Archives pour la catégorie LCR – NPA



Suicide de Bruno Peuziat à La Poste de Trégunc le 11 mars 2012

La grosse panne informatique de La Poste durant une bonne partie de la journée d’hier, qui évoque chez moi le souvenir de bien des journées de chômage technique consécutives à des sabotages commis par des syndicalistes du temps où j’exerçais toujours mon métier d’ingénieur d’études en informatique, m’a amenée à soulever de nouveau le cas emblématique pour ses collègues postiers de Bruno Peuziat, un cadre de La Poste qui s’était suicidé sur son lieu de travail à Trégunc dans le Finistère le 11 mars 2012.

Le dénommé Jean-Marc Donnadieu, alias NEMROD34, qui fidèle à lui-même n’en loupe pas une, est venu commenter cet article sur Satanistique, ici :

http://satanistique.blogspot.fr/2018/04/grosse-panne-informatique-la-poste.html#comment-form

On notera au passage qu’il a quitté le Panama pour le New Jersey :

 

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Suicide de Bruno Peuziat à La Poste de Trégunc le 11 mars 2012 dans AC ! Brest

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Refermant cette parenthèse à propos de l’un de mes harceleurs les plus actifs de ces dix dernières années (viols continus et multiples de l’intimité de la vie privée, notamment par piratages informatiques et écoutes téléphoniques illégales, puis révélations publiques délictueuses, 2074 commentaires d’injures et de menaces en tous genres sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog entre avril 2010 et juin 2013, innombrables commentaires et articles tous injurieux, calomnieux et attentatoires à la vie privée sur d’autres sites, dénonciations calomnieuses en pagaille, tentatives d’escroqueries au jugement, etc…), je vous propose de découvrir à travers les articles de presse ci-dessous les suites données à l’affaire du suicide de Bruno Peuziat en 2012.

On commence par un article de 2001 relatif à son arrivée à La Poste de Concarneau comme directeur. Son suicide à Trégunc près de onze ans plus tard avait donné lieu à une multitude d’articles de presse en définitive très peu précis quant aux faits de harcèlement moral dont il se plaignait, lesquels avaient motivé son acte selon les écrits qu’il avait laissés à différentes personnes.

Il faut attendre des développements judiciaires de 2016 et 2017 pour apprendre que :

- Cet ancien directeur de l’établissement de Châteaulin connaissait en effet des « difficultés liées à son travail », suite à un « entretien orageux » avec son supérieur hiérarchique en 2008.

- Selon le jugement rendu, « il est par ailleurs établi, notamment par l’enquête de gendarmerie réalisée sur les circonstances du décès, que M. Peuziat éprouvait effectivement des difficultés dans l’exercice de ses fonctions de chef d’établissement depuis au moins 2008, qui ont été à l’origine de la dégradation de son état de santé et d’un arrêt de travail du 17 janvier au 30 août 2009. »

- Une réorientation en 2010 vers un poste d’adjoint à Concarneau, « après que sa hiérarchie lui ait reproché une faute professionnelle grave concernant la conclusion d’un contrat à durée déterminée, bien qu’elle ait fait l’objet de mesures d’accompagnement, a été mal ressentie par lintéressé qui l’a considérée comme une éviction injustifiée », poursuit le tribunal.

- Sa réaffectation comme adjoint au directeur de Concarneau, en 2010, avait été « de toute évidence mal vécue » par l’intéressé, qui y voyait une « rétrogradation ».« Il a développé par la suite un fort ressentiment contre sa hiérarchie, à qui il reprochait d’avoir ruiné sa carrière », a résumé le rapporteur public.

- Quelques jours avant sa mort, Bruno Peuziat apprenait qu’il était invité à se présenter à une convocation médicale concernant son arrêt maladie, et recevait un courrier « l’informant de l’examen de son dossier par le comité médical ». Ce qu’il a interprété comme « une nouvelle manifestation de volonté de son employeur de l’évincer de ses fonctions ».

Il était en arrêt maladie depuis le 9 décembre 2011 et devait reprendre son travail le 26 mars 2012. Auparavant, il avait obtenu une nouvelle affectation sur un poste de cadre en ressources humaines à l’établissement de Rosporden à compter du 1er janvier 2012 et paraissait en être satisfait. Il semblait aller mieux, mais n’aurait pas supporté cette convocation médicale, interprétée comme une volonté de son employeur de le « fliquer », selon un militant de Sud PTT n’évoquant que des réorganisations.

Cependant, je n’ai pu trouver aucun détail concernant la faute professionnelle grave relative à la conclusion d’un contrat à durée déterminée qu’il aurait commise en 2010 ou plus tôt, quoiqu’il s’agisse du motif du déclassement qu’il contestait.

Il ne m’est donc pas possible de cerner davantage ce cas particulier.

Je rappelle toutefois que pour la plupart, les syndicalistes ont toujours nié l’existence de faits de harcèlement moral en entreprise en se positionnant systématiquement comme défenseurs des salariés ou fonctionnaires mis en cause par les victimes, soit comme harceleurs, soit pour des faits de surveillances illicites ou autres exactions commises au profit des harceleurs. Estimant devoir protéger ces délinquants ou criminels contre les plaintes de leurs victimes, ce sont ces dernières que trop souvent les syndicalistes décident d’attaquer très violemment et massivement, jusqu’à leur faire « rendre gorge » ou les tuer.

Par ailleurs, les militants de Sud PTT ne s’intéressent au problème du harcèlement moral en entreprise, mais toujours de manière partiale et partisane, que depuis qu’il constitue pour eux un bon angle d’attaque des politiques suivies par leurs employeurs, France Télécom et La Poste.

 

http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20010713&article=2996317&type=ar

Bruno Peuziat, nouveau directeur à La Poste

 

Publié le 13 juillet 2001
En prenant la direction des trois bureaux de poste concarnois, Bruno Peuziat...
En prenant la direction des trois bureaux de poste concarnois, Bruno Peuziat retrouve le coeur du métier, après avoir occupé différentes responsabilités dans l’entreprise.

 

La Poste de Concarneau a une nouvelle fois changé de directeur.

 

La Poste de Concarneau a une nouvelle fois changé de directeur. Jean-Luc Guennegues a laissé sa place à Bruno Peuziat, 32 ans, précédemment employé à Quimper. Le nouveau directeur des trois sites concarnois (la poste principale du centre ville et les deux bureaux de proximité du Rouz et de Beuzec) est entré à la Poste il y a 8 ans après une maîtrise en sciences éco et un DESS de gestion. Service de la comptabilité, commercial, gestion et achat de produits. Il a accumulé des expériences diverses dans le métier. Aujourd’hui, 60 employés travaillent sous sa responsabilité. Depuis son arrivée à Concarneau, il y a trois semaines, Bruno Peuziat a déjà plongé dans les dossiers privilégiés des trois bureaux de poste. L’Euro, avec des informations au grand public, comme la séance d’explication du début de semaine. Le deuxième gros objectif concerne la certification de qualité ISO 9002 visée dans seulement deux villes du département, Carhaix et Concarneau. Cette certification qualité concerne le service et les produits proposés à la clientèle. Dans ce contexte, afin d’avancer un peu plus sur le chemin de la certification, des réunions sont programmées avec des clients usagers de l’entreprise qui met un point d’honneur à poursuivre sa mission de service public.

 

http://www.liberation.fr/futurs/2012/03/13/troisieme-suicide-en-six-mois-a-la-poste_802562

Troisième suicide en six mois à la Poste

 

Par Catherine Maussion — 13 mars 2012 à 00:00

 

Social. Un cadre s’est pendu, dimanche, sur son lieu de travail. Les syndicats dénoncent la stratégie du groupe.

 

  • Troisième suicide en six mois à la Poste

Loi des séries ou signe d’une souffrance au travail, alors que la Poste accélère sa mutation ? Dimanche, en fin d’après midi, un cadre s’est pendu au centre de courrier de Trégunc, dans le Finistère. Responsable «ressources, gestion-sécurité-sûreté». Bruno Peuziat, 42 ans, avait deux enfants.

Son suicide survient douze jours après celui de Jérémy Buan, un cadre supérieur de 28 ans qui s’était jeté du 4e étage de la poste centrale de Rennes… Il y a six mois, une postière du centre financier de la rue de Bourseuil à Paris (XVe) s’était elle aussi défenestrée.

Mails. Les syndicats sont restés longtemps discrets sur cette problématique des suicides. Avec 240 000 salariés, la Poste en connaît, comme toutes les entreprises. Mais cette succession de drames, tous survenus sur le lieu de travail, les a fait réagir publiquement, en mettant en cause la Poste. Hier, la CGT demandait à l’entreprise de «stopper immédiatement toutes ses réorganisations et d’ouvrir de véritables négociations» dans un groupe engagé «dans une course au profit» et qui a enregistré «plus de 90 000 suppressions d’emplois depuis 2002». Même émotion chez Sud PTT. La réaction syndicale est d’autant plus vive qu’elle s’appuie sur des mails signés Bruno Peuziat, dont certains étaient adressés à Jean-Paul Bailly, le patron de la Poste. Dans un dernier mail, expédié aux organisations syndicales quelques heures avant son geste, le cadre finit par ces mots poignants : «Si vous pouvez essayer de faire que tout ceci débouche sur quelque chose de positif et de constructif pour l’entreprise.»

Selon Patrice Campio, militant Sud PTT dans le Finistère qui a eu des échanges avec Peuziat, «il est clair que le parcours imposé par la Poste à son cadre au fil des réorganisations et qui s’est achevé par un déclassement a pesé dans son geste». La semaine dernière, Bruno Peuziat, en arrêt maladie depuis le 9 décembre, avait reçu par lettre recommandée une convocation à une visite médicale prévue jeudi. Régis Blanchot, de Sud PTT, accuse : «Il a compris que c’était pour le fliquer.» Et d’ajouter : «Il n’a reçu pendant son arrêt aucun coup de fil ni aucune visite de sa hiérarchie.»

Autant de points factuels que démentait hier la direction, brandissant un mail de remerciement du cadre adressé à Bailly, à la suite de l’intervention positive de ce dernier et daté du 1er décembre, soit huit jours avant son arrêt de travail.

Expertise. Tous ces éléments devraient être clarifiés et mis en perspective lors d’une expertise que pourrait demander le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), comme ce fut le cas lors du suicide au centre financier parisien. Coïncidence, le rapport sur ce drame remontant à septembre avait été rendu public le 29 février, jour du suicide de l’employé rennais. Et il pointait, selon les syndicats, la sous-estimation des risques sociaux dans les réorganisations du travail.

Hier matin, la direction de la Poste s’est dite «bouleversée par le drame» et a annoncé la mise sur pied d’une cellule psychologique. Le cycle d’écoute sur la santé au travail annoncé la semaine dernière par Jean-Paul Bailly doit entendre dès cette semaine les syndicats, avec à la clé «une première série de propositions». Mais le scepticisme était de mise chez Sud PTT : «On attend toujours des retombées concrètes de l’observatoire de la santé», une structure installée en mai 2008 et dont l’efficacité est aujourd’hui remise en cause par les partenaires sociaux.

Catherine Maussion

 

https://www.humanite.fr/social-eco/suicide-%C2%AB-il-avait-peut-etre-trop-d%E2%80%99humanite-%C2%BB%E2%80%A6-492122

Suicide « Il avait peut-être trop d’humanité »…

 

Fanny Doumayrou
Mardi, 13 Mars, 2012
L’Humanité

 

Pour la deuxième fois en deux semaines, un cadre de La Poste s’est donné la mort sur son lieu de travail. Selon les syndicats, il avait mis en cause, à plusieurs reprises, les méthodes de management imposées par 
la direction.

«La Poste file droit dans le mur, sans tirer le moindre enseignement de ce qui s’est passé à France Télécom », dénonce Alain Le Berre, secrétaire départemental de la Fapt-CGT du Finistère, après le nouveau drame qui a touché ce week-end les agents de La Poste. Après le suicide d’un jeune cadre à Rennes le 29 février dernier, Bruno Peuziat, cadre de quarante-deux ans, adhérent du syndicat CGC, a été retrouvé pendu, dimanche à Trégunc près de Concarneau (Finistère). Alors qu’il était en arrêt maladie depuis le 9 décembre, il est venu se suicider sur son lieu de travail. Dans l’après-midi, il avait envoyé aux syndicats un e-mail dans lequel il expliquait ses problèmes, qu’il concluait par le vœu que « tout ça débouche sur quelque chose de positif et de constructif pour l’entreprise et nos collègues ».

Situation stressante

Le postier avait commencé sa carrière comme contrôleur de gestion et avait été directeur d’établissement au sein de la direction opérationnelle territoriale du courrier (DOTC) Ouest-Bretagne, qui couvre le Finistère et le Morbihan. Mais fin 2011, il a été victime d’un grand jeu de chaises musicales imposé par cette direction, explique Yves Abiven, secrétaire départemental SUD PTT du Finistère : « L’an dernier, la DOTC a décidé de remodeler l’ensemble des postes de cadres supérieurs au 1er janvier 2012. Une centaine de cadres ont dû se repositionner au sein de la DOTC, en présentant des CV et en passant des entretiens managériaux. On avait déjà connu des petites vagues de mobilités tous les deux ou trois ans, mais un mouvement de cette ampleur, c’est du jamais-vu. » Le hic, c’est qu’il n’y a pas de place pour tout le monde. « Quand un cadre ne se recase pas, il se retrouve en “surnombre”, explique le syndicaliste. Il continue de travailler mais sans poste, donc il pallie le sous-effectif des agents d’exécution, cela peut aller jusqu’à distribuer du courrier. Et il est obligé de postuler à des postes qu’il ne souhaite pas, dans d’autres régions, à 150 kilomètres de son domicile. » Situation hautement stressante.

Pour un arrêt de travail

D’après le syndicaliste, Bruno Peuziat a eu du mal à se reclasser : « Fin 2011, il ne voyait toujours rien venir. Il a dû insister auprès de la direction pour obtenir finalement un poste de cadre en ressources humaines à l’établissement de Rosporden. » Il y était affecté depuis le 1er janvier dernier, mais comme son arrêt maladie avait été prolongé, il n’avait pas pris son poste. « Il devait reprendre le travail le 26 mars, rapporte Yves Abiven. Il semblait aller mieux ces derniers temps. Le déclencheur a pu être le fait qu’il a reçu la semaine dernière une lettre en recommandé pour un contrôle médical de son arrêt de travail par La Poste. »

Pour les syndicats, La Poste ne pouvait ignorer les difficultés de ce cadre. La CGC indique que fin novembre, il avait écrit à Jean-Paul Bailly, président du groupe, pour lui faire part de ses difficultés. En 2010, d’après SUD PTT, il avait déjà été arrêté pour un burn-out lié au travail, et avait dénoncé avec d’autres cadres de la DOTC Ouest-Bretagne les « objectifs inatteignables » qui leur étaient fixés. « Chaque année, la DOTC fixe 120 ou 150 postes à supprimer, chaque cadre doit accomplir sa quote-part, explique Yves Abiven. C’est pourquoi certains ne veulent plus de postes de directeurs d’établissement, car ils ne voient plus comment justifier auprès des personnels de nouvelles suppressions de postes, et voient les dégâts sur la santé des agents d’exécution. »

« Il est clair que ce collègue a été victime de la stratégie de l’entreprise, estime Alain Le Berre de la CGT. Il a contesté les méthodes. Il avait peut-être trop d’humanité. Aujourd’hui, les cadres qui n’adhèrent pas à la stratégie de la direction sont mis en difficulté, et ils sont peut-être plus en danger que le personnel d’exécution, qui a plus d’échanges et de moyens de mobilisation collectifs. »

Hier, La Poste s’est contentée d’indiquer qu’une cellule psychologique avait été mise en place pour les collègues, et que le président, Jean-Paul Bailly, entamerait aujourd’hui son « cycle d’écoute sur la santé au travail » annoncé la semaine dernière et destiné « à la décision et à l’action ».

90 000 postes supprimés en dix ans  

« Il faut changer de politique à La Poste », a réagi hier la Fapt-CGT après ce deuxième suicide de cadre en dix jours, qui s’ajoute à d’autres suicides d’agents depuis plusieurs mois. « La situation sanitaire des agents est étroitement liée à la stratégie de rentabilité de l’entreprise, qui a supprimé plus de 90 000 postes depuis l’arrivée de Jean-Paul Bailly à sa tête en 2002 », souligne Bernard Dupin, administrateur CGT du groupe 
La Poste, qui a l’impression que la direction 
« ne mesure pas la gravité de la situation ». 
Pour SUD PTT, la direction « est dans le déni » et « une seule mesure s’impose avant que de nouveaux drames se produisent : l’arrêt pur et simple des réorganisationset des pressions managériales ». De son côté, FO en appelle à un nouveau « système de gouvernance », en rappelant que « les réorganisations continuelles sont des causes de souffrance pour tous, encadrants et personnels d’exécution ». Le syndicat fait état d’une « explosion des structures des établissements courrier » ces derniers mois.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2013/08/02/suicide-d-un-cadre-de-la-poste-tregunc-l-enquete-est-re-ouverte-296967.html

Suicide d’un cadre de la Poste à Trégunc: l’enquête est ré-ouverte

 

Bruno Peuziat, cadre de la Poste à Trégunc / © France3
Bruno Peuziat, cadre de la Poste à Trégunc / © France3

L’enquête sur le suicide de Bruno Peuziat sur son lieu de travail  va être ré-ouverte. Sa femme a déposé une nouvelle plainte pour harcèlement moral.

Par Stéphane Grammont Publié le 02/08/2013 à 12:29

Une troisième plainte pour harcèlement moral a été déposée par la veuve de Bruno Peuziat, ce cadre de la poste de Trégunc qui s’est donné la mort en mars dernier sur son lieu de travail. Elle s’est constituée partie civile. Logiquement, un juge d’instruction devrait être nommé. Selon l’avocat de la famille, Mê Omez, l’affaire prendra du temps avant un éventuel procès.

Bruno Peuziat, cadre responsable de la plate-forme courrier, âgé alors de 42 ans, marié et père de deux enfants, était en arrêt de travail au moment des faits. Avant d’être nommé adjoint du directeur de Trégunc, il avait dirigé l’établissement de châteaulin où il avait été chargé de la  réorganisation de l’entreprise. Il avait mal supporté la pression, et finalement accepté sa mutation.

Il est retourné sur son lieu de travail pour accomplir son geste dramatique. Dans sa lettre d’adieu , ces mots : « Je voulais faire cela sur le site de la poste , car  les responsables sont les dirigeants« .

Une procédure similaire est engagée à Rennes  après la défenestration, en février 2012 d’un autre cadre de La Poste.

A lire aussi

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/tregunc/suicide-a-tregunc-la-poste-retoquee-par-le-tribunal-de-rennes-09-05-2016-11061335.php

Suicide à Trégunc. La Poste retoquée par le tribunal de Rennes

 

Publié le 09 mai 2016 à 20h04 Modifié le 09 mai 2016 à 20h28
Le centre de distribution de La Poste de Trégunc où Bruno Peuziat à mis fin à ses jours. Photo archives Claude Prigent
Le centre de distribution de La Poste de Trégunc où Bruno Peuziat à mis fin à ses jours. Photo archives Claude Prigent

 

Le tribunal administratif de Rennes vient d’annuler la décision de La Poste, qui refusait de reconnaître le lien entre le suicide d’un de ses salariés, en mars 2012, à Trégunc, et son travail.

 

Ce jugement intervient alors que l’instruction pénale de ce dossier est sur le point de s’achever. Le juge administratif avait été saisi par la veuve de Bruno Peuziat, décédé le dimanche 11 mars 2012. Son époux était en arrêt de travail pour maladie lorsqu’il s’était rendu sur son lieu de travail et s’était suicidé par pendaison.

« Avis insuffisamment éclairé »

Anne Peuziat avait demandé à La Poste de prendre en charge ce décès comme un accident de service. La direction du courrier Ouest Bretagne avait refusé de reconnaître l’imputabilité au service de ce drame. Après un recours gracieux qui n’a pas changé la donne, Anne Peuziat a donc saisi le tribunal administratif, estimant que la décision de La Poste « avait été prise au terme d’un avis insuffisamment éclairé ».

Selon elle, la commission s’est « bornée à apprécier les éléments médicaux sans analyser les documents faisant état des difficultés rencontrées dans le cadre professionnel ».

« Difficultés rencontrées avec ses supérieurs »

Dans ses attendus, le juge considère que Bruno Peuziat, s’il était en congé maladie, « a fait le choix de commettre cet acte sur son lieu de travail et a laissé des écrits à l’attention de sa famille et des organisations syndicales indiquant sans ambiguité que sa décision faisait suite aux difficultés rencontrées avec ses supérieurs hiérarchiques dans le cadre de ses fonctions à La Poste ».

« Il est par ailleurs établi, notamment par l’enquête de gendarmerie, que M. Peuziat éprouvait effectivement des difficultés dans l’exercice de ses fonctions de chef d’établissement, depuis au moins 2008, qui ont été à l’origine de la dégradation de son état de santé et qu’il a, en outre, été réorienté en 2010 vers un poste d’adjoint à Concarneau après que sa hiérarchie lui eut reproché une faute professionnelle grave concernant la conclusion d’un contrat à durée déterminée ». Cette réorientation, bien qu’elle ait fait l’objet de mesures d’accompagnement, « a été mal ressentie par l’intéressé qui l’a considérée comme une éviction injustifiée ».

La Poste enjointe de prendre une nouvelle décision

Le tribunal note enfin que son suicide est intervenu quelques jours après la réception d’une convocation à une consultation médicale « que l’intéressé a interprété comme une nouvelle manifestation de volonté de son employeur de l’évincer de ses fonctions ».

En conséquence, le tribunal annule la décision de la directrice du courrier Ouest Bretagne et enjoint La Poste, dans un délai d’un mois, à « prendre une nouvelle décision portant reconnaissance de l’imputabilité au service du décès de M. Bruno Peuziat ». Pour Me Vincent Omez, avocat au pénal d’Anne Peuziat, « cette décision peut donner au juge d’instruction un éclairage plus net du rôle du travail dans l’intervention du décès ».

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/le-suicide-la-poste-etait-en-lien-avec-le-travail-4225144

Le suicide à La Poste était en lien avec le travail

 

Publié le 11/05/2016 à 05:46

Renée-Laure EUZEN.

Pour le tribunal administratif de Rennes, le suicide de Bruno Peuziat, en mars 2012, sur son lieu de travail, à Trégunc, est bien en lien avec son travail. Ce que réfutait La Poste.

Bruno Peuziat, cadre de La Poste, avait mis fin à ses jours sur son lieu de travail, à la plate-forme de Trégunc, le dimanche 11 mars 2012. Sa veuve a saisi le tribunal administratif. L’enjeu : faire reconnaître le décès de son mari comme lié ou non au service.

L’épouse de Bruno Peuziat avait, dans un premier temps, essuyé un refus de la directrice Ouest-Bretagne du courrier. Au tribunal, La Poste a poursuivi dans cette ligne, estimant notamment que le salarié était en arrêt maladie au moment du drame.

Le tribunal administratif a annulé la décision de la directrice du courrier Ouest-Bretagne et a enjoint La Poste à prendre une « nouvelle décision, portant reconnaissance de l’imputabilité au service du décès de M. Bruno Peuziat ».

Pour cela, il s’est appuyé sur le fait que Bruno Peuziat a fait « le choix symbolique de commettre cet acte sur son lieu de travail et a laissé des écrits à l’attention de sa famille et des organisations syndicales indiquant sans ambiguïté que sa décision faisait suite aux difficultés rencontrées avec ses supérieurs hiérarchiques dans le cadre de ses fonctions à La Poste. »

Selon le jugement rendu, « il est par ailleurs établi, notamment par l’enquête de gendarmerie réalisée sur les circonstances du décès, que M. Peuziat éprouvait effectivement des difficultés dans l’exercice de ses fonctions de chef d’établissement depuis au moins 2008, qui ont été à l’origine de la dégradation de son état de santé et d’un arrêt de travail du 17 janvier au 30 août 2009. »

Lien direct

Une réorientation en 2010 vers un poste d’adjoint à Concarneau, « après que sa hiérarchie lui ait reproché une faute professionnelle grave concernant la conclusion d’un contrat à durée déterminée, bien qu’elle ait fait l’objet de mesures d’accompagnement, a été mal ressentie par lintéressé qui l’a considérée comme une éviction injustifiée », poursuit le tribunal.

Quelques jours avant sa mort, Bruno Peuziat apprenait qu’il était invité à se présenter à une convocation médicale concernant son arrêt maladie, et recevait un courrier « l’informant de l’examen de son dossier par le comité médical ». Ce qu’il a interprété comme « une nouvelle manifestation de volonté de son employeur de l’évincer de ses fonctions ». Autant de circonstances pour lesquelles « le suicide de M. Peuziat doit être regardé comme présentant un lien direct avec le service ».

Pour le tribunal, la directrice du courrier Ouest-Bretagne a commis « une erreur d’appréciation en refusant de reconnaître l’imputabilité au service de M. Peuziat ».

La veuve de Bruno Peuziat a également porté l’affaire en justice sur le plan pénal. L’instruction touche à sa fin.

 

https://actu.fr/bretagne/tregunc_29293/tregunc-suicide-dun-cadre-poste-passe-detre-reconnu-comme-accident-travail_6250134.html

Trégunc : le suicide d’un cadre de la Poste en passe d’être reconnu comme accident de travail

 

Le tribunal administratif de Rennes avait assimilé le suicide de l’un de ses cadres de Trégunc à un « accident de service ». La cour d’appel s’est penchée sur l’affaire.

 

Publié le 21 Juin 17 à 17:00
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La cour administrative d’appel de Nantes. (©PressPaper)

 

Bruno Peuziat – âgé alors de 42 ans, et fonctionnaire au sein de la Poste depuis 1993 – était en effet venu se pendre sur son lieu de travail, dimanche 11 mars 2012, alors qu’il était en arrêt maladie.

Mercredi, lors de l’audience, le rapporteur public a préconisé à la cour administrative d’appel de Nantes de confirmer en tout point le jugement contesté. « Le débat n’est pas de savoir si la Poste a commis une faute, mais de savoir si le suicide de M. Peuziat a un lien ou non avec son travail », a recadré le magistrat, dont les avis sont souvent suivis par les juges.

En l’occurrence, le rapporteur public a fait observer que Bruno Peuziat avait choisi « un lieu symbolique » pour se donner la mort, et qu’il avait laissé des écrits à sa famille et aux syndicats de La Poste.

Rétrogradation

Cet ancien directeur de l’établissement de Châteaulin connaissait en effet des « difficultés liées à son travail », suite à un « entretien orageux » avec son supérieur hiérarchique en 2008. Sa réaffectation comme adjoint au directeur de Concarneau, en 2010, avait été « de toute évidence mal vécue » par l’intéressé, qui y voyait une « rétrogradation ».

« Il a développé par la suite un fort ressentiment contre sa hiérarchie, à qui il reprochait d’avoir ruiné sa carrière », a résumé le rapporteur public. Il a donc suggéré aux juges nantais de rejeter l’appel de La Poste, et de la condamner à verser 1 500 euros de frais de justice à Anne Peuziat, sa veuve, qui a éclaté en sanglots à l’issue de l’audience.

Les avocats respectifs des deux parties, pour leur part, n’ont pas fait d’autres commentaires que ceux déjà mentionnés dans leurs dossiers écrits. La décision de la cour administrative d’appel de Nantes sera connue d’ici deux à trois semaines.

G.F. (PressPepper)

 

http://www.sudptt.org/Drame-de-Tregunc-La-Poste-s-enfonce-dans-le-deni

Drame de Tregunc : La Poste s’enfonce dans le déni

 

20/10/2017

Le 11 mars 2012, Bruno Peuziat, un encadrant du courrier, directeur adjoint des ressources humaines de son établissement, harcelé depuis plusieurs années par sa hiérarchie, mettait fin à ses jours par pendaison sur le lieu même de son travail, le centre courrier de Trégunc dans le Finistère.

Il laissait derrière lui un imposant dossier constitué au fil des ans sur le harcèlement moral dont il était victime et qu’il a expédié aux organisations syndicales départementales, et notamment Sud-PTT 29, juste avant son geste fatal afin qu’elles l’utilisent pour que cela ne se reproduise plus. C’est l’un des drames à l’origine de la mise en place de la « commission Kaspar » qui devait se pencher sur « le bien-être au travail » à La Poste.

En 2012, le CHSCT de la Direction Courrier Ouest-Bretagne à laquelle Bruno Peuziat était rattaché, réuni en urgence dans les jours qui ont suivi avait diligenté une enquête qui lui avait permis de conclure à l’imputabilité de son geste au service et de se prononcer pour la reconnaissance en accident de service. Comme à son habitude dans ces situations dramatiques, La Poste avait opté pour le déni et nié toute responsabilité en refusant de reconnaître cet acte en accident de service par une décision du 27 mai 2013.

L’affaire a alors été portée par sa veuve, Anne Peuziat, devant le Tribunal Administratif de rennes, qui le 4 mai 2016, a rendu son jugement donnant droit à sa demande de considération en accident de service du décès de son mari. Elle a par ailleurs également engagé un procès au pénal afin de déterminer les responsabilités dans la disparition de son mari.

Une fois fois de plus La Poste fuyait ses responsabilités, en faisant appel de ce jugement, en vain puisque le 10 juillet 2017, la Cour Administrative d’Appel de Nantes venait confirmer le jugement du Tribunal Administratif de Rennes, qualifiant le geste fatal en accident de service.

La Poste, s’acharnant dans le déni vient de se pourvoir en cassation, faisant tout pour reculer l’échéance d’un procès au pénal susceptible d’établir les responsabilités de la hiérarchie.

SUD-PTT n’a de cesse de dénoncer la souffrance au travail à La Poste, le management agressif et inhumain avec les drames qu’il suscite, tout comme l’attitude irresponsable de déni qu’adopte La Poste en ces circonstances. Ce cas de Bruno Peuziat n’en est malheureusement qu’une illustration parmi tant d’autres, comme nous le dénoncions, il y a un an lors de la conférence de presse du 26 septembre 2016. Un an après cette conférence, la situation ne s’est pas améliorée et notre fédération n’est pas la seule à le constater à la lumière de la multiplication des procédures administratives et judiciaires contre un employeur public qui est coutumier de la casse sociale.

 

Grosse panne informatique à La Poste aujourd’hui

Selon les différentes informations communiquées à la presse en cours de journée, la piste d’un piratage ou d’un acte de malveillance ayant causé cette panne n’aurait jamais été privilégiée, puis elle a été carrément exclue, le groupe postal ayant expliqué qu’il s’agissait d’un problème informatique comme il s’en produit par moments et n’ayant rien d’inquiétant. Ah…

Pour autant que je sache, la précédente panne similaire remonte aux 20 et 21 juillet 2011, et je n’en connais pas d’autre.

Elle n’est donc pas si fréquente…

Il est aussi permis de se poser la question suivante : les journalistes savent-ils que dès la conception de toute application informatique, les informaticiens prévoient des solutions de secours pour faire face à toutes les pannes possibles et imaginables, afin d’éviter par la suite toute rupture dans la continuité du service assuré par ladite application ?

Apparemment, non.

Passons…

Pour aujourd’hui, on se contentera de noter que cette nouvelle panne nationale survient curieusement alors que l’on reparle de précédentes violences d’amis postiers de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, tandis que l’autre fois, le 20 juillet 2011, elle s’était produite très exactement alors que je recommençais à poster par lettres recommandées avec accusé de réception des plaintes portant sur leurs nouvelles violences à mon encontre depuis 2008, dont des piratages informatiques, et derechef, des violations et détournements de correspondances, cette fois électroniques.

Ces plaintes de juillet 2011 avaient été classées sans suite au mois de novembre 2011 après plusieurs jours de grève du centre de tri de Brest, pour tout un ensemble de revendications dont certaines concernaient la situation d’un postier du Finistère qui finalement se suicidera sur son lieu de travail le dimanche 11 mars 2012, quelques heures avant le tout premier assassinat de Mohamed Merah à Toulouse.

 

https://www.lci.fr/societe/bug-informatique-geant-a-la-poste-aucune-operation-possible-aux-guichets-2084048.html

La Poste : après plusieurs heures de bug informatique, la situation revient à la normale

 

La Poste : après plusieurs heures de bug informatique, la situation revient à la normale

 

PANNE – Les 8500 bureaux de poste de France étaient paralysés depuis ce lundi matin en raison d’une panne informatique d’envergure. Aucune opération n’était possible aux guichets. Mais ce soir la situation revient progressivement à la normale.
09 avr. 13:50 -

 

« Suite à une panne informatique générale, aucune opération n’est possible [...] Uniquement les automates en libre service. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. » Dans ce bureau de Neuilly-sur-Seine (photo ci-dessus) comme dans les 8500 autres bureaux français, un bug général affecte depuis ce lundi toutes les opérations aux guichets.

Un incident inédit, révélé par nos confrère de RTL et confirmé à LCI par la direction de la Poste. Il paralyse à la fois les opérations financières mais aussi les simples envoi ou réception de courrier dès l’instant où vous avez besoin de vous rendre au guichet.

Pour les opérations les plus urgentes, les guichetiers renvoient donc les clients vers… les automates et pour les retraits d’argent, il reste les distributeurs automatiques à l’extérieur des bureaux (quand ils en sont équipés).

Toutefois, selon la Poste, la situation revient progressivement à la normale. « Tout devrait être rentré dans l’ordre en fin de journée », a-t-elle indiqué à LCI.

La piste d’un piratage ou d’un acte de malveillance n’est pour l’heure pas privilégiée, selon une source proche de l’opérateur.

Mis à jour : Aujourd’hui à 17:32Créé : Aujourd’hui à 13:50

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/la-poste-un-bug-informatique-majeur-bloque-toutes-les-operations-au-guichet_2697412.html

La Poste : toutes les opérations au guichet bloquées après un bug informatique majeur pendant une journée

 

La panne informatique à La Poste a touché les 8 500 bureaux en France et a duré une bonne partie de la journée, a appris lundi franceinfo.

Le logo de La Poste, en juin 2017 à Nantes.

Le logo de La Poste, en juin 2017 à Nantes. (LOIC VENANCE / AFP)

Un bug informatique a bloqué toutes les opérations au guichet de La Poste dans toute la France, lundi 9 avril, a appris franceinfo auprès de l’entreprise. Cet incident informatique a concerné les 8 500 bureaux de La Poste en France et a duré une bonne partie de la journée. Les opérations aux distributeurs et sur internet n’ont pas été impactées par ce bug.

L’acte de malversation ou de piratage exclus

Il s’agit d’un problème informatique comme il en arrive par moment, a expliqué le groupe à franceinfo. Par ailleurs, le groupe postal exclut tout acte de malversation ou de piratage.

Les ordinateurs des guichetiers ont été affectés et aucune opération n’a été possible au guichet : dépôt ou retrait d’argent, envoie de recommandés, achats. En revanche, les opérations dans les distributeurs et sur internet n’ont pas été concernées.

 

http://www.lefigaro.fr/societes/2018/04/09/20005-20180409ARTFIG00195-la-poste-les-guichets-bloques-par-une-panne-ce-lundi-dans-toute-la-france.php

La Poste: les guichets bloqués par une panne ce lundi dans toute la France

 

D’ampleur nationale, l’incident a touché l’ensemble des 8500 bureaux de poste du pays lundi, du début de journée jusqu’aux environs de 15h. Le problème a finalement été identifié et tout est désormais rentré dans l’ordre.

Le fonctionnement des guichets de La Poste était fortement perturbé ce matin. L’entreprise postale a été victime d’un important bug informatique qui a bloqué l’ensemble des opérations au guichet. Impossible de retirer un recommandé, d’effectuer des dépôts ou retraits d’argent, de commander des timbres ou même d’affranchir du courrier, les ordinateurs des 8500 bureaux de poste du pays étant alors totalement hors-service.

«Rien d’inquiétant»

La Poste

«Finalement, en milieu d’après-midi, le bug a été identifié et la totalité des bureaux sont de nouveau fonctionnels», indique La Poste. «Il s’agissait d’un problème technique et non d’une cyberattaque, rien d’inquiétant», précise l’entreprise. Les distributeurs de billets n’avaient, eux, pas été impactés et ont parfaitement fonctionné toute la matinée.Tout comme le site internet de La Poste ou encore l’application mobile de l’entreprise. Les techniciens informatiques étaient mobilisés depuis tôt ce matin pour résoudre le problème le plus rapidement possible.

 

http://www.europe1.fr/france/la-panne-informatique-de-la-poste-reparee-637859

La panne informatique de La Poste réparée

 

13h24, le 21 juillet 2011, modifié à 13h56, le 21 juillet 2011

 

La quasi-totalité des bureaux de La Poste fonctionnaient de nouveau normalement jeudi en fin de matinée, après la panne informatique qui a empêché la veille une grande partie du travail aux guichets, a indiqué la direction du groupe. Selon cette dernière, « les difficultés qui touchent les quelques bureaux restants seront rétablies avant le début de l’après-midi ».

En raison de cet incident informatique, toutes les opérations nécessitant l’intervention d’un agent sur le système (comme l’envoi d’une lettre recommandée ou d’un colis, ce qui nécessite de lire un code-barres pour enregistrer le dépôt) ont été rendues impossibles. En revanche, les automates (pour affranchir les plis) et les distributeurs de billets (pour les retraits d’argent et la consultation des comptes bancaires) ont continué de fonctionner, et il était également possible d’effectuer des opérations sur le site Internet de La Poste.

Grosse panne informatique à La Poste aujourd'hui dans AC ! Brest Redaction-Europe1.fr
Par Rédaction Europe1.fr avec AFP

 

 

2011-11-25 Grève au centre de tri postal de Brest - Un petit coucou

 

2011-11-26 Fin de la grève au centre de tri postal de Brest - Un petit coucou

 

2012-03-13 Vent de panique chez les postiers du Finistère, un suicide à Trégunc - Un petit coucou

 

2012-03-14 Suicide à Trégunc- les postiers sont humains - Un petit coucou

 

Effigies de Macron et d’autres pendues et brûlées : on attend toujours des condamnations !

En effet, il n’en est toujours pas question dans les articles du jour relayant cette information (voir ci-dessous).

Concernant l’autre cas que j’évoquais hier, celui d’un de mes proches, je précise qu’il remonte au début des années 2000, c’est-à-dire bien avant que je n’aie commencé à m’exprimer sur la question du harcèlement moral en entreprise hors de mon entourage le plus proche et de l’enceinte de tribunaux, d’abord au sein de l’association AC ! Brest et dans le cadre de mes activités pour cette association en 2004 et 2005, au grand dam de sa trésorière, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qu’auparavant aucun de nous ne connaissait d’aucune manière, puis anonymement sur le site Rue89 à compter de début septembre 2008.

Le mannequin représentant la personne visée, qui tout comme celui d’Emmanuel Macron il y a deux jours à Nantes avait subi un simulacre de procès et condamnation suivi de sa pendaison et d’un grand feu de joie l’ayant brûlé avec tous ses accessoires, présentait comme particularité notable celle d’être muni d’un exemplaire du Code Pénal.

Cette fête populaire avait été organisée par des amis postiers de Josette Brenterch qui, à la suite d’une plainte que j’avais déposée contre eux pour violation, détournement et vol de correspondances, s’étaient déjà amusés à « perdre » toutes les copies corrigées d’un examen de la faculté de droit rendues par courrier postal par leur correcteur, afin de bien signifier au public que le droit ne passerait pas par eux.

En effet, ils surveillaient toutes mes correspondances pour le compte de mes anciens employeurs voyous et harceleurs, avec lesquels j’étais toujours en procès, et s’abstenaient régulièrement de me distribuer les convocations qui m’étaient envoyées, y compris par recommandé, soit dans le cadre des procédures en cours, soit dans celui de mes recherches d’emploi.

Or, ils sont depuis passés aux attentats sanglants, avec exactement les mêmes motifs.

 

https://www.nouvelobs.com/politique/20180409.OBS4829/appel-au-meurtre-des-elus-lrem-indignes-par-la-pendaison-d-une-effigie-de-macron.html

« Appel au meurtre » : des élus LREM indignés par la pendaison d’une effigie de Macron

 

"Appel au meurtre" : des élus LREM indignés par la pendaison d'une effigie de Macron

Un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron a été pendu samedi 7 avril lors d’une manifestation à Nantes. (LOIC VENANCE / AFP)

 

François de Rugy appelle les responsables politiques et syndicaux ayant pris part à la manifestation nantaise à condamner la mise en scène.

 

Par L’Obs

Publié le 09 avril 2018 à 10h56

La scène s’est déroulée ce samedi 7 avril à Nantes, lors d’une manifestation qui a rassemblé près de 2.000 personnes contre la réforme de la SNCF et la politique du gouvernement. On y voit un mannequin représentant Emmanuel Macron pendu à une potence, frappé puis brûlé au sol par des manifestants – certains cagoulés, d’autres à visage découvert.

Dans un reportage diffusé sur la chaîne locale Télé Nantes, Jean-Brunacci, porte-parole du syndicat Solidaires, poursuit la métaphore moyenâgeuse : « Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l’initiative de faire brûler cette effigie. Nous pensons effectivement qu’il est plus que jamais nécessaire non seulement de le faire vaciller de son piédestal et y compris de lui faire rendre gorge. »

Une scène et des mots qui ont choqué plusieurs élus de la République en Marche. « Il y a le militantisme et la violence. Certains ont choisi la 2e option, transformant la revendication syndicale en appel au meurtre… », s’est ainsi indignée Anne-Laurence Petel , députée LREM dans les Bouches-du-Rhône.

Dimanche sur LCI, François De Rugy a lui aussi dénoncé la mise en scène de la pendaison et regretté que les « forces de gauche » ne la condamnent pas. « C’est un scandale ! Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient unanimement une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence ? »

Le président de l’Assemblée nationale a donc appelé les responsables ayant participé à la manifestation à condamner la mise en scène de la pendaison : « Il faut une condamnation, au minimum, claire, nette et précise de la part des responsables politiques et syndicaux qui participent et appellent à ces manifestations », a-t-il plaidé.

L'Obs

L’Obs

 

http://www.sudouest.fr/2018/04/09/un-mannequin-a-l-effigie-de-macron-pendu-et-brule-c-est-un-appel-au-meurtre-4357287-10407.php

Un mannequin à l’effigie de Macron pendu et brûlé : « C’est un appel au meurtre »

 

Publié le 09/04/2018 à 11h35 par SudOuest.fr.

 

Un mannequin à l’effigie de Macron pendu et brûlé :

Le mannequin à l’effigie de Macron pendu et brûlé le 7 avril à Nantes

LOIC VENANCE AFP

 

De nombreux élus LREM ont dénoncé une mise en scène « ignoble » incitant à la violence.

 

Lors d’un rassemblement à Nantes samedi 7 avril, durant lequel près de 2 000 personnes protestaient contre les réformes de la SNCF et de l’université, des manifestants ont pendu, frappé et brûlé un mannequin représentant Macron, rapporte Le Huffington Post.

Une photo du chef de l’État avait été épinglée sur la tête du mannequin de chiffon, habillé pour l’occasion d’une chemise blanche et d’un costume, et des manifestants avaient érigé une potence en pleine rue pour sa « pendaison ».

À lire aussi : Réforme de la SNCF : ce que veut faire le gouvernement 

Cette mise en scène d’un goût douteux a été soutenue par le porte-parole du syndicat Solidaires :  »Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l’initiative de brûler cette effigie. Il est plus que jamais nécessaire non seulement de le faire vaciller sur son piédestal mais de lui faire rendre gorge« .

« Purement scandaleux et inacceptable »

La violence de cette mise à mort symbolique a beaucoup choqué les élus LREM, et même certains des adversaires politiques du président de la République. Valérie Sauviat-Duvert, référente LREM de Loire-Atlantique, a dénoncé un acte « scandaleux » :

« L’appel au meurtre par pendaison du président de la République Emmanuel Macron, cet après-midi dans les rues de Nantes, dans le cadre de manifestations, est purement scandaleux et inacceptable » Valérie Sauviat-Duvert, élue LREM

La députée Anne-Laurence Petel, membre du bureau exécutif de LREM, a également regretté la dérive d’une « revendication syndicale en appel au meurtre », tandis que Pascal Gannat, un élu FN, juge la mise en scène « ignoble et dégradante ».

Interrogé sur cet incident dans le Grand Jury sur LCI/RTL/Le Figaro, le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a pointé du doigt une « dérive violente que certains instrumentalisent ».

« C’est un scandale ! Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez (secrétaire générale de la CGT, ndlr) étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence ? » François de Rugy

 

Le syndicaliste SUD PTT est-il au-dessus des lois ?

Pour ses camarades de lutte, oui, toujours !

Mais pour la justice pénale, la justice administrative et son actuel ministre, parfois, non…

 

http://www.europe1.fr/politique/licenciement-dun-syndicaliste-a-la-poste-penicaud-defend-son-feu-vert-3621164

Licenciement d’un syndicaliste à La Poste : Pénicaud défend son feu vert

14h03, le 08 avril 2018
Licenciement d'un syndicaliste à La Poste : Pénicaud défend son feu vert

« Moi, j’estime qu’un ministre n’est pas au-dessus de la justice » a déclaré Muriel Pénicaud. @ ludovic MARIN / AFP
 

La décision de la ministre du Travail avait fait polémique, Jean-Luc Mélenchon y voyant une « vision des rapports de classe entièrement basée sur la violence et la répression »

 

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a défendu dimanche sa décision d’autoriser le licenciement d’un responsable syndical de La Poste, condamné pour séquestration, faisant valoir que le refus de ses prédécesseurs avait été invalidé par le tribunal administratif. La direction générale du travail (DGT), qui est sous sa tutelle, a autorisé le licenciement pour faute grave de Gaël Quirante, secrétaire du syndicat SUD Poste dans les Hauts-de-Seine, condamné pour la séquestration en 2010 de cadres pendant une grève.

Discrimination syndicale. Ce feu vert ministériel avait fait polémique, SUD dénonçant un cas de discrimination syndicale et Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, déplorant « une vision des rapports de classe entièrement basée sur la violence et la répression ». « Beaucoup de choses fausses circulent », s’est défendue la ministre dans l’émission Dimanche en politique sur France 3.

« Condamné au pénal ». « Avant que la condamnation en appel au pénal arrive, mon prédécesseur avait refusé » le licenciement, a-t-elle rappelé, mais « l’année dernière, le tribunal administratif a jugé illégale » cette décision « puisqu’il y a eu condamnation pénale ». « Condamné au pénal, ce n’est pas une petite chose », a-t-elle ajouté. La ministre a assuré que si elle avait refusé à son tour, elle aurait « été condamnée de même par le tribunal administratif ».

« Certaine neutralité par rapport à la justice ». « Moi, j’estime qu’un ministre n’est pas au-dessus de la justice. Quand il y a deux condamnations pénales et une condamnation du tribunal administratif qui invalide la décision des prédécesseurs sur ce sujet, je considère que mon devoir, c’est une certaine neutralité par rapport à la justice », a-t-elle tranché.

 

 

http://www.europe1.fr/societe/des-postiers-occupent-la-poste-pour-denoncer-le-renvoi-dun-syndicaliste-3619028

Des postiers « occupent » la Poste pour dénoncer le renvoi d’un syndicaliste

20h39, le 05 avril 2018, modifié à 22h06, le 05 avril 2018
Des postiers "occupent" la Poste pour dénoncer le renvoi d'un syndicaliste

La direction de La Poste n’a pas donné suite aux sollicitations. @ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
 

Selon les postiers, le licenciement du responsable syndical Gaël Quirante, qu’elles dénoncent comme un cas de « discrimination syndicale », a-t-on appris de source syndicale.

 

Plusieurs dizaines de personnes ont pénétré jeudi après-midi au siège de La Poste à Issy-les-Moulineaux, près de Paris, pour protester contre le licenciement du responsable syndical Gaël Quirante, qu’elles dénoncent comme un cas de « discrimination syndicale », a-t-on appris de source syndicale.  »On vient occuper le siège de la Poste », a dit Gaël Quirante, secrétaire du syndicat SUD Poste dans les Hauts-de-Seine. Plusieurs dizaines de « postiers du 92 en grève » étaient toujours présents selon lui à 18h pour réclamer qu’une délégation soit reçue par le responsable des ressources humaines.

« Discrimination syndicale ». La direction de La Poste n’a pas donné suite aux sollicitations. Gaël Quirante a expliqué avoir pris connaissance de la notification de son licenciement mercredi, par une lettre datée de samedi. « Le motif qui est invoqué, c’est faute lourde, et à aucun moment bien évidemment la question de la discrimination syndicale n’a été prise en compte », s’est-il insurgé. Il est reproché à Gaël Quirante son implication dans une affaire remontant à 2010. Il avait été condamné pour la séquestration de cadres de La Poste, dans le cadre d’une grève qui avait duré plus de deux mois.

Son licenciement autorisé. Le ministère du Travail avait autorisé il y a quelques jours son licenciement, allant à l’encontre de l’avis de l’inspection du travail, qui est obligatoire en cas de licenciement de représentants du personnel, qui sont des salariés protégés. Dans un communiqué, SUD PTT a réaffirmé qu’il « s’opposera à ce licenciement », en indiquant travailler à « une riposte », y compris juridique. Un préavis de grève avait été déposé le 26 mars par le syndicat majoritaire SUD Poste 92, qui a été reconduit depuis, a précisé Gaël Quirante.

Redaction-Europe1.fr dans Action Directe
Par Rédaction Europe1.fr avec AFP

 

A Nantes, un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron pendu et brûlé

Extra !

Je ne me réjouis pas des faits en soi, mais des réactions qu’ils suscitent et des comparaisons qu’ils m’autorisent à formuler.

En effet, des amis de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest ont déjà pendu et brûlé de même une effigie d’un de mes proches pour fêter dans la joie et la bonne heure l’assassinat de son fils.

Ce dernier avait pour tort, à leurs yeux, d’être ingénieur.

Or, dans ce cas précis, les magistrat brestois ont tous applaudi, le juge Raymond André en tête.

 

http://www.bfmtv.com/politique/nantes-pendu-et-brule-un-mannequin-a-l-effigie-d-emmanuel-macron-choque-la-majorite-1414611.html

Nantes: pendu et brûlé, un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron choque la majorité

 

08/04/2018 à 15h31
Un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron a été pendu et brûlé lors d'une manifestation à Nantes le 7 avril

Un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron a été pendu et brûlé lors d’une manifestation à Nantes le 7 avril – LOIC VENANCE / AFP
  • Newsletter Politique

Le parti de la majorité a dénoncé ce dimanche la mise en scène de la pendaison du chef de l’État lors d’une manifestation à Nantes, samedi. Certains allant jusqu’à parler d’ »appel au meurtre ».

 

SNCF, loi d’accès à l’université… Ils étaient près de 2000 personnes à avoir participé à une manifestation contre les réformes du gouvernement samedi à Nantes. Un rassemblement au cours duquel des individus cagoulés ont pendu, frappé et brûlé un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron.

 

Jean Brunacci, porte-parole du syndicat Solidaires a lui-même approuvé cette mise en scène:

« Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l’initiative de brûler cette effigie. Il est plus que jamais nécessaire non seulement de la faire vaciller sur son piédestal et y compris de lui faire rendre gorge », a-t-il déclaré.

« Appel au meurtre »

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre ce dimanche matin. Invité du Grand Jury sur LCI/RTL/Le Figaro, le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy a crié au  « scandale »:

« Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient unanimement une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence? […] Il faut une condamnation, au minimum, claire, nette et précise de la part des responsables politiques et syndicaux qui participent et appellent à ces manifestations », a lâché François de Rugy.

Sur Twitter, la députée et porte-parole du groupe LaREM à l’Assemblée nationale, Aurore Bergé, s’en est pris aux manifestants et à leur « troisième tour social ». De son côté, la référente LaREM de Loire-Atlantique, Valérie Sauviat-Duvert a évoqué des « façons moyenâgeuses » et un « appel au meurtre par pendaison du président de la République Emmanuel Macron […] purement scandaleux et inacceptable ».

Membre du bureau exécutif de LaREM, Anne-Laurence Petel a également dénoncé un « appel au meurtre » et regretté le choix de la « violence » plutôt que celui du « militantisme ».

P.L
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  • NDDL: manifestation anti-expulsions tendue à Nantes avant la fin de la trêve hivernale

  • François Ruffin propose une « grande manifestation nationale commune le 5 mai »

 

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/08/97001-20180408FILWWW00063-nantes-le-mannequin-de-macron-pendu-et-brule-choque-les-elus-lrem.php

Nantes: le mannequin de Macron pendu et brûlé choque les élus LaREM

 

  • Par  Le Figaro.fr
  • Mis à jour le 08/04/2018 à 14:45
  • Publié le 08/04/2018 à 13:37

A Nantes samedi, environ 2000 personnes ont manifesté contre les réformes du gouvernement concernant l’accès à l’université et la SNCF. Lors de cette mobilisation,des manifestants dont le visage était parfois masqué ou cagoulé, ont pendu, frappé puis brûlé un mannequin à l’éffigie d’Emmanuel Macron, rapporte le Huffington post.

 

20180408PHOWWW00050 dans Corruption

 

Les élus de la République en Marche et certains adversaires politiques se sont révoltés. Certains dénonçant un « appel au meutre » comme Valérie Sauviat-Duvert, référente LaREM de Loire-Atlantique, d’autres considérant qu’il s’agissait d’une « mise en scène ignoble et dégradante ».

Interrogé sur cette « mise en scène », le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a fait part de son indignation aujourd’hui au Grand Jury sur LCI / RTL / Le Figaro : « C’est un scandale ! Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient unanimement une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence ? (…) Il faut une condamnation, au minimum, claire, nette et précise de la part des responsables politiques et syndicaux qui participent et appellent à ces manifestations. »

Le Figaro.fr

 

Chantage au roi du Maroc : le fameux « écrivain » de Puy-l’Evêque est impliqué !

Qui ne se souvient de cette retentissante affaire de l’été 2015 qui à l’époque m’avait beaucoup amusée ?

Deux journalistes de la sphère des amis et complices du malade mental au clavier – son « arme » – s’étaient fait prendre dans une rocambolesque affaire de chantage contre le roi du Maroc.

Ils étaient également accusés ou soupçonnés de vouloir déstabiliser ce pays au profit d’islamistes.

L’un d’entre eux, Catherine Graciet, avait déjà écrit avec Nicolas Beau un livre dont la diffusion à compter d’octobre 2009 aurait précipité la révolution tunisienne de 2011 (voir ci-dessous).

Or, ce dernier est aussi proche de Francis Christophe, un journaliste ayant collaboré à son site d’information Bakchich de mai 2007 à juin 2011, et dont le fameux « écrivain en ligne et à l’oeil » de Puy-l’Evêque, celui-là même qui depuis 2009 a la prétention d’écrire ma « biographie » et compte bien en publier sa version entièrement fausse et calomnieuse dès qu’il aura obtenu à mon encontre une interdiction définitive de toute expression publique, notamment pour des démentis et droits de réponse à la suite de ses publications me concernant, a toujours affirmé qu’il – ce journaliste – comptait parmi ses meilleurs amis.

Au cours de l’été 2010, il écrivait même à l’attention de ses lecteurs de blogs qu’il consultait régulièrement son très bon ami Francis Christophe pour toutes ses exactions à mon encontre, tout comme il commençait à afficher publiquement sa complicité à mon encontre avec le journaliste de Rue89 David Servenay, de la même sphère d’amis journalistes.

Or, une partie de ma biographie concerne directement des proches du roi du Maroc, et peu de temps avant l’affaire de chantage, j’avais rédigé au vu et au su de toute la bande de cybercriminels dits « déconnologues » qui me pirataient et me harcelaient publiquement depuis 2008 un texte très confidentiel se rapportant à cette partie de ma biographie.

La relation de cause à effet entre ces faits et l’opération de chantage subséquente ne m’avait bien évidemment pas échappée.

Selon le roi du Maroc et son entourage, celle-ci portait, non pas sur des faits réels qui auraient pu être révélés au public par les journalistes, mais sur des inventions calomnieuses grotesques.

Je ne peux que confirmer le caractère tout à la fois imaginaire, calomnieux et grotesque de tout chapitre me concernant, dès lors qu’il émane du malade mental au clavier – son « arme »…

Je confirme aussi qu’il est bien en relation avec des islamistes, et depuis fort longtemps.

Et que devient cette affaire ?

Après avoir vainement épuisé plusieurs voies de recours, ses amis journalistes font toujours l’objet de poursuites et devraient être jugés, en 2019 dans le meilleur des cas. Ils ne pourront alors qu’être condamnés, sauf, bien sûr, si d’ici-là le malade mental au clavier a réussi à faire passer pour des vérités vraies toutes ses affabulations calomnieuses à mon encontre, et en les diffusant massivement, à provoquer une révolution qui aura renversé le monarque actuellement au pouvoir. Mais à cet effet, il doit pouvoir publier sa merde sans être le moins du monde dérangé par une quelconque contraction de la première intéressée. Jusqu’à l’obtention de la décision de justice qu’il attend, les islamistes sont ses meilleurs alliés, et il est bien évident qu’ils le resteront pour la suite des opérations.

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/10/chantage-au-roi-du-maroc-les-journalistes-mis-en-cause-deboutes-par-la-cour-de-cassation_5213432_3212.html

Chantage au roi du Maroc : les journalistes mis en cause déboutés par la Cour de cassation

 

La plus haute juridiction française, saisie par les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent, a validé deux enregistrements clandestins à l’origine de leur mise en examen, dont ils contestaient la légalité.

Le Monde.fr avec AFP Le 10.11.2017 à 19h25

 

Les photos des deux journalistes incriminés dans un article de presse d’août 2015.

 

Le feuilleton judiciaire entre le roi du Maroc et Catherine Graciet et Eric Laurent, deux journalistes français soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le monarque, a connu un nouveau rebondissement vendredi 10 novembre avec un arrêt de la Cour de cassation.

 

La plus haute juridiction française, saisie par Catherine Graciet et Eric Laurent, a validé deux enregistrements clandestins à l’origine de leur mise en examen, dont ils contestaient la légalité.

Catherine Graciet, 42 ans, et Eric Laurent, 69 ans, sont mis en examen pour chantage et extorsion de fonds. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu soutirer trois millions d’euros au roi du Maroc en 2015, en échange de l’abandon d’un livre censé contenir des révélations gênantes pour Rabat.

Les deux journalistes avaient été interpellés le 27 août 2015, en possession de 80 000 euros en liquide, au sortir d’une réunion avec un émissaire du Maroc enregistrée à leur insu par ce dernier. Eric Laurent avait déjà été enregistré lors de deux rencontres précédentes avec l’émissaire, l’avocat Hicham Naciri.

Lire aussi :   Maroc : qui est Hicham Naciri, l’homme qui a négocié avec les deux journalistes français ?

Un arrêt sans appel

Les avocats des deux journalistes, qui reconnaissent un accord financier mais réfutent tout chantage, demandaient l’annulation des deux derniers enregistrements au motif qu’ils sont « illégaux » car réalisés par l’émissaire marocain, alors même qu’une enquête était déjà ouverte.

Saisie une première fois, la Cour de cassation avait estimé en septembre 2016 que ces enregistrements avaient été menés avec la « participation indirecte » des enquêteurs français « sans le consentement des intéressés », ce qui portait « atteinte aux principes du procès équitable et de la loyauté des preuves ».

Mais en février 2017, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Reims avait jugé ces enregistrements recevables. Les journalistes en cause avaient formé un nouveau pourvoi.

Lire aussi :   La justice française valide à nouveau des enregistrements au cœur de l’affaire du chantage à Mohammed VI

Cette fois réunie en assemblée plénière, la Cour de cassation a estimé que les enquêteurs n’avaient eu qu’un rôle « passif » et non constitutif d’une implication dans la récolte des preuves contre les journalistes. Cet arrêt n’est pas susceptible d’appel. Le dossier va désormais retourner entre les mains des juges d’instruction, qui pourront soit renvoyer l’affaire devant un tribunal, soit prononcer un non-lieu.

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/541107/societe/affaire-laurent-graciet-les-audios-valides-par-la-cour-de-cassation-francaise/

Affaire Laurent-Graciet : les audios validés par la Cour de cassation française

 

Publié le 17 mars 2018 à 00h28

Chantage au roi du Maroc : le fameux

 

Les journalistes français Éric Laurent et Catherine Graciet ne cessaient de récuser les enregistrements audio les incriminant…

Depuis qu’ils ont été inculpés pour chantage sur le roi du Maroc, à qui ils auraient réclamé 3 millions d’euros en échange de la non-publication d’un livre très critique à son encontre, les journalistes français Éric Laurent et Catherine Graciet n’ont cessé de récuser les enregistrements audio les incriminant – réalisés à leur insu par un émissaire du Palais en août 2015.

Mais, le 10 novembre 2017, la Cour de cassation française les a validés. « Maintenant que les recours sont épuisés, la juge d’instruction devra fixer une date pour confronter les inculpés à ces captations audio », affirme Me Ralph Boussier, qui défend le Palais avec Me Éric Dupond-Moretti.

Quant à l’avocat de Catherine Graciet, Me Éric Moutet, il compte introduire un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. Dans le meilleur des cas, l’affaire sera jugée en 2019. En attendant, Catherine Graciet « travaille en free lance, même si ce n’est pas simple », précise son avocat, tandis qu’Éric Laurent s’astreint à une discrétion totale.

 

http://lobservateur.info/la-une/aquittator-eric-dupont-moretti-les-juges-francais-ont-viole-le-secret-professionnel-des-avocats/

AQUITTATOR – Éric Dupont-Moretti : « Les juges français ont violé le secret professionnel des avocats »

 

Éric Dupond-Moretti, l’avocat célèbre pour ses 144 acquittements, raconte dans son nouveau livre « Le dictionnaire de ma vie » ses grands procès mais dévoile également une partie de sa vie. La mise en examen de Nicolas Sarkozy, l’affaire Laurent Graciet, Saâd Lamjarred, la loi sur le harcèlement sexuel, le procès Merah, Éric Dupond-Moretti aborde tous ces sujets pour l’Observateur du Maroc et d’Afrique. Entretien réalisé par notre correspondante à Paris Noufissa Charaï

 

Aquittator dans Action Directe

 

Vous avez commenté la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne de 2007. Vous étiez étonné de voir sa garde à vue interrompue. Quel est votre avis sur cette affaire ?

En 35 ans d’exercice professionnel, je n’ai jamais vu de garde à vue interrompue. Jamais ! Et les autres protagonistes n’étaient pas entendus dans le cadre de la garde à vue, mais en audition libre. La garde à vue, ça résonne comme culpabilité dans l’esprit de beaucoup, donc à mon avis ce n’est pas un hasard. Le fond je ne le connais pas.

Nicolas Sarkozy est également renvoyé en correctionnelle pour «corruption» et «trafic d’influence» dans l’affaire dite des écoutes que vous avez dénoncée dans votre livre…

Les juges français ont violé le secret professionnel des avocats, c’est tout ce que j’ai à dire. J’ai même lancé une pétition qui a recueilli plus de 10.000 signatures d’avocats pour dénoncer cette procédure.

Dans l’affaire éric Laurent et Catherine Graciet, les écoutes audios ont été validées par la cour de cassation. Quelle est la suite ? Le procès peut-il se retrouver devant la cour européenne des droits de l’Homme comme l’annonce l’avocat de Catherine Graciet ?

C’est un peu audacieux l’histoire de Catherine Graciet et Éric Laurent. Ils soutenaient que ce n’était pas recevable, parce que la police a été prévenue des enregistrements. Si c’était moi qui avais fait les écoutes avec un détective privé, ils auraient été plus rassurés que si c’est la police française ? Et ce n’est pas seulement la police française, c’est également le procureur de Paris et deux juges d’instruction ! Ils auraient préféré que je fasse ça avec une officine ? C’est hallucinant ! Très audacieux.

S’ils partent à la cour européenne pour dire ça, cela va faire rire les juges de Strasbourg. L’instruction va se poursuivre et nous espérons un renvoi devant le tribunal correctionnel.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_R%C3%A9gente_de_Carthage_:_Main_basse_sur_la_Tunisie

La Régente de Carthage : Main basse sur la Tunisie

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La Régente de Carthage : Main basse sur la Tunisie
Auteur Nicolas Beau
Catherine Graciet
Éditeur La Découverte
Collection Cahiers libres
Date de parution octobre 2009
Nombre de pages 180 pages
ISBN 978-2707152626
modifier Consultez la documentation du modèle

La Régente de Carthage : Main basse sur la Tunisie est un livre de Nicolas Beau et de Catherine Graciet publié aux éditions La Découverte en 2009.

Le livre retrace le parcours de Leïla Trabelsi, épouse de Zine el-Abidine Ben Ali, et son rôle dans la gestion de la Tunisie1.

Références

Bibliographie

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Beau

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Lula n’est pas Lura, il n’a pas fait le moindre attentat et s’est finalement livré à la police

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/04/08/01003-20180408ARTFIG00007-au-bresil-l-ancien-president-lula-passe-sa-premiere-nuit-en-prison.php

Au Brésil, l’ancien président Lula passe sa première nuit en prison

 

Luiz Inacio «Lula» da Silva s’est finalement livré à la police samedi soir, après avoir refusé de le faire la veille, malgré le mandat de dépôt le visant pour sa condamnation à 12 ans de prison dans une affaire de corruption.

L’ex-président brésilien Lula a commencé, dans la nuit de samedi à dimanche, à purger une lourde peine de prison pour corruption, au terme des plusieurs jours mouvementés qui marquent la chute de cette figure de la gauche mondiale. Le favori de la présidentielle d’octobre est arrivé à bord d’un hélicoptère sur le toit du siège de la police fédérale de Curitiba, la capitale de la lutte anticorruption.

» LIRE AUSSI - Lula vers la prison, la chute d’une idole

Lula n'est pas Lura, il n'a pas fait le moindre attentat et s'est finalement livré à la police dans AC ! Brest XVMa749f8a0-3aec-11e8-914a-4e549619fc9c-300x200

Tandis que l’appareil se posait, plusieurs centaines d’opposants vêtus de jaune et vert, les couleurs nationales, ont tiré des feux d’artifice et tapé sur des casseroles pour célébrer ce moment. Certains criaient «Vive la République de Curitiba! Vive Sergio Moro!», en référence au juge qui ordonné l’incarcération de Lula. Au même moment, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, emplissant l’air d’un épais nuage. Huit personnes ont été légèrement blessées, dont une par une balle en caoutchouc, selon les pompiers.

Cellule de 15 mètres carrés

Luiz Inacio Lula da Silva a été condamné pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer offert par une entreprise de BTP. Ce bien aurait été donné en échange de faveurs dans l’obtention de marchés publics.

Après une soirée de samedi agitée, c’est en avion qu’il a effectué le trajet de Sao Paulo à Curitiba. Empêché une première fois par des militants de quitter le siège du syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo, dans la banlieue de la capitale économique du Brésil, le leader de 72 ans a été obligé de retourner à l’intérieur des locaux, où il est resté confiné près d’une heure. Un service d’ordre moins dépassé a ensuite pu, au prix d’empoignades viriles, ouvrir la voie au départ de Lula, malgré un nouvel afflux de ses partisans.

Ses avocats avaient négocié vendredi avec les autorités les conditions de l’arrestation de cet ancien cireur de chaussures quasiment analphabète s’étant hissé au sommet de l’État. Il doit occuper une cellule d’à peine 15 mètres carrés avec toilettes et douche privatives au siège de la Police fédérale de Curitiba, avant un transfèrement. Elle a été spécialement prévue en raison du statut d’ex-chef d’État de Lula, «à l’écart des autres prisonniers, sans aucun risque pour son intégrité morale ou physique», a expliqué le juge Moro.

» LIRE AUSSI – Brésil: la Cour suprême donne son feu vert à l’incarcération de Lula

L’ancien chef de l’État, tribun hors pair, avait dans la journée annoncé devant des milliers de sympathisants qu’il allait se livrer à la police. Ceux-ci, très émus, en larmes ou en colère, lui avaient crié «ne te livre pas» ou «Lula libre!». Lula ne pouvait plus guère éviter la prison, deux jours après le mandat de dépôt du juge anticorruption Sergio Moro, consécutif à sa condamnation en appel à 12 ans et un mois pour corruption et blanchiment d’argent.

Candidat à la présidentielle?

«Je vais me conformer au mandat de dépôt», a dit la figure emblématique de la gauche latino-américaine. Mais «je suis un citoyen outré (…), je ne pardonne pas que l’on dise au pays que je suis un voleur». «Je veux les regarder dans les yeux», a-t-il ajouté, pugnace, au sujet de ses accusateurs, assurant avoir écarté de nombreuses suggestions de fuite ou d’asile à l’étranger et promettant de prouver son innocence.

«Moro a menti», a ajouté l’ancien président (2003-2010) au sujet de son ennemi intime, le juge de l’enquête tentaculaire «Lavage express» autour du groupe public Petrobras, dont Lula est la plus grosse prise. Lula s’estime victime d’une machination «des élites» destinée à l’empêcher de se présenter à un troisième mandat. «Leur obsession est d’avoir une photo de Lula prisonnier», a-t-il lancé. Il est l’objet de six autres procédures, essentiellement pour corruption, un cancer qui ronge le Brésil. Il a prononcé son long discours devant le siège du syndicat des métallurgistes, où il était retranché depuis deux jours, défiant les autorités en laissant passer l’ultimatum pour se rendre, vendredi.

Avant de se rendre, Lula avait demandé de pouvoir assister à une messe en mémoire de son épouse, Marisa Leticia, décédée en 2017, et qui aurait eu 68 ans ce samedi. La messe s’est déroulée devant le siège du syndicat des métallurgistes, que Lula a dirigé dans les années 1970, sous la dictature militaire. C’est là qu’a démarré la formidable ascension de ce leader autant adulé que détesté des Brésiliens, et dont la politique a été toute la vie.

Même en détention, Lula pourrait toutefois techniquement s’enregistrer comme candidat à la présidentielle, même s’il semble désormais hors course, à six mois d’un scrutin de plus en plus incertain. C’est la justice électorale qui trancherait in fine sur l’éligibilité de celui qui a près de 20 points d’avance dans les intentions de vote sur son suivant immédiat, le député d’extrême droite Jair Bolsonaro.

Le figaro.fr
AFP agence

 

La réouverture du Super U de Trèbes est reportée du 11 au 12 avril 2018

Les 3 et 4 avril 2018 était annoncée par voie de presse la réouverture du Super U de Trèbes le 11 avril 2018, une décision prise dans l’après-midi du 3 avril 2018 lors d’une réunion d’une grande partie du personnel autour de la direction du Super U.

Puis j’ai publié quelques explications sur l’attentat dans l’article suivant :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/04/04/reouverture-du-super-u-de-trebes-pourquoi-le-11-avril-2018/

Et dès le lendemain était publié le communiqué suivant :

« La direction du Super U de Trèbes, en concertation avec les collaborateurs du magasin, les équipes d’accompagnement psychologique, le service départemental de santé au travail, et en accord avec les autorités préfectorale et municipale, a décidé de rouvrir les portes du magasin le jeudi 12 avril à 10 heures. Les collaborateurs du magasin qui reprendront le travail seront tous assistés par des collègues des magasins U de la Région ».

Merci ! C’est légèrement moins crispant comme ça… très légèrement…

Le malade mental au clavier est une horreur absolue.

En fait, s’il gagne en dépit de toutes les « erreurs » de droit de son avocat (rien ne tient, et je ne parle même pas du fond, puisqu’il n’est pas discuté en référé et a donc été en grande partie occulté, conformément à la volonté du criminel ayant souhaité pouvoir jouer le plus librement possible son odieuse comédie de fausse victime prétendument « harcelée » par toutes les personnes sur lesquelles il s’acharne depuis dix ans et dont plusieurs ont conséquemment déjà perdu la vie), le 12 sera une nouvelle journée noire, celle de publications dévastatrices assorties de nouveaux assassinats, le mien pour commencer.

C’est d’ailleurs ce qui m’a décidée à causer un peu avant d’en perdre définitivement toute possibilité – comme quoi, encore une fois, ses menaces d’assassinats puissamment supportées par celles d’une décision judiciaire qui m’ordonnerait de me taire à tout jamais auront produit l’effet inverse de celui escompté.

 

http://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/attaques-dans-l-aude-le-super-u-de-trebes-va-rouvrir-le-11-avril-7792885751

Attaques dans l’Aude : le super U de Trèbes va rouvrir le 11 avril

 

INFO RTL – Le Super U de Trèbes, où trois personnes sont mortes lors de l’attaque terroriste, va rouvrir ses portes avec des employés encore sous le choc.

 

La réouverture du Super U de Trèbes est reportée du 11 au 12 avril 2018 dans AC ! Brest 7792749479_prise-d-otage-dans-un-supermarche-de-trebes-aude
Télécharger Attaques dans l’Aude : le super U de Trèbes rouvrira le 11 avril Crédit Image : Reuters | Crédit Média : Papier Patrick Isson. | Durée : 00:54 | Date : 04/04/2018
avatar dans Action Directe

Patrick Isson et La rédaction numérique de RTL
publié le 04/04/2018 à 07:12

 

Le Super U de Trèbes, où un Radouane Lakdim a semé la mort le 23 mars dernier, doit rouvrir ses portes le 11 avril, selon les informations de RTL. Trois personnes avaient trouvé la mort lors de cette prise d’otages, dont le colonel Arnaud Beltrame, qui a sacrifié sa vie pour sauver celle d’une otage, employée du supermarché.

S’il faut remettre les lieux en état, il s’agit surtout de panser les plaies psychiques et déterminer qui peut retravailler et qui doit être protégé.

Matériellement la réouverture aurait pu se dérouler plus tôt, mais il a fallu surtout tenir compte du personnel extrêmement touché par le drame. Certains sont marqués à vie par ces scènes d’horreur. C’est par exemple le cas de Julie, la caissière prise en otage et qui ne sera pas là le 11 avril prochain.

C’était une équipe de copains qui travaillaient ensemble

Jacky, boucher adjoint du Super U, collègue de Christian Medves, tué lors de la prise d’otages.

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D’autres ont été épargnés par ces images, comme un collègue de Christian Medves, le boucher assassiné. S’il reste évidemment bouleversé par la mort de son « copain », il veut « montrer que nous n’avons pas peur et que nous sommes debout« . « Les premiers jours c’est sur que ça va être dur mais je sais que ça va nous faire du bien », explique Jacky. « Je sais que pour tout le personnel ça va va être dur car on perdu un collègue de travail, c’était le chef boucher. On avait nos habitudes, ça fait 15 ans qu’on est ensemble. C’était une équipe de copains qui travaillaient ensemble », confie le boucher adjoint du Super U.

Mardi 3 avril dans l’après-midi, une grande partie du personnel s’est réunie autour de la direction du Super U pour se serrer les coudes et décider donc courageusement  d’accueillir de nouveau le public à partir du 11 avril.

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/05/2774182-apres-attentats-super-u-trebes-rouvrira-public-jeudi-12-avril.html

Publié le 05/04/2018 à 18:26, Mis à jour le 06/04/2018 à 07:35
 
Après les attentats, le Super U de Trèbes rouvrira au public jeudi 12 avril 

Attentats de Trèbes et de Carcassonne

 

Le Super U de Trèbes, avait été attaqué par le terroriste Radouane Lakdim le 23 mars./ Photo DDM, Bruno Huet

Le Super U de Trèbes, avait été attaqué par le terroriste Radouane Lakdim le 23 mars./ Photo DDM, Bruno Huet

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Le Super U de Trèbes, attaqué par le terroriste Radouane Lakdim le 23 mars, rouvrira au public jeudi 12 avril à 10 heures. Une partie du personnel en état de reprendre le travail retournera dès lundi 9 avril dans le supermarché pour tout remettre en état pendant trois jours avant d’accueillir les clients.

L’information est tombée, ce jeudi, sous la forme d’un communiqué : « La direction du Super U de Trèbes, en concertation avec les collaborateurs du magasin, les équipes d’accompagnement psychologique, le service départemental de santé au travail, et en accord avec les autorités préfectorale et municipale, a décidé de rouvrir les portes du magasin le jeudi 12 avril à 10 heures. Les collaborateurs du magasin qui reprendront le travail seront tous assistés par des collègues des magasins U de la Région ».

Le personnel traumatisé par l’attaque terroriste

Depuis les attentats dont ont été victimes Carcassonne et plus particulièrement Trèbes et son magasin Super U, l’enseigne de ce petit village de 6 000 habitants aux portes de la préfecture audoise était fermée. Et d’aucuns se posaient depuis la question quant à la réouverture du magasin. Et, surtout, au regard d’un personnel traumatisé par l’attaque terroriste, si ce dernier serait en capacité de reprendre le travail, notamment sur le plan psychologique. D’autant plus que c’est dans ce magasin que le terroriste carcassonnais Radouane Lakdim avait achevé son macabre périple.

On se souvient aussi que c’est à l’intérieur de ce supermarché que trois personnes ont trouvé la mort. Un client, Hervé Sosna, le chef boucher du magasin, Christian Medvès ainsi que le colonel Arnaud Beltrame, héros de la Nation, qui n’avait pas hésité une seconde à se livrer au terroriste en échange d’une otage, Julie, également employée du magasin. Un courage et un dévouement que le gendarme paiera de sa vie avant que le terroriste ne soit abattu. Auparavant, la première victime du terroriste avait été Jean Mazières, un viticulteur de 61 ans, assassiné à Carcassonne alors qu’il se trouvait en voiture.

Une cellule psychologique mise en place

Depuis, une cellule psychologique a permis d’assister le personnel du Super U dans sa reconstruction, loin d’être évidente après une telle épreuve. Un soutien au quotidien.

On se souvient encore, que dès le jour des attentats, le PDG de Système U Serge Papin avait rejoint Trèbes depuis Paris pour être aux côtés de ses collaborateurs.

Quoi qu’il en soit, le magasin rouvrira ses portes au public le jeudi 12 avril à 10 heures après de nombreux travaux de réaménagement, dont une refonte totale de l’accueil. Quant aux collaborateurs du magasin, c’est finalement dès lundi 9 avril qu’ils retrouveront leurs postes de travail. Ce qui pourrait s’apparenter à une forme de thérapie dans la reconstruction de toutes ces personnes qui, le 23 mars dernier, ont vécu l’enfer…

SALAH BAGUIGUI ET PIERRE ADROIT

 

Lula au Brésil, Park en Corée du Sud : la corruption ne paie plus, mauvais augure pour mes adversaires…

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/04/05/lula-la-chute-de-l-icone-de-la-gauche-bresilienne_5281214_3222.html

Lula, la chute de l’icône de la gauche brésilienne

 

Qualifié en 2009 de « politicien le plus populaire au monde » par Barack Obama, l’ex-président du Brésil, condamné pour corruption, ne devrait pas échapper à la prison.

LE MONDE | 05.04.2018 à 17h49 • Mis à jour le 05.04.2018 à 18h32

Soutiens de Lula, le 4 avril à São Bernardo do Campo (Etat de São Paulo).

 

« J’adore ce mec », lançait un Barack Obama tout sourire en avril 2009, au sommet du G20 de Londres. « C’est le politicien le plus populaire au monde », ajoutait le président américain, alors tout juste entré en fonctions, en empoignant la main de son homologue brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva.

 

Neuf ans plus tard, Luiz Inacio Lula da Silva, qui a gouverné le plus grand pays d’Amérique latine entre 2003 et 2010, et qui espère encore faire un nouveau mandat, n’échappera finalement pas à la prison, en vertu de sa condamnation en janvier à douze ans de détention pour corruption. Approuvée par la Cour suprême, mercredi 4 avril, cette détention pourrait, sauf ultime surprise, commencer autour du 10 avril. Chronologie de l’ascension et de la chute d’un géant politique.

  • 1945-1966 : l’enfant pauvre

Rien ne prédestinait à un destin national « Lula », cadet d’une fratrie de huit enfants, né dans une famille d’agriculteurs pauvres du Pernambouc, dans le nord-est du Brésil, en 1945. Lula a 7 ans lorsqu’il émigre avec sa famille à Sao Paulo, dans le Sud, pour échapper à la misère. « Quand on a connu la faim, on ne renonce jamais », rappelle-t-il régulièrement.

Enfant, il cire des chaussures pour gagner quelques pièces, et fait des heures dans une blanchisserie. C’est à 14 ans qu’il devient ouvrier, d’abord dans les entrepôts généraux Columbia, puis comme métallurgiste dans la fabrique de vis Marte. De ses débuts professionnels il garde un stigmate physique : il perd l’auriculaire gauche dans un accident du travail.

  • 1975-1985 : le syndicaliste

En 1968, alors qu’il est métallo aux usines Villares, l’une des principales industries métallurgiques du pays, à São Bernardo do Campo (Etat de São Paulo), Lula entre au syndicat des métallurgistes. Au fil des ans, l’ouvrier se fait connaître par son charisme et gagne en responsabilités. En 1975, il est élu président du syndicat, avec 92 % des voix. Il représente alors 100 000 travailleurs.

Après une décennie sans grève ouvrière, le Brésil, gouverné par une junte militaire depuis 1964, est secoué à partir de mars 1979 par un grand mouvement de grève dans l’industrie. La répression policière et l’absence de réactions politiques poussent Lula à fonder, en 1980, le Parti de travailleurs (PT). Acteur majeur du mouvement Diretas Já (« des élections directes maintenant »), qui contribue à mettre un terme au régime militaire, en 1985, le héros ouvrier emprunte le chemin de la politique, qu’il ne quittera plus.

  • 1986-2002 : le politicien

C’est en 1986 que Lula est élu député fédéral de São Paulo, avec le plus grand nombre de votes du pays. A ce poste, il continue à se faire connaître du grand public, à la faveur de slogans chocs et de coups d’éclat. « Au Brésil, quand un pauvre vole, il va en prison. Quand un riche vole, il devient ministre ! », lance-t-il ainsi en 1988.

Le PT le choisit pour candidat à la présidence de la République en 1989, à l’occasion du premier scrutin au suffrage direct pour cette fonction depuis vingt-neuf ans. Il perd de peu. En 1994 et en 1998, Lula, à nouveau candidat à la présidentielle, sera battu deux fois par le social-démocrate Fernando Henrique Cardoso.

  • 2003 : le président

Après ses trois échecs électoraux, Lula, fort d’une alliance politique élargie, remporte le scrutin présidentiel en octobre 2002, avec 61,3 % des votes. Il a 57 ans. Son projet est axé sur un ambitieux programme social en faveur des plus démunis, baptisé la « Bolsa familia » (« bourse familiale »).

A la tête du pays, Lula poursuit une cure de rigueur de trois ans, faisant notamment voter l’alignement du régime des retraites public sur celui du privé. Puis, le miracle socio-économique du géant émergent d’Amérique latine opère.

Sous sa présidence, 30 millions de Brésiliens sortent de la misère pour grossir les rangs de la classe moyenne. Rien ne semble résister à celui qui devient l’icône de la gauche latino-américaine, et le chantre de la démocratie participative. ll met notamment en place le programme « Fome Zero » (« faim zéro »), qui garantit l’accès aux produits alimentaires de base.

  • 2005 : la première affaire

Lula est au sommet de sa popularité, mais son image est écornée par une première affaire. En 2005, le scandale « Mensalao » éclate : la justice découvre que le PT a versé sous le premier mandat de Lula des pots-de-vin à des parlementaires pour qu’ils soutiennent les textes présentés par le gouvernement. Si plusieurs hauts dirigeants du parti sont condamnés à des peines de prison et plusieurs ministres démis de leurs fonctions, Lula échappe à toute poursuite pénale.

En 2006, il reste le grand favori de la présidentielle, et est élu au second tour avec 60,8 % des suffrages. Il poursuit sa politique sociale, débloquant près de 3 milliards d’euros pour les habitants des favelas. En 2010, le magazine Time le désigne « le dirigeant le plus influent du monde ».

Des manifestants demandent la condamnation de Lula, le 3 avril à Rio de Janeiro.

  • 2011 : le départ

Au dernier jour de 2010, Lula est obligé de quitter le pouvoir, la Constitution lui interdisant de briguer un troisième mandat d’affilée. Fort d’un taux de popularité de 87 %, il lègue à sa dauphine, Dilma Rousseff, une croissance économique annuelle de 7,5 %.

Quelques mois plus tard, l’ancien président, âgé de 66 ans, annonce être atteint d’un cancer de la gorge. Les médecins le déclarent guéri l’année suivante. L’ancien homme fort du Brésil reste un conseiller important de Dilma Rousseff.

  • 2014 : Petrobras

En mars 2014, le Brésil est secoué par un scandale aux proportions inédites. L’affaire Petrobras, du nom de l’entreprise pétrolière contrôlée par l’Etat, touche à la fois des grands acteurs économiques (les géants brésiliens du BTP) et des personnalités appartenant à la coalition de centre gauche, avec laquelle gouverne la présidente Dilma Rousseff. Elle met au jour des malversations et dessous-de-table ayant eu pour principal objectif de financer des campagnes électorales.

Lire aussi :   Brésil : tout comprendre à l’opération « Lava Jato »

L’opération « Lava Jato » (« lavage express »), menée par le juge Sergio Moro, fait tomber des têtes. Dilma Rousseff est dans le viseur des juges. Lula est accusé d’avoir « joué un rôle central » dans le système de corruption, faisant l’objet de trois enquêtes au sein de cette affaire tentaculaire. Selon les policiers, l’ancien président aurait touché près d’un million d’euros sous la forme de travaux de rénovation d’un appartement dans une station balnéaire en échange de contrats passés avec l’entreprise.

Lula, le 28 mars à Curitiba (Etat du Paraná), dans le sud du Brésil.

  • 2016-2018 : échapper à la prison

Dénonçant une campagne d’acharnement des juges, Lula tente de se mettre à l’abri de la justice en entrant au gouvernement de Dilma Rousseff, elle-même menacée d’une procédure de destitution. La manœuvre est bloquée par la justice. Le 31 août 2016, Dilma Rousseff est destituée par les sénateurs. En septembre 2016, Lula est inculpé de tentative d’entrave à la justice dans le cadre de l’enquête sur Petrobras.

Lula maintient pourtant son projet de se porter candidat à la présidentielle de 2018, se disant prêt à « prendre le pouvoir ». En juillet 2017, il est condamné à neuf ans et demi de prison pour corruption passive et blanchiment d’argent, mais il multiplie les recours pour éviter la prison.

En janvier 2018, sa condamnation en appel est aggravée à douze ans et un mois de prison. Mercredi 4 avril, la Cour suprême lui refuse sa demande d’habeas corpus — le droit de ne pas être emprisonné tant que tous les recours judiciaires n’ont pas été épuisés.

Lire aussi :   Lula : le Parti des travailleurs brésilien orphelin de son héros

Pourra-t-il se maintenir comme candidat à la présidentielle d’octobre ? S’il parvient à se présenter, Lula reste le grand favori du scrutin, avec 35 % des intentions de vote. Sans lui, le Parti des travailleurs n’est crédité que de 3 % des suffrages. Le Brésil ne semble pas en avoir fini avec l’ère Lula, même derrière les barreaux.

Lire aussi :   Avec ou sans Lula, les principaux candidats à la présidence du Brésil

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/04/05/un-juge-bresilien-emet-un-mandat-de-depot-contre-l-ex-president-lula_5281290_3222.html

L’ancien président brésilien Lula à quelques heures de la prison

 

Condamné à douze ans et un mois de prison pour corruption, l’icône de la gauche brésilienne, a jusqu’à vendredi après-midi pour se présenter à la police.

Le Monde.fr avec Reuters | 05.04.2018 à 23h19 • Mis à jour le 06.04.2018 à 08h20 | Par Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)

Des supporteurs de l’ancien président brésilien Lula manifestent contre sa possible incarcération, le 6 avril, à Sao Bernardo do Campo dans l’Etat de Sao Paulo.

 

Fidèle à sa réputation de « shérif » de l’anti-corruption, le juge Sergio Moro, n’a pas attendu pour dégainer. Peu après 18 heures, jeudi 5 avril, soit moins de 24 heures après que la Cour suprême eut refusé l’habeas corpus de Luiz Inacio Lula da Silva, le magistrat en charge de l’opération « Lava-Jato » (lavage express) réclamait l’exécution immédiate de la peine de l’ancien président brésilien condamné en janvier à 12 ans et un mois de prison. L’ex-syndicaliste, figure iconique de la gauche, a jusqu’à vendredi 17 heures, heure de Brasilia, (22 heures GMT) pour se livrer à la police. Eu égard au respect de sa fonction passée, le juge Moro précise dans son mandat avoir interdit l’usage de menottes et lui avoir réservé une salle éloignée des autres détenus, « sans risque pour son intégrité physique et morale ».

 

L’ancien métallo, d’abord résolu à se livrer aux forces de l’ordre, se serait laissé convaincre de mener une « résistance pacifique », abasourdi par l’empressement du juge. Une décision « insensée », a-t-il confié à un journaliste brésilien, qui ne viserait, selon lui, qu’à accomplir le « rêve » du juge Moro.

« Lula est légaliste, ses militants peut-être moins »

Aux avocats de l’ancien président qui pensaient pouvoir bénéficier d’un ultime sursis lié à l’examen d’un recours dit d’« embargo de déclaration » (une demande d’éclaircissement) Sergio Moro a offert un démenti cinglant. « Il n’existe plus de recours avec effet suspensif de la condamnation en deuxième instance », écrit-il.

Dans un Brésil déchiré entre la rage et la passion, écartelé entre la haine envers le « bandit » et l’adoration pour le « père des pauvres », la mise à exécution du droit ne va pas de soi. L’ancien président, immodeste, affirmait lors de l’un de ses meetings fin 2017 « Lula n’est pas Lula. Lula est une idée. ». Or, pour ses fidèles, une idée ne va pas en prison. « Lula est légaliste, ses militants peut-être moins », souffle un proche du Parti des travailleurs (PT, gauche) de Lula, redoutant que les esprits ne s’échauffent.

Dès 19 heures, à Sao Bernardo, ville industrielle de l’Etat de Sao Paulo, la résistance s’organisait. Une foule avançait vers le syndicat des métallos, où l’ancien syndicaliste s’était reclus. Le lieu, berceau du PT et de la lutte ouvrière, où a démarré la carrière politique de Lula sous la dictature militaire (1964-1985), devait se transformer en bunker. Déterminés à protéger leur héros d’une justice qu’ils estiment « arbitraire », les sympathisants de gauche entendaient camper devant le bâtiment jusqu’à expiration du délai imposé par le juge Moro. L’enjeu est d’obliger la police fédérale à pénétrer de force dans le local pour y cueillir Lula.

« La maison de Lula, lieu de résistance »

« Tous à Sao Bernardo ! (…) la maison de Lula, lieu de résistance », enjoignait Gleisi Hoffmann, présidente du PT fustigeant la « haine », la « rancœur » et « l’obsession » du juge Moro envers Lula. « Il y aura une mobilisation et une résistance pour la démocratie », affirmait aussi Guilherme Boulos, figure montante de la politique et précandidat à l’élection présidentielle d’octobre pour le parti Socialisme et liberté (Psol, gauche).

Au sein de la classe politique brésilienne, rares étaient ceux à applaudir la chute précipitée de l’icône. « On ne peut célébrer la prison d’un ex-président », commentait notamment Rodrigo Maia, président de la chambre des députés, reflètant l’état d’esprit d’une grande partie de ses confrères. Au-delà d’une réelle empathie envers l’ex-chef d’Etat, Brasilia tremble redoutant de subir, tôt ou tard, le même sort que l’ancien président. Selon le décompte du site Congresso em foco de suivi de l’actualité parlementaire, 40 % des députés et sénateurs sont en délicatesse avec la justice. « Aucun politicien, sympathisant ou non de Lula, ne pensait que Lava-Jato irait si loin. L’ambiance est à la panique et à la perplexité », observe Sylvio Costa, fondateur du site Congresso em foco.

« Un élément pacificateur »

L’opération judiciaire, historique, a mis au jour les pratiques crapuleuses lié au financement de campagnes jettant le discrédit sur les grands partis de gauche et de droite. Lula n’a pas échappé aux accusations. Mais profitant de son aura, il restait le favori des sondages pour le scrutin présidentiel, avec plus de 35 % d’intentions de vote.

Sa sortie de piste laissera un vide plongeant le pays dans l’incertitude. « Contrairement à l’image qu’il donne parfois, Lula était un élément pacificateur de la scène politique », estime le politologue Mathias de Alencastro. Déboussolés, une partie des électeurs pourraient se détourner définitivement de la politique brésilienne. Une autre pense avoir déjà trouvé « le sauveur de la patrie » à même de remettre de l’ordre dans une démocratie à la dérive en la personne de Jair Bolsonaro. Le candidat d’extrême droite, militaire de réserve, défenseur du port d’arme et de la peine de mort, a été accueilli jeudi soir à l’aéroport régional de Caixa do Sul, dans l’Etat de Rio grande do Sul par les hourras de la foule.

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/bresil/bresil-l-ex-president-lula-va-etre-incarcere_2692906.html

Brésil : l’ex-président Lula va être incarcéré

 

Sous le coup d’un mandat de dépôt, l’ancien président brésilien a été condamné pour avoir obtenu un logement de luxe de la part d’une société de bâtiment.

 

 

France 3

Devant le domicile de Lula, à São Paulo, ses partisans donnent de la voix pour soutenir celui qu’ils voient tous comme l’homme de la situation. Donné favori par les sondages d’intentions de vote de la prochaine élection présidentielle, prévue pour le mois d’octobre, l’ancien président brésilien ne pourra donc pas briguer un autre mandat après avoir été condamné dans le cadre d’une affaire de corruption. Lula devra, vendredi 6 avril, se rendre à la police brésilienne pour être incarcéré. A une voix près, la Cour suprême de Brasilia a refusé de le laisser en liberté.

« Un voleur doit aller en prison »

La justice lui reproche d’avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d’une entreprise de bâtiment en échange de faveurs dans l’obtention de marchés publics. Un coup de tonnerre à sept mois du scrutin présidentiel. Dans la rue, les avis sont partagés. « Un voleur doit aller en prison, peu de voleurs ont été arrêtés au Brésil », déclare un passant, tandis qu’une femme évoque une décision « ridicule ».

 

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2018/04/06/l-ex-presidente-sud-coreenne-park-condamnee-a-24-de-prison-pour-abus-de-pouvoir-et-corruption_5281425_3210.html

L’ex-présidente sud-coréenne Park condamnée à vingt-quatre ans de prison pour corruption

 

La cour a jugé que Park Geun-hye s’était entendue avec sa confidente pour percevoir des commissions occultes auprès de conglomérats sud-coréens.

LE MONDE | 06.04.2018 à 09h03 • Mis à jour le 06.04.2018 à 11h44 | Par Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)

Des dizaines de soutiens de l’ex-présidente coréenne Park Geun-hye ont manifesté devant le tribunal de Séoul, le 6 avril.

 

Plus seule que jamais, Park Geun-hye a été condamnée vendredi 6 avril à vingt-quatre ans de prison et 18 milliards de wons (13,8 millions d’euros) d’amende par le tribunal de Séoul. L’ex-présidente conservatrice sud-coréenne, destituée en décembre 2016 et emprisonnée depuis mars 2017, a été reconnue coupable notamment de corruption, d’abus de pouvoir et de fuite de documents officiels, le tout dans l’affaire dite « Choi-gate ». Fin février, le parquet avait requis trente ans de détention.

 

Le verdict a été diffusé à la télévision, les juges estimant qu’il relevait de l’intérêt du public. Mme Park s’y était opposée, arguant d’une atteinte aux droits de la défense et à la présomption d’innocence. En vain. Elle a refusé de se présenter au tribunal, comme elle avait refusé d’assister aux différentes audiences de son procès, commencé en octobre 2017, et qu’elle considérait comme une « revanche politique ». Devant le tribunal s’étaient réunis plusieurs dizaines de ses partisans exigeant sa libération immédiate.

Affectée par des soucis de santé, elle passerait ses journées dans sa cellule de 10 m² à lire et à regarder des séries télévisées.

Le « Choi-gate » a éclaté en octobre 2016 avec les révélations par la chaîne de télévision JTBC d’une véritable dépendance de la présidente à l’égard d’une amie proche, l’intrigante Choi Soon-sil. Usant de sa relation particulière avec Mme Park, Mme Choi a extorqué des millions d’euros aux chaebols (les conglomérats sud-coréens) pour deux fondations qu’elle contrôlait. Bien que n’apparaissant pas dans les organigrammes officiels, elle aurait joué un rôle majeur dans la plupart des décisions prises par la présidente, allant jusqu’à relire ses discours, se prononcer sur les membres du gouvernement et choisir sa garde-robe. Choi Soon-sil a été condamnée en février à vingt ans de détention.

Depuis son placement en détention, Mme Park semble de plus en plus isolée. Affectée par quelques soucis de santé, elle passerait ses journées dans sa cellule de 10 m² à lire et à regarder des séries télévisées. Elle n’aurait guère de contacts avec l’extérieur.

Première dame auprès de son père

Née à Daegu (Centre) en 1952, fille du président autoritaire Park Chung-hee (en poste de 1961 à 1979), elle est traitée comme une princesse, même si son existence tourne au tragique quand sa mère est assassinée en 1974. La jeune Park a alors 23 ans et doit rentrer précipitamment de Grenoble (Isère), où elle étudie, pour assumer auprès de son père le rôle de première dame.

Elle tombe alors sous la coupe d’un pseudo-pasteur, Choi Tae-min, le père de Choi Soon-sil. Personnage sulfureux proche de Park Chung-hee, il devint le guide spirituel de sa fille en lui faisant croire qu’il pouvait communiquer avec l’esprit de sa mère. Il fut alors surnommé le « Raspoutine coréen ». A la mort de son père, Mme Park se rapprocha un peu plus de la famille Choi et notamment de Choi Soon-sil, l’une des filles de Choi Tae-min.

La jeune Park traverse alors une période difficile. Dans ses journaux intimes publiés entre 1980 et son entrée en politique en 1997, elle évoque la rébellion de Devadatta, cousin de Bouddha ayant conspiré contre lui ; elle écrit avoir « ressenti une forme d’apaisement à découvrir que même Bouddha avait été victime de trahison ».

Ce sentiment a été nourri par les revirements des anciens proches de son père, qui l’ont désavoué après sa mort. Depuis, Mme Park, restée célibataire et qui fut surnommée la « reine de glace » pour une maîtrise de soi qui n’excluait pas la dureté, a toujours eu du mal à accorder sa confiance.

Elle choisit néanmoins de se lancer en politique avec l’appui de Choi Soon-sil, en partie pour restaurer l’image de son père, qu’elle estime injustement bafouée. Députée de Daegu en 1998, elle est élue à la présidence en 2012. Elle a notamment bénéficié du soutien des personnes âgées vivant dans une certaine nostalgie de la période de forte croissance des années Park Chung-hee et émues par l’histoire tragique de Park Geun-hye, qui avait adopté la coiffure de sa mère.

Première femme présidente, Mme Park avait promis un « second miracle du fleuve Han », à l’image du premier, initié par son père. Aujourd’hui, il ne reste de son mandat que le tragique naufrage du ferry Sewol en 2014, qui a causé la mort de plus de 300 personnes, essentiellement des lycéens, et le « Choi-gate », qui a précipité sa chute.

 

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/04/05/01003-20180405ARTFIG00241-coree-du-sud-apres-la-destitution-la-prison-pour-l-ex-presidente.php

Corée du Sud : l’ex-présidente condamnée à 24 ans de prison pour corruption

L’ex-présidente sud-coréenne Park condamnée à 24 ans de prison pour corruption
Le verdict a été rendu L’ex-présidente sud-coréenne Park condamnée à 24 ans de prison pour corruption et Choi Soon-sil, la « Raspoutine coréenne » a écopé de 20 ans de prison Pour corruption et trafic d’influence Le « Choigate » commence
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VIDÉO – Destituée en mars 2017, Park Geun-hye a été reconnue coupable de corruption et d’abus de pouvoir. Sa peine est assortie d’une amende de 13 millions d’euros. Selon les juges, cette lourde condamnation doit servir d’exemple.

L’ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi par un tribunal de Séoul à 24 ans de prison. Première femme élue présidente en Corée du Sud, elle avait été destituée et arrêtée en mars 2017. La femme de 66 ans a été jugée coupable de corruption, d’abus de pouvoir ou encore de coercition par le tribunal qui lui a aussi infligé une amende de 18 milliards de won (13 millions d’euros). «La présidente a abusé du pouvoir que les citoyens lui ont confié», a déclaré un juge, précisant que cette peine sévère était nécessaire pour envoyer un message fort aux futurs dirigeants.

» LIRE AUSSI – Corée du Sud: la descente aux enfers de la «princesse Park»

Le juge Kim Se-yoon a notamment affirmé que Park Geun-hye avait contraint des entreprises sud-coréennes à verser des dizaines de milliards de wons à deux fondations contrôlées par sa confidente de l’ombre et «amie de 40 ans», Choi Soon-sil. «Les entreprises ont été contraintes de donner des sommes importantes d’argent et l’accusée a laissé Mme Choi contrôler les fondations alors qu’elle n’avait pas le droit de le faire». «Les sommes que l’accusée a reçues ou demandées en collaboration avec Mme Choi s’élèvent à plus de 23 milliards de wons», a poursuivi le juge.

La destitution de son poste de présidente en décembre 2016 par le parlement avait été confirmée par la Cour constitutionnelle en mars 2017. Elle était en effet accusée d’avoir accepté des pots-de-vin de la part de trois conglomérats sud-coréens, Samsung, Lotte et SK, contre des faveurs politiques. Ces pots-de-vin atteindraient les 46 millions d’euros.

Absente lors du jugement

L’ex-présidente n’était pas présente sur place pour le verdict. Elle a, avec ses avocats, décidé de ne pas s’y rendre après que le tribunal ait annoncé mardi avoir accepté de diffuser le jugement à la télévision face à l’engouement populaire qu’a suscité ce scandale. En effet, pendant plusieurs semaines, des milliers de manifestants ont régulièrement défilé dans les rues de la capitale pour réclamer la démission de la présidente. Selon CNN, Park Geun-hye devrait faire appel. Des centaines de partisans de l’ancienne présidente se sont rassemblés devant le tribunal pour demander sa libération.

Des supporters de l'ancienne présidente s'étaient rassemblés devant le tribunal pour demander sa libération et la démission de Moon Jae-in, le nouveau président.

 

«Chacun a certainement des sentiments différents au sujet de l’ex-présidente Park Geun-Hye», a déclaré dans un communiqué la Maison bleue, siège de la présidence sud-coréenne. «Mais un vent de tristesse souffle dans chacun de nos coeurs aujourd’hui.» «C’est un événement poignant pour la Nation et la personne elle-même», a ajouté la présidence au sujet de Park Geun-hye. «L’histoire est vouée à se répéter si on ne s’en souvient pas. Nous n’oublierons pas ce jour.»

Depuis plus d’un an, l’ancienne présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, était en détention provisoire. Le 27 février dernier, le parquet avait requis une peine de 30 ans d’emprisonnement assortie d’une amende de 89 millions d’euros. Elle a été reconnue coupable vendredi de 16 des 18 chefs d’accusations qui pesaient contre elle.

Choi Soon-sil a été condamnée, le 13 février, à 20 ans de prison assortie d’une amende de 16,6 millions de dollars. Tout au long de son procès qui a commencé en octobre 2017, Park Geun-hye a refusé de se présenter aux audiences, accusant la justice d’être partisane. Son avocat a, quant à lui, plaidé la clémence. Mais pour le parquet, «l’accusée a abusé du pouvoir qu’elle détenait du peuple pour le bénéfice personnel de Choi Soon-sil et le sien propre». Un des conseillés de la présidence a également écopé d’une peine de six ans de prison. Parmi les conglomérats impliqués, le président du groupe Lotte a été condamné à deux ans et demi de prison. L’héritier du groupe Samsung a, lui, vu sa peine ramenée à du sursis. En première instance, il avait été condamné à cinq ans de prison.

Guillaume Descours

 

Vers quel but tendent toutes les agitations de Jean-Luc Mélenchon et de ses camarades de lutte ?

Certains se demandent aujourd’hui si le tribun n’essaie pas de lancer un nouveau Mai 68 dans les facs.

La réponse est oui, et pas seulement, comme il l’annonce déjà !

La folle dingue assoiffée de sang du NPA de Brest veut son Octobre 1917, et toutes ses saloperies à mon encontre font partie du plan.

A noter : je ne me prononce pas sur les mécontentements exprimés par les uns et les autres, qu’ils soient étudiants, chômeurs, fonctionnaires ou d’autres catégories de citoyens, mais uniquement sur ces politiciens qui s’en moquent prodigieusement et ne les ont toujours utilisés que contre leurs propres intérêts.

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/05/2774062-jean-luc-melenchon-essaye-lancer-nouveau-mai-68-facs.html

Publié le 05/04/2018 à 09:50, Mis à jour le 05/04/2018 à 10:31
 
Jean-Luc Mélenchon essaye-t-il de lancer un nouveau Mai 68 dans les facs ? 

Politique

Jean-Luc Mélenchon./ AFP

Jean-Luc Mélenchon./ AFP

Vers quel but tendent toutes les agitations de Jean-Luc Mélenchon et de ses camarades de lutte ? dans AC ! Brest image-zoom

« Je dis toute ma solidarité aux étudiants. J’espère que cette mobilisation porte en germe un mouvement plus large. Je souhaite qu’à un moment donné il y ait une étincelle dans ce pays… ». Il est tôt ce 22 mars, le froid est glacial dans les rues de Paris. Pourtant, sur le plateau de Public Sénat, Eric Coquerel, le porte-parole de la France Insoumise, s’enflamme.

Alors que seules les universités de Montpellier et de Toulouse sont, alors, en grève, il rêve déjà d’un élargissement du conflit. C’est aujourd’hui chose faite. Mardi, Nice, Limoges, Tolbiac, Bordeaux emboîtaient le pas afin de protester contre la loi « orientation et réussite des étudiants » (ORE), qui réforme l’accès à l’enseignement supérieur. « Ça fait longtemps que nous n’avons pas vu autant d’universités mobilisées », confie, à La Dépêche du Midi, le député Alexis Corbière. Un mouvement que le parti des Insoumis entend bien amplifier.

Le 20 mars 2018, Jean-Luc Mélenchon tweetait : « À Toulouse, l’université est foudroyée par l’autoritarisme macroniste. À quand la destitution des destitueurs ? Vivement mai 68 ! ». La veille, « l’école » de la France Insoumise, mettait en ligne un tuto visant à apprendre à composer des chansons pour animer les manifestations contre la réforme. Un jeune homme, accompagné d’une guitard sèche, entonne façon Yves Duteil : « J’ai pas eu mon bac dans la bonne filière, j’ai passé mon bac au mauvais endroit. J’ai pourtant toujours bien travaillé mais je n’étais pas dans le bon lycée ». Parallèlement, depuis septembre, la France Insoumise a fait un gros travail d’implantation dans les facultés. Selon David Giraud, porte-parole jeunesse du parti, France Insoumise est présente « sur presque tous les campus, sur les petits on compte souvent minimum 3 à 4 étudiants ».

Des militants qui, depuis le début du mouvement, ne ménagent pas leur peine. « Nous avons distribué plus d’un million et demi de tracts dans les universités et dans les lycées », assure le jeune porte-parole. « Mes collègues sont présents à Montpellier, à Bordeaux, à Lille, à Tolbiac », complète, la députée Sabine Rubin, membre de la commission éducation à l’Assemblée Nationale, interrogée par La Dépêche. Mais elle réfute l’idée selon laquelle le parti de Jean-Luc Mélenchon tenterait « de chapeauter » le mouvement : « nous n’avons aucun désir d’hégémonie », assure-t-elle.

Jean-Luc Mélenchon, qui a été accusé à l’automne de vouloir noyauter la contestation contre la loi travail, se garde bien en effet d’apparaître comme le leader de cette nouvelle mobilisation. Il devait descendre soutenir les étudiants toulousains, il n’en a toujours rien fait. « On hésite à sortir un nouveau tract car on ne veut pas laisser penser que nous sommes en train de récupérer le mouvement », confirme David Giraud. « Il serait maladroit de donner l’impression d’être derrière le rideau et de donner les consignes », confirme Alexis Corbière. Pas d’hégémonie mais cependant la ferme volonté de voir la contestation s’étendre à toutes les facs. D’où un début de tension avec les mouvements locaux : alors que les étudiants de Montpellier ont lancé l’idée d’une manifestation nationale le 14 avril dans la ville, hier France Insoumise appelait à une manif parisienne afin d’aller chercher les campus qui ne sont pas encore mobilisés « surtout au delà du parif », explique David Giraud.

Mais il tempère : « Ce sont les AG étudiantes qui décideront, nous ne sommes pas là pour mettre des freins ». France Insoumise aimerait aussi voir converger les luttes. « Nous voulons contribuer à inscrire ce mouvement étudiant dans quelque chose de plus global, nous allons tenter de faire un lien politique avec le mouvement des cheminots, celui des EPAD et des service publics », explique la députée Sabine Rubin. « On sent bien un climat de protestation générale que la morgue arrogante du gouvernement accentue », explique Alexis Corbière. Face à cette mobilisation, l’Élysée est extrêmement attentif. Le jeune député Pierre Person, passé par l’Unef et fin connaisseur des syndicats étudiants, a été envoyé à la manœuvre afin de tenter de défendre la réforme sur les campus. Mais LREM manque de relais alors que France Insoumise se sait sur un terrain favorable et espère bien, après avoir échoué à mobiliser contre la loi travail, tenir ainsi sa revanche.

CHRISTELLE BERTRAND

 

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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