forces de l’ordre est une priorité, ce piratage tombe très mal. «C’est très grave, surtout dans le contexte actuel», commente une source policière, qui a souhaité garder l’anonymat. «Ce type de désagrément engendre de l’inquiétude chez les fonctionnaires mais aussi dans leurs familles». D’autant que la MGP est l’une des mutuelles qui comptent le plus d’adhérents parmi les policiers et les agents du ministère de l’Intérieur. «Préviendront-ils les adhérents concernés?»

Cette même source policière s’interroge aussi sur le timing: les deux policiers tués à Magnanville, «Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing étaient adhérents de la MGP. Ils sont décédés le 13 juin, la fuite a eu lieu avant le 6… Pour le moment, on n’établit pas de lien mais on peut s’interroger». «C’est extrêmement préoccupant», renchérit sur RTL Nicolas Comte, secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP Police-FO, qui réclame des institutions qu’elles «renforcent leur sécurité».

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/toulouse-les-donnees-personnelles-de-112-000-policiers-sans-protection-sur-internet-7783863340

Toulouse : les données personnelles de 112.000 policiers sans protection sur Internet

 

INFO RTL – Les coordonnées de milliers d’agents se sont retrouvées sans protection sur la toile. Il semble s’agir d’un acte de malveillance volontaire.

 

Données personnelles de policiers sur la toile : des dates qui interrogent dans Attentats 7783069487_une-equipe-police-secours-du-commissariat-du-15e-arrondissement-part-en-patrouille-illustration
Toulouse : les données personnelles de 112.000 policiers sans protection sur Internet Crédit Image : PATRICK KOVARIK / AFP Crédit Média : Damien Delseny / RTL

 

par Damien Delseny , La rédaction numérique de RTL publié le 27/06/2016 à 08:00

Deux semaines après le meurtre de deux policiers, chez eux à Magnanville (Yvelines), c’est une fuite qui fait frémir. Les données personnelles d’environ 112.000 policiers, et de leurs proches adhérents de la Mutuelle Générale de la Police, se sont retrouvées sans protection sur Internet. Une plainte a été déposée la semaine dernière et une enquête est ouverte à Toulouse. Selon nos informations, elle vise un employé de la mutuelle qui aurait agi par vengeance.

Le piratage remonte au 2 juin dernier, lorsqu’un responsable d’agence de la mutuelle, installé à Limoges, décide de copier le fichier des adhérents pour le télécharger sur le cloud de Google. En clair, les adresses et numéros de téléphone de 112.000 policiers, actifs et retraités, se retrouvent alors sur un support non sécurisé, protégé par un simple mot de passe. La direction de la mutuelle, qui a mis à pied l’employé indélicat, a mis trois semaines pour découvrir l’étendue des dégâts.

Un différend entre l’employé et sa hiérarchie

D’après les premiers éléments de l’enquête, ce détournement de données très sensibles aurait pour cause un différend entre l’employé et sa hiérarchie pour une sombre histoire de primes non versées. Mais à l’heure où l’anonymat des policiers doit plus que jamais être protégé, comme le souhaite François Hollande, cette affaire tombe évidemment très mal.

« C’est extrêmement préoccupant« , s’inquiète Nicolas Conte, secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP Police-FO, qui réclame des institutions qu’elles « renforcent leur sécurité ». En attendant les conclusions de l’enquête judiciaire, Google France a été prié d’effacer les données sensibles de ses fichiers. L’opération de nettoyage serait en cours.

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par Damien DelsenyJournaliste RTL

 

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/16489-Les-donnees-de-sante-de-112-000-policiers-piratees

Mutuelle Générale de la Police
Les données de santé de 112 000 policiers piratées

 

Les données de santé de 112 000 policiers et leurs proches ont fuité sur Internet. Un acte malveillant est à l’origine de cette fuite.

 

Les données de santé de 112 000 policiers piratées
scanrail/epictura
pencil dans Crime
Publié le 30.06.2016 à 07h15

 

Comme un air de vengeance parmi les rangs de la police municipale. Une fuite massive de données de santé émanant de la Mutualité générale de la police a été détectée. Des informations concernant quelque 112 000 policiers et leurs proches ont été dévoilées sur Internet. A l’origine de cette bévue : un employé d’une société sous-traitante de la mutualité, qui aurait agi par esprit de représailles.

Les faits, relatés par RTL, se sont déroulés au début du mois de juin. Un employé d’une agence située à Limoges aurait décidé de copier le fichier des adhérents et de les télécharger sur le « cloud » de Google.

Sécurité des données

Sur cette plateforme de stockage des données personnelles, un simple mot de passe suffit pour enregistrer ses documents, puis y accéder partout. Si ces données ne sont pas directement accessibles, elles se retrouvent particulièrement vulnérables sur ce support.

L’homme aurait agi à la suite d’un différend professionnel ; en effet, il avait engagé une procédure contre son employeur aux Prud’hommes pour le non versement d’une prime.

La police se montre plutôt sereine face à l’événement et invite à ne pas s’emballer. Toutefois, il est à noter que la Mutualité a mis plus de trois semaines à se rendre compte de la fuite. Des questions émergent sur la sécurité qui entoure ces données.

Une enquête pour « détournement de données sensibles » a été ouverte le 23 juin après le dépôt de plainte de la présidente de la mutuelle au commissariat de Toulouse.

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http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2016/07/03/les-donnees-personnelles-de-milliers-de-policiers-se-retrouvent-sur-google_11979005.html

Limousin > Limoges 28/06/16 – 08h06
Les données personnelles de milliers de policiers se retrouvent sur Google

 

Une plainte a été déposée à Toulouse mais l’enquête pourrait être confiée à la police de Limoges - Thomas JOUHANNAUD
Une plainte a été déposée à Toulouse mais l’enquête pourrait être confiée à la police de Limoges – Thomas JOUHANNAUD 

Quelques jours après l’assassinat de deux policiers à leur domicile, une fuite de données personnelles touche des milliers d’agents de police en France. Un Limougeaud en serait à l’origine.Adresses, numéros de téléphone et données personnelles en accès sur Internet : dans le climat actuel, où un couple de policiers vient d’être assassiné à Magnanville à son domicile, l’affaire est plus que sensible dans les commissariats de France.

Un acte malveillant ?

Révélés par la radio RTL, les faits remonteraient au début du mois de juin. Un employé de la Mutuelle générale de la Police (MGP) aurait publié sans protection les données personnelles des 112.000 adhérents (actifs et retraités) sur le cloud de Google, le système de stockage de données en ligne.

Selon la radio, le responsable limougeaud aurait pu agir par vengeance. Un contentieux entre la MGP et le mis en cause a propos d’une prime non versée existe. Une accusation que la MGP elle-même n’a pas confirmée de manière officielle, son président Benoît Briatte affirmant que le salarié « n’a pas expliqué sa démarche ».

Cette version d’un acte malveillant, la personne incriminée la conteste formellement. A travers son avocat Me Richard Doudet, elle nie toute volonté de se venger de la mutuelle. « Il y a bien un conflit qui oppose mon client à la mutuelle générale des policiers. Cela se joue devant le tribunal des prud’hommes. Mon client est sidéré par l’ampleur que prend cette affaire », confie l’avocat.

Le salarié en conflit avec la mutuelle

Selon ce dernier, son client aurait remarqué une anomalie dans le système d’accès aux données des policiers et en aurait informé sa supérieure hiérarchique. Celle-ci, absente, lui aurait demandé de lui envoyer une capture d’écran. « Mais cet enregistrement ne s’est jamais retrouvé à la vue de tous. Mon client a seulement filmé quelques pages, les a envoyées avec un mot de passe. Dire que les données sont accessibles à tous, c’est vouloir faire peur aux gens pour rien », explique Me Doudet.

L’avocat dénonce ainsi une manœuvre de la mutuelle qui « souhaite se débarrasser de son salarié ». Celle-ci a en effet déposé une plainte à Toulouse. Une enquête a été ouverte le 23 juin pour « détournement de données sensibles ». Toujours, par la voix de son avocat, l’auteur présumé des faits se dit de son côté « prêt à tirer les conséquences de ces accusations graves ».

Pierre Vignaud

 

http://www.ginjfo.com/actualites/politique-et-economie/donnees-personnelles-de-112-000-policiers-francais-disponibles-googe-drive-20160630

Police francaise

 

Les données personnelles de 112 000 policiers français disponibles sur Googe Drive
 

Auteur : Jérôme Gianoli Dans Politique et économie 30/06/2016

Une simple manipulation a permis à une personne mal attentionnée de déposer dans le cloud de Google, les données personnelles de plus de 100 000 policiers français. Tous sont adhérents de la Mutuelle Générale de la police.

Google Drive

Cette affaire ne serait pas un acte de piratage mais une vengeance personnelle d’un employé d’une agence de la mutuelle. L’individu, résident à Limoges, a copié différentes données des adhérents afin de les placer dans le service de stockage en ligne de Google.

Adresses et téléphone de 112 000 policiers français sur Google Drive

Il est rapporté que des adresses et des numéros de téléphones personnels de 112 000 policiers français se sont retrouvés en ligne. Cependant le support de stockage en question était protégé par un mot de passe. Il n’y a aucune information concernant d’éventuelles fuites. En clair, est-ce que cette archive protégée par mot de passe a pu à son tour être dérobée sur le cloud de Google ? Ou être « craquée » par d’autres personnes.

L’employé à l’origine de cette affaire a été mis à pied. Il semble que cette histoire repose sur un différend avec la hiérarchie au sujet de primes non versées.

A ce sujet la Mutuelle Générale de la Police (MGP)  a déclaré qu’elle était victime « d’un acte de malveillance de la part d’un employé« . Google France a rapidement été sollicité afin de procéder à l’effacement de ces données.

Les premiers éléments de l’enquête n’indiquent pas si l’anonymat des policiers a été préservé.

 

http://actu.meilleurmobile.com/donnees-personnelles-112-000-policiers-fuite-net_134884

Les données personnelles de 112.000 policiers ont fuité sur le net

Juil 2, 2016 17:00

policiers données personnelles

Les données personnelles de 112.000 policiers français et de certains de leurs membres ont récemment été divulguées sur internet. Une fuite qui aurait comme origine une négligence de la part d’un employé de la Mutuelle Générale de la Police.

Suite à l’affaire de meurtre du couple de policiers dans les Yvelines, le président français avait ordonné que les données personnelles des membres des forces de l’ordre soient bien protégées. Malheureusement, à peine deux semaines plus tard, une information qui a un lien avec cette déclaration de François Hollande émeut le web. Il s’agit d’un leak concernant les données privées de quelque 112.000 policiers. Les renseignements en question comprennent les adresses et le numéro de téléphone de ces derniers. D’après nos sources, l’évènement a été entraîné par la mise en ligne sur Google Drive des fichiers par un des responsables d’agence de la Mutuelle Générale de la Police.

Fuite de données personnelles de policiers, des mesures ont été prises

Face à cette situation, l’État n’est pas resté sans rien faire. Une plainte a été déposée et une enquête est déjà en cours. Le responsable d’agence fautif a d’ailleurs été mis à pied. D’après les investigations, l’acte malveillant avait été motivé par une volonté de faire de la vengeance. En effet, l’employé voulait nuire à la mutuelle à la suite d’une affaire de primes non versées. Ce qui est intrigant dans cette histoire de leak de données personnelles de certains policiers, c’est le fait que la direction a mis presque un mois pour comprendre la réalité des choses. À noter que des opérations de nettoyage ont été lancées sur la toile afin d’éradiquer ces données.

Emoi de policiers dont les données personnelles sont sur la Toile deux semaines après le double assassinat de Magnanville

Ces données n’ont pas été publiées, elles se trouvaient dans une zone de stockage protégée par un mot de passe, exactement comme le sont la majeure partie de toutes les données que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices cyberdélinquants et fonctionnaires corrompus ou militants du NPA recueillent et collectionnent illégalement à mon sujet depuis plusieurs années.

Je rappelle que ces délinquants « travaillent » de même sur toutes mes relations, anciennes ou actuelles, mes proches, mes médecins, etc… qu’ils recherchent avec l’aide de Josette Brenterch du NPA de Brest en vue de « neutraliser » ou d’éliminer définitivement tous les témoins honnêtes de ma vraie vie, qui les dérangent au plus haut point, l’objectif qu’ils affichent à cet égard depuis 2009 étant de pouvoir ensuite tranquillement publier et imposer à tous leur version de ma biographie, presque entièrement fausse, calomnieuse et particulièrement infamante pour tous ceux qu’elle concerne.

Ils bénéficient pour ce travail de la complicité de magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest qui de ce fait n’ont jamais vu aucun inconvénient à ce que mes données personnelles soient illégalement révélées au public sur les blogs du susnommé Cyprien Luraghi à la recherche de tous les agents que j’ai pu jadis croiser ou côtoyer, sachant que j’ai notamment travaillé comme ingénieur d’études en informatique sur des projets classés Secret Défense et Confidentiel Défense, et quoique la protection de l’anonymat de tels agents fût renforcée par la loi LOPPSI II promulguée le 14 mars 2011, soit neuf mois après le début de toutes leurs révélations illégales me concernant et constituant à l’évidence un trouble à l’ordre public que les autorités compétentes auraient dû s’attacher à faire cesser au plus vite au lieu de le favoriser.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/28/2374441-donnees-familles-policiers-promenaient-toile.html

Publié le 28/06/2016 à 08:17
Les données des familles de policiers se promenaient sur la Toile 

Faits divers

Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15 jours sur internet./Photo illustration DDM

Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15 jours sur internet./Photo illustration DDM

Emoi de policiers dont les données personnelles sont sur la Toile deux semaines après le double assassinat de Magnanville dans Attentats image-zoom

La manipulation des fichiers de la Mutuelle générale de la police a envoyé sur internet plus de 112 000 fiches d’adhérents de cette assurance médicale. Deux semaines après l’assassinat d’un couple de policiers dans les Yvelines, l’incident tombe très mal.

Nom, adresse, numéro de téléphone, données bancaires… «C’est effrayant», résume un policier après les révélations hier matin sur le détournement d’un fichier de la Mutuelle générale de la police, la MGP. Une mutuelle, parmi quatre qui «assurent» les fonctionnaires de police et dont le fichier fort de 112 000 adhérents, comprenant policiers actifs ou retraités, enfants, épouses, familles, a été divulgué sur la Toile. En réalité, ces données sensibles, avec les adresses personnelles de milliers de policiers se trouvaient dans une zone de stockage de l’opérateur Google et n’auraient pas été accessibles directement. «Ces données étaient protégées par un mot de passe», a précisé hier soir Gilbert Emery, le procureur de Limoges, désormais en charge de l’enquête.

La mutuelle, dont le siège se trouve en Haute-Vienne s’est aperçue de la difficulté le 6 juin. Après diverses vérifications, son directeur et son président ont déposé plainte jeudi dernier à Toulouse. «Par commodité, sans aucun lien direct avec la ville de Toulouse et les policiers qui y travaillent», résume une source proche du dossier. L’affaire, considérée comme très sensible moins de deux semaines après le drame de Magnanville où un commandant de police et sa compagne, ont été assassinés à leur domicile au nom du jihad, aurait dû rester secrète mais RTL l’a révélée hier matin.

Accessibles pendant deux semaines

Dès vendredi, des réquisitions avaient été adressées par la police nationale à Google pour rendre impossible tout accès au fichier. Hier, le parquet de Toulouse s’est dessaisi puisque l’employé indélicat et soupçonné d’avoir commis ces faits travaille pour un sous-traitant de la mutuelle qui est basé à proximité de Limoges. La sûreté départementale de Limoges va donc poursuivre les investigations commencées à Toulouse, aidée selon nos informations par un service spécialisé en cybercriminalité de la direction centrale de la police judiciaire.

Dans un communiqué publié hier, la Mutuelle générale de la police estime que l’employé soupçonné, qui aurait agi ainsi en raison d’un conflit avec son employeur pour une prime non versée (!), a «agi au mépris de toutes les normes professionnelles et violé les règles de sécurité interne qui protègent nos données».

La mutuelle souligne également que l’employé était «vraisemblablement poussé par des motivations personnelles et dans l’intention manifeste de nuire à la mutuelle et à ses adhérents.» Depuis, la MGP souligne que «des dispositions ont été prises pour accroître la sécurité des données», notamment pour «limiter les extractions des données des coordonnées des adhérents de la mutuelle, désormais assujetties à un contrôle renforcé».

Pour l’instant, il est encore trop tôt pour savoir si ces données sensibles ont pu être exploitées par des tiers. Hier soir, le procureur de Limoges, tout en «comprenant l’émotion des policiers dans le contexte actuel», a estimé que les données avaient été accessibles pendant «environ deux semaines». «Pour l’instant, rien ne permet d’affirmer qu’un tiers aurait pu accéder aux données», a affirmé Gilbert Emery.


Renforcer l’anonymat

Deux semaines après la mort d’un couple de fonctionnaires dans les Yvelines, cette affaire qualifiée «d’incident inacceptable», par Jean-Marc Falcone, le directeur général de la police nationale, renforce l’inquiétude des policiers qui souhaitent bénéficier de l’anonymat, même dans les procédures qu’ils rédigent. «On peut très bien imaginer de noter notre matricule à la place de notre identité», souligne Didier Martinez, au nom d’unité SGP-FO. Ce problème devrait relancer les demandes des policiers à qui le président François Hollande avait promis «de garantir leur anonymat» hors service et «donc leur protection» après le drame de Magnanville.

Jean Cohadon

 

http://www.20minutes.fr/societe/1869647-20160620-policiers-tues-yvelines-suspects-arretes-connaissait-fabien-clain

Policiers tués dans les Yvelines: L’un des suspects arrêtés connaissait Fabien Clain

 

TERRORISME Lors des perquisitions, les enquêteurs auraient découvert un bout de papier où était mentionné le nom du djihadiste français…

Photo non datée de Fabien Clain.
Photo non datée de Fabien Clain. – OFF / AFP

H. B.

    • Publié le 20.06.2016 à 18:40
    • Mis à jour le 21.06.2016 à 09:52

 

Une semaine après l’assassinat du couple de policiers à Magnanville dans les Yvelines par Larossi Abballa, l’enquête avance à grands pas.  Deux proches, Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, ont été mis en examen et écroués samedi soir « pour association de malfaiteur ». Et c’est justement au domicile de l’un d’eux que les enquêteurs auraient fait une importante découverte. D’après BFMTV, un bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain a été découvert chez Saad Rajraji.

Fabien Clain est bien connu des services de renseignements. Considéré comme l’un des proches de Mohamed Merah, cet homme de 35 ans d’origine réunionnaise a été identifié comme celui qui a prêté sa voix à Daesh pour revendiquer les attentats de Paris. Il a été condamné en 2009 à cinq ans de prison pour sa participation à une filière d’acheminement de djihadistes vers l’Irak.

>> A lire aussi : Les renseignements face aux «terroristes isolés»

Saad Rajraji et Fabien Clain se seraient cotôyés en 2011 et 2012 à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus, révèle BFMTV. Les enquêteurs s’interrogent donc sur le rôle qu’aurait pu jouer Fabien Clain dans cette attaque terroriste.

Des proches d’Abballa se sont renseignés sur deux autres policiers des Yvelines

Les enquêteurs auraient également découvert que deux autres proches de Larossi Abballa, déjà condamnés pour terrorisme mais libres aujourd’hui, s’étaient également renseignés sur deux autres policiers travaillant dans les Yvelines. Une note de renseignement, transmise à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique en effet que deux hommes se seraient renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing, révèle RTL. L’un travaillerait à la Brigade anti-criminalité et l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/deux-policiers-des-mureaux-cibles-par-des-proches-de-larossi-abballa-7783747928

Deux policiers des Mureaux ciblés par des proches de Larossi Abballa

 

INFO RTL – Une note de renseignement indique que deux proches de l’assassin des deux policiers de Magnanville savaient tout de deux autres fonctionnaires des Yvelines. Les deux hommes ont été condamnés pour terrorisme par le passé et sont aujourd’hui libres.

 

Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016
Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016

par Damien Delseny , Ludovic Galtier publié le 20/06/2016 à 08:10 mis à jour le 20/06/2016 à 11:17

 

Une semaine après l’attentat perpétré à Magnanville contre deux policiers, deux autres policiers des Mureaux étaient également ciblés. Une note de renseignement, transmise à la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique, en effet, que deux proches de Larossi Abballa, condamnés pour terrorisme par le passé et libres aujourd’hui, se sont renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing : l’un travaille à la Brigade anti-criminalité, l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.

Une telle prise d’information sur deux policiers dans le contexte local inquiète forcément, surtout que les deux hommes connaissent parfaitement l’identité de leurs cibles. Dans sa vidéo de revendication diffusée en direct sur Facebook, Larossi Abballa a cité des noms de journalistes mais il a aussi appelé à tuer des policiers et des surveillants de prison. Une source judiciaire confirmait que ce type de menaces devait de toute façon être prise au sérieux.

L’étau se resserre sur l’entourage de Larossi Abballa. Deux autres proches du terroriste ont été interpellés mardi et mis en examen ce week-end pour « association de malfaiteurs » terroriste criminelle à la suite du double meurtre commis par l’assassin du couple de fonctionnaires de police. Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, 27 et 29 ans, sont connus de l’antiterrorisme français. Ils avaient été condamnés avec Abballa en septembre 2013 lors du procès d’une filière d’envoi de jihadistes au Pakistan.

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par Damien DelsenyJournaliste RTL

 

 

http://www.bfmtv.com/societe/policiers-tues-un-lien-entre-l-attaque-de-magnanville-et-les-attentats-du-13-novembre-990575.html

Magnanville: le nom de Fabien Clain retrouvé au domicile de l’un des suspects dans le double meurtre

 

20/06/2016 à 17h29

INFO BFMTV – Les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers, un bout de papier sur lequel était inscrit l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attaques de Paris.

 

C’est un nom devenu familier dans les dernières affaires de terrorisme en France. Fabien Clain, connu notamment pour avoir revendiqué, depuis la Syrie, les attentats du 13 novembre au nom de Deash apparaît désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figure sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji.

Cet homme de 27 ans est l’un des deux hommes mis en examen ce week-end pour « association de malfaiteurs terroriste ». Ce proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers, a déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan. Lors des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers, leur fonction et leur adresses professionnelles a été découverte.

Détenus à Fleury-Mérogis

Fabien Clain et Saâd Rajraji se connaissent. En 2011 et en 2012, les deux hommes se sont cotôyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus. Ils faisaient notamment partie d’une association qui vient en aide aux prisonniers musulmans. Ont-ils gardé contact après leur libération et après le départ de Fabien Clain pour la Syrie au printemps 2014 pour rejoindre Daesh?

La découverte de l’adresse mail de Clain au domicile de Saâd Rajraji interroge les enquêteurs. Celui qui se fait appeler Omar a-t-il commandité l’attaque des deux policiers? D’autres attentats ou attaques étaient-ils prévus? Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, la voix française de Daesh est celui qui a revendiqué les attaques de Paris le 13 novembre dernier.

Clain, un proche de Mohammed Merah

Son nom figure également dans de nombreux autres dossiers terroristes. Converti en 2000, Fabien Clain part s’installer à Toulouse. C’est là qu’il rencontre les frères Merah, Mohammed et Abdelkader, qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter. L’homme de 37 ans a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés.

Le nom de Fabien Clain apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam. Cet étudiant algérien de 24 ans est soupçonné d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne. Un projet avorté qui a coûté la vie à une jeune autormobiliste, Aurélie Châtelain.

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Par J.C. avec Cécile Ollivier

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/magnanville-l-adresse-mail-de-fabien-clain-decouverte-au-domicile-d-un-proche-du-tueur-20-06-2016-5900597.php

Magnanville : l’adresse mail de Fabien Clain découverte au domicile d’un proche du tueur

 

>Faits divers|Stéphane Sellami|20 juin 2016, 21h00

 

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 Fabien Clain, la voix française de Daech. C’est lui qui avait revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris.DR

Stéphane Sellami

 

C’est une découverte intriguante. Au cours de la perquisition du domicile de Saâd Rajraji, proche de Larossi Abballa, auteur du double assassinat d’un policier et de son épouse, lundi, à Magnanville (Yvelines), les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) ont découvert un morceau de papier sur lequel était inscrit l’adresse mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain. Ce vieux routier du djihadisme n’est rien moins que l’auteur de la revendication des attentats du 13 novembre.

 

Clain avait revendiqué les attentats du 13 novembre

 

Clain a été détenu avec Saâd Rajraji à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) au début des années 2010 après sa condamnation à 5 ans de prison pour avoir mis sur pied une filière d’envoi de jihadistes vers l’Irak. De son côté, Saâd Rajraji purgeait une peine pour avoir lui aussi pris part à une filière d’acheminement de jihadistes en pakistano-afghane, notamment aux côtés de Larossi Abballa et de Charaf-Din Aberouz. Restés proches d’Abballa, Saâd et Aberouz ont été écroués, dimanche, dans le cadre du double meurtre de Magnanville. «Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji, tempère une source proche de l’affaire. Par ailleurs, Larossi Abballa était toujours en contact régulier avec Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz. Ils ne se sont jamais perdus de vue ».

 

leparisien.fr

 

 

http://www.20minutes.fr/societe/1869923-20160621-magnanville-bataclan-villejuif-marque-fabien-clain-derriere-chaque-evenement-terroriste

Magnanville, Bataclan, Villejuif… La marque de Fabien Clain derrière chaque événement terroriste

 

TERRORISME Installé en Syrie, ce Français qui a revendiqué les attentats de Paris au nom de Daesh apparaît également dans l’enquête sur le double meurtre de Magnanville (Yvelines)…

Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri Essid à l'époque de la filière d'Artigat.

Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri Essid à l’époque de la filière d’Artigat. – Capture d’écran Pièces à conviction – France 3

V.V.

    • Publié le 21.06.2016 à 11:29
    • Mis à jour le 21.06.2016 à 13:10

 

Quand ce n’est pas sa voix qu’on entend pour revendiquer un attentat, c’est son nom que l’on découvre chez un des hommes soupçonnés de terrorisme. Le Réunionnais Fabien Clain, bien connu des services de renseignement, a fait son apparition dans l’enquête sur le double meurtre des policiers de Magnanville. 20 Minutes revient sur les différents événements terroristes dans lesquels il est impliqué.

>> Portrait : Qui est Fabien Clain, la «voix de Daesh» ?

  • Magnanville : Son email retrouvé au domicile d’un des suspects

Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l'assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016.

Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l’assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016. – Thibault Camus/AP/SIPA

 

Un simple bout de papier découvert lors d’une perquisition au domicile de Saâd Rajraji. Dessus, les enquêteurs ont, selon BFM TV, retrouvé l’adresse email de Fabien Clain ainsi que son ancien numéro d’écrou. Agé de 27 ans, Saâd Rajraji a été mis en examen, tout comme Charaf Din-Aberouz, pour leur implication présumée dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines) commis par Larossi Aballa, mardi 14 juin.

Ont-ils agi après avoir reçu des ordres donnés par Fabien Clain depuis la Syrie ? L’enquête tente désormais de le déterminer. Selon BFM TV, Rajraji et Clain étaient en contact depuis 2011 où ils purgeaient, tous deux, une peine de prison à Fleury-Mérogis. Les deux hommes faisaient alors partie d’une association venant en aide aux prisonniers musulmans.

  • Paris : La voix qui revendique les attentats du Bataclan et des terrasses

Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015

Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015 – 20Minutes

 

La vidéo débute par un « nashid », l’un des habituels chants religieux qui font le « succès » de la propagande glaçante de Daesh. « Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du califat (…) a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion (…), Paris… »

>> Enquête : Fabien Clain a fait annuler son interdiction de sortie pour partir en Syrie

Identifiée quatre jours après les sanglants attentats de Paris le 13 novembre, la voix qui s’exprime ainsi, revendiquant les attentats de Paris au nom de Daesh, est celle de Fabien Clain, enregistrée depuis la Syrie. L’homme qui chante avant la lecture du communiqué est, selon Le Monde, celle de son frère cadet, Jean-Michel.

  • Villejuif : Il aurait téléguidé Sid-Ahmed Ghlam depuis la Syrie

Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de l'église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d'un attenat déjoué

Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de l’église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d’un attenat déjoué – Kenzo Tribouillard AFP

 

Les enquêteurs ont découvert en août dernier que son nom apparaissait dans le projet d’attentat avorté contre une église de Villejuif (Val-de-Marne), en avril 2015.

>> Enquête : La filière d’Artigat derrière le projet d’attentat de Villejuif ?

Selon Le Monde, Fabien Clain est soupçonné d’avoir « téléguidé Sid Ahmed Ghlam dans son projet d’attentat » depuis la Syrie. Les enquêteurs se fondent pour cela sur un message où plusieurs noms, proches de Clain, sont apparus.

  • Toulouse : Présenté comme un proche de Mohamed Merah

Capture d'écran d'une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah

Capture d’écran d’une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah – – FRANCE 2

 

Le clan des «Belphégor ». Voilà comment était surnommé le petit groupe gravitant autour de Fabien Clain dans les années 2000 dans le quartier du Mirail à Toulouse. C’est là que le Réunionnais aurait fait la connaissance de Mohamed Merah, le tueur au scooter. Déjà condamné à l’époque pour avoir tenté d’acheminer des combattants français en Syrie, Fabien Clain se retrouve alors en prison.

Selon plusieurs sources, il aurait alors entretenu une correspondance épistolaire avec Merah avant que celui-ci ne passe à l’acte. Mais dans la seule interview qu’il a accordée à un journal français, à savoir 20 Minutes, Fabien Clain nie pour autant les faits. « Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/21/2369848-ombre-fabien-clain-plane-affaire-magnanville.html

Publié le 21/06/2016 à 07:44, Mis à jour le 21/06/2016 à 10:30
L’ombre du jihadiste toulousain Fabien Clain plane sur l’affaire de Magnanville 

Terrorisme

Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP

Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP

image-zoom dans Folie

Selon BFMTV, hier, les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers de Magnanville, un bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attentats de novembre à Paris. «Ils ont déclenché leurs ceintures d’explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions, qu’Allah les accepte parmi les martyrs», avait-il dit alors, avant de menacer : «cette attaque n’est que le début de la tempête».

Ce proche de Mohammed Merah, âgé de 35 ans est un vétéran toulousain des filières islamistes radicales françaises, condamné en juillet 2009 à cinq ans de prison, au terme desquels il est parti en Syrie. Lui et son frère Jean-Michel, originaires du quartier du Mirail à Toulouse, sont des convertis d’origine réunionnaise, radicalisés au début des années 2000.

Le nom de Fabien Clain revient désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figurent sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji. Ce proche de Larossi Abballa a été mis en examen ce week-end pour «association de malfaiteurs terroriste». Lors des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers, leur fonction et leurs adresses professionnelles a été découverte.

De fait Clain et Rajraji se connaissent. En 2011 et 2012, ils se sont côtoyés à Fleury Mérogis où ils étaient détenus. Par ailleurs, Rajraji a déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan.

La découverte de l’adresse mail de Clain à son domicile interroge logiquement les enquêteurs.

Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, Fabien Clain avait rencontré les frères Merah, à Toulouse, Mohammed et Abdelkader, qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter.

Clain a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés et son nom apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant algérien de 24 ans soupçonné d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne.

Lire également en page 7 « Le dernier hommage aux policiers assassinés ».

La Dépêche du Midi

 

http://www.normandie-actu.fr/policiers-tues-a-magnanville-trois-nouvelles-interpellations-le-nom-de-fabien-clain-retrouve_213692/

Alençon Magnanville. Nouvelles interpellations, le nom de Fabien Clain, djihadiste de Normandie, cité

 

Fabien Clain, terroriste ayant vécu à Alençon, aurait des liens avec l’un des deux suspects, dans l’enquête sur le meurtre de deux policiers, lundi 13 juin 2016, à Magnanville.

 

Mise à jour : 21/06/2016 à 12:35 par La Rédaction

Larossi Abballa le 14 juin 2016 sur Facebook. (© FACEBOOK/AFP/Archives/STR)
Larossi Abballa, le 14 juin 2016, sur Facebook. (© FACEBOOK/AFP/Archives/STR)

 

L’enquête sur le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines), lundi 13 juin 2016, se poursuit. Trois proches de Larossi Abballa, meurtrier abattu par le RAID au domicile des victimes, ont été interpellés, mardi 21 juin 2016. Âgés de 27 à 44 ans, ils seraient soupçonnés d’avoir effectué des repérages visant les deux victimes.
Les trois hommes ont été interpellés aux Mureaux et à Mantes-la-Jolie (Yvelines), selon M6, qui a révélé l’information. Tous trois auraient déjà été condamnés, par le passé, pour des faits à caractère terroriste. Selon une des sources policières, ils avaient effectué des surveillances de policiers, notamment à l’occasion d’un rassemblement festif dans les Yvelines.

Le nom de Fabien Clain, sur un bout de papier

 

Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo : DR)
Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo : DR)

 

Lundi 20 juin 2016, le nom du terroriste Fabien Clain a également été retrouvé, sur un bout de papier prélevé par des enquêteurs de la sous-direction antiterroriste, dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre de Magnanville. Il est déjà connu comme celui qui avait revendiqué les attentats de Paris, le vendredi 13 novembre 2015.

Selon BFM/TV, le nom de Fabien Clain serait indiqué avec son adresse mail et son numéro d’écrou (numéro d’identification attribué à un détenu lors de son incarcération NDLR).

L’essentiel. Fabien Clain, la voix française de Daech, est-il impliqué dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines) ? Son nom ressurgit dans l’enquête sur l’attaque terroriste commise par Larossi Abballa et revendiquée par Daech. Le courriel de Fabien Clain aurait été retrouvé sur un bout de papier au domicile de l’un des proches de l’assassin, Saâd Rajraji. Âgé de 27 ans, ce dernier a été mis en examen dimanche 19 juin 2016 aux côtés de Charaf-Din Aberouz, 29 ans, dans le meurtre de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider. À ce stade, les enquêteurs n’ont pas retenu de complicité directe, mais les fréquentations des deux hommes sont au cœur de l’enquête. Larossi Abballa, Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont tous les trois été condamnés, le 30 septembre 2013, pour leur participation à un réseau de recrutement et d’acheminement de candidats au djihad vers le Pakistan. Charaf-Din Aberouz avait été détenu au Havre (Seine-Maritime). Saâd Rajraji aurait rencontré Fabien Clain à la prison de Fleury-Mérogis en 2011 et 2012. Ils faisaient notamment partie d’une association qui venait en aide aux prisonniers musulmans, selon BFM-TV. La découverte de l’adresse email de Fabien Clain au domicile de Saâd Rajraji signifie-t-elle que celui-ci est impliqué dans la tuerie de Magnanville ?

C’est au domicile de Saâd Rajraji que ce bout de papier aurait été retrouvé. Cet homme est un des deux suspects mis en examen et écroués, samedi 18 juin, avec Charaf-Din Aberouz, pour leurs relations avec Larossi Abballa, commanditaire de l’attentat de Magnanville.
Ce nouvel indice ne permettrait pas encore de déterminer si le porte-voix de Daesh est également impliqué dans le meurtre des deux policiers.

Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji », déclare une source policière au Parisien.

Un des suspects était détenu en Normandie. Samedi 18 juin 2016, quelques jours après le double meurtre de Magnanville (Yvelines), les deux suspects Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont été déférés devant le parquet en vue d’une mise en examen.
Charaf-Din Aberrouz, 29 ans, avait été détenu au centre pénitentiaire du Havre (Seine-Maritime), jusqu’en novembre 2015, comme l’a révélé le syndicat Ufap-Unsa justice. Le jeune homme était considéré comme l’un des « émirs » de la filière terroriste pakistanaise. Un profil similaire a celui de Larossi Abballa, abattu par le Raid après l’attaque contre les deux policiers de Magnanville.
Tous deux faisait partie d’une filière destinée à recruter des jeunes en France, pour les envoyer au Pakistan faire le jihad.

Reportage de BFM TV :

Des liens avec les attentats en France

Ces relations entre Fabien Clain et Saâd Rajraji dateraient de plusieurs années. Tous deux auraient été détenus en même temps à la prison de Fleury-Merogis, de 2011 à 2012. Les éléments connus des enquêteurs ne permettraient pas encore de déterminer si leurs relations se sont maintenues au fil des années, notamment après le départ de Fabien Clain pour la Syrie, en 2014.

Fabien Clain, un terroriste vivant en Normandie. Toulousain d’origine, Fabien Clain, surnommé Omar, a vécu en France, au mois jusqu’à début 2015. Ce proche de Mohamed Merah avait un appartement en Normandie, à Alençon (Orne).
Quelques heures après les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, il a été reconnu comme le porte-parole revendiquant les attaques au nom de Daesh. L’enquête avait alors permis de retrouver sa trace en Normandie, où son appartement a été perquisitionné le 19 novembre 2015. Il y avait vécu après sa sortie de prison en 2012, pendant au moins deux ans.

Cependant, la découverte de ce nouvel élément tend à démontrer une fois encore, l’étendue des relations que Fabien Clain avait avec des personnes directement impliqués dans les attentats terroristes ayant eu lieu ces dernières années en France : Mohamed Merah, qui avait attaqué des militaires et une école juive à Toulouse, Sid Ahmed Ghlam, impliqué dans un attentat manqué contre une église de Villejuif, ou encore son implication dans les attentats de Paris, qu’il avait revendiqué au nom de Daesh, le samedi 14 novembre 2015.

Avec AFP

La Rédaction

 

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/qui-est-fabien-clain-ce-jihadiste-francais-cite-dans-les-attentats-de-paris-villejuif-et-magnanville-7783777434

Qui est Fabien Clain, ce jihadiste français cité dans les attentats de Paris, Villejuif et Magnanville ?

 

PORTRAIT – L’adresse mail de Fabien Clain a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa, l’assaillant de Magnanville, où deux policiers sont morts.

 

Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo
Crédit : AFP

Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo

par Claire Gaveau publié le 21/06/2016 à 17:08

 

Son nom revient régulièrement avec insistance. À Toulouse lors des attaques de Mohammed Merah, lors des attentats du 13 novembre ou de celui avorté à Villejuif, Fabien Clain a toujours été cité dans les enquêtes. La dernière attaque terroriste, perpétrée par Larossi Abballa, n’échappe pas à la règle alors que l’adresse mail du jihadiste français a été retrouvée sur un bout de papier chez Saâd Rajraji, un proche de l’assaillant, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».

Selon BFM TV, les deux hommes se connaissaient puisqu’ils s’étaient « côtoyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus » entre 2011 et 2012. Mais alors, qui est ce Fabien Clain ? Originaire du quartier du Mirail, à Toulouse, ce Réunionnais d’origine s’est converti dans les années 1990 avant de se radicaliser au début des années 2000 avec son frère Jean-Michel.

Artigat, la filière toulousaine

Figure de l’organisation terroriste, son nom est associé à de nombreuses affaires en France. S’il s’est désolidarisé des attaques de Mohamed Merah à Montauban et Toulouse en 2012, les liens entre les deux sont évidents alors qu’ils ont côtoyés la même filière terroriste à Artigat, dans un village de l’Ariège situé à une soixantaine de kilomètres de Toulouse. Un filière notamment dirigée par Olivier Corel, communément appelé « L’Émir Blanc », un Français d’origine syrienne considéré par ses disciples comme un guide spirituel.

En prison lors des actions de Mohammed Merah, Fabien Clain entretient pourtant une correspondance, selon plusieurs sources. Une information niée par le principal intéressé, dans les colonnes de 20 minutes : « Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »

Un rôle majeur dans l’attentat déjoué à Villejuif ?

Trois ans plus tard, son nom refait surface lors de l’attentat avorté contre une église à Villejuif, dans le Val de Marne. En première ligne ? Un jeune algérien Sid Ahmed Ghlam. Ce dernier est soupçonné d’avoir assassiné Aurélie Châtelain, une professeure de fitness de 32 ans, avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.

Mais si cette action pouvait s’apparenter à un acte solitaire, les enquêteurs mettent la main sur de nombreux messages cryptées envoyés avec un ou plusieurs hommes se trouvant en Syrie. L’idée d’une action téléguidée de l’étranger grandie alors que deux noms, qui font partie de la même procédure de filière jihadiste que Fabien Clain, sont mis en avant. « Présenté comme leur ‘comparse’, Fabien Clain aurait joué de la Syrie un rôle majeur dans leur endoctrinement », écrit alors le quotidien Le Monde.

La voix française de Daesh

Au lendemain des attentats sanglants qui ont frappé Paris le 13 novembre, l’organisation terroriste Daesh a revendiqué les attaques, qui ont fait pas moins de 129 morts, dans un communiqué enregistré diffusé sur internet. Quelques jours plus tard, le verdict tombe alors que certains services spécialisés ont identifié la voix de Fabien Clain. Mais selon nos informations, ce jihadiste vétéran aurait joué un rôle plus important dans ces actions que celui d’un simple speaker.

Les services de renseignement notent que Fabien Clain, ainsi que son frère Jean-Michel, avaient été cités en 2009 dans une ébauche d’attentat visant, déjà, le Bataclan. Une information prise très au sérieuse alors que les deux frères s’étaient installés en Belgique et avait fréquenté la mouvance islamiste radicale qui commençait à s’installer à Molenbeek.

ClaireGaveau

par Journaliste RTL

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/22/2370663-attentats-de-daech-l-ombre-de-la-filiere-toulousaine.html

Publié le 22/06/2016 à 07:45, Mis à jour le 22/06/2016 à 08:01
Attentats de Daech : l’ombre de la filière toulousaine 

Terrorisme

Des combattants de Daech./Photo AFP
Des combattants de Daech./Photo AFP

image-zoom dans Perversité

L’adresse internet de Fabien Clain, le jihadiste toulousain d’origine réunionnaise, a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa, l’assassin du couple de policier des Yvelines. Un indice qui tend à prouver qu’Abballa lui non plus n’était pas un loup solitaire.

Difficile désormais de croire que Larossi Abballa, qui a exécuté un couple de policiers à Magnanville, dans les Yvelines, était un «loup solitaire». L’enquête qui se prolonge dans son entourage montre bien que cet homme a eu de très nombreux contacts avec les filières jihadistes. Et qu’un de ses proches, Saad Rajraji, était en contact avec le Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain.

Or, Fabien Clain n’est pas n’importe qui. Le membre de l’équipe des «Belphégor» toulousains passé par la cellule d’Artigat est devenu un des caïds de Daech. C’est lui qui a revendiqué les attentats de Paris pour le compte de l’EI dès le 14 novembre. C’est aussi Fabien Clain que l’on retrouve en manipulateur de Sid Ahmed Glam, assassin d’Aurélie Châtelain, et qui préparait un attentat contre l’église de Villejuif.

Son «correspondant» Saad Rajraji, avait été condamné en septembre 2013 dans le cadre du procès d’une filière d’acheminement au Pakistan, en compagnie de Charaf-Din Aberouz, et… Larossi Abballa. Rajraji et Aberouz ont été interpellés samedi, et mis en examen pour «association de malfaiteurs terroristes», mais on ne peut pas pour l’instant, établir une complicité entre eux et Abballa, pour le crime de Magnanville. L’enquête se poursuit, et hier, un autre homme appartenant à l’entourage d’Abballa a été placé en garde à vue.

«Ces opérations ont été réalisées pour vérifier les informations selon lesquelles un groupe de personnes, dont certains proches d’Abballa, voulaient s’en prendre à des policiers. Mais il n’y a, à ce stade, aucun lien avéré avec l’attentat de la semaine dernière», a indiqué le parquet de Versailles. L’homme interpellé a déjà été condamné en 2007 à huit ans d’emprisonnement. Il avait été condamné pour ses liens avec des membres d’un groupe jihadiste responsable des attentats de Casablanca (Maroc) du 16 mai 2003, perpétrés par douze kamikazes, qui avaient fait 33 morts et une centaine de blessés. Ce Franco-Marocain a fait l’objet d’une déchéance de la nationalité française.

Faute d’éléments probants, sa garde à vue de cet homme a été levée dans l’après-midi. «L’enquête se poursuit», a indiqué le parquet de Versailles.

Abballa évoluait donc dans une galaxie très jihadiste : ses proches sont-ils complices ? En tout cas, ils procédaient d’une «ambiance» pour le moins particulière… Et l’on voit que les ramifications avec d’autres filières et d’autres terroristes ne sont pas loin.

Pendant qu’on procédait à ces arrestations à paris, Bruxelles vivait de nouvelles heures d’angoisse, hier, mais cette fois, la faute à un garçon souffrant de troubles psychiatriques. Il avait lui-même appelé les policiers pour signaler qu’il était porteur d’une ceinture d’explosifs : en fait, du sel et des biscuits…

Dernier élément : le parquet général de Paris va se pourvoir en cassation contre l’arrêt renvoyant Abdelkader Merah devant les assises. Le parquet veut des chefs de poursuite plus sévères contre le frère du tueur, qui permettraient une condamnation plus lourde.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir :

daech-toulouse dans Politique

La Dépêche du Midi

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/22/2370668-fabien-clain-toulouse-raqqa-itineraire-tueur.html

Publié le 22/06/2016 à 07:48, Mis à jour le 22/06/2016 à 10:17
Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa, l’itinéraire d’un tueur 

Terrorisme – Récit

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l'itinéraire d'un tueur
Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l’itinéraire d’un tueur

image-zoom

Attaques contre le Bataclan, projet d’attentat contre une église de Villefuif et policiers assassinés dans les Yvelines : la présence du Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain, plane au-dessus de chaque attentat ou tentative d’attentat sur le territoire national. Le nom de cet homme de 38 ans, radicalisé au début des années 2000 à Toulouse et condamné en 2009 à 5 ans de prison pour sa participation à une filière d’acheminement de jihadistes vers l’Irak, revient inlassablement dans les dernières enquêtes antiterroristes. Connu pour être la voix de Daech qui a revendiqué les attentats parisiens du 13 novembre 2015, Fabien Clain est-il aussi lié à l’horrible attaque contre le couple de policiers à Magnanville, commise par Larossi Abballa ? C’est en tout cas la question que se posent les enquêteurs après la découverte de nouveaux indices troublants. Au domicile de Saâd Rajraji, un proche de Abballa, les policiers ont retrouvé un bout de papier sur lequel figurent le mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain.

Au sein de la galaxie jihadiste de Daech, Fabien Clain occupe un rôle de soutien logistique aux candidats au sacrifice final. Tout en jouant les chefs propagandistes en restant bien à l’écart du front syrien. «Au regard de son passé, de son histoire, de ses multiples voyages en Belgique et en Egypte, Fabien Clain s’est construit un réseau, un carnet d’adresses qui le met en relation avec d’autres jihadistes. Voir son nom apparaître dans l’affaire du double assassinat du couple de policiers est la preuve que cet homme représente un danger réel», commente Christophe Rouget du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, à Toulouse.

Fiché S, Fabien Clain est interdit de séjour dans 23 départements français dont la Haute-Garonne après sa sortie de prison en 2012. Alors qu’il entame sa mise au vert en Normandie réfutant toute proximité avec Mohammed Merah, le Toulousain s’installe à Alençon où il continue de prêcher. Fin janvier 2015, quelques semaines après les attentats à «Charlie Hebdo», Clain aurait acheté du matériel audio dans l’enseigne du centre de Toulouse, «Music Action», alors qu’il est interdit de séjour dans la Ville rose. À trois reprises, il se serait rendu dans ce magasin spécialisé pour effectuer plus de 3 000 € d’achats. Ce n’est que 10 mois plus tard que les policiers ont connaissance de sa présence dans cette enseigne. Clain aurait été reconnu par un membre du personnel alors que sa photo était diffusée dans les médias. «Comment se fait-il qu’un homme aussi discret que Clain tout en se sachant surveillé ait pu prendre le risque de faire des achats comme n’importe quel individu dans un magasin de la ville ?», s’interroge un professionnel du renseignement toulousain dubitatif quant à la réelle présence du terroriste à Toulouse, en janvier 2015. Il aurait alors rejoint la Syrie trois mois plus tard.

Pour cet homme au charisme reconnu, tout commence à Toulouse au début des années 2000 après sa conversion à l’islam. Issu d’une famille catholique pratiquante, Fabien Clain, devenu Omar, converti son frère Jean-Michel avec lequel il s’essaye au rap, se faisant appeler les «rappeleurs». Le premier écrit des textes et le second les chante. Dans la Ville rose, Fabien Clain côtoie Sabri Essid et Abdelkader Merah, deux figures du salafisme toulousain et proches de l’Emir blanc, Olivier Corel, un idéologue d’origine syrienne, ex-mentor des frères Merah et résidant à Artigat, en Ariège. De l’ancienne mosquée du Mirail, où il tente d’imposer sa vision de l’islam radical jusque sur les marchés des cités toulousaines, Fabien Clain fait du prosélytisme à tout-va, cautionnant les attaques de Ben Laden à travers la vente de livres et de documents audiovisuels sur les étals, au Mirail. Sa femme, Mylène et ses amies sont gantées et vêtue d’un voile intégral. C’est l’époque du «clan des Belphégor».

Décrit comme ayant joué un rôle essentiel dans la radicalisation des membres de la communauté salafiste, à Toulouse, Fabien Clain multiplie les voyages en Belgique et en Egypte où il part en septembre 2006 avec sa famille en vue de s’installer au Caire. En Belgique, il tisse des liens avec la communauté salafiste dans les quartiers de Bruxelles où il ramène une foisonnante littérature coranique.

Aujourd’hui, Fabien Clain a étendu ses filets en Europe en multipliant ses relations jouant les «VRP» pour Daech. «À chaque fois qu’un attentat se produit, Daech apporte son logo comme un tampon validant l’action qui vient d’être commise. Mais quand l’attentat est raté, Daech se garde bien d’apparaître», poursuit Christophe Rouget. Dans ce contexte, difficile de définir avec exactitude le rôle précis de Fabien Clain au sein de l’entreprise criminelle de l’État islamique.

Communiquant aguerri, logisticien et propagandiste reconnu, il utilise les réseaux sociaux pour revendiquer et diffuser les messages d’endoctrinement. Une terreur par la communication vieille comme le monde. «Jusqu’où peut-on le laisser assurer cette propagande sur les réseaux sociaux ?», s’interroge un enquêteur bien conscient que la suppression totale de ces tribunes propagandistes restent étroitement liées à des enjeux financiers et internationaux. C’est encore une fois sur internet qu’un jeune converti de 22 ans s’est radicalisé subitement. Assigné à résidence à L’Isle-sur-Tarn et fiché S, cet apprenti jihadiste a été arrêté par les policiers de la DGSI, lundi 13 juin, à Carcassonne, alors qu’il voulait tuer au non d’Allah des touristes et des policiers.

Frédéric Abéla

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Yin

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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