Archives pour la catégorie Pédophilie



Un camp d’été « décolonial » organisé à Reims crée la polémique

 

Interview : Alain Jakubowicz
 

Pas de racisme d’Etat en France, cela se discute.

Pour commencer, de nombreux étrangers affirment « racistes » les lois de la République française en contradiction avec leurs moeurs.

Selon eux, ces lois condamnant et réprimant, par exemple, le viol, l’esclavage, la polygamie ou la pédophilie n’auraient été votées que pour pouvoir les jeter en prison dès qu’ils mettent le pied sur le sol français. En conséquence, ils s’organisent pour ne pas se faire prendre.

Peu importe ce qu’on en pense, ces idées motivent effectivement des mouvements de « résistance » comparables à celui du malade mental de Puy-l’Evêque avec son Saint-Nectaire moisi de la croûte symbolisant le produit du slogan soixante-huitard dont il a fait sa devise : il est interdit de lui interdire quoi que ce soit, y compris de tuer quand il en a envie ou qu’il l’estime nécessaire, par exemple pour s’éviter des poursuites judiciaires.

En l’occurrence, les organisatrices de ce séminaire de formation à l’antiracisme a priori interdit aux personnes blanches de peau étant des femmes, on peut penser qu’il sera plutôt question des obligations et interdictions interférant avec des pratiques religieuses qui ne sont pas ou ne sont plus celles de la religion historique du pays, même si celle-ci n’est plus religion d’Etat et qu’elles-mêmes ne portent ni voile ni burka.

Par ailleurs, il y a aussi les directives et instructions garantissant aux membres de communautés diverses une impunité de fait pour des crimes et délits commis sur le territoire français au motif que ceux-ci relèvent de leurs pratiques culturelles, par exemple le vol pour certains ou le viol pour d’autres.

Quid des victimes de ces crimes et délits ?

Ne seraient-elles pas victimes d’un racisme d’Etat ?

Concernant le camp d’été « décolonial » de Reims réservé exclusivement aux victimes d’un « racisme structurel » non défini, j’indique depuis longtemps que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et ses amis « déconnologues » de la bande du cyberdélinquant et psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne manquent pas de complices à Reims où Saïd Kouachi a pu tranquillement préparer son expédition assassine du 7 janvier 2015 dans la capitale.

 

 
http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/marne/reims/polemique-sur-l-organisation-d-un-camp-d-ete-decolonial-non-mixte-reims-1070679.html

Camp d’été « décolonial » à Reims : la polémique enfle

 

Un séminaire de formation à l’antiracisme réservé uniquement aux victimes du « racisme d’Etat », excluant ainsi les personnes blanches de peau, se déroule jusqu’à dimanche au Centre international de séjour de Reims, suscitant la polémique sur sa tenue. Les politiques et la LICRA réagissent.

  • GS, LG avec AFP
  • Publié le 23 août 2016 à 19:29, mis à jour le 25 août 2016 à 16:44

© Stiliana Peev - France 3 Champagne-Ardenne

© Stiliana Peev – France 3 Champagne-Ardenne

« Le camp s’inscrit dans la tradition des luttes d’émancipations décoloniales anti-capitalistes et d’éducation populaire », affiche le site internet de l’événement. 180 participants s’y sont inscrits, a confirmé Sihame Assbague, co-organisatrice de l’événement aux côtés de la militante féministe radicale Fania Noël et connue par ailleurs pour être la porte-parole du collectif « Stop au contrôle au faciès ».

Les organisatrices n’indiquent cependant nulle part que le camp d’été est anti-blanc, mais ont choisi de l’ouvrir uniquement aux victimes de « racisme structurel », excluant de facto les personnes blanches.  »Quels que soient les groupes sociaux dominés concernés, il nous semble que oui, la non-mixité est une nécessité politique », écrivent les organisatrices sur leur site internet.

Le rassemblement se tient au Centre international de séjour à Reims. © Stiliana Peev - France 3 Champagne-Ardenne

© Stiliana Peev – France 3 Champagne-Ardenne Le rassemblement se tient au Centre international de séjour à Reims.

Le programme comprend des formations, ateliers et tables rondes pour « construire des résistances », allant de la « lutte anti-négrophobie » au « féminisme décolonial » en passant par la désobéissance civile.

La tenue de ce camp suscite une forte polémique, notamment sur Twitter où plusieurs utilisateurs se sont émus de ce « racisme anti-blancs ».
Interpellée sur la tenue d’un camp d’été par le député Bernard Debré le 27 avril à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem avait condamné des initiatives « inacceptables », estimant qu’elles confortaient  »une vision racisée et raciste de la société qui n’est pas la nôtre ».

Des associations comme la Licra s’inquiètent de cette démarche, évoquant un « repli identitaire ».
« Le travail de prise de conscience fait par les associations de lutte contre le racisme est légitime, mais ne doit jamais être fait de façon provocatrice d’autant que si l’accès est vraiment restreint, cela devient en plus illégal », a critiqué Noémie Michelin, responsable de l’antenne rémoise de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).
Le président de la Licra Alain Jakubowicz n’a pas tardé à réagir et a exprimé sa vive opposition à ce rassemblement.

Voir l’interview d’Alain Jakubowicz, président de la Licra, interrogé par France 3 Rhône-Alpes :

Interview : Alain Jakubowicz

Le président de la Licra dénonce avec fermeté la tenue du camp d’été décolonial à Reims.

Le débat porte aussi sur la légalité de la tenue d’une telle manifestation. Pour Martine Solczanski, directrice du centre de séjour, le séminaire n’interfère pas avec les principes de non-discrimination défendus par son établissement. « Nous avons traité leur demande de réservation comme tous les groupes et professionnellement ça ne me pose pas de problème », a-t-elle réagi.

Le maire (les Républicains) de Reims Arnaud Robinet déplore lui vivement l’organisation du camp et interpelle l’Etat dans un communiqué publié jeudi matin.
«Dès que nous avons été informés de la tenue de cet événement, nous avons pris l’attache des services de l’Etat, pour connaître sa position parce que nous sommes dans un lieu privé pour un événement privé et que je n’avais pas la possibilité de faire interdire un tel événement. Dans un contexte de tensions particulièrement prégnantes dans notre pays, j’ai voulu jouer l’apaisement et éviter toute communication sur le sujet.
Je n’ai bien évidemment jamais cautionné la tenue de cette manifestation, ni donné mon accord pour qu’elle puisse se tenir dans une auberge de jeunesse dont, bien évidemment, la Ville de Reims ne gère pas les réservations. J’ai eu les services préfectoraux au téléphone pour leur signifier ma vive opposition.
Je pensais que nous aurions rapidement une réponse d’interdiction de tenue de la manifestation compte tenu des éléments de réponse de la Ministre de l’Education nationale apportés dans l’hémicycle devant la représentation nationale sur ce sujet le 27 avril 2016. Il m’a été répondu que l’Etat prendrait ses responsabilités et donnerait clairement sa position mais qui, je veux le souligner, n’engage que lui.
A ce jour, l’Etat n’a pas pris la décision que nous attendions tous, croyez bien que je le déplore.
Je tiens à dénoncer le double discours de l’Etat sur ce sujet crucial qui nous laisse, les élus locaux impuissants et vient encore ajouter de la tension à la tension dans un contexte de fragilité nationale sans précédent en permettant à de telles manifestations de se tenir ».

Polémique autour du « camp d’été décolonial »

C’est un rendez-vous qui crée la polémique. Un camp dit « décolonial » à Reims se tient pendant 4 jours. Au programme des ateliers pour « lutter contre le racisme d’Etat ». Les inscriptions sont reservés à ceux qui s’estiment victime de discrimination. Certains s’emeuvent en retour d’un racisme anti-blancs – Interview : Arnaud Robinet – député-maire (les Républicains) de Reims – France 3 Champagne-Ardenne – Amanda Chaparro, Stiliana Peev

Le Front National a aussi réagi via son vice-président et conseiller régional Grand Est Florian Philippot.
Voici son communiqué :
« Du 25 au 28 août doit se tenir près de Reims un « camp d’été décolonial » dont, selon la presse, sont de fait exclus les blancs, puisque les organisatrices en ont réservé l’accès aux seules personnes prétendument victimes du « racisme d’État français » et que pour elles le « concept même de racisme anti-blanc ne tient pas » (sic).
Plus encore dans le contexte actuel de tensions et de provocations répétées contre la République, il est parfaitement incompréhensible que le préfet du département concerné n’ait pas déjà interdit ce « camp d’été » d’apartheid, insultant pour la France dans son appellation même, et dont la « non-mixité » est revendiquée et assumée à « 3000 % » (sic) par ses organisatrices.
La tenue d’un tel événement met une fois de plus en lumière la prolifération des groupes et associations communautaristes et racialistes qui défient quotidiennement la France et ses valeurs, laissant apparaître un gouvernement totalement tétanisé et incapable d’agir. L’UMP et le PS ont organisé l’immigration massive, incité au communautarisme et toléré les expressions de haine contre la France depuis tant d’années : voilà le résultat aujourd’hui.
Pour des raisons évidentes d’ordre public, mais aussi pour des raisons hautement politiques et morales, nous demandons au préfet concerné de prendre ses responsabilités et d’interdire immédiatement ce « camp d’été décolonial » dont les motivations portent aussi gravement atteinte aux valeurs de la République et à l’unité de notre nation ».

Des militants du Front National ont d’ailleurs prévu de distribuer des tracts devant le Centre international de séjour à Reims ce jeudi à 18h30.

Pokémon Go : un évêque italien répond à Julie Le Goïc

Après son tweet prétendument « humoristique » du 26 juillet 2016 concernant le père Jacques Hamel tout juste assassiné qu’elle avait traité de pédophile et les vives protestations qui s’ensuivirent, Julie le Goïc avait encore comparé le religieux à un Pokémon.

Un évêque italien de la ville de Noto en Sicile menace actuellement de porter plainte contre ce jeu qu’il juge diabolique et qualifie de « système totalitaire proche du nazisme » et de « fabrique de cadavres ambulants ».

Un réalisateur américain s’était déjà insurgé de même contre ce jeu fin juillet en raison de son niveau d’intrusion dans le vie privée des joueurs, et des dénonciations de plus en plus précises à cet égard se font jour sur la toile : il s’agirait en fait, sous prétexte de divertissement, d’un vaste système de collecte de données.

Rappelons que la collecte illégale de données personnelles et/ou confidentielles, pour la plupart couvertes par le secret professionnel, au prétexte d’amuser le public avec la révélation tout aussi illégale de l’intimité de la vie privée des victimes, est ce que font quotidiennement le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices du NPA, notamment à l’aide de piratages informatiques et d’écoutes illégales.

Ce pervers et délinquant de haut niveau ne se fait pas appeler innocemment le « Konducator », tel l’ancien dictateur roumain Nicolae Ceaușescu, pas plus que ses derniers choix de pseudonymes sur le site Rue89 (Max Schultz et Itzig Finkenstein, les deux visages et deux vies d’un nazi ayant trouvé le salut dans une formidable imposture) ne sont neutres, comme nous l’avons déjà vu.

 

http://www.20minutes.fr/monde/1910147-20160818-eveque-italien-compare-pokemon-go-systeme-totalitaire-proche-nazisme

Un évêque italien compare «Pokémon Go» à un «système totalitaire proche du nazisme»

 

ITALIE Mgr Antonio Stagliano accuse le jeu de créer une forte dépendance chez ses adeptes…

Pokémon Go - Illustration

Pokémon Go – Illustration – ALFREDO ESTRELLA / AFP

 

20 Minutes avec AFP

    • Publié le 18.08.2016 à 12:22
    • Mis à jour le 18.08.2016 à 12:49

 

Monseigneur Antonio Stagliano, l’évêque de la ville de Noto (Sicile), ne veut pas entendre parler de Pokémon Go, un jeu qu’il juge « diabolique ».

Le religieux menace même de porter plainte contre cette « fabrique de cadavres ambulants », rapporte ce jeudi la presse italienne.

>> A lire aussi : Les tricheurs à «Pokémon GO» risquent le bannissement à vie

Un « système totalitaire proche du nazisme »

Interrogé par plusieurs journaux, l’évêque s’est dit prêt à mener des « actions légales » pour faire interdire le jeu vidéo, véritable phénomène planétaire.

Le réalisateur américain Oliver Stone s’était ainsi insurgé fin juillet contre ce jeu, estimant qu’il pouvait conduire à une forme de « totalitarisme » compte tenu de son « niveau d’intrusion » dans la vie privée.

Mgr Antonio Stagliano avait déjà prononcé un violent réquisitoire contre Pokémon Go il y a moins d’une semaine, l’accusant de créer une forte dépendance chez ses adeptes, « aliénant des milliers et des milliers de jeunes ». Il n’avait pas hésité à comparer le jeu à un « système totalitaire proche du nazisme ».

Bien connu des médias italiens, l’évêque de Noto s’était déjà distingué par ses interprétations de tubes de Noemi et Mengoni en pleine messe, deux chanteurs de rock très connus en Italie.

 

http://www.erenumerique.fr/pokemon-go-scandale-article-26170-18.html

Pokemon Go entaché d’un SCANDALE ?

Août 18, 2016
pokemon go scandale

Crédits : DavidLafarge

 

Le phénomène du moment Pokemon Go va vite vous faire redescendre sur terre. Un article paru récemment risque même de faire plonger le jeu dans les enfers.

 

The Intercept, le site derrière ce scandale, a en effet publié un long, voire très long article, qui met à jour un terrible scandale pour le phénomène du moment, Pokemon Go. En cause ? Une sombre histoire de géolocalisation, des données volées et un patron peu scrupuleux. Avant d’attaquer le vif du sujet, reprenons les origines du problème. John Hanke, actuel PDG de Niantic, travaillait auparavant pour le service Géo (comme géolocalisation) de Google. Ainsi, il était en charge de Google Maps, mais aussi des Google Cars, qui photographiaient et mettaient sur le web habitats et rues. Sauf que cette pratique s’est déjà acquittée d’un scandale en 2010.

google car localisation

Le brevet de Pokemon Go en cause

Le site allemand de la protection des données a en effet mis en cause les Google Cars, mais aussi John Hanke, de vol de données. Cette récolte d’images illégale s’est en effet additionnée à une appropriation peu scrupuleuse de centaines de milliers de réseaux wi-fi. Ces réseaux wi-fi, primordiaux pour la sécurité de l’utilisateur, liste à peu près tout ce qui a attrait à l’identité des internautes : localisation de ceux-ci, mais aussi mails, recherche web, historique du navigateur… Ainsi, Google aurait eu accès à tout cela en laissant patrouiller ses voitures de localisation. Le géant, néanmoins, a su retourner la situation à son avantage, en accusant un hacker, mais aussi en innocentant John Hanke, puis le hacker. Quand le scandale éclate, en 2010, John Hanke fonde Niantic. D’abord au sein de Google, puis indépendamment. Le studio, détaché de la multinationale, n’est pourtant pas totalement indépendant puisqu’elle reçoit des fonds d’investissement de Google et de Nintendo à hauteur de 20 millions. Rien que ça. Peu après, Pokemon Go est pensé, puis développé.

john hanke

Mais selon The Intercept, le titre n’est pas totalement sain. Le jeu aurait en effet repris les bases des événements ci-dessus, tout en allant encore plus loin. Une citation de l’article, capturée sur le Journal International de la Réalité Virtuelle, affirme même : « Selon nous, le vrai défi consiste à motiver les joueurs à fournir leurs données de manière continue, même lorsque l’effervescence autour de la nouveauté se sera dissipée. […] Nous sommes convaincus que l’amusement et le divertissement sont la pierre angulaire d’un tel service de collecte de données ». L’article publié sur The Intercept est extrêmement long, et si vous voulez en apprendre plus (tout en n’étant pas anglophobe), nous vous conseillons de le lire. S’il nourrira à coup sûr les différentes théories du complot, il n’est pas encore vérifié. Nous attendrons donc des déclarations de John Hanke.

Que pensez-vous de ce scandale ? Y croyez-vous ?

pokemon go monnaie

 

Agressions de Chinois à Aubervilliers : une pétition recueille 9000 signatures

L’annonce d’une nouvelle agression grave dimanche 7 août 2016 remonte à mardi, 9 août 2016, après le procès de Bobigny la veille, lundi 8 août 2016.

Par ailleurs, les victimes habituelles de ces agressions ne sont pas des hommes, mais des femmes, des jeunes filles, même des petites filles, sur lesquelles les agresseurs s’acharnent.

Ces attaques évoquent immédiatement pour qui les connaît les agissements semblables du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi qui écrivait notamment le 10 août 2010 :

 

Au pied du mûr

Par cyp | Publié : 10 août 2016

…/…

Le monde va de travers et l’Icyp avance droit, conservant fidèlement son cap. L’équipage scrute le rivage à la lorgnette et y voit les mégalopoles entretissant leur extrémités jusqu’au cœur des continents. Étouffant le vieux monde. Qui a de beaux restes tout de même : Puycity par exemple. Nous autres puycitiens avons la belle vie encore et probablement pour les siècles des siècles. Dans le Cantal aussi ils seront peinards et si un biomormon normomane décidait d’interdire le saint-nectaire moisi de la croûte, nous n’hésiterions pas à lui agiter des gousses d’ail sous le nez, voire à brandir la menace du terrible Poteau 62 à sa face de stérilisé UHT.

…/…

 

Il s’agit de sa part d’un rappel très « délicat » des menaces de mort bien vite suivies d’effets qu’il avait proférées le 11 février 2011 à l’encontre de tous ceux qu’à la volée il désignait comme mes « alliés », c’est-à-dire de tous ceux dont il estimait qu’ils auraient pu l’empêcher de poursuivre toutes ses saloperies à mon endroit en le dénonçant efficacement aux autorités judiciaires.

Or, en ce qui concerne le décès d’un Chinois violemment agressé à la veille d’un procès à Bobigny pour de précédentes agressions similaires, comme cela s’est déjà produit à plusieurs reprises alors que de ses complices agissaient sous la férule de Josette Brenterch du NPA de Brest, des personnels hospitaliers apparaissent fautifs.

 

http://www.leparisien.fr/aubervilliers-93300/aubervilliers-les-chinois-violemment-agresses-brisent-le-silence-11-01-2016-5441289.php

Aubervilliers : les Chinois violemment agressés brisent le silence

 

11 janvier 2016, 21h08 | MAJ : 15 août 2016, 18h20

 

La commaunauté chinoise d’Aubervilliers se rebiffe. Depuis deux mois, elle est la cible d’agressions violentes sans précédent. Dimanche, une vingtaine de personnes —des victimes et leurs proches— se sont réunies jusque très tard dans la soirée pour évoquer ces attaques.

Depuis novembre, Dominique, leur porte-parole, a recensé vingt huit dépôts de plainte, mais il estime que «les victimes sont quatre fois plus nombreuses». Mais certaines n’hésitent plus à franchir la porte du commissariat. Une petite révolution pour cette population qui n’a «pas l’habitude de porter plainte. En raison de la barrière de la langue et parce que les victimes se disent que ça ne sert à rien», explique Ling Lenzi, conseillère municipale (LR) à Aubervilliers et seule élue de la communauté. Dimanche soir, elle a exhorté ses compatriotes à dépasser leurs préventions. En acceptant de sortir pour la première fois de leur silence, les victimes partent aussi en guerre contre les préjugés : «Les agresseurs pensent que l’on transporte de grosses sommes d’argent. C’est faux», s’insurge Lifang, modeste serveuse dans un restaurant et délestée deux fois de son sac en dix jours. Contrairement aux vagues d’agressions passées, les cibles privilégiées des voleurs ne sont pas des commerçants ou des touristes mais «de petites gens, observe Ling Lenzi. Ouvrière, serveuse ou étudiante, elles n’ont que quelques euros dans leur poche». Ce lundi, les représentants de la communauté avaient rendez-vous au commissariat d’Aubervilliers pour réclamer une présence policière renforcée. La commissaire Fabienne Azalbert rappelle «qu’un coup d’arrêt a été donné avec l’interpellation de cinq auteurs présumés la semaine dernière». On leur reproche vingt-trois vols avec violence. Trois auteurs présumés sont en prison, trois sont sous contrôle judiciaire.

«J’ai l’impression d’être une proie»

Agressions de Chinois à Aubervilliers : une pétition recueille 9000 signatures dans AC ! Brest 791ded4a-b891-11e5-b3bf-00151780182c_1

Aubervilliers, dimanche soir. Les victimes ont toutes le même profil. Ce sont des femmes, agressées à proximité de leur domicile, sur le trajet du métro. Parfois les agresseurs n’ont pas hésité à s’attaquer à des enfants. Jessica, 10 ans, Victoria, 8 ans, et leur maman se rappellent avec effroi l’agression subie le 22 novembre, à 19 heures, dans la rue des Cités. «Les voleurs m’ont mis la main devant la bouche car je criais et ma petite soeur a reçu une gifle car elle pleurait. Elle a cassé ses lunettes en tombant», explique Jessica. Sa mère confie : «Mes enfants sont angoissées et font des cauchemars toutes les nuits. Moi, tous les soirs, j’ai peur quand je rentre. J’ai l’impression que c’est une chasse et qu’on est devenues des proies.»

Xiaoyan a 43 ans. Le 27 décembre, cette femme a épaulé son oncle, sa tante et sa cousine qui venaient de se faire brutaliser en sortant d’un restaurant en centre ville. «Ils sont arrivés à cinq, ils ont arraché le sac de ma tante et frappé mon oncle.» Deux semaines avant, une mésaventure identique était arrivée à sa fille. «Depuis, elle a trop peur de sortir», confie-t-elle désemparée. Une amie renchérit : «En Chine on n’a jamais eu ce genre de soucis. Les violences sur le corps c’est 10 ans de prison», explique-t-elle. Le bras en écharpe, une autre femme montre le plâtre qui maintient son poignet fracturé, séquelle d’un vol à l’arraché. Son voisin, qui vient de sortir de l’hôpital, souffre lui d’une luxation de l’épaule. Bousculé par une bande qui en voulait au sac à main d’une femme, il a fait une mauvaise chute.

Lidan, 39 ans, a elle aussi eu affaire à ces voleurs ultra-violents. Elle a été poussée du bus le 7 janvier avant qu’on la dépouille de son sac : «J’ai été frappée à la tête et j’ai reçu un coup à la poitrine.»

Lifang, une jeune serveuse, a été agressée deux fois. «Le 20 décembre, deux hommes sont arrivés par derrière, ils m’ont mis la main sur le visage pour m’empêcher de crier et m’ont donné un coup de pied dans le dos. Je me suis ouvert le front en tombant par terre. Pourtant je leur avais tendu mon sac pour ne pas qu’ils me fassent mal.» Elle avait décidé de ne plus porter de sac pour éviter d’attirer les voleurs mais elle a tout de même été attaquée une nouvelle fois le 31 décembre.

Effrayées, elles vivent dans l’angoisse de mettre un pied dehors. Désormais, dès qu’elles descendent du métro, elles appellent leur mari ou un cousin qui leur sert d’escorte.

leparisien.fr

 

http://www.leparisien.fr/aubervilliers-93300/aubervilliers-condamnes-pour-11-agressions-contre-des-chinois-09-08-2016-6027649.php

Aubervilliers : condamnés pour 11 agressions contre des Chinois

 

Floriane Louison|09 août 2016, 18h40

 

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Bobigny, lundi. La communauté chinoise s’est déplacée nombreuse pour assister au procès de deux garçons de 18 ans, condamnés pour 11 vols avec violences ciblés contre des personnes d’origine asiatique entre avril et juin. (DR.)

 

Floriane Louison

Deux garçons, à peine sortie de l’adolescence, apparaissent à la barre du tribunal correctionnel de Bobigny ce lundi soir. Ils sont jugés pour 11 vols, avec violences commis entre fin avril et fin juin. Les cibles sont toujours les mêmes : des hommes et des femmes de la communauté chinoise d’Aubervilliers. Celle-ci s’est déplacée nombreuse pour assister à l’audience, traumatisée par la nouvelle agression qui vient de se produire et a conduit l’un de leurs compatriotes dans le coma.

A 18 ans, ils sont les plus âgés d’une petite bande qui a fait de ces attaques ciblées sa spécialité. Trois autres, mineurs, seront jugés devant le tribunal pour enfants.

« Pourquoi avez-vous visé exclusivement des personnes d’origine asiatique ? », questionne d’emblée le juge. Les prévenus éludent : « c’est un hasard », disent-ils. En garde à vue, ils ont pourtant donné plus de détails. « Ils ont de l’argent sur eux », « ce sont des cibles faciles », lit le juge dans l’un des procès-verbaux de la procédure. « Des préjugés sont à l’origine de ces agressions », dénonce Hua Qin Cao, le président de l’association de l’amitié chinoise en France.

Ils attendaient leurs victimes dans les parkings souterrains de leurs résidencesToutes les agressions se sont déroulées dans le quartier du Landy, à Aubervilliers, surnommé le « Sentier chinois ». Une importante communauté chinoise y travaille dans les commerces de gros en textile, et souvent, habite à côté. Dans certains nouveaux programmes immobiliers, ils représentent 80 % des résidents. Ce sont ces immeubles qui ont été ciblés par les voleurs avec un mode opératoire est bien rodé.

Ils attendent leurs victimes dans les parkings souterrains de leurs résidences et attaquent par surprise. La victime, seule ou en couple, est rouée de coups par un groupe et délestée de ses affaires : portefeuille, ordinateur, portable, sac à main, ceinture… « Plusieurs ont été aspergées de gaz lacrymogène », précise le juge.Parmi les onze victimes, seules trois se sont portées civiles lors de ce procès. L’une d’entre elles explique : « ils m’ont frappé tout de suite… ils m’ont volé et redonné des coups alors que je n’ai opposé aucune résistance. » « L’adrénaline… », a justifié l’un des prévenus en garde à vue.

Les deux agresseurs ont été condamnés à deux ans de prison, dont 4 mois ferme. Ils devront aussi indemniser les victimes.

« Un climat de psychose dans la communauté » « Nous sommes très inquiets », insiste Hua Qin Cao, le président de l’association de l’amitié chinoise en France. Celle-ci tente de recenser toutes les victimes de ces vols violents qui visent la communauté chinoise d’Aubervilliers. Selon elle, au moins 100 attaques ont eu lieu depuis novembre 2015. « Elles sont sans aucun doute beaucoup plus nombreuses. Tout le monde ne porte pas plainte. » La répétition de ces agressions a tout de même poussé la communauté à franchir la porte des commissariats et à briser le silence.

« La plupart de leurs victimes sont des ouvriers avec rien dans les poches »

« Les agressions ont commencé vers l’automne, parfois il y en a jusqu’à quatre par jour, comme si c’était une nouvelle spécialité de délinquance », décrit un habitant d’Aubervilliers d’origine chinoise. Début janvier, notamment, une bande a été interpellée pour 23 vols avec violences visant exclusivement des Asiatiques. « C’est souvent très violent avec des victimes aspergées d’essence ou de gaz lacrymogène, continue le jeune homme. Les voleurs pensent que les Chinois ont de l’argent mais la plupart de leurs victimes sont des ouvriers avec rien dans les poches. »

Pour Hua Qin Cao, « il règne un climat de psychose dans la communauté chinoise. Certains n’osent même plus sortir de chez eux. »

F.L.

leparisien.fr

 

http://www.leparisien.fr/aubervilliers-93300/le-couturier-chinois-agresse-a-aubervilliers-dans-un-etat-desespere-10-08-2016-6030497.php

Le couturier chinois agressé à Aubervilliers dans un état désespéré

 

Floriane Louison|10 août 2016, 19h56 | MAJ : 10 août 2016, 20h52

 

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Paris (XIXe), ce mercredi. La communauté chinoise se relaie au chevet de la victime et dénonce un drame qui aurait pu être évité. (LP/F.L.)

 

Floriane Louison

« Je suis triste et je suis en colère », commence Xiaohua Zhou, au chevet de son beau-père, Chaolin Zhang, hospitalisé, dans un état désespéré, à la Fondation Rothschild dans le XIXe à Paris. Dimanche dernier, cet homme de 49 ans a été agressé violemment alors qu’il marchait avec un ami, rue des Ecoles à Aubervilliers. Une attaque qui fait suite à une série d’autres, toutes ciblées contre la communauté chinoise d’Aubervilliers.

« Elle est réputée pour transporter des espèces, explique une source policière. Les agressions se sont multipliées depuis novembre 2015. » « Il y en a quasiment tous les jours », assure Hua Qin Cao, président de l’association de l’amitié chinoise en France. En quelques mois, il a recensé une centaine de photos de victimes volées et violentées avec leurs témoignages. « Le pire a fini par arriver », lâche-t-il.

« Il n’avait rien sur lui, ni sac, ni argent »

Selon les premiers éléments de l’enquête, confiée à la sûreté territoriale, trois agresseurs ont frappé les deux hommes pour voler un sac en bandoulière. Xiaohua Zhou, un couturier de 49 ans, a reçu un coup violent au sternum qui l’a projeté à terre. Dans sa chute, il s’est blessé grièvement à la tête. En état de mort cérébrale, les médecins jugeaient, ce mercredi, son état désespéré. « Il n’avait rien sur lui, ni sac, ni argent », précisent ses proches, nombreux à le veiller à l’hôpital.

Ils dénoncent un drame qui aurait pu être évité. « Nous ne sommes pas pris au sérieux par les institutions ! », estime Hua Qin Cao. Xiaohua Zhou pointe en premier lieu une « prise en charge hospitalière négligente ». « Avant d’être transféré à Paris, mon beau-père a été amené à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis. Il était encore conscient mais comme il ne parlait pas français et qu’il n’avait pas ses papiers sur lui, il a attendu longtemps à l’accueil puis trois heures aux urgences avant que l’on s’occupe de lui. » La famille pourrait porter plainte. L’hôpital n’a pas souhaité réagir. « La famille, si elle est amenée à faire une réclamation, aura toutes les réponses qu’elle se pose », se contente-t-il de répondre.

Un rassemblement ce jeudi devant la mairie

Ling Lenzi, conseillère municipale (LR) à Aubervilliers pointe un autre sujet : « Depuis le début, j’ai alerté et alerté encore la préfecture, la police et la mairie sur ces agressions en série. » Au printemps, plusieurs réunions ont d’ailleurs été organisées avec des responsables de la communauté chinoise et des mesures ont été annoncées, notamment l’installation de caméras de vidéosurveillance et des maraudes de médiateurs dans les quartiers sensibles.

« Tout un travail a été engagé », souligne la préfecture. « Mais on ne voit rien de concret, pointe Hua Qin Cao. Par exemple, nous réclamons depuis des mois une caméra sur la rue des Ecoles car les agressions se succèdent, on nous a dit que c’était pour fin juin mais il n’y a toujours rien. »

La mairie, contactée, n’a pas répondu sur ce sujet mais, dans un communiqué, adresse « son soutien aux familles des victimes » et rappelle que « la ville est sous-dotée en effectifs de police ». Elle appelle les habitants à se rassembler, ce jeudi à 18 heures sur la place de la mairie, pour demander plus de moyens afin d’assurer la sécurité des habitants.

leparisien.fr

 

http://www.leparisien.fr/aubervilliers-93300/aubervilliers-une-petition-pour-denoncer-les-agressions-anti-asiatiques-12-08-2016-6035959.php

Aubervilliers : une pétition pour dénoncer les agressions anti-asiatiques

 

12 août 2016, 18h04

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Paris 19e, lundi. Chaolin Zhang, agressé dimanche dernier, est dans un état de santé désespéré à l’hôpital Rothschild. (DR.)

 

Ils demandent aux autorités des « initiatives » fortes. Près de 4600 personnes ont signé une pétition, lancée ce mercredi, après une énième agression ciblée contre la communauté chinoise. Elle a laissé un homme de 49 ans dans un état de santé désespéré. Avec un ami, il s’était fait voler et frapper, dimanche dernier vers 19 heures, dans la rue des écoles à Aubervilliers.

Dans cette ville, des attaques similaires se sont multipliées depuis novembre. « Ces actes sont loin d’être simplement crapuleux », est-il écrit dans la pétition qui dénonce aussi une violence gratuite et anti-asiatique. Elle réclame des mesures « au Président, au gouvernement, aux parlementaires, aux candidats à l’élection présidentielle et aux élus locaux. »

leparisien.fr

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/08/13/97001-20160813FILWWW00169-aubervilliers-un-chinois-decede-apres-une-agression.php

 

Aubervilliers: un Chinois décède après une agression

 

  • Par Lefigaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 13/08/2016 à 19:28
  • Publié le 13/08/2016 à 19:26
Un Chinois habitant à Aubervilliers est mort cinq jours après avoir été agressé dans une rue de cette ville de Seine-Saint-Denis, a appris l’AFP aujourd’hui de source proche du dossier.Cet homme, un cuisinier de 49 ans, est décédé hier en fin d’après-midi, après cinq jours de coma, a précisé cette source.

Il avait été agressé par trois hommes, alors qu’il marchait en compagnie d’un ami dans cette ville du nord-est de Paris où vit une importante communauté chinoise. « Il a reçu un coup de pied au sternum et est tombé lourdement. Sa tête a sans doute heurté le trottoir, ce qui lui a occasionné un traumatisme crânien », a expliqué la source. Les agresseurs « voulaient voler la sacoche de l’autre homme », qui s’est vu prescrire cinq jours d’interruption totale de travail (ITT), a détaillé la source.Une autopsie doit être pratiquée pour déterminer les causes exactes de la mort de l’homme de 49 ans. Suite à cette agression, une centaine de personnes s’étaient rassemblées jeudi soir devant la mairie d’Aubervilliers, à l’initiative de la municipalité.

 

http://www.rfi.fr/france/20160815-aubervilliers-asiatique-organisation-securite-chinois-paris-agression

A Aubervilliers, les Asiatiques s’organisent pour assurer leur sécurité

 

Par RFI Publié le 15-08-2016 Modifié le 15-08-2016 à 21:07

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Des proches et des membres de la famille rendent hommage à Zhang Chaolin, tué lors d’une agression à Aubervilliers, dans le nord de Paris, le 14 août 2016. AFP/Alain Jocard

Une semaine après le meurtre d’un Chinois à Aubervilliers, dans le nord de Paris, la communauté, victime d’agressions quotidiennes, a décidé de réagir.

Une petite dizaine d’hommes s’est rassemblée ce 15 août dans un local d’Aubervilliers, dans le nord de Paris, les yeux rivés sur leurs téléphones portables. Ils se tiennent prêts à intervenir au cas où un membre de la communauté chinoise se ferait agresser dans les environs.

L’un d’entre eux, Yvon Sun, s’est lui-même fait attaquer quatre fois au cours des deniers mois. « Dans tous les quartiers de La Courneuve et d’Aubervilliers, les Chinois sont victimes au quotidien d’agressions et de violences », témoigne-t-il.

La communauté chinoise du nord de Paris s’est donc organisée. Désormais, ils ne sortent jamais seuls, comme l’explique Charly Shen. « Dans ce groupe, on va essayer de rentrer ensemble, on va aller se chercher au métro pour ne pas se faire attaquer », explique-t-il.

Multiplication des agressions

Car la communauté chinoise de France est en colère, plus d’une semaine après l’agression mortelle d’un Chinois de 49 ans à Aubervilliers. L’homme est tombé sous les coups de trois individus dans la rue. Il est loin d’être un cas unique. Les agressions racistes contre les Chinois se multiplient depuis plusieurs mois. Ils se sont donc organisés pour mieux sécuriser leurs déplacements.

Pour Rui Wang, porte-parole de l’Association des jeunes Chinois de France (AJCF), les Asiatiques représentent une cible facile, car victimes de nombreux clichés. « On pense que l’Asiatique est facile à attaquer, sans risques et donc on s’en prend à lui, déplore-t-il. Au début, on faisait des blagues sur l’autre, on l’attaquait avec des mots. Petit à petit, on en vient aux gestes. Aujourd’hui, les premières gouttes de sang sont versées. Nous ne voudrions pas que demain, d’autres personnes subissent le même sort ».

Une pétition lancée sur Internet pour dénoncer ces agressions anti-Asiatiques avait recueilli 9 000 signatures le 15 août au soir.

Saint-Etienne-du-Rouvray : jeu de pistes

 

 

Etant ingénieur d’études en informatique, conceptrice de systèmes d’information parmi les plus complexes, je ne suis certainement pas plus stupide qu’un journaliste, d’autant que durant toute ma scolarité brestoise, j’ai toujours été unanimement reconnue comme excellente en tous domaines, y compris les sports à ma portée.

Jeu de pistes, donc.

Rouvray, 1981 : découverte d’un corps décomposé, le gendarme Christian Jambert est chargé de l’enquête; c’est le début de la tristement célèbre affaire Emile Louis, liée à celle des torturées d’Appoigny.

Saint-Etienne-du-Rouvray, 2016 : assassinat dans son église du père Jacques Hamel.

De Rouvray à Saint-Etienne-du-Rouvray, il n’y a qu’un nom ou un prénom, Etienne, celui d’un saint.

Lequel ? Lesquels ?

Etienne Morel a pris la suite du Toulousain Christian Barthes à la tête de l’hôpital psychiatrique de Bohars, du CHU de Brest.

Il vénère un proxénète auxerrois ayant exploité des prostituées à Paris et dirigé très tôt ses activités vers Rouen.

Josette Brenterch, Julie Le Goïc et Sylvie Depierre-Zabel sont à son service.

Leurs bons amis rémois financés par mon Chinois de Thaïlande ont fait Charlie Hebdo.

Chérif Kouachi aurait pu être poursuivi pour détention d’images pédopornographiques dès 2010.

Les frères Abdeslam fréquentaient des prostituées.

Trois semaines avant de passer à l’acte, Mohamed Merah avait effectué un dernier voyage en Belgique.

Le 3 mars 2011, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait publié un texte de Laurent Morillon de Montluçon sur un western des frères Coen, « True Grit », dédié à leur amie commune Emmanuelle Thomas, devenue toulousaine depuis quelques mois, pour ses scènes d’une violence inouïe, semblables à celle ouïe par les riverains d’une petite impasse caillouteuse de Bouloc le 14 février 2011 avant la levée du jour.

Chacun complètera comme il l’entend.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20160810.AFP4143/assassinat-du-pere-jacques-hamel-un-homme-en-garde-a-vue.html

Prêtre assassiné: un homme en contact avec les tueurs en garde à vue

 

Prêtre assassiné: un homme en contact avec les tueurs en garde à vue

La maison à Pechbonnieu, à proximité de Toulouse, où a été arrêté un jeune jihadiste de 21 ans, le 10 août 2016 ((c) Afp)

 

 

Pechbonnieu (France) (AFP) – L’enquête sur l’assassinat du prêtre égorgé fin juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray se poursuit dans le cercle relationnel des tueurs: un homme de 21 ans en contact avec les deux jihadistes a été interpellé lundi près de Toulouse et sa garde à vue a été prolongée mercredi.

Né le 17 août 1994, l’homme, interpellé à Pechbonnieu, une petite ville tranquille et résidentielle à une quinzaine de kilomètres au nord de Toulouse, est actuellement entendu dans les locaux de la SDAT (sous-direction antiterroriste) à Toulouse, selon des sources judiciaire et policière.

Sa garde à vue débutée lundi après-midi a été prolongée de 48 heures mercredi. Elle peut durer quatre jours, comme le prévoit la loi dans les affaires de terrorisme.

Selon une source policière, le jeune homme a eu des contacts téléphoniques avec les deux assaillants. Les enquêteurs, pour qui il n’était pas présent sur place le jour de l’attaque, cherchent à savoir s’il s’est rendu à Saint-Etienne-du Rouvray dans les jours précédents.

L’individu vit à Pechbonnieu avec sa mère et ses deux jeunes soeurs dans une grande maison blanche aux volets bleus, entourée d’un jardin en friches, selon les voisins de ce quartier encore en construction.

La famille y vivait plus ou moins cloîtrée: « Personne ne les connaissait », témoigne la voisine d’en face. « On ne les voyait pratiquement jamais », renchérit une autre femme, qui n’a « aperçu le garçon que deux ou trois fois ».

Les habitants du lotissement s’étonnaient que les volets fussent toujours fermés, confirme un jeune homme, qui a assisté à la descente lundi après-midi d’une dizaine de policiers cagoulés et de 7 à 8 autres le visage à découvert.

« J’ai regardé depuis une fenêtre, ils fouillaient toute la maison », a-t-il dit à l’AFP, « puis ils sont sortis avec un jeune cagoulé. Au début j’ai cru à une affaire de drogue puis j’ai vu que c’était du terrorisme« . « Les CRS m’ont intimé l’ordre de rentrer chez moi », a ajouté un autre voisin.

Depuis le début des investigations sur cet attentat inédit en France, les enquêteurs s’intéressent à l’environnement relationnel des deux tueurs du père Jacques Hamel, dont l’assassinat dans une église près de Rouen a été revendiqué par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI).

Le 26 juillet, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, tous deux âgés de 19 ans, avaient pris en otage cinq personnes et tué le prêtre en pleine messe dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, avant d’être abattus par la police.

- Messagerie Telegram -

Les deux hommes, qui vivaient à 700 kilomètres de distance, avaient fait connaissance quelques jours avant leur passage à l’acte via la messagerie cryptée Telegram, l’un des moyens de communication préférés des jihadistes, en raison notamment de sa politique de confidentialité. Les enquêteurs étudient toujours le déchiffrement des messages envoyés par les tueurs.

Comme Petitjean, Kermiche était un habitué de Telegram. Il y avait décrit par avance le mode opératoire de l’attaque du 26 juillet, mentionnant « un couteau » ainsi qu’ »une église », et Petitjean y avait posté courant juillet une vidéo où il prêtait allégeance à l’EI et faisait état d’un projet d’action violente contre la France.

Dans cette affaire, un cousin d’Abdel Malik Petitjean, Farid K., a été mis en examen et écroué le 31 juillet. Né à Nancy, cet homme de 30 ans « avait parfaitement connaissance, si ce n’est du lieu et du jour précis, de l’imminence d’un projet d’action violente de son cousin », selon le parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire, confiée à des juges antiterroristes.

Plusieurs autres personnes, dont les noms sont apparus dans d’autres enquêtes, intéressent aussi à divers degrés les enquêteurs ou ont été mises en examen.

Magnanville (13 juin, deux morts), Nice (14 juillet, 85 morts) puis Saint-Etienne-du-Rouvray (26 juillet, un mort): en proie à une menace terroriste sans précédent, la France a subi en un mois et demi trois attaques jihadistes revendiquées par le groupe Etat islamique, plus de six mois après les attentats de Paris et Saint-Denis en novembre (130 morts).

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/10/2398891-attentat-saint-etienne-rouvray-homme-interpelle-toulouse.html

Publié le 10/08/2016 à 10:17

Le suspect interpellé près de Toulouse reconnaît s’être rendu à Saint-Etienne-du-Rouvray

 

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray

 

La maison de Pechbonnieu où la famille de Yassine S. vit depuis un an./ DDM C.L

La maison de Pechbonnieu où la famille de Yassine S. vit depuis un an./ DDM C.L

Saint-Etienne-du-Rouvray : jeu de pistes dans AC ! Brest image-zoom

De source officielle et confirmée à la rédaction de La Dépêche du Midi, un jeune homme né le 17 août 1994 a été interpellé ce lundi 8 août à Pechbonnieu, dans la banlieue nord de Toulouse, et placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. Il a été arrêté devant chez lui lundi en début d’après-midi par les policiers de la SDAT, appuyés par les policiers de la BRI du SRPJ de Toulouse. Ce mercredi après-midi, sa garde-à-vue a été prolongée de 24 heures, a-t-on appris de source policière. Selon nos informations, le suspect a reconnu s’être rendu en Normandie pour 24 heures où il a rencontré au moins un des deux terroristes avant l’attaque de l’église. A l’issue de sa garde-à-vue, il devrait être transféré dans les locaux de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) à Levallois-Perret.

Jusque-là inconnu des services de police et de renseignement, le jeune homme qui aurait brutalement basculé dans l’islamisme radical est interrogé depuis lundi après-midi par les policiers de la sous direction anti-terroriste de la police judiciaire à Toulouse.

Ce garçon, âgé de 21 ans, est soupçonné de s’être rendu à Saint-Étienne-du-Rouvray la veille de l’attentat commis le 26 juillet. Il aurait pu procéder aux repérages qui ont précédé la prise d’otage et l’assassinat du père Jacques Hamel.Les enquêteurs n’excluent pas toutefois qu’il aurait pu avoir l’intention de participer à l’attentat avant de finalement renoncer.

C’est l’analyse technique des téléphones utilisés par les deux preneurs d’otage, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à cet individu : le jeune homme aurait en effet été en contact avec les deux assaillants, via l’application de messages cryptés Telegram notamment.

Ce mercredi, le jeune homme est toujours entendu à Toulouse par la Sous-Direction anti-terroriste. Dans le cadre des enquêtes liées au terrorisme, la garde à vue peut être prolongée jusqu’à 96 heures. Si les soupçons se confirment, ce garçon pourrait être transféré dans les locaux de la SDAT à Levallois-Perret mercredi soir ou jeudi.

Selon nos informations, le suspect interpellé appartient à une famille qui s’est installée à Pechbonnieu voilà seulement quelques mois, dans une maison achetée par une femme seule et mère de trois enfants, dans le cadre d’un parcours sécurisé d’accession à la propriété. On ignore pour l’instant où résidait cette famille avant son arrivée dans la banlieue toulousaine.

Il ne s’agit pas de la première arrestation à laquelle ont procédé les services anti-terroristes dans le cadre de cette affaire. Le 31 juillet, un cousin d’Abdel Malik Petitjean, Farid K., a été mis en examen et écroué. Né à Nancy, cet homme âgé de 30 ans « avait parfaitement connaissance, si ce n’est du lieu et du jour précis, de l’imminence d’un projet d’action violente de son cousin », selon le parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire, confiée à des juges antiterroristes.   Plusieurs autres personnes, dont les noms sont apparus dans d’autres enquêtes, intéressent aussi à divers degrés les enquêteurs ou ont été mises en examen.

Le mardi 26 juillet dernier, une prise d’otages avait eu lieu en pleine messe dans une église de cette commune de Normandie, où un prêtre, le père Jacques Hamel, avait été égorgé par les preneurs d’otages. Cet attentat avait été revendiqué par Daesh.

JEAN COHADON AVEC CLAIRE RAYNAUD

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/10/2398929-suspect-interpelle-la-famille-vivait-cloitree-chez-elle.html

Publié le 10/08/2016 à 15:16, Mis à jour le 10/08/2016 à 15:23

Suspect interpellé : «la famille vivait cloîtrée chez elle»

 

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray

 

Légende photo : Le suspect interpellé vivait reclus avec sa famille dans cette maison, à Pechbonnieu. / DDM Claire Raynaud - DDM Claire Raynaud

Légende photo : Le suspect interpellé vivait reclus avec sa famille dans cette maison, à Pechbonnieu. / DDM Claire Raynaud DDM Claire Raynaud

image-zoom dans Action Directe

Que sait-on sur Yassine S., interpellé lundi 8 août en début d’après-midi à Pechbonnieu et suspecté d’avoir été en contact avec les deux assaillants de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray ?

Agé de 21 ans, ce jeune homme est décrit par ses voisins comme un personnage plutôt « sauvage », comme les autres membres de sa famille. « Il s’est installé à Pechbonnieu avec sa famille il y a un an pile, avec sa mère et ses deux soeurs », témoigne l’un d’entre-eux.

« Cette famille vivait complètement cloîtrée chez elle. Les volets étaient fermés en permanence, le jardin qui n’est pas entretenu, est vite devenu une forêt vierge. Lors de la fête de quartier, c’est la seule famille qui n’a pas répondu présente. Tous les habitants du quartier étaient là, sauf eux », ajoute un autre. « Cette famille limitait au maximum les contacts avec le voisinage et ne recevait quasiment jamais de visite », raconte une maman du quartier.

« Il ne disait jamais bonjour »

D’après les riverains, la mère est divorcée et le jeune suspect est le fils aîné de la fratrie. Ses petites sœurs (l’une est une jeune adulte, l’autre une lycéenne scolarisée à Toulouse) sont décrites comme « polies » par le voisinage. La mère, elle, est en revanche loin de faire l’unanimité. « Elle a engueulé plusieurs fois les enfants qui jouaient dans la rue », se souvient une voisine. « Elle a fait pleurer ma fille parce que notre chat aurait fait ses besoins dans leur jardin, alors qu’il ressemble à un terrain vague et qu’il n’a jamais été tondu en an », se plaint une autre.

Quant au suspect actuellement en garde à vue à Toulouse, « il ne disait jamais bonjour, ne saluait personne et avait en permanence des écouteurs sur les oreilles », souligne un autre voisin.

Les voisins, en tout cas, sont unanimes pour dire que le jeune Yassine, d’origine maghrébine, ne présentait aucun signe extérieur de radicalisation. « Comme tous les membres de sa famille, il était vêtu à l’européenne, conclut un riverain. Sa maman et ses soeurs ne portent pas de voile et elles étaient plutôt, elles, aussi habillées à la mode. »

Claire Raynaud et Anne Aguer

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20130529.OBS1025/le-dernier-voyage-de-mohamed-merah-en-belgique.html

Le dernier voyage de Mohamed Merah en Belgique

 

Le dernier voyage de Mohamed Merah en Belgique
Des documents et des photos, comme celle-ci, dévoilées par France 3 Midi-Pyrénées, montrent que Mohamed Merah était dans le viseur des renseignements français depuis 2006. (France 3 Midi-Pyrénées)

 

Trois semaines avant de passer à l’acte, le tueur de Toulouse et Montauban aurait rendu visite à Abou Jaber, éminence grise d’une cellule djihadiste bruxelloise.

 

 

Mohamed Merah pourrait avoir été chercher du soutien en Belgique. Selon des informations révélées par « Le Parisien » (article payant), trois semaines avant de passer à l’acte, l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban aurait passé une journée avec Abdelkader el-Farssaoui, alias Abou Jaber, un Marocain vivant en Belgique et interrogé par la justice belge dans le cadre d’une enquête sur une cellule djihadiste de Bruxelles.

Décrit comme l’éminence grise du groupe, Abou Jaber est un proche de Mohamed Achamlane, dit Abou Hamza, le leader du groupe terroriste niçois Forsane Alizza, démantelé peu après les tueries de Mohamed Merah. C’est par l’intermédiaire de ce dernier que le tueur de Toulouse et Montauban lui a rendu visite, selon les déclarations d’el-Farssaoui à la justice belge.

Des liens étroits entre Merah et la Belgique

Mais pourquoi Merah a-t-il fait cet étrange déplacement ? Non pas pour parler de son projet meurtrier mais pour échanger sur sa vision curieuse de l’islam, selon Abou Jaber. « Il m’a notamment dit que la première femme qu’il aurait serait une femme du paradis », assure-t-il. Merah évoque néanmoins brièvement ses voyages en Afghanistan et au Pakistan. Ce nouvel élément est d’autant plus troublant que ce n’est pas la première fois que la Belgique apparaît dans le dossier, relève « Le Parisien ».

Pas moins de 22 numéros belges ont été relevés sur les factures téléphoniques de Merah, dont l’un correspond à une prostituée bruxelloise, ex-épouse d’un caïd local. En 2006, Merah se serait également rendu dans le plat pays avec Sabri Essid, un ami toulousain condamné en 2009 pour son appartenance à une filière jihadiste irakienne. Enfin, Moez Garsallaoui, un cadre d’Al-Qaïda soupçonné d’avoir formé Merah au Pakistan, a longtemps vécu à Bruxelles, dans les années 2000 avant d’être abattu à l’automne dernier près de la frontière afghano-pakistanaise.

L'Obs
L’Obs
Journaliste

 

http://www.radicalparty.org/fr/content/le-vrai-roman-noir-des-disparues-de-l%E2%80%99yonne

LE VRAI ROMAN NOIR DES DISPARUES DE L’YONNE

Elsa Vigoureux
Le Nouvel Observateur

Depuis l’arrestation d’Emile Louis, Auxerre ose se souvenir

Il y a les faits. Il y a aussi ce silence: cette chape de plomb qui s’abat sur une petite ville, cette omerta qui lie des notables et sur laquelle butent les bonnes volontés. On les a appelées “les disparues de l’Yonne”: violées, torturées, assassinées… “Disparues”, parce que ceux qui avaient pour devoir de les chercher n’ont pas voulu voir, entendre. Elsa Vigoureux a remonté la piste des victimes et des bourreaux. Au fil des témoignages et des procès-verbaux surgissent d’étranges coïncidences. Un voyage dans un coin de France qui a basculé dans l’horreur

Elle parle aussi vite qu’elle courrait pour s’enfuir. Huguette s’excuse, mais ce Dunand l’a tuée “de la tête aux pieds”. En plus de ça, elle a cette trouille qui lui serre le ventre: “Faire attention à la peau de mes deux gosses.” Elle a bien écrit au juge d’application des peines, le suppliant d’interdire à Claude Dunand de mettre les pieds dans le département où elle habite. Parce qu’il est “libre comme l’air maintenant, hein”. Condamné en 1991 pour tortures et actes de barbarie à la prison à perpétuité, Claude Dunand a été remis en liberté en juin 2001. Et le juge n’a pas répondu à Huguette. “Même pas une lettre. Pourquoi?” C’est la panique, elle hache son discours, le ponctue de “y a trop de protections dans cette affaire… Ils sont tous véreux à Auxerre”. Son histoire, c’est une pièce du puzzle dans l’affaire des disparues de l’Yonne. Huguette en est convaincue. Ces sept filles qui ont disparu à la fin des années 70 étaient comme elle des enfants de l’Assist -ance publique. Et Huguette a même connu l’une d’entre elles au foyer de Montmercy. L’un de ces établissements par où passait Emile Louis dans son car de ramassage scolaire des Rapides de Bourgogne. “Des hasards, il y en a trop…” Huguette patauge dans le souvenir qui n’en finit plus de déborder de sa mémoire ouverte. Elle raconte, elle raconte. “Parler, c’est se battre, non?”
Huguette avait quitté les foyers de la Ddass tout en restant sous sa tutelle, lorsqu’en 1983 elle a trouvé du “travail”. Une petite annonce. Un coup de fil. Une rencontre. Et c’est chez Claude et Monique Dunand, allée des Violettes à Appoigny, que la jeune femme atterrit en octobre 1983. Un homme lui enchaîne les pieds et les mains pendant qu’un autre lui jette une couverture sur la tête. Et les deux l’attachent à un tuyau. Avant de la fouetter. Le lendemain, Claude Dunand la viole. Et la laisse plusieurs jours, nue, sans eau ni nourriture. Son premier tortionnaire, un Allemand, qui se fait appeler Helmut. Il la flagelle, lui introduit des aiguilles dans les seins et dans les fesses, qu’on ne lui ôtera que le lendemain. Un autre prend plaisir à la regarder boire son urine. En tout, une trentaine d’hommes la torturent. “Des gens haut placés, venant de Paris, de Lyon…”, se souvient Huguette. C’est 500 francs la pose d’écarteur dans le vagin. Et l’argent est directement reversé à l’Organisation. Dunand lui perfore les lèvres vulvaires avec des épingles à nourrice qu’il attache à ses cuisses. Lui introduit des objets dans l’anus jusqu’à le lui déchirer. Lui brûle les seins avec un tournevis rougi, dessine sur l’un d’eux une croix gammée. Et lui envoie des décharges de courant électrique dans la poitrine. Les plaies s’infectent. Claude Dunand fait venir un ami médecin. Qui soigne des plaies, juste ça. Et repart avec sa malette, comme il est arrivé. “C’est normal, ça?” Huguette n’a pas vu le visage de cet homme-là, elle avait une cagoule sur la tête.
Mais Dunand n’en avait pas assez. Trois mois plus tard, il lui fallait une autre fille. Ce sera Mickaëlla, pupille de la nation. Ces filles-là, c’est mieux que les autres. Plus pratique, puisqu’elles n’ont pas de famille. Et la Ddass a bien trop à faire, elle ne les suit pas à la trace. Ancienne élève de l’Apajh (Association pour Adultes et Jeunes Handicapés), Mickaëlla a fréquenté l’Institut médico-éducatif Grattery, que dirige le réputé “intouchable” Pierre Charrier. Que quatre des sept jeunes filles disparues ont aussi fréquenté à la fin des années 70. Le 17 janvier 1984, la jeune femme est enchaînée aux quatre madriers formant une croix de Saint-André dans le sous-sol du pavillon d’Appoigny. Dans une cellule, au fond d’une pièce où les fenêtres sont obstruées par des journaux et de la laine de verre, juste meublée d’un sommier en fer et de deux tables. Sur l’une d’elles, un carton rempli de phallus artificiels en bois et en caoutchouc, de pinces à linge, d’aiguilles à tricoter, de bougies, de deux tubes de vaseline et d’une pince-crocodile. Mickaëlla, soumise comme Huguette à l’Organisation. Une mystérieuse formation, par le biais de laquelle plusieurs filles avaient été vendues aux enchères comme esclaves, alors que d’autres étaient mortes. C’est ce que racontait Dunand.
Quelques jours plus tard, Huguette parvient à s’enfuir. C’était un vendredi. Son médecin traitant a averti le procureur de la République, René Meyer. “J’ai tout raconté aux flics, le soir même. Je leur disais qu’il y avait Mickaëlla, qu’il fallait la libérer vite. Ils ne me croyaient pas.” Ce qui aurait donc laissé à Dunand le temps de passer quelques coups de fil à l’Organisation pour prévenir qu’Huguette avait fui. Et la police locale n’a débarqué que le lundi dans le pavillon d’Appoigny. Elle a interpellé Claude et Monique Dunand, libéré Mickaëlla, saisi tout le matériel. Et des carnets d’adresses, “dont l’exploitation ne permettait pas de retrouver d’autres tortionnaires”, selon les enquêteurs du SRPJ de Versailles, qui ont repris l’enquête. Ils n’identifieront donc que trois clients: Georges Ethievant, Paul Lefort et Joseph Quiock. Les deux premiers seront mis en examen. Paul Lefort, qui avait reconnu les faits, sera retrouvé mort en avril 1984. Ce qui lui a tout juste laissé le temps de parler aux enquêteurs d’une “fille”, dont le tortionnaire d’Appoigny assurait s’être débarrassé. Georges Ethievant, qui avait connu Dunand au Club des Genêts d’Or à Paris, mourra en 1990, peu avant sa comparution en cour d’assises. Lors de l’instruction, il a nié avoir conseillé à Dunand de faire disparaître l’essentiel des carnets d’adresses. Quant à Quiock, il s’était déclaré étranger à tous ces faits, et avait même fourni de solides alibis: attestations de ses proches signifiant qu’il n’avait pu se trouver dans l’Yonne les jours où il était à Paris avec eux. Forcément. Cet ingénieur au centre de formation de la Marine nationale est donc toujours vivant. Monique, la femme de Claude Dunand, elle, a fait une chute mortelle dans ses escaliers.
A l’époque, l’affaire d’Appoigny intéresse beaucoup un homme à Auxerre. C’est le gendarme Jambert, un enfant de la Ddass lui aussi. Qui s’acharne alors à comprendre comment sept jeunes filles ont pu se volatiliser entre 1977 et 1979. C’est en 1981, quand il retrouve à Rouvray le cadavre d’une jeune femme, pupille de la nation, que commence son enquête. La dernière personne qui avait vu la victime, c’était un certain Emile Louis. Et Jambert s’aperçoit bien vite que ce chauffeur de car connaît chacune des sept disparues. L’affaire d’Appoigny, “il aurait aimé bossé dessus, raconte aujourd’hui son fils. Pour lui, tout ça avait quelque chose à voir avec l’affaire de ces sept filles mystérieusement disparues. Mais personne ne l’écoutait à l’époque. Ni au tribunal ni à la gendarmerie”. Rendue en 1984, l’enquête préliminaire du gendarme restera d’ailleurs introuvable pendant les douze années suivantes.
Pour Jambert, cela ne faisait pas de doute: Claude Dunand et Emile Louis avaient des amis communs. Tous deux ont vécu dans le même village, à Migennes. Puis travaillé au même endroit, à la gare routière d’Auxerre. Et des enquêteurs de l’époque affirment aujourd’hui que “les clients de Dunand sont les mêmes que ceux qui manipulent la justice auxerroise”. Derrière Emile Louis et Claude Dunand, des notables, des gens bien installés au cœur des institutions, qui tiennent à leur place et qui participent, au moins par leur silence, à l’impunité. Emile Louis l’a lui-même répété à plusieurs reprises au cours de ses auditions: “On veut me faire porter le chapeau, mais à Auxerre, il se passe de drôles de choses…” De la Ddass à l’Apajh, en passant par le tribunal de grande instance ou la gendarmerie d’Auxerre, personne ne s’est inquiété du sort qu’ont pu subir les disparues d’Auxerre. On a simplement apposé la mention “fugue” au bas de leurs dossiers. Aux personnels des établissements qui s’interrogeaient, on répondait que les fuites étaient signalées aux autorités. Faux. “Il ne fallait pas qu’on s’en mêle, raconte une éducatrice. C’était quasiment devenu interdit de parler de ces filles.”
Et c’est justement un membre du comité de gestion au CAT (Centre d’Aide par le Travail) de Mézilles, Georges Fritsch, ami d’un des fondateurs de l’Apajh, Georges Decuyper, qui s’improvise visiteur de prison en 1989. Cet ancien curé crée la Fraternité Notre-Dame, une association de réinsertion pour détenus, qui s’occupe aussitôt de Claude Dunand. Georges Fritsch écrit au garde des Sceaux, Pierre Arpaillange, en décembre de la même année: “Je profite de mes vieilles et excellentes relations avec Jean-Pierre Soisson, pour vous atteindre directement, de façon certaine.” Et demander la libération de Dunand ainsi qu’une subvention de 200000 à 220000 francs pour les besoins de l’association. Alors ministre du Travail, Jean-Pierre Soisson intervient même auprès d’Arpaillange et informe Georges Fritsch en juin: “Je note avec plaisir que votre dossier est en cours de constitution et j’espère vivement que vous obtiendrez l’aide financière souhaitée.” Fritsch a l’argent, Dunand retrouve sa liberté jusqu’à son procès. Puis l’ancien curé disparaît de l’Yonne. On retrouve quelques documents dans son local paroissial, dont des invitations à des “soirées Q”. En 1991, le tortionnaire Dunand est jugé et condamné à la prison à perpétuité. Et depuis juin 2001, il est à nouveau libre.
1992, un an à peine après l’affaire d’Appoigny: Pierre Charrier est condamné à six ans de prison ferme pour viol à répétition pendant un an sur une jeune fille déficiente mentale, élève d’un centre de l’Apajh que dirige sa femme, Nicole. Pierre Monnoir est alors adhérent de l’Apajh. Il avait un frère handicapé à l’époque. Et toutes ces histoires lui chauffent les oreilles: Appoigny, la rumeur de ces disparitions, et maintenant ces viols. Il s’en pose, des questions. “Que fait tout ce petit monde intouchable? Ça se passe sous leurs yeux et ils ne disent rien? Les filles disparues, ce ne sont pas des mobylettes. Il s’agit d’êtres humains!” Il demande des comptes. A Alain Drouhin, président de l’Apajh et ancien chef de cabinet du maire Jean-Pierre Soisson. A Nicole Charrier, alors conseillère municipale sur la liste de Soisson. Amie d’Emile Louis, aussi. Toujours prête à lui rendre service: lorsque le chauffeur de car est jugé en 1983 pour attentats à la pudeur sur les gamins de la Ddass confiés à sa femme, Nicole Charrier se porte spontanément témoin de moralité pour lui.
On le prévient, Monnoir: ses insinuations pourraient bien se traduire en diffamations devant la justice. Alors, qu’il passe l’éponge sur tous ces doutes, et on n’en parle plus. Mais l’homme n’est pas du genre à se taire. Plutôt de ceux qui revendiquent le droit de comprendre. Un parent de handicapé, juste ça. Il crée alors l’ADHY (Association de Défense des Handicapés de l’Yonne). Et le voilà, ramant à contre-courant, qui se heurte à “un système puissamment verrouillé, un silence en béton armé”. A la Ddass, au tribunal, dans les cabinets d’avocats, on lui claque les portes au nez. Partout, on lui dit qu’il est “parano”. A la plainte déposée en 1996, la justice répond par une ordonnance de non-information. Il reçoit des coups de fil anonymes, des menaces de mort. Pierre Monnoir “découvre l’omerta auxerroise”. On le traite de “fou”. Il n’y a pas d’affaire dans la région: pas de corps, pas de crime. C’est tout. Et la presse locale enfonce le clou: “On peut simplement affirmer que des filles ont disparu et n’ont pas été retrouvées. Rien d’autre.”
Il faut attendre juillet 1997 pour que la cour d’appel de Paris ordonne l’ouverture d’une information judiciaire pour “enlèvements et séquestrations arbitraires”. Une reconnaissance, si posthume soit-elle, pour ces sept jeunes filles disparues dans le pire des mépris. Comme un hommage aussi pour le travail de Jambert. Il s’est tiré une balle dans la tête un dimanche d’août 1997. Mais finalement, il avait raison: toutes les pistes mènent au même homme. Emile Louis est arrêté en décembre 2000. Et le champ des recherches s’élargit enfin à celui des responsabilités. A la nomenklatura locale de ramer; cette fois, le courant s’inverse. Et le journal “l’Yonne républicaine” plonge: “La presse parisienne est insatiable. […] Il lui faut du scandale, du vrai, politico-judiciaire de préférence. […] Des politiques pourraient être mouillés. Bonjour l’imagination! L’appareil judiciaire et les institutions sont déjà condamnés avant d’avoir été entendus. Il ne reste qu’à épingler Soisson, Henri Nallet ou Guy Roux. L’affaire des disparues aura alors vraiment de l’allure.”
De rapports en enquêtes, les institutions révèlent pourtant leurs manquements. La disparition dans le tribunal de la quasi-totalité des dossiers clos par un non-lieu entre 1958 et 1982 n’est pas une invention. De quoi “semer le doute sur la manière dont le parquet a traité les affaires relatives à la disparition de mineurs ou de jeunes filles majeures dans des conditions suspectes”, comme en convient le procureur de la République d’Auxerre, Marie-Suzanne Le Quéau. Les avocats de la ville estiment qu’une “telle situation est inimaginable”. Comme s’ils refusaient d’y croire. D’ailleurs ils préfèrent ne pas en parler, “personne n’a le temps de s’arrêter là-dessus”. Partout dans la ville, la même attitude. “Parce qu’Auxerre, c’est une ville fermée, si étouffante qu’on se sent oppressé, raconte une ancienne habitante, ex-employée de l’Apajh. Je n’avais qu’une envie, c’était de me tirer de là.” Fuir le souvenir. Le silence est une habitude si confortable, qu’on s’en voudrait de le rompre. Alors “les gens se cachent pour acheter le livre sur l’affaire des disparues (1)”, raconte Pierre Monnoir. Et les questions démangent quelques habitants. Comme cette dame qui a attendu vingt ans avant d’oser demander par courrier au procureur de la République des nouvelles de l’affaire Lucette Evain. Il a fallu l’y pousser. “Je n’ai jamais su de quoi elle était morte, et j’y pensais tout le temps.”
Son corps avait été retrouvé sur un terrain vague en 1970, pas loin du siège des Rapides de Bourgogne, où travaillait déjà Emile Louis. Et alors? C’est une enfant de la Ddass, on boucle l’enquête: elle s’est suicidée. Aujourd’hui, impossible de remettre la main sur la procédure, impossible de retrouver le rapport d’autopsie. En 1979, c’était au tour d’Elisabeth Fontaine. Mystérieusement volatilisée. On retrouve sa voiture sur un parking, au bord de l’Yonne. A la fourrière, direct. Pas d’enquête, rien. Les parents de la jeune fille écrivent au procureur de l’époque. Deux fois, et pas une réponse. Le dossier est refermé, Elisabeth n’allait pas bien, elle a dû vouloir en finir. C’est plus simple comme ça. Même scénario pour Marie-Angèle Domece, encore une jeune fille de la Ddass, disparue le 8 juillet 1988. Affaire classée. Et oubliée. Sylvie Baton, Joanna Parish et Danièle Bernard ont été assassinées en 1989 et 1990. Les circonstances de leurs morts restent non élucidées. Et ce ne sont là que quelques exemples.
Les souvenirs remontent à la surface d’une eau opaque et sale. Une matière visqueuse, qui vous colle à la mémoire. “On ne mange plus, on ne dort plus, on ne pense plus qu’à ça, raconte une ancienne employée de l’hôpital psychiatrique d’Auxerre. Et on s’interroge, on culpabilise: ai-je été le témoin aveugle d’un ignoble manège?” Tous ces médecins qui se retrouvaient si souvent au restaurant le Saint-Fiacre, à Appoigny. A 100 mètres à peine de l’allée des Violettes, où résidaient Claude et Monique Durand. Oui, c’est sûrement le hasard s’il était tenu par un ancien proxénète. Celui-là même sous la protection duquel Monique Dunand s’était prostituée un temps à Auxerre. Un type qui fréquentait aussi le Nicky Bar, où Emile Louis avait ses habitudes. Et où Françoise Lemoine, l’une des sept jeunes filles portées disparues, avait été embauchée comme serveuse. Mais ce ne sont que des coïncidences.
A l’hôpital, c’est le docteur Dumeige qui a dirigé le service jusqu’en 1985. Il est le beau-frère de l’avocat de Nicole Charrier, adjoint au maire sous le dernier mandat de Jean-Pierre Soisson. “Il parlait de sexe toute la journée, confie l’ancienne employée de l’hôpital. Tout ce qui l’intéressait, c’était de savoir si les femmes baisaient bien… Et il y avait bien cette rumeur dans le service: on disait qu’il organisait des soirées coquines pour les notables de la ville, dans une pièce attenante à son domicile de l’hôpital.” Puis Dumeige est mort. Un jour de l’automne 1985, des amis ont frappé à sa porte. Il a mollement accepté d’aller faire un tour de planeur. Mais avant de s’envoler, Dumeige a bu le café avec eux. Et le docteur a eu un accident. Cause du décès: l’homme s’est endormi dans son cockpit. C’est vrai que ça peut arriver à tout le monde de mourir brutalement.
Le docteur Chauveau reprend le service à l’hôpital d’Auxerre. Il est aussi le psychiatre de l’institut médico-éducatif des Brions, à Tonnerre. Ce centre pour enfants handicapés dont on entendait un peu parler parce que des parents avaient déposé une plainte auprès du juge Bourguignon à Auxerre pour séquestration et coups et blessures. Elle n’a d’ailleurs jamais abouti. Mais c’est dans le service fermé du docteur Chauveau qu’un père a retrouvé son enfant autiste, élève des Brions, attaché. La peau du dos, des bras, arrachée. Et c’est des Brions encore que venait Martine B., cette jeune fille que Chauveau avait fait hospitaliser. “Elle n’avait rien à faire là, raconte une infirmière. Elle était autonome et ne souffrait d’aucun trouble psychique.” Ce à quoi Chauveau répondait qu’il la gardait “par humanité, et en attendant qu’elle trouve un placement”. Les semaines ont passé. Jusqu’à ce que Chauveau annonce enfin, en réunion de synthèse, que “la sortie de Martine B. est prête”. Elle s’en va dans une maison de retraite à Vézelay. Yvan l’infirmier l’accompagnerait là-bas, donc? En fait, pas exactement. Parce que Chauveau a organisé les choses à l’avance: “C’est M…, son tuteur, qui la prendra à mi-chemin.” Voilà. Disparue, Martine B.
L’infirmière encore: “C’est vrai qu’il se passait des choses bizarres dans ce service. On voyait des malades entrer au service libre, et finir au service fermé. Notre boulot, normalement, c’est d’instaurer le processus inverse. Et à Auxerre, un long séjour, ce n’était pas trois mois comme ailleurs. Mais trois ans. Il fallait la fermer. Les médecins étaient souverains.” Celui qui remettait en question leur décision, on l’étiquetait “fou”. C’est ainsi que le silence a fait son nid à l’hôpital. Que personne n’a pris la moindre initiative lorsque Chantal C., patiente au service fermé, est partie en permission chez ses parents un week-end et qu’elle n’est jamais revenue. Mais une assistante sociale et des infirmiers “prétendument bien informés” affirmaient que Chantal C. avait rejoint un “réseau de prostitution”.
Chauveau, un type humain, collectionneur d’armes. De femmes, aussi. Des patientes, le plus souvent. Qui se baladait dans les couloirs, le regard caché derrière des lunettes noires. Une fiole de whisky toujours enfouie dans les poches de sa blouse blanche. Il avait un tas d’amis. Comme ce type, condamné dans une affaire de trafic de diamants. Pendant qu’il purgeait sa peine, le psychiatre a pris sa femme en charge. La pauvre était un peu déprimée, atteinte d’un cancer en plus. Un lit à l’hôpital, ça lui permettrait de prendre de la distance, de se reposer un peu. Et puisqu’il est psychiatre, Chauveau peut bien lui prescrire quelques médicaments. Quand les policiers sont venus l’interroger, l’épouse du trafiquant ne pouvait aligner trois mots.
En fait, tous ces souvenirs, c’est à cause de l’histoire d’Anna, une femme d’origine polonaise. Ces détails laissés au hasard du passé qui resurgissent, et s’emboîtent aujourd’hui. Parce que les gendarmes ont convoqué Anna en janvier 2002. Ils ont retrouvé trace de sa plainte pour séquestration dans leurs ordinateurs. Ils voulaient des précisions, parce que son dossier fait partie de ceux qui ont mystérieusement disparu du tribunal. Elle leur a raconté, Anna. Qu’à l’époque elle vivait avec un médecin de Sens, avec qui elle a eu un enfant. Qu’ils avaient pris la décision de se séparer au milieu des années 80. Mais la rupture était difficile, et Anna a été envoyée trois semaines dans le service libre de l’hôpital psychiatrique d’Auxerre. Le docteur Strutzik, un psychiatre d’origine polonaise comme elle, a voulu lui donner un coup de main. Il l’a présentée à l’un de ses collègues qui avait besoin d’une employée de maison pour garder ses enfants. Anna a travaillé chez lui. Jusqu’à ce que Strutzik débarque un soir, accompagné d’un infirmier. Ils l’ont embarquée sous la menace d’une seringue. Placée au service fermé. Matraquée de neuroleptiques, au point de frôler l’accident cardiaque dans la nuit. Un internement irrégulier qu’il a fallu maquiller le lendemain.
Heureusement que tout le monde se connaît bien et qu’on se serre les coudes, à Auxerre. Parce qu’il n’y a qu’un médecin extérieur à l’établissement hospitalier qui soit habilité à produire un certificat d’internement. C’est donc le docteur Dessens, le médecin qui “semait la terreur” dans les centres de l’Apajh où il travaillait, marié à une psychiatre de l’hôpital, qui a eu la gentillesse d’antidater un acte pour régulariser la situation d’Anna. Quelques semaines plus tard, Chauveau a intégré Anna au service libre. Elle allait bien, elle aurait pu sortir. Mais le chef du service préférait la garder. Comme Martine B.: “Par humanité”. Et il a même engagé une procédure de mise sous curatelle. Pour la protéger, bien entendu. Il l’aimait bien, il lui passait toujours la main dans les cheveux. Et en réunion de synthèse il présentait le projet thérapeutique mis en place pour cette patiente: “La meilleure solution, c’est d’envisager un retour en Pologne.” Anna a pris la fuite un jour pendant que Chauveau faisait sa sieste comme à son habitude jusqu’à 16 heures. C’est d’ailleurs sûrement une coïncidence encore si l’employée de l’hôpital qui a aidé Anna a justement retrouvé les vitres de son appartement brisées un soir de cette semaine-là. Avec un plomb au milieu de son salon.
Anna a déposé une plainte auprès du procureur de la République, René Meyer. Classée. Puis une autre, auprès du juge Bourguignon. L’enquête a été menée avec une célérité exemplaire: le docteur Dessens n’a pas été entendu, et Chauveau n’avait pas beaucoup de temps, alors son procès-verbal est un peu court. Le docteur Strutzik a quant à lui avoué les faits. Il a été mis en examen en 1989 pour séquestration arbitraire, coups et blessures par destination, faux et usages de faux en écriture. Une confrontation devait avoir lieu. Le juge Bourguignon l’a reportée. A jamais. C’est qu’il avait sûrement d’autres chats à fouetter: Danielle Bernard est retrouvée morte le 8 juillet de la même année dans son appartement. La tête rouée de coups de tisonnier, le corps lardée de coups de tournevis. Elle était infirmière à l’hôpital psychiatrique, dans un service délocalisé à Appoigny, qui recevait des enfants et adolescents dans l’attente d’un placement. La Ferme, ça s’appelait. Danielle Bernard était à ce repas champêtre auquel s’est joint le docteur Chauveau, la veille de son meurtre. Quand la police est arrivée au domicile de l’infirmière, il y avait déjà foule autour du cadavre. Des journalistes, un magistrat et l’ex-belle-mère de la victime, conseillère municipale sur la liste de Jean-Pierre Soisson. Impossible de prélever le moindre indice. Le procureur de la République de l’époque, Jacques Cazals, a classé le dossier sans suite.
Plus qu’un simple fait divers, le dossier des disparues de l’Yonne est bel et bien l’affaire d’un système. Sept disparues, et vingt ans de puissant silence auquel la justice a lâchement consenti. Une fois Emile Louis interpellé, on ne pouvait plus ignorer la scandaleuse inertie des institutions, vingt années d’indifférence, d’inaction. “L’inefficacité de la justice”, cet “échec patent”, cette “déficience institutionnelle”, Marylise Lebranchu, garde des Sceaux, devait tenter d’y mettre un terme. Agir. Alors, en mars 2001, elle a convoqué la formation disciplinaire du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM). Le linge sale, on le lave d’abord en famille. Publiquement, quand même.
2002, mi-mars. Quatre magistrats en poste à Auxerre de 1979 à 2000 sont convoqués par leurs pairs: deux procureurs, René Meyer et Jacques Cazals; deux substituts, Daniel Stilinovic et Bertrand Daillie. La République ouvre les lourdes et épaisses portes de la première chambre civile de la Cour de Cassation. Quelques petites gens venues de la terre icaunaise en ont le vertige. “C’est beau ici.” Toutes ces dorures, ces sculptures sur les murs. Au plafond, des peintures. Le grand jeu: “Le CSM n’est pas un tribunal, mais une institution disciplinaire.”
Les failles de la justice, on va les voir. On va dire qu’il s’agit d’un scandale judiciaire. Et peut-être même qu’ils auront honte, ces magistrats qui n’ont rien vu ou rien voulu savoir. Voilà ce que les gens attendent sur leurs bancs. Ils vont être déçus. René Meyer n’a pas daigné se déplacer. “Désolé”, il avait un voyage prévu de longue date. Quant aux autres, leurs discours sont prêts. Ficelés. Bertrand Daillie et Jacques Cazals, anciens substitut et procureur d’Auxerre, enfermés dans leur costume, ligotés dans leurs règles de droit, posent leurs mots, comme des briques. Cazals: “En 1993, toute cette histoire n’était qu’une petite affaire de disparitions. Le parquet ne pouvait pas y voir un dossier pénal.” C’est un mur qui se dresse entre les magistrats et le public. Ils n’ont pas de comptes à rendre à l’assistance. Pas un mot pour les victimes. C’est à leurs pairs qu’ils s’adressent. Daillie: “Les personnalités que j’ai rencontrées quand je travaillais au tribunal d’Auxerre ne m’ont jamais fait part de ces disparitions.”
Et puis de toute façon, c’est Pierre Monnoir, président de l’ADHY, qui n’a pas fait son boulot. Parce qu’il ne leur a pas dit, en 1993, qu’il était représentant de cette association. Surtout, Pierre Monnoir a omis l’essentiel: leur livrer le nom d’Emile Louis. Voilà: c’est la faute à cet homme si le dossier n’a pas avancé. Cazals, procureur de la République d’Auxerre de 1992 à 2000, si on ne lui donnait pas “cette clé”, comment aurait-il pu ouvrir les portes? Aux gens de servir la justice, pas l’inverse.
Mettre ainsi en cause des magistrats, ça ne se fait pas. L’ancien plus haut magistrat de France, Pierre Truche, a d’ailleurs fait le déplacement pour le dire. Oui, il est outré par cette audience qui offense la profession. Il lâche même: “Qu’est-ce que c’est que ce pays où on voit un gouvernement poursuivre les magistrats?” A propos de l’affaire, il s’indigne et se permet d’affirmer: “On en fait toute une histoire, mais il n’y a pas d’affaire des disparues d’Auxerre.” Et tente de le démontrer, cite quelques noms de jeunes filles qu’on croyait disparues, et qui ne l’étaient pas. Quitte à écorcher les faits… “On a porté le nom de Katia Chandelier sur la liste des disparues, pour se rendre finalement compte que cette femme est morte en couches.” C’est presque ça, sauf que la jeune femme est toujours vivante. Sur les bancs, une femme dit: “Il se trompe ou c’est nous qui ne comprenons rien?” Pierre Truche tourne le dos à l’assemblée. Comme à Auxerre, ici, on est solidaire. Il désigne ses collègues magistrats: “Ces hommes jetés en pâture… La garde des Sceaux y a-t-elle pensé en convoquant cette audience disciplinaire?” Le monde à l’envers, les représentants de l’action publique victimes de l’affaire des disparues d’Auxerre. Elle en avait la tête qui tournait, l’amie d’une disparue, assise sur le banc, au fond à droite: “C’est de nous qu’il parle? Je ne comprends rien…”
Sanctions de la garde des Sceaux: René Meyer a perdu son titre de magistrat honoraire. Daniel Stilinovic a été mis à la retraite d’office. Jacques Cazals sera déplacé d’office. Et il y en a d’autres, des magistrats, qui devraient s’inquiéter. Marylise Lebranchu a sur son bureau un nouveau rapport de l’Inspection des Services judiciaires. Il pointe de nouvelles défaillances. Alors elle n’est pas malvenue, cette information judiciaire ouverte en mars dernier pour “corruption active et passive, trafic d’influence et recel, destruction, soustraction, recel ou altération d’un document public ou privé de nature à faciliter la découverte d’un crime ou d’un délit, la recherche des preuves ou la condamnation des coupables”. Une instruction dépaysée à Paris, “dans un souci d’impartialité”, a expliqué Marie-Suzanne Le Quéau, procureur de la République d’Auxerre. Ce sont les parents d’Isabelle Laville qui ont déposé la plainte à l’origine de cette information judiciaire. Une jeune fille disparue en décembre 1987. Jamais retrouvée, mais dont le dossier avait été classé sans suite cinq semaines seulement après les faits. La machine judiciaire se met donc en route. Vraiment pas trop tôt.

(1) “Les Disparues d’Auxerre”, par Corinne Herrmann et Philippe Jeanne, Ramsay.

 

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Patrice Alègre

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Patrice Alègre
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Information
Nom de naissance Patrice Alègre
Naissance 20 juin 1968 (48 ans)
à Toulouse
Condamnation 21 février 2002
Sentence Réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans
Meurtres
Nombre de victimes 5 +
Période 21 février 19894 septembre 1997
Pays Drapeau de la France France
Régions Midi-Pyrénées, Île-de-France
Villes Toulouse, Verdun, Paris
Arrestation 5 septembre 1997

Patrice Alègre (né le 20 juin 1968 à Toulouse), est un tueur en série français arrêté à Châtenay-Malabry le 5 septembre 19971 et condamné le 21 février 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, pour cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols. Il a par la suite obtenu des non-lieu dans quatre dossiers le 3 juillet 2008.

L’affaire Alègre, à proprement parler, débute en mai 2003, après la réouverture de plusieurs dossiers anciens par les gendarmes de la cellule Homicide 31 (cellule chargée, sous la direction de Michel Roussel de 2000 à 2003, d’enquêter sur les éventuelles victimes de Patrice Alègre).

Sommaire

Biographie

Patrice Alègre est né le 20 juin 1968 à Toulouse d’un père Roland Alègre policier (il devient CRS lorsque Patrice a 6 ans), dépeint comme souvent absent et très violent, et d’une mère Michelle, coiffeuse, qui multiplie les aventures dont Patrice est parfois le témoin. Patrice grandit à Saint-Geniès-Bellevue (31). Il n’est pas un enfant désiré, sa mère n’ayant que 17 ans à sa naissance, au contraire de son frère né 7 ans plus tard. Ses parents sont en conflit perpétuel, Patrice déteste son père mais adore et idéalise sa mère, parfois battue. Vivant une scolarité difficile, renvoyé de trois collèges d’enseignement secondaire, Patrice est inscrit dans une filière de mécanique générale et confié à 14 ans à sa grand-mère dans le quartier des Izards de Toulouse. Dans ce quartier il tombe dans la délinquance, le vol, le trafic de drogues, devient un petit caïd et commet sa première agression sexuelle à 16 ans2.

Barman à la cafétéria du commissariat de police puis au buffet de la gare de Toulouse3, il repère ses proies dans le quartier de la gare. Valérie Tariote sa première victime, assassinée le 21 février 1989, est serveuse dans le même café4. Ce « prédateur urbain », expression des psychiatres qui l’ont expertisé5, les séduit, mais si elles ne lui cèdent pas, il les viole, les étrangle et les déshabille, ne leur laissant que leurs chaussettes6.

En janvier 1988, il rencontre Cécile Chambert7, fonctionnaire d’origine bourgeoise. Ils ont une fille Anaïs née le 23 juillet 1989. Pendant 7 ans, ils vivent une relation houleuse qui reproduit les scènes de ménage des parents de Patrice8. Malgré la relative stabilité de sa vie amoureuse, il plonge toujours davantage dans le crime. Le 16 février 1995, après une nouvelle dispute conjugale, Patrice a « tout cassé dans la chambre » et « jeté la petite contre le mur ». Cécile obtient de la police qu’il quitte leur appartement. Il s’installe chez sa maîtresse Sylvie Prouilhac, gérante de la discothèque Planète Rock à Toulouse et s’y fait embaucher comme videur. Mais elle renvoie ce jeune homme à la houppette blonde à cause de nombreuses bagarres qui font fuir la clientèle9.

Le 14 juin 1997, lors d’un méchoui organisé à Foix, il rencontre Mireille Normand, jeune femme de 35 ans qui habite seule dans un chalet à Verdun. Se faisant appeler Franck, il lui propose ses services de bricoleur en échange du gîte et du couvert. Le 19 juin 1997, il la tue. Trois semaines plus tard, le frère de Mireille, Alain, inquiet de ne plus avoir de ses nouvelles, se rend au chalet, découvre dehors un foyer et de la terre meuble récemment retournée. La fouille entreprise par les gendarmes permet de retrouver le corps de Mireille enterré dans le jardin. L’autopsie montre qu’elle a été étranglée et violée. Patrice est identifié sur photo par différents témoins comme l’homme à tout faire du chalet. Dès lors, la traque du tueur en série commence : localisé en Espagne, en Allemagne, puis en Belgique, il revient à Paris où il se fait héberger par Isabelle Chicherie, employée SNCF avec qui il a sympathisé lors de ses vacances en Espagne. Il l’étrangle, la viole et la brûle le 4 septembre 1997. Les gendarmes ayant placé sur écoute ses proches, un de ses amis accepte de collaborer avec les enquêteurs, et indique à Alègre un point de chute à Châtenay-Malabry où il est arrêté le 5 septembre 1997, à 17 h 10. Son arrestation reste relativement inaperçue car la princesse Diana est morte quelques jours plus tôt10.

Chronologie de l’affaire Alègre

  • 5 septembre 1997 : arrestation de Patrice Alègre, soupçonné de meurtres entre le mois de février 1989 et le mois de septembre 199711. Patrice Alègre reconnaît cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols, mais est également mis en examen pour quatre autres meurtres.
  • 21 février 2002 : Patrice Alègre est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans. Les psychiatres Michel Dubec et Daniel Zagury évoquent l’hypothèse de « matricides déplacés » pour expliquer les meurtres de Patrice Alègre qu’ils qualifient de « tueur en série organisé », « psychopathe », « pervers narcissique » ayant subi des « traumatismes désorganisateurs précoces » liés aux « débordements sexuels maternels »12.
  • Mais la cellule Homicide 31 de la gendarmerie créée en juin 2000 pour procéder aux enquêtes, recherche d’autres méfaits imputables à Alègre et ressort divers anciens dossiers sur réquisition du parquet. L’un d’eux, concernant le meurtre à Toulouse en 1992 de la prostituée Line Galbardi, les conduit à entendre deux anciennes prostituées toulousaines disparues le lendemain de ce meurtre, Christèle Bourre alias Patricia et Florence Khelifi alias Fanny.
  • Le 1er avril 2003, le quotidien La Dépêche du Midi lance une campagne de presse, révélant certaines déclarations de ces deux femmes et faisant pression sur la justice pour l’ouverture rapide d’une information judiciaire. Des journaux parisiens suivent et la rumeur enfle, alimentée par deux journalistes locaux.
  • Le 15 avril 2003, le procureur de Toulouse ouvre une information judiciaire contre Patrice Alègre et tous autres des chefs de proxénétisme en bande organisée, viols, viols aggravés, accompagnés d’actes de torture et de barbarie, commis par des personnes abusant de l’autorité que leur confère leur fonction, à la suite des déclarations des ex-prostituées Fanny et Patricia mettant en cause diverses personnalités politiques, judiciaires et policières.
  • Le 12 mai 2003, l’hebdomadaire Marianne présente les résultats de leurs investigations, en particulier de récentes « révélations » faites par une des prostituées. Elle met en cause des policiers toulousains et un gendarme qui « serait au courant de leurs agissements : le système de corruption, mais aussi des « parties fines » organisées en présence d’au moins deux avocats toulousains et autres notables […] dans l’emballement, le nom du maire de Toulouse est même cité ».
  • Le 18 mai 2003, au journal télévisé de 20 h de TF1, l’ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis, président à cette date du Conseil supérieur de l’audiovisuel, donne à l’affaire un retentissement maximum en révélant que son nom est cité dans l’enquête et dénonce une « effarante machination », qui serait selon lui à rattacher « aux milieux liés à l’industrie pornographique ».
  • Le 19 mai 2003, Dominique Baudis charge son avocat des poursuites en diffamation.
  • Le 22 mai 2003, deux prostituées confirment leurs propos devant les juges et un prostitué, sous le pseudonyme de Djamel, affirme qu’il y a eu des « morts ».
  • Le 27 mai 2003, Jean Volff, procureur général de Toulouse, annonce que son nom est également cité dans l’affaire. Il est remplacé le 28 mai 2003.
  • Le même jour, une nouvelle information judiciaire est ouverte contre Djamel, Fanny et Patricia pour dénonciation de crimes et de délits imaginaires, témoignages mensongers et complicité. Djamel est placé en détention provisoire. Dominique Baudis, Jean Volff et Marc Bourragué se constitueront parties civiles dans ce dossier.
  • Le 13 juin 2003, Dominique Baudis met en cause Jean-Michel Baylet, patron de La Dépêche du Midi et dénonce à nouveau une machination.
  • Le 30 juin 2003, jour de son installation à la cour de cassation, Jean Volff proteste dans Le Figaro contre la façon dont il a été traité par Dominique Perben, Ministre de la Justice et par les médias.
  • Le 17 septembre 2003, l’ancienne prostituée Fanny revient sur l’accusation de viol qu’elle avait formulée contre l’ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis.
  • Le 20 septembre 2003, le travesti Djamel, impliqué dans un des aspects de l’affaire est retrouvé mort dans la chambre d’une clinique de Toulouse.
  • Le 11 juillet 2005, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme en bande organisée » dans lequel Dominique Baudis et d’autres personnalités avaient été mis en cause.
  • Décembre 2005, Florence Khélifi, surnommée Fanny, 32 ans, est mise en examen pour dénonciation calomnieuse envers M. Baudis et Marc Bourragué13.
  • Septembre 2006, Christelle Bourre, alias Patricia, est mise en examen à la mi-septembre pour dénonciation calomnieuse envers Dominique Baudis.
  • En 2006, Émilie Espès, seule victime survivante d’une agression de Patrice Alègre, met fin à ses jours14.
  • Le 27 mars 2008, le parquet annonce que les ex-prostituées Patricia et Fanny seront jugées en correctionnelle pour « dénonciation calomnieuse » envers l’ancien maire de Toulouse Dominique Baudis et le magistrat Jean Volff. Elles sont reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulouse le 26 mars 200915.
  • Le 3 juillet 2008, les juges d’instruction du tribunal de grande instance de Toulouse, Serge Lemoine et Fabrice Rives, rendent une ordonnance de non-lieu concernant trois homicides volontaires et un viol avec arme instruits contre Patrice Alègre16.

Autres points de vue

L’affaire Alègre garde des zones d’ombre. Les meurtres ont été déclarés en suicides par la police jusqu’à l’arrestation d’Alègre. Plusieurs témoins affirment que le tueur a été longtemps protégé par des policiers et par le haut magistrat Pierre Roche. L’ex-gendarme Roussel dénombre 191 assassinats non élucidés dans la région. L’organisation Stop à l’oubli réunit des familles de victimes, qui continuent de réclamer la vérité sur l’affaire, évoquant « ces disparitions, ces assassinats camouflés en suicide et ces enquêtes tronquées, déformées, bâclées, etc. »17.

Patrice Alègre a pu être débusqué grâce à la plainte qu’Émilie Espès avait déposée à la suite de son viol le 22 février 1997, alors qu’elle avait 21 ans5. La jeune femme, qui était la seule victime de Patrice Alègre à avoir survécu, s’est depuis suicidée.

Notes et références

  1. « Homicide 31 : Au cœur de l’affaire Alègre, l’ex-directeur d’enquêtes parle » [archive], de Michel Roussel
  2. Agnès Grossmann, L’enfance des criminels, Place Des Editeurs, 2012, p. 24-31
  3. Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, 2007, p. 87
  4. Jean Cohadon, « Le calvaire des victimes » [archive], sur La Dépêche,‎ 6 février 2002
  5. a et b Marie Huret, « L’homme qui aimait tuer les femmes » [archive], sur L’Express,‎ 7 février 2002
  6. « Il repérait ses proies à la gare de Toulouse » [archive], sur Le Parisien,‎ 7 décembre 2001
  7. Patricia Tourancheau, «Sept ans de malheur» auprès de lui [archive], sur liberation.fr,‎ 12 février 2002
  8. Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, 2007, p. 127
  9. Agnès Grossmann, L’enfance des criminels, Place Des Éditeurs, 2012, p. 57
  10. Guillaume Erner, La société des victimes, La Découverte, 2006, p. 102
  11. G.-R. Souilles, « Patrice Alègre accusé d’un sixième meurtre » [archive], sur La Dépêche,‎ 27 janvier 2000
  12. Patricia Tourancheau, « Cinq meurtres et toute une vie de violence » [archive], sur liberation.fr,‎ 11 février 2002
  13. Gilles Souillès, l’affaire Alègre, la vérité assassinée, hugodoc éditeur
  14. Émission Faites entrer l’accusé – Patrice Alègre, le sang et la rumeur, France 2, 18/01/2015 à 22h40
  15. Affaire Alègre : Fanny et Patricia condamnées pour dénonciation calomnieuse [archive], TF1
  16. Georges Fenech, Criminels récidivistes : peut-on les laisser sortir ?, Archipel, 2009, p. 54
  17. « Les 37 « oubliés » de l’affaire Alègre » [archive] Article de Aziz Zemouri publié le 10 mars 2006 dans Le Figaro

Voir aussi

Bibliographie

  • Livres parlant de l’affaire (par ordre chronologique)
    • Michel Roussel, Homicide 31 – Au cœur de l’affaire Alègre, Éditions Denoël, 24 janvier 2004, 240 pages, (ISBN 2207255646)
    • Ugo Rankl, Patrice Alègre, l’homme qui tuait les femmes, Éditions Nicolas Philippe, 21 octobre 2004, 388 pages, (ISBN 2748800680)
    • Christian English et Frédéric Thibaud, Affaires non classées, tome II (chapitre : L’affaire Patrice Alègre), First édition, 15 juin 2004, 294 pages, (ISBN 2876919095)
    • Dominique Baudis, Face à la calomnie, XO Éditions, 20 janvier 2005, 318 pages, (ISBN 9782845631892)
    • Pierre Alfort et Stéphane Durand-Souffland, J’ai défendu Patrice Alègre, Éditions du Seuil, 28 janvier 2005, 188 pages, (ISBN 2020635135)
    • Marie-France Etchegoin et Mathieu Aron, Le bûcher de Toulouse, D’Alègre à Baudis : histoire d’une mystification, Éditions Grasset et Fasquelle, 18 mai 2005, 425 pages, (ISBN 2246677610)
    • Gilbert Collard et Édouard Martial, L’étrange Affaire Alègre, Éditions du Rocher, 9 juin 2005, 186 pages, (ISBN 978-2268054919)
    • Jean Volff, Un procureur général dans la tourmente. Les dérives de l’affaire Alègre, L’Harmattan, Paris, 2006, 192 pages, (ISBN 2-296-01067-9)
    • Antoine Perraud, La barbarie journalistique, Flammarion, 30 janvier 2007, 193 pages, (ISBN 978-2082105866)
    • Georges Fenech, Presse-Justice : liaisons dangereuses, L’Archipel, 7 mars 2007, 190 pages, (ISBN 978-2841879304)
    • Gilles Souillés, L’Affaire Alègre, la vérité assassinée, Hugo et compagnie, 22 mai 2007, 276 pages, (ISBN 978-2755601206)
    • Agnès Grossmann, L’enfance des criminels, éd. Hors Collection, 20 septembre 2012, 298 pages, (ISBN 2258098424)
    • Jean Volff, Servir, éd. Jerôme Do-Bentzinger, 12 avril 2013, 496 pages, (ISBN 978-2849603635)
  • Roman inspiré de l’affaire
    • G.M. Bon, Contes cruels, Toulouse, Éditions l’Écailler du Sud, 1er septembre 2004 (Roman noir), 248 pages, (ISBN 978-2914264570)

Articles de presse

Documentaires télévisés

Articles connexes

Liens externes

Julie Le Goïc tout d’un coup célèbre jusqu’en Italie et en Pologne !

Mais ce n’est peut-être pas aussi élogieux qu’elle l’aurait souhaité…

En Italie, on lui fait remarquer que les prêtres ne sont pas tous pédophiles.

C’est comme pour les mendiants : ils ne sont pas tous alcooliques.

C’est quand même terrible, ces gens qui voient toujours les autres à leur image…

Cette pauvre Pascale en a encore rajouté sur son blog hier : pathétique.

 

http://www.intelligonews.it/articoli/28-luglio-2016/47016/battuta-scandalosa-julie-le-go%C3%AFc-su-prete-sgozzato-dopo-liberation-i-counisti-perdono-il-pelo-ma-non-il-vizio

2°battuta scandalosa sul prete sgozzato via Twitter: i comunisti perdono il pelo ma non il vizio

 

28 luglio 2016 ore 17:20, Lucia BigozziFacebookTwitterGoogle Plus
Julie Le Goïc tout d'un coup célèbre jusqu'en Italie et en Pologne ! dans AC ! Brest
Publy dans Action Directe
 dans Attentats
 dans Calomnie
Di fronte a un sacerdote sgozzato da due ‘soldati’ dell’Isis e perfino già ‘schedati’ in Francia, c’è chi su Twitter proprio non ce la fa a tacere. Non fosse altro per la ‘pìetas’ che si deve sempre a chi muore, a maggior ragione se è un sacerdote che muore per mano di terroristi islamici e muore proprio perché sacerdote. In Francia la ‘twittata’ di una esponente politica della sinistra radicale, oltretutto eletta al Municipio di Brest, sta diventando un caso sui social network. Si tratta di Julie Le Goïc che si scaglia così sull’attacco a Rouen: “Tutto a un tratto, il prete morto diventa martire, in Paradiso avrà diritto a 70 ragazzini del coro?”. Non è l’ironia che spesso diventa la chiave di lettura della Rete, e non è neanche un punto di vista diverso: è solo inqualificabile cattivo gusto. Cosa c’entra il gioco gratuito e totalmente strumentale sugli scandali della pedofilia nella Chiesa con un anziano sacerdote che viene sgozzato mentre celebra la Messa da due soldati dell’Isis? O forse per la signora francese, della gauche oltre la gauche, tutti i preti sono pedofili? E perché da sostenitrice convinta dell’immigrazione a go-go non usa lo stesso metro di valutazione nei confronti dei due attentatori, giovani immigrati di terza generazione che si facevano di canne e forse non sono mai entrati in una moschea, oltretutto già schedati come potenziali elementi a un passo dalla radicalizzazione?
2°battuta scandalosa sul prete sgozzato via Twitter: i comunisti perdono il pelo ma non il vizio
Il tweet ha fatto il giro della Rete in pochi secondi e alle critiche che la Le Goic si è beccata, lei stessa ha replicato sostenendo che era solo una battuta, buttandola poi sulle offese ricevute per le sue affermazioni, al punto da definirsi vittima di presunte “minacce di morte”. Il sindaco di Brest, François Cuillandre non l’ha presa bene e a sua volta ha twittato così: “Julie Le Goic non è stata eletta nella maggioranza. All’opposto di tali frasi, il nostro pensiero va alle vittime e ai loro cari”. La consigliera di estrema sinistra non è la sola a ‘perdersi’ in ‘battute’ come le chiama lei, perché c’è un  giornalista di Libération, Alexandre Hervaud, che subito dopo l’attacco nella chiesa di Rouen ha scritto su Twitter: “Al fine di placare le tensioni fra le due comunità, spero che i due assalitori fossero due vecchi scout abusati dal prete”. Verrebbe da dire: i comunisti perdono il pelo ma non il vizio…

 

http://www.pch24.pl/lewicowy-humanizm-w-akcji–zabojstwo-francuskiego-kaplana-pobudzilo-przemysl-pogardy,45012,i.html

Lewicowy „humanizm” w akcji. Zabójstwo francuskiego kapłana pobudziło przemysł pogardy

 

Data publikacji: 2016-08-01 20:00
Data aktualizacji: 2016-08-02 09:57:00
Lewicowy „humanizm” w akcji. Zabójstwo francuskiego kapłana pobudziło przemysł pogardy

Julie Le Goic By Briand (Michel Briand) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

 

Francuscy politycy, dla których historia kraju zaczęła się, nie w roku 496 – roku chrztu króla Chlodwiga, ale w wieku XVIII i czasach francuskiej rewolucji to niemal cała lewicowa klasa polityczna tego kraju. Wiele o nich mówi ich aktywność zarówno w realnym, jak i wirtualnym świecie. To doskonały obraz stanu umysłu współczesnych „elit” Francji.

Lokalna lewicowa deputowana z Brestu (Bretania) Julie Le Goic, dała popis chamstwa, które w cywilizowanym kraju nie powinno być możliwe. Przy okazji mamy też próbkę lewicowego „humanizmu”, który nie wychodzi poza etykę Kalego z „Pustyni i w puszczy”.

Le Goic nie jest jedyna. Na „Twitterze” zaroiło się od lewackich pseudo-satyryków. Najpierw zrobiło się głośno o dziennikarzu Aleksandrze Hervaud, który przy okazji zamachów na Bataclan, Charlie Hebdo i Nicei pisał wiele na temat swoich emocji i potępiał „zły gust” tych, którzy pozwalali sobie np. na krytykę wcześniejszych zachowań satyryków z „Charlie Hebdo”. W przypadku mordu na kapłanie katolickim okazało się jednak, że okazja do niewybrednych żartów jest jak najlepsza.

Alexandre Hervaud napisał, że ma nadzieję, że „okaże się, iż zabójcami byli dawni skauci wykorzystywani seksualnie przez kapłana, co złagodziłoby napięcia pomiędzy chrześcijanami a muzułmanami”. Pod naciskiem innych internautów wpis został wycofany, ale dziennikarz bronił swojego „prawa do… humoru”.

Podobnie było w przypadku Julie Le Goic, obecnie bezpartyjnej, deputowanej wybranej z list Europa-Ekologia-Zieloni. Poszła ona w tym samym kierunku pisząc dwie godziny po dokonaniu zamachu, że „ten ksiądz jako męczennik będzie uprawniony do obcowania w raju z 70 chórzystami”. Obrażanie ofiar zamachu okazuje się dozwolone, jeśli jest to katolicki kapłan. Pytana o ów wpis przez dziennikarzy Le Goic oświadczyła, że może to i kiepski żart, ale na Twitterze uchodzi (…)”.

Wyrażając pewną skruchę za umieszczenie „żartu” w sieci społecznościowej, deputowana dodała jednak, że „był to celny strzał, który pobudził faszo-sferę, a prawo do humoru jest niezbywalne”. Po tym incydencie, strony partii Zielonych w Bretanii zapełniły się krytyką Le Goic, a miejscowy oddział Frontu Narodowego wezwał deputowaną do złożenia mandatu. Le Goic swojego tweetu jednak nawet nie usunęła.

Radna Brestu zasłynęła już wcześniej kilkoma dość dziwnymi akcjami. W 2015 roku wsparła imama – salafitę i jego projekt budowy w mieście meczetu i szkoły islamskiej, przeciwko czemu protestowali okoliczni mieszkańcy. Wspierała także pomysł socjalistycznych władz Brestu, które zakazały w 2014 roku podawania dzieciom tzw. „galette  des rois”. Tradycyjnie migdałowe ciasto podawane jest po Bożym Narodzeniu i ma ukrytą w środku figurkę. Konsument – znalazca otrzymuje w nagrodę kartonową, złotą królewską koronę. Zwyczaj ten łączy się ze świętem Trzech Króli, ale od lat ma też wymiar ogólnokulturowy. Lewicowe władze Brestu uznały, że konotacje związane z serwowaniem „galette” są zbyt chrześcijańskie…

Podobnie było też w Breście z bożonarodzeniowymi szopkami. W tym samym mieście uzbrojona w „bejsbole” i zamaskowana grupa „antify” zaatakowała w 2013 roku legalną manifestację Frontu Narodowego. Policja dyskretnie zniknęła, nikogo nie zatrzymano, a radna Le Goic chwaliła się, że i ona „antifę” czynnie wspierała. Le Goic, rzecz jasna, była też zaangażowana w popieranie nielegalnych imigrantów i walkę z rasizmem. Jej stanowisko w sprawie morderstwa na proboszczu ze Saint-Etienne du Rouvray przestaje dziwić i wydaje się naturalną konsekwencją lewackiej głupoty.

Umieszczanie tego typu wpisów i bezkarność autorów mówią o współczesnej Francji więcej niż niejedna analiza socjologiczna. Politycy, dla których historia kraju zaczęła się nie w roku 596 – roku chrztu króla Chlodwiga, ale w wieku XVIII i czasach francuskiej rewolucji, to niemal cała lewicowa klasa polityczna tego kraju, choć Le Goic wyszła tu przed szereg i w tym akurat przypadku większość polityków lewicy się od niej odcięła.

Bogdan Dobosz

Fausse rousse et vraie connasse, Julie Le Goïc récolte ce qu’elle a semé

Depuis mardi 26 juillet 2016, cette élue brestoise qui s’affiche sans aucun complexe avec la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et d’autres extrême-gauchistes de la même eau fait le buzz en raison d’un tweet prétendument « humoristique » qu’elle a posté à peine deux heures après l’assassinat du père Hamel, à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Le Télégramme ayant consacré à cette affaire un article paru dans l’édition papier d’aujourd’hui, j’ai enfin découvert ce jour ce qui jusque-là m’avait échappé. Il est donc inutile de m’accuser d’avoir pris part d’une quelconque manière aux réactions violentes que sa « plaisanterie » a pu susciter, je n’étais même pas au courant.

En revanche, maintenant que je le suis, je réagis par l’unique canal que j’ai toujours utilisé pour m’exprimer depuis le 27 mars 2010, à savoir un blog portant la signature de Petitcoucou en précisant, si besoin était, que je n’ai aucun rapport avec une quelconque chapelle d’extrême-droite.

Je fais juste partie des innombrables victimes de la criminelle Josette Brenterch et de ses amis de l’extrême-gauche, dont Julie Le Goïc, fille de Pierre Le Goïc, ancien militant de la LCR de Brest et professeur d’histoire décédé en 2011 que je n’ai jamais eu l’heur de connaître, pas plus que sa fille dont j’observe depuis 2013 les diverses violences publiquement assumées, de la même veine que celles de l’égérie du groupe Josette Brenterch, qui doit bien les inspirer pour une bonne part.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour lire les textes.

 

2011-11-26 Josette Brenterch de nouveau en deuil en ce mois de novembre 2011 - Un petit coucou

 

Connaissant bien ce groupe d’extrême-gauchistes et ses pratiques habituelles, donc, je suis en mesure d’affirmer que la seule élue qu’il compte actuellement parmi ses rangs, à savoir Julie Le Goïc, n’est certainement pas plus écologiste que les autres, qui bien au contraire ont toujours combattu les vrais écologistes, d’une part en s’attaquant très violemment à leurs personnes et celles des différents membres de leurs familles, notamment leurs enfants dès l’école avec l’aide de leurs nombreux militants et sympathisants de l’Education nationale, et d’autre part en faisant de l’entrisme dans toutes leurs organisations afin de les pourrir ou de les détruire de l’intérieur, une stratégie habituelle de la LCR contre toutes ses cibles, politiques, étatiques ou autres.

Je rappelle également que toute expression publique individuelle a toujours été proscrite pour les différents membres de ce groupe dont les provocations diverses et variées sont toujours calculées et décidées collectivement, « démocratiquement » sur ordre de la délirante et hystérique Josette Brenterch dont l’autoritarisme n’a jamais souffert aucune contradiction.

Je ne puis donc croire une seconde à la spontanéité du tweet qui en retour vaudrait à Julie Le Goïc une avalanche de menaces semblables à celles, innombrables, que j’ai reçues de la part de ses amis après avoir commencé à m’exprimer anonymement sur Internet en 2008.

Je ne crois pas davantage à son innocence et rappelle encore ce qui suit :

- en vertu d’un arrêt de la Cour d’Appel de Rennes du 2 décembre 2015 devenu définitif le 8 mars 2016, j’ai été définitivement blanchie de toutes les accusations mensongères de ma persécutrice de très longue date Josette Brenterch qui avaient entraîné une première condamnation à mon encontre à Brest le 11 juin 2013 alors que mon avocat comptant obtenir l’annulation de toute sa procédure à mon encontre ne m’avait même pas défendue sur le fond, laissant à cet égard s’exprimer pleinement sans aucunement la contrarier celle qui n’a jamais souffert la moindre contradiction pour aucun de ses délires, surtout lorsque ceux-ci me concernent;

- comme je l’avais dès lors prédit, sachant que Josette Brenterch n’est pas du genre à s’avouer vaincue et remet sans cesse l’ouvrage sur le métier quand il s’agit de me calomnier, elle a bien planifié une nouvelle saloperie à mon encontre pour la rentrée et prépare le terrain avec de nouveaux « coups », comme elle l’a toujours fait;

- les innombrables menaces de viols, de lapidation ou autres formes de meurtres que j’ai reçues à compter de l’année 2010 de la part de ses complices cyberdélinquants de la bande du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi n’avaient été provoquées, de ma part, que par quelques commentaires publics anonymes sur le sujet du harcèlement moral en entreprise sur le site Rue89 et la diffusion d’articles de presse relatifs aux condamnations prononcées en son absence dans le Finistère, fin 2007, pour viols et agressions sexuelles sur plusieurs de ses patients handicapés mentaux, contre un psychiatre brestois pédophile très proche de l’extrême-gauche brestoise qui avait disparu depuis 2005;

- au mois de janvier 2010, cet ancien psychiatre brestois, Serge Rodallec, qui à l’automne 2005 avait pris la fuite à l’étranger en raison d’une nouvelle plainte d’une de ses victimes, venait d’être retrouvé en Thaïlande sous une fausse identité; il avait donc bénéficié de l’aide d’un réseau criminel pour échapper à la justice française; comme toujours dès lors qu’un extrême-gauchiste de Brest se trouve sur la sellette (cf. par exemple les émeutes de banlieues de l’automne 2005, directement consécutives à des exactions de Josette Brenterch et de ses amis de la LCR contre les chômeurs, précaires et exclus, notamment dans et à travers le réseau de colletifs AC !), le scandale qui menaçait d’éclater fut immédiatement couvert par une bronca très importante à travers toute l’Europe, touchant cette fois les prêtres pédophiles; je venais aussi de me faire bannir du site Le Post à la demande des cyberdélinquants de la bande de Cyprien Luraghi pour avoir soi-disant « diffamé » cet ancien psychiatre en relayant sur ce média des informations le concernant déjà publiées ailleurs, alors qu’il venait d’être retrouvé en Thaïlande; naturellement, je protestais;

- le 8 janvier 2015, entre deux coups de feu terroristes à Paris, un blog où avaient été copiés divers propos publics de Cyprien Luraghi sur la pédophilie ou sur des pédophiles qu’il défend toujours envers et contre tout fut supprimé par son hébergeur pour apologie de la pédophilie;

- en ce qui me concerne, Josette Brenterch ne s’est jamais contentée de menaces; j’ai bien été victime de nombreuses agressions physiques dont elle a toujours été complice, voire instigatrice ou commanditaire, comme nombre de ses amis, et ce bien avant qu’il fût jamais question de la pédophilie de certains d’entre eux;

- ces agressions physiques comprennent plusieurs tentatives d’assassinat effectives;

- plusieurs de mes proches et d’autres témoins des exactions de Josette Brenterch à mon encontre ont aussi subi de ces agressions criminelles ou tentatives d’assassinat, à diverses époques, avec plus ou moins de succès;

- la « justice » française a quasiment toujours cautionné tous ces crimes que Josette Brenterch et ses amis ont toujours eux-mêmes qualifiés de « plaisanteries » ou de « moqueries », comme tous leurs lynchages publics à mon encontre, comprenant, outre d’incessantes injures et inventions calomnieuses, nombre de menaces de mort et de viols, d’appels au meurtre, au viol.

Enfin, Julie Le Goïc ayant dit elle-même avoir « fait une connerie » ne pourra de ce fait me tenir grief de la traiter de « connasse », d’autant qu’elle assure l’assumer et l’a en fait répétée sans craindre d’apparaître ainsi incohérente.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/saint-etienne-du-rouvray-deferlement-de-haine-apres-un-tweet-provocateur-de-julie-le-goic-29-07-2016-11165049.php

Saint-Etienne-du-Rouvray. Julie Le Goïc provoque et récolte la tempête

 
Publié le 29 juillet 2016 à 11h22
Modifié le 29 juillet 2016 à 11h51

Fausse rousse et vraie connasse, Julie Le Goïc récolte ce qu'elle a semé dans AC ! Brest

 

L’élue brestoise d’opposition de gauche Julie Le Goïc se retrouve au centre d’un ouragan de tweets haineux depuis son post, mardi, d’un tweet provocateur et unanimement condamné à propos de l’assassinat du père Hamel, à Saint-Etienne-du-Rouvray : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? ».

 

Une blague très « Charlie Hebdo », qu’elle reconnaît avoir « eu tort de mettre sur les réseaux sociaux », mais qu’elle n’a pas effacé : « J’ai fait une connerie, maintenant j’assume ».

Appels au meurtre, au viol…
Et l’assumer, c’est du temps plein : c’est par milliers que les réactions hostiles (c’est un euphémisme) ont déferlé depuis. Toute la panoplie des insultes disponibles, des menaces, des appels au viol, à s’en prendre à ses enfants… On a même vu des gens s’inscrire sur Twitter uniquement pour l’insulter ! Bilan, le sujet Julie Le Goïc a un temps été parmi les 10 plus discutés en France sur le réseau, hier.

Des tweets venus de toute la France et attisés notamment par plusieurs relais d’extrême-droite, dont les sites FdeSouche et Breiz Atao ou, plus institutionnelle, la page Facebook du chef de file du FN breton Gilles Pennelle.

Condamnation de François Cuillandre
Mais la polémique, prenant de l’ampleur, a nettement dépassé ces frontières. Le maire de Brest François Cuillandre s’est ainsi désolidarisé, rappelant que l’élue, qui a rendu ses délégations en 2015 à la suite d’un énième désaccord politique, ne « fait plus partie de sa majorité », et qualifiant ses propos « d’inacceptables, imbéciles et indécents », tout en condamnant les menaces à son encontre.

Le patron du PS brestois Marc Coatanéa a lui demandé à Julie Le Goïc « des excuses, sans délai », tout en précisant condamner « les tweets haineux autant que son propre propos, totalement inqualifiable ». L’élu d’opposition de droite Marc Berthelot a aussi condamné sur Twitter « ce tweet de haine et d’ignorance ».
Les appels à la démission se sont également multipliés. Au standard de la mairie de Brest, on n’enregistrait toutefois qu’une activité de son standard téléphonique « légèrement supérieure, mais sans commune mesure avec l’affaire de la galette des rois« ). Une pétition en ligne a été lancée sur mesopinions.com (3.800 signatures ce vendredi matin). Mais de démission ou d’excuses, il n’y aura pas : « Je ne vais quand même pas démissionner pour une blague ! »

#FautSeCalmer
Les soutiens sont restés peu nombreux. Seul élu à s’être engagé, l’adjoint au maire de Brest Yann Guével (« avec lequel je me suis pourtant souvent accrochée », précise Julie Le Goïc), qui, tout en précisant ne pas partager cet « humour déplacé », a posté son étonnement sur les réseaux : « Voir toute la fachosphère se déchaîner contre @JulieLeGoic pour une blague de mauvais goût. Soutien devant tant de haine. #FautSeCalmer ! »

Actualisé à 13h30 avec l’activité téléphonique de la mairie de Brest et le point sur la pétition.
Actualisé à 14h avec le tweet de Marc Berthelot.

 

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/une-tartufferie-a-la-frangipane-12-01-2013-1969416.php

Brest. Une tartufferie à la frangipane [Billet]

 
Publié le 12 janvier 2013 à 10h40

 

Un roi sans couronne, c’est comme une messe sans prière: ça n’existe pas. Enfin, ça n’existait pas jusqu’à ce que la mairie de Brest décide, de toute urgence, de révoquer les merveilles dorées en carton recyclé qui surplombaient les galettes des rois, servies cette semaine dans les cantines scolaires.

Le motif invoqué fleure bon la sacro-sainte trouille de voir débouler une horde de laïcards intransigeants en colère, dans les services municipaux.

« Cette année, sur la couronne était inscrit le mot ‘Épiphanie’, explique-t-on sérieusement. À nos yeux, c’était faire rentrer le religieux à l’école, ce qui est interdit par la loi ». Alors, les enfants ont quand même mangé la galette. Certains ont même trouvé la fève, fort heureusement vierge de tout motif sulfureux, mais personne n’a été sacré pour de faux. Et la reine d’un jour, en attente du bisou de son roi éphémère, a été se faire coiffer ailleurs.

Reste que dans la symbolique, qu’on le veuille ou non, les enfants ont quand même célébré l’Épiphanie sans pouvoir la nommer et sans pouvoir davantage expliquer les raisons justifiant l’absence de coiffure royale cette année. À une possible petite leçon sur les rites qui nous entourent, a été préféré le silence total, protégé par les immenses parapluies de la loi et reposant sur le dos large et polymorphe de la laïcité, accommodée à toutes les pâtes frangipanes possibles. Puisque la porte est ainsi ouverte, est-il possible alors de militer pour le retrait des oeufs en chocolat à Pâques ? Est-il envisageable de manifester pour que le jeudi de l’Ascension soit travaillé sous peine de compromission avec l’Évêché? Est-il raisonnable d’éditer une pétition réclamant le retrait du programme de l’étude des textes fondateurs en classe de sixième? Allez savoir.

Ce qui est en revanche certain est qu’à force de se méfier de tout, l’ignorance sur le fait religieux, quel qu’il soit, crée des haines et des dogmes de chaque côté de la liberté de conscience. De celles qui sacrent des rois obscurs, couronnés d’épines de violence.

 

 

http://www.bfmtv.com/politique/saint-etienne-du-rouvray-une-elue-brestoise-dans-la-tourmente-pour-un-tweet-douteux-1020835.html

Saint-Etienne-du-Rouvray: une élue brestoise insultée et menacée après un tweet douteux

 

29/07/2016 à 13h47
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Julie le Goïc en 2011. – Michel Briand via Wikimedia Creative Commons.

 

« Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au Paradis? » C’est par ce tweet publié deux heures après l’égorgement du père Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet que Julie Le Goïc s’est signalée. Cette élue brestoise est depuis l’objet d’insultes, de menaces et d’appels à la démission.

 

Certes, Julie Le Goïc, conseillère municipale de la ville de Brest, n’a démontré ni son sens du timing ni la qualité de son humour le 26 juillet. Deux heures à peine après le meurtre du père Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, elle tweetait ainsi:

Mais le torrent d’insultes suscité s’est avéré bien plus consternant. Comme le note Le Télégramme, les injures numériques qui ont suivi la publication douteuse de Julie Le Goïc  proviennent en général de l’extrême-droite ou d’identitaires bretons. Et le terme d’ « injures » est sans doute un peu léger pour certains de ces commentaires qui lui promettent le viol ou la mort:

Isolée au sein du conseil municipal

Si les responsables politiques locaux ont tous désavoué cette violente campagne, l’ancienne militante d’Europe Ecologie-Les Verts, aujourd’hui élue d’opposition au sein du conseil municipal, n’a pas trouvé tellement de soutien parmi eux.

Le maire socialiste de Brest, François Cuillandre, a ainsi jugé ses propos « inacceptables, imbéciles et indécents » tout en rappelant que Julie Le Goïc ne faisait plus partie de sa majorité. Marc Coatanéa, un cadre local du PS, lui a demandé des excuses « sans délai ». D’ailleurs Julie Le Goïc a reconnu depuis que son tweet n’était pas du meilleur goût et a regretté d’avoir fait cette blague « sur les réseaux sociaux » tout en l’assumant.

Le FN veut sa démission

Dans Le Lab d’Europe 1, on apprend cependant que Gilles Pennelle, président du groupe FN de Bretagne, réclame désormais la démission de Julie Le Goïc:

« C’est un véritable scandale faire ça après cet attentat horrible. Ça dépasse l’entendement. Elle ne peut pas rester élue en tenant de tels propos. » D’après les mots de Gilles Pennelle, il s’agissait aussi pour lui de s’en prendre à « une famille politique, la gauche au sens large, qui ne se prive jamais d’épingler un tweet polémique. Donc retour à l’envoyeur. »

Apparemment, Julie Le Goïc, loin de se retirer, a décidé d’appuyer le trait en retweetant ce jeu de mots.

Pas sûr que son fil twitter retrouve la paix de sitôt.

Par R.V

 

 

http://lelab.europe1.fr/a-brest-le-fn-reclame-la-demission-dune-elue-ex-eelv-apres-une-blague-douteuse-sur-lassassinat-du-pretre-jacques-hamel-2809873

À Brest, le FN réclame la démission d’une élue ex-EELV après « une blague de mauvais goût » sur l’assassinat du prêtre Jacques Hamel

 

Publié à 18h50, le 28 juillet 2016 , Modifié à 19h10, le 28 juillet 2016

 

À Brest, le FN réclame la démission d'une élue ex-EELV après "une blague de mauvais goût" sur l'assassinat du prêtre Jacques Hamel
© Capture d’écran Twitter
Image Sylvain Chazot

Sylvain Chazot

sylvain.chazot@europe1.fr

Elle le reconnaît volontiers auprès du Lab : « J’ai fait une blague de mauvais goût, et j’ai eu la bêtise de la faire sur Twitter… J’ai un peu réveillé la fachosphère du coup. » Elle, c’est Julie Le Goïc, élue brestoise, anciennement Europe-Écologie-Les Verts aujourd’hui non encartée. Mardi 26 juillet, juste après l’annonce de l’assassinat du prête Jacques Hamel, tué dans l’église de Saint-Étienne-du Rouvray par deux terroristes, l’élue, qui siège aujourd’hui dans l’opposition, a posté ce message sur Twitter :

Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ?

Un tweet de mauvais goût, comme elle reconnaît elle-même, mais que l’élue assume : le message n’a pas été supprimé. « Je regrette juste de l’avoir fait sur un réseau public. Je pense que le droit à l’humour est plus que nécessaire », explique Julie Le Goïc.

Certains n’ont cependant goûté ce tweet écrit juste après l’annonce de la mort de Jacques Hamel et notamment le Front national. Gilles Pennelle, président du groupe des élus FN de Bretagne, demande ainsi la démission de Julie Le Goïc. Contacté par Le Lab, l’élu FN explique :

C’est un véritable scandale de faire ça après cet attentat horrible. Ça dépasse l’entendement. Elle ne peut pas rester élue en tenant de tels propos.

Gilles Pennelle souligne également que Julie Le Goïc appartient « une famille politique, la gauche au sens large, qui ne se prive jamais d’épingler un tweet polémique » venant du FN. « Donc retour à l’envoyeur. Et je le relaye parce que j’ai été profondément choqué », ajoute l’élu frontiste.

Julie Le Goïc a reçu depuis mardi des « environ 1.000 menaces de mort, de viol, etc. » Un tour sur sa time-line Twitter en donne un bref aperçu :

@JulieLeGoic  un conseil quitte la Bretagne, et n’y remet plus jamais les pies ou le FLB ce chargera de ton cas.

— TNT666 (@breizh666) 28 juillet 2016

@JulieLeGoic a faire égorger à la mode salafiste, ce déchet démoniaque ne mérite pas de vivre, gauchiasse anar regarde derriere toi ordure

— Gédéon (@an06000) 28 juillet 2016

Des menaces que dénonce Gilles Pennelle. « Je condamne totalement. On ne répond pas à l’insulte par l’insulte« , dit-il.

Julie Le Goïc explique, pour sa part, avoir reçu « le soutien personnel de plusieurs élus de la majorité » après ces attaques.

 

 

http://www.dreuz.info/2016/07/29/julie-le-goic-menacee-de-mort-elle-et-sa-famille-pour-une-remarque-infame/

Julie Le Goïc, menacée de mort, elle et sa famille, pour une remarque infâme

 
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 29 juillet 2016

 

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Une jeune femme emplie de haine, Julie Le Goïc, gauchiste et idiote, défenseur de l’islam qui lui mettra le voile, fielleuse envers la culture judéo-chrétienne qui lui a apporté sa liberté d’expression et la démocratie, n’a pas pu s’empêcher, en bonne nihiliste, d’insulter le prêtre égorgé par deux islamistes.

 

On la voit assise à côté de Daniel Cohn Bendit, « l’expert en petits garçons et petites filles » qui lui a sans doute soufflé son tweet :

« Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? »

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Non seulement ce qu’écrit la perverse est infâme, mais ce qu’elle ne dit pas l’est plus encore : c’est la haine derrière le sourire hypocrite, la haine vivace envers ceux que leurs cerveaux incapables de nuance aiment appeler extrême droite, cette haine aux lèvres qui habite ceux-là mêmes qui dénoncent la haine, le dégoût pour la diversité de pensée de ceux qui disent vouloir défendre la diversité.

Seulement voilà que la pigiste est l’objet de menaces physiques.

Et c’est là que je tire l’alarme et trace une ligne rouge. Les insultes, oui, bien entendu, elle les vaut bien puisqu’elle a insulté — avec ce qu’elle appelle craneuse de l’humour (si elle avait de l’humour, elle aurait écrit que Clément Méric, qui a perdu la vie dans une rixe de fascistes contre fascistes, avait une tête à claques)

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Mais les menaces de violences, de mort, de coups, non, sous aucun prétexte. Ni je ne cautionne, ni je n’excuse, ni j’accepte, tolère et supporte.

Des propos comme « on sait ou tu travaille, une bouteille d essence et un briquet, c est rapide…. Tu ne sera plus sereine » m’inspirent un immense dégoût pour la vermine qui les a tenus. Dans la vilenie, quelqu’un dit « peut on aller lui crever sa voiture ou jetter des pierres sur sa fille », et j’en passe.

Cette Julie Le Goïc est la première à justifier les coups de couteau de Palestiniens « désespérés » contre des petites filles dans leur sommeil à qui ils volent la vie. La première à légitimer les violences des antifas, ces fascistes qui se font appeler antifascistes. Elle voue une adoration d’idolâtre aux bourreaux qui ont tué 100 millions d’insubordonnés sous le communisme, et c’est tout ce qui fait la différence avec moi.

Elle appartient à l’engeance qu’elle excuse. Rien de plus épais qu’une feuille de papier à cigarette ne la sépare des bolchéviques, des islamistes, des terroristes palestiniens et des nazis, elle est de leur clan. Moi pas.

Je ne soutiens donc pas, je ne peux soutenir, ceux qui lui ressemblent et trouvent comment justifier le sort qu’ils lui réservent. Car il n’est qu’une seule violence, quel que soit son habillage. Attaquer l’ennemi, l’anéantir, le neutraliser, le tuer avant qu’il ne vous atteigne, voilà la violence saine et indispensable, car elle protéger la vie qu’il ôtera si l’on ne fait rien. Mais la violence pour des idées ? C’est faire partie du camp bolchévique, islamiste, terroriste palestinien et nazi, son clan.

L’infâme idiote avec son tweet de championne, elle ne menace physiquement personne. Personne ne peut justifier physiquement la toucher. L’insulter, l’humilier, oui mille fois, car il est évident qu’elle n’est pas capable d’accéder au dialogue. La toucher jamais. C’est si difficile à comprendre ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

 

 

http://www.breizh-info.com/2016/07/28/47278/saint-etienne-rouvray-julie-goic-elue-de-gauche-a-brest-ironise-mort-pere-hamel

Saint-Etienne du Rouvray. Julie Le Goïc, élue de gauche à Brest, bafoue la mémoire du père Hamel [MAJ]

il y a 2 jours
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MAJ : 29/07/2016 19h : Selon le Lab d’Europe 1, Julie Le Goïc aurait reçu le soutien de plusieurs élus de la majorité brestoise, eu égard des menaces qu’elle a reçues. Aucun élu brestois n’a par ailleurs – à l’heure qu’il est – condamné son tweet polémique.
A noter que toute la journée, le standard de la mairie de Brest a été pris d’assaut par des internautes en colère, certains menaçant même d’empêcher la tenue du prochain congrès municipal, en octobre prochain.

MAJ 29/07/2016 – 14h : François Cuillandre, maire de Brest, a déclaré sur twitter : « Julie Le Goic n’est pas élue de la majorité. A l’inverse de tels propos, nos pensées vont aux victimes et aux proches. » sans toutefois condamner fermement les propos de Julie Le Goïc. Cette dernière, qui maintient son tweet, continue à répondre avec provocation – comparant même le père Hamel à un Pokemon – aux nombreux message qu’elle reçoit :

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29/07/2016 – 6H45 Brest (Breizh-info.com) – Julie Le Goïc, élue municipale à Brest du groupe « partage solidarité » et anciennement de la majorité de François Cuillandre, vient de commettre un nouveau dérapage public. Le 26 juillet 2016, à 12h04, soit deux heures à peine après l’égorgement du père Hamel à Saint-Etienne du Rouvray, l’élue d’extrême gauche écrivait sur Twitter : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au paradis ? ».

Julie Le Goïc  a depuis supprimé son tweet ( rectificatif : elle nous indique ne pas l’avoir fait ) et s’est réfugiée sous l’excuse de la « blague potache » devant le flot d’injures et de menaces qu’elle a reçu depuis. Il faut dire que beaucoup n’ont pas apprécié, deux heures après l’attentat islamiste, qu’une « bouffeuse de curé » revendiquée vienne le traiter de pédophile jusque dans sa tombe. L’élue a ensuite indiqué avoir porté plainte pour des  « menaces de viols » qu’elle aurait reçu suite à son tweet infamant.

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Julie le Goïc en compagnie d’Eva JolY

Julie Le Goïc n’en est pas à son « coup d’essai ». En mars 2016 déjà, elle pilotait un groupe d’immigrés clandestins venus perturber le conseil municipal de Brest – sans que les élus de droite ne réagissent d’ailleurs. Adhérente de l’organisation marxiste “Ras l’Front” en 1995 puis à la CNT en 2000, elle fût par la suite élue au Conseil Administratif de l’Université de Bretagne Ouest – UBO – sous l’étiquette CNT FAU. En 2006 elle adhère chez les Verts puis intègre la majorité de François Cuillandre, jusqu’en juin 2015. Cette dernière jugeait en effet que la majorité brestoise de gauche dérivait trop à droite (sic).

Militante chevronnée ( LGBT, migrants ..), Mademoiselle Le Goïc – pourtant loin de faire l’unanimité y compris à gauche – est une des pièces maîtresses de l’activisme d’extrême-gauche brestois. Ses propos visant le père Hamel rejoignent le tweet tout aussi ignoble que le journaliste de Libération Alexandre Hervaud a posté après l’annonce de l’égorgement du prêtre : « dans le but d’apaiser les tensions entre communautés, j’espère que les deux assaillants étaient deux anciens scouts abusés par le prêtre ».

« On peut faire de l’humour, bien entendu » nous confie celui qui nous a transmis le tweet. « Mais ces gens là sont les premiers à espionner, à traquer, à dénoncer le moindre propos qu’ils jugent «phobes » , les premiers à faire des procès pour un oui ou pour un non. Les premiers à combattre la liberté d’expression et d’opinion. Il ne faut pas les louper quand ils dérapent».

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Crédit photo : Wikimedia commons (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

 

 

http://www.breizh-info.com/2016/07/29/47352/brest-julie-le-goic-hamel-front-national-cuillandre

Brest. Le Front national demande la démission de Julie Le Goïc

il y a 1 jour
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29/07/2016 – 14H30 Brest (Breizh-info.com) –Le Front national – par la voix de Gilles Pennelle, président du groupe FN au conseil régional de Bretagne – vient de demander officiellement la démission de Julie Le Goïc du conseil municipal de Brest. Cette dernière – militante d’extrême gauche, ancienne élue de la majorité de François Cuillandre –  est au coeur d’une polémique révélée hier matin par Breizh-info. Polémique qui a pris énormément d’ampleur sur les réseaux sociaux.

« Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? » a-t-elle publié, mardi 26 juillet, deux heures après que le père Hamel se soit fait égorger par deux islamistes. Ce tweet polémique a  été parmi les 10 plus discutés en France sur la toile – avec des milliers de commentateurs et de citoyens qui se sont indignés d’un tel mépris, d’une telle provocation – émanant d’une personnalité bien connue de l’extrême gauche brestoise. Julie le Goïc n’a – jusqu’ici – pas supprimé son tweet, qu’elle assume pleinement, soutenue, dit-elle, par des élus de la majorité socialiste brestoise après les nombreuses menaces qu’elle a reçues notamment via twitter.

Mademoiselle Le Goïc – qui est par ailleurs Professeur, fonctionnaire détachée de l’Education nationale – a reçu également le soutien d’une partie de la presse subventionnée. Celle-ci n’avait rien trouvé à redire concernant son tweet, mais s’est empressé d’évoquer « un déferlement de haine » aussitôt que la polémique eut éclaté.

« On a connu Julie le Goïc beaucoup plus sévère et indignée lorsqu’il s’agit de polémiques à caractère islamophobe ou homophobe », écrit Alex, un internaute qui s’interroge : « Ceux qui prennent sa défense aujourd’hui auraient-ils réagi de la même façon si un élu du Front national avait fait une « blague » après la profanation d’une mosquée , par exemple ? ». Et Alex de poursuivre : « quand on lit un tel commentaire alors que le cadavre du père Hamel était encore chaud, on peut supposer que Melle Le Goïc ne devait pas être atterrée – comme la majorité des Français – par cet attentat. Les anticléricaux sont indécrottables ».

Le Front national réclame la démission de l’élue : « Le jour même de l’horrible attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, Julie le Goïc a posté un tweet scandaleux : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? ». Julie le Goïc, conseillère municipale de Brest, élue sur la liste du maire PS, était déjà connue pour ses excentricités. Elle a dépassé les limites de l’ignoble en salissant la mémoire du père Jacques Hamel égorgé par des islamistes. Je demande officiellement la démission, du conseil municipal de Brest, de cette élue irresponsable.» écrit Gilles Pennelle.

Marc Berthelot, conseiller municipal (LR) a lui twetté : « Je condamne avec la plus grande fermeté ce tweet de haine et d’ignorance de @JulieLeGoic. Indigne d’un élu.@RPBrest @TLGBrest @OuestFrance» ce qui lui a valu une réponse cinglante de Christian Perrot, militant des « alternatifs » à Brest : « @marcberthelot condamne aussi avec fermeté le tweet stupide et d’ignorance de @avingttrois? »

François Cuillandre, maire de Brest, a qualifié les termes de ce tweet « d’inacceptables, imbéciles et indécents », tout en condamnant les menaces proférées à l’encontre Julie Le Goïc. Marc Coatanea, patron du Parti socialiste à Brest, a lui aussi condamné le tweet, réclamant des excuses, tout en dénonçant les menaces. Des menaces pour lesquelles des plaintes pourraient être déposées, bien que l’élue municipale soit traditionnellement et idéologiquement loin de porter les forces de l’ordre dans son coeur.

Du côté de l’intéressée, soutenue notamment par Yann Guével, adjoint au maire de Brest, pas question de démissionner : « Je ne vais quand même pas démissionner pour une blague ! ». Le prochain conseil municipal est programmé le mercredi 5 octobre à 17H. Sur les réseaux sociaux, certains appellent déjà à se mobiliser afin d’empêcher l’élue d’y accéder. Affaire à suivre …

Crédit photo : wikimedia commons (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

Suicide du commissaire Helric Fredou à Limoges le 8 janvier 2015 : qu’en est-il vraiment ?

 

 

On ne le sait toujours pas.

Officiellement, il s’agit toujours d’un suicide dont les raisons restent inconnues, quoique la mère et la soeur du commissaire aient protesté.

Depuis la publication des premiers articles y consacrés est paru un ouvrage du journaliste Alain Hamon sur les suicides dans la police et la gendarmerie.

Quelques extraits de ce livre sont disponibles sur Internet, dont certains concernent le cas du commissaire Helric Fredou et précédemment celui du commissaire Christophe Rivieccio dont il avait lui-même découvert le corps le lundi 18 novembre 2013.

Selon Alain Hamon, ces deux policiers de Limoges étaient perfectionnistes, exigeants, et auraient mal supporté de n’être pas suivis dans leurs enquêtes.

Le premier était originaire de Limoges et en avait été nommé directeur adjoint du Service Régional de Police Judiciaire (SRPJ) à l’été 2012.

Le second, n°3 de ce SRPJ, était son subordonné depuis huit mois lorsqu’il s’était suicidé dans son bureau, un dimanche, le 17 novembre 2013, au même âge de 44 ans. Il avait laissé une lettre pour expliquer son geste, ce que n’a pas fait le commissaire Fredou.

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Alain-Hamon-Les-policiers-ne-comprennent-pas-certaines-decisions-de-justice-845463

« Les policiers ne comprennent pas certaines décisions de justice »

 

Paris Match | Publié le 13/10/2015 à 17h59 |Mis à jour le 13/10/2015 à 18h08

Emilie Cabot

Bernard Cazeneuve mardi, lors d'un discours devant les forces de l'ordre à l'Ecole militaire à Paris,

Bernard Cazeneuve mardi, lors d’un discours devant les forces de l’ordre à l’Ecole militaire à Paris, AFP PHOTO/MIGUEL MEDINA
Grand reporter spécialisé police-justice, Alain Hamon sort «Le jour où j’ai mangé mon flingue», un ouvrage consacré au suicide des policiers et gendarmes (en librairie depuis le 8 octobre). Pour Paris Match, il décrypte la colère des policiers qui crient leur ras-le-bol mercredi devant le ministère de la Justice.

Paris Match. Les syndicats policiers ont appelé à un «rassemblement» mercredi place Vendôme sous les fenêtres de Christiane Taubira. Quelles sont les raisons de ce ras-le-bol ?
Alain Hamon. Une telle manifestation devant le ministère de la Justice est arrivée deux fois en 32 ans. La dernière datait de 1983 et ça c’est très mal terminé. Ce rassemblement de mercredi est une réaction à la fusillade de la semaine dernière près de Saint-Ouen. Le détenu abattu, qui a grièvement blessé un policier, était en cavale après une permission de sortie. Les policiers veulent dire à la justice que la situation actuelle ne leur convient pas du tout. Ils ne comprennent pas certaines décisions de justice et on ne leur explique pas.

Y’a-t-il d’autres raisons?
Ce braquage mortel est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le ras-le-bol vient surtout du manque de moyens. La révision générale des politiques publiques de Nicolas Sarkozy a réduit les effectifs de 17 000 policiers. En parallèle, il y a eu l’instauration de la politique du chiffre, visant à faire baisser la délinquance. On demande aux forces de l’ordre de faire plus avec moins d’effectifs. Manuel Valls a supprimé la politique du chiffre, la remplaçant par la politique du résultat. Mais comment faire du résultat sans chiffre? Quant aux moyens, Bernard Cazeneuve a promis un réengagement de 500 policiers par an depuis 2012. Mais on reste loin du compte par rapport aux 17.000 supprimés.

S’ajoute également un épuisement lié au plan Vigipirate, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme
En effet, CRS et escadrons de gendarmes mobiles sont en permanence sollicités. Ils n’en peuvent tellement plus qu’avant l’été, plusieurs compagnies de CRS, ne pouvant faire grève, se sont mises en arrêt maladie. Les CRS me disent : «On est plus jamais chez nous, on ne voit plus nos familles. On rentre à la compagnie et on est rappelé immédiatement». Ils sont en déplacement perpétuel.

« Pour les policiers, les outils juridiques actuels ne sont plus adaptés à la criminalité d’aujourd’hui »

Quelles sont les principales revendications des forces de l’ordre avec la manifestation de mercredi?
En manifestant devant la Chancellerie, ils réclament un travail sur le volet pénal, avec notamment une réforme du Code de procédure pénal. Ils estiment en effet que les outils juridiques actuels ne sont plus adaptés à la criminalité d’aujourd’hui. La revendication sous jacente est de faire constater qu’ils ne peuvent plus assurer leurs missions.

La dévalorisation du métier est aussi l’une des raisons du ras-le-bol des policiers. Comment le revaloriser?
Il faut le revaloriser aux yeux de la population, des chefs et des policiers eux-mêmes. Dans le plan anti-suicide présenté par Bernard Cazeneuve fin janvier, un paragraphe à la fin fait état d’une campagne d’information de la direction générale de la police sur la dangerosité et les difficultés du métier de policier. Mais, on n’a pas encore vu la moindre trace de cette campagne. On peut peut-être supposer que c’est lié à un problème de financement. En Belgique ou encore à Montréal, il y a eu des mesures pour revaloriser le métier de policier, eux ont mis les moyens nécessaires.

  »Le suicide des policiers était tabou jusque chez les ministres »

Le ras-le-bol peut mener au burn out, voir au suicide, thème de votre dernier livre. Pourquoi le suicide chez les policiers reste un sujet tabou?
En 2014, il y a eu 55 suicides de policiers. En 2015, nous en sommes déjà à 32 selon mon décompte élaboré à travers la presse (le dernier date de dimanche lorsqu’un gardien du commissariat de Villeurbanne s’est donné la mort, chez lui, avec son arme de service, Ndlr). Un ancien membre de cabinet du ministère de l’Intérieur -qui a officié sous plusieurs ministres- m’a d’ailleurs confié un jour : «Ce n’est pas qu’on a rien fait, c’est qu’on ne voulait même pas savoir». Le sujet était tabou jusque chez les ministres. En 1996, il y a eu 77 suicides dans la police, à chaque fois on évoquait des problèmes personnels et non des raisons professionnelles. Manuel Valls, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, a été le premier à lever le tabou. A l’époque, il n’avait pas non plus les moyens alors il a fait des discours. De même, il n’est pas allé jusqu’à dénoncer officiellement les mauvaises conduites de responsables de la police et de la gendarmerie. Bernard Cazeneuve a aussi levé aussi le tabou mais n’est pas allé jusqu’au bout. Il n’a pas non plus les moyens de faire en sorte que ça change et ne s’attaque pas à bras le corps à certains comportements déviants dans la hiérarchie interne. L’administration continue à jouer sur les mots, évoquant surtout des divorces et autres problèmes personnels pour parler des suicides.

Dans votre livre, vous évoquez aussi la pression hiérarchique et de mauvaises relations humaines qui peuvent être l’une cause de passage à l’acte
Pendant longtemps, quand ça n’allait pas, on tapait sur les patrons, les commissaires de police. En tant que journaliste spécialisé police-justice, j’ai tapé joyeusement sur les commissaires de police. Certains le méritaient, d’autres peut-être pas. En travaillant sur le burn-out chez les policiers ces dernières années les témoignages faisaient ressortir que le harceleur était plutôt un officier (lieutenant, capitaine) ou un «petit chef» (brigadier, brigadier chef, brigadier major). La plupart des rescapés du suicide témoigne du comportement d’un brigadier chef par exemple. Dès qu’ils prennent du galon, ils oublient ce qu’ils ont été et deviennent imbuvables. Pourtant, ils sortent du même moule que les policiers qu’ils maltraitent. Parfois, on ne leur apprend pas à bien faire avec leurs hommes et on ne leur tape pas sur les doigts dans le cas contraire.

Le plan anti-suicide de Bernard Cazeneuve vous paraît-il efficace?
Ce sont des mesurettes. La mise en casiers individuels où déposer son arme à la fin du service -afin de contrer les suicides aux domiciles –  est une mesure qui fait rire les fonctionnaires. De même, il n’y a eu aucun retour d’expérience sur cette mesure depuis janvier.

Des journalistes indiens s’étaient très tôt intéressés à l’attentat contre Charlie Hebdo

 

 

A la suite de mon précédent article relatif à un lecteur indien venu me féliciter à sa manière pour mes publications du 25 juillet 2016 à propos des Chinois de Belleville, dont certains pourraient être liés au trafic de fausses Nike de Saïd Kouachi, en relation avec mon Chinois de Thaïlande, je rappelle que des journalistes indiens s’étaient très tôt intéressés à l’attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015 à Paris et avaient même diffusé un reportage où ils traitaient de l’étrange suicide du commissaire Helric Fredou dans la nuit du 7 au 8 janvier 2015 à Limoges alors qu’il était chargé de mission à propos de cet attentat.

J’avais moi-même évoqué ce suicide dès le 15 janvier 2015, et encore le 22 juin 2015.

Ce reportage était le fait du Daily News and Analysis, un journal indien fondé en 2005 à Bombay, également publié à Bangalore, dans le Sud, et dans plusieurs grandes villes du Nord-Ouest, dont Jaipur, la capitale du Rajasthan, à environ 250 km du lieu de connexion de mon lecteur d’hier.

Il avait été diffusé par la chaîne indienne associée Zee News, de Zee Media, filiale de Essel Group, basé à Bombay.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Daily_News_and_Analysis

Daily News and Analysis

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Daily News.
Daily News and Analysis
Image illustrative de l'article Daily News and Analysis

Pays Drapeau de l'Inde Inde
Langue Anglais
Périodicité quotidienne
Format grand format
Prix au numéro 3 Rs
Diffusion 260 000 ex.
Date de fondation 30 juillet 2005
Ville d’édition Bombay

Propriétaire Diligent Media Corporation
Directeur de la rédaction Deepak Rathi
Rédacteur en chef C P Surendran
Site web http://www.dnaindia.com
modifier Consultez la documentation du modèle

 

Le Daily News and Analysis (DNA) est un quotidien anglophone grand format lancé en 2005 en Inde. Il est publié à Bombay, Ahmedabad, Pune, Jaipur, Bangalore et Indore par Diligent Media Corporation, une co-entreprise entre Zee Media et Dainik Bhaskar Group, et vise un lectorat jeune, de tendance progressiste. C’est le premier journal anglophone d’Inde à avoir proposé une première page entièrement en couleur.

Sommaire

Lancement

Le lancement du Daily News and Analysis en 2005 a été précédé par une grande campagne publicitaire, avec pour slogan « Speak up, it’s in your DNA » (littéralement : « Exprimez-vous, c’est dans votre ADN » – jeu de mots entre l’acronyme anglophone de l’Acide désoxyribonucléique et celui de journal). Les médias indiens ont décrit son contexte comme tumultueux, avec des réductions de coûts et une concurrence sévère1,2.

Suppression des éditoriaux

A la une de son numéro du 1er février 2010, son rédacteur en chef Aditya Sinha a annoncé que le DNA allait supprimer sa page d’opinions, la partie contenant les éditoriaux, les analyses et les points de vue3. Cette décision a été considérée comme audacieuse et a été accueillie par de nombreuses critiques[réf. souhaitée]. Le DNA a donc commencé à proposer, quand c’était nécessaire, les points de vue d’experts et les commentaires dans les différentes pages du journal.

Diffusion

Selon le Media Research Users Council’s Indian Readership Survey (IRS), le lectorat total du DNA est de 1 242 000 personnes à Bombay, et le lectorat moyen de ses six éditions est de 824 000. IRS a classé le journal au sixième rang des dix principaux quotidiens anglophones d’Inde. Il s’agit du second grand-format en anglais le plus lu à Bombay. Depuis le rapport de l’IRS du deuxième semestre 2006, son lectorat moyen par numéro a augmenté de 86% (il était alors de 444 000).

Il a aussi le plus grand pourcentage de lecteurs de la tranche d’âge 30-49 ans parmi les journaux anglophones à Bombay (36,3 %)et le second plus grand pourcentage de lecteurs diplômés (52,2 %) ou appartenant aux classes socioéconomiques A et B[Quoi ?] (73,5 %).

En février 2007, le DNA a annoncé que sa diffusion payante avait atteint 400 000 exemplaires à Bombay (après 300 000 en octobre 2006). Ces chiffres sont certifiés par Ernst & Young depuis mai 20064. Selon leur rapport de juillet 2006, la diffusion payante du DNA était alors de 270 000 exemplaires.

Aujourd’hui, le DNA est le journal préféré d’1 506 000 lecteurs dans la seule Bombay (lectorat total au quatrième trimestre 2012 selon l’IRS).

Éditions et suppléments

Le DNA est actuellement publié à Bombay, Ahmedabad, Pune, Jaipur, Bangalore et Indore. Il possède une section économique, DNA Money, et un supplément loisir, After Hrs.

Le DNA possède un site internet, www.dnaindia.com. Il est aussi présent sur les réseaux sociaux et sur téléphone mobile. L’édition du jour peut être lue en ligne (E-paper).

Marathon

Le DNA organise un marathon annuel à Bombay, le DNA I Can réservé aux femmes.

Notes et références

  1. Indiantelevision.com Team, « ‘DNA’ gears up for a price war », Indiantelevision.com,‎ 10 juin 2005 (lire en ligne [archive])
  2. Debashis Bhattacharyya, « Mumbai’s battle will quickly spill over to New Delhi », The Telegraph, Calcutta,‎ 21 août 2005 (lire en ligne [archive])
  3. Staff, « Invigorating world’s press » [archive], All About Newspapers, All About Newspapers, New Delhi,‎ octobre 2011 (consulté le 23 mai 2012)
  4. Bhupesh Trivedi, « DNA commissions E&Y to certify circulation » [archive], Indian Media Observer (issue #26),‎ 1er juin 2006

Liens externes

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v · m

Journaux de l’Inde

 

https://en.wikipedia.org/wiki/Zee_News

Zee News

From Wikipedia, the free encyclopedia
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Zee News
ZeeNews.jpg
Public company
Industry Mass media
Founded 1999
Headquarters Noida, Uttar Pradesh, India[1]
Key people
Subash Chandra (Chairman)
Sudhir Chaudhary (CEO)
RK Arora (COO)[2]
Products Broadcasting, cable
Revenue
  • Increase ₹551 crore (US$82 million) (2015)

[3]

  • Decrease ₹-43.15 crore (US$−6.4 million) (2015)

[4]

Parent Essel Group
Slogan सोच बदलो,देश बदलो
Website zeenews.india.com

 

Zee News is an Indian news and current affairs channel founded in 1999 and is the flagship property of Zee Media Corporation company and a subsidiary of Essel Group.[5] The channel is allegedly tried to extort 100 crores from the Jindal Group[6][7][8] and allegedly fabricated video of Kanhaiya Kumar over 2016 JNU sedition controversy.[9]

Contents

Channels

It currently operates the following news and regional entertainment channels:[10]

Allegations of Fabrications

Zee News reported that some of the students from Democratic Students’ Union (DSU) raised slogans such as « Bharat Ki Barbadi » (« Destruction of India ») and  » Pakistan Zindabad » (« long live Pakistan ») [14] In a letter Vishwa Deepak, who later resigned from the channel after expressing reservations over its ‘biased coverage’ alleged that « Our biases made us hear Bhartiya Court Zindabad as Pakistan Zindabad. » (« long live Indian courts » as « long live Pakistan. »).[9][note 1] In response, Zee News Editor Sudhir Chaudhary said « Our channel only showed what was happening there, whatever we have shown is 100 per cent authentic.[15] Later, the Zee News showed the raw footage of JNU campus to prove it was not a doctored tape and reiterated that the students indeed chanted Pakistan Zindabad slogans.[17]

Another video, which showed a speech by JNU Students’ Union President Kanhaiya Kumar making anti-national slogans, appears to be doctored. According to India Today, « In the original video, Kanhaiya is asking to end social ills such as caste and communalism not anti national slogans. »[18][19] A judicial enquiry into the matters revealed that 5 out of 7 videos were genuine.[20]

On 14 February 2016, Union Home Minister Rajnath Singh alleged that the JNU incident has the support of the LeT chief Hafiz Saeed.[21] Doubts were soon expressed if this was tied to the discredited alert by Delhi Police that used a tweet from a fake/parody account.[22]

Controversy

The channel is tried for allegedly extorting 100 crores from the Jindal Group[6] and two senior journalist have been arrested so far.[7][8] Naveen Jindal accused Zee News of trying to extort 100 crores from him for not airing stories against his company in Coal Scam. Zee News refuted the charges and made counter charges of Jindal offering them 25 crores to halt their investigations against Jindal Steel in the coal scam.[23]

In December 2013, Arvind Kejriwal accused Zee News of showing the wrong information about his and Anna Hazare‘s relationship. Zee media banned Sonu Nigam after he shared a video that proved Dr. Kumar Vishwas voice about the farmer’s suicide in Aam Aadmi Party had Voice edited By Zee News to humiliated Dr. Kumar Vishwas image in public.[24][25][26]

References

  1. According to Vishwa Deepak, there is a pro-Modi bias at Zee News, and that Zee News « has abetted a riot-like situation. »[15] The misinterpretation was disclosed when the Aam Aadmi Party filed a complaint, alleging that ABVP-students raised « Pakistan Zindabad » slogans. The ABVP admitted that members of their organisation had been present, but shouted « Bharatiya Court Zindabad » and « Indian Army Zindabad, » and filed a counter complaint.[9] The police then declared that « the footage had been tampered with. »[16] In response, Zee News Editor Sudhir Chaudhary said « Our channel only showed what was happening there, whatever we have shown is 100 per cent authentic. How far will you push freedom of speech? »[15]

External links

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Television news in India

Charlie Hebdo : la tuerie financée par un commerce de contrefaçons chinoises ?

L’on se souvient ou pas – moi oui – que les « spams » que je recevais sur Petitcoucou en 2014 et dont je me suis retrouvée subitement totalement inondée avant de fermer définitivement les commentaires de ce blog le 1er novembre 2014 faisaient état pour certains de « Nike pas cher » ou « cheap » ou d’autres articles prétendument de marques vendus de même en ligne et comportaient aussi des caractères chinois.

L’information parue par la suite sur le trafic de fausses Nike venant de Chine de l’un des frères Kouachi avait bien évidemment particulièrement attiré mon attention et je l’avais rapportée sur ce blog, mais peut-être pas suffisamment soulignée au regard de ces harcèlements particuliers dont j’avais été victime en 2014, avec prolongement par envoi de « spams » directement sur mes adresses de messagerie après fermeture des commentaires du blog.

J’y reviens donc aujourd’hui après ces quelques articles consacrés à mon Chinois de Thaïlande qui n’était autre que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, en rappelant qu’un individu disant être musulman, originaire du Sud-Est asiatique, se nommer Thanh et vivre à Belleville, quartier chinois de Paris, avait annoncé le massacre à venir sur Twitter dès le 1er janvier 2015, comme je l’avais rapporté sur ce blog le 5 février 2015.

Venant d’effectuer une brève recherche de fausses Nike chinoises sur Internet, je vous en livre ci-dessous le résultat à la suite d’informations sur le trafic de Saïd Kouachi, puisqu’il s’agissait de lui.

Il en ressort que pour vivre d’un tel commerce, il faut disposer de solides contacts en Chine.

 

http://www.lemondedutabac.com/douanes-sur-la-piste-du-financement-du-terrorisme/

Douanes : sur la piste du financement du terrorisme

 

 

Intéressant cet article du Point de cette semaine nous confirmant le lien entre contrebande et financement du terrorisme.

 

Said Kouachi

 

Il révèle que les Douanes du centre de fret postal de Roissy avaient coincé Saïd Kouachi, il y a deux ans, dans un trafic de fausses Nike venant de Chine. Ce qui avait valu au tueur de Charlie une simple amende.

Et Le Point reprend en indiquant qu’au cours de l’année dernière, la Direction du Renseignement et des Enquêtes douanières avait rouvert le dossier, alertée par la Préfecture de Paris. Laquelle cesse ses écoutes et filatures quand l’aîné des Kouachi part s’installer à Reims. L’affaire revient alors dans la zone de compétence de la DGSI qui, de manière inexplicable, n’active pas son antenne de Reims « et décline la proposition des Douanes de pousser plus loin leur enquête sur le business de Saïd » souligne l’hebdomadaire.

Outre le flair des Douanes, cette affaire nous confirme combien la contrebande est un moyen de financement du terrorisme. Cette fois-ci, il s’agissait de contrefaçon de chaussures. Il y a d’autres cas où c’est le tabac de contrebande qui doit jouer ce rôle (voir Lmdt du 11 janvier).

 

 

L’article du Point est réservé à ses abonnés :

http://www.lepoint.fr/les-douanes-etaient-aux-trousses-de-said-kouachi-04-02-2015-1902318_19.php

Les douanes étaient aux trousses de Saïd Kouachi

 

Poursuivi dans une affaire d’importation de fausses Nike de Chine, l’aîné des frères Kouachi était dans le viseur de la DGSI depuis février 2014.

 

Par et

Modifié le 04/02/2015 à 15:49 – Publié le 04/02/2015 à 15:24 | Le Point

 

Saïd Kouachi, un des terroristes et auteurs de la tuerie contre le journal satirique "Charlie Hebdo", à Paris, le 7 janvier 2015.
Saïd Kouachi, un des terroristes et auteurs de la tuerie contre le journal satirique « Charlie Hebdo », à Paris, le 7 janvier 2015. © Sipa

 

Les frères Kouachi ont-ils financé leurs attentats par le trafic de contrefaçons ? Alors qu’il avait déjà été repéré par les services américains pour s’être rendu à Oman en 2011 et qu’il était surveillé par le renseignement intérieur français, Saïd Kouachi a été pincé il y a deux ans par les douanes de Roissy dans une affaire d’importation frauduleuse. Il faisait venir de fausses Nike de Chine par colis postal. L’infraction s’était soldée par une simple amende. Quelques mois avant les attentats de Charlie Hebdo, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières reprend le d…

Article réservé aux abonnés

 

 

On le retrouve néanmoins à cette adresse :

http://www.pressreader.com/france/le-point/20150205/282634621035823

Les douanes étaient aux trousses de Saïd Kouachi

Charlie Hebdo : la tuerie financée par un commerce de contrefaçons chinoises ? dans Attentats

 

Les frères Koua­chi ont-ils fi­nan­cé leurs at­ten­tats par le tra­fic de contre­fa­çons ? Alors qu’il avait dé­jà été re­pé­ré par les ser­vices amé­ri­cains pour s’être ren­du à Oman en 2011, et qu’il était sur­veillé par le ren­sei­gne­ment in­té­rieur fran­çais, Saïd Koua­chi (pho­to) a été pin­cé il y a deux ans par les douanes de Rois­sy dans une af­faire d’im­por­ta­tion frau­du­leuse. Il fai­sait ve­nir de fausses Nike de Chine par co­lis pos­tal. L’in­frac­tion s’était sol­dée par une simple amende. Quelques mois avant les at­ten­tats de Charlie Heb­do, la Di­rec­tion nationale du ren­sei­gne­ment et des en­quêtes doua­nières re­prend le dos­sier. Elle a été aler­tée par la pré­fec­ture de po­lice de Pa­ris, qui tra­vaille sur l’aî­né des Koua­chi de­puis fé­vrier 2014. Quatre mois plus tard, en juin, les hommes de la Di­rec­tion du ren­sei­gne­ment de la pré­fec­ture de po­lice cessent les écoutes et les fi­la­tures : Saïd Koua­chi, par­ti s’ins­tal­ler à Reims, est dé­sor­mais hors de leur res­sort géo­gra­phique. L’af­faire re­vient dans le gi­ron de la DGSI. De ma­nière in­ex­pli­cable, celle-ci n’ac­tive pas son an­tenne de Reims et dé­cline la pro­po­si­tion des douanes de pous­ser plus loin leur en­quête sur le « business » de Saïd. Ces in­ves­ti­ga­tions au­raient pu abou­tir à des per­qui­si­tions chez lui avant les at­ten­tats…

 

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/02/22/01016-20150222ARTFIG00194-les-terroristes-versent-dans-la-contrefacon.php

Les terroristes versent dans la contrefaçon

 

Des cartons de cigarettes et des sacs de vêtements contrefaits, saisis  par les douanes, à Orly.

La génération Kouachi-Coulibaly se tourne de plus en plus dans la vente de fausses marques, un secteur lucratif et peu risqué. Un nouvel angle d’attaque pour la justice.

Trafic de cigarettes, de médicaments, de parfums, de vêtements et même de pièces détachées automobiles. Pour les nouveaux sicaires de l’islam radical, tout est bon quand il s’agit de financer la cause. La séquence des attentats de Charlie Hebdo, qui a fait 17 morts, les 7, 8 et 9 janvier dernier, vient de le démontrer: il n’y a pas besoin de lever des fonds colossaux pour semer l’effroi au pistolet automatique et à la kalachnikov en France ou ailleurs en Europe. Y compris au Danemark.

Les frères Kouachi, à l’origine de cette nouvelle offensive terroriste, vivaient de trafic de drogue mais aussi et surtout de vente de produits contrefaits, des chaussures Nike notamment. Leur complice Amedy Coulibaly avait, pour sa part, complété le budget «opérationnel» des deux frères par un vulgaire crédit à la consommation souscrit auprès d’un organisme bien connu. Une kalachnikov au marché noir vaut de 1300 à 1500 euros, un lot de 100 cartouches 300 euros, un gilet pare-balles ou un pistolet automatique guère plus.

«Il est loin le temps du mécénat international, où, comme en 1995, un Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, en pleine vague d’attentats, était obligé de faire un voyage en Arabie saoudite pour inviter poliment certains officiels sur place à suspendre leurs dons aux organisations terroristes qui ciblaient alors l’Hexagone!», commente un préfet très au fait des questions de sécurité. Tandis que les chefs de gouvernement se réunissent aujourd’hui pour échafauder des stratégies complexes visant à détecter des mouvements financiers susceptibles d’alimenter le terrorisme, les professionnels de la chasse aux djihadistes de tout poil insistent pour que les États prennent mieux en compte les micro-financements et micro-trafics qui sont devenus le marqueur de tous les attentats de ces dernières années.

«Ce que nous découvrons n’est pas du niveau de Tracfin, bras séculier de Bercy pour la détection des mouvements bancaires suspects au-delà d’un certain seuil. Il suffirait simplement de porter plus d’attention à ces petits délits peu réprimés pénalement, car rarement mis en relation les uns avec les autres, mais financièrement très rentables pour qui prend soin de brouiller un peu les cartes, avec des prête-noms et des complicités claniques ou familiales», assure un ancien commissaire de police reconverti dans le conseil en sécurité privée.

La contrefaçon fait partie de ces secteurs lucratifs et peu risqués qui drainent toute une économie parallèle, où prospèrent désormais les groupes radicaux. En septembre 2013, le sénateur Yung, auteur d’une proposition de loi tendant à renforcer la lutte contre la contrefaçon, rappelait que «le commerce de marchandises contrefaites participe au financement de nombreuses organisations mafieuses et terroristes, qui pratiquent la contrefaçon pour blanchir de l’argent sale».

Impliqué dans le trafic transfrontalier de cigarettes, Mokhtar Belmokhtar, chef d’un groupe terroriste affilié à al-Qaida pour le Maghreb islamique (Aqmi), a tant réussi dans les «affaires», avec la complicité de nomades touaregs, qu’il a hérité du surnom de «Mr Marlboro», par les services algériens. Or sa mise de fonds est assurée notamment par les rançons des enlèvements pratiqués par son organisation.

Mais il n’est nullement nécessaire d’aller si loin pour voir se diversifier ou muter les sources de financement des islamistes. En France, des islamo-braqueurs du réseau Chalabi, des années 1990, se sont en partie reconvertis dans l’écoulement de fausses marques. «Ils se refont une santé en passant ainsi sous les radars des autorités», se désole l’un des anciens piliers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Le 25 mars 2013, une enquête en flagrance a permis de faire tomber, dans l’Aisne, un réseau de vente, via Facebook, de contrefaçons Givenchy, Guerlain et Kenzo. Une société des Mureaux (Yvelines) fournissait les produits. Un nom a intrigué dans ce dossier: celui d’un certain «Walid», cheville ouvrière de ce trafic, condamné en 2007 pour sa participation au groupe islamiste auteur des attentats de Casablanca au Maroc (cinq attentats suicides en mai 2003, qui firent 41 morts et une centaine de blessés).

Plus récemment, à Mulhouse (Haut-Rhin), en mai dernier, la brigade financière a saisi pour 56.000 euros de parfums de contrebande. «L’un des suspects, placé en détention, a refusé de respecter la minute de silence pour les victimes de Charlie Hebdo et ce n’est pas anodin», assure un haut responsable, Place Beauvau.

À l’heure du terrorisme «en libre accès», comme le définit le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, les services de police espèrent une répression plus systématique de ces petits réseaux, «ces signaux faibles» qui n’intéressent pas les juridictions interrégionales spécialisées, dont le regard ne porte que sur les infractions au-delà de 6000 à 7000 euros de préjudice.

Les espoirs sont permis. Récemment, à Rouen, dans une affaire de contrefaçon qui n’aurait d’ordinaire abouti qu’à de faibles condamnations, le tribunal correctionnel a prononcé des sanctions allant jusqu’à deux ans de prison ferme avec mandat d’arrêt. Il n’est pas certain cependant que ce sursaut judiciaire survive à la future loi pénale Taubira qui doit viser toutes les infractions en correctionnelle dès 2017.

 

https://www.franceinter.fr/emissions/service-public/service-public-01-juin-2015

Contrefaçon : l’ère du faux a commencé

lundi 1 juin 2015

 

A dire vrai, le faux est devenu un marché mondial. La contrefaçon se trouve désormais un peu partout, sur la toile, et ailleurs. A qui profite le faux ? Peut on acheter de la contrefaçon sans le savoir ? 
contrefaçon
contrefaçon © cc jean d’hugues /

- Delphine Sarfati-Sobreira , directrice générale de l’UNIFAB, l’Union des Fabricants.

- Bernard Leroy , directeur de l’IRACM, Institut International de Recherche Anti-contrefaçon de médicaments

- Emmanuel Leclère , journaliste à France Inter.

-Didier Douilly , responsable de l’unité de coordination nationale anti contrefaçon, au sein de la direction générale de la gendarmerie nationale.- Reportage d’Emmanuel Leclère : « Quand la contrefaçon finance les réseaux terroristes » C’est le magazine Le Point qui l’avait révélé début février, l’un des frères Kouachi, Said, avait été repéré par les douanes. Il se faisait livrer de fausses baskets Nike par colis postal. C’était il y a deux ans et il n’avait écopé que d’une simple amende… De fausses baskets, que l’on peut revendre ensuite très cher, malgré tout, sur les marchés… C’est un commerce très répandu, y compris sur l’un des marchés les plus connus, celui des puces à Saint-Ouen, près de Paris…On y trouve beaucoup de chaussures de sport. Quelques unes de vraies marques, et beaucoup de fausses.Et celui qui trouve que c’est très cher, au vu de la très mauvaise qualité du produit, c’st Philippe Van Eecout, chasseur de contrefaçon pour plusieurs grandes marques.

Il évoque les liens rarement établis entre contrefaçon et terrorisme…

- Reportage de Raphaëlle Mantoux : « Le musée de la contrefaçon ».

 

http://www.europe1.fr/economie/pour-les-marques-contrefacon-et-terrorisme-ont-des-liens-2658357

Pour les marques, contrefaçon et terrorisme ont des liens

 

08h34, le 28 janvier 2016, modifié à 08h58, le 28 janvier 2016

 

Pour les marques, contrefaçon et terrorisme ont des liens
Un douanier avec dans ses mains un faux sac Chanel. Image d’illustration. @ JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
 

Dans un rapport rendu jeudi au ministre des Finances, l’Unifab demande davantage de contrôles et de sanctions contre le secteur des contrefaçons.

 

« Le lien est avéré entre le financement du terrorisme et la contrefaçon ». Voilà ce qu’affirme l’Union des fabricants pour la protection internationale de la propriété intellectuelle (Unifab) dans un rapport qui va être remis jeudi au ministre des Finances, Michel Sapin, rapporte Le Figaro. Elle réclame par conséquent un renforcement des contrôles et des sanctions de ce commerce illégal.

Les Kouachi et leurs fausses Nike. Dans son rapport intitulé « Contrefaçon et terrorisme », l’Unifab apporte plusieurs preuves de la dangerosité de la contrefaçon, surtout après le choc des attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre. Elle rappelle que les frères Kouachi avaient donné dans la vente de fausses baskets Nike et que des contrefaçons ont été retrouvés à Molenbeek, en Belgique, le fief des terroristes des attentats de Paris. Rien de neuf, estime l’Unifab puisque par le passé, l’IRA, l’ETA et les Farc se sont aussi enrichis dans ce type de commerce, explique le rapport.

Surveiller les sites de vente en ligne. L’Unifab propose donc de renforcer le contrôle et les sanctions, en visant notamment les sites internet de vente en ligne. Elle propose par exemple d’y « interdire l’anonymat des vendeurs » et de les forcer à publier sur leur page d’accueil les jugements dont ils sont l’objet. Les auteurs du rapport déplorent aussi que « l’instance interministérielle de lutte contre la contrefaçon recommandée mi-2014 par la Cour des Comptes » n’ait toujours pas été mise en place.

 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/les-contrefacons-favorisent-elles-le-terrorisme-947168.html

La contrefaçon, source majeure de financement du terrorisme

 

28/01/2016 à 16h05

 

Un rapport, remis à Michel Sapin jeudi, détaille les liens entre les produits contrefaits et les organisations terroristes. Et appelle au renforcement des sanctions pour enrayer les trafics.

 

Combattre le terrorisme en asséchant l’une de ses sources de financement: voilà l’idée développée par l’Union des fabricants pour la protection internationale de la propriété intellectuelle (Unifab), qui a publié jeudi un rapport appelant les pouvoirs publics à lutter plus efficacement contre la contrefaçon.

Remis au ministre des Finances Michel Sapin jeudi 28 janvier, le document s’applique à mettre en exergue les liens entre la contrefaçon et les organisations terroristes, exemples à l’appui.

Point commun entre les frères Kouachi et les Farc

L’Unifab se base en particulier sur les conclusions de la Commission des Nations unies pour la prévention du crime et de la justice pénale, qui identifie le phénomène comme deuxième source de revenus criminels dans le monde. Et affirme que « les réseaux terroristes organisent désormais la fabrication et la distribution de contrefaçons pour alimenter leurs opérations militaires ».

En termes d’exemples concrets, l’organisation rappelle que les frères Kouachi, auteurs de l’attaque contre Charlie Hebdo en janvier 2015, avaient participé à un trafic de fausses Nike. Mais aussi que l’ETA, les Farc ou le Hezbollah ont tous eu un jour recours à la contrefaçon pour se financer.

Car le trafic de marchandises contrefaites « fait désormais clairement partie de ces secteurs très lucratifs et peu risqués, qui drainent toute une économie parallèle où prospèrent nombre de groupes radicaux. De la fabrication à la distribution, toute la chaîne est maîtrisée et il devient difficile de freiner l’expansion de la vente de contrefaçons dans le monde ou elle est traitée comme un délit mineur, alors que ses conséquences sont aujourd’hui majeures », indique le rapport.

Les sites de e-commerce dans le viseur

Les industriels -dont le chiffre d’affaires est évidemment fortement impacté par la contrefaçon de leurs produits- appellent donc les pouvoirs publics à renforcer les sanctions. Et notamment à « conférer le caractère d’infraction pénale au financement du terrorisme, y compris en l’absence de lien avec un ou plusieurs actes terroristes » au commerce de faux.

L’Unifab réclame également un renforcement des contrôles des sites internet susceptibles de vendre des produits contrefaits, et de les contraindre à supprimer l’anonymat des vendeurs. Reste à savoir quelle sera la réaction de l’État qui, lui aussi, est financièrement impacté par le phénomène, notamment en se privant de nombreuses rentrées fiscales.

Par Y.D.

 

 

https://www.bonjourchine.com/threads/recherche-fournisseur-en-basket-nike.68088/

Recherche Fournisseur en basket Nike

Discussion dans ‘Business en Chine : Annonces‘ créé par micksss, 8 Juillet 2011.

  1. micksss
    micksss Membre Bronze
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    Bonjour ,

    Je suis à la recherche d ‘ un fournisseur basé en chine qui serait en mesure de me fournir des baskets Nike Tn ou autre , après je pence que la douane bloque ce type de produits d ‘ après ce que j ‘ai pu lire cependant pouvez – vous me renseigner ?

    Cordialement ,

  2. steven china
    steven china Membre Bronze
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    Bonjour,

    Voici le meilleur fournisseur de Nike, je vous conseilles de passer par eux si vous ne voulez pas vous faire arnaquer et voir vos baskets bloquées en douanes + détruites + PV

    Cordialement,

  3. jabysz
    jabysz Membre Platinum
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    très bonne réponse Steven ! 20/20

  4. micksss
    micksss Membre Bronze
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    D’ accord c ‘ est bien ce que je penser mais je me demander comment des gens arrive tout même à ce fournir en chine ?

  5. Vorkosigan
    Vorkosigan Membre Bronze
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    C’est quoi « des gens » ??? Je veux dire que pour acheter des baskets Nike il faut passer par Nike, il n’y a pas le choix. Peut-etre est-il possible de passer un accord avec Nike pour s’occuper de la distribution en France a partir de la Chine… mais j’en doute.

    Quant a acheter des vraies Nike en Chine… elles sont souvent plus cheres qu’en France… donc non. Des fausses Nike, c’est aun autre sujet, mais l’importation s’averera certainement pleine de surprises :)

  6. micksss
    micksss Membre Bronze
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    Je pence que si les Nike en chine sont moins chères elle sont forcement de contre facon après payer le prix fort pour une paire acheter en magasin ca ne m ‘ intéresse pas et ne ramène aucun bénéfice personnel .

  7. Tapir
    Tapir Demi-dieu

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    Si ce sont des vrais, aucune raison que la douane les bloquent. Si ce sont des fausses, oui bien sur la douane va les bloquer…Maintenant, personne ne va t’aider a acheter des contrefacons. Si tu veux faire des benefices en revendant en France des contrefacons, bon courage et ne te plains pas si tu as des problemes par la suite.

  8. micksss
    micksss Membre Bronze
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    C est pour ca justement que je me renseigne au près de cette communauté pour savoir le pourquoi des choses .

  9. Jaunedoe
    Jaunedoe Membre Platinum
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    allez faites pas les degueulasses, dites lui la verite, c est vrai qu ici on a les iphones5 a 10 euros, mais le 36G seulement, faut pas exagerer quand meme, et sinon les nike requin Tn c’est a 2 euros la demi-paire… sans parler des joggings lacoste made in france on arrive meme a les avoir a 1 euros tombes du camion juste avant que qu ils ne sortent de l usine.. faut juste avoir le nom de l’ami de l’ami du cousin de la femme du frere qui travaille dans l usine, mais la desole le nom ils ne te le donnent que quand tu passes la douane a l’arrivee en chine, en plus ils te font signer un papier comme quoi il ne faut pas le dire aux autres (ceux qui ne sont pas en chine, mais tu t’en doutes, hein?) sinon t’as le visa qui saute…

    alle bonne chance dans ta recherche … sinon tu veux pas des rolex? on a des prix aussi la dessus!

    apres coup t as l’air sympa et un peu perdu je te filerai peut etre un nom quand tu m auras rendu une dissert avec pour sujet « pourquoi Nike se tirerai une balle dans le pieds en vendant des groles deux fois moins chers en chine alors qu il y a 50000000 de cousins/freres… chinois dans le monde » ou sujet alternatif en math « a combien s eleve mon amende si je me fais pecho ma caisse de groles par les douanes volantes »

  10. micksss
    micksss Membre Bronze
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    Comment explique t – on alors les personnes qui arrive à avoir des paires de Tn en France ? y à t – il un vendeur sérieux ici de ce type de produits ?

  11. Ludovico
    Ludovico Dieu créateur
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    Si tu pense passer des copies, alors pense aussi que le vendeur que tu trouveras ne sera pas « sérieux » (enfin, tout dépend de la signification donné au mot « sérieux »). En bref, attends un peu, y’a toujours un tas de branquignols qui va venir te dire, « moi je peux le faire », dans ce cas tu as des nuits blanches en perspective.

  12. Abin
    Abin Membre Actif
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Internet en Chine : des fantasmes de Cyprien Luraghi

« Si vous ouvrez la fenêtre pour aérer, vous devez vous attendre à faire entrer des mouches ».

Le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi a fait sienne cette citation de Deng Xiaoping du début des années 1980 dès lors qu’il a vu la popularisation de l’accès à Internet en France, et en corollaire, le développement des blogs et les premières expériences de journalisme participatif avec l’apparition de sites d’information comme Rue89 et Le Post, menacer son hégémonie – prétendument - littéraire sur cette part du réseau : n’intéressant plus personne, il a déclaré la guerre à toute la toile, mais plus particulièrement aux autorités françaises qui avaient permis aux très nombreux internautes qu’il considère – à tort – comme ses rivaux ou concurrents de noyer ses histoires de caca (« Ma Petite pomme ») dans la masse de leurs propres écrits publics, d’une autre teneur, la plupart du temps sans aucune prétention littéraire quoiqu’à cet égard aussi de bien meilleure qualité que les siens.

Depuis 2008, avec sa bande de « déconnologues », il fait la chasse aux « mouches ».

Son rêve est de redevenir le seul, l’unique à diffuser sa « petite pomme » et celles des autres repeintes comme il l’entend.

Mais selon la doctrine chinoise officielle, aucun de ses blogs n’aurait jamais dû exister et leur auteur devrait depuis longtemps être emprisonné.

 

http://www.marianne.net/Comment-les-dictateurs-chinois-maitrisent-le-Web_a89275.html

Comment les dictateurs chinois maîtrisent le Web

 

Lundi 14 Juillet 2008 à 0:27

Philippe Cohen

 

Le fondateur de Rue89 publie un livre-enquête passionnant sur les tribulations des internautes chinois.

Voici quelques semaines, un site en langue chinoise, animé par des dissidents exilés aux Etats Unis relatait des manifestations contre la corruption de dirigeants locaux qui avaient détourné les approvisionnements et l’argent destinés aux victimes de la catastrophe du Shushuan. Internet est-il ou non une bonne nouvelle pour ceux qui espèrent voir la Chine devenir une démocratie ? Pierre Haski, fondateur du site Rue89 et bon connaisseur de la Chine, où il a été le correspondant de Libération jusqu’en 2006, raconte, dans un petit livre passionnant «Internet et la Chine», l’irruption du Web dans l’Empire du Soleil Levant. Une irruption massive et rapide – entre 2001 et 2007, le nombre d’internautes est passé de 21 à 210 millions – qui donne espoir à l’auteur : et si la démocratie arrivait en Chine par le Web ?

49 blogueurs emprisonnés

Pierre Haski semble persuadé de l’invincibilité du Net à long terme. Mais il est aussi un observateur honnête et scrupuleux d’une réalité qui laisse peu entrevoir ce genre de happy end. Des dizaines de milliers de cyber-policiers chinois contrôlent avec assiduité les textes publiés par quelques cinquante millions de blogueurs. Ceux-ci ont le droit d’écouter des groupes américains ou de parler de feuilletons ou de fringues. Car, dès que l’on s’évade du champ du divertissement, la liberté se paye cher, et Pierre Haski raconte le destin de quelques uns des 49 blogueurs emprionnés pour des écrits contestataires. Internet fonctionne en Chine comme un gigantesque Intranet : autrement dit les passages entre le Web chinois et le reste de la Toile sont peu nombreux et facilement contrôlables. L’auteur a ainsi vu son propre blog – pourtant en français et édité à partir de la France – censuré par les cyberpoliciers. Pierre Haski nous apprend aussi comment nombre de multinationales, et notamment Yahoo !, Google et Microsoft, se croient obligés de collaborer avec les autorités pour « protéger leur business », quitte à faciliter l’arrestation de blogueurs disssidents.

Mais il y a encore plus préoccupant : Haski reconnaît que l’immense majorité des internautes chinois se fichent comme une guigne de la démocratie et de la politique, dont leurs aînés ont, il faut le reconnaître, épuisé toutes les joies durant la sinistre révolution culturelle. Le deal entre les nouvelles classses moyennes et le régime apparait en filigrane dans le livre : nous vous laissons prospérer, laissez nous gouverner. Cette dimension orwélienne de la réalité chinoise est plus inquiétante : l’histoire nous enseigne que l’assentiment du peuple protège mieux les tyrans que les barbelés dont ils peuvent l’entourer.

 

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/03/30/la-chine-envisage-de-bloquer-tous-les-sites-web-etrangers_4892185_4408996.html

La Chine envisage de bloquer tous les sites Web étrangers

 

Le Monde.fr | 30.03.2016 à 09h59 • Mis à jour le 30.03.2016 à 11h46

Une chinoise passe devant  une maison recouverte de posters du président  Xi Jinping à Shanghai le 26 Mars.

 

Le gouvernement chinois a rendu public, ce 28 mars, un ensemble de propositions de nouvelles règles pour le fonctionnement d’Internet dans le pays. Elles prévoient notamment un blocage général de tous les sites Web « étrangers » – les sites qui ne disposent pas d’une adresse « .cn ». Le pays a par ailleurs récemment renforcé ses règles concernant l’attribution de noms de domaine en « .cn », pour l’achat desquels il est désormais obligatoire de fournir une pièce d’identité.

 

Si ces règles, qui n’en sont qu’au stade de propositions et sont ouvertes aux commentaires sur le site du ministère de l’industrie et de la technologie, étaient adoptées, elles contraindraient tous les fournisseurs d’accès à bloquer l’accès à la majeure partie du Web, sous peine d’amende. A l’heure actuelle, la censure chinoise décide individuellement des sites à bloquer – Facebook, par exemple, est inaccessible en Chine, sauf à utiliser des outils de contournement de la censure.

La Chine a adopté à plusieurs reprises des règles draconiennes de contrôle du Web, mais ces dernières n’ont pas toujours été appliquées de manière stricte.

Lire aussi :   En Chine, le gratin du Web oublie la censure

 

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/07/05/32001-20160705ARTFIG00224-la-chine-renforce-le-controle-d-internet-pour-eviter-les-fausses-informations.php

La Chine renforce le contrôle d’Internet pour éviter les «fausses informations»

 

 

Internet en Chine : des fantasmes de Cyprien Luraghi dans Attentats XVMd6dfd3e6-4296-11e6-be92-6642240b8ece
 

L’autorité de régulation d’Internet interdit aux médias d’utiliser les réseaux sociaux comme sources d’information, sauf avec autorisation de l’État.

La Chine redouble d’efforts contre les rumeurs en ligne. Son organe de régulation d’Internet vient d’annoncer que les médias n’auront plus le droit d’utiliser les seuls réseaux sociaux comme sources d’information, comme le relate le South China Morning Post. Cette nouvelle mesure vise à endiguer la propagation de rumeurs et d’informations infondées, qui risqueraient de créer des débordements ou des mouvements de panique. «Il est interdit d’utiliser des rumeurs pour créer de l’information et de faire appel à l’imagination pour altérer la réalité des faits», note l’organisme de régulation.

Cette nouvelle réglementation cherche à responsabiliser les journalistes et les médias chinois, mais sonne aussi comme une invitation à l’autocensure. «Des mesures strictes doivent être prises pour assurer la vérité, l’exhaustivité, l’objectivité et la justice dans les reportages d’actualité», notamment lorsqu’une information est reprise des réseaux sociaux, note l’autorité de régulation. Celui-ci indique dans son rapport que de nombreux sites d’information, dont Sina.com, Tencent.com ou Caijing.com.cn, ont été sanctionnés pour ne pas avoir vérifié leurs sources avant publication de leurs articles. Le rapport établit une liste de fausses informations relayées récemment, comme l’incendie criminel d’un bus à Changsha.

Cette annonce intervient quelques jours après le remplacement du chef de la censure sur Internet, Lu Wei, considéré comme l’une des 100 personnes les plus influentes au monde comme le Time Magazine. En décembre, il avait publiquement admis l’existence d’un vaste appareil de censure d’Internet en Chine. Xi Jinping, président de la République populaire, avait alors estimé que «la censure d’Internet est nécessaire pour sa liberté».

Une information très contrôlée

Officiellement, ces nouvelles mesures visent à endiguer la propagation de rumeurs en ligne. Des billets de blogs constitués de «fausses informations» et dont l’impact est jugé «sérieux» peuvent conduire leur auteur en prison, conformément à des directives en vigueur depuis 2013. Dans les faits, le régime chinois cherche à contrôler ce qui se dit sur lui. À la suite de l’explosion qui avait touché la ville de Tianjin, en août 2015, le gouvernement avait supprimé plusieurs publications sur Weibo, l’équivalent de Twitter de Chine. De nombreux habitants avaient alors dénoncé la mauvaise gestion de la catastrophe par les autorités. Une cinquantaine de sites Internet ont également été fermés «pour avoir semé la panique». Auparavant, en 2011, les autorités avaient interdit aux médias de relayer des informations négatives sur l’accident d’un train à grande vitesse.

Le système de censure d’Internet en Chine, couramment appelé «Grande Muraille informatique», vise à étouffer les manifestations d’hostilité à l’égard du régime. Depuis 2009, Facebook, Twitter et YouTube sont inaccessibles dans le pays. Le site du New York Times est banni depuis 2012 à la suite d’un article relatant la fortune personnelle de Wen Jiabo, le premier ministre d’alors. Seule la zone de libre-échange de Shanghaï autorise l’accès aux sites étrangers depuis 2013. Pour faciliter le contrôle du Web, les autorités s’appuient sur les réseaux sociaux nationaux. Baidu, Weibo, WeChat, Youku Tudou se posent ainsi en concurrents respectifs de Google, Twitter, Facebook et YouTube.

 

http://www.marianne.net/chine-durcit-sa-censure-reseaux-sociaux-100244244.html

La Chine durcit sa censure des réseaux sociaux

 

Jeudi 07 Juillet 2016 à 7:30

 

L’administration chargée de la régulation d’Internet en Chine a fait savoir que les médias ne pourraient plus utiliser, sans l’aval de Pékin, les informations trouvées sur les réseaux sociaux. Une annonce qui s’ajoute aux nombreuses mesures mises en place par l’État chinois pour contrôler les médias, et notamment le web.

 
 dans Corruption

En Chine, les réseaux sociaux ne sont plus des sources légales aux yeux des autorités. – Sipa

 

« La censure d’Internet est nécessaire à sa liberté » (sic). Prononcée lors d’une conférence de presse en décembre 2015, cette phrase du président chinois Xi Jinping est symbolique des nombreux contrôles et restrictions dont est victime le web en Chine. Et ce n’est pas la dernière mesure annoncée par la Cyberspace Administration of China (CAC), l’autorité régulatrice d’Internet là-bas, qui viendra contredire cet état de fait. Les médias chinois ont désormais interdiction, depuis ce lundi 4 juillet, d’utiliser des informations trouvées sur les réseaux sociaux, sans l’autorisation préalable de Pékin.

« Il est interdit d’utiliser des ouï-dires pour créer de l’information ou d’utiliser des conjectures et son imagination pour déformer les faits », a déclaré sans rire l’instance de régulation, rapporte le South China Morning Post. Autrement dit, si un journaliste veut utiliser un témoignage, un chiffre ou n’importe quelle donnée qu’un internaute aurait publiée sur les réseaux sociaux, il lui faudra d’abord demander l’autorisation de l’Etat. En cas de refus de ce dernier, et si le journaliste décide de publier quand même l’information, son média pourra être tout simplement interdit. Rappelons que Facebook, Google ou Youtube sont interdits en Chine depuis 2009.

« Lutte contre la désinformation et les rumeurs »

En plus de cette annonce, la CAC en a profité pour annoncer un durcissement des contrôles des contenus en ligne : « Toutes les branches de l’organe de régulation d’Internet doivent (…) sérieusement enquêter et gérer les fausses informations, et celles qui ne s’avèreraient pas factuelles ». L’administration régulatrice indique que plusieurs portails d’information chinois ont déjà été sanctionnés pour ne pas avoir assez bien, selon elle, vérifié leurs sources. Les auteurs de ces « fausses informations » s’exposent à de lourdes peines : jusqu’à trois ans de prison si celles-ci ont été vues plus de 5.000 fois.

La Chine veut inscrire ces mesures restrictives dans un cadre légalAu gouvernement, on parle sobrement d’une « campagne de lutte contre la désinformation et les rumeurs » mais aussi contre le terrorisme. Des arguments très souvent utilisés par Pékin pour justifier la répression d’internautes gênants aux yeux de l’exécutif. La nouveauté c’est que, comme le relève le site 8e étage, la Chine tente cette fois d’inscrire ces mesures dans un cadre légal, pour leur donner un aspect légitime. A  noter que cette annonce du CAC intervient une semaine à peine après la nomination d’un nouveau chef de la censure, Xu Lin, un fervent supporter du président chinois.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_en_R%C3%A9publique_populaire_de_Chine

Internet en République populaire de Chine

 

Début 2009, la République populaire de Chine comptait non seulement le plus grand nombre de connectés à Internet de tous les pays d’Asie et aussi de tous les pays du monde1.Un des principaux moteurs de recherche en Chine est Baidu, parfois surnommé « le Google chinois ».La principale encyclopédie en ligne est Hudong (plus de 6,4 millions d’articles en juin 2012)2, puis baidu baike (plus de 5,4 million d’articles en octobre 2012)3 et enfin wikipédia en chinois (500 000 articles le 14 juillet 2012).Au 2e trimestre 2014, la Chine reste de loin le premier pays d’origine des cyberattaques, avec 43 % du total4.

Sommaire

Développement

La première connexion à Internet établie sur le sol chinois remonte au 20 septembre 1987[réf. nécessaire].

Depuis, le nombre de connectés à Internet en Chine est en augmentation.

Évolution du nombre de connectés en Chine (en millions)5,6,7
2000
  22,5
2001
  33,7
2002
  59,1
2003
  79,5
2004
  94
2005
  111
2006
  137
2007
  210
2008
  298
2009
  384
2010
  450
2011
  500

En juin 2011, les internautes chinois passaient une moyenne de 18,7 heures en ligne par semaine8.

Pourcentage d’internautes9
Année 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
% 4,60 6,20 7,30 8,52 10,52 16,00 22,60 28,90 34,30 38,30 42,30

 

Censure

 

 

L’Assemblée nationale populaire de la République populaire de Chine a voté des lois sur la censure de l’Internet. Avec ces lois, selon les FAI, le gouvernement a mis en place différents systèmes de censure, détenus par les provinces, des sociétés privées ou des associations. Ce projet a pour nom « Bouclier d’or ». Les régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao ayant leur propre système légal, ces lois ne s’y appliquent pas.

Concrètement, cette censure sans égal dans le monde se vérifie par certains sites totalement inaccessibles, certaines censures temporaires mais le plus souvent facilement contournables : un site anonymiseur permet en effet d’accéder à une majorité des sites bloqués.

Cependant, la censure d’Internet en Chine sur certains sujets ciblés ne saurait minimiser le reste de l’information accessible où la critique du gouvernement chinois existe bel et bien, ainsi que des sources d’informations équivalentes à la France sur le reste du monde.

La coopération active de certains acteurs occidentaux majeurs du Web comme Microsoft Live, Yahoo, Google est critiquée.

En 2009, l’avocat Tang Jingling, est arrêté lors d’une intervention à l’Université de Technologie de Guangzhou, alors qu’il donne un cours sur Twitter et les blocages d’Internet. Il est relâché quelques heures plus tard10.

Notes et références

  1. (en)« Internet Usage in Asia » [archive], sur Internet World Stats (consulté le 20 août 2009)
  2. (en) Jamilla Knowles, « China’s Wikipedia, Hudong Teams With Bing to Improve Search » [archive], The Next Web (consulté le 4 octobre 2012)
  3. (zh) baike.baidu.com [archive]
  4. http://www.stateoftheinternet.com/downloads/pdfs/2014-state-of-the-internet-connectivity-report-2014-q2.pdf [archive]
  5. « Baidu, Un autre Google s’éveille », Express, no 3003,‎ 22 janvier 2009, p. 58
  6. (zh) [PDF] 中国互联网络发展状况统计报告 [archive]
  7. Nil Sanyas, La Chine compte plus de 500 millions d’internautes [archive], pcinpact.com, 11 janvier 2012
  8. (en) Tait Lawton, « 15 Years of Chinese Internet Usage in 13 Pretty Graphs » [archive], East West Connect (consulté le 7 octobre 2011)
  9. (en)ITU – Free statistics [archive]Union internationale des télécommunications
  10. Un avocat interpellé pour avoir parlé de Twitter en public [archive] Reporters sans frontières, 2 décembre 2009

Voir aussi

Bibliographie

  • Séverine Arsène, Internet et politique en Chine : les contours normatifs de la contestation, Karthala, Paris, 2011, 420 p. (ISBN 978-2-8111-0580-8) (texte remanié d’une thèse de Science politique ; compte-rendu en ligne [1])
  • (en) Paul Clark, Youth culture in China: from red guards to netizens, Cambridge University Press, Cambridge ; New York ; Melbourne, etc., 2012, 294 p. (ISBN 978-1-107-60250-2)
  • Han Han, Blogs de Chine (traduit du chinois par Hervé Denès), Gallimard, Paris, 2012, 398 p. (ISBN 978-2-07-013763-3)
  • Pierre Haski, Internet et la Chine, Presses de Sciences Po, Seuil, 2008, 120 p. (ISBN 978-2-02-097131-7)
  • (en) David Kurt Herold et Peter Marolt (dir.), Online society in China: creating, celebrating, and instrumentalising the online carnival, Routledge, London, New York, 2011, 216 p. (ISBN 978-0-415-56539-4)
  • (en) Fengshu Liu, Urban youth in China: modernity, the internet and the self, Routledge, London, New York, 2011, 228 p. (ISBN 978-0-415-87486-1)
  • (en) Guosong Shao, Internet law in China, Chandos publ., Oxford, Cambridge (GB), Philadelphia, etc. ; Woodhead publ., Cambridge (GB), 2012, 293 p.
  • (en) Guobin Yang, The power of the internet in China: citizen activism online, Columbia University Press, New York, 2011, 318 p. (ISBN 978-0-231-14421-6)

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Censure_d%27Internet_en_R%C3%A9publique_populaire_de_Chine

Censure d’Internet en République populaire de Chine

 

Article général Pour des articles plus généraux, voir Censure en République populaire de Chine et Internet en République populaire de Chine.
La censure d’Internet en République populaire de Chine est conduite par le biais de plusieurs lois et réglementations. En accord avec ces lois, plus de soixante réglementations pour Internet ont été menées par le gouvernement de la République populaire de Chine (RPC). Elles sont mises en application par les fournisseurs d’accès à Internet, entreprises et organisations contrôlés par les gouvernements provinciaux1. L’appareil de contrôle d’Internet en Chine est considéré comme le plus étendu et le plus avancé que dans n’importe quel autre pays du monde. Les autorités gouvernementales ne bloquent pas uniquement le contenu de certains sites, mais elles sont capables de surveiller l’accès à Internet de chaque personne.

Amnesty International déclare que la RPC « compte le plus grand nombre de journalistes et de cyber-dissidents emprisonnés dans le monde2. » L’association Reporters sans frontières basée à Paris affirme en 2010 et 2012 que la RPC « est la plus grande prison au monde pour netizens3,4. » Les délits dont ils sont accusés sont la communication avec des groupes étrangers, la signature de pétitions en ligne et l’appel à des réformes et à la fin de la corruption. L’escalade de moyens mis en œuvre par le gouvernement pour neutraliser les opinions critiques en ligne fait suite à d’importantes manifestations anti-pollution et anti-corruption, ainsi que des émeutes ethniques, dont la plupart ont été organisées via des services de messagerie instantanée, des forums de discussion et des textos. En 2013, la taille de la force de police responsable d’Internet en RPC est estimée à 2 millions de personnes5.

Les entreprises chinoises Baidu, Tencent et Alibaba, qui font partie des plus grandes entreprises du domaine dans le monde, profitent du blocage des rivaux internationaux sur le marché chinois, ce qui favorise la compétition domestique6.

Sommaire

Contexte

Le contexte politique et idéologique de la censure d’Internet trouve son origine dans une des citations favorites de Deng Xiaoping au début des années 1980 : « Si vous ouvrez la fenêtre pour aérer, vous devez vous attendre à faire entrer des mouches ». Cette phrase est en relation avec une période de réformes économiques en Chine pour créer une économie de marché socialiste. Remplaçant les idéologies politiques de la Révolution culturelle, les réformes menées par le pays ont pour but de bâtir une économie de marché et d’ouvrir le marché aux investisseurs étrangers. Toutefois, le Parti communiste chinois souhaite protéger ses valeurs et idées politiques de l’influence d’autres idéologies7.

Internet arrive en Chine en 1994, conséquence et outil indispensable à l’économie de marché socialiste. Depuis lors, avec un accès grandissant, Internet est devenu une plateforme de communication commune et un outil important de partage d’informations. En 1998, le Parti communiste chinois craint que le Parti démocratique chinois (PDC) n’alimente ce nouveau et puissant réseau d’information que les élites du parti ne pourraient pas contrôler8. Le PDC est alors immédiatement interdit et de nombreux arrestations et emprisonnements sont effectués9. Cette même année, le « Projet Bouclier doré » est lancé. Sa première partie dure huit ans pour s’achever en 2006. La seconde partie se déroule entre 2006 et 2008.

Le 6 décembre 2002, les 300 personnes responsables du Projet Bouclier doré dans 32 provinces et villes à travers toute la Chine participent à l’inauguration de 4 jours intitulée « Exposition compréhensive du système d’information chinois »10. Au cours de cet évènement de nombreuses solutions occidentales sont achetées en matière de sécurité Internet, surveillance vidéo et reconnaissance faciale. Il est estimé que 30 à 50 000 policiers sont employés dans ce projet gigantesque11.

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Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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