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Déconnologues en délire sur Twitter…

Aller jeter un oeil sur les tweets de Cyprien Luraghi en vaut souvent la peine, mais en ce moment, il n’y a quasiment rien. L’individu doit être trop occupé à comploter et se contente actuellement d’alimenter son compte Twitter en retwittant ce qu’il peut trouver ici ou là pour se faire bien voir de ses soutiens… lesquels menacent de lui faire défaut d’un jour à l’autre… En effet, il n’est vraiment pas à l’abri de mésaventures semblables à celles que connaît depuis quelques temps le prince Andrew – tout comme lui né sous le signe du verseau, prédisposant aux revers de fortune et changements de situation brutaux (voir aussi Ophélie Winter et ses récents déboires).

J’ai donc suivi les recommandations de Twitter me proposant toute une liste de personnes que je pourrais « aimer » au moins autant, parmi lesquelles on reconnaît un certain nombre de « déconnologues », et ai fait avec l’une d’elles une trouvaille intéressante que je vous livre ci-dessous en vous indiquant comme y accéder vous-même :

Cliquer d’abord ici, donc :

https://twitter.com/CyprienLuraghi/with_replies?lang=fr

Puis là :

https://twitter.com/i/related_users/1095988008002695168

Voilà la liste :

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@KoyaoBay
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Et enfin ici :

https://twitter.com/KoyaoBay

 

Ce compte très peu actif dont l’auteur indique être « Différent par Nature » n’a que 5 abonnements et 8 abonnés, ceux-ci – encore des « déconnologues » bien connus pour 5 d’entre eux :

 

@koyaobay

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L’on constate enfin que son auteur, qui s’est inscrit sur Twitter au mois de décembre 2017, au plus tard à la date du 19 décembre 2017, n’a quasiment participé qu’à cette unique discussion du 23 février 2018 :

 

20+
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Tweeter

Conversation

Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle sait nager, cette cruche. #InventeTesProverbes
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Koyao Bay Pavilions
@KoyaoBay
En réponse à

Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle arrive à pied par la Chine.
3:32 PM · 23 févr. 2018·Twitter Web Client
En réponse à

Tant qu’elle n’arrive pas à chier par la Pine, ça va. #GrossierPersonnage
En réponse à

et

Les tweets sponsorisés c’est moyen.

 

 

On y reconnaît naturellement le financier de toute la procédure de Pascal Edouard Cyprien Luraghi contre moi à Paris, à savoir « Rigobert le Rhino », et une date qui interpelle, puisque nous préparions alors l’audience du 5 mars 2018 devant la Cour d’Appel de Paris et que leur avocat avait signifié ses conclusions en date du 19 février 2018, à la veille de la clôture fixée au 20 février 2018 le 7 novembre 2017, date où avait été initialement fixée cette clôture, la Cour ayant alors reçu favorablement une demande de report de sa part – car tout comme en première instance, c’est toujours lui qui demandait des reports en appel…

Le 23 février 2018, toute la bande de « déconnologues » lisait donc – toujours frauduleusement – tous mes échanges de courriers électroniques avec mon avocat en vue de répondre à ces conclusions pour l’audience toute proche du 5 mars 2018.

Alors, c’est qui la cruche ? Moi ? Vraiment ?

Ou le Romain que Cyprien Luraghi disait traiter par « baffothérapie » au mois de décembre 2016 ?

Pour mémoire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/12/31/le-deconnologue-hulk-sest-reveille-trop-tard/

Proverbes à revoir, en tous les cas…

Timothé, 20 mois, mort par la faute d’un médecin : huit ans pour obtenir un procès

L’affaire du chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec fait beaucoup de bruit depuis cet été, et tellement depuis l’annonce lundi qu’après vérifications par les gendarmes chargés de l’enquête, les actes pédophiles rapportés dans ses carnets intimes par le médecin s’avèrent bien réels, que même le site pro-pédophile 20minutes.fr a dû se fendre d’un article à ce sujet :

https://www.20minutes.fr/justice/2653935-20191118-affaire-pedophilie-jonzac-250-victimes-potentielles-evoquees-parquet-rochelle

Pour mémoire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/23/le-site-20minutes-fr-en-symbiose-totale-avec-les-pedocriminels/

Après l’émoi suscité par cette affaire dans le Finistère où le pédophile a exercé et bien fait des victimes, à Quimperlé, notamment sous la direction d’Etienne Morel, ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars et du Centre René Fortin se trouvant dans la même enceinte hospitalière du CHU de Brest, plusieurs médias se sont mis à révéler à leurs publics respectifs d’autres faits graves impliquant des médecins hospitaliers de ce département.

Il s’agit de ces deux affaires concernant l’hôpital de Morlaix, où apparaissent déjà de grosses embûches pour les victimes désireuses de se faire entendre ou de savoir ce qui leur est tombé dessus :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/09/19/a-morlaix-un-medecin-hospitalier-accuse-de-viols-sur-personnes-vulnerables/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/11/07/cas-de-maltraitance-a-lhopital-psychiatrique-de-morlaix/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/11/16/maltraitance-a-lhopital-psychiatrique-de-morlaix-deni-total-de-ladministration/

Cet hôpital pourtant de très funeste réputation était pour la toute première fois publiquement mis en cause.

Et aujourd’hui, Le Télégramme publie l’article suivant, concernant le procès qui a finalement été organisé par le Tribunal de Grande Instance de Brest pour demain, jeudi 21 novembre 2019, à la suite du décès de Timothé par la faute d’un médecin au mois d’octobre 2011 (voir ci-dessous).

Il semblerait qu’un tabou soit en train de tomber à la suite de l’affaire du chirurgien Joël Le Scouarnec, qui apparaît d’ores et déjà comme l’une des plus importantes affaires de pédophilie française et n’en serait encore qu’à ses débuts selon l’avocate de plusieurs victimes (voir ci-dessous) : 250 victimes pour un seul homme, c’est déjà beaucoup, et cette fois-ci la justice ne passera pas outre; de plus, elle pourrait bien dans la foulée ou sous une pression médiatique nouvelle s’intéresser à d’autres cas de médecins fautifs qui jusque-là avaient toujours bénéficié d’une impunité totale.

Une expertise psychologique décrit précisément le chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec comme un être à l’intelligence supérieure et à la personnalité « perverse », « habité par un sentiment d’impunité et de toute-puissance ». « Il ne reconnaît pas l’autre comme un sujet mais comme un objet sur lequel il cherche à avoir une emprise », assène l’expert.

Cette perversion narcissique est malheureusement assez fréquente chez les médecins, surtout en milieu hospitalier, et quasi systématique en psychiatrie.

Elle est très largement entretenue par leur notabilité et l’impunité totale qui en découle encore bien trop souvent.

Il était temps que cela cesse.

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/landerneau/un-proces-huit-ans-apres-le-deces-de-timothe-20-11-2019-12436826.php

Un procès, huit ans après le décès de Timothé

 

Publié le 20 novembre 2019 à 07h00

Yohann et Dominique Roudaut se battent depuis huit ans pour la mémoire de Timothé.
Yohann et Dominique Roudaut se battent depuis huit ans pour la mémoire de Timothé.

 

L’abnégation de Yohann et Dominique Roudaut obtient une première récompense. Huit ans après le décès de leur fils Timothé (20 mois), le tribunal correctionnel de Brest jugera, ce jeudi, le médecin d’astreinte à Ty Yann, la nuit du drame, pour non-assistance à personne en péril.

 

« Timothé n’est pas mort de sa maladie (de Hirschprung, qui paralysait son système digestif, NDLR). Notre fils est décédé des suites d’une septicémie. Par la négligence d’un médecin. Pas par la faute de ses parents qui ont confié leur enfant à Ty Yann. C’est ce que nous espérons entendre jeudi au tribunal correctionnel ».

Cette audience, Yohann et Dominique Roudaut l’attendent depuis huit ans. Depuis le décès de Timothé, 20 mois, en octobre 2011. Huit années à ne pas écouter ceux qui leur conseillaient d’abandonner une procédure visant « à amener un médecin à répondre de sa responsabilité ».

Trois appels téléphoniques

Le couple landernéen n’a pas davantage baissé les bras lorsque, trois ans après le drame, la justice sanctionnait d’un non-lieu leur plainte pour homicide involontaire. Les parents l’ont requalifiée en « non-assistance à personne en péril ».

Cette fois-ci, la Justice a donné suite. Ce jeudi, le tribunal cherchera à savoir pourquoi le médecin pédiatre libérale d’astreinte, cette nuit-là, à la maison de repos pédiatrique Ty Yann (aujourd’hui fondation Ildys), n’a pas estimé indispensable de se déplacer au chevet de l’enfant suite à trois appels.

« Il lui fallait des antibiotiques »

« Le protocole était connu. Nous l’avions communiqué à l’équipe médicale de Ty Yann. Au-delà de 38,2 ° de température, il fallait lui administrer des antibiotiques. Il est monté jusqu’à 40,2 °. Le médecin d’astreinte n’est venu qu’à 9 h, le lendemain. Trop tard ». Timothé s’est éteint en soirée à l’hôpital Morvan.

La triste nouvelle a accablé le formidable réseau de soutien formé à Landerneau pour apporter du réconfort et des ressources financières au couple.

 

Dominique et Yohan avaient médicalement aménagé une pièce de leur maison et appris les techniques de soin pour garder Timothé à domicile et vivre comme n’importe quelle famille.

À lire sur le sujetTimothé. Le combat continue

 

En totale confiance

Cette attention de chaque instant se transformait en lueurs : « Le médecin spécialiste qui suivait Timothé nous avait même confié l’espoir de pouvoir enlever son cathéter un an et demi plus tard ». Le couple landernéen s’était légitimement autorisé à souffler, en confiant Timothé à l’institut Ty Yann pendant quinze jours : « Il y avait déjà séjourné pendant une nuit. Cela s’était très bien passé. Chaque jour, un membre de la famille ou un ami passait le voir. Sauf ce dimanche… Pourquoi ne pas avoir appelé le SAMU ? Ou nous avoir appelé, nous ? Un coup de fil et on déclenchait la prise en charge. Timothé serait encore en vie », restent persuadés ses parents.

Nous avons joint la prévenue et son avocate. Ni l’une ni l’autre n’a souhaité s’exprimer avant l’audience.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/maladie-genetique-timothe-attend-du-soutien-01-09-2010-1034755.php

Maladie génétique. Timothé attend du soutien

 

Publié le 01 septembre 2010
Depuis le 7 août, Timothé vit avec toute la famille. Ses parents ont été formés pour lui prodiguer ses soins. Photo Y. C.
Depuis le 7 août, Timothé vit avec toute la famille. Ses parents ont été formés pour lui prodiguer ses soins. Photo Y. C.

 

Âgé de six mois, Timothé est né à Landerneau(29) avec une paralysie de l’intestin. À la maison, ses parents, Yohann et Dominique, ont tout fait pour rendre possible une hospitalisation à domicile.

 

On l’appelle la maladie de Hirschsprung. Un mot barbare pour désigner un mal qui l’est tout autant. Une graphie impossible comme un signe annonciateur de la souffrance à venir. Branché 14h sur 24 h Pour faire court, on pourrait juste dire que l’intestin de Timothé ne fonctionne pas. Pourtant, si l’on voulait témoigner plus justement de la réalité vécue dans sa chair par ce bébé, il faudrait en dire plus. Dire les cinq mois d’hôpital sur les six d’une existence à peine entamée et pourtant déjà si tourmentée. Prononcer ces termes médicaux comme autant d’interventionschirurgicales subies par Timothé: colectomie (ablation du colon), iléostomie (pose d’un anus artificiel). Parler enfin de ce cathéter directement relié à la veine cave du coeur et qui alimente l’enfant. Un dispositif nécessaire (branché 14h sur 24 h), l’intestin amputé du bébé étant désormais trop court pour assimiler la nourriture ingérée. Timothé est donc atteint d’une maladie génétique rare, dans sa forme la plus grave, indécelable lors des examens prénatals. Elle a été découverte deux jours après sa naissance. Pessimiste, le corps médical prépare alors la famille au pire. Retour du miraculé Mais au bout de cinq mois, l’espoir renaît. Le retour à la maison est envisagé. Inespéré pour notre petit miraculé. Le 7août, c’est le grand jour. Laura, âgée de 10ans, et Melvyn, âgé de 4 ans et demi, accueillent leur petit frère à la maison. De leur côté, les parents se sont formés pour lui prodiguer les soins. La famille a déménagé et Dominique a lâché son boulot. Dans la nouvelle maison, une pièce a été transformée en salle de soins. Épée de Damoclès «Timothé n’est pas sorti d’affaire. Nous avons toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête. À chaque manipulation, on doit veiller à ce qu’il n’y ait pas de microbe et éviter tout risque de septicémie ou d’infection. On n’a pas le droit à l’erreur. Tout est stérile, les gestes sont rigoureux», explique Dominique. Les examens se poursuivent et déjà trois autres interventions chirurgicales sont programmées dans un proche futur. Mais si l’enfant souffre de troubles moteurs et de problèmes à l’oeil droit, c’est qu’il est aussi atteint de la monosomie partielle du chromosome 13. Une deuxième pathologie – peut-être liée à la première- qui laisse des questions en suspens. Dont la plus importante: quelle est l’espérance de vie de Timothé? Sept ans pour grandir Pour mobiliser des soutiens, Dominique et Yohann ont créé «L’association Timothé, 7 ans pour une vie». Sept ans, le temps qu’il faudra à l’intestin du bébé pour grandir suffisamment et assimiler normalement les aliments. Timothé pourra alors peut-être se passer du cathéter. En attendant, le couple, qui déplore l’absence de prise en charge globale de l’hospitalisation à domicile, raconte sa nouvelle vie sur son blog.Pratique Associationtimothe.over-blog.com

 

https://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/landerneau/timothe-le-combat-continue-29-02-2012-1616560.php

Timothé. Le combat continue

 

Publié le 29 février 2012
Le logo de l'association «Timothé et compagnie».
Le logo de l’association «Timothé et compagnie».

 

La douleur reste immense mais les parents du petit Timothé, décédé en octobre, vont faire vivre sa mémoire. «Timothé et compagnie» soutiendra l’hospitalisation à domicile d’enfants souffrant d’un système digestif déficient.

 

Il aurait soufflé sa deuxième bougie le 23 février. Timothé souffrait de la maladie génétique rare de Hirschprung. À peine né, il a dû subir des ablations d’organes et autres interventions chirurgicales destinées à compenser la paralysie de son système digestif. Le suivi médical est éprouvant. Dominique et Yohann Roudaut, ses parents, ont appris les gestes techniques.

Élan de solidarité

Dans la chambre du nourrisson, une table médicale côtoie le lit. Timothé reste chez lui. Dominique cesse son activité professionnelle pour l’accompagner chaque jour de longues heures durant. L’histoire émeut à Landerneau. Une association se crée pour aider les parents à subvenir aux dépenses des soins (150 EUR hebdomadaire de reste à charge, sans parler des allers-retours réguliers entre le domicile landernéen et l’hôpital parisien). Au-delà de l’aspect financier, «Timothé, sept ans pour une vie» engendre un formidable élan de solidarité. Des restaurateurs du centre-ville organisent une tombola à son profit. Le peintre Christian Mazéas fait don d’une oeuvre en guise de premier lot. Toujours pour Timothé, Merzhin remplit le Family lors d’un après-midi festif. On peut encore citer la Corrida, l’an dernier, qui a reversé une partie de sa recette. En octobre dernier, aux obsèques de Timothé, les proches, les amis et une foule d’anonymes apportent fleurs et témoignages de sympathie à ses parents, son grand frère et sa grande soeur. «Timothé a touché beaucoup de gens pendant sa courte vie. C’est pour sa mémoire, déjà, que l’association continue d’exister». Ça lui tient à coeur: Dominique Roudaut reste présidente d’une association rebaptisée «Timothé et compagnie».

Enfant sous nutrition artificielle

Son but? «Venir en aide aux familles dont un enfant souffre de toute maladie impliquant un dysfonctionnement digestif et qui ont fait le choix d’une hospitalisation à domicile. Des enfants sous nutrition artificielle. Comme Timothé». À force de fréquenter les services hospitaliers spécialisés, la famille Roudaut a établi des contacts dans toute la France. L’association ciblera une famille par an: «Mieux vaut concentrer l’aide. Les besoins sont tellement importants pour un seul foyer». Un vide-greniers, le 8 avril, à Saint-Ernel, et un Tim Musique 2 (date à définir) permettront d’engranger des bénéfices. De poursuivre un combat, de continuer la solidarité, de ne pas oublier un petit bonhomme. Contacts associationtimothe@laposte. net associationtimothe.over-blog.com

 

 
http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-effroyable-parcours-de-joel-le-scouarnec-chirurgien-pedophile-aux-plus-de-250-victimes-potentielles-18-11-2019-8196237.php

L’effroyable parcours de Joël Le Scouarnec, chirurgien pédophile aux plus de 250 victimes potentielles

 

Cet ancien chirurgien est soupçonné d’avoir abusé plus de 250 enfants au cours de sa carrière. Un parcours criminel que les enquêteurs retracent à l’aide de ses carnets intimes.

 

 Le médecin de 68 ans est incarcéré à la maison d’arrêt de Saintes.

Le médecin de 68 ans est incarcéré à la maison d’arrêt de Saintes. IP-3/Olivier Marty

 

Par Vincent Gautronneau et Jérémie Pham-Lê

Le 18 novembre 2019 à 21h45, modifié le 19 novembre 2019 à 12h45
Pendant des années, Joël Le Scouarnec s’est astreint au même rituel : consigner par écrit les sévices sexuels qu’il infligeait à ses jeunes patients dans une sorte de journal intime de la monstruosité. Avec un vocabulaire mi-médical mi-enfantin, l’honorable chirurgien de Jonzac (Charente-Maritime) y décrivait comment « il a tripoté le clitoris » de telle petite fille, « léché la chounette (sic) » de telle autre. Le titre de ces deux carnets numériques? « Vulvette » et « Quéquette ». Lorsqu’ils analysent l’ordinateur du sexagénaire, interpellé simplement pour exhibition sexuelle en mai 2017, les enquêteurs n’imaginent pas ouvrir la boîte de Pandore…

Deux ans et demi plus tard, le médecin de 68 ans est incarcéré à la maison d’arrêt de Saintes. Mis en examen, il sera jugé courant 2020 pour des viols et agressions sexuelles commises sur quatre fillettes. Des faits qu’il a avoués partiellement lors de sa première garde à vue. Mais l’exploitation de ses écrits abominables a lancé les gendarmes de la section de recherches de Poitiers sur une enquête d’une dimension inédite. Pas moins de 250 nouvelles victimes potentielles ont été identifiées sur la période 1991-2014. Ce qui ferait potentiellement de Joël Le Scouarnec le plus grand pédophile de l’histoire française.

L’effroyable parcours de Joël Le Scouarnec, chirurgien pédophile aux plus de 250 victimes potentielles
« 184 (victimes) ont souhaité déposer plainte, 181 étaient mineures au moment des faits », a annoncé ce lundi le procureur de La Rochelle, Laurent Zuchowicz. Le magistrat s’est dessaisi au profit du parquet de Lorient au regard du nombre de victimes dans le Morbihan (100) et le Finistère (23). Une partie vivait aussi en Indre-et-Loire à l’époque. Autant de départements où le médecin a exercé entre 1983 et 2008 avant de s’installer à Jonzac.

«La majorité des victimes sont tombées des nues»

« Cela fait froid dans le dos, confie un enquêteur. La majorité des victimes, trop jeunes, n’ont aucun souvenir et sont tombées des nues. D’autres se remémorent des scènes précises. Quelques-unes n’ont pas porté plainte pour tourner la page. »

Trois gendarmes de la SR de Poitiers, aidés de leurs collègues bretons et indrois, ont retrouvé les anciens patients de Le Scouarnec en comparant les noms et dates d’exactions inscrits sur les carnets macabres avec les listings d’admission des hôpitaux. « A.B., 8 ans, 1993 », annote par exemple le chirurgien avant de décrire une masturbation forcée. « Elle ne saura sans doute jamais qu’à l’âge de 12 ans, elle aura été dépucelée au doigt par un homme de 50 ans », écrit-il encore au sujet d’une autre fillette.

Le Scouarnec n’a pas encore été entendu sur ces 250 nouvelles victimes présumées. Lors de sa garde à vue, il avait brièvement admis qu’il était « possible » qu’il ait commis les violences évoquées dans ses journaux intimes, sans toutefois s’en rappeler. Contacté, son avocat Me Thibaut Kurzawa n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade.

«Je me filmais nu avec les perruques de femmes»

Comment ce prédateur en blouse blanche est-il passé inaperçu près de trente ans ? D’autant qu’il avait été condamné en 2005 pour détention d’images pédopornographiques. Seule certitude : c’est sous couvert de pratiquer des opérations bénignes telles que l’appendicite que le chirurgien digestif avait accès à autant d’enfants. Et le pédophile présumé n’aurait sans doute jamais été démasqué s’il n’avait pas été dénoncé par la fille de sa voisine en avril 2017.

Ce jour-là, d’après la déposition de la jeune K., 9 ans, Le Scouarnec se masturbe dans son jardin à Jonzac. Puis exhibe son sexe et ses fesses à la fillette avant de lui baisser sa culotte. L’homme est alors placé en garde à vue. Entre-temps, la fillette révèle aux enquêteurs que le médecin lui a aussi introduit un doigt dans le vagin, ce que semble corroborer une expertise gynécologique. L’homme nie, mais admet en revanche des agressions sur trois autres enfants.

L’affaire prend un tournant inquiétant. Les gendarmes découvrent au domicile du sexagénaire de nombreux contenus pédopornographiques, des godemichés, des perruques et… 20 poupées. Dont l’une avec des chaînes aux poignets. « (Elles servaient) à remplacer une vraie petite fille lors d’un acte sexuel, la masturbation », raconte le médecin lors d’un interrogatoire devant la juge d’instruction. Et d’ajouter : « Je m’étais créé un monde où je cultivais ma solitude […]. Je me filmais nu avec les perruques de femmes. C’est le contexte de cette sexualité peu normale. »

Des poupées dans les bureaux de ses hôpitaux

En auditions, Joël Le Scouarnec livre des confidences sans tabou. Sur cette attirance pour les jeunes enfants qu’il situe entre 1985 et 1986 après une dégradation de ses relations avec son épouse -unique femme de sa vie. Avant l’ère d’Internet, le médecin satisfait ses fantasmes en dessinant des enfants nus. Ou en lisant des textes pédophiles dénichés dans des librairies parisiennes. Quand il ne s’adonne pas à des plaisirs solitaires avec ses poupées, dissimulées dans les bureaux de ses hôpitaux…

Sa rencontre avec sa nièce A.M. la même époque aurait déclenché ses pulsions pédophiles. « Ce qui m’a troublé, c’est qu’elle était très câline. Elle venait sur mes genoux, glisse-t-il au juge. J’ai reporté ma sexualité sur cette petite fille. ». Le médecin jure n’avoir jamais touché ses trois propres enfants avec qui il entretient des relations cordiales, y compris après son incarcération.

D’après le chirurgien, ses premiers attouchements visent des fillettes de son entourage dans les années 1980 : des nièces, des enfants d’amis ou gardés par son épouse… Mais aussi des patients. Reconnaissant uniquement « quatre faits » de ce type à la clinique de Loches (Indre-et-Loire) avant la découverte de ses carnets intimes, Le Scouarnec explique être passé à l’acte quand ses victimes « étaient alitées », faisant passer ses agressions pour « un examen médical ».

Avant de travailler à Jonzac (photo), le chirurgien a exercé à Loches, Vannes, Quimperlé et Lorient./ABACA/Moritz Thibaud

Avant de travailler à Jonzac (photo), le chirurgien a exercé à Loches, Vannes, Quimperlé et Lorient./ABACA/Moritz Thibaud  
 

« Mon attirance sexuelle se dirige plutôt vers les petites de 9-10 ans. C’est plus facile de séduire à cet âge-là. À partir de 12 ans, il y a le chamboulement de la puberté, où les choses sexuelles peuvent faire davantage plus violence. » L’enfant, poursuit-il, l’intimide beaucoup moins que l’adulte, « plus compliqué sur le plan relationnel ». Et selon son interprétation, tant qu’un enfant ne réagit pas, reste « inerte », il ne fait rien de mal… Mais quid des conséquences pour le développement futur ?

«Habité par un sentiment de toute-puissance»

Interrogé sur son manque d’empathie pour les victimes, le chirurgien se dépeint comme « quelqu’un de froid ». De fait, l’expertise psychologique diligentée pendant l’instruction est accablante. Le Scouarnec est décrit comme un être à l’intelligence supérieure et à la personnalité « perverse », « habité par un sentiment d’impunité et de toute-puissance ». « Il ne reconnaît pas l’autre comme un sujet mais comme un objet sur lequel il cherche à avoir une emprise, assène l’expert. Il prend un plaisir évident à détailler (son) parcours. La transgression est-elle même érotisée et il jubile à l’idée d’échapper à la psychiatrie. »

En prison à l’isolement, Joël Le Scouarnec, qui prévoyait d’exercer son métier jusqu’à 68 ans, jure avoir tourné la page de la pédophilie. « Quand je voyais un enfant dans la rue ou à la télévision, avant, la pensée qui me venait était directement : comment il était, il ou elle, quand il est nu. Depuis je ne les regarde plus de la même façon. Ils sont l’innocence. J’ai souillé cette innocence », glisse-t-il lors d’un interrogatoire.

Pour Me Francesca Satta, avocate de plusieurs victimes, le chirurgien digestif n’a pas livré tous ses secrets. « Nous ne sommes qu’au début d’un dossier déjà impressionnant par le volume de plaignants, observe la pénaliste. Et la liste n’est sans doute pas exhaustive, car je suis en contact avec des victimes qui n’apparaissent nulle part pour le moment. »

 

https://www.letelegramme.fr/morbihan/affaire-le-scouarnec-le-parquet-de-la-rochelle-se-dessaisit-au-profit-de-celui-de-lorient-18-11-2019-12435405.php

Ce qui fait de l’affaire Le Scouarnec un dossier judiciaire sans précédent

 

Publié le 18 novembre 2019 à 09h53 Modifié le 18 novembre 2019 à 19h32

Le Dr Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus) et Lorient ainsi qu’à la clinique du Sacré-Coeur à Vannes.

Le Dr Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus) et Lorient ainsi qu’à la clinique du Sacré-Coeur à Vannes. (Le Télégramme)

 

L’affaire Le Scouarnec, du nom d’un chirurgien suspecté de nombreux viols et agressions sexuelles sur de jeunes patients, a pris un nouveau tour. En, effet, le parquet de La Rochelle s’est dessaisi d’un pan entier de l’affaire au profit de celui de Lorient. On s’oriente donc vers deux procès. 123 plaintes ont été déposées en Bretagne.

 

C’est, Laurent Zuchowicz procureur de la République à La Rochelle qui, lundi, a annoncé ce dessaisissement dans un communiqué. « Dans le cadre du dossier d’information judiciaire, clôturé en mars 2019, et qui fera l’objet d’une audience courant 2020 devant la cour d’assises de la Charente-Maritime du 13 au 17 mars (quatre cas de viols et d’agressions sexuelles sur des enfants : une petite voisine, deux nièces et une patiente NDLR), un certain nombre d’éléments n’ont pu être exploités compte tenu des délais contraints de procédure, écrit le procureur. Une enquête préliminaire distincte a dès lors été confiée à la section de recherche de Poitiers, qui a contacté et auditionné des personnes qui apparaissent sur différents supports retrouvés au domicile de M. Le Scouarnec ».

Selon le procureur de la Rochelle, il ressort de ces investigations que 250 potentielles victimes de faits « non prescrits » ont été identifiées. Parmi lesquelles, 209 ont pu être auditionnées, plusieurs d’entre elles faisant état de souvenirs précis. « 184 ont souhaité déposer plainte précise Laurent Zuchowicz, 181 étaient mineures au moment des faits, parmi lesquelles 138 sont actuellement domiciliées sur le ressort de la cour d’appel de Rennes, dont 100 dans le Morbihan et 23 dans le Finistère ». Précisons que la cour d’appel de Rennes s’étend également à la Loire-Atlantique et que Joël Le Scouarnec est intervenu à plusieurs reprises à l’hôpital d’Ancenis (44) ces dernières années. Cet établissement pourrait donc être aussi concerné par les agissements de l’ancien chirurgien.

« Le délai d’enquête s’annonce long »

Compte tenu du résultat de ces investigations, le parquet de la Rochelle s’est dessaisi pour les raisons suivantes : les lieux de commission des faits, les investigations restant à conduire (recueil de dossiers médicaux, auditions de personnels hospitaliers), mais aussi la domiciliation des victimes.

 

En soirée, la procureure de Lorient Laureline Peyrefitte, expliquait dans un communiqué que les investigations « s’attacheront notamment à poursuivre l’identification et l’audition de l’ensemble des personnes victimes des faits portés à la connaissance des autorités judiciaires, et de vérifier leur réalité. Des auditions, notamment du personnel hospitalier et des différents employeurs, des réquisitions et expertises seront ainsi diligentées sous l’égide du parquet de Lorient, avant d’envisager l’ouverture d’une information judiciaire. Compte tenu du nombre de faits et de victimes potentielles recensées, le délai d’enquête s’annonce encore long et l’ouverture d’une information judiciaire n’est pas encore d’actualité ». Ce volet breton de l’affaire est donc au stade de l’enquête préliminaire.

Des moyens supplémentaires demandés

La procureure de Lorient explique, qu’au regard de la tâche qui incombe désormais au parquet de Lorient, elle a demandé des moyens supplémentaires

Les faits concernant la Bretagne devraient donc être jugés dans quelques mois devant la cour d’assises de Vannes. Y compris ceux qui auraient pu être commis à l’hôpital de Quimperlé, ville qui se trouve dans le Finistère.

« C’est une bonne nouvelle commentait hier une jeune Morbihannaise qui a porté plainte. On s’oriente vers un procès qui durera très longtemps. Moralement ça va être très difficile. J’ai l’intention d’assister aux audiences. Je compte sur le soutien de ma famille que je pourrai revoir, tous les soirs, en rentrant chez moi. ».

 

https://www.letelegramme.fr/dossiers/pedophilie-affaire-le-scouarnec/affaire-le-scouarnec-plus-de-250-victimes-potentielles-18-11-2019-12436223.php

Affaire Le Scouarnec. Plus de 250 victimes potentielles

 

Publié le 18 novembre 2019 à 18h05 Modifié le 18 novembre 2019 à 18h27

Le docteur Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus), Lorient et Vannes.
Le docteur Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus), Lorient et Vannes. (Archives Le Télégramme)

 

L’affaire Le Scouarnec, si les faits sont attestés, restera sans nul doute, une des plus importantes affaires de pédophilie en France. En effet, pas moins de 250 victimes ont été identifiées, la plupart en Bretagne.

 

Mai 2017, Joël Le Scouarnec, chirurgien né à Paris en 1950, est mis en examen et placé en détention provisoire à Saintes, dans le cadre d’une affaire de viol et d’agression sexuelle. Faits qui auraient été commis à Jonzac (Charente Maritime) sur sa voisine de 7 ans. Suite au témoignage de la fillette, une perquisition sera menée au domicile du médecin. Les gendarmes trouveront à son domicile plusieurs carnets sur lesquels le praticien, spécialisé dans la chirurgie digestive, aurait noté avec force détails des actes d’agressions sexuelles, d’attouchements et de viols, commis, depuis les années 90, dans le cadre de ses activités de chirurgien dans plusieurs établissements hospitaliers. À Loches, en Indre et Loire, à Jonzac, mais aussi dans les hôpitaux de Lorient et Quimperlé ainsi qu’à la clinique du Sacré-Coeur à Vannes.

 

Les enquêteurs retrouvent sur ces journaux intimes sordides les noms de quelque 200 enfants accompagnés de détails scabreux. Pour son avocat, Me Thibault Kurzawa du barreau de Saintes, il s’agirait de fantasmes. Outre ces carnets, les gendarmes découvrent le même jour nombre d’éléments troublants au domicile du chirurgien : des perruques, des poupées gonflables et des objets sexuels cachés sous le parquet.

Dans les mois qui suivent, munis des carnets du chirurgien, les gendarmes mènent l’enquête, contactant les anciennes victimes présumées de Joël Le Scouarnec. De la Charente Maritime, les investigations se poursuivent en Bretagne où la majorité des délits et crimes imputés à l’ancien chirurgien, semblent avoir été commis.

À lire sur le sujetDes témoignages accablants

 

En août dernier, Sabine (*), une jeune femme qui réside près de Vannes, raconte au Télégramme qu’elle a été convoquée par la gendarmerie, son nom étant inscrit sur un des carnets. « Dès que j’ai vu le visage du médecin sur une photo, j’ai su pourquoi j’étais là. J’avais 11 ans à l’époque, j’avais été hospitalisée pour une péritonite. J’y suis restée dix jours. À plusieurs reprises, j’ai été victime des agissements du docteur Le Scouarnec. Je les qualifie de viols ». Ces témoignages, qui font froid dans le dos, les enquêteurs en recueilleront des dizaines et des dizaines.

À lire sur le sujetDe graves dysfonctionnements

 

Le temps passant, on apprendra que Joël Le Scouarnec, père de trois enfants, avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques par le TGI de Vannes le 17 novembre 2005.

Fin août, le Conseil de l’Ordre des médecins du Morbihan nous confiait qu’il n’avait jamais été informé de cette condamnation. Dans le Finistère – département également concerné, le chirurgien ayant officié à Quimperlé – en revanche, le Conseil avait eu vent de cette condamnation. Le 6 juin 2006, l’Ordre s’était rapproché du greffe du TGI de Vannes pour obtenir une copie du jugement. Cette copie ne lui était parvenue que le 9 novembre 2006, après plusieurs relances. Dans la foulée, le président de l’Ordre en avait informé la DDASS dont dépendaient les médecins hospitaliers. Organisme de tutelle, qui aurait pu suspendre le praticien, oud u moins l’écarter des patients mineurs et qui ne l’a pas fait.

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14 novembre 2019 à 12h58

Affaire du chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec : retour du dossier à Lorient

Il reste à prier pour que Muriel Corre ne fasse pas capoter l’affaire…

Heureusement pour les victimes, elle n’est plus juge d’instruction mais vice-présidente du Tribunal de Grande Instance de Lorient chargée des fonctions de juge des libertés et de la détention, et les gendarmes ont déjà réalisé un gros travail de vérifications.

Cela me rappelle l’affaire du double meurtre du stand de tir, à Brest. Les faits criminels étant dans ce cas d’emblée incontestables, un juge d’instruction de Brest avait été désigné pour instruire l’affaire, lequel avait confié l’enquête d’abord aux gendarmes puis aux policiers.

Les premiers avaient bien travaillé et avancé… jusqu’au jour fatidique où ils avaient mis en garde à vue une amie intime de la criminelle Josette Brenterch de la LCR de Brest… qu’ils avaient dû relâcher fissa après intervention d’un autre ami de la valeureuse militante de l’extrême-gauche brestoise…

Les policiers qui ont par la suite repris l’enquête n’ont pas pu faire mieux et disent que leurs collègues gendarmes étaient passés très près de la bonne piste… devinez laquelle…

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/ex-chirurgien-accuse-de-pedophilie-250-victimes-potentielles-identifiees-184-plaintes-deposees_3708233.html

Ex-chirurgien accusé de pédophilie : 250 victimes potentielles identifiées, 184 plaintes déposées

 

Une majorité de victimes potentielles étant domiciliées en Bretagne, le parquet de la Rochelle se dessaisit de l’affaire au profit du parquet de Lorient.

 

Joël Le Scouarnec a exercé notamment à l\'hôpital de Jonzac en Charente-Maritime, de 2008 à 2017.

Joël Le Scouarnec a exercé notamment à l’hôpital de Jonzac en Charente-Maritime, de 2008 à 2017. (GOBIN MARIE-LAURE / MAXPPP)

 

Deux cent cinquante victimes potentielles de faits non prescrits du Dr Le Scouarnec, ex-chirurgien accusé de viols et d’agressions sexuelles, ont été identifiées, annonce lundi 18 novembre le parquet de la Rochelle. Une enquête préliminaire avait été ouverte début octobre pour identifier de possibles victimes, après la découverte d’un carnet retrouvé au domicile du médecin en 2017. Dans ce carnet, des noms de potentielles victimes étaient consignés et le médecin décrivait des pratiques sexuelles qu’il aurait eues avec elles.

181 victimes potentielles mineures au moment des faits

Sur ces 250 victimes potentielles, 209 ont pu être auditionnées, plusieurs d’entre elles ont « fait état de faits précis ». 184 ont souhaité porter plainte (181 étaient mineures au moment des faits), parmi lesquelles 138 sont actuellement domiciliées sur le ressort de la cour d’appel de Rennes, dont 100 dans le Morbihan.

159 faits de nature criminelle et/ou délictuelles sont répertoriées sur le ressort de la cour d’appel de Rennes, dont 100 dans le Morbihan et 23 dans le Finistère, précise le parquet.

Le parquet de La Rochelle annonce donc se dessaisir au profit du parquet de Lorient, où siège le pôle criminel du Morbihan.

 

Affaire Epstein : une interview désastreuse pour le prince Andrew

Encore un ami de pédophile qui s’enfonce en tentant de se défendre… et celui-là est personnellement mis en cause par une victime présumée…

Pour leur part, mes harceleurs semblent avoir fort bien compris que ce n’est pas leur saison.

En effet, à l’instar de leur Konducator Pascal Edouard Cyprien Luraghi, ces pervers pro-pédophiles jadis si prompts à fondre en meute sur des femmes qui comme moi parlaient de pédophilie pour en dénoncer crimes et auteurs s’abstiennent de tout commentaire public sur cette succession d’affaires qui n’arrangent pas les leurs.

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/11/17/l-interview-calamiteuse-du-prince-andrew-mis-en-cause-dans-l-affaire-epstein_1763931

L’interview calamiteuse du prince Andrew, mis en cause dans l’affaire Epstein

 

Par Sonia Delesalle-Stolper, Correspondante à Londres — 17 novembre 2019 à 18:30
Le prince Andrew, le 2 octobre à l »université Murdoch, à Perth, en Australie. Photo Paul Kane. Getty Images

 

Ni remords ni empathie : interrogé par la BBC, le fils de la reine Elizabeth II s’est ridiculisé en défendant très maladroitement ses relations avec le financier américain, délinquant sexuel notoire décédé cet été en prison.

 

  • L’interview calamiteuse du prince Andrew, mis en cause dans l’affaire Epstein

La reine Elizabeth II avait donné son assentiment du bout des lèvres. Les négociations avaient duré six mois, les conseillers royaux craignaient le pire. Et le pire est arrivé. L’interview d’une heure du prince Andrew par une journaliste de la BBC, diffusée samedi soir, s’est révélée une catastrophe absolue, un désastre en termes de relations publiques. Le deuxième fils et troisième enfant de la reine s’est ridiculisé et discrédité en défendant maladroitement ses relations avec l’Américain Jeffrey Epstein. Ce dernier est mort à 66 ans en prison le 10 août à New York, déjà condamné pour délinquance sexuelle et alors dans l’attente de son procès pour trafic de mineures où il risquait la réclusion à perpétuité. Retrouvé pendu dans sa cellule, les médecins ont conclu à un suicide.

Il y a quinze jours, le conseiller en communication du prince Andrew, 59 ans, avait démissionné, en désaccord avec sa décision d’accorder cette interview qu’il jugeait dangereuse pour la réputation du prince et de la famille royale. Il avait raison. On pourrait rire, se moquer du prince Andrew, railler la succession de ses réponses ahurissantes à des questions pourtant précises. Critiquer son arrogance et ses excuses alambiquées. Ce serait oublier ces dizaines de jeunes femmes, jeunes filles, adolescentes et parfois enfants qui ont été violentées et fait l’objet d’un trafic par Epstein et ses acolytes. Mondain, souriant ou riant aux moments les moins opportuns, le prince Andrew ne semblait préoccupé que par sa situation personnelle. A aucun moment, y compris lorsqu’en fin d’entretien la journaliste Emily Maitlis lui a tendu une perche, il n’a exprimé le moindre remord, donné le moindre signe d’empathie pour les victimes d’Epstein.

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La question était de savoir s’il faisait partie de la clique des abuseurs autour d’Epstein. Virginia Giuffre, alors appelée Roberts, a décrit dans des documents légaux avoir été au cœur d’un trafic comme esclave sexuelle par Epstein et forcée à avoir des relations sexuelles à trois reprises avec le prince Andrew, alors qu’elle avait 17 ans. «Je n’ai aucun souvenir d’avoir rencontré cette lady, absolument aucun», a-t-il affirmé. La photo où il apparaît souriant, collé et enlacé à la jeune fille, pourrait avoir été trafiquée, a-t-il laissé entendre. «C’est bien moi sur le cliché, mais est-ce que c’est ma main sur sa taille…?» Virginia Giuffre a décrit comment le prince transpirait abondamment dans une boîte de nuit où ils avaient passé la soirée en mars 2010. «C’est impossible parce que depuis la guerre des Malouines et une overdose d’adrénaline lorsqu’on m’a tiré dessus, je souffre d’une condition médicale qui m’empêche de transpirer», a expliqué benoîtement le prince. Avant d’ajouter : «Ce n’est que depuis récemment que je transpire à nouveau.»

Luxueuses résidences et jet privé

Dans un autre instant surréaliste, Andrew, un temps surnommé le «prince playboy», a expliqué qu’aucune relation sexuelle avec Virginia Giuffre n’avait pu avoir lieu le 10 mars 2001, comme la jeune femme l’affirme. Ce jour-là, a-t-il expliqué, il avait «emmené sa fille Beatrice à une fête à Pizza Express à Woking». A la question de savoir comment il pouvait se rappeler être allé ce jour précis dans cette chaîne de pizzeria dans cette ville de la banlieue de Londres il y a presque vingt ans, le prince a alors répondu d’un air condescendant : «Simplement parce que c’est une chose inhabituelle pour moi, ce n’est pas vraiment moi.»

Ce qui était plus lui, c’était de séjourner régulièrement dans les très luxueuses résidences de Jeffrey Epstein, à New York, en Floride ou dans les Caraïbes. Ou de voyager dans son jet privé. En 2010, il avait séjourné quatre jours chez lui à New York et avait été photographié en sa compagnie lors d’une balade à Central Park. Jeffrey Epstein sortait de prison après une première condamnation pour délinquance sexuelle. Le prince Andrew a expliqué s’être rendu à New York pour lui signifier la fin de leur relation amicale. «C’était la chose honorable à faire, lui dire en face-à-face.» Pourquoi alors séjourner quatre jours chez lui ? «Parce que c’était pratique.» C’est vrai que New York compte peu d’hôtels.

Lors de ses nombreux séjours dans les résidences d’Epstein, le prince Andrew a affirmé n’avoir jamais rien remarqué d’anormal, notamment pas la présence de très jeunes filles. «Je vis dans une institution, à Buckingham Palace, où vous avez des membres du personnel qui circulent constamment, je ne veux pas apparaître pompeux, mais il y avait beaucoup de monde qui circulait dans la maison de Jeffrey Epstein. Pour moi, c’était du personnel.»

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Dans ce salon sombre de Buckingham Palace, une dernière question a jailli, une dernière chance. «Avez-vous des regrets, des remords, un sentiment de honte ?» lui a demandé Emily Maitlis. «Est-ce que je regrette qu’il se soit clairement conduit de manière inconvenante ? Oui.» «Inconvenante ? Il était un délinquant sexuel!» l’a interrompu, visiblement choquée, la journaliste. «Oui, je suis désolé, je voulais être poli», a répliqué le prince en souriant. Avant de s’enfoncer un peu plus en expliquant «ne pas regretter» son amitié avec Jeffrey Epstein. «Pour la simple raison que les personnes rencontrées et les opportunités ont été très utiles.»

Sonia Delesalle-Stolper Correspondante à Londres

 

Oleg Sokolov, un psychopathe très sympa… comme Cyprien Luraghi et bien d’autres…

 

 

Il se prenait vraiment pour Napoléon quand il en portait le costume, tout comme le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi est devenu pour sa part l’unique Konducator de ces dernières années…

Tous les chemins mènent à Rome, dit-on.

Pour ces deux-là et un bon nombre de leurs copains violemment allumés de la coiffe, ils passent d’abord par Rueil-Malmaison et le Château de Malmaison, dont le conservateur n’est autre que le meilleur ami du second, Alain Pougetoux, celui-là même qui en deux temps trois mouvements, en 2002 et 2003, avait acheté pour lui la maison dont il est alors devenu propriétaire et qu’il occupe toujours aujourd’hui à Puy-l’Evêque, comme il l’a lui-même raconté plusieurs fois sur la toile depuis qu’il y sévit régulièrement, notamment dans un commentaire de 2006 qui se trouve rapporté dans cet article du 3 avril 2016 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/04/03/cyprien-luraghi-a-de-fideles-amis-tres-riches-et-tres-genereux/

Ce n’est pas l’ami de 30 ans du premier qui me contredira, il est lui-même originaire de Rueil-Malmaison et a bien dû y rencontrer assez souvent les Le Pen autant qu’un autre passionné de Napoléon, le très villepiniste… Dominique de Villepin !

Noter par ailleurs qu’à l’instar de tous les pervers que j’ai sur le dos depuis des lustres, Oleg Sokolov a déjà complètement inversé les faits criminels qui lui valent aujourd’hui son placement en détention provisoire en racontant que sa victime, devenant selon lui folle de jalousie, l’aurait attaqué avec un couteau… Il n’aurait fait que se défendre et son avocat parle de plaider la légitime défense… Ben voyons… Pourquoi se gênerait-il quand ça marche si bien au pays de son idole ?

 

https://www.programme-television.org/news-tv/Pierre-Jean-Chalencon-effondre-son-ami-Oleg-Sokolov-accuse-d-avoir-depece-une-etudiante-4650460#xtor=AL-54

Pierre-Jean Chalençon « effondré » : son ami Oleg Sokolov accusé d’avoir dépecé une étudiante

 

12/11/2019 – 21h47

Pierre-Jean Chalennçon a confié sa tristesse et son incompréhension après l’annonce de l’arrestation de son ami de 30 ans.

Oleg Sokolov, un psychopathe très sympa... comme Cyprien Luraghi et bien d'autres... dans AC ! Brest Pierre-Jean-Chalencon-effondre-son-ami-Oleg-Sokolov-accuse-d-avoir-depece-une-etudiante
© France 2

 

Professeur à l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) de Lyon, Oleg Sokolov a été arrêté en état d’ébriété, le 8 novembre dernier aux abords de la rivière Moïka en Russie. Dénoncé par des témoins pour son comportement suspect, l’homme était en train de jeter des sacs à l’eau. A l’intérieur de l’un de ces sacs, les policiers ont fait une macabre découverte : deux bras d’une femme… L’historien a finit par avouer qu’il venait de tuer l’une de ses étudiantes qui partageait aussi sa vie. Une mort survenue après un coup de pistolet automatique. L’homme a ensuite cherché à se débarrasser du corps en le dépeçant…

« Mon ami de 30 ans »

Oleg Solokov qui avait reçu la Légion d’honneur en 2003 des mains du Président Jacques Chirac, est un ami de 30 ans de Pierre-Jean Chalençon. Ce midi, dans la quotidienne de Crimes sur NRJ12, l’acheteur d’Affaire Conclue s’est dit “bouleversé”. “Quand j’ai appris la nouvelle samedi, j’en ai même pleuré parce que j’ai trouvé ça terrible. Ca m’a bouleversé, parce qu’Oleg est une personne très agréable. Jamais je n’aurais imaginé qu’il puisse être capable de faire ça. C’est étonnant », a-t-il déclaré à Jean-Marc Morandini.

« Il était un peu schizophrène »

Pierre-Jean Chalençon raconte : « Il avait des accès de folie de temps à autre quand il était sur les champs de bataille. Il faisait des reconstitutions historiques depuis une vingtaine d’années. Une fois, il avait tellement maltraité un cheval qu’il en est mort. Il lui avait donné des coups. Il avait ce côté slave. Il pouvait être très doux, très délicat. Quand il avait un accès de colère ou d’alcool, il pouvait être assez tempéreux. Mais de là à tuer quelqu’un, c’est absolument invraisemblable”. “Je pense qu’il a ingurgité des masses d’alcool. Peut-être qu’il avait des problèmes de santé depuis quelques temps. Il était un peu schizophrène », a continué Pierre-Jean Chalençon. Il s’est dit prêt à se rendre à son procès « dès qu’(il aura) des nouvelles un peu plus sérieuses”.

Pauline Conseil

 

https://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/L-historien-russe-Oleg-Sokolov-employe-par-l-ecole-de-Marion-Marechal-devant-un-juge-pour-meurtre-1658207

L’historien Oleg Sokolov, employé par l’école de Marion Maréchal, devant un juge pour meurtre

 

Paris Match | Publié le 11/11/2019 à 11h47

 Oleg Sokolov
Auteur de plusieurs livres dont certains traduits en français, Oleg Sokolov a été décoré de la Légion d’Honneur en 2003 et a travaillé comme conseiller sur des films et documentaires sur Napoléon. Il aimait aussi interpréter les rôles de Napoléon ou de ses généraux dans des reconstitutions historiques de grandes batailles du Premier empire. DENIS SINYAKOV / AFP

 

Arrêté, l’historien de 63 ans, a confessé dimanche avoir tué et démembré son ancienne étudiante Anastassia Echtchenko, 24 ans, dont il partageait la vie.

La justice russe doit décider lundi du placement en détention provisoire d’un historien renommé pour le meurtre sordide de sa compagne, suscitant une controverse sur les violences conjugales en Russie et l’impunité de leurs auteurs. Oleg Sokolov, titulaire d’une chaire d’histoire à l’université d’Etat de Saint-Pétersbourg et grand spécialiste de Napoléon, a été sorti en état d’ébriété samedi matin par la police de la rivière Moïka dans l’ancienne capitale impériale avec un sac à dos où se trouvaient deux bras de femme et un pistolet d’alarme. Arrêté, l’historien de 63 ans, a confessé dimanche avoir tué et démembré son ancienne étudiante Anastassia Echtchenko, 24 ans, dont il partageait la vie. Un juge doit décider de son placement ou non en détention provisoire, à l’issue d’une audience prévue pour débuter à 11H00 GMT.

Selon Sergueï Echtchenko, le frère de la victime qui dit avoir parlé à sa soeur peu avant sa mort, « c’est la jalousie » qui est le mobile du crime. « Elle lui a dit aller à l’anniversaire d’un ami étudiant. Il l’a passée à tabac, elle est sortie quant même puis elle est rentrée… », a-t-il raconté au site d’information RBK. Dès lors, des associations voient dans cette affaire une nouvelle illustration du fléau des violences faites aux femmes, alors que la Russie a décriminalisé en 2017, les violences familiales et conjugales dans la majorité des cas. « Il ne faut pas attendre qu’une victime se fasse exécuter, il faut faire de la prévention », s’est insurgée sur Facebook la militante pour les droits des femmes Alena Popova.

Une première plainte

Elle dénonce un système judiciaire « pourri qui protège les hommes violents jusqu’au moment où l’on a un cadavre » et estime que « ce meurtre aurait pu être empêché ». Car, selon le quotidien poopulaire Moskovski Komsomolets et une pétition lancée sur le site Change.org, M. Sokolov avait déjà été mis en cause pour des faits de violences contre au moins une jeune étudiante. La pétition, qui a recueilli 5.300 signatures en quelques jours, dénonce l’inertie de la direction de l’université, l’accusant d’avoir fermé les yeux sur le comportement « monstrueux » du professeur.

Une étudiante, qui avait eu une liaison avec Oleg Sokolov en 2008, avait déposé une plainte à la police à l’époque, affirmant avoir été attachée à une chaise par son amant qui l’aurait frappée au visage et menacée de la marquer au fer rouge parce qu’elle voulait le quitter, selon Moskovski Komsomolets qui publie la plainte. Malgré ces soupçons et d’autres, aucune mesure disciplinaire n’a été prise à l’encontre du professeur, selon les auteurs de la pétition qui ont adressé leur texte au président Vladimir Poutine, un ancien de cette université, et réclamé la démission du doyen et de plusieurs autres responsables universitaires.

« C’est une preuve de l’impunité dont bénéficie (en Russie) les hommes violents », a dénoncé auprès de l’AFP Alena Sadikova, qui dirige le centre Kitej d’assistance psychologique aux femmes. Auteur de plusieurs livres dont certains traduits en français, Oleg Sokolov a été décoré de la Légion d’Honneur en 2003 et a travaillé comme conseiller sur des films et documentaires sur Napoléon. Il aimait aussi interpréter les rôles de Napoléon ou de ses généraux dans des reconstitutions historiques de grandes batailles du Premier empire. Employé également par l’Issep, l’école fondée par l’ancienne députée d’extrême droite Marion Maréchal, il a été limogé immédiatement à l’annonce de son arrestation.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/passe-aux-aveux-l-historien-russe-qui-a-tue-sa-compagne-place-en-detention-et-limoge_2106744.html

Passé aux aveux, l’historien russe qui a tué sa compagne placé en détention et limogé

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 12/11/2019 à 08:53
L'historien russe Oleg Sokolov, habillé en Napoléon, lors d'une reconstitution historique en 2005 en Russie.

L’historien russe Oleg Sokolov, habillé en Napoléon, lors d’une reconstitution historique en 2005 en Russie.afp.com/DENIS SINYAKOV

 

Oleg Sokolov, qui a reconnu avoir tué et dépecé sa compagne, avait déjà été mis en cause pour des faits de violences à l’université de Saint-Pétersbourg.

 

Son crime suscite un débat sur l’impunité des auteurs de violences conjugales en Russie: un historien russe renommé, Oleg Sokolov, qui a avoué avoir tué et démembré une de ses anciennes étudiantes, Anastassia Echtchenko, 24 ans, dont il partageait la vie, a été placé en détention provisoire lundi.

À l’issue d’une audience lundi après-midi devant un tribunal de Saint-Pétersbourg, un juge a placé Oleg Sokolov, titulaire d’une chaire d’histoire à l’université d’État de la ville et grand spécialiste de Napoléon, en détention provisoire jusqu’au 8 janvier.

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La police avait extrait l’éminent professeur de 63 ans, en état d’ébriété, samedi matin de la rivière Moïka, dans l’ancienne capitale impériale, portant un sac à dos où se trouvaient deux bras de femme et un pistolet d’alarme. Depuis, à une poignée de kilomètres, d’autres fragments du corps de la victime ont été retrouvés dans un autre cours d’eau.

Des « remords »

Oleg Sokolov s’est couvert le visage des mains devant le juge pour sangloter avant d’accuser la victime de l’avoir attaqué la première. « Ces derniers temps, elle devenait folle lorsqu’il était question de mes enfants » d’un précédent mariage, a-t-il dit. Selon lui, « elle a attaqué au couteau ». « Je suis en état de choc, j’ai des remords », a-t-il ajouté. Son avocat, Alexandre Potchouev a évoqué la possibilité de plaider la « légitime défense ».

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Sergueï Echtchenko, le frère de la victime, avait affirmé lui que « la jalousie » était à l’origine du crime. « Elle lui a dit qu’elle se rendait à l’anniversaire d’un ami étudiant. Il l’a passée à tabac, elle est sortie quand même puis elle est rentrée… », a-t-il relaté au site d’information RBK.

Des associations voient dans cette affaire une nouvelle illustration du fléau des violences faites aux femmes, alors que la Russie a décriminalisé en 2017 les violences familiales et conjugales dans la majorité des cas.

L’historien démis de ses fonctions

Après l’annonce du placement en détention, l’université de Saint-Pétersbourg a annoncé qu’Oleg Sokolov était « démis de ses fonctions ». Selon le quotidien populaire Moskovski Komsomolets et une pétition lancée sur le site Change.org, Oleg Sokolov avait déjà été mis en cause pour des faits de violences.

Une étudiante, qui avait eu une liaison avec Oleg Sokolov en 2008, avait déposé une plainte, affirmant qu’il l’a attachée à une chaise, frappée au visage et menacée de la marquer au fer rouge parce qu’elle voulait le quitter, selon Moskovski Komsomolets.

Aucune mesure disciplinaire n’avait pourtant été prise, selon les auteurs de la pétition qui ont adressé leur texte au président Vladimir Poutine. Interrogé par la presse, le porte-parole du Kremlin a condamné un « crime effroyable », mais a refusé de lier le meurtre à un débat plus large.

 

Le violeur Patrice Seray a encore perdu une bonne occasion de se taire

Ce monsieur est le conjoint de Francine Cordier, que j’avais citée dans cet article du 4 janvier dernier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/01/04/francine-cordier-sophrologue-et-ufosceptique-criminelle-et-fiere-de-letre/

Patrice Seray y était aussi cité, avec leur complice Jean-Marc Donnadieu.

Personne n’a jamais enregistré aucune plainte ni aucune demande de retrait pour ce texte.

C’est normal : tout ce que j’y ai écrit ne correspond qu’à la réalité et les différentes personnes qui s’y trouvent citées savent parfaitement bien que je ne manque pas d’éléments à produire devant un tribunal pour établir la preuve de la vérité de tous mes propos les concernant.

Or, voilà que Patrice Seray s’est manifesté à mon sujet sur le mur Facebook de son complice Jean-Marc Donnadieu, à la suite d’une publication de ce dernier me concernant, il y a deux jours :

 

  • Jean-marc Donnadieu
    Jean-marc Donnadieu Les résistants parlent aux résistants
    Je répètes;
    Les résistants parlent aux résistantsCeci est un message pour les folles
    Je répètes;
    Ceci est un message pour les follesMais putain comment on s’en branle de ta vie, et on poste ce qu’on veux !
    Je répètes;
    Mais putain comment on s’en branle de ta vie, et on poste ce qu’on veux !

    10 ans que ça dure, j’en ais pleins le cul d’avoir une cinglée que j’ai jamais vus de ma vie sur le dos, elle m’a pris pour cible …

    http://satanistique.blogspot.com/…/comment-jean-marc…

    Comment on se débarrasse de ça ? Parce que là ça va encore être « une menace de mort » …

Comment Jean-Marc Donnadieu continue à me menacer de mort
satanistique.blogspot.com
Comment Jean-Marc Donnadieu continue à me menacer de mort

Comment Jean-Marc Donnadieu continue à me menacer de mort

  • Jean-marc Donnadieu
    Jean-marc Donnadieu Tapez  » donnadieu » dans le moteur de recherche vous apprendrez que je suis un assassin, je commande et obtient des attentats islamistes, je suis un violeur, un pédophile, un violant, des menaces de morts en veux tu en voilà, et la liste est encore longue … Et le tout se passe juste dans la tête de la dame , enfin mademoiselle plutôt …
Aglaé Sidonie

 

 

Concernant Jean-Marc Donnadieu, il n’y a vraiment rien de nouveau, c’est comme d’habitude : nouvelle menace de mort (bien vu, pour une fois… mais comment en serait-il autrement quand le but est bien toujours de me menacer de mort ?), la première des victimes de ses viols continuels de l’intimité de la vie privée, qu’il commet quotidiennement contre tous mes proches et moi-même avec tous ses complices pirates depuis le printemps 2010 au moins, le dérange toujours autant, vu qu’il n’en a toujours pas obtenu la mort.

Et c’est bien lui qui m’a prise pour cible avec eux, et non l’inverse.

Tout comme son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi le 14 mars 2011 à la gendarmerie de Puy-l’Evêque, il l’avait d’ailleurs bien expliqué à la police lors de son interrogatoire du 12 juillet 2011 au Commissariat de Béziers, à la suite de ma première plainte contre eux, il semblait même s’en vanter, en être très fier, retirer une certaine gloire de s’être comporté avec moi à visage découvert à compter d’avril 2010 à peu près comme ses complices « déconnologues » de la bande du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi le faisaient déjà depuis deux ans.

L’un et l’autre avaient alors déclaré aux autorités judiciaires m’avoir abordée les premiers sur des sites publics pour m’y traiter de folle et s’être tout aussi publiquement « moqués » de moi – entendre qu’ils m’ont en fait harcelée, et pas qu’un peu, puisqu’ils traquaient tous mes commentaires anonymes sur la toile, lesquels ne les concernaient absolument pas, pour en exiger partout la suppression ainsi que mon exclusion des différents sites où je pouvais poster, outre qu’ils m’y harcelaient tous ensemble.

Ils n’ont ensuite jamais admis que je puisse rétorquer n’avoir jamais été atteinte d’aucune maladie mentale, ou que je publie moi-même des démentis et droits de réponse à la suite de toutes les autres fables hautement calomnieuses qu’ils publiaient à mon sujet.

Patrice Seray et Francine Cordier, vieux complices « ufosceptiques » de Jean-Marc Donnadieu passant déjà beaucoup de temps à harceler avec lui des ufologues ou autres « croyants » ou « zozos » pour employer leur terminologie, sont arrivés dans cette histoire avec lui, il les a d’emblée associés à tous ses harcèlements à mon encontre, et notamment aux viols quotidiens et multiformes de l’intimité de ma privée, qui leur permettaient à tous d’être renseignés à mon sujet, de connaître mon identité et toutes mes coordonnées, d’appréhender aussi toutes mes relations, et de suivre toutes mes évolutions parfaitement anonymes en divers endroits de la toile.

Ce sont donc bien des violeurs, tout comme leur vieux complice Jean-Marc Donnadieu et toute la bande de « déconnologues » du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Qui plus est, ils ont toujours agi ainsi au profit de proxénètes, violeurs et pédophiles notoires qu’ils entendaient défendre ou protéger contre leurs victimes, cas, par exemple, de l’ancien psychiatre pédophile brestois Serge Rodallec, pour lequel ils me reprochaient d’avoir relayé sur les sites Rue89 et Le Post entre 2008 et 2010, puis sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog, des articles de la presse locale relatant ses différents procès, tous suivis de condamnations pour viols et agressions sexuelles de nature pédophile sur plusieurs de ses jeunes patients handicapés mentaux.

D’où la question parfaitement légitime qui se pose pour chacun d’entre eux : ne seraient-ils pas eux aussi passés à l’acte physiquement avec diverses personnes vulnérables, éventuellement des enfants ?

Comme expliquer autrement tout le soutien et la solidarité de mauvais aloi qu’ils témoignent tous à ces criminels, jusqu’à s’en faire complices de graves infractions à l’encontre de nombreuses personnes qui comme moi les dérangent ?

Voilà la question ouverte, j’aurai des réponses tôt ou tard.

Roman Polanski, défendu bec et ongles par Cyprien Luraghi, une nouvelle fois accusé de viol…

Le 23 août dernier, j’avais rapporté dans l’article suivant des propos de Cyprien Luraghi intervenant au mois d’octobre 2009 dans les commentaires du site Rue89 pour défendre le cinéaste pédophile :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/23/le-site-20minutes-fr-en-symbiose-totale-avec-les-pedocriminels/

Il faut bien dire que j’avais aussi remarqué durant l’été toutes les séries « coquines » ou « érotiques » du site pro-pédophile 20minutes.fr, dont sa rétrospective sur l’année 1969 qui fut l’occasion pour ses auteurs de publier en date du 9 août 2019 une photographie de Roman Polanski avec cette seule légende : « Roman »…

J’avais ainsi bien relevé ce qui m’avait valu la publication calomnieuse d’Hélène Sergent du 28 janvier 2019 : une sympathie certaine pour les adeptes de pratiques sexuelles non « bourgeoises »…

Si Libération reconnaît bien depuis longtemps avoir eu tort de soutenir des pédophiles dans les années 1970 et jusqu’au début des années 1980, d’autres ont encore à effectuer ce travail d’auto-critique.

En attendant, notons que les médias qui, à l’inverse, n’hésitent pas à relayer les témoignages de personnes se disant victimes de viols ou de pédophilie, ne le font pas sans avoir au préalable recueilli suffisamment d’éléments de preuve pour s’assurer que ces témoignages soient tout à fait crédibles.

Cela n’a évidemment rien à voir avec le soi-disant « témoignage » à mon encontre de la fausse victime de cyberharcèlements Pascal Edouard Cyprien Luraghi, publié le 28 janvier dernier par la journaliste pro-pédophile Hélène Sergent sur le site pro-pédophile 20minutes.fr.

Je rappelle qu’en réalité ce sont mes proches et moi-même qui sommes victimes des harcèlements multiformes de ce pervers narcissique et de ses divers complices depuis maintenant plus de onze ans.

 

http://www.leparisien.fr/podcasts/code-source/roman-polanski-le-j-accuse-de-valentine-monnier-11-11-2019-8190936.php

Roman Polanski : le «J’accuse» de Valentine Monnier

 

PODCAST. La photographe dit avoir été violée par le cinéaste à Gstaad, en Suisse, pendant l’hiver 1975. Code source raconte le travail de vérification qui a permis la publication de son témoignage par le Parisien.

 

 « Je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois », nous indique Adèle Haenel, à propos des révélations de Valentine Monnier.
« Je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois », nous indique Adèle Haenel, à propos des révélations de Valentine Monnier. DR

 

Par L’équipe de Code source

Le 11 novembre 2019 à 18h02

Ecoutez Code source, le podcast d’actualité du Parisien

Roman Polanski est accusé de viol pour la première fois par une Française. Vous avez sans doute entendu parler de cette affaire révélée par Le Parisien le vendredi 8 novembre.

L’actrice Adèle Haenel soutient Valentine Monnier et se dit bouleversée par son témoignage. Le cinéaste dément fermement et envisage des suites judiciaires, alors que sort le 13 novembre son film « J’accuse », sur l’affaire Dreyfus, symbole en France de l’antisémitisme et de l’injustice.

La publication de ce témoignage est le résultat d’une longue enquête que raconte, dans cet épisode de Code source, Catherine Balle, journaliste au Parisien depuis 2003.

Un commentaire? Écrivez-nous par courriel à codesource@leparisien.fr ou interpellez-nous sur Twitter (@codesource)

A propos de Code source

Code source est le podcast quotidien d’actualité du Parisien. Des histoires racontées par les journalistes de la rédaction ou par celles et ceux qui les ont vécues directement. Un rendez-vous porté par le présentateur Jules Lavie et la reporter Clawdia Prolongeau, à retrouver du lundi au vendredi à partir de 18 heures sur LeParisien.fr ou sur les principales plateformes d’écoute.

Crédits

Direction de la rédaction : Pierre Chausse – Rédacteur en chef : Jules Lavie – Reporter : Clawdia Prolongeau – Production : Marion Bothorel – Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol – Musiques : François Clos – Identité graphique : Upian.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/une-francaise-accuse-le-realisateur-roman-polanski-de-viol-08-11-2019-8189568.php

La nouvelle affaire Polanski : une Française l’accuse de viol

 

Valentine Monnier assure que le cinéaste l’a violée en 1975. Plusieurs témoins nous confirment son récit. C’est la première Française à accuser ainsi le réalisateur, qui conteste les faits.

 

 Valentine Monnier, 18 ans en 1975, accuse Roman Polanski de l’avoir violée à Gstaad il y a plus de 44 ans.
Valentine Monnier, 18 ans en 1975, accuse Roman Polanski de l’avoir violée à Gstaad il y a plus de 44 ans.  AFP/Thomas Samson et DR

 

Par Catherine Balle

Le 8 novembre 2019 à 19h30, modifié le 9 novembre 2019 à 09h36

Elle s’est tue pendant quarante-quatre ans. Et puis, elle a écrit un texte. Un « cri », dans lequel elle dénonce : « En 1975, j’ai été violée par Roman Polanski. Je n’avais aucun lien avec lui, ni personnel, ni professionnel et le connaissais à peine, décrit Valentine Monnier. Ce fut d’une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad (Suisse). Il me frappa, roua de coups jusqu’à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d’avoir 18 ans. »

Dans ces lignes, cette photographe, qui a été mannequin à New York et a joué dans quelques films, comme « Le Bar du téléphone » ou « Trois hommes et un couffin » explique que c’est la sortie au cinéma du « J’accuse » de Polanski, en salles le 13 novembre, qui lui impose de parler.

VIDÉO. Valentine Monnier, la Française qui accuse Roman Polanski de viol

Mi-septembre, Valentine Monnier nous contacte pour publier son texte. Ses accusations sont graves. Elle n’a jamais déposé plainte et les faits sont prescrits. Depuis 2017, encouragée par le scandale Weinstein, Valentine a raconté son histoire dans des lettres à la police de Los Angeles, à Brigitte Macron, Franck Riester et Marlène Schiappa… Elle a reçu quelques réponses que nous avons pu consulter.Marlène Schiappa lui répond notamment : « Ces faits sont aujourd’hui prescrits pour la justice française, et il m’est impossible d’intervenir dans des procédures judiciaires engagées dans un autre pays. Je souhaite néanmoins témoigner de mon soutien entier à l’égard de votre démarche courageuse. »

« Le viol est une bombe à retardement »

Lorsqu’on la rencontre, cette femme réfléchie et directe sait que son initiative est délicate. Elle nous explique alors les raisons de son long silence. Ou comment, au choc, ont succédé l’instinct de survie, le déni, puis la reprise de conscience. « Le délai de réaction ne vaut pas oubli, le viol est une bombe à retardement, explique-t-elle. La mémoire ne s’efface pas, elle se fait fantôme et vous poursuit, vous altère insidieusement. Le corps finit souvent par relayer ce que l’esprit a relégué, jusqu’à ce que l’âge ou un événement vous remette en face du souvenir traumatique. »

Depuis quelques mois, cet événement a un nom : « J’accuse ». Dans ce film, Polanski met en scène l’une des erreurs judiciaires les plus célèbres de l’histoire française. Et a pu comparer, dans une interview, l’acharnement dont a été victime Dreyfus à celui que lui-même aurait subi… Lui qui est poursuivi par la justice américaine depuis 1977 pour avoir violé une mineure de 13 ans. « Est-ce tenable, sous prétexte d’un film, sous couvert de l’Histoire, d’entendre dire J’accuse par celui qui vous a marquée au fer, alors qu’il vous est interdit, à vous, victime, de l’accuser? », interroge Valentine.

« Attention, vous rappelez quelqu’un à Roman »

Valentine Monnier nous raconte alors ce qui se serait passé ce soir d’hiver 1975. Après avoir obtenu son bac dans un lycée privé parisien, elle profite d’une année sabbatique pour sortir et faire la fête. Cette fille d’industriels alsaciens rencontre une jeune fille qui lui propose d’aller skier en Suisse, avec des amis, chez Roman Polanski. Dont elle sait alors seulement qu’il a réalisé « Rosemary’s Baby » en 1968 et que sa femme, Sharon Tate, a été sauvagement assassinée l’année suivante. Passionnée de ski, Valentine accepte.

Ce chalet, où elle partage sa chambre avec son amie, abrite aussi Gérard Brach, fidèle scénariste du réalisateur, sa femme, le cinéaste bien sûr, et Hercules Bellville, son assistant. Qui, énigmatique, glisse à Valentine : « Attention, vous rappelez quelqu’un à Roman »… Après une première nuit, Valentine part skier avec le cinéaste et certains de ses amis dans une ambiance « bon enfant ». Jusqu’à ce que Polanski, seul sur le télésiège avec elle, lui demande : « Do you want to fuck ? » (NDLR : Est-ce que tu veux b… ?). La jeune femme répond « Non » et la conversation tourne court.

Roman Polanski sur les pistes de Gstaad en janvier 1975. Gamma-Rapho via Getty Images/Bertrand Laforet
Roman Polanski sur les pistes de Gstaad en janvier 1975. Gamma-Rapho via Getty Images/Bertrand Laforet  

Le soir, Valentine dîne dans un restaurant d’altitude avec Roman Polanski, celui-ci lui ayant proposé de participer à une descente aux flambeaux. Une fois en bas de la piste, le réalisateur propose de repasser au chalet, avant de retrouver son groupe d’amis dînant de leur côté dans la station. Valentine rejoint sa chambre, se change. Quand Polanski l’appelle à l’étage. « La vie ne m’avait pas encore formée à me méfier », se souvient-elle. Mais une fois arrivée sur le palier, celui-ci, nu, se jette sur elle, la frappe, lui arrache ses vêtements, tente de lui faire avaler un cachet et la viole.

« J’étais totalement sous le choc, assure Valentine Monnier. Je pesais 50 kg, Polanski était petit, mais musclé et, à 42 ans, dans la force de l’âge : il a pris le dessus en deux minutes ». Valentine se souvient de sa peur de mourir. « Je me suis dit : C’est Roman Polanski, il ne peut prendre le risque que cela se sache, alors il devra me tuer ». Puis, après l’agression, des excuses du réalisateur en pleurs. À qui, terrifiée, elle promet de ne rien dire. Elle se rappelle avoir aperçu, en redescendant, certains occupants du chalet, « comme des ombres silencieuses », et quitté la maison. Valentine a ensuite « trouvé refuge » chez un ami de Polanski.

« Il a pris soin de moi », commente celle qui, depuis 1975, a gardé en mémoire le nom de ce « chevalier blanc ». Sans jamais le revoir, comme elle n’a plus jamais croisé ceux qu’hébergeait alors le réalisateur – à l’exception de Gérard Brach qui, des années plus tard, « s’est présenté à (elle) pour lui exprimer ses remords. »

« Un récit très violent, très effrayant »

Cette nuit à Gstaad, Valentine ne l’a racontée que quelques mois plus tard à sa meilleure amie Isabelle S., puis à celui qui deviendra son petit ami pendant quatre ans. Aujourd’hui, les deux se rappellent très bien de ses confidences. Isabelle rapporte un « récit très violent, très effrayant » et l’ancien fiancé son sentiment d’impuissance face à une Valentine qui « un jour, a craqué et raconté l’histoire en larmes. »

En 1993, elle se confiera aussi à son mari, rencontré un an plus tôt : « Ce drame a refait surface dans notre vie à chaque actualité de Polanski », note ce dernier. Vers 2001, la photographe se livre enfin à son frère, Antoine, « épargné » jusqu’alors : « On vient d’une famille assez catho, bourgeoise, tradi… Dans nos milieux, on ne pouvait pas parler de ça », regrette celui-ci.

Tandis que ses proches nous relatent le récit, inchangé, de Valentine depuis 44 ans, nous cherchons à contacter les invités de Polanski ce soir de 1975. Mais Valentine Monnier a oublié le nom de l’amie parisienne. « Le déni n’a pas encore levé tous les black-out », explique-t-elle. Le scénariste Gérard Brach est mort en 2006, sa femme Elizabeth est introuvable et Hercules Bellville, l’assistant du cinéaste, est décédé en 2009. Il y a un mois, Valentine décide alors de contacter, pour la première fois depuis 1975, le « chevalier blanc » de Gstaad. Elle le localise à l’étranger, lui envoie un e-mail et Charles (le témoin a souhaité qu’on utilise un pseudonyme) répond immédiatement : il se souvient d’elle et est prêt à nous parler.

« Elle m’a dit qu’elle venait d’être brutalement violée »

S’il tient à rester anonyme, Charles, comme nos autres interlocuteurs, signera une attestation et témoignera si l’accusation prenait une tournure judiciaire. « J’ai rencontré Roman Polanski à Gstaad en 1969 ou 1970, nous explique-t-il dans le bureau de son avocat. On est devenus amis, on se fréquentait, on skiait ensemble. J’ai rencontré Valentine Monnier en compagnie de Polanski entre fin janvier et début mars 1975. Après avoir dîné et skié ensemble avec un groupe pendant un ou deux jours, elle m’a appelé et demandé si elle pouvait venir chez moi. Elle avait l’air bouleversée. Quand elle est arrivée dans mon chalet, je crois me souvenir qu’elle avait un bleu sur la joue. Puis, elle m’a dit qu’elle venait d’être brutalement violée par Polanski. »

« J’ai demandé à Valentine si elle voulait aller voir la police, poursuit Charles. Sous le choc, elle ne savait pas quoi faire. Elle était si jeune et d’un caractère très positif, elle essayait donc de laisser cette expérience horrible derrière elle. » Charles a tout de suite « cru » Valentine Monnier : « Je trouvais que c’était une personne honnête et qui allait de l’avant et je n’avais aucune raison de douter de ce qu’elle me disait. »

Encouragée par le témoignage de Charles, Valentine nous livre alors le nom d’une autre connaissance de Polanski qui l’a aidée ce soir-là. Cet homme, dont elle n’a jamais eu de nouvelles depuis non plus, s’appelle John Bentley et avait loué à l’hiver 1975 à Gstaad le chalet en face de celui du réalisateur. Lorsque nous retrouvons sa trace, cet ancien producteur âgé de 79 ans se rappelle bien de Valentine. « Alors qu’elle séjournait chez Roman, elle a traversé la rue un soir pour venir chez moi et m’a dit qu’elle avait eu un problème avec Polanski, raconte-t-il, par téléphone, puis dans une attestation signée. Elle m’a demandé si je pouvais la protéger. Elle voulait être loin de Roman. Elle avait l’air bouleversée. »

John Bentley assure ne pas se rappeler que Valentine lui ait parlé de « viol ». « Sinon, j’aurais fait quelque chose », jure-t-il. Précisant ensuite : « Roman avait des problèmes psychologiques avec les femmes. Beaucoup de filles tournaient autour de lui dans l’espoir d’avoir un rôle… Valentine était une très jolie fille, mais n’était pas de ce genre-là. »

« Je dénonce le crime sachant qu’il ne peut y avoir de châtiment »

Quarante-quatre ans après s’être réfugiée chez John Bentley puis chez Charles, Valentine Monnier a donc décidé de parler. Une fois pour toutes. « Je ne souhaite plus m’exprimer après, insiste-t-elle. Je dénonce le crime sachant qu’il ne peut y avoir de châtiment, pour tenter d’en finir avec les exceptions, l’impunité. » Si son accusation lui semble nécessaire, c’est parce que Polanski est un emblème : « Les personnes publiques font figure d’exemples. En sacralisant des coupables, on empêche d’autres de mesurer la gravité de leurs actes. »

Joint par notre journal, l’avocat du cinéaste Hervé Témime affirme que « Roman Polanski conteste fermement toute accusation de viol ». « A titre personnel, précise le conseil du réalisateur, je ne peux que constater que les faits allégués datent d’il y a quarante-cinq ans. Qu’ils n’ont, pendant toutes ces longues années, jamais été portés à la connaissance de l’autorité judiciaire ou de M. Polanski. Dans de telles conditions, je déplore gravement la parution, à la veille de la sortie du film, de telles accusations. »

 

 

https://www.liberation.fr/checknews/2019/11/12/accusation-de-viol-contre-polanski-la-promotion-du-film-j-accuse-est-elle-suspendue_1762868

Accusation de viol contre Polanski : la promotion du film «J’accuse» est-elle suspendue ?

 

Par Robin Andraca 12 novembre 2019 à 14:24
Roman Polanski, le producteur Alain Goldman, et l’équipe du film lors d’une projection de «J’accuse» à Paris, le 4 novembre. Photo Thomas Samson. AFP

 

Alors que la photographe Valentine Monnier accuse Roman Polanski de l’avoir violée en 1975, la promotion du nouveau film du réalisateur franco-polonais, inspiré de l’affaire Dreyfus, est fortement perturbée.

 

Question posée par Nicolas le 10/11/2019

Bonjour,

Nous avons élargi votre question, qui était à l’origine : «Jean Dujardin a-t-il stoppé la promotion du film « J’accuse » ?»

Vous évoquez les nouvelles accusations de viol à l’encontre du réalisateur Roman Polanski, qui perturbent la promotion de son dernier film, «J’accuse», dont la sortie est prévue demain, 13 novembre, dans les salles françaises.

C’est précisément la sortie de ce film, consacré à l’affaire Dreyfus, qui a poussé la photographe Valentine Monnier à témoigner auprès du Parisien le 8 novembre dernier. «En 1975, j’ai été violée par Roman Polanski. Je n’avais aucun lien avec lui, ni personnel ni professionnel, et le connaissais à peine. […] Ce fut d’une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad [Suisse]. Il me frappa, me roua de coups jusqu’à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d’avoir 18 ans et ma première relation seulement quelques mois auparavant. Je crus mourir», affirme-t-elle au quotidien, qui affirme avoir pu vérifier ce témoignage auprès de plusieurs témoins.

Les faits, aujourd’hui prescrits, se seraient déroulés dans le chalet du cinéaste, en Suisse. Aucune plainte ne fut jamais déposée. Le réalisateur, de son côté, nie et réfléchit à une riposte judiciaire.

La publication de cet article intervenait dans un contexte doublement particulier : outre la sortie du film, le papier du Parisien a été publié quelques jours seulement après une longue enquête de Mediapart, où Adèle Haenel accusait le réalisateur Christophe Ruggia de «comportements sexuels inappropriés entre 2001 et 2004», alors que l’actrice avait entre 12 et 15 ans.

Pas de 20 heures de TF1 pour Dujardin

Depuis les révélations du Parisien, la promotion du film a subi un net coup d’arrêt. Comme l’ont depuis expliqué le Parisien et le Monde, Jean Dujardin a d’abord annulé sa venue, dimanche 10 novembre, au 20 heures de TF1.

France Inter a également annoncé qu’Emmanuelle Seigner, actrice dans le film et épouse de Polanski, s’était «décommandée» de l’émission Boomerang prévue ce mardi. Sur la même antenne, l’émission d’Antoine de Caunes Popopop, enregistrée avec Louis Garrel, autre acteur du film, n’a pas non plus été diffusée lundi 11 novembre, car tournée avant les révélations du Parisien. «La question de cette nouvelle accusation n’était pas posée», a expliqué la directrice de la radio publique, Laurence Bloch, à l’antenne. Ajoutant que France Inter, partenaire du film, continuera d’en faire la promotion, estimant que les «auditeurs sont adultes, et ils feront en conscience ce qu’ils croient devoir faire». Quelle forme, dès lors, prendra cette promotion ? Contactée par CheckNews, Laurence Bloch répond : «Ce que l’on fait toujours lorsqu’il y a des partenariats : la diffusion des messages de recommandation à l’antenne.»

De son côté, France 5 n’a pas non plus diffusé ce lundi l’émission C à vous, enregistrée il y a quelques jours avec Louis Garrel.

Ces annulations en cascade signent-elles la fin de la promotion du film, avant même sa sortie ? Contacté par CheckNews, Dominique Segall, attaché de presse du film, n’a pour l’heure pas répondu à nos sollicitations.

«Dans cette histoire, j’ai retrouvé des moments que j’avais parfois vécus moi-même»

Dans le dossier de presse du film, Polanski faisait lui-même l’analogie entre l’affaire Dreyfus et celles qui le concernent.

C’est son ami, le philosophe Pascal Bruckner, qui l’interroge dans ce document accompagnant la sortie du film. Sa question est la suivante : «En tant que juif chassé pendant la guerre et cinéaste persécuté par les staliniens en Pologne, survivrez-vous au maccarthysme néoféministe actuel qui, tout en vous poursuivant dans le monde entier pour empêcher la projection de vos films, a obtenu votre exclusion de l’Académie des Oscars ?»

Réponse de Polanski : «Travailler, faire des films m’aide énormément. Dans cette histoire, j’ai retrouvé des moments que j’avais parfois vécus moi-même. Je peux voir la même détermination pour nier les faits, et me condamner pour des choses que je n’ai pas faites. La plupart des gens qui me harcèlent ne me connaissent pas, et ne connaissent rien du dossier en question. Mon travail n’est pas thérapeutique. Toutefois, je dois admettre que je suis familier avec un grand nombre de rouages de l’appareil de persécution montré dans le film, et que cela m’a clairement inspiré.»

Depuis 1977, le réalisateur est accusé par la justice américaine d’avoir drogué Samantha Geimer, et de l’avoir violée dans la maison de Jack Nicholson à Los Angeles, pendant que ce dernier était en voyage. Comme le rappelait récemment l’AFP, «il avait alors plaidé coupable de détournement de mineure après avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, âgée de 13 ans. Ce seul chef d’accusation retenu était le résultat d’un accord à l’amiable avec le juge, après que Polanski eut été inculpé initialement de chefs d’accusation plus graves, notamment viol d’une mineure sous l’emprise de stupéfiants. Condamné à 90 jours de prison, il avait été libéré après 42 jours. Mais le juge avait ensuite estimé la sentence insuffisante. Polanski avait choisi de s’envoler pour la France. Il est depuis sous le coup d’un mandat d’arrêt.»

Ces dernières années, plusieurs femmes, toutes mineures au moment des faits évoqués, ont également accusé Polanski de viol. En 2010, en plein festival de Cannes, l’actrice britannique Charlotte Lewis avait accusé le réalisateur d’avoir «abusé [d’elle] sexuellement» à 16 ans lors d’un casting en 1983. Une deuxième femme, identifiée comme «Robin», l’a accusé en août 2017 d’agression sexuelle lorsqu’elle avait 16 ans, en 1973. En septembre 2017, Renate Langer, ancienne actrice, avait déposé plainte, affirmant avoir été agressée en 1972 à Gstaad alors qu’elle avait 15 ans. La plainte a été refusée par la justice suisse, au motif que les faits étaient prescrits. Roman Polanski a toujours nié ces accusations.

Cordialement

Robin Andraca

 

https://www.liberation.fr/checknews/2017/09/24/liberation-a-t-il-soutenu-la-pedophilie-en-1974_1652441

Libération a-t-il soutenu la pédophilie en 1974 ?

 

24 septembre 2017 à 07:37

 

Question posée par le 23/09/2017

Bonjour,

Si on doit répondre par oui ou par non à cette question, il faut répondre oui. Pas seulement en 1974, mais jusqu’au tout début des années 80. En guise de réponse plus détaillée, voici un article écrit dans Libé, par un journaliste de Libé, en 2001. Sorj Chalandon y revient sur la manière dont libé a traité de la question de la pédophilie, ne réfutant rien du passé, et tentant de l’expliquer.

Cordialement

C.Mt

Voici de qu’écrivait Sorj Chalandon :

Dimanche, dans son éditorial, Jean-Claude Guillebaud, journaliste à Sud-Ouest (et au Nouvel Observateur), écrivait à propos des années 70 et de la pédophilie: «Des crétins dans le vent allaient jusqu’à vanter la permissivité en ce domaine, sans que cela ne suscite beaucoup de protestations. Je pense à ces écrivains qui exaltaient dans les colonnes de Libération ce qu’ils appelaient « l’aventure pédophile ».»

«Je faisais un cunnilingus à une amie. Sa fille, âgée de cinq ans, paraissait dormir dans son petit lit mitoyen. Quand j’ai eu fini, la petite s’est placée sur le dos en écartant les cuisses et, très sérieusement, me dit « à mon tour, maintenant ». Elle était adorable. Nos rapports se sont poursuivis pendant trois ans.» C’est un homme qui parle. Il s’appelle Benoît. Son interview, titrée «câlins enfantins», est précédée d’une phrase du journaliste: «Quand Benoît parle des enfants, ses yeux sombres de pâtre grec s’embrasent de tendresse.» C’est terrible, illisible, glaçant. Et publié dans Libération le 20 juin 1981.

Une autre fois, en 1979, défendant à pleines brassées de mots et de pages un moniteur d’éducation physique condamné pour détournement de mineur, Libé titre «baudruche» une affaire qu’il estime se dégonfler. Des journaux avaient mis en scène des accusations de «prostitution enfantine», de «traites d’enfants». Tout cela était faux. Ce qui était vrai, en revanche, c’est que cet homme mêlait des enfants à ses saloperies d’adulte. Le journaliste de Libération interroge le juge d’instruction chargé de l’enquête. «Cet homme était-il violent avec les enfants?» «Non, répond le juge, mais il les faisait pisser et chier dans les partouzes.» «Mais y a-t-il proxénétisme?», continue le journaliste. «Non, mais il leur faisait faire des horreurs, jouer avec leurs excréments, ils en mangeaient.» Presque victorieusement, l’article estime avoir démonté la machination parce qu’aucune violence n’avait été exercée sur les enfants. Voilà. Alors «lâchez-nous les baskets», grondait l’article juste à côté, pour lequel cette «baudruche dégonflée» n’est rien de plus que l’expression d’«une campagne d’ordre moral».

Laboratoire. L’ordre moral. Voilà l’ennemi. Et Libération de cette époque n’est rien d’autre que l’écho particulier du vertige commun. Nous sommes à la fin des années 70. Les traces du mai des barricades traînent sur les murs et dans les têtes. «Interdit d’interdire», «contestons toute forme d’autorité». C’est plus qu’une période, c’est un laboratoire. Accoucheur d’espoirs, de rêves, de combats insensés. Et de mons tres. A Libération comme ailleurs, l’affrontement fait rage sur tout. Une page de courrier pédophile déclenche la polémique. Mais est néanmoins publiée. Il y a panique à revêtir les oripeaux du censeur. Mais dans les locaux, des coups sont échangés. Des coups encore, lorsqu’un chroniqueur de la nuit arbore une croix de fer allemande au comité de rédaction. Celui qui frappe est conspué par de nombreux présents. L’interdiction, n’importe laquelle, est ressentie comme appartenant au vieux monde, à celui des aigris, des oppresseurs, des milices patronales, des policiers matraqueurs, des corrompus. La pensée est en confusion. La violence politique est un autre moyen de la politique. On a raison de séquestrer les patrons, on a raison de traquer les possédants, on a raison de se révolter et de jouir sans entrave. On a raison de soutenir les prisonniers, les homosexuels, les fous, les drogués. Les femmes se révoltent, et les hommes cherchent une nouvelle place. Dans ce tumulte, ce retournement des sens, cet ancrage de repères nouveaux, dans cette nouvelle préhension de la morale et du droit, cette fragilité et cette urgence, tout ce qui se dresse sur le chemin de toutes les libertés est à abattre.

A Libération même, soucieux de traquer en chaque mot l’ordre établi, la déviance libérale ou gauchiste, des journalistes ont pour tâche de contester tout établissement d’une ligne figée. C’est la fièvre. Un homme en jupe, inconnu, ivre, couvert de pisse et de morve, hurlant et pleurant s’invite au comité de rédaction pour dénoncer le reste du monde. Il n’est pas mis à la porte. Les journalistes l’écoutent jusqu’à ce qu’il parte. Il ne faut mépriser personne, entendre toute minorité. Respecter le droit à la différence. La pédophilie, qui ne dit pas son nom, est un simple élément de cette tourmente. Sauf pour ceux qui la revendiquent comme un acte «d’éducation militante», elle ne vient que rarement sur le devant de la scène. Le mot est terrible aujourd’hui. Mais elle n’est pas le problème d’alors. D’elle-même, et seulement, elle s’inscrit dans un bouillonnement chaviré, où chacun puise ce qu’il croit salvateur. C’est ainsi, c’est hier. C’est comme ça.

Pétitions. En janvier 1977, trois hommes comparaissent devant la cour d’assises de Versailles pour «attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de 15 ans». Leurs trois années de détention préventive déclenchent une pétition relayée par Libération. Le texte ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Une fois encore, il affirme que les enfants n’ont subi «aucune violence», qu’ils étaient «consentants». «Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?», demande la pétition. Le texte estime qu’il n’y a pas «crime» et que «trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit». Qui signe? Aragon, Bernard Kouchner, André Glucksmann, François Chatelet, Jack Lang et bien d’autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin. Un peu plus tard, une lettre ouverte à la commission de révision du code pénal exigeait que soient «abrogés ou profondément modifiés» les articles de loi concernant «le détournement de mineur», dans le sens «d’une reconnaissance du droit de l’enfant et de l’adolescent à entretenir des relations avec les personnes de son choix». Qui signe? Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet, Françoise Dolto, Jacques Derrida. Interrogé aujourd’hui, Philippe Sollers, signataire lui aussi de cette supplique, ne se souvient pas. Mais il a une formidable phrase de ce temps: «Il y avait tellement de pétitions. On signait presque automatiquement.»

Du plaisir à la souffrance. Sollers exagère à peine. En cette époque de violence extrême, sociale, politique, humaine, certains ont publié des textes, signé des manifestes, sont descendus dans la rue même, pour sou tenir des actes que parfois ils n’approuvaient pas. D’autres, comme ces pétitionnaires qui demandent la modification de la loi, associent sans malice, sans calcul, sans démagogie le texte protégeant les mineurs aux textes ­ tout juste abrogés ­ réprimant «l’adultère, l’interruption de grossesse et les pratiques anticonceptionnelles». Coucher avec un enfant? Une liberté comme les autres. Sous toutes les plumes, toujours, d’articles en tracts et de prises de parole en tribunes libres, les mêmes mots reviennent : «l’évolution de notre société». «Il faut changer la vie», écrit en 1979 dans Libération, un pédophile emprisonné. «Nos lois sur la sexualité des mineurs ne sont plus en adéquation avec cette époque», écrivent d’autres pétitionnaires. Ils estiment que l’on doit aborder autrement tout le système éducatif. Que nier sa sexualité à l’enfant, c’est nier qu’il est un être à part entière. Et que la société leur donnera bientôt raison. Ils ont eu tort.

«Elle gazouille quand elle éprouve du plaisir», écrit encore Benoît le malade, racontant la petite fille de cinq ans. Et il aura fallu du temps, tout ce temps, pour que le gazouillement ou le silence des enfants souillés se transforment en mots. Puis en colère. En accusation, enfin. Et que les voix d’adultes prétendant que l’enfant trouve du plaisir à ces jeux soient recouvertes par les voix d’enfants qui disent que tout cela n’est que souffrance.

 

Comment Jean-Marc Donnadieu continue à me menacer de mort

Ceux qui nous suivent ou nous lisent assidûment l’un et l’autre savent depuis longtemps que l’escroc et psychopathe Jean-Marc Donnadieu de Béziers dit être un chat depuis déjà un bon bout de temps et publie régulièrement sur son mur Facebook des images de chats tuant des oiseaux. C’est toujours la même promesse qu’il adresse au petit coucou que je suis : il menace de me tuer.

Ses menaces de mort récurrentes à mon encontre ont commencé avec le début de tous ses harcèlements à mon encontre, en 2010, et n’ont jusqu’à ce jour jamais cessé.

Elles ont toutefois évolué dans leur forme.

Durant les premières années, elles étaient très explicites et directes, il les postait en tous les endroits de la toile où il s’exprimait quotidiennement à mon sujet, notamment les blogs de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi et le mien, où j’étais aussi abondamment menacée de mort par ses complices « déconnologues ».

Mais j’ai porté plainte à raison de toutes ces menaces de mort.

Aussi, aujourd’hui, elles apparaissent nettement moins directes et quelque peu déguisées ou voilées. Pas trop, toutefois, juste assez pour que je comprenne bien la menace qui m’est encore adressée sans que celle-ci ne soit très limpide dans son expression pour des tiers qui n’en connaissent pas le contexte.

Cela donne notamment ces images de chats tuant des oiseaux que Jean-Marc Donnadieu, pourquoi pas, pourrait s’amuser à poster sur son mur Facebook sans aucunement penser que je vais les voir et les interpréter comme des menaces de mort à mon encontre.

C’est d’ailleurs ce qu’il soutient sans vergogne en me traitant de « folle paranoïaque » auprès de tiers peu au fait de tous ses petits jeux malsains dès que j’évoque ces menaces.

Et tout de suite après, pour le cas où je cesserais d’interpréter comme telles ces menaces de mort à peine voilées qu’il m’adresse assez souvent, il prend bien soin de me rappeler qu’effectivement elles en sont et ne sont bien produites qu’à mon intention… par exemple, comme le 7 octobre dernier, en en postant le même rappel presque simultanément sur son mur Facebook et sur mon blog Satanistique :

 

- sur Satanistique, donc, en commentaire sur cet article :

 

http://satanistique.blogspot.com/2019/10/jean-jacques-urvoas-condamne-pour.html?showComment=1570470566410#c8119372997084911481

1 commentaire:

Comment Jean-Marc Donnadieu continue à me menacer de mort dans AC ! Brest blank

http://zupimages.net/viewer.php?id=19/41/oxkb.jpg

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Adresse où se trouve l’image suivante :

oxkb dans Attentats

 

- et sur son mur Facebook :

 

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Voilà, le message est parfaitement clair : le chat guette l’oiseau et ne le ratera pas, comme me l’a déjà signifié son auteur au moins 36 000 fois et de multiples manières.

Il y a de même son horoscope « balance » du lundi, toujours rédigé à mon intention par son auteur du Gorafi, à l’évidence un complice de longue date des deux débiles mentaux et néanmoins psychopathes extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque et Jean-Marc Donnadieu de Béziers, afin que ce dernier puisse le republier sur son mur Facebook, où je vais le lire et pouvoir comprendre tous les sous-entendus et menaces qu’il contient encore à mon encontre…

Et depuis quelques mois s’y ajoutent encore les menaces liées au procès qu’il fait par personne interposée, toujours avec son avocat Philippe Desruelles de Béziers, à un ufologue qui d’après lui serait mon complice : Jean-Marc Donnadieu joue au billard, il utilise un individu sans-le-sou et sans aucun scrupule ayant pour énorme avantage de bénéficier de l’aide juridictionnelle totale afin d’atteindre d’abord cet ufologue, puis moi par voie de conséquence, à peu près comme à compter de l’année 2010, alors qu’au RSA il pouvait encore bénéficier de l’aide juridictionnelle totale, ses amis « déconnologues » l’ont lui-même utilisé pour atteindre d’abord mon hébergeur de blog OverBlog, puis moi par voie de conséquence, et avec moi toutes celles de leurs autres victimes qui me soutenaient contre eux…

Voilà donc ce que cela donne pour la suite du mois passé où, notamment, l’on reconnaîtra en Gaspard, fils de prof et enfant de CE2 censé me battre aux échecs, l’un des fils de Philippe Dulauroy, dit « Dulconte », ancien informaticien devenu professeur en Argentine et « déconnologue » de la première heure ayant choisi de prénommer son fils aîné comme celui de son Konducator bien-aimé Pascal Edouard Cyprien Luraghi, et dans le « gendarme nucléaire tunisien » censé se faire exploser par le jugement attendu le mois prochain, l’ufologue que le délirant Jean-Marc Donnadieu accuse d’être mon complice ou de me manipuler, la vidéo qu’il a postée le 29 octobre dernier étant par ailleurs une menace de mort directe et très explicite émanant selon la présentation qu’il en fait d’un Chat(loween), donc toujours lui-même contre l’oiseau, moi, qu’il menace aussi d’un murder pour lui très nourrissant le 26 octobre :

 

 

Balance : Nous n’avons pas de temps à vous accorder aujourd’hui. Vous avez été un vrai poison toute la semaine dernière, alors vous pouvez vous asseoir sur vos précisions cette fois-ci. C’est bien fait pour vous. La prochaine fois, vous y réfléchirez à deux fois avant d’être insupportable.
– Chérie ? Tu vois, je t’avais dit que je les punirai, et ben j’ai pas cédé, je l’ai fait jusqu’au bout.

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Balance : Vous devrez jouer « A la Claire Fontaine » à la flûte à bec, pour faire plaisir à vos collègues. Cela fait partie de la nouvelle politique managériale, où chacun doit jouer d’un instrument ridicule pour la cohésion de l’équipe (la semaine prochaine vous devrez jouer du didjeridoo).

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Mesdames Messieurs ceci est un message du gouvernement:
Nous avons deux mois avant qu’un gendarme nucléaire tunisien explose, et ça ne sera pas fini… Gardez votre calme en attendant… Valà vous pouvez caresser des chats… à vos risques et périls …

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Manque plus qu’un cou en meilleur état, de quoi payer la licence et le club, et ça va chier !

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Dépression : luminothérapie et phytothérapie sont efficaces

Plusieurs journaux publient actuellement les résultats d’une étude montrant que la luminothérapie est aussi efficace que les antidépresseurs chimiques pour lutter contre la dépression – effets indésirables en moins…

Il faut rappeler que les plantes, et particulièrement le millepertuis qui ailleurs qu’en France, notamment en Allemagne, est depuis longtemps utilisé avec succès par les psychiatres, le sont aussi, quoiqu’en disent les médecins sous influence des laboratoires pharmaceutiques et leurs idiots utiles tels les deux débiles mentaux Jean-Marc Donnadieu de Béziers et Pascal Edouard Cyprien Luraghi dont certains se rappellent peut-être comment ils se « moquaient » de moi à ce sujet sur le site du Gorafi il y a quelques années…

Noter l’extrême stupidité des médecins malhonnêtes de Doctissimo qui, d’une part, mettent en garde contre les risques liés aux effets sérotoninergiques du millepertuis, lesquels sont très exactement ceux de tous les antidépresseurs de cette classe (exemple : le Prozac ou fluoxétine), et d’autre part, laissent entendre qu’il n’en aurait pas l’efficacité contre la dépression…

En vérité, il est au moins aussi efficace, et ses effets indésirables restent bien moindres.

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-sciences/luminotherapie-versus-antidepresseur-exaequo

Luminothérapie vs antidépresseur : ex aequo

 

07/11/2019

 

De nouvelles évidences sur l’efficacité de la luminothérapie pour le traitement des dépressions sévères et autres actualités scientifiques.

 


• Crédits : PhotononstopGetty

 

Selon une nouvelle étude parue dans Sleep Medicine Reviews, la luminothérapie est aussi efficace que les antidépresseurs pour traiter la dépression. Depuis la première étude en 1984, on sait que la luminothérapie est très efficace pour soigner les dépressions saisonnières, car elle vient lutter contre la baisse de luminosité. Mais ce traitement reste sous-estimé.

Une équipe du CHU de Strasbourg vient de publier une méta-étude qui a regroupé l’ensemble des essais disponibles dans la littérature scientifique, concernant environ 400 participants, et qui compare les effets de la luminothérapie avec ceux des antidépresseurs pour traiter les dépressions sévères. L’équipe a aussi regardé quels étaient les effets de la combinaison des deux traitements. En psychiatrie, en France, les habitudes sont très médicamenteuses, mais ce travail montre de nouvelles preuves scientifiques sur l’efficacité de la luminothérapie.

Interview avec le psychiatre et neuroscientifique Pierre-Alexis Geoffroy qui a mené cette étude.

« Si on compare luminothérapie versus antidépresseurs, notre étude ne montre pas de supériorité d’un traitement par rapport à l’autre. C’est une première information qui est très importante. Aucun des deux traitements n’est supérieur l’un par rapport à l’autre. La deuxième information qui est importante et qu’on a pu observer, c’est que la combinaison luminothérapie-antidépresseurs était significativement supérieure à la monothérapie seule antidépresseur. Ça, c’est une information qui est très utile sur plan clinique parce que ça invite les médecins, face à une dépression qui serait sévère, à prescrire d’emblée les deux thérapies pour avoir un meilleur effet et être plus efficace. Et l’autre information aussi : on fait une analyse, ce qu’on appelle en sous-groupes, c’est à dire chez des patients qui n’avaient que des dépressions non saisonnières. On montre que la bithérapie est aussi plus efficace chez les patients qui ont une dépression qu’on dit non-saisonnière. »

Ce que suggère vos travaux, c’est que l’option thérapeutique de la luminothérapie pourrait être une option de première ligne ?

« Absolument, c’est tout à fait ça. Ce qu’on espère pour la suite, c’est de penser à une luminothérapie en première ligne et pas seulement en seconde ligne, sur un traitement qui est efficace, qui a démontré son efficacité. C’est au moins un outil supplémentaire dans la boîte à outils des médecins. Il n’y a pas que la réponse médicamenteuse antidépresseurs classique. Penser à cette bithérapie d’emblée, parce que ça marche mieux que l’antidépresseur seul. Mais en dehors de ce trouble affectif saisonnier, donc la dépression non-saisonnière, la luminothérapie n’était pas vraiment une stratégie utilisée. Il faut que ça change. Il faut que ça soit un des outils disponibles auxquels les médecins pensent parce qu’il y a un niveau de preuve scientifique. »

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/prozac-au-naturel_497735.html

Prozac au naturel

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 25/09/1997 à 00:00

 

C’est une plante aux fleurs jaunes qui pousse dans tous les parcs publics. Vulgairement baptisé «herbe de Saint-Jean», le millepertuis est devenu en Allemagne l’un des antidépresseurs les plus utilisés: trois fois plus prescrit que le Prozac, remboursé par les caisses d’assurance-maladie, il connaît, sous forme de pilules ou de dragées, une carrière fulgurante outre-Rhin, après avoir été longtemps considéré comme un remède de bonne femme. Utilisée depuis des siècles en baume pour guérir les blessures et réduire les hématomes, l’herbe de Saint-Jean aurait en effet des vertus thérapeutiques contre la dépression.

L’histoire commence en 1991, avec la mise sur le marché allemand d’un produit baptisé Jarsin, aux extraits d’Hypericum perforatum, nom scientifique du millepertuis. Pour être homologué par les autorités sanitaires, le nouveau médicament a dû s’appuyer sur une vingtaine d’études cliniques prouvant son efficacité. Etudes menées en «double aveugle» (ni le médecin ni le patient ne sait s’il a recours ou non à un placebo) et financées en partie, il est vrai, par la firme qui commercialise le Jarsin, l’entreprise Lichtwer Pharma, à Berlin. «Mais c’est souvent l’usage, se défend le PDG de cette société spécialisée dans l’élaboration de produits pharmaceutiques à base de plantes. Les scientifiques des universités avec lesquelles nous avons collaboré ont travaillé en toute indépendance.» Leurs résultats: le Jarsin serait efficace contre les dépressions moyennes ou modérées et provoquerait des effets secondaires moins nombreux et moins forts que ceux des antidépresseurs traditionnels. Par exemple, des maux d’estomac et une hypersensibilité au soleil. Mieux que le Prozac, donc? En tout cas aussi bien, si l’on en croit Walter Müller, directeur du laboratoire de pharmacologie de l’université de Francfort, qui vient de publier dans la revue Pharmacopsychiatry les résultats de ses propres recherches menées depuis deux ans: l’herbe de Saint-Jean déclenche dans les cellules du cerveau des mécanismes similaires à ceux suscités par le Prozac. « Nous ne sommes pas des gourous, explique Walter Müller. Il faut savoir que des extraits de plantes ne sont pas toujours réguliers dans leurs effets, un peu comme un vin peut être plus ou moins bon. Il ne s’agit donc pas d’un remède miracle. Mais nous avons démontré d’un point de vue pharmacologique que le millepertuis agit d’une façon comparable au Prozac.» D’autres l’avaient déjà compris: les grandes entreprises pharmaceutiques allemandes, comme Bayer ou Böhringer Mannheim, pourtant spécialisées dans la production de médicaments traditionnels, ont lancé il y a peu des produits aux extraits de millepertuis destinés à traiter les petites dépressions. Il faut dire que les Allemands, très portés sur les produits naturels, ont été saisis d’un incroyable engouement pour l’herbe de Saint-Jean. Les ventes de Jarsin ont ainsi littéralement explosé entre 1994 et 1995: + 82% des prescriptions, quand le Prozac, lui, n’affichait «que» 55% de progression. Parmi les produits à base d’extrait de millepertuis, le Jarsin réalise près de 30% de part de marché et figure dans le peloton de tête des antidépresseurs les plus prescrits en Allemagne. Après les Pays-Bas, les Etats-Unis commencent à découvrir ce «Prozac naturel». La France, elle, l’ignore encore. La firme Lichtwer Pharma a demandé l’homologation du Jarsin auprès des autorités sanitaires françaises. Elle attend toujours la réponse.

 

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/le-millepertuis-plante-aux-vertus-antidepressives_31009

Le millepertuis, plante aux vertus antidépressives

 

Par Rachel Mulot le 24.07.2016 à 17h00, mis à jour le 24.07.2016 à 17h00

Sciences et Avenir a croisé les études scientifiques sur quelques plantes efficaces contre des affections courantes. Parmi elles, le millepertuis.

 

Millepertuis

Millepertuis (Hypericum perforatum)

© Creative Commons

 

COMPOSITION. Les sommités fleuries recèlent des flavonoïdes ou des composés phénoliques dont l’hyperforine, principal actif antidépresseur, et de l’hypéricine, pigment rouge aux propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes, antalgiques et antirétrovirales.

Comme antidépresseur par voie orale, le millepertuis (Hypericum perforatum) est le médicament à base de plantes le plus vendu en Allemagne et aux États-Unis. En France, il a moins bonne presse : dans un communiqué en ligne depuis 2000, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) souligne que son activité thérapeutique n’a pas pu être démontrée et met en garde contre les risques d’interaction, notamment avec un médicament destiné aux malades du Sida.

Si le dernier point est exact — les conseils d’un médecin phytothérapeute étant toujours souhaitables —, le premier en revanche ne l’est pas : de multiples essais cliniques et des méta-analyses de ces tests attribuent à ce végétal une efficacité comparable à celle de différents antidépresseurs synthétiques chez les patients faiblement ou modérément déprimés. Qui plus est avec moins d’effets secondaires. Sa prise améliore tous les symptômes de la dépression : humeur, perte d’intérêt et d’activité, de concentration et de sommeil. La monographie européenne de contrôle de l’EMA (Agence européenne des médicaments) précise que cet usage est bien établi. Les résultats des différents essais menés ne sont contradictoires que pour les épisodes dépressifs sévères.

Les essais pharmacologiques ont permis de préciser ses voies d’action. In vitro, il inhibe ce que les spécialistes nomment « la recapture de la sérotonine, de la dopamine et de la noradrénaline », ce qui est également le mode d’action des antidépresseurs de synthèse de deuxième et troisième génération parmi les plus prescrits aujourd’hui en France. Les extraits agissent aussi sur la mélatonine, une hormone produite par le système nerveux central et impliquée dans la régulation de l’horloge interne (sommeil, rythme circadien).

 

https://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0126/ps_3482_millepertuis.htm

Le millepertuis contre la dépression

 

Dossier

Utilisée en phytothérapie, le millepertuis est disponible en pharmacie et dans certains magasins de diététique contre la déprime. Quelle est sa réelle efficacité contre la dépression ? Alors que ce produit est l’objet d’une médiatisation régulière, Doctissimo fait le point sur son éventuelle efficacité et les risques liés à son utilisation.

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Le millepertuis, efficace en cas de dépression ?

La plupart des études sur le millepertuis font l’objet de controverses. Parmi celles qui ont tenté de prouver son efficacité dans le traitement de la dépression, une analyse1 datant de 1996 conduite sur plus de 1 700 patients. Elle avait conclu à une efficacité du millepertuis supérieure à celle d’un placebo. Puis, une étude allemande2 publiée en 2000 dans la prestigieuse revue The British Medical Journal a comparé l’extrait de millepertuis à l’imipramine, un médicament antidépresseur. Après six semaines de traitement sur 324 patients, l’équipe de Helmut Woelk de l’université de Giessenles concluaient que l’hypericum est aussi efficace et mieux toléré que l’imipramine dans le traitement de dépressions légères et modérées.

Sans remettre en cause la validité de cette étude, on doit cependant souligner trois points.

  • Premièrement, les doses de l’hypericum délivrées lors de cette étude (250 mg) sont supérieures à celles généralement recommandées.
  • Deuxièmement, l’imipramine est un médicament assez ancien qui comprend plus d’effets secondaires (sécheresse de la bouche, sueurs, bouffées de chaleur) que les dernières générations d’antidépresseurs dont fait partie la fluoxétine.
  • Enfin, les résultats ne concernent que des dépressions légères.

Ainsi, il est impératif de consulter un médecin qui diagnostiquera le type de dépression.

Actuellement disponible en officine et dans certains magasins de diététique, le millepertuis est utilisé dans le traitement de courte durée (transitoire) des manifestations dépressives légères. Mais, ce produit est-il sans risque ?

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Millepertuis : des interactions dangereuses avec d’autres médicaments

En attendant que l’efficacité du millepertuis soit comparée à celle des derniers antidépresseurs, certains risques associés au millepertuis doivent inciter à la prudence.

En effet, il présente en effet le sérieux inconvénient d’interagir avec de très nombreux médicaments, dont certains antidépresseurs. Le millepertuis est donc fortement déconseillé voire contre-indiqué en cas de prise de médicaments contenant :

  • de la digoxine (utilisée dans le traitement de l’insuffisance cardiaque),
  • de la théophylline (autrefois utilisée dans le traitement de l’asthme),
  • de l’ indinavir3 (utilisé dans le traitement d’infection à VIH),
  • un contraceptif oral,
  • un anti-épileptique,
  • un antidépresseur,
  • de la carbamazépine,
  • de la phénytoïne,
  • un antimigraineux (de la famille des triptans),
  • des anticoagulants oraux,
  • de la ciclosporine4 (utilisé contre le rejet des greffes)

Le 1 er mars 2000, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé précise certaines recommandations, reprises par la HAS en 2002.

Ne doivent pas prendre de millepertuis :

  • Les patients traités par indinavir et, par extrapolation, les patients traités par d’autres médicaments antirétroviraux dans le cadre d’une infection à VIH, étant donné le risque de baisse d’efficacité du traitement antirétroviral et de développement de résistances virales ;
  • Les patients traités par un antidépresseur inhibiteur de la recapture de la sérotonine, étant donné le risque de survenue d’un syndrome sérotoninergique potentiellement grave, particulièrement chez les sujets âgés ;
  • Les femmes sous pilule, étant donné le risque de diminution de l’efficacité contraceptive ;
  • Par prudence, tout patient soumis à un autre traitement médicamenteux, étant donné le risque d’interaction médicamenteuse pouvant se traduire par une baisse d’efficacité des médicaments associés.

Attention, les patients recevant un traitement médicamenteux et prenant du millepertuis ne doivent pas interrompre brutalement la prise de millepertuis sans avis médical.

Une telle interruption peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments. Un tel phénomène peut se révéler dangereux pour des produits tels que la digoxine, la ciclosporine, la théophylline, ou les anticoagulants oraux.

Millepertuis : demandez l’avis d’un médecin

L’utilité thérapeutique de cette plante médicinale n’est pas démontrée. Seuls les cas de manifestation dépressives légères semblent pouvoir bénéficier de ses vertus. Selon les auteurs, une dépression non traitée ou mal traitée peut entraîner un cercle vicieux de rechutes et augmenter le risque de suicide. Seul un médecin pourra diagnostiquer le degré d’importance de la dépression et proposer le traitement adapté. Pas de place à l’automédication !

L’Inpes et le ministère de la santé s’accordent aussi à cet avis et précisent : « Le millepertuis n’est pas un traitement pour les épisodes dépressifs caractérisés, même d’intensité légère. Bien qu’il soit actuellement en vente libre en France, le millepertuis ne doit en aucun cas être pris à la légère, comme une sorte de tisane antidépressive. Il est très important d’informer le médecin de l’utilisation éventuelle de ce produit« .

Vous souhaitez consulter un thérapeute ? Prenez rendez-vous près de chez vous avec un praticien certifié dont les dipômes et références ont été vérifiés.

Révision médicale : Dr Jesus Cardenas, Directeur médical de Doctissimo, 08 novembre 2017

Mis à jour le 07 novembre 2017

Sources :

 

 

http://cheminsdelasante.canalblog.com/archives/2017/06/18/35340867.html

18 juin 2017

 

3 généralistes sur 4 ne connaissent pas le millepertuis contre la dépression

Lettre d’Eric Muller, de la Newsletter Neonutrition

 


 

Remède contre la dépression découvert il y a 2500 ans

Hippocrate, médecin de la Grèce antique, connaissait déjà une plante aux fleurs jaunes d’apparence banale… mais redoutable pour soigner la mélancolie : Il s’agit du millepertuis.

Par la suite, à toutes les époques (Rome, Moyen Âge, Renaissance, etc.), le millepertuis était prescrit par les plus grands médecins : Pline, Galien, Paracelse [3].
Il servait surtout à chasser « les mauvais esprits »… en langage moderne, la dépression. Mais il avait beaucoup d’autres usages médicaux. Nous en parlerons plus loin.

Au XIXe siècle encore, le millepertuis appartenait à la pharmacopée française. Puis il tomba dans l’oubli à l’avènement de la médecine chimique.

Médicament star en Allemagne

C’est en 1984, en Allemagne, que le millepertuis fit son grand retour.
L’agence sanitaire allemande, la « Commission E » l’ajouta à la liste des traitements des troubles psychosomatiques, des états dépressifs, de l’anxiété et de l’agitation nerveuse.
Le millepertuis s’est donc vu attribuer la même place que les antidépresseurs chimiques.
Aujourd’hui, les médecins allemands n’hésitent pas à prescrire du millepertuis.

Quel est le principe actif du millepertuis ?

 

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Pour vous expliquer, je laisse la parole à Annie Casamayou, rédactrice pour la revue Alternatif Bien-Être :

« Malgré les recherches, tout n’est pas encore élucidé sur le mode d’action du millepertuis.
Il est fort probable que l’ensemble des constituants de la plante participe à son activité thérapeutique, alors que l’on a longtemps considéré un de ses pigments, l’hypéricine, comme étant le principe actif essentiel.

Mais on sait aujourd’hui que son activité est trop faible ; il semble que l’hyperforine, associée à l’adhyperforine [4], soient les molécules à l’origine du rééquilibrage de la chimie du cerveau [5] [6]

Le sentiment d’échec, le découragement, la fatigue psychique, l’anxiété et les troubles de l’humeur sont intimement liés à des altérations de la transmission des informations opérée d’un neurone à l’autre par les neurotransmetteurs.

Or, le mécanisme d’action du millepertuis ressemble à celui de la plupart des antidépresseurs chimiques : il optimise la production et la circulation des neurotransmetteurs [7] (sérotonine [8], dopamine [9], noradrénaline [10] [11], mais aussi GABA et glutamate). 

Il agit à un double niveau, en bloquant aussi bien leur destruction que leur recapture, ce qui a pour résultat d’augmenter leur présence dans les synapses du cerveau et de faciliter les connexions neuronales [12].

Il s’agit, comme les médicaments, d’un traitement symptomatique : on ne guérit pas la cause de la dépression mais on permet à l’organisme d’affronter plus sereinement cette période difficile [13]. » 

Que disent les études ?

En 1996, une vaste méta-analyse a été réalisée par une équipe allemande. En étudiant plus de 1 700 patients, les chercheurs ont conclu que le millepertuis avait une action comparable aux antidépresseurs chimiques sur les troubles dépressifs [14].

C’est donc en 1996 que le monde a recommencé à s’intéresser au millepertuis.

De nombreuses études sur des milliers de patients ont confirmé que le millepertuis était aussi efficace voire plus efficace que les antidépresseurs standards pour traiter les dépressions légères à modérées [15]. 

Dans une étude sur 12 mois, 440 participants souffrant de dépression légère à modérée ont reçu 500 mg par jour d’extrait de millepertuis. Les résultats ont montré que le millepertuis permettait de diminuer les symptômes de la dépression… et qu’il serait également efficace pour prévenir une rechute [16].

En 2008, le Groupe Cochrane a recensé les 29 meilleurs essais cliniques sur le millepertuis pour les cas de dépressions sévères. Leur synthèse a révélé que :

  • Le millepertuis est plus efficace que les placebos 
  • Le millepertuis est aussi efficace que les antidépresseurs chimiques [17] 
  • Le millepertuis implique moins d’effets secondaires que les antidépresseurs standard. 

En plus d’être efficace sur les symptômes de la dépression, le millepertuis est plutôt bien toléré. Lors d’une étude menée sur environ 1500 personnes, aucun effet secondaire sérieux n’a été répertorié [18].

Le millepertuis améliore donc considérablement la qualité de vie des patients sous traitement contre la dépression.

En 2000, la France veut interdire le millepertuis !?

Malgré l’intérêt grandissant en Allemagne, et en France, chez les patients lassés des effets secondaires des antidépresseurs chimiques…
Malgré même les essais cliniques concluants … Le millepertuis n’est toujours pas reconnu officiellement en France.

Pire même, le 1er mars 2000, l’AFSSAPS, l’Agence française du médicament, publie un communiqué mettant en garde contre l’utilisation du millepertuis [19].

L’AFSSAPS réfléchit même à interdire complètement la vente de millepertuis en France. Puis, en 2002, elle se ravise et publie une Autorisation de Mise sur le Marché pour le millepertuis. 

Il aura donc fallu 2 400 ans avant que le millepertuis soit enfin reconnu par les autorités sanitaires françaises.  Mais la bataille n’est pas terminée. Après 2002, il faut le temps que les produits arrivent sur le marché. C’est seulement en 2009 que le millepertuis débarque en pharmacie. Et surtout… il faut informer les médecins que le millepertuis est un traitement agréé, aussi légitime que les autres. Et même plus valable que les antidépresseurs chimiques, puisque le millepertuis est naturel et que ses effets secondaires sont bien moins nombreux.

Or ce n’est pas gagné…  En 2009, le Centre régional de pharmacovigilance et d’information sur les médicaments du CHU de Clermont-Ferrand publie une note à destination des médecins.

La conclusion est la suivante :

  • Le millepertuis est fortement déconseillé pour les dépressions majeures, car disent-ils, son efficacité n’a pas été démontrée (sic) [20].
  • Pour les dépressions mineures, les médecins devraient cesser de prescrire du millepertuis.

Parce que « la balance bénéfice/risque du millepertuis n’est pas plus favorable que celle des médicaments antidépresseurs ».

Autrement dit, à choisir entre un médicament naturel et un médicament chimique pour des effets identiques, ils recommandent le produit chimique !?

Leur posture est incompréhensible… Ils pourraient par exemple comparer les prix des 2 traitements s’ils les considèrent équivalents par ailleurs. Ce serait une démarche un peu plus honnête.

Pourquoi tant de haine contre le millepertuis ?

D’abord parce qu’on a cru que son principe actif était l’hypéricine.

Aujourd’hui encore, les chercheurs ne sont pas certains d’avoir identifié tous les principes actifs du millepertuis.

Ensuite parce que le millepertuis est comme tout : il ne marche pas à 100 %.

Il existe des personnes sur lesquelles il est inefficace. Cela paraît évident, mais c’est seulement en 2004 que des chercheurs américains ont mis en évidence ce phénomène [21].

Car ce phénomène s’observe dans les études. Certains résultats sont inégaux. C’est pourquoi beaucoup ont cru que le millepertuis était globalement inefficace.

Voici ce qu’il faut retenir :

Au pire, le millepertuis sera inefficace pour vous (mais pas nocif).

Au mieux, il sera plus efficace que les antidépresseurs « atomiques » – ceux que l’on n’ose même plus prescrire à cause de leurs effets secondaires mortels…

Donc le millerpertuis vaut toujours la peine d’être essayé.

Quand prendre du millepertuis ?

  • À la place des antidépresseurs tricycliques et des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRs) : fluoxétine (Prozac), fluvoxamine (Floxyfral), paroxétine (Déroxat, Divarius), citalopram (Séropram), escitalopram (Séroplex), sertraline (Zoloft), amitriptyline (Laroxyl, Elavil), amoxapine (Défanyl), clomipramine (Anafranil, Clomipramine Merck), chlorhydrate de dosulépine (Prothiaden), doxépine (Quitaxon), maprotiline (Ludiomil), opipramol (Insidon).
  • En cas de dépression saisonnière.
  • En cas de dépression juvénile (entre 10 et 35 ans).
  • Pour contrer la dépression, améliorer l’humeur et le sommeil chez les personnes âgées. Il est comparable à la fluoxétine (Prozac).
  • En cas de dépressions sévères. Son efficacité est comparable à l’imipramine (Tofranil, Surmontil, Kinupril).
  • Pour traiter les symptômes de la fatigue, de l’inactivité et de l’insomnie [22].

Voici ce que vous devez dire à votre médecin 

En consultation, si votre médecin ne connaît pas le millepertuis, demandez-lui de chercher « Mildac » dans son Vidal. C’est le nom du produit le plus vendu en pharmacie.
Si au bout de 3 semaines vous ne voyez aucun effet, il est alors raisonnable d’envisager un traitement chimique.

Précautions importantes

Le millepertuis contient des principes actifs puissants. Il exige des précautions d’utilisation.

Gardez en tête que les effets secondaires des antidépresseurs chimiques sur ordonnance sont bien plus graves. Le millepertuis, lui, reste accessible en vente libre. Vous pouvez donc l’utiliser en toute sécurité.

Soleil

On entend souvent que le millepertuis est dangereux car il rend la peau plus sensible au soleil.  C’est largement exagéré.
Lors d’une étude clinique, même en prenant 600 mg par jour, une dose conséquente, les sujets continuaient à bien supporter le soleil [23].
Simplement, les personnes ayant une peau très claire doivent mieux se protéger du soleil lors d’un traitement au millepertuis.

Ne pas cumuler les antidépresseurs

Ne prenez pas de millepertuis si vous êtes déjà sous antidépresseurs chimiques.  Le millepertuis doit être pris seul, comme un traitement à part entière.

Interactions possibles

Le millepertuis peut interagir avec certaines classes de médicaments :

  • Contraceptifs oraux
  • Anticoagulants
  • Antirétroviraux (par exemple pour le VIH)
  • Antiépileptiques
  • Thymorégulateurs
  • Anticancéreux
  • Médicaments antirejet de greffe.

Si vous prenez l’un de ces traitements et que vous êtes intéressé par le millepertuis, demandez l’avis de votre médecin.

Les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans devraient consulter un médecin avant de prendre du millepertuis.

Cure de traitement et sevrage

Les effets du millepertuis se font sentir de façon graduelle après 10 jours de traitement.  La durée du traitement est de 30 jours au minimum.  Certaines personnes ayant arrêté le millepertuis brutalement ont ressenti un manque.
Pour éviter ce désagrément, il est donc conseillé de réduire petit à petit les doses de millepertuis… avant d’arrêter.

Autre utilisation du millepertuis

Arthrose : L’huile « rouge » de millepertuis appliquée sur la peau est réputée pour soulager les douleurs articulaires [24].
L’huile « rouge » de millepertuis s’achète en magasin bio.

On peut aussi la produire soi-même. Voici la recette :

Récoltez un grand bol de fleurs jaunes de millepertuis pendant une journée ensoleillée autour de la Saint-Jean, le 24 juin – solstice d’été. C’est la date à laquelle il fleurit, ce qui lui vaut son petit nom : « Herbe de la Saint-Jean ».
Sans attendre, empilez délicatement les fleurs de millepertuis dans un bocal stérile en verre transparent et équipé d’un bouchon bien hermétique.
Confectionnez un mélange d’huiles de tournesol, de jojoba (20 %) et de noisette (20 %) [25]. Remplissez le bocal avec ce mélange d’huiles jusqu’à couvrir les fleurs.
Fermez le bocal, puis déposez-le au soleil (ou près d’une source de chaleur) pendant 3 semaines. Secouez régulièrement pendant ce processus de macération.
Vous verrez que l’huile prendra une couleur rouge-brun.
C’est le moment de la filtrer à travers un linge propre. Essorez les fleurs retenues dans le linge pour récupérer toute la lie. Conservez l’huile « rouge » de millepertuis obtenue dans une bouteille en verre sombre.

Sciatiques et troubles nerveux : Pour soulager une sciatique, appliquez de l’huile « rouge » de millepertuis à l’endroit de la douleur, puis massez [26]. Pour les troubles nerveux, optez pour la voie orale.

Migraines : Le millepertuis est réputé pour soigner les maux de tête [27].

Blessures, brûlures, infections : Traditionnellement, le millepertuis en pommade était utilisé sur la peau pour apaiser les brûlures, blessures et infections.

Ménopause : Le millepertuis a montré son efficacité pour atténuer les symptômes de la ménopause [28].

Fibromyalgie : La fibromyalgie est une douleur musculaire continue. Elle s’accompagne d’une fatigue permanente et d’un mauvais sommeil. Elle touche surtout les femmes.

Lors d’une étude clinique, 79 sujets atteints de fibromyalgie ont reçu soit du millepertuis, soit de l’amitriptyline (un antidépresseur tricyclique).

Après 12 semaines, tous les sujets ont rapporté une diminution semblable de la sensation de douleur [29].

Quelle forme de millepertuis consommer ?

Traditionnellement, on boit une infusion 4 g de millepertuis par jour.
Cependant, la teneur en principes actifs de l’infusion reste aléatoire. Et donc son efficacité n’est pas constante.
Pour plus de certitude, préférez les extraits standardisés à teneur garantie en molécules actives.

Où trouver des extraits standardisés de millepertuis ?

Le millepertuis se trouve en pharmacie – demandez du Mildac 300 mg.


 

Sources :

[1] Site Hepmag.com, Poll : 75 % of Primary Care Docs Unaware of New Hep C Meds, 25 juin 2014
[2] Site lefigaro.fr, 215.865 médecins en activité en France, 4 juin 2013
[3] 215.865 médecins en activité en France
[3] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[4] Tian J, et al. Antidepressant-like activity of adhyperforin, a novel constituent of Hypericum perforatum L. sci Rep. (2014)
[5] Greeson JM, sanford B, Monti DA. st. John’s wort (Hypericum perforatum): a review of the current pharmacological, toxicological, and clinical literature. Psychopharmacology (Berl). 2001 feb;153(4):402-14.
[6] Zanoli P. Role of hyperforin in the pharmacological activities of st. John’s Wort. CNs Drug Rev. 2004 fall;10(3):203-18.
[7] Müller We, et al. Hyperforin represents the neurotransmitter reuptake inhibiting constituent of hypericum extract. Pharmacopsychiatry. (1998)
[8] Gobbi M, et al. Hypericum perforatum L. extract does not inhibit 5-HT transporter in rat brain cortex. Naunyn schmiedebergs Arch Pharmacol. (1999)
[9] Yoshitake , et al. Hypericum perforatum L (st John’s wort) preferentially increases extracellular dopamine levels in the rat prefrontal cortex. Br J Pharmacol. (2004)
[10] Jakobs D, et al. Downregulation of β1 -adrenergic receptors in rat C6 glioblastoma cells by hyperforin and hyperoside from st John’s wort. J Pharm Pharmacol. (2013)
[11] Prenner L, et al. Reduction of high-affinity beta2-adrenergic receptor binding by hyperforin and hyperoside on rat C6 glioblastoma cells measured by fluorescence correlation spectroscopy. Biochemistry. (2007)
[12] Singer A, Wonnemann M, Müller We. Hyperforin, a major antidepressant constituent of st. John’s Wort, inhibits serotonin uptake by elevating free intracellular Na+1. J Pharmacol exp Ther. (1999)
[13] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[14] Linde K, et al., St John’s wort for depression – an overview and meta-analysis of randomised clinical trials, BMJ, 1996 Août 3;313(7052):253-8.
[15] Kim HL, streltzer J, Goebert D, St. John’s wort for depression: a meta-analysis of well-defined clinical trials, J Nerv Ment Dis. 1999 sept; 187(9):532-8.
[16] Brattström A, Long-term effects of St. John’s wort (Hypericum perforatum) treatment: a 1-year safety study in mild to moderate depression. Phytomedicine. 2009 Apr;16(4):277-83. doi: 10.1016/j.phymed.2008.12.023. Epub 2009 Mar 18.
[17] Linde K, Berner MM, Kriston L, St John’s wort for major depression, Cochrane Database syst Rev. 2008 oct 8;(4):CD000448. doi: 10.1002/14651858.CD000448.pub3.
[18] Melzer J, et al., A hypericum extract in the treatment of depressive symptoms in outpatients: an open study. Forsch Komplementmed. 2010 Mar;17(1):7-14. doi: 10.1159/000277628. Epub 2010 Feb 4.
[19] TPE millepertuis
[20] Retrait européen du dextropropoxyphène : une mesure adaptée à la France ?
[21] Goodnick PJ, et al., The effectiveness of st. John’s Wort in major depressive disorder: a naturalistic phase 2 follow-up in which nonresponders were provided alternate medication. J Clin Psychiatry. 2004 Aug;65(8):1114-9.
[22] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[23] Brockmöller J, et al., Hypericin and pseudohypericin : pharmacokinetics and effects on photosensitivity in humans. PharmacopsychiStry. 1997 sep; 30 suppl 2: 94-101.
[24] Didier Le Bail, Douleurs arthrosiques : les solutions AromaAlternatif Bien-Être, n°85
[25] Claudine Luu, Huiles de fleurs solarisées : une préparation beauté, Plantes & Bien-Être, n°8
[26] Nicolas Wirth, Courrier des lecteurs, Plantes & Bien-Être, n°8
[27] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[28] Thierry Souccar, Bien vivre sa ménopauseDossier de Santé & Nutrition, n°24, septembre 2013
[29] Thierry Souccar, Fibromyalgie : Les solutions naturellesDossier de Santé & Nutrition, n°7, avril 2012

 

 

Cas de maltraitance à l’hôpital psychiatrique de Morlaix

Est-ce un nouvel effet de l’affaire du chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec ?

Ces jours-ci, plusieurs journaux ont relayé des informations publiées initialement sur son mur Facebook par la fille d’une femme de 63 ans dont l’hospitalisation en psychiatrie à Morlaix à compter du 16 octobre dernier a rapidement pris une tournure catastrophique, puisqu’en tout juste deux semaines, elle est devenue totalement méconnaissable pour ses propres enfants qui n’ont pu lui rendre visite avant le 30 octobre, et a dû alors être transférée en réanimation après que ceux-ci ont pu la voir et constater l’état lamentable dans lequel elle se trouvait sans qu’aucun des « soignants » de la psychiatrie ne s’en fût inquiété… ce qui est malheureusement assez fréquent dans les services psychiatriques de la région, dont les personnels, pour la plupart des dingues dangereux, ont pour habitude de bénéficier d’une impunité et d’une omerta totales quant à toutes leurs pratiques absolument scandaleuses, à tous les niveaux de responsabilités…

Comme bien d’autres avant eux, donc, les proches de cette femme sont extrêmement choqués, et le médecin qui la suivait jusque-là se montre également totalement « décontenancé ».

Une plainte a été déposée et la direction de l’hôpital dit avoir demandé une enquête administrative.

Que s’est-il donc passé ? Impossible de le savoir pour l’instant.

En attendant, et puisqu’il s’agit de l’hôpital psychiatrique de Morlaix, de triste réputation, je vais parler d’un autre cas de maltraitance dans cet hôpital. C’est celui d’un homme dans la force de l’âge qui n’était ni bipolaire ni schizophrène ni atteint d’aucune autre maladie psychiatrique mais avait pour tort d’avoir porté plainte contre son voisin agriculteur qui le spoliait d’une partie de ses terres sans aucune gêne. Ce dernier avait de ce fait demandé l’internement du plaignant à un copain médecin du même bord politique, lequel avait accepté d’établir le certificat médical nécessaire, un faux manifeste, sans avoir jamais vu l’intéressé. Lors de son internement, celui-ci avait notamment subi des passages à tabac de la part du personnel hospitalier et en était ressorti avec des dents cassées… et un tel traumatisme psychologique que des années plus tard, lorsque j’ai eu l’occasion de l’interroger à propos de ses aventures psychiatriques à Morlaix, il s’avérait totalement incapable d’en parler calmement : colère, terreur, souffrance et amertume mêlées bloquaient toujours son expression. Comme toujours, l’humiliation ressentie lors de cette expérience était également extrême. Mais c’est bien le but de tous les faits de maltraitance dont sont toujours victimes à l’hôpital psychiatrique ceux qui n’y ont pas leur place.

Dans ces cas-là, à l’hôpital psychiatrique de Bohars, du CHU de Brest, qui ne vaut guère mieux que celui de Morlaix, toute communication du « patient » avec ses proches ou d’autres personnes de l’extérieur est rigoureusement interdite. Le supplicié est à l’isolement total et n’a le droit à aucune visite jusqu’à ce qu’il soit suffisamment « ramolli » par les traitements médicamenteux pour ne plus pouvoir parler. Ses proches sont alors avertis que le très mauvais état dans lequel ils vont le trouver ne résulte que de sa maladie psychiatrique… laquelle n’a en réalité jamais existé…

Mais cela ne semble être le cas de la maman de Mathilde et Bénédicte, qui a plutôt été victime de maltraitances ordinaires en ces lieux sordides, comme l’est aussi le Centre René Fortin, un « Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées dépendantes (EHPAD) et une Unité de Soins Longue Durée (USLD) » administrativement rattachés à l’hôpital psychiatrique de Bohars et se trouvant sur le même site hospitalier, en vérité un « mouroir » dont nombre de visiteurs reviennent horrifiés par ce qu’ils ont vu.

J’en fais partie et ne tairai pas non plus le cas du Dr Jean-Baptiste Richard, lequel a d’abord exercé à l’hôpital psychiatrique de Bohars et a carrément assassiné.

J’insiste : ce psychiatre spécialisé en addictologie et qui a la réputation d’être lui-même alcoolique a assassiné dans le cadre de ses fonctions à l’hôpital psychiatrique de Morlaix.

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/morlaix/service-psychiatrie-hopital-morlaix-mis-cause-maltraitance-1744959.html

Le service de psychiatrie de l’hôpital de Morlaix mis en cause pour maltraitance

 

Le service de psychiatrie de Morlaix visé par une plainte / © France Télévisions
Le service de psychiatrie de Morlaix visé par une plainte / © France Télévisions

 

Les filles d’une patiente hospitalisée quinze jours au service de psychiatrie ont porté plainte contre l’hôpital de Morlaix. Elles estiment que leur mère a été victime de maltraitance. Une enquête administrative est ouverte au sein du service.

Par E.C Publié le 04/11/2019 à 16:56 Mis à jour le 04/11/2019 à 17:10

Mathilde se dit encore sous le choc. Sa mère a passé quinze jours dans le service de psychiatrie du centre hospitalier de Morlaix et en ressort « méconnaissable ». Âgée de 63 ans, cette dernière est bipolaire et également atteinte d’un syndrome parkinsonien, diagnostiqué il y a peu. Malgré les aides à domicile, le quotidien devient difficile et dangereux. L’été dernier, la sexagénaire décide d’intégrer une maison de retraite rattachée au centre hospitalier de Morlaix. Mi-octobre, sa famille est avertie qu’elle pourrait être envoyée dans le service de psychiatrie, notamment pour réajuster son traitement. « La communication se passe bien » souligne Mathilde.

Leur mère est hospitalisée mi-octobre, Mathilde indique « c’est là que ça devient problématique ». Les contacts téléphoniques sont compliqués, « il faut insister pour pouvoir lui parler ». Au fil des échanges, ses filles trouvent qu’elle a l’air fatiguée, qu’elle a du mal à parler. Une proche se rend sur place pendant un week-end et affiche son inquiétude.

Mathilde finit par se rendre sur place, à l’heure des visites mercredi dernier. « On a tout de suite senti un malaise en arrivant. Une infirmière nous a dit que nous allions peut-être être choquées car notre mère était tombée la veille. » 

Elles se rendent dans une salle commune où leur mère se trouve seule, attachée à une chaise. « Je ne l’ai pas reconnue tout de suite », dit Mathilde « seulement grâce à un vêtement qu’elle portait. Au début je ne voyais pas sa tête et elle avait perdu au moins dix kilos. » « Je me suis agenouillée pour être à sa hauteur et mieux la voir. Et là elle avait la tête d’un monstre. Elle était enflée de partout, avec des cocards. Elle ne parlait pas. Elle avait du pus qui lui sortait de la bouche. » 

Mathilde et sa soeur exigent de voir un médecin. « On a rencontré un psychiatre mais qui ne l’avait pas suivie. Il nous a parlé de mélancolie…alors que notre mère était défigurée. La cadre nous a pris de haut. » Elles rencontrent aussi le chef de service qui répond que « tout a été fait dans les règles. »

Leur mère est changée de service. Elle se trouve actuellement en réanimation. Un scanner a permis de révéler une infection. Selon Mathilde, la neurologue qui la suit habituellement dans un autre service et qui a pu la voir a été totalement « décontenancée ».

Une plainte a été déposée le 31 octobre aupès du commissariat de Morlaix, pour « délaissement d’une personne incapable de se protéger ». Mathilde et ses proches ont fait le choix de publier cette histoire sur les réseaux sociaux, « pour ne pas que ça arrive à d’autres. » Mathilde ajoute : « Je ne souhaite ça à personne. Ce qui est arrivé est honteux. »

Une enquête administrative ouverte

Contactée, la direction de l’hôpital confirme qu’une plainte a été déposée. « J’ai demandé une enquête administrative au sein du service », indique Ariane Bénard et d’ajouter « je renouvelle ma confiance au personnel. Par ailleurs, je réfute totalement le terme de maltraitance parce qu’on ne sait pas ce qu’il s’est passé. » 

Une rencontre avec la famille est prévue prochainement.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/enquete-interne-apres-un-possible-cas-de-maltraitance-a-l-hopital-psychiatrique-de-morlaix_2105745.html

Enquête interne après un possible cas de maltraitance à l’hôpital psychiatrique de Morlaix

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 05/11/2019 à 08:09

 

Le centre hospitalier de Morlaix, dans le Finistère
Le centre hospitalier de Morlaix, dans le FinistèreGoogle Maps (capture d’écran)

 

Internée 15 jours, Françoise, 63 ans, aurait été retrouvée par ses filles avec un oeil au beurre noir et du pus qui sortait de la bouche. Une plainte a été déposée.

 

En quinze jours à l’hôpital psychiatrique, Françoise est devenue « méconnaissable » pour ses filles, Mathilde et Bénédicte. Âgée de 63 ans, bipolaire et atteinte d’un syndrome parkinsonien, raconte la première d’entre elles à France 3 Bretagne, elle aurait été victime de maltraitance.

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Les deux soeurs sont alertées de l’état de leur mère lors d’un appel téléphonique pendant lequel elles la trouvent affaiblie. Inquiètes, elles décident de passer la voir. Une infirmière les prévient qu’elles risquent d’être « choquées » car Françoise était « tombée la veille ». Mais c’est plus qu’un choc lorsqu’elles arrivent dans l’aile psychiatrique: elles ne reconnaissent pas leur génitrice.

« Je ne l’ai pas reconnue tout de suite »

Mathilde raconte à France 3 avoir trouvé sa mère assise toute seule sur une chaise: « Je ne l’ai pas reconnue tout de suite(…) seulement grâce à un vêtement qu’elle portait. Au début je ne voyais pas sa tête et elle avait perdu au moins dix kilos (…) Je me suis agenouillée pour être à sa hauteur et mieux la voir. Et là, elle avait la tête d’un monstre. Elle était enflée de partout, avec des coquards. Elle ne parlait pas. Elle avait du pus qui lui sortait de la bouche ».

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Dans son poste Facebook, Bénédicte tient le même discours. Elle raconte l’avoir retrouvée « recouverte de bleus sur le visage et sur le corps, même pas lavée et vomissant du pus. Elle a perdu 10 kilos et ne parle plus… L’horreur absolue… ».

Plainte déposée

« On a rencontré un psychiatre mais qui ne l’avait pas suivie, poursuit Mathilde auprès de la chaîne régionale. Il nous a parlé de mélancolie…alors que notre mère était défigurée. La cadre nous a pris de haut. »

Alors que leur mère a finalement été changée de service, les deux soeurs ont déposé une plainte pour « délaissement d’une personne incapable de se protéger », fait savoir France 3, tandis que la direction de l’hôpital a réclamé une enquête administrative au sein du service.

 

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Avis du 3 février 2015

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Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

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Retour de mes statistiques "basiques".

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Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

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Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

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Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

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Statistiques "basiques" enfin débloquées !

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Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

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Mes statistiques "basiques" sont de retour.

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Statistiques de retour. Merci.

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Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

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Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

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Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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