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La CFDT n’est pas convaincue par la « démarche » extrême-gauchiste annoncée par le nouveau chef de l’Etat

« Par expérience, je sais qu’une sécurité financière permet de se concentrer sur sa recherche d’emploi », répond Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, interrogé sur le « système universel » d’indemnisation du chômage que les extrême-gauchistes brestois de l’équipe d’Emmanuel Macron nous préparent pour la rentrée.

Tous les chômeurs, tous les salariés ayant connu le chômage le savent eux aussi, naturellement.

Mais à l’instar des professeurs d’économie qui les encadrent, tels Josette Brenterch et son vieux complice Arnaud Hell, les fonctionnaires qui militent à l’extrême-gauche ne veulent pas entendre parler de ces contingences matérielles qui ne les intéressent pas, vu qu’ils ne risquent pas de se retrouver un jour au chômage, même en multipliant quotidiennement les fautes professionnelles les plus lourdes – le cas de l’ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars et compatriote ruthénois de Richard Ferrand qui aura finalement été révoqué de la fonction publique et condamné pour de multiples infractions pénales, dont des faux, des usurpations de titres, des dénonciations calomnieuses, diverses violences avec armes, du proxénétisme aggravé, constitue à cet égard l’exception qui confirme la règle.

« Notre enquête auprès des salariés l’a montré, il y a une profonde aspiration à rendre plus visible ce qui fait la vie quotidienne des salariés, les questions de conditions de travail, la construction de vrais espaces de dialogue pour les salariés… » dit aussi Laurent Berger.

Mais encore une fois, les conditions de travail des salariés n’intéressent pas les fonctionnaires de l’extrême-gauche, ils refusent d’en entendre parler.

En fait, comme l’ont appris à leurs dépens quasiment tous les chômeurs, précaires et exclus qui à compter de la création du réseau de collectifs AC ! au cours de l’année 1993-1994 ont rejoint ce mouvement et tenté d’y proposer ou développer d’autres activités que de la distribution de tracts pour les campagnes électorales de la LCR après ses fameuses « marches » initiales, ces fonctionnaires réagissent même de façon extrêmement violente à toute tentative d’expression de salariés sur leurs conditions de vie.

Leur vrai problème, c’est de les faire taire, comme l’ont bien vu à compter de l’année 2008 tous les témoins des harcèlements et autres exactions dont je suis victime depuis le début de mon expression publique anonyme sur le sujet du harcèlement moral en entreprise, d’abord sur le site Rue89 en 2008 et 2009, puis sur Le Post et les différents autres sites où j’ai pu m’exprimer, toujours anonymement.

Car ils s’opposent radicalement à toute forme d’indemnisation ou de rémunération du chômage, qu’ils jugent toujours scandaleuse alors qu’eux-mêmes se battent, non pas pour être payés à ne rien faire, mais pour être mieux payés à travailler – et à travailler dur -, leurs traitements de fonctionnaires étant toujours insuffisants et selon eux de montants très inférieurs aux salaires du privé.

Ils considèrent aussi que contrairement à ce qu’ils en pensent eux-mêmes, les chômeurs n’auraient pas à chercher du travail mais à accepter celui que peuvent leur offrir les organismes compétents, l’ANPE autrefois, aujourd’hui Pôle emploi, et peut-être demain l’Etat, conformément à leurs voeux les plus chers.

Ainsi sont-ils cohérents dans leur perception du chômage et de la condition salariale : toujours trop payés, qu’ils soient en poste ou au chômage, même en fin de droit ou au RSA, les salariés nécessitent d’être cassés, mis au pas ou plus bas que terre, surtout lorsqu’ils sont ingénieurs ou cadres.

 

https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0212088588003-laurent-berger-passer-a-la-hussarde-sur-le-code-du-travail-ca-ne-marchera-pas-2087072.php

Laurent Berger : «Passer à la hussarde sur le Code du travail, ça ne marchera pas»

 

INTERVIEW – Le secrétaire général de la CFDT met en garde le chef de l’Etat contre une forme de pouvoir trop verticale. Il l’appelle à développer la cogestion dans les entreprises.

 

Quelle lecture la CFDT fait-elle des résultats de l’élection présidentielle ?

Ce qui frappe, c’est le peu d’enthousiasme après la victoire d’Emmanuel Macron sur le Front national, l’absence d’émotion, contrairement au 21 avril 2002. Cette élection présidentielle révèle plusieurs choses : une formidable attente de renouvellement, mais aussi beaucoup de défiance à l’égard des responsables politiques ainsi qu’un sentiment d’abandon de la part de certains Français. Il y a une sorte de « nihilisme » politique qui s’est exprimé. Trop de Français sont tout simplement « paumés ». La société française est en attente de sens et de décisions « à hauteur d’homme », au service d’un projet collectif et non pas imposé d’en haut. Le nouveau président doit faire attention à sa façon de fonctionner : une forme de pouvoir jupitérien, trop vertical, ne pourrait pas marcher.

Edouard Philippe vient d’être nommé Premier ministre. Y voyez-vous un signal positif ou négatif ? Et quel devrait être, selon vous, le profil du futur ministre du Travail ?

La CFDT prend acte de la nomination d’Edouard Philippe. Nous ne choisissons pas nos interlocuteurs. Personnellement, je ne le connais pas. Je ne sais pas quelle est sa conception du dialogue social. Il faudra qu’on le rencontre très vite pour entrer dans le fond des dossiers.

Pour ce qui est du prochain ministre du Travail, pour nous, dans l’idéal, ce doit être quelqu’un qui connaît le monde du travail, ses nécessités économiques mais aussi son besoin de justice sociale, quelqu’un qui croit au dialogue social et qui a envie de s’occuper d’emploi, mais aussi de travail. Notre enquête auprès des salariés l’a montré, il y a une profonde aspiration à rendre plus visible ce qui fait la vie quotidienne des salariés, les questions de conditions de travail, la construction de vrais espaces de dialogue pour les salariés…

Où sont les lignes de fracture dans la société française, selon vous ?

Ce ne sont pas 7 millions de partisans d’extrême droite qui ont voté Marine Le Pen au premier tour, ce sont souvent des Français qui ont l’impression d’être oubliés, à cause d’industries qui sont parties, de services publics qui ont fermé… Quand le premier médecin est à 45 kilomètres de chez vous, vous avez le sentiment d’être abandonné. Il faut sortir de la seule macroéconomie et faire des propositions qui changent réellement la vie de ces citoyens.

L’explosion des partis politiques préfigure-t-elle celle de certains syndicats ?

Nous devons tous nous demander si nous produisons des idées nouvelles depuis quinze ans. LR, PS… Les grands partis ont manifestement déserté ce champ. Pas nous. A la CFDT, nous sommes à l’écoute des demandes concrètes des travailleurs et dans un monde en forte mutation, nous portons un projet et des propositions.

Certains mettent la légitimité du président en doute parce qu’une partie de ses électeurs a voulu faire barrage au FN et n’a pas soutenu son programme. Qu’en pensez-vous ?

Emmanuel Macron est arrivé en tête au premier tour et il a obtenu 66 % des suffrages au second. Il est légitime. Il n’y a aucun doute là-dessus. Et personne n’a intérêt à ce qu’il échoue. On ne sait pas ce qui se passerait alors, je pense même au risque d’affrontements violents. Face à une société angoissée, le nouveau chef de l’Etat doit être vigilant sur la méthode. Il n’a aucun intérêt à y aller « à la hache » en déroulant un programme technocratique sans concertation. Ce serait perdant pour le pays et perdant pour lui. Le dialogue n’est jamais une perte de temps. Emmanuel Macron doit se nourrir des réflexions des acteurs et de la diversité de la société.

N’est-ce pas encore et toujours des grand-messes, donner du temps au temps alors qu’il y a une demande de résultats ?

La CFDT n’est ni une opposante ni une alliée par principe. Mais il faut faire attention à l’empilement. Prenons l’exemple de l’emploi. Ces dernières années, de nombreuses réformes ont été lancées pour lutter contre le chômage : rupture conventionnelle, nouvelles procédures pour les plans sociaux, restauration des marges des entreprises… Je demande qu’une éva­luation en soit faite.

Même chose sur les indemnités prud’homales que le président veut plafonner. On a mis en place un barème indicatif, ne faudrait-il pas d’abord mesurer ses résultats ? Nous pensons que le préjudice subi doit être réparé intégralement. J’attends d’ailleurs la démonstration de l’efficacité d’un plafonnement.

Il marche en Allemagne…

En Allemagne, ce qui est efficace, c’est le dialogue social. Quand on parle de souplesse du marché du travail, on cite aussi toujours ce pays en exemple. Mais j’aimerais que le patronat s’inspire de celui d’outre-Rhin également sur la cogestion. Le patronat allemand est moins conservateur que le nôtre. En France, la CFDT a pris le risque de soutenir la politique de restauration des marges des entreprises, mais le patronat ne joue pas le jeu en ne prenant aucun engagement sur l’emploi. Il faut qu’il sorte de la plainte permanente et s’engage réellement dans le dialogue social.

Donc vous ne voulez pas de la réforme du Code du travail qu’Emmanuel Macron a promise pour la rentrée par ordonnance ?

Ordonnance ou pas, ça, c’est une question qui concerne l’exécutif et le Parlement. Nous, c’est le fond qui nous intéresse. Une réforme du Code du travail à elle seule ne va pas créer de l’emploi. Nous croyons au renforcement du dialogue social dans l’entreprise, mais pas dans n’importe quelles conditions. Il faut y renforcer le pouvoir des salariés. Il faut dans le même temps que le socle garanti par la loi en l’absence d’accord reste à un niveau élevé, voire plus élevé qu’aujourd’hui.

En outre, une réforme hâtive du Code du travail serait contre-productive. Il faut regarder sujet par sujet ce qui relève de la négociation d’entreprise. Le temps de la concertation est indispensable. Si Emmanuel Macron veut passer à la hussarde, ça ne marchera pas. Il se trompe s’il croit que légiférer par ordonnance dès la rentrée lui permettra d’éviter un conflit social.

La CFDT défend donc le statu quo ?

Non, cela ne veut pas dire que la CFDT défend le statu quo. Mais le gouvernement devra commencer par évaluer, écouter, parler. Il devra jouer la transparence et la concertation, et donner du sens à son projet. Et ne pas se focaliser sur le seul Code du travail. Il ne faut pas oublier que les leviers essentiels pour développer l’emploi sont nombreux : investissements massifs dans la transition écologique, montée en gamme de nos industries, formation professionnelle et accompagnement soutenu pour les salariés comme pour les demandeurs d’emploi, action publique plus efficace, mais également développement de la cogestion dans les entreprises. Emmanuel Macron a évoqué ce sujet pendant la campagne électorale. Il est pour nous essentiel.

Le président de la République veut renforcer le rôle de l’Etat dans l’assurance-chômage. Craignez-vous d’être laissés de côté, comme c’est le cas pour l’assurance-maladie ?

Au départ, Emmanuel Macron parlait d’étatisation. Maintenant, il parle de tripartisme, ce qui n’est pas la même chose. Aujourd’hui, nous sommes dans une forme de tripartisme non avouée : l’Etat est concerné, ne serait-ce que parce qu’il agrée les conventions et qu’il garantit la dette du régime. Et, en réalité, il y a déjà un dialogue constant ­ – mais informel – entre l’Etat et les partenaires sociaux.

Une discussion va s’ouvrir à l’automne. Nous y sommes prêts. Mais il n’est pas question que nous soyons exclus de la définition des règles et de la gestion de l’assurance-chômage. Par ailleurs, le projet d’Emmanuel Macron pour aller vers un système universel amène plusieurs questions : quel niveau d’indemnisation serait garanti, quelle ampleur serait proposée pour l’aide au retour à l’emploi… Par expérience, je sais qu’une sécurité financière permet de se concentrer sur sa recherche d’emploi.

Que pensez-vous de la suppression de l’indemnisation pour les chômeurs qui refuseraient deux offres d’emploi, annoncée par le chef de l’Etat ?

C’est un pur affichage politique et une mesure cosmétique. Il y a déjà un dispositif de sanction ! Il faut arrêter avec cette idée reçue du chômeur à qui on doit mettre un coup de pied aux fesses pour qu’il retrouve du travail. Croyez-moi, j’ai côtoyé beaucoup de chômeurs qui n’attendaient que de l’accompagnement et des offres d’emploi.

Nicolas Barré, Les Echos
Leïla de Comarmond, Les Echos
Alain Ruello, Les Echos
Dominique Seux, Les Echos

Drôle de marche…

«Nous voulons agréger celles et ceux qui se reconnaissent dans notre démarche», explique Richard Ferrand.

Et c’est quoi, au juste, la « démarche » ?

 

http://www.leparisien.fr/politique/suivez-en-direct-la-journee-de-composition-du-gouvernement-16-05-2017-6953031.php

EN DIRECT. «Ce que propose Macron, c’est du dynamitage», grince Baroin

 

>Politique|J.Cl. et R.L.|16 mai 2017, 7h55 | MAJ : 16 mai 2017, 9h07|2
Drôle de marche... dans Insolent - Insolite 6953232_vlcsnap-1869-11-09-14h19m10s743_1000x625

François Baroin, chef de file des Républicains pour les législatives.(Capture BFM)

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JOURNAL DE CAMPAGNE, LÉGISLATIVES J-26. La volonté de recomposition politique d’Emmanuel Macron sème la zizanie à droite comme à gauche, annonçant des élections législatives inédites. Suivez le déroulement de la journée en direct.

Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe est à la tâche avec le président Emmanuel Macron pour dessiner son futur gouvernement, qui sera connu en fin de journée. En attendant, les noms fusent. Ces ministres pris à En Marche, à droite, au centre et à gauche, seront autant de signes d’une recomposition profonde, qui ne pourra avoir que des conséquences sur les législatives, les 11 et 18 juin prochains.Les candidats peuvent déposer leur candidature en préfecture. ils ont jusqu’à vendredi. D’ici là…

 

>> Suivez le déroulement de la journée en direct >>

 

8h55. Baroin quittera le Sénat. Au nom du non-cumul des mandats, François Baroin, sénateur-maire de Troyes (Aube) va devoir renoncer à l’un de ses mandats : « je choisirai évidemment ma ville, je quitterai le Parlement après 25 ans de vie politique », annonce-t-il sur RMC et BFM TV. « Malheureusement, personne ne reviendra » sur cette mesure voulue par les Français. « Les territoires ne seront plus représentés à Paris », constate Baroin. Qui restera président de l’Association des maires de France.

 

8h52. La « schizophrénie » d’Edouard Philippe. « Le Premier ministre va soutenir les candidats pour avoir une majorité pour le président » alors qu’il s’est dit, hier encore lors de la passation de pouvoirs avec Bernard Cazeneuve, homme de droite. « Il lui appartiendra de combattre cet élément de schizophrénie », réagit François Baroin.

 

8h50. En Marche et le cas Sarnez. La vice-présidente du Modem Marielle de Sarnez a été investie aux législatives par En Marche, alors qu’elle en est à son quatrième mandat d’eurodéputée, ce qui ne correspond pas aux critères du mouvement de Macron qui au nom du renouveau veut des élus ayant maximum déjà deux mandats de parlementaire à leur actif. Interrogé sur cette investiture, Richard Ferrand ne cache pas qu’il n’y était pas forcément favorable. «Mais certains ont fait valoir qu’avoir été eurodéputée ce n’était pas avoir déjà été députée, fait-il remarquer. Ce n’est pas une jurisprudence c’est un cas d’espèce».

 

8h47. Retard ? Quel retard ? Interrogé sur France Inter sur le fait que la nomination d’Edouard Philippe lundi a pris plus de temps que prévu, Richard Ferrand balaye. «On ne peut pas caler les nominations sur les heures de bouclage des journaux». Le gouvernement est-il déjà composé ? Sera-t-il ministre ? «Je ne le sais pas», jure-t-il.

 

8h35. Baroin v. Philippe. Le nouveau Premier ministre « a fait un choix qui ne résume pas le nôtre ». « Je ne fais évidemment pas le choix d’Édouard Philippe », affirme, sur RMC et BFM TV, François Baroin. Pour le chef de file des Républicains aux législatives, « ce que propose Emmanuel Macron, c’est du dynamitage, ce n’est pas une recomposition politique ».

 

8h25. Ferrand justfie le «baroque». Sur France Inter, Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche, explique la démarche d’Emmanuel Macron et la nomination d’Edouard Philippe à Matignon. «Nous voulons agréger celles et ceux qui se reconnaissent dans notre démarche», explique-t-il. «Institutionnellement Edouard Philippe est le chef de la majorité, il lui revient de s’engager dans cette campagne des législatives et nous serons à ses côtés», poursuit Richard Ferrand. Le journaliste Patrick Cohen lui fait alors remarquer qu’il y a un côté baroque à ce qu’Edouard Philippe fasse campagne pour des candidats d’En Marche qui seront opposés à des candidats de son parti les Républicains, le proche d’Emmanuel Macron assume. «C’est normal que ça vous paraisse baroque puisqu’on est dans quelque chose d’inédit... nous découvrons tous et toutes en marchant comment les choses se recomposent», lâche-t-il.

 

8h25. Solère tend la main. « La droite a raté la marche de l’élection présidentielle », affirme, sur Europe 1, Thierry Solère. Le député LR des Hauts-de-Seine est signataire de l’ appel de 24 personnalités à travailler avec Macron. « Ce que me disent les habitants de Boulogne-Billancourt alors qu’ils sont de droite comme moi, c’est qu’ils veulent que ce quinquennat soit une réussite. Comme tout républicain, je préférerai toujours mon pays à mon parti ». Et de conclure, quelques instants plus tard : « je ne serai pas dans l’opposition à ce gouvernement, tout ce qui va dans le bon sens, je le voterai ».

 

8h15. L’extase de Gattaz. «Emmanuel Macron pour l’instant fait un sans faute», estime le patron des patrons sur CNews. «Maintenant nous jugerons sur pièces», ajoute aussitôt Pierre Gattaz. Alors que dans la campagne, il avait marqué une préférence pour le programme de François Fillon, il estime aujourd’hui qu’il «faut jouer le renouveau. Emmanuel Macron a 39 ans, il connait l’euro, l’entreprise il faut l’accomagner pour aller dans le bon sens».
«Il faut avancer sur des réformes et passer à l’action», insiste le président du Medef. «Nous sommes dans une bienveillance mais très vigilante, nous voulons accompagner ce vent de réformes, ce souflle nouveau», poursuit-il.

 

 

8 heures. L’exception Sarnez. Pour justifier que Marielle de Sarnez ait finalement été investie pour les législatives, alors qu’elle ne correspondait pas aux critères de renouvellement d’En Marche, Benjamin Griveaux, porte-parole d’EM, tente une explication : le bras-droit de François Bayrou a été élue quatre fois à « un mandat européen. Elle n’a jamais occupé un mandat national ».

 

7h55. La recomposition politique en marche. Interrogé sur la lettre des personnalités de droite qui appellent à se rapprocher de Macron, Benjamin Griveaux salue la démarche : « ce sont des personnalité qui par leur passé militant dans les différents territoires où ils sont, ont eu à faire des majorités de projets, dépasser les clivages ». Ajoutant que : « le Parti socialiste et les Républicains font comme si Marine Le Pen n’avait pas été au 2e tour. (…) Ils regardent leur grille d’analyse du monde d’avant pour faire le monde d’après, ça ne peut pas marcher ».

 

7h53. Griveaux a son refrain. Interview après interview, la formule revient sans cesse : « on a une faiblesse, on a toujours fait ce que nous avions dit que nous ferions, on va continuer », assène, sur RTL, Benjamin Griveaux (EM).

 

7h50. Griveaux sur un nuage. « Le ‘coup’, ce n’est pas tant de casser la droite que de recomposer la vie politique française. (…) Ce qu’a dit le nouveau Premier ministre hier est très juste, il faut préférer ses idées à son parti, je renvoie monsieur Chatel à ses idées », rétorque Benjamin Griveaux sur RTL. Le porte-parole d’En Marche glisse au passage qu’Edouard Philippe, « ce n’est pas un débauchage individuel ». Une formule pour le moins ambiguë.

 

7h43. «Le coup de maître de Macron». Bernard Accoyer revient sur France 2 sur la campagne d’Emmanuel Macron : «C’est un coup de maître, il a approché le pouvoir en écartant ses amis, François Hollande et Manuel Valls, ensuite il y a eu les affaires, et il ya ce qui se passe maintenant».

Mais le secrétaire général des Républicains veut le croire, «la droite tient même si certains peuvent se laisser tenter par l’appel du pouvoir».

 

7h40. Accoyer s’inquiète pour «la démocratie». Le secrétaire général des Républicains note sur France 2 qu’Emmanuel Macron, «après avor fait exploser la gauche, veut diviser la droite, voire la faire exploser, tout cela ne me parait pas sain pour la démocratie». Bernard Accoyer estime qu’«au lieu d’avoir une campagne des législatives qui parle du projet, on ne parle que des personnes, de casting, d’images».

 

7h35. Et si Darmanin entrait au gouvernement ? Selon Henri Vernet, journaliste au Parisien, le Républicain Gérald Darmanin, proche de Xavier Bertrand, pourrait entrer au gouvernement.

 

 

 

7h30. Qu’en pensez-vous ? 

QUESTION DU JOUR. Edouard Philippe fera-t-il un bon Premier ministre ?

 

7h20. A lire dans le Parisien aujourd’hui. La nomination d’un Premier ministre juppéiste sème la zizanie à droite.

Nomination d’Edouard Philippe : les Républicains au bord de la crise de nerfs

Nomination d’Edouard Philippe : la revanche des juppéistes

Edouard Philippe à Matignon, une nomination qui divise les socialistes

 

7h15. Une occurrence à l’agenda du président. Le site internet de l’Elysée est encore très peu fourni. L’agenda présidentiel ne mentionne qu’un rendez-vous, ce mardi de composition de gouvernement : à 8h15 avec les membres de la commission d’évaluation du Comité international olympique (CIO) pour défendre la candidature de Paris en 2024.

 

 

leparisien.fr

 

Bon dimanche pour mes harceleurs ?

L’événement national du jour, c’est l’investiture du nouveau président qui a notamment déclaré :

« Le travail sera libéré, les entreprises seront soutenues, la création et l’innovation seront au cœur de mon action. »

Pfff…

Qui connaît Richard Ferrand et sa clique de Plougastel sait déjà traduire : « Les patrons voyous seront soutenus et les esclavagistes totalement libérés, la création et l’innovation étant au coeur de l’action présidentielle pour écraser, détruire, éradiquer définitivement ingénieurs et autres résistants. »

Enfin bon, des gestes, des messages à l’adresse des militaires ont aussi été remarqués.

Alors là, je le prends au mot : qu’il commence donc par mettre hors d’état de nuire les criminels de la bande du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi. Il y a toujours urgence !

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/05/14/emmanuel-macron-a-l-elysee-pour-son-investiture_5127476_4854003.html

Le déroulé de la journée d’investiture d’Emmanuel Macron

 

Le nouveau président français a été investi comme le 8e président de la Ve République, et, à 39 ans, le plus jeune de l’histoire de la France.

Le Monde.fr avec AFP | 14.05.2017 à 11h21 • Mis à jour le 14.05.2017 à 17h37

 

Quelques gouttes de pluie, quelques éclaircies, beaucoup de figures imposées protocolaires et des messages très clairs envoyés aux Français, à son prédecesseur et aux armés… le nouveau président français, Emmanuel Macron, a été investi comme le 8e président de la Ve République, et, à 39 ans, le plus jeune de l’histoire de la France.

 

Lire aussi :   La journée d’investiture en direct : Emmanuel Macron rencontre trois militaires blessés à Percy

L’arrivée de Macron et le départ de Hollande

 

  

Tout a commencé par la traditionnelle marche sur le tapis rouge déployé dans la cour d’honneur de l’Elysée. Emmanuel Macron, arrivé à bord d’une Renault Espace blindée, François Hollande, qui l’attendait sur le perron, ont rejoint dans la foulée le bureau présidentiel – le Salon d’or du premier étage – pour une discussion d’une bonne heure.

Emmanuel Macron, un « homme de notre temps », est investi

 

Après le départ de François Hollande, que M. Macron a applaudi en le raccompagnant à sa voiture, a commencé la cérémonie d’investiture à proprement parler. Laurent Fabius, le président du Conseil constitutionnel, a proclamé les résultats officiels, s’écartant de la tradition pour saluer un « homme de notre temps », citant Chateaubriand et évoquant la campagne « chamboule-tout ».

Après avoir reçu les insignes de grand-croix de la Légion d’honneur, Emmanuel Macron s’est adressé aux Français et à ses quelque 300 invités :

« Je ne céderai sur rien des engagements pris vis-à-vis des Français. Le travail sera libéré, les entreprises seront soutenues, la création et l’innovation seront au cœur de mon action. Nous avons besoin d’une Europe plus efficace, plus démocratique, plus politique, car elle est l’instrument de notre puissance et de notre souveraineté. J’y œuvrerai. »

Des gestes et des messages pour les militaires

 

Premier président de la République à ne pas avoir effectué son service militaire, Emmanuel Macron a ensuite multiplié les gestes à l’égard des militaires, passant d’abord en revue les troupes dans les jardins de l’Elysée tandis que 21 coups de canon étaient tirés depuis l’esplanade des Invalides, sur l’autre rive de la Seine.

Puis, le nouveau président a remonté seul les Champs-Elysées à bord d’un « command car » militaire et est allé à pied jusqu’à la place de l’Etoile, escorté des motards et des cavaliers de la Garde républicaine, avant de raviver la flamme sur la tombe du soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe. Le tout sous haute sécurité : près de 1 500 policiers et gendarmes ont été mobilisés.

Au retour, redescendant les Champs-Elysées à bord d’une DS7 Crossback, Emmanuel Macron a rendu hommage au policier Xavier Jugelé, tué le 20 avril, en faisant une halte sur les lieux de son assassinat.

 

Emmanuel Macron a remonté les Champs-Elysées, pour aller raviver la flamme du soldat inconnu, à bord d’un « command car » militaire.

 

Rencontre avec des soldats et passage à l’Hôtel de Ville de Paris

 

Pour son premier déplacement présidentiel, dans la foulée, il s’est déplacé à l’hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine) pour rencontrer trois soldats blessés en opération au Mali et en Afghanistan. Selon l’Elysée, le chef de l’Etat « a souhaité, comme premier déplacement, se rendre au chevet des soldats blessés au combat, pour défendre notre nation et la liberté dans le monde ».

Le marathon du nouveau chef de l’Etat, qui a annoncé qu’il résiderait à l’Elysée avec son épouse Brigitte, s’est poursuivi par une nouvelle cérémonie, tout aussi traditionnelle, à l’Hôtel de Ville de Paris en présence de la maire Anne Hidalgo et près de 800 invités.

En marge des festivités, ont été annoncés les premiers noms de l’équipe d’Emmanuel Macron. La nomination du premier ministre devrait intervenir « plutôt lundi », selon l’entourage d’Emmanuel Macron. Quant au nouveau président, il s’envollera pour son premier déplacement officiel vers l’Allemagne, où il s’entretiendra, à partir de 17h30, avec Angela Merkel.

Nouvel afflux de mes lecteurs ukrainiens ce week-end

Curieusement, alors que le cybercriminel d’Abeilhan est de retour dans mes statistiques de blog depuis hier, j’y vois aussi revenir mes lecteurs ukrainiens.

Serait-ce en rapport avec la vague de cyberattaques « sans précédent » qui a débuté vendredi ?

 

13 mai 2017 15:00 – 14 mai 2017 14:00

 

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http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/cyberattaque-des-experts-et-des-enqueteurs-traquent-les-pirates-14-05-2017-2127267_47.php

Cyberattaque : plus de 200 000 victimes dans le monde

 

La vague de cyberattaques, « sans précédent », pourrait reprendre lundi, quand les ordinateurs éteints vendredi pour le week-end seront rallumés.

 

Source AFP

Modifié le 14/05/2017 à 13:07 – Publié le 14/05/2017 à 12:02 | Le Point.fr
La cyberattaque massive a touché de très nombreux ordinateurs dans le monde grâce à un logiciel malveillant.
La cyberattaque massive a touché de très nombreux ordinateurs dans le monde grâce à un logiciel malveillant. © MAXPPP/ Marlene Awaad

 

Les conséquences de la cyberattaque commencent à se mesurer. Interrogé sur la chaîne britannique ITV, le directeur d’Europol Rob Wainwright a indiqué que « le dernier décompte fait état de plus de 200 000 victimes, essentiellement des entreprises, dans au moins 150 pays. Nous menons des opérations contre environ 200 cyberattaques par an, mais nous n’avions encore jamais rien vu de tel ». L’attaque a frappé « de manière indiscrimée » et s’est « propagée très rapidement », a ajouté le patron d’Europol. Il craint que le nombre de victimes continue à croître « lorsque les gens retourneront à leur travail lundi et allumeront leur ordinateur ». L’Office européen des polices Europol avait annoncé samedi qu’une équipe dédiée au sein de son Centre européen sur la cybercriminalité avait été « spécialement montée pour aider » l’enquête internationale chargée d’identifier les coupables. « Il est très difficile d’identifier et même de localiser les auteurs de l’attaque. Nous menons un combat compliqué face à des groupes de cybercriminalité de plus en plus sophistiqués qui ont recours à l’encryptage pour dissimuler leur activité. La menace est croissante », a souligné Rob Wainwright. « Nous ne connaissons pas encore les motivations » des pirates, a-t-il développé, ajoutant que « généralement, elles sont de type criminel ».

Après la cyberattaque de grande ampleur qui a touché de nombreux pays dans le monde vendredi, des enquêteurs et des experts informatiques internationaux ont entamé dimanche 14 mai la traque des pirates à l’origine de la propagation « sans précédent » du virus, qui pourrait frapper à nouveau dans les jours à venir. Cette attaque a touché des dizaines de milliers d’ordinateurs dans une centaine de pays et affecté les hôpitaux britanniques, le constructeur automobile français Renault, le système bancaire russe, le groupe américain FedEx ou encore des universités en Grèce et en Italie. L’attaque est « d’un niveau sans précédent » et « exigera une enquête internationale complexe pour identifier les coupables », a indiqué l’Office européen des polices Europol, en précisant qu’une équipe dédiée au sein de son Centre européen sur la cybercriminalité avait été « spécialement montée pour aider dans cette enquête, et qu’elle jouera un rôle important ».

Crainte de nouvelles attaques lundi

« Les cybercriminels pourraient croire qu’ils opèrent incognito, mais nous allons utiliser tout l’arsenal à notre disposition pour les amener devant la justice », a souligné Oliver Gower, directeur adjoint de la National Crime Agency britannique. « C’est la plus importante attaque de ce type de l’histoire », a assuré à l’Agence France-Presse Mikko Hypponen, responsable de la société de sécurité informatique F-Secure, basée en Finlande, en évoquant « 130 000 systèmes touchés dans plus de 100 pays ». La police française avait, elle, parlé de « plus de 75 000 » ordinateurs touchés dans le monde. Mais ce bilan « devrait s’alourdir dans les jours qui viennent », a précisé Valérie Maldonado, de la sous-direction française de la lutte contre la cybercriminalité.

La ministre britannique de l’Intérieur, Amber Rudd, a prévenu dans une tribune au Sunday Telegraph qu’il fallait s’attendre à d’autres attaques et souligné qu’on ne « connaîtra peut-être jamais la véritable identité des auteurs » de celle de vendredi. Les experts craignent de nouvelles perturbations lundi lorsque les gens retourneront au travail et allumeront des ordinateurs éteints depuis vendredi. Le chercheur en cybersécurité britannique de 22 ans qui a permis de ralentir la propagation du virus a prévenu dimanche que les pirates risquaient de revenir à la charge en changeant le code et qu’ils seront alors impossibles à arrêter. « Vous ne serez en sécurité que lorsque vous installez le correctif le plus rapidement possible », a-t-il tweeté sur son compte @MalwareTechBlog. Le jeune chercheur, qui souhaite rester anonyme, a été qualifié de « héros » qui a « sauvé le monde » par la presse britannique. Le Sunday Mail a retrouvé une photo du jeune homme, surfeur à ses heures perdues, qui vit encore chez ses parents au sud de l’Angleterre.

La critique d’Edward Snowden

De la Russie à l’Espagne et du Mexique au Vietnam, des dizaines de milliers d’ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés par un logiciel de rançon, un « rançongiciel », exploitant une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l’agence de sécurité américaine NSA. Ce logiciel malveillant verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d’argent, en l’occurrence 300 dollars (275 euros), pour en recouvrer l’usage. La rançon est demandée en monnaie virtuelle bitcoin, difficile à tracer. Le service public de santé britannique (NHS, 1,7 million de salariés) semble avoir été l’une des principales victimes avec 48 établissements touchés, dont plusieurs ont été obligés d’annuler ou de reporter des interventions médicales. Le constructeur automobile français Renault a aussi reconnu avoir été affecté. Notamment l’usine de Dacia Renault en Roumanie et l’usine britannique de Sunderland du japonais Nissan, partenaire de Renault. La Banque centrale russe, plusieurs ministères russes, le géant américain de livraison de colis FedEx ou encore la compagnie de télécoms espagnole Telefonica, où les employés ont été appelés par mégaphone à éteindre leurs ordinateurs en catastrophe, ont également été affectés.

Initiative inhabituelle, Microsoft a décidé de réactiver une mise à jour de certaines versions de ses logiciels pour contrer cette attaque. Le virus s’attaque notamment à la version Windows XP, dont Microsoft n’assure plus en principe le suivi technique. Le nouveau logiciel d’exploitation (OS) Windows 10 n’est pas visé. Les motivations des auteurs étaient toujours floues. Amar Zendik, dirigeant de la société de sécurité Mind Technologies, penche pour une attaque menée par des « hackers » souhaitant « faire un coup » plutôt que de récupérer de l’argent. Selon la société Kaspersky, le logiciel malveillant a été publié en avril par le groupe de pirates Shadow Brokers, qui affirme avoir découvert la faille informatique par la NSA. « Si la NSA avait discuté en privé de cette faille quand ils l’ont découverte, plutôt que quand elle leur a été volée, ça aurait pu être évité », a regretté sur Twitter Edward Snowden, l’ancien consultant de la NSA qui avait dévoilé en 2013 l’ampleur de la surveillance mise en place par les États-Unis.

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Oh la la, la cuite !

Une semaine pour émerger…

 

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Et voilà, l’impulsif François Bayrou a encore basculé…

 

 

 

Il n’avait qu’à réfléchir avant d’aller se jeter dans la gueule du loup…

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170511.OBS9294/francois-bayrou-macron-va-devoir-changer-de-logique.html

François Bayrou : « Macron va devoir changer de logique »

 

Le patron du MoDem dénonce les investitures d’En Marche !, parti du nouveau président, qui ne lui conviennent pas. Premier accroc après la lune de miel de la campagne entre Macron et Bayrou.

 

« C’est une opération recyclage du Parti socialiste. La grande lessiveuse. Je ne laisserai pas faire ça », confie jeudi soir, François Bayrou à « l’Obs ». Le patron du MoDem est très remonté au vu de l’investiture par En Marche ! de « tous les candidats repoussoirs du PS », notamment les anciens ministres de François Hollande, mais aussi du sort qui est réservé aux candidats de son parti. La liste des candidats investis par En Marche ! n’a « pas (son) assentiment », vient-il de déclarer à l’AFP. Le patron du MoDem comprend d’autant moins qu’il a déjeuné avec Emmanuel Macron hier à Paris. « On était OK », dit-il.

La République en marche présente 428 candidats : ce qu’il faut retenir

Selon lui, ils étaient tombés d’accord : environ un quart des circonscriptions pour le MoDem, trois quarts pour En Marche !. Ce qui représente à peu près, selon les calculs de Bayrou, le poids de l’apport qu’il lui a fourni pendant sa campagne électorale. « Quand, je lui ai apporté mon soutien, il était à 18 % », rappelle le maire de Pau. Et de souligner : « Nous l’avons fait élire. »

35 candidats MoDem au lieu de 120

Une réunion du « conseil d’administration » d’En Marche ! aurait tout modifié ce matin. « Conseil d’administration » ? François Bayrou répète plusieurs fois l’expression, étonné lui-même par l’intitulé très managérial donné à cette commission électorale.

Au vu de la liste qu’il a découverte à midi avant de rentrer à Pau, Bayrou ne décolère pas. 35 candidats du MoDem investis, au lieu des 120 qu’on lui aurait promis. Pour lui, Macron va devoir « changer de logiciel » et son mouvement En Marche !, sortir d’une logique qu’il est tenté de qualifier de secte.

Après une discussion orageuse avec Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche !, Bayrou a convoqué un bureau politique du MoDem pour vendredi soir. Fait-il monter les enchères ? Il espère en tout cas que d’ici là, le mouvement d’Emmanuel Macron, aujourd’hui « à l’état gazeux » [sic], aura repris ses esprits et compris que, si on est « à l’époque du post-modernisme et de la post-vérité », on n’a « pas intérêt à être dans celle du post-professionnalisme ».

Carole Barjon

Carole Barjon
Carole Barjon


 

Mon lecteur d’Abeilhan est sorti de chez lui aujourd’hui

Est-ce le beau temps ? l’appel des urnes ?

En tous les cas, il n’est pas revenu me lire depuis 12h27 – un vrai record d’abstinence pour cet accro de Satanistique…

 

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Attentat de Karachi du 8 mai 2002 : les victimes dénoncent un enterrement judiciaire

 

 

Le Point et Le Parisien ont relayé cette dépêche de l’AFP les premiers, en début d’après-midi.

Ayant vainement espéré voir sérieusement progresser l’enquête sur l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 durant les cinq années qui viennent de s’écouler, elles font aujourd’hui le constat amer que d’autres avaient déjà fait depuis longtemps : tous pourris…

Pour ma part, je le savais depuis le début, puisque j’étais dedans à l’origine des temps.

Mais je ne suis pas la seule et aimerais bien, par exemple, voir M. François Asselineau, qui fut notamment conseiller pour les affaires internationales du ministre de l’Industrie d’Edouard Balladur de 1993 à 1995, fournir au public des explications complètes sur les ventes d’armes de cette époque.

Il serait peut-être moins moqué s’il décidait de se mettre à table.

Et surtout, qu’il n’aille pas prétendre ignorer qui je suis ni pourquoi on assassine toute ma famille…

 

http://www.lepoint.fr/politique/karachi-15-ans-apres-l-attentat-les-victimes-denoncent-un-enterrement-judiciaire-07-05-2017-2125434_20.php

Karachi: 15 ans après l’attentat, les victimes dénoncent un « enterrement » judiciaire

AFP

Publié le 07/05/2017 à 13:31 | AFP

Karachi: 15 ans après l'attentat, les victimes dénoncent un &quot;enterrement&quot; judiciaire
Karachi: 15 ans après l’attentat, les victimes dénoncent un « enterrement » judiciaire © AFP / SAEED KHAN AFP

 

Qui est derrière l’attentat de Karachi et pourquoi ? Quinze ans après, les victimes de l’attaque contre des ouvriers français qui travaillaient à la construction de sous-marins vendus au Pakistan, point de départ d’un scandale politico-financier, redoutent de ne jamais connaître la vérité.

Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) explose devant l’hôtel Sheraton à Karachi, tuant quinze personnes dont 11 employés français et en blessant douze autres. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus en 1994 au Pakistan par la France, sous le gouvernement d’Edouard Balladur.

Lundi, dans son fief de Cherbourg, le Premier ministre Bernard Cazeneuve rendra hommage aux victimes de cette attaque, encore entourée de zones d’ombre. « On espérait de ce quinquennat un élan politique pour faire la lumière sur cette affaire », regrette Virginie Bled, l’une des veuves de l’attentat.

L’enquête qui privilégiait au départ la piste Al-Qaïda a conduit à révéler l’affaire de financement occulte présumé de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.

Le 8 mai 2002, photo de l'épave du bus visé par l'attentat, à Karachi © AAMIR QURESHI AFP
Le 8 mai 2002, photo de l’épave du bus visé par l’attentat, à Karachi © AAMIR QURESHI AFP

 

Le juge antiterroriste Marc Trévidic s’est orienté à partir de 2009 vers l’hypothèse d’une vengeance ourdie contre Paris après la décision de Jacques Chirac en 1996 d’arrêter le versement des commissions - légales à l’époque - à des responsables pakistanais. Ce mobile financier était apparu dans les notes rédigées quelques mois après l’attaque par un ancien de la DST, les « rapports » Nautilus, qui évoquaient des rétrocommissions pour financer la campagne de M. Balladur.

Cette thèse laisse entrevoir un début d’explication aux yeux des victimes mais leurs espoirs se sont heurtés à l’échec d’une commission rogatoire au Pakistan, au refus d’entendre des témoins et au secret défense sur certains documents. « Globalement, les familles sont confrontées à l’échec flagrant de l’autorité judiciaire dans la recherche de la vérité », estime Olivier Morice, avocat de parties civiles.

« Depuis le départ du juge Trévidic, il y a dix-huit mois, plus personne ne connaît le dossier au pôle antiterroriste et les moyens manquent. Des dossiers ont été priorisés pour en enterrer d’autres », déplore Gilles Sanson, blessé dans l’attentat.

La présidence du tribunal de grande instance de Paris souligne qu’ »un effort considérable a été fait pour renforcer le pôle antiterroriste, passé de 8 à 11 magistrats ». Mais les juges font face à l’afflux des dossiers d’attentats jihadistes.

Un volet financier terminé

Parallèlement à l’enquête terroriste, les magistrats Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire chargés du volet financier de l’affaire entre 2011 et 2014 ont acquis la conviction que la campagne d’Édouard Balladur a été en partie financée par des rétrocommissions - illégales - sur les contrats de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie Saoudite.

Le 8 mai 2002, photo de l'épave de la voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) et qui avait explosé devant l'hôtel Sheraton à Karachi © SAEED KHAN AFP
Le 8 mai 2002, photo de l’épave de la voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) et qui avait explosé devant l’hôtel Sheraton à Karachi © SAEED KHAN AFP

 

Selon l’enquête, le réseau « K », coordonné par le Saoudien Ali Ben Moussalem, soupçonné de financement d’organisations terroristes, aurait été imposé en fin de processus pour enrichir ses membres et financer illégalement la campagne Balladur. Les juges se sont notamment interrogés sur une somme de 10,2 millions de francs en espèces versée sur son compte de campagne.

En 2014, les magistrats ont renvoyé devant le tribunal correctionnel six protagonistes dont Nicolas Bazire, ex-directeur de la campagne, Thierry Gaubert, alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, et l’intermédiaire Ziad Takieddine.

Ce renvoi, validé en appel en janvier après deux années de péripéties judiciaires, fait l’objet d’un pourvoi en cassation et une question prioritaire de constitutionnalité sera examinée en juin, retardant encore l’échéance d’un procès.

« On arrive à enterrer un dossier en multipliant les effets procéduraux sur la recevabilité des parties civiles et la prescription et en confiant le pan le plus important de l’affaire à la CJR, maintenue malgré les promesses du candidat François Hollande de la supprimer », déplore Marie Dosé, avocate de deux veuves et de cinq familles de blessés.

Les cas d’Edouard Balladur et de son ancien ministre de la Défense François Leotard, ont été disjoints au profit de la Cour de justice de la République (CJR) qui « procède activement à des actes d’investigation pour arriver à la fin de l’instruction prochaine », selon une source proche du dossier. « Est-ce que Edouard Balladur et François Léotard ont été entendus ? De cette procédure on ne sait rien », affirme l’avocate Marie Dosé.

07/05/2017 13:30:52 -          Paris (AFP) -          © 2017 AFP

 

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/karachi-15-ans-apres-l-attentat-les-victimes-denoncent-un-enterrement-judiciaire-07-05-2017-6924591.php

Karachi: 15 ans après l’attentat, les victimes dénoncent un « enterrement » judiciaire

 

>L’actu>International|07 mai 2017, 13h30|0
Attentat de Karachi du 8 mai 2002 : les victimes dénoncent un enterrement judiciaire dans Attentats 6924591_part-hkg-aph2002050892009-1-0-1_1000x625
Le 8 mai 2002, photo du site de l’attentat au cours duquel une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) avait explosé devant l’hôtel Sheraton à Karachi (AFP/AAMIR QURESHI)

 

Qui est derrière l’attentat de Karachi et pourquoi ? Quinze ans après, les victimes de l’attaque contre des ouvriers français qui travaillaient à la construction de sous-marins vendus au Pakistan, point de départ d’un scandale politico-financier, redoutent de ne jamais connaître la vérité.

Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) explose devant l’hôtel Sheraton à Karachi, tuant quinze personnes dont 11 employés français et en blessant douze autres. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus en 1994 au Pakistan par la France, sous le gouvernement d’Edouard Balladur.

Lundi, dans son fief de Cherbourg, le Premier ministre Bernard Cazeneuve rendra hommage aux victimes de cette attaque, encore entourée de zones d’ombre. « On espérait de ce quinquennat un élan politique pour faire la lumière sur cette affaire », regrette Virginie Bled, l’une des veuves de l’attentat.

L’enquête qui privilégiait au départ la piste Al-Qaïda a conduit à révéler l’affaire de financement occulte présumé de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.

Le juge antiterroriste Marc Trévidic s’est orienté à partir de 2009 vers l’hypothèse d’une vengeance ourdie contre Paris après la décision de Jacques Chirac en 1996 d’arrêter le versement des commissions – légales à l’époque – à des responsables pakistanais. Ce mobile financier était apparu dans les notes rédigées quelques mois après l’attaque par un ancien de la DST, les « rapports » Nautilus, qui évoquaient des rétrocommissions pour financer la campagne de M. Balladur.

Cette thèse laisse entrevoir un début d’explication aux yeux des victimes mais leurs espoirs se sont heurtés à l’échec d’une commission rogatoire au Pakistan, au refus d’entendre des témoins et au secret défense sur certains documents. « Globalement, les familles sont confrontées à l’échec flagrant de l’autorité judiciaire dans la recherche de la vérité », estime Olivier Morice, avocat de parties civiles.

« Depuis le départ du juge Trévidic, il y a dix-huit mois, plus personne ne connaît le dossier au pôle antiterroriste et les moyens manquent. Des dossiers ont été priorisés pour en enterrer d’autres », déplore Gilles Sanson, blessé dans l’attentat.

La présidence du tribunal de grande instance de Paris souligne qu’ »un effort considérable a été fait pour renforcer le pôle antiterroriste, passé de 8 à 11 magistrats ». Mais les juges font face à l’afflux des dossiers d’attentats jihadistes.

- Un volet financier terminé -

Parallèlement à l’enquête terroriste, les magistrats Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire chargés du volet financier de l’affaire entre 2011 et 2014 ont acquis la conviction que la campagne d?Édouard Balladur a été en partie financée par des rétrocommissions – illégales – sur les contrats de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie Saoudite.

Selon l’enquête, le réseau « K », coordonné par le Saoudien Ali Ben Moussalem, soupçonné de financement d’organisations terroristes, aurait été imposé en fin de processus pour enrichir ses membres et financer illégalement la campagne Balladur. Les juges se sont notamment interrogés sur une somme de 10,2 millions de francs en espèces versée sur son compte de campagne.

En 2014, les magistrats ont renvoyé devant le tribunal correctionnel six protagonistes dont Nicolas Bazire, ex-directeur de la campagne, Thierry Gaubert, alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, et l’intermédiaire Ziad Takieddine.

Ce renvoi, validé en appel en janvier après deux années de péripéties judiciaires, fait l’objet d’un pourvoi en cassation et une question prioritaire de constitutionnalité sera examinée en juin, retardant encore l’échéance d’un procès.

« On arrive à enterrer un dossier en multipliant les effets procéduraux sur la recevabilité des parties civiles et la prescription et en confiant le pan le plus important de l’affaire à la CJR, maintenue malgré les promesses du candidat François Hollande de la supprimer », déplore Marie Dosé, avocate de deux veuves et de cinq familles de blessés.

Les cas d’Edouard Balladur et de son ancien ministre de la Défense François Leotard, ont été disjoints au profit de la Cour de justice de la République (CJR) qui « procède activement à des actes d’investigation pour arriver à la fin de l’instruction prochaine », selon une source proche du dossier. « Est-ce que Edouard Balladur et François Léotard ont été entendus ? De cette procédure on ne sait rien », affirme l’avocate Marie Dosé.

AFP

 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/video-le-grand-debat-mouche-par-asselineau-macron-le-confond-avec-poutou_1895845.html

VIDÉO. Le Grand débat: mouché par Asselineau, Macron le confond avec Poutou

Par LEXPRESS.fr , publié le 04/04/2017 à 23:09 , mis à jour le 05/04/2017 à 09:22

 

Piqué par François Asselineau lors des questions sur la lutte contre le terrorisme, Emmanuel Macron s’est efforcé de lui répondre. Mal lui en a pris, en reprenant la parole, il a confondu son concurrent avec Philippe Poutou.

 

Si le débat à onze n’est pas des plus simples à suivre devant son téléviseur, il semble que le problème est le même en plateau. En début de seconde partie de l’émission, les candidats ont été amenés à dévoiler leurs programmes sur la question de la lutte contre le terrorisme.

DÉCRYPTAGES >> Qui a marqué des points, en a perdu, s’est planqué?

François Asselineau a choisi de s’en prendre à la politique extérieure de la France, et ses rapports entretenus notamment avec l’Arabie Saoudite ou le Qatar, accusés de participer au financement du terrorisme islamiste. Il en a ensuite profité pour demander directement à Emmanuel Macron ce qu’il en pensait. Le candidat En Marche! a souhaité jouer l’apaisement en acquiesçant et en prônant une réelle vigilance sur ces questions.

EN COULISSES >> Ce qu’il s’est passé hors du champ des caméras

« Vous, M. Macron vous êtes toujours d’accord avec tout le monde », a taclé François Asselineau. Problème, en voulant lui répondre, Emmanuel Macron s’est emmêlé les pinceaux en parvenant à confondre François Asselineau et Philippe Poutou, le candidat NPA.

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PRÉSIDENTIELLE >> Recevez en temps réel les résultats de votre ville

 

http://www.lesinrocks.com/2017/04/24/actualite/les-resultats-sont-truques-la-soiree-electorale-avec-les-militants-dasselineau-11937169/

“Les résultats sont truqués !” La soirée électorale avec les militants d’Asselineau

 

24/04/2017 | 00h15
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Photo Juliette Redivo

 

Avec 0,8% pour François Asselineau et Emmanuel Macron en tête du premier tour des présidentielles devant Marine Le Pen, les militants du candidat UPR crient à la “magouille des résultats”. Dans cette “manipulation des médias”, des “algorithmes” ou même la “faute de Washington” dans ces résultats, beaucoup s’abstiendront pour le second tour. “Macron, on n’en veut pas !” Récit de cette soirée électorale, au QG de François Asselineau.

Vraiment, ils ne comprennent pas. Mais pas du tout. Emmanuel Macron, en tête du premier tour des présidentielles ? “C’est pas possible, il y a quelque chose derrière…”, soupçonne une militante, qui a revêtu son t-shirt “Asselineau 2017” pour cette soirée du premier tour. “Les résultats sont truqués, c’est sûr !” Renchérit sa voisine, elle aussi venue soutenir François Asselineau. Au Pavillon Wagram, où le candidat de l’Union populaire républicaine (UPR) a rassemblé ses militants et son équipe de campagne, la plupart en sont persuadés : “il y a une magouille dans les résultats, Macron ne peut pas être en tête.” Et chacun a sa petite idée du pourquoi du comment, en tentant de le prouver par A + B : pour certains, c’est “la faute du rabâchage des médias”, pour d’autres ce sont “les algorithmes”, ou encore de possibles “piratages informatiques” et même “la faute de Washington !” Mais surtout, surtout, plusieurs militants nous disent de bien noter ceci : “Non, nous ne sommes pas des complotistes ! Nous, on vient de la banlieue, d’Aubervilliers”, soulignent-ils, en nous agrippant le bras.

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(Photo Juliette Redivo)

Cette “manipulation de l’esprit par les médias et les sondages”, les militants de François Asselineau en parlaient déjà en faisant la queue devant le Pavillon Wagram, salle louée spécialement pour l’occasion, près de l’Arc de Triomphe. “Les sondages sont tous pourris !”, débattaient-ils entre eux. Même son de cloche en entrant dans la salle carrée, en attendant les résultats du premier tour : “Ils disent n’importe quoi !”, déclarent-ils devant l’émission politique de France 2.

Une coupe de champagne à la main, les quelques centaines de personnes réunies papotent entre elles tranquillement, calmement, très calmement. Pas de sono, pas de musique, juste le son de leur voix. Le rendez-vous ressemble à une réunion dominicale quelconque. Seulement quelques dizaines portent des t-shirt pro-Asselineau, et une poignée ont apporté leur drapeau français. La salle est remplie, du moins autant que la petite salle le permet. Face aux sondages “truqués”, beaucoup espèrent voir le score d’Asselineau autour des 10%.

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Ambiance disco (Photo Juliette Redivo)

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Champagne à l’effigie de l’UPR (Photo Juliette Redivo)

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La déception, à l’annonce des résultats (Photo Juliette Redivo)

“La situation est GRAVE !”

Alors quand leur candidat de cœur arrive enfin devant le pupitre, après un long moment d’attente (à 21 h 50 seulement, le temps “nécessaire” pour lui de mesurer la fiabilité des estimations, car confiance 0), les militants se lâchent un peu plus. Ils applaudissent à gorge d’éployées et crient des “Merci ! Merci ! Merci !” C’est comme s’ils voyaient leur libérateur en face d’eux. “C’était celui que j’attendais !, explique Yamina en levant les mains vers le ciel, tout en évoquant la première fois qu’elle a découvert le candidat. Enfin quelqu’un me représentait ! On n’est pas des populistes, monsieur Asselineau connaît ses dossiers. Je suis vraiment déçue du résultat. 0,8% ce n’est pas normal, on aurait dû faire beaucoup plus.” Pour elle, “l’Union européenne est une dictature qui nous dicte nos lois”, et les “médias sont aux mains des banques et de la finance”, comme le journaliste de CNews, Olivier Galzi, qui interviewait récemment le président de l’UPR et qui serait “un agent double de la CIA”. “La situation est grave, mettez-le en gras, elle est GRAVE !”, scande-t-elle dans la salle, devant ses amies qui acquiescent.

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(Photo Juliette Redivo)

Pour François Asselineau aussi, “les Français sont tombés dans le panneau”. “C’est une grande tristesse de voir Macron en tête puisqu’il a bénéficié d’une couverture médiatique obscène”, indique-t-il au début de sa prise de parole. Les autres candidats, comme François Fillon ou Benoît Hamon, qui appellent à voter pour Macron feraient, selon lui, tomber la France dans “une situation qui sera calamiteuse”. Emmanuel Macron sera vainqueur de l’élection présidentielle, il en est sûr, “c’est ça qu’il va se passer !”, lance le président de l’UPR devant son pupitre. Il voit d’ici la défaite de Marine Le Pen, puisqu’il y a “une guerre de manipulation des informations et des médias en France !” explique-t-il, sous les “hourra ! hourra !” des militants. Sans surprise, il ne donnera “aucune consigne de vote, mais Macron c’est l’horreur et Le Pen stigmatise mais n’a jamais proposé une sortie de l’Union européenne”. Tout ça, pour ça. “Frexit, Frexit !” lancent les militants en applaudissant, sous les spots des projecteurs qui s’allument et s’éteignent comme dans une boite de nuit. Ils terminent par des ambassades et l’hymne nationale, la main sur le cœur.

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(Photo Juliette Redivo)

L’abstention, pour ne pas voter Macron ?

Beaucoup s’abstiendront donc au second tour : “Macron était le pire scénario et Le Pen je n’en veux pas”, explique un militant en tenant une bouteille de champagne sous le bras, tandis que sa voisine Isabelle n’ira pas “voter Macron car c’est un pantin, ni Le Pen car on n’en veut pas”. Mais, pourtant, elle ne “s’abstiendra pas”… Vague. Mais une chose est sûre : “On ne va pas abandonner”, déclare Asselineau en ajoutant : “On va présenter des candidats dans toutes les circonscriptions pour les législatives”. Malik en est certain : “On va devenir LE parti d’opposition !” Avec 0,8% il y a encore du chemin à faire. A 23h38, en bouclant cet article, François Asselineau et ses proches de campagne en discute en grignotant un apéro.

le 24 avril 2017 à 00h15

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Asselineau

François Asselineau

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François Asselineau
François Asselineau en 2014.
François Asselineau en 2014.
Fonctions
Président de l’Union populaire républicaine
En fonction depuis le 25 mars 2007
(10 ans 1 mois et 12 jours)
Conseiller de Paris
25 mars 200124 mars 2008
(6 ans 11 mois et 28 jours)
Élection 18 mars 2001
Biographie
Date de naissance 14 septembre 1957 (59 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique RPF (1999-2006)
RIF (2006-2007)
UPR (depuis 2007)
Diplômé de HEC Paris
ENA
Profession Inspecteur général des finances1
Site web francoisasselineau.fr [archive]

Signature de François Asselineau
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François Asselineau, né le 14 septembre 1957 à Paris, est un homme politique français.

Diplômé d’HEC et de l’ENA, il entre à l’Inspection des finances en 1985. Il mène ensuite une carrière de haut fonctionnaire qui le conduit notamment à exercer dans différents cabinets ministériels sous les gouvernements de droite des années 1990. Il occupe notamment, entre 2004 et 2006, le poste de délégué général à l’intelligence économique au ministère de l’Économie et des Finances. En parallèle, il est cadre du RPF puis du RIF et siège au conseil de Paris de 2001 à 2008, élu sur la liste de Jean Tiberi.

Il fonde en 2007 l’Union populaire républicaine (UPR), qui propose la sortie de l’Union européenne, de la zone euro et de l’OTAN. Ce parti est décrit par de très nombreux observateurs comme souverainiste, antiaméricain et conspirationniste, bien que François Asselineau récuse ces qualificatifs. L’UPR se présente comme en dehors du clivage droite-gauche et ses listes sont classées par le ministère de l’Intérieur parmi les « divers » lors des élections européennes de 2014 et régionales de 2015. François Asselineau est quant à lui couramment situé à droite, voire à l’extrême droite.

Cherchant à se faire connaître sur internet par le cybermilitantisme, François Asselineau et ses militants mènent également une insistante démarche de lobbying auprès des grands médias et de Wikipédia, accusés par François Asselineau de le censurer, au point que cette action a pu être décrite comme un « harcèlement ».

Après avoir échoué à se présenter à l’élection présidentielle de 2012, il est candidat à celle de 2017, où il recueille 0,92 % des voix.

Sommaire

Famille

François Asselineau est le fils de Pierre Asselineau, ingénieur à Gaz de France, et de Lucienne Gadille2. Il a un frère aîné et une sœur cadette3. Marié à une universitaire4, il a deux enfants3.

Parcours professionnel

Études et qualifications

Diplômé d’HEC Paris en 1980 et de l’ENA (promotion Léonard-de-Vinci, 19855,6, dont il sort 2e7,8), il est passionné par l’Asie et l’Océanie, et parle couramment le japonais7.

Carrière de haut fonctionnaire

Il est inspecteur des finances dans les cadres de 1985 à 19896, chargé de mission à la direction générale du Crédit national9 de 1989 à 19916 et chef du bureau Asie-Océanie à la direction des relations extérieures économiques au ministère de l’Économie et des Finances de 1991 à 19936.

En 1989, il établit deux rapports officiels consacrés aux activités de l’Agence de développement rural et d’aménagement foncier (ADRAF), établissement public à caractère industriel et commercial créé en 1986 en Nouvelle-Calédonie, dont un « rapport de vérification » à la demande du Premier ministre Michel Rocard et à usage administratif interne10. D’après Le Monde, ce rapport de vérification « équivaut à un réquisitoire »11 et dresse un constat « extrêmement critique sur la politique foncière menée sur le territoire, de 1986 à 1988, à l’époque du gouvernement de M. Jacques Chirac, sous l’autorité morale du président du RPCR, M. Jacques Lafleur, député RPR », « confirmant les jugements portés alors par les indépendantistes ». Ce rapport est rendu public par une source anonyme qui chercherait ainsi à « saboter les accords de Matignon sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie »12.

Après avoir quitté l’Inspection générale des finances en détachement7, il travaille comme haut fonctionnaire au sein de plusieurs ministères français13. Il est tour à tour conseiller pour les affaires internationales de Gérard Longuet puis de José Rossi au ministère de l’Industrie de 1993 à 199514,9, directeur de cabinet de Françoise de Panafieu au ministère du Tourisme dans le premier gouvernement Juppé15,16, chargé de mission au cabinet d’Hervé de Charette au ministère des Affaires étrangères de 1996 à 19975,9.

Il réintègre l’Inspection générale des finances en 1997, après la dissolution de l’Assemblée nationale7, et devient inspecteur général des finances en 20012. Il est directeur de cabinet de Charles Pasqua au conseil général des Hauts-de-Seine de 200117 à 2004.

Le 19 octobre 2004, il est nommé délégué général à l’intelligence économique au ministère de l’Économie et des Finances par Nicolas Sarkozy18. Sa délégation est chargée de « fournir, au gouvernement comme aux entreprises, des analyses renouvelées afin de mieux faire face aux effets de la mondialisation », et d’anticiper les décisions étrangères « qui auraient pour effet de nuire aux intérêts économiques et industriels de la France »19. Pour le député UMP Bernard Carayon, « cette nomination illustre la prise de conscience des autorités que notre patrimoine économique et technologique devait être défendu »20. Selon Christian Harbulot, directeur de l’École de guerre économique,

« [sa désignation fait apparaître] l’embryon d’une vision stratégique sur l’approche géo-économique du monde et la prise en compte des stratégies d’accroissement de puissance des pays concurrents. Les directives fixées dans cette lettre ne furent jamais appliquées dans les faits. Le changement d’attribution ministérielle de Nicolas Sarkozy aboutit à la marginalisation de François Asselineau qui, dépité, quitta son poste sans avoir pu passer à l’action21. »

François Asselineau indique quant à lui que Nicolas Sarkozy l’a nommé à cette fonction pour l’écarter du conseil général des Hauts-de-Seine, dont il a alors pris la présidence, et que « son poste est supprimé pour analyses politiquement incorrectes » en 2006, à savoir pour avoir « annoncé dès juin 2004 l’inéluctabilité d’une crise financière mondiale et, à terme, l’explosion de l’euro »22.

D’après le journaliste d’investigation Yvan Stefanovitch, François Asselineau fait partie des inspecteurs généraux des finances « fantômes », « devenus absolument débordés à force de vouloir mener une carrière politique tambour battant » et « qui ne peuvent pas accomplir la moindre mission parce qu’on ne leur donne tout simplement rien à faire »7.

Il se fait remarquer lors de sa carrière par son érudition et sa capacité d’analyse23,24.

Parcours politique

Débuts

Pour Gaël Brustier, François Asselineau « incarne la queue de comète de la Haute-Fonction publique la plus liée au gaullisme, nostalgique des début d’un régime. Alors que la masse de ses collègues adhère au projet d’intégration européenne comme l’essentiel des élites politico-administratives française, François Asselineau milite vite contre celui-ci »25.

François Asselineau indique avoir « commencé par voter non au traité de Maastricht en 1992, sans le dire »25,26. L’Opinion indique qu’« après la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997, il se rapproche de Charles Pasqua pour rejeter le traité d’Amsterdam »27. En 1999, il rejoint le Rassemblement pour la France et l’indépendance de l’Europe (RPF), le mouvement fondé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers : il est membre du bureau national, directeur des études et porte-parole du parti7,15.

Lors des élections municipales de 2001 à Paris, il est tête de liste dans le 19e arrondissement, inscrit sur la liste de Jean Tiberi, et élu au conseil de Paris27. Il siège d’abord parmi les non-inscrits28, rejoint en 2004 le groupe de l’Union pour un mouvement populaire (UMP)15,28 puis en démissionne en 2006 pour rejoindre de nouveau les non-inscrits : il précise alors que si Françoise de Panafieu, présidente du groupe UMP, est « une amie », il quitte l’UMP « par opposition à sa ligne européenne et sa position d’alignement sur les États-Unis »29. En 2007, il intègre le nouveau groupe baptisé « Paris libre », qui se veut détaché de toute affiliation partisane30.

Anti-européen revendiqué, il sera également quelques mois membre du Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF), dont il intègre le comité directeur en novembre 200613,15,31. Il indique avoir quitté le RPF et le RIF parce qu’« aucun d’eux ne voulait vraiment sortir de l’Europe »13.

Fondateur et président de l’UPR

Union populaire républicaine
Image illustrative de l'article François Asselineau
Logotype officiel.
Présentation
Président François Asselineau
Fondation 25 mars 2007
Siège 15 rue Érard 75012 Paris
Adhérents 27 033 annoncés32,n 1
(1 mai 2017)
Positionnement Divers33
Idéologie Souverainisme34,35,36,37,38,39
Euroscepticisme40
Conservatisme41
Couleurs Bleu-vert et blanc
Site web www.upr.fr [archive]

Le 25 mars 2007, François Asselineau fonde, à l’occasion du cinquantième anniversaire du traité de Rome, un nouveau parti politique, l’Union populaire républicaine (UPR), qu’il préside depuis lorsn 2,42,43. Cette fondation fait alors l’objet d’« un silence médiatique absolu »23.

Programme souverainiste

L’UPR prône la sortie de la France de l’UE via l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE), ainsi que de la zone euro et de l’OTAN42,44. L’accent mis par l’UPR sur l’activation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne le distingue des autres partis, au point qu’une recherche Google à son sujet donne le site de campagne de François Asselineau comme première occurrence lors de la campagne présidentielle de 201745.

L’UPR se donne pour objet de « rétablir l’indépendance de la France et la souveraineté du peuple français »46 et met en cause les transferts de compétence à la Commission européenne — en soulignant que celle-ci n’est pas élue —, à la Banque centrale européenne et à l’OTAN47,15,48,49. François Asselineau présente ainsi son parti comme un « mouvement de libération nationale »50 ; il affirme que le fonctionnement de l’Union européenne n’est pas démocratique47, évoquant une évolution du continent vers la « dictature »51 et comparant les élus français à des « marionnettes »15.

La charte fondatrice de l’UPR affirme : « Si elle n’est certes pas la cause unique de tous les problèmes de notre pays, la construction européenne n’en est pas moins leur cause principale »52. François Asselineau aborde la plupart des thèmes politiques par le prisme du traité sur l’Union européenne45 et établit un lien entre les traités européens et le chômage, la délocalisation des industries, le « démantèlement » des services publics53. François Asselineau explique sa focalisation sur l’Union européenne, l’euro et l’OTAN, par le fait que ces structures imposeraient des politiques de telle manière qu’il ne serait pas possible d’en changer53. Il justifie sa volonté de quitter la zone euro en insistant sur sa mauvaise situation économique et en affirmant que « depuis l’Antiquité, […] toutes les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser » ; il énonce également que « le recouvrement de notre souveraineté nous permettra, maîtres de notre destin, d’utiliser les instruments monétaires et douaniers pour doper la compétitivité et relocaliser la production, tout en s’adaptant à la conjoncture »52.

D’après François Asselineau, l’UE et l’OTAN, « vues depuis Washington, […] sont la face politique et la face militaire d’une même médaille, celle de l’asservissement du continent européen à leur « glacis » afin d’encercler et de contenir la puissance continentale russe »52. François Asselineau affirme que la construction européenne est, dès son origine, un instrument de l’hégémonie américaine54. Cette domination, cachée selon lui55, reposerait sur le caractère ingérable d’une union de plusieurs États, que François Asselineau compare à une copropriété dont le syndic serait les États-Unis. Les Américains auraient donc mis au point et initié un système autobloquant, un stratagème qui était destiné à contrer l’influence soviétique en Europe de l’Ouest après la Seconde Guerre mondiale56. François Asselineau considère par ailleurs la construction européenne comme une « idée racialiste »27 et l’Union européenne comme « un apartheid planétaire du monde blanc », arguant que la France n’a aucun lien historique avec par exemple la Lettonie, alors qu’elle en a avec le Maghreb ou le Sénégal57.

François Asselineau est décrit par Le Monde et Europe 1 comme « europhobe »58,59, par les journalistes Dominique Albertini et David Doucet ainsi que Conspiracy Watch comme « ultrasouverainiste »60,61, et classé par Laurent de Boissieu parmi « les souverainistes les plus radicaux » en Europe avec le Parti pour la liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas en raison de leur projet de « sortir de la construction européenne, et pas seulement de l’Union européenne »62. Pour Gaël Brustier, « il incarne le courant le plus radicalement hostile à l’Union européenne, né des débats du traité de Maastricht »25. François Asselineau récuse le terme d’eurosceptique, préférant celui d’« euro-athée », et précise qu’il a d’abord été pro-européen, votant pour la liste de Simone Veil lors des élections européennes de 197950. L’UPR récuse aussi le qualificatif de souverainiste, considérant que ses engagements sont distincts de ceux des autres partis classés comme tels63, et se présente comme « antieuropéen et anti-atlantiste »64. Au contraire, le politologue Pascal Perrineau inclut l’UPR au sein des « partis souverainistes », avec Debout la France et le Mouvement pour la France, et considère que ceux-ci se retrouvent « souvent » sur « des choix de type protectionniste et nationaliste », soit « des positions proches » de celles du Front national (FN) et « la plupart du temps très éloignées des choix des partis de la droite classique et du centre »65.

Soutien au Brexit

En juin 2016, il salue la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, qu’il compare au démantèlement de la frontière austro-hongroise en 1989, correspondant au « début de la fin du camp socialiste »66. Après l’élection de Donald Trump comme président des États-Unis, il souligne le soutien de ce dernier au Brexit et compare de nouveau les dirigeants européens à ceux du bloc de l’Est lors de la chute des régimes communistes67. Valeurs actuelles estime cependant que « l’élection de Donald Trump lui a joué un mauvais tour : les anti-atlantistes sont entrés à la Maison-Blanche, et les dirigeants européens, unanimes contre le nouveau président américain, ne peuvent plus être accusés de collusion avec Washington »23. Sur Twitter, les militants de l’UPR sont les principaux utilisateurs du hashtag #Frexit68.

Positionnement politique de François Asselineau
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François Asselineau lors d’une conférence en 2015.

Arrêt sur images présente François Asselineau comme un « énarque de droite, aux lisières de l’extrême droite »15. L’universitaire Cécile Vaissié estime qu’il reprend « la même grille d’analyse que le FN » et qu’il « est très marqué à droite, voire à l’extrême droite, mais il prétend dépasser le clivage gauche-droite et attire aussi des gens qui se définiraient comme à gauche »69. Le politologue Jean-Yves Camus juge quant à lui qu’Asselineau, homme « intelligent » et « bien sous tous rapports », peut viser à distraire les électeurs du Front national, en attirant « ceux qui sont séduits par le souverainisme et la droite dure »54. Cependant, « à la différence d’autres figures intellectuellement proches de l’extrême-droite, [l']anti-américanisme [de François Asselineau] est exclusif de toute trace d’islamophobie, de racisme, ou d’antisémitisme »15. D’après L’Opinion, il est « souvent étiqueté à droite, voire à l’ultra-droite », et se définit comme gaulliste27,70. Pour Thomas Legrand, son discours « est — complotisme mis à part — celui qui se rapproche le plus, dans une forme d’anachronisme, du gaullisme originel »71. TV5 Monde considère qu’il « est un véritable nostalgique de la France du général de Gaulle, et ne s’en cache pas »3. Par ailleurs, François Asselineau cite régulièrement le gaulliste Philippe Séguin72,73,74. Lors des élections présidentielles de 2017, Le Figaro estime que François Asselineau « s’invite sur le terrain très disputé du gaullisme social et du souverainisme. »75. Benoît Rayski le considère comme « un complotiste d’extrême droite »76. Mediapart situe l’UPR comme un « petit parti très à droite »77. Pour plusieurs médias, François Asselineau et l’UPR adoptent un positionnement proche de celui de Solidarité et progrès, la formation de Jacques Cheminade13,72,78, ce que l’UPR conteste fermement79,80. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Jacques Cheminade considère François Asselineau comme l’un de ses principaux adversaires, estimant que son positionnement est proche du sien81.

Positionnement face à l’extrême droite et au Front national

François Asselineau affirme être le seul à proposer réellement la sortie de l’Union européenne et de la zone euro27,78. Il avance par ailleurs que Marine Le Pen copie certaines de ses idées42 et que le Front national, dont il assure être « l’un des opposants les plus résolus »15, « ne veut en aucun cas la sortie de l’Europe »57 car il ne prônerait pas l’activation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne82 et présente des candidats étrangers, titulaires de la citoyenneté européenne, aux élections européennes83. François Asselineau accuse également le FN d’être « un agent du système car il a pestiféré l’idée d’une sortie de l’Union européenne en l’assimilant à un discours extrémiste, anti-arabe et anti-immigrés »84. D’après Gaël Brustier, l’UPR partage « l’idéologie du rassemblement national » définie par Philippe Burrin et exploite, à travers le Conseil national de la Résistance, « des références historiques qui le distinguent fortement du Front national. Ce dernier, positionné désormais sur le créneau « souverainiste », est obligé d’euphémiser le volet économique de son discours anti-UE qui inquiète parfois un électorat surtout mu par le discours identitaire, autoritaire et anti-immigration traditionnel du parti des Le Pen »25. François Asselineau estime toutefois qu’il conviendrait de « calmer [les] phénomènes migratoires »3.

Le 10 avril 2017, Marine Le Pen déclare que la France n’est pas responsable de la rafle du Vel d’Hiv. François Asselineau l’accuse alors de « diviser la population française avec des sujets odieux ». Il lui reproche aussi, par la même occasion, de « faire la chasse aux immigrés », et affirme lui ne jamais chercher de « bouc émissaire »85. Le 12 avril 2017, soit une dizaine de jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, il affirme qu’il exclut de voter pour Marine Le Pen au second tour86.

Le militant d’extrême droite Serge Ayoub a accueilli en 2010 l’une de ses conférences dans son bar mais Asselineau affirme qu’il ignorait qui était son hôte15,42,54,87. Alain Soral, dans son ouvrage Comprendre l’Empire (2011), voit dans ses conférences un témoignage de « l’universalisme français défendu par le général de Gaulle jusqu’en 1969 »88. François Asselineau a néanmoins condamné le soutien d’Alain Soral au FN et refusé ses propositions d’alliance : ce dernier lui témoigne dès lors une vive hostilité15,89.

Autres positions

L’UPR entend « [rassembler] les Français au-dessus des clivages gauche-centre-droite, de manière provisoire », ce qui serait « rendu possible par le refus de prendre position sur les sujets sociétaux et secondaires »90. Il se revendique volontiers du Conseil national de la Résistance, dont il affirme s’être inspiré en 2012 pour élaborer son programme présidentiel qui prévoit une « grande vague de renationalisation » — notamment de l’énergie, de l’eau, des autoroutes, d’Orange, TF1 et TDF, et « tout établissement financier secouru par des fonds publics » — et des « services publics de qualité »56,57,27,91,92. D’après le journaliste Benjamin Masse-Stamberger, cette volonté de nationalisation découle chez François Asselineau d’une réflexion sur l’intérêt général par rapport aux intérêts privés; pour certains secteurs, comme l’énergie ou les télécommunications, l’État devrait décider, étant justement le plus à même de garantir l’intérêt général93. Par ailleurs, selon le journal La Croix, François Asselineau considère que le modèle social français est mis en danger par « une libéralisation à outrance du marché du travail », et il voudrait préserver l’« État social », et notamment le système de retraite par répartition et la sécurité sociale avec une prise en charge de la maladie à 100%94.

Parmi ses propositions figurent aussi la « lutte contre toutes les formes de terrorisme, à commencer par le terrorisme des séparatistes régionaux », le lancement d’une « grande politique publique de médecines douces et alternatives » et le « refus de la stigmatisation insidieuse des Français d’origine arabe ou de confession musulmane »13. Il ne se prononce pas sur « les grandes questions nationales comme le nucléaire, la dette publique ou le choix de la politique migratoire, [qui] devront être tranchées par des référendums »52.

La charte fondatrice de l’UPR « commande de n’attaquer personne en raison de ses convictions religieuses ou de ses origines », « refuse tout extrémisme et tout racisme », et « proclame son attachement à la Déclaration universelle des droits de l’homme »84.

François Asselineau dit soutenir l’Iran dans sa résistance à l’« euro-atlantisme »42 et s’oppose à l’intervention en Irak contre l’État islamique15.

Alliances politiques

En 2010, l’UPR fait part de son intention de dialoguer avec, voire de recruter des militants du Front de gauche, d’Égalité et Réconciliation, du Parti ouvrier indépendant, du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), de Solidarité et progrès ou de Debout la République95. Elle se rapproche ensuite de plusieurs formations dont le M’PEP et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), jusqu’à l’échec d’un projet d’alliance en 201395. François Asselineau est depuis hostile aux alliances avec d’autres partis politiques82.

Adhérents et notoriété

L’UPR revendique 500 adhérents en janvier 201196, un millier en 201257,97, 3 000 en 201354, entre 5 50013 et 5 900 en 201415, 9 400 fin 201555, entre 10 80053, 12 000 en 201627 et 16 500 début 201798.

François Asselineau et son mouvement n’en restent pas moins considérés comme marginaux sur la scène politique française : en 2014, la blogueuse Caroline Merlin[réf. souhaitée] le qualifie sur Le Plus – L’Obs de « personnage pratiquement inexistant dans le paysage politique »42 et Roland Jaccard, dans Causeur, d’« illustre inconnu »99 ; en décembre 2015, Le Point présente l’UPR comme « une formation politique inconnue des électeurs »100 et France Bleu comme un « parti méconnu dirigé par un inconnu »101.

Marianne décrit les militants de l’UPR comme venant « de partout. Souvent issus de la classe moyenne, ils militent pour la première fois »13. D’après François Asselineau, la plupart des adhérents de l’UPR n’appartenaient à aucun autre parti avant de le rejoindre et viennent souvent de la gauche27. Le parti indique que les adhérents représentent sa seule source de financement13.

Gestion du parti

Europe 1 souligne en 2017 que François Asselineau « reste, quoi qu’il en soit, la clef de voûte [de son parti]. Celui par lequel tout passe et auquel il est très difficile de s’opposer. […] Au final, cette verticalité est en totale adéquation avec la vision politique de François Asselineau. Lui qui se présente en nouveau de Gaulle, au-dessus des partis, ni de droite, ni de gauche, présente [pour l’élection présidentielle de 2017] un programme entièrement centré sur sa personne et les prérogatives régaliennes d’un chef de l’État »102. Le Huffington Post indique quant à lui qu’« autrefois jugé comme pouvant se montrer autocratique, François Asselineau est désormais décrit par ses militants comme étant à l’écoute, proche des siens »103.

Universités

Durant ses universités d’automne qui se tiennent en septembre 2012, octobre 2013, 2015 et octobre 2016, l’UPR reçoit diverses personnalitésn 3.

Participations à des scrutins électoraux

Dans un premier temps, François Asselineau rejette la participation de l’UPR aux scrutins locaux, ce qui reviendrait selon lui à « participer à un système que nous rejetons en bloc »96.

Lors des élections municipales de 2008, François Asselineau tente sans succès de présenter une liste dans le 17e arrondissement de Paris104,105.

François Asselineau annonce sa candidature à l’élection présidentielle française de 2012 le 3 décembre 2011 lors du congrès national de l’UPR à Nogent-sur-Marne106,57, mais ne parvient pas à obtenir les parrainages nécessaires (il déclare en avoir obtenu 17 pour environ 1 700 à 1 800 maires contactés107,n 4).

En 2013, il se présente à la législative partielle de la troisième circonscription de Lot-et-Garonne, dont le siège de député a été déclaré vacant à la suite de la démission de Jérôme Cahuzac51. Lors de ce scrutin, qui est le premier auquel concourt l’UPR, les partisans de François Asselineau se montrent très présents sur le terrain et diffusent leurs tracts dans toute la circonscription54. Il obtient finalement 0,58 % des suffrages exprimés (189 voix, douzième position sur dix-sept candidats)15,108. Jérôme Schrepf, journaliste de La Dépêche du Midi, estime qu’« il était clairement là pour se faire connaître et était très déconnecté des problèmes locaux. Mais il était entouré de gens de bon niveau, comme un ancien pilote de l’armée de l’air »5. Il reçoit le soutien de Nicolas Dupont-Aignan qui vante les liens entre l’UPR et son parti Debout la République « sur la défense de notre souveraineté » ou « sur l’indépendance de la France »5.

Lors des élections européennes de 2014, François Asselineau recueille 0,58 % des voix (17 864 voix) dans la circonscription Île-de-France109, et son parti recueille 0,41 % des suffrages sur le plan national (76 907 voix)110. Marianne remarque que l’UPR « a dû consacrer une bonne partie de son budget de campagne pour les élections européennes (381 000 euros) à s’opposer au FN »13. Jean-Yves Le Gallou prend en exemple le score de l’UPR pour souligner les limites électorales du « souverainisme pur et dur » qui fait « de la sortie de l’euro l’alpha et l’oméga de la politique »111.

Dans le cadre des élections départementales de 2015, l’UPR présente des candidats dans 14 cantons. Le score maximum obtenu est de 3,22 %112.

L’UPR participe aux deux législatives partielles organisées en 2015. Le 1er février 2015, dans la quatrième circonscription du Doubs, Yannick Hervé obtient 147 voix (0,57 %, neuvième position sur treize candidats)113. Le 6 septembre 2015, dans la troisième circonscription de l’Aveyron, Loïc Massebiau obtient 444 voix (1,86 %, dernière position sur sept candidats)114.

Lors des élections régionales de 2015, l’UPR présente un peu moins de 2 000 candidats112,55,110, ce que Slate qualifie de « performance étonnante pour cette formation politique sans élu, ni financement public »115. François Asselineau est tête de liste en Île-de-France115. L’UPR propose « l’organisation de référendums sur les grands sujets régionaux, comme les Jeux olympiques en Île-de-France ou Notre-Dame-des-Landes dans les Pays-de-la-Loire », « l’institution de référendums d’initiative populaire au niveau régional », la rénovation des lycées et l’amélioration des transports en commun115. Sur le plan national, l’UPR recueille 0,87 % des suffrages exprimés (189 330 voix)116. En Île-de-France, la liste menée par François Asselineau recueille 0,94 % des suffrages exprimés (29 755 voix)117. L’UPR invite les électeurs à l’abstention lors du second tour de l’élection118,119.

Candidat à l’élection présidentielle de 2017

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Logo de candidature.

Cherchant à se présenter lors de l’élection présidentielle de 20175,120, il obtient 587 parrainages121, ce qui est perçu comme une « surprise »26,122. Il est crédité de 0,5 à 1,5 % des voix dans les sondages123,124,125.

Il présente son programme lors d’une allocution de 3 h 20 à la Plaine Saint-Denis, le 14 mars 2017126. Le Monde souligne que « François Asselineau est le seul parmi les candidats défendant des idées souverainistes à vouloir enclencher une procédure de « Frexit » dès son élection127. »

Lors du débat télévisé réunissant la totalité des candidats, il se distingue en citant avec précision la Constitution française, les traités de l’Union européenne, et en critiquant les emprunts bancaires des candidats favoris128. Il précise que son parti n’a contracté aucun crédit et propose que les partis politiques ne puissent plus se financer auprès des banques, estimant que « ce sont les banques qui donnent après des instructions »129. Un sondage visant à déterminer quel candidat a été perçu comme le plus convaincant lui attribue 3 % des suffrages130. Les décodeurs du Monde mettent en cause un « festival d’intox des candidats sur l’Europe lors du grand débat », et en particulier certaines affirmations de François Asselineau. Ce dernier déclare notamment à cette occasion que les traités européens poussent à la privatisation des services publics : selon Les décodeurs, François Asselineau confond privatisation et libéralisation, cette dernière correspondant à la mise en concurrence des services publics avec des entreprises privées, à l’intérieur de secteurs d’activité précis (les services postaux, l’électricité et le gaz, le transport aérien…) auparavant tous monopolistiques. De plus, François Asselineau présente les recommandations de politique économique de la Commission européenne (GOPE) comme des directives que la France doit suivre impérativement, mais Les décodeurs affirment qu’il s’agit bien de recommandations, donc non contraignantes. François Asselineau affirme également que la contribution nette de la France au budget de l’Union européenne est de 9 milliards d’euros, alors que le calcul de cette contribution donne un résultat maximum de 6,1 milliards selon Les décodeurs131. Ce chiffre est confirmé par RTBF, qui estime que de toutes façons, le type de calcul proposé par Asselineau, purement comptable, a un intérêt limité. Ces contributions permettent en effet de faire progresser l’économie des pays les plus faibles, et ceux-ci sont alors susceptibles d’acheter du matériel aux pays les plus forts, ce qui, selon RTBF, complexifie l’équation simpliste d’Asselineau132.

Lors de cette élection, François Asselineau se targue de « relever le niveau du débat de cette présidentielle qui a sombré dans l’abysse »75. Il déclare : « Si je suis candidat c’est pour être élu, ce n’est pas pour faire de la figuration »133. Il assure qu’il va être « la grosse surprise » du premier tour134, une promesse qui ne fait pas preuve de réalisme selon son adversaire Jacques Cheminade135,136.

Le 23 avril, il recueille 332 588 voix, soit 0,92 %, et se classe en neuvième position sur onze137.

Évoquant le second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, François Asselineau prédit une victoire de ce dernier, qu’il qualifie d’« horreur » et de « marionnette de l’oligarchie financière ». En outre, il décrit Marine Le Pen comme la « représentante d’un mouvement qui stigmatise les populations et n’a jamais vraiment proposé de sortir de l’UE ». Il ne donne « aucune consigne de vote » pour le second tour et estime que la situation qui découle du premier tour est « très grave » pour la France138,139,140.

Positionnement sur les affaires étrangères

Conspirationnisme antiaméricain

La plupart des médias qualifient François Asselineau et l’UPR de conspirationnistes141,142,143,144,145,146,147,148,149. Rudy Reichstadt, animateur du site Conspiracy Watch, résume les idées de François Asselineau comme « un souverainisme intégral mâtiné de théorie du complot antiaméricaine », et voit dans sa stratégie l’intention de mener « une sorte d’OPA sur le public séduit par les discours complotistes de sites comme le Réseau Voltaire ou Égalité et Réconciliation, d’Alain Soral »54. Il commente également à son sujet : « Je ne pense pas qu’il soit dingue, mais qu’il utilise le complotisme parce qu’il a compris que c’est ce qui marche sur internet5 ». Pour Le Huffington Post, la « rhétorique conspirationniste » de François Asselineau « en fait une personnalité politique à part »150

Pour Arrêt sur images, « c’est […] le complot américain, multiforme mais permanent au moins depuis la Libération, qui est la clé principale, voire unique, d’explication du monde » dans « les discours ou les écrits d’Asselineau »15. D’après Libération, « le site officiel du mouvement regorge[ant] de longues analyses se voulant factuelles, mais menant irrésistiblement vers une lecture conspirationniste de l’histoire, dont les ficelles remonteraient jusqu’aux services américains »151. Selon François Asselineau, le processus d’unification européenne aurait été lancé exclusivement sur instruction du gouvernement américain, dont Robert Schuman n’aurait été qu’un exécutant « prête-nom », et Jean Monnet — « très probablement agent de la CIA » — un « agent traitant »152,153. Il présente également la secte Boko Haram, l’État islamique ou les attentats de Boston comme autant de complots de la CIA154. Il affirme à l’occasion des élections régionales de 2015 que les nouvelles régions « ont été calquées sur les États américains », avec pour objectif de « disloquer la France »115,155.

Bien qu’Asselineau prétende ne s’être jamais exprimé sur les attentats du 11 septembre 2001, le site Conspiracy Watch relève dans une de ses vidéos de 2013 une intervention sur le sujet. À cette occasion, Asselineau présente la « théorie officielle » comme une « théorie du complot » — un argument utilisé par les conspirationnistes — et en donne, selon Conspiracy Watch, une « version caricaturale »156.

StreetPress souligne que certains invités des universités d’automne ou des meetings de l’UPR sont conspirationnistes, tels Alain Benajam du Réseau Voltaire ou Étienne Chouard, et relève « des centaines » de prises de position conspirationnistes de la part de militants et candidats de l’UPR sur les réseaux sociaux157.

François Asselineau soutient que le Front national a été « inventé » en 1983 par François Mitterrand et Jacques Attali, qui auraient « donné instruction aux médias » de le « faire mousser ». Il soutient aussi que le FN a été financé dans les années 1980 par une association très proche de la secte Moon, CAUSA International (en), derrière laquelle se trouveraient la CIA et la « famille Bush ». François Asselineau affirme aussi que Marine Le Pen plagie et pollue le discours de l’UPR, et qu’elle a bénéficié de la promotion de l’hebdomadaire Marianne, une tactique visant, selon lui, à rendre infaillible l’élection de Dominique Strauss-Kahn en 201242,15. Selon Robin D’Angelo « François Asselineau souffre d’une maladie : la comploïte aigüe » quand il affirme « que « les militaires américains », « le FBI » et « John Negroponte » contrôlent l’institut de sondage Harris Interactive pour faire gonfler les scores de Marine Le Pen afin de discréditer tous ceux qui s’opposent à la construction européenne »87.

Face aux accusations de conspirationnisme, François Asselineau dit être victime d’« une forme d’excommunication » et juge qu’il s’agit là d’« une façon de ne pas répondre aux questions de fond »5. Selon Le Monde, François Asselineau croit « à un grand complot des grands médias pour le faire passer pour un complotiste »155. Pour le sociologue libertaire Jean-Pierre Garnier, le seul tort de François Asselineau est de « [rappeler] certains faits connus mais qu’il convenait de taire, telle la part prise par les États-Unis dans la naissance de la CEE ou, plus récemment, dans l’essor du terrorisme djihadiste »158.

D’après Caroline Merlin, blogueuse à L’Obs, François Asselineau hait « toute influence anglo-saxonne ou américaine » en France42. En 2004, au moment où François Asselineau devient délégué général de l’Intelligence économique à Bercy, le journal Libération estime que sa défense d’un patriotisme économique va « de pair » avec un antiaméricanisme et une critique systématique d’ « institutions européennes « libérales » et que ces convictions ne sont « pas toujours très bien argumentées au regard des enjeux de la mondialisation »19. Pour Laure Daussy, d’Arrêt sur Images, le fait que François Asselineau puisse voir les États-Unis derrière l’État islamique ou bien derrière la construction européenne, ou qu’il puisse penser que Marine Le Pen est soutenue par le gouvernement américain, sont des preuves de l’antiaméricanisme de François Asselineau15.

Positions pro-russes

Selon le journaliste Nicolas Hénin, auteur d’un livre sur les réseaux pro-russes en France, François Asselineau est caricaturalement anti-américain, et « obséquieusement laudateur » du président russe Vladimir Poutine. De plus, Nicolas Hénin qualifie l’UPR de « bon candidat au titre de meilleure officine poutiniste de France »159. L’universitaire Cécile Vaissié, spécialiste de la Russie, écrit que François Asselineau « s’active pour le Kremlin ». Elle assure que le débat sur les relations franco-russes qui a lieu à l’université d’automne de l’UPR en 2015 est « biaisé et partisan, voire mensonger ». Elle mentionne la présence de Xavier Moreau à cet événement, et réfute son opinion concernant les télévisions russes, où, selon lui, la liberté des débats est « totale »69.

L’UPR prône un rapprochement avec la Russie160. François Asselineau est régulièrement interrogé par des médias russes tels que Russia Today, ProRussia TV et La Voix de la Russie15,69,161 et a visité la Crimée un an après son rattachement à la Russie159. En juin 2015, il est invité aux célébrations de la fête nationale russe à l’ambassade de Russie en France, en compagnie notamment de Jean-Pierre Chevènement et de Jacques Sapir162.

Militantisme et relations avec les médias

Relations avec les médias

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Alors peu invité dans les médias, François Asselineau est reçu en 2014 sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, diffusée sur France 2.

Dès le mois de février 2012, François Asselineau et son parti, l’UPR, considèrent qu’ils sont « barrés des grands médias » et « interdits d’antenne » parce que « [leur] discours dérange »56,163. En 2014, le parti affirme être « le plus censuré de France164 ». À l’occasion des élections régionales de 2015, l’UPR utilise comme slogan : « Le parti qui monte malgré le silence des médias »5.

En avril 2014, l’UPR envoie une lettre au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour protester de son absence des médias15. Après les élections européennes de 2014, l’UPR proteste à nouveau contre le « silence » médiatique dont il fait l’objet, ses listes ayant recueilli plus de voix que celles du Nouveau Parti anticapitaliste (0,41 % contre 0,39 %)165, mais sans pour autant attirer plus l’attention des médias43,15.

Ce militantisme ne va pas sans contrecoups. 20 Minutes relève que « les soutiens de l’UPR n’hésitent pas à contacter les auteurs d’un article concernant leur candidat, s’il leur paraît incorrect » ; le porte-parole du parti affirme cependant que celui-ci « n’a jamais demandé d’écrire ou d’appeler des journalistes »166. Laurent de Boissieu, journaliste à La Croix, évoque ainsi dans son bloc-notes de mai 2014 le « harcèlement que tout journaliste a subi un jour ou l’autre de la part de certains des militants de l’UPR » pour que les médias fassent une place dans leurs colonnes à François Asselineau et à son parti5. Il commente à ce propos : « prononcez le nom de « François Asselineau » devant un journaliste, et vous le verrez rigoler44 ». Il estime cependant qu’en se disant victime d’une « injustice du traitement médiatique », « François Asselineau n’a pas complètement tort, et les chiffres qu’il avance parlent d’eux-mêmes. Certains confrères ont par exemple davantage parlé de listes anecdotiques présentes dans la seule région Île-de-France que de celles de l’UPR pourtant en lice partout » durant les élections européennes de 201444.

Laurent Ruquier, ayant reçu « pendant à peu près un an » de nombreux messages, sur Facebook ou Twitter notamment, lui demandant pourquoi il n’invitait pas François Asselineau167, finit par recevoir ce dernier dans l’émission On n’est pas couché, en septembre 2014 : sur Le Plus – L’Obs, on s’interroge à cette occasion sur la pertinence de donner la parole à « ce genre d’individu complotiste42 » et Roland Jaccard juge que l’invitation d’Asselineau avait principalement pour but de le jeter en pâture aux chroniqueurs de l’émission et de ringardiser les idées anti-européennes99.

Les échanges sur Twitter lors de la campagne du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne montrent que les médias russes Sputnik et RT « s’affirment comme une source première d’information pour les militants du « FN » et de l’UPR de François Asselineau », leur ligne éditoriale étant « perçue comme une alternative aux médias traditionnels souvent décriés par ces mêmes militants »68. L’UPR est régulièrement invitée dans les médias internet dits « de réinformation », dont elle a compté plusieurs figures dans ses rangs telles que Jean Robin, Patrick Dhondt alias « Tepa » (fondateur du site Meta TV, proche de Dieudonné15,82), Raphaël Berland (fondateur du Cercle des volontaires) et Jonathan Moadab (de l’Agence Info Libre)55,168.

Cybermilitantisme

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De mars 2007 à février 2017, François Asselineau aura donné environ 500 conférences169[réf. insuffisante], dont certaines portent en tout ou partie sur l’histoire de France.

Asselineau et ses équipes sont très investis dans le militantisme sur Internet54 : l’UPR affirme s’être développé « exclusivement en ligne »50 et mise en premier lieu sur le net pour se faire connaître170,27. Rudy Reichstadt qualifie l’UPR de « véritable phénomène sur Internet » et note qu’il est « difficile de passer à côté lorsqu’on s’intéresse à la mouvance complotiste54 ». D’après François Asselineau, le site de l’UPR s’est « hissé au tout premier rang des sites politiques français pendant les européennes » en 201415. Lors de la campagne pour ces élections, il est le 5e candidat français le plus influent sur Twitter en considérant les retweets171. Arrêt sur images souligne en 2014 que le compte Twitter de François Asselineau « n’est pas particulièrement suivi, par rapport à d’autres politiques : 8 200 followers », ce que l’intéressé explique par le fait d’avoir « rejoint Twitter tardivement » ; il ajoute que la page Facebook de l’UPR compte 30 000 fans, soit un « nombre élevé » selon lui15. Lors de la campagne du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, il « se distingue comme la personnalité politique la plus active [sur Twitter en France] avec 16 messages concernant le Brexit »68.

En 2012, l’UPR crée une fonction de « responsable national au cybermilitantisme », dont la mission est de développer et de coordonner le travail des équipes menant des « actions cybermilitantes » sur le Web172 ; elle est dotée en 2014 d’une centaine de personnes, d’après son responsable13. François Asselineau affirme ne pas avoir « d’armée de l’ombre »102 mais reconnaît que lui ou ses équipes ont eu l’occasion de donner des consignes aux militants en matière de cybermilitantisme70. Le colonel Régis Chamagne, ancien cadre de l’UPR, indique que « s’il se développe surtout de façon virale, le cybermilitantisme de l’UPR est parfois impulsé par le haut »102. 20 Minutes relève des consignes données par le parti en matière de cybermilitantisme sur son site internet et sur Facebook166.

François Asselineau diffuse également sur YouTube « des enregistrements de ses conférences-fleuves »5 qui « ont été visionnées près de deux millions de fois » en 201450. D’après Arrêt sur images, ses vidéos ont été « vues en moyenne entre 10 000 et 150 000 fois (un score pas extraordinaire au regard du succès que peuvent remporter certaines vidéos virales) »15. Fin 2016, la chaîne YouTube de l’UPR est la deuxième chaîne politique de France en nombre d’abonnés (près de 25 000), loin derrière celle de Jean-Luc Mélenchon (plus de 122 000). En revanche, en nombre de vues, la chaîne de l’UPR arrive derrière celle du Front national et derrière celle de Jean-Luc Mélenchon, mais devant celle de Marion Maréchal-Le Pen173. Durant la campagne présidentielle de 2017, une étude de l’association Data for Good estime que « l’algorithme de recommandation de YouTube, qui suggère les vidéos à regarder, présente un biais net en faveur de Mélenchon, Le Pen et Asselineau », ce dernier figurant dans 15,8 % des vidéos suggérées qui comportent le nom d’un candidat dans leur titre174. Pour Slate, François Asselineau est « le premier vrai candidat YouTubeur », sa chaîne totalisant en 2017 11,4 millions de vues, soit « bien plus que tous les autres candidats, à l’exception de Jean-Luc Mélenchon », en bonne partie grâce à ses « vidéos plus anciennes : si l’on observe ses contenus les plus populaires, notamment des conférences de plusieurs heures, on remarque que les titres et les miniatures de présentation sont souvent très accrocheurs, et le propos fait écho à une sphère de YouTube qui diffuse des thèses « complotistes », thématique extrêmement populaire et favorisée par les algorithmes »175. D’après Rudy Reichstadt, ses vidéos diffusées sur YouTube « sont véritablement la clé de son succès : elles ont fait sa notoriété et lui ont permis d’élargir sa base d’adhérents dans des proportions inespérées. Pour quelle raison ? Parce qu’Asselineau, que l’on adhère ou non à ce qu’il dit, raconte une histoire, réintroduit du sens, délaisse la politique technocratique pour parler de l’histoire de France, de la démocratie, de géopolitique, sur un mode toujours très dramatisant »176. Gaël Brustier considère que « les meetings-conférences de [François Asselineau], dans le contexte de décomposition idéologique qui caractérise notre époque, donnent une explication globale de la situation de la France, une vision du monde simple, voire simpliste des enjeux actuels, laissant parfois la place à une tentation « complotiste »25.

Par ailleurs, François Asselineau publie régulièrement des articles sur AgoraVox : StreetPress le classe parmi « les blogueurs les plus conspirationnistes » qui « ont phagocyté le site »177.

Autres formes de militantisme

En 2013, l’UPR lance une pétition contre le projet de loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche qui élargit les possibilités d’enseigner dans des langues étrangères dans le supérieur. Le parti revendique environ 10 000 signataires178,179.

Après les élections européennes de 2014180, l’UPR mène une importante campagne d’affichage à travers la France pour se faire connaître27,181,182,183. L’Obs présente l’UPR comme « le premier parti de France en matière d’affichage sauvage »140. La Croix indique que « cette campagne d’affichage hors norme serait le fruit de la mobilisation des militants au sein des délégations régionales. À leur image, les adhérents auraient spontanément saisi perches et seaux pour faire entendre leur voix ». François Asselineau affirme que cette campagne militante le distingue des autres partis, qui font appel à des sociétés privées pour diffuser leurs affiches180.

Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, François Asselineau obtient « à la surprise générale » les 500 parrainages nécessaires pour valider sa candidature26, ce qu’il doit à un « réseau de militants surmotivés »184 qui est parti très tôt en campagne, allant de préférence vers les maires sans étiquette politique des petites communes185. François Asselineau déclare qu’il a rencontré lui-même 108 maires et que ses 200 démarcheurs en ont vus des milliers186. Plusieurs maires indiquent que des militants de l’UPR sont venus plusieurs fois à leur rencontre, ce qu’ils n’ont pas observé pour d’autres partis187,188. Selon Le Dauphiné, les militants de l’UPR sont « d’un prosélytisme à écœurer une armada de témoins de Jéhovah »189. La motivation des militants a joué en leur faveur et certains maires ont accordé leur parrainage même lorsqu’ils n’étaient pas favorables à une sortie de l’Union européenne, n’avaient pas l’intention de voter pour François Asselineau ou pensaient qu’il n’avait aucune chance d’être élu190,185.

Page Wikipédia

D’après Envoyé spécial et Florence Devouard, François Asselineau crée lui-même en 2007 l’article qui lui est consacré sur la version francophone de Wikipédia, ainsi qu’un autre consacré à l’UPR191,192,n 5. Selon Pierre-Carl Langlais, administrateur sur Wikipédia, celui-ci cherche, « peu ou prou, à contre-balancer l’omerta dont serait victime l’UPR dans les médias traditionnels »193. Ces deux articles sont supprimés à plusieurs reprises192,191,13,170, le débat communautaire concluant à un manque de références dans les médias traditionnels15.

François Asselineau proteste alors contre la « censure » exercée à son encontre sur la version francophone de Wikipédia — plusieurs versions en d’autres langues, notamment en anglais et en allemand, dont les règles sont plus laxistes192, lui consacrent un article sans être supprimées15,13,193. Daniel Ichbiah classe François Asselineau parmi les personnes qui harcèlent la fondation Wikimedia, « s’estimant à tort ou à raison desservies par Wikipédia » ; Florence Devouard précise : « comme il n’est pas arrivé à ses fins, il nous a assaillis de questions, en a parlé à la presse, et même dans l’émission Envoyé spécial. Des gens comme cela nous épuisent »192. Les débats autour du maintien de la page Wikipédia de François Asselineau sont présentés comme un « cas d’école » sur la version francophone de l’encyclopédie194,195,187.

Publication

Notes et références

Notes

  1. Le nombre d’adhérents revendiqués est affiché en temps réel sur le site.
  2. À ne pas confondre avec l’ancien parti politique du même nom (Union populaire républicaine), fondé en 1919 et dissous en 1946.
  3. Notamment en 2012 : Alain Benajam (Réseau Voltaire), Robert Ménard87, Jacques Nikonoff95, Slobodan Despot et le blogueur Étienne Chouard61 ; en 2013 : John Laughland (en) (Institute of Democracy and Cooperation), Annie Lacroix-Riz (Pôle de renaissance communiste en France) et Jean Bricmont69 ; en 2015 figurent Xavier Moreau, Pierre Lorrain (journaliste à Valeurs actuelles), Diana Johnstone et le conseiller politique de l’ambassade de Russie en France69 ; en 2016 Brian Denny (syndicaliste britannique), Vincent Brousseau (ancien économiste à la BCE), Anthony Coughlan, Pierre Lévy (ancien syndicaliste), Nathan Smith (« Directeur Exécutif » du Parti pour l’indépendance du Texas), et l’Amiral (E.R.) Michel Debray (ancien président de la Fondation Charles-de-Gaulle).
  4. L’Opinion et Laurent de Boissieu indiquent également 17 signatures ; voir Béatrice Houchard, « François Asselineau, le candidat extrêmement «divers» » [archive], sur L’Opinion.fr, 12 septembre 2016 (consulté le 15 septembre 2016) ; et Laurent de Boissieu, « Union Populaire Républicaine (UPR) » [archive], sur france-politique.fr (consulté le 3 novembre 2016). De son côté, Le Monde indique 18 signatures ; voir Quentin Vasseur, « Qui sont les candidats à la présidentielle ? » [archive], sur www.lemonde.fr, 28 avril 2016 (consulté le 28 avril 2016).
  5. La page d’informations du présent article signale quant à lui qu’il a été créé en 2006 par l’utilisateur Jean-Yves CREVEL, proche de François Asselineau au RIF et secrétaire général de l’UPR à sa fondation. Voir Laurent de Boissieu, « Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF) » [archive], sur france-politique.fr (consulté le 27 août 2016).

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Annexes

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Articles connexes

Liens externes

MacronLeaks : le mouvement d’Emmanuel Macron piraté, 9 gigaoctets de documents publiés

Ouaouh !

Je ne sais pas d’où ça vient mais ne peux qu’applaudir.

Pour le moins, il était grand temps qu’un certain nombre de décideurs, et surtout le public, puissent enfin prendre conscience de ce que sont les méthodes utilisées par le cybercriminel et malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et tous ses complices « déconnologues », ainsi que bien d’autres groupes criminels similaires agissant de même au profit de patrons voyous pour harceler ceux de leurs salariés ou anciens employés susceptibles de dénoncer leurs pratiques illégales, quelles qu’elles soient, des plus « bénignes » jusqu’aux plus graves.

En l’occurrence, cela ressemble même au gag de l’arroseur arrosé. N’est-ce pas, M. Ferrand ?

 

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/05/06/macronleaks-tentative-de-destabilisation-a-la-derniere-minute_1567718

Boule puante
«MacronLeaks» : tentative de déstabilisation à la dernière minute

 

Par Aurélie Delmas — 6 mai 2017 à 08:11
«MacronLeaks» : tentative de déstabilisation à la dernière minute

 

E-mails, photographies, documents de comptabilité… Une importante quantité de documents reliés au mouvement d’Emmanuel Macron En marche ont été publiés dans la nuit de vendredi à samedi. Quelques heures avant la fin de la campagne officielles pour l’élection présidentielle.

 

  • «MacronLeaks» : tentative de déstabilisation à la dernière minute

A 20h35 vendredi soir, quelques heures avant le début de la période de réserve, pendant laquelle les médias n’ont pas le droit d’évoquer les enjeux électoraux, une somme de documents a été publiée sur 4Chan, un forum anonyme. Sur Twitter, elle est rapidement baptisée #MacronLeaks. Le candidat favori à la présidence de la République, Emmanuel Macron, a été visé par une attaque dont il est impossible pour l’heure de déterminer la source. Impossible également de déterminer l’importance des informations dévoilées tant le nombre de documents est important. Mais plusieurs heures après leur mise en ligne, les documents publiés ne semblaient rien contenir de compromettant pour le candidat. Décryptage de cette tentative de déstabilisation de dernière minute, relayée en France par les cadres du Front national.

1) De quels documents parle-t-on?

Selon les premières informations, 9 gigaoctets de documents auraient été publiés. Cela représente l’équivalent de dizaines de milliers d’e-mails. Ces fuites contiennent des courriers électroniques mais aussi, des photographies et des documents internes au mouvement politique En marche qui s’étalent de 2003 au 24 d’avril 2017, selon WikiLeaks. Mais impossible, à 24 heures du scrutin, de connaître l’ampleur exacte et encore moins le contenu de cette somme de documents.

Le mouvement En marche a rapidement évoqué l’attaque et publié un communiqué dans les heures qui ont suivi la fuite : «Le mouvement En marche a été victime d’une action de piratage massive et coordonnée donnant lieu ce soir à la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations internes de nature diverse (mails, documents comptables, contrats…).
Les fichiers qui circulent ont été obtenus il y a plusieurs semaines grâce au hacking de boîtes mail personnelles et professionnelles de plusieurs responsables du mouvement.
Ceux qui font circuler ces documents ajoutent à des documents authentiques nombre de faux documents afin de semer le doute et la désinformation. Intervenant dans la dernière heure de la campagne officielle, cette opération relève manifestement de la déstabilisation démocratique, comme cela s’est déjà vu aux Etats-Unis pendant la dernière campagne présidentielle.»

2) Qui a relayé l’information ?

On ignore pour l’heure qui est à l’origine de ces publications. Mais il est possible de retracer le chemin parcouru par la rumeur. A 20h35, un post est publié sur le forum 4Chan qui prévient: «Vous êtes prêts les gars?». «La fuite est massive et réalisée dans l’espoir que le moteur de recherche humain ici présent pourra commencer à parcourir les contenus et trouver exactement de quoi il s’agit», précise l’auteur du message. En lien, une trentaine de fichiers qui renvoient vers les documents cités plus haut.

À lire aussi L’interview du chercheur Nicolas Vanderbiest sur la propagation des Macron leaks

Moins d’un quart d’heure plus tard, à 20h49, Jack  Posobiec, membre de Citizens for Trump, un groupe de citoyens qui ont milité pour l’élection du candidat républicain à la Maison Blanche, tweete les documents. Il est repris par le site de «réinformation» DisobedientMedia de William Craddick, qui avait déjà relayé les rumeurs sur le compte aux Bahamas d’Emmanuel Macron.

MacronLeaks : le mouvement d'Emmanuel Macron piraté, 9 gigaoctets de documents publiés dans AC ! Brest

Peu de temps après, à 21h31, c’est le compte Twitter de Wikileaks qui relaie la fuite, donnant un écho bien plus important à la fuite : «Plusieurs GB de prétendues archives mails de l’équipe de Macron. Possible blague de 4Chan. Nous vérifions». Puis : «Mise à jour: #MacronLeaks contient plusieurs dizaines de milliers d’emails, photos, pièces jointes jusqu’au 24 avril 2017 - environ 9Gb au total». WikiLeaks estimera plus tard dans la soirée que les MacronLeaks «ne changeront pas l’élection française».

 dans Attentats

Ce n’est qu’ensuite que la rumeur parvient en France, relayée par les comptes de cadres du Front national. Au premier rang desquels le bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, qui dans une étonnante formule dénonce des informations cachées par les médias sans avoir visiblement le moindre élément.

3) Des précédents

En février 2017, les serveurs informatiques d’En Marche ! avaient été victimes d’attaques venant d’Ukraine. Puis, au mois d’avril, des informations circulaient selon lesquelles la campagne d’Emmanuel Macron aurait été visée par les pirates informatiques que Washington avait déjà accusés d’avoir perturbé la présidentielle américaine sur ordre du Kremlin.

Le mouvement, qui estime que les documents diffusés ce vendredi «sont tous légaux», mais qui évoque également «des faux», évoque «une tentative de déstabiliser l’élection présidentielle française» et une mise en cause «des intérêts vitaux de la démocratie».

Aurélie Delmas

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/05/06/97001-20170506FILWWW00002-presidentielle-en-marche-se-dit-victime-d-un-piratage-massif.php?cmtpage=0

En marche ! se dit victime d’un « piratage massif » après la publication de documents

 

  • Mis à jour le 06/05/2017 à 00:35
  • Publié le 06/05/2017 à 00:15

 

L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a dénoncé, ce vendredi, une « action de piratage massive et coordonnée » après la diffusion « sur les réseaux sociaux » d’informations « internes » comme des courriels ou des « documents comptables ».

En marche ! affirme, dans un communiqué, que « les fichiers qui circulent ont été obtenus il y a plusieurs semaines grâce au hacking de boîtes mail personnelles et professionnelles » et qu’ils sont  »tous légaux et traduisent le fonctionnement normal d’une campagne présidentielle ».

Le mouvement politique précise que « ceux qui font circuler ces documents ajoutent à des documents authentiques nombre de faux documents afin de semer le doute et la désinformation ».

Bien évidemment, les documents provenant du piratage sont tous légaux et traduisent le fonctionnement normal d’une campagne présidentielle. Leur diffusion rend publiques des données internes mais n’est pas de nature à nous inquiéter sur la remise en cause de la légalité et de la conformité des documents concernés.

Nous prendrons toutes les initiatives nécessaires auprès des acteurs publics et privés pour faire la clarté sur cette opération inédite dans une campagne électorale française.

 

https://en-marche.fr/article/communique-presse-piratage

Communiqué de presse – En Marche a été victime d’une action de piratage massive et coordonnée

 

5 mai 2017 – Le mouvement En Marche ! a été victime d’une action de piratage massive et coordonnée donnant lieu ce soir à la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations internes de nature diverse (mails, documents comptables, contrats…).

 

Communiqué de presse

Vendredi 5 mai 2017

Le mouvement En Marche ! a été victime d’une action de piratage massive et coordonnée donnant lieu ce soir à la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations internes de nature diverse (mails, documents comptables, contrats…).Les fichiers qui circulent ont été obtenus il y a plusieurs semaines grâce au hacking de boîtes mail personnelles et professionnelles de plusieurs responsables du mouvement.

Ceux qui font circuler ces documents ajoutent à des documents authentiques nombre de faux documents afin de semer le doute et la désinformation.

Intervenant dans la dernière heure de la campagne officielle, cette opération relève manifestement de la déstabilisation démocratique, comme cela s’est déjà vu aux Etats-Unis pendant la dernière campagne présidentielle.

Pendant toute cette campagne, En Marche ! a constamment été le mouvement le plus visé par de telles initiatives, de façon intense et répétée.

L’ambition des auteurs de cette fuite est de toute évidence de nuire au mouvement En Marche ! à quelques heures du second tour de l’élection présidentielle française.

Bien évidemment, les documents provenant du piratage sont tous légaux et traduisent le fonctionnement normal d’une campagne présidentielle. Leur diffusion rend publiques des données internes mais n’est pas de nature à nous inquiéter sur la remise en cause de la légalité et de la conformité des documents concernés.

Les comptes de campagne, dont certains éléments parcellaires ont été diffusés, seront déposés en temps normal auprès de la Commission nationale des Comptes de campagne (CNCCFP). Nous attirons néanmoins l’attention sur le fait que nombre des documents publiés relèvent des comptes prévisionnels ou de devis et non d’engagement réalisés.

Nous appelons les médias désireux de rendre compte de cette opération à prendre leurs responsabilités en conscience. Il ne s’agit en effet pas d’une simple opération de piratage mais bel et bien d’une tentative de déstabiliser l’élection présidentielle française. Il importe par conséquent de prendre en considération la nature des documents fuités, de bien prendre conscience de ce qu’une grande partie d’entre eux sont purement et simplement des faux et l’opportunité de l’écho à donner à cette opération de déstabilisation.

Nous prendrons toutes les initiatives nécessaires auprès des acteurs publics et privés pour faire la clarté sur cette opération inédite dans une campagne électorale française.

La gravité des faits est d’ores et déjà une certitude et nous ne saurions tolérer que les intérêts vitaux de la démocratie soient ainsi mis en danger.

Rome et Brest : deux justices très différentes

Même en Italie où de notoriété publique différentes mafias font toujours régner leurs lois sur des parties de territoires très étendues, les autorités judiciaires ne s’amusent pas de découvrir des « plaisanteries » comme celles décrites ci-dessous.

Il n’y a vraiment que les magistrats brestois, particulièrement le juge Raymond André, pour apprécier de telles choses lorsqu’elles sont commises dans le ressort du Tribunal de Grande Instance de Brest, ou peut-être spécifiquement à l’encontre de membres de ma famille.

En effet, le cas s’est produit il y a quelques années alors que nous avions déjà été victimes de plusieurs tentatives d’assassinats.

Or, comme à son habitude, le juge Raymond André refusant catégoriquement de poursuivre n’avait manifesté d’animosité qu’à l’égard des victimes.

Il faut bien dire que par ici nous ne jouissons pas d’une bonne réputation, puisque nous sommes tous connus pour le même défaut, une intégrité sans faille de très mauvais aloi en pays de Brest.

 

http://www.eurosport.fr/football/serie-a/2016-2017/des-mannequins-de-joueurs-pendus-et-une-menace-apres-la-defaite-de-la-roma-dans-le-derby_sto6153689/story.shtml

Des mannequins de joueurs pendus et une menace après la défaite de la Roma dans le derby

 

Par AFP

Il y a 2 heures

SERIE A – Mise en scène macabre dans les rues de Rome. Quatre mannequins de joueurs de l’AS Rome ont été pendus danns la capitale italienne accompagnés d’un message de menace après la défaite de la Rome lors du derby romain.

 

Une banderole aux propos menaçants et quatre mannequins de joueurs pendus à deux pas du Colisée… Les passants et les touristes circulant vendredi matin dans le centre de Rome ont découvert stupéfaits une macabre mise en scène visant l’AS Roma.

La défaite du club dimanche (3-1) lors du derby romain face à l’éternel rival, la Lazio, ainsi que la décevante saison des Rouge et Noir qui se conclura sans aucun titre pourraient être à l’origine de cette sinistre initiative, expliquent les médias italiens. « Un conseil, sans vous offenser. Dormez la lumière allumée« , était-il inscrit sur la banderole, rapidement décrochée dans la matinée par les forces de l’ordre, de même de les quatre mannequins.

Selon la presse, le message pourrait aussi s’adresser plus spécifiquement aux trois joueurs dont les effigies, portant leur maillots, ont été pendues à savoir l’Égyptien Mohamed Salah, l’Italien Daniele De Rossi et le Belge Radja Nainggolan (un 4e pantin ne portait pas de maillot).

Une enquête a été ouverte par les carabiniers pour démasquer les auteurs de cette initiative. « S’agit-il des ultras de l’AS Roma déçus par la prestation de leur équipe ou d’une provocation des supporters de la Lazio ? « , s’interroge le Corriere della Sera. L’affaire survient quelques jours après la découverte devant le centre d’entraînement de l’AS Roma de silhouettes de cadavres blanches dessinées sur le sol avec l’inscription « RIP » (« Repose en paix »).

Simone Inzaghi

Simone InzaghiGetty Images

 

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Yin

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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