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Attentats de Paris : la police enquête

Une vingtaine de jours après les attentats, plus personne ne conteste que leurs auteurs aient bien tissé des liens en prison.

Plusieurs enquêtes sont en cours.

 

http://www.liberation.fr/societe/2015/01/16/amedy-coulibaly-et-son-mentor-djamel-beghal-auraient-ete-voisins-de-cellule-en-2005_1181425

Amedy Coulibaly et son mentor Djamel Beghal auraient été voisins de cellule en 2005

Cédric MATHIOT 16 janvier 2015 à 17:16
Croquis d'audience réalisé le 04 janvier 2005 au tribunal correctionnel de Paris, montrant Djamel Beghal lors de l'ouverture du procès d'un réseau de terroristes islamistes.

Croquis d’audience réalisé le 04 janvier 2005 au tribunal correctionnel de Paris, montrant Djamel Beghal lors de l’ouverture du procès d’un réseau de terroristes islamistes. (Photo Laurence de Vellou. AFP)

La chancellerie affirmait lundi que les deux hommes ne s’étaient pas connus en prison. Une version infirmée par des déclarations du terroriste de Porte de Vincennes aux enquêteurs en 2010.

Oui, la rencontre entre Amedy Coulibaly, braqueur devenu terroriste, et Djamel Beghal, son mentor de l’islam radical, s’est bien faite en prison, contrairement à ce qu’affirmait la chancellerie en début de semaine. Selon nos informations, les deux hommes – tombés en 2010 pour avoir projeté l’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, auteur des attentats contre le RER parisien en 1995 – auraient été voisins de cellule, en 2005, à la maison d’arrêt de Fleury-Merogis (Essonne).

Dès que l’identité de l’auteur des tueries de Montrouge et de Porte de Vincennes a été connue, la presse a évoqué la radicalisation d’Amedy Coulibaly en milieu carcéral, au contact de Djamel Beghal, condamné à dix ans de prison en 2001 pour avoir projeté un attentat contre l’ambassade des Etats -Unis. Une version infirmée par le ministère de la Justice lors d’un point presse organisé lundi. A la question posée : «D’après ce que vous dites, Amedy Coulibaly n’a pas fait la connaissance de Djamel Beghal en prison ?», le porte-parole du ministère avait répondu : «Non. pas plus que Chérif Kouachi n’a rencontré Beghal en prison. Les trois n’ont jamais été ensemble. Amedy Coulibaly et Chérif Kouachi ont été à Fleury ensemble un moment. Kouachi et Beghal aussi. Mais jamais les trois. Et il faut savoir que Beghal a toujours été à l’isolement pendant sa détention. Il n’a donc pu voir personne»

Isolement

En réalité, les trois hommes se sont bien trouvés en même temps dans la maison d’arrêt de l’Essonne. Amedy Coulibaly, qui enchaîne depuis 1997 les condamnations pour vols à main armée, se retrouve à Fleury le 31 janvier 2005, jusqu’au 25 août de la même année. Pendant cette période, Djamel Beghal (pour le projet d’attentat contre l’ambassade américaine) et Chérif Kouachi (pour la filière des jihadistes du XIXe arrondissement) purgent également leur peine dans le même établissement. Beghal y est incarcéré du 22 septembre 2004 au 29 mars 2006, Kouachi y séjourne du janvier 2005 au 11 octobre 2006. Les trois ont donc partagé la même maison d’arrêt pendant près de sept mois. Pendant cette période, Beghal est effectivement à l’isolement, comme il l’a quasiment tout le temps été.

Condamné à dix ans de prison, le terroriste, qui a changé douze fois d’établissement pénitentiaire, a effectué quasiment la totalité de sa détention en isolement (1). Dans l’ordinateur de Djamel Beghal, en 2010, les enquêteurs ont d’ailleurs trouvé un long texte intitulé «Le 11 Septembre et Guantánamo, made in France», où il narre son incarcération et compare l’isolement total à de la «torture légale». Selon nos informations, cet isolement aurait été essentiellement justifié par le prosélytisme constaté par l’administration pénitentiaire auprès d’autres détenus musulmans. L’enquête de police effectuée en 2010 a permis de dresser le portrait d’un détenu jouissant d’une grande aura auprès de ses «frères» musulmans détenus. Interrogé sur Djamel Beghal, Fouad Bassim, condamné dans l’affaire, évoque ainsi sa réputation : «Oui, j’en ai déjà entendu parler lors de mon séjour à la maison d’arrêt de Fleury. Beaucoup de frères parlaient de lui. Il est connu comme étant quelqu’un qui possède de la science religieuse.»

En théorie, l’isolement rend impossible tout contact. «Quand on est placé à l’isolement, on a beau être dans le même établissement que d’autres personnes, on ne les voit pas. Et quand vous êtes à l’isolement, quand vous sortez pour aller chez le médecin ou au parloir, les couloirs sont vides et vous êtes encadrés par deux surveillants de la pénitentaire», expliquait le porte-parole de Christiane Taubira, lundi. Les déclarations d’Amedy Coulibaly suggèrent une étanchéité moins parfaite.

Rencontre à la sortie

Lors de ses interrogatoires, il répète à plusieurs reprises avoir  «rencontré Beghal en prison». Une bonne source assure que les deux étaient en réalité «l’un au-dessus de l’autre» pendant une période de leur détention, ce qui rend possible, sinon une rencontre physique, au moins des échanges, «notamment par les fenêtres». C’est ce qui apparaît dans les réponses de Coulibaly aux enquêteurs au printemps 2010. A la question «Connaissez-vous le parcours de Beghal ?», il répond : «Pas vraiment. Je sais qu’il était en Afghanistan. Il m’a dit qu’il s’était fait torturer là-bas. Le seul fait que je sois toujours en contact avec lui, ce n’est pas à cause de la religion, c’est parce qu’humainement, c’est une personne qui m’a touché. Quand j’étais en prison, il était juste au-dessus de moi, et il était aux isolés. Et cela m’a fait de la peine. Et maintenant sa situation n’est pas confortable, car il n’a aucun revenu, et ça m’a fait pitié.» Dans un autre interrogatoire, il livre la même version : «Quand j’étais en détention avec lui, c’était en 2005, j’étais dans une aile et lui se trouvait avec les isolés. Je parlais avec les isolés et, petit à petit, on s’est liés d’amitié. Je suis resté un certain temps en cellule au-dessous de lui.»

Pendant leurs sept mois de détention, les deux hommes ont suffisamment pu sympathiser pour qu’une rencontre soit organisée une fois sortis de prison, par le biais d’un intermédiaire. «Fin 2009, déclare Coulibaly aux enquêteurs, quelqu’un m’a appelé et m’a donné le numéro de Djamel Beghal. Je l’ai appelé, il m’a dit qu’il était à la campagne, il m’a demandé de passer le voir et j’ai commencé à y aller. La première fois, j’y suis allé seul et quand j’ai vu Beghal, il m’a demandé des nouvelles de Kouachi et il m’a dit de venir avec lui.» Chérif Kouachi, devenu un autre disciple de Beghal, futur assassin de l’équipe de Charlie Hebdo, qu’Amedy Coulibaly a aussi rencontré en prison, à la même époque, comme il l’a également plusieurs fois répété aux enquêteurs.

(1) Selon nos informations, il n’en est sorti qu’en 2008 lors de son séjour à Uzerche (Corrèze).

Cédric MATHIOT

 

http://www.rennes.lemensuel.com/actualite/article/2015/01/27/attentats-le-telephone-du-mentor-des-terroristes-etudie-par-les-policiers-15684.html

le 27 janvier 2015, 12h40 (Actualisé le 27 janvier 2015, 18h37).
Attentats : le téléphone du « mentor » des terroristes étudié par les policiers rennais
selicon_tt_news_tx_gmextendednews_pictoaccroche_0 dans Crime
Incarcéré à Rennes, Djamel Beghal a-t-il joué un rôle dans l’organisation des attentats de début de janvier du fond de sa cellule ? C’est ce qu’essaient de savoir les policiers de la DIPJ de Rennes après la saisine d’un téléphone portable caché dans la cellule du « mentor » des trois terroristes.

Djamel Beghal était-il en contact avec les frères Kouachi et Amédy Coulibaly depuis sa cellule de la prison de Rennes – Vezin avant les attentats ? C’est ce que cherchent à savoir les enquêteurs de la PJ de Rennes depuis qu’un téléphone portable a été retrouvé, jeudi 8 janvier, dans la cellule du « mentor » des auteurs des attaques des 7 et 9 janviers.

Ce jeudi 8 janvier, la traque des frères Kouachi, débutée la veille avec l’attentat de Charlie Hebdo, mobilise toutes les forces de sécurité. Les identités des terroristes sont connues. Tout comme les liens qui les unissent à Djamel Beghal.

Condamné à  dix ans de réclusion pour avoir fomenté un attentat contre l’ambassade américaine à Paris, Beghal, 49 ans, est soupçonné d’être le « trait d’union » entre les trois terroristes. Il a fait connaissance avec Cherif Kouachi et Amédy Coulibaly à la prison Fleury-Mérogis, où les trois hommes auraient créé « des liens indéfectibles ».

Un téléphone caché… dans la télévision

Jeudi 8 janvier, Djamel Beghal est placé « à l’isolement » par les surveillants du centre de détention de Rennes-Vezin. « Il s’agissait de garantir la tranquillité de la prison », témoigne une source pénitentiaire. En fouillant la cellule laissée vacante, les surveillants trouvent un téléphone portable, caché dans la télévision. « Pour le moment, les policiers exploitent ses données »,  confirme une source proche de l’enquête.

Outre le portable de Beghal, les enquêteurs fouillent aussi la mémoire de l’ordinateur de Smain Aït Ali Belkacem, saisi une semaine plus tard au centre de détention de Condé-sur-Sarthe.

Cet Algérien, ancien du GIA, y purge une peine de perpétuité depuis sa condamnation, en 2002, pour sa participation à l’attentat du RER Saint-Michel en 1995. Belkacem est aussi une vieille connaissance des Kouachi et de Coulibaly. En 2002, Cherif Kouachi, Coulibaly et Beghal ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête sur son projet d’évasion.

Les deux « mentors » des terroristes ont-ils joué un rôle dans les attentats de Paris du fond de leurs cellules ? Les enquêteurs rennais et leurs collègues ornais planchent sur cette question, en liaison avec les policiers de l’antiterrorisme. Deux enquêtes préliminaires ont été ouvertes. A ce jour, « elles restent indépendantes et ne sont pas jointes à l’enquête sur les attentats », précise une source judiciaire.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/28/01016-20150128ARTFIG00510-attentats-la-police-analyse-le-telephone-du-mentor-des-terroristes.php

Attentats : la police analyse le téléphone du mentor des terroristes

Djamel Beghal en 2005.

 

La police enquête sur le rôle de Djamel Beghal, le mentor de Chérif Kouachi et d’Amedy Coulibaly, auteurs des attentats de Paris début janvier.

Djamel Beghal a-t-il joué un rôle dans les récents attentats de Paris depuis le fond de sa cellule? C’est la question à laquelle la police judiciaire, en lien avec les policiers de l’antiterrorisme, tente de répondre. Pour savoir si ce détenu a récemment été en contact avec les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, les auteurs de la tuerie à Charlie Hebdo et de la prise d’otages à l’Hyper Casher, les enquêteurs étudient le contenu d’un téléphone portable, retrouvé caché dans la cellule de Beghal incarcéré à Rennes, indique une source policière au Figaro, confirmant une information du Mensuel de Rennes. «Toutes les cellules de la prison ont été passées au peigne fin il y a quelques jours: on a notamment retrouvé un téléphone dans la cellule de Beghal, et dans d’autres, des cartes SIM et un système amplificateur Wifi», détaille cette même source, qui suppose que ces objets sont «rentrés à l’occasion de parloirs».

Cette saisie est particulièrement intéressante pour les enquêteurs, qui savent que Djamel Beghal, actuellement incarcéré à Rennes, connaît bien Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly. Ces derniers ont rencontré le terroriste en 2005 à la prison de Fleury-Mérogis dans l’Essone, où il purgeait une peine de 10 ans de prison pour son implication dans un groupe ayant projeté un attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris en 2001. À ce moment-là, Amedy Coulibaly et Chérif Kouachi sont respectivement condamnés pour délit de droit commun et appartenance à une filière de recrutement de djihadistes. C’est là qu’ils ont tous les trois tissé des liens d’amitié. Selon Libération, Coulibaly et son mentor auraient même été voisins de cellule. Les deux détenus tombent alors sous la coupe de Beghal, décrit par ses amis comme un «fin théologien».

Deux enquêtes ouvertes

Les années passent et les trois hommes continuent de se fréquenter. En 2009, Beghal sort de prison et se retrouve assigné à résidence à Murat (Cantal), en attendant une expulsion vers l’Algérie qui ne viendra jamais. L’année suivante, Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly lui rendent régulièrement visite. Ensemble, ils planifient l’évasion d’un autre détenu, Smain Aït Ali Belkacem, un islamiste incarcéré à la centrale de Clarivaux dans l’Aube. Ce dernier a été condamné à perpétuité pour l’attentat de la station RER Musée-d’Orsay à Paris en octobre 1995. Les trois comparses sont alors arrêtés. L’opération a été déjouée par la police antiterroriste grâce à des écoutes téléphoniques. Chérif Kouachi bénéficie d’un non-lieu, Amedy Coulibaly prend 5 ans et Beghal, 10. Seul à avoir fait appel, sa peine a été confirmée en décembre dernier. Comme en première instance, il a nié toute implication directe dans cette opération. Au lendemain de l’attaque de Charlie Hebdo, le jeudi 8 janvier, il a été placé «à l’isolement» par les surveillants du centre de détention de Rennes-Vezin. Depuis, son avocat Me Bérenger Tourné nie tout lien entre son client et les attentats de Paris.

Autre piste intéressante pour les enquêteurs: le contenu de l’ordinateur de Smain Aït Ali Belkacem, le détenu qui a tenté de s’évader en 2010. Selon Le Mensuel de Rennes, l’appareil, en cours d’analyse, a été saisi dans sa cellule au centre de détention de Condé-sur-Sarthe dans l’Orne, où cet ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) purge une peine à perpétuité depuis sa condamnation en 2002. Là encore, la police tente de savoir si cet homme était impliqué dans le projet fou des attentats de Paris. Deux enquêtes préliminaires ont été ouvertes mais n’ont pas été rattachées à l’enquête principale, menée sur les attentats.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/29/attentats-a-paris-les-parcours-intimement-lies-des-freres-kouachi-et-d-amedy-coulibaly_4562539_4355770.html

Attentats à Paris : les parcours intimement liés des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly

Le Monde.fr | 29.01.2015 à 12h19 • Mis à jour le 29.01.2015 à 15h00 | Par Jérémie Baruch et Aline Leclerc

Lorsqu’au lendemain de l‘attaque de Charlie Hebdo par deux hommes lourdement armés, un troisième, encagoulé, abat une policière municipale en pleine rue à Montrouge, nul ne sait encore si les deux affaires sont liées. Ce n’est que le troisième jour, alors qu’une prise d’otages est en cours dans un supermarché casher de la porte de Vincennes, quelques heures avant deux assauts simultanés où les trois terroristes vont trouver la mort, que les enquêteurs révèlent les liens étroits existant entre les frères Kouachi d’un côté et Amedy Coulibaly de l’autre.

Des liens qui prennent leur origine à la prison de Fleury-Mérogis, où Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly ont passé plusieurs mois. C’est là qu’ils ont rencontré leur mentor, Djamel Beghal, islamiste formé dans les camps d’entraînement d’Al-Qaida au Pakistan et en Afghanistan, condamné pour un projet d’attentat contre l’ambassade des Etats-Unis à Paris.

Depuis cette rencontre en détention, les liens sont restés étroits entre les trois hommes, comme le montre notre infographie.

Les parcours intimement liés des frères Kouachi et de Coulibaly.

De premières arrestations et mises en examen ont eu lieu, mercredi 22 janvier, dans l’entourage d’Amedy Coulibaly : quatre hommes, dont trois originaires de Grigny ou de la ville voisine, et un, rencontré alors qu’il était en détention à Villepinte. Un autre homme, proche des Kouachi, vient d’être extradé depuis la Bulgarie où il a été arrêté à la frontière, alors qu’il tentait de passer en Turquie.

Lire : Fritz-Joly Joachin, un proche des frères Kouachi, extradé vers la France

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/29/dans-la-tete-de-frere-djamel-beghal_4565928_3224.html

Dans la tête de « Frère » Djamel Beghal, mentor en terrorisme

LE MONDE | 29.01.2015 à 11h15 • Mis à jour le 29.01.2015 à 11h53 | Par Matthieu Suc, Simon Piel et Jacques FollorouDjamel Beghal à Mural, dans le Cantal, en 2010.

Il est celui auquel tous les spécialistes de l’islam radical ont pensé lorsque l’identité des tueurs de Charlie Hebdo et du supermarché casher de la porte de Vincennes a été connue. C’est sous l’égide de Djamel Beghal, terroriste algérien incarcéré en France, que Cherif Kouachi et Amedy Coulibaly font connaissance à Fleury-Mérogis en 2006. Une fois libres, les deux hommes se rendent au domicile de l’Algérien à Murat, dans le Cantal, où il est placé en résidence surveillée. Dans un document du 26 juillet 2013, le parquet de Paris va même jusqu’à définir Amedy Coulibaly et Cherif Kouachi comme « les « élèves » de Djamel Beghal ».

Le terroriste, qui se fait aussi appeler Abou Hamza, est de nouveau derrière les barreaux depuis le printemps 2010, accusé d’avoir fomenté l’évasion de Smaïn Ait Ali Belkacem, l’auteur de l’attentat contre la station RER du Musée d’Orsay en 1995. Aucun contact récent entre les tueurs des 7, 8 et 9 janvier et leur mentor n’a été établi. Pourtant, les enquêteurs se posent la question du rôle qu’il a pu jouer dans leur passage à l’acte. Sa cellule a été fouillée à trois reprises dans les jours suivant les attentats.

Un téléphone lui a été saisi avant d’être transmis pour analyse à la DGSI. Sans puce, il ne devrait pas livrer d’information. « Le lien entre les visites de Kouachi et Coulibaly dans le Cantal et les attaques de janvier me parait impossible et rien, à ce jour, ne le démontre », assure Bérenger Tourné, l’avocat de Djamel Beghal. « Il est, en revanche, plausible que leurs relations avec mon cl…

L’accès à la totalité de l’article est protégéDjamel Beghal à Mural, dans le Cantal, en 2010.

Dans la tête de « Frère » Djamel Beghal, mentor en terrorisme

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La grande criminelle de Brest me lit toujours

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Attentats du 11 septembre 2001 : des révélations récentes

Certaines surprennent, d’autres non.

http://www.alterinfo.net/les-attentats-du-11-septembre-2001-de-New-York-furent-une-attaque-nucleaire_a106189.html

les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire

Revélations sur le 11 Septembre… « Trop secret pour être publié », un rapport d’une agence du ministère de l’énergie américain (DOE) révèle que les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire…

Par ces révélations officielles, beaucoup de choses concernant les attentats du 11 Septembre s’éclaircissent. Certains articles connexes se doivent d’être traduits pour mieux comprendre cette information. C’est du lourd… Cela doit être divulgué. En fait, l’affaire ukrainienne s’ajoutant à celle de la Syrie énervent particulièrement un pays qui possède des informations depuis plus d’une décennie qu’il gardait sous le coude pour des jours plus sombres… Nous y sommes ! L’empire ne devrait pas s’en relever si tout le monde fait son boulot.

– Résistance 71 –

 

Jim W. Dean,
Samedi 13 Septembre 2014

les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire
Le jour où le monde s’écroula… Le 11 Septembre a été une attaque nucléaire
La lettre courriel de Veterans Today sur le 11 Septembre envoyée à 100 000 officiels d’état aux Etats-Unis

… par Jim W. Dean, VT Editor … en compagnie d’Américains loyaux qui ont contribué pour le peuple américain et le peuple du monde

Veterans Today a rendu public le rapport officiel classifié américain de 2003 sur l’attaque de Ground Zero à New York comme étant un évènement nucléaire, ce qui a été rapidement confirmé par une analyse de spectrométrie de masse des échantillons de poussières collectés sur place.

Cet examen a été effectué depuis des décennies par les agences de renseignement nationales principales après chaque grosse explosion ayant eu lieu dans différents pays et la plupart des analyses ont révélé qu’il s’agissait d’attaque par mini bombe nucléaire.

Ce qui rend notre étude si incroyable est que les enquêteurs de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) ont confirmé l’historique des attaques par bombes nucléaires et notre propre laboratoire Sandia (américain) a mis au point les bombes qui étaient supposées être utilisées pour nous défendre. Ils sont très très en colère à l’heure actuelle.

Veterans Today est une plateforme de renseignement couvrant trois générations de professionnels du renseignement civil et militaire, allant de la guerre froide jusqu’au boulot actuel du contre-terrorisme dans lequel certains membres de notre comité directeur sont engagés.

Notre poursuite des véritables coupables ayant perpétré les attentats du 11 Septembre 2001 a été récompensée juste à temps pour l’anniversaire qui arrive. Après des années à avoir été observés à distance pour nos efforts, le rapport officiel de Sandia nuclear labs de 2003 sur le 11 septembre nous a été fuité par une source au sein d’un gouvernement étranger ; rapport qui contient beaucoup de détails décrivant comment les bâtiments de Ground Zero ont été détruits au moyen de mini armes nucléaires.

Nous avons éliminé par nos propres efforts de recherche toutes les autres théories concurrentes comme n’étant physiquement pas possible. Nous avons eu beaucoup d’indices mettant la puce à l’oreille comme par exemple le granit fondu se trouvant sous les tours, qui n’a pu se produire que comme résultat d’une détonation nucléaire, puis plus tard les pics de radiation et les maladies résultant des ingestions de particules radioactives qui ont commencées à apparaître et mis sous couvert du secret au moyen de diagnostics volontairement erronés.

Malgré les experts que nous avons ici à VT, certains ayant une expérience dans le nucléaire, nous avons également lancé le mot dans les réseaux familiers de nos “anciens”, que nous avions besoin de la confirmation que nous n’étions pas les victimes d’une intox élaborée ourdie par nos nombreux ennemis. Nous recevons des histoires foireuses et de plus ou moins bons canulards toutes les semaines. A notre plus grande surprise, la confirmation est venue de la meilleure source qui puisse être: du corps des inspecteurs de l’AIEA et des fabricants, concepteurs des bombes nucléaires du labo Sandia, qui ont écrit le rapport (de 2003).

Ces personnes ont non seulement confirmé que le rapport était réel, mais pire, que les empreintes nucléaires trouvées dans les échantillons de poussière de Ground Zero, ont montré que le matériel fissile de la tête nucléaire employé provenait d’ici (des Etats-Unis).

Il apparaît que nos armes nucléaires tactiques appelées ‘Mothballed Davy Crockett” (NdT: photo dans l’article original en anglais) seraient “tombées de camions” au travers d’un système de comptabilité qui fut créé pour subrepticement faire disparaître du matériel de têtes nucléaires.

L’inventaire en question est parti en Israël après l’incident de la centrale de Dimona qui a annihilé sa capacité de produire du matérial radioactif suffisamment enrichi pour produire des têtes nucléaires, mais ils avaient l’expertise pour transformer les vieux “Davy Crockett” en armes nucléaires tactiques modernes.

Les enquêteurs de l’AIEA ont confirmé ce que nous savions déjà, que de mini-armes nucléaires ont été utilisées depuis quelque temps dans les grandes attaques terroristes à la bombe, ce qui éliminait les groupes terroristes de façade comme perpétrateurs (patsies), parce qu’une très courte liste de pays majeurs ont la capacité nécessaire pour exécuter ces attaques.

A chaque fois qu’il y a eu une énorme explosion quelque part, toutes les meilleures agences de renseignement ont dépêché sur place leurs équipe d’évaluation pour récupérer des échantillons de poussière afin de faire un test routinier de spectrométrie de masse et pour voir s’il y avait des résidus radiologiques, qui furent toujours trouvés, incluant les empreintes de ceux utilisés en particulier pour les comparer à leur base de données sur les explosions précédentes.

Voici ci-dessous une liste partielle des attaques suicides fausse-bannière qui ont utilisées de mini-bombes nucléaires. Ceci constitue une campagne de terreur pour laquelle non seulement rien n’a été fait pour faire rentrer le génie dans sa lampe, mais dont rien n’a été dit au peuple américain, ni aux peuples du monde, ce qui rend la chose aisée à continuer.

Les camps militaires des Marines américains et des parachutistes français à Beyrouth (Drakkar), Liban en 1983.
Le bâtiment Alfred P. Murrah d’Oklahoma City en 1995.
L’ambassade égyptienne d’Islamabad, Pakistan, 1995.
Les tours Khobar de Dahran, Arabie Saoudite, 1996.
Les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, 1998.
Le consulat britannique d’Istanboul
Les attentats du WTC du 11 Septembre 2001
La boîte de nuit Sari, Bali, 2002
Le bureau de l’ONU à Bagdhad, 2003
Ambassade d’Australie, Djakarta, 2004
Attentat pour l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafik Hariri, mini bombe nucléaire implantée dans les égoûts, Beyrouth, 2005
Attentat sur l’école de police algérienne, 2008

Et beaucoup d’autres non rapportées.

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Les Etats-Unis sont sujets d’une grosse pénétration de leur système de sécurité, la plus grosse de l’histoire mondiale et cela a été classifé afin de protéger ceux responsables des transferts de matériaux fissiles vers Israël et ceux après eux pensant que si le peuple américain venait à le savoir, cela déclencherait une révolution ici.

Mais il y a eu un groupe dans le domaine de la sécurité et du renseignement qui pensait juste l’inverse, que cacher ce qui s’est passé et permettre aux véritable perpétrateurs de s’en sortir en étant toujours en possession d’un large stock de ce type d’arme, nous laissait littéralement pieds et poings liés et sous la menace.

L’autre problème fut aussi le laisser-faire de long terme en Amérique concernant toute traduction en justice d’Israël pour espionnage, pas seulement dû à l’ambarras politique que cela provoquerait, mais aussi à cause des Américains de haut niveau, toutes branches étatiques de notre gouvernement confondues, qui l’ont assistés depuis des années.

L’ordre de non poursuite judiciaire était en fait un outil de recrutement pour eux, montrant qu’ils étaient intouchables. Les médias de masse ont jusqu’ici complètement occulté notre entière série d’articles. Nous n’avons pas eu d’appels de ces médias manifestant un quelconque désir d’en savoir plus. La peur est la cause sous-jacente dans bien des cas, parce que nous parlons ici de meurtres, d’assassinats de masse et les perpétrateurs n’ont plus rien à perdre et tuer quelques personnes supplémentaires n’a plus vraiment d’importance. Mais tous n’ont pas peur. Nous allons jouer les cartes qui nous ont été distribuées, mais nous ne pouvons pas espérer de succès sans votre aide.

Nous vous demandons de travailler avec nous et de traquer ces personnes et de faire en sorte que les armes encore à leur disposition soient neutralisées avant qu’ils ne s’en servent encore. La première des choses à faire est de déclencher une demande publique de masse pour que le rapport de Sandia Labs soit rendu public et que soient aussi rendus publics tous les dossiers accumulés et classifiés sur l’espionnage d’Israël aux Etats-Unis, dont nos amis membres du FBI nous disent qu’ils seraient largement suffisants pour expliquer toute l’affaire.

Nous ne serons jamais en sécurité tant que nous ne ferons pas face et que nous ne nettoierons pas cette horrible partie de notre histoire. Si nous ne faisons rien, nous devenons les complices de ces assassins. Aucun d’entre nous ici, à Veterans Today, ne fera jamais cela et ce, quelqu’en soient les risques et les coûts.

Il est plus que temps d’appuyer sur le bouton “reset/redémarrage” de cette affaire du 11 Septembre.

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Articles connexes:

http://www.veteranstoday.com/2014/07/18/slam-dunk-most-classified-911-revealed/

http://www.veteranstoday.com/2014/05/20/too-classified-to-publish-bush-nuclear-piracy-exposed/

Note de Résistance 71: Ces deux articles ci-dessus sont de la “dynamite” (sans mauvais esprit) et nous avons l’intention de les traduire. Merci de votre patience !…

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2014/09/11/the-day-the-world-fell-down-9-11-was-a-nuclear-attack/

http://resistance71.wordpress.com/2014/09/12/revelations-sur-le-11-septembre-trop-secret-pour-etre-publie-un-rapport-dune-agence-du-ministere-de-lenergie-americain-doe-revele-que-les-attentats-du-11-septembre-2001-de-new-york-furen/ http://resistance71.wordpress.com/2014/09/12/revelations-sur-le-11-septembre-trop-secret-pour-etre-publie-un-rapport-dune-agence-du-ministere-de-lenergie-americain-doe-revele-que-les-attentats-du-11-septembre-2001-de-new-york-furen/

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/17/1992985-attentats-11-septembre-2001-zacarias-moussaoui-met-cause-arabie-saoudite.html

Attentats du 11 septembre 2001 : Zacarias Moussaoui met en cause l’Arabie Saoudite

Article exclusif
Publié le 17/11/2014 à 10:13, Mis à jour le 17/11/2014 à 10:36

11-Septembre – Narbonne (11) – Narbonne

Zacharias Moussaoui a été condamné à la prison à vie aux Etats-Unis pour terrorisme. / Photo DR
Zacharias Moussaoui a été condamné à la prison à vie aux Etats-Unis pour terrorisme. / Photo DR

Attentats du 11 septembre 2001 : des révélations récentes dans Attentats zoom

De Narbonne à sa prison de haute sécurité aux Etats-Unis, Zacarias Moussaoui, que la justice américaine considère comme le « 20e pirate de l’air » du 11 septembre 2001, a eu un bien étrange parcours. Depuis quelques jours, il refait parler de lui aux Etats-Unis où il a été condamné à la prison à vie le 4 mai 2006, sans possibilité de libération anticipée.

Le 23 octobre, il a écrit à la Cour Fédérale de New York et de l’Oklahoma pour expliquer qu’un prince saoudien avait payé ses cours de pilotage avant les attentats du World Trade Center, à lui, mais aussi aux 19 pirates de l’air qui ont précipité les avions détournés sur les cibles que l’on connait. A-t-il voulu réagir là à une déclaration des avocats de l’Arabie Saoudite qui avaient affirmé en septembre, que ce pays n’avait joué aucun rôle dans les attentats du 11 septembre 2001? Ou cherche-t-il à négocier un aménagement de peine? Affaire à suivre.

Retour sur ses années dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales

Zacarias Moussaoui est né le 30 mai 1968 à Saint-Jean-de-Luz, mais il avait grandi à Narbonne avec ses cinq frères et soeurs et sa mère qui cherchait à échapper aux violences conjuguales infligées par le père de famille. Zacarias Moussaoui avait ensuite été surveillant au collège Victor-Hugo de Narbonne. Il avait aussi obtenu un bac pro de maintenance des systèmes mécaniques automatisés à Montpellier en 1988 puis un BTS technico-commercial au lycée François-Arago de Perpignan en 1990. Deux ans après, il avait obtenu un Deug d’administration économique et sociale à l’université Paul-Valéry à Montpellier, et enfin un master de gestion à la South Bank Université de Londres, en 1995… année de son premier voyage en Afghanistan. On connaît la suite.

REDACTION PREMIUM
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http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/18/1993680-zacarias-moussaoui-met-en-cause-l-arabie-saoudite.html

Zacarias Moussaoui met en cause l’Arabie Saoudite

Publié le 18/11/2014 à 08:35

11-Septembre

Zacarias Moussaoui./
Zacarias Moussaoui./

zoom dans Crime

Le Français Zacarias Moussaoui, condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine, pour complicité dans les attentats du 11-Septembre 2001 aux États-Unis, vient d’écrire aux tribunaux fédéraux de New York et d’Oklahoma pour leur signifier sa volonté de témoigner sur le fonctionnement interne d’Al Qaïda.

Dans ce courrier manuscrit daté du 23 octobre, celui qui est surnommé «le 20e pirate de l’air», âgé aujourd’hui de 46 ans, prétend qu’il a reçu des financements d’un prince saoudien, qui l’a aidé en 2001 pour payer des cours de pilotage. Moussaoui assure également que cette même personnalité a largement financé la majorité des 19 pirates de l’air qui ont participé aux attentats. Enfin, l’ancien étudiant de l’université de Perpignan qui avait tout quitté en 1992, affirme avoir dit cette année à un agent du Secret Service qu’Oussama Ben Laden, soutenu par de hauts dignitaires religieux saoudiens aurait eu pour projet, dans les années 1990, d’abattre le président américain Bill Clinton et sa femme Hillary.

Ces affirmations ont été suffisamment prises au sérieux pour que certains avocats fassent le déplacement à la prison fédérale Supermax, dans le Colorado, où il purge sa peine. Mais d’autres sont beaucoup plus sceptique sur la crédibilité du détenu, qui souffrirait de paranoïa et de schizophrénie. Un juge a d’ailleurs estimé que la requête de Moussaoui pour témoigner en public devait être rejetée.

Interrogé par «La Dépêche» hier, Samuel Laurent n’est guère été surpris par la possible implication de l’Arabe saoudite. «Il n’y a rien de nouveau. On sait que tous les mouvements islamistes radicaux de la planète se sont fait financer par l’Arabie saoudite, le Qatar. On sait très pertinemment que le dernier danger véritable en termes de financement qui reste, est le financement totalement incontrôlable que représentent les donateurs du golfe. Ils lâchent des dizaines de millions de dollars à Al Qaïda ou à l’État islamique. Donc les confessions de Moussaoui n’ont rien d’étonnant. L’Arabie, le Qatar, le Koweït, les Émirats livrent tellement un double jeu qu’on aura du mal à y mettre un terme dans un avenir proche.»

Ph. R.
Narbonne : le quotidien emmuré de Zacarias Moussaoui, condamné à vie
il y a 386 jours 3 R.Fe.
Narbonne : le quotidien emmuré de Zacarias Moussaoui, condamné à vie
Le complexe pénitentiaire de Florence est planté sur les plateaux arides du Colorado. Moussaoui y est incarcéré à vie.

D.R.

Le Narbonnais Zacarias Moussaoui a été condamné, en 2006, à la prison à vie pour sa participation à la préparation des attentats du 11 septembre 2001. Il est incarcéré à Florence, surnommé l’Alcatraz des Rocheuses, dans des conditions de détention extrêmes…

« Je ne suis pas un numéro ! », criait le héros de la série télé Le prisonnier. Du fond de sa cellule, dans la prison de très haute sécurité de Florence dans le Colorado, personne ne sait si le prisonnier 51427-054, crie lui aussi…

Alcatraz des Rocheuses

Ses gardiens certainement, qui le surveillent jour et nuit par caméra interposée. Mais rien ne filtre depuis 2006, silence absolu ! C’est en mai, cette année-là, que Zacarias Moussaoui est incarcéré dans ce lieu surnommé Supermax ou encore Alcatraz des Rocheuses, à 160 km au sud de Denver.

A vie

À l’issue de quatre mois de procès, le Narbonnais venait d’échapper à la peine de mort. Après avoir plaidé coupable de six chefs d’accusation dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, la sentence tombait : incarcération à vie.

Isolement total

Géré par le bureau fédéral des prisons, le complexe pénitentiaire de Florence a été construit dans le milieu des années 1990, pour permettre le « contrôle individuel de chaque détenu ». Les principaux condamnés pour terrorisme au pays de l’Oncle Sam y sont emprisonnés, à l’isolement total, comme Zacarias Moussaoui. Outre Supermax, le complexe compte deux autres prisons au régime moins… sévère.

Troubles mentaux

Des conditions d’incarcération “assouplies” qui seraient tout de même à l’origine de graves troubles mentaux diagnostiqués chez des prisonniers, selon des enquêtes menées par des journalistes et des associations de défense des droits de l’Homme.

« Privation sensorielle »

Alors qu’en est-il réellement pour les “pensionnaires” de Supermax ? Comment un homme, même reconnu coupable d’avoir commis le plus horrible des crimes, peut-il survivre dans ce lieu d’enfermement ? Qualifiée de prison la plus sûre des États-Unis, Supermax repose sur le principe de « privation sensorielle » selon les autorités américaines.

Pièce de 3,5 m sur 2 m

Zacarias Moussaoui y est ainsi confiné 23 heures sur 24 dans une cellule de seulement 3,5 m sur 2 m. Celle-ci est entièrement insonorisée et son mobilier “coulé” dans le béton. Douche et WC disposent d’un minuteur pour éviter toute inondation et une caméra de vidéosurveillance permet d’observer à tout moment l’occupant des lieux.

Que le ciel

Les fenêtres, de petites tailles, sont situées en hauteur et leur inclinaison n’autorise le prisonnier qu’à observer le ciel. Une heure par jour, le matricule 51427-054 est autorisé à sortir de sa cellule pour… en rejoindre une autre, appelée salle d’exercice. À aucun moment il ne peut croiser un autre prisonnier.

Lettres sans réponse

Quel est donc le quotidien de Zacarias Moussaoui, aujourd’hui âgé de 45 ans, dans un tel univers carcéral ? Sa santé mentale est-elle altérée ? Seuls ses geôliers détiennent le secret. Pour sa mère, à Narbonne, cela demeure une terrible inconnue. Dans les premiers temps de l’incarcération de son fils, elle lui a expédié plusieurs lettres restées sans réponse. En 2011, elle s’est donc décidée à écrire au directeur de Supermax pour s’en inquiéter. Réponse de l’administration pénitentiaire américaine : si aucune lettre n’est renvoyée à l’expéditeur, c’est qu’elles sont bien parvenues à leur destinataire…

Emmuré dans sa prison du Colorado, Zacarias Moussaoui n’est plus qu’un matricule, un souvenir, un homme mis entre… parenthèses.

Opération anti-djihadiste dans l’Hérault et le Gard

http://www.midilibre.fr/2015/01/27/herault-une-operation-anti-jihad-lancee-a-l-aube-a-lunel,1116516.php

Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l’aube

il y a 2 heures 99 AVEC C. F., F. B. et J.-P. A.
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    Plusieurs places et rues du centre de Lunel ont été bouclées ce mardi matin.

    CAROLINE FROELIG
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    La porte d’entrée du rez-de-chaussée a été détruite par le GIPN.

    PIERRE SALIBA
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    L’appartement de l’interpellé est situé au-dessus de l’ancienne école et de la mairie de Caussiniojouls.

    PIERRE SALIBA
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    A Caussiniojouls (Hérault), non loin de Faugères, un homme a été interpellé à 6 h 30 ce mardi matin par le GIPN dans un appartement situé au-dessus de l’ancienne école.

    PIERRE SALIBA
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    Plusieurs places et rues du centre de Lunel ont été bouclées ce mardi matin.

    CAROLINE FROELIG
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    La porte d’entrée du rez-de-chaussée a été détruite par le GIPN.

    PIERRE SALIBA

I NFO MIDI LIBRE – Des policiers d’élite ont mené une opération anti-jihad dans le centre ville de Lunel. Cinq personnes, impliquées dans des filières de recrutement, ont été interpellées à Lunel, Aimargues (Gard) et Caussiniojouls dans l’Hérault. Elles ont été placées en garde à vue.

Le Raid et le GIPN ont déclenché une opération anti-jihad à Lunel à 6 h 30 ce mardi matin ainsi que dans plusieurs autres communes du Gard et de l’Hérault. Plusieurs quartiers du centre ville de Lunel ont été bouclés. Cinq personnes, impliquées dans des filières de recrutement et proches de Lunellois morts en Syrie, ont été interpellées. Ils ont notamment été repérés par des mandats envoyés en Syrie. Ils ont été placés en garde à vue. Des perquisitions ont été effectuées à leur domicile. Ce coup de filet était prévu depuis début janvier mais il avait été reporté à cause des attentats à Paris.

Interpellations à Lunel

Une Lunelloise a été blessée lors de la perquisition d’une habitation. Elle était derrière la porte lorsque les policiers l’ont forcée. Elle a été évacuée vers les urgences. Plusieurs habitations ont été fouillées place Rey, place Fruiterie, rue Marc-Antoine Ménard et rue Sadi-Carnot. Un déploiement de policiers particulièrement impressionnant pour les riverains cloîtrés chez eux. L’un des suspects a été interpellé à son domicile boulevard Saint-Fructueux à Lunel. Il a été conduit à sa voiture pour effectuer une perquisition. Il s’agit du frère de Karim, décédé en Syrie en décembre dernier.

Le maire de Lunel, Claude Arnaud, a déclaré sur France Info : «  »Ce matin, sans avoir prévenu, des brigades spécialisées ont investi certaines rues de Lunel… La ville était sous surveillance,  l’opération d’aujourd’hui était donc à sens assez logique (…) Quand ils viennent, il savent qui ils viennent chercher (…). L’opération me paraît logique : derrière ces départs, il faut savoir qui il y a. Est-ce qu’il y a quelque chose d’organisé ? Combien sont-ils ? (…) Avec l’opération de ce matin, c’est un début de réponse qui arrive ». Six jeunes Lunellois, âgés de 18 à 30 ans, sont morts ces derniers mois après être partis faire le jihad en Syrie et en Irak. Cette ville de 27 000 habitants est sous étroite surveillance.

A Aimargues et Caussiniojouls

Deux personnes ont été également interpellées à Aimargues dans le Gard et à Caussiniojouls dans l’Hérault.  Selon nos informations recueillies à Caussiniojouls, non loin de Faugères, un homme a été interpellé à 6 h 30 ce mardi matin par le GIPN dans un appartement situé au-dessus de la mairie et de l’ancienne école. Une femme et son fils y vivent depuis une dizaine d’années. Un homme les a rejoints il y a quinze jours. Des riverains avaient identifié une voiture montant la garde depuis peu. Le profil de l’homme interpellé n’a pas été précisé.

 

http://www.lepoint.fr/societe/une-operation-anti-djihadiste-en-cours-dans-herault-27-01-2015-1899924_23.php

Le Point – Publié le 27/01/2015 à 09:46 – Modifié le 27/01/2015 à 16:50

Djihad : qui sont les hommes interpellés à Lunel ?

Cinq personnes ont été interpellées parmi des proches d’hommes partis faire le djihad. Deux d’entre elles sont soupçonnées de revenir de Syrie.

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. © CITIZENSIDE/VINCENT JAROUSSEAU
Opération anti-djihadiste dans l'Hérault et le Gard dans Attentats myad

Par (avec AFP)

Cinq personnes, proches de jeunes gens partis faire le djihad en Syrie, sont en garde à vue après l’opération anti-djihadiste menée mardi matin à Lunel, dans l’Hérault, a-t-on appris de source proche du dossier. Deux des cinq gardés à vue sont eux-mêmes soupçonnés d’être partis en Syrie, les trois autres sont soupçonnés d’être des candidats au djihad, selon une source proche du dossier. D’après nos informations, il s’agit de Hamza M, un étudiant d’origine tunisienne dont le frère Houssamedine et son épouse Maeva ont rejoint la Syrie en février 2014. Ils seraient dans les rangs de l’État islamique à Raqqa.

Jaouad S. a lui aussi été interpellé, il est soupçonné de financer la filière de Lunel. Depuis plus d’un an, il envoie de l’argent par Western Union à ses compatriotes sur la route du djihad. Il faisait notamment parvenir de l’argent à Abdellilah H., un ancien militaire français qui se présente comme ex-membre des commandos et spécialisé en armes à feu. Il avait déclaré être un sniper pour Daech à son entourage basé dans l’Hérault.

Par ailleurs, la filière se finançait grâce à des prêts à la consommation. Chacun des participants parvenait à obtenir jusqu’à 10 000 euros des établissements de crédit type Cofidis ou Cetelem.

« Une filière particulièrement dangereuse » ?

Tous sont connus pour fréquenter une mosquée d’obédience Tabligh, un mouvement piétiste non politique, qui réislamise souvent des individus de culture musulmane détachés de la pratique de la religion. Depuis deux ans, les personnes interpellées revendiquaient publiquement leur soutien à la rébellion djihadiste anti-Bachar el-Assad. Parmi les cinq, deux ont perdu un ou des frères dans les combats. À Lunel, commune de 26 000 habitants, une vingtaine de jeunes entre 18 et 30 ans sont partis pour la Syrie depuis octobre et six ont trouvé la mort, selon les autorités françaises.

Les policiers du Raid sont intervenus peu après 6 heures, rue Frédéric Mistral, non loin de l’église de Lunel, qui avait été totalement bouclé. L’opération s’est prolongée pendant la matinée et aurait également visé de petites communes voisines, situées dans le Gard, a indiqué encore une source proche du dossier. Selon l’AFP, elle a notamment touché Caussiniojouls, au nord de Béziers, voire Aimargues (Gard). Elle s’est déroulée dans le cadre d’une information judiciaire dont sont saisis des magistrats antiterroristes à Paris. « Si l’implication des personnes soupçonnées est confirmée par l’autorité judiciaire, ce sera donc une filière particulièrement dangereuse et organisée qui aura été démantelée ce matin, une de plus », a ensuite réagi le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

« Une intervention musclée »

« Quand ils viennent, ils savent qui ils viennent chercher. (…) L’opération me paraît logique. Derrière ces départs, il faut savoir qui il y a. Est-ce qu’il y a quelque chose d’organisé ? Avec l’opération de ce matin, c’est un début de réponse qui arrive », a commenté de son côté le maire (DVD) de Lunel, Claude Arnaud, sur France Info. Selon un habitant de l’un des immeubles investis, « plusieurs voitures banalisées sont arrivées. Des hommes en sont sortis encagoulés et ont défoncé les portes des appartements de l’immeuble ». Choqué, le témoin raconte : « On m’a mis un fusil sur la tempe (…) et finalement ils ont interpellé le voisin du dessus, Saïd », a-t-il ajouté, précisant « ne pas connaître son voisin plus que ça ». « Saïd, c’est quelqu’un de bien. Il travaille. À ma connaissance, il n’avait pas de problème avec la justice. Il tenait un bar à chicha à Lunel », a déclaré un autre voisin.

Selon un troisième témoin, Tarek, dont le frère a été interpellé, les hommes « en tenue » avaient « une masse d’armes ». « Ils m’ont plaqué, m’ont mis par terre, m’ont tapé dessus. Ils ont embarqué mon frère », a-t-il dit. À Caussiojouls, les policiers du Raid ont débarqué à 6 h 30 dans un appartement au-dessus de la mairie et ont interpellé un homme qui s’y trouvait depuis une quinzaine de jours.

À Lunel, des riverains restent médusés. Comme ce couple qui tient une boucherie, juste en face des deux immeubles visités. « Des flics sont arrivés, ils ont défoncé des portes », témoigne Christiane. « Ils sont arrivés comme à Paris, quand il y a eu les attentats, ils étaient une vingtaine, cagoulés et avec des armes… On se serait cru dans un film. On se doutait bien que ce n’était pas pour un petit trafic. » Sur cette place au coeur de la ville, l’opération a duré de 6 heures à 9 h 30, avec au moins une interpellation dans chaque résidence. Les policiers ont pénétré dans chaque appartement à la recherche « d’une personne bien précise », « ils ont demandé comment je m’appelais, je le leur ai dit. Ils ne m’ont pas cru. Alors, j’ai sorti ma pièce d’identité. Ils ont appelé leur chef pour vérifier et ils m’ont laissé tranquille », a raconté un habitant.

Changement de discours à la mosquée

Dans cette petite ville, classée en zone de sécurité prioritaire avec un taux de chômage qui atteint les 20 %, les départs de jeunes vers la Syrie interpellent depuis plusieurs mois les autorités, mais elles ne trouvent pas de réponses appropriées. Certains djihadistes fréquentaient la mosquée Al-Baraka, que le préfet de l’Hérault, début janvier, a jugée « préoccupante en raison d’un risque d’emprise fondamentaliste ».

Après l’annonce de la mort de certains en Syrie, l’ex-président de l’Union des musulmans de Lunel, Lahoucine Goumri, avait refusé de condamner leurs départs avant de revenir sur ses propos. Son successeur, Rachid Belhaj, a voulu calmer le jeu. Après les attentats parisiens, la mosquée de la ville est revenue dans le giron de l’ensemble des mosquées du département et a participé au message unique de paix envoyé à la communauté musulmane, lors de l’office du vendredi, par une vingtaine d’imams héraultais.

 

 

http://www.vmtv.fr/Le-Val-de-Marne-terreau-du-djihadisme_a179.html

Le Val-de-Marne, terreau du djihadisme ?

Après la diffusion ce week-end de la vidéo de la décapitation de l’otage américain Peter Kassing, le nombre de français partant faire le jihad en Syrie est en hausse régulière. A l’heure où Michael Dos Santos, le second français identifié parmi les bourreaux de l’otage américain fait la une des médias, VM TV revient sur ces événements terroristes qui inquiètent les français et notamment les Val-de-Marnais d’où le djihadiste Michael Dos Santos est originaire.

 

Le Val-de-Marne, terreau du djihadisme ?

Des méthodes d’endoctrinement incontrôlables

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la France doit faire face comme d’autres pays aux menaces terroristes en relation avec la présence militaire occidentale par les groupes terroristes dont le plus connu est Al Qu’Aïda.

Les actions de propagandes de l’EI s’effectuent de plus en plus via les réseaux sociaux, les militants au djihad se servant de ces plateformes pour diffuser des photos, vidéos, des appels à la conversion, une pratique que l’on peut appeler de « djihad médiatique ». Ils se servent d’internet pour donner un aspect attrayant à la radicalisation. C’est de cette manière que les djihadistes procèdent au recrutement en Irak ou en Syrie. Le gouvernement veut alors se pencher sur cet aspect d’endoctrinement viral. Cependant il est toutefois difficile de garantir l’équilibre entre la liberté d’expression et la propagande terroriste.

Plusieurs arrestations dans le Val-de-Marne

La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) est chargée de prévenir et réprimer toutes actions susceptibles de constituer une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Elle a mené plusieurs actions de lutte contre le terrorisme comme ce 12 novembre 2013 où quatre hommes ont été interpellés dans le Val de Marne dans le cadre du démantèlement d’une filière djihadiste vers la Syrie. Le leader présumé du réseau, âgé de 24 ans, a été arrêté par la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Les 3 autres hommes dont 2 ayant combattu en Syrie dans les rangs de la brigade Islamique du front Al-Nosra ont été interpellés à Cachan et Thiais.

La prison de Fresnes, haut lieu de propagande

Les djihadistes interpellés sont jugés puis emprisonnés, un lourd problème est alors soulevé « la radicalisation du mouvement Islamique dans les cellules». Depuis le 28 novembre 2013, la prison de Fresnes constate le développement d’une propagande du mouvement Islamique derrière ses barreaux. Des prisonniers subissent des pressions, intimidations et menaces de la part de leurs codétenus dans le but de les obliger à se convertir à l’islamisme radical.

« Si tu ne te convertis pas à l’Islam, tu es un homme mort »

Certains prisonniers sont convertis de force, obligés de lire les ouvrages religieux islamiques. La prison de Fresnes devient une pépinière où les djihadistes y sont incarcérés et continuent à propager leur mouvement.

Des élus du Val-de-Marne mobilisés

Le 17 mai 2013, Christophe Cambon, Sénateur du Val-De-Marne, propose au Sénat qu’une conférence des ministres européens devrait-être organisée sur le thème de la lutte contre le terrorisme. Un an plus tard, le 10 juillet 2014, le premier ministre M.Valls présente au conseil des ministres un projet de loi  » renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme. »

Interviewé par Public Sénat, Christian Cambon déclare que ce projet de loi est nécessaire :

 » il est inhabituel dans un pays démocratique de procéder à des interdictions de sorties de territoire, mais si c’est pour éviter à des jeunes victimes d’un endoctrinement incontrôlable de partir dans une aventure et parfois de ne pas en revenir, il faut aider le gouvernement à combattre ces nouvelles formes de terrorisme « 

Avec l’intervention française au Mali, la France est particulièrement exposée aux risques terroristes, c’est pourquoi, le 25 septembre 2014 Christian Cambon s’est prononcé en faveur d’une coopération européenne contre le terrorisme. Le sénateur affirme :

« dans une telle situation la coopération entre les pays européens est primordiale ».

Des jeunes Val-de-Marnais potentiellement dangereux

Malgré les appels à la vigilance de l’Etat français contre ces jeunes qui se radicalisent, le mouvement continue à prendre de l’ampleur.  Alors qu’on apprenait hier que l’un des bourreaux de l’otage américain Peter Kassing est originaire de Champigny, un autre jeune Val-de-Marnais, Salim Benghalem, 34 ans, aurait rejoint les terroristes de l’Etat Islamique. Il est signalé depuis le 1 octobre 2014 par les autorités américaines dans la liste des djihadistes recherchés.

Le 3 novembre 2014 plusieurs attentats ont été déjoués en Ile de France suite à l’arrestation du terroriste nommé Mohammed O, un jeune français de Créteil qui a séjourné en Syrie dans les rangs de l’Etat Islamique dans un camp d’entrainement au combat. Agé de 20 ans il s’informait des cibles potentielles en France en vue d’une action kamikaze. Il utilise internet comme la plupart des jeunes djihadiste pour diffuser ses idées et évoquer avec envie les « méthodes Merah et Nemmouche »

Champigny-sur-Marne sous le choc

A l’heure où Michael Dos Santos suscite l’intérêt général suite aux vidéos diffusées sur le net, les Campinois se disent« choqués ». Abou Othman, alias Michael Dos Santos, est bien entendu un cas isolé. Pour autant, un tel engouement médiatique autour de ce phénomène propage un sentiment de peur et d’inquiétude.

 » Je suis choquée à double titre car étant Campinoise mais également d’origine portugaise, cette histoire me touche particulièrement. Néanmoins, il ne faut surtout pas généraliser mais plutôt repenser l’accompagnement et le soutient aux jeunes en ruptures avec notre société. Dans le département comme sur la ville de Champigny, nous devons apporter enfin des solutions à nos jeunes. »

déclare Isilda Silva de Amorim, Conseillère Municipale d’opposition (UMP) à Champigny-sur-Marne

Le Val-de-Marne, un terreau du djihadisme ?

Le département du Val-de-Marne n’est certainement pas le berceau de l’endoctrinement au djihadisme. Toute la France est concernée au même titre que l’ensemble des pays occidentaux ainsi que les autres pays. Dans cette affaire du jeune Michael Dos Santos d’origine portugaise, alors que la communauté portugaise est considérée comme parfaitement intégrée en France et sans « histoire », on ne peut que faire le constat suivant : aucune communauté, aucune famille n’est à l’abris d’un tel drame.

C’est donc un message de vigilence qui doit être adressé face à ces personnes endoctrinées et manipulées qui présentent souvent le même profil.

Comment des personnes décrites de manière discrètes, sociables et serviables peuvent commettre de tels actes de barbarie ? Jusqu’où les filières djihadistes corrompent-elles l’esprit des jeunes ? Autant de questions que tous, quelque soit notre origine, notre lieu de vie, notre conviction religieuse et politique, devrons se poser très rapidement.

 

Dans la même rubrique :

Des menaces de Cyprien Luraghi sur Le Post

A l’automne 2009, alors que se tenait à la cour d’assises du Finistère, à Quimper, le premier procès des assassins présumés de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret, j’avais publié sur Le Post toute une série d’articles à ce sujet.

Bien évidemment, Cyprien Luraghi venait tous les jours « commenter » ces articles à sa manière, c’est-à-dire qu’il me harcelait comme il l’a toujours fait au quotidien à compter de début mars 2009 sur tous les supports où je pouvais m’exprimer.

Aussi, dans un de ces articles, que j’ai publié pour la première fois en date du 15 octobre 2009, j’avais inclus deux de ses commentaires sur le site Rue89, pensant ainsi l’inciter à me laisser pour une fois quelques commentaires sinon intelligents au moins appropriés au sujet traité.

Las, il m’a fait une crise de paranoïa totalement démentielle et m’a menacée de violences graves de la part de ses amis du grand banditisme.

Cet article ayant été supprimé par la modération du Post à sa demande dès le lendemain, 16 octobre 2009, je l’avais republié aussitôt sous une forme expurgée de toute allusion au malade mental, ce qui avait suffi à le calmer.

Voici des copies de cet article et de l’ensemble des réactions qu’il avait suscitées sur Le Post (cliquer sur les images pour les agrandir et découvrir les textes) :

 

2011-02-17 Affaire Algret- Freitas expulsé de la salle d'audience - petite réflexion sur le crime et la prison - Un petit coucou

 

2011-02-17 Le posteur Cyp fait son cinéma - Un petit coucou

 

2011-02-18 Octobre 2009- la bande à Cyp en délire sur Le Post (I) - Un petit coucou

 

2011-02-18 Octobre 2009- la bande à Cyp en délire sur Le Post (II) - Un petit coucou

 

2011-02-18 Octobre 2009- la bande à Cyp en délire sur Le Post (III) - Un petit coucou

 

2011-02-19 Octobre 2009- la bande à Cyp en délire sur Le Post (IV) - Un petit coucou

 

Se plaignant d’avoir été cité dans cet article du 15 octobre 2009, Cyprien Luraghi avait donc d’abord invoqué son droit d’auteur pour ses deux commentaires prétendument « volés » sur le site Rue89, puis le droit au respect dû aux morts, en l’occurrence, celui qu’il présentait partout comme son ex beau-frère, Thierry Chatbi, un ancien braqueur de banques décédé en 2006, et partant, selon lui, le droit au respect dû aux familles et aux amis des morts, c’est-à-dire lui-même, proche et ami du trépassé – mais il cessera totalement de se préoccuper des droits des morts, de leurs proches et de leurs amis dès qu’il ne sera plus lui-même cité dans cet article – et enfin, pour obtenir de la modération du Post la suppression de ce texte dont la publication le dérangeait au plus haut point, il avait fait valoir que ses propres injures et diffamations contenues dans ses deux commentaires y étant inclus pouvaient justifier des poursuites judiciaires contre les responsables du site.

La personne injuriée et diffamée était sa propre soeur, dont il racontait pis que pendre dans nombre de ses écrits publics, sur le site Rue89 comme sur son blog.

Elle m’a fourni les explications suivantes plus de deux ans plus tard, dans un commentaire public qu’elle a laissé sur mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog en date du 2 juin 2012 :

 

Laissé par : cathy luraghi le 02/06/2012 à 23h40 
 

·                                 Je suis Cathy Luraghi et je voudrais répondre à toutes les fausses informations qui circulent sur moi. cyprien mon soit disant frère, na jamais rencontré Thierry de toute sa vie, Thierry le haïssait pour tout le mal qu’il à fait à mes filles durant mes 9 mois d’incerations, ils s’invente une vie qu’il na pas eu le courage vivre et me salit moi même depuis 17 ans. Contrairement à ce qu’il se dit je n’ai jamais balancé personne même si j’ai du reconnaitre se qui a été prouvé. Thierry était l’amour de ma vie et le restera à jamais.

Accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge : un sabotage ?

La SNCF remet en cause l’expertise réalisée dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à la suite de l’accident mortel survenu le 12 juillet 2013 à Brétigny-sur-Orge.

Elle affirme le dévissage accidentel des boulons de l’éclisse ayant causé le déraillement du train reliant Paris à Limoges « hautement improbable » et émet l’hypothèse d’un déboulonnage volontaire.

Pour autant, elle dit toujours non plausible la thèse du sabotage commis par l’un de ses agents.

Rappelons qu’un sabotage du même type avait bien été revendiqué pour un accident similaire s’étant produit le même jour en Haute-Vienne.

 

http://www.europe1.fr/societe/bretigny-la-sncf-remet-en-cause-l-expertise-2352229

Brétigny : la SNCF remet en cause l’expertise

Publié à 11h17, le 23 janvier 2015, Modifié à 11h17, le 23 janvier 2015

Brétigny : la SNCF remet en cause l'expertise
© KENZO TRIBOUILLARD / AFP
europe 1
Par Noémi Marois avec AFP

TRANSPORT – Aux yeux de la SNCF, l’expertise rendue « manque de sérieux » et contient « des erreurs ».

La SNCF n’est pas satisfaite de l’enquête menée sur l’accident qui a touché la gare de Brétigny-sur-Orge le 12 juillet 2013. Et le fait savoir. Elle a réclamé le 19 janvier dernier des compléments d’expertise aux juges d’instruction chargés de l’enquête, en pointant deux hypothèses : de mauvaises pièces placées sous scellés ou un déboulonnage volontaire.

>> LIRE AUSSI – Brétigny : un rapport accablant pour la SNCF

Un dévissage accidentel ? « Hautement improbable ». Dans sa demande transmise à la justice, la SNCF regrette que « se contentant d’expliquer que les têtes de boulons auraient rompu par fatigue, les experts n’ont fourni aucune explication à l’absence incompréhensible des écrous sur les vis ». Elle ajoute que « le dévissage accidentel d’un écrou oxydé est techniquement hautement improbable ».

La compagnie ferroviaire estime par conséquent qu’ »il ne peut y avoir que deux hypothèses : soit les pièces placées sous scellés ne sont pas les bonnes, soit les écrous ont été dévissés par une action volontaire ».

Partant « des éléments » dont elle dispose aujourd’hui, sa conviction « est que l’acte volontaire n’est pas plausible », a indiqué un porte-parole de la SNCF. Pour l’opérateur ferroviaire, ce ne sons pas les bons boulons qui ont été placés sous scellés.

>> ÉCOUTER AUSSI – Brétigny : « Le rapport est exagéré »

« Manque de sérieux » et des « erreurs ». La SNCF remet globalement en cause les 4.000 pages d’expertise rendues depuis le début de l’enquête y relevant des « erreurs » et un « manque de sérieux ». Elle regrette que les analyses aient débuté seulement en mars 2014, soit huit mois après l’accident. Elle y déplore aussi que le lieu de l’accident était alors sali et détérioré, les pièces abîmées et l’aiguillage retiré. Enfin, elle ajoute que les boulons n’ont été l’objet d’ »aucune analyse scientifique ».

Trois boulons absents le jour du déraillement. Le 12 juillet 2013, le train reliant Paris à Limoges déraille en gare de Brétigny-sur-Orge, dans l’Essonne entraînant la mort de sept personnes. En cause ? Le retournement d’une éclisse. Cette dernière, sorte d’agrafe de 12 kilos qui relie deux rails qui se suivent, n’était fixée que par un seul boulon au lieu de quatre, selon les experts qui ont rendu leur rapport un an après l’accident.

Mais la SNCF estime que « contrairement aux allégations des experts, les boulons de l’éclissage en cause, étaient présents sur l’éclisse, peu avant l’accident ». « La rupture n’est pas intervenue à l’issue d’un long processus de fatigue, qui aurait échappé à la vigilance des agents lors des tournées d’inspection », juge-t-elle.

>> LIRE AUSSI – Brétigny : comment indemniser les victimes ?

 

http://www.metronews.fr/paris/bretigny-sur-orge-des-eclisses-deboulonnees-a-l-origine-du-deraillement/mmiw!XmUmHiRzpg1wI/

Brétigny-sur-Orge : un rapport met en cause la SNCF

Mis à jour : 24-09-2013 08:40

- Créé : 24-09-2013 06:30

ENQUÊTE – Un rapport confidentiel de la SNCF, consulté par le Figaro, fait état de plusieurs anomalies sur les rails, notamment sur l’aiguillage à l’origine du déraillement du train en gare de Bretigny-sur-Orge, le 12 juillet dernier.

L’accident du 12 juillet qui a fait sept morts à Brétigny-sur-Orge pourrait-il être dû à un problème de maintenance ? Le rapport confidentiel, consulté par le Figaro, pourrait en tout cas, relancer cette piste. Dans ce document de 16 pages, il est question de l’aiguillage sur lequel l’éclisse (la pièce qui relie deux rails, NDLR) à l’origine du déraillement était fixée. Selon ce rapport, l’un des quatre boulons de l’éclisse (voir photo) était manquant le jour du drame. Deux autres étaient absents. Les experts précisent également que le rail était oxydé à ce niveau.

L’éclisse, qui a une durée de vie de 25 ans, devait être remplacée en 2016. Une inspection avait eu lieu le 4 juillet, soit une semaine avant la catastrophe. Aucune anomalie n’avait été signalée. L’enquête devra déterminer si l’agent en charge de l’inspection avait repéré ces manquements ou si le boulon a disparu entre ces deux dates.

Un accord à l’amiable proposé aux victimes

Autre élément révélé par le Figaro, une lettre à en-tête du ministère de l’Ecologie, signée par Philippe Cèbe, le coordonnateur national du dispositif d’aide aux victimes de l’accident du 12 juillet, nommé à ce poste le 24 juillet par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Il indique à plusieurs reprises aux victimes qu’une indemnisation « à l’amiable » peut leur être proposée, s’ils renonçaient aux poursuites judiciaires. « Avec un tel courrier, l’État donne l’impression de vouloir éviter que le déraillement de Brétigny ne devienne une affaire, confie un bon connaisseur du dossier au quotidien.

Le rapport consulté par le Figaro avait été remis à la justice par Guillaume Pepy, le président de la SNCF, le 22 juillet, soit dix jours après le drame. L’instruction quant à elle, suit son cours. Le drame avait fait 7 victimes.

Les analyses métallurgiques qui doivent être réalisées dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à Évry devront « préciser la consistance du scénario de désassemblage et sa chronologie, ainsi que le processus qui a conduit au retournement de l’éclisse ».

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/limousin/2013/07/17/une-eclisse-deboulonnee-l-origine-du-deraillement-d-une-locomotive-pres-de-bessines-vendredi-289233.html

Une éclisse déboulonnée à l’origine du déraillement d’une locomotive près de Bessines vendredi

L’acte de sabotage a été revendiqué par un groupe d’antinucléaires. Areva a porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui.

  • Par Gwenola Beriou
  • Publié le 17/07/2013 | 17:21, mis à jour le 17/07/2013 | 17:36
La locomotive venait rechercher les wagons transportant des combustibles nucléaires, déposés la veille. © France 3 Limousin
© France 3 Limousin La locomotive venait rechercher les wagons transportant des combustibles nucléaires, déposés la veille.
La coïncidence est double, même s’il ne faut a priori y voir aucun lien.
Le déraillement d’une locomotive sur un site du groupe nucléaire Areva près de Bessines-sur-Gartempe, en Haute-Vienne, s’est produit le même jour que le dramatique accident de train à Brétigny-sur-Orge. Et c’est le même type de pièce qui est en cause : une éclisse.
Seule différence de taille : à Bessines, l’acte de sabotage semble être avéré, il a même été revendiqué par un mystérieux groupe d’antinucléaires, par le biais d’un communiqué envoyé au Populaire du Centre, le jour de l’ouverture du musée de la mine Urêka.
Plusieurs plaintes ont été déposées : par Areva, la SNCF et les cheminots, pour dégradation volontaire et mise en danger de la vie d’autrui.
Reportage d’Emmanuel Denanot et Henri Simonet : 
Les intervenants sont :
Bruno Schira, directeur AREVA Bessines-sur-Gartempe
Andréa Brouille, maire de Bessines-sur-Gartempe

Accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge : un sabotage ? dans Corruption
Déraillement

Les frères Kouachi ont fait de réguliers séjours dans l’Hérault

Il est curieux de constater que les journalistes étrangers semblent plus enclins que leurs homologues français à enquêter sur les auteurs des attentats de ces derniers jours sur un terrain qui n’est pourtant pas le leur.

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel a ainsi publié un reportage sur l’adolescence des frères Kouachi, ponctuée de réguliers séjours à La Grande-Motte, dans l’Hérault, à 16km au sud de Lunel et 25 km à l’est de Montpellier.

Seuls deux journaux français ont relayé cette information.

 

http://www.midilibre.fr/2015/01/19/quand-les-freres-kouachi-passaient-leurs-vacances-a-la-grande-motte,1112855.php

Quand les frères Kouachi passaient leurs vacances à La Grande-Motte

il y a 2 jours  MIDI LIBRE
Quand les frères Kouachi passaient leurs vacances à La Grande-Motte

Cherif au bord d’une piscine à La Grande-Motte.

D ans sa dernière édition datée du 17 janvier le grand hebdomadaire allemand Der Spiegel (900 000 exemplaires) rapporte que les deux frères Kouachi auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo sont venus passer régulièrement leurs vacances dans l’Hérault et plus particulièrement dans la station balnéaire de La Grande-Motte.

Le très sérieux journal qui a dépéché en France pas moins de 11 reporters sur le sol tricolore a retrouvé l’éducatrice qui s’est occupé des frères Kouachi durant plus de six ans entre 1994 et 2000 en Corrèze. Suzanne, de son nom d’emprunt,  raconte comment elle encadrait les deux frères dans le centre d’éducation de Treignac (Correze). Aujourd’hui, elle avoue à nos confrères avoir un sentiment de culpabilité et les avoir reconnus « grâce à leurs yeux. »

« Tous les étés nous partions au bord de la Méditerranée à La Grande-Motte » confie t-elle encore au magazine allemand avant de montrer en image Cherif au bord d’une piscine à La Grande-Motte. Le jeune Kouachi a alors 13 ans. Le centre de Treignac qui dépend de la fondation Pompidou encadrait à l’époque environ 70 enfants de 7 à 18 ans.

 

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/correze/2015/01/08/charlie-hebdo-les-freres-kouachi-accueillis-a-treignac-entre-1994-et-2000_11283305.html

08/01/15 – 13h32

Charlie Hebdo : les frères Kouachi scolarisés durant six ans en Corrèze

 

fondation pompidou école hôtelière  - Agnès GAUDIN . fondation pompidou école hôtelière – Agnès GAUDIN .
C’étaient deux jeunes sans histoires. Les frères Chérif et Saïd Kouachi, soupçonnés d’être les auteurs de l’attentat contre le Charlie Hebdo, hier à Paris, ont été accueillis dans leur jeunesse, pendant six ans par le Centre des Monédières, appartenant à la Fondation Claude-Pompidou à Treignac.
Patrick Fournier, chef du service éducatif  de l’établissement les a bien connus. « Ils ont passé six ans de leur vie dans notre établissement, accompagnés d’une petite sœur et d’un frère. Cette fratrie nous a été confiée en 1994  par les services sociaux de Paris parce qu’elle vivait dans une famille vulnérable. Ils sont partis de Treignac en 2000. »Patrick Fournier n’en revient toujours pas : « On est tous choqué par l’affaire et parce qu’on connait ces jeunes. On a du mal à s’imaginer que ces gamins qui ont été parfaitement intégrés (ils jouaient au foot dans les clubs locaux) puissent comme ça délibérément tuer. On a du mal à y croire. Durant leur parcours chez nous, ils n’ont jamais posé de problème de comportement. Ils étaient scolarisés. Saïd Kouachi a passé son CAP et son BEPC d’hôtellerie chez nous. Il était tout à fait prêt à rentrer dans la vie socio-professionnelle.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/20/01016-20150120ARTFIG00187-les-freres-kouachi-des-enfants-heureux-l-ete-a-la-grande-motte.php

Les frères Kouachi : des enfants heureux l’été à la Grande Motte

    • Par lefigaro.fr
    • Mis à jour le 21/01/2015 à 13:07
    • Publié le 20/01/2015 à 12:14
Le <i>Spiegel </i>a publié une photo de Chérif Kouachi en vacances à la Grande Motte en 1994.

Au début des années 1990, les frères Kouachi passaient leurs étés au bord de la Méditerranée et étaient de  «bons enfants», selon leur éducatrice de l’époque.

La presse étrangère enquête massivement sur les attaques qui ont frappé la France entre le 7 et le 9 janvier. Alors que le New York Times a publié une vaste investigation sur l’itinéraire des frères Kouachi, auteurs de l’attaque à Charlie Hebdo, ces dix dernières années, Der Spiegel, qui a dépêché en France onze reporters, a retrouvé l’éducatrice qui s’est occupée des frères Kouachi durant plus de six ans entre 1994 et 2000 en Corrèze. L’hebdomadaire allemand publie des photos de leur jeunesse, et notamment un cliché de vacances à La Grande Motte.

La photo a été prise durant l’été 1994. Chérif et Saïd Kouachi sont alors âgés respectivement de 12 et 14 ans et ont une mère malade. Ils sont envoyés en Corrèze, au Centre des Monédières, un centre d’accueil financé par la Fondation Claude Pompidou. Ce centre deviendra leur seul foyer lorsque leur mère mourra (leur père est décédé quelques années auparavant). C’est dans le cadre de ce centre qu’ils sont allés passer des vacances au bord de la Méditerranée. Le Spiegel a retrouvé «Suzanne» qui a été leur éducatrice référente durant de nombreuses années. Elle raconte à l’hebdomadaire allemand avoir tout d’abord cru à une «erreur» en entendant leur nom cité comme auteurs des attentats contre Charlie Hebdo. Une ambiguïté levée immédiatement lorsque les photos furent publiées dans les médias: l’éducatrice a tout de suite reconnu «leurs yeux». «Quel cauchemar», commente-t-elle. «C’étaient de bons enfants». Et de raconter les vacances au bord de la Méditerranée, chaque été. Chérif était son favori, un «coquin», «qui n’a jamais rien fait de grave»: «je ne pouvais pas me mettre en colère contre lui». L’éducatrice dit aujourd’hui ressentir un sentiment de culpabilité.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/09/01016-20150109ARTFIG00041-les-freres-kouachi-des-gamins-inoffensifs-qui-ont-passe-six-ans-en-correze.php

Les frères Kouachi : des «gamins inoffensifs» qui ont passé six ans en Corrèze

    • Par Eugénie Bastié
    • Mis à jour le 21/01/2015 à 13:05
    • Publié le 09/01/2015 à 08:40
Les frères Kouachi ont fait de réguliers séjours dans l'Hérault dans Attentats PHO2bbdae28-97d1-11e4-a1d4-039b03f34ee1-805x453

 

De 1994 à 2000, Chérif et Saïd Kouachi ont séjourné dans un centre éducatif à Treignac en Corrèze. Le responsable éducatif décrit des «gamins innoffensifs».

«Deux jeunes sans histoire», c’est ainsi que sont décrits Chérif et Saïd Kouachi par l’éducateur du Centre des Monédières, à Treignac en Corrèze, où les deux jeunes ont séjournés de 1994 à 2000. Ce centre, appartenant à la fondation Claude-Pompidou, est une Maison d’enfants à caractère social (MECS). Ce genre d’établissements est spécialisé dans l’accueil de mineurs, placés là par la Protection judiciaire de la jeunesse, l’Aide sociale à l’enfance ou par le juge pour enfants.

C’est en 1994, alors qu’ils ont alors 12 et 14 ans, que les enfants sont placés dans ce centre, car leur mère, malade, ne peut s’occuper d’eux. Celle-ci décède en 1995, et les jeunes resteront alors dans l’établissement pendant 6 ans.

Des «gamins inoffensifs»

«On est tous choqué par l’affaire et parce qu’on connait ces jeunes. On a du mal à s’imaginer que ces gamins qui ont été parfaitement intégrés puissent comme ça délibérément tuer.» confie Patrick Fournier, chef du service éducatif au journal local Le Populaire, qui décrit les deux frères comme des «gamins inoffensifs».

Sur RTL, il affirme que les enfants «joyeux, sympas» ne lui ont jamais posé le moindre problème, «ni violences, ni fugues» et n’ont jamais eu «la moindre revendication religieuse». Ils étaient «scolarisés» jouaient aux clubs de foot locaux, Saïd voulait même être footballeur professionnel. L’ainé des frères avait passé dans le centre son CAP et son BEPC d’hôtellerie et était «tout à fait prêt à rentrer dans la vie professionnelle».

Quant à Chérif Kouachi , il était «courtois, gentil et sérieux dans son travail» témoigne pour sa part une responsable d’agence de travail temporaire sur le média israélien i-24 news, précisant tout de même que les policiers se renseignaient régulièrement sur lui. Alors âgé de 29 ans, il a travaillé pendant 4 mois comme vendeur de poissons dans une grande surface.

C’est en arrivant à Paris en 2001 que les deux frères se seraient radicalisés.

 

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/europe/57053-150108-attaque-charlie-hebdo-le-parcours-des-freres-kouachi

Exclu i24news: « Chérif Kouachi était un employé sérieux et toujours courtois »

Le principal suspect dans l’attaque de Charlie Hebdo était surveillé par les services de police en 2011

V.Breschi/V.Lefai, vl/abm (AFP)V.Breschi/V.Lefai, vl/abm (AFP) »Chérif Kouachi et Saïd Kouachi, les suspects de l’attentat de Charlie Hebdo »

« Chérif Kouachi était courtois, gentil et sérieux dans son travail », a raconté une responsable d’agence de travail temporaire à i24news, précisant cependant que la police se renseignait régulièrement sur lui.

Le suspect dans l’attentat contre le siège de Charlie Hebdo, alors âgé de 29 ans, a travaillé pendant 4 mois (de novembre 2011 à mars 2012) comme vendeur de poissons dans des grandes surfaces.

« Il s’est très bien comporté, son contrat a même été prolongé », explique encore la responsable jeudi soir.

« Néanmoins, les services de police effectuaient des contrôles réguliers sur sa personne, interrogeant différents employés et vérifiant ses papiers (…) à l’époque les policiers nous parlaient de contrôle de routine, mais maintenant, je comprends qu’il était surveillé », confie-t-elle.

Kouachi lié à l’Etat islamique?

Un membre franco-tunisien de l’Etat islamique (Daech), qui a récemment revendiqué l’assassinat de deux opposants laïques tunisiens, faisait partie au début des années 2000 avec Chérif Kouachi, principal suspect dans le massacre de Charlie Hebdo, de la « filière des Buttes-Chaumont » à Paris, a dit jeudi à l’AFP le chercheur Jean-Pierre Filiu.

« Il s’appelle Boubaker al-Hakim et représente le lien entre les frères Kouachi et Daech », a ajouté Jean-Pierre Filiu, l’un des meilleurs connaisseurs de la mouvance islamiste radicale. « Il est impossible qu’une opération de l’ampleur de celle qui a provoqué ce massacre à Charlie Hebdo n’ait pas été commanditée par Daech, la maison-mère ».

« Al-Hakim n’est certainement pas très élevé dans la hiérarchie de Daech, mais il a quand même déjà à son tableau de chasse deux ‘infidèles’, c’est-à-dire les opposants tunisiens Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, dont il a revendiqué les assassinats, depuis la Syrie où il mène le djihad », a-t-il ajouté.

En décembre 2014, dans une vidéo tournée en Syrie, Boubaker al-Hakim, colosse à la longue barbe, pointait la caméra du doigt et affirmait « C’est nous qui avons tué Belaïd et Barhmi », assassinés en 2013 dans la capitale tunisienne. Il exhortait ensuite les Tunisiens à prendre les armes, déclarant le pays « terre de jihad ».

Né en 1983 à Paris, Boubaker al-Hakim a grandi, comme Chérif Kouachi, dans le 19ème arrondissement de Paris. Arrêté en Syrie où il était parti pour tenter de rejoindre le djihad anti-américain en Irak, il a été condamné en France en 2008 à sept ans de prison, une peine plus sévère que celle infligée à « l’émir » auto-proclamé de la bande des Buttes-Chaumont, Farid Benyettou.

« Apprenti-djihadiste »

Les médias français avaient dressé le portait du suspect Chérif Kouachi dès 2005 notamment sur France 3 et Libération​, qui était à l’époque un apprenti-djihadiste.

Le reportage de France 3 ci-dessous fait état de la radicalisation de Chérif Kouachi (entre 1H05 et 1H07).

Né en novembre 1982 dans le Xe arrondissement de Paris, de nationalité française, surnommé Abou Issen, Chérif Kouachi qui est orphelin dès l’enfance de ses deux parents immigrés d’Algérie, est élevé dans un foyer à Rennes.

​Il intègre plus tard ce qui a été appelé « la filière des Buttes-Chaumont », qui visait, sous l’autorité de « l’émir » Farid Benyettou, à envoyer des djihadistes rejoindre en Irak les rangs de la branche irakienne d’al-Qaïda, dirigée à l’époque par Abou Moussab al Zarkaoui.

Benyettou a eu une influence considérable sur de nombreux jeunes Français musulmans d’origine africaine et maghrébine. Au total, il aura réussi à convertir à l’islam radical une cinquantaine d’entre eux.

Selon l’article publié par Libération à l’époque, le fragile Kouachi, soucieux de ne pas passer pour un lâche, songe à une hypothétique vengeance contre un commerce juif qui l’avait « viré ».

AFPAFP »Le GIPN procède à l’arrestation d’un présumé islamiste radical en France »

Interpellé juste avant de s’envoler à destination de la Syrie, puis de l’Irak où il comptait combattre les troupes américaines, Kouachi est jugé en 2008 et condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis.

Son avocat de l’époque, Me Vincent Ollivier, explique à Libération se souvenir d’un « apprenti looser, d’un livreur à casquette qui fumait du haschich et livrait des pizzas pour acheter sa drogue. Un gamin paumé qui ne savait pas quoi faire de sa vie et qui, du jour au lendemain, à rencontrer des gens qui lui ont donné l’impression d’être important ».

Et l’avocat de poursuivre : « Chérif Kouachi ne cesse de remercier la justice de l’avoir mis en prison. Depuis, une boule a disparu de son ventre ». En 2005, la tentation du Djihad avait bien failli le transformer « en chair à canon », commente l’auteur de l’article Patricia Tourancheau.

Deux ans plus tard, son nom a été cité dans le projet de tentative de faire évader de prison l’islamiste Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien membre du Groupe islamique armé algérien (GIA), condamné en 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir commis l’attentat à la station RER Musée d’Orsay en octobre 1995 à Paris (30 blessés).

Chérif Kouachi était notamment soupçonné d’être proche de Djamel Beghal, une autre figure de l’islam radical français, qui a purgé dix ans de prison pour la préparation d’attentats, avec lequel il était soupçonné d’avoir participé à des entraînements.

Après avoir été mis en examen dans cette affaire, il a toutefois bénéficié d’un non-lieu.

« Armé et dangereux »

Capture d'écran YoutubeCapture d’écran Youtube »Chérif Kouachi dans un reportage sur France 3 en 2005″

Crâne rasé et ovale, bouc clairsemé sur la photographie diffusée par la police, Chérif Kouachi est susceptible d’être « armé et dangereux », tout comme son frère Said, né en septembre 1980 également dans le Xe arrondissement parisien.

Ce dernier, lui aussi de nationalité française, apparaît sur l’appel à témoins les yeux marrons, de courts cheveux bruns et un collier de barbe peu fourni.

Les deux frères sont soupçonnés d’être les auteurs de la tuerie à Charlie Hebdo, qui a fait douze morts mercredi en fin de matinée. La carte d’identité de Saïd Kouachi avait été retrouvée dans la voiture abandonnée porte de Pantin.

Dans un premier avis de recherche diffusé en début de soirée auprès des forces de l’ordre figurait le nom d’un troisième suspect, Mourad Hamyd, 18 ans. Ce dernier est le beau-frère de Chérif Kouachi. Il était soupçonné d’avoir aidé les tireurs. Un témoin avait fait état de la présence d’un troisième complice dans la voiture au moment de la fuite.

Il s’est rendu mercredi en fin de soirée à la police à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, « après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux », a expliqué à l’AFP une source proche du dossier.

Des internautes se présentant comme ses camarades de classe avaient auparavant affirmé sur Twitter que Mourad Hamyd était en cours avec eux au lycée au moment de l’attaque, utilisant le hastag #MouradHamydInnocent.

i24news avec AFP

Sébastien Sarron a été placé en détention à Nantes le 14 janvier 2015

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/2015/01/14/drame-du-marche-de-noel-de-nantes-le-chauffard-sera-ecroue-cet-apres-midi-632454.html

Drame du marché de Noël de Nantes : le chauffard a été écroué cet après-midi

Sébastien Sarron, le conducteur de la camionnette folle du marché de Noël a été placé en détention à la maison d’arrêt de Nantes ce mercredi après-midi.

  • Par Claude Bouchet
  • Publié le 14/01/2015 | 11:49, mis à jour le 14/01/2015 | 17:27
La voiture a terminé sa course sur les stands du marché de Noël place Royale à Nantes. © JACQUES SAYAGH / MAXPPP
© JACQUES SAYAGH / MAXPPP La voiture a terminé sa course sur les stands du marché de Noël place Royale à Nantes.
Sébastien Sarron, qui avait été mis en examen pour assassinat et tentative d’assassinat avait été placé sous écrou en milieu médical la semaine dernière. La mesure d’hospitalisation le concernant, a donc été partiellement levée. Selon nos informations, Il a été conduit cet après-midi, vers 13h15 à la maison d’arrêt de Nantes. Par ailleurs, il continuera de à recevoir des soins après son incarcération.Compte tenu de son état de santé, il n’a toujours pas été entendu, ni par la police, ni par le juge d’instruction.

Le 22 décembre dernier, en lançant, ivre, sa voiture sur la foule du marché de Noël, il avait tué un jeune homme et blessé dix passants.

 

http://www.sudouest.fr/2015/01/14/drame-de-nantes-le-chauffard-charentais-maritime-ecroue-a-la-maison-d-arret-1796714-1531.php

Drame de Nantes : le chauffard charentais-maritime écroué à la maison d’arrêt

Sébastien Sarron a quitté l’hôpital psychiatrique. Il n’a pour l’heure fait aucune déclaration

Drame de Nantes : le chauffard charentais-maritime écroué à la maison d'arrêt

Sébastien Sarron avait foncé sur la foule au marché de Noël de Nantes le 22 décembre. © Photo

AFP

Le conducteur charentais-maritime qui a fauché 10 piétons, dont un mortellement, sur le marché de Noël le 22 décembre à Nantes, a quitté l’hôpital psychiatrique et a été placé en détention à la maison d’arrêt.

Sébastien Sarron, placé sous écrou en milieu médical vendredi après sa mise en examen pour assassinat et tentatives d’assassinats, a été  placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Nantes ce mercredi matin.

Le parquet de Nantes précise qu’une expertise psychiatrique et une expertise psychologique vont être ordonnées dans le cadre de l’information judiciaire.

« La mesure d’hospitalisation d’office a été levée par le préfet, après l’accord des médecins. Il se retrouve donc en détention », précise une source judiciaire. « Il n’a fait aucune déclaration sur les faits ».

Le 22 décembre, ivre, l’automobiliste originaire de Berneuil, au sud de Saintes, avait percuté la foule avec une fourgonnette blanche, en plein centre de Nantes, avant de se blesser sérieusement en s’assénant plusieurs coups de couteau. Il avait été hospitalisé aux urgences, puis en réanimation au CHU de Nantes, sous surveillance policière, avant d’être interné d’office en psychiatrie le 31 décembre, son état ne lui permettant pas d’être entendu par les enquêteurs.

Les prélèvements sanguins avaient révélé un taux de 1,80 g d’alcool par litre de sang, soit près de quatre fois la limite autorisée.
Un des piétons fauchés, Virgile, 25 ans, avait succombé le lendemain à ses blessures.

Un carnet avait été retrouvé à bord de la voiture après l’agression, dans lequel le conducteur disait « sa haine de la société » et évoquait « un risque d’être tué par les services secrets », avait expliqué le procureur de la République de Nantes, Brigitte Lamy. Il y affirmait aussi que « sa famille le dénigrait sur internet », avait précisé le procureur, ajoutant qu’il avait porté plainte le 12 décembre contre sa famille.

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-drame-de-noel-le-suspect-avait-passe-lapres-midi-en-centre-ville-20-01-2015-146639

Nantes Drame de Noël : le suspect avait passé l’après-midi en centre-ville

0 21.01.2015 06:00
Sébastien Sarron a été placé en détention à Nantes le 14 janvier 2015 dans Crime photo-1421776469-345850

Avant de foncer dans la foule, le suspect a passé l’après-midi du côté de Gloriette à Nantes

Photo PO-RB

Sébastien Sarron, le conducteur de la camionnette, a passé l’après-midi à Nantes, avant de foncer sur la foule.

Les enquêteurs cherchent toujours à déterminer à quel moment précis Sébastien Sarron, le conducteur de la fourgonnette, est arrivé à Nantes. Ils ignorent toujours quand il a quitté sa maison de Berneuil, en Charente-Maritime, pour parcourir les 250 km qui le séparaient de Nantes, où il n’avait aucune attache.

Ils sont cependant certains, désormais, que le suspect se trouvait sur le parking Gloriette dès 14 h. Des tickets d’horodateur, retrouvés dans sa voiture, en attestent. Il s’y trouvait même encore à 16 h 30.

Le suspect, en effet, est retourné payer un autre ticket, valable jusqu’à 18 h. Pendant plus de quatre heures donc, il est resté dans les environs de la place Royale. Mais qu’a-t-il fait pendant ce temps ? Est-il resté dans sa voiture à boire des bières ? A-t-il écrit dans le fameux carnet retrouvé à ses côtés ? Est-il allé dans un bar voisin ou s’est-il baladé dans les rues ?

Une autre découverte leur pose question…

Lire la suite dans Presse Océan ce mercredi 21 janvier

 

http://www.20minutes.fr/nantes/1522187-20150121-drame-marche-noel-conducteur-camionnette-passe-apres-midi-centre-ville

FAITS DIVERS Le conducteur de la fourgonnette qui avait foncé dans la foule le 22 décembre à Nantes tuant un jeune homme, était stationné en centre-ville depuis le début de l’après-midi et aurait bu dans son véhicule…

Drame du marché de Noël: Le conducteur de la camionnette avait passé l’après-midi en centre-ville

 

La camionette qui a fauché une dizaine de personnes sur le marché de Noël de Nantes le 22 décembre 2014.

La camionette qui a fauché une dizaine de personnes sur le marché de Noël de Nantes le 22 décembre 2014. – Laetitia Notarianni/AP/SIPA

Frederic Brenon

    • Créé le 21.01.2015 à 12:11
    • Mis à jour le 21.01.2015 à 12:23
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Sébastien Sarron, le conducteur de la camionnette qui avait foncé sur la foule du marché de Noël de Nantes le 22 décembre vers 19h, avait passé l’après-midi en centre-ville, révèle ce mercredi Presse Océan. Des tickets d’horodateur attestent en effet de sa présence dès 14h sur le parking de la Petite-Hollande.

Les enquêteurs, qui tentent toujours de reconstituer la chronologie des faits, ont également retrouvé dans la voiture du suspect quelques bouteilles de bières vides. Mais l’individu, qui avait un taux d’alcoolémie de 1,8g/litre de sang juste après le drame place Royale, a peut-être consommé de l’alcool ailleurs.

Seuls deux appels téléphoniques en 6 mois

Le profil d’isolement social de l’homme âgé de 37 ans, originaire de Berneuil en Charente-Maritime, se confirme également: seuls deux appels auraient transité par son téléphone portable les six derniers mois, toujours selon Presse Océan.

Après plusieurs jours passés au CHU pour soigner les blessures qu’il s’était infligées, puis en service psychiatrique en raison de sa fragilité mentale, Sébastien Sarron a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Nantes en fin de semaine dernière. Il est mis en examen pour assassinat et tentative d’assassinats.

L’attaque du 22 décembre a blessé 9 personnes et entraîné la mort d’un jeune homme de 25 ans, Virgile, originaire du Landreau.

Cyprien Luraghi, spécialiste du hors pot : Monsieur « Je chie partout »

L’ensemble des textes suivants, que je vous invite à découvrir pour chacun d’entre eux en cliquant sur l’image de façon à l’agrandir jusqu’à dimension correcte, expose assez bien l’essentiel de l’activité internétique publique de l’autoproclamé « écrivain en ligne et à l’oeil » Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

C’est sa version de « Je suis partout » : « Je chie partout ».

 

2013-01-12 Blogacyp- quand y'en a plus, y'en a encore ! - Un petit coucou

 

2013-01-14 Comment Lulu ouvre ses chakras - Un petit coucou

 

2013-01-15 Lulu le gestapiste, enclumeur enclumé - Un petit coucou

 

SITE À CYP [SITACYP]

 

L'enfance du Cyp

 

Extraits :

 

« Il était une fois une jolie fillette nommée Pascal qui enchantait sa rue; la mère Schlagdenhauffen elle-même, notre vieille bique de proprioche qui créchait au premier, s’extasiait à ma vue. J’étais belle, j’avais de longues boucles châtain clair, des robes extra et de jolis souliers. Mais ça ne pouvait pas durer; j’étais un garçon et je n’allais pas tarder à le savoir… »


  « Je suis venu au monde sans galère mémorable en suçant mon pouce et me griffant le museau, du coup les infirmières eurent la bonne idée de me ligoter les poignets, à quoi je dois mon teint de pêche et ma peau lisse…  Puis, je ne criai pas. Deux mois durant aucun son ne provint de moi. On me crut muet. »
    « Toute première image, je vois le plafond couleur coquille d’œuf au ciel de mon landau. J’aperçois les frisettes de dentelle blanche bordant la popeline bleu marine de la capote. »
    « Après c’est plus net : une scène où je me retrouve dans le baquet de fer-blanc, dans l’évier, debout dans la vapeur chaude, le cul tartiné de diarrhée. C’est à cette époque que je commence à noter qu’il existe deux autres personnes à la maison : mon frère Francis et mon père. »
 

« Je suis une fille. Je m’appelle Pascal, c’est aussi un nom de fille. Outre les barboteuses je porte des robes; donc je suis une fille. Mon frère s’appelle Francis et lui c’est un garçon. Je préfère les filles. Les garçons, c’est pataud, lourdingue et compagnie. » 

  « Un soir mon père s’en prit à ma mère, dans le genre que ça allait trop loin, que tout ce cinoche maternel n’était qu’un prétexte au fait que ma mère voulait d’une fille à tout prix et que je n’étais qu’un garçon travesti; qu’en outre l’antique coutume italienne consistant à grimer l’enfançon aux attributs du sexe opposé n’avait plus cours, ni dans le Tessin ni ailleurs, et encore moins en France. Et que donc il allait m’amener chez un copain qui coupait les tifs à ses heures perdues et au noir. »

 

« Moi, je chiais dans mes frocs. Je me retenais intensément, différant à l’impossible le moment de l’évacuation. Ça sentais terriblement mauvais et ça n’était que le reflet de la putréfaction ambiante. Il fallait dissocier en permanence l’apparence du réel. Chacun se devait de jouer son rôle, dans cette famille, et ne suer sa haine qu’à l’intérieur. [Moi, c'était au tréfonds des slips.]« 

 

 

Encoprésie

 

Qu’est-ce que c’est ?

 

L’encoprésie est la défécation « involontaire » ou délibérée dans des endroits non appropriés chez un enfant d’âge chronologique et d’âge mental d’au moins 4 ans. Pour porter ce diagnostic, il faut que ce trouble survienne de façon durable (depuis au moins 6 mois) à une fréquence d’au moins une fois par mois.
L’encoprésie est presque toujours diurne ; elle se reproduit chaque jour, l’enfant étant conscient de l’émission de la selle, qu’il dit ne pouvoir contrôler. Il s’agit soit de selles véritables, dures ou liquides soit de simples souillures.
L’encoprésie est le plus souvent secondaire, survenant après une période de continence fécale d’au moins un an.
L’encoprésie ne doit pas être confondue avec les incontinences du sphincter anal (encéphalopathies, affections de la moelle etc.) et les banales souillures de slip de l’enfant qui s’essuie mal après être allé à la selle.
sa fréquence est de 3% à 4 ans et 1,5% à 8 ans. Elle est parfois associée à l’énurésie («  pipi au lit  ») ou à d’autres troubles du développement : langage, coordination des mouvements etc.

 

Les symptômes

 

Dans sa forme de longue durée, la constipation est habituelle, le rythme des contractions intestinales est perturbé ou inexistant. Les périodes de stagnation entraînent la formation de fécalomes, de consistance dure ou molle, qui forment un nouvel obstacle à l’installation du rythme de la défécation. En ce cas, un mégacôlon fonctionnel est fréquent. Le toucher rectal montre un rectum plein, la contractilité du sphincter étant normale.
Bien souvent, l’encoprésie a été précédée d’une constipation opiniâtre pour laquelle différents traitements ont été essayés.
Dans d’autres cas, il s’agit d’épisodes d’encoprésie sans constipation ni mégacôlon fonctionnel, liés à des troubles psychologiques (désir d’opposition ou de vengeance, naissance d’un puîné, difficultés scolaires ou familiales etc.) : l’encoprésie est la manière de l’enfant de dire : »non »!
Le mécanisme de l’encoprésie est initialement une rétention fécale : au contraire de l’enfant qui acquiert le contrôle de la défécation, le futur encoprétique retient sa selle : c’est une opposition à la mère. L’effort qu’il fait pour retenir les selles est souvent interprété par les parents comme une tentative de défécation. L’enfant s’isole, s’accroupit et fait de violents efforts pour retenir ses selles ou les faire remonter si l’expulsion a commencé. Une erreur éducative sphinctérienne est à l’origine de la plupart des cas : éducation coercitive ou trop précoce. A la longue, se crée une dyschésie intestinale génératrice de fécalomes ; la sensation de besoin est émoussée, l’encoprésie devient quotidienne, les exonérations ne se faisant plus que par regorgement. La défécation dans la culotte survient lorsque les moyens de rétention de l’enfant sont débordés ou lorsqu’une partie du fécalome se liquéfie et franchit le sphincter.
Les facteurs émotionnels et affectifs en cause se réfèrent au mode de relation de l’enfant avec ses parents, et surtout avec sa mère, vis-à-vis de laquelle le refus de la selle peut être une première manifestation d’opposition. Les mères d’enfants encoprésiques ont souvent une personnalité particulière. Elles manifestent un intérêt pathologique aux évacuations intestinales de l’enfant . Elles sont incapables de tolérer une seule journée de constipation. Elles sont souvent angoissées, névrosées. La père est souvent absent. Une dissociation du couple est souvent retrouvée.
L’encoprésie, une fois constituée, suscite des sanctions familiales, un comportement rejetant de la part de tout l’entourage, à l’école, qui peuvent aggraver le repli sur lui-même de l’enfant encoprétique. Le garçon d’âge scolaire devient souvent la risée de ses camarades de classe.
Le trouble entraîne très souvent une baisse de l’estime de soi avec un sentiment de honte et de culpabilité qui peut se compliquer de dépression.
 

Traitement

 

Le traitement est double : pédiatrique et psychiatrique.
La première phase du traitement consiste à éliminer toute rétention fécale à l’aide de lavements (Eductyl ®, Microlax ®, Normacol ® etc.).
De l’huile minérale (huile de paraffine : Lansoyl etc.) ou un laxatif à base de lactulose (Importal, Duphalac etc) sont ensuite donnés par la bouche jusqu’à l’obtention de 2 ou 3 selles molles par jour.
L’enfant doit être assis sur les toilettes 5 minutes matin et soir, à heures fixes pour rétablir le processus de défécation. Le laxatif est ensuite diminué progressivement.
Une prise en charge psychiatrique s’impose le plus souvent.

 

Soulignons-le :

Une prise en charge psychiatrique s’impose.

Les frères Kouachi fréquentent très tôt des pédophiles

En 2010, des images pornographiques et surtout pédopornographiques ont été retrouvées dans les ordinateurs d’Amédy Coulibaly et Chérif Kouachi.

Aucune enquête sérieuse n’a été réalisée.

Le 15 janvier, plusieurs médias émettaient l’hypothèse que les djihadistes auraient pu utiliser des sites pour adultes pour communiquer discrètement.

Mais selon le parquet de Nanterre, ces allégations sont hautement fantaisistes, car les images n’avaient pas circulé sur Internet.

En fait, pédophilie et prostitution ont fait très tôt partie du quotidien des deux frères Kouachi.

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/coulibaly-et-kouachi-etaient-impliques-dans-une-enquete-pour-detention-d-images-pedophiles-7776226727

Coulibaly et Kouachi étaient impliqués dans une enquête pour détention d’images pédophiles

En 2011, la justice avait classé une enquête pour détention d’images pédopornographiques à l’encontre de deux des trois terroristes.

Amedy Coulibaly était impliqué dans une enquête pour détention d'images pédopornographiques.
Crédit : FRENCH POLICE / AFP

Amedy Coulibaly était impliqué dans une enquête pour détention d’images pédopornographiques.

par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP publié le 15/01/2015 à 19:39

Chérif Kouachi et Amédy Coulibaly, deux des trois jihadistes auteurs des attentats de Paris qui ont fait 12 morts la semaine précédente, étaient tous les deux impliqués dans une enquête pour détention d’images pédopornographiques, classée en 2011 par la justice, a-t-on appris ce jeudi 15 janvier de source judiciaire.

Ces soupçons avaient été mis au jour en 2010 à l’occasion d’une enquête ouverte à Paris où ils avaient été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le projet d’évasion de prison en 2010 de l’islamiste Aït Ali Belkacem, ancien membre du GIA algérien condamné à perpétuité pour l’attentat du RER Musée d’Orsay en 1995. Amédy Coulibaly avait été condamné à cinq ans de prison en 2013. Dans cette affaire, Chérif Kouachi avait bénéficié d’un non-lieu.

Coulibaly et Kouachi contestaient être impliqués

Les expertises informatiques ordonnées par le juge d’instruction sur les ordinateurs de Chérif Kouachi et Amédy Coulibaly « avaient permis de démontrer qu’ils contenaient des images pédopornographiques, en petit nombre », a indiqué cette source, confirmant des informations de presse dévoilées mercredi.

Les suspects étant domiciliés dans les Hauts-de-Seine, l’enquête sur ces faits incidents avait été transmise au parquet de Nanterre. Devant les enquêteurs, les deux hommes avaient à l’époque « contesté leur implication » dans la détention de ces images sur leur ordinateur portable. La procédure visait des faits de détention, mais pas de diffusion.

L’enquête préliminaire n’ayant « pas permis d’établir leur responsabilité (…), elle a été classée en 2011. Aucun juge d’instruction n’a été saisi de l’affaire », a ajouté cette source judiciaire.

Des sites pédophiles pour être plus discrets ?

Chérif Kouachi et Amédy Coulibaly n’étaient en effet pas forcément coupable de pédophile. Selon plusieurs médias, ces clichés pédopornographiques pourraient en réalité avoir un lien avec des faits de terrorisme. Les deux jihadistes auraient pu utiliser des sites internet pour adultes pour échanger de façon plus discrète, ce qui expliquerait la présence de telles images sur leurs disques durs.

Les deux hommes ont été abattus vendredi 9 janvier lors d’un double assaut mené à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) et à la Porte de Vincennes à Paris. Du fait de leur décès, le parquet ne rouvrira pas d’enquête sur l’affaire des images.

http://www.linternaute.com/actualite/personnalites/cherif-kouachi-amedy-coulibaly-la-piste-pedophile-0115.shtml

Les terroristes ayant commis les attentats en France possédaient sur leurs ordinateurs des photos à caractère pédopornographique. Une piste peut-être insuffisamment prise au sérieux en 2010.

C’est une piste qui a peut-être été trop négligée, l’affaire ayant été classée rapidement faute de juge d’instruction désigné pour la diriger, nous apprend Le Canard Enchaîné. En 2010, alors que la Sous-Direction Antiterroriste enquête sur Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly, suspectés d’avoir voulu participer à l’évasion d’un terroriste responsable des attentats de 1995, les perquisitions menées permettent de mettre la main sur les ordinateurs des deux hommes. L’Obs révèle que 5 images pédopornographiques sont alors découvertes sur le portable d’Amedy Coulibaly, d’autres sur le PC de Chérif Kouachi, assure Le Canard, qui évoque « des photos de petits enfants, filles et garçons ». « On les voit se faire violer, en tous sens, par des adultes et pratiquer des fellations » ajoute l’hebdomadaire. Les deux hommes avaient manifestement voulu se débarrasser de ces clichés avant d’être perquisitionnés.

Les deux hommes n’ont pas été vraiment inquiétés pour la possession de ces images. Pour plusieurs raisons. D’abord, parce ce que le juge d’instruction antiterroriste « avait en effet considéré qu’elles n’avaient aucun rapport avec les faits de terrorisme dont il était chargé » explique L’Obs. Le Canard indique que le juge avait tout de même prévenu Chérif Kouachi de son dégoût et qu’un soit-transmis avait été envoyé au procureur de la République. « A ces mots, Kouachi ne réagi pas » explique le palmipède.

Par ailleurs, l’enquête transmise sur ce dossier au parquet de Nanterre ne donne rien. Pas de juge d’instruction désigné, donc. Les enquêteurs savent que les individus utilisant Internet de manière la plus dissimulée possible, passent par le dark net pour communiquer et se renseigner sur des contenus de nature terroriste, ce qui peut passer par des pages abjectes et illégales. Une source proche des renseignements explique à L’Obs : « On a déjà vu des apprentis-terroristes se parler sur des sites de jeux en ligne pour déjouer la surveillance de leurs mails et de leurs communications téléphoniques. On ne peut pas exclure que Kouachi et Coulibaly aient pu faire de même sur des sites pornos ». Et de rajouter : « Il n’y a eu aucune vérifications spécifiques là-dessus à l’époque. Mais il y avait peut-être matière à creuser ».

EN VIDEO – Les terroristes Kouachi et Coulibaly ont fait vivre à la France 3 jours de terreur :

 

Chérif Kouachi, Amedy Coulibaly : des images pédopornographiques découvertes sur leurs ordinateurs

Par Eddy Sabeba
Publié le 15 janvier 2015

Chérif Kouachi (à gauche) et Amedy Coulibaly.
© SIPA

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Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly étaient-ils pédophiles ? Des images pédopornographiques ont été retrouvés sur les ordinateurs des attentats de Paris. Ces documents pourraient être destinés à masquer des communications liées à leurs activités terroristes.

Terroristes et pédophiles ? Les ordinateurs de Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly contenaient des images pédopornographiques. Une découverte faite, en 2010, par les hommes de la Sous-Direction Anti-terroriste (SDAT) dans le cadre d’une perquisition liée à l’enquête sur la tentative d’évasion du terroriste algérien Smain Aït Ali Belkacem, l’un des auteurs de l’attentat du RER C en 1995.

« Des photos de petits enfants, filles et garçons »

« Les policiers avaient noté la présence de cinq clichés pédopornographiques dans l’ordinateur Acer appartenant au compagnon d’Hayat Boumeddiene », révèle L’Obs. Même découverte faite sur le disque dur de Chérif Kouachi. 37 clichés. « Des photos de petits enfants, filles et garçons », précise Le Canard Enchaîné. Et l’hebdomadaire de préciser : « On les voit se faire violer, en tout sens, par des adultes et pratiquer des fellations ». L »assaillant de la rédaction de Charlie Hebdo aurait même tenté d’effacer ces images.

Des délinquants sexuels ? Pas certain à en croire les enquêteurs. Ces sites pédopornographiques auraient pu être utilisés par les deux hommes pour échanger de manière plus discrète. Ainsi, FTVI rappelle que « plus de cent documents d’Al-Qaïda » ont, par exemple, « été découverts cachés à l’intérieur d’un film pornographique, en 2012 ».

Un canal de communication plus discret ?

« On a déjà vu des apprentis-terroristes se parler sur des sites de jeux en ligne pour déjouer la surveillance de leurs mails et de leurs communications téléphoniques », indique également une source proche du renseignement à L’Obs.

Une copie du procès-verbal indiquant la présence de ces photos sur l’ordinateur de Chérif Kouachi aurait même été transmis au parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), selon Le Canard. Suite à quoi, aucun juge d’instruction n’aurait été désigné pour enquêter sur cette affaire.

 

http://www.leparisien.fr/charlie-hebdo/quand-kouachi-et-coulibaly-etaient-soupconnes-de-pedopornographie-17-01-2015-4454781.php

Quand Kouachi et Coulibaly étaient soupçonnés de pédopornographie

V.M. | 17 Janv. 2015, 07h25 | MAJ : 17 Janv. 2015, 07h25

Au parquet de Nanterre comme à la Police judiciaire des Hauts-de-Seine, Cherif Kouachi et Amedy Coulibaly n’étaient pas des inconnus. Tous deux avaient été placés en garde à vue, à l’automne 2011, dans le cadre d’une enquête pour détention d’images pédopornographiques.

Une enquête classée, en décembre 2011, quatre mois après son ouverture : rien n’avait en effet permis d’imputer aux deux hommes le fait d’avoir téléchargé ces images.

Les photos avaient été découvertes dans leurs ordinateurs respectifs saisis en mai 2010, dans le cadre de l’instruction menée par un juge antiterroriste parisien sur le projet d’évasion de Smaïn Ait Ali Belkacem, condamné à perpétuité pour l’attentat du RER C en 1995.

La trace d’une quarantaine de photos sur un ordinateur

Ces images avaient été effacées mais les experts avaient retrouvé la trace de cinq photos sur un ordinateur, une quarantaine sur le second. Celles-ci n’ayant rien à voir avec le dossier de l’évasion du terroriste, le parquet de Paris a ouvert une « procédure incidente » qui a été transmise à Nanterre, en août 2011, car les deux hommes étaient déjà domiciliés dans les Hauts-de-Seine. Chérif Kouachi à Gennevilliers et Amedy Coulibaly à Bagneux. Interrogés par la PJ 92, ils avaient alors nié connaître la provenance de ces images. Leurs ordinateurs étant accessibles à des proches, ils étaient crédibles.

Surtout, les images n’ont pas circulé sur Internet. L’hypothèse de discussions discrètes entre les deux hommes, via un forum lié à un site pornographique, est ainsi « hautement fantaisiste » selon le parquet de Nanterre.

 

http://www.reporterre.net/L-enfance-miserable-des-freres

L’enfance misérable des frères Kouachi

Eloïse Lebourg (Reporterre)

jeudi 15 janvier 2015

Les frères Kouachi fréquentent très tôt des pédophiles dans Attentats arton6811-48216

Quelle était l’enfance de Chérif et Saïd Kouachi, les deux hommes qui ont assassiné les journalistes et les policiers à Charlie Hebdo ? Une enfance misérable, de père absent et de mère prostituée, dans un immeuble populaire du 19e arrondissement de Paris. Evelyne les a connus, elle témoigne. Un document exclusif de Reporterre


Elle en rêvait, de son logement social. Elle pose donc meubles, enfants, mari, dans un F4 du 156 rue d’Aubervilliers, à Paris. Avec son CAP de comptabilité, Evelyne s’en va chaque matin travailler tout près de la cité, en plein 19e arrondissement. Nous sommes dans les années 1980. La mixité sociale n’est encore qu’une théorie, un concept.

« Ici, nous vivions entre pauvres. Et encore, la plupart des gens, une fois passées quelques années, partaient ailleurs. Le quartier craignait vraiment. Nous avons décidé de rester pour changer notre environnement nous-mêmes, nous les locataires du 156. Nous voulions sauver notre quartier. »

Un enfant comme les autres

Alors, Evelyne crée des associations. L’une d’elles, Jeunes et locataires, voit le jour dans les années 1990. Son but est de sortir les enfants, de leur faire découvrir autre chose « que le ghetto ». Son association est une des rares à traverser le temps, elle existe pendant plus de dix ans. Elle parvient à dégoter quelques subventions, alors elle prend la main des gamins du quartier et les emmène ailleurs. Un goûter dans un parc, une sortie dans un beau quartier de Paris, et même un jour : Eurodisney.

On la prévient, dans la bande des enfants, l’un est particulièrement coquin, voire turbulent. Il s’appelle Chérif. Il se balade toujours avec son grand frère Saïd, plus discret. À croire que le plus petit est l’aîné. Saïd pleurniche tout le temps, et suit toujours son cadet. Evelyne surveille le cadet « comme du lait sur le feu ».

« J’adorais cet enfant. Il suffisait qu’on le cajole, qu’on le prenne dans les bras pour qu’il se calme. Moi, je l’ai trouvé touchant, ébahi comme tous les autres par la bande à Mickey. » Un enfant comme les autres, qui croit en la magie de Disney, et qui se calme dès qu’on l’apaise. « On les emmenait au cinéma, Chérif adorait y aller. »

tour-ecfea dans Corruption

Mère en détresse

Sa mère n’a pas d’argent pour payer la cantine, et elle n’est pas du genre à demander de l’aide. Evelyne qui aide tout le monde à faire ses papiers, ne l’a jamais vue dans son bureau. On ne sait rien du père, et peut-être même les enfants ont-ils des pères différents. Ils ont toujours vécu ici, nés en 1980 et 1982. Deux des cinq enfants ont déjà été placés ailleurs par les services sociaux, quand Evelyne suit Cherif et Saïd.

Quelques mois après la sortie à Eurodisney, Chérif rentre de l’école comme chaque midi. Accompagné comme toujours de son grand frère, il découvre ce midi-là, en plein milieu de l’appartement, sa maman morte. Morte de quoi ? Elle aurait avalé trop de médicaments. Pour beaucoup, il s’agit d’un suicide.

Finalement, tout le monde connaissait le quotidien de cette mère célibataire. Et les langues des habitants du quartier finissent par se délier. Elle ne parvenait plus à subvenir aux besoins de ses cinq enfants, elle avait fini par faire le trottoir pour arrondir les fins de mois. Elle serait morte, selon la gardienne qui était la seule qui lui parlait, enceinte d’un sixième enfant.

Les enfants sont orphelins, Saïd a douze ans, Chérif a dix ans. Ils quitteront le 156, pour passer leur adolescence, en Corrèze, dans un établissement de la Fondation Claude Pompidou

« On aurait dû aider cette maman »

Evelyne l’a reconnu sur sa télé mercredi 7 janvier. « J’ai appelé mon gendre, qui lui aussi a grandi dans le quartier. Il m’a bien confirmé. J’ai pleuré. Je me suis dit que je suis responsable. J’aurais dû aider cette maman. On n’aurait jamais dû emmener les enfants à Eurodisney, avec cet argent-là, on aurait dû aider cette maman. Chérif avait une dizaine d’années, pas plus. Finalement, à n’avoir rien vu, nous avons tué cette mère et avons été incapables de sauver ses enfants. »

Evelyne est inconsolable devant sa télévision. « Chérif était un enfant comme les autres. Mais il n’aura pas reçu d’amour… Il a trouvé dans le fanatisme religieux, la famille qu’il n’a jamais eue. Ils ont su lui monter la tête. En même temps, c’est facile de s’en prendre à des gamins aussi isolés et fragiles. Personne n’était là pour le remettre dans le droit chemin. »

« S’il avait eu une enfance heureuse, serait-il devenu terroriste ?

Evelyne tient pour responsable la politique de la Ville. « Le but était de parquer là les pauvres. Et personne ne s’en occupait. Les assistantes sociales démissionnaient une à une. Elles avaient trop de boulot par chez nous, elles préféraient se faire muter ailleurs. Alors chaque mois, on avait une nouvelle personne qui reprenait notre dossier, et au final, on n’avançait pas. »

interok-cd85e dans Crime

Evelyne en veut aussi beaucoup au manque d’encadrement des enfants. « Il n’était pas rare que l’on voit des enfants de cinq-six ans traîner devant l’immeuble à minuit. Chérif lui, était comme abandonné. Je me souviens d’un jour durant lequel nous organisions un goûter. Nous n’avions pas de local, alors nous allions dans les caves. Je suis remontée chercher des gobelets, et là, j’ai vu un gardien demander à Chérif, qui était tout maigrelet, de se mettre à genoux pour demander pardon, parce qu’il avait fait une bêtise. Comme il n’avait pas de papa, et une maman absente, il était un peu le souffre-douleur. Enfin, je ne voudrais pas que vous pensiez que je le défends. Mais je veux dire, s’il avait eu une enfance heureuse, serait-il devenu un terroriste ? »

Elle raconte aussi, pour expliquer le contexte de désarroi, l’histoire d’un autre jeune, habitué de la brigade des mineurs, qu’elle faisait dormir chez elle, parce qu’il était battu par sa maman. Un jour, il fugue, les premières nuits, il dort sur le toit. Evelyne finit par le ramasser, lui faire passer une nuit dans le lit de son fils. Le matin, elle le dépose à la police. C’est un habitué, quatre fois qu’il vient. La première fois, à cause d’une brûlure au troisième degré causé par un fer à repasser. Evelyne se met en colère : « Combien de fois devrai-je vous l’amener avant que vous le retiriez de sa mère ? »

Mais le policier veut d’abord savoir comment l’enfant a vécu pendant ces huit jours d’errance. Il comprend tout, quand l’enfant parle d’un monsieur. « Les enfants étaient tellement laissés à l’abandon que le 156 était devenu un repère de pédophiles. Ils passaient le soir, les gamins étaient livrés à eux-mêmes sur le parking. Les parents ne les cherchaient pas… »

« Nous étions entourés de violence »

Evelyne en a marre : « Nous avions quatre centres sociaux dont La maison des copains de La Villette, Action fraternelle, ou encore Espace 19, mais les éducateurs, salariés, n’étaient pas plus âgés que les délinquants et leur donnaient rendez-vous dans les cafés à fumer des clopes et boire des verres. Moi, j’appliquais la méthode bénévole de la ’maman’ et je n’ai jamais eu de problème avec ces jeunes. Sont-ils totalement responsables de ce qu’ils deviennent ? Délinquants, drogués, et pour les frères Kouachi, ces monstres incompréhensibles ? »

Marise (prénom modifié) se pose la même question. À l’époque, elle aussi habite le quartier. Militante, elle multiplie les associations pour venir en aide aux quartiers difficiles. « J’ai vécu de bons moments. Mais avant les années 90, et la prise de conscience que la mixité sociale était indispensable, nous ne parlions pas de ça lors de nos réunions politiques. (NDLR : Marise a d’abord été militante au PC, puis au PS). La société délaisse les pauvres, les met en colère, les rend violents, puis parfois haineux. »

« Les seuls qui acceptaient de vivre au 156 étaient les sans-abris. Nous étions entourés de violence. » Evelyne renchérit. « Je me souviens de ces gamins dont le père était toujours saoûl, et s’endormait avant que les enfants ne rentrent de l’école. Il fermait à clef, les enfants dormaient dans les escaliers. Nous faisions des signalements, mais même les professeurs ne disaient rien… C’est une société entière qu’il faut condamner d’avoir laissé grandir des enfants dans une telle misère. »

interok2-d516b dans Folie

« Terreau fertile »

Evelyne, chrétienne qui pense qu’il faut savoir rire de tout, savait que doucement l’islam gagnait dans le quartier. « Je voyais de plus en plus de femmes porter le voile, puis avoir des propos de moins en moins laïcs. » Marise acquiesce : « Au début, dans les années 90, un des pratiquants de la mosquée de la rue de Tanger faisait partie du Conseil de Quartier. On l’aimait beaucoup, il était très laïc, très ouvert. Nous faisions nos réunions dans la mosquée. Je trouvais cela formidable. Puis notre ami, un jour nous a dit qu’il quittait la mosquée, qu’il ne se retrouvait plus dans les paroles de l’imam. Dès lors, la porte de la mosquée nous est restée à jamais fermée, et nous voyions le changement dans le comportement. Les salafistes ont petit à petit pris possession des lieux, jusqu’à l’arrestation de la cellule des Buttes Chaumont. »

Marise pense que l’intégrisme ne peut prendre racine que sur ce genre de terreau fertile où la précarité et l’abandon ont pris la place normalement nécessaire de l’intégration. « Mais je suis optimiste, depuis l’avènement de la mixité sociale, les choses vont mieux. Je reste persuadée que la mixité était la bonne solution. En revanche, ces enfants nés dans le triple abandon, d’une société, parfois de racines, et encore pire d’éducation, n’ont pas pu apprendre les limites, pas pu s’intégrer… Et ils ont trouvé refuge dans la délinquance, la violence, la prison, et parfois dans l’intégrisme religieux. Il reste cependant de nombreuses structures à créer pour prévenir, intégrer, encadrer. Tenez, pour l’intégration, moi j’aime beaucoup animer l’atelier tricot au Centre Social Riquet mais je dis aux femmes d’arrêter de parler une langue entre elles que je ne comprends pas, j’ai l’impression qu’elles parlent de moi. Ça les fait rire. Mais finalement, parler le même langage quand on est ensemble, c’est plus simple non ? »

Pour Marise, « nous sommes responsables de ne pas avoir offert une jeunesse équilibrée à ces mômes, en n’ayant jamais vu la souffrance de leur mère, leur désarroi d’orphelins… Mais ce n’est pas une excuse pour tuer les autres et ne pas avoir le recul face à l’absurdité du fanatisme… »

Evelyne, elle, qui a pris sa retraite et vit maintenant dans la région Centre, concède : « Je ne devrais pas le dire, vous allez me prendre pour une folle, mais quelque part, moi ces gamins-là, je les plains… »


Lire aussi : Je ne suis pas en guerre


Source : Eloïse Lebourg pour Reporterre

Photos : Reporterre

A la fin de son reportage, le photographe de Reporterre a été abordé par deux hommes menaçants, qui lui ont enjoint de détruire ses photos. Dont il n’a pu sauver que quelques images.
Marise vit toujours dans le quartier.
L’ensemble d’habitation du 156 rue d’Aubervilliers a été rénové, et est très différent de ce qu’il était dans les années 1990.

 


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  • Dossier : Charlie Hebdo

    arton6794-38505 dans Perversité

    Le mercredi 7 janvier 2015, deux assassins abattaient froidement huit journalistes de Charlie Hebdo, deux autres personnes, et deux policiers. L’effroi puis la solidarité saisissaient le pays. Voici nos reportages et témoignages, un regard d’amitié et d’écologie sur ce drame.

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Yin

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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