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Attentats de Trèbes et Carcassonne : un indic de la DGSI suspecté

Il s’agit d’un ancien militaire qui pourrait avoir fourni au terroriste l’arme du crime.

Ce n’est pas la première fois que d’anciens militaires, des indics ou des agents du renseignement sont suspectés ou convaincus de complicité dans ces affaires de terrorisme islamiste.

Est-ce un frein pour les enquêteurs ? Probablement.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-de-trebes-et-de-carcassonne-le-role-trouble-d-un-indic-du-renseignement-02-12-2019-8208102.php

Attentats de Trèbes et de Carcassonne : le rôle trouble d’un indic du renseignement

 

Selon nos informations, un huitième suspect vient d’être mis en examen dans l’enquête sur les attentats de l’Aude. Son profil réserve des surprises : proche du terroriste, il est aussi un informateur d’un service de renseignement.

 

 Le 23 mars 2018, le terroriste Radouane Lakdim sème la mort sur un parking de Carcassonne et au Super U de Trèbes.
Le 23 mars 2018, le terroriste Radouane Lakdim sème la mort sur un parking de Carcassonne et au Super U de Trèbes. AFP/Eric Cabanis

 

Par Jérémie Pham-Lê

Le 2 décembre 2019 à 17h55, modifié le 2 décembre 2019 à 18h03
A-t-il dupé ses agents traitants? Ou bien a-t-il été pris par erreur dans la nasse antiterroriste du fait de ses missions au service de l’Etat? Un certain mystère nimbe le dossier des attentats de Trèbes et de Carcassonne (Aude) depuis la discrète mise en examen, le 3 octobre, d’un nouveau suspect que nous appellerons Paul ( le prénom a été modifié ).

Côté pile, ce quadragénaire se présente comme un ancien militaire reconverti dans le privé. Côté face, cet homme est un collaborateur d’un service de renseignement français. De sources proches de l’enquête, la justice se demande s’il n’a pas aidé, en toute duplicité, le terroriste Radouane Lakdim à se procurer des armes pour perpétrer les tueries (quatre morts, quinze blessés). L’intéressé, lui, jure au contraire avoir signalé la radicalisation du défunt djihadiste…

Ce développement embarrassant pour la lutte antiterroriste trouve son origine dans les investigations menées sur la provenance du pistolet utilisé par Lakdim. C’est avec ce calibre 7-65, de marque Ruby, que l’ancien délinquant de 25 ans sème la mort le 23 mars 2018 sur un parking de Carcassonne et au Super U de Trèbes. Avant d’exécuter le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui s’est substitué à une otage, et d’être abattu par les gendarmes du GIGN.

En contact avec le terroriste via Messenger

Sept personnes – dont sa compagne – sont mises en examen dans les mois qui suivent, soupçonnées d’avoir eu connaissance de son projet ou de lui avoir apporté un soutien logistique. Mais aucune pour avoir fourni l’arme du crime. Plus inquiétant, selon des proches, Radouane Lakdim se serait constitué un arsenal, qu’il aurait confié à des tiers ou enterré à un endroit non identifié.

C’est dans ce cadre que le nom de Paul apparaît dans l’enquête. Converti à l’islam, il a côtoyé de nombreux jeunes dans l’Aude dans le cadre d’activités sociales, dont Lakdim. Les investigations révèlent qu’il était en contact avec le terroriste jusque dans les dernières semaines précédant les attaques, utilisant l’application Messenger ou un téléphone dédié. Deux témoignages récents l’incriminent. Mais leur crédibilité est incertaine.

Selon un ami de Radouane Lakdim, ce dernier se serait vanté d’avoir récupéré une arme auprès « d’un militaire » peu avant de se muer en terroriste. Un autre accuse Paul de s’être adonné au trafic d’armes avec Lakdim en vue de braquages dont il tirait une partie des bénéfices. Le quadragénaire est-il ce fameux militaire ? Aurait-il cédé l’arme des attentats ? L’homme se ferait petit depuis…

Il aurait signalé un début de radicalisation dès 2014

Le 30 septembre, Paul est interpellé par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans le sud de la France. En garde à vue, le suspect semble tomber des nues. « Ça (l’attentat) aurait pu être évité, lâche-t-il d’emblée aux enquêteurs. Lakdim avait changé. Il avait un parler sur la religion qui a changé. C’est pour cela que je l’ai signalé à C. » « Qui est C. ? » le relance un policier. « C’est quelqu’un de chez vous à qui je signalais les jeunes […] quand je voyais un changement au niveau de la religion. »

L’ancien soldat révèle qu’il est un indicateur de la DGSI depuis plusieurs années du fait de son entregent dans les quartiers sensibles de l’Aude. Il y jouirait d’une aura de « grand frère ». L’homme prétend qu’il s’est rapproché de Radouane Lakdim uniquement en vue de recueillir des informations qu’il transmettait à ses agents traitants, qu’il voyait chaque mois selon un protocole confidentiel. Il dit avoir signalé un début de radicalisation de Lakdim dès 2014 après un projet de voyage pour La Réunion qu’il soupçonnait être une tentative de rejoindre la Syrie. Ainsi que le braquage d’une armurerie qu’il aurait commis.

Le comportement du jeune homme se serait encore plus endurci trois mois avant l’attentat. « Il était de plus en plus en djellaba et, dans sa façon de parler, de plus en plus radical […]. Il ne voulait plus rien à voir avec notre monde. Il était encore plus dur contre les mécréants, disant qu’il faut les combattre », relate Paul aux enquêteurs, précisant alors avoir reçu des « consignes de signaler quand il changerait ». Néanmoins, admet-il, il n’aurait pas imaginé que Lakdim passe à l’action. « Je ne pensais pas qu’il ferait ça. À la rigueur péter des plombs le jour où il se fait contrôler, ça ne m’aurait pas surpris mais pas un tel acte. »

Libéré sous contrôle judiciaire

Ces informations sont-elles bien remontées jusqu’aux autorités ? Ou Paul est-il un manipulateur ? Des sources proches de l’enquête confirment en tout cas qu’il était un informateur des renseignements. Il a été mis fin depuis à certaines de ses missions.

Contactés, le ministère de l’Intérieur et la DGSI n’ont pas souhaité faire de commentaires. « Il est faux de prétendre que nous avions des informations sur la dangerosité de Lakdim, assure un haut fonctionnaire. Lakdim avait dissimulé sa radicalisation violente, c’était même une stratégie délibérée. » De fait, le terroriste était fiché S mais n’avait pas été perçu comme une menace imminente. Y compris par son entourage.

Lors de sa garde à vue, l’informateur a dit ignorer qui a fourni le revolver au djihadiste et qui l’a radicalisé. Il a néanmoins été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « détention et cession d’armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste ». Fait rare dans un dossier de terrorisme islamiste, Paul a été libéré sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet national antiterroriste (PNAT) qui réclamait son incarcération. Sollicité, son avocat Me Moad Nefati a refusé de s’exprimer.

 

https://www.lindependant.fr/2018/03/27/aude-la-mere-dune-des-victimes-de-mohamed-merah-avait-ete-menacee-par-radouane-lakdim,3911607.php

Aude : la mère d’une des victimes de Mohamed Merah avait été menacée par le terroriste

 

Latifa Ibn Ziaten avait été menacée par le jihadiste de l’Aude lors de son passage à Carcassonne il u a deux ans.

 

« Continue comme ça et tu verras! »: Latifa Ibn Ziaten, la mère d’une des victimes de Mohamed Merah, qui milite pour la laïcité, avait été menacée par le tueur jihadiste de l’Aude, il y a près de deux ans lors de son passage à Carcassonne.

Le visage de Mme Ibn Ziaten est connu dans les médias, car elle tient régulièrement des conférences pour promouvoir le dialogue avec les jeunes des quartiers en difficulté et éviter leur radicalisation. Elle a raconté mardi à l’AFP comment Radouane Lakdim, le tueur du Super U de Trèbes, l’avait interpellée dans la rue à Carcassonne.
« Il est sorti du café, il est venu en vitesse, il m’a appelée par mon prénom et par mon nom, il a mis sa capuche et il m’a dit « pourquoi vous mentez? Pourquoi vous dites que vous portez le foulard en signe de deuil? »
« J’ai dit : « je ne mens pas, je n’ai pas peur, je porte ce foulard depuis que j’ai perdu mon fils ». Et il m’a dit: « continue comme ça, ma mère, et tu verras« .
« Il m’a fait peur sur le coup, il m’a mis la main sur le dos, je pouvais rien faire », a ajouté la mère d’Imad Ibn Ziaten, la première victime de Mohamed Merah en mars 2012. « Il m’aurait tué, ça c’est sûr« , s’il n’y avait pas eu du monde autour, pense-t-elle, pour lui, « je suis une mauvaise musulmane parce que je m’habille à l’occidentale ».

« un geste, un mot » 

C’était fin 2016. Latifa Ibn Ziaten venait alors de terminer une intervention à la maison d’arrêt de Carcassonne, avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP). Quinze mois plus tard, elle souligne l’avoir immédiatement reconnu sur la photo du preneur d’otages de l’Aude, au lendemain des attentats de Carcassonne et de Trèbes: « J’ai crié fort, j’ai dit: c’est lui!« .
Aujourd’hui, Latifa Ibn Ziaten dit regretter de ne pas avoir tenté de lui parler, « de le convaincre ». « C’est resté sur ma conscience. J’aurais dû tendre la main à ce jeune, peut-être qu’il n’y aurait pas eu ce drame, peut-être, il aurait suffi d’un mot, d’un geste, je n’en sais rien« , a-t-elle dit.
« Il n’était déjà pas normal, ça se voyait dans ses yeux, dans sa barbe, dans son regard, mais il n’était peut-être pas à fond » dans la radicalisation, a-t-elle ajouté.
Ces nouveaux attentats en France « m’ont fait trop, trop mal
« , a-t-elle ajouté, « parce que cet homme (Arnaud Beltrame) qui a donné sa vie pour sauver les otages, m’a rappelé Imad, mon fils qui n’a pas voulu se mettre à genoux » devant Mohamed Merah, lorsqu’il a été abattu par le « tueur au scooter« , il y a six ans.

AFP

 

https://www.ladepeche.fr/article/2012/03/29/1318229-affaire-merah-une-clio-suspecte-retrouvee-dans-l-aude.html

Saint-Papoul. Affaire Merah : une Clio suspecte retrouvée dans l’Aude

 

Affaire Merah : une Clio suspecte retrouvée dans l’Aude
Publié le 29/03/2012 à 07:36 , mis à jour à 09:42

 

L’enquête sur l’affaire des tueries de Toulouse et Montauban a conduit, hier en fin de journée, des policiers dans un petit village de l’Aude. Au cours d’une patrouille, les gendarmes de Castelnaudary ont en effet découvert une voiture stationnée depuis plusieurs jours au cœur du village de Saint-Papoul et qui pourrait être liée à l’affaire Merah. Plusieurs habitants affirment que le véhicule était stationné depuis au moins une semaine. A-t-il pu être abandonné sur place par Mohamed Merah, tué le jeudi 22 mars à Toulouse après plus de 30 heures de siège par la police ?

Selon une source proche de l’enquête, le propriétaire de cette Renault Clio de couleur grise immatriculée dans la Haute-Garonne aurait été identifié et pourrait « appartenir à un locataire du même immeuble que celui de Mohammed Merah », situé rue Sergent-Vigné à Toulouse.

À l’intérieur, les enquêteurs auraient découverts un casque de motard ainsi que des éléments de carrosserie d’un Yamaha T Max, la même marque que le puissant scooter employé par Mohamed Merah pour assassiner trois enfants, un enseignant juifs et trois parachutistes entre le 11 et le 19 mars. Reste à déterminer si ces objets sont effectivement liés à l’affaire Merah.

Ces découvertes pourraient en tout cas expliquer pourquoi un scooter de couleurs différentes était apparu sur les trois scènes de crime, si le carénage a été modifié. Elles pourraient surtout contribuer, si elles sont confirmées, à accréditer la thèse d’un troisième homme lié à Mohamed Merah et à son frère Abdelkader. S’agit-il du complice qui aurait posté les vidéos des assassinats à la chaîne Al-Jazeera ? Bien des questions demeurent. Hier, la voiture, placée sous scellés, a été embarquée par les policiers pour des investigations plus poussées.

 

image dans Calomnie
La Dépêche du Midi

 

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/merah/affaire-merah-la-piste-d-un-troisieme-homme-se-renforce_77911.html

Affaire Merah : la voiture retrouvée dans l’Aude est une fausse piste

 

Les policiers avaient retrouvé à l’intérieur un carénage de scooter T-Max, selon France 3 Languedoc-Roussillon.

Policiers et médecins légistes devant l’immeuble où vivait Mohamed Merah, le 22 mars 2012, à Toulouse.  (PASCAL PAVANI / AFP)

Si la piste d’un troisième homme semble se confirmer dans l’affaire Mohamed Merah, celle de la voiture retrouvée dans l’Aude et pouvant contenir des pièces à conviction, en revanche, se dégonfle jeudi 29 mars. Ce véhicule serait sans lien avec l’enquête, selon des sources judiciaire et policière. FTVi fait le point.

La Clio de Saint-Papoul n’est pas liée à Merah 

Localisée mercredi dans le village de Saint-Papoul, près de Castelnaudary (Aude), une voiture avait intrigué des habitants qui se seraient étonnés de la voir stationner plusieurs jours sans bouger. Dans ce véhicule auraient été repérés un casque et des pièces de carénage d’un scooter de type semblable à celui utilisé par Mohamed Merah.

Si la voiture a appartenu auparavant à un individu alors domicilié à Toulouse près du domicile du « tueur au scooter », cet ancien propriétaire, qui n’habite plus en Haute-Garonne, a vendu le véhicule en septembre 2011 à l’état d’épave à un acheteur vivant à Saint-Papoul. Ce dernier a, par la suite, entreposé dans l’auto des pièces usagées de son propre deux-roues, selon une source judiciaire. La piste n’a donc « manifestement aucun lien avec l’affaire Merah », selon des sources de l’enquête.

 Le frère incarcéré confirme la présence d’un complice

Selon Le Parisien, Abdelkader Merah, le grand frère du tueur, incarcéré depuis dimanche pour « complicité d’assassinats », aurait confirmé la présence d’un autre homme, sans « préciser son nom », le jour du vol du deux-roues dont s’est servi Mohamed Merah lors de ses tueries. Il n’aurait pas non plus donné d’éléments permettant de le localiser ou de l’identifier, selon le quotidien.

Mardi, une source proche proche de l’enquête avait indiqué que ce troisième homme était peut-être aussi impliqué dans l’achat d’accessoires de moto pour Mohamed Merah ou le recueil d’informations sur la manière de neutraliser le « traqueur », le système de localisation antivol du scooter.

En outre, la police est toujours à la recherche de la personne qui a posté le courrier contenant la vidéo des tueries envoyé à la chaîne Al Jazeera. Des expertises sont en cours pour identifier l’expéditeur. Il pourrait s’agir d’Abdelkader Merah, ou d’une tierce personne.

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Une-voiture-de-l-Aude-a-t-elle-un-lien-avec-Mohamed-Merah-498326-3273842

Affaire Merah : confusion autour d’un troisième homme

 

08h03 , le 29 mars 2012, modifié à 12h26 , le 19 juin 2017

  • Par
  • A.F. (avec AFP)

La police a localisé mercredi soir une voiture dans un village de l’Aude, dans laquelle se trouvaient un casque et des pièces de carénage d’un scooter semblable à celui utilisé par Mohamed Merah pour commettre ses meurtres. Le véhicule appartiendrait à un homme domicilié à la même adresse que le tueur présumé, selon une source proche de l’enquête. De quoi renforcer la piste d’un troisième homme, complice du « tueur au scooter ». Pourtant, une autre source indique jeudi que l’automobile n’a aucun lien avec l’affaire Merah.

La découverte est-elle liée à l’affaire Merah? Mercredi soir, la police a localisé une voiture dans un village de l’Aude. A l’intérieur, un casque et des pièces de carénage d’un scooter semblable à celui utilisé par Mohamed Merah pour commettre ses tueries à Montauban et Toulouse, a indiqué une source proche de l’enquête à l’AFP. Le véhicule, une Clio immatriculée en Haute-Garonne (le département où vivait Mohamed Merah), appartiendrait à un homme domicilié à la même adresse que le tueur, a précisé cette source, confirmant des informations mises en ligne sur le site du quotidien Midi Libre. Pourtant, une autre source policière indique jeudi que cette voiture « n’a pas de lien avec l’affaire » Merah. Qui croire alors?

Une deuxième clé USB retrouvée

L’automobile a été repérée à Saint-Papoul dans l’Aude où des habitants se sont étonnés de la voir stationner plusieurs jours sans bouger. Dans ses négociations avec les policiers quand il était retranché chez lui avant d’être tué par les hommes du Raid, Mohamed Merah a indiqué où retrouver le scooter, volé début mars. Mais cette découverte pourrait expliquer pourquoi un scooter de couleurs différentes était apparu sur les trois scènes de crime, si le carénage a été modifié. Elle pourrait également confirmer la piste d’un troisième homme, qui aurait été le complice de Mohamed Merah, en plus du frère de ce dernier, Abdelkader Merah. Selon Le Parisien mercredi, ce dernier l’aurait même affirmé aux enquêteurs.

Par ailleurs, une clé USB contenant la vidéo des tueries a été retrouvée dans la poche du pantalon de Mohamed Merah après sa mort, a-t-on appris mercredi dans un jugement du tribunal de grande instance de Paris. Il s’agit donc de la deuxième clé USB connue avec des montages vidéo des crimes du tueur au scooter, en plus de celle reçue à Paris par la chaîne qatarie Al-Jazira et remise lundi à la police. Le « tueur au scooter » sera enterré en France dans les prochaines « 24 heures », a annoncé jeudi le représentant du recteur de la Grande mosquée de Paris, Abdallah Zekri. Il devait être inhumé en Algérie, mais les autorités ont refusé d’accueillir le corps, invoquant des raisons de sécurité.

Source: leJDD.fr

 

https://www.lepoint.fr/societe/de-la-legion-etrangere-a-daech-l-inquietant-parcours-d-un-ex-militaire-francais-20-10-2016-2077297_23.php

De la Légion étrangère à Daech : l’inquiétant parcours d’un ex-militaire français

 

Les services secrets américains affirment avoir identifié l’ex-légionnaire comme étant la « tête pensante » des attentats de Paris et de Bruxelles.

 

Par

Modifié le 20/10/2016 à 11:50 – Publié le 20/10/2016 à 08:11 | Le Point.fr
Un ancien legionnaire de 26 ans a mis son experience militaire au service du drapeau noir de Daech (capture d'ecran d'un spot de propagande djihadiste).
Un ancien légionnaire de 26 ans a mis son expérience militaire au service du drapeau noir de Daech (capture d’écran d’un spot de propagande djihadiste). © DR

 

Il se fait appeler Abou Souleymane al-Faransi. Et c’est sous ce nom de guerre qui fait référence à ses origines françaises qu’il était jusque-là connu. De son vrai nom, Abdelilah Himich, ce Franco-Marocain de 26 ans serait l’un des planificateurs des attentats organisés, par Daech, ces derniers mois en Europe. C’est, du moins, la conviction des services secrets américains, partagée par un certain nombre d’acteurs du contre-terrorisme français mais pas par les magistrats du Parquet anti-terroriste qui mettent en doute les informations transmises par la CIA.

Son nom apparaît régulièrement sur divers documents interceptés par les agences de renseignements d’au moins deux pays occidentaux, aux côtés d’un autre « stratège » de l’État islamique : Abou Ahmad. Des conversations de ce dernier avec des protagonistes des attaques djihadistes perpétrées à Bruxelles le 22 mars attestent de la dangerosité de cet individu. Plusieurs sources s’étonnent d’ailleurs des conversations en français des deux hommes « ce qui remet en cause la nationalité d’Abou Ahmad qui maîtrise visiblement très bien l’argot des quartiers », confie une source. Bras droit d’Abou Mohammed al-Adnani, tué par un drone américain pendant l’été et que les instigatrices de l’attentat raté de Notre-Dame de Paris voulaient venger, Abou Ahmad était, jusque là, présenté comme un Syrien.

Prof de sport, puis engagé en Afghanistan

Peu d’éléments ont filtré sur Abdelilah Himich. Tout juste sait-on que cet homme, né à Rabat en 1989, a grandi à Lunel (Hérault), une commune de 26 000 habitants, située à une vingtaine de kilomètres de Montpellier, dont seraient originaires une vingtaine de « soldats du Sham » (comme les djihadistes désignent le territoire actuellement contrôlé par Daech).

Abdelilah Himich aurait été professeur d’éducation physique. Il s’est engagé dans la Légion étrangère en 2008 et a été envoyé, dans les rangs de l’armée française, en Afghanistan où il se serait d’abord illustré au combat avant de faire défection, officiellement pour assister à l’enterrement de son père en 2010. Déclaré « déserteur », puis arrêté l’année suivante à la Gare du Nord, de retour d’Amsterdam, avec un peu plus d’un kilo de cocaïne dans ses bagages, il a été condamné début 2013 pour trafic de stupéfiants. Il n’aurait purgé que cinq mois prison avant de partir pour la Syrie, en février 2014, pour s’enrôler aux côtés des djihadistes anti-Assad: d’abord au sein des brigades al-Nosra puis de Daech.

Son passé de militaire lui aurait alors permis de grimper rapidement les échelons de la hiérarchie militaire avant d’intégrer la direction de la cellule Emni, un département dédié à l’organisation d’attaques terroristes en Europe. Les autorités américaines pensent que c’est lui qui chapeautait les commandos, que l’on croyait jusque là placé sous l’autorité d’Abdelhamid Abaaoud, lors des attaques de Paris, le 13 novembre 2015. C’est, en effet, à Abou Souleymane que l’un des preneurs d’otages du Bataclan aurait fait allusion devant témoin, s’interrogeant sur la nécessité de l’appeler pour prendre des consignes avant l’assaut des forces de l’ordre.

Consultez notre dossier : Spécial attentats de Paris

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelilah_Himich

Abdelilah Himich

      1. Abdelilah Himich
        Surnom Abou Souleyman al-Faransi
        Abdel le légionnaire
        Naissance 16 novembre 1989 (30 ans)
        Rabat (Maroc)
        Origine Marocain
        Allégeance Drapeau de la France France (2008-2010)
        Drapeau de l'État islamique État islamique (depuis 2014)
        Grade Émir
        Commandement Brigade Tariq ibn Ziyad
        Conflits Guerre d’Afghanistan
        Guerre civile syrienne
        Faits d’armes Bataille de Raqqa (2017)
        Distinctions Médaille commémorative française
        Médaille de l’OTAN
        modifier Consultez la documentation du modèle

        Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire ou Abou Souleyman al-Faransi, né le 16 novembre 1989 à Rabat au Maroc, est un djihadiste marocain ayant vécu en France1,2.

        Biographie

        Il a vécu à Lunel (Hérault)1, commune marquée à partir de 2013 par le départ vers la Syrie d’une vingtaine de jeunes3. Le 13 novembre 2008, il s’engage dans la Légion étrangère, au sein du 2e régiment étranger d’infanterie1,4. Il combat en Afghanistan durant six mois, du 3 juillet 2009 au 6 janvier 2010, et reçoit deux décorations : la médaille commémorative française le 30 août 2009 et la médaille de l’OTAN le 1er janvier 20101,3. Selon sa fiche de service, hormis une ivresse l’empêchant de prendre son service le 4 juillet 2010, Abdelilah Himich est considéré comme un soldat exemplaire ; mais selon la mère de sa compagne, il revient « très marqué » par l’Afghanistan1.

        Abdelilah Himich fait défection le 28 septembre 2010 en profitant d’une permission pour assister à l’enterrement de son père, il est déclaré déserteur et radié des contrôles de la Légion le 21 octobre 20101,3. Il retourne à Lunel, puis emménage à Salon-de-Provence avec sa compagne. Il est condamné à 48 000 euros d’amende et trois ans de prison, dont un avec sursis le 19 avril 20133 après avoir été arrêté à la gare du Nord à Paris2 pour avoir transporté 1,2 kilogramme de cocaïne en 2011 entre Amsterdam et Paris3. Malgré ces antécédents, il parvient cependant à être recruté comme agent de sécurité par deux sociétés privées5. Il ne purge que cinq mois de prison2. Après avoir manqué le concours d’aide-soignant, il fréquente des personnes radicalisées et devient l’émir d’un petit groupe de candidats au départ pour la Syrie3.

        Il quitte Lunel dans la nuit du 6 au 7 février 2014 et rejoint la Syrie1. Il aurait d’abord intégré un petit groupe appelé Jaych Mohammed, avant de rallier l’État islamique1. Nommé « émir » et placé à la tête d’un groupe de 50 hommes, il participe à ses premiers combats en mars dans la région de Raqqa où il est blessé à l’épaule par un éclat d’obus1. Quelques mois plus tard, il est nommé émir de la brigade Tariq ibn Ziyad, forte de 300 combattants1. Sa compagne le rejoint également en Syrie et lui donne un fils, Souleyman3.

        En 2015, il aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats du 13 novembre et de Bruxelles6.

        Le 22 novembre 2016, les services secrets américains rendent publique leur enquête sur les attentats. Le département d’État inscrit Abdelilah Himich, sur sa liste noire des terroristes étrangers comme « responsable des opérations extérieures » de l’État islamique et qu’il « aurait été impliqué [was reportedly involved] dans l’organisation des attentats de Paris en novembre 2015 et de Bruxelles de mars 2016, mais l’information n’est pas validée par la justice française1 ». Une source de confusion possible serait le témoignage d’un survivant du Bataclan qui raconte avoir entendu un des deux terroristes, encore vivants après que l’un d’eux a été abattu par un policier, s’adresser à son complice pour lui demander s’il « comptait appeler Souleymane », mais les enquêteurs français attribuent cette évocation du prénom Souleymane à Ibrahim El Bakraoui dont la kunya est Abou Souleyman al-Baljiki, qui meurt en se faisant exploser à Bruxelles, le 22 mars 20163.

        Il serait toutefois l’un des Français les plus importants au sein de l’EI, surtout depuis la mort d’Abou Mohammed al-Adnani, ancien porte-parole du groupe et principal coordinateur des attentats de Paris, tué en août par une frappe de drone américain2. Il est rapporté aussi qu’il serait tombé en disgrâce et aurait été emprisonné7.

        En 2017, il aurait pris part à la bataille de Raqqa contre les Forces démocratiques syriennes ; son sort n’est pas connu, il pourrait avoir été fait prisonnier ou aurait fait partie du convoi de djihadistes évacués de la ville après la conclusion d’un accord négocié par le Conseil civil de Raqqa8,9.

        Article connexe

        Notes et références

      2. Soren Seelow, « Abdelilah Himich, le légionnaire devenu cadre de l’organisation Etat islamique » [archive], lemonde.fr, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      3. Thomas Liabot, « Abou Souleymane, un légionnaire devenu commandant de Daech? » [archive], lejdd.fr, 20 octobre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      4. « Abdelilah Himich, de soldat de la Légion étrangère à lieutenant de l’EI » [archive], nouvelobs.com, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      5. Samuel Forey, Le sanglant parcours dans l’EI du légionnaire de Lunel [archive], Le Figaro, 28 février 2017.
      6. Stéphane Joahny, « 13-Novembre : les principales avancées de l’enquête » [archive], lejdd.fr, 21 juin 2017 (consulté le 10 juin 2018)
      7. Nicolas Hénin, « Profession : formateur de djihadistes » [archive], lepoint.fr, 6 décembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      8. Guillaume Atchouel, « Un jihadiste de Lunel suspecté par les USA d’avoir planifié les attentats » [archive], ladepeche.fr, 24 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      9. Madjid Zerrouky et Allan Kaval, « Avant la chute de Rakka, la question stratégique du sort des étrangers de l’EI » [archive], lemonde.fr, 16 octobre 2017.

Paul Khalifeh,

Raqqa: le sort d’un cerveau présumé du 13-Novembre en question [archive]

      ,

RFI

      , 15 octobre 2017.

 

Le baccalauréat et les Brestois de Steven Le Roy, du Télégramme

C’est un article d’il y a trois jours.

Steven Le Roy s’est fait un petit plaisir en interrogeant huit Brestois de son monde sur les souvenirs qu’ils ont gardés du baccalauréat.

Constatons pour commencer qu’au moins quatre d’entre eux n’étaient pas brestois à l’âge de passer le baccalauréat.

Deux ne l’ont pas eu ou ne l’ont pas passé, dont un Brestois, Paul Bloas, qui s’est fait connaître du public dans les années 1980 pour ses massives silhouettes peintes sur les murs de Brest. L’autre est commerçante.

Plus souvent, à Brest comme ailleurs, quand on n’a pas le baccalauréat, on est ouvrier ou employé.

Trois ont passé un bac C ou ES : encore un artiste, Stan, le chanteur de Matmatah, à Quimper, et deux sportives, à Brest.

Plus souvent, à Brest comme ailleurs, avec ce type de baccalauréat… je vous laisse compléter…

Restent trois personnages qui font partie des cadres de la ville et n’en sont pas des moindres.

Au moins deux d’entre eux ne sont pas brestois d’origine et au moins deux d’entre eux ont a priori des profils de littéraires.

La première est une animatrice socioculturelle devenue adjointe au maire de Brest il y a deux ans. Originaire d’Alsace, elle est arrivée à Brest sitôt après avoir obtenu son baccalauréat et s’est tout de suite lancée dans le travail de proximité en devenant animatrice de rue. On ne saura pas quel bac elle a passé, elle en indique seulement :

« Moi ? Mon bac ? Je l’ai raté la première année. J’étais alors en Alsace et je pense que j’avais trop d’activités. Comme je ne bossais pas en plus… Ma deuxième term’ était super chouette. J’en ai encore moins fait, mais je l’ai eu et je suis partie à Brest. Je me suis formée sur le terrain, je fais partie de ces élues sans trop de diplômes ».

Le second est le président de l’Université de Bretagne Occidentale. A priori littéraire de formation, il indique à propos de son baccalauréat :

« Mon meilleur souvenir de bac ? La fête des résultats ! Avec mes amis et mes amies, on l’a tous eu, certains d’extrême justesse, et nous avons fêté ça jusqu’à l’aube. Après, on est parti chercher nos collantes au lycée. Pour l’anecdote, j’ai eu une meilleure note en sport qu’en philo (NDLR : Matthieu Gallou est prof de philo). Qui pourrait le parier aujourd’hui ? ».

Et le troisième est vice-procureur au Tribunal de Grande Instance de Brest. Celui-là rapporte sans honte :

« Je m’en souviens très bien. Dans un bac littéraire pur, je n’ai pas eu la moyenne en français et pas eu la moyenne en philo. Je me rappelle avoir disserté sur Hegel et la fin des empires pour un coefficient 5. Brillantissime. Il fallait 254 points, j’en ai eu 254 pile. Quand elle a vu les résultats, il y avait de la foudre dans les yeux de ma mère ».

Il fait partie des magistrats qui ont harcelé afin de la dissuader de me défendre la dernière avocate qui m’a assistée contre eux à Brest.

Je comprends pourquoi ce genre d’individu hait autant les ingénieurs et autres matheux ou scientifiques. Nous avons tous de vraies compétences très pointues dans nos métiers respectifs, et cela ne nous empêche pas d’être aussi artistes, sportifs, et même littéraires, bien plus que ne le sera jamais le quasi nul en tout et néanmoins très ambitieux, manifestement attiré par le pouvoir, qui a dû se diriger vers un bac littéraire à défaut de pouvoir faire autre chose.

 

 

https://www.letelegramme.fr/soir/bac-que-reste-t-il-de-nos-amours-19-06-2019-12316066.php

Personnalités. Le bac, et les souvenirs aussi

 

Que reste-t-il d’un bac, au fond ? Une photo, vieille photo d’une jeunesse aux contours plus ou moins flous, aux réminiscences plus ou moins importantes. Du tribunal à l’Olympia, de l’université à la mairie en passant par une piste, une salle ou un magasin de thé, voire un atelier d’artiste, huit Brestois se souviennent.

 


Stan, chanteur de Matmatah

 

Le baccalauréat et les Brestois de Steven Le Roy, du Télégramme dans AC ! Brest bac-que-reste-t-il-de-nos-amours_4640982_540x270p

« J’ai passé un bac C, comme on disait dans le temps. Je l’ai eu au lycée de Cornouaille à Quimper, en 91. J’ai même eu mention assez bien et, à l’époque, ben c’était assez bien, même si j’avais foiré la physique et que je me suis effondré au bac de philo, ce qui m’a bien fait ch… J’ai fait une prépa puis la fac de maths qui s’est insidieusement transformée en fac de musique. Faut dire que pour mon bac, j’ai pas fait spécialement la fête. Mon but était déjà de louer un quatre-pistes… ».


Paul Bloas, plasticien

 

bac-que-reste-t-il-de-nos-amours_4640981_540x270p dans Attentats

 

« J’ai tellement raté ma seconde technologique à la Croix-Rouge à Brest que j’ai fait un BEP électromécanique. Je n’ai jamais eu de bac… En même temps, je prenais des cours de dessin avec Jean Quéméneur, c’est lui qui m’a donné le goût et les techniques. Je voulais entrer aux Beaux-arts mais il fallait le bac. Il est allé voir le directeur pour que j’aie une dérogation mais il me fallait à tout prix ce BEP pour l’obtenir. Le même mois, j’ai eu le concours d’entrée, mon BEP et mon permis de conduire… ».


Laëtitia Bleunven, athlète

 

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« J’ai eu un bac ES en 2010 à la Croix-Rouge à Brest. C’était dans mes souvenirs un moment très stressant où on se dit qu’il ne sert pas à grand-chose mais qu’il faut l’avoir. Je courais déjà cinq fois par semaine et je me souviens que c’est au moment du bac que se tiennent les championnats de Bretagne. Mais pour courir, il faut avoir l’esprit libre et, clairement, je n’ai pas fait ma meilleure course ce jour-là ».


Émilie Kuchel, adjointe au maire

 

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« Moi ? Mon bac ? Je l’ai raté la première année. J’étais alors en Alsace et je pense que j’avais trop d’activités. Comme je ne bossais pas en plus… Ma deuxième term’ était super chouette. J’en ai encore moins fait, mais je l’ai eu et je suis partie à Brest. Je me suis formée sur le terrain, je fais partie de ces élues sans trop de diplômes ».


Matthieu Gallou, président de l’UBO

 

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« Mon meilleur souvenir de bac ? La fête des résultats ! Avec mes amis et mes amies, on l’a tous eu, certains d’extrême justesse, et nous avons fêté ça jusqu’à l’aube. Après, on est parti chercher nos collantes au lycée. Pour l’anecdote, j’ai eu une meilleure note en sport qu’en philo (NDLR : Matthieu Gallou est prof de philo). Qui pourrait le parier aujourd’hui ? ».


Maud-Eva Copy, hanballeuse au BBH

 

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« J’étais au pôle espoir hand à Lesven à Brest où j’ai eu un bac ES en 2010. C’est un bon souvenir parce qu’en dépit de la pression, je l’ai eu assez facilement et pourtant, en français, je n’avais pas eu de bonnes notes. Après le bac, j’ai continué mes études et j’ai réussi le concours pour devenir prof d’EPS. C’est important de pouvoir faire autre chose que sa carrière pro… ».


Bastien Diacono, vice-procureur au tribunal

 

bac-que-reste-t-il-de-nos-amours_4640976_540x298p dans LCR - NPA

« Je m’en souviens très bien. Dans un bac littéraire pur, je n’ai pas eu la moyenne en français et pas eu la moyenne en philo. Je me rappelle avoir disserté sur Hegel et la fin des empires pour un coefficient 5. Brillantissime. Il fallait 254 points, j’en ai eu 254 pile. Quand elle a vu les résultats, il y avait de la foudre dans les yeux de ma mère ».


Armelle Lebret, commerçante à Tôt ou Tard

 

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« Moi, à 16 ans, je vivais ma vie ailleurs que chez mes parents. Je suis allée jusqu’au bac à Rouen mais je ne l’ai pas eu. Faut dire que c’était juste après les grèves Devaquet et qu’à l’époque, j’avais soulevé trois lycées. Alors bon. Après avoir été collée, j’ai décidé de ne pas retourner au lycée et d’essayer par correspondance. Vite fait… Je me suis démerdée comme je pouvais, et j’ai fini par faire le métier que je rêvais de faire ».

Steven Le Roy

 

 

https://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/bastien-diacono-un-parquetier-en-charge-des-stupefiants-28-01-2010-757983.php

Bastien Diacono, un parquetier en charge des stupéfiants

Publié le 28 janvier 2010
Bastien Diacono arrive d'Aix, où il exerçait ses talents à l'instruction. Mais...

Bastien Diacono arrive d’Aix, où il exerçait ses talents à l’instruction. Mais ce magistrat connaît bien la Bretagne pour avoir exercé à Saint-Brieuc.

Stéphane Le Tallec parti à Paris pour la chancellerie, un nouveau parquetier a pris ses fonctions à Brest, à l’an neuf, mais a simplement été installé, hier, dans ses fonctions de vice-procureur. Bastien Diacono est natif d’Angoulême, mais est connu en Bretagne, puisqu’il va obtenir ses galons de magistrat du ministère public à Saint-Brieuc. Nommé comme substitut, en mars 2001, dans les Côtes-d’Armor, il en devient vice-procureur, en 2004, puis part pour Aix-en-Provence, en 2008, en qualité de juge d’instruction. Un an et demi après, il reprend le chemin de la Bretagne, où il avait laissé sa famille, et est donc affecté au tribunal de Brest. «La Bretagne vous ravit, a glissé le procureur Leclerc, le verbe a deux sens et c’est exprès: elle vous enchante et elle vous capture».

Spécialisé depuis longtemps

Procureur touche-à-tout, expérimenté, passionné d’audience et d’assises, Bastien Diacono a cependant développé une compétence spéciale à Saint-Brieuc, où il a pris en charge la problématique des stupéfiants; «un service où l’on peut bâtir une politique pénale, où la spécialisation engrange les résultats», selon le procureur Leclerc. Il occupera la même fonction ici, «car notre parquet a des besoins» en la matière, a estimé le procureur. Bastien Diacono devra donc restructurer et diriger le service stupéfiants à Brest, «donner consistance au stage alternatif de sensibilisation aux dangers et tenter de réactiver l’injonction thérapeutique».

 

 

https://www.letudiant.fr/educpros/personnalites/gallou-matthieu.html

Biographie

Matthieu Gallou, président de l'université de Bretagne occidentale. // © Université de Bretagne occidentale

Matthieu GALLOU

Président de l’université de Bretagne occidentale

 

Matthieu Gallou a été élu président de l’UBO (université de Bretagne occidentale) le 30 mars 2016 par le conseil d’administration de l’université. Il en était le premier vice-président depuis novembre 2013.

Matthieu Gallou est professeur agrégé de philosophie (1996). Il est spécialiste de l’histoire de la philosophie antique et médiévale. Il est membre associé de deux unités de recherche : HCTI (Héritages et constructions dans le texte et l’image) et l’équipe d’accueil Éthique, professionnalisme et santé.

Ancien étudiant de l’UBO, il y débute sa carrière en 1998 comme Prag (professeur agrégé) au département philosophie de l’UFR lettres et sciences humaines. Il est responsable du département philosophie de 2003 à 2006, puis de 2008 à 2011. En parallèle, il assure pour l’UFR la charge de responsable des salons étudiants, avant de devenir, en 2006, assesseur du doyen jusqu’en 2007. En janvier 2008, il prend en charge la mission Orientation active pour l’UBO et assure la mise en place de l’application APB (Admission postbac) à l’UBO. Il est doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de 2011 à 2014.

De 2006 à 2008, Matthieu Gallou est membre du conseil scientifique de l’UBO puis du Cevu (conseil des études et de la vie universitaire) à partir de 2008. En 2012, il siège comme représentant de l’enseignement supérieur et de la recherche au sein du conseil syndical régional du Sgen-CFDT Bretagne. En 2014, il est secrétaire fédéral à l’enseignement supérieur et à la recherche au sein de la fédération nationale des syndicats Sgen-CFDT. Il siège au comité national ministériel de suivi de la licence-licence pro (CSL-Lpro) et au comité national ministériel de suivi du master (CSM). Élu en juin 2015 au Cneser (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche), il siégeait depuis juillet à la commission permanente. Élu à la présidence de l’UBO, il s’engage à abandonner l’ensemble de ces mandats pour se consacrer entièrement à l’université.

Compte Twitter : @matthieuGallou

Biographie créée en mars 2016

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/emilie-kuchel-une-nouvelle-adjointe-dans-les-rangs-12-05-2017-11509889.php

Émilie Kuchel. Une nouvelle adjointe dans les rangs

Publié le 12 mai 2017
Émilie Kuchel remplace Marc Sawicki . Sa délégation d'adjointe sera dévoilée...
Émilie Kuchel remplace Marc Sawicki . Sa délégation d’adjointe sera dévoilée mardi.
La récente démission de Marc Sawicki du conseil municipal a conduit le maire, François Cuillandre, à le remplacer. Celle qui était la dernière non-élue sur sa liste aux municipales de 2014 a ainsi été élue hier, avec 40 voix sur 43 exprimées, Julie Le Goïc et le groupe RPB n’ayant pas voulu prendre part au vote. La nouvelle élue s’appelle donc Émilie Kuchel, 37 ans. Elle occupe actuellement le poste de directrice du centre social de Kérourien. « Mais je vais bientôt quitter cette fonction, car je ne peux pas cumuler mon poste d’adjointe et celui-là, sous peine de conflit d’intérêts », plaide-t-elle. Direction la Caf, donc, après presque vingt ans passés au service de l’éducation populaire, de l’éducation de rue.

Naissance d’un combat

Émilie Kuchel est arrivée à Brest en 1999, « par hasard et par amour », raconte cette Alsacienne de naissance. Elle a aussitôt embrassé le travail de proximité en devenant animatrice de rue, avant de multiplier les fonctions les plus diverses. Animatrice dans diverses structures comme la Maison pour tous du Valy-Hir, déléguée syndicale de la FSU, militante dans diverses associations comme « Les P’tits débrouillards » ou « Vivre la rue » de Mireille Cann, directrice du centre social de Kérourien depuis 2013, elle n’a jamais quitté ce militantisme qui l’habite depuis de nombreuses années. « Je pense que ça m’est venu de ma région d’origine, qui est de droite, voire d’extrême droite. Elle m’a donné envie de m’intéresser aux autres, parce que j’ai été témoin d’injustices flagrantes. Cela a créé une révolte intime, pour que les choses changent, pour que les gens acceptent enfin de vivre ensemble ». C’est à Brest qu’Émilie Kuchel avoue avoir appris à « penser différemment. Ma famille n’est pas impliquée dans l’associatif, mais, ici, j’ai découvert des dizaines de petits quartiers avec autant de projets ».

À la gauche du PS

Dans cette logique, la jeune femme a choisi d’adhérer au Parti socialiste « il y a quelques années », parce que, « dans l’éducation populaire, c’est important de comprendre les choses en agissant de l’intérieur ». Dès le début de la campagne qui vient de s’achever, elle a choisi Benoît Hamon, devenant même responsable de sa candidature aux primaires dans la circonscription de Brest rural. « Je suis frondeuse depuis longtemps, à la gauche du PS », glisse-t-elle, avant d’ajouter « que cette élection doit permettre de reconstituer une gauche qui prendra en considération une politique de vie sociale ». « Ça prendra du temps », prédit celle qui estime toutefois « que les résultats ont été compliqués à vivre. Mais nous remonterons la pente. Quand on est engagé, on est obligé d’y croire ». Quant à la délégation qu’elle occupera, le maire devrait la dévoiler mardi.

 

 

https://www.brest-life.fr/mediatheque-et-ressources/temoignages-258/armelle-le-bret-934.html?cHash=96cf882df60f32b7444c3c2ac6276f1f

 

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Armelle Le Bret

Armelle Le Bret

- Créatrice de Tôt ou Tard

C’est un très beau territoire, qui est en mutation permanente

Publié le 30/04/2018

« Brest est la ville de tous les possibles »

Originaire de Rouen, Armelle Le Bret a posé ses valises à Brest il y a 17 ans. Elle y a créé “Tôt ou tard”, deux comptoirs de thé et d’épicerie fine situés en plein centre de la Cité du Ponant. Pour elle, Brest est « la ville de tous les possibles ».

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous installer ici ?
J’avais des attaches familiales en presqu’île de Crozon, et j’étais attirée par ce côté “bout du monde”. Brest est vraiment une ville à part. C’est un peu difficile à décrire, c’est probablement de l’ordre de la magie celtique (rires). Mise à part son histoire, il y a ici un vrai mélange des gens, et ce que l’on ressent le plus, ce sont les possibilités. Et pas seulement en termes de commerce. On sent une véritable fierté d’être brestois : les habitants se sont approprié leur ville. Certes, les Brestois peuvent parfois paraître un peu abrupts au départ, mais ça ne dure pas et ils sont fidèles.

Quelles forces et valeurs aimez-vous sur ce territoire ?
Cet esprit d’indépendance qu’ont les gens d’ici, et en même temps cet esprit de groupe et l’importance de la notion de réseau. Et puis c’est un très beau territoire, qui est en mutation permanente : j’ai vu la ville évoluer d’une façon incroyable depuis mon arrivée ! Et puis pour être passée par Paris, j’apprécie vraiment l’air pur, la facilité pour se déplacer, etc…


Qu’avez-vous trouvé ici que vous n’auriez peut-être pas trouvé ailleurs ?

Sur le plan commercial, il y a une grande diversité de boutiques. Des franchises, bien sûr, mais aussi beaucoup d’indépendants, ce qui crée de l’émulation. Et puis il y a un véritable attrait touristique pour la ville, comme on le voit avec l’arrivée du téléphérique qui a fait son petit effet. J’aime aussi le fait qu’ici, les gens vont à la rencontre les uns des autres… Il y a aussi de vrais amoureux du centre-ville, des gens de tous horizons plein d’énergie qui arrivent à faire monter la mayonnaise !

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Bloas

Paul Bloas

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Paul Bloas
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Œuvre de Paul Bloas
Naissance
      (58 ans)

Quimper

Nationalité
Activité
Formation

Paul Bloas, né le 27 mars 1961 à Brest1, est un peintre français.

Biographie

Paul Bloas est connu à Brest à partir des années 1980 pour ses « silhouettes » peintes, faites de simples contours blancs, puis pour ses fresques murales dispersées dans les lieux délaissés de la grande cité portuaire : port de commerce, quartier de Recouvrance, et notamment en 1991 à la prison de Pontaniou, définitivement fermée en 1990, et qu’il a investie en y installant de nombreuses peintures inspirées des lieux.

Paul Bloas travaille d’abord en atelier à la réalisation de grandes peintures, au trait brut et coloré, sur papier qu’il colle ensuite in situ pour les insérer au mieux dans le décor qui reste le sujet essentiel. Reconnu rapidement, il installe dès les années 1990 ses personnages jusqu’à Berlin, Budapest, Bilbao, puis Madagascar.

« À la pérennité de l’œuvre, à la toile pour traverser le temps, Paul Bloas, artiste peintre, préfère l’éphémère absolu et ses géants de papier, collés à même les murs et voués à disparaître. S’il reste une trace, infime, c’est celle que le soleil, le vent ou la pluie… auront bien voulu laisser.
Ces personnages massifs, « sur-humains », ont inscrit leur silhouette dans des lieux à leur mesure – prison de Brest, bains turcs de Budapest, base sous-marine de Bordeaux…2 »

Œuvres

Expositions

Interventions picturales in situ
Anonyme - Photo de 2008
Œuvre de Paul Bloas.
      • 1980-1986 : Brest, premières interventions en ville et sur le port (îlot fortifié en rade, Bertheaume sweet home)
      • 1987 : Berlin, Anhalter Banhof, Un pied dans le sable (expo internationale Mythos Berlin)
      • 1988 : Brest, port et cale de radoub, Le manteau de papier
      • 1989 : Tulle, chapelle Saint-Pierre, Ainsi soit Tulle
      • 1990/93 La réussite de Boris (Belgrade, centre ville ; Budapest, Bains turcs abandonnés ; Berlin, No man’s land ; Brest, Prison de Pontaniou et port militaire)
      • 1992 : Bilbao, usine sidérurgique et centre ville, Les nuques de plomb
      • 1994 : Beyrouth, centre ville, Charmouta (Barcelone, Barceloneta, Demi-sommeil)
      • 1995 : Paris, Butte-aux-Cailles, Paris au mois d’août
      • 1996 : Brest, port de commerce
      • 1997 : Bordeaux, quartier Bastide, Terminus (Calvi, la citadelle, Sentinelles
      • 1999-2002 : Bordeaux, base sous-marine, Poussières (Madagascar, Diego Suarez, ancien camp de la Légion, Mada)
      • 2001 : Toulouse, Théâtre de la cité, Recto / Verso
      • 2002 : Calvi, festival du vent
      • 2003-2008 : Bruxelles, Paris, Brest, Madagascar, Bordeaux
      • 2007 : Valenciennes, Ma vie s’appelle peut-être
      • 2009 : Paris, canal Saint-Martin, les habits noirs
      • 2018 : Betton (Ille-et-Vilaine), La Confluence, rétrospective
Expositions personnelles et collectives

Depuis 1988, Paul Bloas présente régulièrement ses travaux in situ à travers des expositions d’études et de photographies de ses interventions : Bologne en 1988, le port de commerce de Brest entre 1988 et 1990, le Quartz de Brest depuis 1989, la galerie Loft à Paris, les centres culturels français de Beyrouth, Bilbao, Barcelone, Berlin, les musées de Tulle et de Brest, le théâtre de la cité à Toulouse, la base sous-marine de Bordeaux, les fêtes maritimes de Brest 96 et 2000 au Fourneau, Telgruc-sur-Mer, le no 15 square de Vergennes à Paris, phare de Penmarc’h en 2008. En 2017, suite à un imbroglio qui a vu la disparition de sa grande fresque « Le Lamaneur » qui se trouvait sur la façade du bâtiment Grand Large depuis plus de 20 ans sur le port de commerce, un financement participatif et privé devrait permettre l’installation d’une nouvelle version de cette œuvre iconique qui symbolise si bien la fierté brestoise3.

Films et vidéos

      • 1986 : Bertheaume sweet home – Objectif Bertheaume, J.A. Kerdraon et P. Bloas (Paul Émile Victor sont dans un bateau (7 min), J.A. Kerdraon)
      • 1988 : Le manteau de papier (26 min), O. Bourbeillon, Lazennec Production/FR3
      • 2001 : In situ (26 min), J.A. Kerdraon, Alligal Production
      • 2003 : Mada ; Debout, de terre et d’eau (52 min), P. Bloas, Lamoot, Morgane Production (Prix de la création au festival international du film d’art de Montréal 2005)
      • 2008 : Zones d’ombres de Sylvain Bouttet (26 min)

Publications

      • Berlin 88/ Brest 89/ Tulle 90/ Bilbao 92 (catalogues)
      • 1993 : La réussite de Boris – Éditions Dialogues
      • 1997/2000 : Visuels pour Noir Désir et Serge Teyssot-Gay d’après G. Hyvernaud
      • 2002 : Brest de Mac Orlan – Éditions Dialogues
      • 2003 : Mada, Éditions Alternatives
      • 2008 : Ma vie s’appelle peut-être Paul Bloas, Laurence Mauriaucourt, Jean-Bernard Pouy, Ed La Voix du Nord, 2008
      • 2008 : Catalogue exposition de Penmarc’h

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Matmatah

Matmatah

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Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Matmata.
Matmatah
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Matmatah en concert à Plougastel le 16 février 2017.
Informations générales
Pays d’origine Drapeau de la France Brest, France
Genre musical Rock, folk, reggae, roots
Années actives 1995-2008, depuis 2016
Labels La Ouache Production
Site officiel www.matmatah.com
Composition du groupe
Membres Tristan Nihouarn
Éric Digaire
Benoît Fournier
Emmanuel Baroux
Anciens membres Jean-François Paillard
Cédric Floc’h
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Logo de Matmatah.

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Matmatah est un groupe breton de rock et de folk, fondé à Brest en 1995. Le duo formé par Tristan Nihouarn (Stan) et Cédric Floc’h (Sammy) est rejoint par le bassiste Éric Digaire et le batteur Fañch pour jouer sous le nom de Matmatah, en référence au village troglodytique tunisien du même nom (Matmata).

En juillet 1997, Matmatah sort un premier single avec deux chansons liées à la Bretagne qui rencontrent le succès : Lambé An Dro et Les Moutons. L’album La Ouache, sorti en 1998, s’écoule à plus de 800 000 exemplaires. Emma et L’Apologie deviennent également des tubes.

Après avoir sorti quatre albums studio, le groupe se sépare en 2008.

Pour les 20 ans du groupe en 2015, Matmatah sort un double best of, comportant des titres réenregistrés et deux singles inédits, Tricératops et Les demoiselles de Loctudy.

Le 23 septembre 2016, le groupe annonce sa reformation pour une nouvelle tournée et sort un nouvel album, Plates Coutures, le 3 mars 2017.

Le groupe a vendu 1 300 000 albums et récolté 3 disques d’or et un double disque de platine1.

Histoire du groupe

Les débuts

Tout commence dans la ville de BrestTristan Nihouarn (Stan) et Cédric Floc’h (Sammy) tournent dans les bars sous le nom de Tricards Twins. À la suite de leur rencontre avec Jean-François Paillard (Fañch) et Éric Digaire (Éric), ils fondent un nouveau groupe, dont le nom, Matmatah, est tiré de celui de la ville Matmata, en Tunisie, où Stan a passé des vacances durant son enfance. Cette petite ville a la particularité d’être entièrement construite dans la roche : la chanson Troglodyte (sur l’album La Ouache) y fait justement référence.

Leurs influences musicales sont sans conteste le hard rock old school de la fin des années 1960, début des années 1970, sévèrement mâtiné, dans un premier temps, de musique traditionnelle bretonne. Les quatre rockeurs écument les rades brestois avec leur répertoire de reprises et déjà quelques compositions originales. Le véritable déclic survient en 1996, quand le groupe est programmé en première partie de FFF à Penfeld lors d’une soirée étudiante, triomphant devant un large public avec quarante minutes de compositions dont Lambé An Dro et L’Apologie. De plus, « le chanteur de FFF était malade et leur prestation a été raccourcie : le lendemain, la presse n’a parlé que de nous ! »2. Julien Banes, ami de Tristan, devient leur manager. Ils comptabilisent fin 1996 plus de 180 dates uniquement dans le Finistère3.

En 1997, Matmatah sort un premier single, véritable ovni dans le paysage musical, sur lequel figurent les titres Lambé An Dro et Les Moutons. Succès fulgurant à Brest, puis en Bretagne où ils enchaînent les concerts et gèrent un réseau de distribution grandissant (30 000 unités écoulées par le bouche-à-oreille)4. Les jeunes Bretons découvrent un groupe de rock à brandir comme porte-drapeau, les étudiants brestois surtout qui voient un motif de fierté dans l’évocation des rues et des lieux de leur ville dans Lambé2. L’époque propice au rock celtique (retour d’Alan Stivell, Héritage des Celtes, Ar Re Yaouank) accueille à bras ouverts ces airs dansants issus du kan ha diskan ou de l’an-dro. Relayé par Radio Bretagne Ouest, le succès du 2 titres conduit RTL à diffuser Lambé an Dro début 1998, qui se hisse alors à la première place du classement des auditeurs.

La même année, le groupe s’inscrit aux Découvertes du Printemps de Bourges. Il termine premier dans son département, le Finistère, mais ne passe pas le cap de la sélection régionale. Le groupe décide tout de même de venir à Bourges et donne de nombreux concerts dans les bars. « Je crois que nous sommes le groupe qui a le plus joué cette année-là à Bourges, même si officiellement, nous n’avons eu aucune date », déclare alors Éric Digaire, bassiste du groupe.

La Ouache : succès du premier album

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Logo du groupe dès ses débuts.

Fin 1998, c’est la sortie nationale de leur premier album : La Ouache, produit par Claude Chamboissier (ex-Framboisier du Club Dorothée) et enregistré en mars dans le sud de l’Angleterre, au Studio Parkgate. Nouveau succès, mais cette fois-ci aussi en France, et ailleurs (La Ouache sera même édité en Russie). Plus de 800 000 exemplaires sont vendus5, notamment grâce aux tubes Lambé An Dro, Emma et L’Apologie. L’album est probablement arrivé au bon moment, alors que le rock retrouve une place de choix dans le cœur du jeune public, et qu’une « vague celtique » s’abat sur l’Hexagone, voire sur une bonne partie de l’Europe de l’Ouest. On retrouve en effet des airs traditionnels bien connus des habitués de fest-noz avec des titres comme Lambé An Dro ou La Fille du Chat Noir. Autre exemple, La Complainte de Fanch, clin d’œil implicite aux gwerzioù (« complaintes » en breton, catégorie de chant lent, triste, a cappella).

Matmatah contribue à renforcer la popularité de la musique celtique en France à la fin des années 1990 (tout comme le groupe de rap celtique Manau). Bien que cette musique, longtemps cantonnée au rang de folklore, se marie avec les musiques actuelles6, cette étiquette leur devient rapidement pesante : ils se sentent enfermés dans une vision ethnique de leur musique alors que c’est avant tout un groupe urbain brestois qui puise ses influences aux sources du rock’n roll, avec l’état d’esprit et le son seventies des guitares vintage qui vont avec. Ils considèrent ne pas rentrer dans une catégorie mais avoir une place à part dans le rock français7.

En janvier 2000, Matmatah est nommé dans la catégorie « groupe de l’année » à la première édition des NRJ Music Awards, qui a lieu pendant le Midem, à Cannes, et, le 11 mars 2000, nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Groupe de l’année », le groupe chante sur le plateau L’Apologie, quelques mois avant le début du procès.

En juin 2000, les quatre membres du groupes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Nantes, pour « provocation à l’usage de stupéfiants » et « présentation sous un jour favorable de l’usage du cannabis ». Ce procès fait suite à un concert à Nantes en 1998, où un policier de la brigade des stupéfiants, présent parmi le public est intervenu pour constater que le public ne se privait pas de fumer du cannabis, mais aussi et surtout à cause des paroles de deux de leurs chansons : L’Apologie (« Un pétard ou un Ricard, si t’as vraiment le cafard, à choisir y’a pas photo, moi je choisis le marocco. Les alcools ont leurs soûlards, le canna c’est le panard. Y’en a qui le mystifient, moi je fais son apologie. ») et Lambé An Dro (« Si t’as d’la beuh à partager, viens donc faire un tour à Lambé »)8. L’affaire est jugée malgré les protestations et une pétition de 10 000 signatures3. Les membres du groupe, qui risquent jusqu’à 5 ans de prison et 500 000 francs d’amende8, s’en sortent finalement avec 15 000 francs d’amende chacun9. Cet épisode leur inspire la chanson Quelques sourires présente sur leur deuxième album.

Rebelote

En mars 2001, Matmatah sort un deuxième album, Rebelote ; résolument rock où s’alternent titres anglais et français et rappelle le rock et le hard-rock des années 1970. Les textes et la musique sont dénués de toute référence à la Bretagne ; bien que cette orientation surprenne et déçoive leurs fans, il se vend quand même 200 000 albums et les concerts de la tournée affichent complets10. Daniel Presley (producteur de Faith No More, Dionysos, Axel Bauer) est à la production, aidant les quatre musiciens à présenter le meilleur de leurs influences (Out, dernier titre de l’opus, est ouvertement inspiré des pièces les plus épiques de Led Zeppelin). Le groupe reçoit son disque d’or, pour 100 000 exemplaires vendus11, le soir du deuxième concert à l’Olympia le 9 juin12. L’été, Matmatah repart sur les routes en passant par Solidays, les Eurockéennes, la Foire aux Vins de Colmar, ou bien encore les Vieilles Charrues devant 70 000 personnes.

L’année suivante, Matmatah, qui continue d’enchaîner les scènes (dont un concert au Midem le 21 janvier), sort l’album live Lust for a Live (où apparaît la reprise saluée par son auteur Sam Bernett de Toujours un coin qui me rappelle, chanson popularisée par Eddy Mitchell en France) et le DVD Piste Off. Après une tournée en Russie (4 dates, à Moscou, Nijni Novgorod, Saint-Pétersbourg), Fañch, en désaccords avec le groupe depuis Rebelote, met un terme à l’aventure. Sans batteur, Matmatah fait une pause en fin d’année avant de penser au futur album. Après la séparation de son groupe Alpha Jet (qui a fait les premières parties de la tournée Rebelotour), Benoit Fournier, alias Scholl, rejoint Matmatah et participe à la création du troisième album studio3.

Archie Kramer

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Matmatah au festival Saarang 2005

En octobre 2004, avec l’album Archie Kramer, Matmatah essaye un retour en force. Bien que toujours auto-produit, le groupe n’a pas oublié cette fois de créer des chansons calibrées FM, se prêtant à la diffusion radio (même si le groupe critique cette tendance dans les paroles du titre Radio Edit), en particulier Casi el Silencio et Au Conditionnel. La musique continue dans la même veine rock anglo-américain et hard des années 1970. Au fur et à mesure des hommages à peine déguisés, on y croise toutes leurs références, de Serge Gainsbourg aux Beatles, en passant par les Sex Pistols, Ennio Morricone et Led Zeppelin.

Mais, peut-être contrairement à l’album précédent, Archie Kramer n’est pas qu’un album à références, et le groupe essaye d’y imprimer davantage sa patte. Ses prises de positions s’y font plus fines. La chanson Au Conditionnel remporte cependant un franc succès et son clip est nommé aux Victoires de la musique13.

Les quatre membres (Benoît Fournier a remplacé Fañch à la batterie) sont invités en Inde (après le Canada, la Chine, la Russie) pour une tournée exotique dont ils ont tâché de ramener de nouvelles inspirations. La pochette de leur maxi CD suivant y fera d’ailleurs clairement référence.

And Times Goes Friendly

En 2006, les quatre membres de Matmatah sortent un maxi CD de 6 titres comportant le titre Comme si de rien n’était, dont le clip de Christophe Acker est diffusé sur les chaînes musicales.

La Cerise

L’album La Cerise sort le 5 mars 2007. Les guitares s’y font plus présentes et beaucoup plus agressives ; certains titres sont du hard rock pur, quelquefois mâtinés de touches très punky. Des ballades contrebalancent l’agressivité par la douceur des voix (chœurs aériens) et des arrangements (cordes, claviers)3. Le succès est fulgurant, porté par les deux premiers titres La Cerise et Crépuscule dandy, sortis en singles. Il existe une édition double album intitulée 28, Capucines comprenant des extraits d’un concert enregistré à L’Olympia lors de leur précédente tournée14.

Bande à part

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Matmatah aux Francofolies en 2008.

Le 6 novembre 2007, après 13 ans d’existence, le groupe annonce dans un communiqué sa séparation par consentement mutuel pour se consacrer à des projets plus personnels. « Cette décision collective a été prise pour des raisons aussi bien artistiques que professionnelles, chacun d’entre nous ayant pour désir de continuer différemment son aventure musicale », ajoute le groupe, qui poursuivra toutefois sa tournée d’hiver, comme prévu jusqu’au 15 décembre 2007. Les derniers concerts présentent une tristesse non dissimulée comme le 30 novembre pour le dernier à Paris, dans un Olympia complet ou pour le dernier concert de la tournée à l’Atabal de Biarritz.

En outre, le groupe remonte sur scène à l’été 2008 pour quelques concerts d’« adieux », notamment au festival de Poupet (Vendée), le 14 juillet 2008, sur la grande scène des Vieilles Charrues de Carhaix le 19 juillet 2008 et le 16 août 2008 à la Foire aux Vins de Colmar, avant de jouer, le 24 août 2008, au Brussels Summer Festival15. Le dernier concert a lieu le 30 août à Plougastel-Daoulas, dans la salle L’Avel-Vor, dirigée par Éric (le bassiste) à partir de mars 2010.

Matmatah tire sa révérence avec un dernier single intitulé Bande à part ; les paroles, et plus particulièrement la pochette (Stan pointant un revolver sur la tempe d’Eric), permettent de mieux comprendre les ressentis et désirs réels de chacun des membres. Le départ annoncé de Sammy marquait pour Stan la fin du groupe alors qu’Eric aurait envisagé de continuer l’aventure avec un nouveau membre3. Le 24 octobre 2011, un best of intitulé Greatest Hits : 1998-2008 est édité par Barclay.

Antaology : retour virtuel

En décembre 2014, le groupe annonce la sortie d’un double CD et un DVD comportant des inédits et des raretés à l’occasion des 20 ans du premier concert du groupe. Antaology sort le 25 septembre 2015 et comprend 2 CD16 :

  • Le premier comporte les morceaux choisis par les membres du groupe. Les chansons sont extraites des 4 albums studio ainsi que des Ep, plus un inédit, Triceratops, enregistré en studio avec Emmanuel Baroux à la guitare17 ;
  • Le second contient des inédits et des raretés du groupe (versions alternatives, remix, versions live), dont une nouvelle chanson, Les demoiselles de Loctudy, chantée avec Les Goristes.

Cet album sort en deux versions : un double digipack avec deux CD et un petit livret ainsi qu’un coffret avec les 2 CD, 2 DVD et un livret de 60 pages (avec plus de 200 photos) réalisé par Stan18.

Plates Coutures : l’album de la reformation

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Concert du groupe en février 2017.

En septembre 2016, le groupe se reforme avec l’arrivée du guitariste Emmanuel Baroux (ayant joué avec Astonvilla, Axel Bauer, Tristan Nihouarn) en remplacement de Sammy19. Une tournée démarre en février 2017 avec notamment un passage à l’Olympia le 2 mars 201720. Le single Marée haute est dévoilé le 17 janvier21, accompagné d’un clip le 17 février22. Les paroles dénoncent l’addiction au pouvoir et le détournement d’argent.

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Matmatah au Festival du Roi Arthur en 2017.

Onze nouvelles chansons sortent le 3 mars dans un 5e album studio intitulé Plates coutures23. L’enregistrement est réalisé en Angleterre sous la direction artistique de Bruno Green (Détroit) et le mastering à Londres aux studios Abbey Road24. Résolument rock, l’album présente des textes concernés par les problèmes de société25. Leur premier festival en plein air aux Landes Génusson sera le début d’une longue série de concert et de festivals, notamment les Vieilles Charrues et les Eurockéennes de Belfort.

Membres

Membres actuels

  • Tristan Nihouarn (Stan) : chant, guitares, harmonica, oud, claviers et flûtes
  • Éric Digaire : basse, chant, guitare, piano
  • Benoît Fournier (Scholl) (à partir de 2002) : batterie, percussions
  • Emmanuel Baroux (à partir de 2016) : guitare électrique, chant
  • Julien Carton (à partir de 2017 pour les concerts) : claviers, chant
  • 120px-Matmatah_Plougastel_02-2017_-_26

    Stan

  • 80px-Matmatah_Brest_02-2017_-_04

    Éric

  • 80px-Matmatah_Plougastel_02-2017_-_16

    Manu

  • 120px-Matmatah_Brest_02-2017_-_10

    Scholl

  • 120px-Matmatah_Brest_02-2017_-_09

    Julien

Anciens membres

  • Cédric Floc’h (Sammy) : guitare électrique, chant (1995-2008)
  • Jean-François Paillard (Fañch) : batterie, percussions (1996-2002)

Historique du groupe par années

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Discographie

Albums studio

Live

Eps

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2005 : Mille Soleils

Singles

  • 1997 : Les Moutons
  • 1998 : Lambé an Dro
  • 1998 : Emma
  • 2001 : Quelques Sourires
  • 2001 : Archimède
  • 2002 : Crève les Yeux (Live)
  • 2004 : Casi el Silencio
  • 2004 : Au Conditionnel
  • 2006 : Comme si de rien n’était
  • 2007 : La Cerise
  • 2007 : Crépuscule Dandy
  • 2015 : Triceratops
  • 2017 : Marée Haute
  • 2017 : Lésine pas
  • 2018 : Retour à la normale

Compilation

  • 2011 : Greatest Hits : 1998-2008 (Barclay)
  • 2015 : Antaology

DVD

  • 2003 : Piste Off !

Participation

Ventes d’albums

Liste des albums
Année Album Meilleur classement Ventes Certifications26
Drapeau de la France Drapeau de la Belgique Drapeau de la Suisse
1998 La Ouache27 11 25 - 800.000 FR:Disque de platine 2 × Platine1
2001 Rebelote28 8 46 83 200.000 FR:Disque d'or Or1
2004 Archie Kramer29 30 - - SNEP:Disque d'or Or
2007 La Cerise30 24 - - FR:Disque d'or Or1
2017 Plates coutures31 22 - -

Notes et références

  1. a b c et d « « Tricératops » : Matmatah renaît de ses cendres avec un inédit et un best-of anniversaire » [archive], sur chartsinfrance.net (consulté le 18 mars 2018)
  2. a et b Siohan 2005, p. 46
  3. a b c d et e Rok 2013, p. 102
  4. « Y a de la Ouache » [archive], L’Express (consulté le 15 décembre 2011)
  5. Sylvain Siclier, « Matmatah. Rebelote », Le Monde,‎ 21 avril 2001, p. 21.
  6. Solenn de Royer, « Matmatah, l’énergie de la scène bretonne », La Croix,‎ 16 décembre 1998 (lire en ligne [archive]).
  7. Siohan 2005, p. 49 : « On était trop jeunes pour copier Téléphone et trop vieux pour copier Noir Désir, du coup on a une place à part. »
  8. a et b Nicolas de la Casinière, « Le refrain de la fumette au tribunal. Le groupe Matmatah jugé pour «provocation à l’usage des stupéfiants». », Libération,‎ 16 mai 2000 (lire en ligne [archive])
    Le policier à l’origine de la procédure avait déjà alerté la justice quatre ans plus tôt, en entendant Mangez-moi ! Mangez-moi !, un tube du groupe rennais Billy Ze Kick et les Gamins en Folie, vantant les mérites de champignons hallucinogènes
  9. « Dépeche AFP de Juin 2000 » [archive], 11 juin 2000 (consulté le 29 juin 2012)
  10. « Matmatah. « La fin d’une belle histoire » », Le Telegramme,‎ 26 juin 2008 (lire en ligne [archive], consulté le 1er mars 2017)
  11. Victor Hache, « Matmatah, retour au rock », L’Humanité,‎ 13 avril 2001 (lire en ligne [archive]).
  12. Stéphane Koechlin, « Rock. Matmatah, la grosse artillerie bretonne », Le Figaro (Le Figaroscope),‎ 6 juin 2001, p. 4.
  13. « Victoires de la musique: meilleur clip pour Arthur H et M », AFP,‎ 4 mars 2006.
  14. Le CD étant par nature limité à 80 minutes, le second disque ne comporte pas l’intégralité du concert de l’Olympia. Manquent, par exemple, les chansons Lambe An Dro et Le Souvenir.
  15. Gorgiard 2008, p. 208
  16. Pour ses vingt ans, Matmatah sort une Antaologie ! [archive]Ouest-France, 23 juillet 2015.
  17. Pour ses 20 ans, Matmatah fait « le reuz » [archive], France 3, 18 juin 2015
  18. « Rock. Matmatah sort un coffret ce vendredi » [archive] (consulté le 27 septembre 2015)
  19. « Matmatah annonce son retour » [archive], sur people.bfmtv.com, 23 septembre 2016
  20. Sarah Morio, « Matmatah. « Rendez-vous le 2 mars à l’Olympia » » [archive], sur letelegramme.fr, 24 septembre 2016 (consulté le 23 septembre 2016)
  21. Jonathan Hamard, « Matmatah revient à « Marée haute » pour taper du poing sur la table. Écoutez ! », aficia,‎ 17 janvier 2017 (lire en ligne [archive], consulté le 25 février 2017)
  22. Matmatah, « Marée haute (clip officiel) » [archive], sur youtube.com, 17 février 2017
  23. Sarah Morio, « Matmatah. Un 5e album en gestation », Le Télégramme,‎ 3 décembre 2016 (lire en ligne [archive]).
  24. « « Marée haute » : Matmatah prend l’eau dans un clip pinçant et engagé » [archive], sur chartsinfrance.net, 18 février 2017
  25. « Matmatah de retour après huit ans d’absence », TV5MONDE,‎ 16 février 2017 (lire en ligne [archive], consulté le 25 février 2017)
  26. « Les Certifications – SNEP », SNEP,‎ 1er novembre 2013 (lire en ligne [archive], consulté le 18 mars 2018)
  27. « Matmatah – La Ouache » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  28. « Matmatah – Rebelote » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  29. « Matmatah – Archie Kramer » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  30. « Matmatah – La Cerise » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  31. « Matmatah – Plates coutures » [archive], sur lescharts.com (consulté le 3 août 2017)

Annexes

Bibliographie

  • Stéphan Siohan (photogr. Emmanuel Pain), « Matmatah : Rock’n roll attitude », Bretons, no 4,‎ novembre 2005, p. 44-49
  • Ronan Gorgiard, L’étonnante scène musicale bretonne, Palantines, coll. « Culture et patrimoine », 2008, 255 p. (ISBN 2911434986), « Rock et dépendances », p. 206-209
  • Olivier Polard, 40 ans de Rock à Brest, La Blanche Production, 2005, 192 p. (ISBN 2952472009) (CD, Sushi Bar live avec Miossec, 2002)
  • Ronan Gorgiard, L’étonnante scène musicale bretonne, Palantines, coll. « Culture et patrimoine », 2008, 255 p. (ISBN 2911434986), « Rock et dépendances », p. 206-209
  • Collectif (dir. Frank Darcel), ROK : De 1960 à nos jours, 50 Ans de musique électrifiée en Bretagne, t. 2 : 1990/2013, LATDK, 2013, 480 p. (ISBN 2954364408), « Matmatah », p. 100-10
  • Olivier Polard et Yan Le Gat, Le Vauban. Un siècle d’histoire brestoise, Coop Breizh, 2012
  • Pascal Pacaly, La France est vraiment Rock !!, 2019, Les Editions du Joyeux Pendu, 292 pages (ISBN 978-2-490462-07-0)

Liens externes

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Ressources relatives à la musique

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v · m
Tristan Nihouarn · Éric Digaire · Benoît Fournier · Emmanuel Baroux
Cédric Floc’h · Jean-François Paillard
Albums studio La Ouache (1998) · Rebelote (2001) · Archie Kramer (2004) · La Cerise (2007) · Plates coutures (2017)
Albums en concert Lust for a Live (2002)
Compilations Greatest Hits : 1998-2008 (2011) · Antaology (2015)
EP Concert Matmatah (1999) · Mille Soleils (2005) · …and Times Goes Friendly (2006) · Bande à part (2008)
Vidéographie Piste Off ! (2003)

Encore un témoin clé dans une affaire sensible qui finit empoisonné !

Et moi, à quoi ai-je eu le droit le 22 mars 2002 ?

Le même mélange ?

 

https://www.lci.fr/international/italie-une-ex-mannequin-temoin-cle-dans-un-proces-contre-berlusconi-meurt-empoisonnee-2115649.html

Italie : une ex-mannequin – témoin clé dans un procès contre Berlusconi – meurt empoisonnée

 

Italie : une ex-mannequin - témoin clé dans un procès contre Berlusconi - meurt empoisonnée
Olivier MORIN / AFP

 

MEURTRE EN EAUX TROUBLES – Le récent décès d’Imane Fadil, une ancienne mannequin, sème le trouble en Italie. Selon la presse locale, la jeune femme serait morte des suites d’un empoisonnement à des substances radioactives. Elle était l’une des rares personnes à avoir accepté de témoigner dans des procès contre Silvio Berlusconi et ses soirées « bunga-bunga ».

 

16 mars 12:12 – La rédaction de LCI

 

A-t-on voulu faire taire une témoin gênante ? C’est la question que se posent aujourd’hui de nombreux Italiens. L’ex-mannequin marocaine Imane Fadil aurait été empoisonnée avec des substances radioactives, selon la presse italienne. La jeune femme de 33 ans, hospitalisée le 29 janvier dernier dans les environs de Milan, est décédée le 1er mars, a indiqué le procureur de Milan Francesco Greco. Une enquête a été ouverte.

Selon le Corriere della Sera, l’hôpital où se trouvait la jeune femme a procédé à des examens pour tenter de comprendre quelle était la cause de la détérioration de sa santé. N’ayant rien trouvé, il a envoyé des échantillons à un laboratoire spécialisé de Pavie (nord). Selon ce même quotidien –  citant des sources non identifiées – les résultats sont parvenus le 6 mars, cinq jours après le décès de la jeune femme, et évoquent « la présence d’un mélange de substances radioactives qu’il n’est pas possible de trouver normalement dans le commerce ».

Selon Paolo Sevesi, l’avocat d’Imane Fadil, cette dernière lui avait confié « sa crainte d’avoir été empoisonnée », indique pour sa part l’agence AGI.

 

Imane Fadil s’est fait connaître du grand public italien en 2012. C’est l’une des rares personnes à avoir accepté de témoigner dans le cadre du scandale sexuel et du procès Rubygate portant sur les soirées libertines « bunga-bunga » que l’ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi organisait avec des jeunes femmes – dont une mineure -, dans sa villa à Arcore , dans les environs de Milan. L’ancienne top model avait notamment expliqué que le soir de sa première visite à Arcore, M. Berlusconi lui avait tendu une enveloppe contenant 2.000 euros, ajoutant: « ne vous offensez pas ». La jeune femme avait aussi décrit « une performance » de deux femmes déguisées en religieuses, avec « ballet sexy » et strip-tease.

Dans le dernier procès de la série Ruby, dans lequel Silvio Berlusconi est accusé de subornation de témoin et qui est toujours en cours, le tribunal avait rejeté en janvier la demande d’Imane Fadil de se constituer partie civile.

La rédaction de LCI

Mis à jour : Aujourd’hui à 12:13 Créé : Aujourd’hui à 12:12

 

Le juge brestois Raymond André a-t-il été assassiné ?

Quand on constate que les deux juges d’instruction de Brest dont les fautes de procédure ont finalement entraîné en 2015 l’annulation de toute la procédure ouverte sur les deux plaintes avec constitution de partie civile d’août et décembre 2011 de la criminelle Josette Brenterch contre mon ancien hébergeur de blog OverBlog et moi-même sont aujourd’hui décédés, la question de leur assassinat s’impose.

La première, Mathilde Boissy, est décédée à l’âge de 31 ans des suites d’un sarcome, un type de cancer pouvant notamment être provoqué par irradiation ou exposition à certains toxiques, et donc, induit volontairement par des personnes mal intentionnées, des assassins.

Le second est décédé vraisemblablement le week-end dernier à l’âge de 59 ans d’une « maladie foudroyante ».

Je n’en sais pas plus pour l’instant, sinon que mes harceleurs étaient tous au courant dès lundi matin à la première heure, comme je l’ai montré dans mon précédent article, et que de nombreux toxiques sont susceptibles de provoquer des pathologies aiguës évoluant très rapidement vers le décès de l’intoxiqué.

Je rappelle ici avoir moi-même été victime d’un empoisonnement criminel au printemps 2002.

Par ailleurs, en tout ce qui me concerne, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest n’admet pas l’échec et en veut à mort à tous ceux qu’elle estime en être responsables, sans jamais se remettre en cause elle-même.

Elle est donc parfaitement capable d’avoir fait assassiner ces deux juges d’instruction que son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi a effectivement désignés dans certains écrits publics comme responsables du ratage de sa procédure à mon encontre.

Dans la mesure où ces deux juges étaient aussi de ses complices dans ses entreprises criminelles contre diverses personnes dont moi-même, elle ou d’autres de ses complices pourraient également avoir voulu prévenir toute trahison en les faisant assassiner, sachant que les fautes de procédure qu’ils avaient commises pour leur complaire en faisaient des maillons faibles de leur chaîne criminelle.

Quoi qu’il en soit, après avoir été assez choquée par l’annonce de ce décès, j’en ai été furieuse – j’aurais voulu voir ce magistrat-là croupir au fond d’une geôle jusqu’à la fin de ses jours – mais pense en définitive que cette disparition était la condition sine qua non pour que les Brestois aient une chance de voir leur justice s’améliorer.

Ci-dessous trois nouveaux articles de presse édifiants sur l’affaire Clarisse et Erwan.

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20061108&article=13105288&type=ar

Clarisse et Erwan. Des accusés impassibles

 

Publié le 08 novembre 2006
Début, à huis clos, du procès des accusés dans l'affaire des meurtres de...

Début, à huis clos, du procès des accusés dans l’affaire des meurtres de Clarisse et Erwan, assassinés à Brest dans la nuit du 19 au 20 août 2003. « La vérité nous fait peur, mais on veut la connaître », ont déclaré les mères des deux victimes. (Photo François Destoc)

 

Qui pourrait donc faire parler Saïd Abdellaoui, Gérôme B. , Stéphane et Eric Planchet ? Trois ans après la disparition de Clarisse et Erwan, même la douleur des familles n’est pas parvenue à ébranler les quatre accusés. Il reste quatorze jours, dans ce procès qui s’est ouvert hier, à Nantes, pour tenter d’arracher la vérité sur le double meurtre commis à Brest, en août 2003.

 

Ils sont là, tous les quatre, dans le box des accusés. A gauche, Saïd Abdellaoui, méconnaissable avec ses lunettes rondes, son visage bouffi et ses cheveux courts. Stéphane Planchet, livide, le visage creusé, observe la salle. Son frère Eric, visage rond, cheveux ras, n’en finit pas de soupirer. A droite, Gérôme B., amaigri, visage anguleux, crâne rasé, regarde fixement devant lui. Il a eu 20 ans, le 4 novembre. Il y a quatre jours. Il sait qu’il risque, comme les trois autres accusés, la réclusion criminelle à perpétuité.

Huis clos

Il est 9 h 45. Le procès des quatre principaux mis en cause dans la disparition de Clarisse Lignez, 32 ans, et Erwan Duramé, 29 ans, débute par un long et lourd silence. L’ambiance est extrêmement tendue. Au bas du box des accusés, deux policiers d’élite du GIPN en civil, oreillette en place, gilet pare-balles sur le dos, sont sur le qui-vive. Dans la salle des pas perdus, une dizaine de leurs collègues dans leur carapace noire, pistolet mitrailleur en bandoulière pour certains, complètent le dispositif hors norme prévu pour ce procès.Neuf jurés – six femmes et trois hommes -, et leurs cinq suppléants, ont pris place aux côtés du président André Lourdel et de ses deux juges assesseurs. Le huis clos est prononcé. Les débats ne seront pas publics. Gérôme B. était mineur au moment des faits.

Le « courage » de Gérôme B.

Que vont déclarer les quatre accusés, à l’issue de la lecture des faits qui leur sont reprochés ? On le sait déjà. L’avocat de Gérôme B. – M e Labat – a déclaré un peu plus tôt, devant les caméras, que son client répéterait qu’il n’avait « jamais participé au meurtre » du jeune couple. « Il a simplement fait le guet et il reconnaît aussi avoir porté atteinte à l’intégrité des cadavres. Il a eu le courage de venir aujourd’hui (*). Nous espérons que les autres vont enfin dire la vérité ». Les autres tiendront sensiblement le même discours.

Douleur des parents larmes des jurés

Pour les familles de Clarisse et Erwan, la situation est intenable. A la première pause, les deux mamans, le regard absent, s’effondrent devant les journalistes. « Nous n’avons même pas pu embrasser nos enfants. Ils ont mis leur corps dans un tel état qu’on ne nous a pas permis de les voir une dernière fois… Pourquoi eux ? Que leur est-il vraiment arrivé ? La vérité nous fait peur, mais on veut la connaître. On ne vit plus. » L’après-midi, les familles et les proches de Clarisse et Erwan ont commencé à raconter comment ils avaient vécu la disparition de leurs enfants, quelques jours avant que leurs cadavres ne soient retrouvés, carbonisés et mutilés, au fond d’un étang en Vendée. Pendant le récit de ces premiers faits, face à la douleur nue des familles, des jurés ont pleuré. Les quatre accusés, eux, sont restés impassibles. * Il comparaît libre (notre édition de lundi).

 

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logo Ouest-France Jeudi 27 mars 2008 00:00

« C’est une crapule, c’est lui qui les a tués »

Vif accrochage entre deux accusés, à Rennes. On y juge en appel les trois meurtriers de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, un jeune couple brestois.

 

« C’est une crapule ! Il a tué deux personnes. » À peine commencée l’audience, hier matin, Stéphane Planchet laisse éclater sa colère contre Saïd Abdellaoui. Doigt accusateur vers son compagnon de banc, Stéphane Planchet, poursuit : « Moi, j’ai pas de sang sur les mains ! J’ai pris perpétuité pour des meurtres que j’ai pas commis ! »

On n’en est qu’à l’examen des personnalités et, déjà, deux des accusés laissent transparaître leur défense. Ce n’est pas moi, c’est l’autre. Car Saïd Abdellaoui n’est pas en reste à l’encontre de Stéphane Planchet, qui l’aurait fait agresser par des copains.

Le mythomane et le naïf

Saïd Abdellaoui, 27 ans, a, lui aussi, été condamné à la perpétuité, en première instance. Hier, il est apparu, au gré des témoignages, comme un « affabulateur », « un mythomane ». Il se fait passer pour un ancien légionnaire, pour un Colombien (il est né au Maroc) ou un étudiant en droit.

Celles qui ont vécu avec lui parlent d’un homme « très jaloux », capable d’une « extrême violence ». Vivant d’expédients, il a une passion pour les voitures. L’une des motivations de l’agression de Clarisse et Erwan, à leur domicile à Brest, en août 2003, était le vol de leurs voitures.

Stéphane Planchet, 35 ans, habitait près de la maison du jeune couple brestois. Il a été décrit comme violent et « manipulateur » par son ex-concubine, mère de leur fille. « Il avait besoin, il me prenait. Il n’avait plus besoin, il me jetait. » D’autres le disent « naïf », « influençable », et « fasciné », par Abdellaoui. Stéphane Planchet a longuement évoqué son enfance de « pauvre », en Vendée. Département où résident ses parents, à Champ-Saint-Père, là où ont été mutilés et brûlés les corps de Clarisse et Erwan. Un père aux mille métiers, très violent, et une mère « obligée de se prostituer » pour nourrir ses quatre fils.

« Plein d’idées », mais ne gardant pas longtemps un emploi, Stéphane Planchet a tenté de créer « une entreprise d’entretien des tombes », macabre résonance pour les familles des victimes ; « un salon de massage pour homosexuels » ; une société « pour chercher de l’or en Afrique ».

Un mineur à la dérive

Troisième accusé : Gérôme B., 21 ans. Au moment des faits, il avait 16 ans et 9 mois. Peu bavard, il aligne difficilement deux phrases de suite… Enfance chaotique : il a trois ans quand ses parents se séparent. Il reste avec sa mère, à Lorient. Alcoolique, elle perd sa garde. Placements en foyers. « Spirale de fugues », de délits. Arrivé à Brest, il semblait avoir trouvé sa voie comme apprenti carreleur. Mais, le 5 août 2003, il quittait son emploi.

Le 19, Clarisse et Erwan étaient tués d’une balle de carabine 22 LR. Probablement chez eux, à Brest. On retrouvera leur corps dans un lac de Vendée.

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

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logo Ouest-France Samedi 12 avril 2008 00:00

Clarisse et Erwan : deux peines à la baisse

Gérôme B. écope de 20 ans de prison au lieu de 30 ans. Peine aussi revue à la baisse pour Stéphane Planchet, mais confirmée pour Saïd Abdellaoui.

 

Depuis le 26 mars, Saïd Abdellaoui, Stéphane Planchet et Gérôme B. étaient rejugés par la cour dappel dassises, à Rennes. Rappel des faits : le soir du 19 août 2003, Clarisse et Erwan ont été agressés dans leur maison de Brest. Tous deux ont été exécutés dune balle dans la tête. Leurs corps mutilés et brûlés seront retrouvés quelques jours après, dans le lac de Saint-Vincent-sur-Graon, proche du domicile des parents de Stéphane Planchet. Au terme de quatre heures de délibéré, la cour d’assises d’appel, à Rennes, a déclaré coupables les trois accusés poursuivis pour la séquestration et la mort de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, en août 2003. Saïd Abdellaoui est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec 22 ans incompressibles. Peine identique à la première condamnation. En revanche, les peines sont revues à la baisse pour Stéphane Planchet, condamné à 30 ans dont 20 ans incompressibles. Une diminution symbolique par rapport à sa première condamnation à la perpétuité avec 20 ans de sûreté.Mais la peine de 20 ans, infligée à Gérôme B., a provoqué indignation, incompréhension et colère silencieuse des familles de Clarisse et Erwan. À Nantes, il n’avait pas eu le bénéfice de l’excuse de minorité et avait été condamné à 30 ans.

Propos incroyables

Avant que la cour et les jurés ne délibèrent, les trois accusés avaient eu la parole en dernier, vendredi matin. Laconique, Saïd Abdellaoui lâche : « J’ai dit ce que j’avais à dire. Maintenant, j’ai tout dit. »

Pâle, Gérôme B. s’adresse à la cour : « Je regrette terriblement ce que j’ai fait. Ce que je vous demande, c’est de me condamner uniquement pour ce que j’ai fait en Vendée, pas pour la folie meurtrière d’Abdellaoui. Je ne demande pas à être excusé par qui que ce soit, encore moins par les familles. »

Puis, au père d’Erwan Duramé : « Quand je pense à mon fils, c’est pas au chien que je pense. » Gérôme B. est père d’un enfant, conçu lors de sa remise en liberté en août 2005, avant le premier procès. Cet enfant porte le même prénom que le chien de Clarisse et Erwan… Indignation sur le banc des familles.

L’indignation va être encore plus forte avec les incroyables propos de Stéphane Planchet. « En août 2003, j’ai fait le choix de faire souffrir les familles des victimes et ma fille. J’ai commis des actes monstrueux et je veux être uniquement jugé sur ce que j’ai fait. » Et puis, il dérape : « Je demande justice pour ma fille ! Depuis cinq ans, on la fait vivre dans le mensonge et ça, tout le monde s’en moque. Je ne comprends pas qu’on puisse utiliser ma fille et que ces gens-là ne soient pas condamnés. Elle est où la justice ? »

« Un môme »

Durant ce procès, la défense est peu intervenue, misant tout sur les plaidoiries. Premier à intervenir, Me Thibaut avait tenté de convaincre la cour que « Saïd Abdellaoui ne mérite pas la peine maximale ». Parce que son client, qui « veut faire la paix avec tout le monde », « a choisi de dire la vérité ». Sa vérité, inspirée par sa récente conversion à l’islam, consiste à accuser Gérôme B. et Planchet d’avoir exécuté Clarisse et Erwan. « Mais Abdellaoui a précisé que tout était prévu dès le départ », objecte l’avocat. Sa plaidoirie se concentre sur les éléments accablant les deux autres. Cette pratique peu élégante lui vaudra un sévère tacle du défenseur de Gérôme B., Me Petit.

Ce dernier avait demandé que la cour et les jurés aient « un regard bienveillant sur celui que l’on appelle toujours le mineur, mais qui était un gosse de 16 ans », en août 2003. Un « enfant » dont l’éducation a été « une véritable catastrophe du début à la fin ». Un « môme » soumis à « l’ascendant » d’Abdellaoui. Rappelant la première condamnation aux assises, à Nantes, à 30 ans de réclusion, Me Petit conclut : « Au regard de son âge, de ce qu’il a vécu, je ne comprends pas qu’il n’ait pas bénéficié de l’excuse de minorité. Il faut de l’espoir, car c’est un môme ! »

Dernier à plaider, Me Cabioch avait fait valoir que « rien dans le dossier » ne permet d’impliquer Stéphane Planchet dans la séquestration et la mort de Clarisse et Erwan. Il conteste le « projet » version Abdellaoui : « Si on décide froidement, quinze jours avant, de donner la mort, on y va tous ensemble. Si c’était le cas, Abdellaoui et Gérôme B. auraient demandé à Stéphane Planchet de venir, pour mouiller tout le monde. »

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

Attentats de Barcelone d’août 2017 : le « cerveau » voyage autant que Jean-Marc Donnadieu !

C’est une information du 2 août 2018 (voir série d’articles ci-dessous).

L’homme qui aurait planifié les attentats meurtriers du 17 août 2017 en Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, circule librement en Europe, « il change régulièrement de pays et ‘continue à entrer en contact avec d’autres groupes’ radicaux ».

Par ailleurs, des précisions d’importance ont été récemment publiées concernant les repérages effectués par les auteurs de ces attentats lors d’un voyage éclair en dates des 11 et 12 août 2017 à Paris, où ils auraient projeté d’attaquer la tour Eiffel à l’aide de bombes.

Rappelons qu’il s’agissait du premier attentat revendiqué par Daech en Espagne, dans une région où se rend régulièrement le Bitterrois Jean-Marc Donnadieu.

En outre, les terroristes disposaient d’au moins 120 bonbonnes de gaz évoquant immanquablement l’attentat raté de début septembre 2016 ayant déjà visé un monument parisien, la cathédrale Notre-Dame, sur l’île de la Cité.

J’ai déjà expliqué dans de précédents articles comment et pourquoi cet attentat m’était certainement dédié, alors que j’étais attendue au Palais de Justice de Paris le 13 septembre 2016 pour y être jugée et condamnée de manière expresse selon les voeux du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Au mois d’août 2017, l’individu ayant fait appel de l’ordonnance du 5 janvier 2017 par laquelle le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris avait rejeté toutes ses demandes à mon encontre, mon avocat venait de se constituer pour le procès en appel initialement prévu au mois de novembre 2017.

Voir le planning ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/09/30/nouvelles-menaces-de-cyprien-luraghi-le-21-septembre-2018/

Conclusion : les commanditaires étaient bien toujours les mêmes.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/attentats-en-espagne-retour-sur-24-heures-de-traque-et-d-enquete_1936272.html

Attentats en Espagne: au moins 120 bonbonnes de gaz retrouvées à Alcanar

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 18/08/2017 à 21:58 , mis à jour le 20/08/2017 à 18:49
Des bonbonnes de gaz retrouvées lors de perquisitions à Alcanar, en Espagne après l'attentat de Barcelone, le 18 août 2017Des bonbonnes de gaz retrouvées lors de perquisitions à Alcanar, en Espagne après l’attentat de Barcelone, le 18 août 2017afp.com/JOSE JORDAN

 

Les attentats de Barcelone et Cambrils ont fait 14 victimes et près de 120 blessés. Un homme est toujours recherché et un imam focalise l’attention des enquêteurs.

 

L’enquête sur les attentats sanglants à la camionnette de Barcelone et Cambrils, qui ont fait 14 morts en Catalogne, progresse rapidement dans une Espagne en deuil.

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Quatre suspects, 3 Marocains et un Espagnol, ont désormais été arrêtés. Cinq « terroristes présumés » ont été tués mais au moins un individu est encore recherché. On dénombre pour l’instant 14 morts et plus de 120 blessés, d’au moins 35 nationalités. Voici un point sur l’enquête.

Les faits

Ce jeudi, à Barcelone, à 16h50 heure locale, une camionnette blanche a dévalé à toute allure l’allée centrale de la Rambla, dans le coeur touristique de la capitale catalane, fauchant les passants par dizaines et faisant au moins 13 morts et une centaine de blessés. Des témoins ont vu le conducteur prendre la fuite.

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Environ huit heures plus tard, juste après minuit, une Audi A3 a foncé sur la promenade du bord de mer de la station balnéaire de Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone, blessant six civils, ainsi qu’un policier. L’un des civils, une femme, a succombé à ses blessures. Une fusillade a alors éclaté, au cours de laquelle la police a abattu les cinq occupants de l’Audi, des « terroristes présumés » portant de fausses ceintures d’explosifs. Daech a revendiqué l’attentat à la camionnette-bélier à Barcelone et celui de Cambrils.

Un homme toujours recherché

La traque d’un des derniers membres du groupe qui a commis les attentats se poursuit. Les policiers recherchent ainsi toujours Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans dont la photo a été diffusée. Le chef de la police régionale de Catalogne a confié ce dimanche lors d’une conférence de presse que la police ignorait si le fugitif était toujours en Espagne. « Si je savais qu’il était en Espagne et où, nous irions le chercher. Nous ne savons pas où il est », a déclaré Josep Lluis Trapero.

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La cellule responsable des attentats a été « neutralisée » bien qu’un de ses membres soit encore en fuite, a encore assuré ce dimanche le responsable des affaires intérieures en Catalogne. « La capacité d’action de cette cellule a été neutralisée grâce au travail de la police », a déclaré Joaquim Forn.

120 bonbonnes de gaz retrouvées

La cellule responsable des attentats en Espagne préparait « un ou plusieurs attentats » à la bombe à Barcelone avec 120 bonbonnes de butane retrouvées dans une maison à Alcanar, à 200 kilomètres au sud-ouest, a annoncé la police dimanche.

« Nous commençons à voir clairement que c’est le lieu où se préparaient les explosifs pour commettre un ou plusieurs attentats dans la ville de Barcelone », a déclaré le chef de la police de Catalogne, Josep Lluis Trapero, ce dimanche.

La Sagrada Familia visée?

Le nombre de camionnettes louées, trois, laisse penser que le plan n’a pas été entièrement exécuté. Ainsi, le commando aurait pu abandonner une partie en raison de l’explosion de la maison à Alcanar. C’est en tout cas ce que pensent les enquêteurs. Selon une information du JDD, qui a eu accès à un rapport de police, la basilique de la Sagrada Familia était ainsi initialement visée par les djihadistes. Une cible très symbolique au coeur de Barcelone.

Le rôle d’un imam

Samedi, l’imam Abdelbaki Es Satty du village catalan de Ripoll, d’où sont originaires une partie des auteurs présumés des attaques était au centre de toutes les attentions. La presse s’interroge sur son rôle dans l’éventuelle radicalisation très rapide des auteurs.

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Le domicile de l’homme, qui a disparu depuis mardi, a été perquisitionné à l’aube, selon Nourddem, son colocataire qui a assisté à l’opération de police.

Le Kangoo blanc retrouvé

Le véhicule blanc de type Kangoo que la police espagnole avait signalé vendredi aux autorités françaises a été retrouvé en Espagne, a indiqué samedi une source policière française. Cette source, qui n’a pas donné plus de détails, confirmait une information donnée par France 2 et France Info. Le signalement avait été effectué par Madrid en anticipant un possible passage du véhicule du côté français de la frontière.

VIDÉO >> No Tinc Por: « Je n’ai pas peur », mot d’ordre des Barcelonais après le drame

Il s’agit du premier attentat revendiqué par Daech en Espagne, mais le pays avait été touché en mars 2004 par le pire attentat islamiste en Europe. Des bombes avaient explosé dans des trains à Madrid faisant 191 morts, une attaque revendiquée par un groupe de la mouvance al-Qaïda.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-en-espagne-un-suspect-reconnait-un-projet-d-attaque-plus-important-22-08-2017-7206759.php

Attentats en Espagne : un suspect admet que le projet d’attaque initial était plus important

 

>Faits divers|F.M. avec AFP| 22 août 2017, 16h33 | MAJ : 22 août 2017, 21h01 |6
Attentats de Barcelone d'août 2017 : le

Des enquêteurs fouillent les décombres de la maison où des suspects planifiaient un projet d’attentat d’ampleur, le 20 août 2017 à Alcanar (Espagne) (AFP/JOSE JORDAN )

 

Les quatre suspects encore en vie ont été inculpés «pour appartenance à une organisation terroriste» par l’Audience nationale à Madrid.

Ils préparaient une attaque bien plus vaste. L’un des quatre suspects encore en vie des attentats en Catalogne, Mohamed Houli Chemla, a déclaré ce mardi, devant la justice, que la cellule terroriste n’a pas pu exécuter son plan initial et envisageait «un attentat plus important» que les attaques de Barcelone et Cambrils, qui ont fait 15 morts et plus de 120 blessés. L’Espagnol de 21 ans a également précisé que le groupe comptait viser des «monuments (…) à l’aide de bombes».

Sur les douze membres présumés de la cellule, huit sont morts ou ont été tués par les forces de l’ordre. Trois d’entre eux ont été tués, dont un imam soupçonné d’être l’initiateur des attentats, dans l’explosion accidentelle, mercredi dernier, de leur planque d’Alcanar, transformée en fabrique d’explosif.

Sous les décombres, les policiers avaient découvert 120 bombonnes de gaz et des traces de substances habituellement utilisées pour fabriquer du TATP, un explosif prisé par le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué les attentats. Cet événement est soupçonné par les enquêteurs d’avoir précipité le passage à l’acte des autres terroristes et annihilé une partie de leurs projets.

 

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Le lendemain, une camionnette conduite par Younes Abouyaaqoub avait foncé sur les Ramblas, à Barcelone, tuant treize personnes et en blessant une centaine d’autres. L’assaillant a ensuite poignardé un homme, Pau Perez, pour lui dérober sa voiture et prendre la fuite. Quelques heures après cette première attaque, cinq terroristes avaient foncé en voiture sur la foule dans la station balnéaire de Cambrils, tuant une personne, avant d’être abattus par la police. Younes Abouyaaqoub, lui, a été abattu ce lundi par la police espagnole à Subirats, à une quarantaine de kilomètre de Barcelone, après quatre jours de traque.

Après avoir été auditionnés devant l’Audience nationale à Madrid, les quatre derniers suspects, appréhendés à Alcanar et à Ripoll, ont été inculpés «pour appartenance à une organisation terroriste». Deux ont été écroués, deux remis en liberté provisoire.

C’est au cours de cette audition que l’un d’eux est revenu sur les projets initiaux de la cellule. Mohamed Houli Chemlal, blessé dans la déflagration de la maison d’Alcanar, est à ce titre un suspect clef pour les enquêteurs : il est le seul en vie dont on sait avec certitude qu’il avait séjourné dans cette maison et qui puisse raconter ce que les suspects y faisaient. Une source judiciaire a précisé que l’Espagnol avait cherché à rejetter la responsabilité sur l’imam marocain Abdelbaki Es Satty, dont le corps a été retrouvé dans les décombres de la maison.

 

 - LP/Infographie

 

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http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-en-espagne-les-quatre-suspects-inculpes-pour-assassinats-terroristes-22-08-2017-7207080.php

Attentats en Espagne : deux suspects écroués et un troisième libéré

 

>Faits divers|Le Parisien avec AFP| 22 août 2017, 18h31 | MAJ : 23 août 2017, 8h19 |13
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(De gauche à droite) Mohamed Houli Chemlal, Driss Oukabir, Salah El Karib et Mohamed Aallaa, membres présumés de la cellule djihadiste responsable des attentats en Espagne le 22 août 2017 à Tres Cantos, près de Madrid.(AFP/STRINGER)

 

Alors que les quatre suspects ont été inculpés mardi soir pour appartenance à une organisation terroriste, seuls deux d’entre eux ont été placés en détention.

Les quatre suspects encore en vie de la cellule djihadiste responsable des attaques sanglantes ayant fait 15 morts en Catalogne ont été inculpés mardi soir pour assassinat de nature terroriste.

Deux d’entre eux ont été placés en détention dans la foulée. Il s’agit de l’Espagnol de 21 ans Mohamed Houli Chemlal, qui a admis qu’une attaque plus importante se préparait bien, et du Marocain de 27 ans Driss Oukabir, arrêté jeudi à Ripoll, petite localité au pied des Pyrénées et dont le passeport a été retrouvé dans la fourgonnette sur les Ramblas. Mohammed Aallaa, propriétaire du véhicule ayant tué une personne à Cambrils, a, lui, été relâché sous contrôle judiciaire faute «d’indices permettant d’établir sa participation aux faits en dehors de la propriété (de la voiture) de nature formelle», a déclaré le juge Fernando Andreu.

Le magistrat s’est enfin laissé trois jours pour enquêter et décider s’il libère le quatrième suspect, Salh El Karib. Cet homme de Ripoll, la petite ville catalane d’où viennent la plupart des suspects, aurait acheté des billets d’avion pour deux des membres de la cellule. Le juge attend pour se décider le résultat de perquisitions qui étaient en cours mardi soir en Catalogne.

Une attaque «à la bombe (…) contre des monuments»

Le juge de l’Audience nationale, une juridiction spécialisée dans les affaires sensibles à Madrid, n’a donc pas suivi le parquet qui demandait l’incarcération des quatre hommes, mis en examen pour «appartenance à une organisation terroriste, assassinats terroristes et possession d’explosifs». Pendant 70 minutes, Mohamed Houli Chemlal a déclaré que les 12 membres de la cellule préparaient un attentat plus important que les deux survenus jeudi et vendredi et revendiqués par le groupe Etat islamique (EI). «Des monuments» devaient être frappés «à l’aide de bombes», a-t-il précisé. Il aurait aussi dit, non sans se contredire, qu’il «ne voulait pas faire de mal».

L’Espagnol de 21 ans avait été blessé dans l’explosion d’une maison à Alcanar, au sud de Barcelone, où la cellule aurait préparé les attaques. Il est à ce titre un suspect-clef pour les enquêteurs. Sous les décombres, les policiers avaient découvert 120 bonbonnes de gaz et des traces de substances habituellement utilisées pour fabriquer du TATP, un explosif prisé par le groupe EI. Selon la police, la perte de ce laboratoire de fortune a pu pousser les suspects à recourir à des moyens plus rudimentaires.

Chemlal a cherché à rejeter la responsabilité sur l’imam marocain Abdelbaki Es Satty, dont le corps a été retrouvé dans les décombres de la maison et soupçonné par les médias espagnols d’être le chef du groupe. Il a expliqué avoir survécu à l’explosion de la maison «parce qu’il était dehors, après le dîner, sous le porche».
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 Attentats en Espagne : un suspect admet que le projet d’attaque initial était plus important

La camionnette louée pour un déménagement, selon Driss Oubakir

Après Mohamed Houli Chemlal, le juge a entendu les trois suspects marocains. Driss Oukabir a admis avoir loué la camionnette qui a servi à commettre l’attentat de Barcelone, mais a assuré que c’était pour un déménagement. Mohammed Aallaa, 27 ans, propriétaire de l’Audi A3, a lui expliqué qu’elle était à son nom «pour des raisons d’assurance», mais que que c’était son frère Saïd de 19 ans qui s’en servait.

La police continue parallèlement à enquêter sur les possibles ramifications internationales de la cellule, et les déplacements de plusieurs de ses membres à l’étranger. Au moins un des suspects, dont le nom n’a pas été révélé, s’est rendu à Zurich en décembre, selon la police fédérale suisse, qui a retrouvé trace de son passage dans un hôtel. L’imam Abdelbaki Es Satty a séjourné en Belgique entre janvier et mars 2016. Enfin, l’Audi A3 utilisée à Cambrils a été flashée près de Paris par un radar le 12 août avec quatre personnes à son bord, selon le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb, qui doit recevoir mercredi à Paris son homologue espagnol Juan Ignacio Zoido.

Au total, huit des 12 membres de la cellule sont morts : cinq abattus dès vendredi dans la localité de Cambrils, où ils ont foncé à bord de l’Audi contre un barrage de police, deux tués dans l’explosion de la maison d’Alcanar, dont l’imam Abdelbaki Es Satty, présumé cerveau du groupe, et le chauffeur ayant frappé les Ramblas de Barcelone, Younès Abouyaaqoub, lundi après-midi. Parmi les quatre suspects encore en vie, deux sont des frères des assaillants abattus à Cambrils.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-en-espagne-le-mysterieux-sejour-parisien-des-djihadistes-23-08-2017-7207812.php

Attentats en Espagne : le mystérieux séjour parisien des djihadistes

 

>Faits divers|Éric Pelletier| 23 août 2017, 7h57 | MAJ : 23 août 2017, 9h59 |8
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Cambrils (Espagne), le 18 août. L’épave de l’Audi A3 impliquée dans l’attentat, et flashée quelques jours plus tôt en région parisienne.AFP /LLUIS GENE

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Quatre jours avant les attentats de Barcelone et de Cambrils, plusieurs membres du commando ont fait un aller-retour à Paris. Un voyage aussi rapide qu’énigmatique.

Les Pyrénées, l’autoroute A 10, un hôtel le long du périphérique parisien, une grande enseigne culturelle… Le parcours en France de plusieurs djihadistes appartenant à la cellule de Barcelone se précise. Mais le motif de ce déplacement comporte encore bien des zones d’ombre. Moins d’une semaine avant de finir sa course sur le toit, dans la station balnéaire de Cambrils en Catalogne (Espagne), l’Audi A3 utilisée comme voiture-bélier contre les passants avait effectué un aller et retour en région parisienne. Un déplacement «extrêmement rapide», selon l’expression employée par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, mardi sur RMC-BFMTV.

Ce trajet de deux jours — les vendredi 11 et samedi 12 août — est au cœur des investigations de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et de la Direction générale de la sécurité intérieure. Il a pu être retracé après les attaques de Barcelone et Cambrils (15 morts, 126 blessés) grâce à l’exploitation des images recueillies sur les grands axes de circulation entre la France et l’Espagne, et celles d’un radar automatique en région parisienne.

Nuit d’hôtel à Malakoff et passage à la Fnac

L’Audi noire aurait été aperçue le 11, dès 13 heures, au péage de Lestelle (Pyrénées-Atlantiques) dans le sens sud-nord. On peut en déduire que la voiture, venue d’Espagne, avait franchi les Pyrénées un peu plus tôt pour ensuite remonter vers le nord. Les policiers français retrouvent en effet sa trace en toute fin d’après-midi, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. Cette fois, grâce à un radar. L’Audi est flashée alors qu’elle roule vite — trop vite — vers la capitale, sur l’autoroute A 10, à la hauteur de Janvry, dans l’Essonne. L’immatriculation «9 676 BHF» et la couleur sombre de la voiture sont clairement visibles mais l’image, prise par l’arrière, est de trop mauvaise qualité pour identifier les occupants et même pour en connaître le nombre.

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 Deux suspects écroués et un troisième libéré

Younes Abouyaacoub, l’homme soupçonné d’avoir percuté la foule massée sur La Rambla de Barcelone le 17 août, était-il à bord ? Les investigations étaient toujours en cours sur ce point mardi. L’enquête a en tout cas montré que plusieurs suspects avaient passé la nuit dans un hôtel d’entrée de gamme à Malakoff (Hauts-de-Seine), le long du périphérique sud de Paris. Le lendemain, on les retrouve en visite dans un centre commercial de Paris et une Fnac. Ils auraient ensuite repris la route vers l’Espagne.

Des sources proches de l’enquête assurent n’avoir décelé «aucun dessein terroriste» dans cet étrange aller et retour mais restent prudentes, estimant que l’intégralité de l’emploi du temps n’a pas encore été retracée. Trois jours après le retour de l’Audi, la base arrière des terroristes, un pavillon d’Alcanar, à 200 km de Barcelone, était soufflée dans une explosion, décapitant les deux principaux chefs du groupe, l’imam et l’artificier. Le lendemain, Younes Abouyaacoub lançait son fourgon de location contre les passants sur La Rambla. Dans la soirée, cinq autres membres de la cellule montaient dans l’Audi noire pour une ultime action meurtrière.

Les quatre survivants inculpés

Des témoins clés. Quatre survivants de la cellule terroriste de Catalogne ont été inculpés mardi à Madrid d’«appartenance à une organisation terroriste, assassinats terroristes et possession d’explosifs». Au cours d’un interrogatoire d’un peu plus d’une heure, Mohamed Houli Chemlal, 21 ans, le seul avoir la nationalité espagnole, a confirmé vouloir préparer un attentat de plus grande ampleur. «A l’aide de bombes», il s’agissait de s’en prendre à des «monuments». Lui-même a été blessé dans l’explosion accidentelle de l’atelier de confection d’explosifs à Alcanar. Il doit la vie, selon lui, au fait d’être sorti «après le dîner, sous le porche».

Deux autres personnes se trouvant à l’intérieur, l’imam de Ripoll et l’artificier présumé, ont été tués. Le juge a par ailleurs entendu Driss Oukabir, Mohamed Aallaa et Salah El Karib, tous trois de nationalité marocaine.

Après avoir menti en garde à vue, Oukabir a reconnu avoir loué la camionnette qui a servi à commettre l’attentat de Barcelone. Il pensait, dit-il, qu’il s’agissait d’un déménagement. Aallaa, 27 ans, propriétaire de l’Audi A3 flashée quelques jours plus tôt en France, a expliqué que le véhicule lui appartenait, «pour des raisons d’assurance», mais que l’utilisateur était en fait son frère Saïd, 19 ans, tué dans l’attaque de Cambrils. Quant à El Karib, il est soupçonné d’avoir aidé financièrement le groupe. Selon le quotidien El Pais, Houli Chemlal et Oukabir ont été écroués mardi soir. Aallaa a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Quant à El Karib, son cas sera examiné ultérieurement.

 

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/08/02/97001-20180802FILWWW00162-le-cerveau-des-attentats-de-barcelone-serait-en-liberte.php

Le cerveau des attentats de Barcelone serait en liberté

 

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 02/08/2018 à 16:07
  • Publié le 02/08/2018 à 15:30

 

L’homme qui aurait planifié les attentats meurtriers du 17 août 2017 en Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, circule librement en Europe, affirme aujourd’hui le journal El Periódico.

 

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« Le terroriste est localisé, il change régulièrement de pays (ils ne précisent pas s’il passe par l’Espagne) et ‘continue à entrer en contact avec d’autres groupes’ radicaux », écrit le quotidien catalan, citant des sources proches de l’enquête sur les attentats de Barcelone et Cambrils (Catalogne) – revendiqués par l’organisation djihadiste Etat islamique – qui avaient fait 16 morts et 120 blessés, le 17 août 2017.

Pendant longtemps, un imam marocain de 43 ans, Abdelbaki Es Satty, avait été présenté comme le cerveau de ces attaques, ayant pris l’ascendant sur un groupe de jeunes radicalisés dans la petite ville catalane de Ripoll. Désormais, « les forces de sécurité considèrent que l’imam servait de contact avec l’auteur intellectuel des attaques, qui se trouvait alors ‘dans une ville du centre de l’Europe’ », a indiqué El Periódico. Ses sources n’ont cependant pas indiqué « la nationalité ni l’âge du cerveau des attentats, ni dévoilé s’il avait vécu à un moment donné en Espagne ».

 

Barcelone se rassemble contre le terrorisme
Neuf jours après les attentats de Barcelone et de Cambrils, 500.000 personnes ont manifesté contre la terreur, selon la police.
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L’imam était mort dans une explosion accidentelle, un jour avant les attentats, dans une maison située à 200 km de Barcelone, où le groupe était en train de confectionner des bombes. Les six auteurs matériels des attaques sont des enfants d’immigrés marocains, âgés de 17 à 24 ans, qui ont tous été tués par la police. Le 17 août, un assaillant au volant d’une camionnette avait foncé dans la foule sur l’avenue la plus touristique de Barcelone, tuant 14 passants, puis avait tué un automobiliste auquel il avait dérobé une voiture pour s’enfuir. Quelques heures plus tard, cinq complices avaient lancé leur voiture dans la foule dans la station balnéaire de Cambrils, faisant un mort.

 

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Consultée par l’AFP, une porte-parole de la police régionale catalane a refusé de commenter l’information publiée par El Periodico, en soulignant que « tout ce qui concerne les connexions internationales » de la cellule djihadiste est « couvert par le secret de l’instruction ». En février, un homme arrêté en France pour ses liens avec un des membres de la cellule a été inculpé et écroué à Paris.

Le Figaro.fr avec AFP

 

 

https://www.lindependant.fr/2018/08/07/attentats-de-cambrils-et-barcelone-limam-de-ripoll-aurait-recu-en-prison-quatre-visites-de-la-police,4671546.php

  • archives

    archives AFP/PAU BARRENA
Publié le 07/08/2018 à 19:43 / Modifié le 07/08/2018 à 19:43
 
Attentats de Cambrils et Barcelone: l’imam de Ripoll aurait reçu en prison quatre visites de la police
 
Abdelbaki Es Satty, l’imam de Ripoll, cerveau des attentats de Cambrils et Barcelone, le 17 août 2017, aurait reçu quatre visites de la police au centre pénitentiaire de Castellon, où il purgeait une peine de quatre ans pour trafic de drogue de 2010 à 2014.

 

Dans un rapport adressé au juge de la Cour nationale concernant l’enquête sur les attentats, il ressort que Es Satty aurait subi « quatre interrogatoires de la police » avec quatre agents, deux gardes civils et deux membres du Centre national de renseignements (CNI).

La relation de l’imam de Ripoll et la police est l’un des points les plus sombres de l’enquête sur les attentats. Le CNI a admis qu’il avait « maintenu le contact » avec Es Satty lors de son emprisonnement dans le cadre de la prévention contre le terrorisme.

Le CNI n’a cependant pas précisé la fréquence ni la teneur de ces contacts. Le rapport des institutions pénitentiaires incorporé dans le résumé de l’enquête fait référence à quatre réunions avec l’imam en prison. Trois des quatre interrogatoires de la police ont été enregistrés en avril, mai et juin 2012 par deux agents de la garde civile.

La dernière visite aurait eu lieu le 17 mars 2014 par des agents de la CNI.

Es Satty a été arrêté au port de Ceuta le 1er janvier 2010, le jour de ses 37 ans, pour avoir tenté d’introduire 121 kilos de haschisch en Espagne. Il est entré en prison deux jours plus tard et ne l’a pas quittée avant avril 2014, un mois après le dernier entretien avec la police. Au procès, Es Satty a déclaré que trois frères marocains l’avaient battu et forcé à transporter la drogue. Déjà en prison, il s’est plaint au parquet et au médiateur d’avoir été emprisonné injustement.

Le rapport comprend également la liste des prisonniers avec lesquels il partageait sa cellule en prison. Les Mossos d’Esquadra ont retrouvé dans cette liste Bennaceur Ameskour dont les empreintes digitales ont été identifiées dans un dictionnaire arabe-espagnol dans la maison d’Alcanar, l’endroit choisi par la cellule terroriste pour fabriquer des matières explosives. Une explosion fortuite dans cette maison le 16 août a tué Es Satty, Un événement qui avait précipité les attaques de Barcelone et de Cambrils.

V. V./Lindep.fr
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http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-de-barcelone-le-seul-suspect-francais-libere-10-01-2019-7985892.php

Attentats de Barcelone : le seul suspect français libéré

 

>Faits divers|Jérémie Pham-Lê| 10 janvier 2019, 21h04 | MAJ : 10 janvier 2019, 21h39 |1
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Des policiers sur les lieux de l’attentat qui avait frappé Barcelone le 17 août 2017. AFP/Josep Lago

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Mohamed B., un Tarnais mis en examen dans le volet français de l’enquête sur les tueries de l’été 2017, a été libéré le 18 décembre sous contrôle judiciaire. Les policiers espagnols ont reconnu une erreur concernant un élément qui l’accablait.

 

C’est une libération qui pourrait réduire à néant tout un pan des investigations menées en France sur les attentats de Barcelone. Selon nos informations, Mohamed B., un Tarnais de 32 ans, a été libéré sous contrôle judiciaire le 18 décembre par le juge antiterroriste chargé du volet français de l’enquête sur les tueries. Celles-ci avaient été perpétrées les 17 et 18 août 2017 par une cellule de jeunes radicalisés affiliés à Daech à Barcelone et Cambrils (16 morts, plus de 120 blessés dont des Français).

Mohamed B. était l’unique suspect mis en cause en France. Il avait été interpellé à Albi (Tarn) le 23 février 2018, puis mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et écroué à Fleury-Mérogis.

S’il reste mis en examen, avec notamment l’interdiction de quitter le territoire français, le trentenaire, qui a toujours nié toute implication dans la préparation des attentats, a vu une partie des charges portées à son encontre s’effondrer… à la faveur d’une erreur des enquêteurs espagnols. Ainsi était-il reproché à Mohamed B., ami d’enfance de Driss Oukabir, l’un des terroristes présumés ayant survécu, d’avoir voyagé à Ripoll (Espagne) les jours précédant les massacres. C’est dans cette ville que la cellule djihadiste a préparé son plan funeste.

Marche arrière des policiers catalans

Dans un premier temps, les policiers catalans – les Mossos d’Esquadra – avaient indiqué à leurs homologues français que le Tarnais avait communiqué, lors de ce séjour à Ripoll, un numéro de téléphone à la réception de l’hôtel où il logeait. Or ce numéro serait identique à celui utilisé pour la location de la camionnette ayant servi à semer la mort sur La Rambla, à Barcelone.

Mais voilà : en avril dernier, les enquêteurs espagnols opèrent une marche arrière brutale. Dans un rapport rectificatif, ils indiquent que Mohamed B. n’a en fait jamais utilisé cette ligne, comme il l’a toujours affirmé en garde à vue. La confusion viendrait du fait que le terroriste qui a loué la fameuse fourgonnette a communiqué un numéro… officiel de l’hôtel où a logé Mohamed B. Les policiers catalans admettent piteusement que le Français n’a en plus donné aucune coordonnée téléphonique lors de sa réservation.

Il « n’apparaît pas être radicalisé »

Dans son ordonnance, le juge d’instruction français reconnaît que « l’erreur des autorités policières catalanes » a pesé lourd dans sa décision de remise en liberté. Mais le magistrat note aussi que Mohamed B. « n’apparaît pas, au terme des investigations, être radicalisé ». S’il a reconnu avoir rencontré Driss Oukabir ainsi que l’un des frères de ce dernier lors de son séjour en Espagne, le Tarnais, père de famille, soutient qu’il n’a jamais été mis au courant de leur projet d’attentat. D’ailleurs, cet été-là, Mohamed B. ne voyageait pas seul… mais avec une autre personne française. Celle-ci a confirmé aux policiers français n’avoir rien décelé d’inhabituel dans le comportement du suspect.

« Mon client aspire désormais à retrouver sa vie, réagit l’avocat de Mohamed B., Me. Moad Nefati. Il a toujours clamé son innocence et remercie le juge d’instruction français saisi du dossier car il a pu faire la part des choses entre les informations erronées transmises par les autorités espagnoles et ses propres déclarations qui ont pu être vérifiées. Il va maintenant se reconstruire après près d’un an de détention provisoire auprès de sa famille. »

Depuis les attentats de Barcelone, la justice française cherche à savoir si la cellule terroriste a bénéficié de complicités en France, voire si elle projetait une attaque sur le territoire national, notamment en raison d’un voyage de deux des terroristes à Paris à l’été 2017. Mais les investigations n’ont, jusqu’ici, pas été concluantes sur ces points.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-en-espagne-revelations-sur-les-reperages-des-terroristes-a-paris-21-01-2019-7993773.php

Attentats en Espagne : révélations sur les repérages des terroristes à Paris

 

>Faits divers|Éric Pelletier et Jérémie Pham-Lê| 21 janvier 2019, 21h55 | MAJ : 21 janvier 2019, 21h57 |13
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Une cinquantaine de photos et vidéos, contenues dans une carte SD d’appareil photo, saisie dans la planque des terroristes à Alcanar (Espagne), ont été exploitées par les enquêteurs. DR

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Un an et demi après les attentats en Espagne, les policiers français et espagnols ont désormais la preuve de repérages des terroristes à Paris.

 

Les soupçons d’un projet d’attentat à Paris fomenté par la cellule terroriste de Barcelone se renforcent. Mais la majorité des protagonistes ne sont plus en vie pour le confirmer. Le 17 août 2017, une camionnette lancée à toute vitesse dans la foule sur les Ramblas faisait 15 morts et 126 blessés. Dans la soirée, des complices attaquaient Cambrils une station balnéaire catalane plus au sud, tuant une femme.

Un an et demi plus tard, l’enquête conjointe des polices espagnole et française laisse à penser qu’un attentat simultané à la tour Eiffel a été évité. « Nous avons échappé à un carnage de même intensité que le Bataclan », résume une source policière française. Des indices essentiels ont en effet été retrouvés dans une « carte mémoire SD » d’appareil photo, saisie dans la planque des terroristes à Alcanar (Espagne).

Ce support se trouvait parmi les décombres : la maison venait d’être soufflée par les produits explosifs qui y étaient stockés. Explosion qui a conduit la cellule, composée de jeunes Marocains ralliés à Daech, à passer à l’action de manière précipitée. Selon les déclarations de l’un des survivants en garde à vue, le groupe projetait des attaques contre des « monuments ».

Photos des files d’attente des touristes

Outre la piste de la Sagrada Familia, l’exploitation d’une cinquantaine de photos et vidéos contenues dans cette carte SD prouve que des repérages minutieux ont été effectués à la tour Eiffel cinq jours avant les massacres. Les images, prises par deux des terroristes abattus en Catalogne, s’attardent sur les files d’attente des touristes et les passages protégés alentours.

 

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/DR « L’auteur de ces images paraît davantage intéressé par les différents moyens d’accès au monument, ses systèmes de protection et de sécurité, ainsi que les flux de touristes déambulant sur les trottoirs et files d’attente que par l’édifice en lui-même et le symbole touristique qu’il représente », relève un rapport de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

 

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/DR Selon les enquêteurs, ce repérage « laisse supposer la préparation d’une action d’envergure sur ce site ». Soupçons renforcés par la découverte en Espagne, dans l’ordinateur d’un djihadiste, d’un document PowerPoint contenant six diapositives sur la tour Eiffel. Dont une présentation, schéma à l’appui, des caractéristiques techniques de l’édifice : hauteur, étages, ascenseurs…

Mystérieux aller-retour à Paris en août 2017

Les enquêteurs disposent aussi d’une vidéo troublante d’une quarantaine de secondes, extraite de cette même carte mémoire. On voit et on entend l’un des membres de la cellule déclarer : « Je jure par Allah que vous les chrétiens, vous allez voir ce qui va vous arriver. Dieu a préparé les Moudjahidin de Ripoll, si Dieu veut jusqu’à Paris. » Enfin, en perquisition, les enquêteurs catalans sont tombés sur un agrandissement d’une autre ville française, Marseille, où était inscrit : « centre-ville, attaque expert cousin ».

En janvier 2018, la revue CTC Sentinel de l’académie militaire de West Point avait déjà évoqué la piste d’un projet d’attentat en France. Les indices se sont accumulés depuis. Très tôt, les investigations se sont concentrées, côté français, sur un mystérieux aller-retour à Paris les 11 et 12 août 2017.

Deux des futurs djihadistes font le déplacement à bord d’une Audi A3 : Younès Abouyaaqoub, 22 ans, tué par la police catalane quatre jours après l’attentat de Barcelone, et Omar Hichamy, 21 ans, mort à Cambrils.

«Ils étaient calmes, souriants»

Grâce aux caméras de vidéosurveillance des autoroutes, au flash d’un radar pour excès de vitesse et à des recoupements téléphoniques, l’itinéraire est connu. Les deux jeunes gens franchissent la frontière franco-espagnole le 11 août à 11 heures, passent en route un court appel à un hôtel parisien du XIe arrondissement, avant de se présenter à 21 heures à la réception de l’hôtel BnB de Malakoff, le long du périphérique.

Ils montent dans leur chambre mais ne s’éternisent pas : ils reprennent leur voiture pour se rendre à la tour Eiffel, où ils restent entre 22 heures et minuit. La raison de leur présence dans le secteur reste obscure. En tout cas, Abouyaaqoub et Hichamy rentrent à l’hôtel dans la nuit après un détour par Rungis.

« Ils étaient calmes, souriants, comme deux personnes qui viennent faire une virée à Paris », se souvient une employée devant les policiers. Une autre décrit des hommes « pressés », dont l’un était « réticent à donner sa carte bancaire » lors de la réservation.

Halte inexpliquée devant le ministère de l’Intérieur

Le lendemain matin, des caméras saisissent l’image des deux Marocains dans un parking face à la gare Saint-Lazare. À la Fnac toute proche, ils payent en liquide un petit appareil photo Canon pour 129,99 euros, après s’être attardés au rayon des drones. Puis prennent à nouveau la direction de la tour Eiffel. Sur le chemin, ils font une halte inexpliquée devant le ministère de l’Intérieur. « Précisons que la longévité de cet arrêt n’est pas due à un trafic routier », note un enquêteur sur procès-verbal.

De 11 heures à 13 heures, les deux jeunes gens flânent à la tour Eiffel, photographiant frénétiquement le monument avec leur nouvel appareil. Ils font ensuite un crochet par un bureau de tabac de Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour acheter deux puces téléphoniques utilisables à l’étranger.

Vers 23 heures, ils sont de retour en Espagne. Un séjour express, sans contacts locaux, qui semble avoir conduit les autorités françaises à sécuriser la tour Eiffel : aujourd’hui, le monument est protégé par des plots anti-voitures béliers et un mur de verre.

Quand Fabien Clain vole au secours de Pascal Edouard Cyprien Luraghi

Cela ressemble un peu aux arrivées successives de Jean-Marc Donnadieu de Béziers et Josette Brenterch du NPA de Brest dans la bande de ses cybercriminels « déconnologues », à la mi-avril 2010 pour le premier et la mi-juin 2010 pour la seconde.

En fait, ils en étaient déjà complices depuis longtemps, certainement deux ans, mais restaient prudemment dans l’ombre, le fer de lance de tous leurs harcèlements à mon encontre n’ayant pas encore eu besoin qu’ils interviennent l’un et l’autre comme ils l’ont fait à compter de cette année 2010, à chaque fois en réponse à un appel à l’aide spécifique de sa part, alors que ses victimes se défendaient, moi particulièrement.

Le nouveau message audio du djihadiste Fabien Clain, diffusé vendredi 28 décembre 2018 (voir ci-dessous), intervient à peu près comme le tout premier commentaire de Josette Brenterch du NPA de Brest sur le blog Tique Toc de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi le 30 juin 2010, en réponse à ma première publication d’un démenti concernant mon état de santé à la suite des nombreuses « révélations » quasiment toutes fausses que ce dernier faisait quotidiennement à mon sujet sur ses deux blogs publics depuis plus de dix jours sous la dictée de ladite Josette Brenterch, et dans lesquelles il me présentait notamment comme une malade mentale, un « cas lourd psychiatrique », ce que je n’ai jamais été.

Toutes ces publications calomnieuses dont elle était la source cachée s’avérant tout à coup insuffisantes, elle avait décidé de venir elle-même soutenir sur les mêmes blogs toutes ses allégations mensongères à mon encontre afin de leur donner plus de crédit, son complice le mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi en manquant très sérieusement.

Ce sont aujourd’hui mes explications et révélations de ces derniers jours, particulièrement celles qui font suite à l’attentat de Strasbourg et la revendication publiée le même jour sur le blog Luraghi, qui doivent embarrasser son auteur et ses complices.

D’où, probablement, la demande ou annonce codée du 27 décembre 2018 sur le mur Facebook de Jean-Marc Donnadieu, et la diffusion du lendemain, un message audio d’une durée de 13 minutes qui selon les spécialistes qui l’ont écouté n’apporterait pas grand-chose, serait peu soigné, assez surprenant, inhabituel (voir ci-dessous), et pourrait donc avoir été réalisé en urgence afin de répondre à la demande de la veille d’une clarification expresse et tout à fait autorisée des « Cat’s rules » ou « Che hat’s rules », définissant l’attaque commise à Strasbourg par Cherif Chekkat (Che-cat) comme une vengeance de l’EI sans aucun rapport avec toutes les malversations de Cyprien Luraghi et sa bande de « déconnologues ».

Pourquoi avoir besoin de la réaffirmer en justifiant cette motivation par une longue liste de djihadistes tués alors que l’attentat a déjà été officiellement revendiqué par l’EI, dont tous les messages, qu’ils émanent de ses représentants ou des exécutants eux-mêmes lors des attaques, ont toujours été les mêmes depuis novembre 2015 ?

Manifestement, il était déjà nécessaire de remettre les pendules à l’heure… ou de me contredire…

L’on notera par ailleurs que cet appel public des Français au djihad trahit bien aussi la difficulté actuelle de l’EI à recruter en France de nouveaux kamikazes, comme je l’avais déjà dit avant l’attaque.

Enfin, l’appel à la rébellion de tous les Français contre leur gouvernement et le soutien aux « gilets jaunes » viennent aussi corroborer ce que j’ai toujours dit de la proximité existant entre djihadistes et extrême-gauchistes : les manifestations de ces derniers sont toujours respectées, l’attaque de Strasbourg n’était pas dirigée contre le mouvement des « gilets jaunes ».

 

https://www.valeursactuelles.com/faits-divers/le-djihadiste-fabien-clain-appelle-les-francais-se-rebeller-102167

Le djihadiste Fabien Clain appelle les Français à se rebeller

Par

/ Lundi 31 décembre 2018 à 13:15 2

Quand Fabien Clain vole au secours de Pascal Edouard Cyprien Luraghi dans AC ! Brest

Photo d’illustration. Photo © ANDRIEU ARNAUD/SIPA.

 

État islamique. Celui qui est considéré comme étant le porte-parole du groupe appelle à commettre de nouveaux attentats sur le sol français.

Dans un message intitulé « Est-ce que tu réalises » et diffusé sur la radio de l’État islamique le 28 décembre dernier, le djihadiste français, Fabien Clain a une nouvelle fois appelé les sympathisants de Daesh à commettre des attentats en France pour « venger ceux qui meurent » dans les frappes de la coalition. Il les appelle également à « faire trembler la terre des injustes et que la guerre frappe à leur porte ». Le djihadiste français exhorte l’auditeur à « se rebeller contre ton gouvernement qui dépense ton argent sans compter à tort et à travers », rapporte La Dépêche.

Un enregistrement récent

Considéré comme la « voix de Daesh », Fabien Clain lance directement un message aux Gilets jaunes. Ainsi, il est possible de dater cet enregistrement qui semble donc récent. Selon le chercheur Romain Caillet, il s’adresse directement aux Français et veut leur faire comprendre que « les attentats sont ‘des actes de vengeance’ ».

 

Originaire de l’île de la Réunion, et ayant vécu plusieurs années à Toulouse, Fabien Clain est aujourd’hui largement recherché par Interpol. Converti à l’islam, il a fréquenté les frères Mohamed, auteurs des tueries de Toulouse en 2012, et Abdelkader Merah. Tout comme son frère, Jean-Michel Clain, les deux hommes sont suspectés d’avoir joué des rôles dans les attentats qui ont frappé la France ces dernières années et qui ont été revendiqués par Daesh.

 

https://www.nouvelobs.com/societe/terrorisme/20181231.OBS7817/le-terroriste-fabien-clain-voix-de-daech-reapparait-dans-un-message-audio.html

Le terroriste Fabien Clain, « voix de Daech », réapparaît dans un message audio

 

Ce message a probablement été enregistré ces dernières semaines.

 

Par L’Obs

Publié le 31 décembre 2018 à 16h03

Visé avec son frère Jean-Michel par des mandats d’arrêts dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, le terroriste Fabien Clain vient de réapparaître dans un message de propagande de l’organisation Etat islamique (EI).

Dans cet audio de 13 minutes mis en ligne le 28 décembre, le djihadiste « vise particulièrement la France » et appelle les partisans du groupe terroriste à commettre des attentats en France, note le spécialiste Romain Caillet sur Twitter.

« Chose assez rare, Fabien Clain s’adresse aux citoyens français qu’il invite à prendre conscience que les attentats sont des ‘actes de vengeance’. »A noter que ce message semble récent, le terroriste évoquant – sans nommer le mouvement des « gilets jaunes » – les manifestations intervenues en France ces dernières semaines.

Voix de Daech

Fabien Clain avait été rapidement identifié comme la voix du message sonore du groupe EI diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d’hommes revenus de Syrie. Son frère, Jean-Michel, a été identifié dans les Anasheeds – chants religieux – de l’enregistrement. Vétérans du djihad, ils sont dans le viseur des services antiterroristes depuis des années et se trouvent toujours probablement en Syrie, selon les enquêteurs.

Converti à l’islam, Fabien Clain, qui a fréquenté les frères Mohamed Merah – auteur des tueries de Toulouse en 2012 – et Abdelkader Merah dans la région toulousaine, a été condamné à 5 ans de prison ferme en 2009 au procès d’une filière d’acheminement de djihadistes vers l’Irak, la filière dite d’Artigat.

(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

 

https://www.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151118.OBS9734/de-toulouse-a-la-syrie-fabien-clain-le-parrain-djihadiste-qui-a-revendique-les-attentats.html

De Toulouse à la Syrie : Fabien Clain, le parrain djihadiste, qui a revendiqué les attentats

 

L’homme qui a revendiqué au nom de Daech les attaques du 13 novembre a aussi coordonné à Toulouse une filière djihadiste pour al-Qaida, a été en lien avec Merah, est passé par la Belgique…

 

(Article publié le 19 novembre 2015)

A 37 ans, Fabien Clain, l’homme qui a revendiqué les attentats du vendredi 13 novembre au nom de Daech, est un vétéran du djihad. Dans les années 2000, il était déjà le cerveau d’une filière chargée d’acheminer des combattants en Irak. Son nom : « la filière d’Artigat« , du nom de ce petit village de l’Ariège où se sont retrouvés toute une galaxie de jeunes radicalisés. Et où Mohamed Merah, lui aussi, s’initia à la religion. Olivier Corel, l’éminence religieuse d’Artigat, n’a jamais été emprisonné, n’ayant jamais explicitement appelé au djihad. Ce n’est pas le cas de Fabien Clain. D’ailleurs, pour les enquêteurs, le groupe des djihadistes toulousains, la filière d’Artigat, a longtemps été désigné comme « Groupe Clain ».

Fabien Clain est à l’intersection de tout. L’affaire Merah, d’abord. Le tueur au scooter a été embrigadé religieusement par son grand-frère Abdelkader. Mais aussi et surtout par Sabri Essid (qui deviendra leur demi-frère, son père ayant épousé en secondes noces la mère des Merah). Mais qui a été le guide en religion de Sabri Essid ? Fabien Clain, un converti de sept ans son aîné, d’origine réunionnaise, qui se fait appeler Omar. En 2008, Sabri Essid expliquait ainsi aux policiers : J’ai rencontré Omar quand j’avais 16 ans. Il a eu une grande influence religieuse sur moi. »

Fabien Clain est aussi l’un des pivots entre les groupuscules radicaux belges et le groupe toulousain qu’il cornaque. Il y a habité, a rencontré les gens qui comptent, utilisé cette base arrière pour acheminer de jeunes Toulousains en Irak (l’un d’eux y trouvera d’ailleurs la mort dans une opération kamikaze).

Le « groupe Clain » a été démantelé par les enquêteurs en 2007 et son leader mis en garde à vue en 2008. Lors de son procès, en 2009, il écope d’une peine de prison de cinq ans, comme son ami Sabri Essid. En prison, il continue à correspondre avec Mohamed Merah. Sabri Essid et Fabien Clain sortent de prison en 2012 et se font discrets. Le premier retourne à Toulouse, le second choisit d’abord Alençon, la ville où il a passé son enfance, avant de venir lui aussi s’établir à Toulouse.

Au printemps 2014, alors que Daech incite ses combattants à venir rejoindre le pays de Cham en famille, tout un groupe part en Syrie avec femmes et enfants. Clain part avec sa femme et ses trois enfants. Sabri Essid avec ses quatre enfants : c’est lui qu’on verra dans une vidéo de propagande glaçante de l’EI, au printemps 2015, aux côtés de son fils Ryan, âgé de 9 ans, qui exécute à bout portant un otage.

Rappeur, poète puis converti

Sur le site « Copains d’avant », le terroriste a encore sa fiche : « Fabien Clain, Toulouse, Egypte, toujours là…. alhamdoullillah ». Il invite même à aller consulter sa page Myspace au nom de « rappeleur », où l’on peut entendre des chants religieux. « J’ai déjà écrit des poèmes en français et en créole », disait-il aux policiers.

Mon frère Jean-Michel et moi chantons ensemble, nous avons comme projet de former un groupe qui s’appellerait ‘rappeleur’, des chants de rappel à l’islam, des nasheed. J’ai été rappeur avant d’être poète. Puis après conversion à l’islam j’ai tout arrêté. »Fabien Clain vient d’une famille de quatre enfants. Son père ayant quitté le foyer quand il avait trois ans, sa mère élève ses enfants seule. Deux filles, deux garçons. Fabien Clain galère. Il ne termine pas son BEP métallurgie, s’inscrit à l’Afpa en plomberie. Il enchaîne les missions d’intérim. En 1998, il se met en couple avec Mylène F., une ancienne camarade d’école. Tous deux s’intéressent à la religion. « A cette époque, nous avons lu la bible, et nous nous sommes rendus compte que cela ne correspondait pas à la pratique des chrétiens », expliquait sa femme aux policiers.

Ils rencontrent Mohamed A., qui deviendra le mari de la sœur de Clain et les initie à l’islam. « Cela a été une évidence que cette religion était la bonne ». Chez les Clain, la religion se vit en famille. Jean-Michel Clain, le frère de Fabien, se convertit aussi. Sa femme Dorothée M. également. Tout ce petit monde décide de partir s’installer à Toulouse en 2001. « C’était plus facile de pratiquer notre religion dans une grande ville ».

Le « clan des Belphégor »

C’est là que les frères Clain, et surtout Fabien/Omar, commencent à endoctriner à tour de bras. Avec leurs femmes, voilées intégralement, le Clain ne passent pas inaperçus : au Mirail, on les surnomme « le clan des Belphégor ». La mosquée Bellefontaine est juste en bas de l’appartement de Fabien Clain et son épouse. Sur le trottoir, les deux frères font du prosélytisme, trouvant l’imam trop soft.

C’est Fabien Clain le plus beau parleur. Un habitué de la mosquée se rappelle :

Il disait aux fidèles que Dieu avait créé 73 groupes de musulmans et que 72 d’entre eux iraient en enfer, pensant qu’ils seraient dans le groupe des rescapés. »Alain C., qui l’a fréquenté, dira de lui :

Un homme très instruit, possédant un véritable talent pour convertir les gens, très persuasif car parlant très bien. Il est capable de radicaliser quelqu’un, car il est dangereux et très manipulateur. »

Recruteur pour le djihad

Clain s’intéresse déjà beaucoup à ce qui se passe en Belgique où les prédicateurs radicaux donnent des cours. Il démarre un petit business. Il achète là-bas des cassettes, livres, éditées par un centre islamiste belge, et les revend sur les marchés à Toulouse, aux côtés de Sabri Essid, devenu son grand ami. Sabri Essid habite même un moment chez les Clain, après le divorce de ses parents : « C’est à partir de là qu’il m’a demandé de me voiler, qu’il parlait de paradis, de djihad », dira sa mère aux policiers.

En 2003, Fabien Clain et sa femme décident d’aller vivre à Bruxelles, parce qu’il y a « des centres permettant d’apprendre la religion ». De fait, si Fabien Clain apprend la religion, il se prépare aussi déjà au djihad. Il participe à des camps d’entraînement dans les Ardennes, avec « barbecue, kayak », mais aussi course à pied et endurance. Mais c’est difficile de vivre et gagner sa vie à Bruxelles : son petit business sur les marchés périclite à cause « des autorisations ».

Fabien Clain et Mylène retournent en France. Un mois chez la mère de Fabien Clain, puis à nouveau dans le sud. En octobre 2004, ils décident carrément d’aller habiter à Artigat, chez Olivier Corel, alias « l’émir blanc », pour officiellement « garder le même rythme d’étude et apprendre l’arabe ». En fait, Fabien Clain continue à recruter pour le djihad en Irak. Il organise même des séances de self-défense et de jogging dans le parc de la Reynerie, à Toulouse. Il a trouvé un coach qui leur apprend des techniques de karaté. L’entraînement tourne court au bout de quelques sessions : ils se rendent compte qu’ils sont surveillés par la police.

De Fleury-Mérogis à la Syrie

Dès 2006, les premiers départs vers l’Irak s’égrènent. Fabien Clain part lui, mais en famille et en Egypte, confirmant les dire d’Alain C. aux policiers :

Il n’est pas assez courageux pour rejoindre les terres du djihad, mais plutôt du genre à organiser le départ de djihadistes. »En décembre 2006, Sabri Essid la tête brûlée, est arrêté par les autorités syriennes, au sein d’une cellule Al-Qaida, et extradé en France. Toute une partie du groupe Clain est arrêtée courant 2007. Fabien Clain, sa femme Mylène et son frère Jean-Michel sont, eux, arrêtés le 20 février 2008. En 2009, lors du procès, les Clain, comme Sabri Essid, écopent d’une peine de prison de cinq ans. Détenu à Fleury-Mérogis, écrou n°374580, Clain pense toujours au djihad. En prison, il écrit à Mohamed Merah. Il est libéré en 2012.

A Alençon, il assure « vouloir vivre en tranquillité ». Il donne des cours d’arabe. A domicilié son entreprise chez lui, dans une petite zone pavillonnaire, une société qui vend des livres et des « produits diététiques naturels ». Notée 4 étoiles sur 5, avec ce commentaire : « Y a-t-il d’autres produits diététiques, naturels sur Alençon d’aussi bonne qualité ? »

Au printemps 2014, comme la famille de Souad Merah, celle de Sabri Essid, et d’autres ex-membres du groupe « Clain » tous devenus pères de famille, Fabien Clain disparaît. Il est parti en Syrie. Rejoindre Daech. Fabien Clain, alias Omar, semble être devenu un des cadres de l’organisation terroriste. Le cerveau de nombre d’attentats projetés. Comme ce projet avorté, en août, que devait réaliser Reda H., qui assure qu’un « Omar » lui avait commandité cet attentat. L’attentat manqué de Villejuif, où revient avec insistance le nom de Fabien Clain. Selon le Monde, on retrouve également le nom de Clain, dans un projet d’attentat avorté au Bataclan, en 2009, fomenté par une cellule Al Quaida.

Doan Bui

 

https://www.nouvelobs.com/societe/terrorisme/20180524.OBS7165/qui-est-le-djihadiste-francais-adrien-guihal-capture-par-les-kurdes-en-syrie.html

Qui est le djihadiste français Adrien Guihal, capturé par les Kurdes en Syrie ?

 

Ce djihadiste de l’Etat islamique est accusé d’être la voix de la revendication de l’attentat de Nice en France en juillet 2016.

 

Par L’Obs

Publié le 24 mai 2018 à 16h28

Il était connu sous le nom de guerre Abou Oussama al-faransi, « le Français ». Les forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par Washington et Paris, ont annoncé ce jeudi 24 mai avoir capturé un djihadiste français recherché, Adrien Guihal, à Raqqa, l’ex fief de l’Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie, reconquis par les FDS en 2017.

« Les services de renseignements des FDS ont mené une opération le samedi 19 mai qui a permis de capturer un groupe de djihadistes du groupe Etat islamique (EI) avec à leur tête Adrien Guihal, connu sous le nom d’Abou Oussama al-faransi », accusé d’être la voix de la revendication de l’attentat de Nice en juillet 2016, selon un communiqué publié sur le site des FDS.

Adrien Guihal s’était imposé au sein de l’EI comme le principal prédicateur français. « Avec lui, c’est la première fois que l’EI diffuse officiellement des cours religieux donnés par un Occidental. Et même pour un individu originaire du Sham [la région de la Syrie, NDLR], la chose est rarissime », écrivent Romain Caillet et Pierre Puchot dans leur ouvrage « Le combat vous a été prescrit » (Edition Stock).

Adrien Guihal a ainsi prêté sa voix à plusieurs vidéos idéologiques de l’organisation djihadiste, précisent-ils.

Il présentera notamment le bulletin de la radio Al-Bayan, l’un des canaux de propagande utilisés par l’EI. Il est soupçonné d’y avoir revendiqué les attentats de Magnanville en juin 2016 et de Nice en juillet 2016. Il est également soupçonné d’avoir joué un rôle dans une tentative d’attentat à Villejuif.

Proche de Fabien Clain

Originaire de Villiers-sur-Marne, l’homme, âgé de 35 ans, s’est converti à l’islam en 2002. Il devient salafiste quiétiste, soulignent Romain Caillet et Pierre Puchot. En 2006, Adrien Guihal se rendra en Egypte, au Caire, pour y apprendre l’arabe et étudier le Coran. C’est là qu’il fera la connaissance d’un autre djihadiste connu des services de renseignements français : Fabien Clain.

« Cette rencontre avec le milieu djihadiste français au Caire va bouleverser l’avenir du futur ‘Abou Oussama’ », soulignent les auteurs. De retour en France, après plusieurs allers-retours, convaincu par l’idéologie djihadiste, il devient l’un des principaux modérateurs du forum Ansar al-Haqq, un site pro-djihadiste en français. Il est repéré par la sous-direction antiterroriste (Sdat) en raison de sa proximité avec Fabien Clain. Adrien Guihal est arrêté en décembre 2008, dans le cadre d’une enquête sur un projet d’attentat contre le siège de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur). Il écopera de quatre ans de prison dont un avec sursis.

A sa sortie de prison, encore plus radicalisé, il diffuse des vidéos sur YouTube et tente de convaincre ses auditeurs de venir grossir les rangs djihadistes. Et notamment ceux de l’EI. Ce qu’il fera lui-même en 2015 en se rendant en Syrie, avec Fabien Clain.

S.D.  

L'Obs

L’Obs

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/ce-revenant-francais-qui-balance-sur-daech_2020898.html

Terrorisme: le « revenant » français qui balance sur Daech

 

Par Claire Hache, publié le 27/06/2018 à 17:45 , mis à jour à 18:04
Photo de propagande montrant des combattants de l'Etat islamique en Syrie, en novembre 2015.
Photo de propagande montrant des combattants de l’Etat islamique en Syrie, en novembre 2015.ZUMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP

 

Jonathan G. a révélé aux enquêteurs des détails précieux sur la vie quotidienne des soldats de Daech. Dont des Français.

 

« Du moment où j’ai quitté l’Etat islamique jusqu’à aujourd’hui, je me suis donné l’engagement de dire tout ce que je savais sur l’EI. » Le 15 janvier dernier, Jonathan G. est longuement entendu par un juge d’instruction à Paris. Après deux années passées dans la zone irako-syrienne, le Français a été capturé début 2017 par les soldats de l’Armée syrienne libre (ASL) en tentant de fuir la Syrie. Remis à la France en septembre de la même année, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

La situation de cet homme de 35 ans, père de 4 enfants nés de deux unions différentes, est particulière à deux égards. D’abord parce que Jonathan G. parle – il parle même beaucoup. Il s’est confié à plusieurs reprises ces derniers mois, en détails, aux enquêteurs de la DGSI comme au juge. Surtout, ce converti originaire de Toulouse a été un observateur privilégié de Daech puisqu’il a côtoyé sur place des djihadistes français de premier plan, dont les frères Clain, responsables de la propagande de l’EI, qui ont revendiqué les attentats de Paris et Saint-Denis.

Une position qui rend précieux son témoignage, versé au dossier du 13 Novembre, même s’il ne constitue à ce stade que sa version des faits, et sa vérité. Ses déclarations lui vaudraient de faire l’objet d’une « fatwa avec le tampon officiel d’Abu Bakr al-Baghdadi » en personne, le chef redouté de l’EI. C’est du moins ce qu’il affirme.

Des kalachnikovs enterrées près de Toulouse

Jonathan G. raconte s’être avant tout rapproché d’un des sept enfants de Jean-Michel Clain, Othman, lors de ses derniers mois passés en Syrie. Ils ont travaillé ensemble sur des vidéos de l’EI au sein du « département de la communication et des mosquées ». Comme l’a révélé Le Monde le 26 juin, l’adolescent piloterait un projet visant à envoyer des enfants-soldats pour frapper l’Europe. Le garçon, en « confiance », se serait également confié sur de nombreux sujets.

Dans ses propos rapportés, que L’Express a pu consulter, il est question de kalachnikovs enterrées à Toulouse par deux hommes partis faire le djihad et emprisonnés depuis leur retour en France. « Je n’ai pas plus d’infos sur la localisation. Je me dis que s’ils ont enterré cette kalachnikov [dans ses déclarations, il alterne le singulier et le pluriel, NDLR], c’est qu’ils avaient peut être prévu de faire quelque chose, mais sans en savoir plus », déroule Jonathan G.

Sur les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016, « pas prévus » mais « déclenchés » par l’arrestation de Salah Abdeslam : « Othman m’a dit que pour éviter que tout le monde se fasse interpeller, ils ont ciblé directement l’aéroport (de Zaventem). Ce qui était visé, c’était une centrale nucléaire française. Ils avaient prévu d’y aller en voiture et de faire exploser les voitures », poursuit-il.

Les frères Clain sortent voilés

« La famille Clain est au courant de tout, ils sont proches des savants, des médias et des responsables », résume le détenu de Fleury-Mérogis. Jonathan G. fait partie des rares « privilégiés » qui ont pu se rendre chez Jean-Michel Clain, à proximité du « rond-point de l’horloge » de Raqqa.

Quand « Fabien et Jean-Michel » sortent de chez eux, explique-t-il c’est « toujours (avec) une djellaba et un voile sur la tête par peur d’être dronés ». Les deux cadres de Daech ont la possibilité de se déplacer de leur appartement à leur studio radio « sans être vus ». « Dans Raqqa, il y a des lieux où des bâches sont tirées entre deux bâtiments, les Clain s’y dirigent à pied, ils attendent qu’un taxi passe, ils montent, ils se dirigent vers un endroit où il y a des bâches et ils changent de taxi, et ça jusqu’à ce qu’ils arrivent à destination », raconte le « revenant« .

Jean-Michel Clain, qui se fait appeler « Abou Othman », « a une position importante dans Daech ». « Il était dans le domaine de la transmission d’information de l’Etat islamique et il était en contact avec l’Ajna, les hautes autorités de l’Etat islamique », explique-t-il. « Jean-Michel est parti pendant un mois faire une formation sur les explosifs en Irak en 2015. Il a cherché une spécialité, car quand on n’a pas de spécialité, on va en première ligne. »

Séjour en Egypte avec les frères Merah

Fabien Clain, lui, travaille à al-Bayan, la radio de Daech où défilent tous les jours les « hautes personnes religieuses ». Il a des « fonctions bien supérieures » à celles de responsable de propagande, selon Jonathan G., qui le « soupçonne » d’être à la tête des « opérations extérieures » : « encadrements et choix de gens pour les envoyer en France par exemple pour commettre des attentats ».

« Pourquoi êtes-vous énervé contre les frères Clain? » l’interroge un enquêteur lors de sa garde à vue en septembre 2017. « Avant de partir, j’ai voulu savoir qui était encore dans l’idéologie de l’Etat islamique et donc je me suis dit que je n’aurais aucun scrupule à balancer sur ceux qui sont encore dans l’Etat islamique. Pour moi, eux, ils sont à fond dans l’idéologie [de Daech]. Jean-Michel et Fabien parlaient beaucoup des opérations extérieures. Ils se réjouissaient de ce qu’il se passait en France. »

Tous font partie de la même « cellule de Toulouse« , bien connue des services de renseignement. Lors d’un séjour en Egypte, Jonathan G. avait d’ailleurs été « réceptionné » par un Toulousain bien connu : Abdelkader Merah. Ce dernier lui aurait demandé d’héberger son petit frère, Mohamed Merah. Le futur « tueur au scooter », avec qui il a vécu quinze jours, avait « des sautes d’humeur très violentes », « des idées fixes », une « haine » à l’égard des militaires. Jonathan G. était au Caire en même temps qu’un autre nom de la sphère djihadiste : Farouk Ben Abbes, qu’il assure ne pas connaître.

Projet d’ouvrir une boutique de lingerie

En Syrie comme en Irak, Jonathan G., qui se faisait appeler « Abu Ibrahim » ou « Abu Sayfidine », a côtoyé aussi bien le responsable du magazine Dabiq, qu’un « agent des renseignements de l’EI », un Français apparu dans une vidéo où il brûle son passeport, ou encore le légionnaire de Lunel « Abou Souleyman al Faransi ». Il assure n’avoir pris part au combat que deux fois, « sans tirer jamais un seul coup de feu », à l’aéroport d’Alep et à Ramadi. Sur zone, il arrive à percevoir son RSA français par l’entremise de sa mère, qui lui envoie la somme via Western Union.

« Comment la France peut-elle vous faire confiance et ne pas craindre une action violente de votre part sur notre sol ? » l’interroge-t-on en garde à vue. « Je pense que quand j’ai tenu les propos anti-occidentaux, j’étais déjà dans un processus d’embrigadement de l’EI. Et qu’aujourd’hui, j’y suis opposé. La preuve est que j’ai dit tout ce que je savais sur l’EI et en impliquant mes anciens amis. Et que je suis prêt à aider la France par la suite si on a besoin de moi. Je veux reprendre une vie normale », répond-il.

Ses enfants, mineurs, ont été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance dès leur arrivée sur le sol français. L’aîné, 5 ans, est né en Egypte. La seconde, qui va avoir un an le 28 juin, est née en Turquie. Pour la « suite », il avait le « projet », avec sa femme, « d’ouvrir une boutique de lingerie au Maroc et en France ». En attendant, dans sa cellule de Fleury-Mérogis, il a fait une demande pour « reprendre » des études de médecine ou de kinésithérapie.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/attentats-du-13-novembre-freres-clain-vises-mandat-arret-1510021.html

Attentats du 13-Novembre : les frères Clain visés par un mandat d’arrêt

 

Fabien Clain / © France 3
Fabien Clain / © France 3

Les juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis ont délivré fin juin des mandats d’arrêt à l’encontre de Fabien et Jean-Michel Clain, ces deux frères d’origine toulousaine qui ont fréquenté les frères Merah.

Par Marie Martin (avec AFP) Publié le 10/07/2018 à 08:46

Leurs voix avaient été rapidement identifiés dans la revendication par le groupe Etat islamique des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis groupe Etat islamique : les juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête ont donc délivré fin juin des mandats d’arrêt à l’encontre des frères Clain, a-t-on appris par un avocat de parties civiles.Cette annonce a été faite par les magistrats lundi lors d’une réunion d’information des rescapés et proches de victimes des attaques perpétrées contre des terrasses et la salle du Bataclan à Paris et au Stade de France à Saint-Denis, qui ont fait 130 morts au total.La délivrance de ces mandats d’arrêts internationaux signifient que les juges réclament leur audition, en vue de leur mise en examen dans le dossier.

Au cours de cette réunion, qui s’est tenue à l’Ecole militaire à Paris, les juges ont également indiqué qu’ils espéraient boucler l’instruction en septembre 2019, a rapporté l’avocat de l’association française des victimes du terrorisme (AFVT), Antoine Casubolo Ferro.

Fabien Clain avait été rapidement identifié comme la voix du message sonore du groupe EI diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d’hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel a été identifié dans les Anasheeds – chants religieux – de l’enregistrement. Vétérans du jihad, ils sont dans le viseur des services antiterroristes depuis des années et se trouvent toujours probablement en Syrie, selon les enquêteurs.

Selon Maître Casubolo Ferro, les juges d’instruction ont décidé de délivrer ces mandats d’arrêt internationaux après avoir analysé la revendication, qui évoquait aussi un attentat dans le 18ème arrondissement de Paris. Or, ce dernier n’a pas eu lieu, ce qui mène les magistrats à penser que les frères Clain étaient au courant des préparatifs des attentats.

« Ils sont probablement quelque part en Syrie »

« Pour nous parties civiles, c’est une bonne nouvelle« , a déclaré l’avocat, qui a qualifié la réunion de lundi de « très intéressante« .  »A priori les frères Clain ne sont pas morts et n’ont pas été arrêtés, ils sont probablement quelque part en Syrie« , a-t-il ajouté, soulignant que lors de la réunion, des parties civiles s’étaient demandé comment ils avaient pu quitter le territoire français malgré leur surveillance par les services de renseignement.

Fin mai, une source proche du dossier avait affirmé à l’AFP que les frères Clain étaient toujours en vie et ne manifestaient pas leur envie de revenir ni en Turquie ni en France.

Converti à l’islam, Fabien Clain, né à la Réunion, a vécu plusieurs années à Toulouse où il a fréquenté les frères Mohamed – auteur des tueries de Toulouse en 2012 – et Abdelkader Merah. Il a été condamné à 5 ans de prison ferme en 2009 au procès d’une filière d’acheminement de jihadistes vers l’Irak, la filière dite d’Artigat.

En mars, le juge Christophe Teissier qui dirige cette enquête tentaculaire avait refusé une demande d’acte formulée par l’association de victimes Life For Paris qui réclamait l’audition des frères Clain et la délivrance de mandats d’arrêt, au regard de leur possible « rôle de premier plan » dans les préparatifs des attaques parisiennes.

Dans sa réponse, le juge avait notamment expliqué que « des investigations » étaient « en cours » pour « permettre avec précision de déterminer le rôle précis que chacun d’entre eux a pu avoir« , selon une source proche du dossier.

Au total, douze hommes sont poursuivis dans le dossier instruit à Paris et au moins cinq autres dont les frères Clain font l’objet d’un mandat d’arrêt.

En Egypte et au Maroc, les « plaisanteries » de mes harceleurs « déconnologues » n’amusent pas

En fait, il n’y a guère que des magistrats brestois que j’aie vus louer la « déconnologie » de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de sa bande de cybercriminels dits « déconnologues » dans des écrits officiels après que celui-ci ait lui-même expliqué à la gendarmerie de Puy-l’Evêque que leur science consistait en cyberharcèlements massifs et totalement démentiels à l’encontre de divers internautes, journalistes et autres personnages publics, notamment sur le site Rue89.

On rappelle que cette activité est dès son origine en 2008 pénalement répréhensible et que de nouvelles lois la condamnant encore plus précisément et fermement ont depuis lors été votées, notamment au cours de cette année 2018.

Par ailleurs, les mêmes magistrats savaient aussi parfaitement bien que la « déconnologie » de Pascal Edouard Cyprien Luraghi s’exerce depuis ses débuts avec la complicité de terroristes islamistes, dont les activités particulières sur le territoire français, notamment depuis mars 2012, ont également justifié l’apparition de nouvelles lois théoriquement destinées à les restreindre.

 

http://lavdn.lavoixdunord.fr/514097/article/2018-12-29/40-terroristes-tues-en-egypte-apres-l-attentat-meutrier-contre-un-bus-de

Le Caire «40 terroristes» tués en Egypte, après l’attentat meurtrier contre un bus de touristes vietnamiens

 

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en Egypte, au lendemain d’un attentat meurtrier contre un bus de touristes vietnamiens près du Caire, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

 

LA VDN | 29/12/2018

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en Egypte. photo AFP

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en Egypte. photo AFP – AFP

 

Les raids ont été menés contre des combattants jihadistes présumés à Guizeh, lieu de l’attaque de vendredi, et dans le Sinaï (est), selon le ministère qui précise que 30 d’entre eux ont été tués à Guizeh. «Ils planifiaient une série d’agressions contre le secteur du tourisme, les lieux de culte chrétiens et les forces de sécurité».

Le ministère n’a pas lié directement ces raids policiers à l’attaque de vendredi qui n’a pas été revendiquée, mais une source sécuritaire a précisé qu’ils avaient eu lieu «tôt» samedi matin, donc après l’attentat.

Cet attentat est le premier contre des touristes en Egypte depuis juillet 2017. Le secteur crucial du tourisme a souffert de l’instabilité politique et des attentats de groupes extrémistes, dont le groupe jihadiste Etat islamique (EI), à la suite du soulèvement populaire de janvier 2011.

 

https://www.jeuneafrique.com/696020/politique/attentat-au-maroc-les-salafistes-marocains-condamnent-le-crime-terroriste/

Attentat au Maroc : les salafistes marocains condamnent le crime terroriste

 

28 décembre 2018 à 12h08 | Par
En Egypte et au Maroc, les

 

Le principal groupe politique salafiste du royaume a condamné le meurtre des deux randonneuses scandinaves au pied du Mont Toubkal et a rediffusé ses principales revendications.

C’est par voie de communiqué que la Coordination commune pour la défense des détenus islamistes (CCDDI) a condamné le 27 décembre le récent double assassinat à caractère terroriste commis à Imlil, dans la région de Marrakech.


>>> À LIRE – Maroc : le terrorisme frappe au pied du mont Toubkal


La CCDDI, née afin de porter la voix des prisonniers salafistes marocains – souvent arrêtés dans le cadre de la principale loi antiterroriste n°03-03, promulguée au lendemain des attentats de mai 2003 –, est au fil du temps devenue l’un des principaux groupes du salafisme militant marocain. La Coordination est notamment active à Rabat, Salé, Fès, Tanger et Tétouan.

Un communiqué militant

Dans son communiqué, la CCDDI a gardé un ton militant et condamné ceux qui profitent de la séquence pour accuser à tort l’islam. La CCDDI a réitéré sa demande de voir abroger la loi antiterroriste. Cette dernière avait été étendue en 2015, notamment sous la houlette du ministre de la Justice, l’islamiste Mustapha Ramid, avocat anciennement engagé dans la défense des droits des prisonniers salafistes.


>>> À LIRE – Antiterrorisme : le modèle marocain


Enfin, la Coordination n’a pas caché sa crainte d’abus après la confirmation de la piste terroriste du crime d’Imlil. En 2005, Mohammed VI lui-même avait reconnu l’existence d’« abus » dans la répression post-attentats de 2003 dans une interview au quotidien espagnol El País. À Jeune Afrique, Abdelhak Bassou, ancien directeur central des renseignements généraux marocains, avait assuré que l’organisation du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), créé en 2015 et chargé de l’enquête sur le crime d’Imlil, permettait aussi d’éviter les atteintes aux droits.

Dans son communiqué, la CCDDI a regretté des « arrestations préventives » dans les milieux salafistes à l’orée de la fin d’année 2018, dont témoignent aussi des articles de la presse arabophone, notamment le quotidien à grand tirage Al Massae.

Les chouyoukh condamnent

Le texte de la Coordination n’est pas la première réaction à l’assassinat des deux jeunes touristes scandinaves par des individus visiblement radicalisés à grande vitesse émanant de la galaxie salafiste marocaine. Le cheikh Mohamed Fizazi avait rapidement condamné l’assassinat des deux jeunes touristes.

« Le meurtre des femmes est illicite en temps guerre, comment tuer en paix ? » Fizazi avait été libéré en 2011, après plusieurs années de prison. Cette voix influente du salafisme contemporain marocain avait été arrêtée dans la foulée des attentats de mai 2003, alors qu’il était connu pour ses prêches enflammés. Aujourd’hui, toujours très conservateur, il est devenu bien moins politique dans ses propos et s’érige souvent en ardent défenseur de l’ordre. Mais comme un certain nombre de chouyoukh enfermés dans une période courant du 11 septembre 2001 aux printemps arabes et libérés dans la foulée de ces derniers, il a perdu de son influence dans le milieu salafiste.

Le cheikh Hassan Kettani, enfermé lui aussi dans la foulée des attentats de 2003 pour ses prêches et gracié par le roi en 2012, a également condamné un « crime odieux ». Kettani est resté plus proche des bases militantes que Fizazi et apparaît parfois aux côtés des militants de la CCDDI dans des manifestations publiques. Avec les réactions des salafistes dits « quiétistes », comme le Marrakchi Hammad el Kabbaj, qui ont tâché de condamner les assassinats tout en insistant sur la dissociation de l’islam et du terrorisme, c’est le gros de la sphère salafiste marocaine qui a désavoué le crime d’Imlil.

 

Vendredi 28 décembre 2018 : après les menaces djihadistes, celles d’Alexandre Benalla

Alexandre Benalla revient actuellement sur le devant de la scène comme il y était brutalement apparu cet été en période de vacances pour à peu près tout le monde.

Le temps de la polémique a certes pour effet de suspendre celui de l’action violente.

Pour autant, il n’est pas certain qu’il suffise à « conjurer le sort ».

L’arrestation des commanditaires qui se manifestent d’eux-mêmes sur le blog Luraghi serait certainement plus efficace.

 

https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/26/alexandre-benalla-menace-de-devenir-le-sparadrap-de-macron_a_23627187/

26/12/2018 13:02 CET | Actualisé 26/12/2018 13:30 CET

Alexandre Benalla menace de devenir le sparadrap de Macron

 

« Je ne me tairai plus », met en garde l’ancien collaborateur du président.

"Je ne me tairai plus", menace Alexandre Benalla en accusant l'Elysée de vouloir le "salir".

Le HuffPost
« Je ne me tairai plus », menace Alexandre Benalla en accusant l’Elysée de vouloir le « salir ».

 

POLITIQUE – Homme de confiance du candidat Macron en 2017, persona non grata à l’Elysée en 2018, Alexandre Benalla pourrait bien devenir le sparadrap du président de la République en 2019. Limogé de ses fonctions en juillet et mis en examen pour « violences volontaires » après avoir participé à une interpellation musclée en marge des manifestations du 1er mai à Paris, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron n’hésite plus à menacer directement par voie de presse l’entourage du chef de l’Etat, qu’il accuse de vouloir le « salir ».

« Je ne me tairai plus », a prévenu dans un communiqué transmis ce mercredi à l’AFP Alexandre Benalla en réaction à des « propos diffamatoires » tenus à son encontre par « certaines personnes de l’Élysée » suite à son récent déplacement au Tchad.

« Quelles que soient les démarches qu’entreprend M. Benalla, il n’est pas un émissaire officiel ou officieux de la présidence de la République. S’il se présentait comme tel, il est dans le faux », s’est senti obligé de préciser l’Élysée ce mardi, après la publication d’un article du Monde révélant que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron l’avait précédé de quelques semaines au Tchad, accompagné « d’une demi-douzaine de personnes, par avion privé, réglant les frais par carte bleue ».

« Je suis allé au Tchad, accompagnant une délégation économique étrangère dans le cadre d’investissements », se défend ce mercredi Alexandre Benalla, assurant que « l’ensemble des frais concernant ce voyage a été pris en charge par le chef de cette délégation ». Se sentant lâché par la présidence et convaincu que « le but ultime » de ces dernières informations « est de saccager (ses) vies familiale et professionnelle », l’ancien chargé de mission de l’Elysée entend désormais « charger (ses) avocats de saisir le procureur de la République ».

Et menace de ne plus retenir ses coups. « Certaines personnes au plus haut sommet de l’Etat souhaitent me faire taire ou me neutraliser », s’étrangle-t-il auprès de BFMTV.

Quand Benalla et Macron s’épargnaient

Un changement de ton notable alors qu’Alexandre Benalla avait jusqu’ici pris soin d’épargner l’Elysée et le président de la République dans ses déclarations publiques, tout particulièrement lors de son audition ultra-médiatisée devant la commission d’enquête du Sénat. En retour, Emmanuel Macron s’est lui aussi toujours montré compatissant à l’égard de son ancien directeur de cabinet adjoint, excluant d’en faire un « fusible » de sa présidence.

« S’il y a un responsable, il est devant vous, qu’ils viennent le chercher », avait lancé le chef de l’Etat en juillet en pleine affaire Benalla. En novembre, le même Emmanuel Macron concédait que les faits reprochés à son ex-collaborateur étaient « graves » tout en jugeant qu’ils ne méritaient pas que son ex-garde du corps soit voué aux gémonies. « Il a fait des fautes. Est-ce qu’il mérite d’être traité comme le plus grand criminel en liberté? Je n’en suis pas sûr, il faut penser que les gens ont leur vie, leur famille », plaidait-il alors.

Problème: ces déclarations n’ont fait qu’alimenter les soupçons de l’opposition, convaincue que l’Elysée n’a jamais coupé les ponts avec Alexandre Benalla, voire même couvrirait ses agissements. « Monsieur Benalla est une personne qui ne compte pas mais qui est toujours là où il ne faut pas! », a ironisé sur LCI le député de la France insoumise Eric Coquerel, dont le parti n’a eu de cesse de réclamer « la vérité sur cette affaire ». « Toute la clarté doit être faite dans cette affaire », a également estimé la porte-parole des Républicains Laurence Sailliet pour qui la parole d’Alexandre Benalla n’est plus fiable.

Même le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, juge « malsain » qu’Alexandre Benalla menace « le président de la République comme s’il avait quelque chose à révéler ».

Un feuilleton sans fin

A tort ou à raison, Emmanuel Macron demeure donc toujours exposé aux moindres gestes et déclarations de son ancien collaborateur, et ce potentiellement jusqu’à la fin de son quinquennat. « Benalla est désormais une fièvre récurrente du macronisme. Pour ne pas avoir voulu immédiatement s’en démarquer, Emmanuel Macron est contraint de faire face régulièrement à ce personnage sur lequel les médias feuilletonneront en continu », anticipe le spécialiste en communication politique Florian Silnicki .

Un feuilleton alimenté régulièrement par les rebondissements de l’enquête judiciaire en cours, mais aussi par la personnalité provocatrice d’Alexandre Benalla et son refus de faire profil bas depuis son limogeage de la présidence de la République. Les révélations sur son selfie avec un pistolet (à eau?) en pleine campagne présidentielle ou ses rencontres avec le sulfureux homme d’affaires Alexandre Djouhri sont autant de sources d’embarras pour le chef de l’Etat, qui peine à se désembourber de la crise des gilets jaunes.

Ce mercredi, l’Elysée a encore dû corriger des propos de l’ancien chargé de mission, qui affirmait avoir prévenu la présidence de son déplacement au Tchad. Non, Alexandre Benalla « n’a pas informé l’Élysée de ses déplacements avant de les effectuer, mais uniquement de manière récente la semaine dernière », a précisé l’entourage d’Emmanuel Macron.

Une communication à vue qui pourrait une fois encore se retourner à terme contre l’Elysée. Car pourquoi Alexandre Benalla a-t-il tenu informé son ancien employeur? L’Élysée n’a pas fait de commentaires, évoquant simplement l’hypothèse qu’il ait « eu vent des mêmes rumeurs de presse que nous-mêmes ». De son côté, l’ancien chargé de mission ne décolère pas et accuse dans L’Express les conseillers du président de communiquer « sur la base de rumeurs »: « Est-ce qu’on gouverne avec des rumeurs? Ils vont désormais faire un communiqué à chaque fois qu’il y a une rumeur me concernant? ». Pas sûr que la présidence de la République ait beaucoup d’autres choix.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/benalla-menace-de-poursuites-par-le-quai-d-orsay_2055027.html

Benalla menacé de poursuites par le Quai d’Orsay

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 28/12/2018 à 07:33 , mis à jour à 17:53

Le ministère des Affaires étrangères étudie "les suites à donner, y compris judiciaires" à la rétention et l'utilisation des passeports diplomatique d'Alexandre Benalla (image d'illustration).
Le ministère des Affaires étrangères étudie « les suites à donner, y compris judiciaires » à la rétention et l’utilisation des passeports diplomatique d’Alexandre Benalla (image d’illustration).
REUTERS/Gonzalo Fuentes
 

Le ministère des Affaires étrangères soupçonne l’ex-chargé de mission de l’Élysée d’utiliser les passeports qu’il aurait dû rendre.

 

Alexandre Benalla doit rendre ses passeports, sinon… Le Quai d’Orsay a confirmé jeudi soir avoir demandé à l’ex-chargé de mission de l’Elysée reconverti dans le « consulting » de remettre les deux passeports diplomatiques qui lui ont été délivrés.

EXCLUSIF >> La colère de Benalla contre l’Élysée

Sans succès, selon Mediapart, qui révélait le même jour que c’est l’un de ces sésames qui aurait facilité les nombreux voyages d’Alexandre Benalla à l’étranger, notamment dans des pays africains. Assez pour que le ministère des Affaires étrangères dise jeudi dans un communiqué « examine[r] les suites à donner, y compris judiciaires » à cette rétention et cet usage indus de documents officiels.

« Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a demandé à Alexandre Benalla, par lettre recommandée du 26 juillet 2018, de restituer les deux passeports diplomatiques en sa possession (émis respectivement le 20 septembre 2017 et le 24 mai 2018) », a précisé la diplomatie française dans un tweet jeudi.

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« Cette lettre a été retirée le 6 août 2018, par une personne munie d’un pouvoir d’Alexandre Benalla », poursuit le Quai d’Orsay, qui précise que l’ex- directeur adjoint de cabinet « s’était engagé par écrit le 23 mai 2018 à restituer ces documents à la fin des fonctions qui en justifiaient l’attribution ».

Benalla s’était engagé à rendre ses passeports

Lors de son audition sous serment devant une commission d’enquête du Sénat le 19 septembre, Alexandre Benalla avait confirmé qu’il disposait de deux passeports diplomatiques lorsqu’il travaillait à la présidence. Interrogé sur le fait de savoir s’il avait restitué ses deux passeports, il avait répondu : « Ils sont au bureau que j’occupais à l’Elysée donc je pense que l’Elysée a dû s’en occuper ».

Selon Mediapart, Alexandre Benalla utilise toujours le passeport délivré le 24 mai 2018, soit deux semaines après sa mise à pied à l’Élysée consécutive aux événements du 1er mai. Ce passeport a été « utilisé ces dernières semaines pour entrer dans différents pays africains ainsi qu’en Israël », selon le média en ligne qui cite « des sources sécuritaires ».

« Le passeport, qui porte la référence 17CD09254, est valide jusqu’au 19 septembre 2022″, précise encore Mediapart. Interrogé par Le Monde après la révélation de sa rencontre avec le président tchadien Idriss Déby, Alexandre Benalla avait confirmé avoir visité « une dizaine de pays en Afrique ».

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/28/passeports-de-benalla-opposition-et-majorite-demandent-des-comptes-a-l-elysee_5403115_823448.html

Passeports diplomatiques de Benalla : opposition et majorité demandent des comptes à l’Elysée

 

Le nouveau chapitre dans « l’affaire Benalla » irrite jusque dans la majorité, où la députée LRM Cendra Motin parle de « faute des services de l’Elysée ».

Le Monde avec AFP et Reuters Publié aujourd’hui à 13h17, mis à jour à 13h50

Ni les mises au point de l’Elysée ni le communiqué du Quai d’Orsay ne semblent avoir convaincu. A droite comme à gauche et dans la majorité, on entendait ouvrir, vendredi 28 décembre, un nouveau chapitre dans l’affaire Benalla.Selon nos informations et celles de Mediapart, M. Benalla, malgré sa mise à pied liée aux violences du 1er mai, continue de voyager avec un passeport diplomatique émis le 24 mai. C’est en effet avec un tel document qu’il a voyagé dans certains pays d’Afrique, en tant que « consultant » (comme il définit aujourd’hui ses nouvelles fonctions) en novembre et en décembre.Il avait pourtant affirmé, sous serment devant la commission d’enquête du Sénat en septembre, avoir laissé ce document dans son bureau de l’Elysée. Le Quai d’Orsay a, par ailleurs, expliqué dans un communiqué que les documents lui avaient été officiellement réclamés le 26 juillet, soit après son licenciement.

Dès l’éviction de M. Benalla, l’Elysée a « demandé aux administrations compétentes […] que ces passeports soient restitués et ne puissent plus être utilisés », a confirmé vendredi la présidence. Celle-ci « ne dispose à ce stade d’aucune information remontée par les services de l’Etat concernés sur [leur] utilisation », précise le communiqué.

Nos informations : Voyage au Tchad : Alexandre Benalla s’est reconverti dans la diplomatie privée en Afrique

 

« C’est très grave »

Mais l’opposition exige désormais plus d’explications, suggérant le maintien de liens opaques entre la présidence et l’encombrant Alexandra Benalla. « On est très interrogatifs sur le scénario qui est présenté publiquement aujourd’hui, c’est-à-dire ce conflit qui subitement opposerait M. Benalla à M. Macron », a déclaré vendredi sur RTL Gilles Platret, porte-parole des Républicains. « La justice doit se saisir de cette nouvelle affaire », a-t-il insisté. « C’est au président de dire la vérité sur cette affaire, c’est très grave. Il y a mensonge et dissimulation », a renchéri sur LCI Laurence Sailliet, autre porte-parole des Républicains.

« Cela peut devenir un danger pour la République », a lancé le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, sur Europe 1 :

« Il est de notoriété publique qu’il continue de se balader dans l’Afrique entière, et malgré cela l’Elysée ne vérifie pas qu’il a bien rendu ses passeports diplomatiques, qui lui donnent une sorte de sésame. C’est profondément inquiétant, soit sur l’amateurisme de cette présidence, soit sur le double langage qu’elle continue d’avoir. »

Pour Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national (RN), « Alexandre Benalla n’est pas complètement sorti de l’orbite élyséenne ». Cette affaire n’aura pas de fin « tant que l’Elysée ne nous aura pas dit la vérité », a-t-il lancé sur BFM-TV.

Eric Coquerel, député La France insoumise (LFI) veut, quant à lui, demander de « rouvrir une commission d’enquête à l’Assemblée nationale sur tous les tenants des affaires Benalla. Ce serait un minimum dans une démocratie normale ». « Ça suffit ! Je crois qu’à un moment ou à un autre il faudra qu’[Emmanuel Macron] s’exprime sur le sujet », a aussi estimé Jean-Christophe Lagarde, le chef de file des députés UDI-Agir.

« Faute » de l’Elysée

Des élus de la majorité ont, eux aussi, demandé vendredi des éclaircissements. « Il faut récupérer ces passeports », a réclamé sur Franceinfo la députée La République en marche (LRM) Cendra Motin. « Il y a clairement une faute des services de l’Elysée, qui sont d’ailleurs actuellement en pleine refonte », a-t-elle déploré, évoquant « un dysfonctionnement grave ».

« Il a reçu un courrier qui exigeait qu’il remette ses passeports, courrier qu’il a d’ailleurs retiré puisqu’on sait que l’accusé de réception a bien été retiré à La Poste. (…) C’est lui qui est en faute en les ayant gardés », a jugé, pour sa part, le sénateur LRM Julien Bargeton sur BFM-TV. « Si la commission d’enquête [du Sénat] souhaite rouvrir le cas, elle est libre (…) parce que, visiblement, Alexandre Benalla aurait peut-être menti », a-t-il ajouté. Le député LRM Bruno Questel a, lui, demandé sur LCI « une enquête administrative du ministère des affaires étrangères ».

L’ex-homme de confiance d’Emmanuel Macron avait été mis à pied quinze jours, du 4 au 22 mai, pour avoir molesté des manifestants en marge des rassemblements du 1er-Mai à Paris. Mis en examen en juillet, notamment pour « violences volontaires » à la suite de la diffusion d’enregistrements vidéo des faits par Le Monde, il avait fait l’objet d’une procédure de licenciement de l’Elysée le 20 juillet.

Comprendre : Les personnages-clés de l’affaire Benalla

 

Depuis, la publication spécialisée La Lettre du continent puis Le Monde ont révélé qu’Alexandre Benalla s’était reconverti « dans les affaires africaines » et qu’il avait notamment été reçu par le président tchadien, Idriss Deby, au début de décembre, quelques semaines avant la visite officielle d’Emmanuel Macron à N’Djamena, les 22 et 23 décembre. L’Elysée souligne qu’Alexandre Benalla, 27 ans, n’est en rien « un émissaire officiel ou officieux » du chef de l’Etat. Le directeur du cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, a adressé le 22 décembre une lettre sommant l’intéressé de clarifier ses activités, particulièrement celles qu’il exerçait lorsqu’il était encore en fonction à l’Elysée.

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/12/28/97001-20181228FILWWW00168-passeports-benalla-le-drian-va-saisir-le-procureur-de-la-republique.php

Passeports diplomatiques de Benalla: Le Drian va saisir le procureur de la République

 

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 28/12/2018 à 17:54
  • Publié le 28/12/2018 à 17:26

Le ministre des Affaires Etrangères Jean-Yves Le Drian va saisir le procureur de la République après des informations de presse sur l’utilisation d’un passeport diplomatique par l’ancien conseiller de l’Elysée Alexandre Benalla, a annoncé aujourd’hui son ministère.

» LIRE AUSSI - Alexandre Benalla n’aurait pas restitué ses passeports diplomatiques

« Le ministre a décidé de saisir le procureur de la République sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale » qui enjoint tout représentant des autorités de le faire s’il a connaissance d’un crime ou d’un délit, selon le communiqué du ministère, qui précise avoir demandé à deux reprises la restitution des deux passeports diplomatiques délivrés à Benalla.

Les révélations cette semaine sur un voyage d’affaires de Benalla au Tchad au cours duquel il aurait utilisé un passeport diplomatique fourni avant son limogeage de l’Elysée ont plongé le gouvernement dans l’embarras et poussé l’opposition à faire feu nourri pour réclamer des explications.

L’Elysée et le Quai d’Orsay affirment n’avoir aucune information sur l’éventuelle utilisation d’un des passeports diplomatique de Benalla.  »Toute utilisation de ces passeports (diplomatiques) postérieure à la fin des fonctions qui avaient justifié l’attribution de ces documents serait contraire au droit », affirme le Quai d’Orsay, qui précise avoir demandé par courrier recommandé à deux reprises – en juillet et septembre – la restitution des documents à Benalla.

Le Figaro.fr avec AFP

 

https://www.nouvelobs.com/politique/20181227.OBS7667/les-mysterieuses-activites-de-consulting-d-alexandre-benalla-en-afrique.html

Les mystérieuses activités de « consulting » d’Alexandre Benalla en Afrique

 

Les mystérieuses activités de "consulting" d'Alexandre Benalla en Afrique
Le président français Emmanuel Macron (à droite) serre la main d’Alexandre Benalla (C), haut responsable de la sécurité de l’Elysée, lors d’une visite au 55e Salon de l’Agriculture, Porte de Versailles, à Paris, le 24 février 2018. ((STEPHANE MAHE / POOL / AFP))

 

En « reconversion professionnelle », l’ex-chargé de mission de la présidence rencontre des intermédiaires, des autocrates africains et agace encore et toujours l’Elysée.

 

Par L’Obs

Publié le 27 décembre 2018 à 12h58

« Aujourd’hui, je fais du consulting. J’ai une dizaine de pays en Afrique », se targue Alexandre Benalla auprès du « Monde ». Licencié en juillet par l’Elysée, mis en examen notamment pour « violences volontaires » à la suite des violences qu’il a commises en marge du 1er-Mai, muni d’un casque et d’un brassard de police, l’ex-chargé de mission de la présidence a bien rebondi. Lui qui se disait chez « Pôle emploi » lors de son audition par la commission d’enquête du Sénat en septembre, niant s’être reconverti comme garde du corps d’une star de la télé-réalité ou comme patron d’une société au Maroc, s’est trouvé une nouvelle vocation…

« Le Monde » a enquêté sur ses activités en Afrique, principalement francophone. L’encombrant ex-collaborateur du président s’est notamment rendu au Tchad, où il a rencontré le président Idriss Déby, trois semaines avant la visite d’Emmanuel Macron auprès des troupes françaises pour le réveillon de Noël.

Un mystérieux voyage d’affaires susceptible de soulever de nombreuses interrogations, poussant l’Elysée à une clarification :  « Il n’est pas un émissaire officiel ou officieux de la présidence de la République. » 

Alexandre Benalla a, quant à lui, dénoncé des propos « diffamatoires » « sous-entendant » qu’il ait pu se « prévaloir d’une fonction, d’un titre, ou d’un pouvoir aux fins de démarchages professionnels ». Au moins les versions de l’Elysée et de son ex-collaborateur concordent sur ce point : aucune mission officielle ni officieuse pour le chef de l’Etat. Mais peu convaincue, l’opposition n’a pas manqué de s’interroger sur cet étonnant timing.

« Quand vous avez un ancien conseiller de l’Elysée qui va au Tchad une semaine avant le président, cela pose une question sur qui porte la diplomatie de notre pays et les institutions », a ainsi attaqué Valérie Rabault, la chef de fil des députés PS à l’Assemblée nationale, sur Europe 1, ce jeudi.

« Une coïncidence », balaye l’avocate de l’ex-garde du corps, Me Laffont.

Quel serait l’objectif de la rencontre avec le président tchadien Idriss Déby ?

Alors qu’a donc fait Alexandre Benalla au Tchad ? Pourquoi a-t-il rencontré le président tchadien Idriss Déby ? « Le Monde » révèle de nouveaux détails sur cette visite dans une enquête publiée ce jeudi. On y apprend que le jeune homme de 27 ans a été reçu par le président tchadien et par son frère, Oumar, patron de la direction générale de la réserve stratégique, qui a « la haute main sur les commandes d’équipements militaires du Tchad ».

L’entourage d’Alexandre Benalla a confirmé à « l’Express » que ce dernier a rencontré « pendant deux heures » le président tchadien qui aurait « découvert sa présence quand [Alexandre Benalla] est entré dans son bureau ». Il dément cependant avoir rencontré son frère.

Selon les informations du « Monde », le jeune « consultant » était cornaqué par un certain Philippe Hababou Solomon, « spécialiste de la diplomatie privée en Afrique pour le compte de gouvernements ». Un mentor qui « s’est piqué de former Alexandre Benalla ». Cet homme d’affaires aurait réglé les nuitées au Hilton, et Benalla serait ensuite reparti vers Istanbul, en Turquie, par avion privé.

Toujours d’après le quotidien du soir, qui citait des sources concordantes dans ses premières révélations du 24 décembre, les deux hommes étaient accompagné « d’une demi-douzaine de personnes, par avion privé, réglant les frais par carte bleue ».  »Une délégation de chefs d’entreprise étrangers, des grands patrons du Moyen-Orient », a expliqué l’intéressé à « l’Express ».

Des contacts « susceptibles de créer 3.000 emplois au Tchad, de construire des usines », dont il a refusé de dévoiler l’identité. En tant que « consultant », il aurait « signé des accords de confidentialité » avec ces « sociétés privées ».

Selon le « Monde », il s’agissait de quatre Turcs également cornaqués par Philippe Hababou Solomon pour le compte d’une société soudanaise de textile, Sur International, ainsi que Barer Holding « une joint-venture entre le Qatar et la Turquie ». Le véritable objectif de la délégation : « négocier la vente d’uniformes pour les forces de sécurité camerounaises et tchadiennes et discuter d’investissements du Qatar ».

Que faisait Benalla au Congo-Brazzaville et au Cameroun ?

Philippe Hababou Solomon et Alexandre Benalla s’étaient auparavant rendus au Congo-Brazzaville, en octobre, où ils auraient rencontré l’autocrate Denis Sassou-Nguesso, qui cumule plus de trente années à la tête de ce pays pétrolier d’Afrique centrale. Une rencontre que l’ancien chef de cabinet adjoint refuse de confirmer au « Monde ».

Leur jet se serait posé directement à Oyo, « le fief du clan présidentiel congolais ». Les deux hommes auraient logé à la résidence présidentielle réservée aux hôtes de marque et dîné avec le chef d’Etat congolais. Denis Sassou-Nguesso aurait été ravi de recevoir un « frère », franc-maçon comme lui, en qui il aurait aussi vu un possible moyen de faire passer des messages à Emmanuel Macron, même si l’Elysée assure avoir absolument coupé les ponts. Le directeur du cabinet du président de la République a même pris la plume pour écrire à Alexandre Benalla, selon nos confrères du « Monde », afin de lui « interdi[re] de se prévaloir d’une quelconque recommandation ou appui tacite de la présidence ».

Mais Sassou-Nguesso serait nostalgique d’une certaine Françafrique, « naguère plus arrangeante », se plaignant de la « froideur des conseillers Afrique d’Emmanuel Macron. Même nostalgie, assure le journal, chez Paul Biya, au pouvoir depuis trente-six ans au Cameroun, où s’est également rendu le duo. A Yaoundé, Benalla aurait rencontré le chef d’état-major et le directeur de cabinet de Paul Biya. Au Cameroun comme au Tchad, la délégation aurait tenté d’écouler des uniformes pour l’armée.

Qui est le mystérieux mentor de Benalla ?

Philippe Hababou Solomon, franco-israélien de 63 ans « spécialiste de la diplomatie privée en Afrique pour le compte de gouvernements », est l’ancien conseiller spécial de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma.

Il loue aujourd’hui ses services au ministère des Affaires étrangères et à celui de la Défense du Qatar pour leur stratégie africaine, selon « le Monde ». Un « homme d’affaires décomplexé qui s’enorgueillit d’avoir rétabli des relations diplomatiques tchadiennes avec le Qatar et même Israël », et qui n’a guère besoin d’aide.

Mais ce  »vieux routier » se serait pris d’amitié pour le jeune Alexandre Benalla :  »Une connaissance commune m’a contacté après le scandale. Je ne l’ai rencontré qu’en novembre. Je cherche à préparer une coopération privée franco-turque en Afrique. Je l’ai pris en apprentissage non pas parce que c’est Benalla, mais parce qu’il est brillant », explique Philippe Hababou Solomon.  »Il peut m’être d’une grande aide car il connaît les rouages d’un Etat. »

Quel est le rôle de Benalla ?

L’ancien adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron est peut-être aussi à même de lui ouvrir pas mal de portes, même si l’Elysée jure qu’il n’a aucun contact avec Emmanuel Macron.  »Certains clients, plutôt étrangers, vont faire appel à ses services, convaincus qu’avec un ancien collaborateur du chef de l’Etat ils vont se rapprocher de Dieu », analyse ainsi un spécialiste de l’intelligence économique interrogé par « le Parisien ».

Parmi les autres « rouages » rencontrés par l’ex-garde du corps, l’homme d’affaires Vincent Miclet, l’ex-journaliste Marc Francelet, ou encore le journaliste Charles Villeneuve.

Alexandre Benalla a aussi reconnu avoir rencontré trois fois Alexandre Djouhri, l’intermédiaire qui attend à Londres son audience d’extradition réclamée par la justice française qui souhaite l’entendre sur son rôle dans le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 avec de l’argent libyen…

« J’ai voulu le voir, me faire mon avis », assume-t-il, après avoir démenti les informations de « Libération » dans un premier temps. « Je connais la loi. A ma connaissance son casier est vierge. Sulfureux pas sulfureux, je connais pas. Ce que je connais, c’est la loi. Il y a un certain racisme dans notre pays. Que ce soit lui ou moi, on est renvoyé à nos origines, une manière de dire que l’on n’est pas à notre place. »

 L. T.

L'Obs

L’Obs

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/24/barcelone-en-alerte-apres-un-avertissement-americain-sur-un-risque-d-attentat_5401930_3210.html

Barcelone en alerte après un avertissement américain sur un risque d’attentat

 

La police espagnole a renforcé les mesures de sécurité dans les zones de grande affluence pour les fêtes de fin d’année.

Le Monde avec AFP Publié le 24 décembre 2018 à 19h16

Des passants devant un magasin du centre de Barcelone, le 10 mars 2016.
Des passants devant un magasin du centre de Barcelone, le 10 mars 2016. Albert Gea / REUTERS

La ville de Barcelone, déjà victime d’un attentat en 2017, était en état d’alerte, lundi 24 décembre, après un avertissement des autorités américaines au sujet d’un risque d’attaque terroriste pour les fêtes de fin d’année.

« Espagne : faites preuve d’une prudence accrue dans les zones où il y a des mouvements de véhicules y compris des bus, dans la zone des Ramblas de Barcelone à Noël et au premier de l’An », a écrit le bureau des affaires consulaires du Département d’Etat américain dimanche sur son compte Twitter. « Des terroristes pourraient commettre une attaque (…) et cibler des zones touristiques, de transports ou autres zones publiques », a-t-il ajouté.

A quelques heures du réveillon, les Barcelonais faisaient leurs dernières courses de Noël dans une relative tranquilité, mais la présence policière s’est intensifiée dans l’après-midi près des Ramblas, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). Plusieurs véhicules de police étaient postés au début de la célèbre promenade, qui fut le théâtre en 2017 d’une attaque terroriste, et une trentaine d’agents étaient répartis entre cette zone et la place de Catalogne adjacente.

Niveau 4 sur 5 d’alerte terroriste

La police régionale des « Mossos d’Esquadra et le reste des forces de police travaillent sur cette menace », a assuré, lundi, sur la radio locale Rac1 le responsable régional de l’intérieur en Catalogne, Miquel Buch, en précisant qu’il s’agissait « d’une menace de plus » parmi d’autres.

Selon la presse locale, la police recherche un Marocain, titulaire d’un permis pour conduire des cars. Selon le quotidien El Periodico de Catalunya, cet homme aurait planifié de foncer dans la foule avec un autobus dans la deuxième ville la plus peuplée d’Espagne. Les médias notaient toutefois que les autorités ne savaient pas si cette personne se trouvait sur le territoire espagnol.

Contactée par l’AFP, la police régionale n’a pas confirmé ces informations, mais a reconnu « un renforcement ponctuel des mesures de sécurité dans les zones de grande affluence ». Un porte-parole du ministère espagnol de l’intérieur a, de son côté, souligné que le pays restait au niveau 4 sur 5 d’alerte terroriste fixé en 2015, mais que les mesures de sécurité avaient été renforcées le 11 décembre en raison des fêtes de fin d’année.

Les Ramblas de Barcelone avaient été la cible d’une attaque terroriste le 17 août 2017 lorsqu’un Marocain de 22 ans s’était lancé sur cette célèbre allée au volant d’une camionnette, provoquant la mort de 14 personnes. Il s’était ensuite enfui dans une voiture après en avoir tué le conducteur. Quelques heures plus tard, cinq de ses complices l’avaient imité, fauchant des passants dans la station balnéaire de Cambrils avant de les attaquer au couteau et de poignarder à mort une femme. Cette double attaque avait été revendiquée par l’organisation djihadiste Etat islamique.

Attentat avorté de Villejuif du 19 avril 2015 : des liens avec la cellule du 13 novembre

Des liens avec les frères Kouachi avaient déjà été évoqués.

Mais il y a aussi la petite amie brestoise de l’auteur des faits… ainsi que le choix de son avocat de Clermont-Ferrand, qui le lient au NPA et à sa patronne de Brest, la criminelle Josette Brenterch.

Il est par ailleurs troublant de constater l’existence, deux jours plus tôt, d’une discussion relative à l’affaire qui alors m’opposait toujours à cette femme sur le blog d’un avocat ayant publié en 2013 un commentaire sur le jugement prononcé en sa faveur cette année-là, ici :

https://www.legavox.fr/blog/maitre-anthony-bem/responsabilite-hebergeur-site-internet-propos-12519.htm

Manifestement, donc, on en discutait…

 

https://www.ouest-france.fr/attentats-paris/attentat-avorte-de-villejuif-en-2015-des-liens-avec-la-cellule-du-13-novembre-5707944

Attentat avorté de Villejuif en 2015. Des liens avec la cellule du 13 Novembre ?

 

Les deux suspects de l’affaire du laboratoire d’explosifs découverts à Villejuif (Val-de-Marne), projetaient de commettre un attentat
Les deux suspects de l’affaire du laboratoire d’explosifs découverts à Villejuif (Val-de-Marne), projetaient de commettre un attentat | AFP

 

Ouest France avec AFP

Publié le 19/04/2018 à 13h18

L’étudiant algérien, fiché S pour radicalisation islamiste, Sid Ahmed Ghlam, avait tenté de perpétrer un attentat contre une église en proche banlieue parisienne. Ses liens avec la cellule qui a mené les attaques du 13 novembre ne sont pas encore bien définis.

Trois ans après l’attentat avorté de Villejuif, l’enquête a pu préciser la piste d’un commanditaire lié à la cellule de Verviers, matrice des attentats de Paris et de Bruxelles, mais des questions demeurent sur la mission du principal suspect, Sid Ahmed Ghlam.

Ce 19 avril 2015, cet étudiant algérien, alors âgé de 23 ans et fiché S pour radicalisation islamiste, avait lui-même appelé les secours après s’être tiré une balle dans la jambe. Alertés, les policiers avaient découvert, dans sa voiture et sa chambre du XIIIe arrondissement de Paris, quatre kalachnikovs, deux armes de poing et des gilets pare-balles.

Une attaque coordonée avec d’autres ?

L’enquête allait montrer, comme il l’a reconnu ensuite, qu’il avait été téléguidé par le groupe État islamique (EI) pour attaquer ce dimanche-là une église à Villejuif (Val-de-Marne), près de Paris, trois mois après les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher qui ont fait rentrer la France dans l’ère de la menace jihadiste.

Avec cette question en suspens : la cible de Villejuif s’inscrivait-elle dans un vaste plan d’actions en Europe du groupe djihadiste, avant l’attaque d’un Thalys en août 2015 et les raids meurtriers du 13 novembre dans la capitale et à Saint-Denis ?

Ce dimanche-là, un carnage avait été évité, mais au prix d’une vie : Sid Ahmed Ghlam est soupçonné d’avoir tué au matin une professeur de fitness de 32 ans, Aurélie Châtelain, dans sa voiture. Il nie ce meurtre, assurant qu’elle a été tuée accidentellement par un mystérieux complice dont il est le seul à affirmer l’existence. Une thèse jugée peu crédible.

Rapidement à l’époque, les enquêteurs parviennent à décrypter des échanges entre Sid Ahmed Ghlam et deux donneurs d’ordre de l’EI, dissimulés derrière des noms de combattants : Abou Moutana et Amirouche lui donnent pour instruction de trouver « une bonne église avec du monde ».

Des rapprochements permettront d’identifier ces deux vétérans du djihad, visés depuis un an par des mandats d’arrêts mais présumés morts en zone irako-syrienne : le premier serait Abdelnasser Benyoucef, entraîné par Al-Qaïda en Afghanistan et lié au Groupe islamiste des combattants marocains (GICM).

Le second est un de ses proches et une figure du jihad : Samir Nouad est considéré comme l’un des donneurs d’ordre d’Abdelhamid Abaaoud lorsque ce dernier pilotait à distance la cellule franco-belge de Verviers, démantelée en janvier 2015, selon une source proche du dossier.

Il se présente comme un jeune naïf

Les enquêteurs pensent aussi avoir identifié M. Abaaoud, le futur coordinateur des attentats du 13-Novembre, derrière le pseudonyme Abou Omar, apparu dans des conversations avec Sid Ahmed Ghlam. Mais ce dernier réfute toute connexion avec le djihadiste belgo-marocain.

« Je n’avais pas connaissance des autres actions que l’État islamique menait », a affirmé Sid Ahmed Ghlam dans sa dernière audition devant le juge le 28 février.

Selon son récit, Sid Ahmed Ghlam a été missionné par l’EI depuis la Turquie où il s’était rendu en octobre 2014 et février 2015. Devant le juge, il s’est présenté comme un jeune naïf, aveuglé par « l’idéologie » jihadiste et un « repenti » dont le renoncement est allé jusqu’à s’infliger une blessure par balle et aurait évité un possible massacre.

Mais cette version semble fragilisée par une expertise remise le 27 mars aux juges, selon une source proche du dossier. Sans apporter de conclusion formelle sur le caractère volontaire ou accidentel du tir, elle suggère néanmoins que M. Ghlam a pu se blesser lors de « la remise en place de l’arme au niveau de la ceinture ».

« C’est un rapport complexe et ambigu, difficilement exploitable », estime l’avocat du suspect, Me Gilles-Jean Portejoie.

Trois ans après, reste pour les proches d’Aurélie Châtelain le sentiment d’un « sacrifice », selon leur avocat Antoine Casubolo Ferro. Et l’attente d’un procès, encore lointain, « pour que Ghlam apporte l’explication : pourquoi et comment est-elle morte ? »

Dans l’enquête sur le matériel et les armes fournies à M. Ghlam, sept hommes, dont certains liés à la mouvance islamiste radicale, sont mis en examen. L’un d’eux, Farid B., a été réincarcéré en novembre après la découverte d’ADN sur un fusil d’assaut, et un autre, Jonhy M. a été remis en liberté en décembre.

Mamadou N. et Beramdane B. sont les derniers avoir été mis en examen et incarcérés, en janvier, pour des « infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste ». Leur ADN a aussi été retrouvé sur des armes de M. Ghlam.

 

http://www.letelegramme.fr/france/attentats-ghlam-connaissait-il-les-freres-kouachi-29-04-2015-10612211.php

Attentats. Ghlam connaissait-il les frères Kouachi ?

 

Publié le 29 avril 2015 à 09h04
(Photo DR)

(Photo DR)

 

Sid Ahmed Ghlam connaissait-il les frères Kouachi ? Selon « Le Canard Enchaîné », c’est l’une des hypothèses étudiées par la police. Les enquêteurs travailleraient sur de possibles liens entre l’étudiant soupçonné d’avoir projeté des attentats contre des églises à Villejuifet Chérif et Saïd Kouachi, auteurs de l’attaque contre Charlie Hebdo. Ils ont, notamment, établi que Sid Ahmed Ghlam fréquentait la filière des « Buttes-Chaumont » qui a proposé « des départs pour l’Irak et dont certains membres sont aujourd’hui en Syrie ». Une filière par laquelle sont passés… Chérif et Saïd Kouachi. Sollicité par nos confrères de Reuters, le parquet de Paris n’a pas souhaité commenter cette information.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/attentats-dejoues-la-derive-dune-brestoise-ex-compagne-de-ghlam-3356044

Attentats déjoués. La radicalisation d’une Brestoise ex amie de Ghlam

 

Modifié le 25/04/2015 à 20:15 | Publié le 25/04/2015 à 08:02

  • Le domicile de Saint-Dizier où a été arrêtée l'ex-compagne de Sid Ahmed Ghlam.

    Le domicile de Saint-Dizier où a été arrêtée l’ex-compagne de Sid Ahmed Ghlam. | Photo: AFP

Mickaël LOUÉDEC

Son ancien compagnon est soupçonné d’avoir préparé des attentats contre des églises en région parisienne. La garde à vue de la jeune femme a pris fin vendredi.

Enquête

Sa famille est particulièrement touchée par les événements. « Était-elle manipulée ? En tout cas, en notre présence, c’était quelqu’un de tout à fait normal. Elle disait même qu’elle était prête à enlever son voile pour trouver du travail ».

Morgane (*) a 25 ans. Cette Brestoise d’origine, mère de deux enfants, est installée près de Saint-Dizier, en Haute-Marne. Mercredi, elle est interpellée et passe près de deux jours en garde à vue avant d’être relâchée. Elle a été la compagne, il y a quelques semaines, de Sid Ahmed Ghlam, qui avait planifié l’attaque d’églises catholiques dans la région parisienne.

Convertie à 22 ans

Un membre de sa famille avoue être tombé des nues quand il a appris la nouvelle, mercredi soir. « Au début de sa relation, elle m’avait dit être avec quelqu’un de très bien, de très posé ». Le glissement de la jeune femme vers l’islam radical ne date pourtant pas d’hier.

C’est à Brest que tout commence. Élevée dans une famille catholique, elle a effectué sa scolarité dans les collèges et lycées de la ville. Elle est aussi titulaire d’un BEP dans la restauration, obtenu à Vannes, et a une expérience de vendeuse à Quimper. À Brest, elle se convertit brusquement à l’Islam, sur les conseils d’une amie. Sa famille pointe de mauvaises fréquentations dans une période de faiblesse. Elle est âgée de 22 ans. Elle est « perdue ». Rapidement, elle se radicalise et vient à porter le niqab. Elle est alors mariée à un Brestois dans le quartier de Pontanézen. L’homme a déjà été condamné à plusieurs reprises.

Sous influence ?

L’année dernière, elle s’en sépare, change de vie et part vivre à Saint-Dizier pour « raisons personnelles ». Elle noue alors une relation sentimentale avec un autre homme, dont le frère se fait arrêter en 2014 en Belgique, alors qu’il est en possession d’un véritable arsenal militaire.

Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard. Selon nos informations, il s’agit alors d’une liaison de nature sentimentale, autocentrée sur lui. Est-elle alors soumise à l’influence totale de son compagnon ? Toujours est-il qu’elle se radicalise encore davantage, vit recluse dans une zone pavillonnaire et devient indésirable à la mosquée. Elle est aussi verbalisée à de multiples reprises pour port du niqab.

Elle continue néanmoins d’effectuer des aller-retour entre la Haute-Marne et la Bretagne. Une partie de sa famille est dans le Finistère, une autre dans le Morbihan. En février dernier, dans une grande surface de Gouesnou, près de Brest, elle se présente entièrement voilée. Ce qui ne manque pas de créer un nouvel incident et une intervention de la gendarmerie.

Une nouvelle étape dans un parcours chaotique. « Elle devait venir nous voir dans un petit mois », déplore sa famille.

(*) Prénom d’emprunt.

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Terrorisme-la-double-vie-de-Sid-Ahmed-Ghlam-un-etudiant-modele-729704

La double vie de Sid Ahmed Ghlam, un étudiant modèle

 

04h11 , le 26 avril 2015, modifié à 16h52 , le 20 juin 2017

Paru dans leJDDPORTRAIT – Soutien de famille, prof d’arabe à la mosquée, musulman moderne… Dans le quartier du Vert-Bois, à Saint-Dizier, Sid Ahmed Ghlam a laissé à ses proches l’image d’un jeune homme irréprochable.
La double vie de Sid Ahmed Ghlam, un étudiant modèle

Sid Ahmed Ghlam est décrit comme un étudiant modèle et un soutien pour sa famille. (Photo iTélé)

 

Les cicatrices laissées par le coup de bélier matinal luisent au soleil sur la porte grise. Derrière, la mère de Sid Ahmed Ghlam zappe entre iTélé et BFM, à la recherche de bribes susceptibles d’éclairer le destin de son fils. Assise sur un banc devant la petite maison HLM à Saint-Dizier, Karima*, sa sœur âgée de 21 ans, surveille vendredi les trois petits qui foncent en trottinette dans la rue. « Il faut bien les protéger de tout ça, de toutes les horreurs qu’ils disent à la télé. Déjà, nous, on n’y comprend rien, alors eux… »

Son grand frère, né fin août 1991, était le « soutien de la famille », « l’espoir de ses parents »; le voilà terroriste présumé, accusé d’un projet d’attentat contre au moins une église et de l‘assassinat d’Aurélie Châtelain, à Villejuif (Val-de-Marne). Alors que les enquêteurs assurent disposer d’éléments accablants, Karima s’accroche à l’idée d’un « complot » : « Il a sans doute été manipulé par des gens de l’extérieur, qui l’ont peut-être menacé. »

« Ça n’a pas de sens, c’est le soutien moral de la maison »

On ne connaît toujours qu’un visage de l’autre, fût-il le frère le plus chéri, mais Karima appuie ses doutes sur un drame traversé ensemble et qui les a soudés : la mort de leur aîné sur une plage algérienne, à l’été 2011. « Ça n’a pas de sens : on se reposait tous sur lui, c’est le soutien moral de la maison, il n’aurait jamais pu nous faire ça. » À la suite du décès, raconte une cousine, « les parents se sont effondrés ».

Ancien commerçant aujourd’hui invalide, le père vit une partie de l’année dans son pays natal. La mère, au foyer, doit parfois se reposer sur Karima, sa fille aînée. « Elle traverse des moments dépressifs depuis la tragédie. Savoir que mon frère allait devenir ingénieur, ça lui donnait de l’espoir. »

« Il a un beau visage avenant… En plus, il connaît la grammaire »

Dans le quartier populaire du Vert-Bois, où la famille originaire de Tiaret, en Algérie, arrive en 2001, Sid Ahmed Ghlam est le modèle de l’étudiant discret et souriant en jean et baskets, qui rentre un week-end sur deux avec son linge sale et repart les gamelles pleines de bons petits plats. « Il écoute de la musique, il va courir, il est normal », décrit sa cousine. « Il est généreux même s’il ne roule pas sur l’or, toujours là en cas de problème », complète son meilleur copain et voisin. « Il se débrouillait très bien même s’il n’avait pas beaucoup d’argent. Il était toujours à 10 euros près à la fin du mois », dit sa sœur.

Le responsable de la pimpante mosquée El-Fath, la plus grande de cette ville de 25.000 habitants, a fait la connaissance du meurtrier présumé à la rentrée scolaire 2013. Venu inscrire ses cadets au cours d’arabe, Sid Ahmed Ghlam s’est vu bombardé prof bénévole le samedi. « On manque de bonnes volontés pour le soutien scolaire et la langue. Lui m’a fait bonne impression, il a un beau visage avenant, tient des propos intelligents. En plus, il connaît la grammaire. Moi qui n’écris pas très bien l’arabe, j’ai même assisté à ses leçons. » L’étudiant en électronique viendra donner un coup de main d’octobre 2013 à février 2014 avant de disparaître. « Cela arrive souvent avec les jeunes bénévoles. Ils partent, ils reviennent. J’ai continué à le croiser dans le quartier à l’occasion. »

Un mystérieux voyage en Turquie

Fervent pratiquant du dialogue avec les athées et les croyants des autres religions, le responsable de la mosquée n’a repéré aucun signe de radicalisation chez son ancien bénévole. Ce militant associatif qui se donne pour mission de participer à la construction d’un islam républicain et de lutter contre le radicalisme soupire : « Je n’y crois pas, je suis sous le choc. » Tout comme Karima, la sœur de Sid Ahmed Ghlam : « Il ne s’est même pas laissé pousser la barbe! Pour moi, mon frère est un jeune musulman moderne qui fait ses cinq prières par jour, rien de plus! »

À la télé, ses proches ont pourtant découvert que l’Algérien de 23 ans qu’ils croyaient à la veille de boucler son master avait interrompu ses études sans les prévenir et fait un mystérieux voyage en Turquie. Au cœur de cette autre vie en catimini, une convertie placée en garde à vue et relâchée vendredi faute de charges. Seule femme de Saint-Dizier à porter le voile intégral, cette mère de deux garçonnets vit séparée du père de ses fils, en marge. Sa « burqa noire » fait peur aux enfants, aux parents d’élèves et aux enseignants, qui s’en sont plaints à la mairie et au commissariat. À la mosquée, sa tenue a été jugée provocatrice. La silhouette sombre a cessé de fréquenter les cours d’arabe et la prière. Même si l’enquête a établi que cette Brestoise de 25 ans était une intime de Sid Ahmed Ghlam, Karima répète, comme pour s’en convaincre, que son frère est « célibataire », que les liens étaient rompus. « Elle est tombée amoureuse de lui mais il n’a pas souhaité donner suite à la relation. S’il était avec elle, je l’aurais su. »

* Le prénom a été modifié à sa demande

Source: JDD papier

Chantage au roi du Maroc : le fameux « écrivain » de Puy-l’Evêque est impliqué !

Qui ne se souvient de cette retentissante affaire de l’été 2015 qui à l’époque m’avait beaucoup amusée ?

Deux journalistes de la sphère des amis et complices du malade mental au clavier – son « arme » – s’étaient fait prendre dans une rocambolesque affaire de chantage contre le roi du Maroc.

Ils étaient également accusés ou soupçonnés de vouloir déstabiliser ce pays au profit d’islamistes.

L’un d’entre eux, Catherine Graciet, avait déjà écrit avec Nicolas Beau un livre dont la diffusion à compter d’octobre 2009 aurait précipité la révolution tunisienne de 2011 (voir ci-dessous).

Or, ce dernier est aussi proche de Francis Christophe, un journaliste ayant collaboré à son site d’information Bakchich de mai 2007 à juin 2011, et dont le fameux « écrivain en ligne et à l’oeil » de Puy-l’Evêque, celui-là même qui depuis 2009 a la prétention d’écrire ma « biographie » et compte bien en publier sa version entièrement fausse et calomnieuse dès qu’il aura obtenu à mon encontre une interdiction définitive de toute expression publique, notamment pour des démentis et droits de réponse à la suite de ses publications me concernant, a toujours affirmé qu’il – ce journaliste – comptait parmi ses meilleurs amis.

Au cours de l’été 2010, il écrivait même à l’attention de ses lecteurs de blogs qu’il consultait régulièrement son très bon ami Francis Christophe pour toutes ses exactions à mon encontre, tout comme il commençait à afficher publiquement sa complicité à mon encontre avec le journaliste de Rue89 David Servenay, de la même sphère d’amis journalistes.

Or, une partie de ma biographie concerne directement des proches du roi du Maroc, et peu de temps avant l’affaire de chantage, j’avais rédigé au vu et au su de toute la bande de cybercriminels dits « déconnologues » qui me pirataient et me harcelaient publiquement depuis 2008 un texte très confidentiel se rapportant à cette partie de ma biographie.

La relation de cause à effet entre ces faits et l’opération de chantage subséquente ne m’avait bien évidemment pas échappée.

Selon le roi du Maroc et son entourage, celle-ci portait, non pas sur des faits réels qui auraient pu être révélés au public par les journalistes, mais sur des inventions calomnieuses grotesques.

Je ne peux que confirmer le caractère tout à la fois imaginaire, calomnieux et grotesque de tout chapitre me concernant, dès lors qu’il émane du malade mental au clavier – son « arme »…

Je confirme aussi qu’il est bien en relation avec des islamistes, et depuis fort longtemps.

Et que devient cette affaire ?

Après avoir vainement épuisé plusieurs voies de recours, ses amis journalistes font toujours l’objet de poursuites et devraient être jugés, en 2019 dans le meilleur des cas. Ils ne pourront alors qu’être condamnés, sauf, bien sûr, si d’ici-là le malade mental au clavier a réussi à faire passer pour des vérités vraies toutes ses affabulations calomnieuses à mon encontre, et en les diffusant massivement, à provoquer une révolution qui aura renversé le monarque actuellement au pouvoir. Mais à cet effet, il doit pouvoir publier sa merde sans être le moins du monde dérangé par une quelconque contraction de la première intéressée. Jusqu’à l’obtention de la décision de justice qu’il attend, les islamistes sont ses meilleurs alliés, et il est bien évident qu’ils le resteront pour la suite des opérations.

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/10/chantage-au-roi-du-maroc-les-journalistes-mis-en-cause-deboutes-par-la-cour-de-cassation_5213432_3212.html

Chantage au roi du Maroc : les journalistes mis en cause déboutés par la Cour de cassation

 

La plus haute juridiction française, saisie par les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent, a validé deux enregistrements clandestins à l’origine de leur mise en examen, dont ils contestaient la légalité.

Le Monde.fr avec AFP Le 10.11.2017 à 19h25

 

Les photos des deux journalistes incriminés dans un article de presse d’août 2015.

 

Le feuilleton judiciaire entre le roi du Maroc et Catherine Graciet et Eric Laurent, deux journalistes français soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le monarque, a connu un nouveau rebondissement vendredi 10 novembre avec un arrêt de la Cour de cassation.

 

La plus haute juridiction française, saisie par Catherine Graciet et Eric Laurent, a validé deux enregistrements clandestins à l’origine de leur mise en examen, dont ils contestaient la légalité.

Catherine Graciet, 42 ans, et Eric Laurent, 69 ans, sont mis en examen pour chantage et extorsion de fonds. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu soutirer trois millions d’euros au roi du Maroc en 2015, en échange de l’abandon d’un livre censé contenir des révélations gênantes pour Rabat.

Les deux journalistes avaient été interpellés le 27 août 2015, en possession de 80 000 euros en liquide, au sortir d’une réunion avec un émissaire du Maroc enregistrée à leur insu par ce dernier. Eric Laurent avait déjà été enregistré lors de deux rencontres précédentes avec l’émissaire, l’avocat Hicham Naciri.

Lire aussi :   Maroc : qui est Hicham Naciri, l’homme qui a négocié avec les deux journalistes français ?

Un arrêt sans appel

Les avocats des deux journalistes, qui reconnaissent un accord financier mais réfutent tout chantage, demandaient l’annulation des deux derniers enregistrements au motif qu’ils sont « illégaux » car réalisés par l’émissaire marocain, alors même qu’une enquête était déjà ouverte.

Saisie une première fois, la Cour de cassation avait estimé en septembre 2016 que ces enregistrements avaient été menés avec la « participation indirecte » des enquêteurs français « sans le consentement des intéressés », ce qui portait « atteinte aux principes du procès équitable et de la loyauté des preuves ».

Mais en février 2017, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Reims avait jugé ces enregistrements recevables. Les journalistes en cause avaient formé un nouveau pourvoi.

Lire aussi :   La justice française valide à nouveau des enregistrements au cœur de l’affaire du chantage à Mohammed VI

Cette fois réunie en assemblée plénière, la Cour de cassation a estimé que les enquêteurs n’avaient eu qu’un rôle « passif » et non constitutif d’une implication dans la récolte des preuves contre les journalistes. Cet arrêt n’est pas susceptible d’appel. Le dossier va désormais retourner entre les mains des juges d’instruction, qui pourront soit renvoyer l’affaire devant un tribunal, soit prononcer un non-lieu.

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/541107/societe/affaire-laurent-graciet-les-audios-valides-par-la-cour-de-cassation-francaise/

Affaire Laurent-Graciet : les audios validés par la Cour de cassation française

 

Publié le 17 mars 2018 à 00h28

Chantage au roi du Maroc : le fameux

 

Les journalistes français Éric Laurent et Catherine Graciet ne cessaient de récuser les enregistrements audio les incriminant…

Depuis qu’ils ont été inculpés pour chantage sur le roi du Maroc, à qui ils auraient réclamé 3 millions d’euros en échange de la non-publication d’un livre très critique à son encontre, les journalistes français Éric Laurent et Catherine Graciet n’ont cessé de récuser les enregistrements audio les incriminant – réalisés à leur insu par un émissaire du Palais en août 2015.

Mais, le 10 novembre 2017, la Cour de cassation française les a validés. « Maintenant que les recours sont épuisés, la juge d’instruction devra fixer une date pour confronter les inculpés à ces captations audio », affirme Me Ralph Boussier, qui défend le Palais avec Me Éric Dupond-Moretti.

Quant à l’avocat de Catherine Graciet, Me Éric Moutet, il compte introduire un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. Dans le meilleur des cas, l’affaire sera jugée en 2019. En attendant, Catherine Graciet « travaille en free lance, même si ce n’est pas simple », précise son avocat, tandis qu’Éric Laurent s’astreint à une discrétion totale.

 

http://lobservateur.info/la-une/aquittator-eric-dupont-moretti-les-juges-francais-ont-viole-le-secret-professionnel-des-avocats/

AQUITTATOR – Éric Dupont-Moretti : « Les juges français ont violé le secret professionnel des avocats »

 

Éric Dupond-Moretti, l’avocat célèbre pour ses 144 acquittements, raconte dans son nouveau livre « Le dictionnaire de ma vie » ses grands procès mais dévoile également une partie de sa vie. La mise en examen de Nicolas Sarkozy, l’affaire Laurent Graciet, Saâd Lamjarred, la loi sur le harcèlement sexuel, le procès Merah, Éric Dupond-Moretti aborde tous ces sujets pour l’Observateur du Maroc et d’Afrique. Entretien réalisé par notre correspondante à Paris Noufissa Charaï

 

Aquittator dans Action Directe

 

Vous avez commenté la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne de 2007. Vous étiez étonné de voir sa garde à vue interrompue. Quel est votre avis sur cette affaire ?

En 35 ans d’exercice professionnel, je n’ai jamais vu de garde à vue interrompue. Jamais ! Et les autres protagonistes n’étaient pas entendus dans le cadre de la garde à vue, mais en audition libre. La garde à vue, ça résonne comme culpabilité dans l’esprit de beaucoup, donc à mon avis ce n’est pas un hasard. Le fond je ne le connais pas.

Nicolas Sarkozy est également renvoyé en correctionnelle pour «corruption» et «trafic d’influence» dans l’affaire dite des écoutes que vous avez dénoncée dans votre livre…

Les juges français ont violé le secret professionnel des avocats, c’est tout ce que j’ai à dire. J’ai même lancé une pétition qui a recueilli plus de 10.000 signatures d’avocats pour dénoncer cette procédure.

Dans l’affaire éric Laurent et Catherine Graciet, les écoutes audios ont été validées par la cour de cassation. Quelle est la suite ? Le procès peut-il se retrouver devant la cour européenne des droits de l’Homme comme l’annonce l’avocat de Catherine Graciet ?

C’est un peu audacieux l’histoire de Catherine Graciet et Éric Laurent. Ils soutenaient que ce n’était pas recevable, parce que la police a été prévenue des enregistrements. Si c’était moi qui avais fait les écoutes avec un détective privé, ils auraient été plus rassurés que si c’est la police française ? Et ce n’est pas seulement la police française, c’est également le procureur de Paris et deux juges d’instruction ! Ils auraient préféré que je fasse ça avec une officine ? C’est hallucinant ! Très audacieux.

S’ils partent à la cour européenne pour dire ça, cela va faire rire les juges de Strasbourg. L’instruction va se poursuivre et nous espérons un renvoi devant le tribunal correctionnel.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_R%C3%A9gente_de_Carthage_:_Main_basse_sur_la_Tunisie

La Régente de Carthage : Main basse sur la Tunisie

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La Régente de Carthage : Main basse sur la Tunisie
Auteur Nicolas Beau
Catherine Graciet
Éditeur La Découverte
Collection Cahiers libres
Date de parution octobre 2009
Nombre de pages 180 pages
ISBN 978-2707152626
modifier Consultez la documentation du modèle

La Régente de Carthage : Main basse sur la Tunisie est un livre de Nicolas Beau et de Catherine Graciet publié aux éditions La Découverte en 2009.

Le livre retrace le parcours de Leïla Trabelsi, épouse de Zine el-Abidine Ben Ali, et son rôle dans la gestion de la Tunisie1.

Références

Bibliographie

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Beau

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Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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