Archives pour la catégorie Sceptiques du Québec

Une attaque terroriste à la Défense hier, vendredi 13 décembre 2019 ?

L’hypothèse n’est pas retenue par les autorités, quoique l’homme ayant apparemment menacé des policiers leur ait dit être un terroriste et avoir agi en tant que tel.

Observons que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi semble avoir retenu son souffle toute la journée d’hier, mais ce n’est peut-être qu’une coïncidence.

En effet, exceptionnellement, il n’a rien posté sur Twitter de toute la journée et n’y est réapparu qu’en fin de soirée pour écrire ceci :

 

Une attaque terroriste à la Défense hier, vendredi 13 décembre 2019 ? dans AC ! Brest wacpeS_-_bigger
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

11h

En réponse à

et

Les sous-merdes existent pour de vrai.
wacpeS_-_bigger dans Attentats
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

12h

Erratum : « penser à celle d’une secte ».
wacpeS_-_bigger dans Calomnie
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

12h

En réponse à

et

L’idéologie enseignée par les tenanciers de la république actuels, fait pas mal penser à une secte de type scientologique, faut dire.
wacpeS_-_bigger dans Corruption
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

13h

En réponse à

De but en blanc De pute en plan (version alsacienne)
wacpeS_-_bigger dans Crime
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

13h

En réponse à

et

Je ne m’en approche plus, des psychotiques en décompensation sur internet. Chat échaudé craint l’eau froide.

 

 

Il répondait notamment à ce tweet d’une de ses vieilles complices extrêmement malsaines :

 

https://twitter.com/Ouenja/status/1205578552181178370

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Conversation
sHmHXSjD_bigger dans Folie
Ouenja
@Ouenja
·

13h

«Les murs écoutent et les putes parlent »
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wacpeS_-_bigger dans LCR - NPA
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
En réponse à

De but en blanc De pute en plan (version alsacienne)
9:04 PM · 13 déc. 2019·Twitter Web App

 

 

Rappelons donc que ce malade mental tente vainement de faire interner en psychiatrie les victimes de ses harcèlements en bande organisée sur Internet comme dans la « vraie vie » et jusque dans les tribunaux depuis maintenant plus de dix ans.

En effet, il avait commencé à rechercher des médecins, particulièrement les miens, et à en exiger des internements en psychiatrie de ses victimes dès le premier semestre de l’année 2009.

Or, sous prétexte que je suis ingénieur alors que je n’ai jamais été qu’une femme, ce qui le dérange au plus haut point, non seulement il me fait passer pour folle depuis tout ce temps, mais il m’a aussi construit une sérieuse réputation de « pute » avec tous ses délires calomnieux à mon encontre.

 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/13/un-homme-menacant-la-police-avec-une-arme-blanche-a-ete-tue-par-les-forces-de-l-ordre-a-la-defense_6022751_3224.html

Un homme menaçant la police avec une scie a été tué par les forces de l’ordre à la Défense

 

Echappé d’un hôpital psychiatrique, ce Marocain de 42 ans en situation irrégulière a tenté d’attaquer trois policiers vendredi. Le caractère terroriste n’a pas été retenu.

Le Monde avec AFP et Reuters Publié hier à 12h01, mis à jour hier à 19h07

 

Des policiers dans le quartier d’affaires de la Défense, près de Paris, vendredi 13 décembre.
Des policiers dans le quartier d’affaires de la Défense, près de Paris, vendredi 13 décembre. CHARLES PLATIAU / REUTERS

 

Un homme qui menaçait des policiers avec une arme blanche a été tué par les forces de l’ordre, vendredi 13 décembre, dans le quartier d’affaires de la Défense, près de Paris, a déclaré la procureure de Nanterre, Catherine Denis.

Echappé le 18 juin d’un hôpital psychiatrique parisien où il avait été admis en 2018, l’homme, muni d’une scie pour plaques de plâtre, s’est approché vers 10 h 20 de trois fonctionnaires de police, en les menaçant de mort, selon les premiers éléments de l’enquête dévoilés par le parquet. Les agents, qui n’ont pas été blessés, « ont fait des sommations à plusieurs reprises, lui demandant de lâcher son arme, ce qu’il n’a pas fait. Il s’est jeté sur eux », a rapporté Catherine Denis. Les trois policiers ont alors ouvert le feu « pour stopper l’individu et éviter de se faire grièvement blesser ou tuer ». « Les fonctionnaires de police ont tiré six balles, au moins l’une d’elles a atteint l’individu », a précisé la magistrate lors d’une conférence de presse.

« L’homme est tombé à terre et, alors que les policiers s’apprêtaient à lui porter secours, il a essayé d’attraper à nouveau sa scie et de les menacer, de sorte que l’un des fonctionnaires de police a fait usage de son Taser à une reprise pour l’immobiliser avant de le menotter », a-t-elle continué. Les policiers lui ont demandé de décliner son identité et de dire les raisons de son geste, il a alors répondu : « Je suis un terroriste. »

Inscrit au fichier des personnes recherchées

Les secours sont par la suite intervenus, mais le décès a été déclaré à 11 h 31. Le caractère terroriste n’a pas été retenu pour la tentative de meurtre. L’assaillant, un ressortissant marocain de 42 ans en situation irrégulière, était inscrit au fichier des personnes recherchées depuis son évasion de l’hôpital psychiatrique. Il avait fait l’objet de plusieurs hospitalisations en milieu psychiatrique.

Les faits se sont déroulés voie des Bâtisseurs dans le quartier d’affaires très fréquenté, à l’ouest de la capitale. Les policiers étaient intervenus à la suite de l’alerte d’une hôtesse d’accueil d’une entreprise de La Défense qui avait vu l’homme se frapper la tête contre des vitres. Il avait été vu « depuis quelques jours ou quelques semaines dans le quartier de La Défense et squattait dans les voies souterraines ou les sous-sols », a ajouté la procureure.

De nombreuses attaques ou tentatives d’attaque ont visé ces dernières années les forces de l’ordre en France. Au début d’octobre, un agent administratif de la Préfecture de police de Paris, Mickaël Harpon, avait tué au couteau quatre de ses collègues dans l’enceinte même de la prestigieuse institution, avant d’être abattu.

 

Accusations de pédophilie : des interprétations françaises et américaines divergentes…

Tout est affaire de contexte et de circonstances, en fait : en France, on aime bien les pédophiles qui restent surprotégés par une « justice » elle-même infestée de pédophiles, mais ce n’est pas forcément le cas partout ailleurs dans le monde…

Ainsi Elon Musk a-t-il pu se défendre en arguant qu’il avait seulement proféré une « insulte » assez banale en cas de dispute dans le monde anglo-saxon lorsqu’au cours de l’été 2018 il avait traité Vern Unsworth de « pédophile » sur Twitter.

Estimant qu’il n’y avait pas là de quoi fouetter un chat, et certainement pas lieu de lever toute une armée pour aplatir l’auteur du délit ainsi que l’intégralité de sa parentèle, de ses amis et de ses soutiens, les jurés américains ont expédié leur décision en s’arrêtant au second des cinq critères qu’ils devaient examiner dans le cadre de la plainte pour diffamation dont ils avaient été saisis et décrété que la cible n’était même pas clairement identifiée par le message…

On rappelle ici qu’il s’agit de droit américain et qu’il en serait sans doute autrement en France, et ce, d’autant plus que le pédophile français est encore assez respecté pour que le mot qui le désigne ne puisse en aucun cas constituer une simple « insulte »…

Egalement, il convient de rappeler que contrairement aux accusations mensongères qu’ils répandent tous trois très largement à mon encontre depuis de nombreuses années, sur la toile comme dans les tribunaux, je n’ai jamais accusé de pédophilie ni traité de pédophile, ni Jean-Marc Donnadieu de Béziers, ni Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque, ni leur complice résident thaïlandais Georges Cortez.

La fameuse question que j’avais posée publiquement concernant le premier d’entre eux au mois de mai 2010 après qu’il eut tenté d’obtenir de mon hébergeur la suppression de mon blog à l’aide d’autres dénonciations calomnieuses se justifiait parfaitement par ses harcèlements naissants à mon encontre, lesquels étaient bien motivés par mes republications concernant le pédophile brestois Serge Rodallec après leur suppression du site Le Post au motif d’une « diffamation » en réalité inexistante, l’individu, en cavale depuis 2005, et qui venait d’être retrouvé en Thaïlande sous une fausse identité, ayant déjà été condamné plusieurs fois pour des faits de pédophilie multiples – et il le sera à nouveau jusqu’en 2012.

 

 

https://www.numerama.com/politique/578089-elon-musk-gagne-son-proces-contre-le-sauveteur-quil-avait-traite-de-pedophile.html

Elon Musk gagne son procès contre le sauveteur qu’il avait traité de pédophile

 

– hier à 09:46 – Société

 

Les jurés ont tranché : les tweets d’Elon Musk ne sont pas de la diffamation. Tout au mieux des insultes.

« Ma foi en l’humanité est restaurée  », a lancé Elon Musk à quelques journalistes qui attendaient l’issue du procès l’opposant à Vernon Unsworth. Le sauveteur britannique, membre de l’équipe qui avait sauvé des adolescents pris au piège dans une cave par la montée des eaux, avait critiqué l’implication d’Elon Musk et de son sous-marin. À cette mise en cause de son implication et de l’utilité de son gadget, Elon Musk avait réagi avec violence, déclarant sur Twitter que M. Unsworth était probablement un « pedo guy », soit un pédocriminel.

Mais Musk ne s’était pas arrêté là : l’histoire a connu plusieurs rebondissements, tant le milliardaire semblait tenir à prouver ce qu’il racontait. Plusieurs interventions lunaires sur le sujet avaient conduit Unsworth à saisir les tribunaux pour diffamation, tant l’acharnement du patron de Tesla et SpaceX était démesuré. Le tribunal vient de rendre son verdict : Elon Musk n’est pas coupable de diffamation à l’encontre de M. Unsworth.

Accusations de pédophilie : des interprétations françaises et américaines divergentes... dans Attentats elon-musk-rescue-submarine-1024x539

Le sous-marin de la discorde // Source : SpaceX

 

La forme du tweet a sauvé Musk

Le jugement est un cas d’école d’application scrupuleuse de la loi au sujet de supports numériques. Ce qui a permis à Elon Musk de s’en sortir, d’après les jurés, c’est que le tweet incriminant ne nomme pas Unsworth. In extenso, il disait cela : « sorry pedo guy, you really did ask for it  ». Soit, en français : « Déso le pédo, tu l’as bien cherché  ». La diffamation, dans cette affaire, avait une définition en 5 points :

  • Il faut que le message ait été adressé à d’autres personnes que la cible
  • Il faut que la cible soit clairement identifiée par le message
  • Il faut que la déclaration fasse précisément comprendre que Unsworh était un pédophile
  • Il faut que la déclaration soit fausse
  • Il faut que la déclaration soit précipitée

Au média américain Buzzfeed News, les jurés déclarent avoir tranché dès le deuxième point : d’après eux, le tweet ne permet pas de comprendre que l’insulte est adressée à Vernon Unsworth. La forme du tweet n’inclut en effet aucune manière de dire qu’il diffame un individu en particulier dans l’absolu, même si les personnes qui ont suivi l’histoire ont très bien compris à qui le message s’adressait. Pour rappel, le milliardaire avait déjà pointé du doigt les mécaniques de Twitter. Le tribunal, lui, semble avoir retenu l’insulte, ce que plaidait Elon Musk, qui est bien moins grave que la diffamation. L’avocat d’Elon Musk a confirmé cette interprétation du litige : « C’était une dispute. Et dans les disputes, vous insultez des gens  ».

 

https://www.numerama.com/politique/577147-apres-avoir-accuse-un-sauveteur-detre-pedophile-place-a-la-defense-ridicule-delon-musk.html

Après avoir accusé un sauveteur d’être « pédophile », place à la défense ridicule d’Elon Musk

 

– 04 décembre 2019 – Société

 

Elon Musk avait accusé publiquement un sauveteur d’être pédophile. Il prétend aujourd’hui qu’il s’agissait d’une insulte dénuée de son sens. Ses prises de paroles de l’époque contredisent pourtant très clairement cette défense hasardeuse.

La défense d’Elon Musk ne manque pas d’audace. Le patron de Tesla et SpaceX a dû s’expliquer devant le tribunal de Los Angeles, mardi 3 décembre, à propos d’un tweet publié l’an dernier où il accusait un sauveteur britannique d’être un « pédophile », sans aucune preuve. L’homme, qui se nomme Vern Unsworth, a depuis déposé plainte pour qu’Elon Musk cesse de le diffamer publiquement.

 

elon-musk-1024x576 dans Calomnie

Elon Musk // Source : Capture d’écran YouTube / Comfy Boii

 

« Des tweets pour rigoler »

Il aura fallu un an, et la menace de ce procès, pour que le milliardaire revienne enfin sur ses propos et concède qu’il ne disposait d’aucune preuve de ce qu’il avançait. L’avocat de Musk, Me Spiro, a argué que le mot « pédophile » était une insulte courante que le patron de Tesla utilisait fréquemment lorsqu’il était jeune et qu’il vivait en Afrique du Sud. « Mais ce mot est aussi utilisé dans d’autres pays », a ajouté Elon Musk dans sa déposition. «  Il est vraiment répandu dans les pays anglophones. Je suis sûr que si vous faites une recherche en ligne, la définition qui ressortira sera juste : ‘un vieil homme louche’. » Pour Me Spiro, il ne s’agirait que «  de tweets pour rigoler, au cours d’une engueulade entre deux hommes », rapporte le New York Times.

Pourtant Elon Musk a bien, par le passé, insisté lourdement sur son accusation de pédophilie à l’encontre de Vern Unsworth.

Rappel des faits. À l’été 2018, un groupe d’enfants se retrouvent coincés dans une grotte très difficile d’accès en Thaïlande. Alors que des sauveteurs, dont le Britannique Vern Unsworth, s’affairent pour essayer de les sortir de là, Elon Musk propose publiquement de construire en vitesse un mini sous-marin pour les extirper de la grotte. Apprenant la nouvelle, Unsworth répondu sèchement que cet engin ne servirait absolument à rien (car il était techniquement trop rigide et long pour être efficace), ce que Musk ne prend pas bien du tout. Il l’alpague sur Twitter.

 dans Corruption

Capture d’écran du tweet supprimé // Source : twitter/elonmusk

 

Non seulement Elon Musk a-t-il traité l’homme de « pédophile » plusieurs fois en juillet, mais il a aussi surenchéri à deux reprises (après avoir pourtant présenté des excuses, probablement contraint par le Conseil d’administration de Tesla). D’abord fin août, dans un échange avec un journaliste américain, Drew Olanoff, qu’il pressait d’enquêter sur le prétendu statut de « pédophile » du sauveteur : « Vous ne trouvez pas ça bizarre, qu’il ne m’ait pas poursuivi en justice ? On lui a pourtant proposé des services d’avocat gratuits… » a-t-il notamment sous-entendu.

Puis il est devenu encore plus vindicatif en septembre 2018, dans un échange de mails surréalistes avec le site BuzzFeed News. « Je vous suggère d’appeler des gens en Thaïlande, vous rendre compte de ce qu’il se passe et arrêter de défendre des violeurs d’enfants, bande d’enfoirés  », a-t-il rédigé, avant de décrire le sauveteur comme un « vieil homme blanc qui vient d’Angleterre et a voyagé ou bien vécu en Thaïlande pendant 30 à 40 ans ». Et de conclure sur de nouvelles accusations concernant une prétendue « épouse enfant ». Il avait alors engagé un détective privé pour 50 000 dollars pour trouver des informations compromettantes sur Vern Unsworth.

Il est donc particulièrement cocasse qu’un an plus tard, devant la justice, la défense d’Elon Musk repose sur un mensonge. « Je ne voulais pas dire littéralement qu’il était pédophile. Juste qu’il était louche », a-t-il pourtant réaffirmé le 3 décembre 2019. La roue tourne…

 

Quatre suspects abattus par la police dans une nouvelle affaire de viol et meurtre en Inde

Où l’on comprend pourquoi le pervers narcissique et violeur polymorphe Pascal Edouard Cyprien Luraghi a fait de l’Inde son pays d’adoption…

Rappelons qu’à son retour en France au début des années 1990, il s’est installé dans le Lot où il a fondé une association dont le but était d’après lui de récupérer de vieux ordinateurs pour les remettre en état et les offrir à des enfants de pauvres de son nouvel environnement très verdoyant et paisible, loin de la capitale et de Strasbourg… après qu’il eut pu se rendre compte dans les différents pays traversés par l’Himalaya de l’extrême facilité avec laquelle on fait ce qu’on veut des enfants de pauvres…

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/06/inde-quatre-suspects-du-viol-et-du-meurtre-d-une-femme-abattus-par-la-police-lors-d-une-reconstitution_6021880_3210.html

Inde : quatre suspects du viol et du meurtre d’une femme abattus par la police lors d’une reconstitution

 

L’affaire du meurtre d’une jeune vétérinaire avait révulsé le pays. L’annonce de la mort des suspects a été accueillie par des manifestations de joie.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 09h46, mis à jour à 15h26

 

A Shadnagar, en Inde, des habitants se recueillent à l’endroit où le corps d’une jeune vétérinaire, violée et tuée, a été retrouvé carbonisé.

A Shadnagar, en Inde, des habitants se recueillent à l’endroit où le corps d’une jeune vétérinaire, violée et tuée, a été retrouvé carbonisé. MAHESH KUMAR A. / AP

 

L’affaire du viol collectif et du meurtre d’une vétérinaire qui avait révulsé l’Inde a connu, vendredi 6 décembre, un dramatique dénouement : les quatre suspects ont été tués, abattus par la police en marge de la reconstitution du crime. Un haut responsable de la police de Hyderabad (sud) a affirmé que les quatre hommes avaient été tués alors qu’ils tentaient de s’enfuir lors de cette reconstitution dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le commissaire V. C. Sajjanar a ainsi détaillé le déroulé des événements :

« Dans le cadre de l’enquête, la police a amené les suspects sur le lieu du crime. Les accusés ont d’abord attaqué les policiers à l’aide de pierres et de bâtons, puis ils se sont emparés des armes des agents et ont commencé à tirer. Les policiers leur ont demandé de se rendre, mais ils ont continué à tirer. Ensuite nous avons ouvert le feu, et ils ont été tués. »

Prakash Reddy, commissaire adjoint de la police de Hyderabad, a précisé qu’une ambulance avait été appelée, « mais ils sont morts avant que l’aide médicale arrive ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’Inde se défend d’être le pays le plus dangereux pour les femmes

 

La sœur de la victime « heureuse qu’ils aient été tués »

La mort des quatre hommes a été accueillie par des célébrations de joie d’une partie de la population. Des centaines de personnes se sont rassemblées sur le lieu où ont été tués les suspects, faisant exploser des pétards et jetant des pétales de fleurs sur les policiers. La sœur de la vétérinaire assassinée a, elle, fait part de sa satisfaction. « Je suis heureuse que les quatre accusés aient été tués », a-t-elle déclaré à une chaîne de télévision locale. « Cet incident aura valeur d’exemple. Je remercie la police et les médias pour leur soutien. »

Mais des voix sont montées au créneau pour dénoncer la « violence arbitraire » d’une police indienne souvent accusée de meurtres extrajudiciaires quand il s’agit de couvrir des enquêtes bâclées ou de calmer l’opinion publique. « C’est absolument inacceptable », a déclaré à l’AFP l’avocate et militante Vrinda Grover. « La police doit rendre des comptes. Au lieu de mener une enquête et de rassembler des preuves, l’Etat commet des meurtres pour satisfaire le public et éviter de devoir rendre des comptes. »

« Pour apaiser la colère publique contre l’échec des autorités à protéger les femmes, les autorités commettent une autre violation », a tweeté Meenaksi Ganguly, responsable pour l’Asie du Sud de Human Rights Watch (HRW). Amnesty International a demandé l’ouverture d’une enquête indépendante. Elle ajoute, dans un communiqué :

« Dans une société moderne qui respecte le droit, le recours aux exécutions extrajudiciaires pour rendre justice aux victimes de viol est non seulement inconstitutionnel, mais il contourne le système juridique indien et crée un précédent regrettable. »

« C’est un meurtre de sang-froid. Maintenant, personne ne saura qui a vraiment violé et tué cette femme », a déclaré à l’AFP Utsav Bains, avocat auprès de la Cour suprême.

Appels au lynchage

Les quatre suspects avaient été arrêtés la semaine dernière et inculpés pour le viol et le meurtre d’une vétérinaire de 27 ans, dont le corps avait été brûlé. Malgré leur arrestation rapide, l’affaire a révulsé le pays, où les violences sexuelles font régulièrement la « une » depuis le viol collectif d’une étudiante à bord d’un autobus à New Delhi en 2012, qui avait suscité l’indignation internationale.

Samedi, la police avait dispersé par la force des centaines de manifestants qui tentaient d’entrer dans le commissariat où étaient détenus les quatre suspects. Au Parlement national, la députée Jaya Bachchan, ancienne actrice, avait estimé que les coupables devaient être « lynchés en public ». Un de ses collègues avait réclamé la castration des violeurs.

Selon les derniers chiffres officiels, plus de 33 000 viols ont été déclarés dans le pays en 2017. Parmi les victimes, plus de 10 000 étaient mineures. Dans le même temps, du fait de l’inefficacité du système judiciaire indien, les victimes doivent souvent attendre des années avant d’obtenir justice.

 

Nouvelles menaces de mort du cyberharceleur Cyprien Luraghi ?

Depuis qu’il s’est inscrit sur Twitter au mois de février dernier, le pervers Pascal Edouard Cyprien Luraghi qui s’est signalé sur le net en organisant le cyberharcèlement en meute de nombreux autres internautes, notamment des commentateurs du site d’information Rue89, dont moi-même, à partir de l’année 2008, ne rate pas une occasion de donner son avis très éclairé et éclairant sur le problème du cyberharcèlement, qu’il connaît donc parfaitement bien depuis des lustres en tant qu’auteur.

Or, voici ce qu’il dit aujourd’hui à la suite d’une série de tweets de la députée LREM Laetitia Avia (voir ci-dessous) :

« Ça n’empêchera aucunement les stalkers individuels de nuire à autrui et à leur entourage pendant de très longues années sur le Net. »

Cela m’est évidemment destiné. Il sait bien que je le lis régulièrement sur Twitter et n’ignore pas non plus que toutes ses impostures sur ce sujet ne peuvent être qu’insupportables pour ses victimes, dont je suis, et qu’en conséquence je ne manque pas de tomber en arrêt sur chacune d’entre elles.

Dans ses discours habituels de vrai cyberharceleur me harcelant d’accusations mensongères de cyberharcèlement à son encontre, le modèle type du « stalker individuel » nuisant à autrui, ce n’est donc pas lui, le vrai harceleur, mais moi, sa victime.

Or, que dit-il aujourd’hui des « stalkers individuels » dont je serais le modèle type, moi sa victime ?

Il les accuse de nuire à leur propre entourage !

Qu’est-ce à dire, au juste ?

Le malade mental extrêmement dangereux et pervers notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi a très tôt élargi toutes ses malfaisances à mon encontre, lesquelles n’ont jamais été cantonnées à la toile, à toutes les personnes de mon entourage qu’il identifiait les unes à la suite des autres grâce à ses piratages informatiques et écoutes illégales à mon encontre.

C’est lui qui depuis le début multiplie les nuisances en tous genres à notre encontre, allant jusqu’à des assassinats et tentatives.

D’où ma question : n’est-il pas encore en train de nous menacer de mort ?

 

https://twitter.com/CyprienLuraghi/status/1202267501721276416

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Nouvelles menaces de mort du cyberharceleur Cyprien Luraghi ? dans AC ! Brest vIawTDW1_bigger
Laetitia Avia
@LaetitiaAvia
·

1h

[THREAD] Échanges avec

sur la mise en œuvre de la #PPLCyberhaine et retour d’expérience intéressant sur l’affaire #Noisiel (vidéo à caractère sexuel, injures homophobes, cyberharcèlement en meute). Qu’en retenir après audit de la situation ?

vIawTDW1_bigger dans Attentats
Laetitia Avia
@LaetitiaAvia
·

1h

1/ Traitement des messages écrits homophobes et racistes, dans un délai inférieur à 24h après signalement – ce que j’ai pu constater également concernant quelques signalements – principalement grâce au monitoring du #noisiel
vIawTDW1_bigger dans Calomnie
Laetitia Avia
@LaetitiaAvia
·

1h

2/ cela appelle à notre vigilance collective lorsque nous reprenons un # pour dénoncer une situation car si cela peut permettre d’inverser une tendance (et valoriser le contrediscours), ca expose aussi davantage le # et peut complexifier le travail des modérateurs
vIawTDW1_bigger dans Corruption
Laetitia Avia
@LaetitiaAvia
·

1h

3/ des copies de la vidéo à caractère sexuel ont continué d’être diffusées pendant plusieurs jours – et le sont peut être encore – signe d’un besoin de trouver des solutions concrètes et opérationnelles contre ces pratiques.
vIawTDW1_bigger dans Crime
Laetitia Avia
@LaetitiaAvia
·

1h

4/ il nous faut encore trouver des solutions pour mieux identifier et poursuivre les auteurs de cyber harcèlement en meute et en particulier ceux à l’origine de ces opérations. Le parquet numérique apportera des éléments de réponse.
wacpeS_-_bigger dans Folie
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
En réponse à

Ça n’empêchera aucunement les stalkers individuels de nuire à autrui et à leur entourage pendant de très longues années sur le Net.
5:44 PM · 4 déc. 2019·Twitter Web App

 

 

Ajout du 5 décembre 2019 :

 

Réponse de l’intéressé le soir même de la présente publication : oui, il s’agit bien de nouvelles menaces et elles sont sérieuses comme toutes les précédentes…

 

https://twitter.com/CyprienLuraghi/status/1202316567146586112

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wacpeS_-_bigger dans LCR - NPA
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
(cc pierre auclerc-galland)
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8:59 PM · 4 déc. 2019·Twitter Web App

 

Séances de réflexion à haut risque pour Jean-Marc Donnadieu cette semaine

Ce sont ses potes du Gorafi qui le disent :

http://www.legorafi.fr/2019/11/25/horoscope-d-u-25-novembre-2019/

Lion : Faîtes attention : en raison de l’influence de Mercure, il est possible que vous soyez absorbé par un sanibroyeur. Notre conseil : portez des couches jusqu’à la semaine prochaine.

 

Pour mémoire :

 

Dites j’été en rain de chier et de lire un vieux téléstar quand une idée m’est venue:
Jaques Grimault ne serait il pas le plus grand con de l’histoire ?

Le mec ça fait je ne sais combien d’années qu’il essai de sauver l’humanité en donnant ses connaissances sur une catastrophe à venir, et chaque fois on lui vole tout !
Bon c’est vrai qu’il donne pas tout et fait payer.
Même quand il demande des sous parce qu’on a lui voler ceux d’avant, on les vole!
Et pourtant sa femme est de mieux habillée, ils voyagent de plus en plus, pose sur photo dans les carnavals ou parties fines…

Est-ce qu’il ne serait pas un peu naif et un peu con le gars qui veut sauver l’humanité avec ce qu’il sait ?
Parce que franchement se faire baiser tout le temps comme ça, sans avoir de l’être, et avec autant de savoir … Il y a un truc…

Commentaires
  • Norman Wilcox
    Norman Wilcox Oui, ce mec se fait facilement manipuler c’est hallucinant de connerie.
    Pas besoin de chier pour le comprendre mais ça aide parfois. ^^
  • Jean-marc Donnadieu
    Jean-marc Donnadieu J’ai les idées plus claires quand je chie, c’est comme si les choses s’éclairaient…

 

Des trafiquants de drogue dans le Lot, à Figeac, Cahors et même à Puy-l’Evêque…

Une lecture instructive que je recommande à tous.

Elle permet d’appréhender quelque peu trafics et trafiquants dans le Lot à partir d’affaires rapportées par la presse à compter de 2010, année où le Toulousain Mohamed Merah a commencé à se préparer pour ses attentats de mars 2012.

Les villes de Figeac (première sous-préfecture, dans le nord-est du département, 9 833 habitants en 2016) et Cahors (préfecture, au sud du département, 19 405 habitants en 2016) sont régulièrement citées comme lieux des trafics. Gourdon (seconde sous-préfecture du département, dans le nord-ouest, 4 202 habitants en 2016) l’est aussi de temps en temps.

Et pour Puy-l’Evêque (1 984 habitants en 2016), c’est tout récent : c’est tombé la semaine dernière, là, comme ça, tout à coup…

Moi je vous dis : on se rapproche de la Maison de l’Horreur…

Egalement à lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/01/11/terrorisme-les-djihadistes-du-lot-sont-tres-entoures/

Enjoy !

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2010/11/04/941369-figeac-drogue-le-proces-du-plus-gros-trafic.html

Figeac. Drogue : le procès du plus gros trafic

 

  • La drogue saisie dans les caches.

La drogue saisie dans les caches. Photo DDM, archives.

Publié le 04/11/2010 à 07:52

Quatre hommes de 22 à 30 ans comparaissent cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Cahors. En juillet dernier, la gendarmerie avait démantelé un trafic s’opérant entre l’Espagne et le Figeacois, portant sur 50 kg de résine de cannabis et 1 kg de cocaïne.

Cet après-midi, quatre Figeacois seront jugés devant le tribunal correctionnel de Cahors. Interpellés en juillet pour transport ou complicité de transport, détention, cession et usage de stupéfiants, trois d’entre eux devaient être jugés en comparution immédiate, mais ils avaient décidé de bénéficier d’un délai pour préparer leur défense et avaient été placés en détention provisoire. Il faut dire que ce trafic de drogue mis au jour par les gendarmes porte sur plusieurs dizaines de kilos de résine de cannabis et un kilo de cocaïne (lire encadré).

Une quinzaine de personnes étaient soupçonnées d’être impliquées à des degrés divers. Certaines sont passées devant le délégué du procureur ; d’autres ont été jugées selon la procédure du « plaidé coupable ».

En septembre, l’un des trois prévenus, Sébastien C., 30 ans, cadre dans une société de sous-traitance aéronautique, poursuivi pour complicité de transport, détention, cession et usage de stupéfiants car soupçonné d’avoir conduit une voiture ouvreuse, avait été relâché. Son avocat Mustapha Yassfy souligne : « C’est un primo délinquant. Il s’est rendu compte qu’il avait été manipulé. Il n’a rien touché du trafic ».

Deux autres prévenus sont toujours détenus depuis le 8 juillet : celui qui risque le plus gros est Halim K., chef de famille et patron d’une entreprise en nom propre. Considéré comme l’animateur du réseau, il comparaîtra en récidive légale, après avoir déjà été condamné pour des faits similaires. Il sera défendu par Simon Cohen du barreau de Toulouse.

Un quatrième prévenu jugé

Pour sa part Jérémy F., 26 ans, en détention, est poursuivi pour complicité de transport, détention, cession et usage de stupéfiants. Il sera défendu par Henri Touboul.

Entre la comparution immédiate et le jugement d’aujourd’hui, un quatrième prévenu est renvoyé en correctionnelle par citation directe du parquet : Cédric J., 22 ans, poursuivi pour transport, détention, cession et usage de stupéfiants. Il comparaît libre, mais se trouve déjà sous le coup d’un sursis avec mise à l’épreuve, pour des faits de nature différente. Il sera défendu par Damien Thébault.


50 kg de shit et 1 kg de cocaïne

Au terme d’une longue enquête débutée il y a près de deux ans, à la suite d’une précédente saisie de 3 kg de résine de cannabis à Figeac, les gendarmes avaient mis au jour, en juillet dernier, un trafic de 50 kg de résine de cannabis et d’1 kg de cocaïne, dans le Figeacois. Selon l’enquête, certains prévenus se rendaient régulièrement en Espagne ou à Perpignan à bord de deux véhicules, pour s’approvisionner en drogue. Le trafic aurait au total concerné jusqu’à 180 kg de résine de cannabis. Un trafic juteux puisque la cocaïne se revend jusqu’à 100 € le gramme et le cannabis environ 30 € les 10 grammes.

Bernard-Hugues Saint-Paul

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2011/03/18/1037636-figeac-drogue-trafic-demantele-treize-arrestations-prison-ferme-cerveau.html#xtor=RSS-6

Figeac. Drogue : un trafic démantelé, treize arrestations et prison ferme pour le cerveau

 

Publié le 18/03/2011 à 08:32

 

Hier, le tribunal correctionnel de Cahors a condamné un Figeacois de 41 ans à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis avec une mise à l’épreuve de 24 mois, pour acquisition, détention, vente ou cession, et usage de produits stupéfiants, entre le 12 février 2008 et le 15 mars 2011 (date de l’interpellation). Une peine un peu plus légère que les quatre ans de prison, dont deux avec sursis requis par Magali Norguet, substitut du procureur. « Dans les trafics de drogue, on paie toujours l’addition », soulignait Isabelle Six, présidente du tribunal, qui déplorait le comportement de l’auteur principal de ce trafic, pour lequel treize personnes ont été interpellées mardi et mercredi, trois (dont le prévenu) placées en garde à vue : outre le procès d’hier, quatre personnes seront jugées en correctionnelle le 30 juin et huit (dont l’épouse du prévenu) seront jugées prochainement en composition pénale.

Le quadragénaire, dont le casier judiciaire comporte dix condamnations de 1989 à 2008, fut un ancien toxicomane aux drogues dures. Agent communal à Figeac, marié et père de trois enfants, il était déjà mis en examen dans une autre affaire de drogue en 2008. Pour autant, il continuait tous les jours à 17 heures, à se rendre en scooter place de la Raison à Figeac, pour fournir des clients locaux ou parfois aveyronnais. à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé près de 1,3 kg de résine de cannabis. Les écoutes téléphoniques et les auditions des mis en cause ont permis d’évaluer que l’homme avait écoulé en quatre ans plus de 41 kg de drogue et perçu près de 125 000€. Mettant en avant l’état de dépendance de son client « qui ne conteste pas les faits », ayant entraîné le trafic, Damien Thébault, avocat de la défense, regrettait le choix de la procédure de comparution immédiate dans cette affaire.

B.-H. S.-P.

 

 

https://www.sudouest.fr/2011/07/02/trafic-de-drogue-neuf-personnes-interpellees-442138-1733.php

Trafic de drogue : neuf personnes interpellées

 

Publié le 02/07/2011 à 0h00.

 

Les policiers ont saisi 3,450 kg de cannabis.

 

Mardi, les hommes de l’antenne départementale de la police judiciaire et du commissariat de Bergerac ont saisi 3,450 kg de cannabis, 500 grammes d’héroïne et 11 000 euros, dont une bonne partie en liquide. La drogue et l’argent ont été retrouvés chez des particuliers domiciliés à Bergerac, Gourdon (46), Eymet et Toulouse.

La drogue venait d’EspagneLes perquisitions, qui étaient organisées sous le contrôle du juge d’instruction de Bergerac, ont débouché sur l’interpellation de neuf ipersonnes. Six d’entre elles ont été mises en examen, à l’issue de quoi, deux ont été placées sous contrôle judiciaire et les quatre autres ont été conduites en détention provisoire. Les quatre personnes actuellement détenues sont originaires de Bergerac, pour deux d’entre elles, de Gourdon pour la troisième, et de Toulouse pour la quatrième.

Les prévenus, âgés pour la plupart d’une vingtaine d’années, formaient un véritable réseau autour de la tête présumée, un homme de 40 ans originaire de Bergerac, déjà condamné pour trafic de drogue à Limoges en 2006. Les membres du réseau s’approvisionnaient en cannabis, héroïne, cocaïne et extasie en Espagne. La majeure partie de la drogue était ensuite revendue sur Bergerac, le reste des produits étant distribués sur Gourdon et Toulouse.

Lors des perquisitions, deux restaurants kebabs ont été mis sous scellés, l’un à Bergerac et l’autre à Gourdon. Un véhicule a également été placé sous scellés.

Ce vaste coup de filet faisait suite à l’ouverture d’une information judiciaire en 2010. Depuis, « plusieurs petites affaires », selon le parquet de Bergerac, avaient conforté les soupçons des enquêteurs.

Émilie Delpeyrat

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2012/03/30/1319218-cahors-plaque-tournante-du-trafic-de-drogue.html

Cahors, plaque tournante du trafic de drogue

 

  • Maître Yassfi se prépare. Cette longue audience s'est ouverte hier et s'achève ce soir.
Maître Yassfi se prépare. Cette longue audience s’est ouverte hier et s’achève ce soir. Photo, Marc Salvet.

 

Publié le 30/03/2012 à 08:18

 

Vingt-huit prévenus, trois trafics de drogue démantelés (cannabis, cocaïne, héroïne) avec pour décor la ville de Cahors, véritable plaque tournante où ce petit monde faisait fructifier ces affaires lucratives, ont occupé les débats d’une première journée d’audience, hier, au tribunal correctionnel de Cahors.

Les ventes de drogues qui ont conduit les prévenus au tribunal ont eu lieu entre l’année 2006 et 2007. Trois hommes de 39 ans, 40 ans et 46 ans ont essentiellement opéré à Montauban, mais la majeure partie des tentacules des trafics s’est étendue dans le Lot, notamment à Cahors pour la revente, puis à Arcambal, Espère et Degagnac où l’on retrouve des consommateurs assidus de résine de cannabis, fournie par trois individus au service du cerveau, installé dans la ville rose.

« L’affaire a démarré le 23 juin 2006, par le biais d’une dénonciation anonyme », rappelle Anne-Claire Bourdon, présidente du tribunal.

Un homme de 46 ans, qui détenait et revendait du cannabis à Cahors, est appelé à la barre. « Vous vous êtes décrit comme l’un des maillons de trafic de stupéfiants », rappelle la présidente. Les écoutes téléphoniques ont confirmé les ventes répétées de drogue.

Au téléphone, ce jeune père de famille, qui se dit « rangé », évoquait la vente de « petits bonbons ».

Les enquêteurs ont bien sûr rapidement traduit ces termes par « barrettes de cannabis ».

Le cerveau de l’affaire trafiquait aussi en prison

« Je faisais ça pour m’acheter un véhicule et me reloger », lance le prévenu. Deux autres hommes, absents à l’audience, servaient d’intermédiaire pour la revente. L’un d’eux aurait eu en charge près de 12 kg de cannabis. Le cerveau toulousain, un homme de 36 ans, ne venait à Cahors que pour récupérer l’argent, parfois avec l’aide de plusieurs femmes (lire notre encadré). Il a été placé en détention provisoire durant 6 mois. « J’essayais de faire passer du cannabis en prison », a-t-il reconnu, en niant tout trafic de stupéfiant. Les écoutes téléphoniques ont démontré le contraire.

L’homme a alors avoué avoir fourni le principal vendeur cadurcien à trois reprises : « trois fois 900 grammes, puis je lui indiquais des endroits où il pouvait se procurer la drogue », précise-t-il.

Il a confirmé ses déplacements dans la belle cité médiévale, point stratégique du trafic où s’est aussi développée la vente de cocaïne. Elle était acheminée par un individu de 45 ans qui se fournissait à Perpignan et aux Pays-Bas, grâce au véhicule d’un « contact » toulousain qui lui prêtait une voiture et dont les responsabilités semblent difficiles à établir.

« Ce n’était pas un ange », souligne l’infatigable voyageur, qui a indiqué se fournir pour lui-même et la revente « car il fallait bien financer mes déplacements », a-t-il justifié.

Aujourd’hui, suite et fin de cette audience où les maillons du trafic dévoilent peu à peu leur position et leur rôle précis.


affaire de drogue au tribunal

Le rôle des femmes dans le dossier cannabis

Le rôle de la compagne de l’homme fournissant du cannabis aux revendeurs qui écumaient la ville de Cahors (lire ci-contre) a été longuement commenté par la présidente du tribunal correctionnel, hier. Anne-Claire Bourdon a révélé que cette jeune femme est « venue à Cahors pour récupérer de l’argent auprès des vendeurs. Dans ses dépositions, elle a précisé qu’elle voulait rendre service à son compagnon, mais qu’elle n’était pas consommatrice de drogue .» Une autre des femmes au cœur de l’affaire, qui a fréquenté le trafiquant toulousain entre mars et septembre 2008, veut aussi se dédouaner de cet encombrant dossier en indiquant avoir constaté que son compagnon « détenait beaucoup d’argent. J’ai vu au moins 2 kg de cannabis dans un sac. Je consommais avec lui. Lorsque je venais à Cahors, j’attendais dans la voiture. J’ai arrêté tout ça. C’est une période noire de ma vie. Je ne fume désormais que des cigarettes », a-t-elle conclu. De son côté, une amie du même fournisseur a avoué qu’elle avait « accepté de transporter et de livrer 1,8 kg de cannabis. J’avais aussi de la cocaïne (85 g). Je l’ai gardé pour ma consommation personnelle. En effet, j’avais menti lors de ma déposition sur le fait que je prenais 1 g de cocaïne par mois.

En fait, c’était 4 g par semaine. Aujourd’hui, j’ai tout arrêté.

Ma garde à vue a été beaucoup trop stressante pour moi », déclare-t-elle à la présidente.

Hôtesse d’accueil dont le contrat à durée déterminée s’apprête à être renouvelé, cette personne, à l’instar des autres femmes impliquées, apparaît comme une « complice malgré elle », instrumentalisée par un ami qui l’utilisait le plus souvent comme simple chauffeur.

Jean-Luc Garcia

 

 

https://www.toulouse7.com/2016/11/29/trafic-cannabis-heroine-figeac-decazeville/

Un trafic de Cannabis et héroïne démantelé entre Figeac et Decazeville

 

Un trafic de Cannabis et héroïne démantelé entre Figeac et DecazevillePlusieurs dizaines de gendarmes du Lot et du Tarn ont participé à cette enquête.

 

Les gendarmes du Lot ont arrêté 6 personnes soupçonnées d’avoir organisé un trafic de drogue entre l’Espagne, le Lot et l’Aveyron. De l’héroïne et plusieurs centaines de grammes de Cannabis ont été saisies.

 

Plus d’une dizaine de kilos de cannabis : voilà ce qu’auraient écoulé les membres d’un réseau de trafic de drogue organisé entre l’Espagne, le Lot et l’Aveyron selon les estimation des enquêteurs.Après plusieurs mois d’enquête, les gendarmes ont procédé à plusieurs arrestations.

Deux hommes âgés d’une quarantaine d’années, originaires de Decazeville et Aubin ont d’abord été interpellés à bord d’un véhicule où était cachées 400 grammes de résine de cannabis.

D’autres complices présumés ont été interpellés dans la région de Figeac. Les différentes perquisitions ont permis la saisie de plus d’un kilo de résine de cannabis, de plus de quatre kilos d’herbe de cannabis et de 10 grammes d’héroïne ont précisé des sources proches de l’enquête.

Trois d’entre eux ont été jugés en comparution immédiate lundi. Ils ont été condamnés à 30 mois de prison ferme dont 10 avec sursis pour deux d’entre eux et 10 mois dont 5 mois avec sursis pour le troisième.

 

 

 

https://www.blogdesbourians.fr/gourdon-trafic-de-drogue-demantele/

Gourdon: Trafic de drogue démantelé

 

par  • lundi, 26 décembre 2016 • Commentaires fermés sur Gourdon: Trafic de drogue démantelé

Des trafiquants de drogue dans le Lot, à Figeac, Cahors et même à Puy-l'Evêque... dans AC ! Brest Justice-192x133Le jeudi 15 décembre, à 16 heures, C. et B. respectivement âgés de 26 et 21 ans, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Cahors. Les deux prévenus se voient opposer les mêmes incriminations, à savoir : transport, détention, offre, cession, acquisition de cannabis. S’ajoute pour le second, l’infraction de consommation de produits stupéfiants.

Pour C., les faits reprochés ont débuté le 1er juin dernier et pour B., le 4 novembre 2015. Le coup d’arrêt assuré à leurs agissements a été assuré par la gendarmerie de Gourdon le mercredi 14 décembre dernier.

L’affaire aurait pris un caractère familial

Pierre-Louis Pugnet, président du tribunal confie à William Delamarre, le soin de mener l’instruction à l’audience.

Dans un premier temps, le juge évoque la situation de B. en faisant état d’une première perquisition menée à son domicile en novembre 2015. À ce moment-là, sont découverts des plants de cannabis, chez la mère du prévenu et du matériel chez son frère. Les investigations se poursuivent et vont conduire, en septembre dernier, à la saisie de barrettes de cannabis et d’argent liquide… Au moment de son entrée en scène dans ce trafic de drogue, C. apparaît comme le fournisseur principal de B., se chargeant de l’approvisionnement sur Marseille et Toulouse. Le 3 novembre dernier un contrôle met en évidence l’implication de la mère, du frère et même du père de B. L’entreprise prend « un caractère familial ! » déclare le juge. Une nouvelle perquisition, permet la saisie d’argent liquide, une balance électronique, 10 g. de résine de cannabis,…

Quant à C., il reconnaît avoir créé un réseau de revente. Il confirme à l’audience ses déclarations faites aux enquêteurs :

« J’allais m’approvisionner sur Toulouse principalement et cela me rapportait environ 2 000 euros par mois. »

D’autres protagonistes ont été pris dans ce coup de filet et font l’objet de procédures, qui les conduiront prochainement devant la justice. Eux aussi !

« C. a reconnu assez vite les faits reprochés », poursuit le juge Delamarre. Le prévenu explique sa motivation :

« Je n’avais pas de travail, c’était la facilité. Je reconnais avoir créé un réseau… Après voilà, toujours pareil, c’est le manque de moyens pour vivre ! »

Selon ses dires, le prévenu aurait écoulé 400 g. de cannabis par mois, dont une partie auprès de B.
S’adressant à B. le juge Delamarre lui demande :

« Pourquoi avez-vous nié les faits dans un premier temps ? »

« On m’a appris à tenir ma langue ! » rétorque le prévenu. Puis, se montrant plus explicite, il explique qu’il est difficile de s’en sortir lorsqu’on a un crédit sur le dos, un loyer à payer, des factures en instance. B. assure que la vente du cannabis, lui permettait seulement d’assurer le paiement de sa consommation personnelle. « J’ai juste refait les sous que j’ai investis ! » assure-t-il.

Les deux hommes ont déjà le casier judiciaire entaché de condamnations, pour des faits liés aux stupéfiants notamment.

C.vit en couple et il est père d’un enfant de quatre mois. Il perçoit le RSA à hauteur de 600 euros par mois. À présent, son souhait serait d’entrer dans l’armée. Pas moins !

Pour sa part, B. est titulaire d’un CAP de peintre en bâtiment, mais s’est retrouvé au chômage. Par ailleurs, la justice s’étonne qu’il n’ait pas honoré les convocations des juges, qui lui avaient été adressées à plusieurs reprises. Arguant de sa bonne foi, B. indique :

« Je voulais bien répondre à ces convocations, mais la voiture est tombée en panne deux fois et l’autre fois, j’avais juste oublié. »

Un « fléau » pour la société ?

Autant d’éléments qui ne passent pas inaperçus auprès d’Agnès Jorda, Substitut du Procureur, qui ne va pas être tendre dans ses réquisitions.

Après avoir salué la qualité des travaux menés par la brigade de gendarmerie de Gourdon, elle dénonce le mode de vie choisi par les deux prévenus. Elle s’insurge contre la désinvolture de B. et s’indigne de ce que ce trafic ait pu atteindre des mineurs. « Cette drogue est un fléau pour notre société et ces arrestations sont salutaires pour Gourdon et le Lot ! » tonne-t-elle. Elle rappelle aux prévenus qu’ils encourent jusqu’à 10 ans de prison. Il est requis à leur encontre :

– pour B., 12 mois de prison, dont 4 avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, plus obligation de travail et de soins, et mandat de dépôt,

– pour C, 18 mois de prison, dont 6 avec sursis et mise à l’épreuve pendant 24 mois, avec obligation de travail et mandat de dépôt.

Maître Christian Calonne, avocat de B. dépeint une société « qui s’effondre » où l’on compte trois millions de consommateurs de cannabis en France, générant trois milliards de chiffre d’affaire. « D’où la difficulté de combattre ceux qui sont au bas de l’échelle, pour qui le bénéfice des ventes servait à couvrir la consommation personnelle » affirme l’avocat. Plutôt qu’une incarcération, Maître Calonne préconise une peine avec sursis. Et l’ancien bâtonnier d’ironiser sur une obligation de travail, « quand la société compte plus de trois millions de chômeurs ! »

Même ton, chez maître Henri Touboul, avocat de C. se montrant surpris de la lourdeur des réquisitions. L’avocat insiste sur la loyauté de son client qui a fait acte de repentir actif en acceptant de favoriser l’enquête. Maître Touboul demande au tribunal de ne pas hypothéquer l’avenir de son client et il sollicite une peine de prison avec sursis, qui aurait le mérite de « faire planer le couperet », tout en amenant son client à la formation et au travail. Et C. d’ajouter : « Je promets de rechercher du travail et d’aller dans le droit chemin. »

JC Bonnemère La Vie Quercynoise

 

 

https://www.toulouse7.com/2017/01/21/heroine-cocaine-cannabis-nouvelle-saisies-a-cahors/

Héroïne, Cocaïne, Cannabis. nouvelle saisies à Cahors

 

Héroïne, Cocaïne, Cannabis. nouvelle saisies à CahorsLa filière remontait jusqu’en Espagne où les dealers s’approvisionnaient régulièrement. Crédit Photo Gendarmerie du Lot.

 

Un vaste trafic de stupéfiants vient d’être démantelé dans le Lot. La filière installée à Cahors se ravitaillait régulièrement en Cocaïne, Héroïne ou Cannabis en Espagne. L’enquête menée par les gendarmes sous la direction du procureur de la République a abouti en début de semaine par une importante saisie de stupéfiants et d’argent liquide : plus de un kilo de résine de cannabis, 285 grammes d’héroïne, 334 grammes de cocaïne, 427 grammes d’herbe de cannabis, près de 300 grammes de produits de coupe, des produits de substitution et environ 2400 Euros en numéraire provenant du trafic.

condamnations à de la prison ferme

Plusieurs personnes ont été arrêtées à Cahors et Varaire. Ce business très lucratif rapportait plusieurs milliers d’euros par semaine. 6000 euros selon les estimations des enquêteurs.

Jugés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Cahors mercredi deux membres du réseau ont été condamnés à 04 ans et demi de prison ferme pour l’homme et à 18 mois de prison ferme pour la femme. D’autres protagonistes seront jugés dans les prochaines semaines.

 

 

https://www.radiototem.fr/quercy-rouergue/1273-un-nouveau-trafic-de-drogues-demantele-a-cahors

Un nouveau trafic de drogues démantelé à Cahors

 

Le 1 Février 2017. Publié dans Quercy-Rouergue

Lot

Trois prévenus sont jugés ce mercredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Cahors. Ils ont participé à un trafic de drogues pendant deux ans.

Trois prévenus sont jugés ce mercredi après-midi, à partir de 14 heures, en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Cahors dans une nouvelle affaire de trafic de stupéfiants. Ils ont été interpellés lundi matin par les policiers cadurciens au terme d’une longue enquête.

Deux ans de trafic

Ce trafic a duré près de deux ans dans le centre de l’agglomération et porte sur au moins 12 kilos de résine de cannabis, de la cocaïne et du crack.

« Ce nouveau dossier jugé ce jour, illustre clairement la volonté affichée du parquet de Cahors de lutter efficacement et sans relâche contre tous les trafics de produits stupéfiants », explique le Procureur de la République de Cahors, Nicolas Septe.

Il affiche deux priorités : « lutter contre les infractions sous-jacentes nées des trafics (vols, violences, extorsions) et éviter que le deal de stupéfiants se banalise ».

Il y a deux semaines, le 18 janvier, un couple de Cadurciens a aussi été jugé et condamné à de la prison ferme dans une affaire de trafic de drogues.

  • Créé le 1 Février 2017.

 

 

http://www.syndicat-snpm.fr/a-cahors-deux-cadurciens-et-trois-toulousains-ecroues-pour-trafic-de-cocaine-et-dheroine/

 

 

https://actu.fr/societe/cannabis-figeac-dans-lot-trafiquant-condamne-5-ans-prison-confiscation-vehicules_15097915.html

Cannabis à Figeac et dans le Lot. Un trafiquant condamné à 5 ans de prison et confiscation de véhicules

 

Des allées et venues entre Figeac, Perpignan, l’Espagne et Brive, une cache découverte dans le trou d’un talus, de l’argent par paquets de 10 000 €, le recours à un neveu mineur… un trafiquant de drogue de Figeac n’a pas pu sortir des mailles de la justice.

 

Publié le 22 Jan 18 à 8:01
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Un trafiquant de drogue résidant à Figeac, qui n’en était pas à son coup d’essai, vient d’écoper d’une longue peine de prison. © Harmony Accorsi

 

Jeudi 11 janvier 2018, peu après 17 h, H. 38 ans, a fait son entrée au Palais de justice de Cahors, sous escorte policière. Incarcéré à la maison d’arrêt Beausoleil de Montauban depuis le 20 juillet 2016, il est en attente de jugement devant le tribunal correctionnel. Dans le cadre d’une vaste opération de démantèlement de trafic de cannabis menée dans la région de Figeac entre le 28 septembre 2015 et le 18 juillet 2016. H. est poursuivi pour quatre motifs :

– Offre de cannabis, en récidive légale,

– Acquisition de cannabis, en récidive légale,

– Détention de cannabis, en récidive légale,

– Incitation de mineur au transport de cannabis.

Vincent Ramette, président du tribunal, épluche le dossier en menant une véritable instruction à l’audience. Il égraine les faits, tout en sollicitant du prévenu, précisions et commentaires.

Le trafic pouvait rapporter jusqu’à 100 000€

L’enquête démarre sur la base d’un renseignement anonyme, faisant état d’un trafic de stupéfiants aux abords de la boîte de nuit « Le Baron », à Figeac. D’emblée apparaît le nom de H., comme étant celui de la personne susceptible d’assurer l’approvisionnement en cannabis. Un véhicule de marque Volkswagen à bord duquel circule H. est repéré. Celui-ci appartient à sa mère. Les gendarmes apposent alors sur le véhicule, un dispositif permettant de le géolocaliser. Ainsi sont repérés des déplacements vers Perpignan et l’Espagne, toutes les 3 – 4 semaines.

– « J’ai dû faire 5 déplacements en tout et pour tout et c’était pour aller faire la fête avec des amis » souligne H..

En revenant du sud de la France, la voiture de H. emprunte une petite route aux abords de Figeac, qui conduira les enquêteurs à la découverte d’un trou dans un talus, bordant le chemin en direction du lieu-dit la « La Déganie »… Une cache où est retrouvée une « grosse somme d’argent » et des savonnettes de cannabis, sur lesquelles est inscrite la mention « Bonne chance ». Par ailleurs, il est établi que H. loue un logement rue Caviale à Figeac, tout près du Kebab « Le Médina » qu’il a lui-même ouvert quelques mois auparavant.

Le 7 mai 2016, les gendarmes tentent d’intercepter H. au volant de son véhicule. S’engage alors une course-poursuite en direction de l’Aveyron. Des pointes de vitesse à 170 km/h sont enregistrées, avant que H. s’évanouisse dans la nature, après avoir abandonné son véhicule, au beau milieu d’une cité HLM de Decazeville.

– « Il n’y a pas eu de refus d’obtempérer de ma part, je n’ai vu aucun gendarme me faire signe de m’arrêter ! » rétorque H.. Imparable !

Une perquisition menée au domicile de sa compagne et de leur enfant de sept ans, permet aux gendarmes de retrouver 750 € sur une étagère de bibliothèque, ainsi que deux feuilles portant un semblant de comptabilité.

– « C’était de l’argent du Kebab, que je devais remettre à la banque et qu’on avait mis entre des livres pour défroisser les billets » précise H.. Précautionneux !

8,8 kg de cannabis sont retrouvés au logement de H. et 300 gr de cannabis au Kebab. Explications du prévenu.

– « À un moment donné, j’ai eu des problèmes avec les gens du sud, qui me faisaient stocker de la marchandise et me faisaient transporter de l’argent, mais mon rôle se limitait à ça » affirme H. droit dans ses bottes. Bonne poire !

– « Que vous vendiez ou pas, peu importe, c’est une participation active ! » observe le président Ramette, qui entend remettre les pendules à l’heure.

– « Et les 300 gr de cannabis retrouvés au Kebab, et ce couteau portant des résidus de cannabis sur la lame ? » poursuit le président.

– « Honnêtement, j’étais un gros consommateur à l’époque, ces 300 gr c’était pour moi » assure le prévenu.

– « Ça rapportait pas mal tout ça ; dans une de vos déclarations vous précisez qu’avec toutes ces sommes réunies cela pouvait atteindre 100 000€ ! » reprend le président.

– « C’est pas vrai, je n’ai jamais dit ça, les gendarmes ont ajouté des zéros ! » s’emporte H..

Vincent Ramette ne lâche rien. Il relève dans les déclarations de H. aux enquêteurs, que les paquets d’argent étaient conditionnés par sommes de 10 000 € et la somme de 100 000€ est évoquée à plusieurs reprises par le prévenu lui-même. Le prévenu répète « qu’il ne transportait pas de stupéfiants, simplement des sommes d’argent ». Il aurait accepté de rendre ce service « pour ne pas avoir sur le dos ces mystérieux fournisseurs, dont il ne veut pas révéler l’identité.

Il fait transporter de la drogue à un mineur !

H. affirme qu’il en avait « marre de tout cela », au point qu’il avait prévu de se présenter à la gendarmerie.

– « Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ? » interroge M. Ramette.

– « Parce que ce jour-là, il faisait chaud ! J’ai sonné à la porte de la gendarmerie et personne n’a répondu… Alors je suis reparti et je me suis dit que j’allais attendre à l’automne, car en prison, il fait tellement chaud dans les cellules l’été ; c’est l’horreur M. le juge, vous ne pouvez pas savoir ! » explique H..

Le président ne paraît pas convaincu par l’argumentation, même s’il se montre sensible aux conditions d’incarcération, décrites par le prévenu. Il chasse un chat de sa gorge, avant de s’intéresser de plus près à la demande faite par H. à son neveu.

– « Vous qui étiez censé l’éloigner de ses mauvaises fréquentations toulousaines, vous qui passiez pour être un modèle de réinsertion, vous demandez à votre neveu d’aller sortir de la voiture le gros paquet de cannabis, pour le porter chez vous, en lui demandant de dire que cela lui appartenait ? » interroge M. Ramette.

– « Je n’aurai jamais dû l’appeler, c’est là mon erreur, je le reconnais M. le juge. Mais jamais, je ne lui ai demandé de dire que cela lui appartenait ! » reprend H..

H. sera interpellé le 18 juillet 2016, au volant de la voiture Saxo de sa sœur, en possession de 547 € en liquide.

Mme Cécile Lasfargues, Substitut du Procureur, demande des éclaircissements sur les mouvements d’argent et de stupéfiants, par rapport à la cache.

Réponse du prévenu : « Je ne sais plus très bien, les faits datent de plus d’un an et demi, et en plus, j’ai des problèmes de mémoire ! » Vraiment pas de chance !

H. a déjà été condamné à quatre reprises, dans le cadre d’affaires liées à des stupéfiants ; en prison il a passé dix jours en cellule disciplinaire, suite à la découverte sur lui d’un téléphone portable et de stupéfiants.

Mme Lasfargues revient sur les faits en mettant en doute la sincérité des déclarations du prévenu à l’audience. Selon elle, l’argent liquide que brassait H. ne pouvait provenir de la seule activité de son établissement de restauration rapide. Elle retient H. dans les liens de la prévention, en ce qui concerne la cession, l’offre, le transport et la détention de cannabis. Elle relève que le prévenu se retrouve en situation de « récidive de récidive », qu’en somme il était un maillon d’un gros trafic de cannabis. Elle requiert à son encontre une peine de 6 ans de prison et demande une interdiction de le voir paraître dans les départements du Lot et de l’Aveyron, pour une durée de cinq ans. Elle sollicite la confiscation des véhicules.

« Tout tient à un fil ! » soutien maître Cohen

Pour tenter de sortir de l’enfer dans lequel s’est enfoncé son client, maître Simon Cohen théâtralisera une argumentation portant sur « l’absence de preuve ». L’avocat cherche à démontrer que toute la surveillance mise en branle pour contrôler les faits et gestes de H. n’aurait rien donné de probant. « Les interceptions téléphoniques, qu’ont-elles mis en évidence ? Rien ! Pas de commandes ! Pas de demandes de livraison, rien ! » déclare maître Cohen. Il enchaîne les arguments. « Les dispositifs de géolocalisation placés sur les différents véhicules, qu’ont-ils révélé ? Que mon client s’est rendu sept fois dans le sud de la France ! Et alors ? Il vous dit qu’il s’y rendait comme de nombreux autres Figeacois, pour faire la fête ! Que dire de plus ? Alors qu’il n’a jamais été constaté que le véhicule soit revenu à Figeac chargé de stupéfiants ? »

L’avocat enfonce le clou : « Durant sept mois, sont passées au peigne fin ses allées et venues et les enquêteurs n’ont pas assisté à une seule transaction ! Ils n’ont pas aperçu un seul acte de vente ! »

Selon l’avocat toulousain, aucune preuve n’est rapportée quant à l’implication de son client dans un trafic de drogue, alors que tous les moyens possibles ont été déployés.

L’avocat développe également le fait que le train de vie de son client n’aurait pas été modifié durant cette période. Il hausse le ton : « Pas de voiture de luxe ! Pas de bijoux ! Pas d’équipements particuliers ! » Pour terminer, maître Cohen fait valoir que son client a obtenu en prison un diplôme dans le domaine de la restauration et de l’hygiène et entretien ; autant d’éléments qui tendraient selon lui à prouver que H. évolue dans le bon sens.

Pour sa part, bien qu’il ait relaxé H. au bénéfice du doute, sur les faits d’acquisition de cannabis, le tribunal ne s’en est pas montré moins sévère dans son jugement, en prononçant une condamnation à 5 ans de prison ferme (voir encadré ci-dessous). Le prévenu dispose d’un délai de 10 jours pour faire appel.

Le jugement
Après en avoir délibéré, le tribunal a prononcé son jugement
à 20  h  45. Il a relaxé H. pour les faits d’acquisition
qui lui étaient reprochés, « au bénéfice du doute ». En revanche,
H. est condamné pour les actes de cession retenus
et il est considéré comme « coauteur ». Il se voit également
condamné pour provocation d’un mineur au transport et à
la détention de stupéfiants. Les véhicules ayant servi dans le
cadre de ce trafic sont confisqués. H. écope d’une peine de
5 ans de prison ferme, avec maintien en détention. De plus,
il se voit interdit de paraître dans les départements du Lot et
des Pyrénées-Orientales pendant une durée de 5 ans.

JEAN-CLAUDE BONNEMÈRE

 

 

https://www.illicit-trade.com/fr/2018/04/france-six-individus-condamnes-trafic-drogue/

France : six individus condamnés pour trafic de drogue

 

Publié il y a 2 ansle

16 avril 2018

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Les six prévenus comparaissent le lundi 9 avril devant le tribunal de Cahors.

 

Six individus, toulousains et cadurciens âgés de 19 à 35 ans, comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Cahors pour trafic de drogues.

Le jour de leur arrestation, le 6 janvier dernier, ils sont tous les six réunis pour livrer plus de 300 g d’héroïne sur un parking à Cahors. Les têtes du réseau avaient alors été rapidement identifiées par les gendarmes, menant l’enquête depuis trois mois.

Celle-ci avait démarré à l’automne 2017 suite à une dénonciation anonyme envoyée aux gendarmes de Cahors. Mise sur écoute, filatures et surveillance se sont montrées efficaces et ont conduit à l’arrestation des criminels pris en flagrant délit.

Un cadurcien d’une trentaine d’années au casier judiciaire vierge, vivant en couple et bénéficiant d’un emploi stable depuis plusieurs années, a témoigné devant le tribunal de sa relation avec la drogue. Consommateur, il explique avoir commencé à vendre de l’héroïne à ses proches pour financer ses propres doses. Il explique avoir continué son travail à forte responsabilité sans que ces collègues ne s’aperçoivent de ses habitudes toxicomanes, et a confié voir son arrestation comme une délivrance.

Un deuxième homme lui aussi originaire de Cahors et travaillant pour une entreprise toulousaine était un client régulier du premier, qui aurait fait l’intermédiaire avec la ville rose. Il a lui aussi reconnu son implication dans les faits.

Parmi les quatre toulousains, seuls l’un d’entre eux, un étudiant vivant chez ses parents, a reconnu sa culpabilité. Ses trois compliment nient toute implication dans le réseau de trafic.

Ils ont été condamnés à des peines allant de quatre ans de prison (dont deux avec sursis) et 3000 euros d’amende à 8 mois d’emprisonnement.

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/02/21/trafic-de-stupefiant-6-mois-ferme,8028235.php

Gourdon. Trafic de stupéfiant : 6 mois ferme

 

Publié le 21/02/2019 à 03:59 , mis à jour à 08:17

 

Hier après-midi, le tribunal correctionnel de Cahors s’est réuni pour la comparution immédiate de Cihan A. après 48 heures passées en garde à vue.

L’homme de 31 ans a été interpellé lundi vers six heures du matin par les gendarmes de Gourdon qui le surveillaient depuis plusieurs mois par le biais de filatures et d’écoutes téléphoniques. Des rendez-vous sont fixés près des grottes de Cougnac, sur des parkings ou des bords de routes : le prévenu vendait de la cocaïne, en moyenne 80 € le gramme. «Je n’en retirais que 20 €. J’en proposais à des amis et parfois pour faire du troc contre de l’essence, pour remplir mon frigo et habiller mes enfants», a-t-il justifié pour minimiser son délit. Père de deux enfants, Cihan A. était déjà sous le coup d’un sursis avec mise à l’épreuve, après 11 mentions dans son casier judiciaire dont sept avant sa majorité. Il a perdu son emploi en juin 2018, date à laquelle il dit avoir «arrêté de consommer» de la cocaïne. Son récent train de vie l’a donc trahi : de nombreux déplacements en voitures, des nuits en compagnie de sa maîtresse dans des hôtels à Souillac et Sarlat. «Ce n’était pas Byzance», a toutefois défendu son avocate. Aucun échantillon de drogue ni de somme d’argent n’a été saisi lors de la perquisition. Le tribunal l’a reconnu coupable et condamné à six mois de prison ferme.

LaDepeche.fr

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/02/22/2-ans-de-prison-pour-trafic-de-drogue,8030366.php

Cahors. Deux ans de prison pour trafic de drogue

 

Publié le 22/02/2019 à 03:57 , mis à jour à 08:27

 

Allaeddine K. et Bastien F. ont respectivement 22 et 21 ans. Ils comparaissaient hier au tribunal correctionnel de Cahors pour des délits de transport, acquisition, détention, et cession de produits stupéfiants, en l’occurrence du cannabis et un peu de cocaïne.

Suite à un appel anonyme sur la commune de Caillac, le 17 juillet 2018, puis sept mois d’enquête, les gendarmes ont interpellé puis effectué deux perquisitions successives à leur domicile dans la journée de mercredi 20 février. 4,5 kg de cannabis et deux grammes de cocaïne seront notamment retrouvés chez Bastien F. derrière une machine à laver. Ce qui correspond à plus de 10 000 € de marchandise. Le lien entre les deux prévenus relève d’une réelle amitié. Allaeddine K. passe souvent chez Bastien F. pour partager un loisir commun : les jeux vidéos. Et à l’occasion la consommation de produits stupéfiants. «Je prenais une part pour ma consommation puis revendais le reste», décrit Allaeddine K. Son avocate, maître Aurélie Smagghe, l’interroge sur ce qu’il doit, en tant qu’intermédiaire, à ses fournisseurs : pas loin de 15 000 €. «J’ai peur des représailles et j’ai passé une des pires années de ma vie», dira -t-il lors de l’audience. Son ami Bastien F., à côté de lui dans le box des prévenus a été chargé de revendre une partie de cette drogue. Les enquêteurs estiment entre 20 et 25 kg la quantité qui a pu passer entre leurs mains entre le 1er juillet 2018 et le 19 février 2019. L’importante quantité retrouvée lors de la perquisition s’explique, selon Bastien F., par des clients qui «se sont rétractés» après «une demande importante». Le président du tribunal l’interroge ironiquement sur la «rentabilité» d’un tel commerce. Les deux jeunes hommes ont été reconnus coupables et condamnés chacun à deux ans de prison, dont la moitié avec sursis pour Bastien F., le dernier maillon de ce trafic.

Mathieu Delaunay

 

 

https://actu.fr/occitanie/cahors_46042/lot-condamne-deux-ans-prison-trafic-cannabis-entre-cahors-prayssac_21724064.html

Lot : condamné à deux ans de prison pour trafic de cannabis entre Cahors et Prayssac

 

Jeudi 21 février 2019, deux jeunes hommes de 21 et 22 ans ont comparu devant le tribunal correctionnel de Cahors dnas le Lot pour trafic de drogue.

 

Publié le 4 Mar 19 à 8:02
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Le tribunal de Cahors dans le Lot.

 

L’affaire jugée en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Cahors dans le Lot jeudi 21 février 2019 a été le fruit d’une enquête lancée suite à une dénonciation.

En juillet 2018, les gendarmes de la brigade de Cahors sont avisés qu’un certain A., un jeune homme de 22 ans vivant dans la vallée du Lot, se livrait à un trafic de cannabis. Les enquêteurs se lancent alors dans des investigations : ils mettent son téléphone sur écoute, épluchent ses comptes en banque, procèdent à des filatures… Et il ressort de cette enquête des éléments qui reviennent souvent dans les trafics, notamment un train de vie qui ne correspond pas aux revenus déclarés, des allées et venues étranges, des conversations téléphoniques suspectes. Une perquisition a alors été menée au domicile des parents de A. chez qui il vit toujours, où rien n’a été retrouvé excepté des éléments matériels, consoles de jeux, matériel vidéo, iPhone, ordinateurs portables… qui témoignent de son train de vie. Une autre perquisition a également été menée chez les parents de la compagne de A. ainsi que chez un autre jeune homme de 21 ans, B., ami de A. et surtout son complice présumé suite aux écoutes téléphoniques.

Et chez B., les gendarmes sont tombés sur pas moins de 4,5 kg de cannabis cachés derrière le lave-linge et deux boulettes de 1 gramme de cocaïne

Placés en garde à vue, les deux jeunes hommes ne tardent pas à se mettre à table.

L’engrenage de la drogue

A. a commencé le cannabis il y a 3-4 ans, en soirée, comme beaucoup de jeunes. Puis c’est l’engrenage. Il commence à revendre un peu de cannabis pour se payer sa propre consommation. Puis il prend de plus grosses quantités, en garde un peu pour lui et revend le reste… Et son ami B. suit exactement le même parcours. « Et ça va crescendo » ajoute le président du tribunal Vincent Ramette. « On est surpris qu’un jeune comme vous, qui n’a pas trop d’histoire, puisse fournir du cannabis en kilo » souligne le président, précisant que A. n’a que deux mentions à son casier judiciaire, dont une pour consommation de cannabis pour laquelle il a effectué un stage de sensibilisation et une plus récente de violence pour laquelle il est sous contrôle judiciaire.

B. de son côté n’a qu’une seule mention à son casier, là encore pour consommation de cannabis pour laquelle il a effectué un stage de sensibilisation. Mais c’est bien A. qui était la « nourrice » de B., qui à son tour revendait à d’autres revendeurs… A. et B. menaient donc leur trafic à la fois en duo et chacun de son côté…

Et lorsque le président demande à B. pourquoi autant de quantités, celui-ci de répondre « Il y avait une forte demande, du coup j’en ai pris beaucoup… »

Le président ajoute « en général, les gens détiennent quelques centaines de grammes et revendent par de multiples transactions. Et vous, vous vous risquez à acheter par kilos. C’est un schéma qui sort de l’ordinaire ». D’autant qu’en deux ans, on parle de dizaines de kilos…

« Vous mesurez que derrière vous, pas mal de gens vont trafiquer pour revendre encore ? Que cette drogue va être répandue dans le secteur de CahorsVous alimentez un trafic dont vous êtes les victimes au départ ! poursuit le président du tribunal. Le trafic de drogue est sévèrement réprimé car des jeunes de 15-16 ans commencent à cause de gens comme vous Ça ne vous dérange pas de perpétuer cet usage ? »

« Sur le moment, on n’y pense pas » répond B.

De plus, les deux hommes n’avançaient pas forcément l’argent mais payaient leur fournisseur une fois qu’ils avaient revendu la drogue. Pour les 4,5 kg de cannabis et la cocaïne saisis et non payés, ils se retrouvent donc avec une dette de près de 15 000 € à leur fournisseur…

30 mois de prison ?

Pour le Ministère public, qui relève que trois comparutions immédiates ont eu lieu la même semaine autour d’affaires de drogue, « on s’aperçoit que tous ont des points communs sur le passage à l’acte et la banalisation… » Et si Mme la substitut du procureur concède que les deux jeunes hommes tiennent des Pieds Nickelés avec une naïveté et une mauvaise organisation, elle souligne toutefois qu’il faut quand même avoir les reins solides et la confiance du fournisseur pour écouler de telles quantités de drogue. Et donc demande une peine sévère au vu de tous les kilos retrouvés et de ceux déjà écoulés. Pour A., elle requiert 30 mois de prison et la révocation de son sursis de 3 mois, et pour B. 3 ans de prison dont 12 mois avec sursis/mise à l’épreuve de 2 ans, d’une obligation de soins et de travailler.

Dépassés par le trafic

Les avocates de la défense, Maîtres Smagghe et Alexopoulos, font valoir le fait que leurs clients n’ont opposé aucune résistance et que tous deux se sont laissés dépasser par leur consommation et la demande. « Ce sont des jeunes qui se laissent embarquer dans des histoires plus grosses qu’eux » précise Maître Alexopoulos.

De son côté, Maître Smagghe ajoute : « au mieux c’est de l’immaturité, au pire de la bêtise, mais ils ont mis le doigt dans un engrenage qu’ils ne maîtrisent pas, qui les a dépassés. Ils n’ont pas les reins solides, ils vivent chez papa-maman. Ils méritent une peine sévère pour qu’on ne les revoie pas devant cette juridiction mais on a vu que pour A. la mise à l’épreuve fonctionne ».

Soulignant qu’il manque les autres maillons de la chaîne, leurs revendeurs et leurs clients qui sont également revendeurs, elle demande qu’on leur accorde le bénéfice du doute en requérant sur sursis avec mise à l’épreuve. « Il faut les sanctionner mais pas au-delà de leur implication… ».

A. a finalement été condamné à 24 mois de prison, B. à 24 mois de prison dont 12 avec sursis et une mise à l’épreuve de 2 ans, obligation de soins et de travail, et interdiction de rentrer en contact avec A. Tous deux sont ressortis du tribunal sous escorte pour passer leur première nuit directement en détention.

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/06/04/trafic-de-drogue-ils-sapprovisionnaient-a-toulouse-et-revendaient-dans-le-lot-a-des-refugies-afghans,8238268.php

Trafic de drogue : ils s’approvisionnaient à Toulouse et revendaient dans le Lot à des réfugiés afghans

 

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  • Le cannabis était revendu dans le Lot à des réfugiés afghans hébergés dans un Centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA).

Le cannabis était revendu dans le Lot à des réfugiés afghans hébergés dans un Centre d’accueil des demandeurs d’asile (CADA). PHOTO DDM, ARCHIVES.

Publié le 04/06/2019 à 20:24

Justice, Lot, Cahors

l’essentiel

Une affaire, sur fond de cannabis, héroïne et cocaïne impliquant deux Lotois a été jugée mardi au tribunal correctionnel de Cahors. Le duo s’aprovisionnait à Toulouse et revendait dans le Lot. Les deux prévenus, en état de récidive, ont écopé de peines de prison ferme avec mandat de dépôt. Récit…

Héroïne, cocaïne, cannabis ont longtemps fait partie du quotidien d’un homme et de son amie originaires des Ardennes.

L’homme, âgé de 37 ans, a été rejoint au mois d’août dernier dans le Lot par son amie de 28 ans. Ils résidaient ensemble à Gourdon, au cœur de la résidence Terres des merveilles, leur port d’attache d’où ils organisaient leur business autour de la vente de produits stupéfiants. Drogues qu’ils se procuraient principalement à Toulouse, dans le quartier du Mirail.

C’est ce que les deux complices ont confirmé ce mardi après-midi au tribunal de Cahors où ils comparaissaient dans le cadre de la procédure de comparution immédiate.

Les écoutes…

Jean-Luc Garcia

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/06/05/poudre-blanche-et-poudre-descampette-une-affaire-de-drogue-rocambolesque-au-tribunal-de-cahors,8240203.php

Poudre blanche et poudre d’escampette : une affaire de drogue rocambolesque au tribunal de Cahors

 

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  • Frédéric Almendros, procureur de la Républuique, a prononcé son réquisitoire sur un tron grave et solennel, estimant que l'affaire et le profil du trafiquant  imposaient justement ce ton et cette gravité.

Frédéric Almendros, procureur de la République, a prononcé son réquisitoire sur un tron grave et solennel, estimant que l’affaire et le profil du trafiquant imposaient justement ce ton et cette gravité. DDM- MARC SALVET

Publié le 05/06/2019 à 17:48 , mis à jour à 17:50

Justice, Faits divers, Lot

l’essentiel

Sonné, le jeune trafiquant de produits stupéfiants de 28 ans qui a écopé mardi soir au tribunal correctionnel de Cahors, d’une peine de 4 ans de prison ferme, accuse le coup.

Sa vie n’est qu’un perpétuel aller-retour de la case prison au domicile de sa mère, à Figeac, où il cachait des drogues qu’il revendait ou consommait. Il avait été identifié par les gendarmes et interpellé dimanche dans les rues de Figeac.

Près d’un kilo d’héroïne, entre autres substances illicites, a été retrouvé chez la mère de figeacois. Un commerce très lucratif puisque le prix du gramme était fixé à 80 euros le gramme. Des billets ont été retrouvé dans le même logement. Le montant d’élevait à 6 825 €.

Cette seizième condamnation renvoie son fils derrière les barreaux après une interpellation rocambolesque, dimanche à Figeac où les gendarmes ont croisé le Figeacois. Ils interrogent alors leur fichier et constatent que ce trafiquant connu de leurs services, avait été interdit…

 

 

https://actu.fr/faits-divers/lot-trafic-drogue-demantele-entre-lot-lot-garonne-les-pyrenees-orientales_29444105.html

Lot. Un trafic de drogue démantelé entre le Lot, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales

 

Un trafic de drogue a été démantelé mardi 12 novembre 2019 entre la vallée du Lot et la côte méditerranéenne, impliquant 5 personnes, dont un mineur.

 

Publié le 15 Nov 19 à 12:01
Les gendarmes ont démantelé un trafic de drogue entre le Lot, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales mardi 12 novembre 2019. Image d'illustration.
Les gendarmes ont démantelé un trafic de drogue entre le Lot, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales mardi 12 novembre 2019. Image d’illustration. (©Archives Actu Lot)

 

Mardi 12 novembre 2019, une opération a été menée sur les communes de Puy-l’Évêque dans le Lot, de Monsempron-Libos dans le Lot-et-Garonne et d’Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales par les gendarmes. Ce sont 32 militaires des compagnies de Cahors (46), Villeneuve-sur-Lot (47) et Céret (66), ainsi que 2 équipes cynophiles venues de Colomiers et Gramat qui ont été engagés.

5 personnes interpellées, dont un mineur

Cette opération a permis d’interpeller 5 personnes mises en cause dans un trafic de drogue, dont un mineur.

À l’issue des gardes à vue, 4 personnes dont le mineur ont été présentées au parquet de Cahors. Le mineur a été présenté devant le juge des enfants et fait l’objet d’un contrôle judiciaire.

Prison ferme

Les trois majeurs ont été pour leur part jugés en comparution immédiate et respectivement condamnés à 32 mois de prison, 8 mois sous le régime du bracelet électronique et 8 mois avec sursis. Deux d’entre eux ont eu une interdiction de séjour sur le Lot de 5 ans. Divers objets ont été saisis et confisqués dont un véhicule.

Enquête suite à des cambriolage à Puy L’Evêque dans le Lot

Cette opération faisait suite à une première opération judiciaire datant d’avril 2019, suite à des cambriolages sur le secteur de Puy-l’Évêque, dans la vallée du Lot. Celle-ci avait permis la découverte d’une grosse somme d’argent et de stupéfiants. Une nouvelle enquête avait alors été ouverte, dirigée par la communauté de brigades de Puy-l’Évêque avec le renfort de la brigade de recherches de Cahors, et avait duré plusieurs mois.

La gendarmerie du Lot se réjouit du dénouement de cette affaire, expliquant qu’elle « montre l’investissement de la gendarmerie du Lot dans la lutte contre les trafics de stupéfiants et la volonté du parquet de Cahors d’y apporter des réponses rapides ».

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/11/16/trafic-de-stupefiants-demantele,8544838.php

Figeac. Un trafic de stupéfiants démantelé

 

  • Trafic//Illustration
Trafic//Illustration

 

Publié le 16/11/2019 à 05:12 , mis à jour à 07:59

 

Au début de leurs investigations, ce sont plusieurs cambriolages sur le secteur de Puy-l’Évêque qui ont mobilisé les gendarmes de la compagnie de Cahors. Le 8 avril, ils engagent une importante opération judiciaire. «Celle-ci amène à la découverte d’une grosse somme d’argent et de stupéfiants. Une nouvelle enquête pour trafic de stupéfiants est donc ouverte et va durer plusieurs mois, sous la direction de la communauté de brigades de Puy-l’Évêque, avec le renfort de la brigade de recherches de Cahors», indique le groupement de gendarmerie du Lot.

Ce mardi 12 novembre, une nouvelle opération est menée sur les communes de Puy-l’Évêque, de Monsenpron-Libos dans le Lot-et-Garonne et d’Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales. Elle engage 32 militaires des compagnies de chacun de ces trois départements, à savoir Cahors, Villeneuve-sur-Lot et Céret ; ainsi que deux équipes cynophiles de Gramat et Colomiers.

«Cette opération permet d’interpeller cinq personnes mises en cause dans le trafic, dont un mineur. À l’issue des gardes à vue, quatre personnes dont le mineur sont présentées au parquet de Cahors. Le mineur est présenté devant le juge des enfants et fait l’objet d’un contrôle judiciaire. Les trois majeurs sont jugés en comparution immédiate et respectivement condamnés à 32 mois de prison, 8 mois sous le régime du bracelet électronique et 8 mois avec sursis. Deux d’entre eux ont une interdiction de séjour sur le Lot de 5 ans», précisent les autorités lotoises.

Lors de cette opération d’envergure, divers objets ont été saisis et confisqués dont un véhicule. Une affaire rondement menée par les gendarmes.

LaDepeche.fr

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/11/15/a-puy-leveque-petit-trafic-de-drogue-en-famille,8542262.php

À Puy-l’Evêque, petit trafic de drogue en famille

 

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  • Depuis janvier, 300 g de cannabis et 25 g de cocaïne ont été revendus chaque mois. / Photo DDM, archives M. S.

Depuis janvier, 300 g de cannabis et 25 g de cocaïne ont été revendus chaque mois. / Photo DDM, archives M. S.

Publié le 15/11/2019 à 05:02 , mis à jour à 09:09

l’essentiel

Cannabis et cocaïne s’écoulaient depuis Puy-l’Evêque. Et quand le fils part en prison, la mère et la fille prennent le relais. Les trois comparaissaient hier devant le tribunal.

À la barre du tribunal correctionnel de Cahors hier, le fils, la mère et la fille, tous prévenus pour trafic de drogue, cannabis et cocaïne, selon la procédure de la comparution immédiate. Seule la mère, 50 ans, travaille ; la fille vit du RSA et s’occupe du petit dernier de 8 mois ; le fils, Antoine (1), 19 ans, déscolarisé depuis la 5e, est à la tête du trafic implanté à Puy-l’Evêque. Un autre fils, mineur, est également de la partie. Aucun ne consomme, tous ont déjà fait l’objet de condamnations.

Depuis janvier 2019, l’affaire est bien organisée, pour un bénéfice estimé à 10 000 €. Antoine possède un téléphone dédié aux transactions, un fournisseur, toujours le même, tient une comptabilité, dispose de deux coffres-forts dans sa chambre, chez sa mère. Chaque mois, il achetait selon ses propres calculs 300 g de cannabis et…

Elisa Navarro

 

Timothé, 20 mois, mort par la faute d’un médecin : huit ans pour obtenir un procès

L’affaire du chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec fait beaucoup de bruit depuis cet été, et tellement depuis l’annonce lundi qu’après vérifications par les gendarmes chargés de l’enquête, les actes pédophiles rapportés dans ses carnets intimes par le médecin s’avèrent bien réels, que même le site pro-pédophile 20minutes.fr a dû se fendre d’un article à ce sujet :

https://www.20minutes.fr/justice/2653935-20191118-affaire-pedophilie-jonzac-250-victimes-potentielles-evoquees-parquet-rochelle

Pour mémoire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/23/le-site-20minutes-fr-en-symbiose-totale-avec-les-pedocriminels/

Après l’émoi suscité par cette affaire dans le Finistère où le pédophile a exercé et bien fait des victimes, à Quimperlé, notamment sous la direction d’Etienne Morel, ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars et du Centre René Fortin se trouvant dans la même enceinte hospitalière du CHU de Brest, plusieurs médias se sont mis à révéler à leurs publics respectifs d’autres faits graves impliquant des médecins hospitaliers de ce département.

Il s’agit de ces deux affaires concernant l’hôpital de Morlaix, où apparaissent déjà de grosses embûches pour les victimes désireuses de se faire entendre ou de savoir ce qui leur est tombé dessus :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/09/19/a-morlaix-un-medecin-hospitalier-accuse-de-viols-sur-personnes-vulnerables/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/11/07/cas-de-maltraitance-a-lhopital-psychiatrique-de-morlaix/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/11/16/maltraitance-a-lhopital-psychiatrique-de-morlaix-deni-total-de-ladministration/

Cet hôpital pourtant de très funeste réputation était pour la toute première fois publiquement mis en cause.

Et aujourd’hui, Le Télégramme publie l’article suivant, concernant le procès qui a finalement été organisé par le Tribunal de Grande Instance de Brest pour demain, jeudi 21 novembre 2019, à la suite du décès de Timothé par la faute d’un médecin au mois d’octobre 2011 (voir ci-dessous).

Il semblerait qu’un tabou soit en train de tomber à la suite de l’affaire du chirurgien Joël Le Scouarnec, qui apparaît d’ores et déjà comme l’une des plus importantes affaires de pédophilie française et n’en serait encore qu’à ses débuts selon l’avocate de plusieurs victimes (voir ci-dessous) : 250 victimes pour un seul homme, c’est déjà beaucoup, et cette fois-ci la justice ne passera pas outre; de plus, elle pourrait bien dans la foulée ou sous une pression médiatique nouvelle s’intéresser à d’autres cas de médecins fautifs qui jusque-là avaient toujours bénéficié d’une impunité totale.

Une expertise psychologique décrit précisément le chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec comme un être à l’intelligence supérieure et à la personnalité « perverse », « habité par un sentiment d’impunité et de toute-puissance ». « Il ne reconnaît pas l’autre comme un sujet mais comme un objet sur lequel il cherche à avoir une emprise », assène l’expert.

Cette perversion narcissique est malheureusement assez fréquente chez les médecins, surtout en milieu hospitalier, et quasi systématique en psychiatrie.

Elle est très largement entretenue par leur notabilité et l’impunité totale qui en découle encore bien trop souvent.

Il était temps que cela cesse.

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/landerneau/un-proces-huit-ans-apres-le-deces-de-timothe-20-11-2019-12436826.php

Un procès, huit ans après le décès de Timothé

 

Publié le 20 novembre 2019 à 07h00

Yohann et Dominique Roudaut se battent depuis huit ans pour la mémoire de Timothé.
Yohann et Dominique Roudaut se battent depuis huit ans pour la mémoire de Timothé.

 

L’abnégation de Yohann et Dominique Roudaut obtient une première récompense. Huit ans après le décès de leur fils Timothé (20 mois), le tribunal correctionnel de Brest jugera, ce jeudi, le médecin d’astreinte à Ty Yann, la nuit du drame, pour non-assistance à personne en péril.

 

« Timothé n’est pas mort de sa maladie (de Hirschprung, qui paralysait son système digestif, NDLR). Notre fils est décédé des suites d’une septicémie. Par la négligence d’un médecin. Pas par la faute de ses parents qui ont confié leur enfant à Ty Yann. C’est ce que nous espérons entendre jeudi au tribunal correctionnel ».

Cette audience, Yohann et Dominique Roudaut l’attendent depuis huit ans. Depuis le décès de Timothé, 20 mois, en octobre 2011. Huit années à ne pas écouter ceux qui leur conseillaient d’abandonner une procédure visant « à amener un médecin à répondre de sa responsabilité ».

Trois appels téléphoniques

Le couple landernéen n’a pas davantage baissé les bras lorsque, trois ans après le drame, la justice sanctionnait d’un non-lieu leur plainte pour homicide involontaire. Les parents l’ont requalifiée en « non-assistance à personne en péril ».

Cette fois-ci, la Justice a donné suite. Ce jeudi, le tribunal cherchera à savoir pourquoi le médecin pédiatre libérale d’astreinte, cette nuit-là, à la maison de repos pédiatrique Ty Yann (aujourd’hui fondation Ildys), n’a pas estimé indispensable de se déplacer au chevet de l’enfant suite à trois appels.

« Il lui fallait des antibiotiques »

« Le protocole était connu. Nous l’avions communiqué à l’équipe médicale de Ty Yann. Au-delà de 38,2 ° de température, il fallait lui administrer des antibiotiques. Il est monté jusqu’à 40,2 °. Le médecin d’astreinte n’est venu qu’à 9 h, le lendemain. Trop tard ». Timothé s’est éteint en soirée à l’hôpital Morvan.

La triste nouvelle a accablé le formidable réseau de soutien formé à Landerneau pour apporter du réconfort et des ressources financières au couple.

 

Dominique et Yohan avaient médicalement aménagé une pièce de leur maison et appris les techniques de soin pour garder Timothé à domicile et vivre comme n’importe quelle famille.

À lire sur le sujetTimothé. Le combat continue

 

En totale confiance

Cette attention de chaque instant se transformait en lueurs : « Le médecin spécialiste qui suivait Timothé nous avait même confié l’espoir de pouvoir enlever son cathéter un an et demi plus tard ». Le couple landernéen s’était légitimement autorisé à souffler, en confiant Timothé à l’institut Ty Yann pendant quinze jours : « Il y avait déjà séjourné pendant une nuit. Cela s’était très bien passé. Chaque jour, un membre de la famille ou un ami passait le voir. Sauf ce dimanche… Pourquoi ne pas avoir appelé le SAMU ? Ou nous avoir appelé, nous ? Un coup de fil et on déclenchait la prise en charge. Timothé serait encore en vie », restent persuadés ses parents.

Nous avons joint la prévenue et son avocate. Ni l’une ni l’autre n’a souhaité s’exprimer avant l’audience.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/maladie-genetique-timothe-attend-du-soutien-01-09-2010-1034755.php

Maladie génétique. Timothé attend du soutien

 

Publié le 01 septembre 2010
Depuis le 7 août, Timothé vit avec toute la famille. Ses parents ont été formés pour lui prodiguer ses soins. Photo Y. C.
Depuis le 7 août, Timothé vit avec toute la famille. Ses parents ont été formés pour lui prodiguer ses soins. Photo Y. C.

 

Âgé de six mois, Timothé est né à Landerneau(29) avec une paralysie de l’intestin. À la maison, ses parents, Yohann et Dominique, ont tout fait pour rendre possible une hospitalisation à domicile.

 

On l’appelle la maladie de Hirschsprung. Un mot barbare pour désigner un mal qui l’est tout autant. Une graphie impossible comme un signe annonciateur de la souffrance à venir. Branché 14h sur 24 h Pour faire court, on pourrait juste dire que l’intestin de Timothé ne fonctionne pas. Pourtant, si l’on voulait témoigner plus justement de la réalité vécue dans sa chair par ce bébé, il faudrait en dire plus. Dire les cinq mois d’hôpital sur les six d’une existence à peine entamée et pourtant déjà si tourmentée. Prononcer ces termes médicaux comme autant d’interventionschirurgicales subies par Timothé: colectomie (ablation du colon), iléostomie (pose d’un anus artificiel). Parler enfin de ce cathéter directement relié à la veine cave du coeur et qui alimente l’enfant. Un dispositif nécessaire (branché 14h sur 24 h), l’intestin amputé du bébé étant désormais trop court pour assimiler la nourriture ingérée. Timothé est donc atteint d’une maladie génétique rare, dans sa forme la plus grave, indécelable lors des examens prénatals. Elle a été découverte deux jours après sa naissance. Pessimiste, le corps médical prépare alors la famille au pire. Retour du miraculé Mais au bout de cinq mois, l’espoir renaît. Le retour à la maison est envisagé. Inespéré pour notre petit miraculé. Le 7août, c’est le grand jour. Laura, âgée de 10ans, et Melvyn, âgé de 4 ans et demi, accueillent leur petit frère à la maison. De leur côté, les parents se sont formés pour lui prodiguer les soins. La famille a déménagé et Dominique a lâché son boulot. Dans la nouvelle maison, une pièce a été transformée en salle de soins. Épée de Damoclès «Timothé n’est pas sorti d’affaire. Nous avons toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête. À chaque manipulation, on doit veiller à ce qu’il n’y ait pas de microbe et éviter tout risque de septicémie ou d’infection. On n’a pas le droit à l’erreur. Tout est stérile, les gestes sont rigoureux», explique Dominique. Les examens se poursuivent et déjà trois autres interventions chirurgicales sont programmées dans un proche futur. Mais si l’enfant souffre de troubles moteurs et de problèmes à l’oeil droit, c’est qu’il est aussi atteint de la monosomie partielle du chromosome 13. Une deuxième pathologie – peut-être liée à la première- qui laisse des questions en suspens. Dont la plus importante: quelle est l’espérance de vie de Timothé? Sept ans pour grandir Pour mobiliser des soutiens, Dominique et Yohann ont créé «L’association Timothé, 7 ans pour une vie». Sept ans, le temps qu’il faudra à l’intestin du bébé pour grandir suffisamment et assimiler normalement les aliments. Timothé pourra alors peut-être se passer du cathéter. En attendant, le couple, qui déplore l’absence de prise en charge globale de l’hospitalisation à domicile, raconte sa nouvelle vie sur son blog.Pratique Associationtimothe.over-blog.com

 

https://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/landerneau/timothe-le-combat-continue-29-02-2012-1616560.php

Timothé. Le combat continue

 

Publié le 29 février 2012
Le logo de l'association «Timothé et compagnie».
Le logo de l’association «Timothé et compagnie».

 

La douleur reste immense mais les parents du petit Timothé, décédé en octobre, vont faire vivre sa mémoire. «Timothé et compagnie» soutiendra l’hospitalisation à domicile d’enfants souffrant d’un système digestif déficient.

 

Il aurait soufflé sa deuxième bougie le 23 février. Timothé souffrait de la maladie génétique rare de Hirschprung. À peine né, il a dû subir des ablations d’organes et autres interventions chirurgicales destinées à compenser la paralysie de son système digestif. Le suivi médical est éprouvant. Dominique et Yohann Roudaut, ses parents, ont appris les gestes techniques.

Élan de solidarité

Dans la chambre du nourrisson, une table médicale côtoie le lit. Timothé reste chez lui. Dominique cesse son activité professionnelle pour l’accompagner chaque jour de longues heures durant. L’histoire émeut à Landerneau. Une association se crée pour aider les parents à subvenir aux dépenses des soins (150 EUR hebdomadaire de reste à charge, sans parler des allers-retours réguliers entre le domicile landernéen et l’hôpital parisien). Au-delà de l’aspect financier, «Timothé, sept ans pour une vie» engendre un formidable élan de solidarité. Des restaurateurs du centre-ville organisent une tombola à son profit. Le peintre Christian Mazéas fait don d’une oeuvre en guise de premier lot. Toujours pour Timothé, Merzhin remplit le Family lors d’un après-midi festif. On peut encore citer la Corrida, l’an dernier, qui a reversé une partie de sa recette. En octobre dernier, aux obsèques de Timothé, les proches, les amis et une foule d’anonymes apportent fleurs et témoignages de sympathie à ses parents, son grand frère et sa grande soeur. «Timothé a touché beaucoup de gens pendant sa courte vie. C’est pour sa mémoire, déjà, que l’association continue d’exister». Ça lui tient à coeur: Dominique Roudaut reste présidente d’une association rebaptisée «Timothé et compagnie».

Enfant sous nutrition artificielle

Son but? «Venir en aide aux familles dont un enfant souffre de toute maladie impliquant un dysfonctionnement digestif et qui ont fait le choix d’une hospitalisation à domicile. Des enfants sous nutrition artificielle. Comme Timothé». À force de fréquenter les services hospitaliers spécialisés, la famille Roudaut a établi des contacts dans toute la France. L’association ciblera une famille par an: «Mieux vaut concentrer l’aide. Les besoins sont tellement importants pour un seul foyer». Un vide-greniers, le 8 avril, à Saint-Ernel, et un Tim Musique 2 (date à définir) permettront d’engranger des bénéfices. De poursuivre un combat, de continuer la solidarité, de ne pas oublier un petit bonhomme. Contacts associationtimothe@laposte. net associationtimothe.over-blog.com

 

 
http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-effroyable-parcours-de-joel-le-scouarnec-chirurgien-pedophile-aux-plus-de-250-victimes-potentielles-18-11-2019-8196237.php

L’effroyable parcours de Joël Le Scouarnec, chirurgien pédophile aux plus de 250 victimes potentielles

 

Cet ancien chirurgien est soupçonné d’avoir abusé plus de 250 enfants au cours de sa carrière. Un parcours criminel que les enquêteurs retracent à l’aide de ses carnets intimes.

 

 Le médecin de 68 ans est incarcéré à la maison d’arrêt de Saintes.

Le médecin de 68 ans est incarcéré à la maison d’arrêt de Saintes. IP-3/Olivier Marty

 

Par Vincent Gautronneau et Jérémie Pham-Lê

Le 18 novembre 2019 à 21h45, modifié le 19 novembre 2019 à 12h45
Pendant des années, Joël Le Scouarnec s’est astreint au même rituel : consigner par écrit les sévices sexuels qu’il infligeait à ses jeunes patients dans une sorte de journal intime de la monstruosité. Avec un vocabulaire mi-médical mi-enfantin, l’honorable chirurgien de Jonzac (Charente-Maritime) y décrivait comment « il a tripoté le clitoris » de telle petite fille, « léché la chounette (sic) » de telle autre. Le titre de ces deux carnets numériques? « Vulvette » et « Quéquette ». Lorsqu’ils analysent l’ordinateur du sexagénaire, interpellé simplement pour exhibition sexuelle en mai 2017, les enquêteurs n’imaginent pas ouvrir la boîte de Pandore…

Deux ans et demi plus tard, le médecin de 68 ans est incarcéré à la maison d’arrêt de Saintes. Mis en examen, il sera jugé courant 2020 pour des viols et agressions sexuelles commises sur quatre fillettes. Des faits qu’il a avoués partiellement lors de sa première garde à vue. Mais l’exploitation de ses écrits abominables a lancé les gendarmes de la section de recherches de Poitiers sur une enquête d’une dimension inédite. Pas moins de 250 nouvelles victimes potentielles ont été identifiées sur la période 1991-2014. Ce qui ferait potentiellement de Joël Le Scouarnec le plus grand pédophile de l’histoire française.

L’effroyable parcours de Joël Le Scouarnec, chirurgien pédophile aux plus de 250 victimes potentielles
« 184 (victimes) ont souhaité déposer plainte, 181 étaient mineures au moment des faits », a annoncé ce lundi le procureur de La Rochelle, Laurent Zuchowicz. Le magistrat s’est dessaisi au profit du parquet de Lorient au regard du nombre de victimes dans le Morbihan (100) et le Finistère (23). Une partie vivait aussi en Indre-et-Loire à l’époque. Autant de départements où le médecin a exercé entre 1983 et 2008 avant de s’installer à Jonzac.

«La majorité des victimes sont tombées des nues»

« Cela fait froid dans le dos, confie un enquêteur. La majorité des victimes, trop jeunes, n’ont aucun souvenir et sont tombées des nues. D’autres se remémorent des scènes précises. Quelques-unes n’ont pas porté plainte pour tourner la page. »

Trois gendarmes de la SR de Poitiers, aidés de leurs collègues bretons et indrois, ont retrouvé les anciens patients de Le Scouarnec en comparant les noms et dates d’exactions inscrits sur les carnets macabres avec les listings d’admission des hôpitaux. « A.B., 8 ans, 1993 », annote par exemple le chirurgien avant de décrire une masturbation forcée. « Elle ne saura sans doute jamais qu’à l’âge de 12 ans, elle aura été dépucelée au doigt par un homme de 50 ans », écrit-il encore au sujet d’une autre fillette.

Le Scouarnec n’a pas encore été entendu sur ces 250 nouvelles victimes présumées. Lors de sa garde à vue, il avait brièvement admis qu’il était « possible » qu’il ait commis les violences évoquées dans ses journaux intimes, sans toutefois s’en rappeler. Contacté, son avocat Me Thibaut Kurzawa n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade.

«Je me filmais nu avec les perruques de femmes»

Comment ce prédateur en blouse blanche est-il passé inaperçu près de trente ans ? D’autant qu’il avait été condamné en 2005 pour détention d’images pédopornographiques. Seule certitude : c’est sous couvert de pratiquer des opérations bénignes telles que l’appendicite que le chirurgien digestif avait accès à autant d’enfants. Et le pédophile présumé n’aurait sans doute jamais été démasqué s’il n’avait pas été dénoncé par la fille de sa voisine en avril 2017.

Ce jour-là, d’après la déposition de la jeune K., 9 ans, Le Scouarnec se masturbe dans son jardin à Jonzac. Puis exhibe son sexe et ses fesses à la fillette avant de lui baisser sa culotte. L’homme est alors placé en garde à vue. Entre-temps, la fillette révèle aux enquêteurs que le médecin lui a aussi introduit un doigt dans le vagin, ce que semble corroborer une expertise gynécologique. L’homme nie, mais admet en revanche des agressions sur trois autres enfants.

L’affaire prend un tournant inquiétant. Les gendarmes découvrent au domicile du sexagénaire de nombreux contenus pédopornographiques, des godemichés, des perruques et… 20 poupées. Dont l’une avec des chaînes aux poignets. « (Elles servaient) à remplacer une vraie petite fille lors d’un acte sexuel, la masturbation », raconte le médecin lors d’un interrogatoire devant la juge d’instruction. Et d’ajouter : « Je m’étais créé un monde où je cultivais ma solitude […]. Je me filmais nu avec les perruques de femmes. C’est le contexte de cette sexualité peu normale. »

Des poupées dans les bureaux de ses hôpitaux

En auditions, Joël Le Scouarnec livre des confidences sans tabou. Sur cette attirance pour les jeunes enfants qu’il situe entre 1985 et 1986 après une dégradation de ses relations avec son épouse -unique femme de sa vie. Avant l’ère d’Internet, le médecin satisfait ses fantasmes en dessinant des enfants nus. Ou en lisant des textes pédophiles dénichés dans des librairies parisiennes. Quand il ne s’adonne pas à des plaisirs solitaires avec ses poupées, dissimulées dans les bureaux de ses hôpitaux…

Sa rencontre avec sa nièce A.M. la même époque aurait déclenché ses pulsions pédophiles. « Ce qui m’a troublé, c’est qu’elle était très câline. Elle venait sur mes genoux, glisse-t-il au juge. J’ai reporté ma sexualité sur cette petite fille. ». Le médecin jure n’avoir jamais touché ses trois propres enfants avec qui il entretient des relations cordiales, y compris après son incarcération.

D’après le chirurgien, ses premiers attouchements visent des fillettes de son entourage dans les années 1980 : des nièces, des enfants d’amis ou gardés par son épouse… Mais aussi des patients. Reconnaissant uniquement « quatre faits » de ce type à la clinique de Loches (Indre-et-Loire) avant la découverte de ses carnets intimes, Le Scouarnec explique être passé à l’acte quand ses victimes « étaient alitées », faisant passer ses agressions pour « un examen médical ».

Avant de travailler à Jonzac (photo), le chirurgien a exercé à Loches, Vannes, Quimperlé et Lorient./ABACA/Moritz Thibaud

Avant de travailler à Jonzac (photo), le chirurgien a exercé à Loches, Vannes, Quimperlé et Lorient./ABACA/Moritz Thibaud  
 

« Mon attirance sexuelle se dirige plutôt vers les petites de 9-10 ans. C’est plus facile de séduire à cet âge-là. À partir de 12 ans, il y a le chamboulement de la puberté, où les choses sexuelles peuvent faire davantage plus violence. » L’enfant, poursuit-il, l’intimide beaucoup moins que l’adulte, « plus compliqué sur le plan relationnel ». Et selon son interprétation, tant qu’un enfant ne réagit pas, reste « inerte », il ne fait rien de mal… Mais quid des conséquences pour le développement futur ?

«Habité par un sentiment de toute-puissance»

Interrogé sur son manque d’empathie pour les victimes, le chirurgien se dépeint comme « quelqu’un de froid ». De fait, l’expertise psychologique diligentée pendant l’instruction est accablante. Le Scouarnec est décrit comme un être à l’intelligence supérieure et à la personnalité « perverse », « habité par un sentiment d’impunité et de toute-puissance ». « Il ne reconnaît pas l’autre comme un sujet mais comme un objet sur lequel il cherche à avoir une emprise, assène l’expert. Il prend un plaisir évident à détailler (son) parcours. La transgression est-elle même érotisée et il jubile à l’idée d’échapper à la psychiatrie. »

En prison à l’isolement, Joël Le Scouarnec, qui prévoyait d’exercer son métier jusqu’à 68 ans, jure avoir tourné la page de la pédophilie. « Quand je voyais un enfant dans la rue ou à la télévision, avant, la pensée qui me venait était directement : comment il était, il ou elle, quand il est nu. Depuis je ne les regarde plus de la même façon. Ils sont l’innocence. J’ai souillé cette innocence », glisse-t-il lors d’un interrogatoire.

Pour Me Francesca Satta, avocate de plusieurs victimes, le chirurgien digestif n’a pas livré tous ses secrets. « Nous ne sommes qu’au début d’un dossier déjà impressionnant par le volume de plaignants, observe la pénaliste. Et la liste n’est sans doute pas exhaustive, car je suis en contact avec des victimes qui n’apparaissent nulle part pour le moment. »

 

https://www.letelegramme.fr/morbihan/affaire-le-scouarnec-le-parquet-de-la-rochelle-se-dessaisit-au-profit-de-celui-de-lorient-18-11-2019-12435405.php

Ce qui fait de l’affaire Le Scouarnec un dossier judiciaire sans précédent

 

Publié le 18 novembre 2019 à 09h53 Modifié le 18 novembre 2019 à 19h32

Le Dr Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus) et Lorient ainsi qu’à la clinique du Sacré-Coeur à Vannes.

Le Dr Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus) et Lorient ainsi qu’à la clinique du Sacré-Coeur à Vannes. (Le Télégramme)

 

L’affaire Le Scouarnec, du nom d’un chirurgien suspecté de nombreux viols et agressions sexuelles sur de jeunes patients, a pris un nouveau tour. En, effet, le parquet de La Rochelle s’est dessaisi d’un pan entier de l’affaire au profit de celui de Lorient. On s’oriente donc vers deux procès. 123 plaintes ont été déposées en Bretagne.

 

C’est, Laurent Zuchowicz procureur de la République à La Rochelle qui, lundi, a annoncé ce dessaisissement dans un communiqué. « Dans le cadre du dossier d’information judiciaire, clôturé en mars 2019, et qui fera l’objet d’une audience courant 2020 devant la cour d’assises de la Charente-Maritime du 13 au 17 mars (quatre cas de viols et d’agressions sexuelles sur des enfants : une petite voisine, deux nièces et une patiente NDLR), un certain nombre d’éléments n’ont pu être exploités compte tenu des délais contraints de procédure, écrit le procureur. Une enquête préliminaire distincte a dès lors été confiée à la section de recherche de Poitiers, qui a contacté et auditionné des personnes qui apparaissent sur différents supports retrouvés au domicile de M. Le Scouarnec ».

Selon le procureur de la Rochelle, il ressort de ces investigations que 250 potentielles victimes de faits « non prescrits » ont été identifiées. Parmi lesquelles, 209 ont pu être auditionnées, plusieurs d’entre elles faisant état de souvenirs précis. « 184 ont souhaité déposer plainte précise Laurent Zuchowicz, 181 étaient mineures au moment des faits, parmi lesquelles 138 sont actuellement domiciliées sur le ressort de la cour d’appel de Rennes, dont 100 dans le Morbihan et 23 dans le Finistère ». Précisons que la cour d’appel de Rennes s’étend également à la Loire-Atlantique et que Joël Le Scouarnec est intervenu à plusieurs reprises à l’hôpital d’Ancenis (44) ces dernières années. Cet établissement pourrait donc être aussi concerné par les agissements de l’ancien chirurgien.

« Le délai d’enquête s’annonce long »

Compte tenu du résultat de ces investigations, le parquet de la Rochelle s’est dessaisi pour les raisons suivantes : les lieux de commission des faits, les investigations restant à conduire (recueil de dossiers médicaux, auditions de personnels hospitaliers), mais aussi la domiciliation des victimes.

 

En soirée, la procureure de Lorient Laureline Peyrefitte, expliquait dans un communiqué que les investigations « s’attacheront notamment à poursuivre l’identification et l’audition de l’ensemble des personnes victimes des faits portés à la connaissance des autorités judiciaires, et de vérifier leur réalité. Des auditions, notamment du personnel hospitalier et des différents employeurs, des réquisitions et expertises seront ainsi diligentées sous l’égide du parquet de Lorient, avant d’envisager l’ouverture d’une information judiciaire. Compte tenu du nombre de faits et de victimes potentielles recensées, le délai d’enquête s’annonce encore long et l’ouverture d’une information judiciaire n’est pas encore d’actualité ». Ce volet breton de l’affaire est donc au stade de l’enquête préliminaire.

Des moyens supplémentaires demandés

La procureure de Lorient explique, qu’au regard de la tâche qui incombe désormais au parquet de Lorient, elle a demandé des moyens supplémentaires

Les faits concernant la Bretagne devraient donc être jugés dans quelques mois devant la cour d’assises de Vannes. Y compris ceux qui auraient pu être commis à l’hôpital de Quimperlé, ville qui se trouve dans le Finistère.

« C’est une bonne nouvelle commentait hier une jeune Morbihannaise qui a porté plainte. On s’oriente vers un procès qui durera très longtemps. Moralement ça va être très difficile. J’ai l’intention d’assister aux audiences. Je compte sur le soutien de ma famille que je pourrai revoir, tous les soirs, en rentrant chez moi. ».

 

https://www.letelegramme.fr/dossiers/pedophilie-affaire-le-scouarnec/affaire-le-scouarnec-plus-de-250-victimes-potentielles-18-11-2019-12436223.php

Affaire Le Scouarnec. Plus de 250 victimes potentielles

 

Publié le 18 novembre 2019 à 18h05 Modifié le 18 novembre 2019 à 18h27

Le docteur Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus), Lorient et Vannes.
Le docteur Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus), Lorient et Vannes. (Archives Le Télégramme)

 

L’affaire Le Scouarnec, si les faits sont attestés, restera sans nul doute, une des plus importantes affaires de pédophilie en France. En effet, pas moins de 250 victimes ont été identifiées, la plupart en Bretagne.

 

Mai 2017, Joël Le Scouarnec, chirurgien né à Paris en 1950, est mis en examen et placé en détention provisoire à Saintes, dans le cadre d’une affaire de viol et d’agression sexuelle. Faits qui auraient été commis à Jonzac (Charente Maritime) sur sa voisine de 7 ans. Suite au témoignage de la fillette, une perquisition sera menée au domicile du médecin. Les gendarmes trouveront à son domicile plusieurs carnets sur lesquels le praticien, spécialisé dans la chirurgie digestive, aurait noté avec force détails des actes d’agressions sexuelles, d’attouchements et de viols, commis, depuis les années 90, dans le cadre de ses activités de chirurgien dans plusieurs établissements hospitaliers. À Loches, en Indre et Loire, à Jonzac, mais aussi dans les hôpitaux de Lorient et Quimperlé ainsi qu’à la clinique du Sacré-Coeur à Vannes.

 

Les enquêteurs retrouvent sur ces journaux intimes sordides les noms de quelque 200 enfants accompagnés de détails scabreux. Pour son avocat, Me Thibault Kurzawa du barreau de Saintes, il s’agirait de fantasmes. Outre ces carnets, les gendarmes découvrent le même jour nombre d’éléments troublants au domicile du chirurgien : des perruques, des poupées gonflables et des objets sexuels cachés sous le parquet.

Dans les mois qui suivent, munis des carnets du chirurgien, les gendarmes mènent l’enquête, contactant les anciennes victimes présumées de Joël Le Scouarnec. De la Charente Maritime, les investigations se poursuivent en Bretagne où la majorité des délits et crimes imputés à l’ancien chirurgien, semblent avoir été commis.

À lire sur le sujetDes témoignages accablants

 

En août dernier, Sabine (*), une jeune femme qui réside près de Vannes, raconte au Télégramme qu’elle a été convoquée par la gendarmerie, son nom étant inscrit sur un des carnets. « Dès que j’ai vu le visage du médecin sur une photo, j’ai su pourquoi j’étais là. J’avais 11 ans à l’époque, j’avais été hospitalisée pour une péritonite. J’y suis restée dix jours. À plusieurs reprises, j’ai été victime des agissements du docteur Le Scouarnec. Je les qualifie de viols ». Ces témoignages, qui font froid dans le dos, les enquêteurs en recueilleront des dizaines et des dizaines.

À lire sur le sujetDe graves dysfonctionnements

 

Le temps passant, on apprendra que Joël Le Scouarnec, père de trois enfants, avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques par le TGI de Vannes le 17 novembre 2005.

Fin août, le Conseil de l’Ordre des médecins du Morbihan nous confiait qu’il n’avait jamais été informé de cette condamnation. Dans le Finistère – département également concerné, le chirurgien ayant officié à Quimperlé – en revanche, le Conseil avait eu vent de cette condamnation. Le 6 juin 2006, l’Ordre s’était rapproché du greffe du TGI de Vannes pour obtenir une copie du jugement. Cette copie ne lui était parvenue que le 9 novembre 2006, après plusieurs relances. Dans la foulée, le président de l’Ordre en avait informé la DDASS dont dépendaient les médecins hospitaliers. Organisme de tutelle, qui aurait pu suspendre le praticien, oud u moins l’écarter des patients mineurs et qui ne l’a pas fait.

Notre sélection d’articles pour comprendre le dossier Affaire Le Scouarnec

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14 novembre 2019 à 12h58

Roman Polanski, défendu bec et ongles par Cyprien Luraghi, une nouvelle fois accusé de viol…

Le 23 août dernier, j’avais rapporté dans l’article suivant des propos de Cyprien Luraghi intervenant au mois d’octobre 2009 dans les commentaires du site Rue89 pour défendre le cinéaste pédophile :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/23/le-site-20minutes-fr-en-symbiose-totale-avec-les-pedocriminels/

Il faut bien dire que j’avais aussi remarqué durant l’été toutes les séries « coquines » ou « érotiques » du site pro-pédophile 20minutes.fr, dont sa rétrospective sur l’année 1969 qui fut l’occasion pour ses auteurs de publier en date du 9 août 2019 une photographie de Roman Polanski avec cette seule légende : « Roman »…

J’avais ainsi bien relevé ce qui m’avait valu la publication calomnieuse d’Hélène Sergent du 28 janvier 2019 : une sympathie certaine pour les adeptes de pratiques sexuelles non « bourgeoises »…

Si Libération reconnaît bien depuis longtemps avoir eu tort de soutenir des pédophiles dans les années 1970 et jusqu’au début des années 1980, d’autres ont encore à effectuer ce travail d’auto-critique.

En attendant, notons que les médias qui, à l’inverse, n’hésitent pas à relayer les témoignages de personnes se disant victimes de viols ou de pédophilie, ne le font pas sans avoir au préalable recueilli suffisamment d’éléments de preuve pour s’assurer que ces témoignages soient tout à fait crédibles.

Cela n’a évidemment rien à voir avec le soi-disant « témoignage » à mon encontre de la fausse victime de cyberharcèlements Pascal Edouard Cyprien Luraghi, publié le 28 janvier dernier par la journaliste pro-pédophile Hélène Sergent sur le site pro-pédophile 20minutes.fr.

Je rappelle qu’en réalité ce sont mes proches et moi-même qui sommes victimes des harcèlements multiformes de ce pervers narcissique et de ses divers complices depuis maintenant plus de onze ans.

 

http://www.leparisien.fr/podcasts/code-source/roman-polanski-le-j-accuse-de-valentine-monnier-11-11-2019-8190936.php

Roman Polanski : le «J’accuse» de Valentine Monnier

 

PODCAST. La photographe dit avoir été violée par le cinéaste à Gstaad, en Suisse, pendant l’hiver 1975. Code source raconte le travail de vérification qui a permis la publication de son témoignage par le Parisien.

 

 « Je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois », nous indique Adèle Haenel, à propos des révélations de Valentine Monnier.
« Je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois », nous indique Adèle Haenel, à propos des révélations de Valentine Monnier. DR

 

Par L’équipe de Code source

Le 11 novembre 2019 à 18h02

Ecoutez Code source, le podcast d’actualité du Parisien

Roman Polanski est accusé de viol pour la première fois par une Française. Vous avez sans doute entendu parler de cette affaire révélée par Le Parisien le vendredi 8 novembre.

L’actrice Adèle Haenel soutient Valentine Monnier et se dit bouleversée par son témoignage. Le cinéaste dément fermement et envisage des suites judiciaires, alors que sort le 13 novembre son film « J’accuse », sur l’affaire Dreyfus, symbole en France de l’antisémitisme et de l’injustice.

La publication de ce témoignage est le résultat d’une longue enquête que raconte, dans cet épisode de Code source, Catherine Balle, journaliste au Parisien depuis 2003.

Un commentaire? Écrivez-nous par courriel à codesource@leparisien.fr ou interpellez-nous sur Twitter (@codesource)

A propos de Code source

Code source est le podcast quotidien d’actualité du Parisien. Des histoires racontées par les journalistes de la rédaction ou par celles et ceux qui les ont vécues directement. Un rendez-vous porté par le présentateur Jules Lavie et la reporter Clawdia Prolongeau, à retrouver du lundi au vendredi à partir de 18 heures sur LeParisien.fr ou sur les principales plateformes d’écoute.

Crédits

Direction de la rédaction : Pierre Chausse – Rédacteur en chef : Jules Lavie – Reporter : Clawdia Prolongeau – Production : Marion Bothorel – Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol – Musiques : François Clos – Identité graphique : Upian.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/une-francaise-accuse-le-realisateur-roman-polanski-de-viol-08-11-2019-8189568.php

La nouvelle affaire Polanski : une Française l’accuse de viol

 

Valentine Monnier assure que le cinéaste l’a violée en 1975. Plusieurs témoins nous confirment son récit. C’est la première Française à accuser ainsi le réalisateur, qui conteste les faits.

 

 Valentine Monnier, 18 ans en 1975, accuse Roman Polanski de l’avoir violée à Gstaad il y a plus de 44 ans.
Valentine Monnier, 18 ans en 1975, accuse Roman Polanski de l’avoir violée à Gstaad il y a plus de 44 ans.  AFP/Thomas Samson et DR

 

Par Catherine Balle

Le 8 novembre 2019 à 19h30, modifié le 9 novembre 2019 à 09h36

Elle s’est tue pendant quarante-quatre ans. Et puis, elle a écrit un texte. Un « cri », dans lequel elle dénonce : « En 1975, j’ai été violée par Roman Polanski. Je n’avais aucun lien avec lui, ni personnel, ni professionnel et le connaissais à peine, décrit Valentine Monnier. Ce fut d’une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad (Suisse). Il me frappa, roua de coups jusqu’à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d’avoir 18 ans. »

Dans ces lignes, cette photographe, qui a été mannequin à New York et a joué dans quelques films, comme « Le Bar du téléphone » ou « Trois hommes et un couffin » explique que c’est la sortie au cinéma du « J’accuse » de Polanski, en salles le 13 novembre, qui lui impose de parler.

VIDÉO. Valentine Monnier, la Française qui accuse Roman Polanski de viol

Mi-septembre, Valentine Monnier nous contacte pour publier son texte. Ses accusations sont graves. Elle n’a jamais déposé plainte et les faits sont prescrits. Depuis 2017, encouragée par le scandale Weinstein, Valentine a raconté son histoire dans des lettres à la police de Los Angeles, à Brigitte Macron, Franck Riester et Marlène Schiappa… Elle a reçu quelques réponses que nous avons pu consulter.Marlène Schiappa lui répond notamment : « Ces faits sont aujourd’hui prescrits pour la justice française, et il m’est impossible d’intervenir dans des procédures judiciaires engagées dans un autre pays. Je souhaite néanmoins témoigner de mon soutien entier à l’égard de votre démarche courageuse. »

« Le viol est une bombe à retardement »

Lorsqu’on la rencontre, cette femme réfléchie et directe sait que son initiative est délicate. Elle nous explique alors les raisons de son long silence. Ou comment, au choc, ont succédé l’instinct de survie, le déni, puis la reprise de conscience. « Le délai de réaction ne vaut pas oubli, le viol est une bombe à retardement, explique-t-elle. La mémoire ne s’efface pas, elle se fait fantôme et vous poursuit, vous altère insidieusement. Le corps finit souvent par relayer ce que l’esprit a relégué, jusqu’à ce que l’âge ou un événement vous remette en face du souvenir traumatique. »

Depuis quelques mois, cet événement a un nom : « J’accuse ». Dans ce film, Polanski met en scène l’une des erreurs judiciaires les plus célèbres de l’histoire française. Et a pu comparer, dans une interview, l’acharnement dont a été victime Dreyfus à celui que lui-même aurait subi… Lui qui est poursuivi par la justice américaine depuis 1977 pour avoir violé une mineure de 13 ans. « Est-ce tenable, sous prétexte d’un film, sous couvert de l’Histoire, d’entendre dire J’accuse par celui qui vous a marquée au fer, alors qu’il vous est interdit, à vous, victime, de l’accuser? », interroge Valentine.

« Attention, vous rappelez quelqu’un à Roman »

Valentine Monnier nous raconte alors ce qui se serait passé ce soir d’hiver 1975. Après avoir obtenu son bac dans un lycée privé parisien, elle profite d’une année sabbatique pour sortir et faire la fête. Cette fille d’industriels alsaciens rencontre une jeune fille qui lui propose d’aller skier en Suisse, avec des amis, chez Roman Polanski. Dont elle sait alors seulement qu’il a réalisé « Rosemary’s Baby » en 1968 et que sa femme, Sharon Tate, a été sauvagement assassinée l’année suivante. Passionnée de ski, Valentine accepte.

Ce chalet, où elle partage sa chambre avec son amie, abrite aussi Gérard Brach, fidèle scénariste du réalisateur, sa femme, le cinéaste bien sûr, et Hercules Bellville, son assistant. Qui, énigmatique, glisse à Valentine : « Attention, vous rappelez quelqu’un à Roman »… Après une première nuit, Valentine part skier avec le cinéaste et certains de ses amis dans une ambiance « bon enfant ». Jusqu’à ce que Polanski, seul sur le télésiège avec elle, lui demande : « Do you want to fuck ? » (NDLR : Est-ce que tu veux b… ?). La jeune femme répond « Non » et la conversation tourne court.

Roman Polanski sur les pistes de Gstaad en janvier 1975. Gamma-Rapho via Getty Images/Bertrand Laforet
Roman Polanski sur les pistes de Gstaad en janvier 1975. Gamma-Rapho via Getty Images/Bertrand Laforet  

Le soir, Valentine dîne dans un restaurant d’altitude avec Roman Polanski, celui-ci lui ayant proposé de participer à une descente aux flambeaux. Une fois en bas de la piste, le réalisateur propose de repasser au chalet, avant de retrouver son groupe d’amis dînant de leur côté dans la station. Valentine rejoint sa chambre, se change. Quand Polanski l’appelle à l’étage. « La vie ne m’avait pas encore formée à me méfier », se souvient-elle. Mais une fois arrivée sur le palier, celui-ci, nu, se jette sur elle, la frappe, lui arrache ses vêtements, tente de lui faire avaler un cachet et la viole.

« J’étais totalement sous le choc, assure Valentine Monnier. Je pesais 50 kg, Polanski était petit, mais musclé et, à 42 ans, dans la force de l’âge : il a pris le dessus en deux minutes ». Valentine se souvient de sa peur de mourir. « Je me suis dit : C’est Roman Polanski, il ne peut prendre le risque que cela se sache, alors il devra me tuer ». Puis, après l’agression, des excuses du réalisateur en pleurs. À qui, terrifiée, elle promet de ne rien dire. Elle se rappelle avoir aperçu, en redescendant, certains occupants du chalet, « comme des ombres silencieuses », et quitté la maison. Valentine a ensuite « trouvé refuge » chez un ami de Polanski.

« Il a pris soin de moi », commente celle qui, depuis 1975, a gardé en mémoire le nom de ce « chevalier blanc ». Sans jamais le revoir, comme elle n’a plus jamais croisé ceux qu’hébergeait alors le réalisateur – à l’exception de Gérard Brach qui, des années plus tard, « s’est présenté à (elle) pour lui exprimer ses remords. »

« Un récit très violent, très effrayant »

Cette nuit à Gstaad, Valentine ne l’a racontée que quelques mois plus tard à sa meilleure amie Isabelle S., puis à celui qui deviendra son petit ami pendant quatre ans. Aujourd’hui, les deux se rappellent très bien de ses confidences. Isabelle rapporte un « récit très violent, très effrayant » et l’ancien fiancé son sentiment d’impuissance face à une Valentine qui « un jour, a craqué et raconté l’histoire en larmes. »

En 1993, elle se confiera aussi à son mari, rencontré un an plus tôt : « Ce drame a refait surface dans notre vie à chaque actualité de Polanski », note ce dernier. Vers 2001, la photographe se livre enfin à son frère, Antoine, « épargné » jusqu’alors : « On vient d’une famille assez catho, bourgeoise, tradi… Dans nos milieux, on ne pouvait pas parler de ça », regrette celui-ci.

Tandis que ses proches nous relatent le récit, inchangé, de Valentine depuis 44 ans, nous cherchons à contacter les invités de Polanski ce soir de 1975. Mais Valentine Monnier a oublié le nom de l’amie parisienne. « Le déni n’a pas encore levé tous les black-out », explique-t-elle. Le scénariste Gérard Brach est mort en 2006, sa femme Elizabeth est introuvable et Hercules Bellville, l’assistant du cinéaste, est décédé en 2009. Il y a un mois, Valentine décide alors de contacter, pour la première fois depuis 1975, le « chevalier blanc » de Gstaad. Elle le localise à l’étranger, lui envoie un e-mail et Charles (le témoin a souhaité qu’on utilise un pseudonyme) répond immédiatement : il se souvient d’elle et est prêt à nous parler.

« Elle m’a dit qu’elle venait d’être brutalement violée »

S’il tient à rester anonyme, Charles, comme nos autres interlocuteurs, signera une attestation et témoignera si l’accusation prenait une tournure judiciaire. « J’ai rencontré Roman Polanski à Gstaad en 1969 ou 1970, nous explique-t-il dans le bureau de son avocat. On est devenus amis, on se fréquentait, on skiait ensemble. J’ai rencontré Valentine Monnier en compagnie de Polanski entre fin janvier et début mars 1975. Après avoir dîné et skié ensemble avec un groupe pendant un ou deux jours, elle m’a appelé et demandé si elle pouvait venir chez moi. Elle avait l’air bouleversée. Quand elle est arrivée dans mon chalet, je crois me souvenir qu’elle avait un bleu sur la joue. Puis, elle m’a dit qu’elle venait d’être brutalement violée par Polanski. »

« J’ai demandé à Valentine si elle voulait aller voir la police, poursuit Charles. Sous le choc, elle ne savait pas quoi faire. Elle était si jeune et d’un caractère très positif, elle essayait donc de laisser cette expérience horrible derrière elle. » Charles a tout de suite « cru » Valentine Monnier : « Je trouvais que c’était une personne honnête et qui allait de l’avant et je n’avais aucune raison de douter de ce qu’elle me disait. »

Encouragée par le témoignage de Charles, Valentine nous livre alors le nom d’une autre connaissance de Polanski qui l’a aidée ce soir-là. Cet homme, dont elle n’a jamais eu de nouvelles depuis non plus, s’appelle John Bentley et avait loué à l’hiver 1975 à Gstaad le chalet en face de celui du réalisateur. Lorsque nous retrouvons sa trace, cet ancien producteur âgé de 79 ans se rappelle bien de Valentine. « Alors qu’elle séjournait chez Roman, elle a traversé la rue un soir pour venir chez moi et m’a dit qu’elle avait eu un problème avec Polanski, raconte-t-il, par téléphone, puis dans une attestation signée. Elle m’a demandé si je pouvais la protéger. Elle voulait être loin de Roman. Elle avait l’air bouleversée. »

John Bentley assure ne pas se rappeler que Valentine lui ait parlé de « viol ». « Sinon, j’aurais fait quelque chose », jure-t-il. Précisant ensuite : « Roman avait des problèmes psychologiques avec les femmes. Beaucoup de filles tournaient autour de lui dans l’espoir d’avoir un rôle… Valentine était une très jolie fille, mais n’était pas de ce genre-là. »

« Je dénonce le crime sachant qu’il ne peut y avoir de châtiment »

Quarante-quatre ans après s’être réfugiée chez John Bentley puis chez Charles, Valentine Monnier a donc décidé de parler. Une fois pour toutes. « Je ne souhaite plus m’exprimer après, insiste-t-elle. Je dénonce le crime sachant qu’il ne peut y avoir de châtiment, pour tenter d’en finir avec les exceptions, l’impunité. » Si son accusation lui semble nécessaire, c’est parce que Polanski est un emblème : « Les personnes publiques font figure d’exemples. En sacralisant des coupables, on empêche d’autres de mesurer la gravité de leurs actes. »

Joint par notre journal, l’avocat du cinéaste Hervé Témime affirme que « Roman Polanski conteste fermement toute accusation de viol ». « A titre personnel, précise le conseil du réalisateur, je ne peux que constater que les faits allégués datent d’il y a quarante-cinq ans. Qu’ils n’ont, pendant toutes ces longues années, jamais été portés à la connaissance de l’autorité judiciaire ou de M. Polanski. Dans de telles conditions, je déplore gravement la parution, à la veille de la sortie du film, de telles accusations. »

 

 

https://www.liberation.fr/checknews/2019/11/12/accusation-de-viol-contre-polanski-la-promotion-du-film-j-accuse-est-elle-suspendue_1762868

Accusation de viol contre Polanski : la promotion du film «J’accuse» est-elle suspendue ?

 

Par Robin Andraca 12 novembre 2019 à 14:24
Roman Polanski, le producteur Alain Goldman, et l’équipe du film lors d’une projection de «J’accuse» à Paris, le 4 novembre. Photo Thomas Samson. AFP

 

Alors que la photographe Valentine Monnier accuse Roman Polanski de l’avoir violée en 1975, la promotion du nouveau film du réalisateur franco-polonais, inspiré de l’affaire Dreyfus, est fortement perturbée.

 

Question posée par Nicolas le 10/11/2019

Bonjour,

Nous avons élargi votre question, qui était à l’origine : «Jean Dujardin a-t-il stoppé la promotion du film « J’accuse » ?»

Vous évoquez les nouvelles accusations de viol à l’encontre du réalisateur Roman Polanski, qui perturbent la promotion de son dernier film, «J’accuse», dont la sortie est prévue demain, 13 novembre, dans les salles françaises.

C’est précisément la sortie de ce film, consacré à l’affaire Dreyfus, qui a poussé la photographe Valentine Monnier à témoigner auprès du Parisien le 8 novembre dernier. «En 1975, j’ai été violée par Roman Polanski. Je n’avais aucun lien avec lui, ni personnel ni professionnel, et le connaissais à peine. […] Ce fut d’une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad [Suisse]. Il me frappa, me roua de coups jusqu’à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d’avoir 18 ans et ma première relation seulement quelques mois auparavant. Je crus mourir», affirme-t-elle au quotidien, qui affirme avoir pu vérifier ce témoignage auprès de plusieurs témoins.

Les faits, aujourd’hui prescrits, se seraient déroulés dans le chalet du cinéaste, en Suisse. Aucune plainte ne fut jamais déposée. Le réalisateur, de son côté, nie et réfléchit à une riposte judiciaire.

La publication de cet article intervenait dans un contexte doublement particulier : outre la sortie du film, le papier du Parisien a été publié quelques jours seulement après une longue enquête de Mediapart, où Adèle Haenel accusait le réalisateur Christophe Ruggia de «comportements sexuels inappropriés entre 2001 et 2004», alors que l’actrice avait entre 12 et 15 ans.

Pas de 20 heures de TF1 pour Dujardin

Depuis les révélations du Parisien, la promotion du film a subi un net coup d’arrêt. Comme l’ont depuis expliqué le Parisien et le Monde, Jean Dujardin a d’abord annulé sa venue, dimanche 10 novembre, au 20 heures de TF1.

France Inter a également annoncé qu’Emmanuelle Seigner, actrice dans le film et épouse de Polanski, s’était «décommandée» de l’émission Boomerang prévue ce mardi. Sur la même antenne, l’émission d’Antoine de Caunes Popopop, enregistrée avec Louis Garrel, autre acteur du film, n’a pas non plus été diffusée lundi 11 novembre, car tournée avant les révélations du Parisien. «La question de cette nouvelle accusation n’était pas posée», a expliqué la directrice de la radio publique, Laurence Bloch, à l’antenne. Ajoutant que France Inter, partenaire du film, continuera d’en faire la promotion, estimant que les «auditeurs sont adultes, et ils feront en conscience ce qu’ils croient devoir faire». Quelle forme, dès lors, prendra cette promotion ? Contactée par CheckNews, Laurence Bloch répond : «Ce que l’on fait toujours lorsqu’il y a des partenariats : la diffusion des messages de recommandation à l’antenne.»

De son côté, France 5 n’a pas non plus diffusé ce lundi l’émission C à vous, enregistrée il y a quelques jours avec Louis Garrel.

Ces annulations en cascade signent-elles la fin de la promotion du film, avant même sa sortie ? Contacté par CheckNews, Dominique Segall, attaché de presse du film, n’a pour l’heure pas répondu à nos sollicitations.

«Dans cette histoire, j’ai retrouvé des moments que j’avais parfois vécus moi-même»

Dans le dossier de presse du film, Polanski faisait lui-même l’analogie entre l’affaire Dreyfus et celles qui le concernent.

C’est son ami, le philosophe Pascal Bruckner, qui l’interroge dans ce document accompagnant la sortie du film. Sa question est la suivante : «En tant que juif chassé pendant la guerre et cinéaste persécuté par les staliniens en Pologne, survivrez-vous au maccarthysme néoféministe actuel qui, tout en vous poursuivant dans le monde entier pour empêcher la projection de vos films, a obtenu votre exclusion de l’Académie des Oscars ?»

Réponse de Polanski : «Travailler, faire des films m’aide énormément. Dans cette histoire, j’ai retrouvé des moments que j’avais parfois vécus moi-même. Je peux voir la même détermination pour nier les faits, et me condamner pour des choses que je n’ai pas faites. La plupart des gens qui me harcèlent ne me connaissent pas, et ne connaissent rien du dossier en question. Mon travail n’est pas thérapeutique. Toutefois, je dois admettre que je suis familier avec un grand nombre de rouages de l’appareil de persécution montré dans le film, et que cela m’a clairement inspiré.»

Depuis 1977, le réalisateur est accusé par la justice américaine d’avoir drogué Samantha Geimer, et de l’avoir violée dans la maison de Jack Nicholson à Los Angeles, pendant que ce dernier était en voyage. Comme le rappelait récemment l’AFP, «il avait alors plaidé coupable de détournement de mineure après avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, âgée de 13 ans. Ce seul chef d’accusation retenu était le résultat d’un accord à l’amiable avec le juge, après que Polanski eut été inculpé initialement de chefs d’accusation plus graves, notamment viol d’une mineure sous l’emprise de stupéfiants. Condamné à 90 jours de prison, il avait été libéré après 42 jours. Mais le juge avait ensuite estimé la sentence insuffisante. Polanski avait choisi de s’envoler pour la France. Il est depuis sous le coup d’un mandat d’arrêt.»

Ces dernières années, plusieurs femmes, toutes mineures au moment des faits évoqués, ont également accusé Polanski de viol. En 2010, en plein festival de Cannes, l’actrice britannique Charlotte Lewis avait accusé le réalisateur d’avoir «abusé [d’elle] sexuellement» à 16 ans lors d’un casting en 1983. Une deuxième femme, identifiée comme «Robin», l’a accusé en août 2017 d’agression sexuelle lorsqu’elle avait 16 ans, en 1973. En septembre 2017, Renate Langer, ancienne actrice, avait déposé plainte, affirmant avoir été agressée en 1972 à Gstaad alors qu’elle avait 15 ans. La plainte a été refusée par la justice suisse, au motif que les faits étaient prescrits. Roman Polanski a toujours nié ces accusations.

Cordialement

Robin Andraca

 

https://www.liberation.fr/checknews/2017/09/24/liberation-a-t-il-soutenu-la-pedophilie-en-1974_1652441

Libération a-t-il soutenu la pédophilie en 1974 ?

 

24 septembre 2017 à 07:37

 

Question posée par le 23/09/2017

Bonjour,

Si on doit répondre par oui ou par non à cette question, il faut répondre oui. Pas seulement en 1974, mais jusqu’au tout début des années 80. En guise de réponse plus détaillée, voici un article écrit dans Libé, par un journaliste de Libé, en 2001. Sorj Chalandon y revient sur la manière dont libé a traité de la question de la pédophilie, ne réfutant rien du passé, et tentant de l’expliquer.

Cordialement

C.Mt

Voici de qu’écrivait Sorj Chalandon :

Dimanche, dans son éditorial, Jean-Claude Guillebaud, journaliste à Sud-Ouest (et au Nouvel Observateur), écrivait à propos des années 70 et de la pédophilie: «Des crétins dans le vent allaient jusqu’à vanter la permissivité en ce domaine, sans que cela ne suscite beaucoup de protestations. Je pense à ces écrivains qui exaltaient dans les colonnes de Libération ce qu’ils appelaient « l’aventure pédophile ».»

«Je faisais un cunnilingus à une amie. Sa fille, âgée de cinq ans, paraissait dormir dans son petit lit mitoyen. Quand j’ai eu fini, la petite s’est placée sur le dos en écartant les cuisses et, très sérieusement, me dit « à mon tour, maintenant ». Elle était adorable. Nos rapports se sont poursuivis pendant trois ans.» C’est un homme qui parle. Il s’appelle Benoît. Son interview, titrée «câlins enfantins», est précédée d’une phrase du journaliste: «Quand Benoît parle des enfants, ses yeux sombres de pâtre grec s’embrasent de tendresse.» C’est terrible, illisible, glaçant. Et publié dans Libération le 20 juin 1981.

Une autre fois, en 1979, défendant à pleines brassées de mots et de pages un moniteur d’éducation physique condamné pour détournement de mineur, Libé titre «baudruche» une affaire qu’il estime se dégonfler. Des journaux avaient mis en scène des accusations de «prostitution enfantine», de «traites d’enfants». Tout cela était faux. Ce qui était vrai, en revanche, c’est que cet homme mêlait des enfants à ses saloperies d’adulte. Le journaliste de Libération interroge le juge d’instruction chargé de l’enquête. «Cet homme était-il violent avec les enfants?» «Non, répond le juge, mais il les faisait pisser et chier dans les partouzes.» «Mais y a-t-il proxénétisme?», continue le journaliste. «Non, mais il leur faisait faire des horreurs, jouer avec leurs excréments, ils en mangeaient.» Presque victorieusement, l’article estime avoir démonté la machination parce qu’aucune violence n’avait été exercée sur les enfants. Voilà. Alors «lâchez-nous les baskets», grondait l’article juste à côté, pour lequel cette «baudruche dégonflée» n’est rien de plus que l’expression d’«une campagne d’ordre moral».

Laboratoire. L’ordre moral. Voilà l’ennemi. Et Libération de cette époque n’est rien d’autre que l’écho particulier du vertige commun. Nous sommes à la fin des années 70. Les traces du mai des barricades traînent sur les murs et dans les têtes. «Interdit d’interdire», «contestons toute forme d’autorité». C’est plus qu’une période, c’est un laboratoire. Accoucheur d’espoirs, de rêves, de combats insensés. Et de mons tres. A Libération comme ailleurs, l’affrontement fait rage sur tout. Une page de courrier pédophile déclenche la polémique. Mais est néanmoins publiée. Il y a panique à revêtir les oripeaux du censeur. Mais dans les locaux, des coups sont échangés. Des coups encore, lorsqu’un chroniqueur de la nuit arbore une croix de fer allemande au comité de rédaction. Celui qui frappe est conspué par de nombreux présents. L’interdiction, n’importe laquelle, est ressentie comme appartenant au vieux monde, à celui des aigris, des oppresseurs, des milices patronales, des policiers matraqueurs, des corrompus. La pensée est en confusion. La violence politique est un autre moyen de la politique. On a raison de séquestrer les patrons, on a raison de traquer les possédants, on a raison de se révolter et de jouir sans entrave. On a raison de soutenir les prisonniers, les homosexuels, les fous, les drogués. Les femmes se révoltent, et les hommes cherchent une nouvelle place. Dans ce tumulte, ce retournement des sens, cet ancrage de repères nouveaux, dans cette nouvelle préhension de la morale et du droit, cette fragilité et cette urgence, tout ce qui se dresse sur le chemin de toutes les libertés est à abattre.

A Libération même, soucieux de traquer en chaque mot l’ordre établi, la déviance libérale ou gauchiste, des journalistes ont pour tâche de contester tout établissement d’une ligne figée. C’est la fièvre. Un homme en jupe, inconnu, ivre, couvert de pisse et de morve, hurlant et pleurant s’invite au comité de rédaction pour dénoncer le reste du monde. Il n’est pas mis à la porte. Les journalistes l’écoutent jusqu’à ce qu’il parte. Il ne faut mépriser personne, entendre toute minorité. Respecter le droit à la différence. La pédophilie, qui ne dit pas son nom, est un simple élément de cette tourmente. Sauf pour ceux qui la revendiquent comme un acte «d’éducation militante», elle ne vient que rarement sur le devant de la scène. Le mot est terrible aujourd’hui. Mais elle n’est pas le problème d’alors. D’elle-même, et seulement, elle s’inscrit dans un bouillonnement chaviré, où chacun puise ce qu’il croit salvateur. C’est ainsi, c’est hier. C’est comme ça.

Pétitions. En janvier 1977, trois hommes comparaissent devant la cour d’assises de Versailles pour «attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de 15 ans». Leurs trois années de détention préventive déclenchent une pétition relayée par Libération. Le texte ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Une fois encore, il affirme que les enfants n’ont subi «aucune violence», qu’ils étaient «consentants». «Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?», demande la pétition. Le texte estime qu’il n’y a pas «crime» et que «trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit». Qui signe? Aragon, Bernard Kouchner, André Glucksmann, François Chatelet, Jack Lang et bien d’autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin. Un peu plus tard, une lettre ouverte à la commission de révision du code pénal exigeait que soient «abrogés ou profondément modifiés» les articles de loi concernant «le détournement de mineur», dans le sens «d’une reconnaissance du droit de l’enfant et de l’adolescent à entretenir des relations avec les personnes de son choix». Qui signe? Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet, Françoise Dolto, Jacques Derrida. Interrogé aujourd’hui, Philippe Sollers, signataire lui aussi de cette supplique, ne se souvient pas. Mais il a une formidable phrase de ce temps: «Il y avait tellement de pétitions. On signait presque automatiquement.»

Du plaisir à la souffrance. Sollers exagère à peine. En cette époque de violence extrême, sociale, politique, humaine, certains ont publié des textes, signé des manifestes, sont descendus dans la rue même, pour sou tenir des actes que parfois ils n’approuvaient pas. D’autres, comme ces pétitionnaires qui demandent la modification de la loi, associent sans malice, sans calcul, sans démagogie le texte protégeant les mineurs aux textes ­ tout juste abrogés ­ réprimant «l’adultère, l’interruption de grossesse et les pratiques anticonceptionnelles». Coucher avec un enfant? Une liberté comme les autres. Sous toutes les plumes, toujours, d’articles en tracts et de prises de parole en tribunes libres, les mêmes mots reviennent : «l’évolution de notre société». «Il faut changer la vie», écrit en 1979 dans Libération, un pédophile emprisonné. «Nos lois sur la sexualité des mineurs ne sont plus en adéquation avec cette époque», écrivent d’autres pétitionnaires. Ils estiment que l’on doit aborder autrement tout le système éducatif. Que nier sa sexualité à l’enfant, c’est nier qu’il est un être à part entière. Et que la société leur donnera bientôt raison. Ils ont eu tort.

«Elle gazouille quand elle éprouve du plaisir», écrit encore Benoît le malade, racontant la petite fille de cinq ans. Et il aura fallu du temps, tout ce temps, pour que le gazouillement ou le silence des enfants souillés se transforment en mots. Puis en colère. En accusation, enfin. Et que les voix d’adultes prétendant que l’enfant trouve du plaisir à ces jeux soient recouvertes par les voix d’enfants qui disent que tout cela n’est que souffrance.

 

Attentat de Karachi : retour de la piste du terrorisme islamiste

Personnellement, je ne sais rien de la validité de la thèse de représailles consécutives à l’arrêt d’un versement de commissions.

En revanche, comme je l’ai toujours soutenu, la piste du terrorisme islamiste ne pouvait être abandonnée tant elle crève les yeux.

C’est l’un des moyens que privilégient toujours la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et tous ses complices – magistrats et autres fonctionnaires ou élus CORROMPUS y compris – pour toutes leurs vengeances.

Et l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 en est bien une de ces gens-là, en relation avec les négociations des contrats Agosta et Sawari II en 1994 et toutes leurs exigences me concernant dès cette époque, exactement comme tous leurs nouveaux attentats commis depuis 2012.

 

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/attentat-de-karachi-les-enqueteurs-privilegient-la-piste-du-terrorisme-islamiste-20191008

Attentat de Karachi: les enquêteurs privilégient la piste du terrorisme islamiste

 

Par Le Figaro avec AFP
Publié hier à 09:07

 

Dix-sept ans après l’attentat de Karachi, les enquêteurs français continuent de privilégier «la piste islamiste», et non celle de représailles à la décision de mettre fin à un pacte de corruption qui aurait permis de financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, selon une note consultée mardi par l’AFP.

 

Dans ce dossier tentaculaire, l’enquête antiterroriste est toujours en cours, tandis qu’un procès s’est ouvert lundi à Paris pour six protagonistes dans le volet financier de cette affaire. Trois politiques, un industriel et deux intermédiaires sont soupçonnés d’avoir pris part à un système de commissions en marge de contrats d’armement, ayant donné lieu au versement de rétrocommissions -illégales – qui ont pu servir à financer la campagne de Edouard Balladur en 1995.

L’affaire de Karachi doit son nom à l’attentat qui avait fait le 8 mai 2002 quinze morts, dont onze employés français de la Direction des chantiers navals (ex-DCN), et blessé douze autres dans la ville pakistanaise. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus à ce pays, sous le gouvernement Balladur (1993-1995). Alors que l’enquête antiterroriste privilégiait initialement la piste d’Al-Qaïda, elle a commencé à explorer en 2009 la thèse de représailles à la décision de Jacques Chirac, tombeur d’Edouard Balladur à la présidentielle, d’arrêter le versement de ces commissions.

Or, dans une note de synthèse adressée en avril 2019 au juge d’instruction qui a repris le dossier, la DGSI affirme que « à ce stade des investigations, la piste islamiste comme explication de l’attentat de Karachi reste celle privilégiée ».

«Le contexte de l’après-11 septembre 2001, l’intervention militaire française contre les talibans et plus généralement les menaces contre les intérêts occidentaux à cette époque et dans cette région du monde sont des éléments qui sont susceptibles d’accréditer cette thèse», souligne la DGSI, tout en concédant qu’«aucun élément nouveau n’a pu être recueilli sur les auteurs de cette action terroriste». Avant de parvenir à cette conclusion, la note bat en brèche la pièce maîtresse de la thèse des représailles, les rapports Nautilus (du nom du sous-marin imaginé par Jules Verne), constitués de notes rédigées par un ancien des services de renseignement en 2002.

Pour la DGSI, ces rapports, seuls éléments reliant l’attentat à l’enquête sur la campagne d’Edouard Balladur, s’appuient sur des «sources non identifiées» et une «argumentation sans fondement objectif».

La police souligne que l’auteur des notes «lui-même reconnaît qu’il n’y avait aucune preuve d’un quelconque lien entre rétrocommissions et l’attentat, précisant qu’il s’agissait de son intime conviction, principalement basée sur les confidences d’anciens officiers de renseignement, non identifiés».

 

Christophe Castaner a été condamné en 1995 pour de l’humour à la mode Luraghi

Mais je me demande si le maître lui-même n’a pas été condamné plus récemment.

C’est en tous les cas ce que laisse entendre cette discussion qu’il a eue sur Twitter avec un de ses camarades de jeu le 1er septembre 2019 :

Christophe Castaner a été condamné en 1995 pour de l'humour à la mode Luraghi dans Calomnie Cyprien%2BLuraghi%2Bsur%2BTwitter%2B_%2B_%2540krisz_terik%2B%2540Spleenlancien2%2BInt_%2B-%2Btwitter.com

 

https://www.nouvelobs.com/politique/20190809.OBS16999/marianne-ressort-l-affaire-de-la-bd-pornographique-distribuee-par-castaner-en-1995.html

« Marianne » ressort l’affaire de la « BD pornographique » distribuée par Castaner en 1995

 

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, à Nimes, le 6 août 2019.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, à Nimes, le 6 août 2019. (PASCAL GUYOT / AFP)

 

Le journal raconte comment, en 1995, l’actuel ministre de l’Intérieur avait été condamné pour avoir organisé la diffusion sur la voie publique d’une « bande dessinée véritablement pornographique ».

 

Par L’Obs

Publié le 09 août 2019 à 14h51

C’est la fois où Christophe Castaner a été condamné pour « diffamations et injures publiques envers particulier, fonctionnaire ou citoyen chargé d’un service public par parole, écrit, image ou moyen audiovisuel ».

L’histoire se déroule en 1995 à Avignon, raconte « Marianne » qui est allé fouiller dans les archives pour narrer cette ancienne bavure du ministre de l’Intérieur. A l’époque, Christophe Castaner a 29 ans, il est adjoint au directeur général des services de la mairie, son premier poste important, et il œuvre, avec d’autres, pour la campagne municipale du maire socialiste Guy Ravier.

Pour mettre toutes les chances de leur côté et mieux atteindre le camp adverse, une poignée de militants socialistes distribuent dans les boîtes aux lettres des habitants 35 000 tracts à travers la ville sous forme d’une bande dessinée, titrée « la Dinde enchaînée » et « Erections municipales ». Sur la couverture pastichant le célèbre « Canard enchaîné «, raconte « Marianne » :« sont dépeints, animalisés, la candidate RPR Marie-Josée Roig et le sénateur Alain Dufaut, en train de s’accoupler. Lui est grimé en vautour, elle en dinde, enchaînée et extatique, tous deux bavant de plaisir.Le scénario est simple : Alain Dufaut (alias “Duf-duf”) manque de courage pour prendre la mairie lui-même et fait appel au représentant du “F-Haine” local, chauve et bardé d’un brassard noir, qui lui fait rencontrer Marie Josée-Roig.Celle-ci est croquée déambulant dans une voiture noire dont le pare-chocs a laissé place à une bouche aux lèvres bombées façon imagerie coloniale. Et au cas où tout le monde n’aurait pas saisi la finesse de la blague, un personnage la décrit, dans un parler petit nègre, comme arrivant au volant de sa “wingo noi’e’”… »

Contactée par « Marianne », Marie Josée-Roig se souvient :

« J’ai été très interloquée en découvrant ce tract, mais ayant une bonne connaissance de la population avignonnaise, j’étais aussi persuadée que cela ne prendrait pas, et ce fut largement le cas. »

« Je me rhabille, je débarque et je dis stop ! »

En effet, le tract n’empêchera pas Marie-Josée Roig d’être élue à Avignon, où elle restera maire jusqu’en 2014, précise encore « Marianne ». Mais la justice, elle, ne laisse pas passer l’affaire. Elle se saisit alors rapidement des plaintes déposées. Cinq hommes l’intéressent, parmi eux, Christophe Castaner.

Les autres : trois personnes, Michel Becker, Alain Moretti et Thomas Pierre, qui jettent les bases du tract, raconte « Marianne ». Et « un quatrième, Michel Coviaux, sera le dessinateur, tandis qu’Alain Moretti se chargera du scénario. Reste maintenant à trouver la personne idoine pour faciliter la diffusion des quelque 35 000 tracts. Ce sera Christophe Castaner. ».

En 2018, Castaner évoquait l’affaire au « JDD » en ces termes.

« Un militant m’appelle vers minuit. Il me réveille et me dit : “Casta, je crois qu’on a fait une connerie.” Je n’avais pas vu la BD. Je me rhabille, je débarque et je dis stop ! »

« A l’époque des faits, il sert la même version à la justice, reconnaît avoir “péché”, tout en invoquant auprès du tribunal une “inattention pendant une durée de vingt minutes”, rapporte « Marianne ». Mais déjà en 1995 le TGI d’Avignon n’est pas convaincu. Il estime également qu’il s’agit « non pas d’une brochure satirique » mais bien d’« une bande dessinée véritablement pornographique ». Sa décision tombe le 10 octobre 1996 :

« Christophe Castaner a été chargé de la distribution des brochures tirées à 35 000 exemplaires pour le prix de plus de 50 000 francs ; il est aussi peu pensable qu’après avoir permis cette diffusion, il en eut arrêté celle-ci seulement vingt minutes après, en raison du nombre d’exemplaires répandus dans la ville d’Avignon. »

Conclusion :

« M. Castaner ne peut bénéficier d’une équivoque quelconque car lui a eu en sa possession l’ouvrage en son entier et en couleur, et c’est par son intermédiaire que ces brochures ont été distribuées. »

Christophe Castaner sera finalement condamné à payer 50 000 francs d’amende pour « diffamations et injures publiques envers particulier, fonctionnaire ou citoyen chargé d’un service public par parole, écrit, image ou moyen audiovisuel. Auxquels s’ajoutent 51 000 francs de dommages et intérêts à régler avec ses camarades éditeurs improvisés de bande dessinée à l’attention d’Alain Dufaut et Marie-Josée Roig », poursuit « Marianne ».

L'Obs

 

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Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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