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C’est l’été, saison des concerts divers et variés

 

 

 

Si vous êtes dans le Finistère, je vous recommande ce duo harpe et violon qui se produira de manière unique vendredi à la chapelle de Kersaint, à Landunvez (voir ci-dessous).

Et j’en profite pour reparler un peu de moi (j’adore faire ce que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et ses complices Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque, Jean-Marc Donnadieu de Béziers et autres détestent que je fasse), en rappelant ma très bonne éducation, notamment dans le domaine musical :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/12/11/qui-suis-je-pour-etre-devenue-une-cible-si-importante-plusieurs-decennies-durant/

Je rappelle aussi être pour ainsi dire « tombée de l’armoire » en début d’année 1993 lorsque j’ai appris pour la toute première fois que des complices de le criminelle Josette Brentrech du NPA de Brest me faisaient passer pour une « mythomane » depuis déjà près de quatre ans, pour avoir tout simplement indiqué à l’un d’entre eux, une femme, que je pouvais jouer du violon, en réponse à une question très précise qu’elle venait de me poser à ce sujet. Cette commerciale qui m’avait recrutée peu de temps plus tôt pour être exploitée par la société qui alors m’employait m’ayant invitée à déjeuner avec deux de mes collègues informaticiens nous avait demandé si nous pourrions participer à un groupe musical formé de salariés de cette société et nous avait bien interrogés chacun individuellement, l’un après l’autre, sur nos compétences musicales, elle voulait savoir si nous pouvions jouer d’un instrument de musique et lequel. Elle ne nous demandait pas si l’idée de participer à un tel groupe aurait pu nous plaire ou nous motiver (moi oui, peut-être, s’agissant de musique, mais pas dans n’importe quelles conditions, et je préférais de toute façon organiser mes loisirs très loin de mon employeur), elle recherchait des compétences pour former un groupe, sans autre précision sur ledit groupe. En particulier, nous ne savions pas du tout ce qu’elle voulait : rock, musique de chambre ou autre. J’ai toujours été très réticente à livrer à mes employeurs des éléments de ma vie privée (je venais d’ailleurs de voir ma période d’essai prolongée au motif très précis et unique que personne dans mon entourage professionnel ne savait rien de ma vie privée), j’étais donc un peu gênée par cette question, mais ne voyais vraiment pas de mal à y répondre sans cacher la vérité, j’avais juste un peu peur de me retrouver embarquée dans un truc dont je ne savais encore strictement rien. Or, à peine avais-je répondu qu’elle était partie dans un éclat de rire hystérique qui nous avait mis tous trois très mal à l’aise tant il en ressortait de manière évidente que cette femme était mentalement dérangée. Sur le coup, j’avais cru qu’elle se foutait de ma gueule en raison de l’image de ringardise du violon et de la musique classique dans les classes populaires sous-éduquées, mes collègues aussi, et nous étions rapidement passés à un autre sujet de conversation pour ne plus revenir à celui-là qui provoquait chez notre commerciale des réactions anormales montrant pour le moins que cette débile mentale ne savait même pas se tenir en société.

Eh bien, en définitive, ce n’était pas ça du tout. Ma réponse l’avait fait rire aux éclats, car tout le monde sait bien que les Bretons sont tous des arriérés totalement incultes ne sachant pour aucun d’entre eux jouer du moindre instrument de musique… et depuis ce temps-là, elle me disait partout non seulement débile, comme tous les Bretons (elle m’avait effectivement toujours traitée comme une débile, mais comme le sont de toute façon tous les matheux qui ont fait de « grandes études » chez la plupart des commerciaux, si bien que je ne savais jamais très bien comment me comporter avec elle et m’en tenais comme toujours en ce cas-là à la plus grande des politesses), mais également « mythomane » pour avoir donc prétendu être violoniste… et aussi helléniste environ un an plus tard auprès d’un de ses collègues commerciaux ayant de même amplement suscité ma réaction en m’interpellant avec des comparaisons très hasardeuses entre le grec et le breton, deux langues qu’il ne connaissait ni l’une ni l’autre (celui-là n’avait pas éclaté de rire après avoir entendu ma réponse, il était resté me regarder avec des yeux ronds comme des soucoupes, comme si tout d’un coup je m’étais mise à parler chinois, et avait juste fait, l’air hébété : « … grec… latin grec… » – mais oui, monsieur, j’ai bien entendu, c’est ce dont je vous parle, je connais très bien le grec ancien, je suis helléniste; fin de la conversation). Mieux encore : j’apprendrai dans la foulée qu’à Brest, ville la plus reculée de notre province d’arriérés mentaux, les gens vivaient encore dans des maisons au sol en terre battue au milieu des cochons faisant toujours office de camions poubelles comme à Paris au Moyen-Âge… et que j’avais donc été élevée parmi eux dans une de ces maisons… baignant dans la gadoue…

Mais je me souviens aussi de cette réflexion qu’elle m’avait faite elle-même une fois, révélant sa mentalité et ses préjugés : « Finalement, vous n’êtes pas si timide, vous êtes même très intelligente ».

Pour le commercial de base, « timide » ou tout simplement correct ou poli rime avec « stupide ».

Si tu respectes ton prochain et ne t’enrichis pas en le volant, voire en le vendant comme esclave à son insu, tu n’es qu’un débile mental et ne mérites que le mépris de tous ceux qui n’en sont pas et se trouvent par conséquent toujours prêts à tout pour se faire une place au soleil, ne reculant vraiment devant rien.

Et le jour où cette commerciale m’avait dit me trouver finalement « très intelligente », ce n’était pas forcément un compliment, mais plutôt un constat d’échec : mon intelligence la dérangeait, elle ne rigolait plus.

Deux ou trois ans plus tard, j’ai revu l’un de mes collègues informaticiens présents à ce déjeuner où elle nous avait demandé si nous savions jouer d’un instrument de musique. Tout comme moi, il avait depuis longtemps quitté cette société, et dans des conditions pas tellement meilleures. Lui non plus n’était pas trop stupide. De plus, contrairement à moi, il était doté d’un physique qui lui permettait de se défendre de manière très efficace contre divers escrocs. Il m’a raconté comment il avait procédé pour obtenir de notre ancien employeur commun le règlement de son solde de tout compte : après plusieurs mois de demandes infructueuses, il s’était résolu à aller le trouver dans son bureau de PDG pour en exiger qu’il lui signât immédiatement son chèque, faute de quoi il allait tout casser; joignant le geste à la parole, il se saisissait de la lampe de bureau qu’il jetait au sol, et répétait : « Tant que je n’aurai pas mon chèque, je continue. » Puis il mettait la main sur le téléphone. Notre ancien employeur s’écriait alors : « Non, pas le téléphone ! » Puis il sortait son carnet de chèques et le problème était définitivement réglé. MDR !!! J’aurais tenté la même chose, j’aurais encore fait rire, j’aurais même pu me retrouver à Sainte-Anne ou dans un poste de police quelconque, et en tous les cas, n’aurais jamais obtenu ce que je demandais.

Cet ancien collègue dont la mère ne parlait pas français venait de Seine-Saint-Denis et qualifiait à juste titre nos anciens employeurs communs de « ploucs », de « minables », etc, etc…

Etant eux-mêmes des affairistes d’origine étrangère sans grande instruction ni éducation, ils recrutaient de préférence de jeunes informaticiens issus de la province ou de banlieues défavorisées en pensant qu’ils pourraient leur imposer n’importe quoi plus facilement et tombaient de temps en temps sur un os.

J’imagine que leurs complices de Brest, notamment la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, ont bien dû sauter de joie au plafond le jour où ils ont su que ces commerciaux me disaient « mythomane », et surtout pourquoi, eux qui me haïssaient déjà depuis tellement d’années, précisément pour cette excellente éducation qu’ils connaissaient bien et m’avaient toujours enviée.

Je rappelle ici à leur attention, d’une part, que contrairement à ce qu’ils prétendent, et qui m’avait été rapporté par quelques collègues harceleurs en relation avec eux dès l’année 1994, elle n’a jamais coûté une fortune, les cours dispensés par l’Ecole Nationale de Musique de Brest étant quasiment gratuits pour ceux qui peuvent les suivre sans aucun problème (les autres n’étant pas gardés dans cette école publique doivent recourir aux cours privés payants s’ils veulent poursuivre leurs études musicales), et d’autre part, que la musique est chez nous une tradition familiale, peut-être depuis notre ancêtre luthier du XVIIIème siècle, et plus probablement depuis la nuit des temps.

Je retrouve ainsi dans la parentèle de mes ascendants deux célèbres musicologues du XIVème siècle, Philippe de Vitry et Johannes de Muris (voir ci-dessous), des descendants de ces deux familles s’étant de nouveaux alliés bien plus tard pour former l’une de nos branches familiales.

Eh oui, comme mon nom breton ne l’indique pas, j’ai en fait de très nombreux ancêtres parisiens, mais de tous temps, la capitale a aussi toujours compté un grand nombre de Bretons venus s’y installer de manière temporaire ou définitive, sans qu’ils y soient toujours décriés comme des débiles ou des arriérés mentaux, bien au contraire.

Rappelons pour l’exemple que c’est la Reine de France Anne de Bretagne, connue pour sa très grande culture, qui a introduit dans ce pays la Renaissance italienne, et non son gendre François 1er, un rustre que par ailleurs elle n’appréciait pas et dont elle ne voulait pas comme mari pour sa fille Claude de France.

 

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landunvez-29840/un-duo-harpe-et-violon-a-la-chapelle-de-kersaint-12fc461e-f412-4e51-9a16-761f77989d43

Landunvez. Un duo harpe et violon à la chapelle de Kersaint

Au coucher du soleil, Tiphaine Escarguel avait donné rendez-vous au public sur la dune.

Au coucher du soleil, Tiphaine Escarguel avait donné rendez-vous au public sur la dune.
Au coucher du soleil, Tiphaine Escarguel avait donné rendez-vous au public sur la dune. | OUEST-FRANCE
Ouest-France Publié le 16/08/2022 à 05h06

 

Depuis le début de l’été Tiphaine Escarguel enchaîne les concerts dans le Léon. Dans des chapelles mais aussi dans les bois, sur les dunes ou la plage.

Il y a quelques jours, la harpiste originaire d’Argenton avait fait le choix de jouer sur celle de Penfoul. Le 31 juillet, jusqu’au dernier moment elle a bien cru devoir tout annuler, à cause du mauvais temps. « Mais ne dit-on pas qu’avec la marée tout change », lance-t-elle en riant. À 19 h, les nuages s’en étant allés et elle a pu jouer pour près de 80 auditeurs ravis.

Après un second rendez-vous réussi vendredi 12 août, cette fois près de la cabane des douaniers à Argenton, elle se produira une dernière fois à la chapelle de Kersaint. Pour ce concert, elle sera accompagnée par son amie, la violoniste chinoise Ruixian Liu. Pour cette soirée en duo, elles ont choisi un répertoire de compositions personnelles, comme de musiques traditionnelles allant de l’Amérique du Sud à l’Europe de l’est.

Vendredi 19 août, à 20 h 30 à la chapelle de Kersaint. Entrée libre

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_de_Vitry

Philippe de Vitry

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Vitry.

Philippe de Vitry
Fonctions
Évêque diocésain
Diocèse de Meaux
3 janvier 1351 – 9 juin 1361
Évêque catholique
Biographie
Naissance

Vitry-en-Artois

Décès

Meaux

Activités
Autres informations
Religion
Mouvement
Genre artistique
Œuvres principales
Ars nova musicae (d)

Philippe de Vitry, né dans une ville nommée Vitry (il pourrait s’agir de Vitry-en-Artois dans le Pas-de-Calais ou de Vitry-en-Perthois en Champagne) le 31 octobre 12911 et mort à Meaux le 9 juin 1361, est évêque de Meaux, compositeur et théoricien français de la période médiévale. Il est l’auteur présumé du traité fièrement intitulé Ars nova (« L’art nouveau ») publié vers 1320.

Considéré par ses contemporains comme un esprit brillant, loué pour ses connaissances en mathématiques, philosophie, poésie, rhétorique et musique, il est une figure emblématique du Moyen Âge. Seule une partie de ses compositions musicales — quelques motets et chansons — et de ses traités de musique nous sont parvenus. Sa musique se démarque de celle de Pérotin (v. 1160 – v. 1230), et son influence, qui perdure plus d’un siècle après son décès, se reconnaît, par exemple, dans les œuvres de Guillaume de Machaut ou de Guillaume Dufay.

Biographie

Ses origines et son enfance sont peu connues. Jean de Murs, qui le connaissait, parle de lui comme magister, ce qui laisse penser qu’il a été maître-ès-arts au Collège de Navarre. Archidiacre de Brie, chanoineSaint-Martin de Clermont, Cambrai, Verdun…) richement prébendé par Jean XXII, il entre au service de Louis Ier de Bourbon, comte de Clermont, au plus tard en 1321, puis au service des rois de France comme secrétaire de Charles IV. Maître des requêtes au Parlement (1340) puis maître des requêtes de l’hôtel du duc Jean de Normandie, le futur Jean le Bon (1346), il effectue une mission diplomatique pour le roi auprès du pape en Avignon en 1350. Il est nommé évêque de Meaux en 1351, charge qu’il conserve jusqu’à sa mort. Il est l’un des généraux réformateurs aux États généraux de 1357.

En plus de ses fonctions importantes dans l’administration royale, Philippe de Vitry est très estimé de ses contemporains qui le considèrent comme un grand érudit et un intellectuel, un homme de lettres et un musicien reconnu. Il est en relation avec les grands intellectuels de son temps, notamment Pierre Bersuire, Nicole Oresme et Pétrarque. Ce dernier, dans une lettre qu’il lui a adressé en 1351, parle de lui comme « un poète unique ». Leo Hebraeus le proclame « le plus grand maître de la science musicale ». L’auteur des Règles de la seconde rhétorique (ouvrage anonyme) dit de Vitry qu’il « a inventé le style des motets, ballades, lais et rondeaux simples », une position également attestée par le témoignage de Gace de La Bigne (« Philippe de Vitry qui a élaboré des motets mieux que quiconque »). Gilles Le Muisit dans ses Méditations (1350), le considère avec Guillaume de Machaut comme le plus grand des musiciens vivants.

Son rayonnement dépasse largement le milieu français puisqu’à sa mort, Francesco Landini compose un madrigal, Si dolce non sono, où Vitry est implicitement évoqué. Ce renom est explicable par le rôle majeur qu’exerce Vitry dans les domaines politique et intellectuel, mais aussi par le fait que le traité Ars nova cite explicitement ses motets comme exemples du style et des techniques de composition propres au XIVe siècle naissant. L’importance de Vitry est enfin soulignée par les deux sources principales contenant ses œuvres jusqu’à nous parvenues et les cercles auxquels ces premières sont attachées : le Roman de Fauvel associé à la Cour de France et le manuscrit d’Ivrea (recueil de pièces composées pour la Cour et la Chapelle pontificales d’Avignon).

Œuvres

C'est l'été, saison des concerts divers et variés dans AC ! Brest 170px-Ars_nova_musicae_-_Philippe_de_Vitry

Page du traité Ars nova musicae de Philippe de Vitry.

En dépit de sa célébrité, peu d’œuvres de Vitry nous sont parvenues. Nous ne possédons rien de ses écrits savants et seulement quelques-uns de ses poèmes, et on ne connaît qu’un tronçon du fameux traité2 Ars nova musicæ, paru vers 1320 et dont il est l’auteur présumé, qui propose une notation musicale novatrice, utilisant des signes inconnus. Il encourage l’emploi de nouvelles règles de composition, notamment des arrangements rythmiques novateurs, ce qui permet l’émergence d’un style polyphonique moins dépendant des contraintes de l’Ars antiqua du XIIIe siècle, considéré pour cela comme le siècle classique médiéval, dans le domaine musical comme dans d’autres.

Philippe de Vitry a aussi écrit le Dit de Franc-Gontier3, qui appellera une réponse du cardinal Pierre d’Ailly: Combien est misérable la vie du tyran4. Le cycle sera clôturé par François Villon au siècle suivant avec Les Contredits de Franc Gontier5.

Les experts modernes n’ont attribué à Vitry qu’une quinzaine de motets, dont l’attribution pour certains est remise en cause aujourd’hui, tous conservés dans seulement deux manuscrits : un manuscrit savoyard de la fin du XIVe siècle, Ivrea 115, et surtout le Roman de Fauvel (Paris, Bibliothèque Nationale fr. 146) qui contient également un grand nombre de chants courtois qui sont peut-être également de la plume de Vitry.

Les motets « Adesto » et « Tribum que » ont fait chacun l’objet d’une diminution anonyme, ces pièces destinées à l’orgue nous ont été transmises par le dénommé Codex Robertsbridge6.

Motets

Source7. 2:073:00

      • Orbis orbatus / Vos pastores adulteri / Fur non venit
      • Aman novi probatur exitu / Heu, Fortuna subdola / Heu me tristis est anima mea
      • Tribum, que non abhorruit / Quoniam secta latronum / Merito hec patimur
      • Firmissime fidem teneamus / Adesto, sancta trinitas / Alleluya, Benedictus
      • Garrit Gallus / In nova fert / Neuma
      • Douce playsence / Garison selon nature / Neuma quinti toni
      • Vos qui admiramini / Gratissima virginis species / contratenor / Gaude gloriosa
      • Cum statua Nabucodonasor / Hugo, Hugo, princeps invidie / Magister invidie
      • Colla jugo subdere / Bona condit / Libera me, Domine
      • Tuba sacre fidei / In arboris / Virgo sum
      • Impudenter circumvivi / Virtutibus laudabilis / contratenor / tenor
      • Petre Clemens / Lugentium siccentur / tenor
      • (?) Dantur officia / Quid scire proderit / tenor
      • O canenda vulgo / Rex quem metrorum / contratenor / Rex regum8
      • Floret cum van gloria / Florens vigor ulciscendo / Neuma9

Références

      • Les œuvres de Philippe de Vitry, Imp. P. Regnier, Reims, 1850 – 186 pages (lecture en ligne [archive]).
      • Guide de la musique du Moyen Âge, sous la direction de Françoise Ferrand, Fayard 1999, 853 pages, p. 562-568.
      • Texte de présentation de Edward H. Roesner, CD Philippe de Vitry, motets & chansons par l’Ensemble Sequentia (Harmonia Mundi).
  1. Transcription par Ernest H. Sanders (lire en ligne [archive])

Bibliographie

Discographie

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Murs

Jean de Murs

(Redirigé depuis Johannes de Muris)
Jean de Murs
Biographie
Naissance

Normandie

Décès

Paris

Nom dans la langue maternelle
Johannes de Muris
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Mouvement
Genre artistique

Jean de Murs, aussi connu sous les noms Jean des Murs, Jean des Meurs ou Johannes de Muris (vers 1290 — vers 1351-1355) est un mathématicien, astronome, théoricien de la musique de l’ars nova, et ecclésiastique français. Les formes Jean de Murs, Jean des Murs et Jean de Meurs ne se trouvent que dans des documents tardifs.

Biographie

Il est né dans le diocèse de Lisieux à la fin du XIIIe siècle, peut-être dans une famille de petite noblesse car il est apparenté à Julien des Murs, secrétaire de Charles V.

En 1317, il propose une réforme du calendrier. Il a étudié à Évreux où il était en 1318. Il y fait des observations astronomiques en mars 1319 ; puis il a enseigné à la Sorbonne avec le titre de Magister artium en 1323 et 1324, date de rédaction de son Musica speculativa secundum Boecium.

En 1326 et 1327 on le retrouve à Fontevrault et de nouveau à Évreux en 1332 et 1333, peut-être comme rector scholarum. Le 14 mai 1333, en présence de la reine de Navarre Jeanne II, il observe une éclipse et note que le phénomène a débuté dix-sept minutes plus tôt que ce que notaient les tables alfonsines.

Pendant l’hiver 1336-37 il effectue d’autres observations astronomiques à Paris et rédige un opuscule proposant de compenser l’erreur due à l’utilisation du calendrier julien : supprimer toutes les années bissextiles pendant quarante ans… Ce qui le fit mander par le pape Clément VI à Avignon en 1344, pour sa réforme du calendrier – mais les travaux partagés avec un autre parisien, Firmin de Belleval, dans leur Epistola ad dominum papam Clementem VI super reformatione antiqui Kalendarii – ne sont pas source de réforme. Il semble que les tables alfonsines qui servent de base au travail de Jean aient suscité la méfiance des astronomes contemporains. Jean et Firmin corrigèrent donc seulement le calendrier lunaire, qui sert à la détermination de la fête de Pâques.

En 1342 il est un des chanoines à Mézières-en-Brenne (Indre), où il écrivit sans doute son ouvrage principal : Quadripartitum numerorum.

Théorie de la musique

Théoricien de la musique, il publie De sonis musicis sur les proportions mathématiques en musique et Ars novæ musicæ sur les intervalles en musique publié en 13191. Il publie ensuite Musica speculativa secundum Boethium en 1323 puis Libellus cantus mesurabilii.

C’est un des précurseurs de l’unification du quadrivium et ses théories sont enseignées à la Sorbonne et dans de nombreuses universités de France et d’Allemagne. Jean de Murs applique les proportions numériques à la musique polyphonique parce qu’il croit à l’existence de relations entre les proportions numériques de la musique et celles de l’univers.

Avec Philippe de Vitry, c’est un des fondateurs de l’Ars nova en France. Il présente le système mensuraliste de l’ars nova dans Notitia Artis Musicae en 1321

Œuvres

220px-Johannes_de_Muris_-_Proportions dans Calomnie

Johannes de Muris – Proportions.

Astronomie

      • Expositio intentionis Regis Alphonsi circa tabulas eiun (Paris, BN, Ms. 7281, unique exemplaire trouvé) Emmanuel Poulle (voir paragraphe Éditions) considère qu’il peut s’agir là de notes mises bout à bout dans des circonstances diverses et à des dates variables.
      • Epistola ad dominum papam Clementem VI super reformatione antiqui Kalendarii (Paris, BN, Ms. Lat. 15104, fos  50v-57v)

Il est aussi l’auteur d’une lettre à Clément VI où il prédit une catastrophe pour l’année 1357 (Paris, BN, Ms. Lat. 7443, fos  33-34v) 2

Mathématiques

Quelques opuscules assez peu originaux, touchants à l’arithmétique, la géométrie, l’algèbre ainsi que la trigonométrie.

      • Canon tabule tabularum (1321) C’est une table de multiplication en numérotation sexagésimale.
      • Arbor boeti de arte numerorum sumpta et ordinata (Sorbonne, 1324 – Paris, Ms. Lat. 16621, fol. 62v-64)
      • De arte mensurandi (Paris, Ms. Lat. 9410, fos  1-67 3)
      • Opus quadripartitum numerorum sive de mensurandi ratione (nov. 1341 – connu en cinq copies manuscrites) Les trois premiers chapitres sont consacrés à l’arithmétique pure et le dernier à l’arithmétique appliquée.

Musique

Voici le domaine où Jean des Murs a eu le plus d’influence, s’occupant de techniques relatives à la musique proportionnelle. Le musicologue Edmond de Coussemaker, lui avait attribué à tort le Speculum musice qui n’est pas de lui, mais de Jacques de Liège (on y trouve l’acrostiche Iacobus). Ce qui ramène à trois ouvrages certains et deux autres probables, outre deux courts écrits anonymes regroupés dans la section « Autres ».

      • Ars nove musice ou Notitia artis musice (entre 1319-1321 – dix manuscrits connus) Il s’agit d’un manifeste en faveur de l’Ars nova, dont il est avec Philippe de Vitry le grand propagateur.
      • Compendium musicæ practicæ ou Quæstiones super partes musicæ (v. 1322)4
      • Musica speculativa secundum Boetium (pub. juin 1322 – cinquante manuscrits connus). Il s’agit d’un abrégé du texte de Boèce exposant les principes de l’harmonie. Il fut obligatoire dans plusieurs universités d’Europe orientale au XIVe et XVe siècles.
      • Libellus cantus mensurabilis (v. 1340) Les manuscrits d’origines italiennes5 portant souvent la mention « secundum Johannem de Muris » les musicologues pensent qu’il s’agit-là d’un texte de disciples ou de notes de cours donnés par le maître.
      • Ars contrapuncti 4 S’il est authentifié ce serait le seul traité du genre de Jean des Murs, bien qu’il ne soit guère original.

Autres

Pas de certitude d’attribution.

      • Paris, BN, Ms. lat. 7378A, incipit : Omnes homines (v. 1320) Traité en trois livres.
      • Valde honorandus est beatus Joannes / Per gramma prothoparet.

Voir aussi

Éditions

      • Le « Quadripartitum numerorum » de Jean de Murs, introd. et éd. critique par Ghislaine L’Huillier, Paris, École des chartes, 1991, 661 p.
      • M. Gerbert, Scriptores ecclesiastici de musica sacra, III, St. Blasien, 1784, p. 249-283, 256-258, 292-301 et 312-315 (Ars nove musice), p. 301–306 (Compendium musicæ practicæ).
      • E. de Coussemaker, Scriptorium de musica medii ævi nova series, Paris, 1864–1876, III, p. 46–48 (Libellus cantus mensurabilis) et p. 56–68 (Ars contrapuncti).
Revues
      • Expositio intentionis Regis Alphosi circa tabulas eiun, commentaire par E. Poulle, dans AHDL, XLVII, 1980, p. 250–268.

Articles et chapitres sur Jean de Murs

      • Roger Aubert, « Jean des Murs », dans Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques, Letouzey et Ané, t. 27, p. 327 sqq., 2000.
      • Eugène Déprez, « Une tentative de réforme du calendrier sous Clément VI. Jean des Murs et la chronique de Jean de Venette », dans MÉFrR, XIX, 1899, p. 131–143.
      • Pierre Duhem, Le système du monde : histoire des doctrines cosmologiques de Platon à Copernic, vol. IV, Paris, 1916, p. 30–38 et 51–60 (analyse de l’Epistola ad dominum…), rééd. Hermann 1984 (OCLC 630456524).
      • Emmanuel Poulle, Les astronomes parisiens au XIVe siècle et l’astronomie alphonsine, Histoire littéraire de la France, Paris, de Boccard, t. 43:1, 2005, p. 1–54.
      • Thérèse Charmasson, « L’arithmétique de Roland l’Écrivain et le « Quadripartitum numerorum » de Jean des Murs », dans Revue d’histoire des sciences, XXXI, 1978, p. 173–176.

Notes et références

  1. Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, lat. app. cl. VIII/85 (coll. 3579), fos  11r-23v. Texte latin [archive]

Articles connexes

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_de_Bretagne

Anne de Bretagne

    • Page d’aide sur l’homonymie

      Pour les articles homonymes, voir Duchesse Anne et Anne de Bretagne (comédie musicale).

      Anne de Bretagne
      Illustration.
      Représentation d’Anne de Bretagne par Jean Bourdichon, détail d’une miniature des Grandes Heures d’Anne de Bretagne, vers 1503-1508, BNFNote 1.
      Titre
      Duchesse de Bretagne, comtesse de Montfort
      9 septembre 14889 janvier 1514
      (25 ans et 4 mois)
      Couronnement 10 février 1489
      Prédécesseur François II
      Successeur Claude
      Reine de France
      6 décembre 14917 avril 1498
      (6 ans, 4 mois et 1 jour)
      Couronnement 8 février 1492,
      en la basilique Saint-Denis
      Monarque Charles VIII
      Prédécesseur Charlotte de Savoie
      Successeur Jeanne de France
      8 janvier 14999 janvier 1514
      (15 ans et 1 jour)
      Couronnement 18 novembre 1504,
      en la basilique Saint-Denis
      Monarque Louis XII
      Prédécesseur Jeanne de France
      Successeur Marie Tudor
      Reine des Romains
      19 décembre 14906 décembre 1491
      (11 mois et 17 jours)
      Monarque Maximilien Ier
      Prédécesseur Catherine de Saxe
      Successeur Blanche-Marie Sforza
      Duchesse de Milan
      6 septembre 14995 février 1500
      (4 mois et 30 jours)
      17 avril 150016 juin 1512
      (12 ans, 1 mois et 30 jours)
      Prédécesseur Béatrice d’Este
      Successeur Claude de France
      Reine de Naples
      1er août 150129 décembre 1503
      (2 ans, 4 mois et 28 jours)
      Prédécesseur Isabelle des Baux
      Successeur Isabelle Ire de Castille
      Comtesse d’Étampes
      11 avril 15129 janvier 1514
      (1 an, 8 mois et 29 jours)
      Prédécesseur Gaston de Foix-Nemours
      Successeur Claude de France
      Biographie
      Dynastie Maison de Montfort
      Date de naissance 25 ou 26 janvier 1477
      Lieu de naissance Nantes (Duché de Bretagne)
      Date de décès 9 janvier 1514 (à 36 ans)
      Lieu de décès Blois (France)
      Sépulture Basilique de Saint-Denis
      Père François II de Bretagne
      Mère Marguerite de Foix
      Fratrie Isabeau de Bretagne
      Conjoint Maximilien de Habsbourg
      (1490-1492; reconnu nul)
      Charles VIII
      (1491-1498)
      Louis XII
      (1499-1514)
      Enfants Charles-Orland de France
      Charles de France
      François de France
      Anne de France
      Claude Couronne héraldique (3 branches trilobées)
      Renée de France
      Religion Catholicisme
      Résidence Palais ducal de Nantes, Château de Blois, Château d’Amboise

      Signature de Anne de Bretagne

      Anne de Bretagne
      Ducs de Bretagne
      Reines de France
      modifier Consultez la documentation du modèle

      Anne de Bretagne est née le 25 ou 26 janvier 1477 à Nantes et morte le 9 janvier 1514 (à 36 ans) à Blois. Par ascendance, elle est duchesse de Bretagne et comtesse de Montfort (1488-1514) et d’Étampes (1512-1514).

      Puis, par ses mariages, elle devient successivement reine des Romains (1490-1491) et reine de France (de 1491 à 1498, et de 1499 à 1514). Elle est également reine de Naples (1501-1503) et duchesse de Milan (1499-1500 et 1501-1512).

      Son travail de régence est central dans les modalités d’annexion qui aboutissent, après sa mort, à l’union du duché de Bretagne au royaume de France en 1532.

      Biographie

      Éducation

      Fille du duc de Bretagne François II (1435-1488) et de sa seconde épouse, la princesse de Navarre Marguerite de Foix (v. 1449-1486), Anne de Bretagne naît, selon les sourcesNote 2, le 25 ou le 26 janvier 1477 au château des ducs de Bretagne, à Nantes1. Nous ne savons rien de sa naissance, de son baptême ou de l’origine de son prénom2.

      De même, on conserve peu de traces de l’éducation d’Anne de Bretagne. Il est probable qu’elle reçoive l’éducation d’une jeune noble de son temps : elle apprend à lire et à écrire en français, peut-être un peu de latin. Contrairement à ce que l’on retrouve parfois dans l’historiographie bretonne, il est peu probable qu’elle ait appris le grec ou l’hébreu3 et elle n’a jamais parlé ni compris le breton, langue à laquelle les milieux nantais où elle évolue sont étrangers4. Elle est élevée par une gouvernante, sa marraine Françoise de Dinan, comtesse de Laval5. Elle a plusieurs précepteurs, tel son maître d’hôtel, le poète de cour Jean Meschinot (de 1488 à la mort de celui-ci en 1491), qui, lors des loisirs d’Anne, va chasser au faucon avec elle. On lui aurait peut-être enseigné la danse, le chant et la musique6.

      Héritière de Bretagne

      En cette période, la loi successorale est imprécise, établie principalement par le premier traité de Guérande, en 1365, par Jean IV. Celle-ci prévoyait la succession de mâle en mâle dans la famille des Montfort en priorité ; puis dans celle de Penthièvre. Or, côté Montfort, il ne reste qu’Anne (puis Isabeau) et côté Blois-Penthièvre, Nicole de Penthièvre. Cette dernière meurt le 3 janvier 1480 et les Penthièvre cèdent alors à Louis XI leurs droits sur le duché de Bretagne pour 50 000 écus. Anne de Beaujeu confirme cette vente en 1485 à la mort de Jean de Brosse, mari de Nicole de Penthièvre7.

      Si, par la naissance d’un frère, la princesse Anne perd la succession de Bretagne, elle doit recevoir une dot de 200 000 livres. Mais François II n’a pas d’héritier mâle, ce qui menace de replonger la Bretagne dans une crise dynastique, voire de faire passer le duché directement dans le domaine royal. François II étant en résistance contre les prétentions du roi de France, il décide de faire reconnaître héritière sa fille par les États de Bretagne, malgré le traité de Guérande. Ceci a lieu le 20 février 1486 à Rennes et accroît les oppositions au duc dans le Duché, la concurrence des prétendants au mariage avec Anne de Bretagne et mécontente l’entourage du roi de France8.

      La destin d’Anne est lié à la politique menée par ses parents, qui sont souverains du duché de Bretagne. François II promet en effet sa fille à différents princes français ou étrangers afin d’obtenir des aides militaires et financières, et de renforcer sa position contre le roi de France. La perspective pour ces princes de joindre le duché à leur domaine permet ainsi à François d’entamer plusieurs négociations de mariage et de nouer à cette occasion différentes alliances secrètes qui accompagnent le projet matrimonial. Anne devient l’enjeu de ces ambitions rivales, et son père, rassuré par la signature de ces alliances, peut se permettre de refuser différents projets et contrats de mariageNote 3. Ces calculs politiques conduisent ainsi aux fiançailles d’Anne avec ces différents princes d’Europe9 :

      Le vicomte Jean II de Rohan, autre héritier présomptif, propose, avec le soutien du maréchal de Rieux, le double mariage de ses fils François et Jean avec Anne et sa sœur Isabeau, mais François II s’y oppose.

      Duchesse de Bretagne

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      Anne, duchesse de Bretagne, promet de rembourser à ses oncle et tante le roi et la reine de Castille et d’Aragon les sommes qu’ils ont avancées pour la défense de la Bretagne contre le roi de France. Rennes, 7 septembre 1490. Charte scellée. Archives nationales.

      En 1488, la défaite des armées de François II à Saint-Aubin-du-Cormier, qui conclut la guerre folle, le contraint à accepter le traité du Verger, dont une clause stipule que François II ne pourra marier ses filles sans le consentement du roi de France10.

      À la mort de François II, le 9 septembre 1488, quelques jours seulement après sa défaite, s’ouvre une nouvelle période de crise qui mène à une dernière guerre franco-bretonne – le duc, sur son lit de mort, ayant fait promettre à sa fille de ne jamais consentir à l’assujettissement à son voisin le royaume de France, et au roi son ennemi. Avant de mourir, François II a nommé le maréchal de Rieux tuteur de sa fille, avec pour mission de la marier11. Le roi de France réclame la tutelle d’Anne et d’Isabeau, qui lui est refusée par Jean de Rieux, si bien que Charles VIII entre officiellement en guerre contre le duché de Bretagne le 7 janvier 1489. Le parti breton s’empresse alors, le 15 février 1489, de proclamer Anne duchesse souveraine légitime de Bretagne. Le 4 janvier 1490, la duchesse publie que seront reconnus coupables du crime de lèse-majesté ceux de ses sujets qui la trahiraient et qui rallieraient le camp du roi de France12.

      Épouse de Maximilien Ier, roi des Romains

      Dans la cathédrale de Rennes le 19 décembre 1490, Anne épouse en premières noces et par procuration le roi des Romains, Maximilien Ier, veuf de Marie de Bourgogne. Ce faisant, elle devient reine, conformément à la politique de son père.

      Ce mariage est une nouvelle provocation à l’égard du camp français, qui considère qu’il viole le traité du Verger et que la jeune épouse menace le royaume en ayant adhéré à la ligue que forment les rois d’Angleterre, d’Aragon et des Romains10. Il réintroduit un ennemi du roi de France en Bretagne, ce que leur politique a toujours tenté d’éviter aux XIVe et XVe siècles. De plus, il est conclu au mauvais moment : les alliés de la Bretagne sont occupés sur un autre front (siège de Grenade pour le roi de Castille, succession de Hongrie pour Maximilien d’Autriche), ce qui rend la procuration inopérante pendant neuf mois13.

      En dépit de renforts anglais et castillans venus soutenir les troupes ducales, le printemps 1491 voit de nouveaux succès de La Trémoille (déjà vainqueur à Saint-Aubin-du-Cormier), et, se posant en héritier, Charles VIII vient assiéger Rennes, où se trouve Anne, afin qu’elle renonce à ce mariage avec l’ennemi du royaume de FranceNote 4.

      Reine de France à la suite du mariage avec Charles VIII

      Après deux mois de siègeNote 5, sans assistance et n’ayant plus aucun espoir de résister, la ville se rend et Charles VIII, le jour où le parti breton se rallie au roi de France, y fait son entrée le 15 novembre. Les deux parties signent le traité de Rennes, qui met fin à la quatrième campagne militaire des troupes royales en Bretagne. Anne ayant refusé toutes les propositions de mariage avec des princes français, des fiançailles avec Charles VIII auraient été célébrées à la chapelle des Jacobins de Rennes le 17 novembre 149114 – selon la tradition historique. En réalité, aucune source d’époque ne prouve que cet événement, s’il a eu lieu, s’est passé aux Jacobins15. Puis Anne de Bretagne se rend, escortée de son armée (et donc supposée libre, ce qui était important pour la légitimité du mariage et du rattachement de la Bretagne16) jusqu’à Langeais pour les noces des deux fiancés. L’Autriche combat désormais sur le terrain diplomatique (notamment devant le Saint-Siège), soutenant que la duchesse vaincue a été enlevée par le roi de France et que leur descendance est donc illégitime.

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      Reconstitution en cire de l’union royale de Charles VIII et Anne dans la « salle du mariage » au château de LangeaisNote 6.

      Le 6 décembre 1491 à l’aube, Anne épouse officiellement, dans la grande salle du château de Langeais, le roi de France Charles VIII. Ce mariage est une union personnelle entre couronnes, il est discret et conclu sans l’accord du Pape. Il n’est validé qu’après coup par le pape Innocent VIII, qui se décide, en échange de concessions appréciables, à adresser à la cour de France, le 15 février 1492, l’acte de reconnaissance de nullité antidatéNote 7 du mariage par procurationNote 8 d’Anne avec Maximilien, et la dispense concernant la parenté au quatrième degré d’Anne et de Charles par la bulle du 15 février 149217. Par le contrat de mariage, signé la veille des noces, Anne institue Charles VIII, nouveau duc de Bretagne, comme prince consort, son procureur perpétuel. Le contrat comprend une clause de donation mutuelle au dernier vivant de leurs droits sur le duché de Bretagne. En cas d’absence d’héritier mâle, il est convenu qu’elle ne pourra épouser que le successeur de Charles VIII18. La donation royale, en cas de décès de Charles VIII, n’est cependant pas recevable : les droits de la couronne de France étant inaliénables, le roi n’en est pas le propriétaire mais seulement l’administrateur. Ce contrat n’officialise pas l’annexion de la Bretagne au domaine royal19, car il s’agit d’une union personnelle, entre deux couronnes. Ce n’est pas une union réelle. À la mort de Charles VIII, il y a séparation des couronnes (clause du contrat). Anne de Bretagne redevient souveraine légitime de son duché ; dès le deuxième jour d’avril 1498, elle rétablit la chancellerie en Bretagne. Rien ne l’oblige à se marier au roi de France.

      De cette union naissent six enfants, tous morts en bas âge20.

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      Charles VIII et Anne de Bretagne devant l’assemblée de tous les saints, miniature du Maître de la Chronique scandaleuse, vers 1493, BNF, Vélins 689.

      Par le mariage de 1491, Anne de Bretagne est reine de France. Son contrat de mariage précise qu’il est conclu « pour assurer la paix entre le duché de Bretagne et le royaume de France ». Il fait de Charles VIII son procureur perpétuel. Le 8 février 1492, Anne est sacrée et couronnée reine de France à Saint-Denis. Elle est la première reine couronnée dans cette basiliqueNote 9 et sacrée, « oincte, chef et poitrine », par André d’Espinay, archevêque de Bordeaux21. Son époux lui interdit de porter le titre de duchesse de Bretagne22. Gabriel Miron sera chancelier de la reine et premier médecin.

      Elle passe beaucoup de temps en grossesses (avec un enfant tous les quatorze mois en moyenne). Lors des guerres d’Italie, la régence est attribuée à Anne de Beaujeu, qui a déjà tenu ce rôle de 1483 à 1491. Anne de Bretagne est encore jeune et sa belle-sœur la suspecte23. Elle n’a qu’un rôle réduit en France comme en Bretagne et doit parfois accepter d’être séparée de ses enfants en bas-âge. Anne vit essentiellement dans les châteaux royaux d’Amboise, de Loches et du Plessis, ou dans les villes de Lyon, Grenoble ou Moulins (lorsque le roi est en Italie). À Amboise, Charles VIII fait faire des travaux, tandis qu’elle réside à côté, au Clos Lucé, où le roi lui fait construire une chapelle24.

      Elle devient reine de Naples et de Jérusalem après la conquête de Naples par Charles VIII.

      Duchesse de Bretagne et épouse de Louis XII, roi de France

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      Second couronnement d’Anne de Bretagne en 1504 à Saint-Denis, Waddesdon Manor, Ms.22.

      Dès la mort de Charles VIII, héritière légitime des droits des ducs de Bretagne sur le duché de Bretagne, elle reprend la tête de l’administration du duché de Bretagne (clause du contrat). Elle fait acte de souveraineté en tant que chef d’État du duché par les nombreux actes qu’elle adopte : elle restaure notamment la chancellerie de Bretagne au profit du fidèle Philippe de Montauban, nomme lieutenant général de Bretagne son héritier Jean de Chalon, convoque les états de Bretagne, émet une monnaie à son nom (une monnaie d’or à son effigieNote 10)25,26. Elle nomme aussi responsable du château de Brest son écuyer Gilles de Texue.

      Parmi ses poètes de cour, il faut mentionner l’humaniste Fauste Andrelin de Forlì, le chroniqueur Jean Lemaire de Belges et le rhétoriqueur français Jean Marot27. Elle prend également à son service les musiciens les plus célèbres de son temps : Johannes Ockeghem, Antoine de Févin, Loyset Compère, Jean Mouton28. Anne de Bretagne est sans aucun doute la première reine de France à apparaître comme une mécène29 recherchée par les artistes et auteurs de son époque30.

       dans Luraghi

      Médaille d’Anne de Bretagne réalisée pour son passage à Lyon en 1499.

      Trois jours après la mort de son époux, le principe du mariage avec Louis XII est acquis31, à la condition que Louis obtienne la reconnaissance de nullité de son mariage avant un an. Elle retourne pour la première fois en Bretagne en octobre 1498, après avoir échangé une promesse de mariage avec Louis XII, à Étampes, le 19 août, quelques jours après le début du procès en reconnaissance de nullité de l’union entre Louis XII et Jeanne de France32.

      Un contrat de mariage qui rend sa souveraineté au duché de Bretagne

      Le contrat de son troisième mariage, en 1499, est conclu dans des conditions radicalement différentes de celles du second. À l’enfant vaincue a succédé une jeune reine douairière et duchesse souveraine de l’État breton désormais incontestée, en face de qui l’époux est un ancien allié, ami et prétendant. Contrairement aux dispositions du contrat de mariage avec Charles VIII, le nouveau lui reconnaît l’intégralité des droits sur la Bretagne33 comme seule héritière du duché et le titre de duchesse de Bretagne. Anne de Bretagne, souveraine du duché, et Louis XII souverain pour le royaume de France signent le contrat de mariage de la reine qui est une union personnelle entre les deux couronnes, ducale et royale, par la rédaction de deux actes, — deux lettres ; une, publiée le 7, pour le mariage, cinq clauses, et l’autre, publiée le 19 janvier 1499, traite des généralités du duché comprenant treize clauses34 —, Traité de Nantes35 du 1er janvier 1499, avec le roi Louis XII36,37

      Ce n’est pas une union réelle des territoires au point de vue juridique et du droit des gens. Ces actes définissent le statut légal de la Bretagne : « L’Acte authentique qui réglait le droit public de la province [de Bretagne] était encore le contrat de mariage de la reine Anne avec Louis XII. Or cet Acte assurait l’indépendance du Duché, car il stipulait formellement que la Reine en conservait personnellement la propriété, et que celle-ci passerait non pas à l’héritier du trône [de France], mais au second fils [ou fille] qui naîtrait du mariage… la pleine propriété revenant aux héritiers naturels de la reine. »38 à la mort des 2 souverains.

      Le contrat33 affirme aussi clairement que le duché de Bretagne reviendra au deuxième enfant, mâle ou femelle « et s’il avenoit que d’eux deux en ledit mariage n’issist ou vinst qu’un seul enfant masle, que cy-après issent ou vinssent deux ou plusieurs enfans masles ou filles, audit cas, ils succéderont pareillement audit duché, comme dit est »39,40 – clause qui ne sera pas respectée par la suite. Renée sera déshéritée au profit de son aînée, Claude de France, et surtout du mari de cette dernière, François Ier. Pour le moment, le pouvoir régalien en Bretagne est exercé par Louis XII, en tant que duc par mariage (jure uxoris), prince consort uniquement usufruitier, quoique les décisions soient prises au nom de la duchesse. Anne vit à Blois, où la présence de la duchesse de Bretagne est partout signée. Elle fait édifier le tombeau de ses parents en la cathédrale de Nantes (où son cœur reviendra également, selon ses dernières volontés) avec les symboles des 4 vertus (prudence, force, tempérance justice) qu’elle aura toujours essayé de porter. Tous les arts italiens seront appréciés par cette reine de plus en plus cultivée. Durant la maladie de Louis XII, elle fait un tour de la Bretagne (mais pas le Tro Breiz, contrairement à ce qui est souvent raconté3).

      Leur fille Claude de France, héritière du duché, est fiancée à Charles de Luxembourg en 1501, pour faciliter la conduite de la 3e guerre d’Italie en renforçant ainsi l’alliance espagnole, et pour convenir au dessein d’Anne de lui faire épouser le petit-fils de son premier mari Maximilien d’Autriche. Ce contrat de mariage est signé le 10 août 1501 à Lyon par François de Busleyden, archevêque de Besançon, Guillaume de Croÿ, Nicolas de Rutter et Pierre Lesseman, les ambassadeurs du roi Philippe Ier le Beau le Beau, père de Charles de Luxembourg. Les fiançailles sont annulées quand le risque d’encerclement plus complet du royaume peut être évité par l’absence d’un dauphin, à qui le contrat de mariage de Louis et Anne aurait interdit d’hériter de la Bretagne. C’est désormais au futur François Ier que sa fille est fiancée. Anne refusera jusqu’au bout ce mariage, qui aura lieu quatre mois après sa mort, et tentera de revenir à l’alliance matrimoniale avec le futur Charles Quint. C’est à ce moment que, mécontente de cette alliance, elle commence son « tour de Bretagne », visitant bien des lieux qu’elle n’avait jamais pu fréquenter enfant. Officiellement, il s’agit d’un pèlerinage aux sanctuaires bretons (elle se rend notamment à Saint-Jean-du-Doigt et à Locronan41), mais, en réalité, il correspond à un voyage politique et à un acte d’indépendance qui vise à affirmer sa souveraineté sur ce duché. De juin à septembre 1505, ses vassaux la reçoivent fastueusement. Elle en profite pour s’assurer de la bonne collecte des impôts et pour se faire connaître du peuple à l’occasion de festivités, de pèlerinages et d’entrées triomphales dans les villes du duché42.

      Une souveraine cultivée et mécène

      La reine possédait sa propre bibliothèque contenant une cinquantaine d’ouvrages sur la religion, la morale ou l’histoire43. On y trouve notamment des livres d’heures : les Grandes Heures (commande à Jean Bourdichon), les Petites Heures, les Très Petites Heures, les Heures (inachevées), la Vie de sainte Anne, les Vies des femmes célèbres de son confesseur Antoine Dufour, le Dialogue de vertu militaire et de jeunesse française44. Un Livre d’heures d’Anne de Bretagne, illuminé par Jean Poyer, est commandé par Anne pour Charles-Orland45.

      Une partie venait de ses parents. Elle en a commandé elle-même plusieurs et quelques-uns lui ont été offerts. Enfin, ses deux maris possédaient aussi de nombreux ouvrages (environ un millier sont ramenés à la suite de la première guerre d’Italie).

      • Différentes miniatures de dédicace de livres commandés par Anne de Bretagne
      • L'éditeur Antoine Vérard donnant son ouvrage Le Trésor de l'Âme à Anne de Bretagne, BNF, Vélins350 f6r.

        L’éditeur Antoine Vérard donnant son ouvrage Le Trésor de l’Âme à Anne de Bretagne, BNF, Vélins350 f6r.

      • Anne de Bretagne recevant de son confesseur Antoine Dufour le manuscrit des Vies des femmes célèbres.

        Anne de Bretagne recevant de son confesseur Antoine Dufour le manuscrit des Vies des femmes célèbres.

      • l'auteur Claude de Seyssel donnant son ouvrage à sa commanditaire Anne de Bretagne

        l’auteur Claude de Seyssel donnant son ouvrage à sa commanditaire Anne de Bretagne

      • Jean Marot remet son ouvrage à Anne de Bretagne

        Jean Marot remet son ouvrage à Anne de Bretagne

      • Des miniatures qui montrent le travail diplomatique et politique d’Année de Bretagne, par l’écriture de lettres
      • Anne de Bretagne écrivant à Louis XII (1508)

        Anne de Bretagne écrivant à Louis XII (1508)

      • Anne de Bretagne donnant une lettre à un messager à destination de Louis XII (1508)

        Anne de Bretagne donnant une lettre à un messager à destination de Louis XII (1508)

      • Anne de Bretagne écrit à Louis XII (1508)

        Anne de Bretagne écrit à Louis XII (1508)

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      Mort et sépulture

      220px-Exposition_du_corps_d%27Anne_de_Bretagne_dans_la_grande_salle_du_ch%C3%A2teau_de_Blois dans NEMROD34

      Exposition du corps d’Anne de Bretagne dans la grande salle du château de Blois, par le Maître des Entrées parisiennes, Commémoration de la mort d’Anne de Bretagne de Pierre Choque, 1514, Bibliothèque de Rennes, Ms.332.

      Usée par les nombreuses maternités et les fausses couches, atteinte de la gravelle, elle meurt le 9 janvier 1514 vers six heures du matin au château de Blois, après avoir dicté par testament la partition de son corps (dilaceratio corporis, « division du corps » en cœur, entrailles et ossements) avec des sépultures multiples, privilège de la dynastie capétienne. Elle permet ainsi la multiplication des cérémonies (funérailles du corps, la plus importante, et funérailles du cœur) et des lieux (tombeaux de corps et de cœur)46.

      La reine Anne de Bretagne est inhumée dans la nécropole royale de la basilique de Saint-Denis. Ses funérailles sont d’une ampleur exceptionnelle : elles durent quarante jours et inspirent toutes les funérailles royales jusqu’au XVIIIe siècle. À cette occasion, le héraut d’armes de Bretagne Pierre Choque prononce pour la première fois le cri funèbre : « La reine est morte ! la reine est morte ! la reine est morte ! »47.

      Selon sa volonté, son cœur a été placé dans un cardiotaphe en or rehaussé d’émail, cette boîte en or étant enfermée dans une autre boîte en plomb puis une autre en fer. L’ensemble est transporté à Nantes en grande pompe pour être déposé, le 19 mars 1514, en la chapelle des Carmes. S’y trouve le tombeau de François II de Bretagne, qu’elle a fait réaliser pour ses parents, son cœur est placé à la tête du tombeau. Saisi durant la Révolution, l’écrin est transféré à la Monnaie de Paris, où il manque de peu d’être fondu48.

      Après sa mort en 1514, Louis XII n’est qu’usufruitier du Duché de Bretagne. Il n’en est pas propriétaire, et la mort de Louis XII mettra fin à l’union personnelle en janvier 1515 (clause du Traité de Nantes de 1499).

      Le mausolée à double étage de Louis XII et d’Anne de Bretagne, sculpté en marbre de Carrare, est installé dans la basilique de Saint-Denis en 1830. Le dais à arcades, les bas-reliefs du socle sarcophage illustrant les victoires de Louis XII (bataille d’Agnadel, entrée triomphale à Milan), les statues des douze apôtres et des quatre vertus cardinales sont l’œuvre des frères Juste, sculpteurs italiens qui en ont reçu la commande en 1515. Les transis (dont le réalisme a poussé à faire figurer sur leur abdomen l’ouverture recousue pratiquée lors de leur éviscération50) et les orants devant un prie-Dieu couronnant la plate-forme sont attribués à Guillaume Regnault51. Ce tombeau est profané pendant la Révolution, le 18 octobre 1793, leurs corps étant jetés dans une fosse commune. Alexandre Lenoir sauve en grande partie le monument qui est restauré et conservé dans le musée des monuments français en 1795 avant d’être restitué à la basilique royale sous la Seconde Restauration52.

      Généalogie

      Ascendance

      COA fr BRE.svg Jean IV
      (1339-1345-1399)
      Jeanne de Navarre
      (1370-1437)
      Richard (1395-1438)
      Comte d’Étampes
      Marguerite d’Orléans Gaston IV de Foix-Béarn Éléonore de Navarre
      Marguerite de Bretagne
      (1443-1469)
      COA fr BRE.svg François II
      (1433-1458-1488)
      Marguerite de Foix
      (-1486)
      Blason famille fr Chalon Orange.svg Jean de Chalon
      (1443-1502)
      Anne de Bretagne
      (1477-1514)
      Isabeau de Bretagne
      (1478-1490)

       

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      Ascendance d’Anne de Bretagne

      Descendance

      220px-Loire_Indre_Tours6_tango7174 dans Perversité

      Tombeau de Charles-Orland et Charles, à la cathédrale Saint-Gatien de Tours.

      De son mariage avec Charles VIII elle eut de nombreuses fausses couches et six enfants, tous morts en bas âge :

      De son mariage avec Louis XII sont issus :

      Par Claude de France, dont la fille aînée Marguerite a épousé le duc de Savoie, Anne de Bretagne est l’ancêtre de Victor-Emmanuel de Savoie, actuel prétendant au trône d’Italie. Par son petit-fils Henri II, Anne est aussi l’ancêtre de Charles de Habsbourg-Lorraine, actuel prétendant au trône d’Autriche-Hongrie.

      Par Anne d’Este, fille aînée de Renée de France, Anne de Bretagne eut également descendance, notamment dans la maison de Guise et celle de Savoie-Nemours.

      Le premier descendant d’Anne de Bretagne par succession cognatique est le chef de la Maison Royale de Bavière, François de Bavière.

      Ses emblèmes et devises

      220px-Nantes._Cath%C3%A9drale._Blason_de_Bretagne._Cordeli%C3%A8re dans Politique

      Clef de voûte de la cathédrale de Nantes

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      Blason d’Anne de Bretagne, les armes de son époux royal (fleurs de lys) à senestre, celles de son père (queues d’hermine) à dextre.

      Anne avait hérité de ses prédécesseurs les emblèmes dynastiques bretons : hermine passante (de Jean IV), d’hermine plain (de Jean III), cordelière (de François II). Veuve de Charles VIII, elle s’inspire de cette figure paternelle pour créer en 1498 l’ordre de la Cordelière54.

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      Lettres couronnées L A de Louis XII et d’Anne avec leurs armes d’alliance entourées du collier de Saint-Michel et de la cordelière sur le fronton de la porte d’entrée de la chapelle du château de Blois.

      Elle fit usage aussi de son chiffre, la lettre A couronnée, de la devise Non mudera (« je ne changerai pas »), et d’une forme particulière de la cordelière paternelle, nouée en 8. Ses emblèmes furent joints, dans la décoration de ses châteaux et manuscrits, avec ceux de ses maris : l’épée enflammée pour Charles VIII et le porc-épic pour Louis XII. Elle avait également comme devise Potius mori quam foedari : « Plutôt mourir que déshonorer », ou « Plutôt la mort que la souillure » (en breton : « Kentoc’h mervel eget bezañ saotret »). Cette devise a été utilisée par les ducs de Bretagne dès avant Jean IV.

      On retrouve son blason dans de nombreux lieux où elle est passée, ou liés à ses fonctions (principalement de duchesse ou de reine) :

      Postérité

      Dernière duchesse de Bretagne et deux fois reine de France, Anne de Bretagne est, avec saint Yves, un des personnages historiques les plus populaires de Bretagne.

      En 2014, pour le 500e anniversaire de sa mort, plus d’une quarantaine d’événements sont organisés dans les cinq départements bretons58.

      La noblesse bretonne, voulant préserver ses privilèges comme ses prérogatives, s’évertue à prouver par l’intermédiaire de l’historiographie régionale que sa dernière duchesse a résisté à cette annexionNote 11. Anne de Bretagne reste depuis lors dans la mémoire bretonne un personnage soucieux de défendre le duché face à l’appétit de la France. Parallèlement, elle est élevée dans la mémoire nationale comme un symbole de paix et de concorde dans le royaume dont elle a été sacrée la mère59.

      Le destin posthume d’Anne de Bretagne est composé d’images déformées par son histoire façonnée par les calculs politiques et les jeux de propagande. D’où la nécessité de séparer l’historiographie objective d’Anne de Bretagne de l’imaginaire collectif qui fait régulièrement appel à cette référence culturelle dans des supports publicitaires, des spectacles et manifestations folkloriques, et de dépasser la vision antagoniste de certains historiens qui poursuivent, avec ce personnage, une mythification de son histoire, et une historiographie nationale voulant forger le mythe d’une nation française une et indivisible60.

      Représentations

      C'est l'été, saison des concerts divers et variés dans AC ! Brest

      Statue d’Anne de Bretagne dans la série Reines de France et Femmes illustres du jardin du Luxembourg à Paris (XIXe siècle).

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      Jean Boucher, L’Union de la Bretagne et de la France (1911). Monument représentant la duchesse Anne et le roi Charles VIII. Situé dans la niche centrale de la façade de l’hôtel de ville de Rennes depuis 1911, il fut détruit par des séparatistes bretons lors de l’attentat du 7 août 1932 à Rennes.

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      Détail de la statue due à Dominique Molknecht et située cours Saint-Pierre, à Nantes.

      De son vivant, les propagandes royales de Charles VIII puis de Louis XII ont présenté Anne de Bretagne en reine parfaite, symbole de l’union et de la paix entre le royaume de France et le duché de Bretagne (tradition populaire de la « bonne duchesse »). L’Autriche de Maximilien, évincée du mariage, a porté un autre regard sur ces événements. Au cours des siècles, les historiens et l’imaginaire populaire ont présenté une Anne de Bretagne parfois différente, lui attribuant des actes ou des caractéristiques physiques et psychologiques qui ne sont pas nécessairement attestés par des éléments historiques.

      Après sa mort, elle tombe progressivement dans l’oubli dans l’historiographie nationale jusqu’au milieu du XIXe siècle, à la différence de l’historiographie bretonne. La noblesse bretonne commande une nouvelle histoire du duché, Histoire de Bretagne écrite de 1580 à 1582 par Bertrand d’Argentré, qui fonde une historiographie régionale faisant d’Anne de Bretagne la femme qui a conservé l’autonomie du duché malgré ses mariages avec deux rois de France. Si cette historiographie bretonne de propagande ne peut nier l’inaction de la reine pendant le règne de Charles VIII, elle amplifie l’emprise de la reine sur Louis XII19. Les celtomanes puis les régionalistes bretons cherchent, dès la fondation en 1843 de l’Association bretonne, un personnage capable d’incarner leur idéal de renouveau agraire et régional, tout en manifestant leur attachement à la nation française61. Leur choix se porte sur la figure mythique et folklorique de la duchesse Anne, qui est progressivement dotée, dans les histoires de Bretagne, du costume breton et qui la présentent comme une Bretonne proche du peuple (d’où la légende de la « duchesse en sabots »)62,63.

      Plusieurs mythes entourent désormais Anne de Bretagne : celui d’une femme contrainte à un mariage forcé avec Charles VIII ; celui d’une duchesse bretonne attachée à l’indépendance et au bonheur de son duché ou, au contraire, d’une reine symbole de l’union et de la paix entre la Bretagne et la France60.

      Présente après la guerre franco-allemande de 1870 dans les revendications régionalistes, la figure de la duchesse Anne est également récupérée par la propagande de la Troisième République (France) qui reprend la tradition antique et aristocratique du culte des grands personnages. Enjeu mémoriel et politique, elle incarne pour ces derniers la soumission de le Bretagne à la couronne de France puis aux intérêts français de la République64. Au XXe siècle, elle nourrit l’inspiration de l’iconographie touristique pour promouvoir la patrimoine breton et s’accompagne d’une appropriation identitaire à des fins commerciales65.

      Cette figure hautement symbolique explique la parution, depuis 200 ans, d’une cinquantaine de livres à son sujet qui n’ont pas fini d’en donner une vision contrastée, entre un Georges Minois qui la présente comme une personne « bornée, mesquine et vindicative » et un Philippe Tourault qui en fait une « personnalité tout à fait riche et positive, ardemment attachée à son pays et à son peuple »66.

      Littérature

      Télévision

      Théâtre

      Musique

      • Requiem d’Anne de Bretagne, messe composé par Antoine de Févin.
      • La lingua profetica del Taumaturgo di Paola de Giacomo Antonio Perti, 1700Note 12.
      • Gilles Servat évoque sa vie dans la chanson Koc’h ki gwenn ha koc’h ki du.
      • Anne de Bretagne, un opéra breton avec en rôle-titre Agnès Bove.
      • Si mort a mors, poème anonyme datant de ses funérailles, et repris par Tri Yann. D’autres chansons du répertoire du groupe font référence à la duchesse, notamment l’instrumental Anne de Bretagne de l’album Portraits en 1995.
      • Anne de Bretagne, opéra folk-rock de l’auteur-compositeur nantais Alan Simon, dont les deux premières représentations ont eu lieu les 29 et 30 juin 2009 au château des ducs de Bretagne, à Nantes. Cécile Corbel y interprète le rôle d’Anne de Bretagne69.
      • Dans la chanson C’est un pays, Soldat Louis évoque « une duchesse encore enfant qui s’est fait mettre d’une manière royale ».
      • Le groupe Stetrice l’évoque en chantant « Mais ici honte à qui délaisse la volonté de la duchesse » dans sa chanson Naoned e Breizh, de l’album homonyme en 2011.
      • Un festival Anne de Bretagne itinérant a lieu chaque année dans une ville de Loire-Atlantique depuis 1995, par exemple en 2016 à Châteaubriant70.

      Bâtiments

      Sites historiques

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      L’église Saint-Pierre de Montfort-l’Amaury. Reconstruite, en lieu et place d’une église médiévale du XIe siècle, à la demande d’Anne de Bretagne.

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      La tour Anne-de-Bretagne à Montfort-l’Amaury.
      • Le château des ducs de Bretagne, à Nantes est conçu comme une forteresse dans le contexte de la lutte pour l’indépendance du duché de Bretagne. Le système défensif du château est composé de sept tours reliées par des courtines et un chemin de ronde. Depuis le début des années 1990, la ville de Nantes a mis en œuvre un programme de restauration et d’aménagement de grande envergure pour mettre en valeur ce site patrimonial en plein centre-ville, emblématique de l’histoire de Nantes et de la Bretagne. L’édifice restauré accueille le musée d’histoire de Nantes installé dans 32 salles.
      • Le manoir de la vicomté, dit « Le Bailliage » à Montreuil-l’Argillé (Eure) datant du XVe siècle est, depuis 1949 inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques71. Le manoir aurait été un pavillon de chasse, propriété d’Anne de Bretagne et de Louis XII[réf. nécessaire].
      • La tour Anne-de-Bretagne, tour du XVe siècle, construite à Montfort-l’Amaury (Yvelines), classée monument historique en 186272.
      • L’église Saint-Pierre de Montfort-l’Amaury (Yvelines) : église des XVe et XVIe siècles, d’une taille impressionnante et rare pour une petite cité, construite par la volonté d’Anne de Bretagne en lieu et place d’une église médiévale du XIe siècle.
      • Les Bains de la Reine dénommés aussi pavillon d’Anne de Bretagne, à Blois, classé aux monuments historiques73.

      Autres sites

      Nombre de noms de rues, lieux et bâtiments portent son nom :

      • rues Anne-de-Bretagne ou duchesse-Anne un peu partout en Bretagne, mais aussi à Langeais. Boulevard de la Duchesse-Anne à Rennes ;
      • place Duchesse-Anne à Nantes, ainsi qu’à Quiberon ;
      • les maisons d’Anne de Bretagne, à Guingamp, Morlaix, Saint-Malo et quelques autres villes, sont supposées avoir accueilli la duchesse lors de son tour de Bretagne (et non le Tro Breizh, ce pèlerinage des sept saints de Bretagne étant confondu avec celui du Folgoët qu’elle réalise le 29 août 1505 en exécution d’un vœu si le roi guérissait, pèlerinage prolongé par le tour de la Bretagne pendant trois mois)3 ;
      • lycée Anne-de-Bretagne à Locminé74 ;
      • collège Anne-de-Bretagne à Rennes75, à Saint-Herblain76 ;
      • écoles :
        • école publique de la Duchesse Anne à Rennes,
        • école publique Anne de Bretagne, à Locronan ;
      • pont Anne-de-Bretagne à Nantes ;
      • hôtels :
      • maison, rue et centre commercial Anne-de-Bretagne à Lesneven, où elle séjourna quelques jours lors de son pèlerinage au Folgoët.

      Hors de Bretagne :

      Objets

      Liés à la vie d’Anne

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      Couronne en bronze doré à fleurs de lys incrustée de cabochons offerte en 1505 par la duchesse Anne de Bretagne à la frairie de Trescalan.

      En 1505, la reine Anne fit cadeau de trois couronnes de mariage liées, selon plusieurs traditions historiographiques concordantes, aux relations qu’elle a entretenues avec les cités de la presqu’île guérandaise60 :

      On attribue à Anne de Bretagne le don du grand calice et de sa patène en argent doré présents dans le trésor de Saint-Jean-du-Doigt. Ces œuvres réalisées selon la tradition par Guillaume Floch, sont en fait plus anciennes, leur inspiration étant clairement Renaissance italienne79.

      Créés ou nommés en hommage à Anne

      Le Duchesse Anne est un voilier trois-mâts amarré en tant que bateau musée dans le musée portuaire de Dunkerque.

      Un timbre à son effigie est édité par La Poste début 2014 pour marquer le 500e anniversaire de sa mort80.

      Une rose baptisée du nom d’« Anne de Bretagne » a été obtenue en 1979 par la rosiériste française Louisette Meilland.

      Nourriture et boissons

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      Verre à bière Duchesse Anne.
      • Duchesse Anne, nom d’une bière créée en Bretagne par la brasserie Lancelot en 1996.
      • Étiquette de camembert dans les années 1930.
      • Cuvée de vin par l’ordre des Chevaliers BretvinsNote 13 créée en 201481.

      Croyances populaires

      Article détaillé : Plan routier breton.

      Contrairement à une croyance populaire, la gratuité des routes en Bretagne n’est pas due à Anne de Bretagne, mais au Comité d’étude et de liaison des intérêts bretons (Celib), créé en 1950. Le plan routier breton proposé par le Celib dans le cadre du deuxième plan français d’aménagement du territoire est mis en place par le comité interministériel d’aménagement du territoire du 9 octobre 1968, qui valide la création d’un réseau à quatre-voies moderne, sans péages, destiné à compenser la géographie péninsulaire bretonne.

      Notes et références

      Notes

    • En robe de soie à larges manches à parements doublés de fourrure, qui porte sur un béguin de soie blanche un chaperon noir cerclé d’un rang de joyaux. Cette coiffure évoluera en bonnet-chaperon. Source : Didier Le Fur, Anne de Bretagne, Guénégaud, 2000, p. 63.
    • « Si Alain Bouchart, dans ses Grandes Chroniques de Bretagne met en avant la date du 25 janvier, d’autres auteurs contemporains, tel Jean de Penguern dit Dizarvoez, dans sa Généalogie de très haulte, très puissante, très excellente et très chrétienne royne de France et duchesse de Bretagne (1510), proposent le 26 janvier pour sa naissance » (cf. Collectif, Anne de Bretagne. Une histoire, un mythe, Somogy, 2007, p. 21). Le 25 janvier 1477 correspond au 15 janvier 1477 ancien style (en ancien style, l’année commençait à Pâques).
    • À cette époque, les projets matrimoniaux ne se concrétisent qu’après de longs calculs politiques et d’âpres négociations, les promis n’étant parfois pas nés au moment du contrat. Ces projets peuvent donc varier au rythme des aléas politiques et beaucoup d’entre eux n’aboutissent pas. (cf. Didier Le Fur, Anne de Bretagne, Guénégaud, 2000, p. 17.
    • Yolande Labande-Mailfert, dans Charles VIII et son milieu (1470-1498) – La jeunesse au pouvoir (1975) montre en effet que le camp royal a été long à se décider au mariage breton, qui lui faisait abandonner le mariage bourguignon Voir aussi Dominique Le Page et Michel Nassiet, L’Union de la Bretagne à la France. Morlaix : Éditions Skol Vreizh, 2003. (ISBN 2-911447-84-0).
    • Le 27 octobre 1491, convoqués à Vannes par Charles VIII, les États de Bretagne conseillent à Anne d’épouser le roi de France.
    • Cette reconstitution, accompagnée d’une bande-son, met en scène l’établissement du contrat de mariage qui a eu lieu dans la salle des gardes du château (scène de droite), et la cérémonie religieuse qui a eu lieu à l’étage (scène de gauche). Quinze personnages en cire et à taille réelle, réalisés par le sculpteur Daniel Druet et mis en costume par Daniel Ogier en 1987, sont présentés : Charles VIII et Anne de Bretagne (en robe de brocart d’or garnie de 160 peaux de zibeline et sur laquelle a été brodé à la hâte l’ordre de Saint-Michel), derrière à gauche Anne et Pierre de Beaujeu, à droite les évêques Louis et Georges d’Amboise, trois demoiselles d’honneur, enfin deux soldats de la garde du roi ; le chancelier de France Guillaume de Rochefort donne lecture du contrat établi par le notaire de apostolique Pierre Bourreau assis à sa droite, devant les témoins Louis d’Orléans et le prince d’Orange. Source : Geneviève-Morgane Tanguy, Les jardins secrets d’Anne de Bretagne, Fernand Lanore, 1991, p. 42.
    • Sous date rétroactive du 5 décembre 1491.
    • Ce mariage par procuration fut ainsi considéré comme n’ayant jamais existé grâce au droit canonique qui pouvait invalider le mariage non consommé et une cérémonie entérinée par le nombre de personnes non prévu par ce droit.
    • Les reines étaient communément couronnées dans la cathédrale Notre-Dame de Reims ou la Sainte-Chapelle.
    • La cadière portant sur l’avers la mention traduite du latin « Anne reine des Français par la grâce de Dieu et duchesse des Bretons » et sur le revers l’antique devise des monnaies royales « Que le nom de Dieu soit béni ».
    • Afin d’asseoir ses revendications, cette noblesse commanda une nouvelle histoire du duché, Histoire de Bretagne écrite de 1580 à 1582 par Bertrand d’Argentré.
    • « Cet oratorio est la seule et unique œuvre du patrimoine musical mettant en scène les personnages clés de l’histoire de l’alliance du duché de Bretagne au royaume de France : Charles VIII, la reine-duchesse Anne et Louise de Savoie, tous réunis autour du thaumaturge François de Paule », in plaquette de présentation du 29e festival de Lanvellec, octobre 2015.
  1. Bret vient de la « petite Brette » ou « chère Brette », surnom donné à Anne de Bretagne par Louis XII, dans l’intimité.

Références

Annexes

Bibliographie

Sources anciennes

      • Commémoration de la mort d’Anne de Bretagne, par Pierre Choque (lire en ligne [archive] sur le site des Tablettes rennaises). Ce manuscrit a été publié peu après le décès d’Anne de Bretagne pour relater l’événement.

Études historiques

Vulgarisations

      • Michel de Mauny, Anne de Bretagne : ce cœur qui a tant aimé la Bretagne, Londres, Celtics Chadenn, 2002 (ISBN 978-2-847-22017-9)
      • Mireille Lesage, Anne de Bretagne : l’hermine et le lys, Paris, Éditions Télémaque, 2011 (ISBN 978-2-7533-0122-1, OCLC 725889595).
      • Philippe Rault, Les drapeaux bretons de 1188 à nos jours, Spézet, éditions Coop breizh, 1998 (BNF 37079638)
      • Geneviève-Morgane Tanguy, Les Jardins secrets d’Anne de Bretagne, F. Sorlot — F. Lanore, 1991
      • Geneviève-Morgane Tanguy, Sur les pas d’Anne de Bretagne, Ouest-France, coll. « Itinéraires de l’histoire », 2003, 126 p. (ISBN 978-2-7373-3107-7, BNF 38978883)
        Réédition : 2007, (ISBN 978-2-7373-4286-8).

Articles

Mémoires de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne : volume consacré à Anne de Bretagne, t. LV, Rennes, Shab, 1978 (lire en ligne [archive])

      • Barthélemy-Amédée Pocquet du Haut-Jussé, « Anne de Bretagne. Réponse à quelques contestations », p. 5-16 ; (lire en ligne [archive])
      • Yvonne Labande-Mailfert, « Le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII, vu par Erasme Brasca », p. 17-42 ; (lire en ligne [archive])
      • Michael Jones, « Les manuscrits d’Anne de Bretagne, reine de France, duchesse de Bretagne », p. 43-82 ; (lire en ligne [archive])
      • Jacques Bréjon de Lavergnée, « L’Emblématique d’Anne de Bretagne, d’après les manuscrits à peintures (xve – xvie siècles) », p. 83-96 ; (lire en ligne [archive])
      • Auguste-Pierre Segalen, « Esquisse d’un état des recherches sur « Anne de Bretagne et la littérature de son temps » (1477-1514) », p. 97-110. (lire en ligne [archive])

Articles connexes

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Liens externes

Bases de données et dictionnaires

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Affaire des tueurs francs-maçons : deux chefs d’entreprise de Toulouse mis en examen

Encore deux chefs d’entreprise !

Rappelons qu’ils sont toujours considérés comme des petits saints dans toutes les administrations françaises et tous les syndicats de la fonction publique, notamment ceux de l’extrême-gauche…

On attend la suite avec impatience.

 

 

https://www.lefigaro.fr/faits-divers/officine-criminelle-de-francs-macons-deux-chefs-d-entreprise-mis-en-examen-20220812

Officine criminelle de francs-maçons : deux chefs d’entreprise mis en examen

Par Le Figaro avec AFP

Publié le 12/08/2022 à 11:57, Mis à jour le 12/08/2022 à 12:04
Écouter cet article i

02:46/02:46

Pierre T., gérant d'une entreprise de construction à Toulouse, et son partenaire Alain M., ont été mis en examen le 24 juin.

Pierre T., gérant d’une entreprise de construction à Toulouse, et son partenaire Alain M., ont été mis en examen le 24 juin. beatrice prève / stock.adobe.com

 

Pierre T. et son partenaire Alain M. sont soupçonnés d’avoir commandité une violente agression à des membres d’une officine dirigée par des francs-maçons.

Deux chefs d’entreprise ont été mis en examen en juin à Paris, soupçonnés d’avoir commandité une violente agression pour se faire payer une dette, via des membres d’une officine dirigée par des francs-maçons qui aurait organisé une série de crimes, selon deux sources proches du dossier.

Pierre T., gérant d’une entreprise de construction à Toulouse, et son partenaire Alain M., ont été mis en examen le 24 juin et placés sous contrôle judiciaire, ont indiqué vendredi 12 août ces sources, confirmant une information du Parisien. «Mon client qui n’a jamais eu affaire de toute sa vie à la justice n’a rien à voir avec le cœur de cette affaire. Sans rien savoir, il est manifestement tombé dans une béchamel infernale», a affirmé auprès de l’AFP l’avocate de Pierre T., Me Marie Burguburu.

Instruit à Melun jusque-là, ce dossier a été transféré à Paris mi-mars et joint à l’information judiciaire visant une officine criminelle dirigée par des francs-maçons et suspectée d’au moins un assassinat. Pour récupérer une dette d’environ 300.000 euros, Pierre T. et Alain M. sont soupçonnés d’avoir commandité, entre 2019 et janvier 2020, une stratégie d’intimidation – messages menaçants, dépôts de rats morts, incendie d’un portail – envers le gérant d’une entreprise de BTP débiteur, jusqu’à la violente agression du compagnon de ce dernier en Seine-et-Marne. Pour ce faire, ils auraient été mis en relation avec Yannick P., ancien agent de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et l’un des exécutants présumés de cette officine criminelle, dont les principaux acteurs ont été arrêtés. Ce dernier aurait ensuite demandé, contre quelques milliers d’euros, à Sébastien L., l’un des principaux hommes de main de la cellule, de brûler le portail du couple et de «donner quelques gifles, quelques tartes».

«Mon client a pris toutes ses responsabilités, ainsi qu’il l’a toujours fait dans ce dossier», a déclaré Me Antoine Ory, avocat de Sébastien L., déjà mis en examen dans d’autres volets. Pour Me Joseph Cohen-Sabban, avocat du couple victime, «on reste interloqué face au manque de la plus élémentaire moralité de la part de personnages par ailleurs bien intégrés». Cette enquête à tiroirs, qui avait démarré fortuitement fin juillet 2020 avec l’évitement d’une possible tentative d’assassinat d’une coach en entreprise à Créteil, a été élargie à de nombreux autres faits. La cellule est suspectée d’avoir ordonné l’assassinat du pilote de rallye Laurent Pasquali en 2019; un projet d’assassinat d’un «syndicaliste gênant» de la CGT à Bourg-en-Bresse la même année; de projets criminels visant le maire de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) Sylvain Berrios ou un opposant congolais au président Sassou Nguesso, Ferdinand Mbaou, etc.

 

 

https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-et-la-franc-maconnerie-radiographie-dune-tradition-chevillee-a-la-ville-rose_3617958.html

Toulouse et la Franc-maçonnerie : radiographie d’une tradition chevillée à la Ville rose

 

Au moins 4 000 Toulousains sont Francs-maçons et pratiquent dans plus de 80 loges. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Quels sont leurs secrets ? Radiographie.

Par Rédaction de Toulouse Publié le 15 Août 16 à 12:22
Actu Toulouse

Formant une société ouverte à peu de membres et s’enfermant à double tour dans la discrétion, la Franc-maçonnerie constitue une nébuleuse peu connue.

Cette famille spirituelle parmi d’autres n’en reste pas moins bien ancrée dans notre société en raison d’une histoire vieille de trois siècles, l’inscrivant au patrimoine national, et des valeurs qu’elle a porté et continue de cultiver, à l’instar de la laïcité, de la tolérance et de l’humanisme.

À Toulouse, elle est une réalité forte. La Ville rose est en quelque sorte une capitale de la Franc-maçonnerie, annonce l’historien Paul Pistre, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la franc-maçonnerie à Toulouse.

« Depuis la fondation de la première loge, La Française des Arts en 1745, la présence de la Franc-maçonnerie est restée continue tandis qu’ailleurs elle a souvent été interrompue, notamment au moment de la Révolution française », abonde l’historien.

De fortes connections avec l’Espagne

Sous la IIIe République, Toulouse ne compta presque aucun maire qui ne soit pas passé sous le bandeau. Ils s’appelaient Jules Julien, Honoré Serres ou Albert Bedouce… D’autres personnages dont la postérité a retenu le nom ont été initiés, à l’instar de l’antifasciste italien Silvio Trentin, libraire à Toulouse après avoir fui le régime de Mussolini.

D’autres exilés ont joué un rôle certain dans la Franc-maçonnerie toulousaine : les républicains espagnols qui ont participé à la renaissance des loges de la Ville rose après l’occupation allemande. «  Grâce aux liens tissés à cette époque, le Grand Orient de France (GODF) a ensuite aidé à relever la franc-maçonnerie espagnole après l’ère franquiste. La province de Toulouse du GODF patronne aujourd’hui 11 loges en Espagne », révèle Paul Pistre.

Un fort développement depuis 1945

Au XXe siècle, la confrérie toulousaine a globalement connu une importante progression en terme d’effectif. Toulouse comptait moins de 10 loges en 1939. L’agglomération en héberge aujourd’hui plus de 80. 4 000 initiés s’y côtoient.

Qui sont-ils ? Les loges accueillent tous les profils depuis l’homme public jusqu’à l’individu seulement connu du fichier de la sécurité sociale. « On est tous différents, c’est une formidable richesse », devise un frère du GODF.

Que font-ils ? Entourés d’un cérémonial désuet et d’un symbolisme prégnant, ils polissent leur pierre et l’apportent à l’édifice. «Ils construisent leur temple intérieur considérant que leur personne est toujours perfectible et ils construisent le temple extérieur voulant humaniser au maximum la société », décode Paul Pistre.

La Franc-maçonnerie est une école de réflexion approfondie sur l’homme, de son passage à la nature qu’il reçoit par son corps à la culture que lui propose la société. Elle propose une philosophie humaniste, un approfondissement de soi, pour et avec les autres, la connaissance de soi et le travail sur soi-même passant par la reconnaissance de l’autre. Sans l’autre, je ne suis rien. Chaque loge est une petite humanité qui chemine ensemble. Nous ne détenons aucune vérité, nous cherchons ensemble. C’est un pari au fond, abonde un Franc-maçon initié au Droit Humain.

Les grands sujets de société s’invitent au temple et font l’objet d’exposés, les fameuses « planches », dont les conclusions ont pu parfois résonner jusqu’en très haut lieu. Les loges seraient-elles l’antichambre du pouvoir politique ? « Sous la IIIe République, il y avait effectivement des lobbies comme la défense de la laïcité. Aujourd’hui, les Francs-maçons sont moins politisés. Ils cherchent à donner du sens à leur vie », assure Paul Pistre.

Le fameux Grand Orient n’est plus majoritaire…

La pratique diffère selon les rites et selon les obédiences. Sept obédiences sont représentées à Toulouse. Le Grand Orient de France, plus penché sur les sujets d’actualité que les autres, compte 23 loges dans l’agglomération toulousaine dont 14 à Toulouse et 6 à Pechbonnieu. À Toulouse, les tenues maçonniques se tiennent au plus vieux temple de la ville, sis au 5 de la rue de l’Orient.

Longtemps majoritaire, cette obédience est aujourd’hui dépassée par la Grande Loge nationale de France (GLNF), imposant à ses membres de croire en Dieu et dont les 34 loges toulousaines se partagent le temple du 33 de la rue Gabriel-Péri.

Viennent ensuite la Grande Loge de France (GLF) comptant 9 loges, le Droit Humain, obédience mixte et la Grande loge régulière de France, récemment créée, patronnant 6 loges chacune. La Grande loge féminine de France, exclusivement réservée à ces dames, et l’obédience Memphis ferment la marche avec quelques loges.

Des symboliques maçonniques en ville

Au-delà des temples de l’agglomération affichant une certaine neutralité vu de l’extérieur, c’est probablement à l’hôtel du Département, siège du Conseil départemental boulevard de la Marquette que s’arbore, à Toulouse, le symbole maçonnique le plus connu.

Ce sont les deux piliers encadrant l’entrée qui doivent retenir l’attention. Ils rappellent les deux colonnes du temple de Salomon. « Il dressa les colonnes sur le devant du Temple, l’une à droite, l’autre à gauche : il nomma celle de droite Jakin, et celle de gauche Boaz… (Les Chroniques, II – 3 – 17) ». Présentes dans tous les temples maçonniques, ces colonnes sont le premier symbole que découvre le nouvel initié à sa sortie du cabinet de réflexion. Elles représentent la construction du temple intérieur et moral.

À Blagnac, c’est un rond-point dit de la Révolution qui présente des signes maçonniques et interpelle les amateurs d’ésotérisme. Cet ouvrage présente une grande pyramide et une plaque censée représenter les tables de la Loi reçues par Moïse. Cette plaque se trouve scindée en 11 tablettes de bronze. Pour certains, une douzième tablette existait et aurait disparu suite à une dégradation. Pour d’autres, il n’y a toujours eu que 11 tablettes.

11, un chiffre chargé de symboles pour les francs-maçons dixit, notamment, le philosophe Pierre Dortiguier qui l’interprète à partir du fameux rond-point blagnacais… Pour lui cette représentation du chiffre 11 est, dans l’esprit maçonnique, une mobilisation des « initiés », une sorte de mobilisation révolutionnaire pour lutter contre la loi établie.

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https://infodujour.fr/culture/24238-voyage-indiscret-chez-les-francs-macons-du-midi

« Voyage indiscret chez les francs-maçons du Midi »
22 juin 2019 – 05:00 par

 

Dans son ouvrage très documenté*, le journaliste Jacques Molénat s’immisce « sans vénération ni malveillance » dans les sombres arcanes de cette société que l’on dit aussi puissante que discrète.

 

Affaire des tueurs francs-maçons : deux chefs d'entreprise de Toulouse mis en examen dans AC ! Brest voyage-indiscret-chez-les-francs-macons-du-midi.jpg
« la franc-maçonnerie colle à l’identité des terroirs » (Jacques Molénat) dans son livre sur les francs-maçons du Midi

 

De Toulouse à Toulon, de Montauban à Aix-en-Provence en passant par Nice, Narbonne, Carcassonne, Nîmes, Montpellier, Béziers, Avignon ou encore Sète et Saint-Chinian, dans l’Hérault, les francs-maçons sont omniprésents, si l’on en croit Jacques Molénat. Même en Corse où, plus qu’ailleurs sans doute, l’omerta est élevée au rang d’institution.
Ils occupent souvent des postes à responsabilités dans l’économie, la justice, le sport, la politique. Quelle que soit leur obédience (que l’auteur appelle ‘’les 110 tribus’’) : Grand Orient, Grande Loge de France, Grande Loge Nationale Française, Droit Humain etc. ‘’ les Fils de la Veuve’’ comme on les appelle parfois, se retrouvent dans des fraternelles ou des confréries très fermées comme les fameux Clubs 50. C’est là, parait-il, que se nouent les contacts utiles, que se font ou se défont les petits arrangements « entre frères ».
Si la plupart viennent en loge chercher la nourriture spirituelle que le monde profane ne leur offre plus, quelques-uns n’hésitent pas à se servir des puissants réseaux maçonniques à des fins plus personnelles. Cela donne lieu, de temps en temps, à de jolis scandales médiatiques.
C’est ce que l’on découvre en lisant ce livre qui tient à la fois du glossaire pour profanes, du Who’s who pour initiés et de la rubrique des faits divers d’un journal.
Entretien avec l’auteur.

« L’une des clés du pouvoir régional «

 

jacques-molénat- dans Calomnie
Jacques Molénat, journaliste et écrain de Montpellier (photo VINCENT PEREIRA)

 

-Quelle idée de faire un livre sur les francs-maçons du Midi ? Seraient-ils moins vertueux qu’ailleurs ?

-C’est une idée toute simple de journaliste politique et d’enquêteur vivant à Montpellier depuis longtemps. Il y a une trentaine d’années j’ai appris, par inadvertance, l’existence dans ma ville, d’un cercle banalement dénommée le Club 50. J’étais dans une ignorance totale. On m’expliqua que ses membres étaient sélectionnés à un haut niveau social et maçonnique. Ils se retrouvaient le dernier jeudi de chaque mois autour d’une très bonne table de la ville. Ça m’a diablement intéressé. Je parvins à mettre la main sur l’annuaire secret du cénacle. Le feuilletant je découvris une bonne partie de la nomenklatura locale : le président de la chambre de commerce, le président du Tribunal de commerce , un haut cadre de l’URSSAF, le patron de l’ANPE, des banquiers, des mandarins du droit et de la médecine, le directeur du cabinet du maire, le patron de la Caisse régionale d’assurance-maladie, un avocat de renom, des promoteurs, le directeur de la Poste, le directeur des services du conseil général… Que du beau monde !

Bien sûr, ce n’était pas le QG clandestin de la ville, plutôt une instance occulte où, entre Importants, s’échange de l’information, carburant essentiel dans les affaires et l’exercice du pouvoir. Cette découverte fut pour moi un déclic. La franc-maçonnerie m’a intéressé à travers ses réseaux et, à un moindre degré, son riche univers symbolique. Pour L’Express, dont j’étais le correspondant régional, j’ai mené plusieurs enquêtes locales visant à bien comprendre comment, ville par ville, fonctionne la maçonnerie locale. J’ai été assez rapidement convaincu qu’elle est l’une des clefs du pouvoir régional.
Mon livre a pour point de départ ce travail d’enquête. Je l’ai actualisé, restructuré, complété, élargi du côté de Toulouse, de la Côte d’Azur et de la Corse. Bref, j’ai voulu synthétiser ce que j’ai appris de la franc-maçonnerie méridionale.
Les francs-maçons seraient-ils moins vertueux dans le Midi qu’ailleurs en France ? N’ayant enquêté que dans les régions méridionales il me manque des points de comparaison. Ceci dit, je raconte plusieurs affaires plutôt gratinées qui montrent que le Sud est le théâtre d’indiscutables dérives à travers, en particulier, les fraternelles qui réunissent, on le sait, autour d’intérêts communs, des francs-maçons de différentes obédiences.

-La lecture de votre livre donne à penser que la maçonnerie, dans le Midi, serait moins un lieu de réflexion philosophique qu’un puissant lobby. Est-ce vrai dans toutes les villes du Sud ?

-A mon avis il n’y a pas de lobby homogène de la franc-maçonnerie, comme le croient beaucoup de gens. Ce fantasme ne tient pas la route. Au-delà de l’expérience commune, très émotionnelle, de la cérémonie d’initiation, les francs-maçons ne forment en rien une entité cohérente. Ils se divisent entre cinq à six « grandes obédiences » et s’éparpillent entre une bonne centaine de micro-obédiences. Parmi eux il y a des athées, des catholiques, des juifs, des musulmans, des socialistes, des communistes, des réacs, des affairistes. C’est un ensemble disparate impossible à coaguler et à faire marcher au pas. Je dirais même qu’aujourd’hui, surtout en politique et dans les affaires, la franc-maçonnerie est plus souvent instrumentalisée quelle n’instrumentalise.
Je me suis aperçu en outre que la franc-maçonnerie colle à l’identité des terroirs. A Nîmes, par exemple, ville taurine, beaucoup de frangins appartiennent à des cercles tauromachiques. Et puis l’enracinement est très différent d’une ville à l’autre. Une cité comme Narbonne a une densité surprenante de francs-maçons. Des pans entiers de la bourgeoisie locale se sont engouffrés dans les loges. Toulon est une ville sous l’emprise de la GLNF, la Grande Loge nationale française. La quasi-totalité des détenteurs du pouvoir économique et politique sont affiliés à cette obédience.

-La maçonnerie n’est plus la force de proposition qu’elle était jusqu’au siècle dernier. Les obédiences se déchirent, dites-vous. Et pourtant la maçonnerie recrute toujours plus. Qu’est-ce qui attire encore chez les francs-maçons ?

– Il y a en effet une petit mystère. La franc-maçonnerie compte quelques 180 000 membres, un effectif en augmentation régulière. Dans le Midi, qu’il s’agisse de l’Occitanie, de la Provence, de la Côte d’Azur ou de la Corse les francs-maçons sont, en proportion de la population, deux à trois fois plus nombreux que dans le reste de l’Hexagone. Je n’ai pas d’explication globale à cette surreprésentation, seulement quelques pistes. Dans les régions méridionales le catharisme, le protestantisme, les pulsions irrédentistes ont, je crois, dopé ce goût du débat qui s’épanouit dans les loges. En outre, plus qu’ailleurs, le brassage des populations y est plus intense et, du coup, aiguise le besoin de lieux apaisés de sociabilité où l’on peut échanger et se faire des relations utiles.

Il faut ajouter la qualité de la méthode maçonnique, l’organisation très disciplinée des débats. Elle développe chez beaucoup de francs-maçons une capacité d’écoute et une ouverture à l’autre qu’on rencontre rarement dans d’autres organisations. Le fanatisme n’est pas dans l’ADN maçonnique. Quand monte la violence politique, cette constatation fait du bien. J’ajoute que pour des autodidactes la vie en loge se révèle souvent une formidable école du soir.

Propos recueillis par M.G.

* Voyage indiscret chez les francs-maçons du Midi de Jacques Molénat. Cairn Editions. 238 pages. 18 €.
On peut aussi commander l’ouvrage chez l’auteur : jacquesmolenat@yahoo.fr

Jacques Molénat, journaliste et écrivain Montpelliérain, décrypte la vie politique régionale depuis quatre décennies. Il a collaboré à de nombreux journaux dont Midi Libre, L’Express, l’Événement du Jeudi, La Croix, Marianne etc. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Le Marigot des pouvoirs (Climats), Notables, trublions et filous (Chabot du Lez).

 

Peggy Sastre s’inquiète que Sciences Po forme 90% de l’élite française

 

 

 

N’ayant accès à la totalité de l’article, je ne peux rien dire sur son différend avec Sciences Po.

Mais moi aussi, je déplore que ces écoles aient en quelques sorte institutionnalisé la promotion canapé pour des nuls en tout tout justes capables de décrocher un demi-bac quoiqu’ils soient tous issus de classes financièrement aisées (le montant des frais de scolarité à Sciences Po en exclut les plus modestes), ou peut-être précisément parce qu’ils ont toujours baigné dans un environnement qui leur aura quand même permis de faire le demi-bac pseudo « littéraire » à défaut d’autre chose, quand des débiles mentaux socialement moins favorisés terminent leur scolarité au mieux avec un CAP.

Voyez ce qui nous arrive propulsé au sommet de l’Etat par ces écoles de cul pour y foutre un souk pas possible, puisque c’est tout ce qu’ils savent faire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/07/09/visite-a-brest-de-frederic-mitterrand-le-9-juin-2011/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/06/01/accuse-de-viols-damien-abad-est-en-contact-avec-des-assassins/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/06/29/ouverture-dune-enquete-contre-damien-abad-pour-tentative-de-viol/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/07/05/remaniement-ministeriel-damien-abad-vire-les-autres-toujours-la/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/08/08/damien-abad-tres-isole-apres-une-quatrieme-accusation/

C’est le principe de Peter le plus délétère, surtout quand il s’agit de sélectionner les « élites » étatiques.

La triade sexe, pouvoir et argent est sans aucun doute la plus bénéfique pour chacun d’eux à titre individuel, mais quid du bien collectif ?

 

Lire ou relire sur le même sujet  :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/04/18/comment-et-pourquoi-sciences-po-bordeaux-a-forme-des-putes/

 

 

https://www.lexpress.fr/actualite/peggy-sastre-ce-qui-m-inquiete-c-est-que-sciences-po-forme-90-de-l-elite-francaise_2178150.html

Peggy Sastre : « Ce qui m’inquiète, c’est que Sciences Po forme 90% de l’élite française »

 

Après l’annulation de son séminaire intitulé « Biologie, évolution et genre » à Sciences Po, l’essayiste répond aux critiques de l’IEP.

 

Article réservé aux abonnés Durée : 13 min

La journaliste scientifique et docteur en philosophie des sciences Peggy Sastre.

La journaliste scientifique et docteur en philosophie des sciences Peggy Sastre.

Natacha Nikouline

Propos recueillis par Laetitia Strauch-Bonart et Alix L’Hospital
Publié le 09/08/2022 à 17:00, mis à jour à 18:12

 

En juin dernier, L’Express révélait que deux séminaires ancrés dans la théorie de l’évolution, dont l’un devait être assuré par la journaliste au Point et essayiste Peggy Sastre, avaient été annulés sans plus d’explication par Sciences Po Paris. Répliquant à notre enquête, la direction de l’IEP répondait entre autres que ces cours avaient été refusés pour des motifs scientifiques ou encore que « les conceptions de Mme Sastre peuvent presque conduire à légitimer le viol ». Dans cet entretien, l’auteure de La Haine orpheline (Anne Carrière) réfute fermement ces accusations.

L’Express : Pourquoi avez-vous proposé un cours à Sciences Po ? Dans quelles circonstances ?

Peggy Sastre : J’ai été contactée en février 2019 par Leonardo Orlando. Je venais de donner une conférence à Sciences Po Paris, invitée par une association étudiante, et il en a profité pour me demander de participer, en tant qu’enseignante, à un cours qu’il comptait proposer à l’établissement à la rentrée suivante, une fois son doctorat obtenu, avec pour thématique générale « Biologie, Évolution et Sciences sociales ». Ce qui a été fait, sous l’intitulé « Evolution, Nature humaine et Sciences sociales ». Le cours, accepté en juin, était programmé pour la rentrée 2019-2020. Il a été annulé quelques semaines avant sous prétexte d’un problème d’effectifs et on nous a conseillé de le proposer sur le campus de Reims. La pandémie est passée par là, mais c’est ce que nous avons fait pour le semestre de printemps 2022. Le cours a été accepté à l’automne 2021 et la suite de l’histoire a été racontée dans vos colonnes…

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Comment avez-vous réagi à l’annulation de ce cours ?

Sincèrement ? De manière totalement blasée, à mes yeux c’était inévitable. Depuis le départ, je pensais que le projet n’avait aucune chance d’aboutir, mais je me suis laissée embarquer par l’optimisme de Leonardo Orlando. Et en voyant les cours, dans leurs différentes formes, passer les barrages pédagogiques, j’ai pu me dire que, finalement, un tel espoir n’était peut-être pas si vain. Mais au fond, non, je n’y ai jamais cru.

En perdant ce cours, vous avez perdu aussi une source de rémunération. Avez-vous été défendue par des féministes choquées qu’une femme soit « cancellée » de façon si brutale ? Pourquoi selon vous ?

Alors, déjà, au risque de casser un mythe, je dois préciser que ma rémunération aurait davantage tenu de l’argent de poche qu’autre chose. Je ne sais pas si tous les vacataires de Sciences Po sont tous logés à la même enseigne, mais en ce qui me concerne, c’était maigre. Un cours m’aurait moins rapporté qu’une pige dans à peu près tous les journaux où j’ai pu travailler, et ce en me bloquant une bonne journée de travail. On a fait plus rentable. Mais sinon, non, eu égard au soutien de féministes à une femme honteusement entravée dans sa marche vers l’éclatement du plafond de verre, je n’ai rien senti. Pourquoi ? Il faudrait leur demander. Peut-être parce que votre article est sorti au début de l’été et que les féministes militantes, aussi, ont besoin de vacances ?

Pour répondre à l’enquête de L’Express, la direction de Sciences Po a avancé de nombreux arguments. Le premier, que « les deux cours avaient été refusés pour des motifs purement

Peggy Sastre s'inquiète que Sciences Po forme 90% de l'élite française dans AC ! Brest

 

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Bruno Crépin, ancien magistrat rennais, reconverti dans le conseil juridique auprès de potentiels pédophiles…

Bruno Crépin est un ancien conseiller de la Chambre de l’Instruction de Rennes, une juridiction dont certaines fantaisies ne sont pas passées inaperçues jeudi dernier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/08/05/est-il-encore-possible-de-reveiller-la-justice-francaise/

Il semble avoir fait toute sa carrière de magistrat en Bretagne, d’abord à Saint-Malo, dans un tribunal que l’on dit aussi pourri que celui de Brest, également en raison de l’influence de la franc-maçonnerie dans cette ville, puis à Rennes où je l’ai vu à plusieurs reprises comme conseiller de la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Rennes depuis le début de mes déboires avec la juge ultra CORROMPUE Céline Verdier du TJ de Brest, une femme ayant un profil de commerciale ou de perverse narcissique  – ce qui est la même chose, le commercial n’étant en réalité qu’un PN ayant fait de cette caractéristique son métier : tous les commerciaux sont en effet des PN à divers degrés, les techniques de vente sont toutes des techniques de manipulation, elles sont toutes basées sur le mensonge, la tromperie et l’irrespect et présupposent donc automatiquement des carences éducatives chez ceux qui les emploient; les meilleurs vendeurs sont d’ailleurs les plus frustres, les moins éduqués, les moins intelligents, ils sont très performants parce qu’ils ne doutent de rien et ne respectent rien ni personne, et tous les PN présentent de même des carences éducatives assez importantes et un tel profil est bien évidemment totalement antinomique de toute fonction de magistrat, si bien que la présence de Mme Céline Verdier dans la magistrature, alors qu’elle n’a même rien à faire dans la fonction publique, où la notion de respect ainsi que la probité des agents devraient toujours et partout être primordiales, prouve à quel point l’institution judiciaire française s’est délitée depuis qu’elle recrute à demi-bac + école de cul.

Mais revenons à la Chambre de l’Instruction de Rennes, dont la mission est théoriquement de contrôler le travail des juges d’instruction et des juges des libertés et de la détention exerçant dans le ressort de la Cour d’Appel de Rennes.

En date du 15 décembre 2017, alors qu’il venait tout juste de rendre avec deux de ses collègues sa dernière décision me concernant, Bruno Crépin a été admis à prendre sa retraite à sa demande à compter du 1er octobre 2018 (voir ci-dessous).

Je ne sais s’il était d’accord avec cette dernière décision par laquelle la formation de trois magistrats dont il faisait partie m’a donné entièrement raison contre le juge d’instruction dont j’avais contesté une ordonnance. Même chose concernant leur précédente décision, qui en fait le déjugeait, lui, pour sa confirmation avec deux autres magistrats du faux criminel d’octobre 2014 du juge Pierre Jourdin en faveur de mes harceleurs de la bande du pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi, un arrêt de l’automne 2015 que j’avais ensuite fait casser comme expliqué dans cet article :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/07/18/pierre-jourdin-un-magistrat-pour-qui-la-justice-est-trop-complexe/

Lors des deux audiences de la Chambre de l’Instruction correspondantes, où à chaque fois, comme la plupart du temps, j’étais venue plaider ma cause absolument seule, il était manifestement gêné, il faisait la gueule, ce qui n’avait jamais été le cas lorsque sa formation confirmait allègrement toutes les inventions les plus délirantes des juges d’instruction finistériens à mon encontre, une époque où il se montrait même plutôt de bonne humeur, jusqu’à rigoler ou ricaner de manière extrêmement légère à l’évocation des attentats islamistes commis sur le sol français à compter de mars 2012, et bien sûr, au mois de janvier 2015 – les attentats du 13 novembre 2015 approchaient alors à grands pas, j’en avais prévenu les magistrats bretons, qui donc en rigolaient pour certains ou me regardaient de travers pour d’autres, quoiqu’ils aient bien relevé qu’au printemps 2012 déjà je les avais prévenus avec plusieurs mois d’avance et une grande justesse de projets d’attentats de la cellule dite de Cannes-Torcy qui sera démantelée à l’automne suivant après un premier passage à l’acte.

En fait, Bruno Crépin a toujours été l’un des trois magistrats ayant examiné mes différents recours contre les décisions illégales et parfaitement délirantes des juges d’instruction du Finistère au cours de ces années 2010, mais lui plus que les autres, puisque, d’une part, c’est le seul à avoir toujours été présent, les autres conseillers ayant régulièrement changé, et d’autre part, il a presque toujours officié comme rapporteur de la formation, ce qui signifie que contrairement à ses collègues, il avait déjà pris connaissance de l’entier dossier qui leur était soumis au moment de l’audience, ayant dû travailler à la production de son rapport.

C’est donc a priori le magistrat de la Cour d’Appel de Rennes qui connaît le mieux tous ces dossiers jusqu’à son départ en retraite, les ayant tous vus, tandis que le représentant du Ministère public, tout comme les autres conseillers de la Chambre de l’Instruction, n’était pas toujours le même magistrat.

Il connaît bien aussi les précédents, lesquels ont naturellement été évoqués à plusieurs reprises lors de ces audiences portant en fait sur une continuation des harcèlements et agressions diverses dont j’ai toujours été victime depuis le début des années 1990, à la fois dans le travail et dans tous les autres domaines de mon existence, pour avoir à cette époque refusé de mettre mes compétences d’ingénieur d’études en informatique au service de complices mafieux de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, avec les dimensions nouvelles que constituent désormais une publicité extrêmement dangereuse qui s’instaure d’ailleurs, en juin 2010, en même temps que commence à s’organiser la préparation des attentats islamistes qui seront commis à compter de mars 2012, et les harcèlements multiformes de la bande de malades mentaux du cybercriminel et pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi à compter de l’année 2008 : piratages informatiques, cyberharcèlements, dénonciations calomnieuses multiples auprès de diverses autorités, harcèlements judiciaires à base de procédures abusives à répétition.

Une fois, ce magistrat s’est même amusé à compter tous mes recours contre des décisions de juges d’instruction depuis les années 1990. Il y a eu en fait autant de recours à la Chambre de l’Instruction que de décisions de juges d’instruction, ce qui est tout à fait normal à partir du moment où les juges d’instruction, tous CORROMPUS, ne cessent d’inventer absolument n’importe quoi en droit comme en faits pour tenter de justifier des refus d’informer tous illégaux (bien évidemment, je n’évoque ici que mes propres plaintes, toutes parfaitement justifiées, et pas les dénonciations calomnieuses de la criminelle Josette Brenterch à mon encontre, une procédure pour laquelle je m’étais entièrement remise à mon avocat jusqu’à la condamnation du 11 juin 2013, mais il m’a toujours trompée, il travaillait en réalité pour mes harceleurs, et principalement la cheftaine brestoise Josette Brenterch qui m’accusait mensongèrement de n’importe quoi, et spécialement de faits de même nature que ceux dont elle se rendait, elle, réellement coupable à mon égard; je rappelle encore à ce sujet que l’annulation de procédure qu’il avait demandée à l’audience du 9 avril 2013 et qui ne fut obtenue qu’en appel à Rennes le 2 décembre 2015 aurait pu et dû être demandée bien avant le procès, afin de m’éviter cette épreuve inutile et excessivement coûteuse à tous points de vue, puisqu’à toutes les étapes de cette procédure des irrégularités graves avaient été commises; les deux plaintes avec constitution de partie civile de Josette Brenterch étaient elles-mêmes toutes les deux nulles et auraient dû être rejetées d’emblée pour cette raison par le doyen des juges d’instruction de Brest, alors le juge Raymond André; puis la juge d’instruction désignée pour conduire l’information judiciaire, la juge Mathilde Boissy, ayant constaté que tous les faits présumés d’injures et de diffamations allégués par la plaignante étaient de toute façon prescrits, s’était auto-saisie des premiers faits de la poursuite, raison pour laquelle dans ses réquisitions d’octobre 2012, le procureur constatant la nullité de la poursuite avait requis un non-lieu sur cette partie des faits, qui me sera accordé par la juge d’instruction Muriel Corre, mais pas à OverBlog qu’elle mettra en examen pour ces faits avant de nous renvoyer en correctionnelle… enfin bref, n’importe quoi de bout en bout, et mon avocat ne m’informait de rien…).

Je n’ai pas beaucoup de chance. Dès le début, je me suis fait attaquer par des trafiquants d’armes également proxénètes. Or, ces gens-là ont toujours eu les moyens d’acheter tous ceux qui étaient disposés à se laisser corrompre : élus, fonctionnaires, magistrats, avocats, médecins, syndicalistes, journalistes, etc… et disposent aussi de milices très conséquentes.

En tous les cas, voilà donc un magistrat qui tout comme ceux du TJ de Brest avait encore accès à d’anciens dossiers et connaissait très bien tout mon parcours professionnel réel et toutes les difficultés, extrêmement graves, auxquelles je me suis trouvée confrontée à compter des années 1990.

Il a vu aussi tous les nouveaux dossiers : les preuves formelles des piratages informatiques dont j’étais victime, la totalité des textes publiés sur le blog Tique Toc du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi depuis l’ouverture de ce blog au mois de juin 2010 jusqu’à sa fermeture au public fin août 2010, de nombreux autres textes publiés sur le blog principal du même psychopathe, les différents blogs que ses complices et lui ont pu ouvrir en usurpant mon identité pour me faire tenir des propos publics délirants, différents autres textes calomnieux à mon égard qu’ils ont publiés encore ailleurs, toujours en commettant de multiples atteintes à l’intimité de ma vie privée, leurs très nombreuses menaces de mort et de viol, leurs appels récurrents au meurtre ou au viol à mon encontre, etc, etc… et aussi, bien sûr, leurs différentes menaces, notamment des menaces de mort, à l’égard de mes proches, mais également de toutes mes anciennes connaissances, tous les témoins de ma vraie vie étant activement recherchés par la bande de malades mentaux pour être éliminés et ainsi, ne plus jamais déranger le psychopathe en chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi pour ses projets soi-disant « littéraires » me concernant (écrire et publier une version de ma biographie entièrement fausse et hautement calomnieuse pour de très nombreuses personnes m’ayant connue comme pour mes proches et moi-même).

Or, même si à plusieurs reprises, et pas seulement deux fois, j’ai pu obtenir ce que je voulais de le Chambre de l’Instruction, quoiqu’en règle générale elle se comporte comme une chambre d’enregistrement des décisions des juges au lieu de contrôler leur travail (tous les avocats s’en plaignent et certains jalousent même mon taux de réussites devant cette Chambre au point, pour l’un d’entre eux, d’avoir tenté de me voler tout mon travail personnel tout en me le faisant payer extrêmement cher par le biais d’une procédure en taxation d’honoraires, fort heureusement sans aucun succès, ni devant son Bâtonnier, ni en appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel, qu’il n’a pas pu berner avec tous ses mensonges – bien évidemment, il s’agissait encore d’un complice du pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi… mais c’est quand même assez fou : des jaloux ou jalouses me volaient déjà mon travail à l’école tout en m’accusant mensongèrement de n’importe quoi pour me faire exclure ou mettre en quarantaine, cela a continué dans le domaine professionnel, puis dans le domaine associatif où les chefs brestois de la LCR ont bien repris à leur compte plusieurs de mes idées après m’avoir cassée à mort un peu partout, et encore sur la toile à compter de 2008, mon harceleur et calomniateur en chef le psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi lui-même s’étant lui aussi approprié de mes idées tout en pillant également l’intégralité de ma vie privée, qu’il viole au quotidien par divers moyens illégaux, et enfin cet avocat escroc qui tente de me voler doublement mon travail et de l’argent tout en m’accusant encore une fois mensongèrement de n’importe quoi, mais notamment, moi, de malhonnêteté… alors qu’il n’était pas mon avocat et ne m’a jamais représentée ni assistée dans aucune procédure devant la Chambre de l’Instruction, ce qui a été établi de manière indiscutable sans aucune difficulté, et même, qu’il s’était en fait violemment opposé au travail en question dans un écrit dont il n’a pu nier avoir été l’auteur… et en justifiant bien évidemment l’énormité des sommes réclamées en guise d’honoraires par l’excellence du travail réalisé, puisque la Chambre de l’Instruction m’avait au final donné raison sur toute la ligne; le principe est toujours le même : on vous pille tout en tentant également de vous conduire au fond du trou de manière à éviter toute contestation ultérieure de votre part, et cela se fait toujours avec l’appui d’une autorité « morale » en réalité totalement immorale, en l’occurrence les magistrats ultra CORROMPUS du TJ de Brest; mais cette fois-ci, il se dégage très nettement de sa procédure abusive de taxation d’honoraires que cet avocat qui comme tous mes autres harceleurs ne se gêne pas pour me faire passer mensongèrement pour une prostituée débile mentale et folle à lier, encense aussi mon travail dans un domaine de compétences qui est le sien et non le mien, puisqu’il a tenté de me le voler notamment pour cette raison, en soulignant son excellence; notons encore à ce propos que ceux qui ont réellement été mes avocats ont eux aussi tous reconnu, mais de manière honnête, que je n’étais pas nulle en droit, et par voie de conséquence, certainement pas la personne décrite par mes harceleurs), globalement, j’ai bien aussi à me plaindre d’avoir vu entériner par ses magistrats des choses absolument incroyables, notamment, à l’automne 2015, toutes les inventions délirantes des magistrats brestois pour blanchir totalement mes harceleurs de la bande du pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Bien sûr, il m’est impossible de savoir quel était à chaque fois l’avis de Bruno Crépin, puisque ces décisions résultent toutes d’une délibération de trois magistrats. Sauf pour les deux dernières qui m’ont été entièrement favorables et qu’il me semble avoir davantage subies que voulues, il est toutefois permis de penser que son avis fut prépondérant, puisqu’il était toujours celui qui connaissait le mieux le dossier.

A priori, donc, pour Bruno Crépin, qui avec ses collègues de la Chambre de l’Instruction de Rennes, l’a quand même plusieurs fois confirmé dans les décisions de cette Chambre me concernant, rien de tout ce que le pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi a pu publier me concernant n’a jamais posé le moindre problème d’ordre légal : d’abord tout serait vrai, autant en ce qui concerne ma personnalité que ma biographie, je serais bien une prostituée débile mentale et folle à lier ayant eu pour amant le non moins fou à lier Joël Roma (je rappelle que c’est faux : la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et ses complices m’inventent des tas de relations complètement débiles avec des tas de messieurs que je ne connais d’ailleurs pas forcément tous), je m’inventerais une vie d’ingénieur informaticien que je n’aurais jamais eue, et au lieu de travailler comme tout le monde, j’aurais en fait passé le plus clair de mon temps en HP. Bien évidemment, je serais aussi très très très très méchante et manipulerais tout le monde pour faire le mal, je mentirais tout le temps, etc, etc, etc… Il n’y a vraiment aucun problème dans tous les délires habituels du pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de ses complices me concernant. Il n’y a pas non plus de problème à révéler au public toutes ces « informations » et bien d’autres me concernant et concernant aussi mes proches, par exemple mes parents, et qui relèvent à l’évidence de l’intimité de nos vies privées respectives. Et il n’y a pas non plus le moindre problème concernant les moyens utilisés par cet individu qui au départ ne me connaît que comme un anonyme internaute pour avoir accès à toutes ces « informations » me concernant qu’il livre au public. Même chose pour les menaces de mort et de viol : tout est normal.

Pourtant, Bruno Crépin m’a vue venir me défendre seule à plusieurs reprises.

A plusieurs reprises, il a aussi validé de mes argumentations juridiques contre les décisions délirantes de juges d’instruction à mon encontre. Il sait très bien que je n’ai rien d’une folle ni d’une débile mentale. Quant à la prostituée… ce n’est pas plus crédible, surtout pour lui qui connaît bien, tout comme les magistrats brestois, tout mon parcours professionnel bien réel d’ingénieur d’études en informatique ayant notamment travaillé sur des projets classés Secret et Confidentiel Défense.

Au final, avec ses collègues de la Chambre de l’Instruction, il a plusieurs fois réaffirmé que j’étais en droit de demander et d’obtenir l’ouverture d’informations judiciaires. Pour autant, je n’en obtiens toujours pas, les juges d’instruction du Finistère continuent, tous, à n’obéir qu’au pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Je suis en droit, mais on en reste là, l’essentiel étant que les viols multiformes dont je suis quotidiennement victime depuis des années puissent perdurer aussi longtemps que je reste en vie, avec toutes les campagnes de calomnies phénoménales dont je suis également toujours victime, et toutes les tentatives d’escroqueries au jugement et autres extorsions commises en bande organisée débutées en 2010.

Depuis le temps que ça dure, il va de soi que de nombreux témoins gênants de ma vraie vie ont bien été identifiés puis assassinés, à commencer par plusieurs ingénieurs de ma famille.

Mais c’est normal, tout est normal.

Les attentats islamistes ? Des gamineries… des plaisanteries qui toutes font rire aux éclats le pédophile, laissons-le faire, il a bien le droit de s’amuser, il est pédophile.

Depuis qu’il a pris sa retraite en octobre 2018, le nom de Bruno Crépin n’est apparu que dans l’article recopié ci-dessous, du 7 février 2020, jour où le pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi, né le 7 février 1958 à Strasbourg, a eu 62 ans.

Le lecteur y apprend que Bruno Crépin a participé à une journée de formation de diacres sur la question des abus sexuels dans l’Eglise.

Bien sûr, l’Eglise, ce n’est pas l’Education nationale ni le Nouveau Parti Anticapitaliste.

Mais il s’agit encore de pédophilie.

 

 

https://jorfsearch.steinertriples.fr/name/Bruno%20Crepin

Bruno Crepin

De: Bruno CREPIN
Objet:
à faire valoir leurs droits à la retraite
à compter du
1er octobre 2018
conseiller à la cour d’appel de Rennes
Groupe:
a_sa_demande
cour_appel= »Rennes »
magistrat= »Conseiller à la cour »
depart_retraite
admission

15 Décembre 2017

De: Crépin (Bruno, André, Henri)

conseiller à la cour d’appel de Rennes ; 36 ans de services
Objet:
pour prendre rang à la date de la remise réglementaire de l’insigne
Justice
Au grade de chevalier
ordre_merite
annees_service= »36 »
grade= »Chevalier«
nomination

15 Mai 2014

De: Bruno Crepin

vice-président au tribunal de grande instance de Rennes
Objet:
Cour d’appel de Rennes
Conseillers
Groupe:
cour_appel= »Rennes«
nomination

28 Juin 2006

De: Bruno Crepin

président du tribunal de grande instance de Saint-Malo (poste créé)
Objet:
Cour d’appel de Rennes
Tribunal de grande instance de Rennes
Vice-président du premier grade, premier groupe
Groupe:
cour_appel= »Rennes »
magistrat= »Vice-président »
tribunal
tribunal_grande_instance= »Rennes«
nomination

25 Juillet 1996

De: Crepin (Bruno)

président (Saint-Malo)
Objet:
Tableau d’avancement 1996 (magistrature)
Inscrits : 674
inscription

02 Juillet 1996

De: Crepin (Bruno)

président (Saint-Malo)
Objet:
Tableau d’avancement 1995 (magistrature)
Inscrits: 654
inscription

01 Juillet 1995

De: Crepin (Bruno)

président (Saint-Malo)
Objet:
Tableau d’avancement (magistrature)
Inscrits: 589
inscription

01 Juillet 1994

De: Crepin (Bruno)

président (Saint-Malo)
Objet:
Tableau d’avancement du 1er juillet 1993 (magistrature)
Inscrits : 548
inscription

01 Juillet 1993

De: Crepin (Bruno)

président du tribunal de grande instance de Saint-Malo
Objet:
examinateurs spécialisés, adjoints au jury du premier concours d’accès à l’Ecole nationale de la magistrature
Groupe:
ecole
nomination

31 Août 1991

De: Crepin (Bruno)

président du tribunal de grande instance de Saint-Malo
Objet:
examinateurs spécialisés adjoints au jury du premier concours d’accès à l’Ecole nationale de la magistrature
Groupe:
ecole
nomination

23 Août 1990

 

 

https://saint-malo.maville.com/actu/actudet_-Les-francs-macons-discrets-mais-pas-secrets-_-846554_actu.Htm

logo Ouest-France Mercredi 04 mars 2009 00:00

Les francs-maçons, « discrets mais pas secrets »

photo le temple, dans les environs de saint-malo. les francs-maçons de différentes obédiences s'y retrouvent régulièrement. au mur, le triangle (symbole de perfection) encadré par la lune, le soleil, l'étoile de la connaissance. autant de symboles maçonniques. 1 Le Temple, dans les environs de Saint-Malo. Les francs-maçons de différentes obédiences s’y retrouvent régulièrement. Au mur, le triangle (symbole de perfection) encadré par la lune, le soleil, l’étoile de la connaissance. Autant de symboles maçonniques.

La franc-maçonnerie existe aussi à Saint-Malo. Elle regroupe environ 300 adhérents au sein de sept loges,dont celle du Grand Orient de France.

Entretien

Yves Picard.

Vénérable de la République malouine, loge du Grand Orient de France.

Pourquoi sortir de l’ombre ?

Car on raconte tout et n’importe quoi, le sujet alimente les fantasmes. En fait, les francs-maçons ne sont pas secrets mais discrets. La franc-maçonnerie n’est ni une secte, ni une religion mais un ordre initiatique.

Comment avez-vous connu la franc-maçonnerie ?

Je suis Vénérable (président) de la loge malouine depuis juin 2008. J’ai été initié en 2001. J’ai été approché deux fois avant d’accepter, mais j’ai préféré attendre la retraite. Bien des francs-maçons sont engagés dans la vie de la cité : élus, militants syndicaux, bénévoles dans des associations, etc.

Quand se tiennent vos réunions ?

Nous nous réunissons deux fois par mois au Temple, dans les environs de Saint-Malo. Pendant la Tenue (réunion), un frère fait un exposé sur un sujet qu’il a librement choisi. Nul ne peut l’interrompre durant sa lecture. Puis chacun apporte sa pierre, en intervenant à son tour, afin de parfaire l’ouvrage. Tous les thèmes peuvent être abordés, sauf ceux qui sont contraires à nos principes, comme le racisme, la xénophobie, la haine de l’autre.

Dans quel but ?

Pour rechercher la vérité, élever l’Homme et la Société. La franc-maçonnerie est un cheminement pour se remettre en question, s’améliorer, s’ouvrir aux autres, apprendre à être tolérant, fraternel, solidaire. Cette démarche débouche sur un projet humaniste. Un franc-maçon doit porter à l’extérieur l’oeuvre commencée au Temple.

Parlez-nous de vos rites ?

Ces rites sont l’héritage de notre Histoire. Un franc-maçon en reconnaît un autre à sa façon de serrer la main, d’observer le silence, d’éviter de couper la parole. Après la Tenue, place aux Agapes en salle humide. C’est une salle où l’on partage ensemble un repas fraternel. La rigueur des débats fait place à des conversations plus profanes.

Et pour entrer en franc-maçonnerie ?

Contrairement à une secte, il est difficile d’y entrer mais facile d’en sortir. Il faut se plier à une longue période d’observation, avec trois enquêtes. Ensuite, vous devrez « passer sous le bandeau », les yeux bandés de noir. Les frères votent alors avec des boules noires et blanches. Si vous êtes initié, vous restez apprenti une année entière, en observant le silence. Puis, vous devenez compagnon et maître maçon.

Quels sont les événements à venir ?

D’ici la fin de l’année, des conférences publiques aborderont des sujets tels que la bioéthique, l’accompagnement de la fin de vie ou la laïcité. Le temps fort, ce sera la grande exposition sur la franc-maçonnerie en Bretagne. Elle aura lieu en octobre, à Dinard, avec des pièces prêtées par le musée du Grand Orient (l’épée de La Fayette, le tablier de Voltaire) et des personnalités invitées.

Recueilli parOlivier BERREZAI.   Ouest-France  

 

https://rennes.catholique.fr/actualite/articles/346604-diacres-diocese-se-forment-abus-sexuels/

Les diacres du diocèse se forment au sujet des abus sexuels

 

Publié le 07 février 2020

Bruno Crépin, ancien magistrat rennais, reconverti dans le conseil juridique auprès de potentiels pédophiles... dans AC ! Brest 200118-Jounee-diacres-2

Deux fois par an, la fraternité diaconale diocésaine se retrouve pour un temps de formation, de prière, et une rencontre conviviale. Le 18 janvier 2020, nous étions 70 personnes (diacres et épouses de diacres) à nous retrouver pour réfléchir et nous former au sujet des abus sexuels dans l’Église.

 

Vincent Massart, diacre, délégué diocésain adjoint au diaconat

C’est un sujet difficile, sur lequel l’Église reste active et constamment attentive. L’actualité ne cesse de rapporter des histoires pénibles et scandaleuses qui nous font mal. Notre douleur concerne d’abord toutes les victimes concernées, mais elle est renforcée par notre appartenance à l’Église, entachée par ces affaires, et par le lien de l’ordination qui nous relie sacramentellement à l’ensemble des ministres de l’Église dont certains sont coupables. Les diacres sont souvent invités à se positionner en tant que représentants de l’Église, par exemple dans les groupes qu’ils peuvent accompagner, ou dans leur milieu professionnel.

Un temps de formation avait déjà été proposé en 2019 pour les prêtres du diocèse et il était donc nécessaire de prendre le temps d’une formation également pour les diacres. Dans ces situations délicates, il faut se donner quelques repères, en particulier sur la façon de réagir, et connaître le cadre légal. Sur ce sujet complexe, il est nécessaire d’envisager des regards différenciés : témoignages de victimes, et interventions de différents professionnels concernés : psychologue, magistrat, juge ecclésiastique.

Différents regards sur un sujet complexe

Cette journée était centrée par la célébration eucharistique comportant un temps pénitentiel plus marqué qu’à l’habitude pendant lequel la fraternité diaconale du diocèse a demandé pardon au Seigneur, au nom de l’Église. Pour cette célébration, présidée par Mgr d’Ornellas, les diacres ont repris les paroles du pape François. « Nous demandons pardon pour les abus, abus de pouvoir et de conscience, abus sexuels de la part des membres de l’Église. D’une façon spéciale, nous demandons pardon pour tous les abus commis dans divers types d’institutions dirigés par des religieux et des religieuses et d’autres membres de l’Église. Et nous demandons pardon pour les cas d’exploitation par des personnes qui, dans le cadre de leur travail ont eu affaire à de nombreux mineurs (…).  »

200118-Jounee-diacres-1 dans Attentats

Le diocèse de Rennes compte 49 diacres permanents, pour la plupart mariés

 

Mme Stéphanie Hubert, psychologue criminologue, spécialisée dans les affaires de protection de l’enfance, a longuement exposé les conséquences à long terme des actes subis pendant l’enfance. Une agression a d’autant plus de gravité qu’elle concerne une victime plus jeune, sur des durées plus longues. Cependant, une agression unique, même chez un adulte, peut entraîner des conséquences psychologiques sévères à long terme. Il est donc bien question de casser les représentations toutes faites, les idées préconçues. L’église est concernée, mais ces agressions sont malheureusement présentes aussi dans beaucoup d’autres domaines de la société où cela n’est pas encore suffisamment mis au jour. La plupart des actes d’agression sexuelle sur les mineurs se déroulerait dans les associations, en particulier sportives, les milieux de l’éducation, et les familles. À vrai dire, les statistiques restes difficiles sur ce sujet, car les chiffres venant de sources pénales ne représentent qu’une partie de la réalité, il y a beaucoup de paramètres contradictoires pour une statistique fiable.

Des questions… des réponses nuancées

Éclairé par un témoignage réel, et par l’expérience de l’intervenante, le propos de la psychologue a permis d’envisager la complexité de chaque situation. Comment se fait-il que les victimes ne s’expriment pas plus tôt ? Comment ces agressions sont véritablement destructrices pour la personnalité ?  Quel regard la victime porte-t-elle sur elle-même après de tels actes ? Comment la confiance des enfants vis-à-vis des adultes est abolie ? Comment la possibilité d’une parole sur l’agression est-elle exclue par la victime elle-même ? Comment une victime pourra-t-elle retrouver une relation sociale satisfaisante ? Autant de questions et des réponses toujours nuancées en évitant bien souvent la généralisation abusive.

Quant à la psychologie clinique de l’agresseur, il n’y a pas un seul type de structure psychologique, mais différents tableaux possibles, entraînant des agressions selon des modes différents. Enfin, la psychologue a donné quelques clés essentielles pour l’adulte amené à accueillir la parole d’une victime : recevoir ce témoignage immédiatement, dans un lieu rassurant, ne pas déléguer à une autre personne, ne pas faire répéter, mais noter chaque mot dans leur précision, ne pas banaliser mais ne pas faire un interrogatoire, ne pas garder le silence et ne pas rester seule avec cette information.

Deux éclairages plus légalistes

Pendant l’après-midi, deux éclairages plus légalistes ont été proposés : M. Bruno Crépin, magistrat, a exposé le cadre du droit français à ce sujet : il n’y a pas d’abus sexuels, dit-il, il n’y a que des agressions. Ce propos difficile a pu être éclairé par des exemples de situations permettant d’évoquer toute la difficulté pour les juges à comprendre les faits, parfois bien longtemps après leur déroulement, en questionnant des victimes dont la personnalité a été profondément touchée.

Hervé Queinnec, juge ecclésiastique, a pu exposer également les aspects du droit canonique. C’est une législation propre à l’Église, entraînant des peines internes à l’Église. À chaque fois, il faut considérer le for interne et le for externe c’est-à-dire les conséquences des actes pour la personne elle-même, spirituellement surtout, mais aussi pour l’Église dans son fonctionnement. Pour terminer sur le côté juridique de la question, M Crépin et P. Queinnec ont pris un temps au sujet du secret professionnel, c’est à dire en Église la question du secret de la confession, et du secret de l’accompagnement spirituel.

Conclusion par Mgr d’Ornellas

Monseigneur d’Ornellas a conclu la journée avec trois remarques :

  • Nous sommes tous pêcheurs, et il n’y a pas deux catégories de personnes, les uns et les autres, les bons et les mauvais, ceux qui font des actes mauvais, et ceux qui en subissent les conséquences. Ce clivage n’est pas évangélique. L’église est une : quand un membre souffre, c’est toute l’Église et toute l’humanité qui est en souffrance.
  • Le cléricalisme est un mal contre lequel il faut lutter, sachant qu’il n’est pas le fait seulement des prêtres, les laïcs aussi y participent. « Lutter contre l’abus des pouvoirs, c’est un travail de tous ».
  • Enfin et surtout, il faut aimer l’Église, c’est un profond travail de conversion, dans les fibres les plus intimes de notre être (humain, spirituel, sexuel). Rien n’est étranger au Christ. Même dans les scandales et dans les douleurs, il y a un appel à la sainteté, grâce à la parole libérée. Cette parole peut parfois arracher les lèvres et faire souffrir. Mais c’est une parole qui peut nous convertir.

 

Cybercriminels français : les Etats-Unis n’attendront pas 107 ans…

 

Une peine de 116 ans d’emprisonnement, c’est peut-être beaucoup dans une vie d’homme, mais 107 ans à attendre désespérément que justice passe… ce n’est certainement pas mieux…

Or, c’est bien le délai minimum à compter pour que la « justice » française se décide enfin à poursuive des cybercriminels…

Il faut bien dire qu’ici ils se réclament tous de l’extrême-gauche, ce qui signifie qu’ils ont toujours raison, quoi qu’ils fassent : piratage, assassinats, attentats islamistes, etc…

Conclusion : soutien au FBI quand il fait arrêter des cybercriminels français.

A ce propos, j’en connais deux autres à Epinal : Patrice Seray et son épouse Francine Cordier. Un rapport avec le dénommé Sébastien Raoult ?

 

 

https://actu.orange.fr/societe/high-tech/ce-que-l-on-sait-de-l-affaire-sebastien-raoult-francais-incarcere-au-maroc-CNT000001QY56U/photos/paul-raoult-g-le-pere-de-sebastien-raoult-et-son-avocat-me-philippe-ohayon-d-lors-d-une-conference-de-presse-le-2-aout-2022-a-paris-2829e2f34d583f8ccdbf294056248cfa.html

Ce que l’on sait de l’affaire Sébastien Raoult, Français incarcéré au Maroc

 

Paul Raoult (g), le père de Sébastien Raoult, et son avocat Me Philippe Ohayon (d), lors d'une conférence de presse, le 2 août 2022 à Paris
Paul Raoult (g), le père de Sébastien Raoult, et son avocat Me Philippe Ohayon (d), lors d’une conférence de presse, le 2 août 2022 à Paris
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© AFP, Bertrand GUAY

AFP, publié le mercredi 03 août 2022 à 19h05

 

Un Français de 21 ans, Sébastien Raoult, est incarcéré depuis deux mois au Maroc sur demande des autorités américaines car soupçonné d’être membre d’un groupe de cybercriminels qui a visé notamment des entreprises américaines.

Son père demande son extradition vers la France plutôt que les Etats-Unis.

Voici ce que l’on sait de cette affaire.

- Qui est Sébastien Raoult ? -

Domicilié chez ses parents à Epinal, le jeune homme était en deuxième année d’études d’informatique quand il a arrêté sa formation en décembre 2021, selon sa famille.

« Il était dans une phase de rupture avec les études. Il avait envie de vivre, de découvrir le monde et de voyager et avait l’impression de perdre son temps à l’école », a expliqué son père Paul Raoult à l’AFP. Le jeune Français était en séjour au Maroc lorsqu’il a été arrêté.

- Pourquoi est-il détenu au Maroc ? -

Selon la police marocaine, Sébastien Raoult a été arrêté le 31 mai à l’aéroport de Rabat-Salé alors qu’il faisait l’objet d’une notice rouge émise par Interpol à la demande de la justice américaine, dans une affaire de cyberpiraterie contre des entreprises, américaines notamment.

Il est incarcéré depuis le 2 juin à la prison de Tiflet 2, près de Rabat.

L’administration marocaine a contesté mercredi des déclarations de son père sur ses conditions de détention. « Cela fait deux mois qu’il mange par terre à même le sol. Deux mois qu’il dort sans matelas », avait assuré mardi Paul Raoult à la presse à Paris.

« Les déclarations du père du détenu en question sont des contre-vérités », a assuré à l’AFP une source de la délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) du Maroc, affirmant qu’il « jouit à l’instar des autres détenus de tous ses droits ».

« Contrairement à ce que prétend son père, il dispose d’un lit et partage avec sept codétenus une cellule de huit lits. Ses repas lui sont servis sur plateau », a ajouté la même source.

- Que lui est-il reproché ? -

D’après l’Obs, qui a révélé l’affaire, le FBI soupçonne le jeune homme d’être membre d’un groupe de hackers – les « ShinyHunters », référence à l’univers des Pokémon – accusés d’être « des cybercriminels prolifiques » par les autorités américaines. Microsoft aurait été l’une de leurs victimes.

Les autorités américaines réclament l’extradition de M. Raoult pour des faits de « complot en vue de commettre fraude et abus électronique », « fraude électronique » et « vol d’identité grave », selon L’Obs.

D’après son avocat Me Philippe Ohayon, Sébastien Raoult risquerait une peine de 116 ans de prison aux Etats-Unis pour les faits qui lui sont imputés.

- Que réclame son père ? -

« Mon fils a été trahi par la France », accuse Paul Raoult qui réclame que le gouvernement français empêche une extradition de son fils du Maroc vers les Etats-Unis. Il a appelé mardi le ministre de la Justice à faire une demande d’extradition auprès des autorités marocaines pour que le jeune Français puisse être jugé dans son pays.

En marge d’un déplacement à Marseille mercredi, Eric Dupond-Moretti a fait valoir devant la presse: « Il s’agit, pour le moment, de la justice marocaine qui a été sollicitée par la justice américaine, et nous n’avons pas la possibilité, à ce stade, d’intervenir ».

Le garde des Sceaux a toutefois assuré que le ministère des Affaires étrangères était « évidemment mobilisé sur cette question », s’agissant d’un ressortissant français.

- Quelle procédure en France ? -

Une demande d’entraide pénale a été adressée par les Etats-Unis à la France l’été dernier à propos des Shinyhunters, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier. Plusieurs interpellations et auditions ont eu lieu concernant des personnes soupçonnées d’être impliquées de près ou de loin dans ce réseau, sans autre suite judiciaire à ce stade.

Pour Me Ohayon, « on a exporté clé en main un dossier français qui aurait dû relever d’un juge d’instruction français ». L’avocat a demandé au parquet d’Epinal d’ouvrir une enquête préliminaire sur les faits imputés à Sébastien Raoult qui résidait dans les Vosges.

« Le procureur de la République rejette notre demande d’ouverture d’enquête préliminaire au motif que le territoire des Vosges n’aurait aucune compétence pour traiter ce dossier », a indiqué mardi l’avocat. Il le conteste en soulignant que « le mandat d’arrêt américain donne comme adresse l’adresse de Sébastien à Epinal ».

Le parquet d’Epinal a confirmé mardi soir à l’AFP avoir reçu de l’avocat de nouveaux éléments, qui « vont également être étudiés ».

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https://www.ouest-france.fr/high-tech/qui-sont-les-shinyhunters-les-hackers-dont-le-francais-arrete-au-maroc-serait-membre-30e48670-14af-11ed-8a78-078da6dc529c

Qui sont les ShinyHunters, les hackers dont le Français arrêté au Maroc serait membre  ?

 

Un jeune Français de 21 ans du nom de Sébastien Raoult est accusé de cybercriminalité par le FBI. Incarcéré au Maroc depuis deux mois, cet ex-étudiant en informatique est menacé d’extradition vers les États-Unis et est soupçonné d’appartenir à un groupe de hackers : les « ShinyHunters ». Voici ce qu’il faut savoir sur ces pirates informatiques, suspectés de soutirer des données à des entreprises afin de les revendre.

Cette photo d’illustration montre un hacker devant des écrans d’ordinateurs.
Cette photo d’illustration montre un hacker devant des écrans d’ordinateurs. | OUEST-FRANCE
Ouest-France Publié le 05/08/2022 à 15h42

 

Interpellé au Maroc début juin, un ancien étudiant en informatique français est accusé de cybercriminalité par le FBI. Actuellement incarcéré dans une prison près de Rabat, Sébastien Raoult était recherché par les autorités des États-Unis qui le soupçonnent de faire partie d’un groupe de pirates informatiques ayant dérobé des millions de données à des entreprises.

Lire aussi : Jeune Français incarcéré au Maroc : pas possible d’intervenir « à ce stade », dit Éric Dupond-Moretti

D’après l’Obs, qui a révélé l’affaire, le Bureau fédéral d’enquête américain soupçonne l’homme de 21 ans d’être membre d’un groupe de hackers : les « ShinyHunters ». Un nom en référence à l’univers des Pokémon. Ses membres présumés sont accusés d’être « des cybercriminels prolifiques » par les autorités américaines.

Les données de 73,2 millions de personnes subtilisées par le groupe en 2020 ?

Une demande d’entraide pénale a été adressée par les États-Unis à la France, l’été dernier, à propos des « ShinyHunters », a indiqué à l’AFP une source proche du dossier. Plusieurs interpellations et auditions ont eu lieu concernant des personnes soupçonnées d’être impliquées de près ou de loin dans ce réseau, sans autre suite judiciaire à ce stade. Des Français ont notamment été auditionnés par les policiers de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux techniques de l’information et de la communication, à la demande du FBI.

En 2020, les « ShinyHunters » avaient fait parler d’eux, lorsqu’ils avaient affirmé avoir piraté les données personnelles de 73,2 millions d’utilisateurs de dix sites Internet et d’applications, avant de les mettre en vente sur le dark web, comme le rapportait le site spécialisé ZD Net . Pour prouver l’authenticité de leur piratage, ils avaient rendu publique une partie de ces données, en ligne.

Les cybercriminels proposaient d’acquérir illégalement les contenus de ces dix bases de données au tarif d’environ 18 000 dollars, soit environ 16 500 €. Les plateformes piratées ? L’application de rencontres Zoosk, le service d’impression Chatbooks, l’entreprise de livraison de repas Home Chef, le géant sud-coréen de la mode SocialShare, ou encore le site de vente entre particuliers Vinted.

Une soixantaine d’entreprises auraient été flouées

Le Monde, qui consacre également un article au groupe de hacker, a pu consulter un acte d’accusation datant de juin 2021. Dans ce document cité par le quotidien, il est stipulé que les membres de ShinyHunters « seraient impliqués dans la vente de données appartenant à plus de soixante entreprises ». Le préjudice se chiffre en millions de dollars, selon nos confrères qui se basent sur un autre document judiciaire récapitulant les charges contre Sébastien Raoult.

La société de cybersécurité Intel471, cite d’autres victimes : le compte GitHub de Microsoft, l’application de retouche photo Pixlr, ou encore l’enseigne de vêtements Bonobo.

La méthode du « phishing » utilisée

En se basant sur des documents du FBI, Le Monde décrypte comment les pirates informatiques ont procédé pour soutirer des données. Les ShinyHunters sont soupçonnés d’avoir usé de la méthode du « phishing », qu’on traduit en français par hameçonnage. L’idée de l’escroquerie présumée était la suivante : envoyer des mails à des développeurs, « avec des messages qui contenaient des liens vers les sites d’hameçonnage », écrit le quotidien, qui cite l’exemple de GitHub. Il s’agit d’une plateforme rachetée par Microsoft en 2018, permettant aux développeurs « de stocker et de partager des projets informatiques », notent nos confrères.

Les victimes étaient ensuite renvoyées vers un faux portail de connexion, plus vrai que nature, qui permettait « aux attaquants de faire main basse sur les identifiants […] avant de s’emparer des ressources accessibles », poursuit Le Monde. Les réseaux d’entreprises pour lesquelles travaillaient ces développeurs étaient ensuite ciblés.

Pour en revenir à l’étudiant français, suspecté d’appartenir à ce groupe de hacker, le FBI a demandé son extradition. S’il est un jour jugé aux États-Unis, Sébastien Raoult encourt 116 ans de prison. Depuis la révélation de l’affaire, son père martèle dans les médias que son fils n’a rien à voir dans cette histoire.

 

Est-il encore possible de réveiller la justice française ?

 

 

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/justice-a-rennes-la-chambre-de-l-instruction-esquive-t-elle-les-avocats-69ba6ed4-13fa-11ed-b41e-980decb64a7c

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Justice à Rennes. La chambre de l’instruction esquive-t-elle les avocats ?

 

Jeudi 4 août 2022, devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes, deux avocats sont montés au créneau, évoquant la présence dans le dossier de leur client d’un document antidaté, mentionnant une décision, avant même qu’ils aient plaidé.

Deux avocats ont évoqué dans leur plaidoirie, un document antidaté.
Deux avocats ont évoqué dans leur plaidoirie, un document antidaté. | OUEST-FRANCE
Ouest-France Agnès LE MORVAN. Publié le 04/08/2022 à 17h59

« Les mots me manquent. En arrivant ce matin, j’imaginais tout, sauf sur quoi j’allais tomber. » Devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes, jeudi 4 août 2022, l’avocate Me Pauline Kerloegan évoque le document qu’elle a découvert en ouvrant le dossier de son client, qui faisait appel du rejet d’une demande de mise en liberté. « Un document antidaté au 5 août 2022, où il est déjà notifié « confirmation » noir sur blanc, avec des réponses à tous les arguments de mon mémoire », explique l’avocate, dans…

 

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Isabelle Rome, nouvelle ministre de l’Egalité entre les femmes et les hommes

Elle commence à faire parler d’elle, un peu, pas trop : Le Figaro cache son portrait et la plupart des autres médias restent muets.

Curieusement, elle porte le même nom que la mère de Jeanne d’Arc.

Bon ou mauvais présage ?

Cette dernière a passé une grande partie de sa vie à travailler à la réhabilitation de sa fille, condamnée au bûcher pour avoir porté des vêtements d’homme.

Lire ou relire à ce sujet :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/09/08/jeanne-darc-sa-vraie-vie-vrai-debat-pour-feministes/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/02/22/jeanne-darc-une-sarmate/

Aujourd’hui, ce sont surtout les « sales putes de femmes ingénieurs qui volent la place des hommes dans le travail » que l’on brûle encore comme des sorcières, et les femmes magistrates, ou du moins certaines d’entre elles, ne sont pas les dernières à s’acharner sur ces « sales putes » qui contrairement à d’autres, notamment dans les filières ouvertes aux pseudo « littéraires » titulaires du demi-bac, n’ont jamais eu besoin de « coucher » pour obtenir bonnes notes et appréciations dithyrambiques, diplômes, postes ou emplois, mais ne peuvent bien évidemment plus s’y maintenir quand certains malades leur tombent dessus, toujours avec l’assentiment de magistrats haineux à l’égard de ces femmes bien trop intelligentes pour que la « justice » française puisse les laisser vivre.

Des hommes qui s’obstinent à porter des robes héritées de l’Ancien Régime alors qu’ils sont censés représenter la République française depuis maintenant bien plus de deux siècles interdisent encore aux femmes de porter la culotte quand elle leur sied…

A quand la fin de cette mascarade ?

 

https://www.lefigaro.fr/politique/isabelle-rome-la-magistrate-feministe-devenue-membre-du-gouvernement-20220803

Isabelle Rome, la magistrate féministe devenue membre du gouvernement

 

Par 

Publié le 03/08/2022 à 20:09, Mis à jour hier à 11:18
Isabelle Rome, nouvelle ministre de l'Egalité entre les femmes et les hommes dans AC ! Brest

Isabelle Rome, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, succède à des figures de la macronie loin d’être passées inaperçues. François Bouchon / Le Figaro

PORTRAIT – La ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes compte bien se faire entendre. 

Jetée dans l’arène. Deux mois après sa nomination au poste de ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, c’est au tour d’Isabelle Rome de s’adresser aux députés lors d’une séance de questions au gouvernement. Les oppositions sont farouches, la présidente de l’Assemblée nationale réclame le silence, l’hémicycle connaît le chahut des premiers jours. Sur les bancs siège Caroline Cayeux.

Au micro, la députée Insoumise Ségolène Amiot la cite parmi les ministres du gouvernement à limoger en raison de leurs déclarations jugées «homophobes». La parole est à Isabelle Rome, qui, sous les huées des députés de la Nupes, tente de défendre sa collègue. «Vous visez particulièrement une ministre. Elle s’est excusée et aujourd’hui elle est pleinement à la tâche aux côtés d’Élisabeth Borne.»

À lire aussiSeules les lois font avancer l’égalité hommes-femmes

«Je savais que l’exercice serait difficile», concède la ministre. «Mais il m’en faut plus pour me déstabiliser.» À 59 ans, elle a compris la leçon. La prochaine fois, il lui faudra se montrer plus ferme…

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Lonvis-Rome

Isabelle Lonvis-Rome

  1. Archives nationales France, « Accueil » [archive], sur www.archives-nationales.culture.gouv.fr/ (consulté le 17 septembre 2018)

Voir aussi

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Articles connexes

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Romm%C3%A9e

Isabelle Rommée

    • Isabelle de Vouthon
      Image dans Infobox.
      Isabelle Rommée (agenouillée et vêtue de noir) et ses deux fils devant le grand inquisiteur de France,
      Jean Bréhal (de dos, au premier plan).
      Inspiré par la Trinité (représentée dans le coin supérieur droit), le pape Calixte III (assis sur le trône pontifical) autorise le procès en nullité de la condamnation de Jeanne d’Arc, miniature du Manuscrit de Diane de Poitiers,
      XVIe siècle, coll. privée1,2.
      Biographie
      Naissance

      Vouthon-Bas (duché de Bar, royaume de France)

      Décès

      Sandillon (Orléans, royaume de France)

      Conjoint
      Enfants

      Isabelle Rommée (ou Isabeau Rommée3 ou Isabelle Romée selon les sources), née en 1377 et morte le 18 ou le 19 novembre 1458), est la mère de Jeanne d’Arc. Son nom de jeune fille est Isabelle de Vouthon, ou plus probablement Isabelle Devouton.

      Biographie

      220px-Maison_natale_de_Jeanne_d%27Arc_en_juin_2020-1 dans Calomnie

      Maison natale de Jeanne d’Arc, dans laquelle sa mère Isabelle Devouton l’a élevée.

      Isabelle est originaire de Vouthon-Bas, en Lorraine, département de la Meuse, proche du village de Domrémy. Son père s’appelait Jean de Vouthon et sa sœur Aveline RomméeA 1.

      Son surnom de « Rommée » ou « Romée » proviendrait d’un pèlerinage qu’elle effectua à Rome (mais les pèlerins pour cette ville sont plutôt des « romels » ou des « romieux »), à moins que par substitution, il tienne de son pèlerinage au Puy-en-Velay (ou au Puy-Notre-Dame, une interrogation demeure) en mars 14294. Il peut aussi s’agir d’un sobriquet géographique, un lieu-dit5 : il existe un étang Romé au nord de Toul, à 40 km de DomremyA 1.

      Elle épouse Jacques d’Arc en 1405, et le couple s’installe à Domrémy. Ils y possèdent une maison et 20 hectares de terres.

      De cette union naissent plusieurs enfants : Jeannette (Jeanne d’Arc), Catherine, Jacques, Pierre et Jean. En 1428, Isabelle a donc cinq enfants vivantsA 1 : eu égard à la mortalité infantile médiévale (environ 50%), on peut supposer qu’elle avait connu une dizaine d’accouchements, séparés l’un de l’autre par environ deux ans, ce qui correspondrait à la période d’allaitement. On ne sait pas si Jeanne est la dernière enfant, mais elle est la dernière survivante d’une nombreuse famille dont l’étendue est inconnueA 1. Isabelle donne à ses enfants une éducation catholique.

      Isabelle se rend en pèlerinage « au Puy » en mars 1429. Une incertitude demeure : s’agit-il du Puy-en-Velay, qui fête le jubilé de Notre-Dame à ce moment le 25, ou s’agit-il du Puy-Notre-Dame, à 34 km à vol d’oiseau de Chinon, ou elle rend visite à sa fille Jeanne le 6 avril ? De son côté, Jeanne, qui du 11 au 24 mars se trouvait à Poitiers, délégua « au Puy » deux de ses compagnons d’armes, Bertrand de Poulengy et Jean de Metz, qui s’y trouvèrent le 20 mars6.

      220px-Domr%C3%A9my%2C_statue_Isabelle_Rom%C3%A9e%2C_m%C3%A8re_de_Jeanne_d%27Arc dans Corruption

      Vue d’artiste d’Isabelle Rommée par l’Union internationale artistique de Vaucouleurs. Statue érigée en 1911 sur le parvis de la basilique du Bois-Chenu à Domrémy-la-Pucelle (Vosges)7,8.

      Jeanne est anoblie, comme le reste de sa famille, en décembre 1429. Isabelle déménage à Sandillon, près d’Orléans après le décès de son mari en 1440, et vit d’une pension que lui verse la ville d’OrléansA 2. Elle passe le reste de sa vie à œuvrer à la réhabilitation de sa fille. Elle demande et obtient du pape Nicolas V la révision du procès en hérésie : une enquête est ouverte en 1449, puis le 7 novembre 1455, après le début du règne du pape Calixte III, elle se rend à Paris dans la grande salle de l’évêché, pour se présenter devant la délégation du Saint-Siège, à laquelle elle s’adresse de manière émouvante, à plus de soixante-dix ansA 3. La cour d’appel casse le procès en hérésie de Jeanne le 7 juillet 1456.

      Notes et références

    • p.  514.
    • p.  516.
  1. p.  360.
      • Autres références
    • Régine Pernoud, Jeanne d’Arc, Paris, Seuil, 1981, 126 p. (ISBN 2-02-005975-4), p. 86-87.
    • Walter Sidney Scott, « Le manuscrit de Diane de Poitiers (source probable de Shakespeare pour la figure de la Pucelle) », Bulletin des Amis du Vieux Chinon, t. VI, no 6, Société des amis du vieux Chinon, 1961-62, p. 277, [lire en ligne [archive]].
    • Tisset et Lanhers 1970, p. 39-40, n. 2.
    • Livre « La Haute-Loire insolite », page 134, du professeur Roger Briand, juillet 2016.
    • « La Haute-Loire insolite », page 134.
    • « La Haute-Loire insolite », page 135.
    • Olivier Bouzy, « La famille de Jeanne d’Arc, ascension sociale d’un lignage roturier du XIVe au XVIe siècle », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 38, fig. 3.
  1. Bernard Mugnier, La basilique Sainte-Jeanne-d’Arc de Domrémy-la-Pucelle : monument national de la reconnaissance française à Jeanne d’Arc, Langres, Dominique Guéniot éditeur, 2001, 483 p. (ISBN 2-87825-216-0, présentation en ligne [archive]), p. 87.

Voir aussi

Sources primaires

      • Ernest de Bouteiller ( éd.) et Gabriel de Braux ( éd.), La famille de Jeanne d’Arc : documents inédits, généalogie, lettres de J. Hordal et de Cl. du Lys à Ch. du Lys / publiées pour la première fois, par E. de Bouteiller et G. de Braux, Paris / Orléans, A. Claudin / Herluison, 1878, IV-293 p. (lire en ligne [archive]).
      • Pierre Tisset ( éd.) et Yvonne Lanhers ( éd.), Procès de condamnation de Jeanne d’Arc, t. II : Traduction et notes, Paris, C. Klincksieck (Société de l’histoire de France), 1970, XXIV-435 p.

Bibliographie

      • Rémi Boucher de Molandon, « La famille de Jeanne d’Arc. Son séjour dans l’Orléanais. D’après des titres authentiques récemment découverts », Mémoires de la Société archéologique et historique de l’Orléanais, Paris / Orléans, Société bibliographique / Herluison, t. 17,‎ 1880, p. 1-166 (lire en ligne [archive]).
      • Rémi Boucher de Molandon, « Jacques d’Arc, père de la Pucelle. Sa notabilité personnelle. D’après les textes déjà connus et des documents récemment découverts », Mémoires de la Société archéologique et historique de l’Orléanais, Paris / Orléans, Société bibliographique / Herluison, t. 20,‎ 1885, p. 301-326 (lire en ligne [archive]).
      • Rémi Boucher de Molandon, « Un oncle de Jeanne d’Arc depuis quatre siècles oubliés : Mangin (de Vouthon). Frère d’Isabelle, mère de la Pucelle », Mémoires de la Société archéologique et historique de l’Orléanais, Orléans, Herluison, t. 23,‎ 1892, p. 241-257 (présentation en ligne [archive], lire en ligne [archive]).
      • Olivier Bouzy, Jeanne d’Arc, l’histoire à l’endroit !, Tours, CLD éditions, 2008, 284 p. (ISBN 978-2-85443-531-3, présentation en ligne [archive]).
      • Philippe Contamine, Olivier Bouzy et Xavier Hélary, Jeanne d’Arc. Histoire et dictionnaire, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2012, 1214 p. (ISBN 978-2-221-10929-8, présentation en ligne [archive]), « ARC Isabelle d’ – Rommée, épouse de Jacques d’ († 18 ou 19 novembre 1458) », p. 514-516.
      • Olivier Bouzy, Jeanne d’Arc en son siècle, Paris, Fayard, 2013, 317 p. (ISBN 978-2-213-67205-2).
      • Olivier Bouzy, « La famille de Jeanne d’Arc, ascension sociale d’un lignage roturier du XIVe au XVIe siècle », dans Catherine Guyon et Magali Delavenne (dir.), De Domrémy… à Tokyo. Jeanne d’Arc et la Lorraine : actes du colloque universitaire international, Domrémy et Vaucouleurs, 24-26 mai 2012, Nancy, Presses universitaires de Nancy – Éditions universitaires de Lorraine, coll. « Archéologie, espaces, patrimoines », 2013, 408 p. (ISBN 978-2-8143-0154-2, présentation en ligne [archive]), p. 33-44.

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Robe de magistrat

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Pour les articles homonymes, voir Robe et Costume d’audience.

Page d’aide sur l’homonymie

Ne doit pas être confondu avec Robe d’avocat.

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
45px-2017-fr.wp-orange-source.svg dans Crime

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2021).

Si vous disposez d’ouvrages ou d’articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l’article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références »

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

220px-ICJ_-_CJI_Robes dans Folie

Robes de la Cour internationale de Justice.

La robe de magistrat est le vêtement porté par le juge lors d’une audience. Dans les pays civilistes (ou de droit continental), les magistrats du parquet et les juges portent une robe différente de la robe d’avocat.

En Occident, à travers les âges, les magistrats étaient des représentants du pouvoir. Comme tels, ils étaient souvent issus de la noblesse ou, à tout le moins, leur charge leur conférait la noblesse (dite « noblesse de robe »). Un habillement différencié a ainsi eu pour fonction à la fois de les distinguer des justiciables et de manifester ostensiblement l’autorité de leur charge.

Les costumes amples et longs étaient communs aux professions considérées comme ayant un statut social élevé (médecins, prêtres, professeurs d’université, avocats, etc.). Il était alors porté en permanence comme habit ordinaire. L’Église catholique en avait recommandé l’usage pour manifester un souci moral chez ceux qui les portaient : de la sorte, ils n’exposaient pas les formes de leur corps et manifestaient une pudeur de bon aloi.

France

Les principes

25px-2017-fr.wp-orange-source.svg dans Insolent - Insolite
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2022).

En France le costume ne s’impose aux magistrats que pour les juridictions judiciaires et les juridictions administratives financières.

Dans l’ordre judiciaire à grade équivalent les robes sont identiques entre juges, procureurs et directeurs des services de greffe judiciaires.

Toutefois, les directeurs des services de greffe judiciaires se distinguent par l’absence de galon sur leur toque.

Pour l’ordre administratif, il existe un costume de conseiller d’Etat, proche du costume d’académicien et comprenant une épée, mais qui n’est depuis longtemps plus porté1. Et il n’est pas prévu de tenue spécifique pour les autres juges administratifs.

La robe des magistrats et des directeurs des services de greffe judiciaires se distingue par le fait qu’elle comporte une simarre noire de soie sur l’avant, alors que pour les avocats seules les revers des manches sont en soie.

Celle du greffier des services judiciaires, de l’auditeur de justice (élève magistrat), et de l’huissier-audiencier ne comporte pas d’épitoge, contrairement à celle du magistrat, du directeurs des services de greffe judiciaires et de l’avocat.

Le costume des magistrats, des directeurs des services de greffe judiciaires, et des greffiers des services judiciaires est fixé dans le code de l’organisation judiciaire en son art.R111-62, ainsi qu’au code de commerce3 et code des juridictions financières4. Ce sont toutes des dispositions réglementaires.

Le costume des avocats est imposé par la loi du 31 décembre 19715

Souvent lors des audiences de cabinet ou en chambre du conseil, c’est-à-dire qui ont lieu dans le bureau du juge, les magistrats et greffiers ne portent pas toujours la robe alors que les avocats, eux, la portent ; c’est également le cas devant les juridictions administratives non-financières.

Les magistrats disposent tous de deux robes (sauf ceux des tribunaux judiciaires) : une robe ordinaire et une robe de cérémonie. La robe ordinaire est toujours noire, même pour le premier président de la Cour de cassation, ou le procureur général, premiers magistrats de France. Cependant, même avec la robe noire, le premier avocat général siégeant, et lui seul, porte en toutes occasions la ceinture rouge à galons dorés. La ceinture rouge du greffier en chef de la Cour de cassation ne porte pas de frange.[réf. souhaitée]

On note que si le code de l’organisation judiciaire impose en principe le port de la toque avec la robe ordinaire à toutes les audiences, les magistrats n’appliquent plus cette disposition depuis longtemps ; tout au plus portent-ils leur toque à la main lors des audiences solennelles6. À la cour de cassation, la forme de la toque est différente et porte le nom de mortier. Les galons de toutes ces coiffes sont différents selon les grades.

La robe de cérémonie n’est portée que dans circonstances exceptionnelles : assemblée générale ou plénière, prestations de serment…[réf. souhaitée]

Enfin, les décrets du 22 et 29 mai 1852 prévoyaient un « costume de ville des magistrats » proche de celui des académiciens. Bien que ces décrets n’aient jamais été abrogés, ils ne sont plus appliqués depuis le XIXe siècle.[réf. nécessaire]

La loi du 18 février 1791 relative au traitement et au costume des membres du tribunal de cassation disposait : « IV. Les membres du Tribunal de Cassation porteront seulement lorsqu’ils seront en fonctions, l’habit noir, le manteau de drap ou de soie noire, les paremens du manteau de la même couleur, & un ruban en sautoir aux trois couleurs de la Nation, au bout duquel sera attachée une médaille dorée, sur laquelle seront écrits ces mots : la Loi. Ils auront la tête couverte d’un chapeau rond, relevé sur le devant, & surmonté d’un panache de plumes noires. Ce costume sera désormais celui de tous les Juges de District & des Tribunaux criminels. V. Le costume des Commissaires du Roi sera le même, à la différence que les Commissaires du Roi auront un chapeau relevé avec une ganse & un bouton d’or, & que sur la médaille qu’ils porteront seront écrits ces mots : la Loi & le Roi. VI. Les Greffiers auront un chapeau rond, relevé sur le devant & sans panache, & un manteau pareil à celui des Juges. ».

Robes de cérémonie2
Grade du magistrat Robe Ceinture
Premier président de la Cour de cassationet procureur général près ladite cour Rouge, à grandes manches ; manteau et cape de fourrure. De soie rouge à franges d’or.
Présidents de chambre de la Cour de cassationet premiers avocats généraux près ladite cour Rouge, à grandes manches ; manteau et cape de fourrure. De soie rouge à franges d’or.
Conseillers de la Cour de cassationet avocats généraux près ladite cour Rouge, à grandes manches. De soie rouge à franges d’or.
Premiers présidents et présidents de chambre des cours d’appelprocureurs généraux et avocats généraux près lesdites cours Rouge, à grandes manches, à revers bordés d’hermine. De soie noire, avec franges.
Conseillers des cours d’appelet substituts généraux près lesdites cours Rouge, à grandes manches. De soie noire avec franges.
Présidents (sauf exceptions), Premiers vice-présidents, vice-présidents et juges des tribunaux judiciaires (ex tribunaux de grande instance),Procureurs de la République (sauf exceptions)procureurs-adjoints, vice-procureurs et substituts près lesdits tribunaux Noire, à grandes manches. De soie bleu-clair, avec franges. De soie noire à Paris et autour.
  • Premier président de la Cour de cassation[2],

    Premier président de la Cour de cassation2,

  • Conseiller de cour d'appel, juge de tribunal de grande instance et président de chambre de cour d'appel[2],

    Conseiller de cour d’appel, juge de tribunal de grande instance et président de chambre de cour d’appel2,

Même s’il ne s’agit pas de « robe » à proprement parler, les notaires de Paris et des Hauts-de-Seine ont un costume qu’ils portent encore à l’heure actuelle dans un certain nombre de circonstances, et notamment lorsqu’ils prêtent serment au tribunal de grande instance et devant l’assemblée de la compagnie.Il s’agit d’un habit court avec boutons de plastron noirs, un gilet noir, une chemise blanche à poignets de dentelle, noeud papillon blanc, rabat en dentelle blanche et gants noirs, une culotte, des bas noirs et des souliers à boucle. Une cape courte est fixée aux épaules. C’est le costume des députés du tiers état aux États généraux de 1789. Les hommes portent un bicorne à cocarde et plumes noires, et les un femmes un tricorne.

Les exceptions

Traditionnellement les magistrats de cour portent leur robe rouge dans les affaires criminelles, tandis que les magistrats de tribunaux conservent leur robe ordinaire. Le président de la cour d’assises est donc toujours en rouge car il est membre de la cour d’appel dont dépend le département où siège la cour d’Assises, ainsi que ceux des assesseurs qui en sont également membres. Si le ministère public (avocat général) est tenu par un procureur général ou un substitut général de la cour d’appel, ce magistrat porte également sa tenue solennelle rouge.

Une exception historique concernant le costume existe aussi pour les alentours de la capitale : la robe de cérémonie comporte une ceinture noire au lieu de bleue pour les tribunaux judiciaires (ex- tribunaux de grande instance et d’instance) se trouvant dans le ressort de la cour d’appel de Paris ou de Versailles, ainsi que pour le tribunal judiciaire d’Orléans. Le président du tribunal de Paris, le procureur de la République de Paris et le président du tribunal de commerce de Paris sont également les trois seuls magistrats de première instance en France à avoir une robe de cérémonie rouge.
Les hauts magistrats de la Cour de comptes sont les seuls magistrats de France à disposer d’une robe noire à simarre d’hermine.

  • Premier président, procureur général et président de chambre de la Cour des comptes[4].

    Premier président, procureur général et président de chambre de la Cour des comptes4.

Les avocats portent une robe noire simple en laine ou en coton, à rabat blanc plissé simple, sans simarre, aux revers de manches en soie noire et à l’épitoge herminée de blanc. Les membres du barreau de Paris peuvent porter l’épitoge veuve (sans hermine). Exception dans l’exception, ils portent leur épitoge herminée lors des audiences solennelles, lorsqu’ils plaident devant une cour et non devant un simple tribunal, lorsqu’il plaident en province et lorsqu’ils sont nommés secrétaires de la conférence, élus bâtonnier ou membre du Conseil de l’Ordre. Les avocats disposent d’un bonnet, qui n’est plus porté. Au Palais, une case numérotée permettait aux avocats d’y ranger leur « toque ». Ces cases existent toujours et servent à recevoir du courrier interne. Y chercher son courrier se dit « relever sa toque », ou « passer à la toque ». Le papier à lettres des avocats, ou leur carte de visite, porte encore aujourd’hui très fréquemment la référence du numéro de « toque » pour permettre aux confrères d’échanger des courriers dans l’enceinte du Palais.

Belgique

Le costume que portent les magistrats du siège et du parquet et les greffiers est réglé par l’article 353 du Code judiciaire exécuté par l’arrêté royal du 22 juillet 1970 relatif au costume des magistrats et des greffiers de l’Ordre judiciaire.

Pour mémoire, ce texte a abrogé et coordonné des dispositions disparates : l’arrêté royal du 4 octobre 1832 relatif au costume des membres des cours et tribunaux, modifié par l’arrêté royal du 22 juin 1939 ; l’arrêté royal du 14 octobre 1832 relatif au costume des membres des cours et des tribunaux de première instance; l’arrêté royal du 5 août 1845 relatif au costume des procureurs du Roi ; l’arrêté royal du 1er août 1847 prescrivant une marque distinctive pour les procureurs du Roi, juges d’instruction et juges de paix ; l’arrêté royal du 20 novembre 1870 qui est relatif au costume des greffiers adjoints dans les cérémonies publiques et dans les assemblées des cours et tribunaux ; l’arrêté royal du 20 janvier 1939 relatif au costume des membres de l’Ordre judiciaire.

Le costume des magistrats se distingue de celui des avocats par un plus large emploi de la soie et par la présence de boutons sur les épaules, ce dont la toge des avocats est dépourvue.

Alors que les avocats n’ont qu’un seul costume, ceux des magistrats sont différents selon qu’ils sont portés aux audiences ordinaires ou aux audiences solennelles et aux cérémonies. Pour la pompe, le changement le plus évident est que la toge est en tissu rouge au lieu du noir ordinaire. Par ailleurs, les magistrats (principalement les conseillers de cour d’appel qui président une cour d’assises) ne manquent pas d’arborer à cette occasion toutes leurs décorations honorifiques.

Bien que le port d’un couvre-chef soit prévu de manière obligatoire — contrairement aux avocats pour qui il est facultatif —, il n’y a plus que quelques vieux coquets pour encore s’en coiffer. Il s’agit cependant d’un des accessoires qui peut distinguer le rang hiérarchique des magistrats.

En outre, comme les avocats, les membres des cours et tribunaux qui sont docteurs, licenciés (ou master) en droit, portent l’épitoge, pièce de tissu de même couleur que la toge, froncée en son milieu, garnie à ses deux extrémités d’un rang de fourrure blanche (dite hermine), qui se place sur l’épaule gauche et pend sur la poitrine et sur le dos. Les titulaires d’un doctorat ont droit à trois rangs d’hermine, ce qui vaut à certains le surnom d’ »avocat Adidas »

Juridictions de première instance et parquets attachés

Les magistrats

Aux audiences ordinaires, les membres du tribunal de première instance, du tribunal du travail, du tribunal de commerce, du parquet du procureur du Roi, du parquet de l’auditeur du travail, les juges de paix et les juges au tribunal de police portent la toge de tissu noir, à grandes manches dont les revers, le collet et le bas des manches sont garnis de soie noire, la cravate tombante de batiste blanche et plissée et la toque de lamé noir, bordée de velours noir.

Dans une pratique encore minoritaire, certains juges de paix (et leur greffier) siègent en costume de ville (il n’est d’ailleurs pas d’usage que les avocats comparaissent devant eux en toge, sauf si le prétoire se trouve dans l’enceinte d’un palais de justice).

Les présidents, vice-présidents, procureurs du Roi, auditeurs du travail, premiers substituts et présidents consulaires portant la toque de soie noire bordée d’un galon d’argent.

Tandis qu’aux audiences solennelles et aux cérémonies, ces magistrats portent la même toge et en outre une ceinture en soie aux couleurs nationales, à franges rouges et la toque en soie noire bordée d’un galon d’argent.

Les présidents, procureurs du Roi et auditeurs du travail, portent la toque en soie noire bordée d’un double galon d’argent et garnie d’un liseré d’argent à son bord supérieur.

Les vice-présidents, premiers substituts et présidents consulaires portent la toque en soie noire bordée d’un galon d’argent et garnie d’un liseré d’argent à son bord supérieur.

Les membres des greffes

Aux audiences ordinaires, les greffiers en chef ou chefs de greffe, les greffiers et commis greffiers portent le même costume que celui prescrit pour les membres des tribunaux et la toque de laine noire unie.

Aux audiences solennelles et aux cérémonies, les greffiers en chef ou chefs de greffe portent le même costume et la toque de soie noire bordée d’un galon de velours noir, les greffiers et commis greffiers portent le même costume et la toque de soie noire unie.

Cours d’appel, cours du travail et parquets attachés

Les magistrats

Aux audiences ordinaires, les membres des cours et de leurs parquets portent la toge de tissu noir, à grandes manches, dont les revers, le collet et le bas des manches sont garnis de soie noire, la cravate tombante de batiste blanche et plissée, et la toque de soie noire unie.

Les premiers présidents, les présidents de chambre, les procureurs généraux et les premiers avocats généraux portent la toque de soie noire bordée d’un galon de velours noir, liseré d’or.

Tandis qu’aux audiences solennelles, aux audiences des cours d’assises et aux cérémonies, la toge est de tissu rouge de la même forme que la noire, dont les revers, le col et le bas des manches sont garnis de soie noire, la cravate en dentelle blanche et la toque de velours noir, bordée d’un galon de soie noire, liseré d’or.

Les premiers présidents et les procureurs généraux ont le revers de la toge doublé d’une fourrure blanche. Ils portent la toque de velours noir bordée d’un double galon de soie noire, liseré d’or et garnie d’un liseré d’or à son bord supérieur.

Les présidents de chambre et les premiers avocats généraux portent la toque de velours noir bordée d’un double galon de soie noire, liseré d’or et garnie d’un liseré d’or à son bord supérieur.

Les membres des greffes

Les greffiers en chef portent le même costume que celui prescrit pour les membres de la cour, la toque de soie noire bordée d’un galon de velours noir.

Les greffiers et commis-greffiers portent le même costume mais la toque est de soie noire unie.

Cour de cassation

Les magistrats

Aux audiences ordinaires, selon la loi, les membres de la Cour portent la toge de tissu noir à grandes manches, dont les revers, le collet et le bas des manches sont garnis de soie noire, la ceinture rouge, la cravate tombante de batiste blanche et plissée et la toque de soie noire unie.

En pratique, les membres de la Cour ne portent pas exactement cette toge. La ceinture a été remplacée par un carré rouge de tissu au niveau abdominal directement imprimé sur la toge.

Le premier président, le président, le procureur général et le premier avocat général portent un galon d’or au bas de la toque.

Tandis qu’aux audiences solennelles et aux cérémonies, la toge est de tissu rouge de la même forme que la noire; les revers, le collet et le bas des manches sont garnis de soie rouge, la cravate en dentelle blanche et la toque de velours noir bordée d’un galon d’or.

Le premier président, les présidents de chambre, le procureur général et les premiers avocats généraux ont le revers de la toge doublé d’une fourrure blanche. Ils portent à la toque deux galons d’or, un au bas de la toque et l’autre au bord supérieur de la toque.

Bien que la loi ne le prescrive pas, ils portent aussi des gants blancs.

Les membres des greffes

Aux audiences ordinaires, le greffier en chef, les greffiers et commis-greffiers portent la toge de tissu noir à grandes manches, dont les revers, le collet et le bas des manches sont garnis de soie noire, la ceinture noire et la toque de soie noire unie. Le greffier en chef porte un galon de velours noir au bas de la toque.

Aux audiences solennelles et aux cérémonies, le greffier en chef, les greffiers et commis-greffiers portent la toge rouge de la même forme que la noire, dont les revers, le collet et le bas des manches sont garnis de soie rouge, la cravate en dentelle blanche et la ceinture noire terminée par des franges en soie de même couleur. Le greffier en chef porte la toque de soie noire bordée d’un galon de velours noir liseré d’or. Les greffiers et commis-greffiers portent la toque de soie noire, bordée d’un galon de velours.

Suisse

En Suisse, chaque canton a ses propres règles et ses propres usages en rapport avec le port de la robe.

Au niveau fédéral, seule une tenue de ville est exigée des juges fédéraux, mais pas de robe7.

Canton de Fribourg

Dans le canton de Fribourg, la robe des magistrats et des avocats, ample et longue, avec des manches évasées, est fermée sur le devant par une rangée de boutons, a un col au ras du cou et se porte avec un rabat plissé blanc et une épitoge herminée. Portée sur l’épaule gauche, l’épitoge se compose de deux brins : le bout large et court se porte dans le dos, et le bout long et fin sur la poitrine. L’ancienne pratique de certains avocats ou magistrats, selon laquelle les deux brins étaient rejetés en arrière, est tombée en désuétude.

  • Les avocats et les stagiaires portent la robe noire avec l’épitoge herminée noire
  • Les procureurs du Ministère public portent la robe noire avec l’épitoge herminée rouge
  • Les magistrats des tribunaux de première instance ne portent pas la robe, à l’exception des juges et du greffier du Tribunal pénal économique, qui portent une robe noire, sans épitoge ni rabat (art. 17 al. 3 du règlement du TPE)
  • Les magistrats des Cours d’appel du Tribunal cantonal portent la robe rouge avec l’épitoge herminée rouge. Le greffier de la Cour d’appel porte lui une robe noire avec épitoge herminée noire.

Angleterre et pays de Galles

Quand l’habit est porté

Un costume d’audience (en:Court dress) est porté lors des audiences publiques des cours suprêmes (en:Supreme Court of Judicature) et des cours de comtés (en:county courts). Néanmoins, le juge peut s’en dispenser à sa discrétion, par exemple s’il fait particulièrement chaud, à chaque fois que cela pourrait intimider les enfants, notamment devant les chambres de section famille de la Haute Cour (en:Family Division) et lors des procès de mineurs.

Quand ils plaident devant la Cour suprême du Royaume-Uni et le Comité judiciaire du Conseil privé, les avocats doivent porter un costume d’audience. Les juges du Comité judiciaire du Conseil privé sont habillés en costume de ville.

Le costume n’est pas porté lors des audiences de cabinet en chambre du conseil (hearings in chambers) et devant les magistrates’ courts.

Avocats

Les avocats anglais (qu’il s’agisse des barristers ou des solicitors) qui comparaissent devant un juge qui porte la toge ou bien encore devant le Comité judiciaire du Conseil privé de la Reine (Comité judiciaire du Conseil privé), doivent eux-mêmes porter un costume d’audience.

Tous les avocats portent un col blanc amidonné avec des bandes de tissus (deux bandes de cinq pouces sur un qui pendent devant la gorge). Ils portent aussi soit une jaquette noire, soit un manteau noir avec un pantalon gris.

Depuis le début de l’année 2009, le port de la perruque a été abrogé dans le cadre des procédures civiles. Désormais, son port demeure seulement obligatoire lors des comparutions dans les affaires pénales.

Queen’s Counsel

Les barristers ou solicitors qui ont reçu le brevet de Conseil de la Reine (ou QCs) portent un vêtement coupé comme au XVIIIe siècle dans un tissu soyeux. C’est pour cette raison qu’ils sont aussi désignés parfois comme silk (soie, en anglais).

À l’occasion de cérémonies, ils portent un costume spécial. Une perruque plus longue est aussi de mise.

Juges

Généralement, les juges de la High Court portent les mêmes vêtements de soie noire que celui des conseils de la reine, comme le font aussi les juges de la cour d’appel d’Angleterre et du pays de Galles.

Tous les juges portent une perruque courte lors des audiences ordinaires tandis que lors des cérémonies, ils portent une perruque plus longue.

Les juges des plus hautes cours (la Cour Suprême et le Comité judiciaire du Conseil privé) ne portent pas du tout de costume d’audience alors que les avocats qui comparaissent devant eux doivent en porter un. Ils sont habillés avec un costume de ville ordinaire et une cravate.

C’est devant les cours intermédiaires (en:intermediate courts) qui jugent des affaires en première instance (avec un jury dans les affaires pénales) que le costume est le plus élaboré.

Les juges de la High Court

En hiver, quand ils traitent des affaires criminelles en première instance les juges de la High Court porte une robe écarlate avec un col en fourrure, une étole noire, etc.

Pour le même type d’affaires en été, ils sont habillés de la même façon, mais les bords en fourrure sont remplacés par de la soie.

En matière civile, ils portent une robe noire en hiver avec un col en fourrure, une étole noire, etc. ; en été, une robe violette avec un col en soie de cette même étole noire.

Les juges itinérants

Un juge itinérant (dans les cours du comté ou dans les tribunaux de la couronne), Circuit Judge, porte une robe violette. Ils portent une bande de tissu lilas quand ils traitent des affaires civiles et rouge quand ils traitent les affaires pénales.

Occasions particulières

À certaines occasions particulières (notamment le jour de l’anniversaire du souverain et lors de la fête de certains saints), les juges portent une robe écarlate adaptée à la saison.

À l’occasion de cérémonies (par exemple lors de l’ouverture de l’année judiciaire), les juges et les conseils de la reine portent une perruque longue et modifient un peu leur costume. En outre, les juges de la High Court portent quant à eux un manteau écarlate de fourrure sur lequel vient s’ajouter une chaîne en or spécifique à la charge de Lord Chief Justice. Les juges de la cour suprême et de la cour d’appel portent un manteau à damas lourdement chargés de broderies dorées.

Écosse

Le costume des tribunaux écossais est très similaire à ceux des cours anglaises, mais avec quelques différences notables. Par exemple, les avocats écossais portent un nœud papillon blanc à la place des deux bandes (geneva tabs) du costume anglais.

Les robes de juges écossais sont aussi très différentes de celles des juges anglais.

Les juges de la cour suprême (supreme court) sont appelés senators of justice et siègent : au civil dans la Court of Sessions et portent une tenue cramoisie avec des croix rouge foncé et au criminel dans la High Court of Justiciary ou ils portent le titre de Commissaire de Justice ; en ce cas leurs robes est rouges et blanches avec des croix rouges sur la partie blanches.

Les shérifs principaux et les shérifs portent une tenue noire semblable à celle des avocats.

Commonwealth

Dans beaucoup de pays du Commonwealth, comme en Australie ou dans les Caraïbes, le costume est demeuré identique à celui des juridictions anglaises. Beaucoup de pays africains qui étaient des colonies britanniques ont continué de la même manière à porter le même costume, y compris les perruques blanches.

Mais dans l’État de Victoria, en Australie, le vêtement d’audience pour les avocats est identique à celui qui a cours en Angleterre hormis le fait qu’il n’y a plus de distinction dans la profession entre solicitors et barristers et d’autres petits détails vestimentaires. Par ailleurs, plus aucun costume n’est requis devant les Magistrates’ Court of Victoria.

Canada

Au Canada, là aussi, le costume est demeuré identique hormis le fait que les perruques ont été abandonnées.

Par ailleurs, dans certaines juridictions de première instance, il a été admis que les avocats se présentent devant la juridiction en costume de ville. Il est ainsi admis devant les juridictions de première instance du ressort provincial et territorial. Il n’y a pas de distinction de costume entre les solicitors et les barristers, cette distinction de fonction n’existant plus dans le droit canadien.

Nouvelle-Zélande

En Nouvelle-Zélande, le costume d’audience a été simplifié en 1996. Les juges portent une toge noire dans les juridictions de district, la haute cour et la cour d’appel tandis que les avocats ne doivent porter un veston noir que devant ces deux dernières juridictions. Les perruques et les autres habillements spécifiques ne sont plus portés qu’à l’occasion de cérémonies. Par ailleurs, les juges de la cour suprême de Nouvelle-Zélande ne portent plus aucune toge, copiant ainsi l’usage de la Chambre des Lords.

Hong Kong

À Hong Kong, le costume d’audience est pratiquement le même qu’en Angleterre et au pays de Galles. Suivant le principe du « un pays, deux systèmes » contenus dans l’arrangement qui a été pris après 1997 quand la souveraineté de cette colonie de la couronne britannique a été transférée à la république populaire de Chine comme une région administrative spéciale, ce territoire a continué d’être régi par le common law et par la tradition juridique anglaise. La seule différence notable est que les juges de la cour d’appel ne portent plus de perruque.

États-Unis

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Photo de groupe des juges de la Cour suprême des États-Unis en 1994.

Le port d’un costume spécifique est assez rare aux États-Unis. Généralement, aussi bien les juges de l’État que ceux des juridictions fédérales sont libres de choisir leur propre costume lors de l’audience. Leur choix se porte généralement sur une toge noire assez simple qui couvre le corps jusqu’au milieu du tibia avec des manches. Les juges féminins portent parfois en plus un rabat blanc orné de dentelle8. Parfois, l’on rencontre aussi un juge qui porte un vêtement d’une autre couleur, par exemple bleu ou rouge.

En 1994, le Juge en chef des États-Unis, M. William Rehnquist, a ajouté quatre barrettes dorées sur chaque épaule de sa toge, mais ce changement dans son costume (il était dans cette fonction depuis 1986) est de son invention, inspiré d’un costume d’opérette, Iolanthe, et non pas en s’inscrivant dans un précédent historique quelconque. Son successeur, M. John Roberts, est revenu à la toge noire épurée.

Beaucoup de juges de cour suprême d’État portent un style de robe particulier, le plus notable étant celui de la cour d’appel du Maryland où tous les juges portent une toge rouge moirée.

Certains juges abandonnent toute espèce de costume spécial et président leur juridiction en tenue de ville normale.

Le costume professionnel des avocats n’est pas régi précisément. Ils plaident en costume de ville pour les hommes avec une cravate et des chaussures en cuir et, pour les femmes, un tailleur classique avec un chemisier et le plus souvent une jupe. Cependant, de plus en plus de femmes portent le pantalon. Il est cependant arrivé que des juges interdisent à des avocats féminins de se présenter devant eux en pantalon, mais cet interdit tombe en désuétude.

L’exception la plus frappante de costume non cérémoniel est certainement l’Avocat général des États-Unis. Quand il se présente (lui-même ou son délégué) pour plaider une affaire devant la cour suprême des États-Unis, il porte un costume avec un pantalon rayé, un ascot gris, et un veston sport, ce qui ne passe pas inaperçu.

Liens externes

Références

Pays de droit continental

Sur les autres projets Wikimedia :

  • France :
    • Les costumes de justice [archive] sur le site de la cour d’appel de Paris
    • Jacques Boedels, Les habits du Pouvoir, La Justice : avant propos de Guy Danet, introduction de Jean-Denis Bredin, Antebi, 1992, 221 p. (ISBN 9782908672022)

Monde anglo-américain

 

Cyprien Luraghi pervers narcissique

 

 

 

On le reconnaît sans aucun mal dans le 7ème des différents types de pervers narcissiques décrits dans cette vidéo, c’est le pire de tous et il en est carrément une caricature tant son cas est extrême.

Je rappelle mes deux dernières publications le concernant, contenant de ses textes édifiants de septembre 2008 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/08/02/ayman-al-zawahiri-chef-dal-qaida-tue-par-un-drone-americain/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/08/03/le-11-septembre-2008-cyprien-luraghi-annoncait-deja-son-futur-attentat-contre-charlie-hebdo/

Je disais hier qu’au mois de septembre 2008 il m’avait déjà consacré deux de ses articles de blog alors que pour ma part je ne l’avais pas encore remarqué, ni sur le site Rue89, ni ailleurs.

Mais en réalité, il en a bien publié au moins un autre sinon deux autres les 17 et 20 septembre 2008, dans lesquels il dit écraser ou aplatir les autres.

Le premier des deux est intitulé « Crapaud-Goudron », c’est un crapaud écrasé baignant dans le goudron qu’il compare aussi à une araignée. Or, il a toujours dit qu’il me voyait en araignée, sans aucun doute comme dans ses rêves, se redressant sur ses huit pattes comme un ressort après avoir été écrasée.

En effet, je m’étais réinscrite sur le site Rue89 en date du 15 septembre 2008 :

 

Le 15/09/2008 à 10:55, rue89@mail.rue89.com a écrit :

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L’équipe de Rue89

 

Je me faisais traiter de folle et ne savais encore rien de toutes les autres inventions de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest à mon encontre après que nous nous soyons quittées très fâchées en fin d’année 2005, mais il est bien évident que je baignais effectivement dans le goudron de la calomnie, écrasée par cette autre perverse narcissique du 7ème type et tous ses complices militants de l’extrême-gauche, y compris des journalistes comme le menteur pathologique et sadique David Servenay.

 

Le 11 septembre 2008, Cyprien Luraghi annonçait déjà son futur attentat contre Charlie Hebdo

Toujours pas de réaction publique de Cyprien Luraghi après l’annonce américaine d’avant-hier concernant l’un de ses amis islamistes.

Lire ou relire à ce sujet :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/08/02/ayman-al-zawahiri-chef-dal-qaida-tue-par-un-drone-americain/

Et pourtant, depuis que ses amis Talibans sont au pouvoir en Afghanistan, il a plusieurs fois retweeté des informations qui en provenaient ou les concernaient.

Tout juste a-t-il posté ceci en début d’après-midi :

 

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Le 11 septembre 2008, Cyprien Luraghi annonçait déjà son futur attentat contre Charlie Hebdo dans AC ! Brest KV_miNO__normal

Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
Tout le monde se prend le chou, ces derniers temps. Par contre ça manque terriblement de carottes ici, je trouve.
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Et précédemment cette réponse à son ami résident en Thaïlande Georges Cortez alias « Homere » autrefois sur Rue89 et « Long John Silver@merou_agile » aujourd’hui sur Twitter :

 

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mLSWR7u3_normal dans Attentats

Long John Silver
@merou_agile
·
Je ne sais même pas qui c’est ce con de Booba, et je m’en branle… Les tendances Twitter, c’est vraiment l’IRM du cerveau malade de notre monde.
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KV_miNO__normal dans Calomnie

Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
Replying to 

Idem : ça cause d’un tas d’inconnus et c’est vraiment sans intérêt.
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Dans ce cas, que fait-il donc sur Twitter ?

Notons que ces derniers temps, il y a encore à plusieurs reprises comparé des humains à divers fruits et légumes… qu’il mange…

Hier, j’ai montré à mes fidèles lecteurs l’essentiel de ses publications de septembre 2008 toujours en ligne actuellement.

Je les complète aujourd’hui avec la copie de l’article qu’il avait posté le 11 septembre 2008 pour les sept ans de l’attentat du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, attentat terroriste qu’il a toujours loué (voir ci-dessous).

Rappelons pour commencer comment en date du 6 décembre 2008 il appelait au pilori public sur son blog pour tous les riverains de Rue89 qui le dérangeaient et qu’il harcelait déjà sur ce site :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/07/25/avec-cyprien-luraghi-cest-le-pilori-pour-tout-le-monde/

Je n’y étais pas explicitement citée, mais avais déjà eu droit en date du 11 septembre 2008 à un article sur son blog m’étant entièrement consacré ainsi qu’aux attentats du 11 septembre et à Charlie Hebdo – nous y étions déjà tous associés dans la même salade manifestement inspirée par ses « potes(ses) » qui venaient d’obtenir le 6 septembre 2008 la suppression de mon compte « existe » sur le site Rue89 ainsi que de tous les commentaires associés depuis l’ouverture de ce compte au mois de décembre 2007 (plusieurs centaines de commentaires tous très sérieux, et assez souvent sélectionnés par les journalistes du site comme particulièrement intéressants ou pertinents).

Bien sûr, pour le comprendre, il faut connaître tout à la fois le pseudonyme que j’avais utilisé jusque-là, ainsi que mon patronyme, qu’il connaissait déjà, comme il le reconnaîtra publiquement deux ans plus tard, puisqu’il s’y réfère avec des jeux de mots à la con, et aussi, bien évidemment, ce qui venait de se passer entre le 4 et le 6 septembre 2008 dans les commentaires sur un article de Rue89 portant sur le sujet du harcèlement moral en entreprise et ayant donc conduit à la suppression de mon premier compte sur ce site, une discussion à laquelle il faisait déjà allusion dans son article du 4 septembre 2008 intitulé « Chaussonnier » lorsqu’il écrivait, commentant cet article de Rue89 consacré au harcèlement moral en entreprise dont il déplorait la publication, selon lui un « marronnier » :

Quand je pense qu’il y en a qui se gavent de benzodiazépines aux frais de la Sécu alors qu’une paire de charentaises de Taïwan suffit à ma béatitude, je bous. Doucement tout de même : je frémis, on va dire. Je ménage ma révolte car qui va piano, va sano e va lontano.

En effet, pour lui, le harcèlement moral en entreprise n’existe pas, il n’y aurait que des malades mentaux délirants et paranoïaques qui systématiquement se plaindraient de faits imaginaires ou parfaitement normaux (puisque ces gens seraient tous des fous, il serait parfaitement normal de s’en « moquer », tous les faits dits de harcèlement moral n’étant pour lui et ses amis pervers que des « moqueries »; ainsi, par exemple : l’employeur qui soupçonne une de ses salariées de « vouloir lui faire payer un congé maternité » et décide pour cette raison de l’envoyer quotidiennement travailler à 2 heures de trajet de chez elle s’en « moque » de cette manière parce qu’à l’évidence cette femme n’est qu’une « folle » ou une « paranoïaque », et il a bien raison). D’où son assimilation des victimes de harcèlement moral (et particulièrement moi qui venais aussi de perdre compte et commentaires sur le site Rue89 pour avoir osé m’y présenter comme victime de tels faits en en témoignant vaguement) aux Américains du « Couinistan » (cf. son article du 1er septembre 2008), victimes des attentats du 11 septembre 2001 : ces gens seraient tous morts ou auraient tous été victimes de faits graves uniquement pour avoir eu « peur » ou n’être que des « paranoïaques », avec pour moi, de surcroît, la nouvelle punition de la suppression de tous mes commentaires publics anonymes depuis décembre 2007 avec mon compte, qui était encore, symboliquement, une mort, une de plus…

Une mort étant en fait celle de la brebis de son article, « arrachée de haute lutte par le David de la photo à une meute de chiens courants toutes babines retroussées et les crocs projetés sur son mollet droit, plantés dedans, le jour de son achat ».

Si son beau-frère, le frère de sa femme, Annie Belléculée, se prénomme effectivement David et a peut-être même acheté et tué une brebis comme il le raconte dans cet article, David est aussi le prénom de son complice journaliste qui le 6 septembre 2008 avait supprimé mon compte et tous les commentaires associés (type de suppression tout à fait inédit sur le site Rue89 où habituellement les « bannis » se voyaient simplement interdire toute nouvelle publication de commentaire). Il s’agit du sadique David Servenay qui m’avait volontairement « tuée » de cette manière en sachant pertinemment depuis plusieurs mois comment et pourquoi j’avais déjà été socialement « tuée ». De plus, sur le site Rue89, j’étais bien entourée de « chiens courants », c’est-à-dire d’autres internautes qui m’appréciaient et y obtiendront ma réintégration dans les jours ayant suivi cet « attentat » manifeste du pervers extrêmement sadique David Servenay.

C’est donc bien de moi qu’il s’agit à travers cette évocation en apparence sans aucun rapport avec le reste de l’article.

Ce procédé de l’assimilation très allusive est couramment employé par le psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi lorsqu’il ne peut ou ne veut s’exprimer plus clairement.

Dès ce mois de septembre 2008, donc, il m’avait déjà gratifiée de deux de ses articles de blog alors que pour ma part, je ne l’avais pas encore remarqué sur le site Rue89 où, de toute façon, il n’avait officiellement plus aucune présence depuis mai 2008, ayant alors décidé de lui-même de quitter ce site pour y avoir vu supprimer de ses commentaires injurieux à l’égard d’autres internautes.

Il n’y reviendra sous son identité habituelle de « Cyp » que fin novembre 2008, et uniquement pour m’y attaquer d’une manière totalement ahurissante, ce qui a laissé des traces jusqu’à aujourd’hui dans mes échanges de courriers électroniques de cette époque avec deux autres riverains de Rue89 :

 

Le 29/11/2008 à 17:38, [Petitcoucou] a écrit :
Oui, j’ai vu les commentaires de Béatrice. Apparemment, c’est nouveau, je n’en sais pas plus.
En tous les cas, désormais, ils ne pourront plus faire sauter tout un fil au motif que le premier commentaire est hors charte, ils vont être obligés d’appliquer la jurisprudence Béatrice 1 quand les autres ne le sont pas.
—– Original Message —–
From:
To: [Petitcoucou]
Sent: Saturday, November 29, 2008 5:20 PM
Subject: Cyp

j’ai fait ce que j’ai pu…

que se passe-t-i avec Béatrice1 ? des commentaires vides ?
—- Message d’origine —-
De : [Petitcoucou]
À :
Objet : Re:
Date : 29/11/2008 16:05:46 CET 

Ici, je me fais attaquer par cyp :
Il est vraiment malade, ce type.
Je ne l’avais pas croisé depuis le jour où il a qualifié « existe » de « petit monsieur »…

 

Le 03/12/2008 à 18:57, [Petitcoucou] a écrit :
Euh… je me corrige : là où j’ai écrit « Elle est intervenue sur le blog de site… » il faut lire « blog de Cyp ».
Je t’encourage à y laisser un message de soutien pour Kamikanaze si tu veux.
Je m’en abstiens (je la soutiens ailleurs) parce qu’il est hors de question qu’à titre personnel j’alimente d’une quelconque manière le blog de Môssieur Cyp.
—– Original Message —–
From: [Petitcoucou]
To:
Sent: Wednesday, December 03, 2008 6:46 PM
Subject: Re: Cyp
Il se passe des choses depuis hier sur la Rue qui débordent sur le blog de Cyp aujourd’hui, ici :
Sans chercher à comprendre qui que quoi comment pourquoi, une bande de zozos (le Cyp en tête) a organisé une super manif sur la Rue après que l’un des leurs, lamorille, ait annoncé avoir reçu un avertissement de la Rédac’chef. Il ne s’est pas fait virer, ni rien, il a juste eu un avertissement, comme tous les autres participants à une discussion genre règlement de compte perso.
A l’origine : les attaques sournoises de potes à Hestia & Cie contre une victime de harcèlement moral qui a eu maille à partir avec Pomponette quelques temps avant moi et est intervenue pour ma défense après que je me sois fait virer avec tous mes commentaires au mois de septembre.
Elle est intervenue sur le blog de site pour donner sa version des faits, c’est Kamikanaze.
Admire les réponses pleines de fiel que lui fait Hestia…
Elle n’est pas folle du tout, elle fait une déprime.
—– Original Message —–
From: [Petitcoucou]
To:
Sent: Monday, December 01, 2008 6:42 PM
Subject: Re: Cyp
Ici, j’ai parlé un peu de harcèlement, je me suis fait nazer :
Là, je retape un peu sur les flics, et aussi sec je me refais nazer :
Je suis sûre que c’est toujours des éléments de la LCR.
LCR = RG = flicaille corrompue.
—– Original Message —–
From:
To: [Petitcoucou]
Sent: Monday, December 01, 2008 1:26 PM
Subject: Cyp
C ‘est  vrai,  on  sentait que  tu  étais  à  cran . Le  mieux  à  mon  avis  est  que  tu  répondes  de  façon  très  pondérée  à  Cyp  au  prochain incident et  que  tu  lui  poses  la  question : qu’ est-ce  qui  l’ irrite  dans  ton  ou  tes  commentaires ,  depuis  peu.
Mes  commentaires  sur   la  couille  d ‘ Adolf  ont  été  supprimés,  avec  d ‘autres  je  crois. J’ ai  autre  chose  à  faire  que  traîner  dans  cette  impasse, j’ arrête,  sauf  si  un  sujet  me  tient  à  coeur.

 

Manifestement, il ne supportait absolument pas ma réintégration sur le site Rue89 où j’avais été autorisée à me réinscrire sous le pseudonyme de « jexiste » et s’attaquait aussi avec ses amis « déconnologues » aux « chiens courants » qui m’avaient soutenue et aidée dans l’adversité, dont, notamment, la pseudonymée « Kamikanaze », laquelle avait également pour tort de témoigner publiquement dans ses commentaires anonymes sur le site Rue89 de faits de harcèlement moral en entreprise dont elle avait été victime et se faisait tout comme moi traiter de « folle » pour cette raison. Il en exigeait aussi le bannissement de Rue89 d’une manière extrêmement bruyante et consacrera à son lynchage public son article du 2 décembre 2008 intitulé « lamorille vilain pas beau » où, en miroir au soutien que j’avais reçu après la suppression de mon premier compte « existe » le 6 septembre 2008, il appelait au soutien de son ami « lamorille » qui avait simplement reçu un avertissement pour s’être attaqué à « Kamikanaze » avec plusieurs autres.

De ce temps-là, il ne nous a plus jamais lâchées.

Voilà donc cet article qui était toujours public en date du 10 mai 2014, avant qu’il ne décidât encore une fois de supprimer tout son blog de l’espace public pour ne le rouvrir expurgé d’une nouvelle série d’articles compromettants dont celui-là que le 24 décembre 2014, juste avant les attentats de janvier 2015 à Paris qu’il préparait depuis des mois et avait pour ainsi dire annoncés avec plus de six ans d’avance le 11 septembre 2008 :

 

 

T'as%20peur,%20tu%20meurs%20-%20~ICY~-1 dans Corruption

 

T'as%20peur,%20tu%20meurs%20-%20~ICY~-2 dans Crime

T'as%20peur,%20tu%20meurs%20-%20~ICY~-3 dans Folie

 

 

https://www.marianne.net/societe/terrorisme/il-y-a-10-ans-charlie-hebdo-etait-vise-par-une-attaque-et-lache-par-quelques-intellectuels

Il y a 10 ans, Charlie Hebdo était visé par une attaque… et lâché par quelques "intellectuels"
Charb, assassiné en 2015, pose avec la Une de Charlie Hebdo après l’incendie criminel de novembre 2015.
ALEXANDER KLEIN / AFP

 

Il y a 10 ans, Charlie Hebdo était visé par une attaque… et lâché par quelques « intellectuels »

 

Islamisme

Par

Publié le 03/11/2021 à 13:00

Dans la nuit du 1er au 2 novembre 2011, les locaux de Charlie Hebdo étaient ciblés par un incendie criminel, alors que la rédaction s’apprêtait à publier un numéro intitulé : « Charia Hebdo ». Peu après, une tribune d’intellectuels appelait à ne pas « s’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo »…

 

Il y a dix ans, les locaux de Charlie Hebdo brûlaient. Une première attaque, avant l’attentat qui a coûté la vie à douze personnes le 7 janvier 2015.

Dans la nuit du 1er au 2 novembre 2011, le siège du journal satirique s’embrase. Un riverain, alerté par un bruit de verre brisé, voit s’enfuir deux personnes dans la nuit. Ces assaillants viennent de jeter des cocktails Molotov à l’intérieur de la rédaction de Charlie Hebdo, située alors boulevard Davout dans le 20e arrondissement de Paris. Ils ne seront jamais identifiés. Les locaux sont carbonisés, hors d’usage. Au même moment, le site internet du journal est piraté. La page d’accueil est remplacée par une photo de la grande mosquée de La Mecque, avec un message en anglais : « No god but Allah » (Pas d’autre Dieu qu’Allah »).

Pour continuer à paraître, Charlie Hebdo va s’installer provisoirement dans les locaux de Libération, avant de déménager dans de nouveaux bureaux dans le 11e arrondissement, où aura lieu l’attentat de janvier 2015.

À LIRE AUSSI : Charlie Hebdo, bientôt cinquante ans, décimé il y a cinq ans : non, rien n’est pardonné

En ce mois de novembre 2011, la tension montait depuis plusieurs jours autour de Charlie Hebdo. L’hebdomadaire satirique s’apprêtait à publier un numéro spécial intitulé : « Charia Hebdo ». Sa Une, transmise à certains journalistes, avait été publiée sur les réseaux sociaux. Il s’agissait d’un dessin de Mahomet, hilare, avec ces mots : « 100 coups de fouet, si vous n’êtes pas morts de rire ! ». La rédaction du journal entendait réagir à l’évolution des révolutions du Printemps arabe. La charia était instaurée en Libye et en Tunisie le parti islamique Ennahdha venait de remporter les élections constituantes.

Une pétition signée par une vingtaine d’intellectuels

« Les gens se sont enflammés pour un journal dont ils ne connaissaient pas le contenu », s’étonnait Charb, le directeur de la publication du journal, assassiné quatre ans plus tard. « Nous avons critiqué beaucoup plus les intégristes catholiques. En 19 ans, nous avons eu 13 procès avec certains d’entre eux et un seul avec des musulmans. On ne se lève pas chaque matin en se disant : « qu’est-ce qu’on va pouvoir raconter sur l’islam aujourd’hui ? » », poursuivait-il en faisant référence au procès, intenté par plusieurs organisations musulmanes françaises, après la republication en 2006 des caricatures de Kurt Westergaard, parues dans le quotidien conservateur danois Jyllands Posten. Une procédure judiciaire qui a abouti à une relaxe du journal, poursuivi pour « injures publiques envers un groupe de personnes en raison de sa religion ». Mais cet événement a marqué le point de départ des menaces islamistes contre Charlie Hebdo.

L’incendie de l’hebdomadaire avait suscité une condamnation quasi unanime. Seuls une petite vingtaine d’intellectuels, de journalistes et de militants s’étaient signalés en signant une pétition intitulée « Pour la défense de la liberté d’expression, contre le soutien à Charlie Hebdo ». Les signataires, réunis à l’appel du parti décolonialiste les Indigènes de la République, considérait qu’il n’y avait « pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo, que les dégâts matériels seront pris en charge par leur assurance ». Parmi eux se trouvaient notamment des personnalités comme l’essayiste Rokhaya Diallo, la militante Houria Bouteldja, le journaliste Sébastien Fontenelle, ou l’universitaire Sylvie Tissot, justement qualifiés par Jack Dion, l’éditorialiste de Marianne, « d’idiots inutiles de l’islamisme » qui allait frapper la rédaction quatre ans plus tard.

 

Ayman al-Zawahiri, chef d’Al-Qaïda, tué par un drone américain

Et hop ! Encore un… la série continue…

J’en parlais justement il y a peu :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/07/29/quest-ce-qui-interesse-mes-lecteurs-du-moyen-ou-de-lextreme-orient/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/07/28/et-mon-premier-lecteur-est/

Il reste à traiter le Français et son réseau de malfaisants.

Je fais ce que je peux avec mes petits doigts musclés, mais c’est bien loin d’être suffisant, je ne parviens qu’à limiter les dégâts, et encore, à la condition de répéter tous les jours, preuves à l’appui, qui ment, affabule et manipule… et je n’en peux plus…

A lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/07/25/cyprien-luraghi-violeur-en-serie-et-en-parallele/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/07/25/avec-cyprien-luraghi-cest-le-pilori-pour-tout-le-monde/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/07/25/de-lhistoire-de-cyprien-luraghi/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/07/25/cyprien-luraghi-et-la-lcen/

Egalement, lire ou relire sa série de publications de septembre 2008 toujours en ligne (cf. copie ci-dessous).

Même s’il a depuis longtemps supprimé de l’espace public ses textes les plus compromettants, il en reste qui sont assez explicites et permettent tout à la fois de comprendre, d’une part, les motifs allégués pour ses premiers attentats « islamistes » de ces dix dernières années sur le sol français (son complice Mohammed Merah avait bien évoqué en mars 2012 les interventions armées françaises en Afghanistan pour justifier ses assassinats de militaires à Toulouse et Montauban), et d’autre part, que ce cannibale quasi revendiqué a certainement lui aussi mangé des soldats américains du temps où il séjournait fréquemment en Afghanistan pour les besoins du trafic de drogue qui le faisait vivre.

Je guette actuellement ses réactions à l’annonce d’hier soir mais ne vois toujours rien venir, hormis quelques tweets et retweets aigris comme celui-ci :

 

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Ayman al-Zawahiri, chef d'Al-Qaïda, tué par un drône américain dans AC ! Brest lFmAwRKr_normal

Piekielny
@karenine2
Comme promis, le petit vade-mecum de la parfaite délatrice. Très utile pour se protéger du #SyndicatUtile. #ChasseAuCollègue 1/16
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https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/etats-unis/joe-biden-annonce-que-les-etats-unis-ont-tue-le-chef-d-al-qaida_AD-202208020005.html

« Justice a été rendue »: Biden annonce que les Etats-Unis ont tué le chef d’Al-Qaïda

 

A.S. avec AFP
Le 02/08/2022 à 6:00

 

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Ayman al-Zawahiri, numéro 1 de l’organisation terroriste, a été tué à Kaboul dans une frappe de drone. Il avait pris la tête d’Al-Qaïda après la mort d’Oussama Ben Laden, en 2011.

 

Joe Biden a annoncé lundi soir la mort du chef d’Al-Qaïda, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri, tué dans la nuit de samedi à dimanche en Afghanistan par une frappe de drone, nouveau coup porté à l’organisation terroriste ennemie jurée des Etats-Unis.

« Samedi, sur mes ordres, les Etats-Unis ont mené à bien une frappe aérienne sur Kaboul, en Aghanistan, qui a tué l’émir d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri », a lancé le président américain, qui s’exprimait depuis la Maison Blanche.

« Justice a été rendue et ce dirigeant terroriste n’est plus », a ajouté Joe Biden.

Introuvable depuis dix ans

Zawahiri était l’un des terroristes les plus recherchés au monde et les Etats-Unis promettaient 25 millions de dollars pour tout renseignement permettant de le retrouver. Il avait pris la tête de la nébuleuse jihadiste en 2011, après la mort d’Oussama Ben Laden, tué par un commando américain au Pakistan.

 

Capture d'écran transmise le 26 octobre 2012 par Site Intelligence Group montrant le leader d'Al-Qaïda Ayman Zawahiri dans une vidéo de propagande du groupe islamiste. 
Capture d’écran transmise le 26 octobre 2012 par Site Intelligence Group montrant le leader d’Al-Qaïda Ayman Zawahiri dans une vidéo de propagande du groupe islamiste. © SITE Intelligence Group / AFP

 

Introuvable depuis plus de dix ans, il était considéré comme un des cerveaux des attentats du 11-Septembre, qui avaient fait près de 3000 morts aux Etats-Unis.

Deux missiles « Hellfire »

Le président démocrate Joe Biden a ajouté que sa mort permettra aux familles de victimes tuées le 11 septembre 2001 dans les tours jumelles du World Trade Center, à New York, et au siège du Pentagone près de Washington, « de tourner la page ».

L’Arabie saoudite s’est pour sa part félicitée « de la mort du chef terroriste d’Al-Qaïda » responsable de « la planification et l’exécution d’odieuses opérations terroristes aux États-Unis, en Arabie saoudite et dans plusieurs autres pays du monde », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

L’attaque au drone a été menée à l’aide de deux missiles Hellfire et sans aucune présence militaire américaine au sol, a précisé un responsable américain, preuve selon lui de la capacité des États-Unis « d’identifier et de localiser même les terroristes les plus recherchés au monde et de prendre des mesures afin de les éliminer ».

Ayman al-Zawahiri avait été repéré « à de multiples reprises et pour de longues durées sur le balcon où il a finalement été touché » par la frappe dans la capitale afghane, a ajouté ce même responsable.

Une « violation claire » des accords de Doha signés avec les talibans

Au cours du week-end, le ministre afghan de l’Intérieur avait démenti les informations faisant état d’une frappe de drone à Kaboul, indiquant à l’AFP qu’une roquette avait touché « une maison vide » de la capitale.

Dans un communiqué publié lundi sur Twitter avant l’intervention de Joe Biden, le porte-parole des talibans avait toutefois reconnu l’existence d’une « attaque aérienne », attribuée à un « drone américain ».

Joe Biden, qui était malade du Covid-19 et s’était soumis à un strict régime d’isolation lorsqu’il a ordonné la frappe le 25 juillet, a précisé lors de son allocution que l’opération n’avait fait « aucune victime civile ».

La présence d’Ayman al-Zawahiri à Kaboul constitue par ailleurs une « violation claire » des accords conclus à Doha en 2020 avec les talibans, qui s’étaient engagés à ne pas accueillir Al-Qaïda sur leur sol, a noté le haut responsable américain.

Dans leur communiqué, les islamistes afghans ont également accusé les Etats-Unis d’avoir dérogé à ces accords, en conduisant une frappe sur leur territoire.

« Plus de 20 ans après le 11-Septembre, les États-Unis ont enfin rattrapé Ayman al-Zawahiri, le proche camarade et successeur d’Oussama Ben Laden », a commenté lundi sur Twitter Thomas Joscelyn, expert du cercle de réflexion Foundation for Defense of Democracies. « Bien qu’il ait eu de nombreux défauts, il n’était pas aussi insignifiant que ne le supposaient de nombreux analystes. »

Près d’un an après le chaotique retrait d’Afghanistan

Héritant en 2011 d’une organisation affaiblie, Ayman al-Zawahiri, 71 ans, avait dû pour survivre multiplier les « franchises » et les allégeances de circonstances, de la péninsule arabique au Maghreb, de la Somalie à l’Afghanistan, en Syrie et en Irak.

« Malgré la direction de Zawahiri (…), le groupe fait toujours face à d’importants défis. D’abord, la question de savoir qui va diriger Al-Qaïda après la disparition de Zawahiri », a estimé Colin Clarke, chercheur au cercle de réflexion américain Soufan Group.

Al-Qaïda avait déjà perdu son numéro 2, Abdullah Ahmed Abdullah, tué en août 2020 dans les rues de Téhéran par des agents israéliens lors d’une mission secrète commanditée par Washington, information révélée quelques mois plus tard par le New York Times.

L’annonce de lundi intervient près d’un an après le chaotique retrait d’Afghanistan des forces américaines, qui avait permis aux talibans de reprendre le contrôle du pays vingt ans après.

« Nous disons encore clairement ce soir que peu importe le temps que cela prendra, peu importe où vous vous cachez, si vous constituez une menace contre notre population, les Etats-Unis vous trouveront et vous élimineront », a martelé Joe Biden.

A.S. avec AFP

 

 

https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/etats-unis/tue-par-un-drone-sur-son-balcon-comment-les-americains-ont-elimine-le-numero-1-d-al-qaida_AD-202208020062.html

Tué par un drone sur son balcon: comment les Américains ont éliminé le numéro 1 d’Al-Qaïda

 

Jules Fresard avec AFP
Le 02/08/2022 à 7:40

 

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L’attaque américaine au cours de laquelle Ayman al-Zawahiri a été tué aurait été menée grâce à des missiles Hellfire R9X « flying ginsu », dépourvus de charge explosive mais dotés de six lames qui se déploient pour découper leur cible.

 

Une opération minutieusement préparée. Près d’un an après leur chaotique retrait d’Afghanistan en lien avec l’arrivée au pouvoir des talibans, les forces de sécurité américaines ont prouvé avec l’élimination du chef d’Al-Qaïda à Kaboul, rendue publique dans la nuit de lundi à mardi, qu’elles étaient en réalité loin d’avoir délaissé leurs opérations dans le pays.

La frappe de drone qui a permis de neutraliser Ayman al-Zawahiri, qui avait repris le flambeau de l’organisation terroriste en 2011 après la mort d’Oussama Ben Laden, a été rendue possible après des mois de planification. Mais aussi grâce à une arme dont l’existence n’a jamais été confirmée, les missiles Hellfire R9X « flying ginsu », découpant leur cible en morceaux.

Repéré plusieurs fois sur son balcon à Kaboul

Tout commence il y a plusieurs mois, quand des responsables américains sont mis au courant via divers canaux de renseignement de la présence dans la capitale afghane de la femme d’Ayman al-Zawahiri, ainsi que de ses enfants. Le renseignement américain se met alors sur la trace du chef terroriste. L’homme d’origine égyptienne est une cible prioritaire pour Washington. En plus de diriger Al-Qaïda depuis plus de 10 ans, il serait l’un des cerveaux des attentats du 11-Septembre, qui ont fait plus de 3000 morts.

Malgré les plus grandes précautions prises par sa femme pour ne pas révéler l’endroit où il se terre, Ayman al-Zawahiri est identifié dans un bâtiment du centre de Kaboul.

« Nous avons identifié Zawahiri à de nombreuses reprises, et pour de longs moments, sur son balcon, là où il a finalement été abattu », a expliqué lundi soir un haut responsable américain, après l’annonce de la mort du numéro 1 d’Al-Qaïda.

Le président Joe Biden est mis au courant. Se monte alors une opération top secrète pour neutraliser le terroriste. Parmi les exigences principales: ne surtout pas causer de victimes civiles, même au sein de la famille de Zawahiri. Le bâtiment est scrupuleusement étudié, ainsi que ses occupants.

En mai ou juin, les premières propositions d’opérations sont adressées à Joe Biden. Un nombre minime de conseillers est mis au courant, pour éviter tout risque de fuite.

Biden autorise l’opération le 25 juillet

Le 1er juillet, le président américain réunit dans la célèbre « situation room » de la Maison Blanche les plus hauts responsables américains, dont Bill Burns, le directeur de la CIA, Avril Haines, la directrice du renseignement national, et Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale. Lors de cette rencontre, Joe Biden est « très engagé dans les discussions et plongé dans les informations ». Il pose des questions sur « ce que nous savons et comment nous le savons », a indiqué un responsable à CNN.

Autour de la table, les chefs du renseignement ont même apporté avec eux une maquette du bâtiment. Joe Biden veut s’assurer que la météo ou encore les matériaux de la maison ne viennent pas affecter toute tentative de neutralisation. En parallèle, une équipe d’experts juridiques examine les données fournies et établit les bases légales de l’opération.

Lundi 25 juillet, alors qu’il est à l’isolement après sa contamination au Covid-19, Joe Biden réunit à nouveau sa garde rapprochée. Selon plusieurs sources citées par les médias américains, il demande un « niveau microscopique » de détails afin de ne pas entraîner de victimes civiles. À la fin de la réunion, le président américain autorise une frappe ciblée.

Tué par un drone sur son balcon

Dimanche 31 juillet à l’aube, un drone américain survole Kaboul. Ayman al-Zawahiri se tient sur son balcon.

« La frappe a finalement été menée (…) par un aéronef sans pilote. Deux missiles Hellfire (sont tirés sur) Ayman al-Zawahiri, qui est tué », a raconté un haut responsable américain. « Il a été tué sur le balcon ». Aucun de ses proches n’est blessé.

Selon les éléments fournis par la Maison Blanche, l’opération a nécessité l’emploi d’une arme dont l’existence même n’a jamais été confirmée: les missiles Hellfire R9X « flying ginsu », du nom d’une marque américaine de couteaux inspirés du Japon.

Cette version modifiée du missile américain serait dépourvue de charge explosive mais dotée de six lames qui se déploient avant l’impact pour découper la cible sans effet de souffle. Une photo de la voiture d’une cible supposée en Syrie en 2017 montre un énorme trou sur le toit du véhicule, l’intérieur déchiqueté, mais l’avant et l’arrière intacts.

« Cette mission a été préparée avec attention », s’est félicité Joe Biden dans son allocution, et elle a été « un succès. »

Jules Fresard avec AFP

 

 

https://www.bfmtv.com/police-justice/terrorisme/qui-etait-ayman-al-zawahiri-le-numero-1-d-al-qaida-tue-par-les-americains_AN-202208020190.html

Qui était Ayman al-Zawahiri, le numéro 1 d’Al-Qaïda tué par les Américains?

 

Jules Fresard
Le 02/08/2022 à 11:39

 

Une photo d'Ayman Al-Zawahiri lors d'une interview, rendue publique le 6 mai 2007. 
Une photo d’Ayman Al-Zawahiri lors d’une interview, rendue publique le 6 mai 2007. – AFP / SITE INSTITUTE
D’origine égyptienne et chirurgien de formation, l’homme était vu comme la colonne idéologique d’Al-Qaïda. De nombreux experts s’accordent à dire qu’il était le cerveau derrière les attentats du 11-Septembre.

« Soyez averti que les chiens afghans ont trouvé délicieuse la chair de vos soldats. Alors continuez à en envoyer par milliers ». C’est ces mots, illustrant la radicalité du personnage, qu’Ayman al-Zawahiri avait choisi pour s’adresser au président Barack Obama lors de son élection en novembre 2008 à la Maison Blanche. Devenu le numéro un d’Al-Qaïda en 2011 à la mort d’Oussama Ben Laden, ce chirurgien égyptien a finalement été tué à l’âge de 71 ans par une frappe américaine menée dimanche à Kaboul. Une opération qui a mis fin à une vie consacrée à une vision extrémiste de l’islam et à un objectif: tuer des « infidèles ».

Pointé du doigt comme le cerveau derrière le 11-Septembre, sa mort a été présentée par Joe Biden lundi soir comme l’occasion pour les proches de victimes de « tourner la page ». Ayman al-Zawahiri constituait pour nombre d’experts du terrorisme et de la mouvance islamiste la colonne vertébrale idéologique d’Al-Qaïda, ayant apporté au mouvement de Ben Laden – dont il n’avait ni le charisme, ni la fortune – un cadre politique et religieux.

Chirugien de formation

Caractérisé par le bleu sur son front, signe d’une pratique intensive de la prière, Ayman al-Zawahiri est né le 19 juin 1951 dans la banlieue du Caire, au sein d’une famille de hauts dignitaires égyptiens. Son père, professeur en pharmacologie, avait pour oncle un ancien grand imam de la mosquée Al-Azhar, un des centres les plus prestigieux d’apprentissage de l’islam dans le monde. Son grand-père maternel était quant à lui président de l’université du Caire, et ancien ambassadeur.

Suivant d’abord les traces paternelles, Ayman al-Zawahiri, brillant élève, décide d’étudier la médecine à l’université du Caire, dont il sort diplômé d’un master de chirurgie en 1978. Mais son éducation religieuse a commencé bien plus tôt. Âgé seulement de 15 ans, il participe en 1966 à la formation d’une cellule clandestine militante, avec pour volonté de renverser le régime séculaire dans son pays d’origine. En 1967, comme une grande partie de ses compatriotes, il est choqué de la défaite des pays arabes contre Israël lors de la guerre des Six jours.

Sa vision de l’Islam est également profondément influencée par la lecture de Sayyid Qutb, un penseur et militant islamiste voyant le monde divisé en deux pôles, avec d’un côté les croyants et de l’autre les infidèles, dans lesquels il inclut les musulmans modérés. Après l’obtention de son diplôme de chirurgien, Ayman al-Zawahiri officie brièvement dans le duplex de ses parents, puis travaille dans une clinique du Caire soutenue par les Frères Musulmans. Il quitte une première fois l’Egypte pour aller officier au Pakistan, afin de soigner pour le Croissant Rouge des réfugiés fuyant l’invasion soviétique de l’Afghanistan.

À la même époque, il rencontre Azza Ahmed Nowari, avec qui il se mariera en 1979. En 2011, cette dernière également adepte d’une vision extrême de l’islam, refusera en octobre 2001 de se laisser secourir par des hommes après un bombardement à Kaboul, alors qu’elle se trouvait sous les décombres, de peur que ces derniers ne voient son visage non voilé. Elle mourra sous les décombres.

Le médecin personnel de Ben Laden

En 1981, il est arrêté une première fois pour son rôle dans la tentative d’assassinat visant le président égyptien de l’époque, Anouar el-Sadate, fustigé dans les rangs islamistes pour avoir signé les accords de paix de Camp-David avec Israël. En prison, il est torturé à de multiples reprises, si bien qu’il finit par livrer le nom d’un de ses collaborateurs. Le New York Times assure que c’est notamment à cause de cette trahison que Zawahiri décide de quitter l’Egypte.

Il va se rendre en Arabie Saoudite, avant de revenir au Pakistan en 1986. C’est là qu’il rencontre Oussama Ben Laden, fils d’une riche famille saoudienne, dans un hôpital où le terroriste donne des conférences. Ayman al-Zawahiri va d’abord devenir le médecin personnel de Ben Laden, avant que les deux hommes ne participent mutuellement à leur construction idéologique.

 

Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri. 
Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri. © AFP

 

« Quand Ayman rencontre Ben Laden, il crée une révolution en lui », a expliqué au New Yorker l’Égyptien Montasser al-Zayyat, avocat de nombreux activistes islamistes et ancien co-détenu de Zawahiri.

 

L’Égyptien publie alors de nombreux textes, confirmant son statut d’idéologue en chef d’Al-Qaïda, dont certains destinés aux militants, leur expliquant le devoir de tuer des ressortissants américains partout dans le monde. Il a également la délicate tâche de justifier les errements idéologiques de la mouvance terroriste, alors que l’islam interdit le meurtre d’innocents et le suicide.

Inonder le métro de New York de cyanure

Zawahiri se rend avec Ben Laden au Soudan au début des années 90. Les deux hommes sont accueillis par le gouvernement de l’époque, alors que les mouvances islamistes se déchirent en Afghanistan.

Zawahri planifie plusieurs attentats, comme celui – raté – contre le Premier ministre égyptien, ou encore contre l’ambassade d’Égypte à Islamabad, au Pakistan, en novembre 1995.

En 2003, il prévoit même d’inonder le métro de New York de cyanure, mais il abandonne l’idée, jugeant le procédé « pas assez inspirant ». De même, il lance un vaste programme d’armes biologiques en Afghanistan, envoyant ses disciples à la recherche de scientifiques et de souches mortelles de bactéries à l’origine de l’anthrax.

Puis en 1996, il tente d’entrer en Tchétchénie, une république à majorité musulmane rattachée à la Fédération de Russie. Il est cependant arrêté à la frontière par les Russes, qui finissent par le relâcher, n’ayant pas réussi à l’identifier.

Sa tête mise à prix

Après les attentats du 11-Septembre, dont il est présenté comme le cerveau, il continue de jouer son rôle d’idéologue du mouvement, publiant de nombreux prêches et vidéos, caractérisés par son ton monocorde. À la mort de Ben Laden, il est naturellement désigné comme le successeur du Saoudien, après un mois de silence radio venant de l’organisation.

Il devient alors l’un des terroristes les plus recherchés du monde, et sa tête est mise à prix à 25 millions de dollars par Washington. Il est déclaré mort à plusieurs reprises, mais fini toujours par réapparaître dans des enregistrements. Lors de sa première prise de parole après la mort de Ben Laden, il indique dans une vidéo de 28 minutes, que son ancien chef va continuer à « terrifier » l’Amérique. « Coup pour coup », promet-il.

Son règne à la tête d’Al-Qaïda se caractérise par la montée en puissance de l’État islamique, et l’affaiblissement de sa propre organisation. En 2015, préparant sa succession et souhaitant remobiliser les troupes, il décide de présenter publiquement Hamza Ben Laden – qui serait mort en 2017 ou 2018 -, un des fils d’Oussama. Il souhaite en faire l’héritier de son père. Ce dernier aurait d’ailleurs épousé une des filles d’al-Zawahri, comme l’indique le New York Times.

Finalement, après s’être terré dans des zones reculées du Pakistan et de l’Afghanistan, Ayman al-Zawahiri semble avoir bénéficié de l’arrivée au pouvoir des talibans à Kaboul l’été dernier pour prendre quelques largesses dans ses habitudes sécuritaires. Dimanche, il a été tué par un drone américain alors qu’il se trouvait sur son balcon, en plein coeur de la capitale afghane.

Jules Fresard

 

 

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Yin

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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