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A l’attention de celui qui me dénonce à la Direction Interministérielle du Numérique

Elle est bien passée hier consulter mes blogs :

 

A l'attention de celui qui me dénonce à la Direction Interministérielle du Numérique dans AC ! Brest frParis, Ile-de-france, France, Direction Interministerielle Du Numerique Et Du Sy

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Seulement voilà, à cette heure-là, je n’avais pas encore ajouté les paragraphes de mon dernier article du 18 septembre 2018 où je nomme deux juges brestois, je l’ai fait juste après.

Dites-lui de repasser, ce serait vraiment dommage qu’elle ne voit pas toute cette partie du texte en ligne.

L’Etat condamné pour déni de justice : c’est encore une affaire de viols

De plus, dans ce cas particulier, la victime avait entre 5 et 8 ans lorsqu’elle a été violée, à de multiples reprises, par un ami de ses parents à leur domicile.

Cela s’est produit dans le ressort du Tribunal de Grande Instance de Rennes, dont le président déplore qu’il présente un taux de juges des enfants parmi les plus faibles de France.

Comment s’en étonner ?

Nous sommes en Bretagne, une région où le pouvoir central a toujours vu partout de dangereux indépendantistes à mater par tous les moyens, le viol de leurs femmes et de leurs enfants en faisant partie.

Que d’horreurs à ce sujet à la pointe du Finistère, où violeurs et pédophiles ont toujours été particulièrement choyés, voire attirés d’autres régions par l’impunité qui leur était offerte en compensation de la grisaille environnante…

Certes, il arrive parfois que l’un d’entre eux soit poursuivi et condamné, comme par exemple l’ancien psychiatre brestois Serge Rodallec, plusieurs fois poursuivi et condamné pour viols et agressions sexuelles sur trois de ses jeunes patients handicapés mentaux, ou bien encore un ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, condamné pour sa part pour des faits de proxénétisme aggravé, diverses autres violences, des faux et usages de faux, escroqueries, usurpations d’identités ou de titres, dénonciations calomnieuses et faux témoignages, et j’en oublie sûrement… mais ces cas restent isolés et résultent généralement d’une fâcherie quelconque du pervers avec un certain nombre de ses complices.

Les juges pour enfants ?

Autrefois, nous en avons eu un dont la pédophilie était connue de tous.

Aujourd’hui, il semblerait qu’ils doivent d’abord faire leurs preuves, par exemple en faisant poursuivre et condamner sur la base exclusive de dénonciations calomnieuses des victimes de Pascal Edouard Cyprien Luraghi, un individu qui depuis plusieurs années m’accuse mensongèrement de l’accuser de pédophilie et semble avoir depuis longtemps oublié que c’est lui-même qui au printemps 2010 se plaisait à se dire pédophile sur son propre blog.

C’est ainsi que les juges d’instruction Raymond André et Céline Verdier ont été tous deux nommés juges des enfants à la suite de leurs saloperies à mon encontre, en 2012 pour le premier et 2014 pour la seconde.

Ces magistrats apprécient énormément tous les écrits de l’autoproclamé « écrivain en ligne et à l’oeil depuis 2001″, qu’ils soient publics ou non : tous ses articles et commentaires me concernant, toutes ses dénonciations calomnieuses à mon encontre, dont ils font autant de charges irréfutables à mon encontre, mais aussi tous ses écrits publics lui ayant valu le 8 janvier 2015 la suppression d’un blog Blogspot pour apologie de la pédophilie.

A noter : Céline Verdier a particulièrement apprécié qu’il m’ait dénoncée comme « mécréante » sur plusieurs sites islamistes après avoir révélé mon identité et mes coordonnées au public en 2010. Elle était déjà au courant la première fois que je l’ai vue. C’est d’ailleurs un des rares points de discussion sur lesquels je n’ai pas dû me battre pour me faire entendre : elle a acquiescé tout de suite, sachant déjà que c’était vrai, probablement pour l’avoir lu sur le blog Luraghi, mais n’y voyait aucun mal…

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/l-etat-condamne-pour-deni-de-justice-dans-l-affaire-de-karine-fillette-violee-chez-ses-parents-pendant-des-annees_2944405.html

L’Etat condamné pour déni de justice dans l’affaire de Karine, fillette violée chez ses parents pendant des années

 

Entre ses 5 et ses 8 ans, Karine a vécu l’enfer : elle a été violée à de multiples reprises par un « ami » de ses parents, hébergé au sein même de la maison familiale. Elle poursuivait l’Etat pour faute lourde.

 

Palais de justice de Paris, le 24 mai 2018.
Palais de justice de Paris, le 24 mai 2018. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO)

« Je voudrais simplement que la justice reconnaisse ses erreurs pour que le système change. S’il avait fonctionné normalement, je n’aurais jamais subi tout ça… » raconte Karine au Parisien. A 21 ans, avec sa tante Laurence Brunet, elle a attaqué l’Etat, en juillet dernier, pour « faute lourde » : Karine estime en effet que la justice française ne l’a jamais protégée des innombrables abus qu’elle a subis durant son enfance. Elle est finalement parvenue à obtenir, lundi 17 septembre, une condamnation pour « déni de justice », mais a échoué à obtenir réparation pour « faute lourde » pour des raisons de prescription.

Une situation complexe

Tout commence dès le jour de sa naissance, en juillet 1997. La situation du bébé fait d’ores et déjà l’objet d’un signalement aux services sociaux, comme le relate Le Parisien. Sa mère, Anne-Marie, a été condamnée dans les années 1980 à 8 ans de prison pour avoir tué, à la naissance, d’une centaine de coups de couteau son premier enfant, issu d’un viol. Malgré ce passé violent, le juge des enfants choisit de maintenir Karine chez ses parents.

Pour elle, un calvaire de plus de douze ans commence. Délaissée par ses parents, la petite fille est complètement livrée à elle-même. En septembre 1998, un premier jugement impose une assistance éducative au domicile des parents, mais après une expertise psychiatrique, ces derniers conservent la garde de leur fille, relate Europe 1.

Au fil des années, les rapports des services sociaux se suivent, mettant en évidence une situation alarmante. Toujours selon Europe 1, les services de l’enfance ne notent « aucune évolution positive », décrivant un père « ombrageux » et une mère qui ne parvient pas à « gérer son intimité » avec sa fille, tout en refusant tout suivi thérapeutique. Malgré ces conclusions, un juge estime, en mai 2000, qu’une intervention éducative judiciaire n’est « pas nécessaire » : à nouveau, les parents de Karine gardent leur fille auprès d’eux.

De multiples signalements

A partir de 2002, les parents de Karine hébergent à leur domicile un homme, Roland, en connaissant pourtant ses antécédents de pédophilie. Dans un article du Parisien, la jeune femme raconte son calvaire : « Je me souviens parfaitement, quand il leur donnait de l’argent le mercredi pour qu’ils aillent acheter des cigarettes ou de l’alcool et qu’ils me laissaient seule avec lui. Ils savaient très bien ce qui se passait chez eux. »

L’entourage de la fillette s’inquiète. En 2003, Laurence Brunet, sa tante, alerte les services sociaux, alarmée par un comportement anormalement « sexué » de la petite fille, âgée de seulement 5 ans, précise Europe 1. Elle emmène Karine chez un gynécologue, qui dépiste « une très grosse infection gynécologique ». A l’époque, le médecin questionne la fillette. « Avec ses mots à elle, elle a dit que son papa l’allongeait souvent dans la baignoire et qu’il la touchait beaucoup », raconte sa tante à Europe 1. Une première enquête est ouverte, mais elle est classée sans suite en février 2004.

En 2005, une nouvelle enquête est menée, à nouveau sans suite. « Parce que les parents sont arrivés avec un certificat médical, qu’ils avaient fait faire la veille chez le médecin traitant. Il n’y a pas eu d’investigation plus poussée, il n’y a même pas eu une séance avec un psychologue », déplore Laurence Brunet sur Europe 1. La tante, qui tente alors de faire entendre raison à la justice, est poursuivie pour dénonciation calomnieuse, écope d’un rappel à la loi et se voit contrainte d’écrire « une lettre d’excuses à la justice, pour les perturbations à Karine et à ses parents ».

« Un manque de clairvoyance » de la justice

En 2009, Karine parvient à parler. Le parquet de Rennes ouvre une enquête préliminaire en mai de la même année, mais attend ensuite un an, soit octobre 2010, pour confier l’enquête à un juge d’instruction. La jeune fille est finalement placée chez son oncle et sa tante. En juillet dernier, devant les assises d’Ille-et-Vilaine, Roland a reconnu l’avoir agressée sexuellement et violée entre 2002 et 2005, alors qu’elle était âgée de 5 à 8 ans. Il a été condamné à trente ans de réclusion. Les parents de Karine, eux, ont été poursuivis pour l’avoir empêchée de parler (« subornation de témoin »), la mère écopant de deux ans de prison avec sursis et le père de trois ans de réclusion dont six mois ferme. Mais la victime a également choisi de porter plainte contre l’Etat, pour faute lourde. « La justice aurait dû me protéger, elle ne l’a pas fait », déclare-t-elle au Parisien.

Comment est-il possible qu’on m’ait laissée chez eux, alors qu’Anne-Marie avait été condamnée pour un infanticide ?Karine, victime de pédophilie au « Parisien »

En juillet, aux assises, l’avocat général avait conclu son intervention en reconnaissant « un manque de clairvoyance » de la justice dans cette affaire. « Nous avons des questions à nous poser au niveau de notre responsabilité professionnelle », avait-il déclaré. « Le tribunal de Rennes ne peut que regretter que l’intervention judiciaire n’ait pu être plus efficace » à l’égard de Karine, a pour sa part écrit le président du tribunal de grande instance de Rennes, Ollivier Joulin, dans un courrier au Défenseur des droits consulté par l’AFP. Il y souligne que la juridiction de Rennes a un taux de juges des enfants « parmi les plus faibles de France ». « Ils travaillent sans relâche, presque toujours dans l’urgence absolue », parfois jusqu’au « burn-out » et « ont parfaitement conscience qu’ils ne peuvent, malgré l’intensité de leur engagement, éviter que des situations telles que celle qu’a connue Karine se reproduisent ».

Tariq Ramadan confronté à ses accusatrices

La première a manifestement des problèmes de mémoire. C’est tout bon pour l’accusé qui… euh… « rit »… tout comme Maurice Agnelet lors de son procès d’avril 2014 à Rennes :

http://petitcoucou.unblog.fr/2014/04/28/de-lhomme-ideal-escroqueries-assassinats/

Il ne rit peut-être pas autant, il n’est pas encore accusé d’assassinat ni trahi par son propre fils…

Il est quand même accusé de viols et d’avoir toujours trompé son public comme il trompe aussi sa femme, ce qu’il a déjà reconnu.

Personnellement, quand je suis accusée mensongèrement de faits que je n’ai pas commis, comme cela se produit quand même très régulièrement depuis le début des harcèlements dont je suis victime depuis maintenant près de 30 ans, je n’ai pas la moindre envie de rire.

D’abord, je tombe des nues – oui, encore aujourd’hui, à chacune des nouvelles dénonciations calomnieuses auxquelles je dois répondre, je tombe des nues.

Et très vite, l’habitude aidant, je me reprends, ulcérée.

A aucun moment je n’ai la moindre envie de rire.

Je ne pleure pas, non plus, ou du moins pas en audition, où cela ne m’est arrivé qu’une seule fois, la toute première, lorsque le policier chargé de traiter ma première plainte m’avait annoncé qu’elle était d’emblée classée sans suite alors que j’étais très sérieusement menacée de mort. Là, je me suis carrément écroulée, et il s’en souvient aussi bien que moi. Pour preuve : on le retrouve aux abords de l’affaire Merah en 2012.

Je suis vaccinée, donc.

Depuis cette époque, je reste sèche et fais face à mes bourreaux sans jamais ciller.

Ce sont eux qui baissent la tête ou détournent le regard, pas moi.

Cela s’est encore produit le mardi 8 novembre 2016 à 11h30 dans l’enceinte du Tribunal de Grande Instance de Paris, où j’étais confrontée pour la seconde fois à mon accusateur et bourreau Pascal Edouard Cyprien Luraghi, ainsi qu’à son avocat et une petite bande de ses complices cybercriminels et harceleurs, dits « déconnologues », dont la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest.

Pour ma part, je me présentais seule, absolument seule, sans même l’assistance d’un avocat, et de plus dans un état physique pitoyable.

Alors que nous attendions l’arrivée de la juge et de sa greffière, je me suis tournée vers eux et les ai interpellés en leur demandant notamment de se présenter.

Or, que croyez-vous qu’il se soit produit ?

D’un seul et même mouvement, ils ont tous tourné la tête dans la direction opposée à la mienne en courbant l’échine.

Une bande de lâches…

C’est leur avocat qui m’a répondu. Selon lui, ils constituaient le « public » et en avaient le droit.

Ils étaient surtout tous là pour impressionner leur victime, la démonter ou la perturber en sachant qu’elle se défendait seule et qui plus est dans un état de santé inadéquat – je craignais d’être hospitalisée avant l’audience et de ce fait empêchée de m’y rendre, ce dont j’avais prévenu leur avocat.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/dans-le-secret-de-la-confrontation-entre-tariq-ramadan-et-henda-ayari-17-09-2018-7891554.php

Dans le secret de la confrontation entre Tariq Ramadan et Henda Ayari

 

>Faits divers|Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê| 17 septembre 2018, 11h58 |23
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L’islamologue Tariq Ramadan, accusé de viol par plusieurs femmes, est incarcéré depuis plus de six mois. LP/Philippe Lavieille

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Face aux hésitations et aux imprécisions de sa première accusatrice, le 19 juillet, l’islamologue suisse a marqué des points. Il est convoqué ce mardi pour une nouvelle confrontation avec Christelle, une autre plaignante.

 

Le face-à-face a été relativement bref : à peine une heure et 45 minutes. Mais il fut d’une tension permanente – entre moqueries, pleurs et moments de doutes. Ce 19 juillet, au palais de justice de Paris, il est environ 11 heures lorsque Tariq Ramadan et Henda Ayari s’assoient devant les trois juges chargés d’instruire l’information judiciaire ouverte pour « viol » et « viol sur personne vulnérable ».

C’est la première fois que l’islamologue suisse de 56 ans, écroué à Fresnes (Val-de-Marne), est confronté à l’ancienne salafiste de 41 ans, première des trois plaignantes à s’être tournée vers la justice pour dénoncer une relation sexuelle imposée avec brutalité.

Un rendez-vous explosif qui a affaibli les accusations d’Henda Ayari, laquelle se dit désormais incapable de préciser le jour et le lieu où elle aurait été violée. Si ce n’est que c’était « à Paris, dans un hôtel » et « au printemps 2012 ».

Des problèmes de « mémoire »

« Comment expliquez-vous qu’on en soit là ? » s’agacent les magistrats instructeurs dans ce qui ressemble d’abord à un interrogatoire de la plaignante. Pas moins de 20 questions – souvent sèchement formulées – lui seront posées avant que Tariq Ramadan ne puisse prendre la parole. « Les dates et les lieux changent. Comment l’expliquez-vous et comment fait-on ? » insistent-ils.

 

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Henda Ayari. /LP/Yann Foreix

Mise en difficulté par l’enquête, Henda Ayari, qui plaide les problèmes de « mémoire », avait récemment resitué le viol à la date du 26 mai 2012 au Crowne Plaza République (Paris XIe). Or, les policiers de la brigade criminelle ont exhumé des photos la montrant ce soir-là au mariage de son frère à Rouen (Seine-Maritime).

« Je reconnais que je ne me souvenais absolument pas, ça peut paraître surprenant, du mariage de mon frère à cette date-là », concède la quadragénaire. « Doit-on tout remettre en cause ? […] Vous est-il impossible de dire Je ne sais pas ? » la sermonnent les juges d’instruction, lui indiquant qu’ils ne veulent plus « d’hypothèses à ce stade ». « Je veux aider l’enquête, se défend la plaignante. Et dire Je ne sais pas, pour moi, c’est négatif. » À deux reprises, la greffière note son malaise sur procès-verbal : « Mme El Ayari hésite. »

Ramadan reconnaît des échanges « virtuels et sexuels »

Invitée à décrire la nuit du viol présumé, la quadragénaire se montre en revanche précise. En pleurs, elle décrit d’abord un comportement autoritaire du théologien : « Il m’a tutoyée en me disant Sois une femme. » Puis des coups et un rapport sexuel violent non consenti, expliquant que son agresseur « avait de la haine dans son regard ».

« Ce sont des affabulations », rétorque aussitôt Tariq Ramadan. Selon l’islamologue, il n’y a eu qu’une rencontre physique, vraisemblablement le 6 avril 2012, à la sortie de l’une de ses conférences au Bourget (Seine-Saint-Denis). S’il admet avoir eu des échanges « virtuels et sexuels » avec Henda Ayari, ceux-ci n’auraient pas donné lieu à des rapports charnels. Contrairement à d’autres femmes, avec qui il a reconnu avoir eu des relations extraconjugales.

« Quels sont vos critères pour que vous passiez de la rencontre sexuelle virtuelle à la rencontre sexuelle physique ? » tente, dubitatif, l’un des conseils d’Henda Ayari. « D’abord, en termes de pourcentage, il y a beaucoup plus de virtuels que de relations, réplique Ramadan. Un critère qui est essentiel, c’est la confiance que je peux avoir en mon interlocutrice. »

Or, explique le prédicateur, Henda Ayari côtoyait deux de ses ennemis jurés – le sociologue Vincent Geisser et l’essayiste Alain Soral. Surtout, ajoute-t-il, son accusatrice lui aurait confié avoir eu « des relations tarifées parce qu’elle avait besoin d’argent ». « Il est taré lui, n’importe quoi ! » conteste Ayari, en fondant en larmes.

Des zones d’ombre persistent

Si l’islamologue semble avoir marqué des points lors de cette confrontation, des zones d’ombre demeurent. Sur un vieil agenda qu’elle a fourni aux juges, Henda Ayari avait noté un rendez-vous à la date du 26 mai 2012 au Crowne Plaza. Si celui-ci n’a pas eu lieu, Ramadan avait bel et bien une réservation à cette date, qu’il a annulée peu avant. Or, cette information n’était pas publique.

D’autre part, dans le dossier figure la déposition d’une amie d’Henda Ayari, qui dit avoir eu vent à l’époque d’une rencontre entre l’accusé et l’accusatrice dans un hôtel. Un témoin que l’on ne peut pas soupçonner de connivence puisque, dans une écoute téléphonique interceptée lors de l’enquête, il conteste la position victimaire d’Ayari : « Ce que je peux te dire, c’est t’es partie avec la banane, t’es revenue avec la banane quand même ». « M. Ramadan rit », note la greffière lors de la confrontation, alors que l’islamologue remet en doute la fiabilité de ce témoignage.

En fin d’audition, les juges d’instruction font remarquer à l’islamologue qu’il existe néanmoins « des traits communs » entre la description du viol présumé d’Henda Ayari et ceux des deux autres plaignantes, Christelle et Marie. « La perspective historique montre que les versions évoluent pour toutes aller dans le même sens, balaye Ramadan. L’addition de trois mensonges concertés historiquement ne fait pas la vérité factuelle. »

Le théologien suisse doit être confronté pour la seconde fois à Christelle ce mardi. Un moment important dans l’instruction puisque les juges ont notamment justifié son maintien en détention pour éviter toute pression sur la victime dans la perspective de ce rendez-vous.

 

http://www.lepoint.fr/faits-divers/tariq-ramadan-la-plaignante-suisse-raconte-une-nuit-d-horreur-17-09-2018-2251909_2627.php

Tariq Ramadan : la plaignante suisse raconte une « nuit d’horreur »

 

Le ministère public suisse a ouvert une instruction pénale pour « viol » et « contrainte sexuelle ». Les enquêteurs s’intéressent à la famille de l’accusé.

 

De notre correspondant à Genève,

Modifié le 17/09/2018 à 14:39 – Publié le 17/09/2018 à 14:22 | Le Point.fr

 

À la suite du dépôt d’une plainte pénale le 13 avril 2018, le ministère public suisse a ouvert une instruction pénale à l’encontre de Tariq Ramadan à la fois pour « viol » et pour « contrainte sexuelle ». Cette mesure correspond en France à une mise en examen. La Suissesse, âgée d’une quarantaine d’années au moment des faits, convertie à l’islam dans sa jeunesse, accuse le prédicateur de l’avoir violée le 28 octobre 2008 dans un hôtel de la rive droite de Genève. « Brigitte » (prénom d’emprunt, NDLR) évoque une « nuit d’horreur ».

Tariq Ramadan lui aurait d’abord proposé d’aller boire un café. Ensuite, sous prétexte de l’aider à monter une planche à repasser et un fer en prévision d’une émission de télévision, il l’aurait entraînée dans sa chambre. Tariq Ramadan se serait d’abord mis à genoux pour brancher le fer à une prise. Selon la plainte à laquelle nous avons accès, en se relevant, il l’aurait menacée et insultée, l’accusant notamment de travailler pour les renseignements généraux français. Si le premier procureur genevois Adrian Holloway a retenu les qualifications de « viol » et de « contrainte sexuelle », il n’a pas tenu compte des circonstances aggravantes de cruauté et de séquestration dénoncées par la plaignante.

Un dossier aux « ramifications internationales »

« L’ouverture d’une instruction pénale marque un avancement majeur de la procédure suisse et démontre le sérieux des accusations portées par notre cliente. La prochaine étape sera l’audition du prévenu en France, par le procureur suisse, vraisemblablement en octobre », confie au Point Romain Jordan, l’avocat de « Brigitte ». Il a été rejoint par l’un des ténors du barreau genevois, Robert Assaël. « Nous ne serons pas trop de deux pour gérer un dossier tentaculaire aux ramifications internationales et au nombre important d’audiences prévisibles », a-t-il confié à La Tribune de Genève .

À la suite de la révélation par Le Point, le 6 septembre dernier, de la prochaine « mise en prévention » de Tariq Ramadan, qui correspond en France à une mise en examen, Mes Guerric Canonica et Pierre de Preux, les défenseurs du prédicateur, ont demandé des explications à la justice genevoise. « Nous sommes excessivement surpris d’apprendre l’ouverture d’une instruction par la presse et non par le ministère public directement », déclarent-ils au site Le Muslim Post. Lundi, Le Point a cherché à joindre sans succès la défense de Tariq Ramadan.

Pressions et menaces

L’enquête menée par la police genevoise pourrait fragiliser la famille Ramadan, qui ne cesse d’affirmer que Tariq Ramadan serait victime d’un « complot ». Dans le quotidien Le Temps daté du 10 septembre, son frère Bilal Ramadan a évoqué un traquenard organisé « au niveau le plus haut de l’État ». Il a ajouté : « La pensée de Tariq dérange suffisamment en France pour qu’on veuille l’empêcher de parler. Pour le briser, on a révélé sa vie privée, on l’a accusé de viols. »

Pourtant, selon nos informations, depuis au moins 2009, plusieurs femmes en Suisse, mais aussi en France et en Belgique, auraient alerté la famille Ramadan, qui aurait tenté de les dissuader de porter plainte. Certaines d’entre elles ont communiqué à la justice des mails de pressions et de menaces provenant de la famille du prédicateur. Toujours selon nos informations, plusieurs femmes sont allées voir Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève, pour se plaindre des agissements de son frère. « C’est vous qui êtes des pécheresses. C’est vous les fautives. C’est vous qui irez en enfer », leur aurait-il rétorqué. De son côté, Maryam Ramadan, la fille aînée de Tariq Ramadan, aurait commis une infraction en révélant le 4 août 2018 sur son fil Twitter les initiales de la plaignante suisse, ce qui pourrait permettre son identification.

Confrontation en France

Cette nouvelle mise en examen du professeur d’Oxford, actuellement mis en congé de l’université, vient s’ajouter aux dossiers instruits en France, où il a été inculpé le 2 février pour des accusations de viol qu’il conteste. Tariq Ramadan doit bientôt être confronté à la deuxième plaignante. Cette confrontation avec cette femme surnommée « Christelle“ était prévue le 18 juillet 2018, mais elle a été reportée en raison de l’état de santé de la plaignante.

Par ailleurs, un homme dont le témoignage fragilisait la plainte de Henda Ayari, la première accusatrice de Tariq Ramadan, a été condamné à dix mois de prison ferme pour faux. Cet ancien douanier de 44 ans affirmait que Henda Ayari lui avait fait des avances, puis l’aurait menacé quelques jours plus tard de porter plainte pour viol contre lui. Cet homme est par ailleurs mis en cause dans une affaire de viol ainsi que dans une autre de séquestration et d’extorsions de fonds.

Sur le même sujet

Tariq Ramadan sur le point d’être mis en examen en Suisse

 

http://www.lepoint.fr/justice/tariq-ramadan-sur-le-point-d-etre-mis-en-examen-en-suisse-06-09-2018-2249088_2386.php

Tariq Ramadan sur le point d’être mis en examen en Suisse

 

VIDÉO. Le prédicateur est accusé de « séquestration, contrainte sexuelle, viol avec circonstance aggravante de cruauté », des faits remontant à octobre 2008.

 

De notre correspondant à Genève,

Modifié le 06/09/2018 à 11:05 – Publié le 06/09/2018 à 09:41 | Le Point.fr

 

Tariq Ramadan va bientôt faire face à un nouveau front judiciaire, en Suisse cette fois. À Genève, le palais de justice explique en termes choisis que « le seuil nécessaire pour justifier l’ouverture d’une instruction pénale est largement atteint, et ce, depuis le début de la procédure déjà ». Comprenez que les enquêteurs genevois, à la suite de la plainte déposée le 13 avril 2018 par une Suissesse, ont recueilli suffisamment d’éléments pour que le parquet procède la semaine prochaine à une « mise en prévention » de Tariq Ramadan. Ce qui correspond, en France, à une mise en examen pour viol.

Après les trois plaintes pour viol déposées en France et la plainte pour agression sexuelle venant des États-Unis, une Suissesse, âgée d’une quarantaine d’années au moment des faits, convertie à l’islam dans sa jeunesse, a accusé en avril dernier le prédicateur de l’avoir violée en 2008 dans un hôtel de la rive droite de Genève. Le 28 octobre de cette année-là, Tariq Ramadan lui aurait proposé d’aller boire un café. Puis, sous prétexte de l’aider à monter une planche à repasser et un fer, en prévision d’une émission de télévision, il l’aurait entraînée dans sa chambre. Elle décrit ensuite des scènes d’horreur comparables à ce qu’auraient subi les victimes présumées du prédicateur en France.

Lire aussi Révélations sur l’affaire Tariq Ramadan

Une confrontation en octobre prochain à Paris

La Suissesse, qui accuse Tariq Ramadan de « séquestration, contrainte sexuelle, viol avec circonstance aggravante de cruauté », affirme avoir été également insultée, battue et menacée. « Il me disait qu’il y avait deux catégories de femmes qui refusaient de l’embrasser : les prostituées et les espionnes. Il m’a alors redemandé si j’étais des RG [Renseignements généraux] », avait-elle expliqué en avril dernier dans La Tribune de Genève. Contacté mercredi, maître Romain Jordan, l’avocat principal de la plaignante genevoise, n’a pas souhaité faire de commentaires à ce sujet. D’autres proches du dossier indiquent toutefois que l’audition de Tariq Ramadan apparaît comme la suite logique d’une instruction pénale, de façon à ce que le « prévenu puisse prendre position sur les charges pesant sur lui ». Selon toute vraisemblance, cette audition se déroulera à Paris, vraisemblablement en octobre, le prédicateur étant actuellement détenu.

Par ailleurs, Myriam Ramadan, la fille aînée de Tariq Ramadan, serait également dans la ligne de mire de la justice helvétique. Début août, dans un tweet, elle a révélé partiellement l’identité de la plaignante, ce qui constitue une infraction en droit suisse.

Contrairement à la France, la justice de l’autre côté du Jura travaille depuis des semaines dans le plus grand secret. Il s’agit d’éviter à l’accusatrice du prédicateur de subir le sort des trois femmes qui ont déposé une plainte contre Tariq Ramadan en France et qui sont depuis quotidiennement insultées et menacées de mort.

Lire aussi EXCLUSIF. Tariq Ramadan accusé de viol : la version d’Henda Ayari s’effondre

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Affaire Tariq Ramadan : le témoin qui accable Henda Ayari

 

Torture en Algérie : douleurs et polémiques sont encore vives

L’armée craint d’être mise en accusation dans son ensemble à la suite de la reconnaissance d’une forme de responsabilité de l’Etat dans la disparition de Maurice Audin.

Quant aux anciens combattants, pour certains d’entre eux, c’est encore pire : hors d’eux, ils accusent le président de la République de donner raison à un traître.

Dans ces conditions, je me dois de rappeler qu’à l’instar de nombreux collègues ingénieurs d’études en informatique qui pour beaucoup, torturés à mort ou assassinés, ne sont plus là pour témoigner, je suis moi-même torturée depuis près de trois décennies pour avoir, non pas trahi mon pays, mais au contraire refusé de le trahir au profit de mes anciens employeurs harceleurs, des patrons voyous d’origine étrangère. J’ai fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat. Mes proches sont eux aussi tous attaqués et certains en sont bien morts. Ils ont été assassinés sur ordre de mes anciens employeurs harceleurs ou de leurs complices fonctionnaires CORROMPUS ne cherchant ainsi qu’à m’isoler et me rendre plus vulnérable à toutes leurs attaques, incessantes, constamment renouvelées depuis près de 30 ans.

Or, que fait la « justice » française ? Lorsqu’elle décide d’agir, elle ne s’attaque toujours qu’aux victimes toujours en vie de ces criminels, avec pour but ultime de les faire taire par assassinat.

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/09/13/torture-en-algerie-les-militaires-francais-d-aujourd-hui-redoutent-l-amalgame_5354510_823448.html

Torture en Algérie : les militaires français d’aujourd’hui redoutent l’amalgame

 

Malgré les précautions de l’exécutif, qui accuse aussi les gouvernements de l’époque, l’armée craint d’être mise en accusation dans son ensemble.

LE MONDE | 13.09.2018 à 12h13 • Mis à jour le 13.09.2018 à 12h16 | Par Nathalie Guibert

 

Le président français, Emmanuel Macron, lors d’un discours en hommage aux forces armées au ministère de la défense, le 13 juillet 2017.

 

En assumant de relancer un débat sur le comportement des militaires français dans les opérations de la guerre d’Algérie, Emmanuel Macron va-t-il susciter une nouvelle incompréhension dans les armées ? Enoncée jeudi 13 septembre, la « reconnaissance au nom de la République française que Maurice Audin a été torturé » et que le jeune assistant de mathématiques de la fac d’Alger a été exécuté « par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile » en 1957 est un acte historique.

Les mots du président ont été préparés avec les autorités du ministère des armées. Ils sont inscrits dans un cadre précis : c’est « un système » dont des gouvernements ont eu la responsabilité politique avec le « fondement légal » des pouvoirs spéciaux, qui a formé « le terreau malheureux d’actes parfois terribles, dont la torture ». La délégation de pouvoirs de police à l’armée est en cause, et non une responsabilité générale des militaires, affirme l’Elysée. Dans cette guerre qui a tué 450 000 Algériens et 30 000 soldats français (en mobilisant 1,3 million d’appelés), les crimes de certains ne peuvent peser sur la conscience de tous les autres, insiste le chef de l’Etat : « Il en va de l’honneur de tous les militaires morts pour la France (…) dans ce conflit. »

En somme, les sources de l’exécutif soulignent que l’affaire Audin ne saurait concerner l’armée d’aujourd’hui et que cette reconnaissance symbolique ne relève d’aucune volonté de lui faire un procès. Mais certains militaires jugent la polémique inévitable. Une telle annonce ne peut, disent-ils, qu’être mal vécue par les anciens qui, dans leur majorité, n’ont rien vu de la torture. Et la clôture du cas Audin, tant attendue par la famille, risque par amalgame d’avoir un impact négatif sur l’image actuelle de l’institution.

« Il ne faudrait pas qu’en revenant sur des affaires très anciennes on entache la réputation d’une armée qui depuis vingt…

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Le président français, Emmanuel Macron, lors d’un discours en hommage aux forces armées au ministère de la défense, le 13 juillet 2017.

Torture en Algérie : les militaires français d’aujourd’hui redoutent l’amalgame

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https://www.midilibre.fr/2018/09/13/algerie-macron-donne-raison-a-un-traitre-selon-le-montpellierain-alain-jamet,4696342.php

Algérie : « Macron donne raison à un traître », selon le Montpelliérain Alain Jamet

  • Alain Jamet est un ami de Jean-Marie Le Pen.

    Alain Jamet est un ami de Jean-Marie Le Pen. P. SA.
Publié le 13/09/2018 à 10:57 / Modifié le 13/09/2018 à 14:11

 

Le Montpelliérain, compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, refuse d’utiliser le terme de torture, alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans la disparition du militant Maurice Audin en 1957 et plus globalement sur les faits de torture. Entretien.

Le président de la République s’apprêterait à reconnaître la torture en Algérie comme « un système légalement constitué ». Qu’en pensez-vous ?Je suis hors de moi, en parlant modérément. Ce n’est pas la première fois. C’est une récidive. En voyage en Algérie, il avait dit que la France était coupable de crimes contre l’humanité. Et maintenant il donne raison à un traître à son pays, Maurice Audin. Il reçoit sa veuve et c’est une façon de reconnaître la faute de la France alors qu’elle était en guerre contre des gens qui posaient des bombes et qui faisaient du terrorisme. C’est incroyable de la part d’un président de la République.Quel est votre regard sur la question de la torture ?

Je n’ai jamais participé ou assisté à une séance de torture. Je sais par contre que nos adversaires du FLN la pratiquaient couramment.Mais vous convenez tout de même que la torture a existé du côté de l’armée française ?

Absolument pas. Le général Massu avait parlé d’interrogatoires un peu poussés pour obtenir des renseignements sur les poseurs de bombe.

Quelle différence entre torture et interrogatoires poussés ?

Nos adversaires appelleront ça d’un autre nom. Moi je suis du côté de l’armée française et de la défense de notre pays.

Votre ami Jean-Marie Le Pen, présent comme vous en Algérie, a souvent été accusé d’actes de torture…

Il s’est expliqué. D’abord il n’est pour rien dans l’affaire Audin. Il a lui même dit qu’il ne l’a jamais pratiquée. Il a toujours répondu comme je le fais : interrogatoires musclés pour empêcher que des bombes explosent.

Que pensez-vous de l’ouverture annoncée des archives de l’Etat sur la question des disparus en Algérie ?

Les disparus qui ont été enlevés par le FLN ?

Tous les disparus…

Plusieurs milliers ont été enlevés, prostitués ou tués par le FLN le 5 juillet 1962. Je suis d’accord pour qu’on ouvre ces archives.

Dans les deux camps…

Je ne suis pas dans l’autre camp, comme vous l’avez bien saisi.

Vous avez perdu un bras en Algérie. Dans quelles conditions ?

En débusquant un rassemblement de rebelles dans une grotte dans les Aurès. Ils ont attendu que je sois à cinquante centimètres d’eux et ils m’ont tiré dessus à bout portant. Comme j’étais gaucher, j’avançais le bras. Ils n’ont pas eu le coeur, ils ont eu le bras.

RECUEILLI PAR ARNAUD BOUCOMONT

 

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Prélèvement de l’impôt à la source : l’économiste Daniel Cohen ment outrageusement

 

 

Non, les salariés – car ce sont quand même eux qui sont visés par le prélèvement à la source – ne s’estiment pas particulièrement « frappés » par un impôt différé lorsque celui-ci est juste.

En effet, contrairement aux patrons voyous, par exemple mes anciens employeurs harceleurs, ce sont quand même rarement des mafieux étrangers venus faire fortune en France sur le dos des Français.

En revanche, à chaque fois que l’impôt qui leur est réclamé est particulièrement injuste, ces honnêtes citoyens que sont la plupart des salariés français en sont naturellement outrés.

C’est notamment le cas lorsqu’en raison de malversations diverses de leurs patrons, des voyous, ils ne sont plus payés ou ne peuvent pas percevoir leurs éventuelles allocations de chômage ou indemnités de la Sécurité Sociale durant un certain temps et ne finissent, dans le meilleur des cas, par obtenir les sommes correspondantes qu’avec un retard de plusieurs mois, voire d’une année entière ou plus.

Car dans ce cas, ces revenus perçus avec un retard considérable seront nécessairement déclarés en tout ou partie au titre d’une ou plusieurs années postérieures à celles de leurs échéances normales, et viendront alors s’ajouter aux revenus perçus normalement pour ces années, induisant presque inévitablement le passage à des tranches d’imposition augmentée pour l’ensemble des revenus de ces années grasses consécutives aux plus maigres.

L’administration fiscale reconnaît ces situations particulières depuis le 5 janvier 1993 et propose aux contribuables concernés d’opter pour une déclaration spécifique des revenus différés afin que ceux-ci soient imposés au quotient, un mode de calcul qui dans leur cas permet très souvent d’atténuer la progressivité de l’impôt et d’adoucir la « douloureuse ».

Voilà l’article du Code Général des Impôts dans sa version actuelle :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=27AA47EC5BD4253CA821CC33B704DC05.tplgfr26s_1?idArticle=LEGIARTI000021625121&cidTexte=LEGITEXT000006069577&dateTexte=20161026

Dans le cas des revenus différés, celui qui nous intéresse ici, le mode de calcul est resté sensiblement le même depuis 1993. S’il n’est jamais défavorable pour le contribuable, ce que soulignent autant les syndicats (voir note de la CFDT ci-dessous) que l’administration, il faut toutefois préciser que son bénéfice s’entend par rapport à l’absence totale de prise en compte du caractère différé des revenus perçus avec retard. Car en réalité, l’impôt calculé pour ces revenus différés reste toujours beaucoup plus lourd que l’impôt qui aurait été calculé et payé s’ils avaient été perçus en temps et en heure. Faites le calcul. Dans l’exemple donné par la CFDT, c’est de l’ordre du double.

Pour le salarié déjà énormément lésé par des années de vaches maigres indépendantes de sa volonté, c’est la double peine : s’il peut récupérer son dû, non seulement dans l’immense majorité des cas il n’aura jamais ni indemnités de retard, ni dommages et intérêts pour tous les préjudices subis (comment a-t-il donc fait tout le temps où il n’a pas été payé et a néanmoins bien dû survivre et éventuellement faire vivre toute sa famille sans aucun revenu ?), mais il devra aussi payer sur les sommes correspondantes un impôt démesurément lourd.

C’est évidemment très injuste et révoltant pour les contribuables concernés, mais parfaitement légal, car jusqu’à ce jour, aucun gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, ne s’est jamais énormément soucié d’améliorer le sort des victimes des patrons voyous, bien au contraire : que l’Etat lui-même en profite pour se sucrer sur la victime reste la règle.

La France est gouvernée par des voyous. CQFD.

Par ailleurs, contrairement à ce que prétend l’économiste Daniel Cohen, le prélèvement de l’impôt à la source ne saurait éviter aux salariés brutalement privés d’emploi de devoir par la suite payer un impôt devenu trop lourd pour le montant de leurs nouveaux revenus, a priori des allocations de chômage sur lesquelles seraient prélevées un impôt calculé sur la base du taux d’imposition correspondant à leurs revenus antérieurs, ceux du plein emploi salarié, avec ajustement en fin d’année.

Dans leur cas, ce système serait bien pire que le précédent, car il reviendrait à les obliger, alors qu’ils connaissent des difficultés financières consécutives à la perte de l’emploi, à prêter de l’argent à l’Etat sans aucun intérêt, un cadeau que bien évidemment aucune banque ne leur ferait pour compenser la diminution de leurs revenus induite par la perte de l’emploi et encore alourdie par ce prêt d’argent obligatoire gratuit.

Ce qui se fait actuellement, ce n’est pas cette obligation d’avances sur d’hypothétiques impôts futurs, ou plutôt, comme déjà dit, de prêt d’argent gratuit à l’Etat, mais au contraire, un plan d’échelonnement du paiement de l’impôt sans pénalités de retard.

L’économiste Daniel Cohen ment outrageusement. CQFD.

 

http://www.europe1.fr/economie/prelevement-a-la-source-une-mesure-indispensable-pour-leconomiste-daniel-cohen-3744731

Prélèvement à la source : « une mesure indispensable » pour l’économiste Daniel Cohen

19h33, le 31 août 2018, modifié à 21h21, le 31 août 2018
 

L’économiste Daniel Cohen, interrogé vendredi soir par Sonia Mabrouk, « ne comprend pas » les hésitations du gouvernement sur le prélèvement à la source.

 

INTERVIEW

Pour l’économiste Daniel Cohen, « le prélèvement à la source est une mesure indispensable pour réconcilier les Français avec les impôts. » « Je ne comprends pas que ce gouvernement revienne en arrière », a assuré le directeur du département économie à l’Ecole Normale supérieure, interrogé vendredi soir par Sonia Mabrouk sur Europe 1.

Emmanuel Macron a semé le trouble jeudi en déclarant attendre « des réponses précises » sur cette réforme, dont la mise en œuvre, prévue pour le 1er janvier prochain, est déjà bien avancée.

« Réconcilier les Français avec les impôts ». « Le prélèvement à la source est une mesure indispensable pour réconcilier les Français avec les impôts. Car les deux événements les plus traumatisants dans une existence, selon toutes les enquêtes, sont quand vous perdez votre emploi et votre compagnon, époux, conjoint. Pour ces deux événements tragiques, l’État vous frappe une deuxième fois avec le décalage de l’impôt », avance Daniel Cohen. « Vous perdez votre emploi, vous payez des impôts de l’année précédente, vous perdez votre conjoint vous payez les impôts qu’il n’a pas pu payer », explique l’économiste, auteur du livre Il faut dire que les temps ont changé (éditions Albin Michel).

« Le prélèvement mensuel actuel n’est pas la solution ». Alors que le gouvernement hésite à reporter (encore une fois) l’application du prélèvement à la source, certaines voix lui demandent purement et simplement de l’annuler. Une solution que ne soutient pas Daniel Cohen.  »Le prélèvement mensuel actuel n’est pas la solution, puisqu’il reste basé sur l’année précédente. Il devient impératif qu’il y ait une concordance de temps entre votre revenu et votre fiscalité. Sinon, le refus de l’impôt progressera encore. Donc je ne comprends pas que ce gouvernement revienne en arrière. »

 

https://www.impots.gouv.fr/portail/particulier/revenus-exceptionnels-ou-differes

Revenus exceptionnels ou différés

 

Vous avez perçu des revenus qui ne sont pas susceptibles d’être encaissés chaque année ? Vous avez reçu cette année des revenus se rapportant à des années antérieures ? Vous pouvez peut-être bénéficier d’un régime particulier pour ces revenus.

Revenus exceptionnels

Il s’agit de revenus qui ne sont pas susceptibles d’être recueillis chaque année, à l’exclusion :

  • des revenus taxés à un taux proportionnel ;
  • des revenus qui, en raison de leur nature, sont déjà susceptibles de bénéficier de régimes spécifiques de quotient ou d’étalement (par exemple, plus-values professionnelles à court terme réalisées en cours d’exploitation).

Un revenu est exceptionnel à la fois par sa nature et par son montant.

Parmi les revenus qui sont exceptionnels par leur nature, on peut citer à titre d’exemple :

  • des gratifications supplémentaires payées à un salarié pour services exceptionnels ;
  • une indemnité dite de « pas de porte » perçue pour la cession d’un droit au bail ;
  • distribution de réserves d’une société ;
  • remboursement de rachats de cotisations pour la retraite, pour années d’études ou années incomplètes ;
  • plus-value de cession de valeurs mobilières réalisée lors du départ à la retraite d’un dirigeant de PME.

En revanche, les revenus réalisés dans le cadre normal d’une activité professionnelle ne sont pas susceptibles d’être qualifiés d’exceptionnels, même si cette activité produit des revenus dont le montant varie fortement d’une année sur l’autre.

Par son montant, un revenu ne sera qualifié d’exceptionnel que s’il dépasse la moyenne des revenus imposables des trois dernières années (revenus nets soumis à l’impôt, avant division par le quotient pour les revenus imposés selon le système du quotient). Les revenus à retenir sont ceux du foyer fiscal (et non les seuls revenus perçus par le membre de ce foyer percevant les revenus exceptionnels).

Ainsi, pour un revenu exceptionnel perçu durant une année N, vous devez faire la moyenne de vos revenus imposables de N-1, N-2 et N-3. Toutefois, aucune condition de montant n’est exigée pour :

  • la fraction imposable des indemnités de rupture de contrat de travail : départ volontaire, retraite, préretraite ou licenciement ;
  • la prime de mobilité versée lors d’un changement de lieu de travail même si ce changement ne s’accompagne pas d’un transfert de domicile ;
  • la prime de restructuration de service versée aux agents du ministère de la justice ;
  • les allocations pour congé de conversion capitalisées et versées en une seule fois ;
  • les avances sur fermages perçues en cas de bail conclu avec un jeune agriculteur bénéficiaire d’une aide à l’installation ;
  • les revenus agricoles exceptionnels ;
  • le versement forfaitaire unique au titre d’une pension de vieillesse de faible montant.

N.B. : pour l’indemnité de départ volontaire en retraite ou de mise à la retraite, vous avez le choix entre le système du quotient et celui de l’étalement vers l’avenir. En cas d’étalement, l’indemnité doit être répartie en parts égales sur l’année d’encaissement et les trois années suivantes. L’option pour l’étalement est irrévocable et incompatible avec l’application du système du quotient.

Les revenus exceptionnels sont imposés suivant le système du quotient. Pour l’année au cours de laquelle a été réalisé un revenu exceptionnel, on procède de la façon suivante (dans l’ordre) :

  1. on calcule l’impôt résultant de l’application du barème progressif aux seuls revenus ordinaires ;
  2. on effectue le même calcul sur le revenu ordinaire majoré du revenu exceptionnel divisé par le quotient appliqué ;
  3. la différence entre les deux impôts précédents (2-1) est multipliée par le quotient, ce qui donne l’impôt supplémentaire correspondant au seul revenu exceptionnel ;
  4. le montant total de l’impôt correspond à la somme de l’impôt sur le revenu ordinaire (calcul 1) et de l’impôt supplémentaire sur le revenu exceptionnel (calcul 3).

Pour l’application du système du quotient aux revenus exceptionnels, les revenus sont divisés par un coefficient. Ce coefficient est toujours de quatre même si le nombre d’années civiles écoulées depuis la date à laquelle le contribuable a acquis les biens ou exploitations ou a entrepris l’exercice de l’activité professionnelle générateurs des revenus est inférieur à quatre.

Pour bénéficier du système du quotient, vous devez inscrire le total des revenus pour lesquels vous le demandez dans la case 0XX de la déclaration n° 2042, sans les intégrer dans les autres revenus déclarés. Précisez la nature et le détail des revenus concernés.

Revenus différés

Les revenus différés sont des revenus qui se rapportent, par leur date d’échéance normale, à une ou plusieurs années antérieures, mais dont vous avez eu la disposition au cours d’une même année, en raison de circonstances indépendantes de votre volonté.

Exemples :

  • rappels de traitements, salaires ou pensions (toutefois les primes ou gratifications dites ”de fin d’année“ ou de ”solde au titre de l’année précédente“, perçues en début d’année suivante, ne constituent pas un revenu dont l’échéance a été différée) ;
  • loyers arriérés perçus en une seule fois ;
  • salaire différé de l’héritier ou du conjoint de l’héritier de l’exploitant agricole (le coefficient applicable est plafonné à onze dès lors que le nombre d’années maximum retenu au titre de la collaboration à l’exploitation agricole pour le calcul du salaire différé est fixé à dix).

Pour l’imposition des revenus différés vous pouvez demander à bénéficier du système du quotient, quel que soit le montant de ces revenus différés. Pour l’application du système du quotient aux revenus différés, le coefficient diviseur/multiplicateur est égal au nombre d’années civiles correspondant aux échéances normales de versement augmenté de un. Le coefficient est donc un nombre propre à chaque situation.

Pour bénéficier du système du quotient, vous devez inscrire le total de ces revenus, case 0XX de la déclaration n° 2042, sans les intégrer dans les autres revenus déclarés. Précisez la nature, le détail des revenus concernés ainsi que la ou les années d’échéance normale.

 

La règle du quotient permet d’atténuer les effets de la progressivité de l’impôt sur le revenu et de réduire le montant du revenu fiscal de référence, le revenu exceptionnel y étant pris en compte pour son montant divisé par le quotient. Lorsque le revenu global total (y compris le revenu exceptionnel sans division) et le revenu global ordinaire sont taxés au même taux marginal, la taxation au quotient ne procure aucune économie d’impôt.

En tout état de cause, la règle du quotient n’est jamais défavorable.

Lien vers la documentation : BOI-IR-LIQ-20-30-20

MAJ le 15/03/18

 

https://www.cfdt.fr/portail/actualites/special-impots-2018/les-revenus-differes-et-exceptionnels/revenus-differes-et-exceptionnels-prod_140854

Revenus différés et exceptionnels

 

Publié le 23/04/2018
Par Jean-Michel Garnier, Denis Grégoire, Gérard Louis et Jean-Claude Tailliez

 

Vous avez perçus en 2017 des revenus différés (rappels de salaires ou de pensions par exemple) ou des revenus exceptionnels (gratifications ou primes exceptionnelles, indemnités de licenciement, etc.). Vous devez les déclarer au titre des revenus 2017 sur la déclaration 2018.

 

Selon leur montant, ces sommes, ajoutées à vos revenus habituels, risquent d’être imposées dans une tranche supérieure. Afin d’atténuer la progressivité de l’impôt, vous pouvez bénéficier du système du quotient.

Inscrivez ces sommes dans la rubrique « Revenus exceptionnels ou différés à imposer suivant le système du quotient » case 0XX au bas de la page 4 de la déclaration 2042 K en précisant leur nature et, pour les rappels de salaires ou de pensions, les années auxquels ils se rapportent.

Les sommes que vous inscrivez dans la case 0XX ne doivent pas figurer dans les cases relatives aux salaires ou aux pensions. C’est l’Administration fiscale qui procédera au calcul de l’impôt résultant de l’application du système du quotient.

Conseil : il se peut que l’application du système du quotient soit sans influence et ne vous procure aucun avantage. Mais il n’est jamais défavorable.

Cas particuliers : Si vous avez perçu une prime de départ volontaire à la retraite ou de mise à la retraite (fiscalement qualifiée de revenus exceptionnels), vous avez le choix entre le système du quotient ou l’étalement sur quatre ans.

L’option pour l’étalement est irrévocable et incompatible avec l’application du système du quotient.
L’indemnité compensatrice de délai-congé (préavis en cas de licenciement) bénéfice d’un traitement spécifique. Pour ces deux cas voir le dernier paragraphe.

Les revenus différés

Les revenus différés sont des sommes que vous avez perçues en 2017, indépendamment de votre volonté, et qui se rapportent à une ou plusieurs années antérieures.
Les cas les plus fréquents sont les rappels de salaires ou de pensions : par exemple le versement en 2017 de rappels de salaires des années 2014 et 2015 ou le versement en 2017 de pensions au titre de 2015 et 2016 , etc.

Vous pouvez demander à bénéficier du système du quotient quel que soit le montant des revenus différés.

Attention : une prime dite de « fin d’année » (ou le solde d’une prime de l’année antérieure) versée en début de l’année suivante n’est pas considérée comme un revenu différé. Par ailleurs, les sommes perçues suite à la monétisation de droits inscrits sur un CET (compte épargne temps), qui sont des salaires ordinaires, ne sont pas des revenus différés car, pour l’Administration, la monétisation d’un CET dépend de la volonté du salarié.

Ces revenus sont donc imposables en totalité l’année de leur perception.

Calcul du système du quotient : l’application du système du quotient est effectuée :
- en divisant le montant du revenu différé par un coefficient égal au nombre d’années civiles correspondant aux échéances normales de versement augmenté de un,
- en ajoutant au revenu net global imposable (c’est-à-dire les revenus imposables moins les abattements - 10 % pour les salaires – et moins les charges déductibles comme les pensions alimentaires versées) le quotient ainsi déterminé,
- puis en multipliant par ce même coefficient l’impôt supplémentaire ainsi obtenu.


Exemple

Un célibataire, imposé sur une part, a perçu en 2017 un salaire imposable de 34 000 € se décomposant ainsi : 24 000 € pour le salaire 2017 et 10 000 € pour un rappel de salaires correspondant aux années 2015 et 2016.

Le revenu net global imposable soumis à l’impôt (après l’abattement de 10 %…), est de 30 600 € (21 600 € + 9 000 €).Il faut diviser le rappel par le coefficient de 3 (2 années + 1) : 9 000 € / 3 = 3 000 €.
Ensuite, il faut rajouter ce quotient au revenu : 21 600 € + 3 000 € = 24 600 €.
La différence d’impôt dû pour les revenus imposables entre 24 600 € et 21 600 € sera multipliée par le coefficient de 3 et ajouté à l’impôt dû sur le salaire perçu sans les rappels.
Montant d’impôt dû sans les rappels (base : 21 600 €) : 1 651 €

Montant d’impôt dû avec les rappels divisé par 3 (base : 24600 €) : 2 071 €

Différence multipliée par 3 : (2 071 € – 1 651 €) x 3 = 1 257 €

L’impôt dû au final : 1 6516 € + 1 257 € = 2 911 €

Sans l’application du système du quotient, l’impôt aurait été de 3 473 €, soit un gain de 562 €.


Les revenus exceptionnels

Un revenu est qualifié d’exceptionnel quand il n’est pas susceptible de devenir habituel comme une gratification supplémentaire payée à un salarié pour des services exceptionnels. Pour bénéficier du système du quotient, il faut que ce revenu dépasse la moyenne des revenus déclarés au titre des trois années précédentes (pour l’imposition des revenus 2017, moyenne des revenus déclarés en 2016, 2015 et 2014).

Toutefois, quel que soit leur montant, plusieurs revenus sont considérés comme des revenus exceptionnels (entre autres) :
- la fraction imposable des indemnités de rupture de contrat de travail : départ volontaire, retraite, préretraite ou licenciement (voir toutefois dernier paragraphe),
- la prime de mobilité versée lors d’un changement de lieu de travail entraînant un transfert de domicile ou de résidence,
- les allocations pour congé de conversion capitalisées et versées en une seule fois

Il en est de même pour les retraites complémentaires liquidées sous forme de capital qui sont soumise au système du quotient.

Attention : Ne sont pas, notamment, considérés comme des revenus exceptionnels, les sommes perçues suite à la monétisation de droits inscrits sur un CET (compte épargne temps), les gains réalisés par un particulier dans le cadre de la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières, etc.

Calcul du système du quotient 

Le calcul est le même que pour les revenus différés. Toutefois le coefficient est dans tous les cas égal à 4.

Cas particuliers : Par exception, l’indemnité de départ volontaire en retraite ou de mise à la retraite et l’indemnité compensatrice de délai-congé (préavis en cas de licenciement) peuvent être étalées sur les années suivantes.

Pour l’indemnité de départ volontaire en retraite, vous avez le choix entre le système du quotient et celui de l’étalement vers l’avant .

En cas d’étalement, l’indemnité est répartie par parts égales sur l’année d’encaissement et les trois années suivantes. Pour une indemnité perçue en 2017, vous devez ajouter à vos revenus un quart de cette indemnité en 2017, puis un quart pour chaque année suivante : 2018, 2019 et 2020.

Une lettre d’engagement est généralement demandée dans ce cas.

Dans la mesure où les revenus perçus au titre de la retraite seront inférieurs à ceux perçus en activité, le choix de l’étalement est souvent le plus avantageux. Il est conseillé de procéder à des simulations et de contacter votre service des impôts.

Si vous avez perçu une indemnité compensatrice de délai-congé se rapportant à la fois à l’année de votre congédiement et à l’année suivante, vous pouvez la déclarer, en deux fractions correspondant respectivement à chacune des années considérées.

Exemple : un salarié licencié le 31 octobre 2017 perçoit une indemnité compensatrice de délai-congé de cinq mois d’un montant de 10 000 € : 4 000 € pour novembre et décembre 2017 et 6 000 € pour janvier, février et mars 2018.

L’étalement de cette indemnité consiste à rattacher :

- aux revenus de l’année 2017, la part se rapportant au mois de novembre et décembre, soit 4 000 € à déclarer cette année,

- aux revenus de l’année 2018, la part correspondant au mois de janvier, février et mars, soit 6 000 €, à déclarer en 2018.

Attention : l’option pour l’étalement est irrévocable et incompatible avec l’application du système du quotient.

Pour en bénéficier, vous devez en faire la demande dans une note jointe à votre déclaration ou contacter votre service des impôts.

 

Qu’est-ce que la Direction Interministérielle du Numérique et du Système d’Information et de Communication de l’Etat ?

Pour répondre à cette question, je ne me casse pas la tête, je colle ci-dessous les fiches Wikipédia qui vont bien en précisant à l’ensemble de mes lecteurs, surtout les plus réguliers, que cette Direction fait partie des leurs, c’est-à-dire qu’elle me lit régulièrement depuis plusieurs années, probablement sur dénonciations. Je voyais déjà assez souvent la Direction Interministérielle des Systèmes d’Information et de Communication parmi mes lecteurs de blog avant qu’elle ne se transforme et change d’appellation, ce n’est donc pas nouveau.

Puisqu’en ce moment même elle s’intéresse derechef à plusieurs de mes écrits, je me permets de lui signaler, d’une part, que ceux-ci ne sont pas forcément le fidèle reflet de ce que je sais faire ni de tout ce que je pourrais dire ou écrire si je n’étais pas constamment plus ou moins contrainte ou forcée par les cybercriminels qui me violent au quotidien depuis maintenant une bonne dizaine d’années, et d’autre part, qu’étant moi-même spécialisée en conception de systèmes d’information, je parle couramment numérique et suis bien évidemment toujours ouverte à toute discussion sérieuse. Je n’évite que les pervers. Ma langue maternelle est le français et j’ai aussi quelques notions de brestois, bien utiles par les temps qui courent.

A bon entendeur…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_interminist%C3%A9rielle_du_num%C3%A9rique_et_du_syst%C3%A8me_d%27information_et_de_communication_de_l%27%C3%89tat

Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État

 

La direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC) est une direction placée sous l’autorité du Premier ministre, au sein de l’administration publique française, chargée de coordonner les actions des administrations en matière de systèmes d’information.

Elle est considérée comme la direction des systèmes d’information de l’État français.

Histoire

Le 21 septembre 2015, le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique prend suite à la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication. Il comprend deux directions : la direction interministérielle pour l’accompagnement des transformations publiques et la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat1.

Le 20 novembre 2017, le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique est supprimé, et la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat est désormais placée, par délégation du Premier ministre, sous l’autorité du ministre chargé du numérique et rattachée au secrétaire général du Gouvernement. Le ministre chargé de la réforme de l’Etat en dispose2.

Rôle

  • Oriente, anime et coordonne les actions des administrations de l’État visant à améliorer la qualité, l’efficacité, l’efficience et la fiabilité du service rendu par le système d’information et de communication de l’État et ceux des autres autorités administratives.
  • Promeut l’innovation en matière de technologies de l’information et de la communication.
  • Contribue, avec les administrations de l’État, à l’ouverture des données publiques. Elle veille à ce que ces systèmes concourent de manière cohérente à simplifier les relations entre les usagers et les administrations de l’État et entre celles-ci et les autres autorités administratives.
  • Organise et pilote la conception et la mise en œuvre des opérations de mutualisation entre administrations de l’État, ou entre celles-ci et d’autres autorités administratives, de systèmes d’information ou de communication d’usage partagé.
  • Organise et anime la concertation nécessaire à l’évolution des référentiels généraux d’interopérabilité et d’accessibilité, des modèles de données de référence et des modèles d’échange et, en liaison avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, du référentiel général de sécurité.
  • Contribue, par les réponses apportées aux besoins propres de l’État en matière de technologies de l’information et de la communication, à promouvoir l’innovation et la compétitivité dans ce secteur de l’économie nationale.
  • Contribue à la définition des positions françaises dans les instances internationales et communautaires compétentes en matière de normalisation, d’industrialisation, de commercialisation et d’usage des technologies de l’information et de la communication, et d’affectation des fréquences.
  • Contribue, avec le service des achats de l’État, à définir les règles et procédures applicables pour l’externalisation, la sous-traitance et l’achat de matériels, logiciels et prestations de services concourant à l’établissement ou à l’exploitation des systèmes d’information et des réseaux et services de communications électroniques des administrations de l’État.
  • Contribue, avec la direction générale de l’administration et de la fonction publique, à définir les processus et les règles spécifiques de gestion des personnels des administrations de l’État dans les métiers des technologies de l’information et de la communication.

Réalisations opérationnelles de la DISIC puis de la DINSIC

Plusieurs interviews ou interventions publiques3,4 de son directeur, ainsi que le dossier sur le site du gouvernement5 permettent de cerner les premiers chantiers :

  • la création d’un réseau interministériel de l’État, pour remplacer les réseaux des ministères et améliorer la sécurité. C’est le résultat d’une décision du Conseil des ministres du 25 mai 20116 ;
  • la modernisation des centres informatiques, pour mettre en commun les moyens des ministères et développer l’usage de l’informatique en nuage au sein de l’administration ;
  • l’accompagnement, sur le plan des systèmes d’information, des réformes organisationnelles de l’État sur le territoire (« réforme de l’administration territoriale de l’État »7). Cela consiste à harmoniser et mettre en commun les systèmes d’informations locaux issus des différents ministères concernés et adapter les organisations locales.

Plusieurs documents cadres sont également publiés par la DISIC :

  • le cadre stratégique commun du système d’information de l’État, diffusé par circulaire du Premier Ministre, définit la stratégie d’évolution du système d’information de l’État, et demande aux ministères de s’y conformer ;
  • le cadre commun d’urbanisation, définit des bonnes pratiques en matière d’architecture d’entreprise pour les ministères8 ;
  • la circulaire sur l’usage du logiciel libre dans l’administration encourage les ministères à l’adoption des logiciels libres9 ;
  • la synthèse des contrats de progrès ministériels 2013-201510.

La DINSIC propose de systématiser l’usage de la méthode d’analyse de la valeur MAREVA sur tous les nouveaux projets dans tous les ministères.

Elle opère aussi FranceConnect. C’est un dispositif qui permet à chacun de s’identifier et s’authentifier sur un site web via un bouton FranceConnect.

On mentionnera également des travaux de modernisation de la gestion des ressources humaines dans le domaine informatique, de travaux budgétaires, et d’opérations de sécurisation de grands projets informatiques en cours.

Liste des directeurs

Notes et références

  1. Décret no 2015-1165 du 21 septembre 2015 relatif au secrétariat général pour la modernisation de l’action publique [archive]
  2. Décret no 2017-1584 du 20 novembre 2017 relatif à la direction interministérielle de la transformation publique et à la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat [archive]
  3. http://www.acteurspublics.com/article/13-04-11/les-3-chantiers-du-directeur-informatique-de-l-etat [archive]
  4. http://www.entreprises-et-cultures-numeriques.org/role-du-si-dans-la-transformation-de-l-etat-pourquoi-une-disic/ [archive]
  5. http://www.gouvernement.fr/gouvernement/le-systeme-d-information-de-l-etat-se-transforme [archive]
  6. http://www.elysee.fr/president/les-actualites/conseil-des-ministres/comptes-rendus/2011/compte-reandu-du-conseil-des-ministres-du-25-mai.11448.html [archive]
  7. http://www.interieur.gouv.fr/reate/Recueil_textes_reate_v_3.pdf [archive]
  8. « Urbanisation du système d’information de l’État | Les documents de référence du S.I. de l’État » [archive], sur references.modernisation.gouv.fr (consulté le 27 janvier 2016)
  9. http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/09/cir_35837.pdf [archive]
  10. Synthèse des contrats de progrès ministériels 2013-2015 [archive]
  11. « Henri Verdier à la tête de la nouvelle Direction interministérielle du numérique (DINSIC) » [archive], sur www.nextinpact.com (consulté le 27 janvier 2016)

Voir aussi

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_interminist%C3%A9rielle_des_syst%C3%A8mes_d%27information_et_de_communication

Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication

 

La direction interministérielle des systèmes d’information et de communication (DISIC) était la direction des systèmes d’information (DSI) de l’État français. Créée le 21 février 20111, elle fusionne en septembre 2015 avec Etalab pour devenir la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC).

Rôle

Ses objectifs étaient :

  • définir un cadre stratégique cohérent pour l’évolution des systèmes d’information dans l’administration ;
  • élaborer un cadre de performance, le mettre en œuvre et le suivre ;
  • piloter des opérations de mutualisation d’infrastructures ;
  • maîtriser les projets à fort enjeu dans un rôle d’audit et d’alerte.

Elle concrétise une décision du comité de modernisation des politiques publiques n°5, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques.

Le décret, dans son article 4, précise que la DISIC reprend le rôle de pilotage (dévolu jusqu’alors à la DGME et hérité de l’Agence pour le développement de l’administration électronique) :

Un arrêté, en date du 4 juin 2011, rend obligatoire la consultation de la DISIC pour tous les projets informatiques importants dans les administrations2.

Notes et références

  1. décret du 21 février 2011 [archive]
  2. Arrêté du 1er juin 2011 pris pour l’application de l’article 7 du décret n° 2011-193 du 21 février 2011 portant création d’une direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat (lire en ligne [archive])

Voir aussi

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Verdier

Henri Verdier

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Henri Verdier
20130319HenriVerdier 001.jpg
Henri Verdier en 2013.
Fonctions
Directeur
Etalab
2013-2015
Séverin Naudet (d)
Laure Lucchesi (d)
Président
Cap Digital
2008-2013
Manager général (en)
Odile Jacob Multimédia (d)
1995-2007
Biographie
Naissance
      (49 ans)

Toulouse

Nationalité
Formation
École normale supérieure (à partir de 1988)
Activité
Autres informations
Membre de
Conseil scientifique de Wikimédia France (d) (2015)
Site web
Distinctions

Henri Verdier, né le 24 novembre 1968 à Toulouse1, est un entrepreneur et spécialiste du numérique français.

Directeur interministériel du numérique et du système d’information de l’Etat français, il est également administrateur général des données (AGD).

Biographie

Formation

Henri Verdier est ancien élève de l’École normale supérieure2 (promotion S1988)3, titulaire d’une licence en philosophie, d’un magistère en biologie et d’un diplôme d’études approfondies en sociologie4.

Carrière

Il fut en 1995 le cofondateur et le directeur général de la société Cred-M, devenue Odile Jacob Multimédia4, où il développe notamment avec Georges Charpak un ensemble de supports pédagogiques pour La Main à la pâte.

En 2007, il rejoint Lagardère Active comme directeur chargé de l’innovation. En 2009, il rejoint l’Institut Télécom comme directeur de la prospective, chargé de la création du think tank « Futur numérique »5 (Fondation-telecom). En 2010, il fonde, avec Jean-Michel Lasry, Pierre-Louis Lions et Olivier Guéant, la société MFG-Labs6, qu’il quitte en 2012, et qui est acquise par Havas Media en mai 20137.

Membre fondateur du pôle de compétitivité Cap Digital, il en exerça la vice-présidence de 2006 à 2008, avant de le présider de 2008 à janvier 2013.

De janvier 2013 à septembre 2015, il dirige Etalab, le service du premier ministre chargé de l’ouverture des données publiques8. Sous sa direction, Etalab a développé une nouvelle version9,10, inaugurée le 18 décembre 2013, du portail d’open data français « data.gouv.fr », qui héberge de nombreuses données publiques. Cette version, qui autorise les citoyens à enrichir les données publiques ou à partager leurs propres données11, a été qualifiée par le blog TechPresident de « première mondiale »12.

Par arrêté du Premier ministre en date du 16 septembre 2014, il est nommé Administrateur Général des Données13,14.

En conseil des ministres du 23 septembre 2015, il est nommé directeur interministériel du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC). Cette nouvelle direction, qui allie les fonctions d’une DSI et une mission de transformation numérique. Poursuivant l’engagement de la mission Etalab au service de l’ouverture du code [archive], des données et des algorithmes, la DINSIC jette les fondamentaux de « l’Etat Plateforme » (France Connect [archive], api.gouv.fr [archive], Base nationale adresse [archive]) et promeut au sein de l’Etat une stratégie de réinternalisation de ressources et de recours aux méthodes agiles qui s’exprime par exemple par le développement rapide de l’incubateur de « Start-up d’Etat » : Beta.gouv.fr [archive].

Ancien membre du conseil scientifique de l’Institut Mines-Télécom15, Henri Verdier est membre du comité de prospective de l’ARCEP16, du Comité de prospective de la CNIL17 et de la Commission innovation 2030.

Il est membre du conseil scientifique de Wikimédia France18.

Ouvrages

      • Avec Nicolas Colin, L’Âge de la multitude : entreprendre et gouverner après la révolution numérique (Armand Colin, Paris, 2012, réédité 2015)19
      • Avec Pierre Pezziardi, Des Startup d’Etat à l’Etat plateforme (Fondation pour l’innovation politique, Paris, 2017)20

Contributions à des ouvrages collectifs

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (juin 2016)
      • L’Etat en mode Start-Up, Le nouvel âge de l’action publique, (Eyrolles, Paris, mai 2015).
      • Numérique et Libertés : un nouvel âge démocratique, Rapport n° 3119, Assemblée nationale, octobre 2015.
      • Big, fast & open data. Décrire, décrypter et prédire le monde, FYP Editions, Paris, 2014.
      • La Métamorphose numérique vers une société de la connaissance et de la coopération, Éditions alternatives, 2013.
      • L’innovation, un enjeu majeur pour la France, rapport pour le Ministère du redressement productif et le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, avril 201321
      • Le Dictionnaire politique d’Internet du numérique (Éditions La Tribune, Paris, 2010)
      • TIC 2025 : Les Grandes Mutations (FYP Éditions, Paris, 2010)
      • New Age to New Edge (Orange Institute, San Francisco, 2010)

Distinctions

      • Henri Verdier a été lauréat du prix Roberval en 1999, avec Georges Charpak et l’ensemble de son équipe.
      • Il est chevalier dans l’ordre national du mérite (promotion mai 2010)22 et Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres (promotion juillet 2014)23.

Notes et références

  1. « Henri Verdier » [archive], sur whoswho.fr, 2011.
  2. Club des Normaliens dans l’Entreprise : Henri Verdier [archive]
  3. http://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Henri+Verdier [archive].
  4. a et b http://www.lesbiographies.com/#/Biographie/VERDIER-Henri,202309 [archive].
  5. Fiche de présentation du Think Tank « Futur numérique » [archive] (PDF 2p) par la fondation Telecom
  6. http://www.mfglabs.com [archive]
  7. « Havas Media acquiert MFG-Labs », Frenchweb.fr,‎ 5 juin 2013 (lire en ligne [archive])
  8. Discours du Premier ministre devant les acteurs du web [archive], gouvernement.fr
  9. http://data.blog.lemonde.fr/2013/12/18/data-gouv-fr-nouvelle-formule-nouvelles-ambitions/ [archive]
  10. https://www.lopinion.fr/19-decembre-2013/open-data-debuts-l-anti-colbertisme-a-francaise-7354 [archive]
  11. http://www.liberation.fr/economie/2014/01/19/la-france-premier-pays-a-aller-au-bout-de-la-logique-de-l-open-data_973967 [archive]
  12. A “World First”: France’s Data.Gouv.Fr Opens Platform To Citizen Submissions [archive]
  13. « Décret n° 2014-1050 du 16 septembre 2014 instituant un administrateur général des données » [archive], sur legifrance.gouv.fr, 17 septembre 2014 (consulté le 20 septembre 2014)
  14. Le Blog de l’Administrateur général des données [archive]
  15. Le conseil scientifique [archive], mines-telecom.fr
  16. Comité de prospective de l’ARCEP [archive]
  17. Comité de prospective de la CNIL [archive]
  18. https://www.wikimedia.fr/conseil-scientifique/ [archive].
  19. Le Blog de l’Age de la multitude [archive]
  20. Note de la Fondapol [archive]
  21. Rapport Beylat-Tambourin [archive]
  22. JO Présidence de la République Ordre national du Mérite [archive]
  23. [1] [archive]

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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Assassinats ou attentat de Trappes : une revendication opportuniste de l’Etat islamique ?

Quoique plusieurs éléments tendent à accréditer l’hypothèse d’un acte terroriste, les autorités n’ont pour l’heure pas retenu cette qualification pour les faits qui se sont produits à Trappes jeudi.

La revendication rapidement publiée par l’Etat islamique est jugée opportuniste.

Et l’auteur des faits est dit « déséquilibré ».

Son acte relèverait de la psychiatrie, tout comme l’attentat commis à Nice le 14 juillet 2016 par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui lui serait passé à travers les mailles du filet en dépit de multiples alertes.

Concernant ce dernier, il faut d’abord rappeler que la tuerie dont il est l’auteur est bien traitée depuis le début comme un acte terroriste.

Par ailleurs, son profil psychologique est celui d’un psychopathe, d’un pervers, d’un sadique qui jouit, est heureux et « rit » des souffrances qu’il inflige à ses victimes ou des crimes qu’il s’apprête à commettre, exactement comme tout autre « déconnologue ».

A aucun moment il n’apparaît « en souffrance », ce qui est théoriquement la condition sine qua non pour une prise en charge psychiatrique.

Combien de fois faudra-t-il le répéter ? Les pervers n’intéressent pas les psychiatres, ils n’en veulent pas comme patients, n’ayant dans leur cas aucune maladie mentale à traiter. Ce sont leurs victimes qui emplissent les hôpitaux psychiatriques, parfois à leur demande parce qu’elles estiment en avoir besoin, et le plus souvent pour prévenir ou « guérir » tout dépôt de plainte de leur part, car il ne s’agirait pas de tarir la source de la clientèle de toute l’industrie psychiatrique en mettant hors d’état de nuire violeurs, pédophiles et autres dangereux psychopathes – c’est bien ainsi que le psychiatre hospitalier conçoit son rôle « social ».

Enfin, même si les autorités judiciaires françaises éprouveraient des difficultés à établir la relation de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avec l’Etat islamique, il n’en reste pas moins qu’il est issu d’une famille notoirement connue comme islamiste.

Pour ma part, je rapprocherais davantage l’attaque de Trappes de celle commise en Isère par Yassin Salhi au mois de juin 2015 : ayant d’abord tué son patron qui l’avait réprimandé deux jours plus tôt, il s’était ensuite livré à une mise en scène macabre et avait provoqué une explosion avant d’être maîtrisé par des pompiers auxquels il avait lancé : « Allah Akbar ».

Cet attentat « correspond très exactement aux mots d’ordre de Daech », avait alors estimé le procureur de Paris, François Molins, notamment par la volonté de Salhi de « donner à son acte une publicité maximale ».

Egalement, je la rapprocherais volontiers de l’attaque du Marché de Noël de Nantes du 22 décembre 2014, même si celle-ci n’avait pas été qualifiée d’attentat terroriste, quoique des témoins eurent bien rapporté avoir entendu crier « Allah Akbar » et que le Marché de Noël de Strasbourg fût déjà la cible d’un projet d’attentat islamiste au mois de décembre 2000.

Dans ces trois cas, le passage à l’acte est directement lié à des difficultés avec des proches ou des personnes de l’entourage : la mère et les soeurs pour une question d’héritage à la suite du décès de son père pour l’assassin de Trappes, deux d’entre elles étant d’ailleurs ses premières victimes, le patron assassiné pour le second, et toute sa famille pour le troisième, selon ses écrits.

Cependant, l’ombre de commanditaires ou de tiers manipulateurs est aussi toujours présente dans tous ces cas : amis ou idoles islamistes pour les uns ou « professeur » pour l’assaillant de Nantes, qui tel Yassin Salhi le mardi 22 décembre 2015 sera retrouvé pendu aux barreaux de sa cellule le mercredi 13 avril 2016.

Mes lecteurs les plus assidus savent auxquels je pense en priorité, je les ai déjà désignés à plusieurs reprises, et cette nouvelle attaque me semble bien encore porter leur marque.

En effet, depuis que je me suis remise à publier quelque peu, leur « Konducator » à la « vigueur masculine retrouvée » du 3 juin 2018 voit de nouveau son membre se ratatiner jour après jour.

Or, ce sont bien des femmes qui ont spécifiquement été visées ce 23 août 2018 à Trappes au lendemain du message du chef de l’Etat islamique signifiant qu’il sortait lui aussi de sa torpeur estivale pour faire sa rentrée.

 

 

http://www.liberation.fr/france/2018/08/23/drame-de-trappes-etat-islamique-l-etat-sceptique_1674188

Drame de Trappes : Etat islamique ? L’Etat sceptique

 

Par Pierre Alonso et Ismaël Halissat — 23 août 2018 à 21:16
 
Des policiers près de la rue Camille-Claudel, à Trappes, où Kamel S. 36 ans, a tué sa mère et sa sœur jeudi. Photo Denis Allard

 

Jeudi dans les Yvelines, un homme fiché par le ministère a tué sa mère et sa sœur et gravement blessé une passante. L’EI a une fois de plus revendiqué l’attaque. Mais le ministre de l’Intérieur souligne un profil de «déséquilibré» et les autorités n’ont pas confié l’enquête au parquet antiterroriste.

 

  • Drame de Trappes : Etat islamique ? L’Etat sceptique

L’Etat islamique a-t-il revendiqué un simple différend familial macabre ? Jeudi, un homme a tué avec un couteau sa mère et sa sœur et blessé gravement une troisième personne, à Trappes (Yvelines), avant d’être abattu par la police. Moins de deux heures après les faits, l’organisation terroriste publiait un communiqué sans ambiguïté : «Un soldat de l’Etat islamique a perpétré l’attaque en réponse à l’appel à cibler les ressortissants des pays de la coalition.» La veille, le chef du groupe était sorti de son silence pour la première fois depuis plus d’un an, appelant ses partisans à poursuivre le combat, malgré les défaites sur le terrain.

Le tueur, Kamel S., était inscrit dans le Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), à la suite d’une condamnation pour apologie du terrorisme en 2016. Lors d’un face à face avec la police, il s’est montré menaçant, hurlant : «Allah akbar, si vous entrez je vous fume tous.» Le mode opératoire, la revendication, les paroles du tueur puis les premiers détails sur son profil : tous ces éléments laissent penser à une attaque terroriste, potentiellement inspirée par l’EI. Mais, dès sa première prise de parole, jeudi matin, Gérard Collomb a écarté avec prudence cette piste. Depuis Trappes, le ministre de l’Intérieur a déclaré que l’auteur du double meurtre avait des problèmes psychiatriques «importants», et présentait davantage le profil d’un «déséquilibré» que d’un «engagé» aux ordres du groupe Etat islamique.

Droit commun

L’enquête judiciaire a donc été ouverte localement par le parquet de Versailles, avec une qualification de droit commun. «Il n’y a pas d’élément à ce stade de l’enquête qui permette de déterminer un caractère terroriste, mais nous suivons de très près les premières investigations», explique à Libération le parquet de Paris, qui a une compétence nationale et exclusive concernant les enquêtes pour actes de terrorisme. Une décision prise «compte tenu des troubles mentaux de l’auteur et du fait qu’il était en conflit ouvert avec sa famille», détaille une source judiciaire. Deux éléments pour l’instant déterminants pour écarter l’hypothèse d’un nouvel attentat. Et, «traditionnellement, le parquet ne tient pas compte des revendications», ajoute la même source judiciaire. Le code pénal définit les actes de terrorisme de manière très large, renvoyant principalement à l’effet escompté, à savoir «troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur».

Pour l’heure, la revendication de l’EI est donc jugée d’«opportunité», par une source haut placée dans le renseignement intérieur. Ce n’est pas la première fois que l’organisation terroriste s’attribue avec quelques largesses une action violente. C’est même de plus en plus courant, observe le chercheur et consultant Romain Caillet (auteur du blog Jihadologie sur Liberation.fr). En juin 2017, le groupe s’était jeté sur une fusillade dans un casino de Manille, aux Philippines. Un tireur avait assassiné 37 personnes. L’enquête démontrera que l’homme était accro aux jeux et interdit de casino. Elle n’a mis au jour aucun lien avec l’EI.

Improvisation

Quelques mois plus tard, même manipulation : un tueur de masse tire sur la foule depuis un hôtel de Las Vegas, tuant 58 personnes. Toujours via son agence de propagande Amaq, l’EI revendique, assurant que l’auteur s’est converti à l’islam, et va même jusqu’à citer un nom de guerre. Le FBI n’a, là encore, trouvé aucune relation entre le tireur et l’organisation. Pour Romain Caillet, l’épisode a entaché la «crédibilité médiatique de l’EI». «Avant 2017, Amaq pouvait se tromper sur le nombre de mort, un nom et le mode opératoire, mais rectifiait. Depuis 2017, les revendications farfelues sont plus fréquentes», ajoute Jean-Charles Brisard, du Centre d’analyse du terrorisme.

Un autre épisode a illustré l’improvisation qui semble aujourd’hui régner au sein du groupe terroriste : le 18 septembre, un magazine de l’EI affirme qu’un de ses «détachements de sécurité» a réussi à poser des explosifs à l’aéroport de Roissy. Ceux-ci auraient été «découverts par les forces croisées», poursuit la publication. L’article fait référence à une fausse alerte à la bombe, qui avait effectivement entraîné des retards la veille. Une quinquagénaire avait prétendu qu’un avion allait exploser, après s’être vu refuser l’accès à bord faute de billet valable. Le psychiatre qui l’a examinée lors de sa garde à vue a estimé par la suite que son discernement était aboli. L’équipe de déminage n’avait quant à elle trouvé trace du moindre explosif.

«L’EI est affaibli militairement sur le terrain et cela se voit dans sa communication. On ne peut plus penser comme en 2015, L’organisation ne fonctionne plus pareil. Maintenant, dès qu’une attaque leur correspond à peu près, ils y vont. Pour moi, c’est clair qu’ils cherchent sur Google des informations pour crédibiliser une revendication», analyse Romain Caillet. Selon le chercheur, le tournant est la mort, en mai 2017, du fondateur d’Amaq, l’«agence de presse» de l’EI, Baraa Kadek, (aussi connu sous le nom de Rayan Meshaal). «Il avait des exigences que ses successeurs n’ont pas.»

Tuerie de Nice

Pourtant, même avant 2017, au moins une revendication de l’EI continue d’apparaître fragile. Le cas de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, auteur de la tuerie du 14 Juillet à Nice, qui a fait 86 morts et près de 500 blessés, reste une énigme pour les enquêteurs. Demeure, comme dans le cas de la tuerie au couteau de jeudi à Trappes, la revendication de l’organisation terroriste le qualifiant de «soldat», sans plus de précision. Après deux années d’investigations, la justice n’est pas parvenue pour l’instant à relier Lahouaiej-Bouhlel à l’EI : aucun message d’allégeance n’a été retrouvé, aucune trace de communication avec des combattants de l’organisation terroriste n’a été établie, et Mohamed Lahouaiej-Bouhlel présentait lui aussi d’importants troubles psychiatriques.

Pierre Alonso , Ismaël Halissat

 

http://www.jeuneafrique.com/342553/politique/attentat-de-nice-cinq-choses-a-savoir-mohamed-lahouaiej-bouhlel/

Attentat de Nice : cinq choses à savoir sur Mohamed Lahouaiej Bouhlel

 

18 juillet 2016 à 18h32 | Par Jeune Afrique
Assassinats ou attentat de Trappes : une revendication opportuniste de l'Etat islamique ? dans AC ! Brest tueur-nice-592x296

Au fur et à mesure que l’enquête progresse, la personnalité complexe du tueur de Nice se précise. Les premiers éléments mettent en évidence « un intérêt certain mais récent pour la mouvance islamiste ».

Sa famille

Né à Msaken, dans la banlieue de Sousse, le 3 janvier 1985, ce ressortissant tunisien est arrivé en France en 2005. Titulaire en 2009 d’une carte de séjour valable dix ans, il a épousé une niçoise franco-tunisienne avec qui il a eu trois enfants. Le couple, séparé depuis dix-huit mois, était en instance de divorce. L’homme âgé de 31 ans avait déménagé dans un quartier de l’est de Nice où il exerçait le métier de chauffeur-livreur.

Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait appelé son frère, Jabeur, qui vit en Tunisie quelques heures seulement avant l’attentat, a raconté ce dernier à l’agence de presse Reuters. « Il a dit qu’il était à Nice avec ses amis européens pour célébrer la fête nationale », a déclaré Jabeur depuis la Tunisie. Sur la photo qu’il lui a envoyée, il apparaît « très heureux et content, il riait »… Le frère du tueur de Nice a par ailleurs rapporté au Daily Mail que Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait fait parvenir 240 000 dinars (près de 98 000 euros) à sa famille en Tunisie, quelques jours seulement avant l’attentat.

Interviewé par l’AFP devant son domicile de Msaken, le père de Mohamed Lahouaiej Bouhlel a déclaré qu’il n’avait quasiment plus de contact avec son fils depuis son départ en France, sans pouvoir en préciser la date. Cheveux blancs, le visage tendu, il décrit un homme  « toujours seul, toujours déprimé ». Mohamed Lahouaiej Bouhlel n’avait « aucun lien avec la religion », a-t-il ajouté. « Il ne faisait pas la prière, il ne jeûnait pas, il buvait de l’alcool, il se droguait même », a-t-il ajouté. Son père a par ailleurs indiqué qu’il n’était pas en bons termes avec son ex-femme.

Des liens « certains » avec la mouvance islamiste radicale

Les nouveaux éléments de l’enquête font ressortir le « profil sadique ultraviolent » de l’auteur de l’attentat de Nice, a-t-on appris lundi après-midi par l’AFP. Mohamed Lahouaiej Bouhlel consultait sur internet des vidéos ultraviolentes, dont des exécutions parfois commises par l’État islamique, rapporte l’AFP, confirmant des informations d’Europe 1. Selon la radio, les enquêteurs ont découvert son obsession pour les vidéos les plus abominables diffusées sur internet par l’organisation État islamique. « Mohamed Lahouaiej Bouhlel regardait en boucle les séquences les plus épouvantables, celles où les atrocités sont filmées en détail », rapporte Europe 1.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi 18 juillet, le procureur de Paris François Molins confirme l’intérêt du terroriste pour l’EI. Du 1er au 13 juillet, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a visionné « quasi quotidiennement des vidéos de sourates du Coran et des anachid, ces chants religieux détournés par la propagande de l’État islamique », a indiqué le procureur. Ont également été retrouvées dans son ordinateur des photos « de cadavres, des combattants de l’EI arborant le drapeau de l’organisation, des couvertures de Charlie Hebdo, des portraits de Ben Laden et de Mokhtar ben Mokhtar ». Ce qui illustre, selon François Molins, « un intérêt certain mais récent pour la mouvance islamiste radicale », sans qu’aucun élément ne prouve pour l’instant son allégeance à une organisation terroriste.

Le procureur a également rapporté les propos d’un témoin qui a raconté que « depuis huit jours », le tueur de Nice « s’était laissé pousser la barbe ». « Une signification religieuse », selon lui. « Il ne comprenait pas pourquoi Daech ne pouvait pas prétendre à un État », a-t-il rapporté aux enquêteurs.

François Molins a également confirmé que l’attentat avait été « pensé et préparé ». Les enquêteurs ont ainsi retrouvé dans son ordinateur un article de Nice Matin daté du 1er janvier 2016 titré : « Il fonce volontairement dans la terrasse d’un restaurant. » Avant l’attaque, Mohamed Lahouaiej Bouhlel s’est également rendu à plusieurs reprises sur la Promenade des Anglais à bord du camion, loué le 11 juillet. Il a été repéré sur les vidéos surveillance et plusieurs photos de lui à bord du camion ont été retrouvées dans son téléphone portable.

Interviewé lundi matin sur RTL, Bernard Cazeneuve avait déclaré qu’à ce stade, les liens entre le tueur de Nice et d’éventuels réseaux jihadistes n’ont pas été établis. Samedi, le ministre de l’intérieur avait évoqué la radicalisation rapide du conducteur du camion, dont l’attentat a été revendiqué par le groupe jihadiste État islamique (EI).

Selon les informations du Monde, certains noms « intéressants » sont apparus parmi les contacts du tueur. Une autre source évoque des relations communes avec Omar Diaby, une figure du jihadisme niçois proche d’Al Nosra, et non de l’EI. « On est en train de travailler dessus, mais il est encore trop tôt pour en tirer la moindre conclusion », rapporte une source proche de l’enquête, citée par le quotidien.

Un mari violent, à la sexualité débridée, connu pour des faits de délinquance

Inconnu des services de renseignement pour des faits de radicalisation, il était connu des services de police uniquement pour des faits de violence commis entre 2010 et 2016, notamment sur son épouse, mise en garde à vue durant 48 heures. Il avait été condamné le 25 mars 2016 à six mois d’emprisonnement avec sursis.

Trois personnes ont été arrêtés samedi, et trois autres dimanche. Un homme de 37 ans, membre de l’entourage de Mohamed Lahouaiej Bouhlel a été interpellé dimanche et un couple d’Albanais, dont l’homme est désigné par un témoignage comme le fournisseur du pistolet automatique, a été arrêté.

Dans la petite salle de sport que ce chauffeur-livreur fréquentait à Nice jusqu’à il y a deux ans environ, Lahouaiej-Bouhlel a laissé le souvenir d’un « frimeur », un « dragueur » un peu « lourd », rapporte un témoin. Là, le jeune homme avait même pris des cours de salsa, et « venait faire du sport pour faire le beau ».

Les auditions des témoins tracent le portrait d’un jeune homme à la sexualité débridée. Un homme de 74 ans entendu par les enquêteurs est même présenté par certains comme un de ses amants.

Des troubles psychologiques

Dans un entretien accordé à l’AFP et à la BBC, le père de Mohamed Lahouaiej Bouhlel a raconté que son fils avait souffert d’une dépression en 2004, alors qu’il avait 19 ans, ce qui lui a valu une consultation chez un psychiatre de Sousse, ville portuaire de l’est de la Tunisie. L’Express a retrouvé ce spécialiste, le Dr Chemceddine Hamouda, qui n’a été consulté qu’une seule fois. Selon lui, Mohamed Lahouaiej Bouhlel souffrait d’ « un début de psychose », mais « rien dans son comportement ne laissait présager un tel massacre ».

Ce n’est pas l’acte d’un fou

« C’est son père qui l’a forcé à venir me voir. Il ne comprenait pas pourquoi son fils, qui était jusqu’ici brillant, était devenu violent avec lui et n’arrivait plus à travailler à l’école », explique le psychiatre, interviewé samedi par l’hebdomadaire. « Il souffrait d’une altération de la réalité, du discernement et de troubles du comportement. Un début de psychose, donc », poursuit-il. Pour autant, ces troubles n’expliquent « pas du tout » son passage à l’acte. « Une telle violence nécessite forcément un endoctrinement, un délire de radicalisation en parallèle de ses problèmes psychologiques. ce n’est pas l’acte d’un fou, c’est un acte prémédité et exécuté », conclut le spécialiste.

Son témoignage a été recoupé sur place par le journal Le Monde, qui a pu rencontrer son oncle, Abdelfattah Lahouaiej Bouhlel, à Msaken, sa ville natale, dans la banlieue de Sousse. Selon ce dernier, son neveu « n’était pas normal ». « Il aimait exhiber ses muscles de manière bizarre », précise un voisin, cité par le quotidien. « On sentait qu’il n’avait pas toute sa tête », renchérit un autre de ses voisins.

Ses éventuels complices

A 22 h 27, soit quelques minutes avant le massacre, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a envoyé un SMS dans lequel « il mentionne l’acquisition d’un pistolet », a indiqué le procureur François Molins. Selon l’AFP, il félicite son interlocuteur pour le pistolet qu’il lui a donné la veille. « Alors on ramène cinq de chez ton copain », ajoute-t-il avant d’indiquer que c’est pour une autre personne « et ses amis ». À bord du véhicule, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a bien tiré sur trois policiers avec un pistolet automatique calibre 7,65 mm, mais alors à qui auraient pu être destinées les autres armes ?

Le destinataire du SMS, un homme de 22 ans, fait partie des six personnes placées en garde-à-vue, dont trois ont été transférées dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret, près de Paris, ont indiqué des sources proches de l’enquête.


Les derniers jours de Mohamed Lahouaiej Bouhlel avant le massacre :

  • Le 28 juin, un prêt à la consommation de 5 000 euros lui est refusé.
  • Le 8 juillet, Mohamed Lahouaiej Bouhlel vide son compte en banque.
  • Le 11 juillet, il loue à 8h30 le poids lourd de 19 tonnes, réservé le 4 juillet auprès d’une entreprise de Saint-Laurent-du-Var, dans les Alpes-Maritimes, près de Nice. Il laisse un chèque de caution de 1 600 euros.
  • Le 13 juillet, il vend sa voiture.
  • Les 12 et 13 juillet, il fait des repérages à bord du poids lourd sur la promenade des Anglais, selon les images enregistrées par les caméras de vidéo-surveillance.
  • Le 14 juillet, il tente de retirer à un distributeur 1 000 euros mais ne parvient à obtenir que 550 euros. Selon une source policière, citée par Le Journal du dimanche, le tueur de Nice avait « vidé son compte en une semaine ».

 

https://www.nouvelobs.com/societe/attaque-de-nice/20160930.OBS9128/attentat-de-nice-lahouaiej-bouhlel-vu-par-roger-74-ans-son-ami-tres-proche.html

ATTENTAT DE NICE. Lahouaiej Bouhlel vu par Roger, 74 ans, son « ami très proche »

 

ATTENTAT DE NICE. Lahouaiej Bouhlel vu par Roger, 74 ans, son "ami très proche"
Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Photo d’identité. (DR)

 

L’un des plus proches amis du tueur de Nice s’est confié aux enquêteurs. Il décrit un homme « froid », obsédé par la mort, mais pas radicalisé.

 

Quand il s’est réveillé au lendemain de l’attentat de Nice, le vendredi 15 juillet au matin, Roger B. a découvert des dizaines de SMS sur son portable envoyés par des amis inquiets. Lui n’était pas sur la promenade des Anglais, et s’est couché tôt le soir de la fête nationale.

Après avoir rassuré ses proches, ce niçois de 74 ans, ex-propriétaire d’un sauna dans le nord de Paris s’est inquiété pour les siens. Et surtout pour « Momo », un de ses amis les plus proches.

C’était lui, son « Momo »

Sans nouvelles de sa part, Roger a même contacté son ex-femme. Au fil de la matinée, en regardant les informations, Roger a fini par faire le rapprochement. Le tueur, le terroriste, le conducteur du camion fou qui venait de tuer plus de 80 personnes en les écrasant sur la promenade des Anglais c’était lui, son « Momo« . Devant les policiers, entendu le 16 juillet, Roger raconte :

« J’ai d’abord entendu que c’était un Tunisien de 31 ans, père de 3 enfants, qui habitait vers Pont Marie… Puis j’ai entendu son nom. Je suis tombé des nues »

Roger était l’un des amis les plus proches du tueur de Nice, présenté même comme son amant par la presse au moment des faits. Auditionné longuement par les enquêteurs, l’homme peine à expliquer la dérive de celui qu’il décrit simplement que comme « un ami très proche ».

« J’étais comme le papa »

Leur rencontre remonte à 2009. C’est dans une salle de sport que les deux hommes font d’abord connaissance. A cette époque là Mohamed Lahouaiej Bouhlel est encore marié avec la mère de ses trois enfants mais le couple est à la dérive.

« J’étais comme le papa, explique Roger. J’allais chez lui, je le grondais. Il était violent avec sa femme… non, il était violent tout court. »

Puis le couple se sépare. Roger, qui possède des économies, aide « Momo » à s’installer. Il lui fait des travaux. Lui achète un lit, des meubles, un canapé, son ordinateur puis finit même par lui donner sa voiture. En 2012, c’est lui qui finance en grande partie son permis poids lourd en lui remettant 2.000 euros…. Lahouaiej Bouhlel, petit chauffeur livreur en mal de boulot, peut désormais conduire un gros camion.

« Il m’a demandé comment on priait »

Quelle était alors la nature exacte de leur relation, cherchent à savoir les enquêteurs ?

« Les gens font des raccourcis un peu rapides », explique cet homme qui ne fait guère mystère de sa propre homosexualité. « Ils n’imaginent pas que nous puissions être seulement amis. Pourtant c’est le cas. »

Roger B. ne s’est jamais douté que son ami s’était radicalisé. Comme la plupart des relations de Lahouaiej Bouhlel, il le décrit comme non pratiquant. Il mangeait du porc, buvait de l’alcool, et « je ne l’ai jamais vu faire le ramadan. »

« Il y a longtemps, il m’a demandé de l’amener dans une église, car il voulait faire une prière. Il m’a demandé comment on priait. »

« Je suis Charlie »

Après les attentats contre Charlie Hebdo, ce dernier lui envoie par exemple un SMS  »Je suis Charlie ». Lors d’une discussion sur les jeunes partis en Syrie, Momo lui aurait dit : « On s’en fiche, ils vont mourir là-bas de toutes façons. » Mais d’une manière générale, Roger est bien obligé d’admettre que son ami était froid, « sans émotion. »

Il ne lui a malgré tout pas échappé que « Momo » était fasciné par la mort. Les investigations le décrivent comme un homme obsédé par   »la violence sadique », « l’extrême violence morbide » et addict des « vidéos de décapitation diffusées par Daech. »

Roger jure qu’il n’a rien vu venir. L’enquête montre pourtant qu’un an avant de passer à l’acte, Lahouaiej Bouhlel commençait à préméditer son actes. Des photos datant de l’été 2015, retrouvées dans son portable, montrent une foule assemblée sur la Promenade des Anglais. L’homme se prend même en photo avec le maire de Nice, Christian Estrosi, lors d’une manifestation organisée le 30 août dans la ville. En janvier 2016, il prend encore en photo un article de « Nice Matin » à propos d’une voiture fonçant sur une terrasse. Peu de temps avant de passer à l’acte, il réalise des « selfies » sur la Prom’. Il se renseigne sur l’horaire des fans zones.

« Je pense que certainement, il a pu se bourrer le crâne avec des choses comme la vidéo, témoigne Roger. Je pense qu’il a pu faire cela aussi pour la gloire. Il a pu se dire : ‘je vais faire un désastre, on va parler de moi.’ »

Violette Lazard

 

https://www.lci.fr/faits-divers/info-lci-attentat-de-nice-comment-la-police-et-la-justice-du-quotidien-sont-passees-a-cote-de-mohamed-lahouaiej-bouhlel-2075793.html

INFO LCI – Attentat de Nice : comment la police et la justice du quotidien sont passées à côté de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel

 

 dans Action Directe

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Toute L’info sur

Attentat de Nice

ENQUÊTE – Nous avons consulté l’intégralité du dossier judiciaire de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, pour la première fois rassemblé et exhumé par le tribunal de grande instance de Nice. Le terroriste qui a tué 86 personnes le soir du 14 juillet 2016 a été impliqué dans cinq affaires : violences conjugales, menaces de mort, agressions, etc. Des soupçons de troubles psychologiques étaient connus de la police et de la justice niçoises dès 2010, sans qu’il ne soit jamais pris en charge sur le plan de la santé mentale…
19 janv. 2018 06:05 – William Molinié

 

Edifiant. Cette partie du tableau était jusqu’à présent incomplète. Les témoignages de ceux qui l’ont croisé, sa famille proche ou éloignée, avaient décrit Mohamed Lahouaiej-Bouhlel comme un homme vicelard, violent et pervers. Ce portrait d’une personnalité « borderline », au déséquilibre mental manifeste, se précise aujourd’hui, un an et demi après l’attentat de Nice qui a fait 86 morts, à la lumière du dossier judiciaire du terroriste que nous avons consulté.

Nous avons épluché des centaines de pages compilant les cinq procédures répertoriées le mettant en cause avant ce 14 juillet 2016, date à laquelle il décide de prendre un camion et de foncer dans la foule sur la Promenade des Anglais. Ces pièces de procédure ont été exhumées et rassemblées au mois d’octobre dernier par le tribunal de grande instance de Nice qui a, en outre, récupéré auprès du pôle des affaires familiales la procédure de divorce avec sa femme.

Certains de ces parcours de vie étaient déjà connus. D’autres peu ou pas du tout. C’est la somme de ces éléments qui, mis bout à bout, est vertigineuse. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel était pourtant passé devant plusieurs médecins, policiers, avocats ou magistrats, mais aucun d’entre eux n’a imaginé un seul instant son périple meurtrier. Personne, non plus, n’a jugé bon de le confier à un psychiatre. Et ce, malgré plusieurs alertes.

« Nous savons que cet homme peut être dangereux »

La première d’entre elles remonte à l’année 2010. Jean-Marie R., un moniteur de sport, fonctionnaire de la Ville de Nice, porte plainte au commissariat pour « menaces de mort » contre Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Ce dernier vient d’être exclu de la salle de sport pour un comportement agressif envers les autres adhérents, en particulier les femmes. Selon le plaignant, il l’a tenu responsable de cette éviction. Il l’a suivi à plusieurs reprises dans les transports de la ville jusqu’à le menacer : « Je vais t’égorger, toi et les tiens, je vais vous tuer », rapporte-t-il.

Le 16 décembre 2010, Jean-Marie R. écrit au commissariat central : « Cette personne, dont les agissements dénotent un déséquilibre mental certain, a fait l’objet de nombreux avertissements. […] Nous savons par expérience que cet homme peut être dangereux. A mon égard mais aussi pour mes enfants », écrit-il. Puis le 21 février 2011, auprès du procureur de la République : « J’ai déjà signalé […] le déséquilibre mental certain dont fait preuve cet individu. » Dans cette procédure, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui a nié les faits qui lui étaient reprochés, a fait l’objet d’un simple rappel à la loi par l’officier de police judiciaire le 22 juin 2011. Aucune mesure supplémentaire n’a été prise, si ce n’est l’exclusion définitive des clubs de sport de la Ville de Nice.

« Nous ne sommes pas en sécurité »

Moins de trois mois plus tard, les policiers interviennent au domicile des Bouhlel. En cause, un différend familial qui vire à l’affrontement. Ils y trouvent Hajer, sa femme, en pleurs, affirmant que son mari vient de lui asséner plusieurs coups de poing. Malgré la confirmation par des témoins, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel nie les faits. L’affaire s’achèvera sur une simple médiation pénale, le suspect promettant de ne plus lever la main sur sa femme. Pourtant, il la tapera quotidiennement ainsi que ses enfants pendant trois ans. Sans qu’aucun service social ou association ne détecte l’enfer quotidien que cet homme fait vivre à sa famille.

Le 26 août 2014, Hajer craque. Elle se rend au commissariat pour déposer plainte. Sept jours plus tôt, à 6h10 du matin, son mari est entré dans la chambre, aviné et mort de rire, en vidant son verre de vin sur ses pieds, avant d’uriner sur ses jambes. Le soir, il revient à la charge : « Tu devrais aller voir dans la chambre, j’ai une surprise pour toi ». Hajer poursuit sa déposition : « Je m’y suis immédiatement rendue et j’ai constaté qu’il avait déféqué sur le sol de notre chambre. Je l’entendais rire derrière la porte. […] Il s’adresse à nous en ces termes : ‘Quand je reviens, si je vous trouve ici, je vous tue toi et tes filles’ ».

Selon elle, son mari avait pour habitude d’appeler ses deux filles « mes merdes ». Ce jour-là, elle remet aux policiers une photo qu’elle a prise sur son téléphone. On y voit un ourson en peluche, avec un couteau en plein coeur. « Il me fait très peur et mes enfants et moi ne sommes pas en sécurité auprès de lui », alerte-t-elle. Malgré ces déclarations et ces photos fournies aux policiers, transmises aux services du procureur de la République, à aucun moment Mohamed Lahouaiej-Bouhlel n’est pris en charge sur le plan de la santé mentale, ne serait-ce pour diagnostiquer d’éventuels troubles.

Au contraire, il lui sera seulement demandé de se rendre au commissariat pour s’expliquer. Une première fois le 18 septembre 2014. Il ne s’y présente pas. Le 18 mai 2015, soit neuf mois plus tard, les policiers se rendent à son domicile. Il n’y est toujours pas. Un an après, le 24 mai 2016, les policiers y retournent. Même constat, ils ne le trouvent pas. Où est passé Mohamed Lahouaiej-Bouhlel ? Il réside toujours à Nice mais change régulièrement de domicile et fréquente la pègre niçoise.

Le 17 juin 2016, le mari violent appelle au commissariat, prétextant qu’il était en vacances. Trois jours passent. On est moins d’un mois avant l’attentat de Nice. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel se présente le 20 juin à 10h30 au commissariat de l’Ariane. Il nie en bloc. Quarante-deux minutes d’audition suffisent, selon le procès-verbal. Il ressort, libre. L’action publique sur cette procédure pour violences conjugales s’éteindra quelques semaines après sa mort, puisqu’il ne pourra pas répondre de ses actes.

« J’ai porté un coup sans le vouloir »

Le divorce avec sa femme est prononcé en janvier 2016. A la fin du mois, le 25, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel agresse un automobiliste sur la voie publique à Nice avec une planche de palette au bout de laquelle deux clous dépassent. La victime lui demandait simplement de décharger sa cargaison un peu plus loin car son camion bloquait la route.

A la lecture des procès-verbaux de cette affaire, il semble basculer en un rien de temps dans l’ultra-violence sans raison apparente ou justifiée. D’ailleurs, lui-même reconnaît avoir du mal à comprendre sa réaction. Devant le procureur de la République, il se confie : « En fait, je vais vous dire la vérité : j’ai porté un coup sans le vouloir. Je voulais lui faire peur. » Des déclarations corroborées par des témoins : « On ne sait pas pourquoi, le livreur n’a rien dit, a pris une planche de bois avec des clous et a frappé le passager », souligne l’un d’entre eux. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel sera condamné le 24 mars 2016 à 6 mois de prison avec sursis. Aucune autre mesure n’est ordonnée par le tribunal, alors même que la justice a connaissance de la procédure ouverte contre lui pour violences conjugales.

Pas de signe d’allégeance

Moins de quatre mois plus tard, il fonce avec le camion qu’il a loué sur la foule à Nice lors du 14-Juillet. Immédiatement, les services du parquet antiterroriste de Paris sont saisis. Le procureur de la République, François Molins, fait état d’une radicalisation récente et d’une préparation minutieuse dans son passage à l’acte. Un an et demi après le drame, aucune trace de lien avec l’Etat islamique n’a été décelée. Pas même un testament, ou un signe d’allégeance. Simplement une revendication tardive et très certainement opportuniste de Daech.

Selon nos informations, des investigations en Tunisie ont été réalisées cet été par la Sous-direction antiterroriste (Sdat) de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), notamment pour interroger son ancien médecin qui l’avait diagnostiqué schizophrène et lui avait prescrit des antipsychotiques après des accès de violences. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui n’apparaissait pas dans les radars du renseignement intérieur, était sous traitement mais aurait arrêté de le prendre lorsqu’il est arrivé en France, aux alentours de 2008.

Une prise en charge psychiatrique aurait-elle pu éviter le drame de Nice ? Personne ne peut l’affirmer. Mais il est clair qu’à la lecture de la procédure, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel souffrait de troubles de la personnalité depuis plusieurs années et qu’il aurait pu être orienté vers des services adaptés. A minima, la justice aurait pu prononcer à au moins une reprise, lors de sa condamnation, en mars 2016, des mesures permettant de le suivre sur le plan de la santé mentale. Aujourd’hui, les enquêteurs de la Sdat sont convaincus, selon nos informations, que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel fait partie de ces terroristes « hybrides », relevant en partie de la psychiatrie et passant à l’acte sous l’empire de ce que les médecins appellent une « explosivité émotionnelle ». Un profil qui n’est pas une exception. « Chez les majeurs, 30% de ceux qui passent à l’acte avaient une faille psychologique », affirme auprès de LCI, une source antiterroriste. Toujours selon nos informations, parmi les mineurs radicalisés suivis par les services de renseignement, près de 10% d’entre eux ont été ou sont suivis pour des problèmes psychiatriques, la schizophrénie étant la pathologie la plus récurrente.

William Molinié

Mis à jour : 19/01/2018Créé : 19/01/2018

 

https://www.lci.fr/faits-divers/attentat-nice-video-un-an-apres-les-enqueteurs-s-interrogent-sur-les-indices-laisses-par-le-tueur-bouhlel-2058443.html

Un an après l’attentat de Nice (5/5) : les enquêteurs s’interrogent sur les « indices » laissés par le tueur

 

 dans Calomnie

 

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Attentat de Nice

ENQUÊTE – LCI a pu consulter l’intégralité de la procédure judiciaire de Nice. Un an après, nous revenons sur les zones d’ombre et les progrès de l’enquête. Dans ce cinquième et dernier volet, nous nous intéressons aux multiples indices, impliquant des complices, laissés sur son téléphone dans les heures précédant son passage à l’acte. Atteint de troubles de la personnalité, Bouhlel s’est-il inventé lui-même un commando dans sa tête ? Ou a-t-il sciemment orienté les policiers vers certaines de ses connaissances pour les lancer sur une fausse piste ?
14 juil. 2017 08:00 – William Molinié

 

« Chokri et ses amis sont prêts pour le mois prochain. » Ce SMS a été envoyé à 22h27 le 14 juillet 2016. Un SMS écrit par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel 18 minutes avant qu’il ne s’élance sur la Promenade des Anglais à Ramzi A., un dealer niçois auprès de qui il s’était procuré une arme. Message qui laisserait présager une action future. Si au début de l’enquête, les policiers ont soupçonné un autre attentat, qu’ils avaient imaginé au 15 août, un an après, aucun élément n’est venu corroborer et transformer ces soupçons en réalité.

Au contraire, la multiplication des indices laissés par Bouhlel au cours des heures précédant son passage à l’acte interrogent désormais les enquêteurs. D’abord, la photographie d’une feuille de papier retrouvée dans son mobile, sur laquelle figurent 10 numéros de téléphone, plusieurs noms et adresses. Dont certains de ceux qui sont désormais mis en examen dans le dossier, comme Chokri C., présenté par les policiers comme pouvant être un « mentor influent ». Un cliché pris quelques heures avant son passage à l’acte.

« Brouiller les pistes ? »

De la même façon, plusieurs selfies versés à la procédure, pris par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel au cours des jours précédents l’attaque, le montrent souriant, notamment devant le camion, aux côtés de plusieurs individus qui finiront par être mis en examen dans le dossier. Mais sur la plupart de ces images, que nous avons pu consulter, le terroriste de Nice est le seul à regarder l’objectif du téléphone. « Il m’a pris par surprise. Il ne m’a pas demandé si j’étais d’accord. Il a rigolé, il a continué à me faire faire le tour du camion et il est parti », raconte devant le juge Hamdi Z., un proche du terroriste.

Cette accumulation d’indices laissés par le tueur de Nice laisse les enquêteurs interrogateurs. « Est-ce qu’il était tellement instable psychologiquement qu’il s’est inventé dans sa tête un commando ? Ou est-ce que tout cela est fait exprès pour brouiller les pistes et mettre à l’abri ceux qui pourraient à nouveau passer à l’acte », questionne une source proche de l’enquête. Une chose est certaine, un an après le début de l’enquête, la justice n’a pas encore répondu à cette question.

Plusieurs pistes de travail en cours

Plusieurs pistes sont toujours explorées pour tenter d’établir la présence d’un « réseau » autour de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. L’une d’entre elles s’est arrêtée en Italie. Car un an avant l’attentat de Nice, le terroriste avait été contrôlé à Vintimille, ville frontière, avec trois individus. Parmi eux, un certain Omar H., qui lui, était connu des services de renseignements pour sa proximité avec l’islam radical. Pour l’heure, on ne sait pas si cet homme a joué un rôle dans la radicalisation du terroriste ou l’inspiration de son passage à l’acte.

Autre élément inquiétant, au cours d’écoutes téléphoniques ciblant son entourage,  et dont LCI s’est procuré les retranscriptions, les enquêteurs ont surpris une conversation de l’un d’entre eux faisant référence à un mystérieux « groupe d’Allah » alors qu’il découvrait dans Nice-Matin des noms de complices. « Le groupe d’Allah, ils sont sur le… sur le truc… sur le journal », lâche cet homme de 57 ans au téléphone à son interlocutrice. Cette dernière précise qu’il « y a certains dont ils ne parlent pas du tout dans leur discours ».

Cette discussion surprise par les policiers de la Sdat laisse envisager la présence d’un groupe d’individus radicalisés dans l’entourage du tueur de Nice, ce qui à l’heure actuelle n’a toujours pas été prouvé dans le dossier. « On a bon espoir que l’enquête tire d’autres ficelles. Qu’en prison, par exemple, les langues se délient et que l’on remonte d’autres filières, par exemple », conclut une source proche de l’enquête.

William Molinié

Mis à jour : 14/07/2017Créé : 14/07/2017

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/ouf-on-respire-tueur-nice-etait-fou-benoit-rayski-mohamed-lahouaiej-bouhlel-2767801.html

Troubles troublants

Publié le 19 Juillet 2016

 

Ouf, on respire ! Le tueur de Nice était fou…

 

On le dit, on le répète avec force. Et on le dira encore au nom du « enfoncez-vous ça bien dans la tête ».

Ouf, on respire ! Le tueur de Nice était fou…

Il n’allait donc pas bien dans sa pauvre tête. Il buvait. Il lui arrivait de battre sa femme. Même qu’il avait été suivi psychologiquement. Et le plus important, ce qu’il faut retenir avant toute chose, c’est qu’il n’était pas musulman. Ou alors si peu que ça ne vaut même pas la peine d’en parler.

C’est le père du tueur qui le dit. Lui-même est un musulman pieux. Et, fort de sa pratique religieuse, il déclare que son fils ne respectait pas le Ramadan. Et qu’on ne le voyait pas à la mosquée. Donc rien à voir avec l’islam. Plutôt que de pleurer la mort de son fils (un tueur, mais son fils quand même !), Mohamed Mondher Lahouaiej-Bouhlel préfère protéger la réputation de la religion qui est la sienne.

Normal : il est membre du parti islamiste tunisien Ennahdha…

Un flot visqueux d’eau bénite pour noyer le poisson. Dans cette compétition aquatique, la palme revient au sociologue Michel Wieviorka. Dans le Journal Du Dimanche, il s’est emporté contre les commentateurs qui « sans la moindre prudence ont parlé d’emblée de terrorisme et d’islam ». Lui reste prudent, et sa prudence se fonde sur une donnée irréfutable : le tueur, dit-il, « n’a pas accompagné sa course folle d’incantations du genre « Allah Akbar » ». C’est bien vrai, ça… Sur la promenade des Anglais, on n’a entendu aucun « Allah Akbar ». Le moteur du camion semi-remorque faisait beaucoup de bruit. Et les cris des hommes, des femmes et des enfants écrasés encore plus. Michel Wieviorka doit avoir des problèmes d’acoustique. Il sélectionne certains sons et pas d’autres. C’est spécial. Sa pensée aussi…

Il nous faut maintenant quitter les rivages de la sociologie pour voguer vers ceux de la psychiatrie. Le tueur, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, était, selon ce qui nous est dit, un déséquilibré. Tout comme l’était sans doute le chauffeur-livreur de l’Isère qui a décapité son patron selon un mode d’emploi élaboré par Daesh et qui a déposé sa tête sur un drapeau de l’organisation islamiste. D’éminents psychiatres, psychanalystes et psychothérapeutes se penchent sur ces troubles très spécifiques.

D’après leurs travaux, il ressort qu’aucun déséquilibré de culture catholique n’est allé avec son camion écraser une centaine de musulmans le jour de la rupture du jeûne… Aucune trace non plus d’un Juif fou qui avec une machette aurait tenté d’égorger un imam… Pareillement, nulle enquête n’a démontré qu’un déséquilibré protestant aurait envisagé de s’attaquer aux enfants d’une école coranique…

En revanche, il a été prouvé que parmi les jeunes musulmans qui sont partis pour la Syrie et l’Irak, il y avait un certain nombre de déséquilibrés. Les spécialistes estiment en effet qu’égorger un homme au couteau et violer une petite fille de 12 ans témoigne d’un trouble manifeste du comportement. C’est ce qu’ils disent. Ils doivent savoir…

Ceux qui nous gouvernent et nous informent aiment beaucoup le mot « déséquilibré ». Ils adorent également l’expression « vivre ensemble ». C’est prêché et préconisé après chaque attentat. Alors écoutons ces bonnes paroles. Et tous en chœur chantons : « déséquilibrés de toutes races, de toutes religions, unissez-vous ! ». Quelle belle ronde fraternelle que celle des déséquilibrés catholiques, juifs, bouddhistes, hindouistes, musulmans, se donnant tendrement la main ! Il reste – désolé de terminer sur une note aussi grinçante – que certains déséquilibrés ont des couteaux, et les autres pas.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/08/23/25001-20180823ARTFIG00103-othman-nasrou-a-trappes-je-ne-comprends-pas-la-strategie-d-esquive-du-ministre-de-l-interieur.php

Othman Nasrou : « A Trappes, je ne comprends pas la stratégie d’esquive du ministre de l’Intérieur »

 

  • Par   Marion Mourgue
  • Mis à jour le 23/08/2018 à 17:25
  • Publié le 23/08/2018 à 13:35

LE SCAN POLITIQUE – Pour le chef LR de l’opposition municipale de Trappes (Yvelines), «il y a clairement un lien entre la radicalisation de l’individu et son passage à l’acte».

En savez-vous plus sur l’agression de Trappes?

Avec les premiers éléments dont on dispose, tout laisserait à penser qu’il s’agit d’un acte à caractère terroriste. L’individu était fiché S, il était radicalisé et s’en est pris à des membres de sa famille.

Pour vous il n’y a pas de doute sur le caractère terroriste de cette attaque au couteau?

Je ne veux pas me substituer aux forces de l’ordre mais le caractère terroriste de l’acte n’est pas à exclure du simple fait que ce passage à l’acte a touché des proches de l’assaillant. Il y a clairement un lien entre la radicalisation de l’individu et son passage à l’acte. La question c’est de savoir si l’attaquant n’était pas radicalisé, serait-il passé à l’acte? Quels que soient la conclusion précise de l’enquête et le qualificatif retenu, il faut continuer à tirer la sonnette d’alarme s’agissant de la radicalisation qui reste une vraie menace. Ne pas le voir est une faute majeure.

«Certains élus de Trappes tiennent un discours qui nourrit le repli identitaire et le clientélisme»

Othman Nasrou

Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place. Pour Gérard Collomb, cette attaque serait plutôt due à un «déséquilibré»…

Pour moi, tous les terroristes sont des déséquilibrés. Je ne comprends pas la stratégie d’esquive du ministre de l’Intérieur sur ce sujet. La question du suivi psychiatrique des individus concernés, en particulier quand ils sont une menace pour autrui, est aussi de sa compétence. C’est un enjeu d’ordre public et l’État donne le sentiment d’être défaillant quelle que soit la menace. Par ailleurs, le profil psychiatrique de l’assaillant ne saurait occulter le fait qu’il était par ailleurs radicalisé.

Le gouvernement fait-il assez à vos yeux pour lutter contre la radicalisation et l’islamisation à Trappes?

Clairement non, le nécessaire n’est pas fait. On est aujourd’hui dans une impasse. Certains élus de Trappes tiennent un discours qui nourrit le repli identitaire et le clientélisme. On observe une montée de la radicalisation qui est inquiétante, avec des familles touchées par ce drame sans aucun interlocuteur pour les accompagner. On observe également une montée de la déscolarisation des enfants qui sont placés dans des écoles religieuses hors de tout cadre légal. Je ne vois aucune mesure ni aucune stratégie d’ensemble pour lutter contre ce phénomène, et j’attends du Président de la République qu’il ait une parole forte sur ce sujet. Cette parole est attendue depuis longtemps et tous les républicains, au-delà des étiquettes politiques, doivent lutter ensemble contre cette menace. C’est la République qui est en jeu.

 

 

Marion Mourgue
 Journaliste – Sa biographie

 

Mercredi 22 août 2018 : une rentrée bien annoncée

Aucune surprise, donc.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/2018/08/21/01002-20180821ARTFIG00270-macron-confronte-aux-defis-d-une-rentree-difficile.php

Macron confronté aux défis d’une rentrée difficile

 

  • Par  Marcelo Wesfreid
  • Mis à jour le 22/08/2018 à 10:43
  • Publié le 21/08/2018 à 19:52

Le premier Conseil des ministre postvacances se tient ce mercredi matin. Pour tourner la page de l’affaire Benalla, le président de la République entend maintenir le rythme des réformes et mettre l’accent sur des mesures sociales (pauvreté, santé…) dans un contexte budgétaire de plus en plus serré.

Il était temps que l’été se termine. Une période qu’Emmanuel Macron a pris l’habitude de redouter. Quand il était banquier, il se méfiait de ces semaines de torpeur, où les attaques spéculatives et les opérations inamicales prennent de court des marchés assoupis. C’est encore un été, celui de 2017, que le chef de l’État affronta sa première épreuve comme président, avec la démission fracassante du chef d’état-major, le général Pierre de Villiers. Et que dire du cru 2018? Entre l’affaire Benalla, la polémique sur la piscine de Brégançon et des alertes sur le front économique – inflation qui repart, croissance moins forte que prévu… -, l’exécutif connaît sa pire séquence depuis le début du quinquennat.

» LIRE AUSSI – À l’heure de la rentrée de Macron, l’ombre de l’affaire Benalla plane toujours sur l’Élysée

Comment tourner la page? Comment montrer que le rouleau compresseur des réformes ne s’est pas grippé? C’est tout l’enjeu du premier Conseil des ministres postvacances ce mercredi. Dans ce contexte, se tient une réunion d’arbitrage budgétaire, sur laquelle l’exécutif a amplement communiqué. L’objectif est clair: montrer que le gouvernement est à la tâche, comme si de rien n’était.

«Les Français veulent qu’on continue à réformer. Nous allons travailler, sans prendre en compte les piques de nos détracteurs»

Un conseiller de Matignon

«Ne croyez pas une seconde que je compte ralentir ou dévier», a lâché, vendredi, le président lors de l’un de ses derniers bains de foule, près du fort de Brégançon. Une fermeté primordiale alors que les oppositions sont requinquées. Jean-Luc Mélenchon et Laurent Wauquiez vont profiter de leur rentrée politique, cette semaine, pour porter le fer dans la plaie. «Les Français veulent qu’on continue à réformer, insiste un conseiller de Matignon. Nous allons travailler dans notre couloir, sans prendre en compte les piques de nos détracteurs.»

Mais par quelle réforme commencer pour relancer la machine? L’exécutif hésite entre deux gros morceaux: soit le projet de loi Pacte de Bruno Le Maire sur les entreprises, pour revenir à l’ADN du macronisme, celui de la levée des blocages de l’économie française. Soit reprendre l’examen de la réforme institutionnelle, qui s’est enlisée au Palais Bourbon, sur fond d’obstruction parlementaire au moment de la polémique sur Alexandre Benalla. Le gouvernement montrerait qu’il ne cède pas devant la pression. Reporter à nouveau ce texte serait vu, en revanche, comme un recul. Tel est le dilemme que l’Élysée veut trancher dans les quinze jours.

» LIRE AUSSI – «Le vrai risque, pour Macron, c’est celui de la banalisation»

Viendra dans la foulée une série d’annonces sociales. «Ce n’est pas un virage, juste une adaptation», reconnaît un proche du chef de l’État. Une inflexion censée battre en brèche les critiques sur le président de «droite», dénoncé par la gauche. Emmanuel Macron préfère toujours les changements à bas bruit plutôt que les actes de contrition et l’autocritique.

 

C’est l’heure de la rentrée pour les politiques
La cloche a sonné pour les partis politiques qui font cette semaine leur rentrée. Le gouvernement établit sa feuille de route pour les douze prochains mois alors que les partis traditionnels organisent leurs universités d’été. Faire oublier l’a
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C’est l’heure de la rentrée pour les politiques – Regarder sur Figaro Live

Monter au front

Courant septembre, seront dévoilés la réforme du système de santé et le fameux «plan pauvreté». Parallèlement, le premier ministre lancera la renégociation de l’assurance-chômage, avec les partenaires sociaux. Matignon sera d’ailleurs à nouveau sollicité pour monter au front. Édouard Philippe prendra la parole pour clarifier les choix budgétaires du gouvernement, au moment du séminaire gouvernemental de rentrée, le 31 août. C’est le retour du premier ministre fusible. Voilà pour les messages adressés à l’opinion publique.

«L’affaire Benalla a mis en lumière des fragilités déjà connues au sein de l’Élysée, avec des équipes qui ne s’aiment pas et ne se parlent pas»

Un parlementaire

Dans la coulisse, une autre partie se joue. «Le chef de l’État va resserrer les boulons», croit savoir un membre de son premier cercle. À l’Élysée, une refonte de l’organisation interne est prévue pour la fin de l’année. Un délai justifié en interne par la nécessité de repenser le fonctionnement d’une maison forte de 800 personnes. «L’affaire Benalla a mis en lumière des fragilités déjà connues au sein de l’Élysée, avec des équipes qui ne s’aiment pas et ne se parlent pas», pointe, de son côté, un parlementaire en vue de la macronie.

Enfin, le chef de l’État va se démultiplier sur la scène européenne. Cette fois, il ne s’agit plus d’être sur la défensive. Le président a en ligne de mire le scrutin des européennes, en mai prochain. La première élection depuis sa victoire. Un sujet au cœur de son projet. Emmanuel Macron se rendra au Danemark et en Finlande, fin août, puis au Luxembourg. «Il va beaucoup s’impliquer dans ce domaine», indique son entourage. Le président espère fédérer les «progressistes» européens contre les «populistes». Il doit prochainement rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel.

Côté symboles, le président réfléchit à une prise de parole (interview ou discours) pour marquer le premier anniversaire de son allocution solennelle sur l’Europe, prononcée le 21 septembre dernier à la Sorbonne. Histoire de faire le point sur l’avancement des chantiers qu’il avait alors appelé de ses vœux. Pour Emmanuel Macron, il est urgent d’engranger des avancées afin de nourrir le bilan que son camp défendra dans neuf mois.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/08/22/25001-20180822ARTFIG00150-nous-ne-devons-pas-devier-de-strategie-macron-et-le-gouvernement-font-leur-rentree.php

«Nous ne devons pas dévier de notre stratégie» : Macron et le gouvernement font leur rentrée

 

Rentrée des ministres : quel programme pour le gouvernement ?
En sortie du premier conseil des ministres depuis la trêve estivale, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a détaillé l’agenda politique à attendre.
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LE SCAN POLITIQUE – Après deux semaines de congé, les membres du gouvernement se sont retrouvés mercredi matin pour le conseil des ministres. L’occasion pour Emmanuel Macron de motiver ses troupes et de leur rappeler les grandes lignes pour cette nouvelle année politique.

Fini les vacances. Emmanuel Macron et le gouvernement se sont retrouvés à l’Élysée mercredi à l’occasion du conseil des ministres, symbole de la rentrée politique. En guise d’introduction d’un conseil de plus de trois heures, le chef de l’État a dressé les perspectives du gouvernement pour les semaines à venir. «Le président a rappelé que la rentrée du gouvernement devait s’inscrire dans la cohérence et la continuité de la transformation qui a été celle engagée depuis un an par notre pays», a souligné Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil des ministres.

«De la constance dans les choix politiques et économiques»

«Nous allons donc continuer à déployer la cohérence du projet que les Français ont choisi. Nous ne devons pas dévier de stratégie mais au contraire poursuivre son déploiement. Il faut de la constance dans les choix politiques et économiques, c’est aussi cela qui permet à la France d’avoir restauré sa crédibilité vis-à-vis de ses partenaires européens, vis-à-vis de ses partenaires à l’international mais vis-à-vis aussi du monde économique à la fois en France et à l’étranger, avec des promesses d’embauches qui n’ont jamais été aussi élevées en France depuis une dizaine d’années», a poursuivi Benjamin Griveaux.

Le porte-parole du gouvernement est également revenu sur les révélations du Canard Enchaîné qui a épinglé mercredi la ministre de la Culture Françoise Nyssen pour des travaux non déclarés dans les locaux de son ancienne maison d’édition Actes Sud à Paris. Interrogé sur une éventuelle démission de la ministre, Benjamin Griveaux a rappelé «la règle fixée dès le départ»: «si un membre du gouvernement est mis en examen, il doit quitter le gouvernement», en soulignant bien qu’aucune enquête judiciaire n’avait pour l’instant été ouverte.

Benjamin Griveaux a également dû s’expliquer au nom du gouvernement sur la libération en avril du djihadiste présumé Oualid B..Le Canard Enchaîné a révélé mercredi qu’un juge d’instruction avait oublié de prolonger sa détention provisoire jusqu’à son procès prévu en novembre. «La priorité est de retrouver cet individu», a jugé le porte-parole. Benjamin Griveaux a ensuite défendu Nicole Belloubet, affaiblie à la suite de ces révélations, indiquant que la ministre de la Justice avait sollicité une inspection afin d’«identifier la raison de ce dysfonctionnement grave» et «empêcher que cela ne survienne à nouveau».

Pas un mot en revanche sur la réunion d’arbitrage budgétaire qui doit se tenir ce mercredi. La publication des résultats – dont la date n’a pas encore été communiquée – est très attendue: le gouvernement s’est engagé à réduire les dépenses et le déficit public.

Préparer les européennes

La question des élections européennes prévues en mai 2019 s’est également invitée au conseil des ministres de rentrée. Emmanuel Macron a notamment fait part de son inquiétude quant à «la montée frappante des nationalistes» en Europe. «Nous aurons à préparer les élections européennes [à la rentrée] qui se joueront sur les questions d’identité européenne, sur les questions de partage, de valeurs communes, et de rapports à des grandes questions qui dépassent largement nos frontières, comme la question environnementale», a indiqué Benjamin Griveaux. Les membres du gouvernement auront plus largement le temps de revenir sur ces sujets à l’occasion d’un séminaire gouvernemental le 31 août prochain.

Pour Emmanuel Macron, la rentrée politique signifie aussi le retour au terrain. Après un week-end de travail à Brégançon – où il retrouvera son épouse Brigitte et sa famille restée sur place après les vacances présidentielles – le chef de l’État se rendra dans une école le 3 septembre prochain, jour de la rentrée des classes. L’an passé, le président avait réalisé la même opération en se rendant dans une école primaire à Forbach (Moselle).

 

http://www.lepoint.fr/politique/l-incroyable-cache-cache-de-la-compagne-de-benalla-22-08-2018-2245211_20.php

L’incroyable cache-cache de la compagne de Benalla

 

Pendant la garde à vue de l’ex-conseiller du président, la police cherchait à interroger Myriam, qui est restée introuvable, raconte « Le Parisien ».

 

Par

Modifié le 23/08/2018 à 06:07 – Publié le 22/08/2018 à 22:19 | Le Point.fr
La compagne de Benalla etait recherchee afin de comprendre comment le coffre avait pu disparaitre du domicile conjugal.
La compagne de Benalla était recherchée afin de comprendre comment le coffre avait pu disparaître du domicile conjugal.© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

 

Le vendredi 20 juillet, Alexandre Benalla, l’ex-conseiller d’Emmanuel Macron, devait épouser Myriam, sa compagne. Le mariage a dû être reporté, car le jeune directeur adjoint du cabinet du président se trouvait alors en garde à vue pour avoir pris l’initiative d’arrêter un couple lors des manifestations du 1er Mai à Paris.

Introuvable

Si le rôle de Myriam dans cette affaire peut paraître secondaire, la police judiciaire s’est donné un mal fou, usant des techniques habituellement réservées à la lutte contre la criminalité organisée, pour retrouver sa piste, explique Le Parisien.

Géolocalisations, réquisitions bancaires, identification de sa voiture… Les enquêteurs souhaitaient la retrouver afin de comprendre comment le coffre-fort d’Alexandre Benalla avait pu disparaître de leur domicile.

Benalla avait refusé de donner les coordonnées de sa compagne

En effet, la seule personne à avoir les clés du logement à Issy-les-Moulineaux était la compagne d’Alexandre Benalla. Ce dernier avait d’ailleurs lancé à la police : « Ma femme, à cette heure, est certainement partie à l’étranger se reposer et fuir les journalistes avec notre bébé. »

Lors de sa garde à vue, l’ex-conseiller présidentiel avait refusé d’indiquer à la police où se trouvait sa compagne de 32 ans ni de communiquer ses coordonnées « pour la protéger », avait-il affirmé. Face à ce refus d’obtempérer, les policiers ont tenté de forcer la porte du domicile du couple, en vain, et ont finalement déposé des scellés, faute de temps.

Un témoin central

Le lendemain, alors que les policiers arrivent finalement à forcer la porte de l’habitation, le coffre-fort contenant les armes d’Alexandre Benalla a, lui, déjà disparu. Impossible donc de savoir si ce coffre contenait d’autres documents pouvant servir dans l’enquête.

À lire aussi. Affaire Benalla : une contradiction nommée Macron

Le quotidien rappelle que, dans une déclaration aux juges, Alexandre Benalla cherchait à dissiper le malentendu : « Le 19 juillet, ma femme m’a appelé pour me dire qu’il y avait plein de journalistes devant la maison et dans le couloir. J’ai demandé à un ami d’aller chercher ma femme et de récupérer tout ce qui pouvait être volé, des objets de valeur et notamment les armes. » Il a, depuis, restitué lui-même les pistolets, mais Myriam apparaît comme un témoin central dans cette volatilisation de coffre.

Finalement retrouvée dans le 16e arrondissement de Paris

Et impossible de retrouver Myriam à l’étranger : aucun vol n’est enregistré à son nom. Finalement, la géolocalisation de la future épouse montre qu’elle se trouve dans le 16e arrondissement de Paris. Les policiers, qui obtiennent enfin l’adresse électronique de Myriam par la mairie d’Issy-les-Moulineaux, lui adressent alors un courriel pour « une prise de contact ».

À lire aussi. Affaire Benalla : ascenseur pour l’Élysée

Au cours de sa garde à vue, le jeune conseiller à l’Élysée s’est offusqué de cet acharnement, raconte dans son article Le Parisien : « Je m’interroge sur l’opportunité de faire des recherches sur ma femme qui n’a rien à voir dans toute cette histoire. Elle est déjà assez chamboulée. » Selon le quotidien, Myriam n’a, à ce jour, toujours pas été entendue.

 

https://actu.orange.fr/monde/le-chef-de-l-etat-islamique-appelle-ses-partisans-a-poursuivre-le-jihad-francetv-CNT0000015UwLm.html

Le chef de l’Etat islamique appelle ses partisans à poursuivre le « jihad »

 

Le chef de l'Etat islamique appelle ses partisans à poursuivre le "jihad"©AFP

 

franceinfo, publié le jeudi 23 août 2018 à 00h06

Le chef de l’organisation terroriste Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi a appelé ses partisans à poursuivre le « jihad » dans un message diffusé mercredi 22 août sur Telegram par des comptes pro-EI. C’est le premier enregistrement qui lui est attribué depuis le 28 septembre, alors que sa mort est régulièrement annoncée. Il a été diffusé à l’occasion de l’Aïd al-Adha, la fête musulmane qui marque la fin du hajj, et intervient alors que l’EI est acculé en Irak et en Syrie.

Près de 11 mois après son dernier audio, l’#EI publie un nouveau discours d’Abu Bakr al-Baghdadi intitulé « Et fais la bonne annonce aux endurants », tiré du verset 155 de la sourate 2 du Coran. pic.twitter.com/B2PpcOGyad

- Romain Caillet (@RomainCaillet) 22 août 2018

L’authenticité du document

Lire la suite sur Franceinfo

 

https://www.france24.com/fr/20180822-baghdadi-chef-etat-islamique-enregistrement-combattants-aid-irak

Le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, rompt un silence de près d’un an

 

Vidéo par Wassim NASR

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/08/2018

Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’organisation État islamique, a rompu mercredi un silence de près d’un an. Dans un enregistrement de 54 minutes diffusé par l’agence de propagande du groupe, il appelle les combattants à persévérer.

 

« Pour les moudjahidine [soldats de Dieu, NDLR], l’ampleur de la victoire ou de la défaite ne dépend pas d’une ville volée ou de celui qui a la supériorité aérienne, des missiles intercontinentaux ou des bombes intelligentes », a déclaré le chef du groupe terroriste État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, dans un enregistrement publié mercredi 22 août par son agence de propagande.

C’est la première fois que le leader de l’EI s’exprime depuis près d’un an. Dans son discours, qui dure environ 54 minutes, il a appelé les combattants de l’organisation à « frapper pour terroriser », exhortant ses partisans en Occident à mener des attaques à l’explosif ou à l’arme blanche « sur leurs terres ».

Abou Bakr al-Baghdadi a commencé par féliciter ses troupes pour la fête de l’Aïd el-Kébir et n’a pas manqué de remobiliser les troupes à renfort d’arguments religieux. Il est par la suite revenu sur des éléments d’actualité, permettant de dater cet enregistrement d’ »une semaine maximum », souligne Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements jihadistes.

Le chef de l’EI évoque notamment la crise diplomatique entre la Turquie et les États-Unis liée à l’arrestation d’un pasteur américain et l’arrivée des chiites au pouvoir en Irak. Selon lui, les sunnites d’Irak sont abandonnés et doivent se repentir en soutenant l’organisation terroriste.

En mai, les législatives irakiennes se sont soldées par la victoire de la liste de l’imam chiite anticorruption et nationaliste, Moqtada al-Sadr. Pour diriger le pays, il a annoncé en juin une alliance avec Hadi al-Ameri, ancien ministre des Transports, proche de l’Iran et leader d’un groupe armé antijihadiste, arrivé deuxième du scrutin.

Abou Bakr al-Baghdadi estime aussi qu’il est nécessaire qu’une minorité des musulmans se sacrifie pour le bien des pays musulmans et appelle tous les habitants de la péninsule arabique à se réveiller contre les « mécréants » Saoud, la famille royale d’Arabie saoudite.

Cette sortie du chef de l’EI intervient au lendemain d’une attaque terroriste en Afghanistan. Mardi, les forces de sécurité afghanes ont mis fin à une attaque spectaculaire de plus de six heures dans Kaboul revendiquée par le groupe État islamique. L’attaque visait « le palais présidentiel », a indiqué l’organisation terroriste.

Abou Bakr al-Baghdadi, donné mort à plusieurs reprises, serait encore vivant et se trouverait en territoire syrien, le long de la frontière avec l’Irak, selon des responsables irakiens.

Avec AFP

Première publication : 22/08/2018

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2018/08/22/le-chef-de-l-ei-appelle-a-poursuivre-le-djihad_5345160_3210.html

Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l’organisation Etat islamique, appelle à poursuivre le « djihad »

 

Cet enregistrement, d’une durée de cinquante-cinq minutes, est le premier qui lui est attribué en près d’un an.

LE MONDE | 22.08.2018 à 22h39 • Mis à jour le 23.08.2018 à 13h58

Le chef de l’organisation Etat islamique (EI), Abou Bakr Al-Baghdadi, a appelé ses partisans à poursuivre le « djihad » dans un message diffusé mercredi 22 août sur Telegram par des comptes pro-EI. Cet enregistrement, d’une durée de cinquante-cinq minutes, est le premier qui lui est attribué en près d’un an. Le précédent remontait au 28 septembre 2017.

 

Son message, diffusé à l’occasion de l’Aïd Al-Adha, fête musulmane qui marque la fin du grand pèlerinage à La Mecque, intervient alors que l’EI est acculée en Syrie et a été chassée de tous les centres urbains d’Irak après avoir contrôlé de vastes territoires dans ces deux pays.

« Ceux qui oublient leur religion, la patience, le djihad contre leurs ennemis et leur certitude dans la promesse du Créateur s’effondrent et tombent. Ceux qui s’y tiennent sont fiers et victorieux même après un certain temps », y affirme celui qui est présenté par un message de propagande au début de l’enregistrement comme Abou Bakr Al-Baghdadi.

Donné pour mort plusieurs fois

Le précédent enregistrement présumé du chef de l’EI remonte au 28 septembre 2017. Il appelait alors ses combattants, acculés de toutes parts en Syrie et en Irak, à « résister » face à leurs ennemis, alors que l’EI avait perdu quelques mois plus tôt sa « capitale » en Irak, Mossoul.

Abou Bakr Al-Baghdadi, donné pour mort à plusieurs reprises, serait encore vivant et se trouverait en territoire syrien, le long de la frontière avec l’Irak, selon des responsables irakiens. Début juillet, les services irakiens de renseignement ont annoncé que le fils du chef du groupe ultraradical, Houdhayfah Al-Badri, avait été tué en Syrie par trois missiles téléguidés russes qui visaient une grotte où il se trouvait.

Les Etats-Unis ont offert 25 millions de dollars (21,6 millions d’euros) pour la capture du chef de l’EI, qui avait proclamé en 2014 un « califat » sur des pans entiers de Syrie et sur près d’un tiers de l’Irak.

Lire aussi :   L’Irak n’en a pas fini avec le groupe Etat islamique

Cellules dormantes

Aujourd’hui, après une vaste opération militaire des forces irakiennes appuyées par une coalition antidjihadiste conduite par les Etats-Unis, l’EI n’a plus que des cellules dormantes clandestines en Irak. En Syrie, l’organisation est combattue à la fois par une force arabo-kurde appuyée par la coalition internationale antidjihadiste, mais aussi par les forces du régime de Bachar Al-Assad soutenues par la Russie. L’EI n’est plus présente que dans certaines zones désertiques du centre et de l’est du pays en guerre.

C’est à Mossoul, deuxième ville d’Irak, qu’Al-Baghdadi avait fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri, détruite en juin 2017 avec son célèbre minaret penché.

En juin 2017, la Russie avait dit avoir probablement tué Abou Bakr Al-Baghdadi dans un raid mené fin mai par son aviation près de Rakka, l’ex-capitale de l’EI en Syrie. Moscou avait ensuite souligné continuer de vérifier s’il était bien mort. Trois mois plus tard, un haut responsable militaire américain avait affirmé que le chef de l’EI était sans doute encore en vie et se cachait probablement dans la vallée de l’Euphrate, dans l’est de la Syrie.

Bulletin météo de ce dimanche 19 août 2018

 

 

Temps maussade mais beau retour aux sources tandis que je me découvre toujours plus d’ancêtres musiciens, et certains parmi les plus grands.

Peut-être leur dois-je d’être effectivement d’une famille de musiciens, tous dotés du « don », comme le disaient à mon propos mes professeurs de l’Ecole Nationale de Musique de Brest lorsque je fréquentais cet établissement, du temps de ma jeunesse.

Eh oui, nous avions alors une telle école, qui existait depuis 1926.

Voir ici :

http://www.wiki-brest.net/index.php/Brest_et_la_musique_%C3%A0_travers_les_fonds_des_Archives_municipales_et_communautaires

Vous ai-je déjà conté d’où provient la toute première réputation de mythomanie qui m’ait un jour atteinte ?

Non pas de cette école, bien entendu, mais d’une réponse toute simple faite ailleurs à cette question que j’étais bien loin d’avoir comprise comme susceptible de constituer un piège : « Savez-vous jouer d’un instrument ? »

La commerciale qui à l’époque représentait mon employeur nous avait invités à déjeuner, deux de mes collègues informaticiens et moi, et nous interrogeait sur nos éventuelles capacités à participer à une formation musicale composée d’amateurs tous recrutés parmi les salariés de la société qui nous employait. Il n’en existait pas encore, il s’agissait d’abord de trouver des compétences, ce pour quoi nous étions sondés de manière inquisitrice, la dame nous questionnant l’un après l’autre.

Tout bonnement, et très naïvement, mon tour étant venu, j’avais répondu par l’affirmative et précisé de quel instrument je pouvais jouer.

Or, notre interlocutrice était alors partie d’un grand éclat de rire hystérique nous ayant tous mis mal à l’aise, surtout moi, non seulement parce qu’elle réagissait de la sorte à ma réponse, mais également en raison d’une espèce de solidarité féminine liée à la situation, mes collègues informaticiens étant tous les deux des hommes. J’étais réellement très gênée pour elle qui subitement se découvrait devant nous passablement fêlée. Nous étions assez vite passés à autre chose et j’avais totalement oublié cet épisode lorsque, près de quatre ans plus tard, j’apprendrai d’un autre collègue informaticien que mon employeur de cette époque me faisait passer pour mythomane en raison de la réponse que je lui avais faite ce jour car, « tout le monde sait bien que les Bretons sont des arriérés totalement incultes et incapables de jouer d’un instrument, ils ne connaissent rien à la musique ! »

Cette commerciale si charmante est bien évidemment une très bonne amie et grande complice de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest.

Bientôt la rentrée.

 

 

Pour bien préparer la rentrée, prenez les bonnes leçons !

 

 

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Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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