Archives pour la catégorie Attentats



Assassinats de DRH : une vengeance personnelle ?

Les derniers résultats de l’enquête rendus publics tendent à l’accréditer, le tueur ayant apparemment visé à chaque fois des personnes qu’il connaissait ou auxquelles il avait eu affaire dans le cadre de deux licenciements, et peut-être à la suite de son dernier licenciement en 2010 pour la gestion de son dossier à Pôle emploi.

Si, comme tout semble actuellement l’indiquer, il n’avait pu retrouvrer le moindre emploi en dix ans en dépit de ses compétences d’ingénieur, c’est effectivement le signe d’un gros problème, peut-être lié à son dernier licenciement.

Il reste que le moment qu’il a choisi pour commettre ses crimes continue à m’interroger, comme je l’ai déjà dit dans ce précédent article :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/01/29/assassinats-de-drh-en-alsace-et-dans-lardeche-nouvelle-serie-tres-intrigante/

Les polémiques ayant fait suite à la sortie de l’ouvrage de Didier Bille remontant à 2018, il n’est pas possible de les retenir comme faits déclencheurs du passage à l’acte d’un individu isolé deux ou trois ans plus tard. En revanche, elles peuvent bien avoir alimenté une réflexion commune ayant débuté à cette époque, tout comme il y a quelques années l’engagement militaire de la France en Afghanistan, cause alléguée pour sa série d’assassinats de mars 2012 par le djihadiste Mohammed Merah, lequel était alors qualifié de « loup solitaire », ce qu’en réalité il n’était pas.

Notons à cet égard que le dénommé Gabriel Fortin s’est bizarrement présenté à Valence comme un certain « Rachid ».

Par ailleurs, plusieurs des attentats islamistes de ces dernières années apparaissent bien comme des vengeances personnelles maquillées en attentats islamistes, et l’un d’eux avait déjà consisté en l’assassinat de son employeur par un salarié à la suite d’une réprimande deux jours plus tôt (attaque islamiste du 26 juin 2015 à Saint-Quentin-Fallavier).

Dans tous ces cas, celui qui a décidé de se faire justice lui-même est supporté par un mouvement qui encourage son passage à l’acte et le manipule avec des objectifs différents.

 

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/la-garde-a-vue-de-gabriel-f-le-tueur-de-drh-a-ete-prolongee-4021810

La garde à vue de Gabriel F, « le tueur de DRH », a été prolongée

 

17h38 , le 29 janvier 2021, modifié à 17h50 , le 29 janvier 2021

La garde à vue de Gabriel F, qui a tué trois personnes du Haut-Rhin à l’Ardèche, a été prolongée. Cet ingénieur de 45 ans sera présenté à un magistrat samedi.

 

Devant l'entrée de l'entreprise Faun à Guilherand-Granges ce vendredi.

Devant l’entrée de l’entreprise Faun à Guilherand-Granges ce vendredi. (AFP)

 

Gabriel F., auteur de trois assassinats et d’une tentative en trois jours, sera présenté à un magistrat samedi à l’issue de sa garde à vue qui a été prolongée ce vendredi. Comparaison ADN à l’appui, les enquêteurs ont désormais la certitude que cet ingénieur de 45 ans, né et domicilié à Nancy (Meurthe-et-Moselle), a débuté son périple meurtrier dès mardi en Alsace en tuant la responsable des ressources humaines de l’entreprise Knauf. Sa tentative de meurtre du directeur des ressources humaines de General Electric Belfort a en revanche échoué. Il a ensuite mortellement blessé jeudi matin une responsable d’équipe à l’agence Pôle Emploi de Valence (Drôme), puis la DRH de l’entreprise Faun Environnement à Guilherand-Granges (Ardèche) où le tireur, qui disposait légalement de deux armes de poing, avait été employé.

Le suspect reste mutique

Le choix des victimes ne semble en effet rien devoir au hasard. Ses deux cibles alsaciennes avaient toutes deux travaillé comme DRH pour le compte du groupe Emerson lorsque la multinationale américaine avait racheté la société Francel SA, basée à Lucé (Eure-et-Loire). S’en était suivi un plan social en 2006 dont aurait fait les frais Gabriel F.. Ce dernier a encore été licencié en 2010 de la société Faun Environnement et ce serait bien la responsable des ressources humaines de l’entreprise tuée jeudi, une mère de famille âgée de 51 ans, qui lui avait notifié son renvoi. Gabriel F. s’est ensuite inscrit à Pôle Emploi à Valence (Drôme) mais pas dans l’agence où il s’est rendu armé jeudi. Les policiers cherchent à vérifier si la responsable d’équipe de Pôle Emploi, tuée, encore une mère de famille âgée de 53 ans, s’était occupée à l’époque de lui dans une autre agence.

Face à un suspect mutique, les enquêteurs cherchent à déterminer quel pourrait être l’élément déclencheur qui a poussé cet ancien élève de l’école d’ingénieur de Metz (ENIM), présenté comme solitaire et dépressif, à se lancer dans cette entreprise de vengeance meurtrière.  Une autre question reste pour l’heure sans réponse : Gabriel F. comptait-il s’arrêter là ou avait-il d’autres cibles?

 

 

https://www.leparisien.fr/economie/emploi/drame-au-pole-emploi-de-valence-je-ne-me-sens-ni-coupable-ni-inquiet-confie-le-drh-didier-bille-28-01-2021-8421858.php

Drame au Pôle Emploi de Valence : «Je ne me sens ni coupable ni inquiet», confie le DRH Didier Bille

 

Didier Bille est l’auteur de «DRH, la machine à broyer» qui a donné naissance au mouvement #BalancetonDRH sur les réseaux sociaux en 2018.

 

 Le mouvement #BalanceTonDRH avait circulé en 2018 sur les réseaux sociaux après la sortie du livre choc de Didier Bille, «DRH, la machine à broyer».
Le mouvement #BalanceTonDRH avait circulé en 2018 sur les réseaux sociaux après la sortie du livre choc de Didier Bille, «DRH, la machine à broyer». LP/Jean Nicholas Guillo

 

Par Bérangère Lepetit

Le 28 janvier 2021 à 22h33, modifié le 29 janvier 2021 à 08h36

A la suite du drame survenu ce jeudi à Valence, les enquêteurs cherchent à établir un lien avec d’autres faits survenus plus tôt cette semaine dans l’est de la France. Mardi soir, une cadre dans les ressources humaines, Estelle L., a été retrouvée tuée par arme à feu sur un parking devant son entreprise de Wolfgantzen, près de Colmar (Haut-Rhin). Peu après ces faits, un homme d’une cinquantaine d’années a été agressé à son domicile par une personne armée. La victime présente la particularité d’être un ancien collègue d’Estelle L.

VIDÉO. Drame au Pôle emploi de Valence : «L’acte ne relève pas d’une logique particulière», selon le procureur

Tous deux avaient été missionnés pour mener une opération de restructuration du groupe Emerson en 2006 dans la banlieue de Chartres (Eure-et-Loir) et leurs deux noms, accolés au hashtag #BalanceTonDRH, avaient circulé en 2018 sur les réseaux sociaux. Le mouvement était apparu sur Twitter quelques semaines après la sortie du livre choc de Didier Bille, « DRH, la machine à broyer » (éditions Cherche-midi).

Harcèlement moral, évaluations truquées… dans cet ouvrage, l’homme, qui travaille toujours dans le même secteur, décrivait avec force détails et anecdotes les pratiques à la frontière de la légalité qu’il a utilisées durant vingt-deux ans dans plusieurs grands groupes industriels (General Electric, Nortel, XP, une filiale de Bosch…).

LIRE AUSSI > Drame de Valence : les DRH et conseillers Pôle emploi, boucs émissaires de la crise sociale

Joint ce jeudi soir, ce dernier s’est déclaré « choqué » par les faits qui se sont déroulés durant la semaine. « Le fait que ce soit une agente de Pole emploi et une cadre des ressources humaines n’accentue ou ne minimise pas le choc que j’ai ressenti, poursuit-il. C’est un acte atroce. »

Didier Bille surnommé par notre journal en 2018 « l’homme aux 1000 licenciements » estime que ce drame a sans doute pu être commis par « un homme fragile qu’un rien peut pousser à passer à l’acte ». « Si ce n’est pas #BalanceTonDRH aujourd’hui, ce sera #BalanceTonComptable demain », glisse-t-il.

«Dans mon livre, je dénonçais ces pratiques»

Se sent-il coupable que ces faits se soient déroulés dans le sillage de la sortie de son livre ? « Je ne me sens pas coupable. Dans ce livre, je ne faisais pas l’apologie de ces pratiques, je les dénonçais » », affirme-t-il calmement. « Je ne me suis pas senti menacé à l’époque et je ne me sens toujours pas menacé », confie-t-il par ailleurs.

Il rappelle en passant qu’en 2018, un internaute l’avait contacté et avait menacé de le jeter en pâture sur les réseaux sociaux par l’intermédiaire de #BalanceDidierBille. « J’ai gardé les mails. Mais je n’ai jamais été de nature inquiète. A l’époque, ça ne m’avait pas inquiété et ça ne m’inquiète toujours pas. »

 

Assassinats de DRH en Alsace et dans l’Ardèche : nouvelle série très intrigante

A la suite des deux meurtres ou assassinats qui se sont produits hier matin à Valence et dans l’Ardèche, les enquêteurs établissent un rapprochement avec une tentative d’assassinat et un assassinat de DRH commis mardi soir dans le Haut-Rhin.

« On est tenté de faire le lien », disent-ils.

Pour ma part, je suis très tentée de faire le lien avec la disparition de Twitter de Cyprien Luraghi depuis lundi soir, que j’ai signalée mercredi soir comme très inquiétante :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/01/27/attention-cyprien-luraghi-a-disparu-de-twitter/

En effet, tous les éléments d’information publiés jusqu’à présent sur cette nouvelle série d’assassinats ne font que renforcer mes soupçons d’un nouveau coup de Luraghi et ses amis, dont des « antifascistes » de Nancy avec qui il discute régulièrement sur Twitter et qui font aussi partie des amis « ufosceptiques » de son complice de longue date Jean-Marc Donnadieu.

Les deux premières victimes, en Alsace, auraient d’ailleurs été repérées exactement comme Samuel Paty au mois d’octobre dernier, à la suite d’une polémique sur Twitter.

P.S. : Il y a notamment ceux-là auxquels les enquêteurs seraient bien inspirés de s’intéresser :

https://twitter.com/lafleurdu54

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/drame-au-pole-emploi-de-valence-la-vengeance-meurtriere-de-gabriel-f-ancien-ingenieur-28-01-2021-8421855.php

Drame au Pôle emploi de Valence : la vengeance meurtrière de Gabriel F., ancien ingénieur

Ce jeudi matin, un homme de 45 ans a semé la mort dans la Drôme et l’Ardèche, tuant une conseillère de Pôle emploi et une DRH. Il pourrait être lié à un autre assassinat et une tentative mardi en Alsace. Les enquêteurs privilégient un acte de vengeance.

 

 L’agence Pôle emploi de l’avenue Victor-Hugo à Valence a été la première étape du périple meurtrier de Gabriel F. ce jeudi.

L’agence Pôle emploi de l’avenue Victor-Hugo à Valence a été la première étape du périple meurtrier de Gabriel F. ce jeudi. AFP/Philippe Desmazes

Par Jean-Michel Décugis, Vincent Gautronneau, Zoé Lauwereys et Jérémie Pham-Lê

Le 28 janvier 2021 à 22h19, modifié le 28 janvier 2021 à 23h04

Il s’est mué en impitoyable tueur à la haine dirigée contre les représentants du monde du travail. Un tueur de DRH(s) et d’une conseillère de Pôle emploi – dont les enquêteurs se demandent si la liste de ses victimes n’est pas plus longue. Ce jeudi matin, Gabriel F., ancien ingénieur sans emploi de 45 ans, s’est livré à un effroyable parcours meurtrier en tuant deux femmes dans la Drôme et en Ardèche. Alors que les motivations de cet homme sans antécédents judiciaires ni psychiatriques, mais profondément marqué par un ancien licenciement, restent inconnues, la police judiciaire de Lyon a acquis la conviction qu’il est également lié à un autre meurtre et une tentative de meurtre en Alsace survenus deux jours plus tôt.

Il est environ 8h30 lorsque Gabriel F. se présente à l’agence Pôle emploi de l’avenue Victor-Hugo de Valence (Drôme). Cet homme d’origine antillaise, au crâne chauve, la connaît bien puisqu’il y pointait jusqu’en 2013 après son licenciement d’une entreprise de recyclage ardéchoise. A l’accueil, masque anti-Covid sur le visage, il se présente à l’hôtesse comme un certain « Rachid » et vient réclamer le versement d’indemnités. L’employée ne le trouve pas dans les fichiers. Mais l’imposteur insiste avec courtoisie, feint l’étonnement et pianote sur une tablette distraitement. Jusqu’à ce que, subitement, il se dirige vers l’issue de secours, ouvre la porte d’un bureau fermé et dégaine un pistolet Taurus 9 mm sans crier gare. Là, il tire deux balles sur Patricia P., une conseillère Pôle emploi de 53 ans, visant le thorax et la tête. Cette mère de deux grandes filles décède sur place.

VIDÉO. Drame au Pôle emploi de Valence : « L’acte ne relève pas d’une logique particulière », selon le procureur

Le tireur prend ensuite la fuite à bord d’une Hyundai rouge louée quelques jours auparavant. Un agent a le réflexe de noter le modèle et la plaque d’immatriculation. L’alerte est donnée. Mais Gabriel F. a déjà traversé le pont Mistral qui enjambe le Rhône et fonce désormais en direction d’une zone industrielle de la commune limitrophe de Guilherand-Granges (Ardèche). A 9h15, le voilà devant son ancienne entreprise Faun, dont il a été employé de 2008 à 2010 avant d’être remercié. Dans cette société qui produit des bennes à ordure, il demande à voir deux personnes dont il donne les noms mais celles-ci sont absentes. Il ouvre alors le feu sur Géraldine C., 51 ans, directrice des ressources humaines (DRH) du site. Atteinte d’une balle au thorax, elle succombera à ses blessures.

Une détermination implacable et un sang-froid glaçant

Abandonnant son pistolet Taurus sur place, Gabriel F. s’enfuit à nouveau au volant de sa voiture vers Valence. Il est alors pris rapidement en chasse par un fourgon de police. Alors qu’il zigzague sur l’autoroute, il percute dans l’autre sens une autre voiture de police, une Peugeot, vers 9h30, au niveau du pont. Les trois fonctionnaires présents, légèrement blessés, parviennent à menotter le forcené, visiblement sonné par la violence de l’impact avec les airbags, et à l’interpeller. Ils retrouvent à proximité de son tableau de bord un pistolet Glock qui n’a pas servi. C’est la fin d’un périple meurtrier express au cours duquel le suspect fera preuve d’une détermination implacable et un sang-froid glaçant.

Drame au Pôle emploi de Valence : la vengeance meurtrière de Gabriel F., ancien ingénieur

 

Saisis de l’enquête pour « assassinats », les policiers de la PJ de Lyon tentent d’établir si Gabriel F. connaissait les deux femmes ou s’il a tiré au hasard au gré d’une rancœur profonde. Ils privilégient la seconde hypothèse : l’ancien ingénieur avait quitté Valence depuis 2013 et réside désormais à 500 kilomètres de là, à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il est probable que les employés du Pôle emploi et de l’entreprise Faun aient changé entre-temps. L’enquête révèle en tout cas que le tireur est arrivé à Valence la veille de la tuerie et a séjourné pour la nuit dans un hôtel de la ville.

Dans le Haut-Rhin, deux cibles également liées au monde du travail

Plus troublant encore, les enquêteurs viennent de faire le rapprochement avec une autre série d’attaques commises le 27 janvier, mardi, dans… le Haut-Rhin. Ce jour-là, vers 18h50, les gendarmes de la section de recherches de Strasbourg découvrent le corps d’une femme tuée par arme à feu dans sa voiture à Wolfgantzen. Dans le même temps, un homme vivant dans la commune voisine de Wattwiller, appelle en panique la gendarmerie : un forcené vient de se présenter chez lui et, après s’être assuré de son identité, a tenté de lui tirer dessus. La victime parvient à arracher le masque chirurgical de son agresseur mais ce dernier, après avoir ouvert le feu sans toucher sa cible, parvient à s’enfuir. Ce masque a été saisi par la police qui a extrait l’ADN afin de le comparer à celui du suspect. Ces faits avaient poussé les gendarmes à mettre sous protection deux autres personnes ayant le même lien professionnel.

Pour les enquêteurs, il s’agit là probablement de l’œuvre de Gabriel F. L’homme agressé a en effet signalé aux gendarmes une voiture rouge similaire à celle utilisée par le tueur présumé dans la Drôme et en Ardèche. L’analyse des douilles retrouvée sur place semble aussi correspondre. L’ingénieur ne vivait qu’à 2 heures de là. Surtout, le profil des deux victimes alsaciennes est, encore une fois, lié au monde du travail.

«La crise actuelle a été l’élément déclencheur»

Estelle L., la femme décédée, et Bertrand M., l’homme qui a échappé à la mort, ont tous les deux travaillé ensemble en tant qu’assistante RH et DRH pour une entreprise où ils ont mené un plan de licenciements très contesté. En 2018, leur identité avait été divulguée sur les réseaux sociaux par d’anciens salariés licenciés avec le hashtag #BalanceTonDrh. Ils étaient alors présentés comme des « killer/mercenaire (sic) »… Gabriel F. a-t-il travaillé avec ces deux victimes ? Ou aurait-il été influencé par la polémique sur Internet ? Mystère.

Seule certitude : l’ancien ingénieur n’avait jamais éveillé les soupçons de la police ou des services de renseignement. Il disposait légitimement de ses revolvers dans le cadre d’un permis de tir sportif accordé en 2015 et renouvelé en 2019. Placé en garde à vue, Gabriel F. n’avait pas encore fourni d’explications ce jeudi soir sur son geste, étant encore perturbé par les événements et son arrestation. Les enquêteurs n’excluent pas que la crise sanitaire ait exacerbé une vengeance personnelle. « Le périple meurtrier de l’auteur est très probablement le fruit d’une longue maturation dont la crise actuelle a été l’élément déclencheur, relève une source policière. Il semble avoir ruminé sa rancœur d’avoir été licencié pendant des années et entretenu une forme de psychose. C’est une dérive personnelle, humaine et tragique. »

Le tueur présumé, « un garçon très discret » selon ses voisins de Nancy

Ses voisins l’ont vu charger le coffre d’une voiture et partir il y a deux jours. Une situation inhabituelle car Gabriel F. ne possédait pas de voiture et se déplaçait toujours à pied, selon son voisinage. « Je me suis demandé où il pouvait bien aller, j’ai pensé qu’il partait peut-être se confiner à la campagne ». L’homme habite au deuxième d’un immeuble de quatre étages situé en retrait du boulevard Lobau, l’artère principale pour entrer dans la ville de Nancy. « Je l’ai vu pour la dernière fois avant-hier (NDLR : mardi), il avait fait des courses, il était chargé », se souvient Jeannine, une de ses voisines du dessous.

Gabriel F. a grandi dans ce logement social géré par la société Lorraine d’Habitat. Un F 2 qu’il a longtemps partagé avec son frère aîné et sa mère, séparée de son père, un Antillais. Depuis la retraite de sa mère, partie vivre ailleurs dans la ville, il vivait seul dans l’appartement. « C’est un garçon très discret mais toujours correct et poli », raconte Jeanine.

« On ne l’a jamais vu avec une femme, ni des amis ou des enfants », poursuit la septuagénaire. Ses voisins parlent d’un homme qui ne travaillait plus, mais qui partait tôt le matin pour se balader et revenait en fin de matinée, avant de repartir en début d’après-midi pour revenir le soir. Presque un rituel. « Son frère a une bonne situation, une femme, des enfants mais lui vit comme un ermite », croit savoir une voisine. Dans l’immeuble, personne ne lui connaît d’ami ou de fréquentation. « Il ne parlait à personne, avec lui c’était bonjour, bonsoir. De temps en temps, sa mère lui rendait visite ».

 

https://www.europe1.fr/societe/un-pistolet-sous-un-carton-a-pizza-un-drh-qui-a-echappe-a-une-tentative-de-meurtre-temoigne-4021620

« Un pistolet sous un carton à pizza » : un DRH qui a échappé à une tentative de meurtre témoigne

06h25, le 29 janvier 2021
Bertrand connaissait la DRH tuée mardi en Alsace, dont le meurtrier présumé n'est autre que l'homme qui a tué une conseillère Pôle Emploi et une DRH jeudi près de Valence.
Bertrand connaissait la DRH tuée mardi en Alsace, dont le meurtrier présumé n’est autre que l’homme qui a tué une conseillère Pôle Emploi et une DRH jeudi près de Valence. © AFP

 

Deux jours avant le meurtre d’une conseillère Pôle Emploi et d’une DRH dans la Drôme et l’Ardèche, Bertrand, lui-même directeur des ressources humaines, a reçu la visite d’un homme qui a tenté de l’assassiner. Il raconte au micro d’Europe 1 cette soirée où la mort a failli l’emporter.

TÉMOIGNAGE

Bertrand est un miraculé. Ce DRH de profession a failli mourir par arme à feu sur le pas de la porte de son domicile, près de Mulhouse. Une tentative d’assassinat qui s’est déroulée mardi, quelques heures seulement avant le meurtre d’une autre DRH en Alsace. Principal suspect de cet homicide, un ingénieur sans emploi qui a tué deux femmes jeudi dans la Drôme et l’Ardèche, une conseillère Pôle Emploi et une DRH. Et il est possible que Bertrand aurait dû être la quatrième victime de l’homme de 45 ans désormais en garde à vue après son parcours meurtrier. Au micro d’Europe 1, Bertrand raconte le moment où il a évité la mort de justesse.

« Un pistolet » sous un carton à pizza

« Je suis chez moi en train de travailler, on sonne à la porte et je vais ouvrir », raconte le DRH. Il se retrouve alors en face d’un homme au visage masqué, « comme cela se fait en temps de Covid », qui tient un « carton à pizza ». Soudain un coup de feu retentit, mais Bertrand n’est pas touché. « Visiblement il y avait un pistolet en-dessous. » Ne parvenant pas à tirer une nouvelle fois, pour une raison inconnue, l’homme prend la fuite en courant.

« Je me suis dit que j’allais le rattraper et le plaquer au sol pour simplement le maîtriser. Mais une bagarre se déclenche et il arrive à m’échapper », poursuit le DRH. Après quelques secondes pour reprendre ses esprits, Bertrand se lance de nouveau à la poursuite de son agresseur. Mais ce dernier a eu le temps de rallier sa voiture et de s’y enfermer. « J’étais en chaussettes, je n’ai pas réussi à le retenir. »

Une agression qui se déroule quelques heures avant le meurtre d’une DRH

Cette agression a eu lieu dans la même soirée que le meurtre d’une DRH habitant près de Colmar, une connaissance de Bertrand. « On était d’anciens collègues et encore en relation », confirme-t-il. Un assassinat qui va précéder celui d’une autre directrice des ressources humaines, cette fois près de Valence, dans la matinée de jeudi.

Des ressemblances troublantes dans une zone géographique restreinte qui font se poser des questions aux enquêteurs. « On est tenté de faire le lien », reconnaît Bertrand. Mais « je pense qu’il faut attendre que l’enquête avance plus loin. »

Europe 1
Par Arthur Helmbacher, édité par Ugo Pascolo

 

Attention, Cyprien Luraghi a disparu de Twitter

Voilà en effet ses derniers tweets, qui datent d’avant-hier :

https://twitter.com/CyprienLuraghi/with_replies?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor

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Conversation
Attention, Cyprien Luraghi a disparu de Twitter dans Attentats wacpeS_-_bigger
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

25 janv.

Les premiers essais in vivo de sérum antivérole à la betteravoïne du Professeur Ragoût ont été concluants.
Image
On en veut.
wacpeS_-_bigger dans Folie
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
En réponse à

C’est cent mille euros avec facture et cent sans.

 

C’est inquiétant.

Cyprien Luraghi étant totalement addict au net, il n’en disparaît pas comme ça sans d’excellentes raisons.

En général, il va comploter ou fomenter de nouveaux attentats islamistes ou autres.

Ainsi la dernière fois en était-il résulté l’assassinat de Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine, tandis que sa très longue absence du net de mai 2014 à novembre 2014, avec redémarrage de son blog en fanfare le 24 décembre 2014, tout juste après trois attentats successifs les 20, 21 et 22 décembre 2014, correspondait à la préparation des attentats de janvier 2015 à Paris.

J’insiste : plus de 24 heures (bientôt 48) sans aucun tweet du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi, ce n’est pas normal du tout, il est encore en train de préparer un coup.

 

Affaire Karachi : de l’utilité du « réseau K »

Elle est bien affirmée par tous, autant ceux qui soutiennent qu’il aurait permis aux négociations d’aboutir que ceux qui les accusent de n’avoir eu pour objectif que d’obtenir des financements pour la campagne présidentielle de Balladur, mais aucun ne démontre vraiment ses prétentions.

Que s’est-il donc passé au mois de janvier 1994 ? Pourquoi le contrat Sawari II n’a-t-il pas été signé le 8 janvier 1994, comme tout le gouvernement Balladur semble alors l’escompter ?

Le premier procès n’apporte aucune réponse.

- Les chèvres corses, c’est bien, aussi.

- Non, nous ce qu’on veut, c’est le mouton breton, un mouton noir unique au monde.

Certains sont parfaitement capables de m’avoir à cette époque vendue à mon insu à un émir quelconque. Puis ils ont peut-être dû renoncer à livrer leur marchandise qui n’en faisait encore qu’à sa tête.

Ce qui est certain, c’est que ces proxénètes avaient bien décidé que je leur appartenais et devais leur rapporter du fric, beaucoup, au moins dix millions de francs selon ce qu’ils m’ont toujours dit.

 

 

https://www.lepoint.fr/justice/affaire-karachi-le-reseau-k-en-proces-07-10-2019-2339688_2386.php

Affaire Karachi : le « réseau K » en procès

 

VIDÉO. Six hommes sont jugés jusqu’au 31 octobre pour des soupçons de rétrocommissions qui auraient servi au financement de la campagne d’Édouard Balladur en 1995.

Source AFP

Publié le 07/10/2019 à 07h08 – Modifié le 07/10/2019 à 18h58

 

Le procès qui s’ouvre ce lundi n’est que le premier de la tentaculaire affaire Karachi et se penchera sur le volet strictement financier de ce dossier : six hommes sont jugés au tribunal correctionnel de Paris pour des soupçons de commissions occultes en marge de la campagne présidentielle malheureuse d’Édouard Balladur en 1995. Trois politiques, un industriel et deux intermédiaires devront répondre, jusqu’au 31 octobre, d’abus de biens sociaux ou de complicité et recel de ce délit, notamment au détriment de la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI).

Au cœur du dossier, des soupçons de rétrocommissions sur des sommes réglées à des intermédiaires, le « réseau K », en marge de la vente de frégates à l’Arabie saoudite (contrat Sawari II) et de sous-marins au Pakistan (Agosta). Si le versement de pots-de-vin à des agents étrangers était alors la règle à l’international – jusqu’à leur interdiction en 2000 –, les rétrocommissions étaient, elles, proscrites. Pour l’accusation, ce sont ces rétrocommissions qui auraient alimenté les comptes de campagne d’Édouard Balladur dans un contexte très particulier : celui de la lutte fratricide qui opposait alors au sein de la droite française le Premier ministre sortant, sans appareil, au maire de Paris Jacques Chirac, qui avait, lui, le soutien du RPR.

Balladur et Léotard renvoyés devant la CJR

L’affaire prend sa source dans l’enquête sur l’attentat de Karachi. Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la DCNI coûtait la vie à 15 personnes, dont 11 Français travaillant à la construction des sous-marins dans le port pakistanais de Karachi. L’enquête, qui avait au départ privilégié la piste terroriste d’Al-Qaïda, s’en était éloignée en 2009 pour explorer les possibles liens, non confirmés à ce jour, entre l’attaque et l’arrêt du versement des commissions en 1995.

Le procès qui s’ouvre lundi ne permettra pas de savoir si l’arrêt du versement des commissions, décidé par Jacques Chirac après son élection, est ou non lié à l’attentat survenu sept ans plus tard. C’est exclusivement le volet financier du dossier qui sera jugé, mais en l’absence du principal intéressé, Édouard Balladur, et de son ancien ministre de la Défense François Léotard : tous deux viennent d’être renvoyés devant la Cour de justice de la République, seule juridiction habilitée à juger les membres du gouvernement pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions.

À LIRE AUSSIAffaire Karachi : Édouard Balladur renvoyé devant la Cour de justice de la République

De l’utilité du « réseau K »

Les trois prévenus issus du monde politique nient tout financement illégal : Nicolas Bazire, ex-directeur de campagne d’Édouard Balladur et aujourd’hui un des dirigeants du groupe de luxe LVMH ; Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller à l’époque du ministre de la Défense ; Thierry Gaubert, alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy et surtout engagé dans la campagne d’Édouard Balladur. Ils sont jugés aux côtés de Dominique Castellan, ancien patron de la DCNI, ainsi que deux hommes d’affaires : le Franco-Libanais Ziad Takieddine et l’Espagnol d’origine libanaise Abdul Rahman Al Assir, membres du « réseau K ». La présence de ce dernier, qui réside en Suisse, est peu probable.

Si le réseau est utile, il n’y a pas d’abus de biens sociaux et ce dossier est vide.

Après des années d’enquête, les juges d’instruction ont estimé que plus de 300 millions d’euros de commissions « indues » et « exorbitantes » sur des contrats d’armement avaient été versés au « réseau K » (pour King, allusion au roi d’Arabie). Un réseau « inutile » et imposé par le gouvernement en fin de négociations pour enrichir ses membres et financer par des rétrocommissions la campagne Balladur, via des sociétés offshore, selon les magistrats. Une thèse combattue par l’ancien dirigeant de la DCNI et les intermédiaires, qui affirment que l’intervention du « réseau K » a été décisive pour la signature des contrats, notamment au Pakistan, où la France était en concurrence avec le Royaume-Uni. « Si le réseau est utile, il n’y a pas d’abus de biens sociaux et ce dossier est vide », a commenté un avocat de la défense.

Pendant l’enquête, après avoir longtemps tergiversé, Ziad Takieddine avait concédé avoir financé la campagne d’Édouard Balladur à hauteur de 6 millions de francs (moins d’un million d’euros), affirmant avoir été sollicité par Nicolas Bazire via Thierry Gaubert, ce que les deux hommes contestent. Les juges s’étaient notamment intéressés aux 10,2 millions de francs versés en coupures de 500 et 100 francs le 26 avril 1995 sur le compte de campagne de M. Balladur. Les comptes de campagne de l’ex-Premier ministre avaient été validés par le Conseil constitutionnel.

 

 

 

https://www.capital.fr/economie-politique/karachi-3-ans-de-prison-ferme-requis-contre-renaud-donnedieu-de-vabres-et-nicolas-bazire-1353943

Karachi : 3 ans de prison ferme requis contre Renaud Donnedieu de Vabres et Nicolas Bazire

 

6medias Publié le 29/10/2019 à 12h05 Mis à jour le 29/10/2019 à 12h15
Karachi : 3 ans de prison ferme requis contre Renaud Donnedieu de Vabres et Nicolas Bazire

Frederic SOULOY / Contributeur / Getty Images

 

Dans le cadre du volet financier de l’affaire Karachi, cinq ans de prison, dont deux avec sursis, ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, ancien proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, et Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d’Édouard Balladur à Matignon et ex-directeur de sa campagne présidentielle.

 

« Une véritable entreprise de prédation ». C’est en ces termes qu’a qualifié le procureurs, Nicolas Baïetto, l’affaire Karachi devant le tribunal correctionnel. Le parquet de Paris a requis ce lundi 28 octobre de 18 mois ferme à sept ans de prison à l’encontre des six prévenus au procès du volet financier de l’affaire Karachi, une affaire de soupçons de commissions occultes sur des ventes d’armement en marge de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur. Dans ce procès pour abus de biens sociaux, recel ou complicité, l’accusation considère que des rétrocommissions illégales sur des contrats d’armement signés en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite ont contribué notamment à financer la campagne malheureuse de l’ancien Premier ministre en 1995.

« Certains des plus hauts fonctionnaires de l’État se sont livrés à une véritable entreprise de prédation (…) notamment pour financer la campagne du candidat Balladur », a lancé l’un des deux procureurs, Nicolas Baïetto, devant le tribunal correctionnel. Six prévenus sont jugés depuis trois semaines : un industriel, trois politiques et deux intermédiaires. Il leur est reproché d’avoir floué deux entités détenues par l’État : la branche internationale de la Direction des constructions navales (DNCI), qui vendait des sous-marins au Pakistan (contrat Agosta), et la Sofresa, pour la vente de frégates à l’Arabie Saoudite (Sawari II).

Les prévenus nient tout financement politique

Selon l’accusation, le pouvoir politique a imposé à la DCNI et la Sofresa des intermédiaires « inutiles » dans ces contrats, le « réseau K », à des conditions financières « anormales ». Dans son « intérêt » : faire revenir une partie des commissions versées à ce réseau vers les comptes de la campagne Balladur. Le parquet a requis trois ans d’emprisonnement, dont 18 mois ferme contre Dominique Castellan, alors patron de la DCNI. Contre l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, l’un des intermédiaires, également jugé pour fraude fiscale et blanchiment, cinq ans de prison avec mandat de dépôt ont été requis.

À l’encontre de son ancien associé Abdul Rahman Al Assir, absent du procès, le parquet a demandé sept ans et un mandat d’arrêt. Cinq ans, dont deux avec sursis, et des amendes ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Édouard Balladur à Matignon et ex-directeur de sa campagne présidentielle. Renaud Donnedieu de Vabres est notamment jugé pour avoir imposé le « réseau K ». Et Nicolas Bazire, aujourd’hui l’un des dirigeants du groupe de luxe LVMH, pour avoir, en tant que directeur de la campagne Balladur, téléguidé l’arrivée des 10,25 millions sur le compte de la campagne.

>> À lire aussi : Édouard Balladur et François Léotard renvoyés devant la Cour de justice de la République

Enfin, contre Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget, quatre ans, dont deux ferme, et 100.000 euros d’amende ont été requis. L’accusation estime qu’il a profité des « largesses de Ziad Takieddine » mais n’a toutefois « pas pu faire le lien » avec la campagne Balladur. Édouard Balladur et François Léotard seront quant à eux jugés ultérieurement devant la Cour de justice de la République.

 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/15/prison-ferme-pour-les-six-prevenus-dans-le-volet-financier-de-l-affaire-karachi_6042907_3224.html

Affaire de Karachi : prison ferme pour six prévenus, dont des proches d’Edouard Balladur, dans le volet financier

 

La justice a durement sanctionné les prévenus qui ne pouvaient ignorer « l’origine douteuse » des fonds versés pour la campagne présidentielle de Balladur en 1995.

Par Service société

Publié le 15 juin 2020 à 14h53 – Mis à jour le 16 juin 2020 à 10h50Temps de Lecture 4 min.

 

Thierry Gaubert, deuxième à partir de la droite, un des six prévenus condamnés dans le volet financier de l’affaire Karachi.

Thierry Gaubert, deuxième à partir de la droite, un des six prévenus condamnés dans le volet financier de l’affaire Karachi. THOMAS COEX / AFP

 

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, lundi 15 juin, à des peines de deux à cinq ans de prison ferme les six personnes jugées dans le volet financier de l’affaire de Karachi, un scandale politico-financier sur fond de commissions occultes versées à l’occasion de contrats d’armements signés en 1994. Pour le tribunal, les fonds détournés à cette occasion ont bien contribué au financement occulte de la campagne présidentielle malheureuse d’Edouard Balladur, alors premier ministre, en 1995.

La décision du tribunal est de mauvais augure pour M. Balladur qui comparaîtra prochainement devant la Cour de justice de la République (CJR) dans le volet ministériel de l’affaire, aux côtés de son ministre de la défense de l’époque, François Léotard. La CJR est la seule juridiction habilitée à juger les ministres pour des infractions commises au cours de leur mandat.

Pour justifier sa décision, jugée particulièrement dure par les avocats des prévenus au vu de l’ancienneté des faits, le tribunal a dénoncé « une atteinte d’une gravité exceptionnelle non seulement à l’ordre public économique mais aussi à la confiance dans le fonctionnement de la vie publique », a fortiori émanant de hauts fonctionnaires et personnalités politiques, desquels sont attendus une probité « exemplaire ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Affaire de Karachi : un procès et deux grands absents

 

Condamnés pour « abus de biens sociaux », « complicité » ou « recel » de ce délit – l’infraction de « financement politique illicite » étant prescrite –, les prévenus, parmi lesquels l’ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres et deux proches de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, ont tous annoncé leur intention de faire appel.

Lancée par les révélations de Mediapart en septembre 2008, l’enquête judiciaire, conduite d’abord par le juge Marc Trévidic puis par Renaud Van Ruymbeke, a établi que dans le cadre de deux contrats d’armement conclu en 1994 entre la France (par la direction des constructions navales internationales, DCN-I), le Pakistan et l’Arabie saoudite, un réseau d’intermédiaires d’origine libanaise avait été imposé au dernier moment, sans aucune justification commerciale. Il était animé par deux hommes, Abdul Rahman El-Assir et, surtout, le fantasque intermédiaire Ziad Takieddine – le tribunal a décerné un mandat d’arrêt contre les deux hommes, absents ce lundi au délibéré.

Les contrats de sous-marins (Agosta) et de frégates (Sawari II) conclus respectivement avec le Pakistan et l’Arabie saoudite ont donné lieu à des rétrocommissions occultes, dont une partie aurait enrichi les prévenus, l’autre ayant abondé de manière tout aussi illicite la campagne présidentielle d’Edouard Balladur. Le tribunal stigmatise le versement de « commissions exorbitantes », au détriment de DCN-I et de la Sofresa, deux sociétés d’Etat chargées de vendre les équipements militaires. Le jugement évoque ainsi « le montant disproportionné des commissions accordées plus de 190 millions de francs , sans justifications économiques et dans des conditions anormalement avantageuses, dérogatoires et contraires aux usages ».

« Retour d’ascenseur »

Pour les juges, la preuve a été apportée que les 10,25 millions de francs en liquide versés providentiellement en avril 1995 sur le compte de l’association de financement de la campagne d’Edouard Balladur provenaient de M. Takieddine. Le versement de cette somme aurait constitué un « retour d’ascenseur » aux balladuriens, qui avaient permis à l’homme d’affaires de s’enrichir grâce aux contrats d’armement.

Si les plus lourdes peines, cinq ans de prison ferme, ont été infligées au tandem Takieddine-El-Assir, Nicolas Bazire, ancien directeur du cabinet et chef de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, et Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la défense, François Léotard, n’ont pas été épargnés : ils sont condamnés à cinq ans de prison dont deux avec sursis et de lourdes amendes (respectivement 300 000 et 120 000 euros). Il est notamment reproché à M. Bazire d’avoir eu « parfaite connaissance de l’origine douteuse » des 10,25 millions suspects versés sur le compte de campagne, et à M. Donnedieu de Vabres d’avoir œuvré en faveur du duo Takieddine-El-Assir.

De son côté, Thierry Gaubert, alors conseiller du ministre du budget, Nicolas Sarkozy – souvent cité dans la procédure, ce dernier n’a pas été poursuivi –, a été condamné à quatre ans de prison ferme, dont deux avec sursis, et 120 000 euros d’amende. Pour les magistrats, M. Gaubert était « le maillon indispensable entre Nicolas Bazire et Ziad Takieddine » qui aurait « permis en toute connaissance de cause, le retour en France sous forme de rétrocommissions de fonds provenant des commissions litigieuses, à destination du compte de campagne de M. Edouard Balladur ».

Lire aussi : Affaire de Karachi : plus de vingt-cinq ans après les faits, Balladur sera jugé devant la Cour de justice de la République

 

Enfin, Dominique Castellan, alors patron de la DCN-I, a été condamné à trois ans ferme dont un avec sursis et 50 000 euros d’amende. A l’audience, M. Castellan avait admis avoir reçu l’ordre du cabinet de M. Léotard d’imposer le « réseau K », le duo Takieddine-El-Assir.

Si le jugement du tribunal correctionnel de Paris a mécontenté les avocats des prévenus, il a en revanche satisfait les familles des victimes de l’attentat de Karachi, convaincues que cette affaire de rétrocommissions est à l’origine de l’attentat du 8 mai 2002 visant des salariés de la DCN-I travaillant alors au Pakistan. L’explosion avait tué à quinze personnes dont onze Français œuvrant à la construction des sous-marins Agosta.

Alors que la piste Al-Qaida avait été initialement privilégiée, une autre hypothèse franco- française était apparue : l’attentat aurait été commis en rétorsion à l’arrêt brutal des commissions décidé en 1996 par Jacques Chirac, désireux de sanctionner les balladuriens. Un lien de causalité éventuel, non confirmé à ce jour, qui devrait être au cœur du procès de MM. Balladur et Léotard devant la CJR.

 

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Affaire-Karachi-la-France-menacee-par-de-lourdes-penalites-1107818

Affaire Karachi : la France menacée par de lourdes pénalités

 

Paris Match | Publié le 01/11/2016 à 12h52

Au large de l'île de Groix, en juillet 2002, la frégate furtive "Al Riyad", premier bâtiment du programme Sawari II.

Au large de l’île de Groix, en juillet 2002, la frégate furtive « Al Riyad », premier bâtiment du programme Sawari II. VALERY HACHE / AFP

 

La Cour d’appel de Lyon examinera, ce 3 novembre, la validité du renvoi en correctionnelle de six des protagonistes du scandale Karachi. La défense de l’intermédiaire Ziad Takieddine évoque le risque d’importantes pénalités financières, semblables à celles des frégates de Taiwan, au détriment du Trésor public français.

Le versement de commissions occultes dans les ventes d’armes de l’affaire Karachi expose la France à des dédommagements pouvant atteindre plusieurs centaines de millions d’euros, pour cause de non respect des contrats signés. Cette alerte est lancé par Bérenger Tourné, l’avocat de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, l’un des personnages clés du scandale, pour lequel il plaidera devant la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Lyon.

Celle-ci, à partir du 3 novembre prochain, doit examiner à huis clos la validité du renvoi devant le tribunal correctionnel de six protagonistes du dossier avec outre Takieddine, l’intermédiaire libanais Abdul Rahman el-Assir, les anciens membre de cabinets ministériels Nicolas Bazire, Renaud Donnedieu de Vabres et Thierry Gaubert, ainsi que Dominique Castellan, l’ex-patron de DCN-I, la filiale internationale de la Direction des constructions navales.

A lire :Qu’est-ce que l’affaire Karachi?

En juin 2014, les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont ordonné le renvoi devant un tribunal de ces six prévenus, accusés d’abus de biens sociaux ou de recel. En cause : une vaste affaire de détournements de fonds, où se mêlent grands contrats à l’exportation, corruption et financement politique, lors de la vente par la France, fin 1994, de sous-marins Agosta au Pakistan puis de frégates de type Sawari à l’Arabie Saoudite. Après trois années d’enquêtes et le décryptage de centaines de documents bancaires, en provenance de Suisse et des paradis fiscaux, les deux magistrats ont établi qu’en marge de ces contrats près de 327 millions d’euros de commissions occultes ont été versés par DCN et la Sofresa, deux entreprises contrôlée par l’Etat, au «réseau K» des intermédiaires Takieddine et el-Assir. Une partie de cet argent serait revenue en France sous forme de «retrocoms» pour financer notamment la campagne présidentielle d’Edouard Balladur. Dans un arrêt du 10 février 2016, la Cour de cassation a pourtant annulé cette ordonnance de renvoi, en raison de son caractère «complexe» et de problèmes de procédure. Elle a demandé que le dossier soit réexaminé par la Cour d’appel de Lyon qui devra entre autres trancher sur l’éventuelle prescription des abus de biens sociaux reprochés qui datent de plus de vingt ans.

Les contrats prohibent la corruption et le paiement de commissions

En préparant cette audience, Me Tourné a exhumé des «scellés» du dossier des pièces capitales : les contrats d’origine signés par le gouvernement français en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite pour la vente des sous-marins Agosta et des frégates Sawari. Il a alors constaté que ces documents d’Etat à Etat comportent des clauses prohibant formellement la corruption, l’intervention d’intermédiaires et le paiement de commissions, sous peine de recours en arbitrage et de sanctions financières conséquentes pour «rupture fautive du contrat». Intitulée «Corrupt Gifts/Commission» (Cadeaux corruptifs/Commission), la clause 47 du contrat Agosta est très explicite sur le sujet. Quant au contrat «Sawari 2» des frégates saoudiennes, il se réfère à l’«accord cadre intergouvernemental» signé le 8 juin 1989 par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Défense, et son homologue saoudien, le prince Sultan Bin Abdul Aziz. Il y est stipulé, à l’article 1 du titre IV : «Les relations entre les deux gouvernements seront directes et sans intermédiaires. Les contrats d’armements et de prestations de service y afférant le seront également.»

Un schéma d’escroquerie d’Etat

Pourtant, comme l’a montré l’instruction du juge Van Ruymbeke, DCN-I et Sofresa, les deux entreprises para-publiques chargées de ces commandes, ont multiplié le recours à des intermédiaires (dont Takieddine et el-Assir) et à des sociétés off-shore, avec le versement de dessous de table pudiquement camouflés dans les comptes sous le nom de FCE : Frais Commerciaux Exceptionnels. Le caractère illicite de ces FCE, même s’ils étaient validés par les douanes et les services fiscaux, étaient bien connu des entreprises concernées. Ainsi, à la Sofresa, l’une des responsables a déclaré aux juges: «Les contrats de commissions ne se traitaient pas en Arabie Saoudite. En effet, pour la partie saoudienne, il ne faut pas que l’on sache qu’il y a des commissions puisque c’est interdit. La discrétion impose une négociation avec des intermédiaires, en dehors de l’Arabie.» De même, Anne Le Lorier, alors conseillère économique d’Edouard Balladur, soulignait le risque, en cas de révélation des FCE à l’Arabie Saoudite, de voir la France être accusée de «faux contrat». «Le système a duré des années, dénonce Bérenger Tourné. Nous sommes dans un schéma d’escroquerie d’Etat à Etat où la France gonflait sciemment le prix des matériels livrés pour pouvoir corrompre, avec les propres deniers de ses clients, les dignitaires des pays acheteurs. Si le Pakistan ou l’Arabie Saoudite décident aujourd’hui de déclencher les clauses anti-corruption des contrats, la facture pourrait êtes salée pour le Trésor public».

A lire :Un conseiller de Trump… épinglé dans l’affaire Karachi

En effet, l’article 47, interdisant les «cadeaux corruptifs» du contrat Agosta est rédigé à peu près dans les mêmes termes que celui figurant dans le contrat «Bravo» signé entre Paris et Taipei en août 1991 pour le vente des fameuses «frégates de Taiwan». Après la mise au jour de commissions illicites dans ce marché -autre affaire d’Etat déjà instruite par le juge Van Ruymbeke-, le gouvernement taïwanais a réclamé des sanctions devant une Cour d’arbitrage. Et en 2011, après dix années de bataille judiciaire, la France a été condamnée à lui régler des pénalités record de 630 millions d’euros, dont 460 millions à la charge de l’Etat et 170 millions pour Thales (anciennement Thomson-CSF), le vendeur des frégates. «Il va sans dire que le parallèle entre les frégates de Taiwan et les contrats Agosta ou Sawari 2 est édifiant, renchérit Me Tourné, puisque le même schéma d’escroquerie d’Etat se retrouve dans ces deux contrats, au préjudice cette fois du Pakistan et de l’Arabie Saoudite».

 

 

https://www.parismatch.com/Actu/International/Le-nouveau-conseiller-de-Donald-Trump-avait-ete-epingle-dans-l-affaire-Karachi-943849

Le nouveau conseiller de Donald Trump avait été épinglé dans l’affaire Karachi

 

Paris Match | Publié le 12/04/2016 à 14h43 |Mis à jour le 12/04/2016 à 14h44

Paul Manafort lors de son passage sur NBC.

Paul Manafort lors de son passage sur NBC. DR

 

Nouvelle recrue de Donald Trump pour sa campagne présidentielle, le « spin doctor » américain Paul Manafort est apparu dans le dossier Karachi pour des honoraires  provenant de commissions occultes  sur des ventes d’armes françaises.

Depuis début avril, Donald Trump a renforcé son équipe de campagne avec un vieux routier de la communication politique, Paul Manafort, qui jadis a œuvré pour une flopée de candidats républicains : Gerald Ford, Ronald Reagan, George Bush père ou encore John McCain. Agé de soixante six ans, Manafort s’est vu octroyer le titre de « conseiller politique » de Trump. « Je travaille directement pour le patron », s’est-il exclamé sur CNN.Le nouvel homme fort de l’entourage de Donald Trump n’est pas tout à fait un inconnu en France. En 2012, son nom est apparu dans l’enquête du juge Renaud Van Ruymbeke sur les commissions occultes issues des ventes d’armes de l’affaire Karachi soupçonnées d’avoir alimenté, en 1995, le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur.

Le « spin doctor » américain qui a aussi conseillé des personnages sulfureux, comme le dictateur philippin Ferdinand Marcos ou récemment le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch, avait offert ses services à l’équipe de campagne d’Edouard Balladur. C’est l’ex-épouse de Ziad Takieddine, l’Anglaise Nicola Johnson, qui, en décembre 2011, a vendu la mèche aux enquêteurs. « Ziad m’avait dit que Paul Manafort donnait des conseils par rapport à la campagne de M. Balladur. »

400 000 dollars versés depuis la Suisse

De fait, l’examen des comptes suisses du Libanais Abdul Rahman El-Assir, l’un des intermédiaires mis en examen dans l’affaire Karachi, a permis aux enquêteurs de retrouver la trace de nombreux paiements en faveur de Paul Manafort. Ainsi, le 22 septembre 1994, El-Assir verse 35000 dollars à BMSK (Black, Manafort, Stone and Kelly), la société du consultant américain. Le 7 novembre 1994, il vire 43016 dollars sur le compte de l’épouse de Manafort. Le 16 novem­bre 1994, ­nouveau versement de 17 000 dollars à BMSK. Le 22 mai 1995, El-Assir règle 52 000 dollars au Tarrance Group, une société proche de Manafort. Le 2 août 1995, ce sont 125 017 dollars qui alimentent BMSK. Enfin, le 15 août 1995, El-Assir paie 125 016 dollars à Paul Manafort.

Au total, entre septembre 1994 et août 1995, le consultant et ses proches ont donc empoché près de 400 000 dollars provenant des fameux comptes où El-Assir a encaissé les commissions occultes de l’affaire Karachi. Pour les enquêteurs, cette découverte était essentielle. Elle établissait enfin un lien entre ces commissions et la campagne Balladur.

Le futur conseiller de Donald Trump a été entendu par les policiers français, aux Etats-Unis, dans le cadre d’une commission rogatoire internationale envoyée par le juge Van Ruymbeke. Il leur a confirmé avoir été payé par l’intermédiaire Al Assir pour un sondage et son analyse réalisé lors de la campagne Balladur. Le communicant américain n’a pas été poursuivi par la justice française. Mais son témoignage ainsi que les traces de ses paiements figurent dans le dossier Karachi aujourd’hui en attente de jugement.

 

Affaire Karachi : Léotard amnésique, je veux bien l’aider !

Il fut un temps où la presse évoquait sans problème l’épisode du voyage gouvernemental à Riyad du 8 janvier 1994, puis plus personne ne semble s’y être intéressé, surtout pas les juges d’instruction, ce qui est quand même assez curieux. A leur place, j’aurais bien posé quelques questions, mais je n’y suis pas, n’y ai jamais été et ne suis pas non plus magistrate, je suis juste ingénieur, avec une intelligence « reptilienne » à « faire chier » tout le monde, comme le disait en août 2006 le très « rationnel et cohérent » Joël Roma, militant de la LCR de Brest de 1999 à 2005 m’ayant harcelée entre 2004 et 2007 sur ordre des chefs de son ancien parti, notamment la criminelle Josette Brenterch, laquelle participait déjà à tous les harcèlements dont j’étais victime en 1994 alors que je travaillais sur un très gros projet classé de la Défense nationale, comme le sait bien le précité Joël Roma, tellement « rationnel et cohérent » qu’il n’a, lui, jamais fait d’études d’ingénieur (il n’est pas si fou…), mais un CAP de carreleur qu’il n’aura jamais su exploiter dans les règles de l’art (faillite en moins d’un an en 1989 pour incapacité notoire à gérer sa petite affaire personnelle), ce qui prouve son indéniable aptitude à dire ce que sont ou ne sont pas les ingénieurs et à les juger ou jauger ainsi qu’à juger aussi de leur travail sans rien en connaître (j’étais en 2004 le tout premier ingénieur qu’il ait jamais eu l’occasion d’approcher de près, vraiment de très près, jusqu’à même pouvoir le toucher, et il était tout surpris de constater que je ne mordais pas).

Voir ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/01/20/affaire-karachi-debut-du-proces-de-balladur-et-leotard-joel-roma-toujours-pas-entendu/

Sawari II n’aura donc pas été signé le 8 janvier 1994 comme prévu initialement, mais seulement le 19 ou le 24 novembre 1994 selon les sources. Pourquoi, et que s’est-il donc passé dans l’intervalle ? Les juges ne rapportent rien, hormis des notes et arbitrages interministériels entre la mi-octobre 1994 et la signature du contrat, montrant qu’à ce moment-là tout s’accélère étonnamment après plusieurs longs mois de blocage absolu dans ces négociations.

Et de mon côté, que se passe-t-il donc à cette époque ?

Eh bien, comme d’habitude, je fais « chier » avec mon intelligence « reptilienne ».

Alors que durant les derniers mois de l’année 1993, les complices de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui me harcelaient alors avaient monté un super plan pour pouvoir m’expédier au Maroc et ainsi, enfin se débarrasser de moi de manière définitive à coup sûr après le 6 janvier 1994, ce jour-là ils avaient encore essuyé un échec monumental à cause de mon intelligence « reptilienne ». D’où une très grosse colère de tous les intéressés… que le ministre de l’Intérieur parti rigoler au Maroc le 8 janvier 1994 s’était apparemment abstenu de rapporter à ses petits copains du gouvernement tous du voyage à Ryiad…

La situation pour les négociations du contrat Sawari II ne se débloque ensuite qu’à l’automne 1994, alors que je me trouve en arrêt de travail depuis le 24 septembre 1994 et que tous ceux qui attendaient patiemment la fin de mon contrat de travail depuis le début de l’année la voient enfin arriver de ce fait…

Ceux qui dans l’intervalle avaient tenté de m’assassiner ou me faire assassiner à plusieurs reprises iront se réfugier au Maroc après mes premiers dépôts de plaintes contre eux à raison de ces faits.

Apparemment, ils s’y trouvent toujours et montrent un vif intérêt pour celles de mes publications actuellement les plus susceptibles de les concerner :

 

Affaire Karachi : Léotard amnésique, je veux bien l'aider ! dans AC ! Brest maMorocco, Youtube, Llc

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ma dans AttentatsOujda, Oriental, Morocco, Moroccan Academic Network

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21 Jan 00:24:50

 

 

Comme quoi tout le monde n’est pas encore mort, même si effectivement il y a bien eu plusieurs grosses vagues d’assassinats depuis 1994, les dernières du fait des deux malades mentaux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu.

 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/22/proces-de-l-affaire-de-karachi-francois-leotard-l-amnesique-de-la-republique_6067166_3224.html

Procès de l’affaire de Karachi : François Léotard, l’amnésique de la République

 

L’ancien ministre de la défense, 78 ans, a été entendu, mercredi, par la Cour de justice de la République, sur les contrats d’armements des années 1990.

Par Béatrice Gurrey

Publié le 22 janvier 2021 à 06h26 – Mis à jour le 22 janvier 2021 à 06h26Temps de Lecture 2 min.

 

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Edouard Balladur et l’ancien ministre de la défense François Léotard témoignent dans l’affaire Karachi le 19 janvier à Paris.
Edouard Balladur et l’ancien ministre de la défense François Léotard témoignent dans l’affaire Karachi le 19 janvier à Paris. BENOIT PEYRUCQ / AFP

 

François Léotard a la mémoire qui flanche. Que lui a-t-on dit ? Quel était son degré d’information ? Quel était son avis ? L’ancien ministre de la défense, 78 ans, ne se souvient plus très bien de « l’épicerie » de ces marchés colossaux d’armement des années 1990, dont les rétrocommissions illégales auraient servi à financer la vie politique.

Lire aussi Edouard Balladur, François Léotard, les rétrocommissions et le conditionnel : devant la Cour de justice de la République, le décor est posé dans l’affaire Karachi

« Le problème de ce procès, M. le président, c’est que tout le monde est mort. » Mercredi 21 janvier, au troisième jour d’audience, et en l’absence d’Edouard Balladur, le président de la Cour de justice de la République (CJR), Dominique Pauthe, n’obtient pas de réponse précise du prévenu, pourtant bien vivant.

Il a changé de lecture, un livre de la Blanche de Gallimard retourné sur sa table, et tient à la main un mouchoir rouge qui ressemble à une serviette de restaurant. Mais alors, cette note de la Direction générale de l’armement (DGA) qui s’alarme des garanties financières sur le contrat Agosta – des sous-marins vendus au Pakistan pour 5,4 milliards de francs –, ne lui dit vraiment rien. « Vous me posez une colle, M. le président. Si on m’avait signalé quelque chose d’illégal, je n’aurai pas poursuivi cette démarche. J’ai toujours pensé que c’était régulier. »

La confiance post-mortem

Les commissions très grasses versées aux intermédiaires (Ziad Takieddine et le « réseau K »), à un rythme plus soutenu que les versements du client, pratique très inhabituelle, qu’en pense-t-il ? « Je faisais confiance à mes collaborateurs. Je n’ai aucune raison de mettre en doute ce que faisait M. Douffiagues [PDG de la Sofresa, organisme chargé des ventes d’armes, disparu en 2011]. Je lui fais confiance post-mortem. » Ah, la confiance post-mortem…

Lire aussi Affaire de Karachi : la complainte d’Edouard Balladur
Et les notes inquiètes du ministère de l’économie sur les risques financiers du contrat ? « J’ai toujours eu confiance dans les notes des agents du ministère des finances. » Il se mouche dans sa serviette rouge. « Ces contrats ont rapporté de l’argent à la France. Les risques, oui, c’est comme ça. Il y a sans arrêt des abus de biens sociaux dans l’histoire économique de la France. On enlève des œuvres au Louvre pour les mettre à Abou Dhabi. Tout cela m’échappe. » Quel est le rapport ?

Impavide et courtois, le président Pauthe continue ses questions techniques et logiques pour tenter de comprendre comment l’ancien ministre de la défense a agi. « En 1995, excusez-moi de vous le dire, j’étais totalement engagé auprès d’Edouard Balladur dans la campagne, c’était le cadet de mes soucis ces contrats. »

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https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/affaire-karachi-au-proc-c3-a8s-balladur-dialogue-de-sourds-entre-la-cour-et-fran-c3-a7ois-l-c3-a9otard/ar-BB1cYs5j

Affaire Karachi. Au procès Balladur, dialogue de sourds entre la cour et François Léotard 

il y a 2 jours

 

Édouard Balladur et François Léotard comparaissent devant la Cour de justice de la République depuis le 19 janvier 2021. © BENOIT PEYRUCQ / AFP Édouard Balladur et François Léotard comparaissent devant la Cour de justice de la République depuis le 19 janvier 2021.

L’ancien ministre de la Défense, interrogé par les magistrats de la Cour de justice de la République, jeudi 21 janvier, a multiplié les digressions.

Mais quel est le rapport ? Entre digressions et trous de mémoire, la Cour de justice de la République (CJR) a poursuivi jeudi 21 janvier le difficile interrogatoire de François Léotard, jugé à Paris avec Édouard Balladur pour le financement de la campagne de ce dernier à la présidentielle de 1995.

L’ancien ministre de la Défense et l’ex-Premier ministre sont soupçonnés d’avoir mis en place dans les années 90 un système de rétrocommissions illégales liées à d’importants contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, qui aurait servi à nourrir les comptes de la campagne d’Édouard Balladur.

Ce système de commissions exorbitantes réglées à des intermédiaires inutiles, selon l’accusation, a valu aux collaborateurs d’Édouard Balladur et François Léotard de lourdes condamnations en juin dernier, dans le volet non-ministériel de cette partie de la tentaculaire affaire Karachi.

Jugés depuis mardi devant la CJR, composée de magistrats et de parlementaires, les deux anciens responsables politiques ont tous les deux fermement nié toute culpabilité dans cette affaire.

« Je ne me souviens pas »

Jean noir et pull marine, planté devant le pupitre au centre de la salle d’audience, François Léotard, 78 ans, écoute patiemment le président Dominique Pauthe décrire les complexes négociations qui ont entouré les contrats de vente de sous-marins au Pakistan.

La cour veut des précisions sur une note des services du ministère de la Défense mais se heurte à l’une des difficultés de ce procès : juger des faits un quart de siècle après.

Alors là, vous me posez une colle M. le président, ça doit avoir vingt-cinq ans, souffle l’ancien ministre. Je ne me souviens pas, ajoute-t-il, comme il le répétera encore une dizaine de fois lors de son interrogatoire.

Si on m’avait signalé quelque chose d’irrégulier, naturellement, je n’aurais pas accepté que ça se poursuive, s’empresse de préciser François Léotard. J’ai toujours pensé que tout ça était légal, régulier, et dans notre intérêt.

« Si c’était à refaire, je le referai »

Lorsque l’ex-ministre rappelle que la pratique des commissions pour faciliter l’obtention d’un contrat était à son époque légale, le président lui précise : Il ne s’agit pas de critiquer la vente de sous-marins ou de frégates mais […] des accords passés en marge de ces contrats.

Si c’est légal, j’assume tout. Si c’est pas légal, je n’assume rien, lui rétorque François Léotard. Et, si c’était à refaire, je le referai, ajoute à plusieurs reprises celui qui a décidé de défendre son honneur lui-même, sans avocat.

Ces affaires de contrats, excusez-moi d’avoir l’air désinvolte, mais c’était le cadet de mes soucis, insiste-t-il en évoquant le nucléaire français, les guerres en Bosnie et au Rwanda ou les soldats blessés qu’il devait accueillir.

- D’autres que vous s’en chargeaient ?, coupe le président, revenant sur les contrats.

- Bien sûr.

- Notamment Renaud Donnedieu de Vabres ?

Plus proche conseiller de François Léotard à l’époque – il était connu comme son double – Renaud Donnedieu de Vabres a été condamné en juin à cinq ans de prison dont trois ferme pour avoir imposé le réseau d’intermédiaires aux industriels et reçu de l’argent du sulfureux intermédiaire libanais Ziad Takkiedine pour des services rendus en marge des contrats.

Il a fait appel de ce jugement, tout comme ses coprévenus.

Du Liban à Fréjus

Le procureur général François Molins aimerait bien savoir à quelle fréquence Renaud Donnedieu de Vabres rendait des comptes à son ministre, et s’agace quand François Léotard se lance en réponse dans un commentaire sur les pratiques financières au Liban.

Est-ce qu’il est possible d’avoir une réponse à ma question ?, s’impatiente le magistrat. Les conversations étaient quotidiennes, finit par lui répondre François Léotard. Avant de se lancer dans une nouvelle digression, cette fois sur son long mandat de maire à Fréjus, où il réside.

Le président est interloqué. Mais quel est le rapport ?

L’audience reprend mercredi prochain avec l’interrogatoire d’Édouard Balladur.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-vente-de-fregates-en-arabie-saoudite-un-contrat-en-or_952611.html

La vente de frégates en Arabie Saoudite, un contrat en or 

 

Après Karachi, c’est à cette affaire de vente de frégates à l’Arabie saoudite que s’intéressent les juges. Avec une question clef: en marge de l’accord sulfureux négocié en 1994, des rétrocommissions ont-elles financé la campagne présidentielle d’Edouard Balladur?

 

Nicolas Sarkozy (à gauche) accompagné par Edouard Balladur et François Léotard (à droite) lors de la campagne présidentielle de 1995.

Nicolas Sarkozy (à gauche) accompagné par Edouard Balladur et François Léotard (à droite) lors de la campagne présidentielle de 1995.

Reuters

Par pascal ceaux et jean-marie pontaut
publié le 17/01/2011 à 12:56

 

Cap sur Riyad. Le contrat Sawari II de vente de trois frégates de la France à l’Arabie saoudite en novembre 1994 est désormais au coeur des soupçons de rétrocommissions ayant alimenté la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole. Les juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke, codésignés au terme d’une passe d’armes avec le parquet de Paris, sont désormais libres d’enquêter sur les dessous d’un sulfureux contrat. Ils s’apprêtent à réclamer au ministère des Finances les pièces relatives à cet accord commercial.

Les magistrats s’intéressent aux rétributions des intermédiaires. Ils pourraient également, pour retrouver la trace de ces versements, délivrer plusieurs commissions rogatoires internationales dans divers paradis fiscaux.

Une similitude troublante avec le contrat du Pakistan

L’enquête sur Sawari II semble prendre le pas sur le contrat des sous-marins Agosta avec le Pakistan et ses liens éventuels avec l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi. 15 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN), avaient été tuées dans l’explosion d’une voiture piégée. Or le contrat saoudien présente une similitude troublante avec celui du Pakistan: il fait apparaître les mêmes personnages parmi les intermédiaires, chevilles ouvrières des négociations.

Il retient l’attention des juges en raison du montant des sommes en jeu, quatre fois plus importantes. Pour toutes ces raisons, Sawari II suscite aussi l’intérêt des familles des victimes de l’attentat de Karachi. Convaincu du lien entre les deux affaires, leur avocat, Me Olivier Morice, a déposé le 23 décembre une plainte auprès des juges Le Loire et Van Ruymbeke. Me Thibault de Montbrial, défenseur des blessés dans l’explosion, devrait lui emboîter le pas.

Que sait-on aujourd’hui du contrat saoudien, de sa destinée hors norme et de ses contours romanesques? Négocié à l’arraché pendant la cohabitation (1993-1995) par les balladuriens, il a été en partie remis en question, quand Jacques Chirac, élu président, a décidé d’interrompre le paiement des sommes promises aux intermédiaires. Un cas unique dans l’histoire des contrats d’armement signés par la France.

L’année 1993 marque un tournant décisif. Les négociations entre Paris et Riyad remontent déjà à plusieurs mois, sans aboutir. Elles portent sur un ensemble d’équipements militaires, mais surtout sur la vente de trois frégates La Fayette, le dernier cri en la matière. Les réseaux traditionnels de discussions échouent à conclure favorablement. Les Saoudiens exigent en effet des délais de paiement étirés.

De nouveaux réseaux d’intermédiaires mis en place

Les élections législatives de 1993 se traduisent par une victoire nette de la droite. Elles conduisent Edouard Balladur à la tête du gouvernement et François Léotard au ministère de la Défense. Celui-ci modifie la stratégie adoptée jusque-là pour convaincre les Saoudiens d’acheter français. Il nomme Jacques Douffiagues, l’un de ses proches, à la tête de la Société française d’exportation de systèmes avancés (Sofresa). L’arrivant présente l’avantage d’avoir une surface politique, lui qui fut ministre et maire d’Orléans (Loiret). De nouveaux réseaux d’intermédiaires sont mis en place, en catastrophe. Apparaissent alors trois personnages clefs, Ziad Takieddine, Abdul Rhaman el-Assir et le cheikh Ali bin Mussalam.

Ce dernier va jouer un rôle déterminant. C’est un homme d’affaires doublé d’un courtisan à l’entregent efficace. Bien que d’origine yéménite et de confession chiite, il est un familier de la cour saoudienne et du roi Fahd, qui en a fait son conseiller privé. Bin Mussalam dispose d’un accès direct à la personne royale et au ministre de la Défense, le prince Sultan bin Abdulaziz. A Paris, lui appartient le luxueux hôtel Prince-de-Galles, près des Champs-Elysées, et, à Londres, le Sheraton de l’aéroport de Heathrow. Ses relations avec les Américains sont plus étroites encore. Dans les années 1980, il aurait financé pour le compte de la CIA, des groupes d’islamistes combattant l’occupation soviétique en Afghanistan.

Pour mener à bien la négociation Sawari II, Bin Mussalam collabore avec un Libanais, Ziad Takieddine. Ce quadragénaire, fils de diplomate, est versé dans les affaires. Ancien dirigeant au Moyen-Orient de l’agence de publicité américaine Young & Rubicam, il reprend au début des années 1980 la station de sports d’hiver Isola 2000. C’est à cette époque qu’il fait connaissance du Tout-Paris politique et de François Léotard.

En 1993, Takieddine entre donc en scène par le biais de contrats de consultant passés avec la Sofresa. Il met en place les réseaux financiers liés à Sawari II. A-t-il aussi été au coeur du système des rétrocommissions, comme il en est aujourd’hui soupçonné? Ou n’a-t-il rien à se reprocher, comme il l’assure avec force?

Charles Pasqua privé de voyage

En cette année 1993, François Léotard suit de près le dossier. Il s’y investit personnellement. Dès l’été, il effectue une visite officielle en Arabie saoudite. Les 18 novembre 1993 et 1er janvier 1994, Ali bin Mussalam est reçu par le Premier ministre Balladur, après avoir rencontré Nicolas Bazire, directeur du cabinet du chef du gouvernement, et François Léotard. Fort de ce dispositif, le ministre de la Défense croit l’affaire conclue. Un déplacement de Balladur est même programmé pour janvier 1994. Dans un entretien au quotidien économique La Tribune du 17 novembre 1993, Léotard déclare: « J’ai la certitude que nous obtiendrons notification du contrat Sawari II pour de nouvelles frégates, une signature lors de cette visite du Premier ministre n’est pas à exclure. »

Le ministère des Affaires étrangères ne partage pas cet enthousiasme. L’ambassadeur de France à Riyad, Jean Bressot, émet des doutes sur la fiabilité des intermédiaires. Ce gaulliste arabisant, ayant multiplié les postes dans la région, se fend d’un télégramme au Quai d’Orsay. Il y formule des réserves à l’encontre d’Ali bin Mussalam. Pour lui, l’homme n’est plus en cour. Chiite, il souffre d’un handicap majeur au royaume de l’islam sunnite.

Pourtant, c’est une délégation fournie qui débarque le 8 janvier 1994 dans la capitale saoudienne. Le ministre de l’Industrie, Gérard Longuet, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, et François Léotard accompagnent le Premier ministre, Edouard Balladur. En dépit des efforts, rien n’est signé. Les Français repartent tête basse. L’humiliation a épargné Charles Pasqua: le ministre de l’Intérieur n’était pas du voyage. Mais il n’est pas écarté des discussions. A la même date, il rencontre son homologue saoudien dans le sud du Maroc, afin d’évoquer un autre contrat portant sur la sécurisation des frontières terrestres du royaume wahhabite. Invité à discuter sous une tente, Pasqua en profite pour vanter à ses interlocuteurs, chefs de tribu, la qualité des chèvres corses!

Une affaire conclue dans un décor des Mille et Une Nuits

L’échec du voyage à Riyad ne fait qu’accélérer les négociations en coulisse. Le contexte pousse à l’urgence. L’élection présidentielle de 1995 approche. D’où l’interrogation d’aujourd’hui: et si le contrat Sawari II avait fourni l’occasion de récupérer des fonds pour la campagne du candidat Balladur?

Léotard multiplie les rendez-vous avec Bin Mussalam. Il le rencontre à sept reprises jusqu’à la signature du contrat, au Maroc, le 19 novembre 1994. Dans un décor de palais des Mille et Une Nuits, l’affaire est conclue, à l’issue d’un protocole solennel. Sans que l’on sache les raisons du revirement saoudien. Les Balladuriens ont-ils convaincu les Saoudiens que leur champion allait entrer à l’Elysée?

« Le contrat Sawari II était une grande victoire pour l’économie française », affirme Renaud Donnedieu de Vabres, alors conseiller politique de Léotard. Interrogé par L’Express, il se dit aujourd’hui « ulcéré » d’être mis en cause, alors qu’il tenait un rôle purement politique dans les discussions. « Ce n’est pas moi qui ai signé les contrats, précise-t-il. Et tout se décidait au niveau interministériel. Mais, moi, j’ai l’honnêteté de dire que j’ai rencontré ces gens sans me cacher au ministère de la Défense. »

Il n’empêche que les conditions de ce happy end interpellent. Car le montant des commissions réclamé par les intermédiaires dépasse largement la norme. On évoque pas moins de 18 % du contrat, quand les taux habituels dépassent rarement 10 %. Autre particularité: les Français exercent une forte pression sur les Saoudiens, afin d’en obtenir un premier versement, sur lequel sera prélevée une partie de la rémunération des intermédiaires. Une troisième bizarrerie retient l’attention: après la signature de novembre 1994, des rencontres se poursuivent jusqu’à la veille de l’élection présidentielle.

A Riyad, on critique la gourmandise des intermédiaires

Le 7 mai 1995, les Français choisissent Jacques Chirac. Au ministère de la Défense, Léotard fait ses cartons. Passation de pouvoir oblige, il converse un moment avec son successeur, Charles Millon. Celui-ci s’étonne de sa fébrilité et remarque que « Léo » ne lui parle que du contrat saoudien. Quinze jours plus tard, le président Chirac charge son ministre d’enquêter sur les soupçons de rétrocommissions illégales qui auraient alimenté les caisses de Balladur.

Charles Millon se rend à Riyad en octobre 1995 pour s’entendre reprocher de la bouche de son homologue saoudien la gourmandise des intermédiaires du contrat. Le dignitaire aurait ajouté ironiquement que, si lui, dans un système féodal, avait à payer ses tribus, il ne comprenait pas ce que les gens en France faisaient de tout cet argent.

Au cabinet Millon, un jeune conseiller, Marwan Lahoud, est chargé des investigations et identifie une série d’anomalies. Très vite, sa conviction est faite, comme il l’a expliqué le 13 décembre au juge Van Ruymbeke. « Vers l’été 1996, j’ai compris le caractère inhabituel de ce réseau supplémentaire. Il vient de ce qu’il est rajouté à la dernière minute, qu’il n’est pas validé et que les profils de paiement ne sont pas conformes au profil de paiement du client. » En clair, les Saoudiens ne procèdent pas de cette manière dans les autres contrats.

En juillet 1996, après une visite officielle en Arabie saoudite, Jacques Chirac ordonne de cesser les paiements aux intermédiaires. Selon une lettre révélée par l’hebdomadaire Le Point, ceux-ci ont déjà encaissé près de 53 millions d’euros sur l’ensemble des contrats passés avec Riyad. Quelle a été la destination réelle de ces sommes d’argent? Ont-elles un rapport avec l’achat du siège du Parti républicain via le Fondo?

L’un des bénéficiaires n’est plus là pour en répondre aux juges. Ali bin Mussalam est décédé à Genève en juin 2004 des suites d’une maladie respiratoire. Le cheikh était alors en disgrâce à la cour de Riyad. Il était aussi visé par une enquête américaine sur une banque suisse de Lugano suspectée de financer le terrorisme islamiste. Mais les deux autres intermédiaires sont susceptibles de répondre aux juges, dont l’objectif est dorénavant d’identifier des bénéficiaires français d’éventuelles rétrocommissions. Ce qui constituerait une véritable affaire d’Etat.

 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/26/karachi-m-takieddine-reconnait-avoir-finance-la-campagne-de-m-balladur_3436674_3224.html

Karachi : M. Takieddine reconnaît avoir financé la campagne de M. Balladur 

L’homme d’affaires au cœur du volet financier de l’affaire Karachi a reconnu avoir remis 6 millions de francs (1 220 000 euros) à Thierry Gaubert, lors de trois voyages à Genève fin 1994.

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Publié le 26 juin 2013 à 09h38 – Mis à jour le 26 juin 2013 à 12h54Temps de Lecture 5 min.

 

L'homme d'affaires, soumis en France à un strict contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le pays, aurait tenté de se procurer un passeport diplomatique de République dominicaine.
L’homme d’affaires, soumis en France à un strict contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le pays, aurait tenté de se procurer un passeport diplomatique de République dominicaine. AFP/JACQUES DEMARTHON

 

Ainsi donc, après des années de dénégations et de déclarations incohérentes, Ziad Takieddine a craqué. L’homme d’affaires au cœur du volet financier de l’affaire de Karachi a livré, jeudi 20 juin, les aveux que les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire n’espéraient plus.

L’intermédiaire d’origine libanaise a enfin admis ce que les investigations judiciaires – et journalistiques – avaient rendu évident, à savoir qu’il avait bien œuvré au financement occulte de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, via des rétrocommissions issues des juteux contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, dans lesquels le gouvernement du même Balladur lui avait concédé le rôle d’intermédiaire.

Placé en détention provisoire depuis le 31 mai pour avoir tenté de se procurer un « vrai-faux » passeport dominicain, sans doute destiné à lui permettre de s’enfuir, M. Takieddine, lâché par ses anciens amis balladuriens et sarkozystes, ne supporte pas son incarcération, ce qui explique sans doute son changement d’attitude.

Lire : « La détention de Ziad Takieddine est une ‘farce’ selon son avocat »

DES VALISES D’ESPÈCES

Alors, dans le cabinet de M. Van Ruymbeke, M. Takieddine a raconté dans quelles circonstances il avait rencontré, fin 1993, Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly puis au ministère du budget (entre 1994 et 1995), qui lui avait été présenté par Nicolas Bazire, à la fois directeur du cabinet du premier ministre Edouard Balladur et directeur de sa campagne présidentielle.

Selon M. Takieddine, M. Bazire l’aurait appelé en décembre 1993 pour l’informer qu’il allait être contacté par M. Gaubert, qu’il avait mandaté. Il s’agissait de préparer la visite de M. Balladur en Arabie saoudite, avec l’espoir de décrocher un contrat de vente de frégates, dit Sawari II, susceptibles de rapporter beaucoup d’argent à l’Etat français.

M. Gaubert présente à M. Takieddine son épouse, la princesse Hélène de Yougoslavie, son ami Philippe Smadja (qui sera mis en cause, comme M. Gaubert, dans l’affaire du « 1 % logement »), un proche de M. Sarkozy, Dominique Desseigne, l’associé de M. Gaubert en Colombie, Jean-Philippe Couzi ou encore Pierre-Mathieu Duhamel, futur directeur général des douanes françaises. C’est à cette date que l’épouse de l’intermédiaire, Nicola Johnson, sympathise avec Mme Gaubert. Les deux femmes, depuis, ont rompu avec leurs maris et les ont dénoncés aux juges.

Las, le voyage de M. Balladur à Riyad en janvier 1994 se révèle être un échec. Mandaté par les autorités françaises pour débloquer la situation, avec son associé Abdul Rahman El-Assir, M. Takieddine dit ne plus avoir eu de nouvelles de M. Bazire jusqu’à la signature du contrat Sawari II, le 24 novembre 1994. C’est juste après cette date que M. Bazire l’aurait recontacté pour lui dire que M. Gaubert avait un message à lui faire porter. Ce message est simple : Gaubert réclame 1,5 million de francs, afin de financer la campagne de M. Balladur. M. Takieddine accepte à condition qu’il les lui remette en cash à Genève, où M. Gaubert détenait lui-même des avoirs.

A Genève, les deux hommes retrouvent M. El-Assir qui avait préparé l’argent, en coupures de 500 francs, glissées dans une mallette remise à M. Gaubert. Selon M. Takieddine, cette remise de fonds s’apparentait à un « retour d’ascenseur » logique, le contrat Sawari II lui ayant rapporté une fortune. Dix jours plus tard, M. Gaubert vient trouver M. Takieddine pour lui demander « la même somme ». Après s’être assuré que M. Bazire était informé de cette nouvelle demande, M. Takieddine procède de la même manière : il prend rendez-vous à Genève avec MM. El-Assir et Gaubert, le second repartant avec une valise d’espèces d’1,5 million de francs.

D’après l’homme d’affaires, il y aura une troisième visite de M. Gaubert, qui va réclamer cette fois 3 millions de francs. « On doit boucler les comptes, il nous manque 3 millions et quelque », lui aurait dit M. Gaubert. Jugeant la demande excessive, M. Takieddine se rend dans le bureau de M. Bazire pour avoir confirmation. « M. Bazire m’a dit qu’effectivement, ce que m’a demandé Gaubert est vrai car ils avaient besoin de cet argent, mais que c’était la dernière fois. » Une nouvelle fois donc, via M. El-Assir, M. Takieddine va remettre une valise d’espèces à M. Gaubert.

DES SONDAGES PAYÉS PAR LES VENTES D’ARMES

Les révélations de M. Takieddine confortent les découvertes des juges sur les déplacements à Genève de MM. Gaubert et Takieddine, les retraits d’espèces suspects détectés à cette période, ou encore le témoignage de Hélène Gaubert, qui déclarait au Monde, le 26 septembre 2011, à propos de son mari : « Il m’a dit un jour qu’il allait chercher ces espèces en Suisse pour les remettre à Nicolas Bazire. »

M. Takieddine a également mis en cause François Léotard, ministre de la défense entre 1993 et 1995 et son conseiller Renaud Donnedieu de Vabres. Les deux hommes avaient imposé le duo Takieddine-El-Assir dans les contrats d’armement. « M. Donnedieu de Vabres représentait M. Léotard », a déclaré M. Takieddine qui a révélé qu’après l’élection de 1995, M. Donnedieu de Vabres lui avait demandé de l’aider à payer le loyer de son appartement parisien : « Je lui ai payé en cash allant jusqu’à des sommes entre 15 000 et 20 000 francs à chaque fois », a-t-il dit. L’intermédiaire assure avoir également « financé » une partie de l’installation de M. Donnedieu de Vabres à Tours, ainsi que sa campagne législative, en 1997. Au total, il estime lui avoir remis « un maximum de 250 000 francs » en liquide.

M. Takieddine a par ailleurs confirmé que le politologue américain Paul Manafort avait effectué des sondages au profit du camp Balladur, via M. El-Assir, donc payés par les ventes d’armes. « M. Manafort, a-t-il ajouté, ne m’a pas précisé [que cette étude] avait été payée par M. El-Assir mais je l’ai supposé », révélant à ce sujet l’existence de « contacts directs » entre MM. Bazire et El-Assir. Interrogé par Le Monde, Me François Esclatine, avocat de M. Gaubert, a déclaré : « Mon client conteste et s’expliquera devant le juge ». Me Frédéric Landon, l’avocat de M. Bazire, de son côté, a assuré que son client « conteste formellement ces allégations ».

Quant au défenseur de M. Takieddine, Me Francis Vuillemin, tout en dénonçant une « détention-pression », il reconnaît que ce que son client a dit est « énorme ». M. Takieddine sera prochainement confronté à MM. Gaubert et Bazire.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Collection_Blanche_(Gallimard)

Collection Blanche (Gallimard)

Page d’aide sur l’homonymie
Pour les articles homonymes, voir Collection Blanche.
170px-Camus23 dans Calomnie
L’Étranger d’Albert Camus, paru en 1942 dans la collection.

La « Collection Blanche » est la grande collection de littérature française des éditions Gallimard.

Elle apparaît en 1911, et se nourrit à ses débuts des publications issues de La Nouvelle Revue française, la marque « Librairie Gallimard » n’apparaissant, elle, qu’après juillet 19191. Depuis sa création, « la Blanche », qui tire son nom de la couleur crème de sa couverture, a édité 6 500 titres, dont 3 800 sont encore disponibles aujourd’hui.

Outre le logo « NRF » initialement dessiné par Jean Schlumberger, la charte graphique de cette collection — un liseré noir entourant deux liserés rouges — s’inspire des Éditions de La Phalange, avec son premier titre, L’Otage de Paul Claudel, publié le 26 mai 19111. Le premier imprimeur de cette collection fut un temps Verbeke, directeur de « The St. Catherine Press Ltd », installé à Bruges1. Les formats génériques évoluèrent très peu au cours des années, ce qui est un cas unique dans l’histoire de l’édition contemporaine française, bien que la couleur crème passât au jaune clair pelliculé brillant dans les années 1980.

Championne des prix littéraires2, elle a été récompensée de 1911 à 2011 par 32 prix Goncourt, 29 prix Femina, 15 prix Renaudot, 10 prix Médicis, 14 prix Interallié, 27 Grand prix du roman de l’Académie française et 4 prix du Livre Inter3.

Références

  1. Collection Blanche [archive], éditions Gallimard
 [masquer]

v · m
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Poche
Littérature et policier
Sciences humaines
Audio et bande dessinée
Anciennes collections
Périodiques
Éditions Denoël

 

Corruption : la polygamie devient suspecte chez les talibans afghans

C’est amusant, je racontais justement il y a peu de temps qu’à l’époque où je m’impliquais dans les activités d’AC ! (Agir ensemble contre le chômage, la précarité et les exclusions), un mouvement né en France en 1993 et sitôt récupéré par la LCR, j’avais rencontré plus d’un de ses militants tout près de se convertir à l’Islam uniquement pour la polygamie…

Je ne suis pas sûre que les talibans me lisent très régulièrement, quoique j’aie bien quelques visites en provenance de leurs montagnes de temps en temps.

En revanche, leurs potes du NPA (ou de la LCR, dont il se disait déjà depuis longtemps en 2004-2005 qu’elle était en bonne partie financée par l’Arabie saoudite) ou du blog des « déconnologues » (dont le taulier Pascal Edouard Cyprien Luraghi a longtemps vécu de trafic de drogue entre l’Afghanistan et la France et avait rejoint le mouvement AC ! dès ses débuts en 1994) me lisent toujours quotidiennement.

 

P.S. : Ah voilà, c’est ici que j’ai récemment évoqué les conversions à l’Islam pour la polygamie, mais sans donner trop de précisions :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/12/17/retour-sur-lannee-2020-de-pierre-jean-chalencon/

 

 

https://news-24.fr/les-talibans-interdisent-aux-dirigeants-davoir-plus-dune-epouse-parce-que-cela-coute-trop-cher-et-attire-les-critiques-des-ennemis/

Les talibans interdisent aux dirigeants d’avoir plus d’une épouse parce que cela coûte trop cher et attire les «  critiques des ennemis  »

Les talibans interdisent aux dirigeants d'avoir plus d'une épouse parce que cela coûte trop cher et attire les `` critiques des ennemis ''

LE chef des talibans a interdit aux dirigeants d’avoir plusieurs épouses parce que c’est « trop ​​cher et attire les critiques des ennemis ».

Des sources taliban ont révélé qu’ils avaient du mal à couvrir la «dot» après que les dirigeants aient eu jusqu’à quatre épouses à la fois.

En Afghanistan, au Pakistan et dans d’autres pays musulmans, la polygamie est toujours légale et les hommes peuvent avoir plusieurs épouses, mais doivent souvent payer de l’argent à la famille de la femme pour garantir sa main dans le mariage.

La nouvelle règle intervient alors que le groupe militant continue à avoir des discussions avec le gouvernement sur l’avenir de l’Afghanistan.

Des sources ont dit au BBC que les dirigeants talibans avaient fait part de leurs préoccupations au sujet d’allégations de corruption contre des membres qui tentaient de lever des fonds pour subvenir aux besoins de grands ménages.

La plupart des dirigeants sont mariés à plus d’une femme et le nouveau décret ne s’applique pas à celles qui ont déjà des mariages multiples.

Le décret de deux pages, publié par le chef taliban afghan, le mollah Hibatullah, n’interdit pas les deuxième, troisième ou quatrième mariages, mais prévient que de grandes sommes d’argent dépensées pour les mariages pourraient attirer les critiques.

« Si tous les dirigeants et commandants évitent la polygamie, ils n’auront pas besoin de s’impliquer dans des pratiques corrompues et illégales », indique le décret.

INTERDICTION DE MARIAGE

Dans une autre tournure déroutante, les nouvelles règles stipulent que les hommes non mariés peuvent avoir autant de mariages qu’ils le souhaitent.

La même règle s’applique aux hommes qui n’ont pas d’enfants, pas d’enfant de sexe masculin d’un précédent mariage, des hommes qui épousent des veuves ou s’ils ont assez d’argent pour subvenir aux besoins de plusieurs épouses.

Si les hommes qui ont déjà quatre épouses ou moins souhaitent continuer à se marier, ils doivent demander l’autorisation d’un supérieur direct.

Cela survient un mois après que quinze enfants et vingt autres ont été tués dans une explosion en Afghanistan.

L’incident s’est produit alors que les gens se rassemblaient pour un événement religieux dans la province orientale de Ghazni le 18 décembre.

Les rapports suggèrent que les explosifs avaient été dissimulés dans un véhicule, soit un pousse-pousse ou le side-car d’une moto, garé devant une maison.

S’adressant à la BBC, le chef du conseil provincial a déclaré que la cible de l’attaque était une unité de sécurité locale.

Il a ajouté qu’elle avait été menée par les « ennemis de l’Afghanistan ».

 

 

https://www.ouest-france.fr/monde/afghanistan/afghanistan-le-chef-des-talibans-tape-sur-la-polygamie-7122879

Afghanistan. Le chef des talibans tape sur la polygamie

 

Selon lui, elle coûte trop cher et nuit à l’image des dirigeants du mouvement islamiste afghan. Du pur opportunisme politique.

Hibatullah Akhundzada, le chef suprême des talibans afghans.
Hibatullah Akhundzada, le chef suprême des talibans afghans. | DR

 

Ouest-France Patrick ANGEVIN. Publié le 19/01/2021 à 07h15

La fatwa que vient de publier le mollah Hibatullah Akhundzada a de quoi surprendre. Sur deux pages, le chef suprême des talibans afghans rappelle que si le Coran autorise la polygamie, dans la limite de quatre épouses, il ne permet pas n’importe quoi, comme dépenser des sommes extravagantes dans les dots aux familles des épousées ou dans des cérémonies de mariage XXL.

Le mollah Hibatullah vise clairement les leaders du mouvement. « Si tous les dirigeants et commandants évitent la polygamie, ils n’auront pas besoin de s’impliquer dans des pratiques corrompues et illégales », indique la fatwa. D’autant plus étonnant (ou hypocrite) que la quasi-totalité d’entre eux ont déjà plusieurs épouses, selon une pratique très répandue dans l’ethnie pachtoune dont ils sont presque tous issus.

Une réponse à la grogne

Très loin d’une évolution sur le statut des femmes, la fatwa est une réponse à la grogne qui monte dans les rangs du mouvement fondamentaliste en guerre contre le pouvoir à Kaboul et qui contrôle une bonne partie du pays. Après vingt ans de conflits, des combattants « de base », qui vivent de pas grand-chose, ont du mal à admettre le train de vie luxueux des chefs et de leurs pléthoriques familles.

Des commandants talibans auraient payé jusqu’à huit millions d’afghanis (85 000 €) pour une épouse, avec des fonds provenant de la corruption et du racket. Pour le mollah Hibatullah, il est temps de mettre le holà. Après tout, les talibans, qui négocient au Qatar avec le gouvernement de Kaboul, estiment leur retour au pouvoir inévitable avec le retrait annoncé des derniers soldats américains. Et s’ils se moquent de l’avis de l’Occident, ils doivent, comme n’importe quel mouvement politique, écouter leur population.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Taliban

Taliban

Taliban
طالبان
Image illustrative de l’article Taliban

Idéologie Islamisme deobandi1,2
Pachtounwali3
Nationalisme religieux
Objectifs Établissement puis rétablissement de l’Émirat islamique d’Afghanistan et instauration de la charia
Statut Actif
Fondation
Date de formation Septembre 1994
Pays d’origine Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan Drapeau du Pakistan Pakistan
Actions
Mode opératoire Attentats-suicides, véhicules piégés, attaques armées
Zone d’opération Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan
Drapeau du Pakistan Pakistan, Régions tribales
Période d’activité 1994-aujourd’hui
1994-1996 (groupe armé)
1996-2001 (au gouvernement)
2001-aujourd’hui (groupe armé)
Organisation
Chefs principaux Mollah Omar (mort en 2013)
Akhtar Mohammad Mansour (mort en 2016)
Haibatullah Akhundzada
Membres 60 0004,5
Groupe relié Tehrik-e-Taliban Pakistan, Al-Qaïda
Répression
Considéré comme terroriste par Russie, Canada, Kazakhstan, Émirats arabes unis, Ligue arabe, Afghanistan
Guerre d’Afghanistan (1992-1996)
Guerre d’Afghanistan (1996-2001)
Guerre d’Afghanistan (2001-2014)
Conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan
Guerre d’Afghanistan (depuis 2015)
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Les talibans6 (طالبان [ṭāliban], « étudiants » ou « chercheurs ») sont un mouvement fondamentaliste islamiste se faisant appeler Émirat islamique d’Afghanistan et qui s’est répandu en Afghanistan et au Pakistan depuis octobre 1994. Le mouvement a mené une guerre contre le gouvernement de l’État islamique d’Afghanistan, notamment à partir de 1994 jusqu’à la prise de Kaboul en 1996 où les talibans instaurent le régime de l’Émirat islamique d’Afghanistan, avec à sa tête Mohammad Omar.

L’organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes de la Russie7, du Canada8, du Kazakhstan9 et des Émirats arabes unis10.

Les talibans ne peuvent toutefois pas être considérés comme appartenant à une même organisation. Il existe en effet de nombreuses mouvances, plus ou moins liées, et celles-ci ne mènent pas toujours le même combat. On distingue parfois les talibans « afghans » se battant contre les forces internationales et nationales dans la guerre d’Afghanistan, et les talibans « pakistanais », opposés aux autorités pakistanaises dans le conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan11.

Étymologie

Taleb désigne en pachto un étudiant en théologie dans une madrasa (université théologique musulmane). Le mot vient de l’arabe, avec le même sens. On parle aussi de « talibé » dans certains pays d’Afrique de l’Ouest : Mali, Guinée, Niger, Bénin, Togo et Ghana au sud, de la Côte d’Ivoire au sud-ouest, et au Sénégal12.

Par ailleurs, le sens du terme a été étendu pour définir toute forme d’extrémisme ou d’intégrisme.

Origine

Durant la guerre contre les Soviétiques, des millions de jeunes Afghans sont éduqués dans les madrasas de la zone tribale pakistanaise, implantées par le parti religieux Jamiat Ulema-e-Islam (JUI)13. Ils y sont fortement influencés par une école de pensée, l’école deobandi, qui prône le retour à « un islam juste et respectant les principes islamiques ». En particulier, « l’une des madrasas ouverte par une faction dissidente du JUI, la madrasa Dar ul-Ulum Haqqania, forme une grande partie de la future direction talibane (le mollah Omar n’a cependant jamais étudié au Pakistan). […] À côté d’un islam deobandi extrême, l’idéologie talibane intègre un autre fondamentalisme, le wahhabisme issu d’Arabie saoudite, mais aussi des éléments purement pashtouns comme le Pashtunwali », le code tribal des Pachtounes14.

Les chefs de guerre se déchirent pendant et après l’occupation de l’Afghanistan par l’URSS. Les talibans, eux, sont des « néo-fondamentalistes ». Ils veulent d’abord réislamiser les mœurs, la justice, les êtres humains. La forme de l’État n’a pas d’importance pour eux à la condition de respecter la loi divine. Et seuls ceux qui l’ont étudiée, c’est-à-dire les talibans, sont à même de l’expliquer et d’en assurer le respect.

C’est pour cela qu’ils déclarent dans leurs premières années qu’ils ne veulent pas le pouvoir politique. C’est aussi pour cela qu’ils attachent tant d’importance à tout ce qui touche à la vie quotidienne, publique ou privée.

Durant les premières années de leur prise de pouvoir, les talibans jouissent d’un réel soutien populaire, surtout, mais pas uniquement, de la part des populations pachtounes du Sud et de l’Est. Les Afghans sont fatigués de leur guerre avec l’URSS et des exactions des chefs de guerre qui ensanglantent le pays, et beaucoup accueillent volontiers ces religieux qui amènent l’ordre et la sécurité. Les contraintes morales ne changent, en fait, pas grand-chose dans les campagnes où les femmes portent déjà la burqa, et où, dans leur très grande majorité, elles ne travaillent ni ne vont à l’école.

De 1994 à fin 1997, les talibans profitent aussi d’un soutien moral, sinon financier et militaire, de la part des services secrets pakistanais, dans une relative indifférence internationale. La présence sur le territoire afghan, à partir de 1996, d’Oussama ben Laden, qui a déclaré haut et fort qu’il allait, entre autres, s’attaquer aux États-Unis par tous les moyens, change la donne. Ben Laden avait déjà eu l’occasion de rencontrer le ministre taliban aux frontières, Djalâlouddine Haqqani, en 1986, lors du programme afghan de la CIA15.

Une situation complexe

Il existe en Afghanistan principalement quatre peuples : les Tadjiks, les Ouzbeks, les Hazaras (d’origine mongole, mais parlant un dialecte persan et à majorité chiite), et les Pachtounes. Les Ouzbeks sont présents au nord ainsi qu’en Ouzbékistan, les Tadjiks parlent une langue iranienne et sont en majorité sunnite, vivant dans l’Ouest, le Nord-Est et au Tadjikistan. Les talibans sont issus majoritairement des Pachtounes, estimés à 15 millions d’habitants. Le « noyau dur » du mouvement vient des tribus pachtounes du Sud, qui ont fourni une grande partie des réfugiés au Pakistan. Selon leurs vicissitudes, les talibans obtiendront, puis perdront le soutien de la plupart des chefs tribaux pachtouns.

En 1980, les Soviétiques envahissent l’Afghanistan dans le but, selon certains, de rallier ce pays au bloc soviétique, pour d’autres, de répondre, à ses frontières, au soutien actif des États-Unis d’Amérique aux moudjahidines luttant contre le régime communiste de Kaboul. L’ancien conseiller à la sécurité nationale américain du président Carter, Zbigniew Brzezinski, confirmera par la suite16 que les États-Unis ont aidé les opposants quelques mois avant l’invasion soviétique.

La guerre civile au temps des talibans

Corruption : la polygamie devient suspecte chez les talibans afghans dans AC ! Brest 220px-Afghanistan_en_1996
Territoires contrôlé par les parties en conflit en 1996.

La naissance du mouvement

À l’origine, les talibans sont les élèves des écoles religieuses deobandi créées dans les camps de réfugiés au Pakistan. Lors du retrait soviétique, ils étendent leur activité sur le territoire afghan. Ils fournissent quelques volontaires aux moudjahidines, mais ne jouent encore qu’un rôle effacé. Selon la tradition du mouvement, c’est en 1994 que le mollah Omar et ses élèves prennent les armes pour protéger la population locale, à la suite de deux agressions : le viol et le meurtre de deux jeunes filles par un chef de bande, puis la mort d’un jeune homme disputé entre deux chefs de bande. Ils reçoivent le soutien de l’ISI pakistanaise et de la puissante corporation des camionneurs, qui font appel à eux pour mettre fin au banditisme sur la route qui relie le Pakistan à l’Asie centrale17.

La montée des talibans

Les talibans deviennent une force conséquente en octobre 1994. Ils s’emparent de Kandahar et saisissent un important stock d’armes appartenant au chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar. Ils prennent, en quelques mois, le contrôle de la moitié sud du pays. En février 1995, ils sont à Maydan Shahr à une vingtaine de kilomètres au sud de Kaboul, et à une centaine de kilomètres d’Hérat dans l’Ouest. Les talibans ayant défait le Hezb-i-Islami dans le Lôgar et tué Mazari, le chef hazara du Hezb-i-wahdat, Ahmad Shah Massoud, chef tadjik du Jamiat-Islami, en profite pour prendre le contrôle total de Kaboul. La capitale est détruite à 40 %18 par les combats de la guerre civile.

Hérat est prise en septembre 1995, Kaboul le 27 septembre 1996 et les talibans en profitent pour tuer l’ancien président communiste Mohammed Nadjibullah qui avait trouvé refuge dans une maison de l’ONU depuis sa destitution. Le mollah Omar, chef des talibans, devient de facto le nouveau chef d’État sous le titre de commandeur des croyants. Le régime politique mis en place par les talibans prend le nom d’Émirat islamique d’Afghanistan.

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Manifestations anti-talibanes à Peshawar au Pakistan en 1998.

Mazar-i-Sharif est prise une première fois en 1997 mais cela s’avère être un piège dans lequel environ 3 000 talibans seront froidement massacrés, et lorsque les talibans reprennent Mazar en 1998, ils se vengent en massacrant, à leur tour, plusieurs milliers de Hazaras, hommes, femmes et enfants19. Ils exécutent également 10 diplomates et journalistes iraniens accusés d’espionnage, et l’Iran est sur le point d’entrer en guerre contre les talibans. L’Hazaradjat est alors presque encerclé et tombe après la chute de Bâmiyân en septembre 1998.

L’Alliance du Nord, rassemblement de frères ennemis mais unis contre les talibans, se désagrège alors. La plupart de ses chefs se réfugient à l’étranger et Ahmad Shah Massoud reste le seul dirigeant de l’alliance à résister depuis son fief montagneux du Pandjchir, d’où il garde le contrôle du Nord-Est de l’Afghanistan. Ailleurs dans le pays, seules quelques poches de résistance en Hazaradjat, sous le commandement de Khalili, continuent de harceler les talibans, provoquant vengeances, massacres de civils et une totale destruction de la ville de Bâmiyân et de ses alentours.

Les talibans défient les États-Unis et l’ONU

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Talibans à Herat en juillet 2001.

Au niveau international, le gouvernement taliban n’a été reconnu que par trois États : Pakistan, Arabie saoudite et Émirats arabes unis. Au contraire, la Russie, l’Inde, l’Iran et les républiques d’Asie centrale s’en méfient et soutiennent leurs adversaires.

Cependant, la Russie a des contacts diplomatiques avec les talibans. Zamir Kabulov, l’envoyé diplomatique russe en Afghanistan, affirme ainsi que le groupe taliban est une réelle force politique armée. Il assure aussi que la Russie fait pression sur les talibans pour les forcer à signer un cessez-le-feu national et mettre fin à la guerre20,21.

Le 20 août 1998, les États-Unis lancent des douzaines de missiles de croisière sur des camps d’entraînement présumés d’Oussama ben Laden, en représailles aux attentats contre leurs ambassades de Nairobi et Dar es Salam.

En 1999, suite aux exactions des talibans et leur connivence avec Al-Qaïda, le Conseil de sécurité des Nations unies met en place des sanctions et crée le Comité des sanctions contre Al-Qaida et les talibans le 15 octobre 1999.

Les talibans font dynamiter les deux bouddhas sculptés de Bamiyan en mars 2001, classés dans le patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le 9 septembre 2001 à Khwadja Bahuddin, Ahmad Shah Massoud est tué lors d’un attentat-suicide commis par Abdessatar Dahmane et Bouari El-Ouaer, deux islamistes d’origine tunisienne se faisant passer pour des journalistes munis de faux passeports belges.

Après les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center à New York dont la planification est attribuée à Oussama ben Laden, les États-Unis adressent un ultimatum aux talibans : ils réclament la livraison de tous les dirigeants d’Al-Qaida, la fermeture des camps terroristes et l’acceptation de missions d’inspection américaines[réf. nécessaire]. Les talibans proposent alors que Ben Laden soit jugé selon la loi islamique si les États-Unis apportent des preuves de sa culpabilité[réf. nécessaire], offre jugée « insuffisante » par les Américains[réf. nécessaire].

Le gouvernement des États-Unis forme une coalition mandatée par l’ONU. Des bombardements aériens intensifs, une offensive de l’Alliance du Nord encadrée par les Forces spéciales et les unités opérationnelles de la CIA, le ralliement à l’Alliance du Nord d’une grande partie des unités tribales pachtounes, entraînent la chute du régime. Le pouvoir taliban s’écroule en quelques jours début novembre 2001. Le mollah Omar, encerclé dans Kandahar, parvient à échapper aux recherches.

Après quelques mois de transition, une Loyah Jirgah investit Hamid Karzai.

La vie sous les talibans

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Statue de Bouddha à Bamyan, avant sa destruction par les talibans.

Le régime imposé par les talibans fut fondé sur un respect strict et littéral de l’islam, particulièrement rigoriste. La culture de l’opium est réduite mais les zones contrôlées par les talibans poursuivent une faible partie de leur production, environ 35 tonnes en 2001 selon le PNUCID (Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues)22 malgré l’interdiction de culture décrétée par le mollah Mohammed Omar en l’an 200023. C’est un faible chiffre si on le rapporte aux 150 tonnes d’opium produits cette même année 2001 dans le Badakhshan, province sous contrôle de l’Alliance du Nord (total de 180 tonnes), aux 3 276 tonnes produites l’année précédente, en 200024, et aux 8 200 tonnes produites en 200725.

L’Afghanistan vivait alors sous la domination de 30 000 à 40 000 talibans, motivés par un retour à la pureté originelle de l’islam. Le « ministère pour la promotion de la vertu et la répression du vice » contrôle tous les aspects de la vie des Afghans.

Certaines régions du Pakistan ont été également soumises aux talibans, notamment la vallée de Swat de 2007 et jusqu’à début 2009.

De fortes restrictions

Le théâtre, le cinéma, la télévision, et les ordinateurs étaient interdits ; la possession d’appareils photographiques et de magnétoscopes devint illégale. Le ministère de l’Information interdisait aux journalistes étrangers de parler aux femmes, de prendre des clichés et de se promener seuls26. Un seul hôtel était ouvert aux reporters occidentaux dans Kaboul. Dans les écoles, la moitié du temps était consacrée à la religion. Les cours de sports et d’art furent éliminés des programmes scolaires[réf. nécessaire]. Les talibans brûlaient les instruments de musique et les cassettes, frappaient et emprisonnaient les musiciens, interdisaient la danse. La boxe, comme beaucoup d’autres sports, était prohibée27. Certains jeux basiques, comme les échecs ou le billard étaient également prohibés28. Chaque jour, la radio des talibans énumérait de nouveaux interdits : peindre en blanc les vitres des maisons pour ne pas voir les femmes à l’intérieur, expéditions punitives pour casser les téléviseurs, magnétoscopes, déchirer les photographies de famille. Les autorités faisaient également vérifier que l’on n’écoutait pas de musique dans les maisons ou au cours des mariages29. Les systèmes médicaux et scolaires furent dédoublés en fonction du sexe, tout en donnant la priorité aux hommes[réf. nécessaire]. Toute représentation humaine était illégale, même pour les poupées des petites filles30. Au nom de l’iconoclasme, les talibans dynamitèrent les statues de bouddhas géants de Bamiyan, vieilles de quinze siècles. Ils détruisirent, dans les collections archéologiques du musée national afghan de Kaboul, tout ce qui portait des représentations humaines ou animales et firent des autodafé des 55 000 livres rares de la plus vieille fondation afghane et détruisirent plusieurs autres bibliothèques publiques et privées31.

La charia devint la base du droit afghan. Notamment, l’amputation et la lapidation furent parmi des peines appliquées sous les talibans. Les relations sexuelles hors mariage étaient prohibées et punies de 100 coups de fouet26. La diffusion d’idées « non-musulmanes » était également prohibée. En 2001, les minorités hindoues devaient porter un signe distinctif32, un morceau d’étoffe jaune33. Les homosexuels étaient condamnés à mort : on faisait s’écraser sur eux un mur, et on utilisait un bulldozer pour achever la peine[réf. à confirmer]30.

Condition des femmes et des hommes

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Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2015).
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Taliban châtiant publiquement une femme à Kaboul le 26 août 2001.

Les femmes sont exclues du marché de l’emploi. Elles doivent être entièrement couvertes par le vêtement traditionnel, le tchadri, et ne peuvent quitter leur maison qu’accompagnées de leur mari ou d’un parent proche. Le tchadri est une sorte de tente plissée et opaque, sur laquelle est découpée une grille brodée à la hauteur des yeux. Les musulmans doivent se raser le pubis et les aisselles, par mesure d’hygiène34. Ils doivent également se brosser les dents régulièrement (l’idéal étant cinq fois par jour avant chaque prière obligatoire). Les hommes n’ont pas le droit d’avoir des relations charnelles en dehors du mariage, ce qui les oblige à prendre les responsabilités de leurs actes en assurant un contrat officiel entre les deux partenaires. Le mari est obligé de pourvoir aux besoins de son épouse et de ses enfants ; il est strictement interdit pour lui de les abandonner sans subvenir à leurs besoins tant qu’il en a les capacités. Dans le cas où il est trop pauvre pour nourrir sa famille, il peut demander à bénéficier de la zakah, qui est un prélèvement obligatoire pour tout musulman qui en a les moyens, de 2,5 % du salaire pour le redistribuer ensuite aux plus pauvres de la société. Les hommes sont obligés d’aller à la mosquée le vendredi vers midi pour prier en congrégation, alors que les femmes ont le choix d’y aller si elles le souhaitent. Les femmes et les hommes jugés pour crimes d’adultère sont lapidés s’ils sont pris en flagrant délit par au moins quatre témoins dignes de confiance (qui sont connus pour dire la vérité et ne jamais mentir). Cette sentence qui concerne l’homme comme la femme implique d’être enterré jusqu’au cou et subir ensuite des jets de pierre jusqu’à ce que mort s’ensuive. La lapidation n’est pas mentionnée dans le Coran mais dans les hadiths, ce pourquoi elle est présente dans leur vision de la charia (littéralement « la voie qui mène à la source de l’eau »). La sentence de lapidation ne peut être prononcée sans la présence de quatre témoins oculaires de confiance témoignant avoir vu les deux personnes adultères en pleine action, ou bien lorsque les coupables témoignent contre eux-mêmes par quatre fois et demandent que la sentence soit appliquée (cela permet de se repentir de ce péché ici-bas et de ne pas souffrir des conséquences de cet acte après la mort). Pour les talibans ces mesures sont établies par l’ordre divin et on ne peut y passer outre dans l’islam.

L’enseignement secondaire était interdit aux filles, mais le régime fermait les yeux sur les écoles privées et clandestines35.

Au Pakistan, dans la vallée de Swat, qui a été soumise au TNSM en 2008, les hommes s’opposant à certaines règles étaient décapités, et à Mingora, les corps devaient reposer sur la place principale afin d’être visibles de tous36.

Les talibans après 2001

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Prospectus visant à inciter la population à dénoncer les talibans auprès des autorités.

Forces talibanes et alliées

Organisation politique

Les forces talibanes sont théoriquement dirigées par le mollah Omar et un conseil de direction nommé Rahbari Shura mis en place en 2003. Ce conseil était, à l’origine, composé de dix hommes : Akhtar Mohammad Osmani, Akhtar Mohammad Mansour, Djalâlouddine Haqqani, Hâfez Aboul Madjid, Saif-ur Mansour et les mollah Dadullah, Mohammad Rasoul, Beradar et Abdorrazzaq Nafez37. Le mollah Omar y dispose également d’un représentant permanent en la personne de l’ancien ministre de la Défense, Obaidullah Akhound38. Sa position est également renforcée par le fait que les principaux chefs de l’islamisme international le reconnaissent comme chef de leur résistance en Irak et en Afghanistan38. Cependant, dans les faits, le commandement passe par l’envoi d’émissaires, diplomatiques ou militaires, aux différents groupes de guérilla39.

Ce conseil de direction voit sa composition évoluer en fonction des pertes (Akhtar Mohammad Osmani, le mollah Dadullah par exemple) et surtout des nouvelles nominations. En effet, il passe de dix à douze membres, puis à dix-huit et enfin trente-trois40. Cette extension montre les besoins d’équilibre et d’organisation face à l’expansion de la guérilla.

En octobre 2006, un second conseil a été mis en place, toujours par le mollah Omar. Il se nomme Majlis al-Shura et se compose de treize membres, tous déjà présents dans le Rabhari Shura. Les attributions de ce conseil sont cependant encore mal connues40.

La dernière structure de direction mise en place par la guérilla talibane est un gouvernement « de l’ombre » dont les pouvoirs sont aussi peu connus40. Il semblerait que Haji Obeidullah y joue le rôle de ministre de la Défense et que le mollah Abdul Ali y soit ministre des questions religieuses40.

Depuis 2005, les talibans ont aussi multiplié les contacts avec les seigneurs de guerre afghans et ont noué une alliance contre le gouvernement Karzaï avec deux importants groupes, hostiles l’un vis-à-vis de l’autre, mais en lutte contre les Américains et le nouveau gouvernement. Ces groupes sont le Hezb-e-Islami de Hekmatyar et le groupe ultraorthodoxe dirigé par Mohammed Younès Khalid38.

Organisation militaire

À la fin de l’année 2008, les forces de la guérilla sont organisées selon trois grands fronts actifs se recouvrant partiellement et disposant de bases arrières au Pakistan41 :

  • Front nord recouvrant les provinces du Nourestân, de Kounar, de Nangarhâr, de Laghmân et une partie de celle de Kâpîssâ. Les mouvements présents sont le Hezb-e-Islami Gulbuddin, le Hezb-e-Islami Khalis, le Tehrik-e-Taliban Pakistan et Al-Qaïda41.
  • Front central recouvrant également les provinces de Kunar et de Nangharar mais s’étendant aussi aux provinces de Khost, de Paktika et de Paktia. Les mouvements présents sont les forces de Haqqani et Al-Qaïda41.
  • Front sud, le plus étendu, est mené par les talibans et Al-Qaïda. Il recouvre les provinces du Sud (Nimroz, Helmand, Kandahar, Zaboul et d’Ourouzgan), de l’Est (Nouristan, Laghman et Nangharar) et la région de Kaboul (Parwan, Kapissa, Logar, Ghazny et Wardak)41.

De plus, il existe à la même période des fronts plus limités autour des principales villes du Nord du pays :

  • à 50 km au sud d’Hérat41 ;
  • autour de Maymana41 ;
  • autour de Mazar-e-Charif41 ;
  • autour de Baghlan41 ;
  • autour de Faizabad41.

Le commandement militaire des talibans se divise en quatre zones (Kaboul, Sud, Sud-est et Est) sous la direction d’un commandement général42. Les commandements de zone incluent des commandements de province et de district43.

Sur le terrain, les groupes de la guérilla comprennent généralement de cinq à cinquante hommes43. Les commandants de ces unités peuvent recruter des combattants locaux non membres d’un autre groupe44. Cette dernière règle permettant d’éviter les frictions entre groupes et l’émergence de grands groupes semi-autonomes dont le chef pourrait s’ériger en seigneur de guerre44. Les communications sont assurés par des messagers44. Les téléphones satellitaires ont été utilisés en début de conflit mais ont été rapidement abandonnés vu la maitrise américaine en matière d’écoute44. En mai 2008, selon les estimations du gouvernement afghan et de la coalition, environ 20 000 combattants talibans avaient été tués et environ 1 000 faits prisonniers45.

La guérilla des Talibans a conduit à la mort, plus de 3 432 soldats de l’ISAF, 13 700 soldats gouvernementaux afghans46 et 1 143 employés de compagnies militaires privées47.

Évolutions du programme politique des talibans

Depuis leur défaite de 2001, le mouvement taliban a dû reconsidérer une large partie de ses orientations politiques. Ces évolutions sont principalement imposées par les contraintes de la guerre contre la Coalition et le gouvernement central qu’elle soutient. Cependant, des évolutions notables sont à signaler autant l’échelle du pays qu’à celle de la vie quotidienne des habitants.

Les talibans ont notamment revu leur position concernant la culture du pavot dont ils sont devenus défenseurs48. Ils protègent aussi désormais la vie rurale48.

Les autres évolutions les plus spectaculaires affectent la vie quotidienne et les restrictions imposées lorsque les talibans étaient maîtres de Kaboul (1996-2001). Ainsi, lors de la prise de Musa Qala de 2006 à 2007, la guérilla talibane a renoncé au port obligatoire de la barbe, à l’interdiction de la musique et à celle du cinéma48. Le cinéma et la musique, longtemps considérés comme idolâtres, sont désormais très largement utilisés par tout le mouvement, notamment dans ses films de propagande ou d’instruction48.

Chronologie

Dans la capitale, Kaboul, la vie est normalisée et relativement calme. Le reste du pays est aux mains de groupes tribaux ou de seigneurs de la guerre formellement soumis au gouvernement légal, mais parfois très indépendants. Certaines zones rurales du Sud pachtoune, surtout le long de la frontière avec le Pakistan, restent sous la domination des talibans.

Depuis août 2006, les actions violentes des talibans ont redoublé au sud du pays (ville de Kandahar et sa région), entraînant, en réponse, de vastes opérations de l’Armée nationale afghane et des contingents de l’OTAN pour les contrer.

Financement

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Les talibans pakistanais

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Slogan du TNSM en 2007.

Les zones tribales pachtounes du Pakistan, qui servaient depuis longtemps de base arrière aux talibans afghans, ont vu émerger des mouvements islamistes pakistanais dont le Tehrik-e-Nifaz-e-Shariat-e-Mohammadi (TNSM) et le Mouvement des talibans du Pakistan (le Tehrik-e-Taliban Pakistan, TTP). Le TNSM a occupé la vallée de Swat d’où l’armée pakistanaise s’efforce de le déloger depuis mai 2009. L’armée a ensuite attaqué le TTP au Waziristan du Sud. Ces deux dernières opérations militaires constituent un tournant dans la stratégie du gouvernement pakistanais.

Le chef du TTP, Baitullah Mehsud, mort lors d’une frappe aérienne américaine le 5 août 2009, a été remplacé par Hakimullah Mehsud depuis le 24 août 2009.

Le 1er novembre 2013, Hakimullah Mehsud trouve la mort dans une attaque américaine de drone à Mamouzai, près de Miranshah. Le 7 novembre, le mollah Fazlulla est mis à la tête de la mouvance. Ce dernier met fin à tout espoir de dialogue avec les autorités pakistanaises[réf. nécessaire].

Notes et références

  1. Patrick Porter, « Surprenante souplesse tactique des talibans en Afghanistan », Le Monde diplomatique, novembre 2009.

Voir aussi

Bibliographie

Filmographie

  • Le film Osama réalisé par Siddiq Barmak et qui défend la condition de la femme en Afghanistan et dénonce sa maltraitance sous le régime des talibans.
  • Le film L’Opium des talibans réalisé par Olivier Weber et François Margolin montre la vie quotidienne des disciples du mollah Omar et l’implication des talibans dans le narcotrafic (CBO : Olivier Weber (coauteur) [archive]).

Reportages vidéos

Articles connexes

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Affaire Karachi : début du procès de Balladur et Léotard, Joël Roma toujours pas entendu…

Et pourtant, lui, il sait…

Il sait tout depuis mon arrivée dans l’association AC ! Brest au mois de février 2004.

Même moi, à cette époque, j’étais encore bien loin de tout savoir.

Aujourd’hui toujours, d’ailleurs, il reste des tas de choses que j’ignore totalement, mais que lui a toujours sues depuis l’année 2004 au moins.

Il connaît toute ma vie mieux que moi, et sait surtout bien mieux que moi qui la dirige depuis que je ne peux moi-même plus rien maîtriser, et pourquoi et comment, mais c’est un secret qu’il s’honore de bien garder…

Il est comme ça, Joël, il ne trahit pas ses anciens chefs de la LCR de Brest, ou jamais tout à fait… même après s’être fait virer de leur parti comme un malpropre, en 2005, et avoir fini par passer carrément dans le camp adverse le plus radical, celui du Front national, après avoir appris tout comme moi en lisant en 2010 les écrits publics du mythomane et malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi nous concernant que nous aurions eu une liaison, et même qu’il m’aurait quittée parce que j’aurais eu un « trop gros cul » (sic).

Tout comme moi, il était aussi présenté à ses lecteurs par le scribouaillard totalement dément de son ancienne cheftaine Josette Brenterch comme un fou furieux très dangereux et bien connu de toute la ville de Brest et au-delà depuis des lustres – nous aurions paraît-il formé un couple d’enfer qui aurait cassé ou foutu en l’air des tas d’associations, entre autres choses, faire des misères à la Mère Sup de la LCR de Brest et à tous ses amis, notamment ceux du tribunal, étant aussi, bien entendu, de nos plaisirs favoris… enfin bref, toutes ces nouvelles inventions de Josette Brenterch, qui dès le printemps 2005 le dénonçait déjà calomnieusement à son parti en prétendant mensongèrement que nous aurions été « amants », l’avaient alors convaincu qu’il ne pourrait s’en venger qu’en ralliant ses pires ennemis supposés, ceux de l’extrême-droite, du Front national, où il était dès lors allé déballer tout ce qu’il avait sur le coeur au lieu de déposer plainte et tout raconter aux autorités judiciaires, en qui, en l’occurrence, il n’avait aucune confiance, sans aucun doute pour d’excellentes raisons.

Et pour cause…

Dès mon arrivée à AC ! Brest en 2004, donc, les chefs de la LCR de Brest s’étaient mis à organiser des réunions secrètes très très spéciales dont j’étais l’unique objet, dans le but de « briefer » à mon sujet tous les militants de leur parti qui seraient amenés à me rencontrer dans l’association AC ! Brest et les diverses structures militantes y étant fréquemment associées. Ils effectuaient ce travail sur la base d’un énorme dossier constitué notamment de faux grossiers destinés à me nuire ou me porter préjudice partout où ces documents étaient diffusés, mais aussi de dossiers médicaux, judiciaires et administratifs tous couverts par des secrets professionnels tels qu’il était bien évident qu’ils n’avaient pu les obtenir que de manière frauduleuse, et encore de transcriptions d’écoutes téléphoniques illégales pratiquées contre mes proches et moi-même depuis déjà plus de onze ans et attestant on ne peut plus clairement que tous ceux qui les détenaient commettaient à notre encontre des infractions pénales extrêmement graves.

Joël Roma avait commencé à m’en parler deux ans et demi plus tard.

Ses chefs de la LCR lui avaient en fait toujours donné des consignes pour me harceler et l’avaient exclu de leur parti à l’automne 2005 pour s’être montré beaucoup trop mou dans cet exercice à mon égard.

Depuis, il tentait de se racheter aux yeux de tous ses anciens camarades de l’extrême-gauche en me harcelant très méchamment, et ce faisant, me lâchait de plus en plus de bribes d’informations sur l’énorme dossier que possédaient sur mon compte ses anciens chefs de la LCR de Brest, et l’usage qu’ils en faisaient.

Comme, en réaction, je le pressais de questions bien légitimes, il finira par me raconter toutes les réunions secrètes qui étaient organisées à mon sujet, d’abord celles du « briefing » initial, puis toutes les autres, en cours de route, en fonction des évènements, et toujours sur ordre de la criminelle Josette Brenterch qui dirigeait déjà toutes les opérations de harcèlement et campagnes de calomnies associées dont j’étais victime, le tout ayant d’abord été conçu dans son imagination perverse.

Cependant, il a toujours refusé de m’informer complètement à ce sujet, préférant de très loin me harceler avec des allusions aux contenus du dossier hautement illégal de ses chefs de la LCR me concernant, consistant pour la plupart en sous-entendus qui sont toujours restés pour moi totalement incompréhensibles.

Il était toutefois clairement question de ma scolarité, de mes études (je n’aurais pas dû en faire), et par-dessus tout, de toutes mes années de travail comme ingénieur d’études en informatique (je n’aurais jamais dû travailler non plus, surtout comme ingénieur, un travail d’homme, et qui plus est des pires qui soient, ces individus étant tous des fous dangereux et atrocement méchants, comme l’écriront aussi à compter de juin 2010 sous la dictée de la même criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, deux autres de ses sbires parmi les plus dévoués, les cybercriminels Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu).

Une femme ingénieur… le valeureux militant de la LCR de Brest et donc non moins psychopathe Joël Roma, qui lui a toujours été connu et reconnu depuis sa plus tendre enfance comme un débile léger, en était extrêmement choqué.

D’après lui, toute ma vie, j’aurais « fait chier » tout le monde avec mon « intelligence reptilienne » (quelques débiles excessivement jaloux, oui, sans aucun doute, les criminels ou mafieux qui m’attaquaient sans relâche depuis les années 1990, dont ses chefs de la LCR et tous leurs sbires, oui, aussi, cela va de soi, et surtout durant ces années où, ayant déjà fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat de leur part, j’étais toujours en vie et continuais à leur donner du fil à retordre, mais tous les autres, très franchement, non, jamais).

Témoignent de ses propos de l’époque, pour l’exemple, les contenus du courrier électronique qu’il m’avait adressé le 25 août 2006 à 15h07 et dont copie ci-dessous (j’en ai seulement masqué mon nom).

Joël se moquait de moi en permanence. Plutôt que de répondre à mes questions concernant toutes ses allusions totalement incompréhensibles, il préférait en rajouter toujours plus, mais en fait, il s’agissait surtout de ses délires habituels concernant les ingénieurs et cadres, des idées fausses dans lesquelles ses camarades de la LCR de Brest l’avaient toujours entretenu depuis qu’il les avait rejoints dans ce parti, en 1999 : « prédateur », « les dents qui rayent le parquet », etc, etc…

Très clairement, il se vengeait aussi sur moi de tout ce qu’il avait subi de leur part pour ne m’avoir pas virée de l’association AC ! Brest dès 2004 ni par la suite, comme n’avait cessé de le lui ordonner Josette Brenterch.

Il m’en faisait porter la responsabilité en m’accusant mensongèrement de n’importe quoi et reniant ainsi ses propres décisions ou prises de position antérieures, alors qu’il savait depuis le début, comme il me l’expliquait aussi dans le même temps, que ma présence dans cette association était de toute façon LE problème de base, quels que fussent mes propos, actions ou agissements (lesquels étaient d’ailleurs, tous, systématiquement déformés, transformés et dénigrés par toujours la même Josette Brenterch qui n’en supportait strictement aucun), problème de taille s’étant étendu à compter de décembre 2004 à tous ceux qui comme lui refusaient d’obéir à cette femme en tout ce qu’elle en exigeait me concernant, et qui leur apparaissait à tous particulièrement choquant.

Je retiens toutefois, dans tout ce fatras de propos mensongers et délirants, ce « message » authentique :

« A plus tard peut-être XXXXXXXXXXX. Ho! que de questions; tu es de la DST?
Tiens, un message? »

 

En réalité, celle qui était constamment dans l’invective et la vengeance n’était autre que la criminelle Josette Brenterch, dont les complices qui me harcelaient et avaient tenté de me faire assassiner à plusieurs reprises en 1994 avaient de ce fait eu affaire à la DST…

Quoiqu’en disent certains, j’occupais quand même un poste assez sensible sur un très gros projet classé de la Défense nationale. Il était donc parfaitement normal que certaines autorités s’inquiètent de ce que j’y subissais. Mais pour la criminelle Josette Brenterch, qui s’est toujours considérée en tout et pour tout comme l’autorité suprême incarnée, non, pas du tout, comme toujours c’est encore elle qui aurait dû être écoutée et obéie par tous en tout ce qui me concernait, et comme toujours en cas d’échec dans ses entreprises criminelles à mon encontre, elle n’a par la suite jamais cessé de s’en venger.

Aussi, la vermine Joël Roma, qui notamment a toujours trouvé parfaitement normal que mes proches et moi-même soyons constamment violés dans l’intimité de nos vies privées par tous ses camarades militants, que ceux-ci constituent des dossiers hautement illégaux à notre sujet sur la base de leurs propres inventions calomnieuses et de toutes leurs écoutes illégales à notre encontre ainsi qu’en allant voler des documents confidentiels nous concernant dans différentes administrations, et encore qu’ils organisent à notre encontre tous les harcèlements qu’il connaît (il n’avait lui-même commencé à se rebeller en 2005 qu’après en être aussi devenu une cible) se montre particulièrement cruel et infecte à mon égard lorsqu’il m’accuse mensongèrement d’être responsable de mon isolement, alors qu’il sait pertinemment tous les moyens mis en oeuvre pour y parvenir par la criminelle Josette Brenterch et ses divers complices depuis les années 1990 : campagnes de calomnies monstrueuses avec accusations mensongères contradictoires (je suis simultanément ou alternativement accusée de tout et de son contraire auprès de personnes différentes), destinées à convaincre les uns et les autres, aux personnalités, sympathies et idées politiques diverses, parfois diamétralement opposées, que je ne suis fréquentable pour absolument personne, viols permanents de l’intimité de la vie privée, la mienne, mais aussi, du même coup, celles de toutes les personnes qui en font partie, ce qui est quand même assez dissuasif pour le maintien ou le développement de relations quelconques avec moi quand ces mêmes personnes ne peuvent ignorer ces viols dont elles sont également victimes et pâtissent aussi, leurs produits étant systématiquement mis en circulation parmi tous ceux qui nous connaissent ou que nous sommes amenés à rencontrer et qui bien évidemment sont toujours connus de mes harceleurs grâce à toutes leurs écoutes illégales à notre encontre, incitation de toutes ces personnes à diverses violences à mon encontre (même mes parents ont été à maintes reprises harcelés à cet effet), interdiction faite à toutes ces personnes de me parler ou de me fréquenter, et pour celles qui passent outre, menaces de mort quasi immédiates et représailles diverses…

Enfin, l’on notera qu’en 2006 ma profession bien connue d’ingénieur informaticien n’était pas encore remise en cause dans un délire similaire à celui du cybercriminel mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi à compter de juin 2010 : je m’inventerais une vie que je n’aurais pas eue…

 

 

Le 25/08/2006 à 15:07, roma.joel a écrit :
C’est là que réside tout le problème hélas; tu n’as toujours rien compris,et il est fort probable que tu ne comprendras toujours pas sans volonté avérée… Tu es pourtant un peu comme moi, et comme moi, tu te devrais de connaître tes points forts et faibles. Et si ton intelligence est harmonieusement répartie, compenser les défauts inhérents à ta vivacité d’esprit par de l’humanité de la rondeur « d’esprit », en un mot apprendre enfin à essayer de connaître l’autre et anticiper un peu mieux et ne pas  casser tout en avant première! Transformer un adversaire en ennemi là se trouve être la chose la plus dangereuse.  Dans le cadre d’AC! tu n’as pas pris le temps, ni le tact adéquat pour placer le sujet de ta prédilection « la Psychiatrie qui était un sujet légitime et pertinent de ta part », n’ était pas un sujet incongru, mais savoir composer est tout un art. Bon, j’ai rendez vous.
A plus tard peut-être XXXXXXXXXXX. Ho! que de questions; tu es de la DST?
Tiens, un message?
Joël
—– Original Message —–
From: XXXXXXXXXXXX
Sent: Friday, August 25, 2006 2:03 PM
Subject: Re: XXXXXXXXXXXXX ne comprends toujours pas…
Et maintenant, pourrais-tu m’expliquer d’où tu sors tout ça ? Qui t’a raconté tout ça ?
Qui, d’après toi, m’a « abandonnée sur le bord du chemin de la vie » ?
Qui ai-je bien pu « virer d’un revers de main après exploitation » ?
Invective et vengeance là où j’ai travaillé ? Peux-tu être plus précis ? Encore une fois, je ne sais pas du tout de quoi tu parles.
D’après toi, que s’est-il passé durant la période où je travaillais à Paris ?
Et avant, pourquoi dis-tu « on ne sait pas et on ne saura jamais » ? Que cherchez-vous à savoir ?
Quelles circonstances atténuantes pour quelle parole ? Je ne vois pas.
—– Original Message —–
From: roma.joel
To: XXXXXXXXXXXXXXXX
Sent: Friday, August 25, 2006 11:08 AM
Subject: XXXXXXXXXXXX ne comprends toujours pas…
XXXXXXXXXX,
Mes allégations n’ont pas pour but de te blesser pour rien surtout toi, mais comment dire les choses alors?  Tu es un prédateur, jolie soit, mais tu as les dents qui rayent le parquet! Je pourrai écrire des heures, rien que tu ne rentreras dans une option pourquoi pas concevable, puisque venant de moi. L’intelligence est la chose la mieux répartie dans le corps humain puisque quoi que l’on pense c’est toujours avec ce potentiel que l’on « juge, ou jauge qui est bien mieux adapté ». Tu as tout misé sur cette sphère « intellect »en oubliant que tu beignes dans une société où les qualités des gens sans posséder un gros Q I sont dotés pour nombres d’entres eux de qualités différentes mais non moins pertinentes, et jouissent d’une vision rationnelle et cohérente quant aux comportements de cadres quelques fois bien souvent déjantés. Ne fait pas l’innocente tu sais très bien de quoi je parle. Il est vrais que ces derniers ont une drôle de vie, ils emportent du travail à la maison en plus!
Qui est-ce que je fais chier avec mon intelligence « reptilienne » ?  Tous ceux qui t’ont abandonnés sur le bord du chemin de la vie, sans oublier ceux que tu as virés d’un revers de mains après exploitation. Il fut un temps je suppose où il ne devait pas bon être subalterne avec toi comme responsable d’une équipe ou à l’intérieur compétition oblige.
Qui ne me trouve pas « vivable » ? Uniquement toi ? Ou d’autres aussi ?        Regarde derrière toi et tu t’apercevras de l’immensité du désert. Rien qui ne pousse!
Quelle période pénible de mon existence ?            Tu n’as pas travaillé à Paris? Et avant on ne sait pas, et je pense qu’on ne le saura jamais…
Quelle « invective » ? Quelle vengeance ?                 Là où tu as travaillé »ce qui peut être légitime », mais qu’elle ténacité et quel gâchis par la suite. AC!  LCR  Fonctionnaires de tous grades. Et moi que tu places dans cette perspective puisque posant des questions, étant sceptique et ne cautionnant pas tout et n’importe quoi de ta part. C’est d’ailleurs comme cela que tu pratiques, quand une tête se lève pour sortir du rang et remettre en cause tes allégations, tu sors la kalachnikov et Pan!
Quelles circonstances atténuantes ?                    Pour ta parole, ainsi que ta vision que tu places au dessus de tout et qui ne souffre d’aucunes critiques « Politique et privée »
Je ne sais pas du tout de quoi tu parles. Pourrais-tu m’expliquer ?   Je me dois de reconnaître que pour faire l’andouille, tu n’es pas mal non plus! et que tu peux rivaliser dignement avec moi; Cela dit sans l’humour! cela ne t’es pas accessible du fait de ta déformation professorale. Il faut toujours faire coincé et ennuyeux au possible, cela donne l’air intelligent est-ce qu’il paraît. Les petits sont bien souvent teigneux et méchant parce qu’ils s’estimes être un outrage de mère nature, ce qui pour nous plus grand laisse de marbre.
Bisous petite, mais teigneuse XXXXXXXXXXXX!
Joël
                                                       ______________________________________________________________________________________
  »Pour ta gouverne » Le melon… J’ai la tête qui enfle au point de risquer un caillot! Quand même XXXXXXXXXXX, c’est vraiment nul et prétentieux au possible.

  Formule pédante, rien que cela en dévoile beaucoup sur une personne; Tu poses tes marques comme les bourrins! Les poils de l’intello!
XXXXXXXXXXX,
Si c’est ce que tu penses de moi, alors je te plaint, tu es bien seule dans ta tour d’ivoire à essayer de vivre en te servant de l’autre et de son humanité perfectible que tu n’as pas toi hélas!
La raison tu la connais!
Tu fais ch..r avec ton intelligence reptilienne, Tu ferais bien mieux d’être un peu plus conne, mais vivable.
 Isolée dans ta burka d’intello, tu ressasses une période pénible de ta vie en objectant de vivre ce qu’il te reste encore.
Redevient un être humain, et arrête de fantasmer sur le cœfficient de ton cortex il ne sert qu’a l’invective, et la vengeance.
Cesse de te trouver des circonstances atténuantes.
Pour l’adjectif de menteur, c’est celui qui dit qui est!
Joël qui te fais un bisous.
 —– Original Message —–

 

 

https://actu.orange.fr/france/affaire-karachi-balladur-devant-la-justice-pour-le-financement-de-sa-campagne-de-1995-CNT000001wuZsL/photos/edouard-balladur-le-11-fevrier-1995-lors-de-sa-candidature-a-la-presidentielle-f6a358fd227364fa35c4a26f81df8117.html

Affaire Karachi: Balladur devant la justice pour le financement de sa campagne de 1995

 

Edouard Balladur le 11 février 1995 lors de sa candidature à la présidentielle
Edouard Balladur le 11 février 1995 lors de sa candidature à la présidentielle
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© AFP, JOEL ROBINE

AFP, publié le mardi 19 janvier 2021 à 07h55

Y a-t-il eu financement occulte de la campagne malheureuse d’Edouard Balladur à la présidentielle de 1995 ? Plus de vingt-cinq ans après, l’ancien Premier ministre fait face mardi à la justice, dans ce volet de la tentaculaire affaire Karachi.

L’ancien locataire de Matignon (1993-95) est accusé d’avoir été derrière un système de rétrocommissions illégales sur d’importants contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan destinées à renflouer ses comptes de campagne dans une élection marquée par la guerre fratricide à droite avec Jacques Chirac.

Il doit être jugé jusqu’au 11 février devant la Cour de justice de la République (CJR) au côté de son ancien ministre de la défense François Léotard pour « complicité d’abus de biens sociaux », l’ex-Premier ministre comparaissant également pour « recel » de ce délit.

M. Balladur, 91 ans, sera présent à l’ouverture du procès, a assuré à l’AFP l’un de ses avocats, Félix de Belloy. « Il veut faire face à ses juges et répondre à leurs questions ». M. Léotard, 78 ans, qui a un temps fait savoir qu’il était malade, devrait finalement venir et « se défendre lui-même », ont indiqué des sources judiciaires.

Le dossier arrive devant la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour des infractions commises pendant leur mandat, sept mois après les sévères condamnations dans le volet non gouvernemental de la même affaire de six autres protagonistes, dont l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine et d’anciens proches des deux ministres.

Les proches d’Edouard Balladur ne pouvaient ignorer « l’origine douteuse » des fonds versés sur les comptes de la campagne de 1995, avait estimé le tribunal correctionnel de Paris en juin.

C’est donc maintenant à l’ancien Premier ministre de s’expliquer. Un versement surtout, interroge : 10,25 millions de francs (environ 1,5 million d’euros), en une seule fois et en liquide, juste après sa défaite au premier tour.

Le dépôt de l’argent – une majorité de billets de 500 francs – est concomitant avec des allers-retours de M. Takieddine à Genève. Ce dernier avait affirmé, avant de se rétracter, avoir remis des espèces à Thierry Gaubert (alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, et impliqué dans la campagne), sur demande de Nicolas Bazire, directeur de la campagne Balladur. Condamnés à des peines de deux à cinq ans de prison ferme en juin, ils ont fait appel.

- Dons et gadgets -

La défense de l’ancien Premier ministre, qui va plaider la relaxe et estime par ailleurs que les faits sont prescrits, a toujours rejeté la « thèse » d’un financement occulte, soutenant que cette somme provenait de la collecte de dons et de ventes de gadgets ou tee-shirts lors de meetings.

Devant les enquêteurs, Edouard Balladur a lui répété qu’il ne s’occupait pas de la logistique. « On ne me tenait pas informé de la dimension des sacs », avait-il balayé, rappelant que ses comptes avaient été validés – in extremis- par le Conseil constitutionnel en 1995.

L’accusation estime que le pouvoir politique a imposé, avant la présidentielle, à deux entités détenues par l’Etat qui vendaient sous-marins et frégates – la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI) et la Sofresa - un réseau d’intermédiaires « inutiles » dans ces contrats quasiment finalisés : le « réseau K », pour King en référence au roi d’Arabie Saoudite.

Et ce afin qu’ils reversent ensuite illégalement sur les comptes de campagne une partie de l’argent perçu.

Ces soupçons de rétrocommissions n’ont émergé que des années plus tard, au fil de l’enquête sur un attentat commis à Karachi, le 8 mai 2002. Il avait coûté la vie à 15 personnes, dont 11 Français travaillant à la construction de sous-marins pour la DCNI dans le port pakistanais.

L’enquête avait au départ privilégié la piste d’Al-Qaïda puis s’en était ensuite éloignée pour explorer les possibles liens – non confirmés à ce jour – entre l’attaque et l’arrêt du versement des commissions après l’élection de Jacques Chirac. Avant de privilégier à nouveau la piste islamiste, selon une note des renseignements de fin 2019. Cette enquête est toujours en cours.

Composée de trois magistrats et de douze parlementaires, la CJR se réunit pour la huitième fois seulement en vingt-huit ans d’existence. Au total, elle a prononcé trois relaxes, deux dispenses de peine et trois condamnations à du sursis.

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/affaire/affaire-karachi/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-affaire-karachi-et-le-proces-qui-s-ouvre-ou-sera-juge-edouard-balladur_4253085.html

L’article à lire pour comprendre l’affaire Karachi et le procès qui s’ouvre, où sera jugé Edouard Balladur

Article rédigé par

Affaire Karachi : début du procès de Balladur et Léotard, Joël Roma toujours pas entendu... dans AC ! Brest anne-brigaudeau-6ae5cb0f
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Publié le 19/01/2021 07:00 Mis à jour il y a 59 minutes
Temps de lecture : 12 min.
Edouard Balladur (à gauche), alors Premier ministre, se promène dans les rues de Paris, accompagné de son directeur de cabinet Nicolas Bazire, le 20 juillet 1994. (GERARD FOUET / AFP)
Edouard Balladur (à gauche), alors Premier ministre, se promène dans les rues de Paris, accompagné de son directeur de cabinet Nicolas Bazire, le 20 juillet 1994. (GERARD FOUET / AFP)

 

L’ancien Premier ministre comparaît à partir de mardi devant la Cour de justice de la République à Paris. Il est accusé de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995 via des contrats d’armement.

Un quart de siècle s’est écoulé depuis la présidentielle de 1995 et la guerre fratricide qui, à cette occasion, a opposé, à droite, Jacques Chirac et Edouard Balladur. Le premier est mort en 2019. A 91 ans, le second s’apprête à comparaître, à partir du mardi 19 janvier, devant la Cour de justice de la République, dans le volet financier de l’affaire Karachi.

L’ancien Premier ministre devra répondre, tout comme son ancien ministre de la Défense François Léotard, des accusations de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995. Tous deux sont jugés pour « complicité d’abus de biens sociaux » et, pour l’ancien chef de gouvernement, recel de ce délit.

Pourquoi parle-t-on d’affaire « Karachi » ?

Parce que ces accusations sont consécutives à l’enquête lancée après un attentat commis au Pakistan. Le 8 mai 2002, dans la ville de Karachi, 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN, basée à Cherbourg, et travaillant pour la Marine nationale) sont tuées dans un attentat à la voiture piégée contre le bus qui les transportait. Les Français venaient visiter le chantier où devait être construit l’un des trois sous-marins Agosta vendus par la France au Pakistan. L’attaque ne sera jamais revendiquée, les auteurs et les commanditaires n’ont toujours pas été identifiés.

Le premier juge antiterroriste chargé de l’affaire, Jean-Louis Bruguière, privilégie la thèse d’un attentat commis par le groupe terroriste Al-Qaïda. Mais en 2009, Marc Trévidic, qui lui succède, se penche sur une autre piste : celles des représailles. Les commanditaires de l’attentat auraient voulu se venger parce que des commissions promises par le gouvernement français dans le cadre des ventes d’armes n’auraient pas été versées. L’exécutif de Jacques Chirac, élu en 1995 à l’Elysée, aurait refusé d’honorer les promesses faites par l’équipe d’Edouard Balladur, le candidat vaincu. C’est ce qu’on a appelé le volet financier de l’affaire Karachi, qui va notamment être exploré par le juge Renaud van Ruymbeke.

C’est quoi, cette histoire de commissions sur des contrats d’armement ?

La justice va donc se pencher sur deux gros contrats d’armement conclus en 1994 par le gouvernement d’Edouard Balladur. L’un d’eux porte sur les trois sous-marins Agosta vendus au Pakistan pour quelque 830 millions d’euros, l’autre sur deux frégates militaires (le contrat dit « Sawari II ») vendues à l’Arabie saoudite pour trois milliards d’euros. Comme c’est autorisé à l’époque, des « pots-de-vin légaux » vont être versés « à des intermédiaires qui ont des réseaux dans le pays, afin de convaincre les bons interlocuteurs », explique Paris Match. Les sommes versées se comptent en dizaines de millions.

« En juillet 1994, expose encore l’hebdomadaire, alors que le contrat (avec le Pakistan) est presque bouclé, deux nouveaux intermédiaires sont imposés par le ministère de la Défense – soit le ministre François Léotard et son chef de cabinet Renaud Donnedieu de Vabres. Les deux hommes, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, ont déjà joué le même rôle pour le contrat de vente de frégates à l’Arabie saoudite (dit Sawari II) ».

Dirigée par un haut fonctionnaire, Dominique Castellan, la branche internationale de la DCN se voit dans l’obligation de recourir à ces deux hommes, qu’elle n’a pas choisis, alors qu’elle a l’habitude de ce type de contrats et dispose de ses propres intermédiaires.

Comment le nom d’Edouard Balladur est-il apparu dans cette affaire ?

Selon les enquêteurs, si Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir ont été imposés à la dernière minute comme intermédiaires, c’est pour contribuer au financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 via des « rétrocommissions ». La justice a étudié le rôle joué par les deux hommes, tous deux nés au Liban en 1950, et dont l’association a été surnommée le « réseau K » (« K » pour « Kingdom », le royaume, une allusion au contrat saoudien).

Au grand étonnement de la branche internationale de la DCN chargée des contrats, le duo d’intermédiaires va obtenir des conditions très avantageuses pour sa « mission ». Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir vont en effet « imposer de toucher 100% de leurs commissions à la signature de leur mission de consultance –ils en obtiendront finalement 85% après négociations dans l’appartement parisien de El-Assir », développe Mediapart. Or, cette rapidité de paiement est totalement « exceptionnelle », selon le site d’investigation.

Pour la justice, cette rapidité a une explication : une partie des pots-de-vin touchés par ces intermédiaires en 1994 devait ensuite revenir en France pour alimenter la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. Des doutes sur le financement de cette campagne sont d’ailleurs très vite mis au jour. Certes, après l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel valide les comptes de campagne balladuriens. Mais il s’étonne déjà d’importants dépôts en espèces effectués sur les comptes en question. Trois jours après le premier tour, 10,25 millions de francs sont versés en une fois au Crédit du Nord, « en quatre sacs de billets de 500 francs« . L’équipe Balladur expliquera que ces sommes résultent de collectes dans les meetings et de vente de tee-shirts et gadgets divers, sans convaincre les enquêteurs.

Pourquoi cette affaire est-elle jugée devant la Cour de justice de la République ?

Parce que la Cour de justice de la République (CJR) est seule habilitée à juger les ministres pour des infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions. Cette Cour est composée de trois magistrats du siège à la Cour de cassation et de 12 parlementaires (six députés, six sénateurs),

C’est donc elle qui jugera, du 19 janvier au 11 février, l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, qui a toujours assuré n’avoir été « informé de rien sur l’existence de commissions, de rétrocommissions », ainsi que son ancien ministre de la Défense François Léotard.

La procédure devant cette juridiction remonte à 2017. Le 29 mai de cette année-là, la CJR met en examen Edouard Balladur, puis, le 4 juillet, François Léotard. Le 30 septembre 2019, elle décide de les juger pour « complicité d’abus de biens sociaux » et, pour l’ancien chef de gouvernement, recel de ces délits. Enfin, le 13 mars 2020, elle rejette les pourvois déposés par Edouard Balladur, confirmant ainsi la tenue d’un procès.

Que risque Edouard Balladur ?

Pour « complicité d’abus de biens sociaux », Edouard Balladur, tout comme François Léotard, risque jusqu’à cinq ans de prison. Mais la Cour de justice de la République, qui fait l’objet de critiques récurrentes pour sa lenteur et sa clémence, n’a jamais condamné de ministres à des peines de prison ferme. Au total, depuis sa création, elle a jugé huit anciens ministres ou secrétaires d’Etat : trois ont été relaxés, trois condamnés à des peines de sursis et deux, déclarés coupables mais dispensés de peines. Dernier en date à avoir été jugé par la CJR, Jean-Jacques Urvoas, ancien ministre de la Justice, a été condamné, le 2 octobre 2019, à un mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende pour « violation du secret professionnel ».

« La formation de jugement, précise le site Vie-Publique, composée de trois magistrats et de douze parlementaires, se prononce à la majorité absolue et à bulletin secret sur la culpabilité du prévenu puis, en cas de culpabilité, sur l’application de la peine infligée. Son arrêt peut faire l’objet d’un pourvoi en cassation, en cas de rejet de ses décisions, la Cour doit être recomposée avant de rejuger l’affaire ».

Mais il n’y a pas déjà eu des condamnations, dans cette affaire Karachi ?

Si, effectivement. Six prévenus impliqués dans le volet financier de l’affaire Karachi ont été condamnés, le 15 juin 2020, à des peines allant de deux à cinq ans de prison ferme pour abus de biens sociaux, complicité ou recel de ce délit. Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que ces prévenus ne pouvaient ignorer « l’origine douteuse » des fonds versés sur le compte de la campagne présidentielle de 1995. Les condamnés ont fait appel.

Ex-conseiller de François Léotard au ministère de la Défense, Renaud Donnedieu de Vabres, 66 ans, a écopé de cinq ans de prison, dont deux avec sursis, et 120 000 euros d’amende. Cette peine sanctionne le fait d’avoir relayé « les instructions aux fins ‘d’imposer’ » aux industriels de la branche internationale de la DCN le recours au « réseau K ».

Ancien directeur de cabinet et chef de campagne d’Edouard Balladur, Nicolas Bazire, 63 ans, devenu aujourd’hui l’un des dirigeants du groupe de luxe LVMH, a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, et 300 000 euros d’amende, pour son « soutien » à l’intervention du « réseau K » depuis Matignon.

A 69 ans, Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget et impliqué dans la campagne, a été condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, et 120 000 euros d’amende pour avoir « permis en toute connaissance de cause le retour en France, sous forme de rétrocommissions, de fonds provenant des commissions litigieuses, à destination du compte de campagne d’Edouard Balladur ». 

Enfin, Dominique Castellan, 83 ans, qui était à l’époque PDG de la branche internationale de la Direction des constructions navales, a été condamné à 3 ans dont un avec sursis, et 50 000 euros d’amende. La justice lui a reproché d’avoir, sur « ordre » du ministère de la Défense, introduit dans les négociations Agosta un réseau d’intermédiaires « aussi coûteux qu’inutile ». Il a également été jugé coupable d’avoir alloué des « commissions disproportionnées » à ce « réseau K » : plus de 190 millions de francs (28 millions d’euros).

Quant aux deux intermédiaires, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, ils ont été condamnés à cinq ans de prison pour complicité et recel d’abus de biens sociaux. Les deux hommes étaient absents au délibéré et des mandats d’arrêt ont été émis à leur encontre. Le tribunal a jugé que Ziad Takieddine « avait parfaitement conscience de participer à un système de rétrocommissions, lesquelles ont permis de renflouer les comptes de campagne du candidat Balladur ».

On n’a pas parlé de Ziad Takieddine dans une autre affaire, récemment ?

Si. Cet ancien publicitaire et ex-dirigeant de la station de ski Isola 2000 (Alpes-Maritimes), qui s’était reconverti en intermédiaire dans les contrats d’armes, a refait parler de lui à la fin de l’année 2020. De son refuge libanais, à Beyrouth, il a spectaculairement retiré les accusations qu’il porte depuis huit ans contre Nicolas Sarkozy, dans l’affaire du présumé financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Le 11 novembre 2020, dans une vidéo dévoilée par Paris Match et BFMTV, il a déclaré « haut et fort » avoir été manipulé dans ce dossier par l’ancien juge d’instruction Serge Tournaire, qui a démenti. Le 14 janvier, il a été entendu à nouveau dans cette affaire par des magistrats français, qui se sont déplacés à Beyrouth. On ne connaît pas la teneur des entretiens.

On sait en revanche qu’en novembre 2016, Ziad Takieddine avait affirmé avoir remis entre fin 2006 et début 2007 cinq millions d’euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant. Selon des propos qu’il a réitérés plusieurs fois, cet argent libyen était destiné à financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Un changement de pied parmi d’autres. « Vous mentez sans arrêt », lui a lancé en octobre 2019 la présidente de la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Pendant l’enquête sur les rétrocommissions, le Franco-Libanais a dit avoir remis 6 millions de francs (moins d’un million d’euros) à Thierry Gaubert sur demande de Nicolas Bazire, directeur de la campagne Balladur. Mais il s’est ensuite rétracté.

Et Nicolas Sarkozy, il n’est pas impliqué dans cette affaire ?

Non, sinon à la marge. Lorsqu’ils ont transmis le dossier à la Cour de justice de la République, les juges ont visé l’ex-Premier ministre Edouard Balladur et son ministre de la Défense François Léotard, mais pas Nicolas Sarkozy. Ce dernier, qui était ministre du Budget dans le gouvernement dirigé par Edouard Balladur (1993-1995), a simplement été entendu en juin 2017 par la Cour de justice de la République comme témoin.

Néanmoins, en relation avec l’affaire Karachi, la cour d’appel de Paris a relancé en novembre 2018 une enquête sur des soupçons de « violation du secret de l’instruction » par l’Elysée en 2011. A la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la présidence de la République avait indiqué dans un communiqué daté du 20 septembre 2011 que « le nom du chef de l’Etat n’apparaît dans aucun des éléments » du volet financier de l’affaire Karachi. Une plainte en justice pour « violations du secret de l’instruction et du secret professionnel » avait d’abord abouti à un non-lieu en août 2016. Mais la cour d’appel, contre l’avis du parquet général, a ordonné fin 2018 la reprise de l’information judiciaire.

Je n’ai pas eu le temps de tout lire. Vous me faites un petit résumé ?

Du 19 janvier au 11 février, Edouard Balladur comparaît devant la Cour de justice de la république (CJR), seule habilitée à juger des ministres pour des faits commis pendant leurs fonctions. L‘affaire a commencé en 2002, après un attentat commis dans la ville pakistanaise de Karachi, où 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales, ont trouvé la mort. La justice française soupçonne les commanditaires de l’attentat d’avoir voulu se venger parce que des commissions promises par le gouvernement français dans le cadre de ventes d’armes n’auraient pas été versées.

Désormais âgé de 91 ans, l’ancien Premier ministre (de 1993 à 1995) sera jugé pour  »complicité d’abus de biens sociaux », comme son ancien ministre de la défense François Léotard, et pour « recel de ces délits ». La justice estime qu’il a bénéficié d’un financement illégal pour sa campagne présidentielle de 1995. Des sommes occultes provenant de commissions versées sur des contrats d’armement (ce qu’on appelle des « rétrocommissions ») auraient alimenté les fonds de campagne balladuriens. L’un de ces contrats était destiné au Pakistan, l’autre à l’Arabie saoudite. Six prévenus impliqués dans cette affaire ont déjà été condamnés, à des peines allant de deux à cinq ans de prison ferme. Parmi eux, l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, en fuite à Beyrouth.

 

 

Ronan Gosnet, tué par un djihadiste le 12 mai 2018

Son profil mérite qu’on s’y attarde car, d’une part, il ressemble un peu au mien autrefois, et d’autre part, son assassinat pourrait en fait avoir été ciblé et déguisé en attentat islamiste commis contre des passants choisis au hasard lors de l’attaque djihadiste alors qu’il est si facile de savoir à tout instant où trouver sa proie lorsqu’elle est aussi surveillée que je le suis moi-même depuis des lustres.

En effet, Ronan Gosnet était manifestement l’un de ces informaticiens que mes harceleurs et leurs divers complices, magistrats et autres fonctionnaires corrompus y compris, n’ont jamais pu tolérer du fait que, contrairement à eux, ils ont reçu une éducation et ont une conscience qui les empêche d’obéir à n’importe quoi, surtout lorsqu’il s’agit de commettre de graves infractions pénales.

Le « grand remplacement » est aussi et d’abord celui-là : les patrons voyous ou mafieux comme le sont les amis de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui me harcelaient dans les années 1990 n’ont besoin que de salariés qui en acceptent n’importe quoi et obéissent à tous leurs ordres, aussi choquants soient-ils; or, à cet égard, et pour diverses raisons assez faciles à appréhender, les étrangers sont généralement bien plus malléables que les Français; exit ces derniers, donc, on n’en veut plus et on le fait savoir avec quelques assassinats très symboliques qui reçoivent toute la médiatisation voulue s’ils sont commis dans le cadre d’attentats islamistes.

Cette hypothèse est d’autant moins farfelue que, tout comme l’intégralité des magistrats ultra CORROMPUS de Brest qui encouragent tous les harcèlements publics dont je suis victime depuis 2008, notamment l’actuelle doyenne des juges d’instruction de Brest, Céline Verdier, qui est aussi très impliquée dans tous les attentats islamistes qui ont été commis en France depuis mars 2012, mes harceleurs savent tous que la première des tentatives d’assassinat dont j’ai été victime dans la période de mai à septembre 1994, durant les négociations du contrat Agosta par le fameux « réseau K » de Ziad Takieddine, s’était produite dans la station de métro Opéra, vers 21h00, le mercredi 4 mai 1994, alors que je me trouvais sur le chemin me ramenant à mon domicile, aux Gobelins.

Il reste à savoir dans quelles conditions Ronan Gosnet s’est trouvé à peu près au même endroit à la même heure un soir de mai 2018 : s’agissait-il pour lui d’un lieu de passage régulier ou y avait-il été tout spécialement attiré ?

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/tue-lors-de-l-attaque-a-paris-ronan-etait-un-eleve-comme-on-aime-tant-en-avoir-17-05-2018-7721853.php

Tué lors de l’attaque à Paris : «Ronan était un élève comme on aime tant en avoir»

 

La victime de l’attentat de samedi, Ronan Gosnet, 29 ans, était originaire du village de Connerré (Sarthe) où il a passé son enfance et adolescence. Nous avons retrouvé une de ses ex-enseignantes.

 

 Depuis jeudi après-midi, avenue des Gobelins (XIIIe), des panneaux ont étés installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet, qui habitait le quartier.
Depuis jeudi après-midi, avenue des Gobelins (XIIIe), des panneaux ont étés installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet, qui habitait le quartier. DR

 

Par Jean-Marc Ducos, notre envoyé spécial à Connerré (Sarthe)

Le 18 mai 2018 à 08h52

« Un enfant sage qui s’intéressait à tout et avait un bon esprit ». C’est ainsi que Suzanne Jalinier, 84 ans, ancienne principale du collège François-Grudé et ex-maire du bourg de Connerré, berceau de la course automobile et des rillettes, décrit Ronan Gosnet, 29 ans. Cet ingénieur informaticien, un enfant du pays sarthois entre bocage et bonne pâture, a été tué samedi soir dans l’attaque terroriste menée par Khamzat Azimov, 20 ans, entre la rue Monsigny et Marsollier à Paris (IIe).

« Il était attentif à tout. C’était un élève comme on aime tant en avoir. Un enfant généreux qui savait donner et recevoir », se souvient Suzanne, ex-professeur de mathématiques dont la mémoire est intacte. Et elle s’en souvient d’autant mieux que Ronan avait eu les faveurs de la commune en 2003 lorsqu’elle était premier magistrat de Connerré.

« Il avait obtenu un deuxième prix au Concours national de la Résistance au niveau départemental et nous avions décidé d’organiser une cérémonie avec les anciens combattants », témoigne la vieille dame alerte et fort bien mise. Elle se souvient que Ronan avait fait toute une dissertation sur « un réseau de résistance installé à Connerré », gagnant grâce à son travail une série de livres d’histoire dont un exemplaire consacré à la résistance dans la Sarthe.

«Un adolescent agréable, doux et qui ne se mettait pas en avant, presque trop discret»

« Ronan avait de l’intérêt pour l’histoire, ça se voyait. Il posait les bonnes questions. Je garde le souvenir d’un adolescent agréable, doux et qui ne se mettait pas en avant, presque trop discret. Il n’était pas dans l’ostentatoire. Mais ce garçon avait une qualité indéniable : il savait écouter », témoigne l’ex- enseignante qui a même eu ses parents, « Jocelyne et Patrick », en classe ensemble. Eux aussi des enfants du pays de Connerré.Longtemps, la mère de Ronan, Jocelyne, a travaillé dans une célèbre conserverie du bourg traversé par la paisible rivière du Dué. Un temps, le garçon et sa mère ont vécu rue de la Jatterie dans l’ancienne maison d’un vieux médecin en retraite. « Ronan, c’est le fils que tout le monde veut avoir un jour. Gentil, poli, serviable, dévoué et bon camarade avec tout le monde », se souvient le voisin d’en face. Ronan avait une sœur cadette, réputée excellente musicienne. Puis Jocelyne et Patrick ont divorcé. Le papa, technicien est parti vivre au Mans. Et la maman est restée sur Connerré.

Joueur de handball

C’est au collège, en classe de sixième, que Ronan découvre le handball, la seconde spécialité locale après les rillettes avec un club de très bon niveau qui a un temps évolué en Nationale 3. « Comme tous les enfants des campagnes, on fait du sport pour rester avec ses copains. Après si on est doué, la compétition prend le dessus. Ronan a fait trois saisons chez nous entre 2 001 et 2 004 », note Jean-Michel Boby, pilier du club de Connerré créé en 1971. « Ce n’était pas un buteur né. Mais il avait bon esprit, c’est ce qui compte. Ici, on joue avant tout pour le plaisir d’être ensemble. Un ado agréable, il n’y avait jamais de problèmes avec lui », précise encore M. Boby.

Puis Ronan a grandi, il est parti au lycée puis au Mans suivre ses études supérieures. « Et il a abandonné le handball comme beaucoup de jeunes qui quittent le village », regrette ce membre fondateur et dirigeant du club. Ronan s’est ensuite installé à Paris où il avait fondé une petite entreprise de maintenance informatique. Chacun se souvient que dans son immeuble de la Villa des Gobelins à Paris (XIIIe), le jeune homme s’est occupé avec un de ses voisins d’un habitant gravement malade qui avait du mal à se déplacer.

« C’est bien lui ça ! Ça lui ressemble parfaitement », assure encore Suzanne Jalinier, bouleversée par le décès de son ancien élève. « Bientôt chacun connaîtra en France une personne directement touchée par un attentat », a écrit Marc, un natif de Connerré sur la page d’un célèbre réseau social.

Depuis le début de la semaine, les proches de Ronan sont à Paris pour organiser le retour de sa dépouille. Mais aucune date d’obsèques n’était encore fixée ce jeudi soir.

Avenue des Gobelins (Paris XIIIe). Dans le quartier où habitait le jeune homme, des panneaux ont été installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet./DR
Avenue des Gobelins (Paris XIIIe). Dans le quartier où habitait le jeune homme, des panneaux ont été installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet./DR  

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/ronan-29-ans-victime-du-terrorisme-c-etait-garcon-grande-generosite-1475249.html

Ronan, 29 ans, victime du terrorisme : « C’était un garçon d’une grande générosité »

 

A 29 ans, Ronan Gosnet a été tué samedi soir, dans une rue du deuxième arrondissement, lors de l’attaque au couteau dans le quartier de l’Opéra, à Paris. Ses voisins rendent hommage au jeune homme, « un garçon d’une grande générosité« .
Publié le 14/05/2018 à 17h21 • Mis à jour le 12/06/2020 à 14h29

Un bouquet de fleurs déposé devant la porte de Ronan Gosnet, victime de l'attaque au couteau, samedi, dans le quartier d'Opéra, à Paris.
Un bouquet de fleurs déposé devant la porte de Ronan Gosnet, victime de l’attaque au couteau, samedi, dans le quartier d’Opéra, à Paris. • © France 3 Paris IDF

 

Un simple mot affiché près des boîtes aux lettres pour annoncer la terrible nouvelle :  »Nous venons d’apprendre que la victime (…) n’est autre que notre voisin Ronan Gosnet, habitant au 5ème étage. » Dans l’immeuble du 13ème arrondissement où vivait Ronan, c’est le choc. Le jeune homme de 29 ans est décédé samedi soir, lors de l’attaque au couteau, dans les rues du deuxième arrondissement de Paris. Revendiqué par le groupe Etat islamique, l’attentat a également fait quatre blessés, tous hors de danger.

« Ronan habitait ici depuis une dizaine d’années. C’était un garçon d’une grande générosité« , raconte Pierre, l’un des habitants de l’immeuble qui connaissait sans doute le mieux le jeune homme, originaire du Mans, dans la Sarthe.

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« Nous nous sommes occupés ensemble de Michel, un habitant de l’immeuble atteint d’une longue maladie. Ronan était quelqu’un de fiable à qui on pouvait faire confiance. »

Ronan, mort sous les coups de Khamzat Azimov

 

« Discret, toujours jovial«

Le jeune homme était connu et apprécié dans le quartier. Il fréquentait particulièrement un restaurant du quartier. Erik Gouenard, restaurateur, garde un souvenir de Ronan : « C’est un garçon empathique, discret, mais toujours jovial. »

« Je ne savais pas grand-chose de sa vie, il était très discret, très respectueux et très agréable« , confie-t-il.

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France 3 Paris IDF/ET

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/paris-inaugure-plaque-ronan-gosnet-tue-lors-attentat-au-couteau-opera-il-y-an-1668235.html

Paris inaugure une plaque pour Ronan Gosnet, tué lors de l’attentat au couteau à Opéra il y a un an

 

Le 12 mai 2018, Ronan Gosnet mourrait, poignardé par un terroriste dans le quartier de l’Opéra. Un an après, un hommage lui a été rendu et une plaque a été inaugurée en son honneur, ce dimanche.

 

Publié le 12/05/2019 à 15h27 • Mis à jour le 11/06/2020 à 13h44

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et la maire de Paris Anne Hidalgo, présents pour rendre hommage à Ronan Gosnet.
Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et la maire de Paris Anne Hidalgo, présents pour rendre hommage à Ronan Gosnet. • © A. Nys / France 3 Paris IDF

 

Son nom restera désormais visible rue Marsollier dans le 2e arrondissement de la capitale, en sa mémoire. Une cérémonie d’hommage a été tenue ce dimanche en honneur de Ronan Gosnet, tué lors de l’attaque au couteau à Opéra il y a un an.

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Hormis l’inauguration d’une plaque commémorative, une minute de silence a également été respectée.

La famille, Christophe Castaner et Anne Hidalgo sur place

La famille du jeune homme, des proches, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, la maire de Paris Anne Hidalgo et le procureur de Paris Rémy Heitz étaient présents pour assister à la cérémonie.

Le 12 mai 2018, le jeune libraire parisien était assassiné, poignardé par un terroriste dans le quartier de l’Opéra. « Un jeune homme est mort, un Parisien, Ronan Gosnet, qui aimait cette ville, qui y travaillait », avait alors déclaré à l’époque Anne Hidalgo.

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Il y a un peu moins d’un an, le 16 mai 2018, un premier hommage avait déjà été rendu dans le quartier de l’Opéra.

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https://www.lefigaro.fr/flash-actu/attentat-a-paris-une-plaque-pour-ronan-gosnet-victime-du-terrorisme-20190512

Attentat à Paris: une plaque pour Ronan Gosnet, victime du terrorisme

 

Par Le Figaro

Publié le 12/05/2019 à 16:32

 

Le jeune homme de 29 ans avait été poignardé le 12 mai 2018, lors de l’attentat au couteau par un terroriste rue Marsollier, dans le 2e arrondissement de Paris. Un an après, Paris a inauguré une plaque pour Ronan Gosnet ce dimanche matin.

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Une cérémonie d’hommage en mémoire du jeune parisien s’est déroulée ce dimanche matin où une plaque commémorative a été dévoilée rue Marsollier. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, la maire de Paris Anne Hidalgo, le procureur de Paris Rémy Heitz, la famille du jeune homme et des proches étaient présents. Une minute de silence a été observée.

La maire de Paris Anne Hidalgo a tweeté ce dimanche: «Ce matin, cérémonie en hommage à Ronan Gosnet, jeune Parisien assassiné le 12 mai 2018, victime du terrorisme. N’oublions jamais. #ParisSeSouvient».

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a également réagit dans un tweet: «À la mémoire de Ronan Gosnet, assassiné le 12 mai 2018, victime du terrorisme.»

 

 

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/05/13/01016-20180513ARTFIG00036-attentat-a-paris-les-faits-le-profil-de-l-assaillant-l-enquete.php

Attentat de Paris : fiché S, naturalisé… Ce que l’on sait de l’auteur de l’attaque au couteau

 

VIDÉOS – Armé d’un couteau, Khamzat Azimov, de nationalité française, né en 1997 en Tchétchénie et fiché S, a attaqué samedi soir cinq passants, dont l’un est mort, dans le quartier de l’Opéra. Il résidait avec ses parents et sa soeur dans un hôtel du 18e arrondissement à Paris.

Par , AFP agence et agence Reuters

Publié le 13/05/2018 à 09:28, Mis à jour le 14/05/2018 à 12:30

 

L’auteur de l’attaque serait arrivé samedi soir sur les lieux par le métro. Selon des témoignages et une photo vue par Reuters, il était vêtu de noir, brun et barbu. L’assaillant armé d’un couteau est un jeune homme né en 1997 dans le Caucase, en Tchétchénie, une république musulmane de la Fédération de Russie. Khamzat Azimov, c’est son nom, a grandi dans une famille de réfugiés à Strasbourg, dans le quartier populaire d’Elsau où vit une importante communauté tchétchène, et dispose de la nationalité française. Il est devenu Français «en 2010 suite à la naturalisation de sa mère», a déclaré Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.

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Khamzat Azimov n’avait pas d’antécédents judiciaires mais il avait attiré l’attention des services de renseignement, selon des sources judiciaires. Il était ainsi fiché S, ce fichier qui regroupe plus de 10.000 personnes, dont des islamistes radicaux ou des individus pouvant avoir un lien avec la mouvance terroriste, ainsi que des hooligans et des membres de groupes d’utra-gauche ou d’extrême-droite.

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Le jeune homme était également inscrit au FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste, mais «plutôt» en raison de «ses relations» que de «son propre comportement, ses agissements et prises de position», selon une source proche du dossier. Le jeune homme avait été «entendu il y a un an par la section antiterroriste de la brigade criminelle car il connaissait un homme lui-même en lien avec quelqu’un parti en Syrie», a indiqué une source proche de l’enquête.

Ses parents ont été placés dimanche matin en garde à vue et une perquisition a été menée à leur domicile dans la nuit de samedi à dimanche rue Pajol, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, où Khamzat Azimov résidait avec sa soeur de 7 ans, a-t-on appris de source judiciaire.

Cet hôtel meublé à la façade défraîchie est situé dans l’un des secteurs les plus modestes du XVIIIe arrondissement. Évoquant une famille «vraiment discrète», qui «n’était pas dans l’ostentation au niveau religion», l’une des gérantes de l’établissement a décrit Khamzat Azimov comme un «garçon souvent habillé en survêtement», qui «disait qu’il était étudiant».

«Cela fait un peu plus d’un an qu’ils vivaient là», estime Reda, 42 ans, un client de l’hôtel. «Le papa travaillait des fois, plutôt dans le bâtiment, la peinture. La maman travaillait dans une association de sans-abris». Une voisine parle d’une «famille sans problème» qui «ne recevait jamais personne». Selon elle, le jeune homme n’était «pas un caïd, mais quelqu’un de réservé». Khamzat Azimov est aussi décrit comme «vraiment discret», «dans son coin» par d’anciens élèves qui l’ont côtoyé au lycée à Strasbourg, recueillis par l’AFP.

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«Un soldat de l’État islamique»

«À ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié “Allah Akbar” en attaquant les passants au couteau», et «compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris», a déclaré le procureur de la République François Molins, samedi soir. Les qualifications d’«association de malfaiteurs terroriste pour préparer la commission de crime d’atteinte aux personnes» et «d’assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste» ont été retenues.

En direct :Attentat à Paris: notre direct

Le groupe État islamique, qui a frappé plusieurs fois la France depuis 2015, a ensuite revendiqué l’attaque dans la soirée. «L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’État islamique», a déclaré une «source sécuritaire» à Amaq, l’agence de presse de l’EI. Cette dernière a diffusé dimanche soir une vidéo de l’assaillant qui affirme avoir agi en riposte à la coalition des «mécréants» qui luttent contre l’EI en Syrie et en Irak. Sur la vidéo d’une durée de 2 minutes 32, diffusée dimanche, le jeune homme apparaît le visage à demi dissimulé par un bonnet, une capuche et une écharpe noire. Il se filme en extérieur. Il pleut et des arbres sont visibles en arrière-plan.

L’un des amis de Khamzat Azimov, né comme lui en 1997, a également été arrêté dimanche après-midi à Strasbourg et placé en garde à vue. Une dizaine de policiers porteurs de cagoules et lourdement armés ont perquisitionné le domicile de cet homme, dans un immeuble du quartier de L’Esplanade. Un deuxième individu a également été emmené par les policiers sans être menotté.

Un homme de 29 ans tué

Lors de son parcours macabre, Khamzat Azimov a tué un passant de nationalité française de 29 ans. Selon Le Parisien, il s’appelait Ronan. Le ministre a tenu à «saluer (la) mémoire» du jeune homme qui «a perdu la vie». «C’est à nouveau la jeunesse de France qui est frappée», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

À lire aussi :Attentat à Paris: l’homme tué samedi soir est un passant âgé de 29 ans

Parmi les quatre blessés, un homme de 34 ans a été transporté en «urgence absolue» à l’hôpital parisien Georges-Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement. «La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux», elle «a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée», s’est réjoui dans la nuit Gérard Collomb, qui s’est rendu à son chevet à Georges-Pompidou. «Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger», a-t-il ajouté.

 

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https://www.dna.fr/dossiers/2018/06/19/abdoul-hakim-anaiev-strasbourg-bas-rhin-djihad-terrorisme-galaxie-attentats-strasbourg

> Abdoul Hakim Anaiev, mentor du terroriste de l’Opéra ?

 

Par Antoine Bonin – 19 juin 2018 à 14:33 | mis à jour le 01 juin 2019 à 15:48 – Temps de lecture : 3 min

 

Au lycée Marie-Curie de Strasbourg, où il a obtenu son baccalauréat ES en 2016 — la même année que son ami Khamzat Azimov —, Abdoul Hakim Anaiev ne cherchait pas à cacher ses opinions. Barbu dès la seconde, plutôt distant avec les filles, il affichait fièrement sa religion. Certains de ses camarades étaient au courant que le jeune homme d’origine tchétchène nourrissait des rêves de djihad.

« Je savais qu’il voulait partir en Syrie, relate Ilies, un jeune Strasbourgeois de l’Esplanade, qui le voyait aussi au foot et à la muscu. J’ai essayé plusieurs fois de le convaincre de ne pas y aller. Après le bac, il m’a dit qu’il était sorti de tout ça, qu’il avait retrouvé la raison. Il voulait faire sa vie, il travaillait. » Le jeune homme avait décroché début 2018 un contrat à durée déterminée à l’accueil de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) à Strasbourg, contrat qui avait été renouvelé jusqu’à décembre 2018.

Naturalisé à l’âge de 13 ans

Arrivé en France avec ses parents en 2005 à l’âge de 8 ans, Abdoul Hakim Anaiev a vécu quelques années en Vendée avant de rejoindre à Strasbourg. C’est à cette époque qu’il a rencontré Khamzat Azimov, né la même année que lui et installé à Schiltigheim. Les deux hommes, naturalisés à l’âge de 13 ans, conservaient depuis lors des liens d’amitié profonds.

Les services de renseignement ont commencé à s’intéresser sérieusement à Abdoul Hakim Anaiev à compter de son mariage religieux avec une jeune Francilienne qui avait cherché à se rendre en Syrie. Fiché S depuis 2016, il avait d’ailleurs été entendu comme témoin en avril 2017, en compagnie de Khamzat Azimov, dans le cadre d’une procédure visant la mouvance islamiste.

L’attaque au couteau qui a fait un mort et cinq blessés le 12 mai 2018 dans le quartier de l’Opéra à Paris l’a fait changer de statut. Abdoul Hakim Anaiev a été interpellé le lendemain de l’attentat revendiqué par l’Etat islamique dans l’appartement qu’il partage avec ses parents et sa sœur, rue de Londres à Strasbourg, par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Après quatre jours de garde à vue, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire.

Chant djihadiste

Abdoul Hakim Anaiev a-t-il influencé dans son projet djihadiste son ami Khamzat Azimov, abattu par la police rue Monsigny dans le 2e arrondissement dix minutes après le début de l’attaque ? Avait-il connaissance de l’acte criminel qu’il préparait ? Le procureur de la République de Paris François Molins a précisé qu’Abdoul Hakim Anaiev « a contesté une quelconque participation et implication dans la préparation et la commission des faits ». Le suspect âgé de 20 ans a aussi déclaré qu’il n’avait pas vu ni contacté le terroriste « depuis plusieurs mois ». Les sept téléphones saisis lors de la perquisition dans son appartement apporteront peut-être sur ce point des éléments tangibles aux enquêteurs. Même si le portable qu’il utilisait le plus souvent n’a pas été retrouvé. Abdoul Hakim Anaiev l’aurait mystérieusement égaré le matin de son arrestation…

Les investigations sur sa ligne téléphonique ont cependant permis d’établir un fait troublant. Peu de temps avant l’attentat de l’Opéra, l’homme a adressé à sa sœur, via une messagerie instantanée, un chant djihadiste régulièrement repris par l’Etat islamique.

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-au-couteau-a-paris/attaque-au-couteau-a-paris-deux-jeunes-filles-interpellees-abdoul-hakim-anaiev-defere_2757355.html

Attaque au couteau à Paris : deux jeunes filles interpellées, Abdoul Hakim Anaiev déféré

 

Plusieurs personnes soupçonnées d’être en lien avec l’attentat du samedi 12 mai à Paris ont été interpellées ce jeudi 17 mai.

France 3

Deux jeunes filles ont été interpellées ce jeudi 17 mai, cinq jours après l’attaque au couteau en plein Paris. Les deux jeunes filles sont liées à Abdoul Hakim Anaiev, un ami de Khamzat Azimov, auteur de l’attentat. L’une d’elles est une habitante de la région parisienne, radicalisée et âgée de 19 ans, à qui Abdoul Hakim Anaiev était marié. Quant à l’autre femme, il s’agirait de sa petite amie actuelle. Le procureur de la République, François Molins, vient également d’annoncer qu’Anaiev sera présenté ce soir devant un juge.

Abdoul Hakim Anaiev devrait être mis en examen

Abdoul Hakim Anaiev est déjà même devant le juge actuellement et devrait être mis en examen. « Même si l’intéressé le nie, il entretenait toujours des liens d’amitié avec Kamzat Azimov. La famille l’a confirmé. L’homme a d’ailleurs eu une activité soutenue sur internet avant les faits de samedi dernier. Une heure avant le passage à l’acte de Kamzat Azimov, il a envoyé un chant islamiste utilisé par les terroristes à sa soeur via l’application WhatsApp« , détaille notre journaliste Florent Carrière.

Le JT

 

 

https://www.centre-presse.fr/article-603680-attentat-au-couteau-a-paris-remise-en-liberte-de-deux-femmes.html

20/05/2018 04:51

Attentat au couteau à Paris: remise en liberté de deux femmes

 

Les deux jeunes femmes proches du djihadiste qui a tué un homme samedi dernier à Paris lors d’une attaque au couteau ont été remises en liberté samedi par le juge d’instruction après deux jours de garde à vue. Ces deux femmes sont des proches de Khamzat Azimov, l’assaillant de 20 ans abattu par la police, et d’Abdoul Hakim Anaiev, un ami de ce dernier qui a été mis en examen et incarcéré jeudi. Toutes deux avaient été interpellées jeudi en région parisienne, à la demande du magistrat en charge de cette enquête, ouverte pour assassinat et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste. L’une d’elles, Inès Hamza, est une Francilienne radicalisée de 19 ans qui s’était mariée religieusement avec Abdoul Hakim Anaiev avant de tenter de partir en Syrie.

L’autre femme est une de ses amies. En janvier 2017, Inès Hamza avait été mise en examen pour association de malfaiteurs à visée terroriste et libérée sous contrôle judiciaire dans une instruction à Paris où trois autres femmes sont impliquées.
Quant à Abdoul Hakim Anaiev, un Franco-Russe de 20 ans fiché S pour radicalisation depuis juin 2016 mais sans antécédents judiciaires, il a été mis en examen jeudi soir pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire. Il avait été interpellé quatre jours plus tôt à Strasbourg, où la famille de l’assaillant avait vécu avant de s’installer à Paris l’an dernier.
Armé d’un couteau de cuisine, Khamzat Azimov, un Français d’origine tchétchène suivi pour radicalisation, a tué un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra. Le groupe État islamique (EI) a revendiqué l’attentat.

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/projet-d-attentats-un-jeune-homme-de-18-ans-d-origine-tchetchene-mis-en-examen-et-ecroue-25-09-2018-7902672.php

Projet d’attentats : un jeune homme de 18 ans d’origine tchétchène mis en examen et écroué

 

Abdoul Malik Anaiev a été arrêté le 18 septembre à Strasbourg. Son frère est cité dans l’enquête sur l’attentat au couteau perpétré le 12 mai près de l’Opéra de Paris.

 

 Lundi, Abdoul Malik Anaiev été mis en examen à Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire, a

Lundi, Abdoul Malik Anaiev été mis en examen à Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire, a LP/Olivier Boitet

 

Par Le Parisien avec AFP

Le 25 septembre 2018 à 22h33

Un homme d’origine tchétchène, dont le frère est impliqué dans l’enquête sur l’attaque près de l’Opéra de Paris en mai, a été mis en examen lundi et écroué. Il est soupçonné d’avoir projeté des attentats.

Décrit comme un islamiste radicalisé, Abdoul Malik Anaiev, 18 ans, a été arrêté le 18 septembre à Strasbourg (Bas-Rhin), selon des sources proches du dossier, confirmant une information de l’hebdomadaire Le Point. Il est soupçonné d’avoir envisagé un passage à l’acte violent, sans qu’aucune cible n’ait été identifiée à ce jour.

Lundi, il été mis en examen à Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire, a indiqué une source judiciaire.

Frère d’un des amis de l’auteur de l’attaque du 12 mai

Le jeune homme est le frère d’Abdoul Hakim Anaiev, un Franco-russe de 20 ans mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », cette fois dans l’enquête sur l’attentat au couteau perpétré le 12 mai à Paris.

Fiché S pour radicalisation depuis juin 2016, Abdoul Hakim Anaiev avait été arrêté lui aussi à Strasbourg, au lendemain de cette attaque menée par un de ses amis. Il avait été placé en détention provisoire après sa mise en examen.Le 12 mai, armé d’un couteau de cuisine, Khamzat Azimov avait tué un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra. Ce Français, lui aussi d’origine tchétchène et suivi pour radicalisation, avait été abattu par les forces de l’ordre. Le groupe État islamique (EI) avait revendiqué l’attentat.

 

 

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/attentat/attentat-du-quartier-de-l-opera-en-2018-quatre-personnes-ont-ete-placees-en-garde-a-vue-7054727

Attentat du quartier de l’Opéra en 2018. Quatre personnes ont été placées en garde à vue

 

Dans le cadre de l’enquête sur l’attaque au couteau dans le quartier de l’Opéra à Paris en mai 2018, quatre hommes ont été interpellés mardi matin en Essonne, dans le Val-de-Marne, dans les Landes et dans le Gard.
Ouest-France avec AFP. Publié le 17/11/2020 à 16h50

Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue mardi dans l’enquête sur l’attaque au couteau dans le quartier de l’Opéra à Paris en mai 2018, a appris l’AFP mardi 17 novembre de source judiciaire, confirmant une information du Point .

Ces quatre personnes sont des connaissances soit de Khamzat Azimov, le djihadiste français d’origine tchétchène qui avait tué un homme et blessé cinq autres personnes dans cette attaque avant d’être abattu, soit d’Abdoul Hakim Anaiev, un Franco-Russe ami d’Azimov qui a été mis en examen et écroué dans ce dossier pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Le groupe État islamique avait revendiqué l’attentat

Les quatre hommes ont été interpellés mardi matin en Essonne, dans le Val-de-Marne, dans les Landes et dans le Gard.

Armé d’un couteau de cuisine, Khamzat Azimov, suivi pour radicalisation, avait tué un passant de 29 ans, Ronan Gosnet, et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra, en plein cœur commerçant et touristique de Paris. Le groupe État islamique (EI) avait revendiqué l’attentat.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_du_12_mai_2018_%C3%A0_Paris

Attaque du 12 mai 2018 à Paris

    1. Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      Image illustrative de l’article Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      Photo prise devant le no 34 de l’avenue de l’Opéra à Paris 2e arr., le 12 mai 2018.

      Localisation Rue Monsigny, 2e arrondissement de Paris, Drapeau de la France France
      Cible Civils
      Coordonnées 48° 52′ 08″ nord, 2° 20′ 08″ est
      Date 12 mai 2018
      21 h (UTC+2)
      Type Attaque au couteau
      Armes Couteau
      Morts 2 (dont l’auteur)
      Blessés 4
      Auteurs Khamzat Azimov
      Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
      Mouvance Terrorisme islamiste
      Géolocalisation sur la carte : 2e arrondissement de Paris
      (Voir situation sur carte : 2e arrondissement de Paris)

      Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      modifier Consultez la documentation du modèle

      L’attaque du 12 mai 2018 à Paris est une action terroriste islamiste commise dans la soirée du 12 mai 2018 à Paris, au cours de laquelle un homme est tué à l’arme blanche par un assaillant et quatre autres blessés. L’assaillant est tué par des policiers, intervenant sur place. L’attaque est revendiquée par l’État islamique dans les heures qui suivent.

      Contexte

      Selon une étude1 du Centre d’analyse du terrorisme, la France est depuis 2013 le pays occidental « le plus visé par le terrorisme islamiste, devant les États-Unis, l’Allemagne, l’Australie et le Royaume-Uni2 ». L’homme décédé dans cette attaque au couteau est, depuis janvier 2015, la 246e victime tuée dans un attentat sur le sol français3. L’attaque de l’Opéra est le deuxième attentat mortel de l’année après les attaques du 23 mars 2018 à Carcassonne et Trèbes4.

      Sur les douze attentats aboutis depuis début 2015, impliquant au total vingt-deux terroristes, seul Ahmed Hanachi pour l’attaque du 1er octobre 2017 à Marseille et les deux kamikazes du Stade de France étaient en situation irrégulière lorsqu’ils sont passés à l’acte. Les six autres auteurs de nationalité étrangère étaient légalement présents en France4. Contrairement aux attentats et tentatives de 2015, les terroristes attaquent dorénavant avec des armes basiques et un réseau faiblement structuré5. Aux projets planifiés depuis la zone syro-irakienne mis en œuvre par des djihadistes aguerris ont succédé principalement des attaques simplement inspirées et recourant à des acteurs isolés4.

      Déroulement

      Le samedi 12 mai 2018, vers 20 h 45, un individu attaque au couteau des passants rue Monsigny (dans le 2e arrondissement de Paris) en criant « Allahu akbar » ; il tue une personne et en blesse quatre autres, dont deux gravement6. Il se dirige ensuite vers une patrouille de police, dépêchée sur les lieux, « couteau à la main en étant très menaçant et criant “Tire, tire, je vais te planter” »7.

      L’un des policiers tente de maîtriser l’individu avec son pistolet à impulsion électrique à deux reprises, mais sans succès7. Un second policier fait alors usage à deux reprises de son arme administrative, blessant mortellement l’individu dans la région du cœur7. Un premier appel à la police est enregistré à 20 h 47 et le suspect est neutralisé dans un délai de 9 minutes5.

      Le groupe État islamique revendique rapidement l’attentat dans un communiqué diffusé sur son organe de propagande Amaq8.

      Victime

      Ronan Gosnet, tué par un djihadiste le 12 mai 2018 dans AC ! Brest 220px-Plaque_Ronan_Gosnet%2C_5_rue_Marsollier%2C_Paris_2e_1
      Plaque 5 rue Marsollier (Paris).

      La personne décédée se nomme Ronan Gosnet qui présente 10 plaies à l’arme blanche9. Âgé de 29 ans, il était originaire de la Sarthe10. Il avait grandi dans le village de Connerré. Licencié plusieurs années au club de handball local et primé en 2003 au Concours national de la résistance et de la déportation, il s’était installé en 2014 à Paris pour travailler dans l’informatique11. Une minute de silence est observée en sa mémoire à l’Assemblée nationale et au Sénat12.

      Enquête judiciaire

      45px-Scale_icon_white-orange.svg dans Attentats
      Cet article est lié à une affaire judiciaire en cours.Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul.Le titre et la description de l’acte concerné reposent sur la qualification juridique retenue lors de la rédaction de l’article et peuvent évoluer en même temps que celle-ci.

      N’hésitez pas à participer de manière neutre et objective, en citant vos sources et en n’oubliant pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
      La dernière modification de cette page a été faite le 30 octobre 2020 à 06:05.

      La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie. Le procureur François Molins annonce l’ouverture d’une enquête pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique »13,7.

      L’enquête est confiée conjointement à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire13.

      Profil du terroriste

      Khamzat Azimov
      Terroriste islamiste
      Information
      Nom de naissance Khamzat Azimov
      Naissance 1er novembre 1997
      Argoun, Tchétchénie (Russie)
      Décès 12 mai 2018 (à 20 ans)
      Paris (France)
      Cause du décès Abattu par la police
      Nationalité Drapeau de Russie Russe
      Drapeau de France Français (à partir de 2010)
      Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
      Idéologie Salafisme djihadiste
      Sexe Masculin
      Actions criminelles Attentat
      Attentats Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      Victimes 1 mort et 4 blessés
      modifier Consultez la documentation du modèle

      Le terroriste, Khamzat Azimov, est un franco-russe originaire de Tchétchénie, âgé de 20 ans14, naturalisé en 2010 en même temps que sa mère15. Ses parents s’étaient réfugiés en France au début des années 2000 lors d’un pic de la guerre de Tchétchénie entre la Russie et les indépendantistes. La France avait alors accueilli nombre de Tchétchènes auxquels elle avait accordé le statut de réfugiés16. Les parents de Khamzat Azimov s’étaient récemment installés en région parisienne. Ils sont placés en garde à vue après l’attaque14,17,18, mais relâchés deux jours plus tard en l’absence de tout élément les incriminant19.

      Identifié par ses empreintes digitales en l’absence de pièce d’identité sur lui4, Khamzat Azimov avait grandi à Strasbourg où il avait effectué sa scolarité et fréquenté l’université après l’obtention de son baccalauréat ES20. Il ne s’était pas fait remarquer par sa pratique religieuse ou un comportement violent, contrairement à son ami Hakim Anaïev20.

      Il avait été entendu par les services anti-terroristes en avril 201714 et était fiché S21 depuis l’été 2016. Il est aussi inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), mais « plutôt » en raison de « ses relations » que de « son propre comportement, ses agissements et prises de position20,22 ».

      L’État islamique diffuse aussitôt après l’attentat, via son agence de propagande Amaq, une vidéo où l’on aperçoit le terroriste parler. Khamzat Azimov s’y exprime en français et fait allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, le « calife » autoproclamé du groupe État islamique. Cette vidéo montre que des contacts ont bien existé entre le terroriste et des membres du groupe État islamique23.

      Complices présumés

      Abdoul Hakim Anaïev, né à Grozny en 1997, fiché S, est mis en garde à vue le 14 mai dans le cadre de l’enquête sur l’attentat. Il était ami avec Khamzat Azimov. Face aux enquêteurs, il s’est dit musulman pratiquant, mais modéré. Il avait 7 téléphones portables chez lui lors de son arrestation24. Plusieurs documents sont saisis au domicile du suspect alors qu’une heure avant l’attentat, à 19 h 16, il adresse à sa sœur sur la messagerie WhatsApp un chant jihadiste souvent repris par Daesh9. Il est aussi d’origine tchétchène. Avec son ancienne épouse, Inès Hamza, il avait essayé de partir vivre en Syrie ou en Irak, sans y parvenir24. Inès Hamza était fichée S à l’âge de 16 ans quand elle tenta de se rendre en Syrie en 201525. Un de ses camarades de classe témoigne : « Les professeurs avaient déjà signalé Hakim. On le soupçonnait de s’approcher du salafisme donc il avait été convoqué par la proviseure. En sortant de son bureau, Hakim avait dit : « Ils me prennent pour un terroriste… » Ce qui a éveillé les soupçons : un exposé sur l’islam, où il parlait des relations hommes-femmes. Il avait expliqué que la charia était une bonne chose et les professeurs n’ont pas compris où ils venaient en venir. Mais aucune violence n’était prônée explicitement »26. Il a eu des accès de violence dans son lycée20.

      Sans casier judiciaire,  il travaillait depuis janvier 2018 en CDD à l’accueil de l’OFII, dans un poste qui n’était pas à responsabilités, et son contrat avait été renouvelé jusqu’à décembre. Immédiatement mis à pied, il était suivi par les services de renseignement depuis son mariage religieux avec une Francilienne radicalisée de 19 ans qui avait tenté de partir en Syrie27.

      Ines Hamza , ainsi qu’une autre femme sont arrêtées le 17 mai 201828.

      Djihadisme et Tchétchénie

      Après la première guerre de Tchétchénie (1994–1996), la rébellion séparatiste tchétchène s’est progressivement islamisée et s’est étendue au-delà des frontières de cette république russe pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord15. Fin juin 2015, une partie de l’Émirat du Caucase prête allégeance à l’État islamique devenant une source importante de combattants djihadistes. Selon les services de sécurité russes, au moins 4 500 Russes, majoritairement originaires des républiques du Caucase, se trouvaient en 2017 aux côtés des groupes jihadistes de par le monde15. Le double attentat du Marathon de Boston (3 morts et 264 blessés), le 15 avril 2013, est imputé à deux frères d’origine tchétchène16.

      En France, selon Jean-Charles Brisard, 7 à 8 % des Français impliqués dans les filières jihadistes en Syrie et en Irak seraient d’origine tchétchène, soit « un vivier assez important, la proportion est significative »15. Selon le Ministère de l’Intérieur, les réfugiés tchétchènes constituent le quatrième groupe d’étrangers fichés S après les Algériens, les Marocains et les Tunisiens16, ce qui fait dire à l’ancien ambassadeur russe en France Alexandre Orlov que les autorités françaises auraient manqué de vigilance face aux demandes d’asile des Tchétchènes : « Quand j’étais encore ambassadeur, je trouvais que les autorités françaises donnaient à ces familles l’asile trop facilement, On voit les conséquences16 ».

      Le 15 mai, le DGSI interpelle deux personnes d’origine tchétchène en Haute-Garonne qui pourraient être liées aux attentats des 17 et 18 août 2017 en Catalogne. Le même jour, la DGSI interpelle également quatre personnes d’origine tchétchène dans le Bas-Rhin (deux femmes nées en 1982 et 1983 et un homme né en 1989) et les Yvelines (une femme née en 1976) dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en février 2017 des chefs de participation à une association de malfaiteurs terroristes et financement du terrorisme29.

      Réactions

      Réactions nationales

      • Le président de la République, Emmanuel Macron, déclare : « Toutes mes pensées vont aux victimes et aux blessés de l’attaque au couteau perpétrée ce soir à Paris, ainsi qu’à leurs proches. Je salue au nom de tous les Français le courage des policiers qui ont neutralisé le terroriste. La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté »8.
      • Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, salue « le sang-froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l’assaillant (…) Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux »8.
      • La maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est rendue sur place : « Ce soir, notre ville a été meurtrie »8.

      Réactions internationales

      • Drapeau des États-Unis États-Unis : Le président des États-Unis, Donald Trump, via Twitter : « C’est triste de voir l’attaque terroriste à Paris. À un moment donné, les pays devront ouvrir leurs yeux et voir ce qui se passe réellement. Ce genre de maladie et de haine n’est pas compatible avec un pays aimant, paisible et prospère ! Des changements dans notre processus de réflexion sur la terreur doivent être faits »30.
      • Drapeau de la Tchétchénie Tchétchénie : le président tchétchène Ramzan Kadyrov a affirmé que « toute la responsabilité » de l’attaque en revient à la France, l’assaillant n’aurait fait que « naître en Tchétchénie » : « Je considère important de faire remarquer que toute la responsabilité pour le fait [que Khamzat A.] a décidé d’emprunter la voie de la criminalité revient entièrement aux autorités françaises »31.

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      Notes et références

    2. « Attentats, tentatives et projets d’attentats en relation avec le contexte syro-irakien dans les pays occidentaux (2013-2016) » [archive], sur Centre d’analyse du terrorisme, mars 2017
    3. « Terrorisme : la France, pays occidental le plus ciblé depuis 2013 » [archive], sur leparisien.fr, 30 mars 2017
    4. Attentat à Paris : les jours des blessés ne sont plus en danger [archive], sur francetvinfo.fr
    5. Mathieu Suc, « Une attaque au couteau confirme les mutations de la menace terroriste » [archive], [mediapart.fr, 12 mai 2018 (consulté le 16 mai 2018)
    6. Pierre Alonso et Ismaël Halissat, « Attentats : l’arme de la simplicité » [archive], liberation.fr, 13 mai 2018 (consulté le 22 mai 2018)
    7. « Attaque au couteau à Paris : deux blessés en « urgence absolue » selon Edouard Philippe », LCI.fr,‎ 12 mai 2018 (lire en ligne [archive])
    8. « Attaque au couteau à Paris ; ce que l’on sait de l’assaillant et de ses motivations » [archive], 20 minutes.fr, 13 mai 2018.
    9. « Attaque au couteau à Paris : Ce que l’on sait » [archive], 20 minutes.fr, 13 mai 2018.
    10. Thibaut Deleaz, « Attentat à Paris : où en est l’enquête sur Khamzat Azimov ? » [archive], rtl.fr, 17 mai 2018 (consulté le 18 mai 2018)
    11. « Attentat de Paris : Ronan Gosnet, victime du terrorisme » [archive], francetvinfo.fr, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    12. « Attaque au couteau à Paris. Émotion dans la commune d’enfance de Ronan, tué par l’assaillant » [archive], ouest-france.fr, 15 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    13. « Attaque au couteau: minute de silence de l’Assemblée nationale et au Sénat » [archive], nouvelobs.com, 15 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    14. « Une personne tuée à Paris dans une agression au couteau, le parquet antiterroriste saisi » [archive], sur Le Monde.fr, 12 mai 2018
    15. « Attaque à Paris : l’assaillant était Khamzat Azimov, Tchétchène naturalisé français en 2010 » [archive], LCI.fr, 13 mai 2018.
    16. Agence France-Presse, « Attaque au couteau à Paris : la Tchétchénie, « vivier important » de jihadistes » [archive], sudouest.fr, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    17. Elizabeth Pineau et Emmanuel Jarry, « La première manifestation d’une menace tchétchène en France » [archive], reuters.com, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    18. « Attaque au couteau à Paris : deux morts dont l’assaillant, l’État islamique revendique l’attaque » [archive], Europe 1.fr, 12 mai 2018.
    19. « Attaque au couteau à Paris : naturalisé français en 2010, fiché S depuis 2016… » [archive], sur Franceinfo.fr, 13 mai 2018
    20. Agence France-Presse, « Attentat à Paris: les parents de l’assaillant remis en liberté » [archive], lefigaro.fr, 15 mai 2018 (consulté le 16 mai 2018)
    21. Guillaume Krempp, « Attaque au couteau à Paris : le choc des anciens camarades de Khamzat Azimov » [archive], rue89strasbourg.com, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    22. « Attaque au couteau à Paris : l’assaillant connu des renseignements et fiché S » [archive], Europe 1.fr, 13 mai 2018.
    23. Agence France-Presse, « Attaque au couteau à Paris : les dernières avancées de l’enquête » [archive], lepoint.fr, 14 mai 2018 (consulté le 14 mai 2018)
    24. C. Laudercq et R. Lefras, « Attentat de Paris : L’EI diffuse une vidéo du terroriste Khamzat Azimov. », Actu17.fr,‎ 13 mai 2018 (lire en ligne [archive])
    25. La rédaction de LCI, « EN DIRECT – Attaque au couteau : les deux jeunes femmes proches d’Azimov ont été relâchées » [archive], sur lci.fr, 19 mai 2018 (consulté le 11 septembre 2020).
    26. MIDI LIBRE, « Adolescente radicalisée en fugue : Inès, 16 ans, a été retrouvée », Midi libre,‎ 2 décembre 2015 (lire en ligne [archive], consulté le 11 septembre 2020).
    27. Guillaume Krempp, « Attentat à Paris : «Khamzat Azimov disait qu’il voulait « sauver des vies »» », Libération,‎ 14 mai 2018 (lire en ligne [archive], consulté le 11 septembre 2020).
    28. Agence France-Presse, « Attaque au couteau à Paris. L’ami de l’assaillant travaillait à l’Office français de l’immigration » [archive], ouest-france.fr, 15 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    29. S.C., « Attaque au couteau à Paris : deux femmes interpellées » [archive], leparisien.fr, 17 mai 2018 (consulté le 18 mai 2018)
    30. Elizabeth, « La DGSI mène une série d’interpellations dans le Bas-Rhin, la Gironde et la Haute-Garonne » [archive], francetvinfo.fr, 16 mai 2018 (consulté le 16 mai 2018)
    31. « Attaque au couteau à Paris: Donald Trump invite à « ouvrir les yeux » » [archive], rtbf.be, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)

« Attaque au couteau à Paris : Kadyrov, le président tchétchène, accable la France » [archive]

      ,

CNews

      .fr, 13 lai 2018.

 

Retour aux sources : en voilà une idée qu’elle est bonne…

Depuis le temps que des connards très officiels ne me lisent que dans l’intérêt de criminels…

Il n’est vraiment pas trop tôt pour qu’ils se mettent à réfléchir un minimum…

 

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Oui, ça chie grave dès que le malade mental commence à publier ses merdes à mon sujet avec mon nom en haut de l’affiche.

C’était le but du jeu, de son jeu, de leur jeu, celui des « déconnologues » de sa bande.

Dès le mois de juin 2010 des mentions concernant l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 sont associées à mon nom sur ses blogs de merde.

De mon côté, j’en suis totalement tétanisée.

J’avais déjà de gros doutes en 1995 et 1996, j’avais l’impression d’être poursuivie par les attentats.

En 2002, j’ai acquis des certitudes.

Et depuis 2012, alors, tout a toujours été cousu de fil blanc.

 

Affaire Olivier Duhamel : retour sur le suicide de Marie-France Pisier en 2011

Les révélations de Camille Kouchner sur les viols subis par son frère jumeau durant son adolescence sont l’occasion de revenir sur l’étrange suicide de sa tante Marie-France Pisier, le 24 avril 2011.

Ayant pris connaissance des faits avec sa soeur Evelyne Pisier en 2008, elle était la seule à vouloir briser le silence sur cette affaire d’inceste qui l’aura manifestement minée jusqu’à sa mort, survenue dans le contexte des violences graves que je subissais moi-même depuis 2008 de la part d’une bande de cybercriminels comptant quelques pédophiles notoires, et avec moi tous mes proches et mes anciennes relations, ainsi que divers autres témoins gênants pour nos harceleurs et agresseurs.

Tout étant devenu public à compter de juin 2010, plusieurs assassinats s’étaient déjà produits et cette affaire de suicide ou d’accident bien étrange suivant de très près celle tout aussi mystérieuse des Dupont de Ligonnès m’avait naturellement interpellée.

Je venais alors de publier trois articles dans lesquels je revenais en détail sur le début des harcèlements que j’avais subis sur le site Rue89 à compter de 2008, articles dont j’ai republié des copies sur ce blog une première fois le 26 avril 2015 et plus récemment le 11 novembre 2018, toujours avec plus de détails :

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/04/26/du-commencement-de-mes-problemes-sur-le-site-rue89-en-2008/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/11/11/de-la-violence-du-pervers-narcissique-david-servenay/

 

https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/pourquoi-marie-france-pisier-na-pas-supporte-les-revelations-sur-olivier-duhamel-2106660

Pourquoi Marie-France Pisier n’a « pas supporté » les révélations sur Olivier Duhamel

 

le 8 janvier 2021 à 15h08
Pourquoi Marie-France Pisier n'a "pas supporté" les révélations sur Olivier Duhamel

 

Camille Kouchner a publié jeudi 7 janvier 2021 son ouvrage La familia grande (éd. Seuil), dans laquelle accuse son beau-père Olivier Duhamel d’inceste. Marie-France Pisier, sa tante, n’a pas supporté d’apprendre que le politologue aurait abusé de son neveu.

Camille Kouchner change le destin de sa famille. La juriste de 45 ans a publié jeudi 7 janvier 2021 un ouvrage intitulé La Familia Grande (éd. Seuil) dans lequel elle dénonce, 30 ans après, les abus sexuels dont aurait été victime son frère jumeau de la part d’Olivier Duhamel, le second mari de leur mère Evelyne Pisier. Un récit glaçant dans lequel Camille Kouchner relate avec beaucoup de justesse les mécanismes du silence et de l’emprise très courants dans les affaires d’inceste. « Victor », comme il est surnommé dans le livre pour garantir son intimité, a en effet raconté une première fois son histoire à sa mère avant qu’elle ne meure en 2017, mais celle-ci aurait protégé son mari. Selon Camille Kouchner, ils étaient d’ailleurs plusieurs dizaines à avoir eu vent des rumeurs qui pesaient sur le politologue de 70 ans… et à avoir fermé les yeux.

La réaction de Marie-France Pisier

Camille Kouchner a tout de même tenu à saluer la mémoire de sa tante l’actrice Marie-France Pisier, qui a eu le courage de parler. Dans une interview accordée à L’Obs, la juriste a en effet assuré qu’elle était à l’époque « la seule qui n’était pas clivée » : « Elle était absolument entière. Elle n’a pas supporté cette histoire. Elle a dit : ‘C’est insupportable.’ Et elle a parlé. Elle m’engueulait presque : ‘Je ne veux pas me taire !’ », s’est-elle souvenue.

Avant que Victor et Camille Kouchner ne parlent à leur entourage de ce qu’il s’était passé pendant leur adolescence, Marie-France Pisier et sa sœur Evelyne Pisier étaient très proches. Mais cette affaire a changé leurs relations à jamais. Iris Funck-Brentano, la fille de Marie-France Pisier, se souvient dans les colonnes du Monde. « Ma mère était très choquée que sa sœur ne protège pas d’abord ses enfants et que personne ne réagisse. Elles se sont brouillées. Je me souviens de tas de tentatives de réconciliation, toutes se soldaient par des échecs ». Les deux sœurs ne se sont jamais réconciliées. Au printemps 2011, Marie-France Pisier a été retrouvée morte au fond de la piscine de sa maison de vacances de Saint-Cyr-sur-Mer.

À lire aussi : Olivier Duhamel accusé d’inceste : au courant, le directeur de Sciences Po dévoile pourquoi il n’a pas agi

Sophia CHAFAI

 

https://www.purepeople.com/article/marie-france-pisier-son-neveu-victime-d-inceste-la-cause-de-sa-mort-remise-en-question_a418433/1

Marie-France Pisier, son neveu victime d’inceste : la cause de sa mort remise en question

 

Marie-France Pisier au Festival du Film Américain de Deauville, un an avant sa mort.
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Marie-France Pisier au Festival du Film Américain de Deauville, un an avant sa mort.

Publié le 05 Janvier 2021 – 14h28

Elle était la comédienne fétiche de François Truffaut et a brillé sur le tapis rouge jusqu’à sa mort tragique en 2011. Suicide ou accident ? Le flou autour du décès de Marie-France Pisier refait surface depuis que sa nièce Camille Kouchner a révélé un terrible secret de famille.

Près de 10 ans après la mort de Marie-France Pisier, la mystérieuse cause de son décès se retrouve à nouveau au coeur de toutes les interrogations, avec la sortie du livre La Familia grande (Editions du Seuil). Dans cet ouvrage à paraître le 7 janvier 2021, sa nièce Camille Kouchner, la fille de l’écrivaine Evelyne Pisier et de l’ancien ministre Bernard Kouchner, affirme que son frère jumeau a été victime d’inceste durant son adolescence. Elle accuse alors leur beau-père, le politologue Olivier Duhamel.

Dans les bonnes feuilles du livre, publiées par Le Monde lundi, Camille Kouchner raconte que les faits se seraient produits à la fin des années 1980. A de multiples reprises et durant au moins deux ans, Olivier Duhamel se serait rendu le soir dans la chambre de son beau-fils de 14 ans. L’adolescent, nommé « Victor » dans le livre, en aurait rapidement parlé à sa soeur jumelle, en lui faisant promettre de garder le secret. Un secret préservé durant vingt ans, jusqu’à ce que « Victor » décide de le confier à leur mère, Evelyne Pisier, en 2008. Sous le choc, cette dernière s’est réfugiée chez sa soeur Marie-France, qui habitait non loin de là, à Paris. Finalement, l’écrivaine a préféré prendre le parti de son mari.

Les soeurs qui étaient jusqu’alors « des confidentes inséparables » ne se comprennent plus. « Dès qu’elle a su pour Olivier, Marie-France a parlé à tout le monde. Elle voulait lui faire la peau« , se souvient Camille Kouchner. La comédienne a proposé d’héberger sa soeur, en vain. « Ma mère était très choquée que sa soeur ne protège pas d’abord ses enfants et que personne ne réagisse, ajoute de son côté Iris Funck-Brentano, la fille de Marie-France Pisier. Elles se sont brouillées. Je me souviens de tas de tentatives de reconciliation, toutes se soldaient par des échecs. » L’actrice était encore en froid avec sa soeur lorsqu’elle a été retrouvée morte, peu de temps après la révélation de ce terrible secret…

 

Christine Ockrent (la compagne de Bernard Kouchner) et Evelyne Pisier - Hommage à Marie-France Pisier à l'Eglise Saint-Roch à Paris en 2011.
Christine Ockrent (la compagne de Bernard Kouchner) et Evelyne Pisier – Hommage à Marie-France Pisier à l’Eglise Saint-Roch à Paris en 2011.

 

Le 24 avril 2011, en pleine nuit, la comédienne alors âgée de 66 ans a été retrouvée noyée au fond de la piscine de sa villa de Saint-Cyr-sur-Mer par son mari, Thierry Funck-Brentano. La tête et les épaules de Marie-France Pisier étaient coincées sous une lourde chaise en fer forgé. La piste de l’accident a été écartée pour privilégier celle du suicide, suite à des analyses médico-légales révélant un taux d’alcool important et la présence d’antidépresseurs et d’antalgiques. Une hypothèse renforcée par le fait que l’actrice souffrait d’une récidive du cancer du sein. Mais l’enquête est fermée sans conclusion précise et la cause de la mort de Marie-France Pisier reste floue.

Vous vous en prendrez à Olivier quand je ne serai plus là

Dix ans plus tard, les révélations de sa nièce questionnent à nouveau les circonstances de cette disparition. A en croire le témoignage de Camille Kouchner, sa mère Evelyne « pensait que Marie-France s’était plutôt suicidée« . Un geste en partie motivé par ce secret de famille, trop lourd à porter ? A l’époque, une amie de Marie-France Pisier avait affirmé aux enquêteurs qu’il fallait chercher du côté de la brouille entre les deux soeurs, en mentionnant le nom d’Olivier Duhamel… « Victor » a même été entendu par la brigade des mineurs, mais il a refusé de porter plainte par peur de « foutre en l’air » sa vie.

La disparition de Marie-France Pisier a poussé « Victor » a révéler son terrible secret à son père, Bernard Kouchner. « On avait peur qu’il l’apprenne autrement, sa jumelle a-t-elle expliqué à L’Obs. Il trouvait ça insupportable, voulait casser la gueule de mon beau-père. Mon frère aîné et moi lui avons alors dit qu’il fallait, malgré la colère, respecter le tempo et la volonté de mon frère jumeau. » Pour ce qui est de leur relation avec leur mère Evelyne Pisier, frères et soeur se sont éloignés. Camille Kouchner a tout de même revu sa mère quelques jours avant son décès, survenu en février 2017. « Je sais très bien que vous vous en prendrez à Olivier quand je ne serai plus là« , lui a-t-elle lancé.

C’est finalement en parlant de ce douloureux secret de famille à ses propres enfants, il y a près d’un an, que Camille Kouchner a décidé de tout raconter dans un livre. « J’avais besoin de leur montrer qu’on n’allait pas tous rester emprisonnés dans le silence« , a-t-elle expliqué à L’Obs. Avec ce livre, la juriste espère « affranchir » et « libérer » tous les membres de sa famille. De son côté, « Victor » « ne souhaite que la paix » : « Trente-deux ans plus tard, c’est un survivant. Nous sommes des fugitifs de l’inceste, des affranchis. »

Olivier Duhamel reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés dans cette affaire.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/inceste-suicides-de-ses-parents-evelyne-pisier-allait-tres-mal-on-avait-peur-quelle-se-tue_461301

Inceste, suicides de ses parents… Evelyne Pisier « allait très mal » : « On avait peur qu’elle se tue »

 

Un climat de terreur

Marion Rouyer | jeudi 7 janvier 2021 à 19h00 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 07h34

Dans les colonnes de l’Obs ce jeudi 7 janvier, Camille Kouchner évoque son livre La Familia grande (Seuil), où elle raconte comment son beau-père, Olivier Duhamel, a violé à plusieurs reprises son frère jumeau. Elle raconte aussi dans quel état d’esprit se trouvait sa mère, Evelyne Pisier, lorsqu’elle lui a révélé avec son frère ce terrible inceste en 2008.

 

C’est un affaire sordide qui vient d’être révélée au grand jour. Dans le livre La Familia grande (Seuil), Camille Kouchner a décidé d’en finir avec le silence, et de raconter le calvaire de son frère jumeau, abusé par leur beau-père, le célèbre politologue Olivier Duhamel. Un inceste connu par « des dizaines et des dizaines » de personnes, sans qu’aucune ne décide de briser l’omerta. Seule la tante des jumeaux, Marie-France Pisier, a tenté d’alerter leur entourage. En vain.

Mise au courant en 2008, la mère de Camille Kouchner, Evelyne Pisier, va avoir une réaction stupéfiante. « Nous venions de vivre les suicides successifs de ses parents. Mon frère et moi étions terrorisés. On avait peur qu’elle se tue«  se souvient Camille Kouchner dans les colonnes de l’Obs ce jeudi 7 janvier. Lorsqu’elle apprend cet inceste, Evelyne Pisier, sur le fil, s’emporte. « Salauds ! vous avez tout balancé » leur hurle-t-elle, « Je hais votre perversité. Tout le monde maintenant va être au courant ».

« Les victimes deviennent les coupables, et les coupables des victimes »

Une réaction qui va profondément choquer ses enfants. « J’ai longtemps cru pouvoir m’en remettre aux adultes et à leur bon sens. J’ai été surprise par la violence de ma mère, de son déni. Cette violence m’a enfermée dans le silence, encore plus » témoigne dans l’Obs celle qui a voulu en finir avec ce terrible secret. « C’est toujours la même histoire : on inverse les positions, les victimes deviennent les coupables, et les coupables des victimes. C’est l’effet du silence. Ma mère a joué de ça » regrette-t-elle amèrement.

Quelques années plus tard, Evelyne Pisier devra affronter un nouveau décès, celui de sa soeur, Marie-France Pisier, retrouvée morte au fond de sa piscine. Les jumeaux comprennent qu’ils ne pourront définitivement pas compter sur le soutien de leur propre mère. Evelyne Pisier a préféré prendre la défense de son mari et garder le silence, jusqu’à sa mort en 2017.

 

Bernard Kouchner n'a été informé que des années plus tard
Bernard Kouchner n’a été informé que des années plus tard ALAIN GUIZARD / BESTIMAGE

 

Bernard Kouchner a menacé de lui « péter le gueule »

Ce n’est qu’au tournant des années 2000 que Bernard Kouchner, sera informé du drame. L’ancien ministre des Affaires Etrangères entrera dans une colère folle. Il aurait alors menacé de « péter la gueule » d’Olivier Duhamel. Camille Kouchner lui interdira d’intervenir, son frère jumeau ne souhaitant plus évoquer le drame. Un père distant selon l’aveu de sa fille, qui vient néanmoins de la soutenir publiquement et de saluer son courage.

De son côté, Olivier Duhamel, a annoncé le 4 janvier dernier démissionner de toutes ses fonctions, dont celle de président de la Fondation nationale des sciences politiques. Interrogé sur ces accusations, il a simplement déclaré : « Je n’ai rien à dire là-dessus« …

 

Olivier Duhamel n'a pas souhaité commenter l'affaire
Olivier Duhamel n’a pas souhaité commenter l’affaire Bestimage

Crédits photos : FACELLY/SIPA

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/marie-france-pisier-et-bernard-kouchner-auraient-flirte-ensemble_461280

Marie-France Pisier et Bernard Kouchner auraient flirté ensemble…

 

Des révélations étonnantes

Nina Siahpoush-Royoux | mercredi 6 janvier 2021 à 22h25 – Mis à jour le jeudi 7 janvier 2021 à 09h37

Dans son dernier ouvrage, Camille Kouchner accuse son beau-père Olivier Duhamel d’inceste et revient sur l’éventualité d’une relation entre son père Bernard et sa tante Marie-France Pisier.

 

Camille Kouchner frappe fort en révélant l’inceste de son beau-père Olivier Duhamel, sur son frère jumeau lorsqu’il était adolescent, dans son nouveau livre intitulé La Familia Grande. La fille de Bernard Kouchner et d’Evelyne Pisier raconte dans son ouvrage, qui sortira le 7 janvier 2021, que son frère, dont le prénom a été changé en Victor pour conserver son anonymat (et qui est désormais père de trois enfants), a été victime d’abus sexuels de la part du politologue de 70 ans, dès 1988.

Olivier Duhamel a aussitôt démissionné de toutes ses fonctions officielles, notamment son mandat de président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, lorsque les accusations à son encontre ont été médiatisées. Le Parisien revient sur l’affaire et précise qu’Evelyne Pisier avait très mal réagi en 2008, lorsque les abus sexuels de son compagnon sur son fils avaient été révélés à leur entourage proche. « Salauds ! Vous avez tout balancé. Je hais votre perversité. Tout le monde maintenant va être au courant », aurait-elle reproché alors à ses enfants. Nos confrères évoquent également sa sœur, Marie-France Pisier, qui a elle-aussi appris les actes commis par Olivier Duhamel et a vivement conseillé à Evelyne de le quitter. Les deux femmes sont restées « brouillées à vie ».

Des sœurs « partageuses »

De plus, on découvre que Camille Kouchner « suggère que pendant la liaison » de sa mère avec Fidel Castro (qui avait duré quatre ans), « Bernard Kouchner aurait pu vivre un bref amour avec la comédienne ». « Les deux sœurs de l’après-68, dit l’écrivaine, étaient ‘partageuses’ », ajoutent nos confrères, avant de souligner que « Marie-France Pisier a épousé le cousin germain d’Olivier Duhamel ».

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : AGENCE / BESTIMAGE

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/le-saviez-vous-evelyne-pisier-a-eu-une-histoire-damour-avec-fidel-castro_461204

Le saviez-vous ? Evelyne Pisier a eu une histoire d’amour avec Fidel Castro

 

Années 60

Marion Rouyer | mardi 5 janvier 2021 à 14h48 – Mis à jour le mercredi 6 janvier 2021 à 15h55

Dans le livre La Familia Grande à paraître aux éditions Seuil, Camille Kouchner raconte comment son beau-père, Olivier Duhamel, a abusé de son beau-fils. Leur mère, Evelyne Pisier, aurait eu connaissance des faits. Une femme disparue en 2017, qui avait eu une liaison avec Fidel Castro, avant d’épouser Bernard Kouchner.

 

Un inceste longtemps caché révélé en pleine lumière. Dans un ouvrage à paraître le 7 janvier aux éditions Seuil intitulé La Familia Grande, Camille Kouchner, la fille de Bernard Kouchner a décidé de briser le silence. L’avocate accuse son beau-père, le politologue Olivier Duhamel d’avoir abusé de son frère jumeau à partir de 1988. « Je vais t’expliquer, à toi qui dis que nous sommes tes enfants. Quand un adolescent dit oui à celui qui l’élève, c’est de l’inceste. Il dit oui au moment de son désir naissant. Il dit oui parce qu’il a confiance en toi et en ton apprentissage à la con. Et la violence, ça consiste à décider d’en profiter, tu comprends ? » écrit Camille Kouchner comme le rapporte Le Monde. Un inceste dont Evelyne Pisier était au courant. Mais contre toute attente, elle choisira de protéger son mari.

Evelyne Pisier avait épousé Bernard Kouchner en premières noces en 1970. Ensemble, ils ont eu trois enfants, Julien, Camille et Antoine. Avant ce mariage avec celui qui deviendra ministre des Affaires Etrangères sous Nicolas Sarkozy en 2007, la soeur de Marie-France Pisier a vécu une histoire d’amour avec Fidel Castro au début des années 60. En 1964, elle décide de partir pour Cuba où elle fait la connaissance de celui qui a pris l’île quelques années auparavant.

 

Fidel Castro en 1965
Fidel Castro en 1965 Zuma Press / Bestimage

 

« Je me persuade que Comandante ou pas, c’est bien l’homme que j’aime. »

« J’ai bientôt 23 ans et commence une histoire d’amour, qui durera quatre ans. Fidel est d’une tendresse incroyable » a-t-elle ouvertement témoigné en novembre 2016, « et, même si je n’ai pas le choix parce qu’il est un héros, notre relation se transforme peu à peu : il suffit qu’il enlève son ceinturon et ses armes, j’oublie le Lider Maximo, désormais, je me persuade que Comandante ou pas, c’est bien l’homme que j’aime. »

Mais très vite, celle qui deviendra la directrice du Livre, reconnaît entre eux de profonds désaccords. « Je ne supporte pas qu’à Cuba, les femmes et surtout les homosexuels, soient aussi mal traités » regrette Evelyne Pisier. Fidel Castro souhaite lui faire un enfant, elle refuse. Informée de cette idylle, sa mère tente de lui faire entendre raison. « Il a cent maîtresses ! Et la première s’appelle Cuba. Contre elle tu ne pourras rien ! » rapportent nos confrères de Libération. Evelyne Pisier finit par rompre et quitter la Havane pour rentrer en France. Quelques années plus tard, elle tombera sous le charme de Bernard Kouchner.

Crédits photos : FACELLY/SIPA

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/de-quoi-vous-vous-plaignez-evelyne-pisier-son-reproche-a-camille-kouchner-avant-sa-mort_461333

« De quoi vous vous plaignez ? » : Evelyne Pisier, son reproche à Camille Kouchner avant sa mort

 

Une réaction violente

Lea Cardinal | vendredi 8 janvier 2021 à 07h33 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 16h13

Dans son livre La Familia Grande paru ce jeudi 7 janvier, Camille Kouchner a accusé son beau-père, Olivier Duhamel, d’avoir abusé de son frère jumeau quand il était adolescent. Avant sa mort, sa mère Évelyne Pisier, qui a pris connaissance des faits plus tard, lui a fait un reproche qu’elle n’a pas oublié.

 

Après des années de souffrance et de silence, elle a choisi de briser l’omerta. Dans un nouveau livre intitulé La Familia Grande, paru ce jeudi 7 janvier aux éditions du Seuil, Camille Kouchner a raconté que son beau-père, le politologue renommé Olivier Duhamel, avait abusé à plusieurs reprises de son frère jumeau, lorsque celui-ci était adolescent. Après s’être confié à sa soeur et lui avoir demandé de « respecter ce secret », celui qui a été rebaptisé « Victor » pour une question d’anonymat a décidé de raconter le calvaire qu’il vivait à sa mère, Évelyne Pisier, qui avait refait sa vie avec Olivier Duhamel après avoir vécu une histoire d’amour avec Bernard Kouchner. Fin 2008, il a donc pris son courage à deux mains et s’est livré à l’écrivaine. Quelque temps avant de mourir (en 2017, ndlr), et alors qu’elle avait pris connaissance des faits sur le tard, la soeur de Marie-France Pisier a d’ailleurs fait un reproche à ses enfants, que sa fille n’a pas oublié.

Dans une interview accordée à L’Obs à l’occasion de la sortie de cet ouvrage, Camille Kouchner est en effet revenue sur une phrase forte prononcée par sa mère, peu de temps avant son départ : « Mais enfin, de quoi vous vous plaignez, vous avez tous les deux un boulot, des enfants« , aurait lancé l’ex-femme de Bernard Kouchner à Camille et « Victor » après qu’ils aient décidé de briser le silence et dénoncer les actes d’inceste de leur beau-père. Et à en croire la juriste, Évelyne Pisier n’a pas été la seule à réagir de la sorte : « Beaucoup ont essayé de nous le faire croire aussi, à partir du moment où nous avons élargi le cercle de la révélation : ce qui était digne, c’était de se taire. » Et de souligner : « Pour moi, le courage, ce n’est pas de se taire, c’est de parler. »

 

Evelyne Pisier salue Bernard Kouchner, le père de ses trois enfants, à l'occasion d'un hommage à Marie-France Pisier, à l'église Saint-Roch à Paris, en 2011.
Evelyne Pisier salue Bernard Kouchner, le père de ses trois enfants, à l’occasion d’un hommage à Marie-France Pisier, à l’église Saint-Roch à Paris, en 2011. JACOVIDES-BORDENAVE / BESTIMAGE

 

Évelyne Pisier en colère et dans le déni

Lorsque ses jumeaux ont commencé à ébruiter l’horreur qui se passait sous leur toit, leur père Bernard Kouchner n’a pas tergiversé. Il était prêt à en découdre et voulait « péter la gueule » d’Olivier Duhamel. À la demande de ses enfants, et surtout de « Victor » qui ne souhaitait pas évoquer ce drame, il ne s’en est finalement pas mêlé. Quant à Évelyne Pisier, sa réaction a été à la fois violente… et déroutante. Selon les dires de sa fille, cette révélation aurait provoqué une profonde colère chez celle qui a eu une histoire avec Fidel Castro.

« Salauds ! vous avez tout balancé« , aurait-elle lâché, ivre de rage, selon des propos rapportés par Le Parisien. « Je hais votre perversité. Tout le monde va être au courant. » Une attitude qui a ébahi les jumeaux, comme l’a confié Camille Kouchner, dans les colonnes de L’Obs. « J’ai été surprise par la violence de ma mère, de son déni. Cette violence m’a enfermée dans le silence, encore plus. » La seule à avoir osé briser l’omerta est leur tante, Marie-France Pisier, quitte à se brouiller avec sa soeur.

Crédits photos : GETTY

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/je-ne-veux-pas-me-taire-marie-france-pisier-na-pas-supporte-les-revelations-de-camille-kouchner_461322

« Je ne veux pas me taire ! » : Marie-France Pisier « n’a pas supporté » les révélations de Camille Kouchner

 

Une tante « entière »

Nina Siahpoush-Royoux | jeudi 7 janvier 2021 à 20h51 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 16h14

Interviewée par L’Obs ce 7 janvier, Camille Kouchner revient sur ses accusations d’inceste concernant son beau-père Olivier Duhamel et sur la manière dont Marie-France Pisier a réagi en apprenant les viols que ce dernier aurait fait subir à son neveu.

 

Dans le numéro de ce 7 janvier 2021 du magazine L’Obs, Camille Kouchner revient sur l’affaire Olivier Duhamel, qu’elle met en lumière dans son livre La Familia Grande. L’occasion d’expliquer avoir « compris après, par ses lectures sur les violences sexuelles, que, témoin direct ou indirect, on subit un trauma ». La fille d’Evelyne Pisier et de Bernard Kouchner estime que « le silence a pris racine là-dedans » concernant les viols que son frère jumeau aurait subis de la part de leur beau-père, lorsqu’il était adolescent. Des viols que sa tante Marie-France Pisier n’aurait pas supportés lorsqu’elle en a eu connaissance, avant sa mort.

« On l’a vécu de la même manière avec mon frère, à se demander ce qu’il se passait. Puis j’ai eu l’impression que seul mon silence pouvait l’aider », précise Camille Kouchner, qui a finalement osé dire des années plus tard et par écrit que « la culpabilité et le mensonge l’empêchaient de respirer ». L’écrivaine de 45 ans n’a pas été la seule à avoir du mal à briser le silence au sujet des abus sexuels que son frère aurait endurés dans sa jeunesse. De nombreuses personnes étaient dans la confidence, à commencer par Marie-France Pisier, la sœur cadette de sa maman. « Dans la ‘familia grande’, chacun a son hydre. Tous ceux qui ont su l’histoire ont été confrontés à ça aussi. Que faire ? Où est le courage ? », lance Camille Kouchner à nos confrères, avant de souligner que « sa tante était la seule qui n’était pas clivée. »

Une comédienne qui avait ses propres « démons »

« Elle était absolument entière. Elle n’a pas supporté cette histoire. Elle a dit : ‘C’est insupportable.’ Et elle a parlé. Elle m’engueulait presque : ‘Je ne veux pas me taire !’ », assure-t-elle, en évoquant par la suite, le décès de cette dernière. Pour rappel, l’actrice Marie-France Pisier a été retrouvée morte le 24 avril 2011, au fond de sa piscine, à l’âge de 66 ans. « Elle avait plein de fantômes, d’autres démons, mais là-dessus ma tante était très claire. Après, je ne sais pas exactement ce qui lui est arrivé… », affirme Camille Kouchner, qui n’a toujours pas de réponses à ses questions.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : CEDRIC PERRIN / BESTIMAGE

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mort_tragique_de_marie-france_pisier_dans_sa_piscine_226993

Mort tragique de Marie-France Pisier, dans sa piscine

 

Le corps de l’actrice a été retrouvé par son mari…

Valérie Domain | dimanche 24 avril 2011 à 16h10 – Mis à jour le mardi 21 août 2018 à 20h40

 

Mort tragique de Marie-France Pisier, dans sa piscine

 

Marie-France Pisier s’est éteinte, accidentellement, chez elle, à 66 ans. «Elle a fait une très belle carrière. Elle était une des figures les plus marquantes du cinéma français, extrêmement attachante», s’est ému Serge Toubiana, le directeur de la cinémathèque française. «Elle était la suprême élégance qui naît de la plus parfaite simplicité», a réagi…

 

Des yeux vert lagon, une voix suave et un rire en cascade… Marie-France Pisier s’est noyée. C’est son mari, inquiet de ne pas la voir à ses côtés lorsqu’il s’est réveillé au milieu de la nui, qui a fait l’effroyable découverte. Son épouse flottait, inanimée, dans la piscine de leur résidence de Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var.?

Son décès a été constaté ce matin, à sept heures, à l’hôpital de Toulon. ??«Le corps ne portait pas de trace de violence externe», a indiqué le parquet, précisant qu’une autopsie et une enquête (non criminelle) étaient en cours.

Fille d’un gouverneur colonial en Outre-Mer, Marie-France Pisier est née le 10 mai 1944 à Dalat, en Indochine. Elle est repérée à 17 ans par

et devient la Colette de L’Amour à Vingt Ans, Baisers Volés et L’Amour en Fuite, grâce à une photo de famille, prise dans les rues de Nice. Le réalisateur cherche alors une adolescente pour donner la réplique à Jean-Pierre Léaud (alias Antoine Doisnel). Elle «doit être une vraie petite jeune fille, pas une lolita, pas une « blousonne », pas une petite jeune femme. Elle doit être simple et rieuse, et avoir une bonne culture moyenne. Si trop « sexy », s’abstenir», dit l’annonce.

Diplômée en droit et science politique, Marie-France Pisier est une intellectuelle engagée dans les combats de son époque. Elle milite pour légaliser la contraception puis l’avortement. Jeune étudiante à Nanterre et membre du mouvement du «22 Mars», elle aime raconter comment elle a aidé son compagnon Daniel Cohn-Bendit, interdit de séjour en France en 1968, à passer clandestinement la frontière en voiture en lui teignant les cheveux pour cacher ses (trop) célèbres boucles rousses.

Après des films de genre de

, cette beauté mystérieuse devient égérie des univers oniriques de Luis Buñuel, Alain Robbe-Grillet, Jacques Demy, Andrezj Zulawski, Yves Boisset et surtout André Téchiné. Grâce à ce dernier, elle obtient deux fois le César du Meilleur second rôle, pour Souvenirs d’en France en 1976 et Barocco en 1977.

1976: année de la consécration, les Césars récompensent aussi Marie-France Pisier pour sa performance dans Cousin, Cousine de Jean-Charles Tacchella, chronique sentimentale dont le succès aux Etats-Unis permet à cette polyglotte de tenter sa chance à Hollywood (The Other Side of Midnight).

Icône des auteurs, en couple avec l’avocat Georges Kiejman, notre femme de tête prend alors plaisir à jouer dans des séries télévisées et dans des succès populaires. Elle incarne, notamment, la sublime héroïne du feuilleton Les Gens de Mogador, et se révèle, partenaire de charme de Jean-Paul Belmondo dans L’As des As, en 1982.

Plus rare dans les années 90, cette «grande sensible», comme elle se décrivait, trouve cependant un de ses plus beaux rôles, celui d’une bourgeoise en mal d’enfant, dans Marion de Manuel Poirier en 1996. George Sand dans La Note Bleue, elle campe aussi Mme Verdurin dans Le Temps retrouvé de Ruiz.

Egalement femme de plume, elle signe plusieurs romans dont Le Bal du Gouverneur en 1984, récit de son enfance en Nouvelle-Calédonie, qu’elle adapte en 1990, avec Kristin Scott-Thomas. Elle passe également derrière la caméra, en 2001, pour Comme un Avion, un long-métrage inspiré du suicide de ses parents…

Cette année encore, Marie France Pisier était à l’affiche de la comédie Il Reste du Jambon? d’Anne de Petrini. Elle continuait d’inspirer de jeunes cinéastes comme Maïwenn, Laurence Ferreira Barbosa et Christophe Honoré. Et regorgeait de projets professionnels.

Selon ses proches, la défunte venait de confirmer sa présence à l’hommage qui sera rendu à Jean-Paul Belmondo, en mai au Festival de Cannes.

C’est une étoile, une grande dame, une immense interprète qui nous a quittés, prématurément…

J.B

Dimanche 24 avril 2011

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/marie-france_pisier_le_destin_tragique_d_une_insoumise_314832

Marie-France Pisier: le destin tragique d’une insoumise

 

Les bonnes feuilles d’un livre sur la comédienne, demain dans Gala

La rédaction | mardi 22 avril 2014 à 21h56 – Mis à jour le mercredi 23 avril 2014 à 02h03

 

Marie-France Pisier: le destin tragique d'une insoumise

 

Une biographie retrace avec beaucoup de sensibilité la personnalité de Marie-France Pisier, dont la mort énigmatique a bouleversé le cinéma français… Morceaux choisis, dans Gala, demain en kiosques.

 

Elle a illuminé le cinéma de François Truffaut, de Jacques Rivette et d’André Téchiné. Sensuelle, mutine, généreuse …L’actrice faisait fondre le cœur des hommes! Frappée par le double suicide de ses parents, elle aura à cœur de fonder une famille. Mère de deux enfants, Mathieu et Iris, aujourd’hui âgés de vingt-neuf et vingt-sept ans, elle a eu bien du mal à surmonter la terrible épreuve d’une récidive du cancer du sein. Suicide ou accident? On ne saura jamais ce qui s’est vraiment passé le 24 avril 2011 dans sa maison de vacances de Saint-Cyr-sur-mer. La véritable Marie-France Pisier (éditions Pygmalion) dessine un formidable portrait intime de cette actrice à la beauté ravageuse. Extraits

«Garez vos copains, les filles. Les sœurs Pisier arrivent…» À Nice, dans les années 1960, c’est en ces termes explicites qu’on annonçait la présence d’Évelyne et Marie-France dans les fêtes. Séductrices en diable, elles font chavirer les cœurs.

(…)

Après la rupture avec Robert Hossein, Marie-France partage quelque temps sa vie avec Jacques Bontemps, tout en se liant avec Daniel Cohn-Bendit, puis tombe dans les bras de l’avocat Georges Kiejman. Les ex se croisent, cela ne fait jamais de vagues. «Puisque Marie-France nous aimait, elle, nous devions nous aimer aussi, explique l’acteur Jacques Bontemps. C’était évidemment un peu utopique mais, avec elle, l’utopie fonctionnait.»

(…)

« Marie-France était heureuse avec Georges Kiejman, se souvient Marie Jaoul de Poncheville. Ils s’aimaient beaucoup. Je garde d’elle l’image d’une jolie danseuse, d’une femme gracieuse. Avec lui, elle était très gaie. Elle l’était moins après leur séparation. Quand ils ont divorcé, elle venait se réfugier dans mon appartement de la rue du Bac, s’allongeait contre moi et faisait “chut” en mettant son doigt sur les lèvres. Elle restait sans parler des minutes entières. Elle avait beaucoup de chagrin. » Bernard-Henri Lévy sera le troisième grand amour de la comédienne. Ils se rencontrent en 1978, le soir des élections législatives, dans les locaux du Nouvel Observateur, où Claude Perdriel, ami de longue date de l’actrice, les a conviés séparément. «Nouveau philosophe», BHL n’est pas encore le personnage médiatique qu’il est devenu.

(…)

La rupture avec le philosophe est douloureuse. «Il venait de rencontrer Arielle Dombasle, résume un ami. Il a quitté Marie-France à regret, elle était presque trop incontrôlable pour lui à cause de sa liberté d’allure et de son indépendance. Arielle avait un côté plus “courtisane”.» Affectée par cette séparation, la comédienne prend le large. Elle voyage beaucoup, vit une brève aventure avec un acteur grec. C’est alors que Thierry Funck-Brentano entre dans son existence.

Sa mort reste une énigme

Dans le secret de son cœur, chacun se raconte désormais sa version. Mort de Georges Pisier en 1986, de Paula Caucanas deux ans plus tard… Le passé familial de la comédienne hante les mémoires. L’histoire s’est-elle répétée? Marie-France Pisier s’est-elle sentie rattrapée par le suicide de ses parents? A-t-elle consciemment répété leur geste? A-t-elle voulu jouer avec le feu?

Thierry Funck-Brentano, son mari, est depuis le début convaincu qu’il s’agit d’un suicide. «Marie-France, dit-il, est probablement morte d’une crise cardiaque. On n’a pas retrouvé d’eau dans ses poumons et on sait que le mélange alcool et Ixprim, l’antalgique qu’elle prenait, met dans un état très particulier au contact de l’eau. Iris, Mathieu et moi avons eu accès au dossier de l’enquête par l’intermédiaire d’un avocat que nous avons mandaté pour le consulter à Toulon. Il ne contenait pas d’informations nouvelles; juste un rapport extrêmement complet. Mes enfants n’acceptent pas l’idée du suicide et penchent pour la thèse de l’accident. Alors, moi, qui suis absolument certain du contraire, je finis aussi par me résoudre à employer le terme d’accident… Ce n’en est pas un. Marie-France n’était pas somnambule, elle n’est pas tombée dans la piscine en butant sur un obstacle sans qu’aucun de nos trois chiens n’aboie. Les policiers ont fait le test.

Je n’ai rien vu venir, rien senti dans le timbre de sa voix qui ait pu m’avertir. Elle venait de traverser une période difficile à cause de son cancer. Il l’avait beaucoup fatiguée. Comme sa mère avant elle, je pense qu’elle a décidé d’interrompre son existence. Pas de lettre, pas de message, pas de signe avant-coureur, ni écrit ni testament. Rien. Marie-France s’est noyée avec son téléphone. La police a remonté ses derniers appels. Il n’y en avait pas eu cette nuit-là.»

(…)

Le témoignage le plus bouleversant est sans doute celui de Mathieu, le fils de la comédienne. « […] Comment aurait-elle pu reproduire consciemment le geste de ses parents? Mam’ n’était pas une matheuse, elle ne se serait pas embarquée dans une histoire de chaises avec des calculs savants sur les masses. Ma sœur est convaincue qu’il s’agit d’un accident. Je penche, moi aussi, pour cette thèse, à une nuance près. Sa mort est un accident en ce sens qu’elle n’était pas voulue. Ce soir-là, elle a bu quelques verres. […]S’est-elle sentie happée par le drame de ses parents qu’elle rejetait mais dont je sens qu’il la fascinait aussi? Je ne le saurai jamais.»

Dès demain dans Gala, retrouvez l’intégralité du sujet, dans lequel Sophie Grassin et Marie-Elisabeth Rouchy retracent la vie de la comédienne, de ses premiers amours à sa fin tragique.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/marie-france-pisier-qui-est-son-dernier-compagnon-thierry-funck-brentano_461351

Marie-France Pisier : qui est son dernier compagnon Thierry Funck-Brentano?

 

Un homme d’affaires discret

Mathilde Joris | vendredi 8 janvier 2021 à 16h01 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 18h28

L’homme d’affaires Thierry Funck-Brentano, cogérant du groupe Lagardère, est celui qui a retrouvé Marie-France Pisier, son épouse et mère de ses deux enfants, au fond d’une piscine en 2011.

 

Le livre a fait l’effet d’une véritable déflagration. Dans La Familia grande, Camille Kouchner raconte le lourd secret qui pèse sur sa famille : les viols qu’aurait commis le politologue Olivier Duhamel sur son frère jumeau, âgé de 14 ans au moment des faits, relate Le Monde dans une enquête accompagnant la sortie du brûlot. Sa tante, Marie-France Pisier, est la seule personne du clan à avoir voulu briser l’omerta autour de cet inceste. En disparaissant dans des conditions mystérieuses, la scénariste a laissé derrière elle ses deux enfants, Iris et Mathieu, fruits de son union avec Thierry Funck-Brentano.

Né en 1947, Thierry Funck-Brentano est un homme d’affaires français de 73 ans. Cogérant du groupe Lagardère, ce natif de Boulogne-Billancourt est également directeur des relations humaines, de la communication et du développement durable du groupe. Il est par ailleurs le filleul de Jean-Luc Lagardère et cousin d’Olivier Duhamel. Titulaire d’un doctorat en économie, il est passé par le lycée Janson-de-Sailly, à Paris, l’école Saint-Martin-de-France, à Pontoise, et l’université Paris-Dauphine. Il a partagé la vie de Marie-France Pisier, auparavant mariée à l’avocat Georges Kiejman, de 1984 jusqu’à sa mort. Ils se sont mariés en juin 2009. De leur union sont nés deux enfants, Iris (34 ans) et Mathieu Funck-Brentano (36 ans), très discrets sur leur vie privée ou sur le deuil de leur mère.

Une tragédie brutale

La relation du couple a brutalement pris fin à la mort de l’actrice à l’âge de 66 ans. Son époux l’a retrouvée au fond d’une piscine, la tête et les épaules coincées dans une lourde chaise en fer forgé. Il s’inquiétait de ne pas trouver sa compagne auprès de lui, dans leur lit, à 4 heures du matin, avant de faire la terrible découverte. Selon lui, pas de doutes : sa femme s’est suicidée. « Marie-France est probablement morte d’une crise cardiaque, affirmait-il dans l’ouvrage La véritable Marie-France Pisier, paru en 2014 aux éditions Pygmalion. Elle venait de traverser une période difficile à cause de son cancer. Il l’avait beaucoup fatiguée. Comme sa mère avant elle, je pense qu’elle a décidé d’interrompre son existence. » Les circonstances de la mort de la comédienne n’ont jamais été révélées à l’époque de sa disparition.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : JEAN-CLAUDE WOESTELANDT / BESTIMAGE

 

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Yin

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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