Archives pour la catégorie LCR – NPA



L’hôpital de Quimperlé épinglé par la Chambre régionale des comptes de Bretagne

Alors, M. Etienne Morel, qu’avez-vous à dire pour votre défense ?

Ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, où ses hurlements ont laissé de vifs souvenirs, Etienne Morel a été le directeur de l’hôpital de Quimperlé de juin 2007 à février 2013 avant de connaître les joies de Pétaouchnock, où ira bientôt le rejoindre une de ses copines magistrates CORROMPUES.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/finistere-hopital-quimperle-epingle-apres-avoir-remunere-30-ans-medecin-absent-1389221.html

Finistère : l’hôpital de Quimperlé épinglé après avoir rémunéré pendant 30 ans un médecin absent

 

L'hôpital de Quimperlé (Finistère). / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME
L’hôpital de Quimperlé (Finistère). / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

 

Ce jeudi, la Chambre régionale des comptes de Bretagne révèle dans un rapport qu’un médecin de l’hôpital de Quimperlé, dans le Finistère, a été rémunéré pendant 30 ans malgré son absence. Sur la seule période 2012-2016, il a coûté 5,5 millions d’euros à l’entreprise.

Par Jeanne Travers avec AFP Publié le 21/12/2017 à 15:29 Mis à jour le 21/12/2017 à 15:56

Absent depuis 30 ans, mais quand même rémunéré. Ce jeudi 21 décembre, la Chambre régionale des comptes de Bretagne a révélé dans un rapport avoir démasqué « la situation irrégulière d’un praticien hospitalier n’exerçant pas depuis 30 ans, mais maintenu dans les effectifs et rémunéré » par le centre hospitalier de Quimperlé, dans le Finistère.« Cette situation a eu un coût salarial annuel de 130 000 euros et généré une perte de recette annuelle estimée à 980 000 euros. Soit un coût total pour l’établissement de 5,5 millions d’euros entre 2012 et 2016« , précise le rapport.Une « situation irrégulière » liée selon les magistrats « à une volonté de défense du corps des praticiens hospitaliers » qui « contrevient à l’intérêt général, aux intérêts du système de santé publique et de protection sociale et altère la pérennité financière de l’établissement« .

« Incompétence avérée et problèmes de comportement »

Le médecin, dont le nom n’est pas divulgé, avait été nommé chef de service en 1984 au centre hospitalier de Quimperlé. Depuis cette date, « plusieurs rapports émanant de diverses instances [...] ont révélé des problèmes quant à la manière de servir de ce médecin, mentionnant notamment « une incompétence avérée » ainsi que des problèmes de comportement, tant vis-à-vis du personnel que des patients, incompatibles avec ses fonctions« .

Malgré tous ces éléments à charge, ce médecin est resté parmi les effectifs de l’établissement. En 2004, le centre hospitalier recevait même de l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH) (ex-ARS) une enveloppe de 124 000 euros par an à l’hôpital pour « compenser le surcoût lié à ce praticien sans affectation ni activité« .

En 2010, le praticien avait été enjoint par le directeur de l’hôpital à faire valoir ses droits à la retraite mais s’est vu opposer un refus. Au 31 octobre 2016, il percevait une rémunération brute de près de 7 400 euros par mois. Il a finalement pris sa retraite en janvier 2017.

« Nous avons travaillé en concertation avec l’ARS pour régler le problème. Le médecin a pris sa retraite en janvier« , a réagi Carole Brision, nouvelle directrice de l’hôpital de Quimperlé, précisant que « la chambre régionale avait mis en évidence la bonne maîtrise salariale de l’établissement« .

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/quimperle-etienne-morel-le-directeur-de-lhopital-part-mayotte-306693

Quimperlé. Étienne Morel, le directeur de l’hôpital part à Mayotte

 

Modifié le 27/09/2013 à 02:21

  • Étienne Morel, le directeur de l'hôpital de Quimperlé, partira mi-janvier à Mayotte.
    Étienne Morel, le directeur de l’hôpital de Quimperlé, partira mi-janvier à Mayotte. | Ouest-France

 

Étienne Morel est arrivé à Quimperlé en juin 2007 après avoir passé treize ans à Brest. Il quittera le centre hospitalier mi-février.

«Un nouveau défi»

A 56 ans marié, père de trois enfants, cet ancien inspecteur des impôts est né à Paris puis a grandi entre Rennes et Vitré. Il a ensuite effectué l’essentiel de son parcours comme directeur adjoint des hôpitaux de Brest.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/etienne-morel-lau-revoir-quimperle-795820

Étienne Morel : l’au revoir à Quimperlé

 

Modifié le 29/09/2013 à 01:04

  • Étienne Morel, au milieu de ses invités, jeudi soir, pour son pot de départ.
    Étienne Morel, au milieu de ses invités, jeudi soir, pour son pot de départ. |

 

Arrivé en 2007 à la direction du centre hospitalier de Quimperlé, Étienne Morel fêtait, hier, son départ pour Mayotte. L’occasion pour lui de réunir ses partenaires, ceux du centre, et ceux du secteur santé, économique ou politique. L’occasion aussi pour certains d’entre eux de saluer son passage. Alain Pennec, maire de Quimperlé et président du conseil de surveillance a salué un directeur qui « a su insuffler une dynamique à l’hôpital. Un bâtisseur qui a aussi su mettre en place une collaboration avec le centre hospitalier de Bretagne sud sans brader Quimperlé. » Côté médecine, Thierry Bonvalot pour le secteur psychiatrique, puis Dominique Buronfosse, président de la commission médicale d’établissement, avaient déjà dressé par le menu, le portrait « de l’homme d’une étape, d’un directeur qui décide, fait confiance au corps médical » et celui de l’homme, passionné de football et de galette-saucisse mais horripilé par les piqûres.

« Le travail n’a de valeur que s’il est collectif. Vous avez tous répondu présent », a conclu Étienne Morel avant lui aussi de brosser quelques portraits humoristiques de certains piliers de l’hôpital.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/hopital-les-derniers-voeux-detienne-morel-945086

Hôpital : les derniers voeux d’Étienne Morel

 

Modifié le 29/09/2013 à 10:05

  • Aux côtés d'Etienne Morel et Alain Pennec, une partie des médaillés du travail de l'hôpital et les retraités.
    Aux côtés d’Etienne Morel et Alain Pennec, une partie des médaillés du travail de l’hôpital et les retraités. |

 

Béatrice GRIESINGER.

Pour sa sixième et dernière année à Quimperlé, avant de se diriger vers Mayotte, le directeur du centre hospitalier a ouvert les perspectives d’avenir de l’établissement.

Tordre le cou aux idées reçues

C’est le Dr Dominique Buronfosse, président de la commission médicale d’établissement, qui l’assurait en ouvrant hier la cérémonie des voeux au centre hospitalier de Quimperlé. « Il n’y a pas de déficit. L’activité est en augmentation de 47 % entre 2005 et 2011 pour l’ambulatoire. L’innovation est au rendez-vous en psychiatrie, où un médecin de l’hôpital a assuré une formation à Paris, un autre a formé le skipper Armel Le Cléac’h aux soins au cas où » Pour lui, les « restructurations importantes ont été faites ».

Coopérations

Le Dr Buronfosse liste les coopérations techniques et professionnelles avec le centre hospitalier de Bretagne-Sud, à Lorient, comme la mutualisation du plateau imagerie, le laboratoire qui répartit ses activités sur les deux sites.

« Lorient et Quimperlé se donnent les moyens de limiter les conséquences de la démographie médicale », reprend Dominique Buronfosse. Et d’évoquer le rapprochement en cours avec la maison Saint-Joseph de Quimperlé, pour les soins de suite et réadaptation.

Orientation gériatrique assumée

C’est Alain Pennec, maire de Quimperlé et président du centre hospitalier, qui souligne que, sur les six ans de présence d’Étienne Morel, l’établissement a connu une « mutation profonde ». Pour exemple, en 2007, la maternité a fermé et le centre hospitalier se dirige vers la gériatrie. « L’orientation gériatrique est adaptée au territoire de Quimperlé, estime le maire. Ici, le taux de personnes âgées est supérieur de 4 à 5 points par rapport au niveau national. »

Conserver l’autonomie

Le maire, après le traumatisme de 2007, n’entend pas « accepter de nouvelles épreuves. Je suis attaché à l’autonomie de Quimperlé. Une fusion avec le CHBS est inopportune ». En compagnie de Michaël Quernez, vice-président du conseil général, de membres de la commission médicale d’établissement, Alain Pennec était jeudi à Rennes à l’agence régionale de santé pour redire que le centre hospitalier de Quimperlé doit rester autonome. Ensemble, ils ont aussi plaidé pour que l’intérim après le départ du directeur Étienne Morel pour Mayotte soit le plus court possible.

Bilan positif

Directeur de l’hôpital quimperlois depuis 6 ans, Étienne Morel quitte ses fonctions dans quelques jours pour diriger le centre hospitalier de Mayotte. Il dresse un bilan positif pour l’année écoulée, qui se solde avec un budget à l’équilibre. Il émet un seul bémol, autour des soins longue durée et des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, dont le budget laisse apparaître un déficit en fin d’exercice. Il rappelle les investissements opérés, notamment à Bois-Joly, à Kerglanchard et dans l’achat d’un scanner nouvelle génération. Autre bémol, et Étienne Morel s’en excuse auprès des personnels et syndicats, la restructuration de la médecine.

Voeux

Le voeu le plus cher d’Étienne Morel, serait qu’à Mayotte, il reçoive « juste l’invitation pour la pose, en 2015 ou 2016, de la première pierre du bâtiment qui, à la Villeneuve, regrouperait les soins de suite et de réadaptation de l’hôpital et de la maison Saint-Joseph ».

 

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/quimperle-le-directeur-de-l-hopital-part-a-mayotte-19-12-2012-1947972.php

Quimperlé. Le directeur de l’hôpital part à Mayotte

 
Publié le 19 décembre 2012
Etienne Morel, le directeur de l’hôpital de Quimperlé, prendra, en mars prochain, les rênes de l’hôpital de Mayotte, dans l’océan Indien. Il était en poste sur les rives de la Laïta depuis juin 2007. Auparavant, il avait travaillé pendant plusieurs années à Brest. Il avait, notamment, dirigé l’hôpital psychiatrique de Bohars.

 

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/quimperle/hopital-le-directeur-quitte-quimperle-pour-mayotte-19-12-2012-1948702.php

Hôpital. Le directeur quitte Quimperlé pour Mayotte

 
Publié le 19 décembre 2012
Etienne Morel aura sous ses ordres 2.300 salariés. (photo d'archives Le...
Etienne Morel aura sous ses ordres 2.300 salariés. (photo d’archives Le Télégramme)

 

Il était à son poste depuis juin 2007: Étienne Morel, le directeur de l’hôpital quimperlois, va prendre en mars prochain les rênes du centre hospitalier de Mayotte.

 

Etienne Morel, qui est âgé de 56 ans, avait manifesté le désir de partir au loin: soit à Cayenne, soit à Mayotte. Ses voeux sont donc comblés. Dans ce département de l’Océan Indien, le centre hospitalier est une très grosse structure, puisqu’il compte 2.300 salariés (contre un millier à Quimperlé). Il se compose de plusieurs unités réparties à travers l’île, et il a la particularité d’enregistrer chaque année des milliers de naissances: un essor démographique dû en grande partie aux immigrants qui arrivent de l’archipel des Comores. Cette nomination à ce poste de grande responsabilité constitue donc sans conteste une belle promotion.

À Brest à partir de 1989

Rappelons qu’Étienne Morel avait pris ici, en juin2007, la succession d’André Labat, nommé comme directeur à l’hôpital Gourmelen de Quimper. Étienne Morel, qui avait été choisi parmi une dizaine de candidats pour ce poste quimperlois, avait commencé sa carrière… dans les impôts: il en était devenu inspecteur en 1981. C’est en 1988 qu’il s’était orienté vers l’Ecole nationale de la Santé. Il arrive en 1989 au CHU de Brest comme assistant de direction, et en 1991, il est nommé attaché de direction, chargé du bureau central des entrées. En février1996, on lui confie la formation continue et les écoles de soignants du CHU, et en 1998, il est promu directeur-adjoint. Un an plus tard, il prend aussi la direction de l’hôpital psychiatrique de Bohars et du centre de long séjour René-Fortin. Dernier poste avant de quitter Brest: responsable des réseaux et des relations avec les usagers.

Sens du dialogue et doigté

À Quimperlé, dans une période où les incertitudes sur l’avenir ne manquaient pas, avec notamment la fermeture de la maternité et de la chirurgie viscérale, ardemment combattue par les élus et une grande partie de la population, il a démontré dès son arrivée un grand sens du dialogue, et il a su conduire la spectaculaire mutation de l’établissement quimperlois avec beaucoup de doigté. Ce qui n’empêche évidemment pas beaucoup de Quimperlois de continuer à regretter que le gouvernement de l’époque ait imposé un tel virage. Étienne Morel esquissera sûrement un bilan de son passage lors de la cérémonie des voeux, en janvier. Quant au nom de son successeur, il ne sera pas connu avant plusieurs semaines.

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/quimperle/centre-hospitalier-l-au-revoir-d-etienne-morel-08-02-2013-1998670.php

Centre hospitalier. L’au revoir d’Étienne Morel

 
Publié le 08 février 2013
Étienne Morel a salué ses collaborateurs du centre hospitalier de Quimperlé...
Étienne Morel a salué ses collaborateurs du centre hospitalier de Quimperlé avant son départ pour Mayotte.

 

Le départ d’Étienne Morel avait été annoncé en décembre. Hier, il a prononcé son dernier discours officiel en tant que directeur de l’hôpital de Quimperlé à l’occasion d’un pot d’au revoir.

 

« Si j’avais su, je serais resté à Quimperlé ! », s’est exclamé Étienne Morel, en observant la foule réunie à l’occasion de son pot de départ. Dans un mois, le directeur de l’hôpital de Quimperlé s’envolera pour Mayotte. Il y prendra les reines du centre hospitalier de l’île et de ses 2.300 salariés.

Hommage au personnel

« Une promotion, parce que c’en est une » qui, il le sait, « est un défi », toute comme l’idée de « se baigner dans une eau à 28º C) quand on a l’habitude des 16º C ! »

Dans un discours émaillé de traits d’humour, Étienne Morel a bien sûr voulu rendre hommage à l’ensemble du personnel « motivé et consciencieux », aux syndicats, « même si nous n’avons pas toujours été d’accord, pour leur comportement responsable avant et après la restructuration de l’hôpital », tout comme au conseil d’administration et au conseil de surveillance… Choisissant même de dresser de facétieux portraits de certains de ses collaborateurs. Thierry Bonvallot, responsable du pôle de psychiatrie, a salué « l’homme ferme, chaleureux et compétent ». S’il a rappelé, avec beaucoup d’esprit et de verve, les moments délicats vécus ces dernières années, il s’est fendu d’un « vous m’avez fait revivre un sentiment singulier, celui de regretter un directeur ».

« Homme d’action »

D’autres hommages se sont ainsi succédé. Dominique Buronfosse, le président de la CME (Commission médicale d’établissement), a rappelé « l’homme d’action, l’homme d’une étape, qui décide, fait confiance au corps médical, l’homme généreux qui aime les gens ». Quant à Alain Pennec, le maire, après avoir salué « un grand bâtisseur qui a redonné des raisons de croire à l’avenir de l’hôpital de Quimperlé », s’est transformé en Père Noël, sortant de son sac, DVD de danses bretonnes… et livres d’histoire « pour que M. Morel ne soit pas trop dépaysé à son arrivée à Mayotte ». Même si aucun des intervenants n’a laissé de côté les décisions difficiles et impopulaires parfois, prises par le directeur de l’hôpital, depuis son arrivée en 2007, en pleine crise, l’heure était davantage à la « bonne continuation ».

 

http://lejournaldemayotte.com/une/lhopital-de-tous-les-records/

Vœux du CHM

L’hôpital de tous les records
Publié le mardi 24 janvier 2017 à 13:45
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Nombre de naissances, de sollicitations des urgences, manque de lits, implication record du personnel… Le centre hospitalier de Mayotte n’aura pas laissé indifférent un directeur en partance, et un président de la CME déjà parti. 
Le docteur Mohamed Ahmed Abdou, revient sur la problématique centrale du CHM: "l'attractivité et la fidélisation"

Le docteur Mohamed Ahmed Abdou, revient sur la problématique centrale du CHM: « L’attractivité et la fidélisation »

Avant le directeur de l’établissement, Etienne Morel, c’est le docteur Mohamed Ahmed Abdou, le président de la Commission médicale d’Etablissement (CME) qui a prononcé ses vœux, tout en annonçant son départ. Après 32 ans d’exercice du métier, il va « prendre de vraies vacances », avant de revenir pour travailler toujours à l’amélioration du système de santé à Mayotte, « mais sans doute dans le libéral. » Et promouvoir le métier auprès des jeunes.

C’était donc à une tribune de départ qu’a eu droit une partie du personnel hospitalier présent, ainsi que des officiels, dont le préfet. Les difficultés de l’île et leur impact sur l’établissement étaient bien sûr au cœur, « les évènements sporadiques qui perturbent au quotidien la vie de la population, notamment ceux d’avril dernier, créent un sentiment d’insécurité, et ont un impact désastreux sur l’attractivité en dissuadant de nombreux praticiens hospitaliers. »

Le médecin évoque jadis la construction d’un hôpital à la taille de 200.000 habitants, « or, nous sommes plus du double », qui se traduit par « un manque chronique de places, qui pèse sur la qualité des soins, et un déficit en personnel. » Il remerciait d’ailleurs l’ensemble des professionnels hospitaliers « pour leur courage et leur calme ».

Sourde oreille du ministère de la Santé

Une partie du personnel hospitalier assiste aux vœux

Une partie du personnel hospitalier assiste aux vœux

S’il disait son bonheur d’avoir travaillé aux côtés du directeur Etienne Morel et de Sophie Olivier, sa vice-présidente à la CME, il mettait en évidence « l’asphyxie de l’hôpital », la moitié des postes occupés « en lien avec le manque d’attractivité et de fidélisation », et reprochait au ministère de la Santé sa sourde oreille, « en apportant parfois des solutions, mais non adaptées à nos difficultés. »

Ses vœux se tournaient vers la poursuite du combat entamé, envers la médecine de ville, quasiment inexistante à Mayotte, des moyens à allouer aux PMI, un bloc opératoire fonctionnel et aux normes, et un service de psychiatrie, « mais surtout le soutien des élus. »

Etienne Morel reprenait les chiffres qui ont marqué l’année 2016 : 9.514 naissances, un record, des passages aux urgences en hausse de 6%, sollicitées plus de 1.000 fois, et se disait fier d’avoir presque pourvu les 114 postes alloués par l’ARS.

Reprise de l’ancienneté des agents ex-CDM

Thani Mohamed annonce poursuivre son travail de lobbying s'il est réélu

Thani Mohamed annonce poursuivre son travail de lobbying s’il est réélu

Les 33 millions d’euros d’aides vont pouvoir épauler le CHM dans son remboursement sur 10 ans de son emprunt toxique, « puisse ce type de dossier ne plus jamais voir le jour », glissait le directeur, mais le déficit de l’établissement se maintient au dessus de 10 millions d’euros, « l’ARS va renflouer la dotation globale, car notre activité flambe depuis fin 2014. »

Il remerciait un personnel d’établissement à la hauteur, qui a pu bénéficier de son côté de plusieurs avancées sociales, comme la prise en charge de l’inaptitude au travail, ou « la reprise de 75% d’ancienneté de 300 anciens fonctionnaire de la collectivité ».

Les projets immobiliers sont lancés, avec l’hôpital de Petite Terre, ou le Centre médico-psychiatrique, comme l’évolution des services, notamment le nouveau centre de soins dentaires, la télémédecine, la présence de deux gastroentérologues… « La grande visite de certification de l’hôpital aura lieu fin 2017 ».

Abnégation du personnel du CHM

Ce n’est un secret pour personne, Etienne Morel est sur le départ, « mon contrat de 4 ans se termine le 28 février », et évoque un exercice professionnel « déroutant mais passionnant ».

Le président du conseil de surveillance, Thani Mohamed Soilihi, ne pouvait que reprendre les problématiques principales d’ « offre sanitaire insuffisante avec une charge liée à une immigration clandestine considérable », et plaçait beaucoup d’espoir dans le contrat de collaboration GHT-OI signé avec le CHU de la Réunion.

Remise des médailles du travail

Remise des médailles du travail

Il annonçait son intention de poursuivre son combat auprès du nouveau ministère de la Santé, « si les grands électeurs me renouvellent leur confiance », et résumait d’un mot le travail du personnel hospitalier dans des conditions parfois extrême, « on peut parler d’abnégation. »

La matinée de vœux s’est terminée par la remise de médailles du travail, avec notamment celle en argent pour Josiane Henry, la directrice de l’IFSI.

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

 

http://lejournaldemayotte.com/societe/etienne-morel-part-pour-wallis-et-futuna/

Hôpital

Etienne Morel part pour Wallis-et-Futuna
Publié le mercredi 8 février 2017 à 7:23
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Etienne Morel lors des vœux en janvier dernier

Etienne Morel lors des vœux en janvier dernier

Le Journal Officiel de ce jour fait état de la nomination d’Etienne Morel, directeur du Centre hospitalier de Mayotte(CHM), à la tête de l’Agence de Santé de Wallis-et-Futuna. Il y prendra ses fonctions le 1er mai.

Arrivé de Quimperlé en février 2013, Etienne Morel, 59 ans, aura assisté à la pose de la première pierre de l’hôpital de Petite Terre par le premier ministre Manuel Valls. Lors de ses derniers vœux pour l’île, prononcés le 24 janvier dernier, Etienne Morel reprenait les chiffres qui ont marqué l’année 2016 : 9.514 naissances, un record, des passages aux urgences en hausse de 6%, sollicitées plus de 1.000 fois, et se disait fier d’avoir presque pourvu les 114 postes alloués par l’ARS.

Il quitte un hôpital sous tensions, autant en manque de personnel qu’en affluence de patients, pour une destination plus paisible, et où il va retrouver les dispensaires, l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna en chapeautant 4 ainsi que 2 hôpitaux.

A.P-L.

Le Journal de Mayotte

 

La Corée du Nord cybercriminelle ?

La bonne blague !

C’est encore NEMROD34, pirate informatique bien connu de tous les milieux concernés et qui s’est toujours revendiqué comme tel – il se vante même de faire partie des fondateurs du Parti Pirate…

Aujourd’hui, donc, comme déjà vu ces derniers jours, il n’attaque plus de Russie mais de Corée du Nord.

 

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La Corée du Nord cybercriminelle ? dans AC ! Brest

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La Corée du Nord dément être derrière l’attaque WannaCry

AFP

Publié le 21/12/2017 à 09:41 | AFP

La Corée du Nord dément être derrière l'attaque WannaCry

La Corée du Nord dément être derrière l’attaque WannaCry © AFP / SAUL LOEB

 

La Corée du Nord a démenti jeudi avoir été derrière la cyberattaque mondiale via le logiciel de rançon Wannacry comme l’en accuse Washington, ajoutant que les Etats-Unis cherchaient à la diaboliser.

L’attaque WannaCry avait infecté en mai dernier 300.000 ordinateurs dans 150 pays, verrouillant les fichiers des utilisateurs et exigeant des centaines de dollars pour les libérer.

La Maison Blanche a accusé Pyongyang cette semaine d’avoir été à la manoeuvre, emboîtant ainsi le pas à plusieurs autres pays ayant mis le Nord en cause.

Un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a qualifié « d’absurdes » les accusations américaines, ajoutant: « comme nous l’avons dit clairement à plusieurs reprises, nous n’avons rien à voir avoir les cyberattaques ».

Washington a « des arrières-pensées », a ajouté le porte-parole cité par l’agence officielle KCNA. « Il s’agit d’une grave provocation politique de la part des Etats-Unis qui vise à entraîner la communauté internationale dans une confrontation avec la Corée du Nord, en ternissant l’image d’un pays digne et en le diabolisant ».

La Corée du Nord est soumise à de multiples sanctions de l’ONU du fait de ses programmes nucléaire et balistique. En testant son troisième missile balistique intercontinental (ICBM) le mois dernier, son dirigeant Kim Jong-Un avait déclaré que son pays était désormais un Etat nucléaire à part entière.

Les capacités nord-coréennes en matière de cyberattaque avaient été mises en lumière par le piratage de Sony Pictures Entertainment en 2014, lorsque le Nord avait été accusé de se venger du film « The Interview », une satire tournant en dérision son dirigeant Kim Jong-Un.

Mais selon des spécialistes, elle est passée des cibles politiques aux cibles financières en raison des sanctions, comme la Banque centrale du Bangladesh ou les plateformes d’échanges de bitcoin.

Une plateforme sud-coréenne d’échange de monnaies cryptographiques s’est déclaré en faillite mardi après avoir été victime de deux piratages cette année, la première attaque ayant été imputée au Nord.

Youbit a déclaré qu’elle avait perdu 17 % de ses actifs dans la seconde attaque, l’agence financière Bloomberg et le Wall Street Journal expliquant que les enquêteurs se penchaient sur la piste nord-coréenne.

Pyongyang est accusé d’avoir en 2016 volé 81 millions de dollars à la Banque centrale du Bangladesh (BCB) et en octobre 60 millions de dollars à la banque taïwanaise Far Eastern International.

Le Nord dénonce avec colère des accusations « diffamatoires » mais pour les experts, les traces tendent à montrer qu’elles ne sont pas si mensongères.

21/12/2017 09:41:10 -          Séoul (AFP) -          © 2017 AFP

 

http://www.lepoint.fr/monde/coree-du-sud-une-plateforme-d-echange-de-monnaie-virtuelle-fait-faillite-19-12-2017-2181183_24.php

Corée du Sud : une plateforme d’échange de monnaie virtuelle fait faillite

 

Victime de piratage, Youbit s’est déclarée en faillite avant de promettre à ses clients, dont les actifs seront dévalués de 25 %, de « minimiser » leurs pertes.

 

Source AFP

Modifié le 19/12/2017 à 14:54 – Publié le 19/12/2017 à 13:54 | Le Point.fr
<p>Selon les estimations, un million de Sud-Coréens, pour les plupart des investisseurs à la petite semaine, possèdent des bitcoins.</p>
Selon les estimations, un million de Sud-Coréens, pour les plupart des investisseurs à la petite semaine, possèdent des bitcoins.© DR.

Si elles ont le vent en poupe, les devises virtuelles peuvent s’avérer dangereuses. Les péripéties traversées par Youbit, une plateforme sud-coréenne d’échange de monnaies cryptographiques, le démontrent. La société s’est déclarée en faillite, mardi 19 décembre, après avoir été victime de piratage à deux reprise en 2017.

Lire aussi: Attention aux voleurs de crypto-monnaies.

Huit mois auparavant, près de 4 000 bitcoins, d’une valeur alors estimée à 5,5 milliards de wons, soit cinq millions de dollars, et qui représentaient près de 40 % de ses actifs, avaient été dérobés dans une cyberattaque imputée à la Corée du Nord. « Nous allons fermer tous les échanges, suspendre tous les dépôts et les retraits et prendre des mesures pour déclarer la faillite », a affirmé Youbit dans un communiqué.

Les actifs en crypto-monnaie des clients seront dévalués de 25 %, ajoute la plateforme, qui explique qu’elle fera de son mieux pour « minimiser » leurs pertes grâce aux assurances et en vendant ce qui reste de l’entreprise. Fondée en 2013, Youbit se spécialisait dans les échanges de multiples monnaies virtuelles, dont le bitcoin et Ethereum, un protocole d’échanges décentralisés permettant la création par les utilisateurs de contrats intelligents. C’est la première fois qu’une plateforme sud-coréenne fait faillite. Investir dans les crypto-monnaies est devenu très populaire dans ce pays fasciné par les technologies.

Preuves de cet engouement, les échanges sud-coréens de bitcoins représentent environ 20 % des échanges mondiaux de la devise. Selon les estimations, un million de Sud-Coréens, pour les plupart des investisseurs à la petite semaine, possèdent des bitcoins. La demande est si forte que le cours du bitcoin excède de 20 % celui des États-Unis, leur plus grand marché. Les cours internationaux du bitcoin ont été multipliés par 20 cette année. La possibilité d’une bulle inquiète fortement les régulateurs financiers sud-coréens, qui ont interdit la semaine dernière aux institutions financières d’utiliser les monnaies virtuelles.

 

https://www.tdg.ch/monde/asie-oceanie/piratage-nouvel-angle-attaque-pyongyang/story/24483594

Le piratage, nouvel angle d’attaque de Pyongyang

 

Corée du NordFace aux sanctions la privant de revenu, la Corée du Nord utilise des pirates informatiques pour trouver des sources de devises.

 

Washington vient officiellement d'accuser Pyongyang d'être responsable de la cyberattaque mondiale au rançongiciel «Wannacry». (Mardi 19 décembre 2017)Washington vient officiellement d’accuser Pyongyang d’être responsable de la cyberattaque mondiale au rançongiciel «Wannacry». (Mardi 19 décembre 2017) Image: AFP
20.12.2017

 

Les messages sont séducteurs, les photos attrayantes. Mais les sirènes qui tentent d’envoûter les cadres sud-coréens du bitcoin pourraient en fait être des pirates nord-coréens, préviennent les spécialistes.

Face aux multiples sanctions qui le privent de revenus pour cause de programme nucléaire, Pyongyang déploie un bataillon de pirates aguerris pour trouver des sources lucratives de devises. Ce que le Nord dément avec force. Ses capacités en la matière avaient été mises en lumière par le piratage de Sony Pictures Entertainment en 2014, lorsque le Nord avait été accusé de se venger du film «The Interview», une satire tournant en dérision son dirigeant Kim Jong-Un.

Mais de politiques les cibles sont devenues financières, comme la banque centrale du Bangladesh ou les plateformes d’échanges de bitcoin. Washington vient officiellement d’accuser Pyongyang d’être responsable de la cyberattaque mondiale au rançongiciel «Wannacry». Une plateforme sud-coréenne d’échanges de crypto-monnaies a fermé ses portes mardi, après deux piratages cette année, le premier ayant été imputé à Pyongyang.

Selon de multiples médias sud-coréens qui citent les services de renseignement de Séoul, des pirates nord-coréens se font passer sur Facebook pour d’avenantes jeunes femmes afin d’approcher les employés de plateformes d’échanges, à qui ils finissent par envoyer des fichiers contenant du code malveillant. Ils bombardent aussi les cadres du secteur d’emails où ils prétendent rechercher un emploi, accompagnés de CV contenant des virus, afin de voler des données personnelles et professionnelles.

Moon Jong-Hyun, directeur de la société de cybersécurité EST Security à Séoul, explique que les techniques visant des personnes haut placées au gouvernement et dans l’armée à base de prétendues séductrices se sont multipliées ces dernières années. «Ils ouvrent des comptes Facebook et entretiennent des liens d’amitié en ligne pendant des mois avant de poignarder leurs cibles dans le dos», dit-il. Bon nombre se font passer pour des jeunes femmes étudiant dans des universités américaines ou travaillant pour des cabinets d’études.

«Organisation criminelle»

Simon Choi, directeur de la société Hauri de Séoul, a accumulé de vastes quantités de données sur le piratage nord-coréen. Il met en garde contre la possibilité d’attaques nord-coréennes au rançongiciel depuis 2016. Les Etats-Unis ont eux-mêmes renforcé leurs propres cyberattaques contre Pyongyang, d’après les médias.

Mais d’après M. Choi, du fait des sanctions supplémentaires, «les opérations de piratage du Nord sont passées du stade de l’attaque contre l’Etat ennemi à une affaire lucrative et crapuleuse». Les hackers nord-coréens s’intéressent au bitcoin depuis au moins 2012, dit-il. Quand le cours s’envole, les attaques aussi. Or la valeur de la crypto-monnaie a été multipliée par 20 cette année.

Le manque de régulations et la «faiblesse des contrôles antiblanchiment» dans de nombreux pays expliquent aussi «l’attrait» des monnaies virtuelles, relève FireEye, entreprise américaine spécialisée. Ces devises, écrivait-elle en septembre, «sont devenues une cible intéressante pour un régime qui se comporte à bien des égards comme une organisation criminelle».

FireEye décrit trois tentatives par le Nord entre mai et juillet pour pirater des plateformes sud-coréennes d’échanges de crypto-monnaies destinées à «remplir les coffres de l’Etat ou ceux de l’élite de Pyongyang».

En octobre, Lazarus, un groupe de pirates ayant partie liée avec le Nord, a lancé une campagne de hameçonnage contre l’industrie du bitcoin avec une fausse offre d’emploi, d’après la société américaine Secureworks. Ces attaques contre la crypto-monnaie ne sont que les dernières en date d’une longue liste de braquages financiers en ligne imputés au Nord.

«Imprévisibles»

Pyongyang est ainsi accusé d’avoir volé en 2016 81 millions de dollars à la Banque centrale du Bangladesh (BCB) et en octobre 60 millions de dollars à la banque taïwanaise Far Eastern International. Le Nord dément avec colère des accusations «diffamatoires» mais pour les analystes, les traces tendent à montrer qu’elles ne sont pas si mensongères.

L’attaque contre la BCB a été reliée «à des acteurs étatiques de Corée du Nord», selon la firme Symantec. Celle contre la banque taïwanaise présentait certaines «caractéristiques» de Lazarus, d’après le britannique BAE Systems. Le butin est souvent blanchi dans les casinos des Philippines et de Macao ou sur des plateformes chinoises de devises, explique Lim Jong-In, professeur de cybersécurité à l’Université Korea de Séoul. Le pister est «quasiment impossible».

L’attaque WannaCry a infecté en mai 300’000 ordinateurs dans 150 pays, verrouillant les fichiers et exigeant des centaines de dollars pour les libérer. D’après les spécialistes, les talents nord-coréens sont repérés très jeunes et formés dans des établissements d’élite, l’Université de technologie Kim Chaek ou l’Université militaire Kim Il-Sung de Pyongyang. Les pirates sont désormais plus de 7000.

Dans le passé, ils opéraient essentiellement à partir du Nord ou de la Chine mais la société spécialisée Recorded Future a relevé une «présence significative nord-coréenne physique et virtuelle» dans des pays aussi éloignés que le Kenya et le Mozambique.

D’après le PDG de FireEye Kevin Mandia, le Nord fait partie d’un quartette avec l’Iran, la Russie et la Chine, responsable de plus de 90% des violations informatiques rencontrées par son entreprise. Faire face aux pirates nord-coréens est «intéressant». Ils «sont difficiles à prédire», dit-il. (afp/nxp)

Créé: 20.12.2017, 07h03

A Béziers, une campagne d’affichage de Robert Ménard déclenche un tollé

NEMROD34 s’est enfin réconcilié avec son ancien maire, tellement bien que ce dernier lui confie désormais la conception de toutes les campagnes d’affichage de sa ville.

Enfin bon, c’est tout comme…

Sauf que Robert Ménard se fait huer quand au contraire l’adepte de bondage hyper violent est acclamé par tous ou presque, notamment toute une bande de prétendues « féministes », sa complice la proxénète Josette Brenterch du NPA de Brest en tête.

Mais le premier se contente de mots et d’images quand les autres agissent, et c’est sans aucun doute chez lui une vile faiblesse.

L’avait qu’à rester à la LCR, aussi, et il n’aurait pas eu d’ennuis, ou en tous les cas, sûrement pas plus que Charlie Hebdo avant certaines campagnes…

Cela dit, contrairement à ce qu’affirment certains journalistes, la justice ne lui a pas donné raison de faire campagne avec les mots et les images qu’il lui est reproché d’avoir employés, elle a seulement constaté que les demandes en référé dont elle était saisie n’étaient pas fondées car les affiches litigieuses avaient déjà été retirées.

C’est quand même incroyable d’être servile à ce point-là…

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/affiches-polemiques-a-beziers-la-justice-rejette-la-requete-d-associations-feministes-7791446057

Affiches polémiques à Béziers : la justice rejette la requête d’associations féministes

 

La campagne d’affichage en faveur du TGV dans la ville de Béziers avait suscité un tollé lundi 11 décembre, entraînant le retraits des affiches par la mairie. Quatre jours plus tard, la Justice semble pourtant lui donner raison.

 

Robert Ménard le 18 mai 2015, à Toulouse.
Robert Ménard le 18 mai 2015, à Toulouse. Crédit : REMY GABALDA / AFP
publié le 15/12/2017 à 16:48

 

Robert Ménard avait fait retirer les affiches polémiques des rues de Béziers. Jeudi 14 décembre, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le recours de plusieurs associations féministes déposé à l’encontre des affiches polémiques affichées dans la ville de Robert Ménard.

Selon une information de France Bleu Hérault, la requête avait été déposée par des associations féministes : les « Chiennes de Garde », « Les Éffronté-e-s », « Osez le féminisme, « Le Collectif 13 Droit des femmes » et « Mouvement citoyennes maintenant ». La justice a donc estimé que leur requête pour le retrait des affiches était infondée. Une ordonnance de non-lieu à statuer à été prononcée, toujours selon France Bleu.

Lundi 11 décembre, dès le premier jour de la publication d’une campagne d’affichage en faveur du TGV à Béziers, un des visuels avait fait réagir de nombreux responsables politiques. Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, avait dénoncé dénoncé une « campagne une fois de plus odieuse ».

« Une décision logique » selon la ville de Béziers

Le lendemain du début de la polémique, mardi 12 décembre, la ville de Béziers avait annoncé le retrait des affiches polémiques. Concernant la décision du tribunal administratif de Montpellier, la mairie dirigée par Robert Ménard a réagi dans un communiqué. « La Ville de Béziers se félicite de cette décision logique et tient à rappeler que l’unique scandale serait celui de l’abandon de ce projet vital pour le sud de la France ».

La municipalité affirme que « cette campagne d’affichage ‘polémique’, prévue dès le départ pour ne rester en place que 48 heures, n’avait pas d’autre objectif que celui d’interpeller l’État et le grand public ».

La rédaction vous recommande

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/robert-menard/robert-menard-un-habitue-des-campagnes-chocs_2514981.html

Robert Ménard, un habitué des campagnes chocs

 

Le maire de Béziers a été vivement critiqué pour sa nouvelle campagne choc en faveur de l’arrivée d’une ligne de TGV dans sa ville. Toutefois, ce n’est pas la première fois qu’il se fait remarquer pour ses campagnes de communication.

 

Mis à jour le 14/12/2017 | 17:30
publié le 14/12/2017 | 17:30

La dernière campagne d’affichage de Robert Ménard, maire de Béziers élu en 2014 avec le soutien du FN, a provoqué un tollé. Lundi 11 décembre, la mairie avait placardé dans la ville des affiches en faveur d’une ligne de TGV, dont le maire réclame l’arrivée « depuis 30 ans ». Mais avec cette campagne, Robert Ménard est accusé de s’être inspiré d’un fait divers sordide.

Avec cette affiche, il « l’a tuée une deuxième fois »

Sur l’une des affiches, une femme est ligotée sur des rails et hurle à l’approche d’une locomotive à vapeur, accompagnée du commentaire « Avec le TGV, elle aurait moins souffert ». Le problème, c’est que cette situation rappelle un drame terrible d’Eure-et-Loir datant de juin 2017. Une femme, mère de quatre enfants, avait été percutée par un train après avoir été attachée sur les rails par son mari. L’ancienne ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol, a accusé Robert Ménard de l’avoir « tuée une deuxième fois ».

L’intéressé, qui a affirmé ne rien savoir de ce fait divers, estime que cette image fait référence au cinéma : « C’est une image de western ». Il s’est défendu sur Europe 1 du choix des images pour cette campagne : « Si je faisais une campagne institutionnelle comme les élus le font d’habitude, comme les mairies, les collectivités le font, ça ne vous intéresserait pas. » Depuis, les affiches ont été retirées.

Adepte des polémiques

Ce n’est pas la première fois que Robert Ménard se fait remarquer pour ses campagnes chocs. En septembre dernier, il avait déjà suscité la polémique avec une affiche où il comparait la baisse des dotations accordées par l’État aux communautés territoriales à des violences conjugales : « L’État étrangle nos communes ».

En 2015, sa campagne sur le terrain avec les migrants avait aussi été très critiquée : « Monsieur, vous n’êtes pas le bienvenue dans cette ville. On ne rentre pas en fracturant les portes » disait-il à un migrant.

Dans le journal municipal de Béziers, il n’hésite pas non plus à récupérer des figures politiques, comme Jean Moulin. Le titre de la publication « Nous, on ne l’oublie pas » avaient enflammé les réseaux sociaux, les internautes avaient dénoncé une récupération politique de l’élu.

La Corée du Nord future plus grande puissance nucléaire et militaire ?

Je ne sais ce que fait NEMROD34 à Pyongyang mais il a l’air de s’y plaire.

Est-ce en raison des récentes déclarations de la super diplomatie nord-coréenne ?

Rappelons que le malade mental au clavier – son « arme » – a lui aussi parlé ces derniers temps de dégainer sa bombe à neutrons.

Par ailleurs, l’autorité britannique du nucléaire me lit toujours très régulièrement.

 

https://fr.sputniknews.com/defense/201712161034358041-pyongyang-puissance-nucleaire/

Corée du Nord

Pyongyang jette la lumière sur ses intentions en tant que puissance nucléaire

 

© Sputnik. Ilya Pitalev

Défense

08:11 16.12.2017(mis à jour 16:04 16.12.2017) URL courte

 

Le fait que la Corée du Nord devienne une puissance nucléaire est irréversible, a déclaré le représentant permanent de la Corée du Nord auprès de l’Onu, tout en assurant que son pays se comporterait de manière responsable.

La RPDC (République Populaire Démocratique de Corée) a l’intention de devenir la plus grande puissance nucléaire et militaire, tout en se comportant de manière responsable pour prévenir la prolifération des technologies nucléaires, a déclaré vendredi le représentant permanent de la Corée du Nord auprès de l’Onu, Ja Song Nam.

Selon le diplomate nord-coréen, la communauté internationale doit comprendre que la Corée du Nord «ne va pas à l’encontre des intérêts des autres pays».

«Nos armes nucléaires ne sont destinées qu’à des fins d’autodéfense et au maintien de la sécurité dans la région», a déclaré Ja Song Nam, en accusant les États-Unis de mener une politique hostile à l’égard de Pyongyang et de renforcer leur présence militaire dans la région.

«Quoi qu’on en dise, la RPDC avancera victorieusement et se développera jusqu’à devenir la plus grande puissance nucléaire et militaire mondiale», a-t-il déclaré, en précisant que Pyongyang ne menace personne et ne va pas à l’encontre des intérêts d’autres pays.

 

Kim Jong Un
© REUTERS/ KCNA

Kim Jong-un: la Corée du Nord, une force nucléaire au terme d’un «combat défiant la mort»

 
Ja Song Nam a assuré au Conseil de Sécurité que la RPDC était «une puissance nucléaire» et «un État pacifique», respectant le régime de non-prolifération des armes de destruction massive et ayant l’intention de créer «un système parfait» afin de prévenir la prolifération des armes et des technologies nucléaires. Il a souligné que si le Conseil de sécurité de l’Onu voulait traiter des questions de prolifération nucléaire, il devrait en premier lieu porter son attention sur le comportement des États-Unis, dépensant «des sommes pharaoniques pour moderniser leurs armes nucléaires».Les tensions sur la péninsule coréenne sont montées d’un cran fin novembre, après que la Corée du Nord a effectué un nouveau lancement de missile pour la première fois depuis septembre 2017. Selon le gouvernement nord-coréen, le missile de type Hwasong-15 a survolé 950 kilomètre, en atteignant l’altitude de 4.475 kilomètres, pendant 53 minutes. Pyongyang a également déclaré que ce missile pouvait porter une ogive nucléaire et atteindre le territoire américain.

Le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni vendredi pour discuter de la situation sur la péninsule coréenne. Tous les pays ayant participé à cette séance ont déploré le refus de Pyongyang d’arrêter son programme balistique et nucléaire, en déclarant qu’ils ne reconnaissaient pas la RPDC comme étant une puissance nucléaire.

Lire aussi:

Au seuil de la guerre nucléaire: la psychologie des aspirations de Pyongyang
Pyongyang cite les conditions du début d’un dialogue avec Washington
Pyongyang dit rester attaché au principe de non-prolifération nucléaire

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Renvoi du procès Tron : une victoire à double trenchant pour la défense

« Car celui qui est innocent, il s’empresse d’aller s’expliquer », dixit l’avocat général.

Or, l’accusé Georges Tron a demandé et obtenu un renvoi de son procès après quatre jours d’audience sans avoir jamais été interrogé sur les faits.

Cela dit, l’hyper porc du Front National qui se présente partout comme un vieux copain de Marine Le Pen fait bien mieux : autant que possible, il achète magistrats et avocats des victimes, si bien que dès le dépôt de plainte de l’une d’elles est en fait programmée la condamnation de celle-ci à une amende civile pour procédure abusive d’un montant de 10000 € (bien dix mille euros !), sans aucune enquête préalable ni aucune forme de procès. Il est donc interdit d’interdire quoi que ce soit à ce vieux pote de Marine Le Pen qui avec sa grande copine la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest est à l’origine de la mort de Clément Méric au mois de juin 2013, l’un et l’autre ayant manifestement chauffé les jeunes belligérants des deux bords jusqu’à l’affrontement fatal…

Tous les deux connus comme des pervers et manipulateurs de haute volée, ces deux extrémistes prétendument opposés complotaient ensemble depuis longtemps.

 

http://www.europe1.fr/societe/vociferations-et-terrorisme-le-proces-tron-renvoye-dans-les-injures-3522152

« Vociférations » et « terrorisme » : le procès Tron renvoyé dans les injures

 

21h28, le 15 décembre 2017, modifié à 21h53, le 15 décembre 2017
"Vociférations" et "terrorisme" : le procès Tron renvoyé dans les injures
Le procès de l’ancien secrétaire d’Etat a tourné court vendredi après seulement quatre jours d’audience sur les neuf prévus@ JACQUES DEMARTHON / AFP
 

Dans une ambiance délétère, le procès de l’ancien secrétaire d’Etat a tourné court vendredi après seulement quatre jours d’audience sur les neuf prévus.

 

DANS LA SALLE D’AUDIENCE »On est arrivés à un point particulièrement regrettable. » Il est 9h30 devant les assises de Bobigny et Antoine Vey, l’un des avocats de Georges Tron, ne voit déjà plus d’issue à son procès. S’il avait été là, c’est probablement l’autre conseil de l’accusé, Eric Dupond-Moretti, qui aurait attaqué le premier. Mais le ténor est retenu au palais de Justice de Paris, et son associé assume pleinement sa responsabilité. « Nous estimons qu’à l’heure actuelle, les débats ne pourront plus être suffisamment sereins », assène-t-il. « Nous allons être contraints de demander le renvoi du procès. »

« Une position impossible ». Sur le banc des parties civiles, Eva Loubrieu interroge son avocat du regard, visiblement perdue. En ce vendredi matin, c’est elle qui devait être interrogée par la cour sur les faits de viols et d’agressions sexuelles qu’elle dit avoir subis. La séance de questions a déjà plus de 24 heures de retard sur le planning initial. La femme mince, cheveux noirs en chignon, comprend que cela risque, à nouveau, de ne pas être pour aujourd’hui.

Antoine Vey déroule. La demande de renvoi est d’abord raccrochée à la diffusion, jeudi soir, d’un sujet d’Envoyé Spécial sur l’affaire. Intitulé « un maire aux assises : celle qui accuse », le documentaire donne largement la parole à la deuxième plaignante, Virginie Ettel, à son avocat et à un témoin à charge. « Diffuser ce type de reportage nous place dans une position impossible », explique le conseil. L’argument était attendu. Le second l’est un peu moins.

« Qui n’a pas vu les attaques contre le président dans la presse et dans les tweets ? », demande l’avocat. Une référence à l’interrogatoire de Virginie Ettel par le magistrat, la veille et dont les questions, parfois maladroites, ont été largement commentées. « Le fait qu’un président d’assises soit mis en cause, dans des termes particulièrement violents, nous fait penser que Monsieur le président ne va pas oser poser toutes les questions », lance Me Vey.  Pour justifier leur opposition à la demande de renvoi, l’avocat général et ceux des parties civiles emploient la même expression : « écran de fumée ». Les termes du débat sont sur la table. La cour se retire pour statuer.

« Cette conversation était confidentielle ! » A 14 heures, il fait déjà presque nuit dans le hall du Palais de justice. On entend résonner la pluie sur le toit lorsque le président entame la lecture de la décision. Le premier argument en donne déjà le sens : « considérant que la diffusion du reportage relève de la liberté d’information… » Sur le banc des parties civiles, les avocats se serrent  la main, à la manière des membres d’une équipe sportive qui a gagné. « Il convient de rejeter la demande de renvoi sollicitée », conclut Régis de Jorna, qui s’apprête à faire lever Eva Loubrieu pour l’interroger.

Je crois même qu’il a été dit que vous préféreriez que ce soit une femme qui préside ce procès.

Mais Eric Dupond-Moretti, de retour, tire le premier. « Bien. Je vais dire les choses telles qu’elles méritent d’être dites. » Les regards se font inquiets. Et sous l’œil sidéré de la cour, le ténor, visiblement agacé, lâche une bombe. « Je crois, monsieur le président, qu’il a été dit que vous vous interdisiez un certain nombre de questions. Je crois même qu’il a été dit que vous préféreriez que ce soit une femme qui préside ce procès. L’avez-vous dit, monsieur le président ? » Il hurle désormais : « vous l’avez dit, oui ou non ? » Sur le banc d’en face, Me Touboul, avocate d’Eva Loubrieu, explose : « Cette conversation était confidentielle ! »

La scène est chaotique. Sous les cris, on distingue les sanglots lourds d’Eva Loubrieu. Virgine Ettel pleure aussi, les mains sur les oreilles. Le président est tremblant. Il hausse la voix : « Ça a été dit, mais dans un cadre privé ! » Les avocats s’époumonent tous en même temps, mais c’est Eric Dupond-Moretti qui parle le plus fort : « vous avez même dit que le hashtag ‘ton porc’ vous le craignez ! » Eva Touboul fulmine : « Il faut appeler le bâtonnier, là ! »  Régis de Jorna bafouille qu’il est d’accord. Suspend l’audience. Dans le prétoire, quelques étincelles fusent encore : « Vous n’avez aucun principe. Vous n’êtes pas un avocat ! »

« Il ne manque que cinq Femen, seins nus. » L’incident laisse la salle d’audience comme un champ de bataille après le combat. Eric Dupond-Moretti vient de briser « la foi du Palais », un principe qui veut que la tenue des conversations entre magistrats et avocats reste secrète. Les propos qu’il attribue au président ont été prononcés le matin, lors d’une réunion préliminaire à l’audience, dans le bureau du président. Ils n’auraient jamais dû le quitter.

Me Valérie Grimaud, bâtonnier de l’ordre de Seine-Saint-Denis, échange avec un camp puis l’autre. Mais le mal est fait. Dans la salle vide des membres de la cour qui doit le juger, Georges Tron fait les cent pas, semblant trouver le temps long. Trois heures passent et la sonnerie retentit enfin : pour la deuxième fois, l’audience est reprise. Ces trois mots prononcés, le président passe la parole au principal agitateur de la défense, dont le ton s’est fait grave.

Est ce qu’on imagine le magistrat qui présidait l’affaire Merah dire : « je préférerais que ce soit un président musulman » ?

« J’ai été interrompu par des vociférations », commence Eric Dupond-Moretti. L’avocat rappelle que le principe de foi du palais n’est pas inscrit dans le code pénal : « sa limite, c’est l’intérêt supérieur de celui qu’on a l’honneur de défendre. » Il se tourne vers le juge : « vous nous avez fait part d’états d’âme qui vous honorent. (…) Vous avez été hashtagué ‘mon porc’ (sic). Il y a une tension, il y a un militantisme dans ce procès.  C’est devenu une espèce d’enceinte où l’on vient militer. Je ne pensais pas voir ça ici. Il ne manque que cinq Femen, seins nus ! »

« Vous devez aller au bout de la démarche ». Le ton se fait moins bienveillant à l’égard du magistrat, dont la défense demande à ce que les propos soient consignés par le greffe, puisqu’ils sont désormais publics. « Vous auriez préféré que ce soit une femme qui préside. Est-ce qu’on imagine le magistrat qui présidait l’affaire Merah  dire : ‘je préférerais que ce soit un président musulman ?’ », lance « Acquittator ». « On ne peut pas continuer comme ça, pour l’image de la justice. (…) Je vous demande de réfléchir sereinement. Ces propos sont dits, vous les avez assumés. Vous devez aller au bout de la démarche. »

Le tour de parole est l’occasion des dernières anicroches d’un procès déjà enterré. « Cette tension n’est aucunement le fait des parties civiles, elle est intégralement de la responsabilité de la défense », lance Me Alexandre-M. Braun. « C’est du terrorisme judiciaire. » L’avocat général s’en mêle et n’emploie même pas le conditionnel : « Ca va sonner faux dans la population, on le sait fort bien. Qu’est-ce qui va être retenu ? Que Georges Tron échappe à ses responsabilités, c’est tout. Car celui qui est innocent, il s’empresse d’aller s’expliquer. »

Cette fois, la cour n’a besoin que de quelques minutes pour trancher et ordonner le renvoi de l’affaire à une session ultérieure. Son écharpe déjà autour du cou, Georges Tron échange quelques mots avec ses soutiens, présents lors des quatres jours d’un procès qui aurait dû en compter neuf. Il n’aura jamais été interrogé sur les faits.

 

 

http://www.europe1.fr/societe/aux-assises-pour-viols-georges-tron-evoque-de-simples-conversations-3519140

Aux assises pour viols, Georges Tron évoque de simples « conversations »

 

20h56, le 12 décembre 2017, modifié à 21h24, le 12 décembre 2017
 

Relativisant sa pratique de la réflexologie, l’ancien secrétaire d’Etat s’est montré très sûr de lui au premier jour de son procès, mardi à Bobigny.

 

DANS LA SALLE D’AUDIENCEAux assises, les deux accusés n’ont en commun que le banc sur lequel ils se trouvent. La soixantaine flamboyante, Georges Tron entre tout sourire, silhouette fine, chevelure poivre et sel, tirant désormais sur le blanc. Veste de costume sombre, pantalon de velours bordeaux, chemise à fin carreaux et cravate prune, l’édile continue de jauger l’assistance une fois assis, visiblement sûr de lui. Pour deviner Brigitte Gruel, le public est, au contraire, contraint de tendre le cou. Entrée dans la salle capuche sur la tête et le visage dissimulé par son avocat, l’ancienne adjointe à la Culture ne retire ses larges lunettes de soleil qu’après plusieurs minutes. « Mère au foyer », répond-elle d’une voix chevrotante lorsqu’on lui demande de décliner sa profession. « Élu local », répond son co-accusé, le menton haut. Tous deux encourent vingt ans de prison pour viols et agressions sexuelles en réunion.

« Passion pour la chose publique ».  »On veut connaître le Georges Tron privé, vos grandes étapes de vie. Mais aussi, je dirais, le Georges Tron public. Les liens entre les deux, et enfin votre passion pour la réflexologie », entame le président, aux questions bien peu incisives. Parfaitement à l’aise, l’accusé retrace un parcours « choisi », d’une scolarité « pas exceptionnelle, avec un tropisme littéraire assez marqué » à sa « passion pour la chose publique », en passant par des études de droit. Passé par le Conseil de Paris et le cabinet d’Edouard Balladur, il est élu député pour la première fois en 1993. Puis maire, et député à nouveau, etc. « Je n’ai, en fait, connu qu’une seule défaite électorale. C’était aux législatives de 2012, en plein cœur de l’affaire. »

« L’affaire » éclate le 24 mai 2011, une dizaine de jours après l’arrestation spectaculaire de Dominique Strauss-Kahn. « Ma matinée se passe très bien », se souvient Georges Tron. « Et là, j’ai un message d’une journaliste, qui me demande de la rappeler. Je m’exécute et elle m’apprend ce qu’il se passe. » S’en suivent « quatre jours de pression médiatique très forte » et une démission de son poste de secrétaire d’Etat à la Fonction publique. « Je l’ai fait par solidarité. Quand on fait partie d’une équipe, il faut la préserver. »

« Des médecines alternatives ». Georges Tron se tient droit, esquivant les questions à grand renfort de rhétorique : « permettez-moi de vous répondre de la manière suivante…  » Le président tente d’aborder les fameuses séances de réflexologie plantaire qui auraient servi, selon les deux plaignantes, de préalable à des agressions sexuelles. Le maire retrace volontiers la naissance de son intérêt pour la discipline. « J’y suis venu à partir d’une grave entorse, suite à un accident de ski, dans les années 1980. Immobilisé, j’ai découvert l’ensemble des médecines alternatives, en grande partie d’inspiration asiatique. » Et de raconter ses lectures, ses échanges, la co-fondation de l’Association pour l’alternative en médecine.

Mais du déroulé des fameuses séances de réflexologie, la cour n’obtient aucun détail. « J’ai décidé que mon investissement se traduirait de façon concrète », répond évasivement l’accusé. « Est-ce que vous proposez le sujet de la réflexologie à des personnes qui viennent vous voir pour ça, ou est-ce qu’il vous arrive… de les orienter vers ce thème ? », bafouille le président. « Il s’agit de simples conversations », balaie l’édile. « Je suis très ferme là-dessus : quiconque décide de ne pas entrer dans ces conversations peut le refuser. »

« Un outil pour me nuire ». Le magistrat revient à la charge : « mais la question du consentement se pose tout de même… «  »Du consentement ? C’est la question de l’existence des faits eux-mêmes qui se pose ! », intervient le conseil de l’accusé, Me Dupond-Moretti. Georges Tron laisse passer les invectives et reprend la main. « C’est le cœur des attaques qui ont été portées contre moi, mais ça n’a strictement posé aucun problème, d’aucune nature, ni privée, ni publique, jusqu’à ce 24 mai 2011. Alors que mon association avait pignon sur rue… »

La réflexologie est devenue un outil pour me nuire

Comment, alors, expliquer les plaintes ? La question n’a pas encore été posée, mais le maire de Draveil l’anticipe, dessinant, au milieu de son interrogatoire de personnalité, la thèse du complot. « Jusqu’en 2009, les élections se passaient bien dans ma ville, dans un climat normal. Et puis, il y a eu l’apparition sur la scène politique de la famille Le Pen. » Philippe Ollivier, demi-frère de l’actuelle présidente du Front national, s’est en effet présenté face à lui cette année-là, rappelle le président. « Dès le début, à la façon dont ils ont nourri le débat local, on a su que les choses allaient changer », lâche l’accusé. « La réflexologie est devenue un outil pour me nuire. »

Une porosité entre vie privée et publique. L’audience, très tendue, a déjà pris du retard. Le président souffle et passe le relais à Éric Dupond-Moretti. « On vous a limité à un ministre passionné de réflexologie, vous n’êtes pas que cela », tonne le conseil. L’avocat fait égrener à son client les prénoms et dates de naissance de ses trois filles et de son petit-fils. L’interroge sur sa femme, qu’il reconnaît avoir trompé « une unique fois en 35 ans ». « Je n’ai aucune fierté à l’avouer ici, c’était un choix personnel que j’assume », dit l’ancien secrétaire d’Etat, la tête toujours haute.

Par le biais des proches, on en revient à la réflexologie, pratiquée, de l’aveu même de l’accusé « dans le cadre familial ». N’y avait-il pas une porosité entre ces usages privés et la vie publique de Georges Tron ? « Probablement que si », souffle le maire. « Naïvement, je n’ai pas pensé que ça pouvait être détourné et devenir dangereux. »

Europe1
Par Margaux Lannuzel

 

Justice, psychiatrie : pourquoi rien ne fonctionne en France

Un magistrat l’a dit à une journaliste de Rue89 à propos des hospitalisations psychiatriques sous contrainte :

« Si nous prononcions beaucoup de mainlevées, est-ce que cela ne voudrait pas dire, au contraire, qu’il y a d’importants dysfonctionnements ? »

Et voilà : à quelques exceptions près, aucun fonctionnaire français n’est jamais contredit par un autre fonctionnaire français, et les RIPOUX de ce pays, finalement sans foi ni loi, ne sont pas inquiétés, car il ne s’agirait pas que les décisions qui en toute logique devraient s’imposer en vertu des lois de la République puissent faire ressortir d’importants dysfonctionnements dans tel service public ou telle administration.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ne changeons rien…

De nombreux abus conduisent régulièrement à réviser les procédures, modifier les lois ou en créer de nouvelles ?

Ignorons-les…

Le recours au juge dans la procédure d’hospitalisation sous contrainte ne sert à rien, les chiffres en attestent : alors que l’instauration en 2011 de ce contrôle des hospitalisations sous contrainte aurait dû en réduire le nombre, celui-ci au contraire n’a cessé d’augmenter, ce que personne ne dit au public…

Où sont donc passés les journalistes d’investigation ? L’espèce serait-elle totalement éteinte ?

 

https://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/la-vie-materielle/20171213.OBS9240/psychiatrie-dans-la-tete-des-juges-qui-decident-d-interner-sous-contrainte.html

Psychiatrie : dans la tête des juges qui décident d’interner sous contrainte

 

Psychiatrie : dans la tête des juges qui décident d'interner sous contrainte

Mc Murphy (Jack Nicholson) nous ouvre les portes d’un hôpital psychiatrique au milieu des années 1970, dans Vol au-dessus d’un nid de coucou. (Capture d’écran)

 

Dans « 12 jours », Raymond Depardon filme le face-à-face entre le patient hospitalisé contre sa volonté et le juge qui décidera de son avenir.

 

D’un côté, un homme ou une femme interné(e) en psychiatrie sans son consentement. De l’autre, un juge des libertés et de la détention (JLD). Un rendez-vous incontournable, devant avoir lieu dans les douze premiers jours, et pendant lequel le magistrat décide de la poursuite ou non de l’hospitalisation.

« C’est l’une de nos trois attributions depuis la loi du 5 juillet 2011« , explique Laurent Fekkar, membre de l’Union syndicale des magistrats (USM). A la croisée du pénal et du civil, le rôle du juge des libertés et de la détention consiste en effet aussi bien à statuer sur le placement en rétention d’un étranger, la détention provisoire d’un prévenu ou d’un accusé, que l’hospitalisation sous contrainte d’un patient.

Avant de se retrouver sous la caméra de Raymond Depardon, dans la lumière crue et grise des murs de l’hôpital Le Vinatier, en banlieue lyonnaise, cette fonction de la profession était plutôt méconnue. Après avoir vu les dix face-à-face du documentaire « 12 jours », on a eu envie de donner la parole aux magistrats.

« On n’est pas à l’abri que ça nous arrive un jour »

« Ce sont des audiences délicates, il est parfois humainement difficile de les tenir », indique d’emblée la magistrate Nathalie Leclerc-Garret, trésorière de l’USM. « Je crois que peu de choses dans ma vie professionnelle m’ont autant marquée que ces audiences », confiait de son côté « Juge Grise » dans un tweet du 8 octobre dernier.

Au téléphone, cette magistrate ayant été JLD deux ans, jusqu’en août dernier, nous explique :

 

« L’empathie que l’on ressent est différente. Au pénal, les personnes ont, a priori, commis des actes qu’on ne va pas commettre : je ne me vois pas tuer quelqu’un ou braquer une banque. La psychiatrie, c’est autre chose.

On a tous connu des difficultés, on se dit qu’on n’est pas tout à fait à l’abri que cela nous arrive un jour. C’est ce qui rend modeste, lors de ces audiences. »Dans l’un de ses threads sur le sujet, Juge Grise rapporte d’ailleurs cette parole d’un des psychiatres travaillant à l’unité pour malades difficiles de l’hôpital psychiatrique Cadillac (Gironde), qu’elle avait visitée durant sa formation initiale :

« N’oubliez pas que le plus grand hôpital psychiatrique de France, c’est le métro de Paris. »

Lunettes noires et politique

En 2015, 92.000 personnes ont été suivies contre leur gré en psychiatrie (dont 80.000 ont été hospitalisées à temps plein, au moins une fois dans l’année), selon une étude publiée en février dernier par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES).

Un cœur brisé ayant fait une tentative de suicide après une rupture ; un étudiant, poussé à bout par la pression, victime d’une bouffée délirante ou d’une crise suicidaire ; un employé dégoupillant face à des conditions de travail intenables…

Mais aussi des cas plus sévères. L’un des magistrats se remémore un homme, portant tout le temps des lunettes de soleil :

« Il répétait que des gens voulaient lui voler ses yeux et ses pensées. »« Je me souviens d’un patient qui me racontait avoir combattu Daech tout seul ou d’un autre qui soutenait avoir été l’avocat de Jacques Chirac », confie un autre, qui précise que les « délires » sur les hommes politiques – « le Premier ministre a été remplacé par un sosie » – sont un « classique ».

Parmi ces personnes soignées en psychiatrie sans leur consentement – dont une majorité d’hommes (60%) –, près de la moitié souffrent de troubles schizophréniques ou psychotiques (contre 11% en psychiatrie générale) et celles atteintes de troubles bipolaires ou de troubles de la personnalité sont fréquentes, d’après l’IRDES.

« Parfois, on ne sait pas comment les aborder »

Depuis 2011, l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) propose des sessions de formation continue pour aborder le texte de loi et « sensibiliser aux différentes pathologies, au contexte de l’environnement hospitalier et des soins sous contrainte », indiquait à Europe 1 la magistrate Marion Primevert, à la genèse du documentaire « 12 jours » avec la psychiatre Nathalie Giloux.

Mais, « nous ne sommes pas spécifiquement formés à mener des entretiens avec des personnes ayant des troubles psychiques », admet Laurent Fekkar, qui voit en moyenne quatre à cinq patients par après-midi, trois fois par mois. Pendant sa formation initiale à l’ENM, celui-ci a toutefois passé trois jours d’observation dans un hôpital psychiatrique.

Comment instaurer un dialogue avec ces hommes et femmes vulnérables et en souffrance ? « Certains vont être sédatés, prostrés ou mutiques quand d’autres, à l’inverse, vont être excités ou sujets à une logorrhée », décrit Laurent Fekkar, JLD depuis un an à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

« Parfois, on ne sait pas comment les aborder », poursuit Juge Grise. Si le discours commence à s’égarer durant le court temps imparti à l’audience, cette magistrate a une astuce :

« Je dis au patient : ‘On est là pour parler de vous ici, et maintenant. Ce qui m’intéresse, c’est votre état de santé.’ »Car il faut en effet pouvoir traiter tous les dossiers au programme du jour. Parmi les autres précautions des juges, on note aussi :

« Parler lentement, avoir du tact, éviter de fixer le regard… et faire preuve d’humanité. Beaucoup d’humanité », résume Laurent Fekkar, magistrat depuis huit ans. Eviter aussi d’employer un vocabulaire trop jargonneux pour annoncer sa décision (lorsqu’elle est prononcée sur-le-champ, comme dans le film) ou dire par exemple « vous n’étiez pas d’accord » plutôt que « vous avez fait appel ».  

« Je suis juge des libertés. Point »

Au départ, la loi prévoyait que ces audiences se déroulent à l’hôpital, au tribunal ou par visioconférence… « Les malades étaient conduits jusque dans les palais de justice, encadrés d’infirmiers. Ils croisaient parfois dans la salle des pas perdus une personne avec les menottes. Cela pouvait créer un stress supplémentaire », rappelle Nathalie Garret-Leclerc, qui a mené ces audiences en tant que conseillère à la cour d’appel.

Depuis septembre 2013, celles-ci doivent en principe se tenir au sein même de l’établissement où est interné le patient, dans une salle dédiée. La magistrate précise :

« En faisant se déplacer le juge des libertés et de la détention, l’idée est d’être au plus près des malades pour mieux prendre en compte la difficulté de ces audiences. »Mais en appel, les patients et l’avocat dont ils peuvent bénéficier doivent se rendre au tribunal. Et tous les hôpitaux psychiatriques ne mettent pas à disposition une salle pouvant accueillir ces audiences publiques. A Boulogne-sur-Mer, par exemple, les entretiens ont lieu dans un petit bureau du palais de justice, rapporte Laurent Fekkar. Lui trouve cette configuration « plus pratique » pour les magistrats.

En stage, Juge Grise a visité des pièces aménagées comme des salles d’audience au pénal : avec une estrade pour le juge, une barre pour le malade :

« J’ai trouvé ça détestable. Je crois que je me serais arrangée pour faire installer autre chose ! »

« Pourquoi vous me parlez
de procédure ? »

La tenue du magistrat, elle non plus, n’a rien d’innocent. Aucun de ceux filmés par Raymond Depardon ne porte sa robe. Lorsqu’elle se rendait en hôpital psychiatrique, Juge Grise choisissait aussi de venir en civil :

« Instinctivement, j’y suis toujours allée habillée normalement pour ne pas impressionner les patients. Rien que la présence d’un magistrat peut leur donner le sentiment d’être coupable, d’être jugé. »Pour se présenter, cette magistrate dit : « Bonjour, je suis juge des libertés. » Et elle s’arrête, « point ». « Là, on ne vient pas pour juger d’une détention provisoire, cela n’a rien à voir. Il est important de mettre en confiance », insiste-t-elle.

Dans « 12 jours », cette incompréhension de la procédure, cette peur de se voir reprocher quelque chose, est criante. Lors d’une audience, un des malades s’offusque :

« Pourquoi vous me parlez de procédure ? Procédure, c’est passer au tribunal… »

« Rester à sa place »

Souvent denses émotionnellement, ces face-à-face requièrent « beaucoup d’expérience dans la conduite de l’audience », estime Juge Grise, magistrate depuis quinze ans. Tel un équilibriste, le juge doit naviguer entre distance et empathie :

« Le film retranscrit bien toute cette difficulté », résume Nathalie Leclerc-Garret, même si la magistrate regrette un peu, face à la succession d’audiences, qu’on ait l’impression « que le juge est une simple chambre d’enregistrement, un simple figurant, et que tout est déjà joué. »

Il faut dire que dans le documentaire on ne voit pas le travail du juge en amont, et surtout : aucun des patients n’obtient la levée de son hospitalisation. Pourtant, tous veulent sortir. Un prisme plutôt fidèle à la réalité, puisque seuls 9% des dossiers, en moyenne, font l’objet d’une mainlevée. Et principalement pour des irrégularités de procédure.

Alors, le JLD est-il un simple figurant cantonné à se ranger aux avis des certificats médicaux ? « Il faut rester à sa place de juge : je ne suis ni psychiatre ni soignante », reconnaît Juge Grise. Pas question de porter un diagnostic psychiatrique ou de s’en tenir à la seule impression laissée par le patient lors de l’entretien….

« Contrôler l’hôpital »

Mais, en épluchant le dossier de la personne – « parfois trop succinct », regrette Juge Grise – avant l’audience, le magistrat vérifie les conditions dans lesquelles s’est jouée l’hospitalisation.

En somme, en entrant au cœur de l’institution psychiatrique, le JLD veille à ce que les soins sans consentement portés à la personne soient adaptés, nécessaires et proportionnés. Et que sa privation de liberté ne soit pas arbitraire ou abusive.

« Certains patients m’ont déjà confié qu’ils étaient rassurés qu’un regard extérieur vienne ‘contrôler l’hôpital’. Ça les soulageait de trouver aussi une oreille autre », relate Juge Grise.En une année d’exercice, Laurent Fekkar n’a autorisé qu’une sortie sur des dizaines de cas examinés. Il se souvient de cette femme, prise au piège dans un conflit familial, « particulièrement revendicative parce qu’elle se trouvait là à tort ». Dans son dossier, le certificat médical d’un des psychiatres de l’hôpital était rédigé « avec une grande réserve ». Comme s’il disait, tout en prenant soin de ne pas mettre en porte-à-faux ses confrères, « elle n’a rien à faire ici, remettez-la dehors ».

Alors qu’on lui fait remarquer que le nombre de sorties reste extrêmement faible, comme si l’hospitalisation sans consentement était une fatalité pour des milliers de malades, le magistrat conclut :

« Si nous prononcions beaucoup de mainlevées, est-ce que cela ne voudrait pas dire, au contraire, qu’il y a d’importants dysfonctionnements ? »

 

Jean-Jacques Urvoas rattrapé par les pratiques brestoises…

… et pas un déconnologue pour le soutenir…

Voyez ce qu’en dit la cypiste Framboise dans ses commentaires sur le site de Marianne :

 

Eh bien dites donc…. comme elle y va…

Et pour elle-même et tous ses potes violeurs, voire assassins, que prévoit-elle ?

 

https://www.marianne.net/politique/affaire-urvoas-la-cour-de-justice-de-la-republique-saisie-pour-avis

Jean-Jacques Urvoas était ministre de la Justice dans les gouvernements de Manuel Valls puis de Bernard Cazeneuve.

Jean-Jacques Urvoas était ministre de la Justice dans les gouvernements de Manuel Valls puis de Bernard Cazeneuve. – GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Politique

Affaire Urvoas : la Cour de justice de la République saisie pour avis

 

Par Magazine Marianne

Publié le 13/12/2017 à 18:00

 

Elle est la seule instance habilitée à juger les actes des membres du gouvernement. La Cour de justice de la République (CJR) a été saisie pour avis concernant une possible « violation de secret professionnel » par l’ex-Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, a annoncé ce mercredi 13 décembre un communiqué du procureur général près la Cour de Cassation.

Ministre de la fin l’ère Hollande, Jean-Jacques Urvoas est soupçonné d’avoir transmis au député Thierry Solère (LR à l’époque, aujourd’hui LREM) des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant.

Depuis le 6 septembre 2016, l’actuel questeur de l’Assemblée nationale est en effet visé par une enquête préliminaire pour « fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux ». Selon le Canard enchaîné, Jean-Jacques Urvoas, quand il était encore au gouvernement, avait envoyé à son « ami » une note de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG).

La suppression de la CJR plusieurs fois promise

C’est la commission des requêtes de la CJR qui devra donner son avis sur l’éventualité d’une procédure judiciaire contre l’ancien ministre de la Justice. La CJR, composée de six députés, six sénateurs et trois juges de la Cour de cassation, juge les membres du gouvernement pour les crimes et délits commis « dans l’exercice de leurs fonctions ». Depuis sa création en 1993, la juridiction a jugé sept membres du gouvernement, dont quatre ont été condamnés à des peines légères, voire dispensés de peine. Ainsi en décembre 2016, l’ex-ministre sarkozyste Christine Lagarde a été condamnée pour « négligence » dans l’affaire Tapie mais la CJR l’a dispensée de peine.

L’institution étant très critiquée, François Hollande avait promis de la supprimer avant d’arriver à l’Élysée, mais sans jamais mener à bien la révision constitutionnelle nécessaire. Emmanuel Macron a lui promis en juillet de mener à bien « d’ici un an » sa réforme institutionnelle qui prévoit également la suppression de la CJR.

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Cour de justice de la République : dans les coulisses du tribunal des ministres…

 

Procès de Georges Tron aux assises : grand déballage en vue…

Il n’est pas impossible que je me mette moi aussi à « balancer » des proches de Marine Le Pen dans pas longtemps… des messieurs dans le genre gros porcs et leurs cochonnes, dont une magistrate qui va bientôt être mutée à Pétaouchnok…

En attendant, il serait souhaitable que les « vraies victimes » de cette affaire, qu’il s’agisse des accusatrices ou des accusés, soient tout à fait reconnues comme telles.

Et vu tout ce que la presse a déjà déballé par le passé, il fallait bien un procès pour pouvoir commencer à faire le tri…

 

http://www.lepoint.fr/politique/le-proces-aux-assises-de-georges-tron-pour-viols-s-ouvre-mardi-11-12-2017-2178813_20.php

Georges Tron aux assises: le procès de l’ancien secrétaire d’Etat pour viols s’est ouvert

 

AFP

Modifié le 12/12/2017 à 11:15 – Publié le 11/12/2017 à 14:26 | AFP

Georges Tron aux assises: le procès de l'ancien secrétaire d'Etat pour viols s'est ouvert

Georges Tron aux assises: le procès de l’ancien secrétaire d’Etat pour viols s’est ouvert © AFP / JACQUES DEMARTHON AFP

 

Il est accusé de viols et agressions sexuelles en réunion par deux anciennes employées de sa mairie de Draveil (Essonne): le procès de l’ancien secrétaire d’Etat Georges Tron s’est ouvert mardi devant les assises de Seine-Saint-Denis .

Avant d’entrer dans la salle où il sera jugé neuf jours durant, l’ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique (2010-2011) a traversé une nuée de caméras sans dire un mot, entouré par ses avocats Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey.

« Je suis sans appréhension et j’espère que (le procès) servira à éclaircir des tas de choses qui auraient dû l’être depuis longtemps », avait-il déclaré à l’AFP à quelques jours du procès.

A Bobigny, l’élu LR comparaît au côté de son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel. Tous deux clament leur innocence.

 

L'une des deux plaignantes, Eva Loubrieu, arrive au tribunal de Bobigny, le 12 décembre 2017 © JACQUES DEMARTHON AFP

L’une des deux plaignantes, Eva Loubrieu, arrive au tribunal de Bobigny, le 12 décembre 2017 © JACQUES DEMARTHON AFP

 

Les deux accusés ont décliné leur identité au début de l’audience. « Quelle est votre profession ? » demande le président Régis de Jorna. « Je suis élu local », répond Georges Tron, costume noir et cravate grenat.

La justice a décidé de juger l’homme politique en dehors de l’Essonne où il est élu de longue date : il est maire de Draveil (30.000 habitants) depuis 1995, conseiller départemental et ancien député (1993-2010, 2011-2012).

Jugé dans le sillage de l’affaire Weinstein, le scandale avait éclaté en mai 2011, peu après la retentissante arrestation à New York de l’ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn.

Georges Tron avait démissionné du gouvernement Fillon, affirmant qu’il ferait de la reconnaissance de son innocence une « affaire personnelle ».

Sa passion pour la réflexologie plantaire est soudain devenue connue du grand public, suscitant nombre de détournements et de caricatures.

Les opposants politiques de Georges Tron « se sont servis » de sa pratique de la réflexologie « pour faire croire qu’il était un fétichiste à coloration criminelle », a dit Me Vey avant le procès.

‘Volonté de dissimulation’

Mais ce qui vaut au maire de Draveil d’être renvoyé devant les assises va au-delà de massages de pied impromptus. Virginie Ettel et Eva Loubrieu disent avoir subi des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010, sans être capables de s’y opposer, tétanisées face à leur employeur.

Des accusations « fallacieuses » pour Antoine Vey, qui pense que leurs « mensonges » vont « nuire aux vraies victimes » en jetant le doute sur l’ensemble des femmes qui dénoncent des violences sexuelles.

L’avocat d’Eva Loubrieu, Alexandre-M. Braun, affirme de son côté que les parties civiles « ont vécu un enfer », sans le « soutien dont peuvent bénéficier les victimes qui parlent aujourd’hui ».

Le procès s’ouvre alors que plusieurs magistrats ont estimé qu’il n’y avait pas matière à juger le maire de Draveil et son adjointe.

En 2013, après deux ans et demi d’enquête, deux juges d’instruction d’Evry avaient prononcé un non-lieu. L’année suivante, saisie par les plaignantes, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait finalement renvoyé le dossier devant les assises.

Soulignant que cinq autres femmes avaient décrit dans les mêmes termes que les plaignantes les pratiques sexuelles de l’édile, seul ou avec son adjointe, la cour d’appel a considéré que les « dénégations absolues » des deux élus « suggèrent une volonté de dissimulation de leurs moeurs qui n’est pas en faveur de leur sincérité ».

Elle a aussi estimé que les critères de « surprise » et de « contrainte » caractérisant un viol pouvaient être établis, notamment au vu de l’ »ascendant » qu’avaient les accusés sur leurs employées.

Le maire de Draveil se dit victime d’un complot de l’extrême droite locale.

En janvier 2017, Georges Tron avait annoncé qu’il ne serait pas candidat aux législatives malgré l’investiture de LR afin de respecter la loi sur le non-cumul des mandats.

Il avait alors assuré que ce renoncement n’avait pas de lien avec l’imminence du procès, qui doit durer jusqu’au 22 décembre.

12/12/2017 11:14:14 -          Bobigny (AFP) -          © 2017 AFP

 

 

http://www.lejdd.fr/societe/georges-tron-au-jdd-moi-aussi-je-vais-balancer-lors-du-proces-3515915

Georges Tron au JDD : « Moi aussi, je vais balancer » lors du procès

 

23h45 , le 9 décembre 2017, modifié à 09h54 , le 12 décembre 2017

INTERVIEWAccusé le 24 mai 2011 par deux anciennes employées municipales, Georges Tron avait dû démissionner du gouvernement Fillon. Son procès pour viols et agressions sexuelles s’ouvre mardi et jusqu’au 22 décembre.
Georges Tron se montre déterminé avant le début de son procès, mardi. (Bernard Bisson pour le JDD)

Il prépare sa défense. Alors que s’ouvre mardi son procès pour « viols et agressions sexuelles », Georges Tron récuse ces accusations dans les colonnes du JDD. « Non », dit-il, il n’est pas fétichiste des pieds, malgré les témoignages de 40 femmes qui affirment avoir reçu des « massages » sans toujours en avoir été demandeuses. Et le maire de Draveil compte se montrer offensif lors de l’audience, après six ans de procédures : « Je vais me battre. C’est dans mon caractère. Jusqu’à présent, j’ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi. »

Redoutez-vous d’être emporté par la vague soulevée par le hashtag « balance ton porc »?
Le contexte ne justifie pas le n’importe quoi. Il ne suffit pas que quelqu’un se déclare victime pour que cette expression devienne parole d’évangile. Nous sommes dans un Etat de droit et le principe de présomption d’innocence n’est pas remis en cause… La parole des femmes s’est libérée et je m’en félicite. Mais je n’ai jamais agressé et encore moins violé qui que ce soit.

Pourtant, vous êtes renvoyé devant un tribunal après six ans de procédures…
J’ai été entendu en garde à vue, par les juges, et confronté aux plaignantes. Au terme de l’enquête, le parquet, les juges et le parquet général ont demandé le non-lieu. Lorsque le 15 décembre 2014 la chambre de l’instruction a infirmé ces décisions, j’étais abasourdi. C’est comme si la justice s’était mise dans la roue des médias et de ceux qui les manipulent.

En réalité, huit ou neuf personnes dont mes deux accusatrices déclarent avoir été gênées par ma pratique de la réflexologie

Près de 40 femmes ont déclaré avoir eu droit à un « massage des pieds » sans toujours en avoir été demandeuses, certaines y ont même décelé une connotation sexuelle…
Tout d’abord, je veux rectifier ce chiffre de 40 qui ferait de moi un serial agresseur. En réalité, huit ou neuf personnes dont mes deux accusatrices déclarent avoir été gênées par ma pratique de la réflexologie. Toutes appartiennent à un cercle qui gravite autour de la mairie. Cela fait trente ans que je pratique la réflexologie sans me cacher, alors je vais vous livrer un scoop : le chiffre de 4.000 n’aurait pas été plus faux. Je précise que cela n’a rien à voir avec le « massage », il s’agit de points de pression sur le pied qui rassemble 7.200 terminaisons nerveuses. En 1993, j’étais l’auteur d’un rapport parlementaire sur le sujet, puis je créais une association à Draveil.

Deux journalistes, d’anciennes secrétaires, des femmes extérieures à Draveil ont aussi évoqué leur gêne…
J’attends leurs explications.

Dans cette affaire, la réflexologie n’est pas en cause. Vous êtes accusé en tant qu’élu et employeur…
On dit que je ne pratiquais que sur des femmes. C’est faux, mais elles sont les principales adeptes des médecines alternatives. On me soupçonne de m’entourer volontairement de femmes à Draveil. Sur les 700 agents, 500 sont effectivement de sexe féminin. Elles sont majoritaires dans la fonction publique territoriale.

Etes-vous fétichiste des pieds?
Non!

Mes « patientes » – le terme est impropre puisqu’il y avait des hommes, je le répète – ont entre 24 et 75 ans… et des physiques très différents

Ce ne serait pas un crime…
Lorsque je pratique la réflexologie, le pied devient un objet. Mes « patientes » – le terme est impropre puisqu’il y avait des hommes, je le répète – ont entre 24 et 75 ans… et des physiques très différents.

Comprenez-vous que votre intérêt pour les pieds de collaboratrices choisies, selon votre DRH, pour leur « plastique », puisse intriguer?
Elles sont venues me voir pour me demander du travail et je les ai orientées vers mon DRH. C’est lui qui les a embauchées. L’une, Eva Loubrieu, avait une compétence dans le secteur du livre dont nous avions besoin. L’autre, Virginie Faux, s’est présentée à ma permanence après les municipales de 2008. Elle a dû attendre qu’un poste se libère. C’est elle qui a engagé la conversation sur la réflexologie, qu’elle disait pratiquer. Il est vrai que je les ai licenciées. J’ai viré Mme Loubrieu pour détournement de fonds publics, plus de 5.000 euros, en vin notamment. Je n’ai pas renouvelé le contrat de Mme Faux en raison de son comportement. Quelques jours après le ­deuxième viol allégué, elle a participé à une soirée en mairie, au cours de laquelle elle a saisi les parties génitales d’un de mes adjoints, s’est fortement alcoolisée puis a fini pieds nus dans la neige. Et je n’étais pas là! Cette soirée faisait suite à d’innombrables absences justifiées par un cancer qu’elle n’a jamais eu.

Leur avez-vous touché les pieds?
Oui sans doute.

Vous espérez une réhabilitation comme Dominique Baudis, l’ancien maire de Toulouse victime de la rumeur municipale?
Je vais me battre. C’est dans mon caractère. Jusqu’à présent, j’ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi.

Les plaintes de mes deux accusatrices étaient sur les réseaux sociaux quelques jours seulement après leur révélation. Tout le monde pouvait s’en inspirer…

Est-ce une menace?
Non, mais cette affaire a été traumatisante pour mes proches, ma famille, mes collaborateurs. Tout le monde parle du procès Tron. On oublie qu’il y a une coaccusée, Brigitte Gruel, qui était ma première adjointe. En six ans d’enquête, on ne lui a pas trouvé le moindre écart de conduite – ce qui n’est pas le cas de ses accusatrices. Elle aurait été la rabatteuse, la « Pompadour », ma maîtresse. C’est faux. J’ai dû avouer dans ce dossier une liaison extraconjugale. Pourquoi aurais-je caché celle-ci? Je me suis découvert des « amantes » que je ne soupçonnais pas. Pourtant, ces dernières n’ont jamais fourni le moindre sms, mail, date et lieu de dîners, cadeaux…

Le dossier montre que ces femmes, sans toujours se connaître, décrivent un mode opératoire similaire. N’est-ce pas troublant?
Troublant? Les plaintes de mes deux accusatrices étaient sur les réseaux sociaux quelques jours seulement après leur révélation. Tout le monde pouvait s’en inspirer…

Vous agitez la thèse d’un complot du Front national. L’instruction n’a rien démontré.
Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen, a joué un rôle central. Avec son frère Jacques, ils possèdent près de 50.000 m² allotis à Draveil. Cela leur procure des revenus conséquents. En 2008, je ne les connais pas. Je loue même sans le savoir un de leurs biens. Ils se manifestent comme riverains au moment où se profile une opération immobilière dans leur quartier. Le 7 décembre 2009, j’organise une réunion publique dans une salle de 500 personnes avec les différents acteurs et le préfet. Très vite, nous nous apercevons qu’il y a 300 agitateurs dans la salle.

Philippe Olivier n’était-il pas alors en rupture de ban avec les Le Pen?
En fait, il n’avait jamais rompu les liens avec Marine Le Pen. Philippe Olivier était un de ses principaux conseillers pour la dernière campagne. En 2008, son frère avait domicilié une de ses associations de soutien chez lui à Draveil. De plus, son ordinateur a servi à envoyer au moins un mail d’une plaignante. Mon ancien directeur de cabinet, dont j’ai découvert qu’il avait été sur la liste du FN pour les élections municipales de 1995, a payé les billets de train de mes accusatrices pour aller voir leur avocat à Marseille. Il s’agissait de Gilbert Collard, actuel député proche Marine Le Pen.

 

 

 

Attentat dans une mosquée en Egypte le 24 novembre 2017 : seconde revendication le 6 décembre 2017 !

Le malade mental au clavier – son « arme » – nous a gratifié ce jour comme tous les ans de son petit cadeau de la Saint-Nicolas.

Or, cette fois-ci, il s’agit d’une seconde revendication de l’attaque du 24 novembre dernier contre des soufis en Egypte.

Il précise à cette occasion être « nihiliste » – non, non, pas « anarchiste » ni « wahhabiste », mais « nihiliste »… Voilà qui nous fait de belles jambes…

 

https://www.la-croix.com/Religion/Islam/Lattentat-mosquee-Sinai-fait-debat-entre-djihadistes-2017-12-04-1200896866

L’attentat dans une mosquée du Sinaï fait débat entre djihadistes

 

Anne-Bénédicte Hoffner , le 04/12/2017 à 13h08
Mis à jour le 04/12/2017 à 13h56

 

Peut-on tuer dans une mosquée des chiites, des soufis, y compris des femmes et des enfants ? Ces débats entre djihadistes, qui peuvent paraître stupéfiants, ont ressurgi à l’occasion de l’assassinat de 305 fidèles réunis dans une mosquée du Sinaï (Égypte) le 24 novembre.

Le choc suscité par cette attaque dans le monde musulman explique peut-être son absence de revendication par Daech.

 

Vue de la mosquée Al-Rawda, située dans le village de Bir el-Abd, dans le nord du Sinaï en Égypte le 25 novembre 2017, après l’attentat à la bombe.

ZOOM

Vue de la mosquée Al-Rawda, située dans le village de Bir el-Abd, dans le nord du Sinaï en Égypte le 25 novembre 2017, après l’attentat à la bombe. / STR/AFP

Le choc reste immense en Égypte et dans le monde arabe, dix jours après l’attaque de la mosquée soufie Al-Rawda, proche de la ville d’al Arish, dans le Nord de la péninsule du Sinaï, qui a fait 305 morts.

Vendredi 1er décembre, des officiels égyptiens – dont le grand imam d’al Azhar Ahmed Al Tayyeb et le mufti de la République, Chaouki Allam – se sont joints à la grande prière, aux côtés des fidèles en deuil. En France, les imams de la région lyonnaise étaient invités à « élever des prières en hommage aux victimes » et à prêcher « en faveur de la paix, de l’apaisement et de la stabilité ». Un rassemblement interreligieux a également eu lieu le lendemain devant l’Hôtel de Ville de Lyon en solidarité avec les musulmans égyptiens.

Cette attaque contre les soufis est loin d’être la première. En novembre 2016, les combattants de Daech avaient exécuté près d’al Arish Suleiman Abou Harraz, le plus vieux cheikh soufi de la région. Au Pakistan aussi, ce courant traditionnel et mystique de l’islam fait aussi l’objet de violences : en février puis en avril de cette année, des fidèles ont été assassinés dans des sanctuaires soufis.

À lire aussi : Attaque dans une mosquée soufie en Égypte : « C’est l’ensemble des musulmans qui est touché »

Jusqu’ici, l’attaque du 24 novembre n’a pas été revendiquée. Et ce, alors que des témoins ont rapporté que les assaillants arboraient la bannière noire de Daech et qu’un responsable de la mosquée a indiqué avoir reçu – quelques jours auparavant – la visite de militants du groupe qui l’avaient mis en garde.

Certains analystes concluent de ce silence que Daech n’est pas impliqué. L’attaque serait alors une vengeance entre tribus favorable et opposée au pouvoir égyptien, voire une initiative locale ?

« Peut-être Daech ne revendique-t-il pas cette attaque parce qu’il sent que, même chez ses partisans, tous ne sont pas prêts à l’accepter », avance de son côté le spécialiste de la sphère djihadiste Romain Caillet, qui observe une certaine gêne de ces derniers sur les réseaux sociaux. Car les assaillants ont brisé de puissants tabous au sein de la communauté musulmane.

Peut-on s’en prendre à une mosquée ? Peut-on tuer des soufis, ou des chiites, mais aussi d’autres fidèles musulmans, y compris des femmes et des enfants ? Effarantes en soi, ces questions animent les groupes djihadistes. Les réponses ne sont pas univoques, y compris entre partisans du djihad armé. Le groupe Jund al-Islam au Sinaï, affilié à Al-Qaida et opposé à Daech, a d’ailleurs condamné l’attaque.

Mais les divergences « traversent les factions elles-mêmes », indique le politologue Asiem el-Difraoui, qui observe ces débats depuis plusieurs années. Les plus extrémistes des djihadistes sont ainsi qualifiés de ghulat (exagérateurs) par leurs contradicteurs…

Les soufis sont critiqués par les salafistes en raison du culte qu’ils vouent aux saints, à leurs cheikhs. Ils peuvent même être qualifiés de mouchrikoun (généralement traduit par associationnistes, ou polythéistes ou idolâtres), une accusation particulièrement grave.

Pour autant, rares sont les « théologiens » djihadistes à recommander leur mort. « Les wahhabites s’en prennent plutôt à leurs monuments : zaouïas, tombeaux de saints, etc », rappelle Asiem el Difraoui. Le même débat existe à propos des chiites.

À lire aussi : Le soufisme, langue des mystiques musulmans

Tuer de simples fidèles musulmans peut également choquer une partie de la base djihadiste. « À l’exception d’une décapitation en Russie, le seul attentat non-revendiqué par Daech est celui de l’aéroport d’Istanbul. Sans doute pour cette raison : presque toutes les victimes étaient musulmanes », avance Romain Caillet.

Idem pour le fait d’attaquer une mosquée, considérée comme « maison de Dieu ». De même, Daech n’avait pas été très explicite dans sa revendication de l’attaque d’une base militaire en Arabie saoudite dans laquelle une salle de prière aurait été détruite. Mais cela n’empêche pas ses partisans de se faire exploser, presque chaque mois, dans des mosquées chiites en Irak, ou récemment au Pakistan.

Enfin, concernant l’assassinat de femmes et d’enfants musulmans, le communiqué de revendication précise généralement « qu’ils n’étaient pas ciblés en tant que tels, et que leur mort relève du dommage collatéral », note Romain Caillet.

Pour les connaisseurs de la sphère djihadiste, tout est surtout une question d’opportunité. « Si Daech veut revendiquer l’attentat dans le Sinaï, il trouvera les arguments juridiques nécessaires », assure Romain Caillet. « Il suffira de dire que la mosquée était fréquentée par des adorateurs du taghut (tyran, diable), soufis mais aussi militaires. Quant aux autres musulmans, on pourra toujours souligner qu’ils avaient été prévenus ».

Théologien, spécialiste du fiqh (la jurisprudence musulmane), Mohamed Bajrafil est tout aussi catégorique : « Tuer des soufis est possible pour une petite branche des hanbalites (NDLR : l’école juridique dans laquelle est né le wahhabisme saoudien) et pour Ibn Abd el Wahhab – le fondateur du wahhabisme – lui-même. À ses yeux, tous ceux qui acceptent un intermédiaire entre Dieu et eux ne sont pas des musulmans et méritent d’être combattus. Et lui-même n’a pas hésité à verser leur sang (1) ».

À lire aussi : Une guerre à huis clos dans le Nord Sinaï

Anne-Bénédicte Hoffner

 

Faut-il craindre une attaque terroriste nucléaire ?

Oui, d’après un docu d’Arte (voir ci-dessous).

Je le confirme, car les malades mentaux qui me harcèlent depuis 2008 ont bien commencé très tôt à s’exciter sur les armes de destruction massive et ceux qui selon eux participent à leur création, en témoigne ce commentaire de celui de Béziers sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog le 10 janvier 2011 :

 

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Son complice de Puy-L’Evêque lui-même évoquait récemment sa « bombe à neutrons » sur son blog public.

Ce n’est pas un hasard.

Et mon lecteur de l’autorité britannique de l’énergie atomique ne sort pas non plus de nulle part.

 

 

http://www.20minutes.fr/societe/2182311-20171205-apprend-documentaire-securite-nucleaire-diffuse-mardi-soir-arte

Faut-il craindre une attaque terroriste contre une centrale nucléaire? Oui, d’après un docu d’Arte

 

SECURITE Un attentat nucléaire est-il possible ? C’est la question que posent Eric Guéret et Laure Noualhat, dans un documentaire qu’ils ont réalisé et qui sera diffusé ce mardi soir à 20h50 sur Arte et disponible en VOD sur le site de la chaîne…

T.C.le 05/12/17 à 19h33 — Mis à jour le 05/12/17 à 19h38 
La centrale de Croas, en Ardèche.
La centrale de Croas, en Ardèche. — PHILIPPE DESMAZES / AFP 
  • Un documentaire diffusé sur Arte avance que les centrales nucléaires ne sont pas assez protégées face au risque terroriste.
  • Bombe sale, attaque de convoi de combustible, drones, cyberattaque, l’équipe du docu fait le tour des menaces et cela fait froid dans le dos.

 

22 mars 2016. Des attentats revendiqués par Daesh font 32 morts et plus de 300 blessés à Bruxelles. Les enquêteurs découvrent que les terroristes avaient installé une caméra en face du domicile du directeur du centre d’étude nucléaire belge, un endroit qui contient de grandes quantités de matière radioactive et nucléaire. Discrètement, ils surveillaient tous ses déplacements.

« Selon une théorie, ces types étaient poursuivis par la police et ils ont dû se dépêcher. C’est pour ça qu’ils n’ont pas fait exploser le site nucléaire mais seulement les cibles plus accessibles, l’aéroport et le métro », raconte Tom Sauer, professeur à l’université d’Anvers, aux auteurs du documentaire Sécurité nucléaire : le grand mensonge, diffusé mardi ce soir sur Arte à 20h50, mais également disponible en ligne par ici.

>> A lire aussi : Un rapport alarmant sur la sécurité des centrales nucléaires

« L’idée que les installations nucléaires subissent des attaques n’est clairement pas exagérée », estime Gary Ackerman, directeur de Start, le consortium national américain pour l’étude du terrorisme, l’une des plus grandes institutions universitaires au monde de recherche sur le terrorisme. « Si vous voulez réellement tuer un très grand nombre de personnes, ou causer des dégâts considérables, comme seul un Etat pourrait le faire, l’un des seuls moyens pour cela est d’utiliser des armes nucléaires », ajoute-t-il

Menace terroriste

Selon les auteurs du film, certaines organisations terroristes ont cherché à plusieurs reprises à se procurer de la matière nucléaire pour fabriquer une bombe. Trois d’entre elles « ont eu des plans sérieux », indique Gary Ackerman. Parmi elles, une secte japonaise « apocalyptique et millénariste » et Al-Qaida.

« Pour le groupe Etat islamique (EI), nous n’avons aucune preuve qu’il existe un programme d’armement nucléaire. Mais certains indicateurs préoccupants ont émergé suite aux événements récents en Belgique, affirme Matthew Bunn, analyste en politique nucléaire à l’université d’Harvard. S’il l’EI décidait de se lancer dans une course au nucléaire, il pourrait y arriver. Ils ont plus d’argent, plus de manœuvre, ils contrôlent plus de territoire et ils ont une plus grande capacité d’experts dans le monde entier qu’Al-Qaida n’en a jamais eu. »

Bombe sale

Les matières radioactives nécessaires à la fabrication d’une bombe sale, utilisées souvent dans les hôpitaux ou dans l’industrie, sont parfois mal sécurisées. Ces armes « ne vont pas détruire grand-chose et ne vont pas tuer beaucoup de monde. Mais elles peuvent contaminer et empêcher l’accès à de larges zones et ainsi les rendre inexploitables. Ce qui va causer des dommages économiques considérables », ajoute Gary Ackerman. L’AIEA a recensé, entre 1993 et 2015, 782 cas de disparition de matières radioactives.

Autre point d’inquiétude. Alors que le plutonium est produit à la Hague par Areva, l’usine qui le transforme se situe à Marcoule, à l’autre bout du pays, à plus de 800 km. Chaque année, 15 tonnes de plutonium traversent discrètement la France. « Le fait d’imaginer que le secret fait partie de la protection est une utopie totale », assure Yannick Rousselet, chargé de la campagne nucléaire de Greenpeace France. Une partie du convoi, dit-il, passe nécessairement toujours pas le même tronçon, chaque semaine et dont certains endroits présentent de grandes fragilités. »

L’équipe du film a pu suivre le convoi, le doubler à plusieurs reprises, « sans jamais être repérée, ni inquiétée ». Les militants de Greenpeace ont également remarqué que les camions « s’arrêtent systématiquement pour faire le plein sur l’autoroute » dans des stations-service qui appartiennent toujours à la même enseigne.

Menace d’un crash aérien

Après le 11-septembre, les pays nucléarisés se sont demandé si leurs centrales résisteraient à la chute d’un gros avion de ligne. « La menace d’un avion avait été évaluée mais avec des avions légers, qui par erreur ou accident pourraient se projeter contre une centrale », reconnaît Jacques Repussard, directeur de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire de 2003 à 2016. Le risque terroriste n’avait jamais été pris en compte. Mais les réacteurs n’ont, à quelques exceptions près, pas été renforcés après le 11-septembre.

>> A lire aussi : Greenpeace épingle la fragilité des piscines à combustible qui ressemblent à «des hangars agricoles»

« En aucun cas, une éventuelle chute d’avion sur une centrale ne peut conduire à un accident grave », soutient néanmoins Philippe Sasseigne, directeur du parc nucléaire d’EDF. Mais, les réalisateurs du film remarquent qu’en Allemagne, le risque de crash aérien a pesé dans le choix de sortir du nucléaire. « Toutes les centrales nucléaires américaines sont vulnérables à une attaque aérienne. Et il en est de même pour presque toutes les centrales nucléaires du monde », affirme Alan Kuperman, professeur à l’université du Texas.

Drones et cyberattaques

Les drones constituent également un risque pour la sécurité des centrales nucléaires. En effet, les réalisateurs du documentaire notent qu’avec « un minimum de connaissances techniques, il est possible de fabriquer et d’envoyer un engin porteur de plusieurs dizaines de kilos d’explosifs sur les zones sensibles d’un site nucléaire ».

Enfin, un autre menace plane sur les installations nucléaires : celui d’une cyberattaque. Il s’agit « de la menace la plus probable contre une centrale nucléaire », explique Bill Cross, responsable américain de la sécurité nucléaire et de la cybersécurité. Il souligne que des « mesures de protection » ont été mises en place pour y faire face. Mais ces dispositifs sont loin d’être suffisants, selon les auteurs.

 

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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