Archives pour la catégorie Ufoscepticisme

Nouveaux problèmes de connexion…

Quand je ne publie rien, je suis toujours tranquille, tout fonctionne sans aucun problème.

Mais quand je publie, je constate parfois que le fort mécontentement de mes lecteurs les plus assidus se traduit aussitôt par des coupures de ma connexion, comme c’est encore le cas depuis ma dernière publication, celle d’hier matin.

Vous êtes pénible, M. Nemrod.

On sait bien que vous auriez grandement aimé être informaticien, mais vous n’en êtes pas.

Pirater ne fait pas de vous un informaticien, encore moins un ingénieur.

Moi, par contre, j’en suis effectivement.

Que vous le vouliez ou non.

Pédocriminalité : les victimes sont invitées à se faire connaître de la justice

Les temps changent, il n’est apparemment plus question de conspuer les victimes de pédophiles qui tenteraient de dénoncer leurs agresseurs, même plus de quarante ans après les faits présumés de viol, encore moins de les faire interner en psychiatrie pour les faire taire, comme cela se faisait encore très couramment il n’y a pas si longtemps, mais au contraire de les rechercher et les écouter.

C’est l’avocat d’Outreau devenu ministre de la Justice qui demande aujourd’hui à tous les parquets de France de généraliser les pratiques adoptées par celui de Paris en la matière.

L’on notera par ailleurs que j’ai encore de gros problèmes de connexion depuis ma dernière publication d’hier, que bien évidemment Jean-Marc Donnadieu est venu commenter :

 

http://satanistique.blogspot.com/2021/03/qui-viole-une-niece-viole-en-liesse.html#comment-form

1 commentaire:

Pédocriminalité : les victimes sont invitées à se faire connaître de la justice dans AC ! Brest 2260

C’est pour quand l’article ?

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/au-moins-10-000-victimes-de-pedocriminalite-dans-l-eglise-depuis-1950-20210302

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Je vous ai déjà répondu sur ce sujet, M. Nemrod. Faites l’article vous-même, puisque vous en voulez un de plus que celui du Figaro ou des autres médias qui informent déjà le public sur le problème de la pédocriminalité dans l’Eglise.

De mon côté, je fais ce que je veux et n’ai aucun ordre à recevoir de qui que ce soit, et surtout pas d’un des assassins de ma famille.

Pour ceux qui découvriraient aujourd’hui nos échanges un peu spéciaux, je précise que ce monsieur qui me harcèle gravement depuis le printemps 2010 avec la bande de « déconnologues » du pédophile notoire et malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi a aussi vainement harcelé mon père pour qu’il me fasse interner en psychiatrie, tout en me harcelant, moi, tout aussi vainement, pour que je le dénonce pour inceste – un problème qui a sans aucun doute pourri leurs vies familiales mais pas la nôtre…

Ils ne manquent pas d’air, ces messieurs et dames « déconnologues »…

Dès l’été 2010, après m’avoir inventé une liaison totalement délirante avec le dénommé Joël Roma et en avoir publié tous les détails très croustillants, sous prétexte que je démentais le tout en le qualifiant d’affabulations délirantes, ce dont il s’agissait effectivement entièrement, le mythomane, harceleur et calomniateur public Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait d’abord publié un nouvel article dans lequel il me traitait de « menteuse » et de « mythomane » pour ce motif, puis il s’était mis à harceler Joël Roma lui-même par courriels et par téléphone en lui demandant, à lui, de confirmer toutes ses inventions délirantes nous concernant, telles qu’il les avait déjà publiées…

Et de s’étonner qu’en réaction l’intéressé quitte définitivement le giron de l’extrême-gauche brestoise et de sa patronne la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest pour aller se réfugier dans celui de la force « politique » a priori la plus radicalement opposée, celle du Front national…

 

 

https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/l-ancien-ministre-jean-michel-baylet-accuse-de-viols-sur-mineur-7900003826

L’ancien ministre Jean-Michel Baylet accusé de viols sur mineur

 

L’ancien président du PRG réfute ces accusations pour des faits qui remonteraient à plus de 40 ans.

 

Jean-Michel Baylet, en décembre 2012 au Sénat (Archives).
Jean-Michel Baylet, en décembre 2012 au Sénat (Archives). Crédit : AFP / JACQUES DEMARTHON
publié le 01/03/2021 à 23:18

 

Accusé de viols et d’agressions sexuelles sur mineur, l’ancien ministre Jean-Michel Baylet a été auditionné jeudi 25 février à Paris par la brigade de protection des mineurs, informe l’AFP ce lundi. Entendu en audition libre, l’ancien patron du Parti Radical de Gauche (PRG) « a formellement contesté ces allégations mensongères et apporté toutes les précisions nécessaires » pour des faits prescrits qui remonteraient à 41 ans, a réagi son avocat, Me Jean-Yves Dupeux, dans un communiqué.

Le parquet de Paris a pris l’habitude d’ouvrir systématiquement des enquêtes sur les accusations de violences sexuelles contre des mineurs, même si les faits sont apparemment prescrits, afin de vérifier les faits et de rechercher d’éventuelles autres agressions non prescrites. Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a demandé lundi aux procureurs de France de généraliser cette pratique, alors que les témoignages et les accusations de violences sexuelles sur mineurs se sont multipliés ces derniers mois.

Âgé de 74 ans, Jean-Michel Baylet a été secrétaire d’État puis ministre entre 1984 et 1993, sous la présidence de François Mitterrand, puis à nouveau entre 2016 et 2017, à la fin du mandat de François Hollande, cette fois de l’Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales. Actuel maire de Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne), il est également un des propriétaires et le président du groupe de presse La Dépêche du Midi.

Qui viole une nièce viole en liesse toute une jeunesse…

Après l’affaire du chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec, voici venue celle du policier de Nanterre et de ses accolytes pédophiles…

Verrons-nous bientôt sortir celle du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque ?

Pédophile notoire, trafiquant de drogue, contrebandier, pirate informatique, harceleur et calomniateur de profession, assassin et terroriste islamiste pour ses loisirs, il a indéniablement bénéficié de la protection de ses amitiés policières durant toute sa carrière criminelle.

 

https://www.ladepeche.fr/2021/02/28/un-ancien-policier-de-nanterre-juge-pour-le-viol-dune-douzaine-denfants-dont-ses-deux-nieces-originaires-doccitanie-9400065.php

Un ancien policier de Nanterre jugé pour le viol d’une douzaine d’enfants dont ses deux nièces originaires d’Occitanie

 

  • Il est également poursuivi pour enregistrements et diffusion de vidéo pédopornographiques. Il est également poursuivi pour enregistrements et diffusion de vidéo pédopornographiques.

    Il est également poursuivi pour enregistrements et diffusion de vidéo pédopornographiques. – DDM-MARC SALVET
Publié le 01/03/2021 à 07:01

l’essentiel

 

Un ex-policier de Nanterre est jugé à partir de ce lundi, devant la cour criminelle départementale de Versailles pour des viols et attouchements sexuels sur de très jeunes enfants, dont ses deux nièces originaires d’Occitanie.

Une terrible affaire de pédocriminalité est jugée à Versailles, ce lundi 1er mars, devant la cour criminelle départementale des Yvelines. « Nausée », « haut-le-cœur », « dégoût », sont les mots qui reviennent souvent à l’évocation de ce dossier hors norme où il est question de viols sur de très jeunes enfants, dont certains résidaient en Occitanie.

Toute cette semaine, un ancien policier de 36 ans, gardien de la Paix à Nanterre, est jugé pour viols, attouchements, enregistrement de vidéo pédopornographiques, détention et diffusion d’images, sur mineurs de moins 15 ans.

Au total, 26 parties civiles sont représentées dont ses deux nièces et des enfants d’amis. L’enquête des policiers de la sûreté départementale des Yvelines a mis au jour une douzaine de victimes, filles et garçons, âgés de 4 mois à 12 ans au moment des faits, sur une période allant de 2012 à 2018, en Occitanie mais aussi dans les Landes et en Seine-Maritime.

Lorsqu’en 2018 les enquêteurs travaillent sur cette affaire, les gendarmes de Verrières-en-Anjou (Maine-et-Loire) interpellent et placent en garde à vue un homme aujourd’hui âgé de 27 ans, dans le cadre d’une autre enquête. Les militaires avaient alors été alertés par la plateforme Pharos, signalant des contenus illicites sur le web. Ce suspect, domicilié à Angers et se faisant appeler « Panda bleu » sur le net, était en lien avec l’ex-policier. Les deux hommes sont alors accusés d’échanger photos et vidéos pédopornographiques via des messageries cryptées. Ce dossier fait l’objet d’une procédure à part notamment pour tortures et actes de barbaries sur des enfants. Arrêté à son tour, l’ex-fonctionnaire de police nie dans un premier temps toute accusation de pédocriminalité avant de passer aux aveux. À son domicile, les enquêteurs découvrent sur son ordinateur 237 000 photos et 6 847 vidéos mettant en scène des enfants avec des adultes.

Parmi ces collections de l’horreur, des images de cadavres d’enfants avec lesquels des adultes ont des relations sexuelles. Durant une petite dizaine d’années, cet homme avait l’habitude de filmer ses mises en scène avec ses très jeunes proies, caméra GoPro sur la poitrine ou posée sur un trépied, avant de diffuser les images sur le darknet, ce réseau caché sur internet utilisant des protocoles spécifiques pour ne pas être détectés.

Baby-sitter chez sa sœur

Pour faire partie de la communauté des pédocriminels du net, il aurait ainsi diffusé et partagé des images suffocantes d’attouchements et de viols sur des enfants. Comme un rite de passage obligé. En retour, il aurait eu accès au téléchargement d’un guide pratique du parfait prédateur contenant toutes sortes de conseils pour mieux approcher les enfants, selon leur âge et en utilisant des vocables adaptés. Sous son lit, plusieurs cartes postales échangées avec le suspect arrêté par les gendarmes, peu de temps avant, sont retrouvées avec des photos d’enfants sodomisés.

En Occitanie, de 2012 à 2018, il rend visite à sa sœur et s’occupe de temps en temps de ses nièces alors âgées de 4 mois et 3 ans. « Quand il se retrouvait seul avec elles, dans leur chambre, il parvenait à ses fins sans être soupçonné car son statut de policier, à l’époque, faisait de lui un oncle irréprochable », commente Me Christophe Léguevaques, avocat toulousain qui représente la famille des deux victimes, avec Me David Nabet-Martin. Attouchements, viol digital, sont les principaux faits reprochés à cet oncle qui une semaine avant son interpellation, en 2018, aurait procédé à de nouveaux attouchements sur l’une de ses nièces, profitant de l’absence des parents.

« Ce procès doit permettre de comprendre sa trajectoire et comment il en est arrivé là. Les faits sont reconnus mais certaines qualifications sont encore à discuter. Il poursuit des soins dans un centre pénitentiaire », assure l’avocat de l’accusé, Me Théo Héguy.

Il a fait des émules

Grand joueur de jeux vidéo et notamment du célèbre jeu en ligne « World of warcraft », un jeu de rôles aux confins du fantastique, l’ex-policier, passait également ses week-ends avec son acolyte du Maine-et-Loire, qu’il aurait formé à la pédocriminalité. « Il a fait des émules sur le darknet et à chercher à se documenter pour aller plus loin », poursuit Me Léguevaques.

Selon l’enquête de personnalité réalisée sur cet homme, ces penchants pour les jeunes enfants remonteraient alors qu’il était âgé de 14 ans. Il aurait expliqué son attirance pour les enfants alors qu’il n’était lui-même qu’un adolescent. En 2008, à l’âge de 23 ans, il aurait commis ses premiers sévices sur un proche de sa famille, un cousin de 3 ans à l’époque des faits.

Méthodique et collectionneur, l’ancien policier classait et archivait chaque fichier, sans aucune protection particulière. Ce n’est qu’à la vue de ces images insoutenables qu’il a reconnu les faits, devant le juge d’instruction. « Oui, j’ai fait ça ! », dit-il, en pleurs. Cet homme est jugé jusqu’à vendredi 5 mars par cinq magistrats professionnels, sans jury populaire. Il encourt 20 ans de réclusion.

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/un-ancien-policier-au-coeur-d-un-effroyable-reseau-pedocriminel-01-03-2021-8426645.php

Un ancien policier au cœur d’un effroyable réseau pédocriminel

 

Cet ex-gardien de la paix est jugé à partir de ce lundi pour des viols et agressions sur neuf enfants. L’enquête a révélé un inquiétant réseau mettant en relation des pédophiles dans le monde entier. Une des relations de l’accusé, un ancien animateur, comparaîtra prochainement à Angers.

 

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 Jugé pour viols, l’ancien flic de 35 ans devra également répondre de sa collection d’images pédopornographiques, quelque 230 000 photos et 6 500 vidéos insoutenables, dont des viols commis sur des cadavres d’enfants.

Jugé pour viols, l’ancien flic de 35 ans devra également répondre de sa collection d’images pédopornographiques, quelque 230 000 photos et 6 500 vidéos insoutenables, dont des viols commis sur des cadavres d’enfants. Clod
Par Louise Colcombet

Le 1 mars 2021 à 06h01

 
C’est l’un des maillons d’une chaîne de l’horreur. L’un des protagonistes d’un vaste réseau pédocriminel mis au jour en février 2018 grâce à une dénonciation sur la plate-forme Pharos, chargée de traquer la cybercriminalité. Une alerte qui avait d’abord permis de mettre un terme aux agissements infâmes d’un jeune Angevin, Yoann V., puis de remonter vers celui qu’il appelait son « grand frère », son « professeur », son alter ego : Pierre-Yoann Y.

De huit ans son aîné, celui-ci se targuait de savoir comment agresser des enfants en toute impunité, pour être lui-même… fonctionnaire de police. Une forme d’arrogance mise en échec par les accusations de son ami Yoann V. et les innombrables photos et vidéos réalisées pendant ses abus — ses petites victimes, elles, ayant totalement refoulé leurs souvenirs…

Pierre-Yoann Y. comparaît à partir de ce lundi devant la cour criminelle des Yvelines, une juridiction composée de cinq magistrats, testée depuis 2019 et compétente pour les crimes punis de quinze à vingt ans de prison. C’est cette dernière peine qu’encourt l’ex-gardien de la paix de 35 ans, jugé pour viols et agressions sexuelles commis sur neuf enfants, dont des bébés, depuis 2008. Il est également jugé pour fixation, détention et diffusion d’images à caractère pédopornographiques. Une collection forte de plus de 230 000 photos et près de 6 500 vidéos insoutenables, dont des viols commis sur des cadavres d’enfants.

C’est en surfant sur un site russe, prisé des pédophiles, que Pierre-Yoann Y., adepte du dark Web (cet Internet caché, accessible à l’aide de logiciels cryptés), fait la rencontre en 2012 de Yoann V., alors à peine majeur. Une relation virtuelle intense, aux accents quasi-amoureux, s’instaure. Les deux hommes évoquent leurs fantasmes en langage codé : « rouge » pour « nu », « ruta » pour « viol », « voiture » pour « garçon »… Une émulation malsaine dans laquelle ils se décerneront mutuellement le diplôme de « l’ordre du Panda », animal symbole des pédocriminels.

Par webcam interposée, chacun incite l’autre à passer à l’acte sur les enfants de son entourage, repoussant toujours plus de limites. Une véritable escalade dans l’horreur : Yoann V. doit lui-même être jugé dans les mois qui viennent par la cour d’assises du Maine-et-Loire pour des agressions sexuelles et des viols, certains commis avec actes de tortures ou de barbarie sur douze enfants, dont des nourrissons. En 2015, Pierre-Yoann Y. rejoindra même Yoann V., alors en vacances dans le Sud avec sa famille. Séjour lors duquel tous deux commettront des viols lors d’une soirée « baby-sitting »…

Les images étaient ensuite diffusées à d’autres contacts pédophiles, en France et même en Europe. C’est d’ailleurs l’un d’eux, dans un sursaut de conscience, qui sera à l’origine de la dénonciation de Yoann V. sur Pharos. Plusieurs enquêtes ont ainsi été ouvertes en cascade, dont l’une concerne un autre policier, basé en Meurthe-et-Moselle. Ce dernier a admis avoir imposé une fellation à un enfant placé chez ses parents, sous l’influence, dit-il, du duo. « J’ai l’impression d’avoir été leur jouet pour envoyer des photos, a-t-il ainsi résumé durant l’enquête. Avec V. et Y., c’était toujours plus : Vas-y, soulève son slip, montre son sexe, décalotte… »

Nièces, neveux et fils de proches pour victimes

Si chacun estime désormais avoir été sous l’emprise de l’autre dans ce tandem, c’est bien Pierre-Yoann Y. qui se plaçait en position de « sachant » : il avait ainsi téléchargé sur le dark Web plusieurs « guides » à destination des pédophiles. Des conseils sur les lieux où trouver des enfants, les meilleures positions pour les violer, l’âge idéal selon leur capacité à verbaliser des agressions, la façon de les aborder. Des préconisations que Pierre-Yoann Y. a appliqué à la lettre, commettant ses abus dans un contexte ludique, y compris à l’aide d’un livre « Martine » à la page de couverture modifiée, pour amadouer ses proies : nièces, neveux, fils de ses proches…

« La confiance que lui portaient ses amis et sa famille ne pouvait qu’être renforcée du fait de sa qualité de policier, souligne Me Céline Astolfe, avocate de la Fondation pour l’enfance et de la famille d’une victime. Cet ascendant et cette autorité naturelle, induits par son statut, expliquent d’ailleurs l’état de sidération dans lequel mes clients se sont durablement trouvés à l’évocation des faits. » « Des actes barbares », souligne-t-elle, rappelant l’exceptionnelle gravité de ce dossier, notamment par le « nombre de fichiers pédopornographiques retrouvés, qui dépasse l’entendement ».

Neuroleptiques et vodka goût fraise

« C’est une affaire qui ne peut que sidérer de par la nature des actes commis et l’âge des victimes », abondent Mes Sandra Chirac-Kollarik et Pascal Rouiller, avocats de plusieurs neveux et nièces de Yoann V., dont un garçonnet également victime du gardien de la paix, alors qu’il n’avait que quelques mois. « Les débats d’audience s’annoncent comme extraordinairement éprouvantes pour les parties civiles ; une lente descente aux enfers, qui interrogera sur l’homme, sa part d’ombre absolue et de laide violence. »

Car, pire encore, selon son ami angevin, l’accusé aurait drogué certaines de ses victimes pour assouvir ses bas instincts (des traces de neuroleptiques et d’antiépileptiques ont été retrouvées dans leurs cheveux). Il aurait également saoulé un enfant de huit ans en ajoutant de la vodka dans son eau minérale aromatisée à la fraise… Des faits que l’ancien policier conteste fermement.

Décrit par les experts psychologiques comme quasiment dénué d’empathie, l’accusé a révélé à la faveur de l’enquête avoir lui-même subi plusieurs agressions dans l’enfance, dont un viol par son cousin. Sa tante, informée, lui aurait alors intimé d’arrêter de « dire n’importe quoi ». Les deux intéressés nient. Quant à sa propre conduite, Pierre-Yoann Y. a maintenu n’avoir pas voulu faire de mal aux enfants, ne reconnaissant que les agressions sexuelles. « Les faits, d’une gravité indiscutable, ont été reconnus dans leur aspect factuel. Néanmoins, nous devrons nécessairement avoir un débat sur leur qualification juridique », éclaire Me Théo Heguy, avocat de l’accusé, pour qui certaines accusations de pénétration (donc les viols) ne sont pas établies. Le procès doit s’achever vendredi.

 

 

https://www.closermag.fr/vecu/faits-divers/l-ancien-chirurgien-pedophile-est-condamne-a-15-ans-de-prison-et-ce-n-est-pas-fini-1242737

L’ancien chirurgien pédophile est condamné à 15 ans de prison et ce n’est pas fini

 

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Qui viole une nièce viole en liesse toute une jeunesse... dans Attentats spacer

© DOC TF1
1/3 – Joël Le Scouarnec
Joël Le Scouarnec, ex-chirurgien, a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour agressions et viols commis sur quatre mineures.

spacer dans Calomnie

© DOC TF1
2/3 – Joël Le Scouarnec
L’homme aurait abusé de plus de 300 enfants en trente ans.

spacer dans Corruption

© BESTIMAGE
3/3 – Thibaut Kursawa, avocat de l’accusé
L’avocat de Joël Le Scouarnec rapporte que ce dernier émet « énormément de regrets » et « sait que ce qu’il a fait est impardonnable ».
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Par Chrystelle Gabory Le 16 février 2021 à 05h00

 

Le premier procès de ce pédocriminel a établi sa culpabilité pour les viols et agressions sexuelles de 4 mineures dont ses nièces et sa voisine. Une nouvelle procédure concerne 312 autres victimes.

« Je ne demande pas l’indulgence de la cour. Je ne demande ni pardon, ni compassion, [...] seulement le droit de redevenir un homme meilleur », a déclaré, avant le délibéré, l’un des plus redoutables pédocriminels français. C’est ensuite les bras croisés, impassible, que l’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec, 70 ans, a écouté sa sentence : quinze ans de réclusion criminelle pour agressions et viols commis sur quatre mineures. La cour l’a reconnu coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés.

« Malgré sa condamnation » en 2005 pour consultation d’images pédophiles, « Joël Le Scouarnec a poursuivi ses agissements [...] et rend nécessaire une peine d’incarcération significative », a déclaré Isabelle Fachaux, la présidente de la cour. Le prédateur froid et méticuleux, qui aurait abusé de plus de 300 enfants, a quitté l’audience sous bonne escorte, sans un regard pour ses victimes. Les mots de Me Thibaut Kurzawa, son avocat, auront du mal à humaniser son client : « Il a expliqué qu’il émettait énormément de regrets [...] sans forcément demander d’excuses, lui-même sait que ce qu’il a fait est impardonnable, ce sont ses mots. »

Face à ses nièces, l’homme craque et, en pleurs, reconnaît les avoir violées

Les regrets, les victimes auront pourtant dû batailler pour les entendre à l’audience. Trente ans après les faits, les nièces de Joël Le Scouarnec ont finalement fait plier le septuagénaire. Après avoir été confronté à des pièces à convictions, photos et écrits « insoutenables », l’accusé a fini par lâcher des aveux de viol, avec parcimonie. Le 1er décembre 2020, il avait reconnu des viols sur trois victimes dans les années 1980. Les affaires étant prescrites, ses aveux étaient sans conséquence pénale pour lui.

Mais le lendemain, le 2 décembre 2020, face à l’aînée des filles de sa sœur, l’homme craque et, en pleurs, reconnaît les avoir violées. « Tout ce qu’elles disent est vrai », a lancé l’accusé. Un soulagement pour les nièces aujourd’hui âgées de 35 et 30 ans. « Par rapport au début du procès, il s’est un tout petit peu ouvert, mais je ne parlerais quand même pas d’humanité », confie Me Delphine Driguez, l’avocate des nièces.

Dans des journaux intimes, il détaillait des agressions sexuelles et des viols sur plus de 300 enfants

Les aveux ont cependant été de courte durée, Joël Le Scouarnec a vite recouvré ses esprits. Il a réfuté l’évidence, pourtant confirmée par un rapport médical, concernant le viol digital de Lucie *, sa petite voisine de Jonzac, âgée de 7 ans au moment des faits. En le dénonçant à ses parents en avril 2017, « le monsieur, là, il m’a fait voir son zizi », la courageuse Lucie avait permis l’arrestation en mai 2017 de ce spécialiste en chirurgie digestive, alors en poste à l’hôpital de Jonzac, et la révélation de sa perversité.

Lors d’une perquisition, les policiers avaient découvert, effarés, des journaux intimes insoutenables dans lesquels Joël Le Scouarnec détaille des agressions sexuelles et des viols associés aux noms de plus de 300 enfants pendant trente ans. Des poupées portant des chaînes et des photos de lui nu sont retrouvées cachées sous son plancher. « C’est quelqu’un d’extrêmement pervers qui n’a pas de repentance par rapport aux actes commis », affirme Me Francesca Satta, l’avocate de Lucie. Cette tentaculaire affaire de pédocriminalité met en lumière les terribles manquements judiciaires dans le suivi des prédateurs sexuels.

« Son entourage était informé de ses agissements depuis 2010, a minima » accuse l’avocate de la Fondation pour l’enfance

Récidiviste, il avait déjà été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques en 2005 à Vannes (Morbihan). Il s’en était sorti sans obligation de soins ni interdiction d’entrer en contact avec des mineurs. Le médecin réputé avait ainsi poursuivi son activité de chirurgien hospitalier. L’omerta familiale aurait aussi bénéficié au pédocriminel. Une lettre de juillet 2010, écrite de la main de Marie-France Le Scouarnec, l’ex-épouse du médecin, à la mère des nièces abusées, relate qu’elle reconnaît avoir été informée d’une tentative d’agression de son époux sur le fils d’un couple d’amis. La missive a été versée au dossier.

« Il s’agit d’un élément matériel fondamental qui vient confirmer que l’entourage était effectivement informé des agissements de Joël Le Scouarnec depuis 2010, a minima », relève, au Parisien, Me Céline Astolfe, avocate de la Fondation pour l’enfance, partie civile. Il aurait fait au moins 17 victimes entre 2010 et son arrestation, le 2 mai 2017. L’ex-épouse et mère des trois fils du médecin pourrait être poursuivie pour « abstention volontaire d’empêcher des crimes ou délits ». Car la justice n’en a pas fini avec lui. Depuis octobre 2020, il est mis en examen dans un deuxième volet à Lorient pour viols et agressions sexuelles sur 312 victimes potentielles identifiées à la lumière de ses « carnets ». L’heure est venue de payer pour ces crimes.

* Le prénom a été modifié.

 

Entre TF1 et Toulouse, une longue histoire d’amours rocambolesques…

J’attends de voir des médias mainstream s’en saisir pour y revenir moi aussi avec quelques détails inédits…

M’enfin, pour l’essentiel, mes lecteurs les plus assidus savent déjà, et même, bien mieux que moi…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Baudis

Dominique Baudis

Page d’aide sur l’homonymie
Pour les articles homonymes, voir Baudis.
Dominique Baudis
Illustration.
Dominique Baudis en 2009.
Fonctions
Défenseur des droits
22 juin 201110 avril 2014
(2 ans, 9 mois et 19 jours)
Prédécesseur Poste créé
Jean-Paul Delevoye
(Médiateur de la République)
Successeur Jacques Toubon
Député européen
14 juillet 200922 juin 2011
(1 an, 11 mois et 8 jours)
Élection 7 juin 2009
Législature 7e
Groupe politique PPE
19 juillet 19942 octobre 1997
(3 ans, 2 mois et 13 jours)
Élection 12 juin 1994
Législature 4e
Groupe politique PPE-DE
24 juillet 198420 juin 1988
(3 ans, 10 mois et 27 jours)
Élection 17 juin 1984
Législature 2e
Groupe politique PPE
Député de la Haute-Garonne
Élu dans la 1re circonscription
1er juin 199724 janvier 2001
(3 ans, 7 mois et 23 jours)
Législature XIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Claude Paix
Successeur Philippe Douste-Blazy
23 juin 19884 mai 1994
(5 ans, 10 mois et 11 jours)
Législature IXe (Cinquième République)
Prédécesseur Jacques Roger-Machart
Successeur Jean-Claude Paix
Président du conseil régional
de Midi-Pyrénées
1
21 mars 198623 juin 1988
(2 ans, 3 mois et 2 jours)
Prédécesseur Alex Raymond
Successeur Marc Censi
Maire de Toulouse
11 mars 198324 janvier 2001
(17 ans, 10 mois et 13 jours)
Prédécesseur Pierre Baudis
Successeur Guy Hersant (intérim)
Philippe Douste-Blazy
Biographie
Nom de naissance Dominique Pierre Jean Albert Baudis
Date de naissance 14 avril 1947
Lieu de naissance Paris (IXe)
Date de décès 10 avril 2014 (à 66 ans)
Lieu de décès Paris, Val-de-Grâce (Ve)
Nature du décès Cancer
Nationalité Française
Parti politique UDF
UMP
Diplômé de IEP de Paris
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Dominique Baudis, né le 14 avril 1947 à Paris où il est mort le 10 avril 2014, est un journaliste, écrivain et homme politique français. Il a notamment été journaliste de télévision, puis maire de Toulouse, député, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, député européen, puis président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et Défenseur des droits.

Biographie

Famille et études

Fils de l’homme politique Pierre Baudis, il effectue ses études au collège du Caousou à Toulouse, puis à Paris au lycée Fénelon Sainte-Marie. Il effectue sa terminale philo au lycée Carnot en 1964. Il obtient son diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris (service public) en 1968.

Carrière journalistique

En 1965, Dominique Baudis devient responsable du mouvement des Jeunes démocrates, et en 1971, il part au Liban et devient journaliste de radio et de télévision à Beyrouth jusqu’au début de la guerre civile libanaise en 1975 où il est blessé2. Il devient ensuite correspondant de TF1 (alors chaîne publique) pour le Proche-Orient. Sa carrière journalistique l’amène à devenir grand reporter pour TF1 de 1976 à 1977, puis présentateur du journal télévisé de 20 h de la même chaîne de 1977 à 19803, et celui du Soir 3 de FR3 jusqu’en 1982. Cette même année, il est chargé par FR3 d’assurer les relations avec le Sénat4.

Carrière politique

Entre TF1 et Toulouse, une longue histoire d'amours rocambolesques... dans AC ! Brest 220px-12.10.82._P._Baudis_pr%C3%A9sente_son_fils_Dominique_comme_son_successeur_%281982%29_-_53Fi5700_%28cropped%29
Dominique Baudis aux côtés de son père, Pierre Baudis, auquel il succède en tant que maire de Toulouse.
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Dominique Baudis et Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux, en 1985.

Encore étudiant et président du Mouvement des jeunes démocrates, il est élu en mars 1971 conseiller municipal de Boulogne-Billancourt sur la liste menée par Georges Gorse.

Il quitte l’audiovisuel public fin 1982, pour être candidat à la succession de son père, Pierre Baudis, maire de Toulouse de 1971 à 19835. Il est élu en mars 1983 lors des élections municipales, sous l’étiquette du CDS, composante de l’UDF, tout en affirmant une ligne d’ouverture politique6. Les fois suivantes, il est réélu jusqu’aux élections de 1995 dès le premier tour, avec 55 % des voix. L’universitaire Stéphane Beaumont rappelle qu’en tant que maire, il fut « l’homme de l’endettement zéro ». Il a également participé à transformer la ville en grande métropole économique et universitaire et lancé le métro de Toulouse. Il refuse plusieurs fois de devenir ministre afin de se consacrer à sa ville7.

En 1984, il est aussi élu au Parlement européen pour quatre ans.

En 1985, il devient également conseiller général de la Haute-Garonne, pour cinq ans.

En 1986, il est élu au Conseil régional de Midi-Pyrénées, dont il devient le président. Enfin, la même année, il est élu député à l’Assemblée nationale, mandat dont il démissionne au profit de son père Pierre, il sera réélu en 1988, en 1993 et en 1997. Il est alors un des responsables de Force démocrate, parti faisant partie de la confédération de partis nommée UDF.

En 1989, il fait partie du courant des « rénovateurs », avec Michel Noir, François Bayrou, Philippe Séguin ou encore Alain Carignon, leur ambition (avortée) étant de lancer un parti unique de la droite et du centre (à partir du RPR et de l’UDF) en écartant Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing. Il demande ainsi personnellement à la télévision le départ de ce-dernier de la vie politique7.

En 1994, il conduit la liste UDF-RPR qui recueille 25,58 % des voix et arrive en tête des élections européennes ; initialement créditée de 40 % dans les sondages, la liste doit pâtir de la dissidence de Philippe de Villiers, encouragé par Charles Pasqua7.

En 1998, il devient membre du bureau politique et du conseil de la présidence de l’UDF.

Conseil supérieur de l’audiovisuel

En mai 2000, succédant à Alain Peyrefitte, il devient pour un an le président du comité éditorial du quotidien français Le Figaro7.

Il démissionne de tous ses mandats électifs, lorsque le président de la République Jacques Chirac lui propose de devenir président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Il laisse également ouverte sa succession au poste de maire de Toulouse, qui sera gagnée par Philippe Douste-Blazy aux élections municipales suivantes. Sa nomination au CSA fut contestée, son impartialité étant mise en cause par certains hommes politiques de gauche, tels François Hollande et Robert Hue8. Sa présidence a été marquée par le lancement de la télévision numérique terrestre (TNT) en 2005 et la lutte contre la pornographie.

Après avoir quitté ses fonctions de président du CSA en janvier 2007 (où il est remplacé par Michel Boyon), il est élu président de l’Institut du monde arabe en février 20079.

Retour en politique

En janvier 2009, il est désigné tête de liste UMP de la circonscription Sud-Ouest comptant 6 200 794 électeurs inscrits pour les élections européennes de 2009. Le 7 juin 2009, la liste de la majorité présidentielle qu’il conduit est celle qui obtient le plus de voix : 705 900 et 26,89 % des suffrages exprimés, ce qui permet à sa liste d’obtenir quatre sièges au Parlement européen, loin devant celle du Parti socialiste conduite par Kader Arif. Sa liste a obtenu une majorité relative de voix dans les trois régions de la circonscription Sud-Ouest, tout comme dans la très grande majorité des villes les plus grandes de cette circonscription, notamment à Toulouse où il dépasse le seuil symbolique des 30 %. Lors de ces élections, la majorité présidentielle a doublé ses députés par rapport au précédent scrutin de 2004.

Le 16 juillet 2009, il est élu vice-président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Il est membre de la délégation pour les relations avec les pays du Machrek (Égypte, Jordanie, Liban et Syrie) et de la délégation à l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne.

Le 10 novembre 2009, il est nommé rapporteur sur l’accord d’association sur la Syrie, en négociation depuis 2004.

Fin octobre 2010, il est chargé par le Parlement de réaliser une étude des relations entre l’Union européenne et le Conseil de coopération du Golfe. Après une audition publique au Parlement européen, il rédige un rapport qui est adopté par celui-ci le 24 mars 2011 en session plénière10.

Défenseur des droits

Président de l’Institut du monde arabe, président de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité depuis le 12 octobre 2010 et député européen, PPE de la circonscription Sud-Ouest de France, il démissionne de tous ses mandats lorsqu’il est nommé défenseur des droits par le président Nicolas Sarkozy le 22 juin 2011.

À ce poste, il permet aux victimes du sida et aux séropositifs d’avoir accès aux soins funéraires, interdits depuis 198611.

Il est le premier Défenseur des droits à avoir permis que les matermittentes soient rétablies dans leurs droits en considérant dans sa décision du 13 mars 2012 que « la situation dans laquelle sont placées les intermittentes du spectacle durant et à l’issue de leur congé de maternité constitue une discrimination fondée sur l’état de grossesse tant au regard du droit communautaire que du droit interne »12.

Mort et hommages

Alors qu’il exerce la fonction de défenseur des droits, il est opéré du cervelet et hospitalisé à plusieurs reprises avant de mourir à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris des suites d’un cancer généralisé, le 10 avril 201413,14.

Le 15 avril 2014, un hommage national, présidé par le président de la république François Hollande15, lui est rendu aux Invalides, à Paris16.

Ses obsèques ont lieu le 16 avril 2014, en la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse. Le lendemain matin, il est incinéré au crématorium de Toulouse à Cornebarrieu, et ses cendres sont inhumées au cimetière de Terre-Cabade, auprès de son père Pierre Baudis17.

Le 8 juillet 2019, l’aéroport de Toulouse-Blagnac a été décoré avec la signature de Dominique Baudis, sans pour autant être renommé18. Il existe également une esplanade Dominique Baudis à Colomiers (à proximité de la gare des Ramassiers) et la médiathèque d’Auterive (Haute-Garonne) porte le nom de l’homme politique.

Vie privée

Dominique Baudis a épousé en secondes noces Ysabel Saïah le 27 avril 1988. Le couple a eu deux enfants, Pierre et Benjamin. Dominique Baudis avait une fille, Florence, issue d’un précédent mariage.

Décorations

Affaire Alègre

En 2003, alors qu’il est président du CSA, Dominique Baudis est mis en cause dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre. Le 18 mai 2003, il révèle publiquement cette affaire au journal de Claire Chazal sur TF1 : alors accusé de proxénétisme, de viol, de meurtre et d’actes de barbarie, il apparaît sur le plateau très tendu, le visage perlé de sueur. Déclarant être « bien décidé à affronter la calomnie les yeux dans les yeux », cette défense maladroite renforce les rumeurs de son implication, relayées par les médias20,21.

Les instigateurs de cette campagne de diffamation sont mis en examen et le 11 juillet 2005, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme en bande organisée » dans lequel Baudis et d’autres personnalités sont mis en cause. Le président du CSA est ainsi blanchi par la justice21. Après être revenues sur leurs déclarations, les deux ex-prostituées, Fanny et Patricia, sont reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulouse le 26 mars 200922.

Karl Zéro, à l’époque présentateur sur Canal+, bénéficie d’un non-lieu en mars 2007 à la suite de sa mise en examen pour « sortie illicite de correspondance », « violation du secret de l’instruction » et « violation du secret professionnel » après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre confirmant l’implication de Dominique Baudis dans cette affaire23. En janvier 2009, il est à nouveau mis en examen pour « sortie irrégulière de correspondance de prison »24. Dominique Baudis a également accusé La Dépêche du Midi et son directeur Jean-Michel Baylet ainsi qu’Edwy Plenel, alors au Monde, d’avoir contribué à propager la rumeur7.

Sous le titre Face à la calomnie, Dominique Baudis publie, en 2005, le journal qu’il a tenu pendant dix-huit mois, de 2003 à 2004, victime de ce qu’il qualifie de longue campagne de calomnies. Dans ce livre, il accuse l’ex-gendarme Michel Roussel d’avoir orienté les témoignages des deux anciennes prostituées qui l’avaient impliqué dans l’affaire Alègre. Cela vaudra à Dominique Baudis d’être condamné pour diffamation en première instance le 4 janvier 2006. Le 9 août de la même année, la cour d’appel de Toulouse confirme la diffamation ; il est condamné à verser 1 000 euros à Gilles Souillés25. Dans ce livre, Dominique Baudis dit ne pas comprendre l’attitude de son successeur à la mairie de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, qu’il accuse de complaisance à l’égard de la rumeur.

Présentateur de télévision

Œuvres

- prix Relay 200126

.

Notes et références

  1. « Prix Méditerranée » [archive], sur www.prix-litteraires.net.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Douste-Blazy

Philippe Douste-Blazy

Philippe Douste-Blazy
Illustration.
Philippe Douste-Blazy en 2005.
Fonctions
Secrétaire général adjoint des Nations unies1
19 février 200819 février 2017
(9 ans)
Secrétaire général Ban Ki-moon
António Guterres
Successeur Jean-Pierre Lacroix
Ministre des Affaires étrangères
2 juin 200515 mai 2007
(1 an, 11 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Villepin
Prédécesseur Michel Barnier
Successeur Bernard Kouchner
Ministre des Solidarités, de la
Santé et de la Famille
31 mars 200431 mai 2005
(1 an et 2 mois)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin III
Prédécesseur Jean-François Mattei
Successeur Xavier Bertrand
Secrétaire général de l’UMP
17 novembre 200228 novembre 2004
(2 ans et 11 jours)
Prédécesseur Création de la fonction
Successeur Pierre Méhaignerie
Maire de Toulouse
23 mars 200129 avril 2004
(3 ans, 1 mois et 6 jours)
Élection 23 mars 2001
Prédécesseur Guy Hersant
Successeur Françoise de Veyrinas (intérim)
Jean-Luc Moudenc
Président du groupe UDF de
l’Assemblée nationale
19 juin 199919 juin 2002
(2 ans et 11 mois)
Législature XIe (Cinquième République)
Prédécesseur François Bayrou
Successeur Hervé Morin
Ministre de la Culture
18 mai 19952 juin 1997
(2 ans et 15 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Juppé I et II
Prédécesseur Jacques Toubon
Successeur Catherine Trautmann
Porte-parole de gouvernement
19 janvier 199511 mai 1995
(3 mois et 22 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur François Baroin
Ministre délégué à la Santé
30 mars 199311 mai 1995
(2 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Bernard Kouchner
Successeur Élisabeth Hubert
Député français
2 avril 200130 avril 2004
(3 ans et 28 jours)
Circonscription 1re de la Haute-Garonne
Prédécesseur Dominique Baudis
Successeur Bernadette Païx
12 juin 19971er avril 2001
(3 ans, 9 mois et 20 jours)
Circonscription 2e des Hautes-Pyrénées
Prédécesseur Jean-François Calvo
Successeur Chantal Robin-Rodrigo
2 avril 19931er mai 1993
(29 jours)
Circonscription 2e des Hautes-Pyrénées
Prédécesseur Claude Gaits
Successeur Jean-François Calvo
Député européen
25 juillet 198930 mars 1993
(3 ans, 8 mois et 5 jours)
Élection 25 juin 1989
Successeur Jean-Pierre Abelin
Maire de Lourdes
13 mars 1989février 2000
(10 ans, 11 mois et 15 jours)
Prédécesseur François Abadie
Successeur Jean-Pierre Artiganave
Biographie
Date de naissance 1er janvier 1953 (68 ans)
Lieu de naissance Lourdes (France)
Nationalité Française
Parti politique CDS (1989-1995)
FD (1995-1998)
UDF (1989-2002)
UMP (2002-2008)
Diplômé de Université de Toulouse
Profession Cardiologue
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Philippe Douste-Blazy, né le 1er janvier 1953 à Lourdes (Hautes-Pyrénées), est un médecin et un homme politique français.

Membre de l’UDF puis de l’UMP, il est député et maire de Lourdes puis de Toulouse. Plusieurs fois ministre (Culture, Santé, Affaires étrangères), il est, de 2008 à 2017, secrétaire général adjoint des Nations unies et conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies, chargé des sources novatrices de financement du développement.

Biographie

Jeunesse

Natif de Lourdes, Philippe Douste-Blazy est le fils de Louis Douste-Blazy, professeur de médecine, et de Geneviève Béguère (1924-2018), ancienne dirigeante de la Ciergerie lourdaise2 et fille d’Antoine Béguère, sénateur-maire de Lourdes et dirigeant du FC Lourdes, lors des « années dorées » de ce club de rugby.

Philippe Douste-Blazy étudie au lycée Pierre-de-Fermat puis suit des études de médecine à Toulouse où il effectue son internat en 1976, et y soutient sa thèse en 1982, pour laquelle il obtient un prix en 1983[réf. nécessaire]. Il exerce ensuite comme cardiologue à Lourdes et à Toulouse, notamment à l’hôpital de Purpan à partir de 1986. Il rejoint alors la Société française de cardiologie. Il devient en 1988 professeur de médecine à la faculté des sciences de Toulouse, en épidémiologie, économie de la santé et prévention.

Débuts politiques

Il entre en politique en mars 1989 en étant élu maire de Lourdes (Hautes-Pyrénées), soutenu par le joueur de rugby Jean-Pierre Garuet3. Sa liste remporte au premier tour 53,81 % des suffrages contre 42 % à celle de François Abadie, élu depuis 19714.

Il est élu député européen, sur la liste « Le Centre pour l’Europe », en juin de la même année. Il siège dès lors au Parti populaire européen.

Cette année est aussi celle de son élection comme directeur national de l’Association de recherche contre les élévations du cholestérol (ARCOL).

Incontesté dans les scrutins locaux jusqu’à son départ de Lourdes, il connaît une ascension rapide : élu député dans la deuxième circonscription des Hautes-Pyrénées fin mars 1993, il abandonne son mandat en mai, à la suite de sa nomination comme ministre délégué à la Santé, fonction qu’il cumule avec celle de porte-parole du gouvernement à partir du 19 janvier 1995. En mars 1994, il est élu au conseil général des Hautes-Pyrénées, devient secrétaire général du CDS en décembre suivant, et est réélu au premier tour des municipales en 19954.

À Lourdes, Philippe Douste-Blazy axe son action sur le tourisme. La RN 21, l’aéroport Tarbes-Ossun-Lourdes et la nouvelle gare SNCF améliorent la desserte de la ville, qui se dote d’un nouvel office du tourisme et de deux accueils pour les malades en remplacement des anciens hospices. Mais la reprise en régie municipale du golf, hérité de l’équipe précédente, et l’acquisition du lac de Lourdes, dont l’aménagement est ensuite suspendu, alourdissent les finances municipales4. La chambre régionale des comptes constate en 1997 une augmentation des frais de fonctionnement de la ville, due selon l’opposition au nombre de collaborateurs du cabinet pléthorique et à une politique de communication coûteuse. Les impôts locaux augmentent de 77,8 % entre 1988 et 19944, pour rebaisser à partir de 19985, l’endettement de la ville atteint 206 millions de francs soit 13 885 francs par habitant en 2000, et la taxe de séjour est instaurée4. En matière d’emplois, il doit faire face à la fermeture de l’abattoir, et tente sans succès d’attirer deux usines pharmaceutiques4.

Ministre de la Culture

Soutien de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, il est nommé ministre de la Culture le 18 mai après la victoire de ce dernier.

En juin, il est réélu maire de Lourdes, et devient secrétaire général de Force démocrate fin novembre. Il est ensuite membre du bureau politique de l’UDF (1996-1999) et vice-président de l’UDF.

En tant que ministre, il accentue les politiques culturelles en direction des territoires urbains et ruraux défavorisés, en associant les acteurs de l’aménagement du territoire et de l’Éducation nationale6.

En mai 1997, il est poignardé à Lourdes par un déséquilibré7.

Député et maire de Toulouse

En juin 1997, la défaite de la droite aux élections législatives anticipées lui fait perdre son portefeuille à la Culture. Il retrouve son siège de député des Hautes-Pyrénées, devenant président du groupe UDF-Alliance à l’Assemblée nationale. Le 23 mars 1999, il est témoin de l’arrêt cardiaque de Michel Crépeau en séance parlementaire des questions au gouvernement et le ranime (Michel Crépeau décédera quelques jours plus tard).

En mars 2001, il laisse la circonscription de Lourdes pour se faire élire dans la première circonscription de la Haute-Garonne. Abandonnant ses mandats de conseiller général et de membre du conseil municipal de Lourdes, il remporte à la même date la mairie de Toulouse, succédant à Guy Hersant, maire par intérim en remplacement de Dominique Baudis, nommé président du CSA. Il préside la communauté d’agglomération du Grand Toulouse de 2001 à 2008.

Fin 2001, il s’associe à la candidature de Jacques Chirac pour un second mandat présidentiel. Il organise l’adhésion d’une large frange de l’UDF au nouveau parti fondé lors de la campagne présidentielle et qui deviendra l’UMP, ce qui provoque son exclusion du parti centriste.

Réélu député de la Haute-Garonne le 16 juin 2002, et devenu secrétaire général de l’UMP le même mois lors du congrès du parti, il refuse d’entrer au gouvernement pour conserver la mairie de Toulouse. En 2004, il démissionnera cette fois de son poste de maire de la « Ville rose » pour entrer au gouvernement en tant que ministre de la Santé.

Le 5 mars 2003, il est à l’origine avec Jean Leonetti d’une proposition, non discutée à l’époque, de reconnaître « l’œuvre positive de l’ensemble de nos citoyens qui ont vécu en Algérie pendant la période de présence française », cosignée par 107 autres députés8. Des clauses plus étendues sur le même thème réapparaîtront dans les articles 1 à 4 de la loi française du 23 février 2005, soulevant une forte polémique autour de la reconnaissance, imposée à l’école par cet article, des aspects positifs de la colonisation.

Il est aussi maître de conférences à l’université Paris VII – Diderot où il donne chaque année, un cours de santé publique aux élèves de PACES traitant notamment sur la « connaissance de l’état de la population ».

Ministre de la Santé

Le 31 mars 2004, il est nommé ministre de la Santé et de la Protection sociale, et démissionne de son mandat de maire de Toulouse pour se plier à la règle du non-cumul des mandats9, où il est remplacé par Jean-Luc Moudenc. Le 29 novembre suivant, son titre s’élargit en ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille.

Il entame à ce poste la réforme de l’assurance maladie10, en prévoyant 10 milliards d’euros d’économies et 5 milliards de recettes supplémentaires en 3 ans, grâce à une franchise de 1 euro par acte médical, la hausse du forfait hospitalier et un élargissement de l’assiette de la CSG11.

Le 5 février 2005, il promet à des psychanalystes lacaniens de retirer un rapport de l’INSERM défavorable à la psychanalyse du site officiel du ministère de la santé12.

À l’issue de son mandat, il est salué pour avoir fait avancer des réformes délicates avec habileté, sans faire descendre dans la rue les personnels hospitaliers, mais reste considéré comme celui par qui la tarification du système hospitalier public est arrivée13. Dans le milieu de la santé, certains estiment aussi que la réforme de l’assurance maladie aurait pu être terminée pendant son ministère et non passée à son successeur, Xavier Bertrand14.

Ministre des Affaires étrangères

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Condoleezza Rice et Philippe Douste-Blazy en 2005.

Préférant le ministère des Affaires étrangères à un ministère des Affaires sociales élargi, il est nommé à la tête du Quai d’Orsay le 2 juin 2005, dans le gouvernement Dominique de Villepin15.

Son ministère est marqué par quelques bourdes, par exemple lorsqu’il confond Taïwan et la Thaïlande ou la Croatie et le Kosovo10. Par ailleurs, certaines de ses déclarations embarrassent, notamment celle sur le caractère « militaire clandestin » du programme nucléaire iranien, à contre-courant des efforts diplomatiques occidentaux16 ou celle, en plein conflit israélo-libanais, sur le rôle « stabilisateur » de l’Iran17. Son manque de maîtrise des codes diplomatiques et des dossiers, ainsi que son goût pour la communication18, irritent les fonctionnaires du Quai d’Orsay10.

Comme ministre, il défend une diplomatie humanitaire, développant notamment le fonds Unitaid, financement innovant d’achats de médicaments par une taxe prélevée sur les billets d’avion, initiée par les présidents Chirac et Lula17.

Démissionnaire à la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, il annonce le jour de la passation des pouvoirs à Bernard Kouchner, renoncer à se présenter aux législatives dans la 1re circonscription de Toulouse.

Le 3 mars 2007, il est élu président du conseil d’administration d’Unitaid, une organisation internationale d’achats de médicaments19.

En juin 2007, il est nommé conseiller, chargé de mission auprès du président de la République.

Conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies

 dans Politique
Philippe Douste-Blazy en 2012.

En 2008, il devient professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH), enseignant à la faculté de médecine Paris-Diderot, et rattaché à l’hôpital Lariboisière20.

En février 2008, il devient conseiller spécial chargé des sources novatrices de financement du développement21, auprès du secrétaire général des Nations unies22. Dans ce cadre, il a lancé MassiveGood, un programme humanitaire par lequel les voyageurs peuvent faire de micro-contributions à Unitaid lors d’une réservation d’un billet d’avion ou d’autres moyens de transports sur Internet.

Ce programme, qu’il dirige, se révèle une déception, malgré les contacts établis avec Bill Clinton ou Ban Ki-moon. La fondation Unitaid qui chapeautait ce programme le stoppe en 2010 devant les coûts supérieurs aux recettes réelles, après que le lancement lui a coûté 22 millions de dollars23. Néanmoins, à la suite des résultats positifs obtenus en Espagne avec la campagne « Ninõs Sin Malaria »24, le logiciel, qui a fait ses preuves, est aujourd’hui au service d’autres organisations internationales qui lèvent des fonds par micro-donations.

Le 8 janvier 2012, il appelle à un soutien pour François Bayrou, candidat du MoDem pour l’élection présidentielle, via une tribune dans le journal Le Monde25 dans laquelle il dénonce une droitisation de l’UMP dont il faisait partie. La même année, il convainc plusieurs chefs d’États africains de donner 10 cents par baril de pétrole vendu pour lutter contre la malnutrition dans le cadre du projet Unitlife, qu’il préside26.

Pour l’élection présidentielle de 2017, il soutient Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle des Républicains de 201627, puis Emmanuel Macron28.

Depuis janvier 2016, il est professeur à la Medical School de Harvard29. Il est candidat à la présidence de l’Organisation mondiale de la santé en 201630, mais sa candidature n’est pas retenue par le conseil exécutif réuni le 25 janvier 2017.

Retour en France

Lors des élections municipales de 2020, il est candidat en deuxième position sur la liste de Danièle Giazzi, maire sortante du 16e arrondissement de Paris, dissidente LR31. Celle-ci obtient 3,28 % des suffrages exprimés au premier tour32. Il n’est donc pas élu.

Membre bénévole du conseil d’administration de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille dirigé par Didier Raoult, il apporte avec d’autres médecins, son soutien aux recherches du professeur et demande, le 3 avril 2020, la modification du décret 293 du 26 mars 2020 complété par le décret 337 du 26 mars 2020 pour autoriser l’utilisation du Plaquenil (hydroxychloroquine) pour toutes les formes symptomatiques du Covid-19 et pour le mettre à disposition afin que les médecins de ville puissent le prescrire dans le cadre de l’urgence sanitaire33,34.

Détail des mandats et fonctions

Mandats électifs
Fonctions ministérielles
  • 30 mars 199319 janvier 1995 : ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, chargé de la Santé
  • 19 janvier 199511 mai 1995 : ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, chargé de la Santé, porte-parole du gouvernement
  • 18 mai 19952 juin 1997 : ministre de la Culture
  • 31 mars 200429 novembre 2004 : ministre de la Santé et de la Protection sociale
  • 29 novembre 200431 mai 2005 : ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille
  • 2 juin 200515 mai 2007 : ministre des Affaires étrangères
Autres fonctions

Publications

Directeur de collection aux éditions Plon, il y a édité trois ouvrages :

Œuvres personnelles (entre autres) :

Distinctions

Décorations

Décorations françaises
Décorations étrangères

Prix

  • Prix Fred-Siguier de la Société française de médecine interne (1985)42
  • Lauréat de la Société française de cardiologie (1988)
  • Co-lauréat avec le président Clinton du prix Galien Pro Bono Humanum (2010)43
  • Lauréat de la Clinton Global Initiative (2011)44

Notes et références

  1. (en) « 2011 Annual Meeting – Clinton Global Citizen Awards » [archive], sur Clinton Foundation (consulté le 12 août 2019)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

 

Une loge franc-maçonne dissoute pour cause de complots criminels…

Affaire intéressante où l’on retrouve le même genre de « complots » assassins auxquels j’ai toujours été confrontée quasiment depuis le début des harcèlements dont j’ai été victime d’abord dans le travail, puis de manière systématique dans tous les domaines et absolument partout, quoi que je fasse ou ne fasse pas… la comploteuse en chef pour les Brestois étant la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest depuis de très nombreuses années…

L’on notera qu’elle est associée dans le Finistère à un frontiste ou lepéniste de très longue date qui a écrit sur ses pages Facebook personnelles :

 

https://www.facebook.com/jacques.fornes/friends

DGSE

C’est bien tout s’organise avec des gens compétents Souvenir de mes début au FN il y as très longtemps ou on s’organisait au jour le jour !!!!

 

L’un et l’autre sont issus des rapatriés d’Algérie en raison de la guerre de 1954 à 1962.

La première avait un père gendarme en poste à Orléansville à cette époque, comme indiqué ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/01/06/deces-de-paul-brenterch-du-npa-de-brest-le-22-decembre-2016/

Elle doit toujours y avoir des amis, car mon lecteur ou mes lecteurs algériens les plus réguliers ont toujours été de Chlef, depuis 2010.

Par ailleurs, un certain nombre de tous ses grands amis et complices, surtout ceux de l’extrême-gauche qui à l’instar du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi se targuent d’avoir réussi à échapper au service militaire, qui en se faisant passer pour un malade mental, qui en se présentant comme objecteur de conscience à défaut d’avoir réussi à berner le médecin militaire, seront certainement très heureux d’apprendre qu’elle a fait son service militaire sans y être aucunement obligée, celui-ci n’ayant jamais été obligatoire pour les femmes en France – c’est une possibilité qui ne s’est offerte à elles qu’à compter de l’année 1970, tout comme celle de faire son service dans la gendarmerie.

 

https://www.liberation.fr/societe/police-justice/cellule-criminelle-de-barbouzes-une-loge-franc-maconne-dissoute-20210213_A56BIVKQQJFPVF6RB4WZVUAECA/

Cellule criminelle de barbouzes : une loge franc-maçonne dissoute

 

Alors que les investigations se poursuivent à une cadence soutenue depuis cet été sur le projet d’assassinat impliquant membres de la DGSE, anciens du contre-espionnage et agents de la sécurité privée, le ménage est en cours dans la loge qu’ils fréquentaient.

Une loge franc-maçonne dissoute pour cause de complots criminels... dans AC ! Brest UTFVJOOIJ5FDFP2RTOOXPMCLR4

Dans l’affaire, sont impliqués des membres de la DGSE, des anciens du contre-espionnage et des agents de la sécurité privée. (Aimee THIRION/Libération)

par Laurent Léger

publié le 13 février 2021 à 9h00

 

Vertigineuses ou profondément désolantes, c’est selon : les découvertes de la police judiciaire, chargée par deux juges parisiens de faire depuis l’été 2020 la lumière sur les agissements d’une cellule criminelle réunissant agents de l’Etat dévoyés et freelances œuvrant dans la sécurité privée, s’accumulent. Dans cette officine figureraient des gardes de sécurité de la DGSE, employés sur le site du service Action à Cercottes, ainsi que d’anciens membres de la DGSI passés dans le privé.

Les conditions financières étaient ridicules : autour de 50 000 euros, que les assassins et leurs complices devaient se partager, pour tuer une coach en entreprise sur instruction d’un concurrent. Les enquêteurs sont toujours en train d’approfondir un contrat destiné à priori à secouer la famille d’une ancienne associée, avec à la clé un incendie de voiture qui dégénère, un autre projet criminel ayant conduit à l’élimination d’un coureur automobile, ainsi que des plans foireux de vente de pierres précieuses ou de trafics d’armes. Les projets criminels étaient évoqués avec la même indifférence que les autres missions…

Les faits remontent au 24 juillet. Les policiers prévenus par un riverain contrôlent deux hommes dans une voiture à Créteil (Val-de-Marne). A l’intérieur du véhicule volé, les agents découvrent des couteaux de l’armée et un sac contenant une arme prête à servir. Les deux occupants sont placés en garde à vue. Ils «semblaient s’apprêter à mettre à exécution un projet criminel au préjudice d’une femme âgée de 54 ans» habitant à proximité, avait précisé le parquet. En l’occurrence, Marie-Hélène Dini, coach en entreprise.

Chaîne de recrutement

Dans le dossier, neuf personnes sont mises en examen, dont quatre militaires des services secrets en activité. Huit dorment sous les verrous. Et l’affaire, qui secoue la DGSE comme le milieu du renseignement privatisé, a également mis en émoi une obédience franc-maçonne : la Grande Loge de l’alliance maçonnique française (GL-AMF).

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Créée au printemps 2012 à la faveur d’une scission d’une autre obédience, la GL-AMF compte quelque 15 000 membres et 680 loges en France. Mais l’une d’entre elles n’existe plus depuis le 4 février : Athanor – ainsi s’appelaient au Moyen Age les fourneaux des alchimistes -, installée à Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, a été fermée fissa par le nouveau «grand maître» (le chef) de l’obédience, qui a pris ses fonctions en décembre. Quatre des membres de cette officine du crime que la justice démantèle actuellement en étaient membres – du moins jusqu’à l’année dernière -, ce qui pourrait selon la justice expliquer la hiérarchie mise en place dans la chaîne de recrutement des éventuels assassins et de leurs complices. Le commanditaire supposé de la tentative de meurtre de la coach Marie-Hélène Dini avait été en tout cas le «vénérable» d’Athanor, c’est-à-dire son patron, mais «il n’a pas payé sa cotisation depuis un an, donc il n’était plus membre», souligne un ancien responsable.

«Ils y ont comploté»

Doté du matricule 8980 au sein de l’obédience, un autre protagoniste de l’affaire, dont le rôle était selon les enquêteurs celui d’un recruteur, est lui aussi un ex-vénérable de la loge. Il aurait joué un rôle pivot dans l’assassinat du coureur automobile, probablement exécuté à cause de ses dettes, et dans un projet visant un syndicaliste. Un autre des recruteurs, commandant retraité de la DGSI après avoir effectué son parcours aux renseignements généraux de la préfecture de police puis de la direction centrale des RG, suivait lorsqu’il était en activité le secteur de l’extrême gauche puis le dossier des sectes. Ancien du Grand Orient, il avait finalement rejoint Athanor avec ses comparses, endossant le matricule 12475, au moment de la création de la GL-AMF. Tous ont été suspendus de l’obédience en même temps que la loge a été fermée.

«Ils s’y sont rencontrés, ils y ont comploté, ils ont déshonoré ce qui à la base est une entreprise d’élévation philosophique. Cela démontre qu’aucune institution n’est à l’abri de ceux qui la détournent à leur seul profit – armée, police, sociétés de sécurité», analyse Joseph Cohen-Sabban, avocat de Marie-Hélène Dini, sollicité par Libération. Dans un communiqué, la GL-AMF rappelle «qu’en tant qu’obédience maçonnique, elle prône le respect strict et absolu de toutes les lois en vigueur dans notre République ainsi que la pratique de toutes les vertus morales et civiques». Les protagonistes de l’affaire sont suspendus, poursuit le communiqué, «jusqu’à ce que la justice établisse la vérité quant aux faits et à la participation de ces membres à cet acte criminel».

 

Procès de Balladur et Léotard : que des menteurs !

Ouh la, les vieux… à 90 ans passés ou presque, ils mentent encore comme des arracheurs de dents après avoir dit « Je le jure » à la plus haute cour de justice de la République, lui donnant pour le coup des allures de cour de récré…

Galy-Dejean, au piquet !

Tu reviendras quand tu auras cessé ton cirque !

A noter : un de mes harceleurs des années 1993 et 1994 est un de ses proches du groupe RPR du XVème arrondissement de Paris.

 

https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/un-menteur-au-proces-balladur

Un menteur au procès Balladur
Edouard Balladur
AFP

 

Un menteur au procès Balladur

 

Récit

Par

Publié le 28/01/2021 à 9:11

 

Même si l’ancien Premier ministre se dit étranger à tout financement occulte de sa campagne, son ancien trésorier et son ancien chef de cabinet s’écharpent à distance. Une ombre de dix millions de francs en cash d’argent sale pèse sur les débats.

 

Il y a un menteur dans la salle. Des deux témoins du jour au procès Balladur, un des deux ment. Il ment avec aplomb. Il ment comme un arracheur de dent. Et il ment sous serment. Là, droit dans les yeux de la Cour de Justice de la République, ses trois juges  professionnels et ses douze juges parlementaires, après avoir levé la main droite et dit « Je le jure ». Il ment pour cacher quelque chose. C’est une certitude. Et l’écho de ce mensonge, dans cette salle d’audience solennelle du vieux palais de justice de Paris, claque comme un aveu de culpabilité.

Oui, même 25 ans après, même si le conseil constitutionnel a validé ses comptes, même si Edouard Balladur en personne, avec un aplomb intact de chef d’État, vient dire qu’il ignorait tout, de ce mensonge naît une conviction : les comptes de sa campagne présidentielle de 1995 étaient inexacts. Ils ont été grossièrement renfloués en dernière seconde puisque l’origine des dix millions et deux cent cinquante mille francs en espèces qui ont été déposés au lendemain de la défaite du premier tour, reste inconnue.

Mais lequel des deux témoins est le menteur ? René Galy-Dejean, l’ancien chef de cabinet de Georges Pompidou, ex-maire RPR du XVe arrondissement de Paris, et trésorier de l’association de financement de la campagne Balladur en 1995 ? Ou Pierre Mongin, énarque, ancien préfet, ancien patron de la RATP, et ancien chef de cabinet à Matignon entre 1993 et 1995 ? Qui de l’ancien élu ou de l’ancien haut fonctionnaire ment sous serment ?

À LIRE AUSSI :« C’était lui, Léotard ? » : au début du procès Balladur, premier inventaire d’une époque révolue

Ce mercredi, Edouard Balladur s’avance le premier à la barre. À 91 ans, en huit petits pas, l’ancien Premier ministre vient s’agripper des deux mains au pupitre en plexiglas qui fait face au président de la Cour de Justice. « Matignon a été pour moi une période heureuse », confie-t-il d’entrée dans une conversation préliminaire où il évoque à haute voix les coulisses de sa vie politique. De l’histoire ancienne pour les moins de cinquante ans, mais la moindre de ses anecdotes aurait fait les délices de la presse des années 90. Voire la une des journaux.

« En 1993, François Mitterrand m’a nommé sans qu’il n’y ait eu la moindre négociation préalable avec qui que ce soit », jure Edouard Balladur, tordant le cou à l’idée d’un accord préalable avec celui qui deviendra son rival de 1995, Jacques Chirac. « Au début avec François Mitterrand, les choses étaient faciles, il était coopérant et aimable… » Mais quand le Premier ministre empiète sur les prérogatives présidentielles, au sujet de la vente de frégates à Taïwan, il se fait taper sur les doigts : « Monsieur Mitterrand m’a dit que j’étais allé trop vite, que j’aurais dû lui en parler, et que les virages diplomatiques ne se prenaient pas en épingle à cheveux ». L’ombre de l’ancien président flotte sur la salle. Edouard Balladur se souvient aussi du « conseil » du vieux président malade quand sa courbe des sondages a commencé à baisser : « Il m’a dit de faire trois déplacements par jour ! »

Autre digression préliminaire, Edouard Balladur se confie sur sa conception du travail en équipe : « Mon seul désir était de ne pas entendre parler de disputes. Je ne suis pas de ceux qui ont besoin d’organiser des rivalités dans leur entourage pour pouvoir montrer ensuite qu’ils ont de l’autorité.  C’est à mes yeux une sorte de faiblesse. »

« De l’épicerie »

Entre les digressions, le juge Pauthe tente de revenir au dossier. « La malveillance y est constante », siffle l’ancien chef du gouvernement estimant que cette affaire est « un ramassis de complications infinies, de dates, de sigles, de contrats » dans lequel il est « bien incapable de se retrouver ». « Le Premier ministre n’avait pas vocation à s’occuper de tout, mais doit se limiter à l’essentiel. » En clair, Edouard Balladur ignorait tout des intermédiaires désignés en marge des contrats de vente d’armes au Pakistan et Arabie saoudite, Ziad Takieddine en tête. « Il faudrait d’ailleurs écrire un opuscule sur la façon d’interpréter les déclarations de Monsieur Takieddine », ironise-t-il, raillant les multiples versions tenues par l’intermédiaire libanais aujourd’hui en cavale.

À l’entendre, Edouard Balladur ne s’est jamais occupé le moins du monde ni de ces contrats, ni de leur cuisine. « De l’épicerie », a résumé son ancien ministre de la Défense, François Léotard avec la pointe de mépris que la formule charrie dans la bouche d’un ministre concernant les tâches déléguées à son entourage.

Ventes de tee-shirt et briquets

Seul hic pour Balladur ces 10,250 millions de francs déposés au lendemain du premier tour de 1995 sur son compte de campagne. Selon l’accusation, ces fonds en espèces sont liés à Takieddine, qui a retiré des sommes équivalentes sur un compte suisse quelques jours auparavant. Mais Edouard Balladur s’accroche à sa version, celle qu’il a d’ailleurs présentée au conseil constitutionnel en 1995 : ces fonds en liquide provenaient des ventes de tee-shirt et briquets réalisées lors de ses meetings. « J’aurais pris le risque de participer à des opérations frauduleuses de 610 millions de francs, pour que me fussent alloués ces dix millions ? », ironise-t-il. « Et puis ces 10 millions, si on y réfléchit, cela représente 15.000 euros par département. »

Autre axe de défense, « le conseil constitutionnel a avalisé cette thèse », insiste l’ancien candidat, suggérant qu’il n’y aurait pas lieu aujourd’hui d’en reparler. Le président Pauthe n’insiste guère et ne revient pas sur les intenses discussions de l’époque au sein du conseil présidé par Roland Dumas, optant pour n’invalider ni le compte Balladur ni le compte de Jacques Chirac…

« Campagne désordonnée »

À la barre, Edouard Balladur admet néanmoins que sa campagne s’est conduite de façon « un peu désordonnée ». Il se souvient avoir été alerté sur une explosion des dépenses et des recettes insuffisantes. « J’avais davantage le souci des dépenses, pour les recettes, j’étais confiant. Mais vous croyez que c’était à moi de m’occuper de tout cela ? » Sur tous ces détails, il est « incapable de répondre ». Et si aucune pièce justificative n’est jamais venue justifier le moindre dépôt d’espèce ou la vente du moindre tee-shirt, cela résulte selon lui « davantage d’un certain désordre que d’une intention maligne ».

Au micro aujourd’hui, sa voix est la même celle des documentaires d’époque. Cette voix calme et posée de son célèbre « Je vous demande vous arrêter », réclamant le silence, ce 23 avril 1995 à ses supporters sifflant Chirac… Mais interrogé par le procureur général François Molins sur l’hypothèse selon laquelle ces 10 millions suspects en espèces proviendraient des fonds spéciaux de Matignon, Edouard Balladur, cette fois-ci, hausse le ton. Il se souvient d’avoir utilisé les fonds spéciaux lors de la prise d’otage à Neuilly, quand « Human Bomb » réclamait une rançon de 43 millions de francs et le jour où « les autorités du pays où se cachait le terroriste Carlos sollicitaient des espèces pour son arrestation ». « Voilà à quoi servaient les fonds spéciaux », insiste-t-il. Pas à financer sa campagne !

Conscience tranquille et mains blanches

Pourtant, c’est ce que suggère désormais son ancien directeur de cabinet, Nicolas Bazire (condamné dans ce même dossier à cinq ans de prison dont trois ferme par le tribunal correctionnel) dans un courrier adressé à la Cour de Justice. « Un jeu de coïncidences et de rapprochements », se défend Edouard Balladur. « Je me sens pour ma part la conscience totalement tranquille. »

Son audition a duré un peu moins de deux heures. Il s’est rassis, a posé délicatement ses mains sur la table devant lui. Des mains blanches sans tache, très longues et très fines de quelqu’un qui plaide justement les mains propres. Puis il demande à rentrer chez lui. L’âge lui permet d’échapper à ce qui va suivre : un violent désaccord sur des questions d’épicerie qui pourtant le concernent tant.

Le ton se tend

Dans le match qui se joue à la barre, le premier à monter sur le ring s’appelle René Galy-Dejean. « Je vais avoir 89 ans dans quelques semaines », commence celui qui fut maire RPR de l’arrondissement le plus peuplé de Paris de 1983 à 2008. Il connaît Edouard Balladur depuis 1967 et leur passage au cabinet du Premier ministre d’alors Georges Pompidou. Puis en 1995, René Galy-Dejean est désigné trésorier de l’association de financement du grand favori de tous les sondages. « J’ai été plaqué sur un système qui existait déjà, prévient-il d’entrée, la voix lente et hésitante. Nicolas Bazire m’avait prévenu que ma mission ne consistait pas à s’occuper des recettes ».

Puis assez vite, en mars 1995, René Galy-Dejean demande à voir le candidat : « C’est d’ailleurs la seule fois où je l’ai vu durant la campagne, pour attirer son attention sur la dérive exponentielle des dépenses. » Galy-Dejean décrit un fonctionnement « désordonné » avec des dépenses de campagnes plafonnées à 90 millions de francs, qui dérivent, d’autant plus incontrôlées que le favori commence sa dégringolade. Même coté recettes, selon lui, les choses se grippent. « Pendant la campagne, il n’y avait pas de don anonyme », jure-t-il. « On avait les recettes que j’appelle celles du 2e étage, parce qu’au 2e étage du QG de campagne il y avait l’étage dirigé par Brice Hortefeux qui s’occupait des meetings, et il leur arrivait de nous apporter des sommes de l’ordre de 100 000 ou 200 000 francs. » Mais René Gally-Dejean admettra aussi n’avoir « jamais cru » que ces fonds provenaient réellement des meetings. Petit à petit, le ton de cette audience se tend. Comme toujours dans ces procès politiques, c’est le passage en cuisine qui change la donne. Quand les billets se comptent…

« Des liasses toutes neuves sorties des caisses de la banque de France »

À la barre, Galy-Dejean se tortille. La voix du président Pauthe s’est raffermie. Le magistrat détaille les « thèses » avancées jusque-là par l’ancien trésorier sur ces fameux 10 millions deux cent cinquante mille francs en espèces déposés le 26 avril 1995 sur le compte de campagne du candidat battu. « Le lendemain du premier tour, l’immeuble de campagne s’est vidé. Seule la cellule du 4e étage, où j’étais, est restée en place, commence René Galy-Dejean. Pierre Mongin m’appelle et me demande de venir le voir. » Ce lundi 25 avril, vers 11 heures, le trésorier se retrouve à Matignon, dans le bureau du chef de cabinet du Premier ministre.

La suite a des allures de thriller : « Pierre Mongin me dit qu’il y a lieu de faire un important dépôt d’espèces sans quoi Edouard Balladur va se retrouver dans une situation grave et terrible pour lui à titre personnel ». Le candidat a en effet contracté un emprunt de 31 millions de francs, garanti sur ses propres deniers. En clair, explique Galy-Dejean, si le compte de campagne n’est pas renfloué en urgence, alors qu’il est déficitaire d’environ dix millions de francs, Edouard Balladur risque de tout perdre. « J’ai dit à Pierre Mongin que j’étais d’accord pour déposer une forte somme mais j’y mets une condition. J’espère qu’on ne va pas me faire déposer des liasses toutes neuves sorties des caisses de la banque de France en me demandant de dire ensuite que ce sont des fonds des militants ! »  L’ancien trésorier l’assure, dans ce bureau du chef de cabinet du Premier ministre, celui en charge des fonds spéciaux, il a immédiatement flairé un piège. « Pierre Mongin était embarrassé, il m’a dit qu’il me rappellerait à 15 heures. C’est ce qu’il a fait. Il m’a alors demandé de venir chercher une somme de trois millions de francs en coupures usagées ».

Une valise pleine de cash sort de Matignon

Nous y voilà dans le vif du sujet. Cette fois-ci, alors qu’aucun des parlementaires n’a posé la moindre question à l’ancien Premier ministre, la plupart se mettent à prendre des notes. Tous interrogeront tout à l’heure les deux témoins. Ont-ils estimé que le procès était en train de se jouer là, sur ces espèces, cet argent sale de la campagne ?

Galy-Dejean raconte la suite, détaille cette valise en faux cuir marron d’un mètre de long et cinquante centimètres de large, pleine de cash en sortant de Matignon. L’ancien trésorier transporte l’auditoire de la salle d’audience dans une épicerie de Palerme : « J’ai ramené les billets au 4e étage de l’immeuble de campagne, je les ai étalés sur des tables, et il a fallu recompter, cela a pris des heures. » Il est formel, il n’y avait pas 10 millions, mais « seulement » trois millions de francs. Ce soir du 25 avril, « ces trois millions enliassés proprement » sont ensuite déposés dans une armoire forte du QG. Puis le lendemain, le trésorier et son assistant parlementaire transportent la valise au siège du Crédit du Nord, où dans un sous-sol, les machines à compter les billets effectuent « en un quart d’heure » un nouveau calcul. « Il y avait trois millions », insiste Galy-Dejean.

L’embarras de la banque

Sauf que le directeur du Crédit du Nord assure que le dépôt du 26 avril est de 10 250 000 francs. « Qui aurait déposé les sept millions restants ? »interroge le président Pauthe. « Ils ont été déposés à mon insu, on ne m’en a pas parlé », maintient Galy-Dejan qui raconte d’ailleurs avoir ensuite été mis à l’écart. Il n’a pas signé les comptes définitifs. Et Edouard Balladur a finalement désigné quelqu’un d’autre pour aller détailler les factures de la campagne devant le conseil constitutionnel. « Cette personne ne m’a jamais appelé, elle a tout traité avec Nicolas Bazire », poursuit l’ancien trésorier, comme amer. Pressé de questions sur l’identité du dépositaire des sept millions, il hésite à formuler ses suppositions. « C’est une personne qui avait accès au Premier ministre et au banquier », raisonne-t-il. Du bout des lèvres, René Galy-Dejean cite les noms de Nicolas Bazire et de Pierre Mongin. Il évoque aussi « l’embarras de la banque ». « Pour le Crédit du Nord, il valait mieux un gros versement que deux versements en espèces, sinon elle aurait dû faire une déclaration à Tracfin », avance-t-il, évoquant l’organisme en charge de la lutte contre le blanchiment.

Accroché à son pupitre, Galy-dejean se tortille de plus en plus et revient en arrière. « À partir du 15 mars 1995, je n’ai plus été convoqué aux réunions, j’ai eu un passage difficile », raconte-t-il la voix basse. « Effectivement, j’aurais pu prendre une décision, et la gravité d’une telle décision ne pouvait pas m’échapper, elle anéantissait la campagne », poursuit-il. Entre les lignes, l’ancien trésorier est en train d’avouer qu’il était conscient d’un malaise concernant le financement de cette présidentielle qui, s’il le révélait, aurait provoqué « la défaite du candidat » dont il « souhaitait la victoire ». « A partit du moment où j’ai fait savoir que je ne maîtrisais plus rien, la campagne s’est continuée sans moi. Et à partir du moment où un dépôt a été effectué ensuite sans moi à la banque, c’est qu’on a considéré qu’on pouvait se passer de mes services », estime-t-il.

« Je ne peux pas dire qui »

L’ambiance s’est alourdie dans la salle. « Qui vous a manipulé ? » insiste une des juges. Le trésorier observe un long silence. Cherche ses mots. Hésite. La juge revient à la charge à plusieurs reprises. « Je pense le responsable de la campagne », avance-t-il, désignant Nicolas Bazire, puis reculant aussitôt, modulant d’un « je ne peux pas dire qui ». Une tempête semble s’agiter sous le crâne du témoin. Il se ravise : « J’ai tout lieu de penser qu’Edouard Balladur n’était pas au courant de tout cela. »

A tour de rôle, les juges se disputent le micro. Les questions fusent de chaque côté, autour d’un ancien trésorier qui semble comme épouvanté des perspectives qu’il a ouvertes. « Oui, les fonds en espèce, je me doutais bien que cela ne venait pas des collectes dans les meetings », admet-il. « À mon avis, le vrai patron de la campagne était Nicolas Bazire, et Pierre Mongin détenait les fonds », reconnait-il. « J’ai considéré que je ne pouvais pas démissionner en pleine campagne, je sabordais la campagne je n’en avais pas le droit. » Il maintient sa ligne : jamais il n’a été informé du dépôt de sept millions, et pour lui, les trois millions reçus à Matignon dans le bureau de Pierre Mongin provenaient des fonds spéciaux, ces fameuses espèces mises à disposition du Premier ministre. « Ce n’était pas illicite », tente de nuancer Galy-Dejean, puisque le Premier ministre était selon lui libre d’en faire ce qu’il voulait. « Mais alors pourquoi avoir refusé des billets neufs de la banque de France si ce n’était pas illicite ? » s’étonne le président Pauthe. « Devant le conseil constitutionnel, cela aurait été invraisemblable de dire que de l’argent des meetings était en billets de 500 francs neufs », se défend René Galy-Dejean.

Le président sort une lettre, celle adressée à la Cour par Nicolas Bazire. Dans ce courrier, il estime que René Galy-Dejean a bien exercé « la plénitude de ses fonctions de trésorier » et qu’il a validé le dépôt total de treize millions en espèces, dont les dix millions du 26 avril. « Il est bien bon Nicolas Bazire, ironise Galy-Dejean, après avoir dit que j’étais totalement incompétent, il vient dire maintenant que j’étais un trésorier extraordinaire ! » Mais il persiste et signe : Pierre Mongin lui a bien remis trois millions en espèces, des coupures usagées à sa demande, qu’il pensait provenir des fonds spéciaux.

« Cette histoire est une fable »

Il est 18 h 30. Arrive à la barre, depuis la salle des témoins où il est enfermé depuis 14 heures, Pierre Mongin. « J’ai 66 ans, je suis préfet honoraire », dit-il avant de prêter serment à son tour. Oui, il était en charge à Matignon, comme les 41 chefs de cabinet entre 1946 et 2002 date de leur suppression, de l’utilisation des fonds spéciaux, ces billets neufs qui servaient à faire tourner la machine administrative. « Je n’avais aucune marge de manœuvre, prévient-il, juste la procuration sur le compte. Je sortais les fonds et je les remettais à qui on me disait de les remettre. » Autant à ce micro, René Galy Dejean parlait à voix basse et lentement, autant Pierre Mongin, a la voix qui porte et débite des phrases à la mitraillette.

Après avoir écouté ses explications générales, façon exposé de l’ENA, le président avance une première question concrète : « Est-ce que la campagne d’Edouard Balladur a bénéficié de fonds spéciaux ? » « Pas à ma connaissance », réplique l’ancien préfet. Le président détaille le récit que vient de faire à la Cour, lui aussi sous serment, René Galy-Dejean… Cette fois-ci, Pierre engin s’emporte : « Je n’ai jamais donné d’argent à M. Galy-Dejan ! Cette histoire est une fable. C’est absurde. Cela n’a aucune base rationnelle. Je suis exaspéré et indigné de cette histoire. Elle est sortie du chapeau de M. Galy-Dejean. Cela ne tient pas la route. »

« Les bras m’en tombent »

À lui aussi, le juge Pauthe lit la lettre de Nicolas Bazire envoyée à la Cour. Dans ce courrier, l’ancien directeur de campagne énumère tout ce qu’a pu faire Pierre Mongin lors de la présidentielle, choisissant le trésorier, rémunérant certains permanents, à son initiative, à l’aide de fonds spéciaux et se chargeant même de faire « nettoyer » ensuite les ordinateurs … « Comment ça ? réagit l’intéressé, comme médusé. Les bras m’en tombent ! » Pressé de questions sur des retraits en espèces de fonds spéciaux début 1995, l’ancien préfet semble avoir du mal à reprendre ses esprits. Pierre Mongin ne se souvient ni des montants, ni des détails, mais il jure sur tous les tons qu’il n’a jamais remis de fonds à René Galy-Dejean. « Je trouve cela déraisonnable… indamissible. » Il certifie aussi que les billets en provenance de la banque de France étaient exclusivement « des billets neufs ». « Les fonds spéciaux ont bon dos, raille l’ancien chef de cabinet. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de la République qu’on les évoque. Mais je le redis devant votre Cour sous serment, je n’ai pas financé M. Galy-Dejean, ni cette campagne. »

Une autre juge vient à la charge : « Nous sommes dans une affaire rocambolesque. Y a-t-il eu un cambriolage à Matignon et une disparition de fonds ? »  « Non » , réplique du tac au tac le témoin. « D’autres que vous avaient accès au coffre des fonds spéciaux ? » Cette fois-ci, alors qu’avec Pierre Mongin les réponses fusent, un long silence se fait. Il semble hésiter et réfléchir à ce qu’il va dire. « Je ne crois pas », répond-il finalement. « Enfin j’espère », nuance-t-il aussitôt. Pierre Mongin semble désarçonné. Et l’ombre de ces 10 millions en cash, même si le principal intéressé a quitté l’audience depuis plusieurs heures, a maintenant tout envahi. Comme une odeur d’arrière-cuisine sale…

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https://www.lejdd.fr/Societe/Justice/au-proces-balladur-la-note-qui-peut-tout-changer-4022080

Au procès Balladur, la note qui peut tout changer

 

09h04 , le 31 janvier 2021

ABONNÉS

 

Le trésorier de la campagne de 1995 jurait avoir tout ignoré des versements en espèces. C’était faux.

 

L'ancien député (RPR) René Galy-Dejean.

L’ancien député (RPR) René Galy-Dejean. (Christophe Morin / IP3/MAXPPP)

 

Un seul être vous ment et tout est dérangé. Le procès d’Edouard Balladur devant la Cour de justice de la République (CJR) pour le financement de sa campagne présidentielle de 1995 a soudain dévié de sa route, mercredi, quand un document oublié a placé l’un des principaux témoins à charge devant ses contradictions. Le témoin confondu est l’ancien député (RPR) René Galy-Dejean, 88 ans, qui fut le trésorier de ladite campagne. Quant à la pièce décisive, c’est une note signée par lui le 13 juin 1995, peu avant la clôture des comptes du candidat, dont il avait la charge.

« Avez-vous adressé une note à Edouard Balladur? », a demandé le président de la CJR à l’ancien parlementaire. « Non », a-t-il répondu… avant qu’on lui mette la note sous les yeux. « C’est ce que je considérais devoir faire, je n’ai plus en mémoire les éléments », a-t-il alors concédé, embarrassé.

Un « nettoyage » des disques durs

D’où vient ce document? C’est Nicolas Bazire, jadis directeur du cabinet de Balladur à Matignon (et à présent haut dirigeant du groupe LVMH) qui l’a fait remettre à la justice, comme l’a révélé cette semaine Le Canard enchaîné. Que contient-il? Le bilan des opérations financières effectuées pour le candidat avant la présentation des comptes officiels au Conseil constitutionnel. « A détruire après lecture, est-il précisé par Galy-Dejean. Il n’en existe qu’un autre exemplaire, sous coffre, et qui sera prochainement détruit par mes soins. » Le courrier – dont le JDD détient une copie – indique aussi que « les disques durs des ordinateurs utilisés ont fait l’objet d’un ‘nettoyage’ par les soins d’un spécialiste du ministère de l’Intérieur », signe que la plus grande discrétion s’imposait.

Surtout, dans le récapitulatif des « ressources » annexé à la note figure la somme de 13,2 millions de francs, présentée comme le produit de « collectes et ventes » durant les meetings du candidat. Or René Galy-Dejean a toujours affirmé, durant l’enquête, n’avoir pas eu connaissance d’un tel versement. Interrogé à plusieurs reprises, l’ex-trésorier n’a revendiqué qu’un seul dépôt d’argent liquide de 3 millions de francs, extraits selon lui des « fonds spéciaux » du gouvernement et remis par le chef du cabinet de Balladur, Pierre Mongin, qui animait aussi la « cellule trésorerie » du Premier ministre-candidat.

A l’en croire, les 10,2 millions restants auraient été apportés sans qu’il le sache peu après la défaite, pour mettre le compte à l’équilibre. Galy-Dejean a même soutenu avoir été tenu dans l’ignorance des recettes de la campagne, a fortiori de tout versement d’espèces, et carrément « écarté de l’achèvement des comptes de campagne ». Et c’est seulement en 2010, par deux journalistes du site Mediapart, qu’il aurait appris les mouvements qu’on lui avait cachés. La note exhumée de 1995 prouve qu’il n’en était rien.

Une relecture de l’affaire?

Outre qu’il compromet l’ancien trésorier, pris en flagrant délit de mensonge sous serment, le document pourrait donc imposer une relecture de l’affaire. En effet, les protestations de René Galy-Dejean ont nettement contribué à faire naître le soupçon originel : si l’apport des fonds était dissimulé au trésorier lui-même, n’était-ce pas en raison de leur origine inavouable? D’où la thèse selon laquelle les millions de la campagne devaient provenir de commissions sur la vente de sous-marins au Pakistan. A la même époque, l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine retirait de son compte à Genève une somme avoisinante ; le rapprochement était tentant.

Maintenant que les déclarations du trésorier ont pris l’eau, l’hypothèse d’un financement puisé dans la réserve des « fonds spéciaux » peut refaire surface. Dans sa lettre à la CJR, Nicolas Bazire souligne qu’entre mars et avril 1995, à la veille du premier tour de la présidentielle, 29,74 millions de francs avaient été retirés « du compte de ces fonds spéciaux ». Condamné dans le volet non ministériel de cette affaire (il a interjeté appel), il désigne Pierre Mongin, son ancien subordonné, comme l’opérateur de ces retraits et la cheville ouvrière du financement de la campagne.

« Je n’ai eu strictement aucun rôle », a répondu l’intéressé devant la CJR, se disant « exaspéré et indigné ». Pour la justice, l’utilisation de fonds secrets dans une campagne pourrait être aussi illégale que celle de commissions occultes. Mais si la CJR en venait à valider ce scénario, les poursuites lancées contre Edouard Balladur auraient emprunté la mauvaise voie. Elles pourraient alors s’achever sur une impasse.

 

Le tueur de DRH reste totalement muet

Cependant, les investigations avancent sur ses licenciements successifs, le premier entre 2006 et 2008, le second en 2010, et sur sa radiation de Pôle emploi en 2013.

Les deux licenciements étaient individuels, prononcés pour faute ou cause réelle et sérieuse.

Aucune contestation du salarié n’est pour l’heure évoquée.

Il faut savoir à ce sujet que l’absence d’une procédure prud’homale ou autre à la suite d’un licenciement ne signifie pas pour autant que celui-ci est nécessairement pleinement justifié, surtout quand le salarié est ingénieur ou cadre.

En effet, en règle générale, celui qui conteste son licenciement, même avec d’excellentes raisons pour ce faire, et au final, une victoire judiciaire, se retrouve ensuite « grillé » dans le monde du travail, c’est-à-dire qu’il ne pourra jamais retrouver aucun emploi, ou seulement avec d’énormes difficultés, car pour la plupart, les employeurs n’ont pas besoin de salariés qui contestent leurs décisions. Ceci est encore plus vrai pour les ingénieurs et cadres que pour les autres car ils sont censés être plus proches de leurs employeurs.

A peu de choses près, donc, les ingénieurs et cadres victimes de licenciements abusifs, injustifiés ou sans cause réelle et sérieuse se voient en fait confrontés à la nécessité de choisir la manière dont ils vont se faire « griller » ou véritablement tuer socialement : par les fautes imaginaires invoquées pour les licencier sans indemnités, lesquelles vont circuler comme des fautes réelles dans leur milieu professionnel ou auprès de tous leurs nouveaux employeurs potentiels et en donner l’image de mauvais professionnels, ou par la solide réputation de contestataire acquise à l’occasion d’un procès prud’homal, laquelle est également rédhibitoire pour tout nouvel emploi.

Les agents de Pôle emploi, ou anciennement l’ANPE, le savent parfaitement, mais s’en moquent. Leur mission consiste à pourvoir aux besoins exprimés par les employeurs, et pour le reste, à gérer le troupeau de demandeurs d’emploi selon les dernières règles en vigueur et les consignes de leur direction.

On notera enfin comment le non ingénieur, non cadre, non informaticien et tout juste titulaire d’un CAP de coiffeur Jean-Marc Donnadieu me harcèle à propos de cette affaire depuis le 28 janvier à 18h01 :

 

http://satanistique.blogspot.com/2021/01/attention-cyprien-luraghi-disparu-de.html#comment-form

3 commentaires:

Le tueur de DRH reste totalement muet dans AC ! Brest blank

https://www.20minutes.fr/societe/2964115-20210128-tuerie-valence-sait-apres-mort-deux-femmes-abattues-arme-feu-homme

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http://satanistique.blogspot.com/2021/01/assassinats-de-drh-en-alsace-et-dans.html#comment-form

2 commentaires:

  1. blank dans Folie

    C’est un ingénieur et il a tué trois femmes.

    https://www.bfmtv.com/police-justice/double-meurtre-a-valence-des-liens-averes-avec-un-autre-homicide-en-alsace_AN-202101290146.html

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  2. blank dans LCR - NPA

    Vous allez faire pareil ?

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https://www.lefigaro.fr/faits-divers/le-parcours-sanglant-de-gabriel-f-le-tueur-de-drh-mis-en-examen-pour-assassinats-20210130

Le parcours sanglant de Gabriel F., le tueur de DRH mis en examen pour «assassinats»

 

Tout au long de sa garde à vue, le suspect est resté muet. Il a été écroué.

 

Par Le Figaro avec AFP

Publié il y a 8 heures, Mis à jour il y a 6 heures

 

Gabriel F., soupçonné d’avoir tué deux personnes jeudi dans la Drôme et en Ardèche, a été mis en examen pour «assassinats», a annoncé ce samedi 30 janvier le procureur de Valence, Alex Perrin. Tout au long de sa garde à vue, le suspect est resté muet. Il a été incarcéré. L’information judiciaire sera dirigée par deux juges d’instruction en raison de «l’extrême gravité des faits commis et de l’ampleur des investigations à réaliser», selon le procureur.

«Célibataire sans enfants, ingénieur sans emploi et inconnu des services judiciaires et des services de renseignements», Gabriel F., 45 ans, a tué jeudi une employée de l’agence Pôle emploi de Valence, dont il avait été radié en 2013. «Rien n’établit en l’état qu’il la connaissait», a précisé le procureur dans un communiqué.

Il a par la suite tué la DRH de l’entreprise Faun, dans la commune voisine de Guilherand-Granges (Ardèche), où il avait été salarié entre 2008 et 2010, en qualité d’ingénieur, avant d’en être licencié. Il avait connu la DRH durant sa période d’activité au sein de l’entreprise, selon Alex Perrin. «La préméditation sur les deux faits est parfaitement avérée», selon le procureur.

À lire aussi :Drôme-Ardèche : une conseillère Pôle Emploi et la DRH d’une entreprise tuées par balle

Au fil de l’enquête, la police a fait le lien avec le meurtre d’une autre responsable des ressources humaines, mardi dans le Haut-Rhin, suivi de l’agression d’un cadre RH dans le même département, selon une source proche du dossier. Ce samedi 30 janvier, le procureur n’a pas confirmé le lien entre le double assassinat et ce meurtre, mais a indiqué que cette «possibilité» était examinée.

La presse du Grand Est a révélé que les personnes visées dans le Haut-Rhin avaient travaillé au milieu des années 2000 pour une entreprise d’Eure-et-Loir où Gabriel F. aurait alors fait les frais d’un plan de licenciement. Il est aussi établi que le suspect a fait l’objet en 2010 d’un «licenciement individuel» dans l’entreprise ardéchoise où il a achevé son expédition sanglante.

À voir aussi – Tireur de Valence: il n’y a «pas de logique particulière» à son geste, selon le procureur

Tireur de Valence: il n’y a «pas de logique particulière» à son geste, selon le procureur

 

Meurtre mystérieux à Wolfgantzen

Mardi vers 18h40 à Wolfgantzen, une femme de 39 ans a été découverte morte dans sa voiture, sur le parking de son entreprise, par d’autres salariés, avait indiqué mercredi la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard. Une autopsie devait avoir lieu vendredi à Strasbourg, mais selon les «premiers éléments», la victime a été «tuée par arme à feu».

Selon plusieurs médias, Estelle L., était DRH de l’entreprise Knauf, fabricant de matériaux d’isolation. Le nom de cette mère de deux filles de 9 et 13 ans avait été diffusé sur les réseaux sociaux en 2018, avec le hashtag #BalancetonDRH. Une enquête pour assassinat a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Strasbourg et à la brigade de recherches de la gendarmerie de Colmar.

Un peu plus tard dans la soirée de mardi à Wattwiller, à une quarantaine de kilomètres de Wolfgantzen, un homme a été victime d’une tentative d’homicide chez lui.

«Je suis chez moi en train de travailler, ça sonne à la porte, je vais ouvrir. Quelqu’un masqué, comme cela doit se faire avec le Covid, tient un carton dans les mains. Il y a un coup de feu qui part, visiblement il y avait un pistolet, semblerait-il sous le carton à pizza», a raconté la victime à Europe 1. «Il n’a pas réussi à tirer un deuxième coup. Il part en courant, je le suis, je le rattrape, je le plaque au sol, je voulais simplement le retenir et le maîtriser. Se déclenche une bagarre, il arrive à m’échapper des mains, (…) je continue à lui courir après, mais il s’était enfermé dans sa voiture. J’étais chez moi en chaussettes… je n’ai pas réussi à le retenir, et voilà», a-t-il poursuivi.

L’homme a indiqué que lui et la femme tuée à Wolfgantzen étaient «d’anciens collègues» et «étaient encore en relation». Une enquête a été ouverte pour «tentative d’assassinat» par la procureure de Mulhouse Edwige Roux-Morizot.

Stupeur à Pôle emploi

Deux jours après, jeudi vers 08h30, le suspect, inconnu des services de police, est entré dans une agence Pôle emploi à Valence. Comme le rapporte Le Parisien , cet homme d’origine antillaise, au crâne chauve, s’est présenté à l’hôtesse comme un certain «Rachid» mais l’employée ne l’a pas trouvé pas dans les fichiers. Il a ensuite insisté avec courtoisie avant de se diriger subitement vers l’issue de secours. Il a alors touché mortellement une femme de 53 ans, plongeant employés et visiteurs dans l’effroi.

Il «s’est adressé à une employée, sans qu’on sache s’il la connaissait et, très vite, il a fait feu à une reprise avec une arme, la blessant mortellement au thorax», selon le procureur de la République à Valence, Alex Perrin. «À priori, il n’avait pas un comportement agressif, jusqu’au moment où il fait feu avec une détermination réelle pour tuer», a ajouté le magistrat. L’agresseur est reparti en voiture. La victime, elle, n’a pas pu être réanimée.

L’homme a ensuite parcouru 10 km et rejoint Faun Environnement, entreprise qui fabrique des véhicules de collecte de déchets à Guilherand-Granges (Ardèche), sur l’autre rive du Rhône. Là, «il a demandé à avoir un contact avec un cadre et a rapidement fait feu sur une employée de 51 ans, atteinte à deux reprises mortellement» à l’abdomen et au visage, a précisé Alex Perrin.

«Sauvage et renfermé»

«C’est un ancien salarié qui est venu se faire justice», a assuré à l’AFP Philippe Fayat, délégué syndicat CFDT de l’entreprise. Selon lui, le tireur avait fait l’objet en 2010 d’un «licenciement individuel». «C’est (la victime) qui l’avait licencié. Ce n’était pas elle qui avait pris la décision, mais elle était là quand il a quitté l’entreprise», a-t-il précisé. Gabriel F. a ensuite été interpellé après avoir été percuté en voiture par un véhicule de police, alors qu’il empruntait un pont à contre-sens, en direction de Valence. Une perquisition de sa voiture a permis la découverte d’une seconde arme de poing et de multiples cartouches 9 mm.

Son voisinage – l’homme réside à Nancy -, décrit un individu solitaire. «C’est un homme qui était bien élevé mais plutôt sauvage, renfermé. Nous sommes vraiment bouleversés par ce qui s’est passé », raconte une voisine à Vosges Matin . «On ne l’a jamais vu avec quelqu’un, pas de femme, pas d’ami, il était toujours seul. Toujours bien habillé, il sortait se promener puis rentrait à 17 heures et ne sortait plus», indique une deuxième voisine.

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/mis-en-examen-et-ecroue-le-tueur-de-drh-reste-muet-sur-ses-motivations-30-01-2021-2411919_23.php#

Mis en examen et écroué, le tueur de DRH reste muet sur ses motivations

Mis en examen et ecroue, le tueur de DRH reste muet sur ses motivations
Mis en examen et écroué, le tueur de DRH reste muet sur ses motivations © AFP/PHILIPPE DESMAZES

 

Source AFP

Publié le 30/01/2021 à 13h46

 

Gabriel Fortin, meurtrier présumé d’une DRH et d’une employée de Pôle Emploi, jeudi dans la Drôme et l’Ardèche, a été mis en examen samedi pour « assassinats » et écroué, restant muet sur les raisons de son geste.

« La préméditation sur les deux faits est parfaitement avérée », a indiqué dans un communiqué le procureur de la République de Valence, Alex Perrin, ne pouvant cependant confirmer, tout comme ses homologues de Mulhouse et Colmar, le lien entre ce double assassinat et un meurtre, ainsi qu’une agression, survenus dans le Haut-Rhin en début de semaine.

Cette « possibilité » est encore en train d’être examinée, a simplement ajouté M. Perrin.

Vendredi, une source proche du dossier avait confirmé à l’AFP que M. Fortin était également soupçonné du meurtre d’une autre DRH, Estelle L., tuée par balle mardi sur le parking de son entreprise, Knauf, à Wolfgantzen (Haut-Rhin), tout comme de l’agression d’un homme travaillant aussi dans les ressources humaines, attaqué chez lui à Wattwiller, dans le même département. Et ce sur la foi de « la voiture, les armes et les munitions ».

Son agresseur, qui l’a raté, a fui dans une voiture de la même couleur - rouge-orangé - que celle utilisée par M. Fortin. La presse alsacienne indique que ces deux personnes ciblées sont liées à un plan social ayant touché, dans les années 2000, une entreprise d’Eure-et-Loir dont le suspect de Valence était salarié à l’époque.

Selon une autre source proche du dossier, l’homme attaqué à Wattwiller est employé chez General Electric à Belfort, où il est DRH de la branche Gaz.

« Durablement choqués »

Le mis en examen, resté mutique durant ses 48 heures de garde à vue, « n’a pas souhaité davantage s’exprimer » lors de son déferrement, précise M. Perrin, évoquant « l’ampleur des investigations à réaliser » qui nécessitera la mobilisation de deux juges d’instruction.

Côté balistique, « en l’état, nous n’avons pas encore la certitude » que l’arme « légère » qui a servi à tuer Estelle L., un Luger de 9 mm, est celle retrouvée sur Gabriel Fortin lors de son interpellation, a indiqué vendredi à l’AFP la procureur de Colmar, Catherine Sorita-Minard. « Une expertise balistique va être menée et permettra peut-être de le confirmer », a-t-elle ajouté.

« Célibataire sans enfants, ingénieur sans emploi et inconnu des services judiciaires et des services de renseignements », Gabriel Fortin avait été inscrit à l’agence Pôle Emploi de Valence avant d’en être radié en 2013 mais « rien n’établit en l’état qu’il connaissait » l’employée qu’il a froidement tuée, Patricia P., 54 ans, a précisé le procureur de Valence.

En revanche, il connaissait Géraldine C., 51 ans, la directrice des ressources humaines qu’il a par la suite abattue dans l’entreprise Faun, à Guilherand Granges (Ardèche), à environ 10 km de Valence. Cette société avait employé M. Fortin entre 2008 et 2010, en qualité d’ingénieur, avant d’en être licencié, précise M. Perrin.

Après ce deuxième meurtre, le tueur avait quitté l’entreprise « sans empressement particulier » au volant d’une Hyundai de couleur rouge-orangé. Vite repéré par la police, à qui le numéro d’immatriculation avait été donné par un témoin du premier assassinat, il a été finalement arrêté dans sa fuite par une voiture banalisée, un policier prenant la décision de provoquer une collision afin de stopper sa course.

Une perquisition de son véhicule a permis « la découverte d’une seconde arme de poing et de multiples cartouches 9 mm », selon M. Perrin.

A Valence et Guilherand Granges, des cellules d’urgences médico-psychologiques ont été mises en place en vue d’assister et d’accompagner les familles des victimes et leurs collègues, « fortement et durablement choquées par les faits », a encore précisé le procureur.

Les 900 agences Pôle Emploi de France sont restées fermées au public vendredi. Celle de Valence où a été tuée la conseillère demeurera portes closes « jusqu’à nouvel ordre », comme l’indique un écriteau apposé sur sa porte d’entrée.

burx-lv-apz/ag/shu

30/01/2021 13:44:48 -          Lyon (AFP) -          © 2021 AFP

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/drame-de-pole-emploi-les-licenciements-de-gabriel-f-au-coeur-du-periple-sanglant-29-01-2021-8422057.php

Drame de Pôle emploi : les licenciements de Gabriel F. au cœur du périple sanglant

 

Alors que Gabriel F., soupçonné de trois assassinats et d’une tentative, est resté silencieux ce vendredi lors de sa garde à vue, gendarmes et policiers tentent de reconstituer sa vie et sa carrière professionnelle.

 

 Devant l’entreprise Faun Environnement, dans laquelle Géraldine Caclin travaillait, des bouquets de fleurs ont été déposés.
Devant l’entreprise Faun Environnement, dans laquelle Géraldine Caclin travaillait, des bouquets de fleurs ont été déposés. AFP/Philippe Desmazes

 

Par Jean-Michel Décugis, Ronan Folgoas et Jérémie Pham-Lê, avec Doris Henry, correspondante à Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Le 29 janvier 2021 à 22h06, modifié le 30 janvier 2021 à 07h07

Gabriel F. a-t-il ruminé sa vengeance pendant plus de dix ans? Ou la crise sanitaire a-t-elle réveillé brutalement des blessures enfouies? Le mystère demeure autour des raisons qui auraient poussé cet ancien ingénieur de 45 ans à se lancer dans une incroyable cavale meurtrière de deux jours à travers trois départements : le Haut-Rhin, la Drôme et l’Ardèche. Ce vendredi soir, en garde à vue à l’antenne de Valence de la PJ de Lyon, Gabriel F. restait, selon une source proche de l’enquête, « totalement muet ».

Mais les investigations avancent en parallèle. Le tueur présumé, inconnu de la police, est désormais soupçonné d’être l’auteur de trois assassinats et d’une tentative d’assassinat visant trois directeurs de ressources humaines (DRH) et une conseillère Pôle emploi. Avec cette particularité glaçante : les victimes ou les lieux des crimes sont liés à deux périodes de sa vie marquée par des licenciements. Elles remontent à la fin des années 2000.

LIRE AUSSI > « Ces derniers jours, il était bizarre » : les voisins du tueur de Pôle emploi décrivent un homme solitaire

Pour les faits commis jeudi matin, il apparaît que Gabriel F. ne connaissait pas Patricia Pasquion, 54 ans, la responsable de l’agence Pôle emploi Victor Hugo de Valence (Drôme), qu’il a tué de deux balles de Taurus 9 mm. C’est ce qu’a déclaré le mari de la victime aux enquêteurs. En revanche, l’ex-ingénieur avait été inscrit entre 2010 et 2013 en tant que chômeur à l’un des organismes pour l’aide à l’emploi de Valence – qui a changé depuis – après son limogeage de l’entreprise Faun environnement.

Géraldine Caclin et Bertrand M. avaient participé à ses licenciements

A-t-il voulu s’en prendre à un symbole de son échec professionnel ? L’hypothèse est jugée très probable puisque, immédiatement après ce meurtre, Gabriel F. s’est rendu à son ancienne société, spécialisée dans la fabrique des véhicules de collecte de déchets, à 10 km de là, sur la commune de Guilherand-Granges (Ardèche). Il y a travaillé entre 2008 et 2010. Là, il demande à voir un cadre du site mais celui-ci a pris sa retraite depuis. Il abat alors Géraldine Caclin, responsable des RH de Faun. De source policière, Gabriel F. a bien connu cette femme de 51 ans : elle avait formalisé son licenciement il y a onze ans, bien que la sanction ne relevait pas de son initiative.

VIDÉO. Valence : une conseillère Pôle emploi tuée par balle, une deuxième victime décédée

Cette haine des représentants du monde du travail a poussé les enquêteurs à établir un lien avec les deux attaques survenues dans le Haut-Rhin mardi soir. Gabriel F. est soupçonné d’avoir tué, dans un premier temps, Estelle Luce, DRH de 39 ans, dans son véhicule sur le parking de son entreprise de matériaux d’isolation à Wolfgantzen. Il aurait ensuite tenté de tirer sur Bertrand M., également DRH d’une autre société du secteur, à son domicile sur la commune voisine de Wattwiller, en se présentant comme un livreur de pizzas. Mais la victime était parvenue à le mettre en fuite.

Interrogé par les gendarmes de la section de recherches de Strasbourg, Bertrand M. a confirmé avoir identifié Gabriel F. comme son agresseur. L’ADN de l’ex-ingénieur a d’ailleurs été décelé sur les effets personnels qu’il a abandonnés en s’enfuyant – un masque chirurgical, des lunettes de vue et une casquette. Aux enquêteurs, Bertrand M. a déclaré qu’il se souvient d’avoir procédé à son licenciement entre 2006 et 2008. C’était au sein de l’entreprise Francel, alors installée à Gaillardon (Eure-et-Loire), et spécialisée dans la conception de détendeurs de gaz. A l’époque, Bertrand M. est DRH du site et Estelle Luce, la femme tuée à Wolfantzen, son assistante. Ensemble, ils diligentent des plans sociaux en vue du rachat de l’entreprise française par l’Américain Emerson. Ce qui aboutira à une centaine de départs de salariés. Dont l’ingénieur en bureau Gabriel F.

Aucun écrit retrouvé pour expliquer son geste

« Son licenciement s’était mal passé », confie un ex-collègue de Francel. Le motif invoqué par le service des ressources humaines n’aurait pas été économique mais lié à une faute grave ou à « une cause réelle et sérieuse ». S’agissait-il d’une manœuvre managériale pour écarter sans frais un salarié? Francel évoquait à l’époque une baisse de compétitivité pour justifier ses plans. En tout cas, Gabriel F. avait pris la porte sans bénéficier des accords d’indemnités généreux négociés par les syndicats. Il s’était ensuite installé à Valence puis, après son second licenciement, à Nancy (Meurthe-et-Moselle) au domicile familial.

Les enquêteurs devraient procéder dans les prochains jours aux auditions de ses anciens collègues de Faun environnement et de Francel pour comprendre les motifs précis de ces deux limogeages quasi successifs. Mais aussi son entourage pour éclairer son état psychologique ces derniers mois. Les enquêteurs s’interrogent sur un effet possible de la crise sanitaire sur le passage à l’acte brutal de cet homme décrit comme « solitaire et renfermé », un tueur déterminé qui n’a pas hésité à parcourir des centaines de kilomètres pour régler des contentieux professionnels vieux de dix ans. Gabriel F. n’a laissé aucun écrit à son domicile nancéien, perquisitionné par la PJ, pour expliquer son probable geste de vengeance.

 

Assassinats de DRH : une vengeance personnelle ?

Les derniers résultats de l’enquête rendus publics tendent à l’accréditer, le tueur ayant apparemment visé à chaque fois des personnes qu’il connaissait ou auxquelles il avait eu affaire dans le cadre de deux licenciements, et peut-être à la suite de son dernier licenciement en 2010 pour la gestion de son dossier à Pôle emploi.

Si, comme tout semble actuellement l’indiquer, il n’avait pu retrouvrer le moindre emploi en dix ans en dépit de ses compétences d’ingénieur, c’est effectivement le signe d’un gros problème, peut-être lié à son dernier licenciement.

Il reste que le moment qu’il a choisi pour commettre ses crimes continue à m’interroger, comme je l’ai déjà dit dans ce précédent article :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/01/29/assassinats-de-drh-en-alsace-et-dans-lardeche-nouvelle-serie-tres-intrigante/

Les polémiques ayant fait suite à la sortie de l’ouvrage de Didier Bille remontant à 2018, il n’est pas possible de les retenir comme faits déclencheurs du passage à l’acte d’un individu isolé deux ou trois ans plus tard. En revanche, elles peuvent bien avoir alimenté une réflexion commune ayant débuté à cette époque, tout comme il y a quelques années l’engagement militaire de la France en Afghanistan, cause alléguée pour sa série d’assassinats de mars 2012 par le djihadiste Mohammed Merah, lequel était alors qualifié de « loup solitaire », ce qu’en réalité il n’était pas.

Notons à cet égard que le dénommé Gabriel Fortin s’est bizarrement présenté à Valence comme un certain « Rachid ».

Par ailleurs, plusieurs des attentats islamistes de ces dernières années apparaissent bien comme des vengeances personnelles maquillées en attentats islamistes, et l’un d’eux avait déjà consisté en l’assassinat de son employeur par un salarié à la suite d’une réprimande deux jours plus tôt (attaque islamiste du 26 juin 2015 à Saint-Quentin-Fallavier).

Dans tous ces cas, celui qui a décidé de se faire justice lui-même est supporté par un mouvement qui encourage son passage à l’acte et le manipule avec des objectifs différents.

 

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/la-garde-a-vue-de-gabriel-f-le-tueur-de-drh-a-ete-prolongee-4021810

La garde à vue de Gabriel F, « le tueur de DRH », a été prolongée

 

17h38 , le 29 janvier 2021, modifié à 17h50 , le 29 janvier 2021

La garde à vue de Gabriel F, qui a tué trois personnes du Haut-Rhin à l’Ardèche, a été prolongée. Cet ingénieur de 45 ans sera présenté à un magistrat samedi.

 

Devant l'entrée de l'entreprise Faun à Guilherand-Granges ce vendredi.

Devant l’entrée de l’entreprise Faun à Guilherand-Granges ce vendredi. (AFP)

 

Gabriel F., auteur de trois assassinats et d’une tentative en trois jours, sera présenté à un magistrat samedi à l’issue de sa garde à vue qui a été prolongée ce vendredi. Comparaison ADN à l’appui, les enquêteurs ont désormais la certitude que cet ingénieur de 45 ans, né et domicilié à Nancy (Meurthe-et-Moselle), a débuté son périple meurtrier dès mardi en Alsace en tuant la responsable des ressources humaines de l’entreprise Knauf. Sa tentative de meurtre du directeur des ressources humaines de General Electric Belfort a en revanche échoué. Il a ensuite mortellement blessé jeudi matin une responsable d’équipe à l’agence Pôle Emploi de Valence (Drôme), puis la DRH de l’entreprise Faun Environnement à Guilherand-Granges (Ardèche) où le tireur, qui disposait légalement de deux armes de poing, avait été employé.

Le suspect reste mutique

Le choix des victimes ne semble en effet rien devoir au hasard. Ses deux cibles alsaciennes avaient toutes deux travaillé comme DRH pour le compte du groupe Emerson lorsque la multinationale américaine avait racheté la société Francel SA, basée à Lucé (Eure-et-Loire). S’en était suivi un plan social en 2006 dont aurait fait les frais Gabriel F.. Ce dernier a encore été licencié en 2010 de la société Faun Environnement et ce serait bien la responsable des ressources humaines de l’entreprise tuée jeudi, une mère de famille âgée de 51 ans, qui lui avait notifié son renvoi. Gabriel F. s’est ensuite inscrit à Pôle Emploi à Valence (Drôme) mais pas dans l’agence où il s’est rendu armé jeudi. Les policiers cherchent à vérifier si la responsable d’équipe de Pôle Emploi, tuée, encore une mère de famille âgée de 53 ans, s’était occupée à l’époque de lui dans une autre agence.

Face à un suspect mutique, les enquêteurs cherchent à déterminer quel pourrait être l’élément déclencheur qui a poussé cet ancien élève de l’école d’ingénieur de Metz (ENIM), présenté comme solitaire et dépressif, à se lancer dans cette entreprise de vengeance meurtrière.  Une autre question reste pour l’heure sans réponse : Gabriel F. comptait-il s’arrêter là ou avait-il d’autres cibles?

 

 

https://www.leparisien.fr/economie/emploi/drame-au-pole-emploi-de-valence-je-ne-me-sens-ni-coupable-ni-inquiet-confie-le-drh-didier-bille-28-01-2021-8421858.php

Drame au Pôle Emploi de Valence : «Je ne me sens ni coupable ni inquiet», confie le DRH Didier Bille

 

Didier Bille est l’auteur de «DRH, la machine à broyer» qui a donné naissance au mouvement #BalancetonDRH sur les réseaux sociaux en 2018.

 

 Le mouvement #BalanceTonDRH avait circulé en 2018 sur les réseaux sociaux après la sortie du livre choc de Didier Bille, «DRH, la machine à broyer».
Le mouvement #BalanceTonDRH avait circulé en 2018 sur les réseaux sociaux après la sortie du livre choc de Didier Bille, «DRH, la machine à broyer». LP/Jean Nicholas Guillo

 

Par Bérangère Lepetit

Le 28 janvier 2021 à 22h33, modifié le 29 janvier 2021 à 08h36

A la suite du drame survenu ce jeudi à Valence, les enquêteurs cherchent à établir un lien avec d’autres faits survenus plus tôt cette semaine dans l’est de la France. Mardi soir, une cadre dans les ressources humaines, Estelle L., a été retrouvée tuée par arme à feu sur un parking devant son entreprise de Wolfgantzen, près de Colmar (Haut-Rhin). Peu après ces faits, un homme d’une cinquantaine d’années a été agressé à son domicile par une personne armée. La victime présente la particularité d’être un ancien collègue d’Estelle L.

VIDÉO. Drame au Pôle emploi de Valence : «L’acte ne relève pas d’une logique particulière», selon le procureur

Tous deux avaient été missionnés pour mener une opération de restructuration du groupe Emerson en 2006 dans la banlieue de Chartres (Eure-et-Loir) et leurs deux noms, accolés au hashtag #BalanceTonDRH, avaient circulé en 2018 sur les réseaux sociaux. Le mouvement était apparu sur Twitter quelques semaines après la sortie du livre choc de Didier Bille, « DRH, la machine à broyer » (éditions Cherche-midi).

Harcèlement moral, évaluations truquées… dans cet ouvrage, l’homme, qui travaille toujours dans le même secteur, décrivait avec force détails et anecdotes les pratiques à la frontière de la légalité qu’il a utilisées durant vingt-deux ans dans plusieurs grands groupes industriels (General Electric, Nortel, XP, une filiale de Bosch…).

LIRE AUSSI > Drame de Valence : les DRH et conseillers Pôle emploi, boucs émissaires de la crise sociale

Joint ce jeudi soir, ce dernier s’est déclaré « choqué » par les faits qui se sont déroulés durant la semaine. « Le fait que ce soit une agente de Pole emploi et une cadre des ressources humaines n’accentue ou ne minimise pas le choc que j’ai ressenti, poursuit-il. C’est un acte atroce. »

Didier Bille surnommé par notre journal en 2018 « l’homme aux 1000 licenciements » estime que ce drame a sans doute pu être commis par « un homme fragile qu’un rien peut pousser à passer à l’acte ». « Si ce n’est pas #BalanceTonDRH aujourd’hui, ce sera #BalanceTonComptable demain », glisse-t-il.

«Dans mon livre, je dénonçais ces pratiques»

Se sent-il coupable que ces faits se soient déroulés dans le sillage de la sortie de son livre ? « Je ne me sens pas coupable. Dans ce livre, je ne faisais pas l’apologie de ces pratiques, je les dénonçais » », affirme-t-il calmement. « Je ne me suis pas senti menacé à l’époque et je ne me sens toujours pas menacé », confie-t-il par ailleurs.

Il rappelle en passant qu’en 2018, un internaute l’avait contacté et avait menacé de le jeter en pâture sur les réseaux sociaux par l’intermédiaire de #BalanceDidierBille. « J’ai gardé les mails. Mais je n’ai jamais été de nature inquiète. A l’époque, ça ne m’avait pas inquiété et ça ne m’inquiète toujours pas. »

 

Assassinats de DRH en Alsace et dans l’Ardèche : nouvelle série très intrigante

A la suite des deux meurtres ou assassinats qui se sont produits hier matin à Valence et dans l’Ardèche, les enquêteurs établissent un rapprochement avec une tentative d’assassinat et un assassinat de DRH commis mardi soir dans le Haut-Rhin.

« On est tenté de faire le lien », disent-ils.

Pour ma part, je suis très tentée de faire le lien avec la disparition de Twitter de Cyprien Luraghi depuis lundi soir, que j’ai signalée mercredi soir comme très inquiétante :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/01/27/attention-cyprien-luraghi-a-disparu-de-twitter/

En effet, tous les éléments d’information publiés jusqu’à présent sur cette nouvelle série d’assassinats ne font que renforcer mes soupçons d’un nouveau coup de Luraghi et ses amis, dont des « antifascistes » de Nancy avec qui il discute régulièrement sur Twitter et qui font aussi partie des amis « ufosceptiques » de son complice de longue date Jean-Marc Donnadieu.

Les deux premières victimes, en Alsace, auraient d’ailleurs été repérées exactement comme Samuel Paty au mois d’octobre dernier, à la suite d’une polémique sur Twitter.

P.S. : Il y a notamment ceux-là auxquels les enquêteurs seraient bien inspirés de s’intéresser :

https://twitter.com/lafleurdu54

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/drame-au-pole-emploi-de-valence-la-vengeance-meurtriere-de-gabriel-f-ancien-ingenieur-28-01-2021-8421855.php

Drame au Pôle emploi de Valence : la vengeance meurtrière de Gabriel F., ancien ingénieur

Ce jeudi matin, un homme de 45 ans a semé la mort dans la Drôme et l’Ardèche, tuant une conseillère de Pôle emploi et une DRH. Il pourrait être lié à un autre assassinat et une tentative mardi en Alsace. Les enquêteurs privilégient un acte de vengeance.

 

 L’agence Pôle emploi de l’avenue Victor-Hugo à Valence a été la première étape du périple meurtrier de Gabriel F. ce jeudi.

L’agence Pôle emploi de l’avenue Victor-Hugo à Valence a été la première étape du périple meurtrier de Gabriel F. ce jeudi. AFP/Philippe Desmazes

Par Jean-Michel Décugis, Vincent Gautronneau, Zoé Lauwereys et Jérémie Pham-Lê

Le 28 janvier 2021 à 22h19, modifié le 28 janvier 2021 à 23h04

Il s’est mué en impitoyable tueur à la haine dirigée contre les représentants du monde du travail. Un tueur de DRH(s) et d’une conseillère de Pôle emploi – dont les enquêteurs se demandent si la liste de ses victimes n’est pas plus longue. Ce jeudi matin, Gabriel F., ancien ingénieur sans emploi de 45 ans, s’est livré à un effroyable parcours meurtrier en tuant deux femmes dans la Drôme et en Ardèche. Alors que les motivations de cet homme sans antécédents judiciaires ni psychiatriques, mais profondément marqué par un ancien licenciement, restent inconnues, la police judiciaire de Lyon a acquis la conviction qu’il est également lié à un autre meurtre et une tentative de meurtre en Alsace survenus deux jours plus tôt.

Il est environ 8h30 lorsque Gabriel F. se présente à l’agence Pôle emploi de l’avenue Victor-Hugo de Valence (Drôme). Cet homme d’origine antillaise, au crâne chauve, la connaît bien puisqu’il y pointait jusqu’en 2013 après son licenciement d’une entreprise de recyclage ardéchoise. A l’accueil, masque anti-Covid sur le visage, il se présente à l’hôtesse comme un certain « Rachid » et vient réclamer le versement d’indemnités. L’employée ne le trouve pas dans les fichiers. Mais l’imposteur insiste avec courtoisie, feint l’étonnement et pianote sur une tablette distraitement. Jusqu’à ce que, subitement, il se dirige vers l’issue de secours, ouvre la porte d’un bureau fermé et dégaine un pistolet Taurus 9 mm sans crier gare. Là, il tire deux balles sur Patricia P., une conseillère Pôle emploi de 53 ans, visant le thorax et la tête. Cette mère de deux grandes filles décède sur place.

VIDÉO. Drame au Pôle emploi de Valence : « L’acte ne relève pas d’une logique particulière », selon le procureur

Le tireur prend ensuite la fuite à bord d’une Hyundai rouge louée quelques jours auparavant. Un agent a le réflexe de noter le modèle et la plaque d’immatriculation. L’alerte est donnée. Mais Gabriel F. a déjà traversé le pont Mistral qui enjambe le Rhône et fonce désormais en direction d’une zone industrielle de la commune limitrophe de Guilherand-Granges (Ardèche). A 9h15, le voilà devant son ancienne entreprise Faun, dont il a été employé de 2008 à 2010 avant d’être remercié. Dans cette société qui produit des bennes à ordure, il demande à voir deux personnes dont il donne les noms mais celles-ci sont absentes. Il ouvre alors le feu sur Géraldine C., 51 ans, directrice des ressources humaines (DRH) du site. Atteinte d’une balle au thorax, elle succombera à ses blessures.

Une détermination implacable et un sang-froid glaçant

Abandonnant son pistolet Taurus sur place, Gabriel F. s’enfuit à nouveau au volant de sa voiture vers Valence. Il est alors pris rapidement en chasse par un fourgon de police. Alors qu’il zigzague sur l’autoroute, il percute dans l’autre sens une autre voiture de police, une Peugeot, vers 9h30, au niveau du pont. Les trois fonctionnaires présents, légèrement blessés, parviennent à menotter le forcené, visiblement sonné par la violence de l’impact avec les airbags, et à l’interpeller. Ils retrouvent à proximité de son tableau de bord un pistolet Glock qui n’a pas servi. C’est la fin d’un périple meurtrier express au cours duquel le suspect fera preuve d’une détermination implacable et un sang-froid glaçant.

Drame au Pôle emploi de Valence : la vengeance meurtrière de Gabriel F., ancien ingénieur

 

Saisis de l’enquête pour « assassinats », les policiers de la PJ de Lyon tentent d’établir si Gabriel F. connaissait les deux femmes ou s’il a tiré au hasard au gré d’une rancœur profonde. Ils privilégient la seconde hypothèse : l’ancien ingénieur avait quitté Valence depuis 2013 et réside désormais à 500 kilomètres de là, à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il est probable que les employés du Pôle emploi et de l’entreprise Faun aient changé entre-temps. L’enquête révèle en tout cas que le tireur est arrivé à Valence la veille de la tuerie et a séjourné pour la nuit dans un hôtel de la ville.

Dans le Haut-Rhin, deux cibles également liées au monde du travail

Plus troublant encore, les enquêteurs viennent de faire le rapprochement avec une autre série d’attaques commises le 27 janvier, mardi, dans… le Haut-Rhin. Ce jour-là, vers 18h50, les gendarmes de la section de recherches de Strasbourg découvrent le corps d’une femme tuée par arme à feu dans sa voiture à Wolfgantzen. Dans le même temps, un homme vivant dans la commune voisine de Wattwiller, appelle en panique la gendarmerie : un forcené vient de se présenter chez lui et, après s’être assuré de son identité, a tenté de lui tirer dessus. La victime parvient à arracher le masque chirurgical de son agresseur mais ce dernier, après avoir ouvert le feu sans toucher sa cible, parvient à s’enfuir. Ce masque a été saisi par la police qui a extrait l’ADN afin de le comparer à celui du suspect. Ces faits avaient poussé les gendarmes à mettre sous protection deux autres personnes ayant le même lien professionnel.

Pour les enquêteurs, il s’agit là probablement de l’œuvre de Gabriel F. L’homme agressé a en effet signalé aux gendarmes une voiture rouge similaire à celle utilisée par le tueur présumé dans la Drôme et en Ardèche. L’analyse des douilles retrouvée sur place semble aussi correspondre. L’ingénieur ne vivait qu’à 2 heures de là. Surtout, le profil des deux victimes alsaciennes est, encore une fois, lié au monde du travail.

«La crise actuelle a été l’élément déclencheur»

Estelle L., la femme décédée, et Bertrand M., l’homme qui a échappé à la mort, ont tous les deux travaillé ensemble en tant qu’assistante RH et DRH pour une entreprise où ils ont mené un plan de licenciements très contesté. En 2018, leur identité avait été divulguée sur les réseaux sociaux par d’anciens salariés licenciés avec le hashtag #BalanceTonDrh. Ils étaient alors présentés comme des « killer/mercenaire (sic) »… Gabriel F. a-t-il travaillé avec ces deux victimes ? Ou aurait-il été influencé par la polémique sur Internet ? Mystère.

Seule certitude : l’ancien ingénieur n’avait jamais éveillé les soupçons de la police ou des services de renseignement. Il disposait légitimement de ses revolvers dans le cadre d’un permis de tir sportif accordé en 2015 et renouvelé en 2019. Placé en garde à vue, Gabriel F. n’avait pas encore fourni d’explications ce jeudi soir sur son geste, étant encore perturbé par les événements et son arrestation. Les enquêteurs n’excluent pas que la crise sanitaire ait exacerbé une vengeance personnelle. « Le périple meurtrier de l’auteur est très probablement le fruit d’une longue maturation dont la crise actuelle a été l’élément déclencheur, relève une source policière. Il semble avoir ruminé sa rancœur d’avoir été licencié pendant des années et entretenu une forme de psychose. C’est une dérive personnelle, humaine et tragique. »

Le tueur présumé, « un garçon très discret » selon ses voisins de Nancy

Ses voisins l’ont vu charger le coffre d’une voiture et partir il y a deux jours. Une situation inhabituelle car Gabriel F. ne possédait pas de voiture et se déplaçait toujours à pied, selon son voisinage. « Je me suis demandé où il pouvait bien aller, j’ai pensé qu’il partait peut-être se confiner à la campagne ». L’homme habite au deuxième d’un immeuble de quatre étages situé en retrait du boulevard Lobau, l’artère principale pour entrer dans la ville de Nancy. « Je l’ai vu pour la dernière fois avant-hier (NDLR : mardi), il avait fait des courses, il était chargé », se souvient Jeannine, une de ses voisines du dessous.

Gabriel F. a grandi dans ce logement social géré par la société Lorraine d’Habitat. Un F 2 qu’il a longtemps partagé avec son frère aîné et sa mère, séparée de son père, un Antillais. Depuis la retraite de sa mère, partie vivre ailleurs dans la ville, il vivait seul dans l’appartement. « C’est un garçon très discret mais toujours correct et poli », raconte Jeanine.

« On ne l’a jamais vu avec une femme, ni des amis ou des enfants », poursuit la septuagénaire. Ses voisins parlent d’un homme qui ne travaillait plus, mais qui partait tôt le matin pour se balader et revenait en fin de matinée, avant de repartir en début d’après-midi pour revenir le soir. Presque un rituel. « Son frère a une bonne situation, une femme, des enfants mais lui vit comme un ermite », croit savoir une voisine. Dans l’immeuble, personne ne lui connaît d’ami ou de fréquentation. « Il ne parlait à personne, avec lui c’était bonjour, bonsoir. De temps en temps, sa mère lui rendait visite ».

 

https://www.europe1.fr/societe/un-pistolet-sous-un-carton-a-pizza-un-drh-qui-a-echappe-a-une-tentative-de-meurtre-temoigne-4021620

« Un pistolet sous un carton à pizza » : un DRH qui a échappé à une tentative de meurtre témoigne

06h25, le 29 janvier 2021
Bertrand connaissait la DRH tuée mardi en Alsace, dont le meurtrier présumé n'est autre que l'homme qui a tué une conseillère Pôle Emploi et une DRH jeudi près de Valence.
Bertrand connaissait la DRH tuée mardi en Alsace, dont le meurtrier présumé n’est autre que l’homme qui a tué une conseillère Pôle Emploi et une DRH jeudi près de Valence. © AFP

 

Deux jours avant le meurtre d’une conseillère Pôle Emploi et d’une DRH dans la Drôme et l’Ardèche, Bertrand, lui-même directeur des ressources humaines, a reçu la visite d’un homme qui a tenté de l’assassiner. Il raconte au micro d’Europe 1 cette soirée où la mort a failli l’emporter.

TÉMOIGNAGE

Bertrand est un miraculé. Ce DRH de profession a failli mourir par arme à feu sur le pas de la porte de son domicile, près de Mulhouse. Une tentative d’assassinat qui s’est déroulée mardi, quelques heures seulement avant le meurtre d’une autre DRH en Alsace. Principal suspect de cet homicide, un ingénieur sans emploi qui a tué deux femmes jeudi dans la Drôme et l’Ardèche, une conseillère Pôle Emploi et une DRH. Et il est possible que Bertrand aurait dû être la quatrième victime de l’homme de 45 ans désormais en garde à vue après son parcours meurtrier. Au micro d’Europe 1, Bertrand raconte le moment où il a évité la mort de justesse.

« Un pistolet » sous un carton à pizza

« Je suis chez moi en train de travailler, on sonne à la porte et je vais ouvrir », raconte le DRH. Il se retrouve alors en face d’un homme au visage masqué, « comme cela se fait en temps de Covid », qui tient un « carton à pizza ». Soudain un coup de feu retentit, mais Bertrand n’est pas touché. « Visiblement il y avait un pistolet en-dessous. » Ne parvenant pas à tirer une nouvelle fois, pour une raison inconnue, l’homme prend la fuite en courant.

« Je me suis dit que j’allais le rattraper et le plaquer au sol pour simplement le maîtriser. Mais une bagarre se déclenche et il arrive à m’échapper », poursuit le DRH. Après quelques secondes pour reprendre ses esprits, Bertrand se lance de nouveau à la poursuite de son agresseur. Mais ce dernier a eu le temps de rallier sa voiture et de s’y enfermer. « J’étais en chaussettes, je n’ai pas réussi à le retenir. »

Une agression qui se déroule quelques heures avant le meurtre d’une DRH

Cette agression a eu lieu dans la même soirée que le meurtre d’une DRH habitant près de Colmar, une connaissance de Bertrand. « On était d’anciens collègues et encore en relation », confirme-t-il. Un assassinat qui va précéder celui d’une autre directrice des ressources humaines, cette fois près de Valence, dans la matinée de jeudi.

Des ressemblances troublantes dans une zone géographique restreinte qui font se poser des questions aux enquêteurs. « On est tenté de faire le lien », reconnaît Bertrand. Mais « je pense qu’il faut attendre que l’enquête avance plus loin. »

Europe 1
Par Arthur Helmbacher, édité par Ugo Pascolo

 

Affaire Karachi : Léotard amnésique, je veux bien l’aider !

Il fut un temps où la presse évoquait sans problème l’épisode du voyage gouvernemental à Riyad du 8 janvier 1994, puis plus personne ne semble s’y être intéressé, surtout pas les juges d’instruction, ce qui est quand même assez curieux. A leur place, j’aurais bien posé quelques questions, mais je n’y suis pas, n’y ai jamais été et ne suis pas non plus magistrate, je suis juste ingénieur, avec une intelligence « reptilienne » à « faire chier » tout le monde, comme le disait en août 2006 le très « rationnel et cohérent » Joël Roma, militant de la LCR de Brest de 1999 à 2005 m’ayant harcelée entre 2004 et 2007 sur ordre des chefs de son ancien parti, notamment la criminelle Josette Brenterch, laquelle participait déjà à tous les harcèlements dont j’étais victime en 1994 alors que je travaillais sur un très gros projet classé de la Défense nationale, comme le sait bien le précité Joël Roma, tellement « rationnel et cohérent » qu’il n’a, lui, jamais fait d’études d’ingénieur (il n’est pas si fou…), mais un CAP de carreleur qu’il n’aura jamais su exploiter dans les règles de l’art (faillite en moins d’un an en 1989 pour incapacité notoire à gérer sa petite affaire personnelle), ce qui prouve son indéniable aptitude à dire ce que sont ou ne sont pas les ingénieurs et à les juger ou jauger ainsi qu’à juger aussi de leur travail sans rien en connaître (j’étais en 2004 le tout premier ingénieur qu’il ait jamais eu l’occasion d’approcher de près, vraiment de très près, jusqu’à même pouvoir le toucher, et il était tout surpris de constater que je ne mordais pas).

Voir ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/01/20/affaire-karachi-debut-du-proces-de-balladur-et-leotard-joel-roma-toujours-pas-entendu/

Sawari II n’aura donc pas été signé le 8 janvier 1994 comme prévu initialement, mais seulement le 19 ou le 24 novembre 1994 selon les sources. Pourquoi, et que s’est-il donc passé dans l’intervalle ? Les juges ne rapportent rien, hormis des notes et arbitrages interministériels entre la mi-octobre 1994 et la signature du contrat, montrant qu’à ce moment-là tout s’accélère étonnamment après plusieurs longs mois de blocage absolu dans ces négociations.

Et de mon côté, que se passe-t-il donc à cette époque ?

Eh bien, comme d’habitude, je fais « chier » avec mon intelligence « reptilienne ».

Alors que durant les derniers mois de l’année 1993, les complices de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui me harcelaient alors avaient monté un super plan pour pouvoir m’expédier au Maroc et ainsi, enfin se débarrasser de moi de manière définitive à coup sûr après le 6 janvier 1994, ce jour-là ils avaient encore essuyé un échec monumental à cause de mon intelligence « reptilienne ». D’où une très grosse colère de tous les intéressés… que le ministre de l’Intérieur parti rigoler au Maroc le 8 janvier 1994 s’était apparemment abstenu de rapporter à ses petits copains du gouvernement tous du voyage à Ryiad…

La situation pour les négociations du contrat Sawari II ne se débloque ensuite qu’à l’automne 1994, alors que je me trouve en arrêt de travail depuis le 24 septembre 1994 et que tous ceux qui attendaient patiemment la fin de mon contrat de travail depuis le début de l’année la voient enfin arriver de ce fait…

Ceux qui dans l’intervalle avaient tenté de m’assassiner ou me faire assassiner à plusieurs reprises iront se réfugier au Maroc après mes premiers dépôts de plaintes contre eux à raison de ces faits.

Apparemment, ils s’y trouvent toujours et montrent un vif intérêt pour celles de mes publications actuellement les plus susceptibles de les concerner :

 

Affaire Karachi : Léotard amnésique, je veux bien l'aider ! dans AC ! Brest maMorocco, Youtube, Llc

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ma dans AttentatsOujda, Oriental, Morocco, Moroccan Academic Network

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21 Jan 00:24:50

 

 

Comme quoi tout le monde n’est pas encore mort, même si effectivement il y a bien eu plusieurs grosses vagues d’assassinats depuis 1994, les dernières du fait des deux malades mentaux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu.

 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/22/proces-de-l-affaire-de-karachi-francois-leotard-l-amnesique-de-la-republique_6067166_3224.html

Procès de l’affaire de Karachi : François Léotard, l’amnésique de la République

 

L’ancien ministre de la défense, 78 ans, a été entendu, mercredi, par la Cour de justice de la République, sur les contrats d’armements des années 1990.

Par Béatrice Gurrey

Publié le 22 janvier 2021 à 06h26 – Mis à jour le 22 janvier 2021 à 06h26Temps de Lecture 2 min.

 

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Edouard Balladur et l’ancien ministre de la défense François Léotard témoignent dans l’affaire Karachi le 19 janvier à Paris.
Edouard Balladur et l’ancien ministre de la défense François Léotard témoignent dans l’affaire Karachi le 19 janvier à Paris. BENOIT PEYRUCQ / AFP

 

François Léotard a la mémoire qui flanche. Que lui a-t-on dit ? Quel était son degré d’information ? Quel était son avis ? L’ancien ministre de la défense, 78 ans, ne se souvient plus très bien de « l’épicerie » de ces marchés colossaux d’armement des années 1990, dont les rétrocommissions illégales auraient servi à financer la vie politique.

Lire aussi Edouard Balladur, François Léotard, les rétrocommissions et le conditionnel : devant la Cour de justice de la République, le décor est posé dans l’affaire Karachi

« Le problème de ce procès, M. le président, c’est que tout le monde est mort. » Mercredi 21 janvier, au troisième jour d’audience, et en l’absence d’Edouard Balladur, le président de la Cour de justice de la République (CJR), Dominique Pauthe, n’obtient pas de réponse précise du prévenu, pourtant bien vivant.

Il a changé de lecture, un livre de la Blanche de Gallimard retourné sur sa table, et tient à la main un mouchoir rouge qui ressemble à une serviette de restaurant. Mais alors, cette note de la Direction générale de l’armement (DGA) qui s’alarme des garanties financières sur le contrat Agosta – des sous-marins vendus au Pakistan pour 5,4 milliards de francs –, ne lui dit vraiment rien. « Vous me posez une colle, M. le président. Si on m’avait signalé quelque chose d’illégal, je n’aurai pas poursuivi cette démarche. J’ai toujours pensé que c’était régulier. »

La confiance post-mortem

Les commissions très grasses versées aux intermédiaires (Ziad Takieddine et le « réseau K »), à un rythme plus soutenu que les versements du client, pratique très inhabituelle, qu’en pense-t-il ? « Je faisais confiance à mes collaborateurs. Je n’ai aucune raison de mettre en doute ce que faisait M. Douffiagues [PDG de la Sofresa, organisme chargé des ventes d’armes, disparu en 2011]. Je lui fais confiance post-mortem. » Ah, la confiance post-mortem…

Lire aussi Affaire de Karachi : la complainte d’Edouard Balladur
Et les notes inquiètes du ministère de l’économie sur les risques financiers du contrat ? « J’ai toujours eu confiance dans les notes des agents du ministère des finances. » Il se mouche dans sa serviette rouge. « Ces contrats ont rapporté de l’argent à la France. Les risques, oui, c’est comme ça. Il y a sans arrêt des abus de biens sociaux dans l’histoire économique de la France. On enlève des œuvres au Louvre pour les mettre à Abou Dhabi. Tout cela m’échappe. » Quel est le rapport ?

Impavide et courtois, le président Pauthe continue ses questions techniques et logiques pour tenter de comprendre comment l’ancien ministre de la défense a agi. « En 1995, excusez-moi de vous le dire, j’étais totalement engagé auprès d’Edouard Balladur dans la campagne, c’était le cadet de mes soucis ces contrats. »

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https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/affaire-karachi-au-proc-c3-a8s-balladur-dialogue-de-sourds-entre-la-cour-et-fran-c3-a7ois-l-c3-a9otard/ar-BB1cYs5j

Affaire Karachi. Au procès Balladur, dialogue de sourds entre la cour et François Léotard 

il y a 2 jours

 

Édouard Balladur et François Léotard comparaissent devant la Cour de justice de la République depuis le 19 janvier 2021. © BENOIT PEYRUCQ / AFP Édouard Balladur et François Léotard comparaissent devant la Cour de justice de la République depuis le 19 janvier 2021.

L’ancien ministre de la Défense, interrogé par les magistrats de la Cour de justice de la République, jeudi 21 janvier, a multiplié les digressions.

Mais quel est le rapport ? Entre digressions et trous de mémoire, la Cour de justice de la République (CJR) a poursuivi jeudi 21 janvier le difficile interrogatoire de François Léotard, jugé à Paris avec Édouard Balladur pour le financement de la campagne de ce dernier à la présidentielle de 1995.

L’ancien ministre de la Défense et l’ex-Premier ministre sont soupçonnés d’avoir mis en place dans les années 90 un système de rétrocommissions illégales liées à d’importants contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, qui aurait servi à nourrir les comptes de la campagne d’Édouard Balladur.

Ce système de commissions exorbitantes réglées à des intermédiaires inutiles, selon l’accusation, a valu aux collaborateurs d’Édouard Balladur et François Léotard de lourdes condamnations en juin dernier, dans le volet non-ministériel de cette partie de la tentaculaire affaire Karachi.

Jugés depuis mardi devant la CJR, composée de magistrats et de parlementaires, les deux anciens responsables politiques ont tous les deux fermement nié toute culpabilité dans cette affaire.

« Je ne me souviens pas »

Jean noir et pull marine, planté devant le pupitre au centre de la salle d’audience, François Léotard, 78 ans, écoute patiemment le président Dominique Pauthe décrire les complexes négociations qui ont entouré les contrats de vente de sous-marins au Pakistan.

La cour veut des précisions sur une note des services du ministère de la Défense mais se heurte à l’une des difficultés de ce procès : juger des faits un quart de siècle après.

Alors là, vous me posez une colle M. le président, ça doit avoir vingt-cinq ans, souffle l’ancien ministre. Je ne me souviens pas, ajoute-t-il, comme il le répétera encore une dizaine de fois lors de son interrogatoire.

Si on m’avait signalé quelque chose d’irrégulier, naturellement, je n’aurais pas accepté que ça se poursuive, s’empresse de préciser François Léotard. J’ai toujours pensé que tout ça était légal, régulier, et dans notre intérêt.

« Si c’était à refaire, je le referai »

Lorsque l’ex-ministre rappelle que la pratique des commissions pour faciliter l’obtention d’un contrat était à son époque légale, le président lui précise : Il ne s’agit pas de critiquer la vente de sous-marins ou de frégates mais […] des accords passés en marge de ces contrats.

Si c’est légal, j’assume tout. Si c’est pas légal, je n’assume rien, lui rétorque François Léotard. Et, si c’était à refaire, je le referai, ajoute à plusieurs reprises celui qui a décidé de défendre son honneur lui-même, sans avocat.

Ces affaires de contrats, excusez-moi d’avoir l’air désinvolte, mais c’était le cadet de mes soucis, insiste-t-il en évoquant le nucléaire français, les guerres en Bosnie et au Rwanda ou les soldats blessés qu’il devait accueillir.

- D’autres que vous s’en chargeaient ?, coupe le président, revenant sur les contrats.

- Bien sûr.

- Notamment Renaud Donnedieu de Vabres ?

Plus proche conseiller de François Léotard à l’époque – il était connu comme son double – Renaud Donnedieu de Vabres a été condamné en juin à cinq ans de prison dont trois ferme pour avoir imposé le réseau d’intermédiaires aux industriels et reçu de l’argent du sulfureux intermédiaire libanais Ziad Takkiedine pour des services rendus en marge des contrats.

Il a fait appel de ce jugement, tout comme ses coprévenus.

Du Liban à Fréjus

Le procureur général François Molins aimerait bien savoir à quelle fréquence Renaud Donnedieu de Vabres rendait des comptes à son ministre, et s’agace quand François Léotard se lance en réponse dans un commentaire sur les pratiques financières au Liban.

Est-ce qu’il est possible d’avoir une réponse à ma question ?, s’impatiente le magistrat. Les conversations étaient quotidiennes, finit par lui répondre François Léotard. Avant de se lancer dans une nouvelle digression, cette fois sur son long mandat de maire à Fréjus, où il réside.

Le président est interloqué. Mais quel est le rapport ?

L’audience reprend mercredi prochain avec l’interrogatoire d’Édouard Balladur.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-vente-de-fregates-en-arabie-saoudite-un-contrat-en-or_952611.html

La vente de frégates en Arabie Saoudite, un contrat en or 

 

Après Karachi, c’est à cette affaire de vente de frégates à l’Arabie saoudite que s’intéressent les juges. Avec une question clef: en marge de l’accord sulfureux négocié en 1994, des rétrocommissions ont-elles financé la campagne présidentielle d’Edouard Balladur?

 

Nicolas Sarkozy (à gauche) accompagné par Edouard Balladur et François Léotard (à droite) lors de la campagne présidentielle de 1995.

Nicolas Sarkozy (à gauche) accompagné par Edouard Balladur et François Léotard (à droite) lors de la campagne présidentielle de 1995.

Reuters

Par pascal ceaux et jean-marie pontaut
publié le 17/01/2011 à 12:56

 

Cap sur Riyad. Le contrat Sawari II de vente de trois frégates de la France à l’Arabie saoudite en novembre 1994 est désormais au coeur des soupçons de rétrocommissions ayant alimenté la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole. Les juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke, codésignés au terme d’une passe d’armes avec le parquet de Paris, sont désormais libres d’enquêter sur les dessous d’un sulfureux contrat. Ils s’apprêtent à réclamer au ministère des Finances les pièces relatives à cet accord commercial.

Les magistrats s’intéressent aux rétributions des intermédiaires. Ils pourraient également, pour retrouver la trace de ces versements, délivrer plusieurs commissions rogatoires internationales dans divers paradis fiscaux.

Une similitude troublante avec le contrat du Pakistan

L’enquête sur Sawari II semble prendre le pas sur le contrat des sous-marins Agosta avec le Pakistan et ses liens éventuels avec l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi. 15 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN), avaient été tuées dans l’explosion d’une voiture piégée. Or le contrat saoudien présente une similitude troublante avec celui du Pakistan: il fait apparaître les mêmes personnages parmi les intermédiaires, chevilles ouvrières des négociations.

Il retient l’attention des juges en raison du montant des sommes en jeu, quatre fois plus importantes. Pour toutes ces raisons, Sawari II suscite aussi l’intérêt des familles des victimes de l’attentat de Karachi. Convaincu du lien entre les deux affaires, leur avocat, Me Olivier Morice, a déposé le 23 décembre une plainte auprès des juges Le Loire et Van Ruymbeke. Me Thibault de Montbrial, défenseur des blessés dans l’explosion, devrait lui emboîter le pas.

Que sait-on aujourd’hui du contrat saoudien, de sa destinée hors norme et de ses contours romanesques? Négocié à l’arraché pendant la cohabitation (1993-1995) par les balladuriens, il a été en partie remis en question, quand Jacques Chirac, élu président, a décidé d’interrompre le paiement des sommes promises aux intermédiaires. Un cas unique dans l’histoire des contrats d’armement signés par la France.

L’année 1993 marque un tournant décisif. Les négociations entre Paris et Riyad remontent déjà à plusieurs mois, sans aboutir. Elles portent sur un ensemble d’équipements militaires, mais surtout sur la vente de trois frégates La Fayette, le dernier cri en la matière. Les réseaux traditionnels de discussions échouent à conclure favorablement. Les Saoudiens exigent en effet des délais de paiement étirés.

De nouveaux réseaux d’intermédiaires mis en place

Les élections législatives de 1993 se traduisent par une victoire nette de la droite. Elles conduisent Edouard Balladur à la tête du gouvernement et François Léotard au ministère de la Défense. Celui-ci modifie la stratégie adoptée jusque-là pour convaincre les Saoudiens d’acheter français. Il nomme Jacques Douffiagues, l’un de ses proches, à la tête de la Société française d’exportation de systèmes avancés (Sofresa). L’arrivant présente l’avantage d’avoir une surface politique, lui qui fut ministre et maire d’Orléans (Loiret). De nouveaux réseaux d’intermédiaires sont mis en place, en catastrophe. Apparaissent alors trois personnages clefs, Ziad Takieddine, Abdul Rhaman el-Assir et le cheikh Ali bin Mussalam.

Ce dernier va jouer un rôle déterminant. C’est un homme d’affaires doublé d’un courtisan à l’entregent efficace. Bien que d’origine yéménite et de confession chiite, il est un familier de la cour saoudienne et du roi Fahd, qui en a fait son conseiller privé. Bin Mussalam dispose d’un accès direct à la personne royale et au ministre de la Défense, le prince Sultan bin Abdulaziz. A Paris, lui appartient le luxueux hôtel Prince-de-Galles, près des Champs-Elysées, et, à Londres, le Sheraton de l’aéroport de Heathrow. Ses relations avec les Américains sont plus étroites encore. Dans les années 1980, il aurait financé pour le compte de la CIA, des groupes d’islamistes combattant l’occupation soviétique en Afghanistan.

Pour mener à bien la négociation Sawari II, Bin Mussalam collabore avec un Libanais, Ziad Takieddine. Ce quadragénaire, fils de diplomate, est versé dans les affaires. Ancien dirigeant au Moyen-Orient de l’agence de publicité américaine Young & Rubicam, il reprend au début des années 1980 la station de sports d’hiver Isola 2000. C’est à cette époque qu’il fait connaissance du Tout-Paris politique et de François Léotard.

En 1993, Takieddine entre donc en scène par le biais de contrats de consultant passés avec la Sofresa. Il met en place les réseaux financiers liés à Sawari II. A-t-il aussi été au coeur du système des rétrocommissions, comme il en est aujourd’hui soupçonné? Ou n’a-t-il rien à se reprocher, comme il l’assure avec force?

Charles Pasqua privé de voyage

En cette année 1993, François Léotard suit de près le dossier. Il s’y investit personnellement. Dès l’été, il effectue une visite officielle en Arabie saoudite. Les 18 novembre 1993 et 1er janvier 1994, Ali bin Mussalam est reçu par le Premier ministre Balladur, après avoir rencontré Nicolas Bazire, directeur du cabinet du chef du gouvernement, et François Léotard. Fort de ce dispositif, le ministre de la Défense croit l’affaire conclue. Un déplacement de Balladur est même programmé pour janvier 1994. Dans un entretien au quotidien économique La Tribune du 17 novembre 1993, Léotard déclare: « J’ai la certitude que nous obtiendrons notification du contrat Sawari II pour de nouvelles frégates, une signature lors de cette visite du Premier ministre n’est pas à exclure. »

Le ministère des Affaires étrangères ne partage pas cet enthousiasme. L’ambassadeur de France à Riyad, Jean Bressot, émet des doutes sur la fiabilité des intermédiaires. Ce gaulliste arabisant, ayant multiplié les postes dans la région, se fend d’un télégramme au Quai d’Orsay. Il y formule des réserves à l’encontre d’Ali bin Mussalam. Pour lui, l’homme n’est plus en cour. Chiite, il souffre d’un handicap majeur au royaume de l’islam sunnite.

Pourtant, c’est une délégation fournie qui débarque le 8 janvier 1994 dans la capitale saoudienne. Le ministre de l’Industrie, Gérard Longuet, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, et François Léotard accompagnent le Premier ministre, Edouard Balladur. En dépit des efforts, rien n’est signé. Les Français repartent tête basse. L’humiliation a épargné Charles Pasqua: le ministre de l’Intérieur n’était pas du voyage. Mais il n’est pas écarté des discussions. A la même date, il rencontre son homologue saoudien dans le sud du Maroc, afin d’évoquer un autre contrat portant sur la sécurisation des frontières terrestres du royaume wahhabite. Invité à discuter sous une tente, Pasqua en profite pour vanter à ses interlocuteurs, chefs de tribu, la qualité des chèvres corses!

Une affaire conclue dans un décor des Mille et Une Nuits

L’échec du voyage à Riyad ne fait qu’accélérer les négociations en coulisse. Le contexte pousse à l’urgence. L’élection présidentielle de 1995 approche. D’où l’interrogation d’aujourd’hui: et si le contrat Sawari II avait fourni l’occasion de récupérer des fonds pour la campagne du candidat Balladur?

Léotard multiplie les rendez-vous avec Bin Mussalam. Il le rencontre à sept reprises jusqu’à la signature du contrat, au Maroc, le 19 novembre 1994. Dans un décor de palais des Mille et Une Nuits, l’affaire est conclue, à l’issue d’un protocole solennel. Sans que l’on sache les raisons du revirement saoudien. Les Balladuriens ont-ils convaincu les Saoudiens que leur champion allait entrer à l’Elysée?

« Le contrat Sawari II était une grande victoire pour l’économie française », affirme Renaud Donnedieu de Vabres, alors conseiller politique de Léotard. Interrogé par L’Express, il se dit aujourd’hui « ulcéré » d’être mis en cause, alors qu’il tenait un rôle purement politique dans les discussions. « Ce n’est pas moi qui ai signé les contrats, précise-t-il. Et tout se décidait au niveau interministériel. Mais, moi, j’ai l’honnêteté de dire que j’ai rencontré ces gens sans me cacher au ministère de la Défense. »

Il n’empêche que les conditions de ce happy end interpellent. Car le montant des commissions réclamé par les intermédiaires dépasse largement la norme. On évoque pas moins de 18 % du contrat, quand les taux habituels dépassent rarement 10 %. Autre particularité: les Français exercent une forte pression sur les Saoudiens, afin d’en obtenir un premier versement, sur lequel sera prélevée une partie de la rémunération des intermédiaires. Une troisième bizarrerie retient l’attention: après la signature de novembre 1994, des rencontres se poursuivent jusqu’à la veille de l’élection présidentielle.

A Riyad, on critique la gourmandise des intermédiaires

Le 7 mai 1995, les Français choisissent Jacques Chirac. Au ministère de la Défense, Léotard fait ses cartons. Passation de pouvoir oblige, il converse un moment avec son successeur, Charles Millon. Celui-ci s’étonne de sa fébrilité et remarque que « Léo » ne lui parle que du contrat saoudien. Quinze jours plus tard, le président Chirac charge son ministre d’enquêter sur les soupçons de rétrocommissions illégales qui auraient alimenté les caisses de Balladur.

Charles Millon se rend à Riyad en octobre 1995 pour s’entendre reprocher de la bouche de son homologue saoudien la gourmandise des intermédiaires du contrat. Le dignitaire aurait ajouté ironiquement que, si lui, dans un système féodal, avait à payer ses tribus, il ne comprenait pas ce que les gens en France faisaient de tout cet argent.

Au cabinet Millon, un jeune conseiller, Marwan Lahoud, est chargé des investigations et identifie une série d’anomalies. Très vite, sa conviction est faite, comme il l’a expliqué le 13 décembre au juge Van Ruymbeke. « Vers l’été 1996, j’ai compris le caractère inhabituel de ce réseau supplémentaire. Il vient de ce qu’il est rajouté à la dernière minute, qu’il n’est pas validé et que les profils de paiement ne sont pas conformes au profil de paiement du client. » En clair, les Saoudiens ne procèdent pas de cette manière dans les autres contrats.

En juillet 1996, après une visite officielle en Arabie saoudite, Jacques Chirac ordonne de cesser les paiements aux intermédiaires. Selon une lettre révélée par l’hebdomadaire Le Point, ceux-ci ont déjà encaissé près de 53 millions d’euros sur l’ensemble des contrats passés avec Riyad. Quelle a été la destination réelle de ces sommes d’argent? Ont-elles un rapport avec l’achat du siège du Parti républicain via le Fondo?

L’un des bénéficiaires n’est plus là pour en répondre aux juges. Ali bin Mussalam est décédé à Genève en juin 2004 des suites d’une maladie respiratoire. Le cheikh était alors en disgrâce à la cour de Riyad. Il était aussi visé par une enquête américaine sur une banque suisse de Lugano suspectée de financer le terrorisme islamiste. Mais les deux autres intermédiaires sont susceptibles de répondre aux juges, dont l’objectif est dorénavant d’identifier des bénéficiaires français d’éventuelles rétrocommissions. Ce qui constituerait une véritable affaire d’Etat.

 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/26/karachi-m-takieddine-reconnait-avoir-finance-la-campagne-de-m-balladur_3436674_3224.html

Karachi : M. Takieddine reconnaît avoir financé la campagne de M. Balladur 

L’homme d’affaires au cœur du volet financier de l’affaire Karachi a reconnu avoir remis 6 millions de francs (1 220 000 euros) à Thierry Gaubert, lors de trois voyages à Genève fin 1994.

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Publié le 26 juin 2013 à 09h38 – Mis à jour le 26 juin 2013 à 12h54Temps de Lecture 5 min.

 

L'homme d'affaires, soumis en France à un strict contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le pays, aurait tenté de se procurer un passeport diplomatique de République dominicaine.
L’homme d’affaires, soumis en France à un strict contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le pays, aurait tenté de se procurer un passeport diplomatique de République dominicaine. AFP/JACQUES DEMARTHON

 

Ainsi donc, après des années de dénégations et de déclarations incohérentes, Ziad Takieddine a craqué. L’homme d’affaires au cœur du volet financier de l’affaire de Karachi a livré, jeudi 20 juin, les aveux que les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire n’espéraient plus.

L’intermédiaire d’origine libanaise a enfin admis ce que les investigations judiciaires – et journalistiques – avaient rendu évident, à savoir qu’il avait bien œuvré au financement occulte de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, via des rétrocommissions issues des juteux contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, dans lesquels le gouvernement du même Balladur lui avait concédé le rôle d’intermédiaire.

Placé en détention provisoire depuis le 31 mai pour avoir tenté de se procurer un « vrai-faux » passeport dominicain, sans doute destiné à lui permettre de s’enfuir, M. Takieddine, lâché par ses anciens amis balladuriens et sarkozystes, ne supporte pas son incarcération, ce qui explique sans doute son changement d’attitude.

Lire : « La détention de Ziad Takieddine est une ‘farce’ selon son avocat »

DES VALISES D’ESPÈCES

Alors, dans le cabinet de M. Van Ruymbeke, M. Takieddine a raconté dans quelles circonstances il avait rencontré, fin 1993, Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly puis au ministère du budget (entre 1994 et 1995), qui lui avait été présenté par Nicolas Bazire, à la fois directeur du cabinet du premier ministre Edouard Balladur et directeur de sa campagne présidentielle.

Selon M. Takieddine, M. Bazire l’aurait appelé en décembre 1993 pour l’informer qu’il allait être contacté par M. Gaubert, qu’il avait mandaté. Il s’agissait de préparer la visite de M. Balladur en Arabie saoudite, avec l’espoir de décrocher un contrat de vente de frégates, dit Sawari II, susceptibles de rapporter beaucoup d’argent à l’Etat français.

M. Gaubert présente à M. Takieddine son épouse, la princesse Hélène de Yougoslavie, son ami Philippe Smadja (qui sera mis en cause, comme M. Gaubert, dans l’affaire du « 1 % logement »), un proche de M. Sarkozy, Dominique Desseigne, l’associé de M. Gaubert en Colombie, Jean-Philippe Couzi ou encore Pierre-Mathieu Duhamel, futur directeur général des douanes françaises. C’est à cette date que l’épouse de l’intermédiaire, Nicola Johnson, sympathise avec Mme Gaubert. Les deux femmes, depuis, ont rompu avec leurs maris et les ont dénoncés aux juges.

Las, le voyage de M. Balladur à Riyad en janvier 1994 se révèle être un échec. Mandaté par les autorités françaises pour débloquer la situation, avec son associé Abdul Rahman El-Assir, M. Takieddine dit ne plus avoir eu de nouvelles de M. Bazire jusqu’à la signature du contrat Sawari II, le 24 novembre 1994. C’est juste après cette date que M. Bazire l’aurait recontacté pour lui dire que M. Gaubert avait un message à lui faire porter. Ce message est simple : Gaubert réclame 1,5 million de francs, afin de financer la campagne de M. Balladur. M. Takieddine accepte à condition qu’il les lui remette en cash à Genève, où M. Gaubert détenait lui-même des avoirs.

A Genève, les deux hommes retrouvent M. El-Assir qui avait préparé l’argent, en coupures de 500 francs, glissées dans une mallette remise à M. Gaubert. Selon M. Takieddine, cette remise de fonds s’apparentait à un « retour d’ascenseur » logique, le contrat Sawari II lui ayant rapporté une fortune. Dix jours plus tard, M. Gaubert vient trouver M. Takieddine pour lui demander « la même somme ». Après s’être assuré que M. Bazire était informé de cette nouvelle demande, M. Takieddine procède de la même manière : il prend rendez-vous à Genève avec MM. El-Assir et Gaubert, le second repartant avec une valise d’espèces d’1,5 million de francs.

D’après l’homme d’affaires, il y aura une troisième visite de M. Gaubert, qui va réclamer cette fois 3 millions de francs. « On doit boucler les comptes, il nous manque 3 millions et quelque », lui aurait dit M. Gaubert. Jugeant la demande excessive, M. Takieddine se rend dans le bureau de M. Bazire pour avoir confirmation. « M. Bazire m’a dit qu’effectivement, ce que m’a demandé Gaubert est vrai car ils avaient besoin de cet argent, mais que c’était la dernière fois. » Une nouvelle fois donc, via M. El-Assir, M. Takieddine va remettre une valise d’espèces à M. Gaubert.

DES SONDAGES PAYÉS PAR LES VENTES D’ARMES

Les révélations de M. Takieddine confortent les découvertes des juges sur les déplacements à Genève de MM. Gaubert et Takieddine, les retraits d’espèces suspects détectés à cette période, ou encore le témoignage de Hélène Gaubert, qui déclarait au Monde, le 26 septembre 2011, à propos de son mari : « Il m’a dit un jour qu’il allait chercher ces espèces en Suisse pour les remettre à Nicolas Bazire. »

M. Takieddine a également mis en cause François Léotard, ministre de la défense entre 1993 et 1995 et son conseiller Renaud Donnedieu de Vabres. Les deux hommes avaient imposé le duo Takieddine-El-Assir dans les contrats d’armement. « M. Donnedieu de Vabres représentait M. Léotard », a déclaré M. Takieddine qui a révélé qu’après l’élection de 1995, M. Donnedieu de Vabres lui avait demandé de l’aider à payer le loyer de son appartement parisien : « Je lui ai payé en cash allant jusqu’à des sommes entre 15 000 et 20 000 francs à chaque fois », a-t-il dit. L’intermédiaire assure avoir également « financé » une partie de l’installation de M. Donnedieu de Vabres à Tours, ainsi que sa campagne législative, en 1997. Au total, il estime lui avoir remis « un maximum de 250 000 francs » en liquide.

M. Takieddine a par ailleurs confirmé que le politologue américain Paul Manafort avait effectué des sondages au profit du camp Balladur, via M. El-Assir, donc payés par les ventes d’armes. « M. Manafort, a-t-il ajouté, ne m’a pas précisé [que cette étude] avait été payée par M. El-Assir mais je l’ai supposé », révélant à ce sujet l’existence de « contacts directs » entre MM. Bazire et El-Assir. Interrogé par Le Monde, Me François Esclatine, avocat de M. Gaubert, a déclaré : « Mon client conteste et s’expliquera devant le juge ». Me Frédéric Landon, l’avocat de M. Bazire, de son côté, a assuré que son client « conteste formellement ces allégations ».

Quant au défenseur de M. Takieddine, Me Francis Vuillemin, tout en dénonçant une « détention-pression », il reconnaît que ce que son client a dit est « énorme ». M. Takieddine sera prochainement confronté à MM. Gaubert et Bazire.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Collection_Blanche_(Gallimard)

Collection Blanche (Gallimard)

Page d’aide sur l’homonymie
Pour les articles homonymes, voir Collection Blanche.
170px-Camus23 dans Calomnie
L’Étranger d’Albert Camus, paru en 1942 dans la collection.

La « Collection Blanche » est la grande collection de littérature française des éditions Gallimard.

Elle apparaît en 1911, et se nourrit à ses débuts des publications issues de La Nouvelle Revue française, la marque « Librairie Gallimard » n’apparaissant, elle, qu’après juillet 19191. Depuis sa création, « la Blanche », qui tire son nom de la couleur crème de sa couverture, a édité 6 500 titres, dont 3 800 sont encore disponibles aujourd’hui.

Outre le logo « NRF » initialement dessiné par Jean Schlumberger, la charte graphique de cette collection — un liseré noir entourant deux liserés rouges — s’inspire des Éditions de La Phalange, avec son premier titre, L’Otage de Paul Claudel, publié le 26 mai 19111. Le premier imprimeur de cette collection fut un temps Verbeke, directeur de « The St. Catherine Press Ltd », installé à Bruges1. Les formats génériques évoluèrent très peu au cours des années, ce qui est un cas unique dans l’histoire de l’édition contemporaine française, bien que la couleur crème passât au jaune clair pelliculé brillant dans les années 1980.

Championne des prix littéraires2, elle a été récompensée de 1911 à 2011 par 32 prix Goncourt, 29 prix Femina, 15 prix Renaudot, 10 prix Médicis, 14 prix Interallié, 27 Grand prix du roman de l’Académie française et 4 prix du Livre Inter3.

Références

  1. Collection Blanche [archive], éditions Gallimard
 [masquer]

v · m
Collections et revues de la maison d’édition Gallimard
Poche
Littérature et policier
Sciences humaines
Audio et bande dessinée
Anciennes collections
Périodiques
Éditions Denoël

 

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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