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Attentats de Paris : la police enquête

Une vingtaine de jours après les attentats, plus personne ne conteste que leurs auteurs aient bien tissé des liens en prison.

Plusieurs enquêtes sont en cours.

 

http://www.liberation.fr/societe/2015/01/16/amedy-coulibaly-et-son-mentor-djamel-beghal-auraient-ete-voisins-de-cellule-en-2005_1181425

Amedy Coulibaly et son mentor Djamel Beghal auraient été voisins de cellule en 2005

Cédric MATHIOT 16 janvier 2015 à 17:16
Croquis d'audience réalisé le 04 janvier 2005 au tribunal correctionnel de Paris, montrant Djamel Beghal lors de l'ouverture du procès d'un réseau de terroristes islamistes.

Croquis d’audience réalisé le 04 janvier 2005 au tribunal correctionnel de Paris, montrant Djamel Beghal lors de l’ouverture du procès d’un réseau de terroristes islamistes. (Photo Laurence de Vellou. AFP)

La chancellerie affirmait lundi que les deux hommes ne s’étaient pas connus en prison. Une version infirmée par des déclarations du terroriste de Porte de Vincennes aux enquêteurs en 2010.

Oui, la rencontre entre Amedy Coulibaly, braqueur devenu terroriste, et Djamel Beghal, son mentor de l’islam radical, s’est bien faite en prison, contrairement à ce qu’affirmait la chancellerie en début de semaine. Selon nos informations, les deux hommes – tombés en 2010 pour avoir projeté l’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, auteur des attentats contre le RER parisien en 1995 – auraient été voisins de cellule, en 2005, à la maison d’arrêt de Fleury-Merogis (Essonne).

Dès que l’identité de l’auteur des tueries de Montrouge et de Porte de Vincennes a été connue, la presse a évoqué la radicalisation d’Amedy Coulibaly en milieu carcéral, au contact de Djamel Beghal, condamné à dix ans de prison en 2001 pour avoir projeté un attentat contre l’ambassade des Etats -Unis. Une version infirmée par le ministère de la Justice lors d’un point presse organisé lundi. A la question posée : «D’après ce que vous dites, Amedy Coulibaly n’a pas fait la connaissance de Djamel Beghal en prison ?», le porte-parole du ministère avait répondu : «Non. pas plus que Chérif Kouachi n’a rencontré Beghal en prison. Les trois n’ont jamais été ensemble. Amedy Coulibaly et Chérif Kouachi ont été à Fleury ensemble un moment. Kouachi et Beghal aussi. Mais jamais les trois. Et il faut savoir que Beghal a toujours été à l’isolement pendant sa détention. Il n’a donc pu voir personne»

Isolement

En réalité, les trois hommes se sont bien trouvés en même temps dans la maison d’arrêt de l’Essonne. Amedy Coulibaly, qui enchaîne depuis 1997 les condamnations pour vols à main armée, se retrouve à Fleury le 31 janvier 2005, jusqu’au 25 août de la même année. Pendant cette période, Djamel Beghal (pour le projet d’attentat contre l’ambassade américaine) et Chérif Kouachi (pour la filière des jihadistes du XIXe arrondissement) purgent également leur peine dans le même établissement. Beghal y est incarcéré du 22 septembre 2004 au 29 mars 2006, Kouachi y séjourne du janvier 2005 au 11 octobre 2006. Les trois ont donc partagé la même maison d’arrêt pendant près de sept mois. Pendant cette période, Beghal est effectivement à l’isolement, comme il l’a quasiment tout le temps été.

Condamné à dix ans de prison, le terroriste, qui a changé douze fois d’établissement pénitentiaire, a effectué quasiment la totalité de sa détention en isolement (1). Dans l’ordinateur de Djamel Beghal, en 2010, les enquêteurs ont d’ailleurs trouvé un long texte intitulé «Le 11 Septembre et Guantánamo, made in France», où il narre son incarcération et compare l’isolement total à de la «torture légale». Selon nos informations, cet isolement aurait été essentiellement justifié par le prosélytisme constaté par l’administration pénitentiaire auprès d’autres détenus musulmans. L’enquête de police effectuée en 2010 a permis de dresser le portrait d’un détenu jouissant d’une grande aura auprès de ses «frères» musulmans détenus. Interrogé sur Djamel Beghal, Fouad Bassim, condamné dans l’affaire, évoque ainsi sa réputation : «Oui, j’en ai déjà entendu parler lors de mon séjour à la maison d’arrêt de Fleury. Beaucoup de frères parlaient de lui. Il est connu comme étant quelqu’un qui possède de la science religieuse.»

En théorie, l’isolement rend impossible tout contact. «Quand on est placé à l’isolement, on a beau être dans le même établissement que d’autres personnes, on ne les voit pas. Et quand vous êtes à l’isolement, quand vous sortez pour aller chez le médecin ou au parloir, les couloirs sont vides et vous êtes encadrés par deux surveillants de la pénitentaire», expliquait le porte-parole de Christiane Taubira, lundi. Les déclarations d’Amedy Coulibaly suggèrent une étanchéité moins parfaite.

Rencontre à la sortie

Lors de ses interrogatoires, il répète à plusieurs reprises avoir  «rencontré Beghal en prison». Une bonne source assure que les deux étaient en réalité «l’un au-dessus de l’autre» pendant une période de leur détention, ce qui rend possible, sinon une rencontre physique, au moins des échanges, «notamment par les fenêtres». C’est ce qui apparaît dans les réponses de Coulibaly aux enquêteurs au printemps 2010. A la question «Connaissez-vous le parcours de Beghal ?», il répond : «Pas vraiment. Je sais qu’il était en Afghanistan. Il m’a dit qu’il s’était fait torturer là-bas. Le seul fait que je sois toujours en contact avec lui, ce n’est pas à cause de la religion, c’est parce qu’humainement, c’est une personne qui m’a touché. Quand j’étais en prison, il était juste au-dessus de moi, et il était aux isolés. Et cela m’a fait de la peine. Et maintenant sa situation n’est pas confortable, car il n’a aucun revenu, et ça m’a fait pitié.» Dans un autre interrogatoire, il livre la même version : «Quand j’étais en détention avec lui, c’était en 2005, j’étais dans une aile et lui se trouvait avec les isolés. Je parlais avec les isolés et, petit à petit, on s’est liés d’amitié. Je suis resté un certain temps en cellule au-dessous de lui.»

Pendant leurs sept mois de détention, les deux hommes ont suffisamment pu sympathiser pour qu’une rencontre soit organisée une fois sortis de prison, par le biais d’un intermédiaire. «Fin 2009, déclare Coulibaly aux enquêteurs, quelqu’un m’a appelé et m’a donné le numéro de Djamel Beghal. Je l’ai appelé, il m’a dit qu’il était à la campagne, il m’a demandé de passer le voir et j’ai commencé à y aller. La première fois, j’y suis allé seul et quand j’ai vu Beghal, il m’a demandé des nouvelles de Kouachi et il m’a dit de venir avec lui.» Chérif Kouachi, devenu un autre disciple de Beghal, futur assassin de l’équipe de Charlie Hebdo, qu’Amedy Coulibaly a aussi rencontré en prison, à la même époque, comme il l’a également plusieurs fois répété aux enquêteurs.

(1) Selon nos informations, il n’en est sorti qu’en 2008 lors de son séjour à Uzerche (Corrèze).

Cédric MATHIOT

 

http://www.rennes.lemensuel.com/actualite/article/2015/01/27/attentats-le-telephone-du-mentor-des-terroristes-etudie-par-les-policiers-15684.html

le 27 janvier 2015, 12h40 (Actualisé le 27 janvier 2015, 18h37).
Attentats : le téléphone du « mentor » des terroristes étudié par les policiers rennais
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Incarcéré à Rennes, Djamel Beghal a-t-il joué un rôle dans l’organisation des attentats de début de janvier du fond de sa cellule ? C’est ce qu’essaient de savoir les policiers de la DIPJ de Rennes après la saisine d’un téléphone portable caché dans la cellule du « mentor » des trois terroristes.

Djamel Beghal était-il en contact avec les frères Kouachi et Amédy Coulibaly depuis sa cellule de la prison de Rennes – Vezin avant les attentats ? C’est ce que cherchent à savoir les enquêteurs de la PJ de Rennes depuis qu’un téléphone portable a été retrouvé, jeudi 8 janvier, dans la cellule du « mentor » des auteurs des attaques des 7 et 9 janviers.

Ce jeudi 8 janvier, la traque des frères Kouachi, débutée la veille avec l’attentat de Charlie Hebdo, mobilise toutes les forces de sécurité. Les identités des terroristes sont connues. Tout comme les liens qui les unissent à Djamel Beghal.

Condamné à  dix ans de réclusion pour avoir fomenté un attentat contre l’ambassade américaine à Paris, Beghal, 49 ans, est soupçonné d’être le « trait d’union » entre les trois terroristes. Il a fait connaissance avec Cherif Kouachi et Amédy Coulibaly à la prison Fleury-Mérogis, où les trois hommes auraient créé « des liens indéfectibles ».

Un téléphone caché… dans la télévision

Jeudi 8 janvier, Djamel Beghal est placé « à l’isolement » par les surveillants du centre de détention de Rennes-Vezin. « Il s’agissait de garantir la tranquillité de la prison », témoigne une source pénitentiaire. En fouillant la cellule laissée vacante, les surveillants trouvent un téléphone portable, caché dans la télévision. « Pour le moment, les policiers exploitent ses données »,  confirme une source proche de l’enquête.

Outre le portable de Beghal, les enquêteurs fouillent aussi la mémoire de l’ordinateur de Smain Aït Ali Belkacem, saisi une semaine plus tard au centre de détention de Condé-sur-Sarthe.

Cet Algérien, ancien du GIA, y purge une peine de perpétuité depuis sa condamnation, en 2002, pour sa participation à l’attentat du RER Saint-Michel en 1995. Belkacem est aussi une vieille connaissance des Kouachi et de Coulibaly. En 2002, Cherif Kouachi, Coulibaly et Beghal ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête sur son projet d’évasion.

Les deux « mentors » des terroristes ont-ils joué un rôle dans les attentats de Paris du fond de leurs cellules ? Les enquêteurs rennais et leurs collègues ornais planchent sur cette question, en liaison avec les policiers de l’antiterrorisme. Deux enquêtes préliminaires ont été ouvertes. A ce jour, « elles restent indépendantes et ne sont pas jointes à l’enquête sur les attentats », précise une source judiciaire.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/28/01016-20150128ARTFIG00510-attentats-la-police-analyse-le-telephone-du-mentor-des-terroristes.php

Attentats : la police analyse le téléphone du mentor des terroristes

Djamel Beghal en 2005.

 

La police enquête sur le rôle de Djamel Beghal, le mentor de Chérif Kouachi et d’Amedy Coulibaly, auteurs des attentats de Paris début janvier.

Djamel Beghal a-t-il joué un rôle dans les récents attentats de Paris depuis le fond de sa cellule? C’est la question à laquelle la police judiciaire, en lien avec les policiers de l’antiterrorisme, tente de répondre. Pour savoir si ce détenu a récemment été en contact avec les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, les auteurs de la tuerie à Charlie Hebdo et de la prise d’otages à l’Hyper Casher, les enquêteurs étudient le contenu d’un téléphone portable, retrouvé caché dans la cellule de Beghal incarcéré à Rennes, indique une source policière au Figaro, confirmant une information du Mensuel de Rennes. «Toutes les cellules de la prison ont été passées au peigne fin il y a quelques jours: on a notamment retrouvé un téléphone dans la cellule de Beghal, et dans d’autres, des cartes SIM et un système amplificateur Wifi», détaille cette même source, qui suppose que ces objets sont «rentrés à l’occasion de parloirs».

Cette saisie est particulièrement intéressante pour les enquêteurs, qui savent que Djamel Beghal, actuellement incarcéré à Rennes, connaît bien Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly. Ces derniers ont rencontré le terroriste en 2005 à la prison de Fleury-Mérogis dans l’Essone, où il purgeait une peine de 10 ans de prison pour son implication dans un groupe ayant projeté un attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris en 2001. À ce moment-là, Amedy Coulibaly et Chérif Kouachi sont respectivement condamnés pour délit de droit commun et appartenance à une filière de recrutement de djihadistes. C’est là qu’ils ont tous les trois tissé des liens d’amitié. Selon Libération, Coulibaly et son mentor auraient même été voisins de cellule. Les deux détenus tombent alors sous la coupe de Beghal, décrit par ses amis comme un «fin théologien».

Deux enquêtes ouvertes

Les années passent et les trois hommes continuent de se fréquenter. En 2009, Beghal sort de prison et se retrouve assigné à résidence à Murat (Cantal), en attendant une expulsion vers l’Algérie qui ne viendra jamais. L’année suivante, Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly lui rendent régulièrement visite. Ensemble, ils planifient l’évasion d’un autre détenu, Smain Aït Ali Belkacem, un islamiste incarcéré à la centrale de Clarivaux dans l’Aube. Ce dernier a été condamné à perpétuité pour l’attentat de la station RER Musée-d’Orsay à Paris en octobre 1995. Les trois comparses sont alors arrêtés. L’opération a été déjouée par la police antiterroriste grâce à des écoutes téléphoniques. Chérif Kouachi bénéficie d’un non-lieu, Amedy Coulibaly prend 5 ans et Beghal, 10. Seul à avoir fait appel, sa peine a été confirmée en décembre dernier. Comme en première instance, il a nié toute implication directe dans cette opération. Au lendemain de l’attaque de Charlie Hebdo, le jeudi 8 janvier, il a été placé «à l’isolement» par les surveillants du centre de détention de Rennes-Vezin. Depuis, son avocat Me Bérenger Tourné nie tout lien entre son client et les attentats de Paris.

Autre piste intéressante pour les enquêteurs: le contenu de l’ordinateur de Smain Aït Ali Belkacem, le détenu qui a tenté de s’évader en 2010. Selon Le Mensuel de Rennes, l’appareil, en cours d’analyse, a été saisi dans sa cellule au centre de détention de Condé-sur-Sarthe dans l’Orne, où cet ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) purge une peine à perpétuité depuis sa condamnation en 2002. Là encore, la police tente de savoir si cet homme était impliqué dans le projet fou des attentats de Paris. Deux enquêtes préliminaires ont été ouvertes mais n’ont pas été rattachées à l’enquête principale, menée sur les attentats.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/29/attentats-a-paris-les-parcours-intimement-lies-des-freres-kouachi-et-d-amedy-coulibaly_4562539_4355770.html

Attentats à Paris : les parcours intimement liés des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly

Le Monde.fr | 29.01.2015 à 12h19 • Mis à jour le 29.01.2015 à 15h00 | Par Jérémie Baruch et Aline Leclerc

Lorsqu’au lendemain de l‘attaque de Charlie Hebdo par deux hommes lourdement armés, un troisième, encagoulé, abat une policière municipale en pleine rue à Montrouge, nul ne sait encore si les deux affaires sont liées. Ce n’est que le troisième jour, alors qu’une prise d’otages est en cours dans un supermarché casher de la porte de Vincennes, quelques heures avant deux assauts simultanés où les trois terroristes vont trouver la mort, que les enquêteurs révèlent les liens étroits existant entre les frères Kouachi d’un côté et Amedy Coulibaly de l’autre.

Des liens qui prennent leur origine à la prison de Fleury-Mérogis, où Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly ont passé plusieurs mois. C’est là qu’ils ont rencontré leur mentor, Djamel Beghal, islamiste formé dans les camps d’entraînement d’Al-Qaida au Pakistan et en Afghanistan, condamné pour un projet d’attentat contre l’ambassade des Etats-Unis à Paris.

Depuis cette rencontre en détention, les liens sont restés étroits entre les trois hommes, comme le montre notre infographie.

Les parcours intimement liés des frères Kouachi et de Coulibaly.

De premières arrestations et mises en examen ont eu lieu, mercredi 22 janvier, dans l’entourage d’Amedy Coulibaly : quatre hommes, dont trois originaires de Grigny ou de la ville voisine, et un, rencontré alors qu’il était en détention à Villepinte. Un autre homme, proche des Kouachi, vient d’être extradé depuis la Bulgarie où il a été arrêté à la frontière, alors qu’il tentait de passer en Turquie.

Lire : Fritz-Joly Joachin, un proche des frères Kouachi, extradé vers la France

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/29/dans-la-tete-de-frere-djamel-beghal_4565928_3224.html

Dans la tête de « Frère » Djamel Beghal, mentor en terrorisme

LE MONDE | 29.01.2015 à 11h15 • Mis à jour le 29.01.2015 à 11h53 | Par Matthieu Suc, Simon Piel et Jacques FollorouDjamel Beghal à Mural, dans le Cantal, en 2010.

Il est celui auquel tous les spécialistes de l’islam radical ont pensé lorsque l’identité des tueurs de Charlie Hebdo et du supermarché casher de la porte de Vincennes a été connue. C’est sous l’égide de Djamel Beghal, terroriste algérien incarcéré en France, que Cherif Kouachi et Amedy Coulibaly font connaissance à Fleury-Mérogis en 2006. Une fois libres, les deux hommes se rendent au domicile de l’Algérien à Murat, dans le Cantal, où il est placé en résidence surveillée. Dans un document du 26 juillet 2013, le parquet de Paris va même jusqu’à définir Amedy Coulibaly et Cherif Kouachi comme « les « élèves » de Djamel Beghal ».

Le terroriste, qui se fait aussi appeler Abou Hamza, est de nouveau derrière les barreaux depuis le printemps 2010, accusé d’avoir fomenté l’évasion de Smaïn Ait Ali Belkacem, l’auteur de l’attentat contre la station RER du Musée d’Orsay en 1995. Aucun contact récent entre les tueurs des 7, 8 et 9 janvier et leur mentor n’a été établi. Pourtant, les enquêteurs se posent la question du rôle qu’il a pu jouer dans leur passage à l’acte. Sa cellule a été fouillée à trois reprises dans les jours suivant les attentats.

Un téléphone lui a été saisi avant d’être transmis pour analyse à la DGSI. Sans puce, il ne devrait pas livrer d’information. « Le lien entre les visites de Kouachi et Coulibaly dans le Cantal et les attaques de janvier me parait impossible et rien, à ce jour, ne le démontre », assure Bérenger Tourné, l’avocat de Djamel Beghal. « Il est, en revanche, plausible que leurs relations avec mon cl…

L’accès à la totalité de l’article est protégéDjamel Beghal à Mural, dans le Cantal, en 2010.

Dans la tête de « Frère » Djamel Beghal, mentor en terrorisme

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Attentats du 11 septembre 2001 : des révélations récentes

Certaines surprennent, d’autres non.

http://www.alterinfo.net/les-attentats-du-11-septembre-2001-de-New-York-furent-une-attaque-nucleaire_a106189.html

les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire

Revélations sur le 11 Septembre… « Trop secret pour être publié », un rapport d’une agence du ministère de l’énergie américain (DOE) révèle que les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire…

Par ces révélations officielles, beaucoup de choses concernant les attentats du 11 Septembre s’éclaircissent. Certains articles connexes se doivent d’être traduits pour mieux comprendre cette information. C’est du lourd… Cela doit être divulgué. En fait, l’affaire ukrainienne s’ajoutant à celle de la Syrie énervent particulièrement un pays qui possède des informations depuis plus d’une décennie qu’il gardait sous le coude pour des jours plus sombres… Nous y sommes ! L’empire ne devrait pas s’en relever si tout le monde fait son boulot.

– Résistance 71 –

 

Jim W. Dean,
Samedi 13 Septembre 2014

les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire
Le jour où le monde s’écroula… Le 11 Septembre a été une attaque nucléaire
La lettre courriel de Veterans Today sur le 11 Septembre envoyée à 100 000 officiels d’état aux Etats-Unis

… par Jim W. Dean, VT Editor … en compagnie d’Américains loyaux qui ont contribué pour le peuple américain et le peuple du monde

Veterans Today a rendu public le rapport officiel classifié américain de 2003 sur l’attaque de Ground Zero à New York comme étant un évènement nucléaire, ce qui a été rapidement confirmé par une analyse de spectrométrie de masse des échantillons de poussières collectés sur place.

Cet examen a été effectué depuis des décennies par les agences de renseignement nationales principales après chaque grosse explosion ayant eu lieu dans différents pays et la plupart des analyses ont révélé qu’il s’agissait d’attaque par mini bombe nucléaire.

Ce qui rend notre étude si incroyable est que les enquêteurs de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) ont confirmé l’historique des attaques par bombes nucléaires et notre propre laboratoire Sandia (américain) a mis au point les bombes qui étaient supposées être utilisées pour nous défendre. Ils sont très très en colère à l’heure actuelle.

Veterans Today est une plateforme de renseignement couvrant trois générations de professionnels du renseignement civil et militaire, allant de la guerre froide jusqu’au boulot actuel du contre-terrorisme dans lequel certains membres de notre comité directeur sont engagés.

Notre poursuite des véritables coupables ayant perpétré les attentats du 11 Septembre 2001 a été récompensée juste à temps pour l’anniversaire qui arrive. Après des années à avoir été observés à distance pour nos efforts, le rapport officiel de Sandia nuclear labs de 2003 sur le 11 septembre nous a été fuité par une source au sein d’un gouvernement étranger ; rapport qui contient beaucoup de détails décrivant comment les bâtiments de Ground Zero ont été détruits au moyen de mini armes nucléaires.

Nous avons éliminé par nos propres efforts de recherche toutes les autres théories concurrentes comme n’étant physiquement pas possible. Nous avons eu beaucoup d’indices mettant la puce à l’oreille comme par exemple le granit fondu se trouvant sous les tours, qui n’a pu se produire que comme résultat d’une détonation nucléaire, puis plus tard les pics de radiation et les maladies résultant des ingestions de particules radioactives qui ont commencées à apparaître et mis sous couvert du secret au moyen de diagnostics volontairement erronés.

Malgré les experts que nous avons ici à VT, certains ayant une expérience dans le nucléaire, nous avons également lancé le mot dans les réseaux familiers de nos “anciens”, que nous avions besoin de la confirmation que nous n’étions pas les victimes d’une intox élaborée ourdie par nos nombreux ennemis. Nous recevons des histoires foireuses et de plus ou moins bons canulards toutes les semaines. A notre plus grande surprise, la confirmation est venue de la meilleure source qui puisse être: du corps des inspecteurs de l’AIEA et des fabricants, concepteurs des bombes nucléaires du labo Sandia, qui ont écrit le rapport (de 2003).

Ces personnes ont non seulement confirmé que le rapport était réel, mais pire, que les empreintes nucléaires trouvées dans les échantillons de poussière de Ground Zero, ont montré que le matériel fissile de la tête nucléaire employé provenait d’ici (des Etats-Unis).

Il apparaît que nos armes nucléaires tactiques appelées ‘Mothballed Davy Crockett” (NdT: photo dans l’article original en anglais) seraient “tombées de camions” au travers d’un système de comptabilité qui fut créé pour subrepticement faire disparaître du matériel de têtes nucléaires.

L’inventaire en question est parti en Israël après l’incident de la centrale de Dimona qui a annihilé sa capacité de produire du matérial radioactif suffisamment enrichi pour produire des têtes nucléaires, mais ils avaient l’expertise pour transformer les vieux “Davy Crockett” en armes nucléaires tactiques modernes.

Les enquêteurs de l’AIEA ont confirmé ce que nous savions déjà, que de mini-armes nucléaires ont été utilisées depuis quelque temps dans les grandes attaques terroristes à la bombe, ce qui éliminait les groupes terroristes de façade comme perpétrateurs (patsies), parce qu’une très courte liste de pays majeurs ont la capacité nécessaire pour exécuter ces attaques.

A chaque fois qu’il y a eu une énorme explosion quelque part, toutes les meilleures agences de renseignement ont dépêché sur place leurs équipe d’évaluation pour récupérer des échantillons de poussière afin de faire un test routinier de spectrométrie de masse et pour voir s’il y avait des résidus radiologiques, qui furent toujours trouvés, incluant les empreintes de ceux utilisés en particulier pour les comparer à leur base de données sur les explosions précédentes.

Voici ci-dessous une liste partielle des attaques suicides fausse-bannière qui ont utilisées de mini-bombes nucléaires. Ceci constitue une campagne de terreur pour laquelle non seulement rien n’a été fait pour faire rentrer le génie dans sa lampe, mais dont rien n’a été dit au peuple américain, ni aux peuples du monde, ce qui rend la chose aisée à continuer.

Les camps militaires des Marines américains et des parachutistes français à Beyrouth (Drakkar), Liban en 1983.
Le bâtiment Alfred P. Murrah d’Oklahoma City en 1995.
L’ambassade égyptienne d’Islamabad, Pakistan, 1995.
Les tours Khobar de Dahran, Arabie Saoudite, 1996.
Les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, 1998.
Le consulat britannique d’Istanboul
Les attentats du WTC du 11 Septembre 2001
La boîte de nuit Sari, Bali, 2002
Le bureau de l’ONU à Bagdhad, 2003
Ambassade d’Australie, Djakarta, 2004
Attentat pour l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafik Hariri, mini bombe nucléaire implantée dans les égoûts, Beyrouth, 2005
Attentat sur l’école de police algérienne, 2008

Et beaucoup d’autres non rapportées.

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Les Etats-Unis sont sujets d’une grosse pénétration de leur système de sécurité, la plus grosse de l’histoire mondiale et cela a été classifé afin de protéger ceux responsables des transferts de matériaux fissiles vers Israël et ceux après eux pensant que si le peuple américain venait à le savoir, cela déclencherait une révolution ici.

Mais il y a eu un groupe dans le domaine de la sécurité et du renseignement qui pensait juste l’inverse, que cacher ce qui s’est passé et permettre aux véritable perpétrateurs de s’en sortir en étant toujours en possession d’un large stock de ce type d’arme, nous laissait littéralement pieds et poings liés et sous la menace.

L’autre problème fut aussi le laisser-faire de long terme en Amérique concernant toute traduction en justice d’Israël pour espionnage, pas seulement dû à l’ambarras politique que cela provoquerait, mais aussi à cause des Américains de haut niveau, toutes branches étatiques de notre gouvernement confondues, qui l’ont assistés depuis des années.

L’ordre de non poursuite judiciaire était en fait un outil de recrutement pour eux, montrant qu’ils étaient intouchables. Les médias de masse ont jusqu’ici complètement occulté notre entière série d’articles. Nous n’avons pas eu d’appels de ces médias manifestant un quelconque désir d’en savoir plus. La peur est la cause sous-jacente dans bien des cas, parce que nous parlons ici de meurtres, d’assassinats de masse et les perpétrateurs n’ont plus rien à perdre et tuer quelques personnes supplémentaires n’a plus vraiment d’importance. Mais tous n’ont pas peur. Nous allons jouer les cartes qui nous ont été distribuées, mais nous ne pouvons pas espérer de succès sans votre aide.

Nous vous demandons de travailler avec nous et de traquer ces personnes et de faire en sorte que les armes encore à leur disposition soient neutralisées avant qu’ils ne s’en servent encore. La première des choses à faire est de déclencher une demande publique de masse pour que le rapport de Sandia Labs soit rendu public et que soient aussi rendus publics tous les dossiers accumulés et classifiés sur l’espionnage d’Israël aux Etats-Unis, dont nos amis membres du FBI nous disent qu’ils seraient largement suffisants pour expliquer toute l’affaire.

Nous ne serons jamais en sécurité tant que nous ne ferons pas face et que nous ne nettoierons pas cette horrible partie de notre histoire. Si nous ne faisons rien, nous devenons les complices de ces assassins. Aucun d’entre nous ici, à Veterans Today, ne fera jamais cela et ce, quelqu’en soient les risques et les coûts.

Il est plus que temps d’appuyer sur le bouton “reset/redémarrage” de cette affaire du 11 Septembre.

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Articles connexes:

http://www.veteranstoday.com/2014/07/18/slam-dunk-most-classified-911-revealed/

http://www.veteranstoday.com/2014/05/20/too-classified-to-publish-bush-nuclear-piracy-exposed/

Note de Résistance 71: Ces deux articles ci-dessus sont de la “dynamite” (sans mauvais esprit) et nous avons l’intention de les traduire. Merci de votre patience !…

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2014/09/11/the-day-the-world-fell-down-9-11-was-a-nuclear-attack/

http://resistance71.wordpress.com/2014/09/12/revelations-sur-le-11-septembre-trop-secret-pour-etre-publie-un-rapport-dune-agence-du-ministere-de-lenergie-americain-doe-revele-que-les-attentats-du-11-septembre-2001-de-new-york-furen/ http://resistance71.wordpress.com/2014/09/12/revelations-sur-le-11-septembre-trop-secret-pour-etre-publie-un-rapport-dune-agence-du-ministere-de-lenergie-americain-doe-revele-que-les-attentats-du-11-septembre-2001-de-new-york-furen/

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/17/1992985-attentats-11-septembre-2001-zacarias-moussaoui-met-cause-arabie-saoudite.html

Attentats du 11 septembre 2001 : Zacarias Moussaoui met en cause l’Arabie Saoudite

Article exclusif
Publié le 17/11/2014 à 10:13, Mis à jour le 17/11/2014 à 10:36

11-Septembre – Narbonne (11) – Narbonne

Zacharias Moussaoui a été condamné à la prison à vie aux Etats-Unis pour terrorisme. / Photo DR
Zacharias Moussaoui a été condamné à la prison à vie aux Etats-Unis pour terrorisme. / Photo DR

Attentats du 11 septembre 2001 : des révélations récentes dans Attentats zoom

De Narbonne à sa prison de haute sécurité aux Etats-Unis, Zacarias Moussaoui, que la justice américaine considère comme le « 20e pirate de l’air » du 11 septembre 2001, a eu un bien étrange parcours. Depuis quelques jours, il refait parler de lui aux Etats-Unis où il a été condamné à la prison à vie le 4 mai 2006, sans possibilité de libération anticipée.

Le 23 octobre, il a écrit à la Cour Fédérale de New York et de l’Oklahoma pour expliquer qu’un prince saoudien avait payé ses cours de pilotage avant les attentats du World Trade Center, à lui, mais aussi aux 19 pirates de l’air qui ont précipité les avions détournés sur les cibles que l’on connait. A-t-il voulu réagir là à une déclaration des avocats de l’Arabie Saoudite qui avaient affirmé en septembre, que ce pays n’avait joué aucun rôle dans les attentats du 11 septembre 2001? Ou cherche-t-il à négocier un aménagement de peine? Affaire à suivre.

Retour sur ses années dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales

Zacarias Moussaoui est né le 30 mai 1968 à Saint-Jean-de-Luz, mais il avait grandi à Narbonne avec ses cinq frères et soeurs et sa mère qui cherchait à échapper aux violences conjuguales infligées par le père de famille. Zacarias Moussaoui avait ensuite été surveillant au collège Victor-Hugo de Narbonne. Il avait aussi obtenu un bac pro de maintenance des systèmes mécaniques automatisés à Montpellier en 1988 puis un BTS technico-commercial au lycée François-Arago de Perpignan en 1990. Deux ans après, il avait obtenu un Deug d’administration économique et sociale à l’université Paul-Valéry à Montpellier, et enfin un master de gestion à la South Bank Université de Londres, en 1995… année de son premier voyage en Afghanistan. On connaît la suite.

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http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/18/1993680-zacarias-moussaoui-met-en-cause-l-arabie-saoudite.html

Zacarias Moussaoui met en cause l’Arabie Saoudite

Publié le 18/11/2014 à 08:35

11-Septembre

Zacarias Moussaoui./
Zacarias Moussaoui./

zoom dans Crime

Le Français Zacarias Moussaoui, condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine, pour complicité dans les attentats du 11-Septembre 2001 aux États-Unis, vient d’écrire aux tribunaux fédéraux de New York et d’Oklahoma pour leur signifier sa volonté de témoigner sur le fonctionnement interne d’Al Qaïda.

Dans ce courrier manuscrit daté du 23 octobre, celui qui est surnommé «le 20e pirate de l’air», âgé aujourd’hui de 46 ans, prétend qu’il a reçu des financements d’un prince saoudien, qui l’a aidé en 2001 pour payer des cours de pilotage. Moussaoui assure également que cette même personnalité a largement financé la majorité des 19 pirates de l’air qui ont participé aux attentats. Enfin, l’ancien étudiant de l’université de Perpignan qui avait tout quitté en 1992, affirme avoir dit cette année à un agent du Secret Service qu’Oussama Ben Laden, soutenu par de hauts dignitaires religieux saoudiens aurait eu pour projet, dans les années 1990, d’abattre le président américain Bill Clinton et sa femme Hillary.

Ces affirmations ont été suffisamment prises au sérieux pour que certains avocats fassent le déplacement à la prison fédérale Supermax, dans le Colorado, où il purge sa peine. Mais d’autres sont beaucoup plus sceptique sur la crédibilité du détenu, qui souffrirait de paranoïa et de schizophrénie. Un juge a d’ailleurs estimé que la requête de Moussaoui pour témoigner en public devait être rejetée.

Interrogé par «La Dépêche» hier, Samuel Laurent n’est guère été surpris par la possible implication de l’Arabe saoudite. «Il n’y a rien de nouveau. On sait que tous les mouvements islamistes radicaux de la planète se sont fait financer par l’Arabie saoudite, le Qatar. On sait très pertinemment que le dernier danger véritable en termes de financement qui reste, est le financement totalement incontrôlable que représentent les donateurs du golfe. Ils lâchent des dizaines de millions de dollars à Al Qaïda ou à l’État islamique. Donc les confessions de Moussaoui n’ont rien d’étonnant. L’Arabie, le Qatar, le Koweït, les Émirats livrent tellement un double jeu qu’on aura du mal à y mettre un terme dans un avenir proche.»

Ph. R.
Narbonne : le quotidien emmuré de Zacarias Moussaoui, condamné à vie
il y a 386 jours 3 R.Fe.
Narbonne : le quotidien emmuré de Zacarias Moussaoui, condamné à vie
Le complexe pénitentiaire de Florence est planté sur les plateaux arides du Colorado. Moussaoui y est incarcéré à vie.

D.R.

Le Narbonnais Zacarias Moussaoui a été condamné, en 2006, à la prison à vie pour sa participation à la préparation des attentats du 11 septembre 2001. Il est incarcéré à Florence, surnommé l’Alcatraz des Rocheuses, dans des conditions de détention extrêmes…

« Je ne suis pas un numéro ! », criait le héros de la série télé Le prisonnier. Du fond de sa cellule, dans la prison de très haute sécurité de Florence dans le Colorado, personne ne sait si le prisonnier 51427-054, crie lui aussi…

Alcatraz des Rocheuses

Ses gardiens certainement, qui le surveillent jour et nuit par caméra interposée. Mais rien ne filtre depuis 2006, silence absolu ! C’est en mai, cette année-là, que Zacarias Moussaoui est incarcéré dans ce lieu surnommé Supermax ou encore Alcatraz des Rocheuses, à 160 km au sud de Denver.

A vie

À l’issue de quatre mois de procès, le Narbonnais venait d’échapper à la peine de mort. Après avoir plaidé coupable de six chefs d’accusation dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, la sentence tombait : incarcération à vie.

Isolement total

Géré par le bureau fédéral des prisons, le complexe pénitentiaire de Florence a été construit dans le milieu des années 1990, pour permettre le « contrôle individuel de chaque détenu ». Les principaux condamnés pour terrorisme au pays de l’Oncle Sam y sont emprisonnés, à l’isolement total, comme Zacarias Moussaoui. Outre Supermax, le complexe compte deux autres prisons au régime moins… sévère.

Troubles mentaux

Des conditions d’incarcération “assouplies” qui seraient tout de même à l’origine de graves troubles mentaux diagnostiqués chez des prisonniers, selon des enquêtes menées par des journalistes et des associations de défense des droits de l’Homme.

« Privation sensorielle »

Alors qu’en est-il réellement pour les “pensionnaires” de Supermax ? Comment un homme, même reconnu coupable d’avoir commis le plus horrible des crimes, peut-il survivre dans ce lieu d’enfermement ? Qualifiée de prison la plus sûre des États-Unis, Supermax repose sur le principe de « privation sensorielle » selon les autorités américaines.

Pièce de 3,5 m sur 2 m

Zacarias Moussaoui y est ainsi confiné 23 heures sur 24 dans une cellule de seulement 3,5 m sur 2 m. Celle-ci est entièrement insonorisée et son mobilier “coulé” dans le béton. Douche et WC disposent d’un minuteur pour éviter toute inondation et une caméra de vidéosurveillance permet d’observer à tout moment l’occupant des lieux.

Que le ciel

Les fenêtres, de petites tailles, sont situées en hauteur et leur inclinaison n’autorise le prisonnier qu’à observer le ciel. Une heure par jour, le matricule 51427-054 est autorisé à sortir de sa cellule pour… en rejoindre une autre, appelée salle d’exercice. À aucun moment il ne peut croiser un autre prisonnier.

Lettres sans réponse

Quel est donc le quotidien de Zacarias Moussaoui, aujourd’hui âgé de 45 ans, dans un tel univers carcéral ? Sa santé mentale est-elle altérée ? Seuls ses geôliers détiennent le secret. Pour sa mère, à Narbonne, cela demeure une terrible inconnue. Dans les premiers temps de l’incarcération de son fils, elle lui a expédié plusieurs lettres restées sans réponse. En 2011, elle s’est donc décidée à écrire au directeur de Supermax pour s’en inquiéter. Réponse de l’administration pénitentiaire américaine : si aucune lettre n’est renvoyée à l’expéditeur, c’est qu’elles sont bien parvenues à leur destinataire…

Emmuré dans sa prison du Colorado, Zacarias Moussaoui n’est plus qu’un matricule, un souvenir, un homme mis entre… parenthèses.

Opération anti-djihadiste dans l’Hérault et le Gard

http://www.midilibre.fr/2015/01/27/herault-une-operation-anti-jihad-lancee-a-l-aube-a-lunel,1116516.php

Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l’aube

il y a 2 heures 99 AVEC C. F., F. B. et J.-P. A.
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    Plusieurs places et rues du centre de Lunel ont été bouclées ce mardi matin.

    CAROLINE FROELIG
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    La porte d’entrée du rez-de-chaussée a été détruite par le GIPN.

    PIERRE SALIBA
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    L’appartement de l’interpellé est situé au-dessus de l’ancienne école et de la mairie de Caussiniojouls.

    PIERRE SALIBA
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    A Caussiniojouls (Hérault), non loin de Faugères, un homme a été interpellé à 6 h 30 ce mardi matin par le GIPN dans un appartement situé au-dessus de l’ancienne école.

    PIERRE SALIBA
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    Plusieurs places et rues du centre de Lunel ont été bouclées ce mardi matin.

    CAROLINE FROELIG
  • Gard et Hérault : cinq personnes interpellées à l'aube
    La porte d’entrée du rez-de-chaussée a été détruite par le GIPN.

    PIERRE SALIBA

I NFO MIDI LIBRE – Des policiers d’élite ont mené une opération anti-jihad dans le centre ville de Lunel. Cinq personnes, impliquées dans des filières de recrutement, ont été interpellées à Lunel, Aimargues (Gard) et Caussiniojouls dans l’Hérault. Elles ont été placées en garde à vue.

Le Raid et le GIPN ont déclenché une opération anti-jihad à Lunel à 6 h 30 ce mardi matin ainsi que dans plusieurs autres communes du Gard et de l’Hérault. Plusieurs quartiers du centre ville de Lunel ont été bouclés. Cinq personnes, impliquées dans des filières de recrutement et proches de Lunellois morts en Syrie, ont été interpellées. Ils ont notamment été repérés par des mandats envoyés en Syrie. Ils ont été placés en garde à vue. Des perquisitions ont été effectuées à leur domicile. Ce coup de filet était prévu depuis début janvier mais il avait été reporté à cause des attentats à Paris.

Interpellations à Lunel

Une Lunelloise a été blessée lors de la perquisition d’une habitation. Elle était derrière la porte lorsque les policiers l’ont forcée. Elle a été évacuée vers les urgences. Plusieurs habitations ont été fouillées place Rey, place Fruiterie, rue Marc-Antoine Ménard et rue Sadi-Carnot. Un déploiement de policiers particulièrement impressionnant pour les riverains cloîtrés chez eux. L’un des suspects a été interpellé à son domicile boulevard Saint-Fructueux à Lunel. Il a été conduit à sa voiture pour effectuer une perquisition. Il s’agit du frère de Karim, décédé en Syrie en décembre dernier.

Le maire de Lunel, Claude Arnaud, a déclaré sur France Info : «  »Ce matin, sans avoir prévenu, des brigades spécialisées ont investi certaines rues de Lunel… La ville était sous surveillance,  l’opération d’aujourd’hui était donc à sens assez logique (…) Quand ils viennent, il savent qui ils viennent chercher (…). L’opération me paraît logique : derrière ces départs, il faut savoir qui il y a. Est-ce qu’il y a quelque chose d’organisé ? Combien sont-ils ? (…) Avec l’opération de ce matin, c’est un début de réponse qui arrive ». Six jeunes Lunellois, âgés de 18 à 30 ans, sont morts ces derniers mois après être partis faire le jihad en Syrie et en Irak. Cette ville de 27 000 habitants est sous étroite surveillance.

A Aimargues et Caussiniojouls

Deux personnes ont été également interpellées à Aimargues dans le Gard et à Caussiniojouls dans l’Hérault.  Selon nos informations recueillies à Caussiniojouls, non loin de Faugères, un homme a été interpellé à 6 h 30 ce mardi matin par le GIPN dans un appartement situé au-dessus de la mairie et de l’ancienne école. Une femme et son fils y vivent depuis une dizaine d’années. Un homme les a rejoints il y a quinze jours. Des riverains avaient identifié une voiture montant la garde depuis peu. Le profil de l’homme interpellé n’a pas été précisé.

 

http://www.lepoint.fr/societe/une-operation-anti-djihadiste-en-cours-dans-herault-27-01-2015-1899924_23.php

Le Point – Publié le 27/01/2015 à 09:46 – Modifié le 27/01/2015 à 16:50

Djihad : qui sont les hommes interpellés à Lunel ?

Cinq personnes ont été interpellées parmi des proches d’hommes partis faire le djihad. Deux d’entre elles sont soupçonnées de revenir de Syrie.

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. © CITIZENSIDE/VINCENT JAROUSSEAU
Opération anti-djihadiste dans l'Hérault et le Gard dans Attentats myad

Par (avec AFP)

Cinq personnes, proches de jeunes gens partis faire le djihad en Syrie, sont en garde à vue après l’opération anti-djihadiste menée mardi matin à Lunel, dans l’Hérault, a-t-on appris de source proche du dossier. Deux des cinq gardés à vue sont eux-mêmes soupçonnés d’être partis en Syrie, les trois autres sont soupçonnés d’être des candidats au djihad, selon une source proche du dossier. D’après nos informations, il s’agit de Hamza M, un étudiant d’origine tunisienne dont le frère Houssamedine et son épouse Maeva ont rejoint la Syrie en février 2014. Ils seraient dans les rangs de l’État islamique à Raqqa.

Jaouad S. a lui aussi été interpellé, il est soupçonné de financer la filière de Lunel. Depuis plus d’un an, il envoie de l’argent par Western Union à ses compatriotes sur la route du djihad. Il faisait notamment parvenir de l’argent à Abdellilah H., un ancien militaire français qui se présente comme ex-membre des commandos et spécialisé en armes à feu. Il avait déclaré être un sniper pour Daech à son entourage basé dans l’Hérault.

Par ailleurs, la filière se finançait grâce à des prêts à la consommation. Chacun des participants parvenait à obtenir jusqu’à 10 000 euros des établissements de crédit type Cofidis ou Cetelem.

« Une filière particulièrement dangereuse » ?

Tous sont connus pour fréquenter une mosquée d’obédience Tabligh, un mouvement piétiste non politique, qui réislamise souvent des individus de culture musulmane détachés de la pratique de la religion. Depuis deux ans, les personnes interpellées revendiquaient publiquement leur soutien à la rébellion djihadiste anti-Bachar el-Assad. Parmi les cinq, deux ont perdu un ou des frères dans les combats. À Lunel, commune de 26 000 habitants, une vingtaine de jeunes entre 18 et 30 ans sont partis pour la Syrie depuis octobre et six ont trouvé la mort, selon les autorités françaises.

Les policiers du Raid sont intervenus peu après 6 heures, rue Frédéric Mistral, non loin de l’église de Lunel, qui avait été totalement bouclé. L’opération s’est prolongée pendant la matinée et aurait également visé de petites communes voisines, situées dans le Gard, a indiqué encore une source proche du dossier. Selon l’AFP, elle a notamment touché Caussiniojouls, au nord de Béziers, voire Aimargues (Gard). Elle s’est déroulée dans le cadre d’une information judiciaire dont sont saisis des magistrats antiterroristes à Paris. « Si l’implication des personnes soupçonnées est confirmée par l’autorité judiciaire, ce sera donc une filière particulièrement dangereuse et organisée qui aura été démantelée ce matin, une de plus », a ensuite réagi le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

« Une intervention musclée »

« Quand ils viennent, ils savent qui ils viennent chercher. (…) L’opération me paraît logique. Derrière ces départs, il faut savoir qui il y a. Est-ce qu’il y a quelque chose d’organisé ? Avec l’opération de ce matin, c’est un début de réponse qui arrive », a commenté de son côté le maire (DVD) de Lunel, Claude Arnaud, sur France Info. Selon un habitant de l’un des immeubles investis, « plusieurs voitures banalisées sont arrivées. Des hommes en sont sortis encagoulés et ont défoncé les portes des appartements de l’immeuble ». Choqué, le témoin raconte : « On m’a mis un fusil sur la tempe (…) et finalement ils ont interpellé le voisin du dessus, Saïd », a-t-il ajouté, précisant « ne pas connaître son voisin plus que ça ». « Saïd, c’est quelqu’un de bien. Il travaille. À ma connaissance, il n’avait pas de problème avec la justice. Il tenait un bar à chicha à Lunel », a déclaré un autre voisin.

Selon un troisième témoin, Tarek, dont le frère a été interpellé, les hommes « en tenue » avaient « une masse d’armes ». « Ils m’ont plaqué, m’ont mis par terre, m’ont tapé dessus. Ils ont embarqué mon frère », a-t-il dit. À Caussiojouls, les policiers du Raid ont débarqué à 6 h 30 dans un appartement au-dessus de la mairie et ont interpellé un homme qui s’y trouvait depuis une quinzaine de jours.

À Lunel, des riverains restent médusés. Comme ce couple qui tient une boucherie, juste en face des deux immeubles visités. « Des flics sont arrivés, ils ont défoncé des portes », témoigne Christiane. « Ils sont arrivés comme à Paris, quand il y a eu les attentats, ils étaient une vingtaine, cagoulés et avec des armes… On se serait cru dans un film. On se doutait bien que ce n’était pas pour un petit trafic. » Sur cette place au coeur de la ville, l’opération a duré de 6 heures à 9 h 30, avec au moins une interpellation dans chaque résidence. Les policiers ont pénétré dans chaque appartement à la recherche « d’une personne bien précise », « ils ont demandé comment je m’appelais, je le leur ai dit. Ils ne m’ont pas cru. Alors, j’ai sorti ma pièce d’identité. Ils ont appelé leur chef pour vérifier et ils m’ont laissé tranquille », a raconté un habitant.

Changement de discours à la mosquée

Dans cette petite ville, classée en zone de sécurité prioritaire avec un taux de chômage qui atteint les 20 %, les départs de jeunes vers la Syrie interpellent depuis plusieurs mois les autorités, mais elles ne trouvent pas de réponses appropriées. Certains djihadistes fréquentaient la mosquée Al-Baraka, que le préfet de l’Hérault, début janvier, a jugée « préoccupante en raison d’un risque d’emprise fondamentaliste ».

Après l’annonce de la mort de certains en Syrie, l’ex-président de l’Union des musulmans de Lunel, Lahoucine Goumri, avait refusé de condamner leurs départs avant de revenir sur ses propos. Son successeur, Rachid Belhaj, a voulu calmer le jeu. Après les attentats parisiens, la mosquée de la ville est revenue dans le giron de l’ensemble des mosquées du département et a participé au message unique de paix envoyé à la communauté musulmane, lors de l’office du vendredi, par une vingtaine d’imams héraultais.

 

 

http://www.vmtv.fr/Le-Val-de-Marne-terreau-du-djihadisme_a179.html

Le Val-de-Marne, terreau du djihadisme ?

Après la diffusion ce week-end de la vidéo de la décapitation de l’otage américain Peter Kassing, le nombre de français partant faire le jihad en Syrie est en hausse régulière. A l’heure où Michael Dos Santos, le second français identifié parmi les bourreaux de l’otage américain fait la une des médias, VM TV revient sur ces événements terroristes qui inquiètent les français et notamment les Val-de-Marnais d’où le djihadiste Michael Dos Santos est originaire.

 

Le Val-de-Marne, terreau du djihadisme ?

Des méthodes d’endoctrinement incontrôlables

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la France doit faire face comme d’autres pays aux menaces terroristes en relation avec la présence militaire occidentale par les groupes terroristes dont le plus connu est Al Qu’Aïda.

Les actions de propagandes de l’EI s’effectuent de plus en plus via les réseaux sociaux, les militants au djihad se servant de ces plateformes pour diffuser des photos, vidéos, des appels à la conversion, une pratique que l’on peut appeler de « djihad médiatique ». Ils se servent d’internet pour donner un aspect attrayant à la radicalisation. C’est de cette manière que les djihadistes procèdent au recrutement en Irak ou en Syrie. Le gouvernement veut alors se pencher sur cet aspect d’endoctrinement viral. Cependant il est toutefois difficile de garantir l’équilibre entre la liberté d’expression et la propagande terroriste.

Plusieurs arrestations dans le Val-de-Marne

La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) est chargée de prévenir et réprimer toutes actions susceptibles de constituer une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Elle a mené plusieurs actions de lutte contre le terrorisme comme ce 12 novembre 2013 où quatre hommes ont été interpellés dans le Val de Marne dans le cadre du démantèlement d’une filière djihadiste vers la Syrie. Le leader présumé du réseau, âgé de 24 ans, a été arrêté par la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Les 3 autres hommes dont 2 ayant combattu en Syrie dans les rangs de la brigade Islamique du front Al-Nosra ont été interpellés à Cachan et Thiais.

La prison de Fresnes, haut lieu de propagande

Les djihadistes interpellés sont jugés puis emprisonnés, un lourd problème est alors soulevé « la radicalisation du mouvement Islamique dans les cellules». Depuis le 28 novembre 2013, la prison de Fresnes constate le développement d’une propagande du mouvement Islamique derrière ses barreaux. Des prisonniers subissent des pressions, intimidations et menaces de la part de leurs codétenus dans le but de les obliger à se convertir à l’islamisme radical.

« Si tu ne te convertis pas à l’Islam, tu es un homme mort »

Certains prisonniers sont convertis de force, obligés de lire les ouvrages religieux islamiques. La prison de Fresnes devient une pépinière où les djihadistes y sont incarcérés et continuent à propager leur mouvement.

Des élus du Val-de-Marne mobilisés

Le 17 mai 2013, Christophe Cambon, Sénateur du Val-De-Marne, propose au Sénat qu’une conférence des ministres européens devrait-être organisée sur le thème de la lutte contre le terrorisme. Un an plus tard, le 10 juillet 2014, le premier ministre M.Valls présente au conseil des ministres un projet de loi  » renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme. »

Interviewé par Public Sénat, Christian Cambon déclare que ce projet de loi est nécessaire :

 » il est inhabituel dans un pays démocratique de procéder à des interdictions de sorties de territoire, mais si c’est pour éviter à des jeunes victimes d’un endoctrinement incontrôlable de partir dans une aventure et parfois de ne pas en revenir, il faut aider le gouvernement à combattre ces nouvelles formes de terrorisme « 

Avec l’intervention française au Mali, la France est particulièrement exposée aux risques terroristes, c’est pourquoi, le 25 septembre 2014 Christian Cambon s’est prononcé en faveur d’une coopération européenne contre le terrorisme. Le sénateur affirme :

« dans une telle situation la coopération entre les pays européens est primordiale ».

Des jeunes Val-de-Marnais potentiellement dangereux

Malgré les appels à la vigilance de l’Etat français contre ces jeunes qui se radicalisent, le mouvement continue à prendre de l’ampleur.  Alors qu’on apprenait hier que l’un des bourreaux de l’otage américain Peter Kassing est originaire de Champigny, un autre jeune Val-de-Marnais, Salim Benghalem, 34 ans, aurait rejoint les terroristes de l’Etat Islamique. Il est signalé depuis le 1 octobre 2014 par les autorités américaines dans la liste des djihadistes recherchés.

Le 3 novembre 2014 plusieurs attentats ont été déjoués en Ile de France suite à l’arrestation du terroriste nommé Mohammed O, un jeune français de Créteil qui a séjourné en Syrie dans les rangs de l’Etat Islamique dans un camp d’entrainement au combat. Agé de 20 ans il s’informait des cibles potentielles en France en vue d’une action kamikaze. Il utilise internet comme la plupart des jeunes djihadiste pour diffuser ses idées et évoquer avec envie les « méthodes Merah et Nemmouche »

Champigny-sur-Marne sous le choc

A l’heure où Michael Dos Santos suscite l’intérêt général suite aux vidéos diffusées sur le net, les Campinois se disent« choqués ». Abou Othman, alias Michael Dos Santos, est bien entendu un cas isolé. Pour autant, un tel engouement médiatique autour de ce phénomène propage un sentiment de peur et d’inquiétude.

 » Je suis choquée à double titre car étant Campinoise mais également d’origine portugaise, cette histoire me touche particulièrement. Néanmoins, il ne faut surtout pas généraliser mais plutôt repenser l’accompagnement et le soutient aux jeunes en ruptures avec notre société. Dans le département comme sur la ville de Champigny, nous devons apporter enfin des solutions à nos jeunes. »

déclare Isilda Silva de Amorim, Conseillère Municipale d’opposition (UMP) à Champigny-sur-Marne

Le Val-de-Marne, un terreau du djihadisme ?

Le département du Val-de-Marne n’est certainement pas le berceau de l’endoctrinement au djihadisme. Toute la France est concernée au même titre que l’ensemble des pays occidentaux ainsi que les autres pays. Dans cette affaire du jeune Michael Dos Santos d’origine portugaise, alors que la communauté portugaise est considérée comme parfaitement intégrée en France et sans « histoire », on ne peut que faire le constat suivant : aucune communauté, aucune famille n’est à l’abris d’un tel drame.

C’est donc un message de vigilence qui doit être adressé face à ces personnes endoctrinées et manipulées qui présentent souvent le même profil.

Comment des personnes décrites de manière discrètes, sociables et serviables peuvent commettre de tels actes de barbarie ? Jusqu’où les filières djihadistes corrompent-elles l’esprit des jeunes ? Autant de questions que tous, quelque soit notre origine, notre lieu de vie, notre conviction religieuse et politique, devrons se poser très rapidement.

 

Dans la même rubrique :

Les frères Kouachi ont fait de réguliers séjours dans l’Hérault

Il est curieux de constater que les journalistes étrangers semblent plus enclins que leurs homologues français à enquêter sur les auteurs des attentats de ces derniers jours sur un terrain qui n’est pourtant pas le leur.

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel a ainsi publié un reportage sur l’adolescence des frères Kouachi, ponctuée de réguliers séjours à La Grande-Motte, dans l’Hérault, à 16km au sud de Lunel et 25 km à l’est de Montpellier.

Seuls deux journaux français ont relayé cette information.

 

http://www.midilibre.fr/2015/01/19/quand-les-freres-kouachi-passaient-leurs-vacances-a-la-grande-motte,1112855.php

Quand les frères Kouachi passaient leurs vacances à La Grande-Motte

il y a 2 jours  MIDI LIBRE
Quand les frères Kouachi passaient leurs vacances à La Grande-Motte

Cherif au bord d’une piscine à La Grande-Motte.

D ans sa dernière édition datée du 17 janvier le grand hebdomadaire allemand Der Spiegel (900 000 exemplaires) rapporte que les deux frères Kouachi auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo sont venus passer régulièrement leurs vacances dans l’Hérault et plus particulièrement dans la station balnéaire de La Grande-Motte.

Le très sérieux journal qui a dépéché en France pas moins de 11 reporters sur le sol tricolore a retrouvé l’éducatrice qui s’est occupé des frères Kouachi durant plus de six ans entre 1994 et 2000 en Corrèze. Suzanne, de son nom d’emprunt,  raconte comment elle encadrait les deux frères dans le centre d’éducation de Treignac (Correze). Aujourd’hui, elle avoue à nos confrères avoir un sentiment de culpabilité et les avoir reconnus « grâce à leurs yeux. »

« Tous les étés nous partions au bord de la Méditerranée à La Grande-Motte » confie t-elle encore au magazine allemand avant de montrer en image Cherif au bord d’une piscine à La Grande-Motte. Le jeune Kouachi a alors 13 ans. Le centre de Treignac qui dépend de la fondation Pompidou encadrait à l’époque environ 70 enfants de 7 à 18 ans.

 

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/correze/2015/01/08/charlie-hebdo-les-freres-kouachi-accueillis-a-treignac-entre-1994-et-2000_11283305.html

08/01/15 – 13h32

Charlie Hebdo : les frères Kouachi scolarisés durant six ans en Corrèze

 

fondation pompidou école hôtelière  - Agnès GAUDIN . fondation pompidou école hôtelière – Agnès GAUDIN .
C’étaient deux jeunes sans histoires. Les frères Chérif et Saïd Kouachi, soupçonnés d’être les auteurs de l’attentat contre le Charlie Hebdo, hier à Paris, ont été accueillis dans leur jeunesse, pendant six ans par le Centre des Monédières, appartenant à la Fondation Claude-Pompidou à Treignac.
Patrick Fournier, chef du service éducatif  de l’établissement les a bien connus. « Ils ont passé six ans de leur vie dans notre établissement, accompagnés d’une petite sœur et d’un frère. Cette fratrie nous a été confiée en 1994  par les services sociaux de Paris parce qu’elle vivait dans une famille vulnérable. Ils sont partis de Treignac en 2000. »Patrick Fournier n’en revient toujours pas : « On est tous choqué par l’affaire et parce qu’on connait ces jeunes. On a du mal à s’imaginer que ces gamins qui ont été parfaitement intégrés (ils jouaient au foot dans les clubs locaux) puissent comme ça délibérément tuer. On a du mal à y croire. Durant leur parcours chez nous, ils n’ont jamais posé de problème de comportement. Ils étaient scolarisés. Saïd Kouachi a passé son CAP et son BEPC d’hôtellerie chez nous. Il était tout à fait prêt à rentrer dans la vie socio-professionnelle.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/20/01016-20150120ARTFIG00187-les-freres-kouachi-des-enfants-heureux-l-ete-a-la-grande-motte.php

Les frères Kouachi : des enfants heureux l’été à la Grande Motte

    • Par lefigaro.fr
    • Mis à jour le 21/01/2015 à 13:07
    • Publié le 20/01/2015 à 12:14
Le <i>Spiegel </i>a publié une photo de Chérif Kouachi en vacances à la Grande Motte en 1994.

Au début des années 1990, les frères Kouachi passaient leurs étés au bord de la Méditerranée et étaient de  «bons enfants», selon leur éducatrice de l’époque.

La presse étrangère enquête massivement sur les attaques qui ont frappé la France entre le 7 et le 9 janvier. Alors que le New York Times a publié une vaste investigation sur l’itinéraire des frères Kouachi, auteurs de l’attaque à Charlie Hebdo, ces dix dernières années, Der Spiegel, qui a dépêché en France onze reporters, a retrouvé l’éducatrice qui s’est occupée des frères Kouachi durant plus de six ans entre 1994 et 2000 en Corrèze. L’hebdomadaire allemand publie des photos de leur jeunesse, et notamment un cliché de vacances à La Grande Motte.

La photo a été prise durant l’été 1994. Chérif et Saïd Kouachi sont alors âgés respectivement de 12 et 14 ans et ont une mère malade. Ils sont envoyés en Corrèze, au Centre des Monédières, un centre d’accueil financé par la Fondation Claude Pompidou. Ce centre deviendra leur seul foyer lorsque leur mère mourra (leur père est décédé quelques années auparavant). C’est dans le cadre de ce centre qu’ils sont allés passer des vacances au bord de la Méditerranée. Le Spiegel a retrouvé «Suzanne» qui a été leur éducatrice référente durant de nombreuses années. Elle raconte à l’hebdomadaire allemand avoir tout d’abord cru à une «erreur» en entendant leur nom cité comme auteurs des attentats contre Charlie Hebdo. Une ambiguïté levée immédiatement lorsque les photos furent publiées dans les médias: l’éducatrice a tout de suite reconnu «leurs yeux». «Quel cauchemar», commente-t-elle. «C’étaient de bons enfants». Et de raconter les vacances au bord de la Méditerranée, chaque été. Chérif était son favori, un «coquin», «qui n’a jamais rien fait de grave»: «je ne pouvais pas me mettre en colère contre lui». L’éducatrice dit aujourd’hui ressentir un sentiment de culpabilité.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/09/01016-20150109ARTFIG00041-les-freres-kouachi-des-gamins-inoffensifs-qui-ont-passe-six-ans-en-correze.php

Les frères Kouachi : des «gamins inoffensifs» qui ont passé six ans en Corrèze

    • Par Eugénie Bastié
    • Mis à jour le 21/01/2015 à 13:05
    • Publié le 09/01/2015 à 08:40
Les frères Kouachi ont fait de réguliers séjours dans l'Hérault dans Attentats PHO2bbdae28-97d1-11e4-a1d4-039b03f34ee1-805x453

 

De 1994 à 2000, Chérif et Saïd Kouachi ont séjourné dans un centre éducatif à Treignac en Corrèze. Le responsable éducatif décrit des «gamins innoffensifs».

«Deux jeunes sans histoire», c’est ainsi que sont décrits Chérif et Saïd Kouachi par l’éducateur du Centre des Monédières, à Treignac en Corrèze, où les deux jeunes ont séjournés de 1994 à 2000. Ce centre, appartenant à la fondation Claude-Pompidou, est une Maison d’enfants à caractère social (MECS). Ce genre d’établissements est spécialisé dans l’accueil de mineurs, placés là par la Protection judiciaire de la jeunesse, l’Aide sociale à l’enfance ou par le juge pour enfants.

C’est en 1994, alors qu’ils ont alors 12 et 14 ans, que les enfants sont placés dans ce centre, car leur mère, malade, ne peut s’occuper d’eux. Celle-ci décède en 1995, et les jeunes resteront alors dans l’établissement pendant 6 ans.

Des «gamins inoffensifs»

«On est tous choqué par l’affaire et parce qu’on connait ces jeunes. On a du mal à s’imaginer que ces gamins qui ont été parfaitement intégrés puissent comme ça délibérément tuer.» confie Patrick Fournier, chef du service éducatif au journal local Le Populaire, qui décrit les deux frères comme des «gamins inoffensifs».

Sur RTL, il affirme que les enfants «joyeux, sympas» ne lui ont jamais posé le moindre problème, «ni violences, ni fugues» et n’ont jamais eu «la moindre revendication religieuse». Ils étaient «scolarisés» jouaient aux clubs de foot locaux, Saïd voulait même être footballeur professionnel. L’ainé des frères avait passé dans le centre son CAP et son BEPC d’hôtellerie et était «tout à fait prêt à rentrer dans la vie professionnelle».

Quant à Chérif Kouachi , il était «courtois, gentil et sérieux dans son travail» témoigne pour sa part une responsable d’agence de travail temporaire sur le média israélien i-24 news, précisant tout de même que les policiers se renseignaient régulièrement sur lui. Alors âgé de 29 ans, il a travaillé pendant 4 mois comme vendeur de poissons dans une grande surface.

C’est en arrivant à Paris en 2001 que les deux frères se seraient radicalisés.

 

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/europe/57053-150108-attaque-charlie-hebdo-le-parcours-des-freres-kouachi

Exclu i24news: « Chérif Kouachi était un employé sérieux et toujours courtois »

Le principal suspect dans l’attaque de Charlie Hebdo était surveillé par les services de police en 2011

V.Breschi/V.Lefai, vl/abm (AFP)V.Breschi/V.Lefai, vl/abm (AFP) »Chérif Kouachi et Saïd Kouachi, les suspects de l’attentat de Charlie Hebdo »

« Chérif Kouachi était courtois, gentil et sérieux dans son travail », a raconté une responsable d’agence de travail temporaire à i24news, précisant cependant que la police se renseignait régulièrement sur lui.

Le suspect dans l’attentat contre le siège de Charlie Hebdo, alors âgé de 29 ans, a travaillé pendant 4 mois (de novembre 2011 à mars 2012) comme vendeur de poissons dans des grandes surfaces.

« Il s’est très bien comporté, son contrat a même été prolongé », explique encore la responsable jeudi soir.

« Néanmoins, les services de police effectuaient des contrôles réguliers sur sa personne, interrogeant différents employés et vérifiant ses papiers (…) à l’époque les policiers nous parlaient de contrôle de routine, mais maintenant, je comprends qu’il était surveillé », confie-t-elle.

Kouachi lié à l’Etat islamique?

Un membre franco-tunisien de l’Etat islamique (Daech), qui a récemment revendiqué l’assassinat de deux opposants laïques tunisiens, faisait partie au début des années 2000 avec Chérif Kouachi, principal suspect dans le massacre de Charlie Hebdo, de la « filière des Buttes-Chaumont » à Paris, a dit jeudi à l’AFP le chercheur Jean-Pierre Filiu.

« Il s’appelle Boubaker al-Hakim et représente le lien entre les frères Kouachi et Daech », a ajouté Jean-Pierre Filiu, l’un des meilleurs connaisseurs de la mouvance islamiste radicale. « Il est impossible qu’une opération de l’ampleur de celle qui a provoqué ce massacre à Charlie Hebdo n’ait pas été commanditée par Daech, la maison-mère ».

« Al-Hakim n’est certainement pas très élevé dans la hiérarchie de Daech, mais il a quand même déjà à son tableau de chasse deux ‘infidèles’, c’est-à-dire les opposants tunisiens Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, dont il a revendiqué les assassinats, depuis la Syrie où il mène le djihad », a-t-il ajouté.

En décembre 2014, dans une vidéo tournée en Syrie, Boubaker al-Hakim, colosse à la longue barbe, pointait la caméra du doigt et affirmait « C’est nous qui avons tué Belaïd et Barhmi », assassinés en 2013 dans la capitale tunisienne. Il exhortait ensuite les Tunisiens à prendre les armes, déclarant le pays « terre de jihad ».

Né en 1983 à Paris, Boubaker al-Hakim a grandi, comme Chérif Kouachi, dans le 19ème arrondissement de Paris. Arrêté en Syrie où il était parti pour tenter de rejoindre le djihad anti-américain en Irak, il a été condamné en France en 2008 à sept ans de prison, une peine plus sévère que celle infligée à « l’émir » auto-proclamé de la bande des Buttes-Chaumont, Farid Benyettou.

« Apprenti-djihadiste »

Les médias français avaient dressé le portait du suspect Chérif Kouachi dès 2005 notamment sur France 3 et Libération​, qui était à l’époque un apprenti-djihadiste.

Le reportage de France 3 ci-dessous fait état de la radicalisation de Chérif Kouachi (entre 1H05 et 1H07).

Né en novembre 1982 dans le Xe arrondissement de Paris, de nationalité française, surnommé Abou Issen, Chérif Kouachi qui est orphelin dès l’enfance de ses deux parents immigrés d’Algérie, est élevé dans un foyer à Rennes.

​Il intègre plus tard ce qui a été appelé « la filière des Buttes-Chaumont », qui visait, sous l’autorité de « l’émir » Farid Benyettou, à envoyer des djihadistes rejoindre en Irak les rangs de la branche irakienne d’al-Qaïda, dirigée à l’époque par Abou Moussab al Zarkaoui.

Benyettou a eu une influence considérable sur de nombreux jeunes Français musulmans d’origine africaine et maghrébine. Au total, il aura réussi à convertir à l’islam radical une cinquantaine d’entre eux.

Selon l’article publié par Libération à l’époque, le fragile Kouachi, soucieux de ne pas passer pour un lâche, songe à une hypothétique vengeance contre un commerce juif qui l’avait « viré ».

AFPAFP »Le GIPN procède à l’arrestation d’un présumé islamiste radical en France »

Interpellé juste avant de s’envoler à destination de la Syrie, puis de l’Irak où il comptait combattre les troupes américaines, Kouachi est jugé en 2008 et condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis.

Son avocat de l’époque, Me Vincent Ollivier, explique à Libération se souvenir d’un « apprenti looser, d’un livreur à casquette qui fumait du haschich et livrait des pizzas pour acheter sa drogue. Un gamin paumé qui ne savait pas quoi faire de sa vie et qui, du jour au lendemain, à rencontrer des gens qui lui ont donné l’impression d’être important ».

Et l’avocat de poursuivre : « Chérif Kouachi ne cesse de remercier la justice de l’avoir mis en prison. Depuis, une boule a disparu de son ventre ». En 2005, la tentation du Djihad avait bien failli le transformer « en chair à canon », commente l’auteur de l’article Patricia Tourancheau.

Deux ans plus tard, son nom a été cité dans le projet de tentative de faire évader de prison l’islamiste Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien membre du Groupe islamique armé algérien (GIA), condamné en 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir commis l’attentat à la station RER Musée d’Orsay en octobre 1995 à Paris (30 blessés).

Chérif Kouachi était notamment soupçonné d’être proche de Djamel Beghal, une autre figure de l’islam radical français, qui a purgé dix ans de prison pour la préparation d’attentats, avec lequel il était soupçonné d’avoir participé à des entraînements.

Après avoir été mis en examen dans cette affaire, il a toutefois bénéficié d’un non-lieu.

« Armé et dangereux »

Capture d'écran YoutubeCapture d’écran Youtube »Chérif Kouachi dans un reportage sur France 3 en 2005″

Crâne rasé et ovale, bouc clairsemé sur la photographie diffusée par la police, Chérif Kouachi est susceptible d’être « armé et dangereux », tout comme son frère Said, né en septembre 1980 également dans le Xe arrondissement parisien.

Ce dernier, lui aussi de nationalité française, apparaît sur l’appel à témoins les yeux marrons, de courts cheveux bruns et un collier de barbe peu fourni.

Les deux frères sont soupçonnés d’être les auteurs de la tuerie à Charlie Hebdo, qui a fait douze morts mercredi en fin de matinée. La carte d’identité de Saïd Kouachi avait été retrouvée dans la voiture abandonnée porte de Pantin.

Dans un premier avis de recherche diffusé en début de soirée auprès des forces de l’ordre figurait le nom d’un troisième suspect, Mourad Hamyd, 18 ans. Ce dernier est le beau-frère de Chérif Kouachi. Il était soupçonné d’avoir aidé les tireurs. Un témoin avait fait état de la présence d’un troisième complice dans la voiture au moment de la fuite.

Il s’est rendu mercredi en fin de soirée à la police à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, « après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux », a expliqué à l’AFP une source proche du dossier.

Des internautes se présentant comme ses camarades de classe avaient auparavant affirmé sur Twitter que Mourad Hamyd était en cours avec eux au lycée au moment de l’attaque, utilisant le hastag #MouradHamydInnocent.

i24news avec AFP

Les frères Kouachi fréquentent très tôt des pédophiles

En 2010, des images pornographiques et surtout pédopornographiques ont été retrouvées dans les ordinateurs d’Amédy Coulibaly et Chérif Kouachi.

Aucune enquête sérieuse n’a été réalisée.

Le 15 janvier, plusieurs médias émettaient l’hypothèse que les djihadistes auraient pu utiliser des sites pour adultes pour communiquer discrètement.

Mais selon le parquet de Nanterre, ces allégations sont hautement fantaisistes, car les images n’avaient pas circulé sur Internet.

En fait, pédophilie et prostitution ont fait très tôt partie du quotidien des deux frères Kouachi.

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/coulibaly-et-kouachi-etaient-impliques-dans-une-enquete-pour-detention-d-images-pedophiles-7776226727

Coulibaly et Kouachi étaient impliqués dans une enquête pour détention d’images pédophiles

En 2011, la justice avait classé une enquête pour détention d’images pédopornographiques à l’encontre de deux des trois terroristes.

Amedy Coulibaly était impliqué dans une enquête pour détention d'images pédopornographiques.
Crédit : FRENCH POLICE / AFP

Amedy Coulibaly était impliqué dans une enquête pour détention d’images pédopornographiques.

par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP publié le 15/01/2015 à 19:39

Chérif Kouachi et Amédy Coulibaly, deux des trois jihadistes auteurs des attentats de Paris qui ont fait 12 morts la semaine précédente, étaient tous les deux impliqués dans une enquête pour détention d’images pédopornographiques, classée en 2011 par la justice, a-t-on appris ce jeudi 15 janvier de source judiciaire.

Ces soupçons avaient été mis au jour en 2010 à l’occasion d’une enquête ouverte à Paris où ils avaient été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le projet d’évasion de prison en 2010 de l’islamiste Aït Ali Belkacem, ancien membre du GIA algérien condamné à perpétuité pour l’attentat du RER Musée d’Orsay en 1995. Amédy Coulibaly avait été condamné à cinq ans de prison en 2013. Dans cette affaire, Chérif Kouachi avait bénéficié d’un non-lieu.

Coulibaly et Kouachi contestaient être impliqués

Les expertises informatiques ordonnées par le juge d’instruction sur les ordinateurs de Chérif Kouachi et Amédy Coulibaly « avaient permis de démontrer qu’ils contenaient des images pédopornographiques, en petit nombre », a indiqué cette source, confirmant des informations de presse dévoilées mercredi.

Les suspects étant domiciliés dans les Hauts-de-Seine, l’enquête sur ces faits incidents avait été transmise au parquet de Nanterre. Devant les enquêteurs, les deux hommes avaient à l’époque « contesté leur implication » dans la détention de ces images sur leur ordinateur portable. La procédure visait des faits de détention, mais pas de diffusion.

L’enquête préliminaire n’ayant « pas permis d’établir leur responsabilité (…), elle a été classée en 2011. Aucun juge d’instruction n’a été saisi de l’affaire », a ajouté cette source judiciaire.

Des sites pédophiles pour être plus discrets ?

Chérif Kouachi et Amédy Coulibaly n’étaient en effet pas forcément coupable de pédophile. Selon plusieurs médias, ces clichés pédopornographiques pourraient en réalité avoir un lien avec des faits de terrorisme. Les deux jihadistes auraient pu utiliser des sites internet pour adultes pour échanger de façon plus discrète, ce qui expliquerait la présence de telles images sur leurs disques durs.

Les deux hommes ont été abattus vendredi 9 janvier lors d’un double assaut mené à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) et à la Porte de Vincennes à Paris. Du fait de leur décès, le parquet ne rouvrira pas d’enquête sur l’affaire des images.

http://www.linternaute.com/actualite/personnalites/cherif-kouachi-amedy-coulibaly-la-piste-pedophile-0115.shtml

Les terroristes ayant commis les attentats en France possédaient sur leurs ordinateurs des photos à caractère pédopornographique. Une piste peut-être insuffisamment prise au sérieux en 2010.

C’est une piste qui a peut-être été trop négligée, l’affaire ayant été classée rapidement faute de juge d’instruction désigné pour la diriger, nous apprend Le Canard Enchaîné. En 2010, alors que la Sous-Direction Antiterroriste enquête sur Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly, suspectés d’avoir voulu participer à l’évasion d’un terroriste responsable des attentats de 1995, les perquisitions menées permettent de mettre la main sur les ordinateurs des deux hommes. L’Obs révèle que 5 images pédopornographiques sont alors découvertes sur le portable d’Amedy Coulibaly, d’autres sur le PC de Chérif Kouachi, assure Le Canard, qui évoque « des photos de petits enfants, filles et garçons ». « On les voit se faire violer, en tous sens, par des adultes et pratiquer des fellations » ajoute l’hebdomadaire. Les deux hommes avaient manifestement voulu se débarrasser de ces clichés avant d’être perquisitionnés.

Les deux hommes n’ont pas été vraiment inquiétés pour la possession de ces images. Pour plusieurs raisons. D’abord, parce ce que le juge d’instruction antiterroriste « avait en effet considéré qu’elles n’avaient aucun rapport avec les faits de terrorisme dont il était chargé » explique L’Obs. Le Canard indique que le juge avait tout de même prévenu Chérif Kouachi de son dégoût et qu’un soit-transmis avait été envoyé au procureur de la République. « A ces mots, Kouachi ne réagi pas » explique le palmipède.

Par ailleurs, l’enquête transmise sur ce dossier au parquet de Nanterre ne donne rien. Pas de juge d’instruction désigné, donc. Les enquêteurs savent que les individus utilisant Internet de manière la plus dissimulée possible, passent par le dark net pour communiquer et se renseigner sur des contenus de nature terroriste, ce qui peut passer par des pages abjectes et illégales. Une source proche des renseignements explique à L’Obs : « On a déjà vu des apprentis-terroristes se parler sur des sites de jeux en ligne pour déjouer la surveillance de leurs mails et de leurs communications téléphoniques. On ne peut pas exclure que Kouachi et Coulibaly aient pu faire de même sur des sites pornos ». Et de rajouter : « Il n’y a eu aucune vérifications spécifiques là-dessus à l’époque. Mais il y avait peut-être matière à creuser ».

EN VIDEO – Les terroristes Kouachi et Coulibaly ont fait vivre à la France 3 jours de terreur :

 

Chérif Kouachi, Amedy Coulibaly : des images pédopornographiques découvertes sur leurs ordinateurs

Par Eddy Sabeba
Publié le 15 janvier 2015

Chérif Kouachi (à gauche) et Amedy Coulibaly.
© SIPA

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Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly étaient-ils pédophiles ? Des images pédopornographiques ont été retrouvés sur les ordinateurs des attentats de Paris. Ces documents pourraient être destinés à masquer des communications liées à leurs activités terroristes.

Terroristes et pédophiles ? Les ordinateurs de Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly contenaient des images pédopornographiques. Une découverte faite, en 2010, par les hommes de la Sous-Direction Anti-terroriste (SDAT) dans le cadre d’une perquisition liée à l’enquête sur la tentative d’évasion du terroriste algérien Smain Aït Ali Belkacem, l’un des auteurs de l’attentat du RER C en 1995.

« Des photos de petits enfants, filles et garçons »

« Les policiers avaient noté la présence de cinq clichés pédopornographiques dans l’ordinateur Acer appartenant au compagnon d’Hayat Boumeddiene », révèle L’Obs. Même découverte faite sur le disque dur de Chérif Kouachi. 37 clichés. « Des photos de petits enfants, filles et garçons », précise Le Canard Enchaîné. Et l’hebdomadaire de préciser : « On les voit se faire violer, en tout sens, par des adultes et pratiquer des fellations ». L »assaillant de la rédaction de Charlie Hebdo aurait même tenté d’effacer ces images.

Des délinquants sexuels ? Pas certain à en croire les enquêteurs. Ces sites pédopornographiques auraient pu être utilisés par les deux hommes pour échanger de manière plus discrète. Ainsi, FTVI rappelle que « plus de cent documents d’Al-Qaïda » ont, par exemple, « été découverts cachés à l’intérieur d’un film pornographique, en 2012 ».

Un canal de communication plus discret ?

« On a déjà vu des apprentis-terroristes se parler sur des sites de jeux en ligne pour déjouer la surveillance de leurs mails et de leurs communications téléphoniques », indique également une source proche du renseignement à L’Obs.

Une copie du procès-verbal indiquant la présence de ces photos sur l’ordinateur de Chérif Kouachi aurait même été transmis au parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), selon Le Canard. Suite à quoi, aucun juge d’instruction n’aurait été désigné pour enquêter sur cette affaire.

 

http://www.leparisien.fr/charlie-hebdo/quand-kouachi-et-coulibaly-etaient-soupconnes-de-pedopornographie-17-01-2015-4454781.php

Quand Kouachi et Coulibaly étaient soupçonnés de pédopornographie

V.M. | 17 Janv. 2015, 07h25 | MAJ : 17 Janv. 2015, 07h25

Au parquet de Nanterre comme à la Police judiciaire des Hauts-de-Seine, Cherif Kouachi et Amedy Coulibaly n’étaient pas des inconnus. Tous deux avaient été placés en garde à vue, à l’automne 2011, dans le cadre d’une enquête pour détention d’images pédopornographiques.

Une enquête classée, en décembre 2011, quatre mois après son ouverture : rien n’avait en effet permis d’imputer aux deux hommes le fait d’avoir téléchargé ces images.

Les photos avaient été découvertes dans leurs ordinateurs respectifs saisis en mai 2010, dans le cadre de l’instruction menée par un juge antiterroriste parisien sur le projet d’évasion de Smaïn Ait Ali Belkacem, condamné à perpétuité pour l’attentat du RER C en 1995.

La trace d’une quarantaine de photos sur un ordinateur

Ces images avaient été effacées mais les experts avaient retrouvé la trace de cinq photos sur un ordinateur, une quarantaine sur le second. Celles-ci n’ayant rien à voir avec le dossier de l’évasion du terroriste, le parquet de Paris a ouvert une « procédure incidente » qui a été transmise à Nanterre, en août 2011, car les deux hommes étaient déjà domiciliés dans les Hauts-de-Seine. Chérif Kouachi à Gennevilliers et Amedy Coulibaly à Bagneux. Interrogés par la PJ 92, ils avaient alors nié connaître la provenance de ces images. Leurs ordinateurs étant accessibles à des proches, ils étaient crédibles.

Surtout, les images n’ont pas circulé sur Internet. L’hypothèse de discussions discrètes entre les deux hommes, via un forum lié à un site pornographique, est ainsi « hautement fantaisiste » selon le parquet de Nanterre.

 

http://www.reporterre.net/L-enfance-miserable-des-freres

L’enfance misérable des frères Kouachi

Eloïse Lebourg (Reporterre)

jeudi 15 janvier 2015

Les frères Kouachi fréquentent très tôt des pédophiles dans Attentats arton6811-48216

Quelle était l’enfance de Chérif et Saïd Kouachi, les deux hommes qui ont assassiné les journalistes et les policiers à Charlie Hebdo ? Une enfance misérable, de père absent et de mère prostituée, dans un immeuble populaire du 19e arrondissement de Paris. Evelyne les a connus, elle témoigne. Un document exclusif de Reporterre


Elle en rêvait, de son logement social. Elle pose donc meubles, enfants, mari, dans un F4 du 156 rue d’Aubervilliers, à Paris. Avec son CAP de comptabilité, Evelyne s’en va chaque matin travailler tout près de la cité, en plein 19e arrondissement. Nous sommes dans les années 1980. La mixité sociale n’est encore qu’une théorie, un concept.

« Ici, nous vivions entre pauvres. Et encore, la plupart des gens, une fois passées quelques années, partaient ailleurs. Le quartier craignait vraiment. Nous avons décidé de rester pour changer notre environnement nous-mêmes, nous les locataires du 156. Nous voulions sauver notre quartier. »

Un enfant comme les autres

Alors, Evelyne crée des associations. L’une d’elles, Jeunes et locataires, voit le jour dans les années 1990. Son but est de sortir les enfants, de leur faire découvrir autre chose « que le ghetto ». Son association est une des rares à traverser le temps, elle existe pendant plus de dix ans. Elle parvient à dégoter quelques subventions, alors elle prend la main des gamins du quartier et les emmène ailleurs. Un goûter dans un parc, une sortie dans un beau quartier de Paris, et même un jour : Eurodisney.

On la prévient, dans la bande des enfants, l’un est particulièrement coquin, voire turbulent. Il s’appelle Chérif. Il se balade toujours avec son grand frère Saïd, plus discret. À croire que le plus petit est l’aîné. Saïd pleurniche tout le temps, et suit toujours son cadet. Evelyne surveille le cadet « comme du lait sur le feu ».

« J’adorais cet enfant. Il suffisait qu’on le cajole, qu’on le prenne dans les bras pour qu’il se calme. Moi, je l’ai trouvé touchant, ébahi comme tous les autres par la bande à Mickey. » Un enfant comme les autres, qui croit en la magie de Disney, et qui se calme dès qu’on l’apaise. « On les emmenait au cinéma, Chérif adorait y aller. »

tour-ecfea dans Corruption

Mère en détresse

Sa mère n’a pas d’argent pour payer la cantine, et elle n’est pas du genre à demander de l’aide. Evelyne qui aide tout le monde à faire ses papiers, ne l’a jamais vue dans son bureau. On ne sait rien du père, et peut-être même les enfants ont-ils des pères différents. Ils ont toujours vécu ici, nés en 1980 et 1982. Deux des cinq enfants ont déjà été placés ailleurs par les services sociaux, quand Evelyne suit Cherif et Saïd.

Quelques mois après la sortie à Eurodisney, Chérif rentre de l’école comme chaque midi. Accompagné comme toujours de son grand frère, il découvre ce midi-là, en plein milieu de l’appartement, sa maman morte. Morte de quoi ? Elle aurait avalé trop de médicaments. Pour beaucoup, il s’agit d’un suicide.

Finalement, tout le monde connaissait le quotidien de cette mère célibataire. Et les langues des habitants du quartier finissent par se délier. Elle ne parvenait plus à subvenir aux besoins de ses cinq enfants, elle avait fini par faire le trottoir pour arrondir les fins de mois. Elle serait morte, selon la gardienne qui était la seule qui lui parlait, enceinte d’un sixième enfant.

Les enfants sont orphelins, Saïd a douze ans, Chérif a dix ans. Ils quitteront le 156, pour passer leur adolescence, en Corrèze, dans un établissement de la Fondation Claude Pompidou

« On aurait dû aider cette maman »

Evelyne l’a reconnu sur sa télé mercredi 7 janvier. « J’ai appelé mon gendre, qui lui aussi a grandi dans le quartier. Il m’a bien confirmé. J’ai pleuré. Je me suis dit que je suis responsable. J’aurais dû aider cette maman. On n’aurait jamais dû emmener les enfants à Eurodisney, avec cet argent-là, on aurait dû aider cette maman. Chérif avait une dizaine d’années, pas plus. Finalement, à n’avoir rien vu, nous avons tué cette mère et avons été incapables de sauver ses enfants. »

Evelyne est inconsolable devant sa télévision. « Chérif était un enfant comme les autres. Mais il n’aura pas reçu d’amour… Il a trouvé dans le fanatisme religieux, la famille qu’il n’a jamais eue. Ils ont su lui monter la tête. En même temps, c’est facile de s’en prendre à des gamins aussi isolés et fragiles. Personne n’était là pour le remettre dans le droit chemin. »

« S’il avait eu une enfance heureuse, serait-il devenu terroriste ?

Evelyne tient pour responsable la politique de la Ville. « Le but était de parquer là les pauvres. Et personne ne s’en occupait. Les assistantes sociales démissionnaient une à une. Elles avaient trop de boulot par chez nous, elles préféraient se faire muter ailleurs. Alors chaque mois, on avait une nouvelle personne qui reprenait notre dossier, et au final, on n’avançait pas. »

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Evelyne en veut aussi beaucoup au manque d’encadrement des enfants. « Il n’était pas rare que l’on voit des enfants de cinq-six ans traîner devant l’immeuble à minuit. Chérif lui, était comme abandonné. Je me souviens d’un jour durant lequel nous organisions un goûter. Nous n’avions pas de local, alors nous allions dans les caves. Je suis remontée chercher des gobelets, et là, j’ai vu un gardien demander à Chérif, qui était tout maigrelet, de se mettre à genoux pour demander pardon, parce qu’il avait fait une bêtise. Comme il n’avait pas de papa, et une maman absente, il était un peu le souffre-douleur. Enfin, je ne voudrais pas que vous pensiez que je le défends. Mais je veux dire, s’il avait eu une enfance heureuse, serait-il devenu un terroriste ? »

Elle raconte aussi, pour expliquer le contexte de désarroi, l’histoire d’un autre jeune, habitué de la brigade des mineurs, qu’elle faisait dormir chez elle, parce qu’il était battu par sa maman. Un jour, il fugue, les premières nuits, il dort sur le toit. Evelyne finit par le ramasser, lui faire passer une nuit dans le lit de son fils. Le matin, elle le dépose à la police. C’est un habitué, quatre fois qu’il vient. La première fois, à cause d’une brûlure au troisième degré causé par un fer à repasser. Evelyne se met en colère : « Combien de fois devrai-je vous l’amener avant que vous le retiriez de sa mère ? »

Mais le policier veut d’abord savoir comment l’enfant a vécu pendant ces huit jours d’errance. Il comprend tout, quand l’enfant parle d’un monsieur. « Les enfants étaient tellement laissés à l’abandon que le 156 était devenu un repère de pédophiles. Ils passaient le soir, les gamins étaient livrés à eux-mêmes sur le parking. Les parents ne les cherchaient pas… »

« Nous étions entourés de violence »

Evelyne en a marre : « Nous avions quatre centres sociaux dont La maison des copains de La Villette, Action fraternelle, ou encore Espace 19, mais les éducateurs, salariés, n’étaient pas plus âgés que les délinquants et leur donnaient rendez-vous dans les cafés à fumer des clopes et boire des verres. Moi, j’appliquais la méthode bénévole de la ’maman’ et je n’ai jamais eu de problème avec ces jeunes. Sont-ils totalement responsables de ce qu’ils deviennent ? Délinquants, drogués, et pour les frères Kouachi, ces monstres incompréhensibles ? »

Marise (prénom modifié) se pose la même question. À l’époque, elle aussi habite le quartier. Militante, elle multiplie les associations pour venir en aide aux quartiers difficiles. « J’ai vécu de bons moments. Mais avant les années 90, et la prise de conscience que la mixité sociale était indispensable, nous ne parlions pas de ça lors de nos réunions politiques. (NDLR : Marise a d’abord été militante au PC, puis au PS). La société délaisse les pauvres, les met en colère, les rend violents, puis parfois haineux. »

« Les seuls qui acceptaient de vivre au 156 étaient les sans-abris. Nous étions entourés de violence. » Evelyne renchérit. « Je me souviens de ces gamins dont le père était toujours saoûl, et s’endormait avant que les enfants ne rentrent de l’école. Il fermait à clef, les enfants dormaient dans les escaliers. Nous faisions des signalements, mais même les professeurs ne disaient rien… C’est une société entière qu’il faut condamner d’avoir laissé grandir des enfants dans une telle misère. »

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« Terreau fertile »

Evelyne, chrétienne qui pense qu’il faut savoir rire de tout, savait que doucement l’islam gagnait dans le quartier. « Je voyais de plus en plus de femmes porter le voile, puis avoir des propos de moins en moins laïcs. » Marise acquiesce : « Au début, dans les années 90, un des pratiquants de la mosquée de la rue de Tanger faisait partie du Conseil de Quartier. On l’aimait beaucoup, il était très laïc, très ouvert. Nous faisions nos réunions dans la mosquée. Je trouvais cela formidable. Puis notre ami, un jour nous a dit qu’il quittait la mosquée, qu’il ne se retrouvait plus dans les paroles de l’imam. Dès lors, la porte de la mosquée nous est restée à jamais fermée, et nous voyions le changement dans le comportement. Les salafistes ont petit à petit pris possession des lieux, jusqu’à l’arrestation de la cellule des Buttes Chaumont. »

Marise pense que l’intégrisme ne peut prendre racine que sur ce genre de terreau fertile où la précarité et l’abandon ont pris la place normalement nécessaire de l’intégration. « Mais je suis optimiste, depuis l’avènement de la mixité sociale, les choses vont mieux. Je reste persuadée que la mixité était la bonne solution. En revanche, ces enfants nés dans le triple abandon, d’une société, parfois de racines, et encore pire d’éducation, n’ont pas pu apprendre les limites, pas pu s’intégrer… Et ils ont trouvé refuge dans la délinquance, la violence, la prison, et parfois dans l’intégrisme religieux. Il reste cependant de nombreuses structures à créer pour prévenir, intégrer, encadrer. Tenez, pour l’intégration, moi j’aime beaucoup animer l’atelier tricot au Centre Social Riquet mais je dis aux femmes d’arrêter de parler une langue entre elles que je ne comprends pas, j’ai l’impression qu’elles parlent de moi. Ça les fait rire. Mais finalement, parler le même langage quand on est ensemble, c’est plus simple non ? »

Pour Marise, « nous sommes responsables de ne pas avoir offert une jeunesse équilibrée à ces mômes, en n’ayant jamais vu la souffrance de leur mère, leur désarroi d’orphelins… Mais ce n’est pas une excuse pour tuer les autres et ne pas avoir le recul face à l’absurdité du fanatisme… »

Evelyne, elle, qui a pris sa retraite et vit maintenant dans la région Centre, concède : « Je ne devrais pas le dire, vous allez me prendre pour une folle, mais quelque part, moi ces gamins-là, je les plains… »


Lire aussi : Je ne suis pas en guerre


Source : Eloïse Lebourg pour Reporterre

Photos : Reporterre

A la fin de son reportage, le photographe de Reporterre a été abordé par deux hommes menaçants, qui lui ont enjoint de détruire ses photos. Dont il n’a pu sauver que quelques images.
Marise vit toujours dans le quartier.
L’ensemble d’habitation du 156 rue d’Aubervilliers a été rénové, et est très différent de ce qu’il était dans les années 1990.

 


Merci de soutenir Reporterre :

pixel dans Pédophilie

Info

  • Dossier : Charlie Hebdo

    arton6794-38505 dans Perversité

    Le mercredi 7 janvier 2015, deux assassins abattaient froidement huit journalistes de Charlie Hebdo, deux autres personnes, et deux policiers. L’effroi puis la solidarité saisissaient le pays. Voici nos reportages et témoignages, un regard d’amitié et d’écologie sur ce drame.

Charlie Hebdo : la gauche radicale mise en accusation

Mise en accusation à la suite des événements du 7 janvier 2015, la « gauche radicale » se défend.

Parviendra-telle à convaincre ?

Rien n’est moins sûr…

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/09/la-gauche-radicale-a-eu-tort-d-attaquer-la-pretendu-islamophobie-de-charlie_4552848_3232.html

Pour Christophe Ramaux, la gauche radicale a eu tort d’attaquer la prétendue islamophobie de « Charlie »

LE MONDE | 09.01.2015 à 16h22 • Mis à jour le 12.01.2015 à 08h45

Une femme près d'une voiture de police, aux abords d'une mosquée à La Rochelle, le 9 janvier

Christophe Ramaux, membre du collectif d’animation des Economistes atterrés, Université Paris-I

C’était finalement un testament. Dans un article de l’ensemble de sa rédaction publié le 20 novembre 2013 (dans Le Monde), Charlie s’élevait contre le procès en islamophobie intenté depuis longtemps par certains, en particulier à la gauche de la gauche. Un islamophobe, et il y en a, est un raciste. Un bouffeur de religions, et Charlie en était, n’est pas raciste. Il maudit toutes les religions et c’est bien son droit. Cibler uniquement l’islam, c’est cibler derrière lui certaines populations, les Arabes au premier chef. La rédaction de Charlie avait raison : en les accusant d’islamophobie, c’est un procès en racisme que d’aucuns s’autorisaient à son encontre. Une salissure ignoble pour ces dessinateurs et écrivains qui ont toujours eu l’antiracisme chevillé à la plume.

Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer que des dirigeants d’Attac, du NPA, des journalistes de Politis et d’autres – les uns et autres ont organisé avec les Indigènes de la République et Mediapart une Journée contre l’islamophobie le 13 décembre 2014 – aient pu alimenter cette infamie ? Comment expliquer que certains animateurs des Economistes atterrés aient rejeté la collaboration de Charb au prétexte qu’il était islamophobe ? Les Economistes atterrés – dont le spectre va bien au-delà de la gauche radicale – ont heureusement remis les pendules à l’heure et rendu ainsi hommage à Bernard Maris, leur oncle à tous. Leur collectif d’a…

L’accès à la totalité de l’article est protégé

 

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/150115/oui-le-7-janvier-des-causes-sociologiques-et-politiques

Oui, le 7 janvier a des causes sociologiques et politiques

15 janvier 2015 |  Par Les invités de Mediapart

Accuser ceux qui pointent « les causes profondes, relégation économique et mépris social, qui servent d’arrière-plan au terrorisme islamiste » est aussi grave qu’inepte, estiment Pierre Concialdi, Thomas Coutrot, membres d’Attac et Sabina Issehnane, économiste, en réponse à Christophe Ramaux selon qui « la gauche radicale a eu tort d’attaquer la prétendue islamophobie de Charlie ».


 

Ceux qui ont accusé Charlie Hebdo d’islamophobie – la « gauche radicale » – auraient « commis un précédent » aux meurtres du 7 janvier. C’est la grave accusation que lance Christophe Ramaux (Le Monde daté du 10 janvier). Des preuves ? « Des dirigeants d’Attac, du NPA, des journalistes de Politis et d’autres – ont organisé avec les Indigènes de la République et Mediapart une Journée contre l’islamophobie le 13 décembre 2014. »

Pourtant, jamais Attac – pas plus que les Économistes Atterrés dont Christophe Ramaux se réclame indûment en signant sa tribune – n’a pris position dans le débat sur les caricatures de Mahomet, faute de consensus interne et surtout de nécessité. Il n’y a pas non plus trace de Charlie dans le programme de cette Journée, où figuraient d’ailleurs aussi des représentants du Front de Gauche, de Solidaires, du MRAP ou du Monde diplomatique. Quelles étranges arrière-pensées révèle cette façon de brandir la participation à un colloque contre l’islamophobie comme une preuve de complaisance envers les tueurs ?

Plus grave : si l’on se souvient qui étaient les parties civiles dans le procès contre Charlie Hebdo pour islamophobie – non pas la « gauche radicale » mais des organisations représentatives de la communauté musulmane–, l’accusation prend une tournure nauséabonde : la Grande Mosquée de Paris ou l’Union des organisations islamiques de France auraient poussé au crime ?

Autre « preuve » de la responsabilité de la « gauche radicale » : dans son communiqué du 8 janvier qui se terminait par « nous sommes tous Charlie », Attac aurait « sciemment refusé de mentionner la laïcité » – alors que les Économistes atterrés auraient heureusement « remis les pendules à l’heure » en utilisant le mot « laïcité » contre l’avis de quelques « irréductibles ». On ne commentera pas ici la tentative d’opposer deux associations qui coopèrent depuis la parution en 2011 du Manifeste d’économistes atterrés. Mais pourquoi diable la référence à la laïcité serait-elle la ligne de démarcation entre les véritables adversaires du terrorisme islamiste et leurs cautions ? Les assassins ont-ils ciblé Charlie Hebdo pour sa laïcité ou pour ses caricatures ? Ramaux affirme que Charlie Hebdo est « un bouffeur de religions », et qu’il en a le droit, y compris de blasphémer. C’est tout à fait exact, mais quel rapport avec la laïcité ? La laïcité garantit la liberté de conscience et de culte et la séparation entre religion et l’État. Elle ne se confond pas avec la liberté d’expression, laquelle permet le droit à blasphémer et à « bouffer de la religion ». Confondre les deux, c’est rabattre l’idée de laïcité sur l’hostilité à la religion. Ce n’est pas seulement une bourde, c’est un cadeau pour les intégristes radicaux et les ennemis de la laïcité, qui peuvent alors se présenter d’autant plus facilement en victimes que les conditions minimales d’un exercice décent du culte musulman ne sont pas assurées dans notre pays.

Rédigé à chaud au risque de l’outrance et de la confusion, le texte de Christophe Ramaux sombre dans l’ineptie quand il accuse la « gauche radicale » d’invoquer des causes sociologiques (« chômage, précarité et désespérance sociale ») pour « dénier la responsabilité de ceux qui adhèrent à l’intégrisme radical », et par là-même « les nier un peu plus ». Mais qui penserait à nier l’autonomie et la responsabilité des tueurs de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher ? Ces crimes s’inscrivent dans une stratégie d’affrontement voulue et construite : l’utilisation de l’islamophobie ambiante, et son renforcement par les attentats eux-mêmes, afin de forcer les musulmans à s’unir derrière ceux qui se prétendent leurs défenseurs et veulent leur imposer une stratégie de rupture avec les autres secteurs de la société. Cette politique de la terreur et de la terre brûlée instrumentalise les citoyens de culture musulmane au service de combats menés par les forces intégristes au Proche et Moyen Orient et en Afrique, régions déstabilisées depuis des décennies par les puissances dominantes (dont la France, il ne faudrait pas l’oublier). Elle aggrave les fractures et les tensions entre la population majoritaire et les minorités issues de l’immigration. La politique de la terreur nourrit la politique de la peur, outil du consensus national autour de la « guerre au terrorisme », voire de la « guerre de civilisations », et utile diversion face aux désastres sociaux provoqués par la guerre économique.

Reste que ces fractures pré-existaient largement aux actes criminels des Merah, Kouachi et Coulibaly, et fournissent sans aucun doute le terreau sur lequel prospère leur stratégie incendiaire. Si le drapeau tricolore est rarement brandi – hormis l’épisode sans lendemain de la victoire au foot en 1998 – dans les banlieues disqualifiées, c’est que les valeurs de la République y restent obstinément bafouées depuis trente ans. Et si Charlie Hebdo n’y est pas particulièrement populaire, c’est que certaines caricatures, peu nombreuses mais bien exploitées par les radicaux, ont été mal reçues par  nombre de résidents de ces quartiers, qui y ont vu un mépris de l’islam et non de l’intégrisme. Défendre la liberté d’expression n’oblige pas à rester aveugle face à cette réalité. Ces résidents subissent beaucoup plus que leur part du « chômage, de la précarité et de la désespérance sociale », ainsi que du mépris majoritaire qui s’attache à leurs éventuelles croyances ou pratiques religieuses, confondues systématiquement avec un intégrisme ostentatoire. Dénier les causes profondes, relégation économique et mépris social, qui servent d’arrière-plan au terrorisme islamiste – le « fascisme vert » selon Ramaux – est aussi pertinent que d’attribuer les succès du nazisme à la responsabilité individuelle des hitlériens, sans prendre en compte l’humiliation collective infligée au peuple allemand après 1918 et les ravages de la crise économique des années 1920 et 30.

À poursuivre dans ce déni, on ne voit pas qu’une des tâches prioritaires pour la gauche et les mouvements sociaux en France est non seulement de stopper les politiques d’austérité et de chômage et de redistribuer les richesses, mais aussi de combattre avec la même force l’islamophobie, l’antisémitisme et la xénophobie. Les extraordinaires manifestations du 11 janvier montrent que c’est possible, mais rien n’est joué. La volonté d’unité qui s’est exprimée dans la rue avec tant de force peut déboucher – c’est la pente actuelle que favorisent l’extrême-droite, la droite mais aussi le gouvernement – sur une « unité nationale contre le terrorisme » (ou le « fascisme vert »), version à peine euphémisée de la guerre des civilisations, et prétexte au renforcement des interventions militaires partout où il y a des « terroristes musulmans » comme y pousse Israël. Mais elle peut aussi favoriser une « unité populaire » contre l’oligarchie politique et économique.

Pour que cette seconde lecture de la situation l’emporte, il est vital de favoriser l’auto-organisation des banlieues populaires en aidant les associations progressistes, qu’elles soient laïques, chrétiennes, juives ou musulmanes. Il faut à tout prix retisser des liens entre les habitants de ces quartiers, leurs associations et l’ensemble du mouvement social et syndical. Après les émeutes de 2005, dont notre État laïque et républicain n’a tiré strictement aucune leçon, des associations ont vu le jour ou se sont relancées ; 200 d’entre elles se sont récemment regroupées dans la Coordination « Pas sans nous ». La gauche associative, syndicale et politique ferait bien d’apporter soutien et reconnaissance à ce tissu associatif plutôt que de se complaire dans une autosatisfaction républicaine bien mal fondée.

 

http://www.mediapart.fr/journal/international/170115/plongee-dans-les-lectures-des-djihadistes-des-attentats-de-paris

Plongée dans les lectures des djihadistes des attentats de Paris

17 janvier 2015 |  Par Pierre Puchot

Mediapart s’est procuré la totalité du corpus des textes saisis en 2010 aux domiciles de Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly. Une documentation idéologique pour justifier les attentats qui apparaît souvent comme contradictoire, à très forte tonalité politique. Nous avons également interrogé un militant djihadiste soutenant les attentats de Paris, et sollicité l’analyse du chercheur Romain Caillet.

Mediapart s’est procuré la totalité du corpus des textes saisis en 2010 aux domiciles de Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly, deux des trois auteurs des attentats de Paris la semaine passée, à l’époque soupçonnés par la justice d’un projet d’évasion de prison d’un terroriste. Des textes en français pour la plupart, souvent violents, obsédés par la guerre et la nécessité de « combattre les ennemis de l’islam », mais non dénués de logique propre. Leur analyse montre à quel point le djihadisme est davantage un courant politique que religieux. Pour le comprendre, cette documentation idéologique réunie pour justifier les attentats doit être replacée dans son contexte historique, géopolitique, tant ces textes …

 

Suicides de policiers à Limoges, un rapport avec Chérif Kouachi ?

http://france3-regions.francetvinfo.fr/limousin/2015/01/08/limoges-suicide-d-un-commissaire-de-police-626916.ht

Limoges : suicide d’un commissaire de police

A peine plus d’un an après qu’il ne découvre le corps sans vie du numéro 3 du SRPJ de Limoges, le numéro 2 du service s’est donné la mort hier sur son lieu de travail avec son arme de service.

  • Par Cécile Gauthier
  • Publié le 08/01/2015 | 11:24, mis à jour le 14/01/2015 | 15:28
© France 3 Limousin
© France 3 Limousin
On l’a appris ce matin, un commissaire du SRPJ de Limoges s’est donné la mort la nuit dernière dans son bureau avec son arme de service. Une information confirmée par sa hiérarchie. On ignore à cette heure les raisons de son geste.
Il se serait donné la mort cette nuit à 1 heure.

Le commissaire Helric Fredou âgé de 45 ans était originaire de Limoges avait débuté sa carrière en 1997 comme officier de police judiciaire à la direction régionale de la police judiciaire de Versailles, avant de revenir à Limoges. Il était  directeur adjoint du service régional de police judiciaire depuis 2012. Son père était un ancien policier, sa mère était cadre infirmière aux urgences de CHU de Limoges. Il était célibataire et n’avait pas d’enfant.

Selon le syndicat de la police le commissaire était dépressif et en situation de burn out.

En novembre 2013, le commissaire Fredou avait découvert le corps sans vie de son collègue, numéro 3 du SRPJ de Limoges qui s’était également suicidé avec son arme de service dans son bureau. Il avait lui aussi 44 ans.

Le commissaire Fredou, comme tous les agents du SRPJ travaillait hier soir sur l’affaire de la tuerie au siège de Charlie Hebdo. Il avait notamment enquêté auprès de la famille de l’une des victimes. Il s’est tué avant même de remettre son rapport.

Une cellule psychologique est mise en place au sein du commissariat.

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/08/97001-20150108FILWWW00199-suicide-d-un-policier-judiciaire-a-limoges.php

Suicide d’un policier judiciaire à Limoges

    • Par LeFigaro.fr avec AFP
    • Mis à jour le 08/01/2015 à 15:13
    • Publié le 08/01/2015 à 15:06

Le directeur adjoint du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Limoges, un homme de 44 ans, s’est donné la mort avec son arme de service dans la nuit de mercredi à jeudi alors qu’il se trouvait au sein des locaux de la police de Limoges, a-t-on appris de source policière.

Selon le quotidien Le Populaire du Centre, il travaillait sur une mission de la police judiciaire dans le cadre de l’affaire Charlie Hebdo, sans pour autant qu’un lien puisse être établi entre cette mission et les causes de son suicide.

A Limoges, les policiers, déjà éprouvés par la mort de deux de leurs collègues à Paris dans l’attentat commis hier, sont d’autant plus choqués qu’il y a un peu plus d’un an, en novembre 2013, le N.3 du SRPJ s’était donné la mort dans des circonstances similaires, avec son arme et à l’hôtel de police. C’était son collègue, décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, qui avait découvert son corps.

Le parquet avait indiqué, dans le cas du suicide de 2013, que le policier avait laissé une lettre à l’attention de sa famille dans laquelle il exprimait des « raisons personnelles » l’ayant conduit à ce geste.

Originaire de Limoges, le policier décédé dans la nuit de mercredi à jeudi avait d’abord exercé à Versailles. Nommé commissaire en 2007, il avait exercé le poste de chef de la sûreté départementale de Haute-Vienne. Après un passage dans la Manche de 2010 à 2012, il était revenu à Limoges, cette fois en tant que N.2 de la PJ.

 

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2015/01/08/charlie-hebdo-cherif-kouachi-a-etudie-en-haute-vienne_11284214.html

08/01/15 – 18h05

Charlie Hebdo : Chérif Kouachi a étudié en Haute-Vienne

 

Google maps
Chérif Kouachi a étudié au au lycée Édouard Vaillant de Saint-Junien en 2000. Ses anciens condisciples l’ont reconnu quand sa photo est apparue dans les médias.

Inscrit en sport études section football, au lycée Édouard Vaillant, l’adolescent qui avait 17 ans en 2000 a laissé peu de souvenirs dans les mémoires. « Il faisait du foot il était un peu arrogant mais il n’était pas chef de bande, il était même discret, se souviennent deux anciens élèves. »

Du côté de l’équipe éducative les souvenirs sont les mêmes. « Un gentil garçon, pas méchant, jamais à l’origine d’une embrouille, qui était plutôt bon en foot se rappelle l’un de ses enseignants très affecté par la nouvelle. »

L’interne qui a passé une année scolaire au lycée ne s’est pas fait remarquer par les conseillers principaux d’éducation qui avouent pouvoir mieux agir sur des élèves au tempérament plus trempé. « Qu’avons-nous manqué ? », s’interroge Nadège Vergnaud qui était proviseure de l’établissement à l’époque. « Nous n’avons rien décelé, rien vu, s’étonne-t-elle avec stupéfaction. Comme beaucoup d’élèves discrets, le jeune homme est passé entre les mailles du filet. Il était indécelable par nous. »

Laurent Borderie

 

http://www.charentelibre.fr/2015/01/09/,1934090.php

Attentat à Charlie Hebdo: Chérif Kouachi a été lycéen à Saint-Junien

Le 09 janvier à 06h00

Chérif Kouachi, 32 ans, auteur présumé des attentats à Charlie Hebdo. Photo / AFP

Chérif Kouachi, 32 ans, auteur présumé des attentats à Charlie Hebdo. Photo / AFP

Chérif Kouachi a passé une partie de ses jeunes années aux portes de la Charente. L’homme de 32 ans recherché par la police après la tuerie de Charlie Hebdo a été élève au lycée Édouard-Vaillant de Saint-Junien en Haute-Vienne, en 2000, indiquent nos confrères du Populaire du Centre.

Il y était interne, inscrit en section sport études football. « Il faisait du foot. Il était un peu arrogant, mais il n’était pas chef de bande, il était même discret », disent deux anciens élèves cités par Le Populaire, qui l’ont reconnu sur les photos diffusées par les médias.

« Un gentil garçon, pas méchant, jamais à l’origine d’une embrouille, qui était plutôt bon en foot », raconte un enseignant. Henri Monteil, le président charentais de la Ligue de Centre-Ouest de football, ajoute que Chérif Kouachi et son frère Saïd ont été joueurs au sein de la Ligue.

Saïd Kouachi évoluait à l’AS Chamberet (Corrèze) de 1994 à 1999 après un passage à l’AS Afieux (Haute-Vienne) en 1997. Il était domicilié à Treignac.

Chérif Kouachi était aussi licencié à l’AS Chamberet de 1994 à 2001 après un passage à Seilhac en 1998.

 

http://www.globalresearch.ca/police-commissioner-involved-in-charlie-hebdo-investigation-commits-suicide-total-news-blackout/5424149

Police Commissioner Involved in Charlie Hebdo Investigation “Commits Suicide”. Total News Blackout

Global Research, January 11, 2015
fredou

Police Commissioner Helric Fredou,  Number Two Police Officer of the Regional Service of France’s Judicial Police (JP), Limoges, (Haute-Vienne), “committed suicide on the night of Wednesday to Thursday at the police station.”

Commissioner Helric Fredou was part of the police investigation into the Charlie Hebdo terror attack.

Terror suspects Cherif and Said Kouachi who were shot dead by police on  January 9, spent their high-school years in the Limoges region. No doubt this was the object of Fredou’s police investigation. Yet police and media reports state that on that same Wednesday he was involved in a meeting with the family of one of the Charlie Hebdo victims.

On Wednesday, as part of the Charlie Hebdo investigation, he dispatched a team of police officials under his jurisdiction. He is reported to have waited for the return of his team for a debriefing.  Immediately following the police debriefing, he was involved in preparing his police report.

Suicides de policiers à Limoges, un rapport avec Chérif Kouachi ? dans Attentats 90007

According to media reports, he committed suicide at around 1am on Thursday, within hours of the police debriefing. He used his own police  weapon, a SIG-Sauer to “shoot himself in the head”.

At the time of his death, police claim to have not known the reason for his alleged suicide. This was reflected in their official statements to the media: “It is unknown at this time the reasons for his actions”.

However, a back story appears to have been inserted simultaneously, most likely from the very same police media liaisons, who then told the press that Fredou was ‘depressed and overworked’. For any law enforcement officer in France, it would seem rather odd that anyone would want to miss the biggest single terror event of the century, or history in the making, as it were. (21st Century Wire,)

”An autopsy was performed at the University Hospital of Limoges, “confirming the suicide” 

There has been a total news blackout.

The French media decided or was instructed not to cover the incident. Not news worthy? So much for “Je suis Charlie” and ”Freedom of Expression” in journalism.

Likewise, the Western media including all major news services (AP, AFP, Reuters, Deutsche Welle, etc)  have not covered the issue.

One isolated report in Le Parisien presents the act of suicide as being totally unrelated to the Charlie Hebdo investigation.

While described as being  depressive and suffering from a burnout, police reports state that Helric Fredou’s suicide was totally unexpected.

Moreover, it is worth noting that, according to reports, he committed suicide in his workplace, in his office at the police station.

Did he commit suicide? Was he incited to commit suicide?

Or was he an “honest Cop” executed on orders of  France’s judicial police?

Has his report been released?

These are issues for France’s journalists to address. It’s called investigative reporting. Or is it outright media censorship?

 

http://www.senenews.com/2015/01/14/suicide-dun-commissaire-enquetant-sur-charlie-hebdo-un-etonnant-silence-mediatique_106175.html

14/01/2015 à 22:44
Suicide d’un commissaire enquêtant sur Charlie Hebdo : un étonnant silence médiatique
commissaire

Le commissaire de police Helric Fredou, numéro deux de la SRPJ de Limoges, Haute Vienne, s’est suicidé dans la nuit de mercredi à jeudi au poste de police.

Le commissaire Helric Fredou faisait partie de l’équipe d’investigation travaillant sur l’attaque terroriste ayant frappé Charlie Hebdo.

Les suspects terroristes Cherif et Said Kouachi, qui ont été tués par la police le 9 janvier, ont fait leurs études supérieures dans la région de Limoges. Aucun doute que cela était l’objet de l’enquête policière de Helric Fredou. La police et les média ont établi que ce mercredi il était en réunion avec la famille d’une des victimes de Charlie Hebdo.

Le mercredi, pendant l’enquête sur Charlie Hebdo, il dépêcha une équipe de police sous son contrôle. Il a été signalé qu’il attendit le retour de son équipe pour un compte-rendu. Il rédigea ensuite son rapport de police.

D’après les médias, il se suicida aux alentours de 1h du matin le jeudi, dans les heures qui suivirent le compte-rendu de ses collègues. Il utilisa sa propre arme de service, un SIG-Sauer, pour se tirer une balle dans la tête.

Au moment de sa mort, la police déclara ne pas connaître les raisons de son supposé suicide. Cela se retrouve dans les déclarations officielles des médias : « Les raisons de son action sont pour l’instant inconnues. »

Cependant, une histoire parallèle apparait avoir été insérée dans le récit, très probablement de la part des agents de liaisons entre la police et les médias, qui raconta que Fredou était « déprimé et proche du burnout ». Pour n’importe quel officier de police français, cela semblerait plutôt bizarre qu’une personne souhaite passer à côté du plus gros évènement terroriste du siècle, de l’histoire en mouvement, comme c’est le cas.

Une autopsie réalisée à l’hôpital universitaire de Limoges « confirme le suicide ».

Aucun média n’en a parlé.

Les médias français décidèrent ou furent sommés de ne pas couvrir l’incident. Cela ne méritait pas d’être relayé ? Il n’y a de place que pour les « Je suis Charlie » et les « Liberté d’expression » pour les journalistes.

De même, les médias occidentaux, incluant tous les services principaux de presse (AP, AFP, Reuters, Deutsche Welle, etc.) ne couvrirent pas l’événement. Un article isolé dans Le Parisienprésente le suicide comme étant absolument non relié à l’enquête sur Charlie Hebdo.

Alors que l’on décrivait Helric Fredou comme dépressif et victime de burnout, le rapport de police considérait son suicide comme totalement inattendu. En outre, il est important de noter que, conformément au rapport, il commit son suicide à son lieu de travail, à son bureau du commissariat de police. S’est-il suicidé ? A-t-il été incité à se suicider ? Ou était-ce juste un « flic honnête » exécuté sur ordre de la police judiciaire française ? Son rapport a-t-il été publié ?

Toutes ces questions sont adressées aux journalistes français. Cela s’appelle une enquête d’investigation. Ou est-ce purement et simplement de la censure médiatique ?

 

http://www.sudinfo.be/1188715/article/2015-01-13/terrible-drame-a-limoges-le-policier-helric-fredou-45-ans-se-suicide-apres-l-att

Publié le Mardi 13 Janvier 2015 à 09h17

Terrible drame à Limoges: le policier Helric Fredou, 45 ans, se suicide après l’attentat à Charlie Hebdo

F. DE H.

Les attentats de Charlie Hebdo ont-ils fait une 18 e  victime ? Dans la nuit de mercredi à jeudi, juste après l’attentat sanglant qui a décimé la rédaction de l’hebdomadaire satirique français, un commissaire de police de Limoges s’est donné la mort, avec son arme de service, dans les locaux du commissariat.

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D.R.

Le commissaire Helric Fredou se donne la mort dans la nuit de mercredi 7 a jeudi 8 janvier – Charlie Hebdo source : Web

Il a été découvert, sans vie, par un de ses collègues à 1 heure du matin.

Selon France 3, le commissaire Helric Fredou, 45 ans, enquêtait sur l’attentat du Charlie hebdo. Il avait rencontré des membres de la famille d’une des victimes, quelques heures auparavant.

L’homme, qui était célibataire et sans enfant, est décrit par ses collègues comme dépressif et en situation de burn-out. Affronter le chagrin d’une famille a peut-être été la mission de trop.

Helric Fredou était le numéro 2 du service régional de la police judiciaire de la Haute-Vienne.

 

http://www.lejdd.fr/Societe/La-longue-derive-de-Said-et-Cherif-Kouachi-711648

11 janvier 2015  |  Mise à jour le 12 janvier 2015

La longue dérive de Saïd et Chérif Kouachi

Délinquance, drogue, puis islam, radicalisation, voyage au Yémen auprès d’Al Qaida. Itinéraire des tueurs de « Charlie Hebdo » qui voulaient « venger le prophète »…

C’est un itinéraire en points de suture. Celui de deux frères qui, après la mort de leur père, ont été placés en Corrèze par les services sociaux de Paris parce qu’ils vivaient dans une famille « vulnérable ». Chérif et Saïd Kouachi ont respectivement 11 et 13 ans lorsqu’ils arrivent aux Monédières, un centre de la Fondation Claude-Pompidou à Treignac. Restés dans un premier temps avec leur mère, leur petit frère, puis leur sœur Aïcha vont les rejoindre l’un après l’autre.

En Corrèze, les deux frères ont laissé de bons souvenirs. « Chérif était mignon et rigolo, a confié un de ses anciens professeurs au quotidien régional Le Populaire. En 5e, il avait même été délégué de classe. Saïd avait plus de mal et s’était orienté vers une 3e d’insertion. » L’aîné passé son CAP et son BEP d’hôtellerie au centre des Monédières quand Chérif opte pour une formation en électrotechnique qu’il suivra au lycée Édouard-Vaillant de Saint-Junien (Haute-Vienne) en section sport études, option foot. Licencié à l’AS Chambertoise à Chamberet (Corrèze) – où a aussi évolué son frère – il joue attaquant avec l’équipe première. « On n’a jamais eu de problèmes avec eux, se souvient le président du club, Alain Lascaux. Chérif était plutôt bon. À 18 ans, il est parti. Il a voulu aller chez un oncle mais cela n’a pas été possible… À leur majorité, ces gamins sont un peu livrés à eux-mêmes. »

On retrouve les deux frères à Paris, hébergés par la mère d’un copain dans le 19e arrondissement. Chérif écoute du rap, picole, fume du shit, bascule dans la petite délinquance… Jusqu’à ce qu’il commence à fréquenter la mosquée Adda’wa, dans le quartier Stalingrad avec son frère en 2003. C’est Saïd qui lui présente un jeune prédicateur, Farid Benyettou, qui rassemble à la sortie de la prière. Benyettou est à la tête d’une filière dite des Buttes-Chaumont qui enverra des recrues en Irak entre 2004 et 2006.

En janvier 2005, Chérif, alias Abou Issen, est interpellé alors qu’il est sur le point de partir. « Plus le départ approchait, plus je voulais revenir en arrière. Mais si je me dégonflais, je risquais de passer pour un lâche. » Son frère Saïd est aussi entendu. Devant les policiers, il joue le grand frère responsable et protecteur. Condamné à trois ans de prison dont dix-huit mois avec sursis, Chérif est incarcéré à Fleury-Mérogis où il va faire la connaissance d’Amedy Coulibaly, condamné à un an de prison pour trafic de stupéfiants en 2006. Et trouver un nouveau mentor : le terroriste Djamel Beghal, condamné à dix ans de prison pour avoir fomenté en 2001 un attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris.

L’un a été poissonnier…

Moins d’un an après sa sortie de prison, il rencontre Izzana Hamyd en mai 2007, « par l’intermédiaire d’une copine de Charleville-Mézières » où la jeune Marocaine a encore sa famille ; c’est en tout cas ce qu’elle expliquera aux enquêteurs. Chérif travaille alors comme poissonnier chez Monoprix. Titulaire d’un CAP petite enfance et d’un BEP sanitaire et social, Izzana est animatrice en crèche à Gennevilliers où elle loue, depuis 2006, un petit studio de 20 m² d’un immeuble HLM coquet dans un quartier tranquille qui jouxte celui où vit alors Saïd Kouachi. Arrivée à 19 ans de Charleville-Mézières, où son père est ouvrier à l’usine Citroën, seule, sans domicile fixe, Izzana Hamyd a commencé à porter le hijab en 2002 et le niqab en 2006.

Chérif l’épouse quelques mois après leur rencontre, en mars 2008, à la mairie de Gennevilliers. En guise de voyage de noces, les tourtereaux s’offrent un pèlerinage à La Mecque. À son retour d’Arabie saoudite, en octobre, Izzana porte le niqab et cesse de travailler.

À Gennevilliers, les voisins qui veulent bien se souvenir d’eux, évoquent un homme « très courtois » et une femme complètement voilée. Il travaille alors à la poissonnerie du Leclerc de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) au moment de son interpellation en mai 2010 dans le cadre d’une enquête pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme » avec notamment Beghal, Coulibaly et Bouchnak. Aucune charge ne sera finalement retenue contre lui, mais tout au long de sa garde à vue, Chérif Kouachi restera tête baissée en regardant le sol et ne répondra ni par le geste ni par la parole ; il ne consentira même pas à jeter un œil aux photos qui lui seront présentées. En l’espace de deux ans, le « pied nickelé » de 2005 a pris une autre carrure. Le passeport de Chérif montre qu’il s’est déjà rendu à plusieurs reprises au Moyen-Orient. Et il continuera les voyages. En 2011, il se rend ainsi au Yémen, où sévit alors Aqpa (Al Qaida en péninsule arabique) et son chef Anwar Al-Aulaqi, celui qui inspirera l’attaque contre Charlie Hebdo. C’est ce que le terroriste a confié à BFM vendredi. Ce séjour a été confirmé par le procureur de Paris, vendredi.

Selon le New York Times, son frère se serait également rendu dans ce pays dès 2009. Il y aurait peut-être fréquenté l’université al-Imane, un établissement religieux ultraconservateur. À Sana, Saïd Kouachi aurait aussi été le colocataire d’Oumar Farouk Abdulmutallab. Ce jeune Nigérian se fera connaître à Noël 2009, lorsqu’il tentera de commettre un attentat sur un vol intérieur américain. Une attaqué téléguidée par Al-Aulaqi croient savoir les services américains. Saïd Kouachi, ainsi qu’un deuxième homme aujourd’hui exilé en Syrie, a aussi été repéré au début de l’année 2011 à Oman, pays frontalier du Yémen. Il en serait reparti trois semaines plus tard. Selon des sources yéménites, il serait notamment passé par la ville portuaire de Shihr, connue pour ses centres d’enseignement du salafisme. Il y aurait appris le maniement des armes.

Est-ce à son retour qu’il décide de s’installer à Reims dans le quartier de la Croix-Rouge? Saïd serait arrivé il y a deux ans tout au plus avec sa femme, Soumya, épousée en février 2012 à Charleville-Mézières. Comme pour Chérif, les habitants décrivent un homme aimable mais « pas très bavard ». Samir, étudiant, le croisait souvent au pied de l’immeuble, promenant son fils dans une poussette. « Il paraissait très timide, très gentil. On le voyait parfois partir se promener dans les bois à vélo avec sa femme. » Les deux bicyclettes de ville sont d’ailleurs toujours visibles sur le balcon du premier étage du logement social que le couple occupait. Dans la même rue, à quelques numéros, vit Aïcha, la sœur de Saïd et Chérif. « Elle est arrivée là il y a un peu plus d’un an, avec son mari, un Français converti, et leurs deux jeunes enfants », explique une voisine de palier. Leur appartement a été perquisitionné mercredi et le couple placé en garde à vue. La compagne du tueur avait aussi de la famille un peu plus loin, sur l’esplanade Eisenhower. Sa sœur vivait là depuis une dizaine d’années avec son mari. Eux aussi ont été placés en garde à vue mercredi. Tous ont été relâchés depuis

… l’autre libraire coranique

Chérif Kouachi passait de temps en temps. Les deux frères se rendaient ensemble dans la petite mosquée coincée entre deux immeubles « mais ne parlaient à personne », insiste un fidèle. Le plus jeune se serait reconverti dans la contrefaçon de vêtements et de chaussures de sport. De quoi vivait Saïd? Abdul Hamid Al-Khalifa, l’imam de la mosquée de la Croix-Rouge, se souvient qu’au début de son installation, il aurait ouvert, près de l’hôpital Robert-Debré, une librairie coranique, où il vendait aussi « des sarouels ». « J’avais moi-même un magasin dans le coin et je me suis dit qu’il allait me faire de la concurrence. Mais il a tenu à peine six mois », explique le religieux. Fait troublant : selon le quotidien de Reims L’Union, Saïd Kouachi aurait consulté un avocat rémois début 2014 pour s’enquérir de la peine encourue par Razik Bendjoudi, un caïd du quartier, arrêté en juin 2013 dans une grosse affaire de stupéfiants…

Depuis leur majorité, les frères Kouachi ont semblé évoluer entre ces deux mondes : la déliquance et l’islamisme radical. Avant l’assaut de Dammartin, Chérif martelait à BFM : « On n’est pas des tueurs. On a vengé le prophète. On n’est pas comme vous qui tuez des enfants musulmans. On a des codes d’honneur dans l’islam. »

Christel De Taddeo et Antoine Malo – Le Journal du Dimanche

dimanche 11 janvier 2015

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Le-voyage-sans-issue-de-deux-paumes-686470

Le voyage sans issue de deux paumés

Le voyage sans issue de deux paumés
Sur le profil Facebook de Saïd Kouachi, on peut voir son frère Chérif tirant avec une kalachnikov. © DR/Facebook
Le 11 janvier 2015 | Mise à jour le 11 janvier 2015
Par Flore Olive avec Karim Baouz

Notre journaliste Karim Baouz a pu rencontrer Saïd Kouachi en janvier 2005, dix ans avant qu’il n’entame avec son frère Chérif son voyage vers l’horreur.

C’était il y a dix ans, presque jour pour jour. Karim Baouz est le seul journaliste que Saïd Kouachi a ­accepté de rencontrer. Il le retrouve à 14 h 30, attablé à la terrasse d’un café glauque qui sent le tabac froid, porte de Pantin. Saïd sort de garde à vue. Son petit frère, Chérif, vient d’être placé sous mandat de dépôt. ­Arrêté avec une dizaine d’autres comparses de son quartier dans l’opération de démantèlement d’un réseau de recrutement de candidats au départ pour le djihad en Irak. Le juge antiterroriste Bruguière, en charge du dossier, et les hommes de la DST*, qui ont mené la vague d’interpellations, l’ont baptisée la filière des Buttes-Chaumont, du nom du plus célèbre parc du quartier. Pour ­enquêter sur cette affaire, Karim a sillonné ces rues populaires de la capitale, passé des heures dans les taxiphones où se retrouvent les familles pour appeler au bled, mangé des kebabs à s’en écœurer et parlementé à n’en plus finir au pied des cités. Il a aussi rencontré les proches de tous les prévenus, mais les Kouachi sont les seuls qu’il n’a pas pu voir. Jusqu’à cet après-midi de janvier. Saïd est accompagné d’un ami. Il s’appelle Michael. C’est un converti, « au crâne rasé, à l’air fruste et au regard mort », décrit Karim.

Les deux hommes portent des khamis, de longues tuniques d’origine pakistanaise. Leurs tennis Air Max détonnent avec ce vêtement traditionnel. L’ambiance est tendue. « Alors que je m’approche pour les saluer, décrit Karim, Michael se lève et me lance : “Alors, ils envoient des journalistes musulmans maintenant pour interroger les jeunes des cités ?” En retrait, Saïd, très calme, observe la scène avec un sourire en coin avant de me demander s’il peut me fouiller au cas où je trimballerais une caméra cachée. Il me palpe tout en m’interrogeant sur mes origines. Je suis surpris par son audace et son culot. » Familier de leur langage et de leurs codes, Karim ne se démonte pas.

Dans le quartier, Chérif, féru de rap, se fait appeler « cow-boy » ou « shark »

« Je leur avais adressé une lettre avec quelques mots d’arabe, courants en Algérie. Je leur disais que je ne venais pas pour les filmer ni les stigmatiser, mais juste pour parler et prendre le temps de se connaître. Je les ai convaincus. Je les rencontrerai régulièrement jusqu’en 2010. »

En 2005, Saïd est impatient que ­Chérif soit jugé. Il se prétend choqué par l’intervention du Raid qui aurait fait voler la porte de leur logement en éclats. Lui et son frère n’ont pas de « chez eux ». Ils sont hébergés depuis trois ans par Albertine, la mère de Michael, et par Jean, son compagnon. Tous sont convertis à l’islam. La famille vit au sixième étage d’un vieil immeuble, dans un appartement insalubre où les deux frères squattent un matelas par terre. « C’est miséreux, sale, explique Karim. Tu vis comme ça, histoire de dire que t’es pas dehors. »

Orphelins, Saïd et Chérif sont issus d’une fratrie de cinq enfants. A la mort de leurs parents, Freiha et Mokhtar, originaires de Constantine, Saïd a 14 ans, son frère, 12. Le père est décédé d’un cancer du foie, un an plus tard sa femme l’a suivi. Les enfants sont pris en charge par les services sociaux. Les frères Kouachi grandissent au foyer des Monédières à Treignac, au cœur de la Corrèze. Ils en sortent en l’an 2000, titulaires d’un CAP de restauration pour Saïd et d’un BEP électrotechnique ainsi que d’un brevet d’éducateur sportif pour Chérif qui a également suivi une année de sports études football à Saint-Junien, dans la Haute-Vienne.

Après avoir passé deux ans chez leur oncle Mohammed, dont la femme finit par les mettre ­dehors, les Kouachi vont de petits hôtels en logements de fortune jusqu’à leur arrivée chez Albertine, rue Ambroise-Rendu, dans le XIXe arrondissement de Paris. Ils vivent de petits boulots et de menus trafics. Lorsqu’ils sont arrêtés, Chérif est livreur de pizzas aux Lilas, dans la banlieue parisienne, depuis quelques mois. Quant à Saïd, il travaille parfois au noir comme serveur ou plongeur. Dans le quartier, Chérif, féru de rap, se fait appeler « cow-boy » ou « shark ». D’autres le connaissent sous le surnom d’Abou Issen. Après avoir pratiqué leur religion en ­dilettante, entre les mosquées du Pré-Saint-Gervais, de Bagnolet, de Couronnes et de Stalingrad, depuis quelque temps, les frères Kouachi sont plus assidus. Chaque semaine, ils suivent désormais les cours de Farid Benyettou, exclu de la mosquée voisine et que les services de renseignement considèrent comme la tête pensante de la filière des Buttes-Chaumont.

Au programme, selon Chérif, des conseils sur la façon de faire la prière, les ablutions, ainsi que l’étude de la vie du Prophète et des rudiments d’arabe littéraire. Aux enquêteurs de la DST, Chérif confie : « Je suis ce qu’on considère comme un “musulman de ghetto”. C’est-à-dire que je vis ma vie comme je veux, je vais voir ma copine et, après, je vais me repentir. Je ne pense pas être un bon musulman, je fume et tout ça avec mes potes… J’aime l’islam modéré et tranquille. Aller chez Farid m’aide à mieux me comporter. Comme c’était utile pour moi, pour essayer d’être plus tranquille dans ma tête, je suis allé plus souvent à la mosquée. » Chez Albertine, les policiers ont trouvé différents documents de propagande, comme ces feuilles volantes qui portent en titre : « Mise en évidence de l’obligation de soutenir les habitants de Falloujah par tous les moyens ». Ils ont aussi saisi, comme preuve du futur départ de Chérif pour le djihad, un billet d’avion pour Damas, via Milan, en date du 25 janvier 2005, et payé cash 401,52 euros. Le jeune homme prétend d’abord qu’il comptait s’y rendre pour acheter des parfums et des khamis destinés à être revendus en France, avant d’admettre avoir eu pour but d’aller en Irak à partir de la Syrie.

Lorsqu’ils sont arrêtés, Chérif est livreur de pizzas aux Lilas, dans la banlieue parisienne

« Je voulais voir ce qui se passait sur place et j’étais prêt à mourir pour le djihad, déclare-t-il. Je pense maintenant que c’est le diable qui m’a tenté. […] J’ai eu cette idée en voyant les injustices montrées par la télévision, les tortures infligées par les Américains à Abou Ghraib. Pour moi, le djihad, c’est ­défendre toute sorte d’injustice. » Dans les dépositions que Paris Match a pu consulter, il ajoute : « Farid m’a parlé des 70 vierges et d’une grande maison au ­paradis. Farid disait que c’était bien ­d’aller combattre, de se trouver en Irak et de se faire tuer. Il s’agissait de mourir au combat ou de se suicider. Il a, par exemple, parlé de mettre des explosifs dans un camion et d’aller dans une base américaine. Les autres manières de mourir sont de combattre les armes à la main, d’être au front avec une kalachnikov. » Chaque soir, sur le coup de 23 heures, Chérif s’entraîne. Il court au stade Jules-Ladoumègue, près du métro Hoche, et reprend le football. Farid lui a présenté un certain Zouhair, alias Samir. L’homme, que Chérif retrouve un soir de 2004 avenue Jean-Jaurès dans le XIXe arrondissement, près de la place Stalingrad, passe pour être un spécialiste en armement. Grâce à des dessins, il enseigne à Chérif comment se servir d’une kalachnikov. « Il m’a expliqué qu’il y avait trois niveaux de tir, décrit Chérif. En sécurité, au coup par coup et en rafale. Il m’a dit comment la prendre en main, m’a décrit les différents types de munitions, balles lumineuses, explosives ou traçantes, en me précisant que les balles explosives étaient les plus utilisées en Irak. » De son côté, Saïd nie avoir eu vent des projets de son frère. Il va même jusqu’à affirmer que s’il l’avait su, il l’aurait dénoncé.

« Alors qu’on m’avait décrit un boute-en-train un peu “fou-fou”, j’ai ­découvert un jeune homme éteint, l’air absent, le ­regard lointain », dit Karim. Pour lui, l’homme a été marqué par sa détention. Très vite, le journaliste remarque que Saïd, le discret, a l’ascendant sur son frère. En 2008, Chérif est condamné à trois ans de prison, une peine dont il est dispensé après dix-huit mois de préventive. « Saïd est un introverti, explique Karim. Quelqu’un de ­réservé, au regard froid, toujours un petit sourire sur le visage. Il est de ceux qui ne te donnent rien mais te prennent tout. » Deux ans plus tard, en mai 2010, Chérif est interpellé à ­nouveau et mis en examen, soupçonné d’avoir tenté d’organiser l’évasion de la centrale de Clairvaux de Smain Aït Ali ­Belkacem, ancien membre du GIA algérien, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’attentat du RER Musée-d’Orsay à Paris, en 1995. Faute de preuves, Chérif sera relâché en octobre 2011.

Influençables et crédules à 20 ans, beaucoup d’apprentis djihadistes abandonnent leurs tendances extrémistes en même temps que se construit leur vie de famille. Mais les Kouachi se radicalisent un peu plus chaque année. Il y a deux ans, Chérif a eu un enfant avec son épouse qui arpente les rues de Genevilliers, en banlieue sud de Paris, intégralement voilée. Lui, décrit comme « gentil et souriant », évite d’afficher ses convictions par son accoutrement : il ne porte pas de barbe ni de vêtements traditionnels. Fidèle à sa ­discrétion. On croit en avoir fini avec la filière des Buttes-Chaumont. Jusqu’au massacre de « Charlie Hebdo ». Dès le lendemain, à Montrouge, une jeune policière municipale est abattue. Son meurtrier, Amedy Coulibaly, du même âge que Chérif, appartient aussi à la bande accusée d’avoir voulu faire évader Belkacem. D’origine malienne, il a grandi à Grigny. C’est un proche de ­Djamel Beghal, condamné en appel en décembre dernier à dix ans de prison pour cette affaire. Amedy est aussi responsable de la prise d’otages de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, le vendredi 9 janvier.

En 2005, Chérif Kouachi, évoquant son départ pour le djihad, confiait aux enquêteurs : « Chaque jour qui me rapprochait de la date fixée, j’avais de plus en plus peur. » Il ajoutait : « Farid a dit que je ne pouvais pas faire le djihad en France car je suis français. […] Quand on a la nationalité d’un pays, on ne peut pas faire le djihad dans ce pays ; il faut avoir des papiers d’un autre pays ou être sans papiers. […] J’insiste pour dire que je n’aurais jamais voulu réaliser un attentat en France. »

Saïd, qui avait déclaré à la DST : « Je suis contre le djihad parce que j’ai déjà assez de problèmes comme ça », ­serait parti en 2011 « parfaire son enseignement religieux » au Yémen. En réalité, il se serait entraîné au maniement des armes. Ce séjour au sein d’une des filières les plus redoutées par les services secrets américains, qui les soupçonnent d’avoir mis au point des ­explosifs indétectables dans les aéroports, lui vaudra d’être inscrit sur la liste noire des personnes interdites d’entrée aux Etats-Unis.

Dans la rue, après le massacre de « Charlie Hebdo », les assassins ont hurlé : « Vous direz aux ­médias que c’est Al-Qaïda au Yémen… » Ils l’ont répété à l’homme qu’ils ont braqué vendredi matin pour lui voler sa voiture. En février 2013, « Inspire », le très sophistiqué magazine d’Al-Qaïda pour la péninsule Arabique, publiait la photo de Charb parmi celles d’autres « infidèles ». Sous le titre : « Wanted dead or alive », « Recherché mort ou vif » pour crimes contre l’islam.

Le corps d’Hervé Gourdel découvert en Algérie

http://www.leparisien.fr/international/algerie-le-corps-de-l-otage-herve-gourdel-retrouve-15-01-2015-4449429.php

Algérie : découverte du corps de l’otage Hervé Gourdel près de Tizi Ouzou

15 Janv. 2015, 14h17 | MAJ : 15 Janv. 2015, 16h42

Herv&eacute; Gourdel, guide de haute montagne, avait &eacute;t&eacute; enlev&eacute; le 21&nbsp;septembre dans le massif du Djurdjura (Alg&eacute;rie).
Hervé Gourdel, guide de haute montagne, avait été enlevé le 21 septembre dans le massif du Djurdjura (Algérie). Facebook

Une source sécuritaire algérienne a confirmé ce jeudi la découverte la veille, près de Tizi Ouzou, du corps du Français Hervé Gourdel. Il a été retrouvé par l’armée algérienne sur les hauteurs d’Ait Oubane, dans la wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie.

C’est là précisément que le randonneur français avait enlevé puis décapité par un groupe djihadiste se réclamant de l’Etat islamique, en septembre dernier.

Le corps était enterré sans tête dans cette région mantagneuse d’Akbil, située à 160 km au sud-est d’Alger, selon une autre source. Le corps était séparé de la tête, affirme de son côté une source proche des services de sécurité algérienne. Les deux parties étaient enterrées séparément, ajoutant que les militaires ont dû faire appel aux artificiers pour exhumer le corps, des engins explosifs ayant été placés tout autour du lieu où la victime avait été enterrée. Les autorités ont dépêché sur place des enquêteurs, sous l’égide d’un procureur et du juge chargé de ce dossier. Une autopsie devrait avoir lieu dans les prochains jours.

L’armée algérienne avait lancé 3.000 soldats sur les trousses de Jund al-Khilafa, le groupe ayant revendiqué cet assassinat, après l’exécution de l’otage français. Mercredi, elle a relancé ses fouilles dans les communes voisines d’Abu Youssef et d’Akbil à la suite d’indications fournies par un islamiste armé capturé lors des ratissages. Les recherches étaient conduites par une unité d’élite spécialisée dans la lutte antiterroriste, aidée d’une brigade cynophile.

Hervé Gourdel, guide de haute montagne de 55 ans originaire du sud de la France, avait été enlevé le 21 septembre, le lendemain de son arrivée en Algérie. Le 22 décembre dernier, l’armée a tué aux Issers (65 km à l’est d’Alger) le chef de Jund al-Khilafa, Abdelmalek Gouri, qui avait revendiqué l’exécution d’Hervé Gourdel.

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/les-algeriens-sur-les-talons-des-bourreaux-d-herve-gourdel-11-10-2014-4204245.php

Otage assassiné : l’Algérie sur les talons des bourreaux d’Hervé Gourdel

Enquête. L’étau se resserre sur les terroristes affiliés à Daech qui ont assassiné le Français en Algérie. Leurs noms seraient connus et un de leurs campements a été détruit.

R.T. ET I.G. | 11 Oct. 2014, 07h00 | MAJ : 11 Oct. 2014, 07h11

C’est dans ce campement qu’Hervé Gourdel aurait été détenu puis exécuté.
C’est dans ce campement qu’Hervé Gourdel aurait été détenu puis exécuté. (DR.)

L’armée algérienne a annoncé, sur son site officiel, avoir détruit un « abri, des armes et des équipements de guerre » ayant servi aux ravisseurs d’Hervé Gourdel, l’ex-otage français décapité le 21 septembre par un groupe terroriste affilié à Daech.

Elle aurait aussi identifié les responsables de l’enlèvement et de l’assassinat du quinquagénaire, selon le quotidien algérien « El Watan ». « Le campement qui servait d’abri à ce groupuscule terroriste lors de l’exécution de son acte abject a été détruit » et des équipements ont été saisis, a affirmé dès jeudi le ministère algérien de la Défense. Outre l’opération de ratissage en cours dans le massif du Djurdjura (150 km au sud-est d’Alger), trois « terroristes armés » ont été tués lors d’une autre action dans le secteur de Bouira, a annoncé hier l’armée.

Selon « El Watan », des obus de mortier, de la nourriture, un téléphone portable contenant des photos d’islamistes armés et des vêtements ont été retrouvés dans le campement des jihadistes, situé à 1 km de l’endroit où le Français a été enlevé.

Des terroristes âgés de 20 à 54 ans

Les militaires ont identifié les cinq hommes qui ont exécuté Hervé Gourdel, dont l’auteur de l’égorgement, qui serait le mufti du groupe Jund al-Khalifa (Soldats du califat), a ajouté « El Watan ». Ce quinquagénaire originaire d’Alger est un vétéran des groupes armés islamistes de la guerre civile des années 1990 qui a fait 200 000 morts. L’homme avait déjà été emprisonné. Les terroristes identifiés sont en majorité natifs de Boumerdès et Bouira, et âgés de 20 à 54 ans. Le ministère algérien de la Défense estime aussi que ce campement est l’endroit où a été tournée la vidéo dans laquelle Jund al-Khalifa a proclamé son allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, le chef du groupe Etat islamique (EI).

Des sources sécuritaires ont fait état « d’un déploiement massif de gendarmes et de parachutistes dans la forêt d’Aït Ouabane, près du lieu du rapt ». L’objectif est notamment « de mettre la main sur les terroristes qui l’ont tué, surtout leur chef Abdelmalek Gouri », alias Khaled Abou Souleïmane. Cet homme de 34 ans est le chef de Jund al-Khalifa. Les forces armées algériennes consacrent aussi d’importants moyens en Kabylie pour retrouver le corps d’Hervé Gourdel.

 

http://www.leparisien.fr/international/algerie-un-des-assassins-du-francais-herve-gourdel-tue-par-l-armee-26-11-2014-4324541.php

Algérie : un des assassins du Français Hervé Gourdel tué par l’armée

26 Nov. 2014, 16h03 | MAJ : 26 Nov. 2014, 17h16
Le Ni&ccedil;ois de 55 ans Herv&eacute; Gourdel, enlev&eacute; et assassin&eacute; en Alg&eacute;rie par un groupe jihadiste.
Le Niçois de 55 ans Hervé Gourdel, enlevé et assassiné en Algérie par un groupe jihadiste. Google + Hervé Gourdel

L’un des assassins présumés du Français Hervé Gourdel, enlevé puis décapité en Algérie en septembre dernier, a été tué par l’armée algérienne, selon le ministre de la Justice, Tayeb Louh.

L’homme est mort au cours d’une opération anti-terroriste qui s’est déroulée à la fin du mois d’octobre.

«L’enquête préliminaire dans cette affaire a permis d’identifier un nombre de terroristes responsables de l’enlèvement et de l’assassinat du touriste français, parmi lesquels figure le terroriste éliminé par les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP)», a précisé à l’agence APS le ministre algérien au cours d’une conférence de presse. En revanche, le ministre n’a pas précisé son identité ni les circonstances dans lesquelles il avait été tué.

Guide de haute montagne de 55 ans dans le sud de la France, Hervé Gourdel avait été enlevé le 21 septembre à une centaine de kilomètres à l’est d’Alger. Le groupe islamiste Jund al-Khilafa («Les soldats du califat») avait revendiqué son enlèvement puis sa décapitation diffusée sur Internet.  Selon le groupe, cet acte avait été commis en représailles à l’engagement de la France aux côtés des Etats-Unis dans les frappes aériennes contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak. Cet assassinat avait suscité une très vive émotion en France. Les drapeaux étaient restés en berne pendant trois jours. Le mois dernier, Hervé Gourdel a été fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

L’armée toujours à la recherche du corps d’Hervé Gourdel

Depuis cet assassinat, l’armée algérienne a lancé une opération d’envergure pour retrouver le corps du touriste français et localiser ses assassins dans le massif montagneux du Djudjura en Kabylie, à une centaine de kilomètres à l’est d’Alger. De son côté, la justice algérienne a lancé des poursuites contre quinze personnes actuellement en fuite et soupçonnées d’avoir participé à l’enlèvement. Toutes algériennes, elles sont poursuivies notamment pour «création d’un groupe armé terroriste», «prise d’otage» et «assassinat avec préméditation». Parmi elles figure le chef de Jund al-Khilafa âgé de 37 ans, Abdelmalek Gouri, dit Khaled Abou Souleïmane.

Les Soldats du califat avaient surgi sur la scène jihadiste fin août en publiant un communiqué annonçant avoir quitté Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dénoncée pour sa «déviance», et fait allégeance à l’EI.
 

http://www.leparisien.fr/international/algerie-l-armee-annonce-avoir-tue-un-second-assassin-d-herve-gourdel-11-12-2014-4366305.php

Algérie : l’armée annonce avoir tué un second assassin d’Hervé Gourdel

11 Déc. 2014, 13h41 | MAJ : 11 Déc. 2014, 15h17

Herv&eacute; Gourdel a &eacute;t&eacute; assassin&eacute; en septembre. Depuis, les autorit&eacute;s alg&eacute;riennes traquent les auteurs pr&eacute;sum&eacute;s, des activistes des Soldats du califat.

Hervé Gourdel a été assassiné en septembre. Depuis, les autorités algériennes traquent les auteurs présumés, des activistes des Soldats du califat. (Document Facebook.)

Le ministre algérien de la Justice a annoncé, jeudi matin, que l’armée avait tué lors d’une opération anti-terroriste un second membre présumé du groupe armé qui a assassiné, le 22 septembre dernier, le randonneur français Hervé Gourdel.

Le ministre algérien Tayeb Louh a également indiqué que «l’enquête, qui est à ses débuts» a permis d’identifier les membres du groupe terroriste ayant assassiné le ressortissant français.

«Un premier homme identifié a été abattu par les forces de l’armée nationale», a-t-il rappelé, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme engagée par l’Etat algérien, ajoutant qu’un deuxième suspect, «identifié, a été également abattu». Le ministre algérien n’a pas précisé son identité ni les circonstances dans lesquelles il avait été tué. Le ministre a en outre annoncé que le parquet avait requis une commission rogatoire qui doit se rendre en France pour entendre la famille d’Hervé Gourdel.

Le groupe islamiste Jund al-Khilafa (Les soldats du califat) avait revendiqué le rapt puis la décapitation de l’otage français. L’organisation affirmait avoir commis cet acte en représailles à l’engagement de la France en Irak aux côtés des Etats-Unis dans les frappes aériennes contre le groupe Etat islamique (EI). Depuis, l’armée algérienne a lancé plus de 2 000 hommes pour retrouver le corps du touriste français et localiser ses assassins dans cette région montagneuse, du Djurdjura, en Haute Kabylie, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale.

 

http://www.leparisien.fr/international/algerie-le-chef-des-bourreaux-de-herve-gourdel-tue-par-l-armee-23-12-2014-4395909.php

Algérie : le chef des bourreaux de Hervé Gourdel tué par l’armée

Abdelmalek Gouri, dont le groupe a fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI), a été tué avec deux autres jihadistes aux Issers, à 80 km à l’est d’Alger.

23 Déc. 2014, 10h16 | MAJ : 23 Déc. 2014, 14h08

L'arm&eacute;e alg&eacute;rienne a annonc&eacute; avoir tu&eacute; le chef du groupe qui avait d&eacute;tenu Herv&eacute; Gourdel, dont les Fran&ccedil;ais avaient appris la mort le 24 septembre dernier.

L’armée algérienne a annoncé avoir tué le chef du groupe qui avait détenu Hervé Gourdel, dont les Français avaient appris la mort le 24 septembre dernier. Document Facebook

L’armée algérienne a abattu à l’est d’Alger le chef du groupe jihadiste Jund Al-Khilafa, qui a revendiqué en septembre l’enlèvement suivi de l’exécution du touriste français Hervé Gourdel.

L’identité du terroriste, Gouri Abdelmalek a été confirmée mardi par le ministère algérien de la Défense. Abdelmalek Gouri, dont le groupe a fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI), a été «éliminé lundi lors d’une opération militaire menée dans la ville d’Isser (Boumerdès), à une 80 km à l’est d’Alger. Deux autres terroristes ont également été tués par les militaires au cours de cette opération. Une autre offensive contre les maquis islamistes déclenchée mardi matin à Azzefoun, en Kabylie, s’est soldée par la mort de deux terroristes, ajoute le ministère algérien.

Samedi, l’armée algérienne avait annoncé avoir tué trois jihadistes lors d’une opération de ratissage à Sidi Daoud, précisant qu’il y avait parmi eux un «dangereux terroriste» recherché depuis 1995, date depuis laquelle Abdelmalek Gouri est effectivement recherché. Des armes, une importante quantité de munitions et des explosifs ont notamment été saisis par l’armée lors de cette opération, selon le communiqué de l’armée diffusé samedi.

Des anciens d’Aqmi

Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, avait déjà fait état de la mort de deux autres membres de Jund al-Khilafa tués par l’armée le mois dernier.

Fin août, ce groupe avait annoncé avoir quitté Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dénonçant sa «déviance», et faire allégeance à l’EI. Jund al-Khilafa est composé essentiellement d’anciens membres d’Aqmi actifs dans la région d’Alger et en Kabylie, selon une source sécuritaire.

Abdelmalek Gouri, alias Khaled Abou Souleimane, est un ancien bras droit du chef d’Aqmi, Abdelmalek Droukdel. Il faisait partie d’une phalange d’Aqmi à l’origine des attentats suicide contre le palais du gouvernement et un bâtiment de l’ONU en 2007 à Alger. Khaled Abou Souleimane serait également derrière l’attaque qui a coûté la vie à 11 soldats en avril à Iboudrarène, dans la même zone où s’est produit l’enlèvement d’Hervé Gourdel.

VIDEO. Hollande: «Hervé Gourdel est mort parce qu’il était français»

 

http://www.leparisien.fr/politique/l-otage-assassine-herve-gourdel-chevalier-de-la-legion-d-honneur-a-titre-posthume-30-10-2014-4252381.php

L’otage assassiné, Hervé Gourdel, chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume

V.F. | 30 Oct. 2014, 06h54 | MAJ : 30 Oct. 2014, 07h36

Le Ni&ccedil;ois de 55 ans Herv&eacute; Gourdel, enlev&eacute; et assassin&eacute; en Alg&eacute;rie par un groupe jihadiste.

Le Niçois de 55 ans Hervé Gourdel, enlevé et assassiné en Algérie par un groupe jihadiste. Google + Hervé Gourdel

Hervé Gourdel, l’otage français décapité en Algérie en septembre, a été fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, selon un décret paru jeudi au Journal officiel.

Guide de haute montagne et photographe de 55 ans, Hervé Gourdel avait été enlevé le 21 septembre à une centaine de kilomètres à l’est d’Alger. Le groupe islamiste Jund al-Khilafa («Les soldats du califat») avait revendiqué ce rapt ainsi que la décapitation de l’otage quelques jours plus tard. Cet acte avait été commis en représailles, selon cette organisation, à l’engagement de la France aux côtés des Etats-Unis dans les frappes aériennes contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak.

Cette nomination à titre posthume relève des prérogatives du Premier ministre qui est autorisé, par délégation du président de la République, grand maître de l’ordre national de la Légion d’honneur, «à nommer ou à promouvoir dans l’ordre, dans un délai d’un an, les personnes tuées ou blessées dans l’accomplissement de leur devoir et qui sont reconnues dignes de recevoir cette distinction».

Des juges d’instruction français vont enquêter sur l’enlèvement et l’assassinat d’Hervé Gourdel, l’otage français décapité en Algérie en septembre. Après avoir diligenté une enquête en flagrance, le parquet de Paris a ouvert le 23 octobre une information judiciaire pour «enlèvement et séquestration en bande organisée suivis de la mort, en relation avec une entreprise terroriste», et «assassinat en bande organisée en lien avec une entreprise terroriste».

Des investigations ont également été initiées en Algérie après le drame qui a suscité l’indignation. La justice algérienne a ainsi lancé des poursuites contre quinze personnes, actuellement en fuite, soupçonnées d’avoir participé à l’enlèvement et à l’assassinat d’Hervé Gourdel. Les 15 suspects, tous algériens, sont poursuivis notamment pour «création d’un groupe armé terroriste», «prise d’otage» et «assassinat avec préméditation». Abdelmalek Gouri, 37 ans, le chef de Jund al-Khilafa figure parmi ces personnes activement recherchées.

VIDEO. Rassemblement républicain en hommage à Hervé Gourdel à Paris (le 29 septembre)

VIDEO. Les amis guides d’Hervé Gourdel saluent «un humaniste »»

VIDEO. Hollande: «Hervé Gourdel est mort parce qu’il était français»

 

http://www.elwatan.com/actualite/le-corps-d-herve-gourdel-decouvert-en-kabylie-15-01-2015-285042_109.php

Le corps d’Hervé Gourdel retrouvé en Kabylie (Actualisé )

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le 15.01.15 | 14h33 | mis à jour le 15.01.15 | 17h06

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	Herv&eacute; Gourdel, entour&eacute; de ses ravisseurs.<br />

Hervé Gourdel, entouré de ses ravisseurs.

 

Le corps du rossortissant français, Hervé Gourdel, enlevé, puis décapité en septembre dernier, par des individus armés qui ont prêté allégeance à l’EI ( Daesh), a été découvert, ce jeudi 15 janvier, par les forces de sécurité, dans la commune d’Akbil, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou.

Le corps de l’alpiniste a été déterré suite à des informations fournies par un terroriste blessé et capturé par les services de sécurité, il y a quelques jours, dans la commune de Yatafene, précisent des sources concordantes locales.

Le ministère de la Défense nationale a confirmé l’information. « Suite à l’exploitation des renseignements fournis par un terroriste  arrêté, un détachement des forces de l’Armée nationale populaire, relevant du  secteur opérationnel de Tizi Ouzou (1ère région militaire) après une opération  de fouille et de recherche menée au niveau du lieudit Tabounecht Abi Youcef,  près d’Iferhounen (Daïra d’Aïn El Hammam), a retrouvé aujourd’hui 15 janvier  2015 à 10h00 du matin, l’endroit d’enterrement de la dépouille du ressortissant  français Hervé Gourdel, enlevé le 21 septembre 2014 par un groupe terroriste »,  a indiqué le MDN dans un communiqué.

« L’opération de déterrement de la dépouille s’est effectuée en présence  des représentants du ministère public, des éléments de la Gendarmerie nationale  et de la Protection civile avant de procéder à son identification à travers  les analyses d’ADN », a précisé la même source

 

H. Azzouzi

 

 

Amedy Coulibaly : à l’école du crime à Fleury-Mérogis

L’Obs a publié ce soir un article assez complet sur le parcours d’Amedy Coulibaly, passant par la prison de Fleury-Mérogis, où en 2007 il filme des scènes de son quotidien avec quelques autres détenus, dont Antonia Freitas, ancien braqueur, patron de bars de nuit à Nantes, et présumé assassin du proxénète brestois Bernard Algret.

En 2009, lors du premier procès des assassins de ce dernier à la cour d’assises de Quimper, j’avais publié sur Le Post toute une série d’articles à ce sujet. Pascal Edouard Cyprien Luraghi venait quotidiennement « commenter » ces publications à sa manière, c’est-à-dire qu’il me harcelait sur ce média comme précédemment sur le site Rue89 avec ses amis « déconnologues ».

Après la suppression de mon compte sur le Post fin février 2010, et la disparition subséquente de tous ces articles, l’un d’eux avait été republié par la Rédaction du Post en date du 17 avril 2010. Les réactions toujours présentes à ce jour à la suite de cet article initialement publié le 16 octobre 2009 ne reflètent pas la réalité de toutes les discussions à l’époque des faits, car il en manque une bonne partie, et notamment mes réponses aux accusations calomnieuses du psychopathe et cyberdélinquant Cyprien Luraghi, signant toutes ses interventions de son petit nom habituel de « Cyp ». En particulier, il est totalement faux que j’aie pu traiter quiconque de « pédophile ».

Rappelons qu’à cette époque il m’avait aussi menacée de représailles violentes de la part des amis gangsters de celui qu’il présentait partout mensongèrement comme son « ex beau-frère », l’ancien braqueur de banques Thierry Chatbi, décédé en 2006, sous prétexte que j’avais évoqué dans une première version de cet article d’octobre 2009 ses commentaires le concernant sur le site Rue89, où il se plaisait à intimider les personnes qu’il harcelait en étalant toutes ses relations dans le grand banditisme.

Il a toujours continué à activer ces relations et m’en menacer au cours des années suivantes.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/charlie-hebdo/20150113.OBS9836/amedy-coulibaly-et-hayat-boumeddiene-du-braquage-au-carnage.html

Amedy Coulibaly et Hayat Boumeddiene : du braquage au carnage

L' Obs

Publié le 13-01-2015 à 20h29Mis à jour à 20h47

Condamné à de nombreuses reprises pour des faits de banditisme, le tueur de Vincennes a été « recruté » lors d’un séjour en prison. Quel rôle a joué sa compagne, enfuie en Syrie ?

Les portraits de Hayat Boumeddiene et Amedy Coulibaly diffusés par la police le 9 janvier. (AFP)

Ce matin-là, dès que les premiers coups de feu retentissent porte de Châtillon, Maimouna publie sur son compte Twitter :

maimouna coulibaly @maimouna75 Suivre

Et une fusillade au bout de ma rue…

Quelques minutes plus tard, cette habitante de Montrouge donne des précisions  : « Des sirènes à n’en plus finir, routes barrées. Ça s’est passé sur Pierre-Brossolette… C’est à la limite de Malakoff et Montrouge à 400 mètres de la porte de Châtillon ».

La veille, à la suite de l’attentat contre Charlie Hebdo, cette danseuse professionnelle réputée, toujours vêtue de rouge et spécialiste de la Booty Therapy, chorégraphe et auteur d’un spectacle sur son enfance « Hee Mariamou » joué de Paris à San Francisco, avait modifié sa photo de profil pour un cliché d’elle en Marianne black, bustier tricolore et bonnet phrygien sur la tête en signe de solidarité.

L’ancienne animatrice de Trace TV, vue également sur les plateaux du « Grand Journal » et de « La France a un incroyable talent », avait aussi maintenu son cours de danse prévu le soir même : « Je refuse de m’arrêter de vivre suite à ce massacre immonde !, écrit-elle sur Facebook. J’invite toutes les personnes qui veulent se défouler, libérer leurs tensions, exprimer leur tristesse ou haine naissante à venir nous rejoindre ! A transformer toute cette tristesse, colère en force pour ne pas sombrer. »

Elle ne sait pas encore que le tireur est son propre frère

A ce moment, Maimouna ne sait pas encore que le tireur de Montrouge, l’autoproclamé soldat du califat, celui qui vient de semer la panique dans sa rue en tuant une policière municipale et qui tuera le lendemain quatre autres personnes dans l’Hyper Cacher de Vincennes, est son propre frère, Amedy. Contactée par « l’Obs », la danseuse âgée de 39 ans et mère de famille n’a pas souhaité s’exprimer. Amedy, Maimouna, une même famille, sept ans d’écart, deux parcours aux antipodes.

Amedy Coulibaly voit le jour le 27 février 1982 à Juvisy. Il est le septième enfant et le seul garçon au sein de cette fratrie de dix enfants.

Une famille traditionnelle issue de l’immigration économique et pratiquant un islam modéré », décrit un proche.

Nés au Mali et issus de l’ethnie soninké, les parents, Mahamadou et Diawe, ont d’abord vécu du côté de Dreux avant de s’installer dans le quartier de la Grande Borne à Grigny où réside une importante communauté malienne.

Construite à la fin des années 1960, la cité imaginée par l’architecte Emile Aillaud se voulait originellement à taille humaine et à visée utopique : petits immeubles aux formes sinusoïdales, espaces verts, voies piétonnières, nombreuses places pour donner un esprit « village ». Quelques années plus tard, l’utopie architecturale va se fracasser sur d’autres courbes : celles des crises économiques à répétition et du chômage de masse, de la hausse de la délinquance et de la communautarisation croissante de la société française.

Amedy Coulibaly : à l'école du crime à Fleury-Mérogis dans Attentats 13612621(Une allée de la cité de la Grande Borne à Grigny, en juillet 2002. Située à 25 kilomètres de Paris, Grigny abrite deux cités dites « sensibles », la Grande Borne et Grigny 2. A la fin des années 60, Grigny n’était qu’un village de 3.000 habitants qui est devenu en l’espace de six années et après la construction de ces deux cités HLM une ville de 26.000 habitants. Crédit : Mehdi Hafi/AFP Photo)

Un environnement à la renverse

Si la Grande Borne fait parler d’elle aujourd’hui, c’est pour ses trafics, ses accès de fièvre, son taux de chômage qui atteint 40% chez les jeunes, ses revenus fiscaux qui atteignent, en moyenne, 8.000 euros par foyer et par an. Le basculement s’est amorcé dans les années 1980. C’est dans cet environnement à la renverse que commence à grandir Amedy Coulibaly.

Les parents fréquentent les différentes associations maliennes. Ce sont des gens simples mais dont la vie ne l’est pas toujours. Ouvrier, le père travaille dur. Mère au foyer, son épouse se rend tous les vendredis à la Laverie, un appartement du quartier équipé de machines à laver et de fers à repasser où les femmes se retrouvent entre elles pour parfaire leur français, discuter et s’informer. Ancrés dans les traditions de leur pays natal, ces parents se heurtent aux velléités d’émancipation de leurs enfants.

Le jour de son mariage, une union arrangée par la famille, la sœur aînée s’enfuit en Angleterre. L’épisode incitera les parents à ne plus renouveler l’expérience. Maimouna, de son côté, choisit la section théâtre de son lycée. Adolescent, Amedy, ancien gamin « frêle » et « mignon », selon des proches, ne parvient pas, lui, à trouver sa voie.

Ses proches font état d’une enfance heureuse et d’une scolarité moyenne avec un changement de comportement à 17 ans imputé à ses fréquentations. »

C’est ce que l’on peut lire dans le rapport de personnalité le concernant brossé bien plus tard, en 2013, lors de son procès pour avoir participé à un projet d’évasion de plusieurs détenus condamnés pour terrorisme.

Graine de délinquant

Mauvaises rencontres, appât du gain, besoin d’exister. Titulaire d’un BEP d’installateur conseil en audiovisuel électronique, Amedy délaisse peu à peu les bancs du lycée pour emprunter les chemins de la délinquance. Il y monte vite en graine. A cette période, la mort de son ami, Ali Rezgui, un voleur de moto abattu de plusieurs balles en 2000 par un gardien de la paix l’aurait profondément marqué.

Le 29 août 2001, il est condamné pour la première fois à trois ans de prison avec deux ans de mise à l’épreuve pour un vol aggravé commis en mai 2000. Il n’a pas encore 18 ans. Une semaine plus tard, il écope d’une nouvelle condamnation de 4 ans de prison dont 2 ans de mise à l’épreuve pour le braquage d’un magasin de vêtements de l’Essonne dans la nuit du 1er au 2 septembre 2000. L’affaire est rocambolesque. Après leur méfait, Amedy Coulibaly et ses complices prennent la fuite en empruntant la Francilienne mais finissent par planter la voiture juste avant d’arriver à Evry. Légèrement blessé, Amedy Coulibaly, lui, s’extrait du véhicule et, comme si de rien n’était, se rend à pied vers son lycée. Damien Brossier, son avocat de l’époque, se souvient :

C’était un jeune très souriant, toujours d’une humeur égale, ne parlant pas beaucoup et donnant l’impression que tout glissait sur lui. Pas un leader mais un type bien aimé dans son environnement et n’ayant pas froid aux yeux. »

D’autres le décrivent comme une « bombe en puissance » sous des dehors rigolards.

« Mouton noir » de sa famille

Ses premières condamnations n’ont aucun effet dissuasif sur lui. A 20 ans, le jeune homme semble plus intéressé par l’argent que par Allah. En 2002, Amedy Coulibaly interrompt sa formation en bac pro. Et, le 7 septembre de la même année, il s’attaque à une agence bancaire de la BNP d’Orléans en compagnie de deux complices dont un mineur. Les trois comparses repartent avec un butin de 25.000 euros et prennent en moto la direction de Paris. Une fois arrivés dans la capitale, ils commettent coup sur coup deux attaques de cafés pour s’emparer de la caisse. Les trois hommes seront finalement interpellés en flagrant délit.

Pour le braquage de la banque, Amedy Coulibaly écopera d’une peine de 6 ans et est incarcéré à Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe située à quelques kilomètres de Grigny. Sa famille est effondrée.

Pour eux, il est le mouton noir, le seul garçon et le seul à amener la justice dans la famille », explique une source proche.

Sa mère l’appelle « le voleur ». Son père, « pas du tout complaisant avec les actes de son fils », selon son avocat, semble dépassé par l’ampleur des événements. A chacun des rendez-vous au cabinet de l’avocat, il est accompagné par l’une de ses filles aînées, plutôt bien insérée et mère de famille qui ne cache pas son ras-le-bol à l’égard des méfaits de son frère. C’est elle qui règle les frais d’avocat.

Séjour à Fleury-Mérogis et radicalisation

Damien Brossier reverra son client quelques années plus tard, une fois sa peine effectuée. Au cours de leur entretien, ce dernier lui fait part d’un projet de documentaire télé. En compagnie de cinq autres détenus, il a tourné clandestinement des images de la prison de Fleury-Mérogis. Diffusées en avril 2009 dans l’émission « Envoyé spécial » sur France 2, elles en dévoilent la promiscuité, le délabrement, l’incroyable violence qui y règne. Dans le film, Amedy Coulibaly a été rebaptisé Hugo La Masse, une référence certainement à sa silhouette trapue et musclée. Il partage son réduit carcéral avec un certain « Ficelle » qui vient du même quartier, a fréquenté le même collège et atterri dans la même cellule. Sur les murs de celle-ci est accrochée une affiche du film « Miami Vice », dont les deux détenus semblent priser le slogan « Ni loi ni ordre ».

 

La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus par lemondefr

Décrit comme un fan de jeux vidéo, Amedy Coulibaly s’est acheté une Playstation lors de son incarcération et tue le temps en fumant des joints. Malgré les risques encourus, avec ses images volées, les six anciens détenus espéraient « faire connaître la face sombre de Fleury et entamer un travail de prévention à l’égard des plus jeunes ».

Je me disais qu’il avait peut-être eu un déclic en prison », se souvient avoir espéré Me Brossier.

Mais si déclic il y eut, ce ne fut pas celui-là. C’est lors de son incarcération à Fleury-Mérogis qu’Amedy Coulibaly fait la connaissance de Chérif Kouachi, l’un des deux auteurs du massacre de « Charlie Hebdo ». Les deux hommes ne se seraient côtoyés que sept mois mais cela a suffi à nouer entre eux des liens forts. Un enquêteur précise :

A Fleury-Mérogis, Coulibaly faisait partie de la petite cour réunie autour de Djamel Beghal, le terroriste qui faisait alors fonction ‘d’émir’ pour les islamistes de la prison. »

Coulibaly est en effet incarcéré dans le même bâtiment que celui qui purge une peine de dix ans de prison pour son séjour dans un camp d’Al Qaida en Afghanistan au début des années 2.000. Cette rencontre marque-t-elle le début de sa radicalisation religieuse ?

Reçu à l’Elysée par Nicolas Sarkozy

De prime abord, il n’en laisse rien paraître. A sa sortie de prison, il décroche un contrat de professionnalisation dans l’usine de Coca-Cola à Grigny. Il y travaille sur la chaîne de production et donne entière satisfaction à ses supérieurs. Un de ses anciens collègues se souvient :

Je l’ai reconnu quand j’ai découvert son visage sur l’écran de télé. J’étais scié. C’était un type très souriant, travailleur. Il n’y a jamais eu le moindre problème avec lui, ni sautes d’humeur ni positions fondamentalistes. »

Figurant parmi les bons éléments de l’entreprise, il est même choisi par celle-ci pour rencontrer Nicolas Sarkozy à l’Elysée en juillet 2009 au milieu de cinq cents autres jeunes en formation en alternance. Une visite qui lui vaut les honneurs d’un article avec sa photo dans l’édition du « Parisien de l’Essonne » : « A Grigny, nous n’avons pas l’habitude d’aller souvent à l’Élysée. Les réceptions, je ne connais pas. En plus, dans les cités, auprès des jeunes, Sarkozy n’est pas vraiment très populaire. Mais cela n’a rien de personnel. En fait, c’est le cas de la majorité des politiques », y déclare Coulibaly. Avant d’ajouter : « Le rencontrer en vrai, c’est impressionnant. Qu’on l’aime ou pas, c’est quand même le président ». Comme un gosse, il mitraille Nicolas Sarkozy avec son portable.

13612619 dans Corruption(En juillet 2009, Amedy Coulibaly était reçu à l’Elysée par Nicolas Sarkozy lors d’une rencontre avec cinq cents jeunes en formation en alternance. A droite, le cliché pris avec son portable. Crédit : Le Parisien Essonne / Doc L’Obs)

Hayat Boumeddiene, un peu paumée comme lui

C’est à cette période qu’Amedy Coulibaly se marie religieusement avec Hayat Boumeddiene et emménage avec elle à Bagneux. Deux ans plus tôt, il a rencontré cette jeune fille de 19 ans, un peu paumée comme lui. « On s’est connus grâce à des amis qu’on avait en commun, à savoir une fille, Kasso, et son petit ami Pea, des connaissances du lycée », dira-t-elle plus tard. Stéphane H., un braqueur de Trappes converti à l’islam radical qui fut marié à une sœur d’Hayat, a peut-être aussi joué les entremetteurs.

Originaires d’Oran, en Algérie, les parents Boumeddiene se sont installés à Villiers-sur-Marne à la fin des années 1980. Le père, Mohamed, est livreur à Rungis. Halima, la mère, élève ses six enfants dans cette ville du Val-de-Marne, calme et pavillonnaire, en apparence loin des extrémistes. « C’était une famille modeste, courageuse, travailleuse. Les enfants semblaient heureux », se souvient avec émotion Ali Oumari, le président de l’association Al-Islah qui gère la mosquée de Villiers-sur-Marne réputée modérée et tolérante où viennent prier les Boumeddiene.

Cette harmonie familiale explose au moment du décès brutal de la maman en 1996. L’aînée est tout juste majeure. Le petit dernier a 2 ans. Hayat, elle, a 8 ans. Le père se retrouve avec six enfants à élever alors qu’il part très tôt le matin pour son travail. « C’est devenu peu à peu ingérable », raconte Abdelkader, un proche de la famille.

Mohamed n’était pas là de la journée et les enfants parfois n’allaient même pas à l’école ».

Deux ans plus tard, le père épouse une lointaine cousine qu’il fait venir d’Algérie. Ils ont ensemble une petite fille. Mais les frères et les sœurs du premier lit n’acceptent pas ce remariage trop rapide à leurs yeux. « Une fois, je suis allé chez eux pour essayer de réconcilier les enfants avec le papa et la belle-mère », raconte Ali Oumari, le patriarche de la communauté musulmane de Villiers-sur-Marne, mais il n’y avait rien à faire ». Mohamed semble dépassé par la fracture au sein de sa propre famille.

Une adolescente mal dans sa peau, turbulente, parfois agressive

« Les trois aînés ont quitté le foyer en premier », raconte Abdelkader. Pour Hayat, être séparée de sa sœur aînée, avec qui elle s’entendait très bien, est une déchirure. Elle-même est placée dans un foyer à l’âge de 12 ans. Elle devient une adolescente mal dans sa peau, turbulente, parfois agressive. Elle change plusieurs fois de foyer en un an. A l’âge de 13 ans, elle se bat avec un éducateur et finit en garde à vue au commissariat où elle a un nouveau problème avec une fonctionnaire.

Pendant un moment, Hayat trouve une certaine stabilité dans une famille d’accueil à Emerainville (Seine-et-Marne). Elle fréquente le lycée Langevin-Wallon à Champigny-sur-Marne où elle prépare un bac STG (gestion) qu’elle n’obtiendra jamais. Malgré tout, elle trouve un emploi comme caissière dans un magasin de la chaîne Boulanger. Elle a alors coupé les ponts avec son père, mais continue de voir ses amies d’enfance. « On se voyait de temps en temps pour manger ensemble entre amies », se souviennent Leila et Nadia (les prénoms ont été changés), jointes par téléphone. « Elle était douce, généreuse, accueillante, toujours pleine d’amour pour les autres. Elle nous appelait ses sœurs… », raconte Leila, des sanglots dans la voix.

Du bikini au niqab

Tout bascule après la rencontre avec Amedy Coulibaly. Les jeunes gens mènent au début la vie normale d’un jeune couple. Ils partent en vacances sur les plages ensoleillées de Crète. Prennent des selfies d’amoureux dans l’avion. Elle se fait photographier en bikini, lui fait du ski nautique. C’est ensemble qu’ils vont progressivement se tourner vers la religion.

Un déclic de couple », dit-elle à ses proches.

13612811 dans Crime(Lors de vacances en Crète, peu de temps après leur rencontre. Crédit : Doc L’Obs)

Jusque-là croyante mais peu pratiquante, Hayat s’enfonce dans l’islam le plus rigoriste. Plus tard, elle confiera aux policiers qui enquêtent sur le couple :

C’est quelque chose qui m’apaise. J’ai eu un passé difficile, et cette religion a répondu à toutes mes questions. »

En mai 2009, Hayat décide de porter le niqab, même si cela l’oblige à quitter son emploi chez Boulanger. « Depuis, je sors beaucoup moins. Quelquefois c’est dur pour moi, même si c’est un choix personnel », assume-t-elle.

Elle tente de proposer ses services de couturière à domicile pour gagner sa vie et décide de s’unir avec Amedy. C’est la seule fois où Hayat retourne voir son père pour obtenir son assentiment. Le mariage a lieu à Grigny, le 5 juillet 2009, chez ses parents à lui, avec un imam choisi par le père d’Amedy. « Moi, je ne l’ai pas vu car, en islam, la femme n’est pas obligée d’être présente. En l’occurrence, là, c’est mon père qui m’a représentée », confiera-t-elle aux enquêteurs.

« Sous l’emprise de Djamel Beghal »

Cette radicalisation correspond au moment où Amedy Coulibaly renoue des contacts réguliers avec Djamel Beghal qui vient de sortir de prison. C’est l’un des lieutenants de ce dernier qui l’a recontacté. « L’émir de Fleury-Mérogis » est assigné en résidence à Murat, dans le Cantal. A partir de la mi-2009, Amedy Coulibaly lui rend visite toutes les trois semaines, parfois en compagnie de Chérif Kouachi. Selon un rapport de police de 2010 :

Il apparaissait comme étant sous l’emprise de Djamel Beghal qui le conseillait au quotidien et l’encourageait pour certains aspects de sa pratique religieuse. »

Coulibaly se met à désavouer ses parents en raison de leurs « actes de kouffars (mécréants) » et refuse d’aider financièrement ses sœurs car elles « n’élèvent pas leurs enfants dans la religion ». A plusieurs reprises en 2010, Hayat Boumeddiene l’accompagne dans le Cantal. Si elle ne peut rencontrer l’émir, elle peut néanmoins lui poser des questions relatives à la pratique religieuse depuis une pièce voisine. Lors de ces séjours, elle s’exerce au tir à l’arbalète vêtue de pied en cap de son niqab.

13612725 dans Folie(Hayat Boumeddiene à Murat, dans le Cantal, en 2010. Crédit : Rex/Sipa)

Apprenti-terroriste

En mai 2010, Amedy Coulibaly est arrêté par les services antiterroristes. Il est soupçonné d’avoir participé à un projet d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem. Sur écoute, un des conjurés fait d’ailleurs état de la confiance dont bénéficie Coulibaly dit « le petit Noir » auprès de Djamel Beghal, dit Abou Hamza, le cerveau de la tentative d’évasion :

Moi, Abou Hamza, il m’a dit, c’est un bon », dit-il en parlant de Coulibaly.

Lors d’une perquisition à son domicile, en 2010, les enquêteurs retrouveront 240 cartouches pour Kalachnikov. Il affirme les avoir achetées 1 euro pièce et vouloir les revendre 3 euros dans la rue. Sont également retrouvés cinq clichés pédo-pornographiques, un courrier en arabe de Djamel Beghal sollicitant auprès d’Omar Bouallouche, l’un des chefs d’un réseau Takfir en Europe, des faux documents administratifs pour « des impératifs d’une très grande importance qui dépassent mes intérêts personnels ». Chez Coulibaly, il y a aussi une machine à compter les billets, pièce incontournable de la panoplie du parfait malfaiteur.

« Une religion de façade »

Fréquentant les islamistes, Coulibaly pratique, pourtant, selon la justice, « une religion de façade ». Sa femme Hayat contribue à donner cette impression :

Amedy n’est pas vraiment très religieux, il aime bien s’amuser, tout ça, il travaille chez Coca-Cola, il n’est pas du genre à se balader tout le temps en kamis, la tenue traditionnelle », témoigne-t-elle sur procès-verbal.

13612601 dans LCR - NPA(Le couple en avril 2008, un an après le début de leur relation. Crédit : Doc L’Obs)

Interrogé par le juge d’instruction antiterroriste, Thierry Fragnoli, sur les dissensions entre les chiites et les sunnites, Coulibaly répond : « Je ne sais rien. Je ne me casse pas la tête avec cela, c’est de la perte de temps ». Par contre, le magistrat remarque son intérêt prononcé pour un seul aspect de l’islam : la possibilité de prendre une seconde femme, une question qui nourrit ses échanges avec son émir Djamel Beghal.  »Cet intérêt, très circonscrit et pour ne pas dire utilitariste de la religion musulmane, laissait dubitatif sur la sincérité et la réalité de son engagement spirituel », note le magistrat instructeur.

J’essaie de pratiquer le minimum obligatoire comme la prière, le ramadan, etc. mais j’y vais doucement », minimise alors l’apprenti-terroriste.

Adepte de la Taqyia, l’art de la dissimulation

La réalité est bien plus complexe. Il semble être un adepte de la Taqyia, cet art de la dissimulation qu’enseignent les islamistes les plus radicaux pour mieux abuser « les mécréants ». Une conversation interceptée entre Coulibaly et « l’émir » Beghal aurait dû attirer l’attention des enquêteurs. L’apprenti terroriste demande :

Tu sais, quand on dit que quand tu décèdes il faut pas laisser de dettes ? », débute-t-il. « Est-ce qu’il y a des circonstances où on peut partir avec des dettes ? »

A cette date, Coulibaly envisage-t-il déjà de mener une attaque-suicide ? Les policiers ne jugent pas nécessaire de creuser cette piste.

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(Amedy Coulibaly lors d’une de ses visites à Djamel Beghal dans le Cantal. Crédit : Rex/Sipa)

Lors de son procès en octobre 2013, il est condamné à cinq ans de prison. « Personnalité immature et psychopathique », décrivent les experts psychiatres et psychologues relevant la « pauvreté de ses capacités d’introspection », « le caractère très rudimentaire de la motivation de ses actes », « son sens moral très déficient », « s’inscrivant au travers de ses actes dans la recherche de puissance ». Un proche du dossier qui l’a côtoyé à cette époque-là ajoute : « Seul garçon élevé au milieu des filles, il cherchait toujours quelque chose pour affirmer son ascendant. » A Bagneux, dans l’appartement du couple, les policiers ont découvert en mai 2010 une pièce dédiée à la musculation.

Couple modèle ?

Prisonnier modèle lors de sa détention à Villepinte, Amedy Coulibaly passe son brevet de secourisme, n’écopant que d’une légère peine pour détention de portable. Gravement malade, le père de Coulibaly décède durant la dernière détention de son fils. Avec toutes les peines du monde, son avocate de l’époque obtient auprès du juge d’instruction le droit pour le fils d’aller faire une dernière visite à l’hôpital mais pas d’assister à l’enterrement. Bénéficiant d’une remise de peine, Amedy Coulibaly sort en mars 2014. Il est toutefois tenu de porter un bracelet électronique jusqu’en mai de la même année. Avec sa femme, il quitte Bagneux pour emménager dans un immeuble propret du centre-ville de Fontenay-aux-Roses, à deux pas du RER. Au milieu des retraités et des cadres moyens, le couple ne fait aucune vague.

Ces derniers temps, selon ses proches, Hayat Boumeddiene avait abandonné le niqab pour revenir au foulard. Elle semblait plus sereine depuis son retour de La Mecque à l’automne 2014. Le couple s’est également rendu au Mali pour se recueillir sur la tombe du père. Amedy Coulibaly se rend régulièrement à Grigny pour rendre notamment visite à sa mère diabétique. Aux copains qu’il croise alors, il dit chercher du travail.

500 appels avec Chérif Kouachi en 2014

Pourtant, dans la même période, les contacts avec Chérif Kouachi, son ancien codétenu de l’époque de Fleury-Mérogis, s’intensifient. Sur l’année 2014, les enquêteurs ont dénombré plus de 500 appels entre les deux portables enregistrés au nom de leur compagne et régulièrement utilisés par leurs maris. Dans sa vidéo de revendication de ses attentats, Amedy Coulibaly, alias Abou Bassir Abdallah al-Ifriqi, son nom de guerre, affirme avoir donné quelques milliers d’euros aux frères Kouachi pour financer l’attaque de « Charlie Hebdo« . D’où venait cet argent qui a entre autres permis d’acheter l’arsenal de guerre retrouvé dans l’une de ses planques à Gentilly ?

13609075 dans Luraghi(Amedy Coulibaly, alias Abou Bassir Abdallah al-lfriqi, dans la vidéo diffusée après sa mort et où il se revendique de l’Etat islamique. Crédit : AFP)

Dès samedi, la mère et les sœurs d’Amedy Coulibaly ont condamné publiquement les actes sanglants perpétrés par leur fils et frère. La famille d’Hayat Boumeddiene ne s’est pas encore exprimée mais elle est tout aussi choquée. « Ses frères et sœurs sont anéantis. Ils sont français, ils travaillent, ils ne comprennent pas comment le nom de leur famille peut être mêlé à tout ça », témoigne une proche amie de l’une des sœurs. « Quand j’ai vu son visage apparaître sur toutes les télés vendredi, je me suis mise à trembler et j’arrivais plus à m’arrêter », raconte Leila, son amie d’enfance.

Je pense qu’elle s’est fait ‘engrener’ par son mari », veut croire Nadia.

Leila et Nadia, l’estomac noué, le cœur en vrac, ont participé à la marche républicaine dimanche après-midi à Paris.

Violette Lazard, Caroline Michel, Vincent Monnier, Céline Rastello, Olivier Toscer.

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/13/amedy-coulibaly-la-prison-c-est-la-putain-de-meilleure-ecole-de-la-criminalite_4555233_3224.html

Amedy Coulibaly : « La prison, c’est la putain de meilleure école de la criminalité »

Le Monde.fr | 13.01.2015 à 13h42 • Mis à jour le 13.01.2015 à 17h16 | Par Luc Bronner

Amedy Coulibaly dans la vidéo diffusée sur Internet après sa mort, le 11 janvier.

C’était un jeune homme sorti de prison comme on en rencontre régulièrement en reportage lorsqu’on explore les quartiers les plus difficiles de la banlieue parisienne. Un « black », musculeux, soupçonneux, condamné pour des affaires de braquage. Avec quatre autres détenus et ex-détenus de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), Amedy Coulibaly, l’auteur des attaques terroristes de Montrouge et de la porte de Vincennes, avait organisé l’entrée d’une caméra au sein de la maison d’arrêt pour décrire les conditions de vie carcérales. Les images, filmées dans la clandestinité pendant plusieurs mois, en 2007, et révélées par Le Monde en 2008, montraient la vétusté des locaux et la violence au sein de l’établissement pénitentiaire.

Personne ne pouvait imaginer qu’Amedy Coulibaly, originaire de la ville voisine de Grigny, finirait sa vie en tuant une policière municipale à Montrouge, jeudi 8 janvier au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo et le jour suivant en prenant des otages dans un supermarché casher porte de Vincennes, au nom du djihad, exécutant quatre personnes de confession juive. Personne ne pouvait non plus imaginer qu’une vidéo serait ensuite diffusée, le montrant, dans des tenues de combattant, puis avec une robe de prière, justifiant les actes terroristes. L’enquête a montré qu’il était équipé d’une caméra GoPro pendant la prise d’otages.

« Un des patrons de la prison »

Lorsque nous l’avions rencontré, sous stricte condition d’anonymat, en 2008, le jeune homme, alors âgé de 26 ans, déjà condamné à de nombreuses reprises, affirmait vouloir montrer la réalité de la situation des prisons. « Quand on est en détention, on voit plein de reportages télé sur les prisons, nous avait expliqué Amedy Coulibaly. Mais ils ne montrent jamais ce qui se passe vraiment parce que l’administration organise les visites et ne montre que les bâtiments en bon état. On s’est dit qu’il fallait montrer l’autre côté de la détention ».

Grâce à deux caméras introduites par les parloirs, les détenus, en se relayant, avaient réussi à filmer 2 h 30 d’images et une centaine de photos – authentifiées par plusieurs sources, notamment l’Observatoire international des prisons (OIP). La vidéo était de qualité médiocre mais montrait des cellules en très mauvais état et des conditions d’hygiène déplorables. Elle montrait également des scènes de bagarre extrêmement violentes. Sur l’une d’entre elles, on apercevait un homme se faire rouer de coups par d’autres détenus. « La loi du fort », avait-il expliqué – lui se situant du côté des leaders, des intouchables de la prison. « Je suis un des patrons de la prison », disait-il.

L’aspect financier n’était pas dissimulé. En faisant connaître l’existence de ces images, le jeune délinquant espérait pouvoir négocier avec des chaînes de télévision pour leur vendre les images. « Je suis pas un héros de la terre, expliquait-il. On prend beaucoup de risques, et il faut qu’on prépare nos arrières, au moins pour payer nos avocats ». Après plusieurs tentatives avortées avec des boîtes de production, les images, confiées à deux réalisateurs, avaient donné lieu à un documentaire diffusé sur France 2 dans l’émission « Envoyé Spécial », en 2009.

« La meilleure école de la criminalité »

Mais l’aspect financier ne constituait qu’une partie des motivations d’Amedy Coulibaly. L’homme justifiait la démarche par la volonté de dénoncer les conditions de vie et ce qu’il décrivait comme les vexations ou punitions décidées par l’administration pénitentiaire. La violence. Les brimades, réelles ou supposées. L’impossibilité d’avoir des soins corrects. « On nous soigne au Doliprane, on n’a pas de vrai médecin ». Plusieurs détenus témoignaient, le visage flouté, sur l’absence de chauffage, les sanctions décidées par les gardiens, la « gamelle » pour s’alimenter, les violences dans les douches, les vitres cassées dans les cellules.

Amedy Coulibaly assurait que s’il voulait témoigner c’était pour faire bouger « l’Etat français » sur le système carcéral. « La prison, c’est la putain de meilleure école de la criminalité. Dans une même promenade, tu peux rencontrer des Corses, des basques, des musulmans, des braqueurs, des petits vendeurs de stups, des gros trafiquants, des assassins », soulignait-il. « Là bas, tu prends des années d’expérience. Au début, quand je suis arrivé en détention après avoir fait une connerie, je me disais j’arrête tout. Après le temps passe et je me dis, je nique tout, ils me rendent ouf. Comment vous voulez apprendre la justice avec l’injustice ? ».

La prison crée de la haine, ajoutait-il, et la prison donne des réseaux criminels. Six ans plus tard, après avoir tué une policière municipale et quatre juifs retenus en otage dans un supermarché casher, Amedy Coulibaly est mort sous les balles de la police en « soldat du califat », le titre donné à la vidéo de revendication. Une vidéo qui débute avec des images visiblement tournées, clandestinement, dans une prison.

Quand Amedy Coulibaly dénonçait les conditions de détention à Fleury-Mérogis

Le Monde.fr | 12.01.2015 à 18h17 • Mis à jour le 12.01.2015 à 19h27 | Par Emeline Cazi et Luc Bronner


La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus par lemondefr

Amedy Coulibaly, responsable de la mort de cinq personnes dans des attaques terroristes à Montrouge et dans un supermarché casher de la porte de Vincennes, avait fait un coup d’éclat à l’hiver 2008. Alors incarcéré pour des faits de braquage, il avait filmé, avec d’autres détenus, en cachette, le quotidien au sein de la plus grande prison d’Europe à Fleury-Mérogis, dans l’Essonne.

Dans une vidéo intitulée « Soldat du califat », publiée sur Internet dimanche 11 janvier, Amedy Coulibaly a revendiqué ces attaques terroristes. La vidéo débute par une scène visiblement tournée en prison, où le djihadiste enchaîne des pompes avant d’expliquer longuement ses actes.

Démarche militante

La vidéo tournée à Fleury-Mérogis avait fait grand bruit tant par sa démarche militante que par ce qu’elle montrait et dénonçait. Le témoignage avait alors contribué à relancer le débat sur les conditions de vie carcérale. Cinq détenus de la maison d’arrêt avaient introduit une caméra à l’intérieur de la prison et avaient filmé pendant des mois pour raconter leur quotidien dans ces cellules surpeuplées, dénoncer les conditions d’hygiène déplorables, montrer les douches aux « murs gluants ».

Leur témoignage choc avait fait prendre conscience de la vétusté des locaux en montrant en images ce que dénonçaient depuis des années les associations de défense des prisonniers. En plein mois de novembre, les détenus dormaient dans des cellules aux vitres cassées. « C’est bientôt Noël, on est là, on caille comme des SDF. Même les SDF dehors, ils sont mieux que nous », témoignait un détenu devant sa fenêtre.

Le projet est amené par le codétenu d’Amedy Coulibaly, un garçon qui a grandi comme lui dans une des cités de l’Essonne, au sud de Paris. Le preneur d’otages de la porte de Vincennes participait activement au projet, il apparaît même sur la vidéo. A cinq, ils sont parvenus à faire entrer le matériel nécessaire à la prise de vues, à tourner plus de deux heures et demie de rushs en cachant la caméra aux gardiens. Y compris des scènes de bagarres, dont une scène d’une rare violence, où un détenu est passé à tabac et laissé inconscient.

Révéler la réalité de la prison

Les détenus avaient expliqué au Monde vouloir révéler la réalité de la prison, sans le filtre de l’administration pénitentiaire, qui ne présente « que les bâtiments en bon état ». « On s’est dit qu’il fallait montrer l’autre côté de la détention », avait expliqué un détenu, sous couvert d’anonymat. Mais, derrière ce travail, il y avait aussi la volonté de casser l’image positive des prisons pour une partie de la jeunesse des quartiers. « Beaucoup pensent qu’aller en prison c’est pas grave et qu’ils en sortiront plus forts. Nous, on veut leur montrer que c’est vraiment la merde et que tu deviens fou là-bas. »

« Reality-taule. Au-delà des barreaux », écrit par les réalisateurs d’un documentaire diffusé sur France 2 à propos du film tourné par des détenus à Fleury-Mérogis.

« Reality-taule. Au-delà des barreaux », écrit par les réalisateurs d’un documentaire diffusé sur France 2 à propos du film tourné par des détenus à Fleury-Mérogis. | DR

Le film diffusé en décembre 2008 sur Le Monde.fr avait également donné lieu à un reportage diffusé sur France 2 dans l’émission « Envoyé spécial ». Les deux réalisateurs du documentaire avaient ensuite publié un livre, Reality-taule. Au-delà des barreaux. L’ouvrage est dédié « à ceux qui feront tout pour ne jamais aller en prison et ceux qui feront tout pour ne jamais y retourner ». La dédicace est signée « Hugo et Karim ». Hugo, c’était le pseudonyme qu’avait choisi Amedy Coulibaly pour ce projet.

  • Emeline Cazi
    Journaliste au Monde
Incarcéré, Amedy Coulibaly avait filmé l’intérieur de la prison de Fleury

Florence Méréo | Publié le Lundi 12 Janv. 2015, 16h44 | Mis à jour : 18h07

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Amedy Coulibaly apparaissait, de dos, sur la couverture du livre Reality-Taule. (DR.)

La vidéo, « Fleury, les images interdites », avait fait l’effet d’un électrochoc lors de sa diffusion en avril 2009 dans l’émission de France 2 « Envoyé Spécial ». Pendant près d’un an, deux détenus, avec la complicité de trois autres, avaient filmé de l’intérieur et en toute illégalité la plus grande maison d’arrêt d’Europe.

Un des deux détenus à tenir la caméra n’était autre qu’Amedy Coulibaly, l’assassin de la policière municipale de Montrouge (Hauts-de-Seine) et des otages du supermarché casher de Vincennes (Val-de-Marne). Sous le pseudonyme d’« Hugo », Amedy Coulibaly, qui purgeait une de ses nombreuses peines pour braquage, avait ainsi immortalisé un passage à tabac d’un détenu dans le préau de la prison, la drogue qui circule, les douches lamentables, le système D pour réchauffer la nourriture…

Son ancien codétenu a tenté de le raisonner vendredi

De ces images était né un livre, Reality Taule, dont la dédicace inaugurale, glace aujourd’hui le sang. « Nous dédions ce livre à ceux qui feront tout pour ne jamais aller en prison et ceux qui feront tout pour ne jamais y retourner », signait Amedy Coulibaly (sous son pseudo), avec son codétenu qui a tenté vendredi dernier de se rendre Porte de Vincennes pour « raisonner » celui avec qui il a passé une partie de sa jeunesse, à la Grande-Borne, à Grigny (Essonne) et de ses années . Mais il n’a pas réussi  à le joindre.

Dans ce livre, où Amedy Coulibaly apparaît en photo sur la couverture, de dos, regardant par les barreaux de la prison, on découvre le parcours de braqueur multirécidiviste, son tempérament « blasé, pessimiste et fataliste », comment la prison est devenue son « école du crime » ou encore son désamour de la police dès ses « 13/14 ans ».

Son codétenu raconte aussi comment il a demandé à Amedy Coulibaly de détruire certaines images avec lesquelles il n’était pas d’accord. Coulibaly y filmait un détenu parlant arabe dont les propos devaient alimenter Al-Jazira. « Je ne sais pas ce qu’il a dit, mais j’ai jamais voulu le savoir, écrit-il. Certains juges ne rigolent pas du tout avec ce qui touche au terrorisme ou à la sécurité nationale… »

 


Amédy Coulibaly: aux origines de la haine par BFMTV

 

c-17-1019710 dans Rue89 Publié par
jexiste

post non vérifié par la rédaction

Affaire Algret: Freitas expulsé de la salle d’audience – petite réflexion sur le crime et la prison

16/10/2009 à 18h36 – mis à jour le 17/04/2010 à 12h05 | vues | réactions

Liminaire : un malade mental dangereux vient d’obtenir de la modération la suppression de mon post du 15/10/2009 à 00:46 portant le même titre que celui-ci au motif que je lui avais incorporé deux de ses commentaires sur un site d’information public; cette reprise, identique par ailleurs, ne contient donc plus, ni ces réactions, ni aucune mention à leur auteur – nous en étions à 2268 lectures.

 


La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus par lemondefr

 

Les trois journaux locaux qui suivent ce procès ont annoncé dans l’après-midi l’expulsion d’Antonio Freitas de la salle d’audience à 15h. Christophe Le Gall, un gendarme de la section de recherches de Rennes, se tenait à la barre pour témoigner sur l’enquête menée après la disparition de Bernard Algret. Or, il a fait ressurgir un fait oublié, déclenchant aussitôt la fureur de Freitas qui s’échinait depuis ce matin à détailler ses alibis pour la journée du 16 décembre 2005 : comme Joël Bogaert, Soler a raconté toute l’histoire de l’enlèvement et du meurtre de Bernard Algret en garde à vue. Il a changé de version dix jours avant le début du procès.

Affolé, l’intéressé s’est mis à bredouiller : « Je vais m’expliquer. J’ai été mis en garde à vue. J’ai nié au départ. Puis on m’a dit « si vous êtes là c’est qu’on a déjà beaucoup de choses sur vous ». Dans ma tête, il y en a donc un qui a parlé. C’est là que j’ai sorti une version. »

 

C’est l’occasion de revenir sur la personnalité et le parcours de Christian Soler avec ce compte rendu d’audience que je n’avais pas vu samedi :

Affaire Algret : Chiffon, le « meilleur ennemi » – Nantes

Christian Soler, c’est « l’homme à tout faire » de Bernard Algret, un patron et un ami qu’il admirait. Il a travaillé pour lui pendant des années. Et il a fini par le haïr au point de s’associer à Freitas pour « lui donner une bonne correction dont il se souviendrait toute sa vie ».

« Mais qu’est-ce qui vous a conduit dans cette galère ? », demande la présidente Marie-Carmen Angel. « Je suis monté dans un train, sans retour. Un train qui ne s’arrête jamais », résume Christian Soler, en décrivant son parcours dans le milieu. Âgé de 46 ans, ce Roubaisien, au fort accent chti, retrace les principales étapes de sa vie. Son enfance difficile, son placement dans des foyers à l’âge de 10 ans, son mariage raté, son fils qu’il ne voit plus depuis ses 5 ans. Et ses errances, l’alcool pendant les périodes de chômage, les cambriolages, la violence. « Soler a toujours eu un rapport douloureux avec son histoire et il manque de repères, affirme un expert psychiatre. Il n’a pas eu de place, pas plus que dans le milieu. »

Il débarque à Brest dans les années 1990 et travaille dans les bars d’Algret. « Je faisais tout : la plonge, le service, les petits travaux. J’suis pas passé par les grandes écoles, mais je suis un bosseur. Le problème, c’était pour se faire payer. » Les rapports avec Bernard Algret s’enveniment au fil des embrouilles. « Il me traitait comme une merde. Un jour, j’en ai eu marre. J’ai pété un watt ! »

Christian Soler veut refaire sa vie plusieurs fois. Mais il revient toujours vers Algret qui lui en met plein la vue avec sa villa de Plougastel, son bateau, les filles. Dette d’argent, cambriolages, trahisons. La haine fait place à l’admiration. Soler veut se venger. Et il finit par s’allier avec l’ennemi d’Algret, Freitas. Une trahison très mal perçue par les proches de la victime, venues témoigner. « Je l’ai pourtant souvent reçu à manger », témoigne l’ex-compagne de Bernard Algret.

 

De son côté, s’emportant, Antonio Freitas s’est encore plaint de ses conditions de détention :

« On m’a torturé en prison ! On m’a envoyé à Fleury, à l’isolement ! J’me casse ! Je ne reviens plus à ce procès ! Vous avez trop écouté Bogaert ! Tout a été magouillé ! C’est trop ! Je ne reviens plus ! »

Il l’avait déjà fait à plusieurs reprises la semaine dernière :

« L’examen de l’enfance et de l’adolescence de l’accusé, né au Portugal et arrivé à Nantes à l’âge de 5 ans, n’a posé aucun souci. Mais à l’évocation de son fils, aujourd’hui âgé de 18 ans, Freitas, jusque-là posé, est subitement sorti de ses gonds : « Je ne l’ai pas vu depuis trois ans et demi ! Et j’ai les boules vous pouvez pas savoir ! On m’empêche de voir mon fils à cause d’une déposition de Bogaert ! »"

« Antonio Freitas continue – entre les différentes questions de la présidente de la cour, Marie-Carmen Angel – de dénoncer ses conditions de détention, « à l’isolement ». Lui se présente comme un détenu modèle. Des rapports le décrivent comme un provocateur et un meneur, avec des liens à l’intérieur comme à l’extérieur. Reste que son témoignage, comme celui de Joël Bogaert, autre accusé, fait froid dans le dos. Ils évoquent des règlements de comptes entre détenus, la présence de drogue et la loi de la survie qui prévaut. « Je ne souhaite pas la prison à mon pire ennemi », lance Antonio Freitas.

« M. Freitas et d’autres détenus ont filmé un certain nombre de scènes à Fleury-Mérogis, qui ont été diffusées sur France 2, explique Me Fabrice Petit, son avocat. Tous ces détenus ont été éparpillés dans différentes maisons d’arrêt. On ne veut pas voir ce qui se passe en prison, alors qu’il s’y passe des choses incroyables. » « On est entièrement d’accord », soupire la présidente, qui a déjà déploré plusieurs fois au cours de ce procès les conditions d’incarcération. Mais elle coupe court : « C’est un autre débat. On parle de vous cinq ici pendant ces trois semaines », précise-t-elle à Antonio Freitas et aux quatre autres accusés. »

 

Au mois de décembre 2008, Rue89 avait parlé de ce film et des prisons.

Ceux qui s’intéressent à ce sujet liront aussi cet article avec profit.

En voici l’introduction :

 

« De l’Enfermement au Bannissement…
Les empêchements à la réintégration
24 janvier 2007

(Mise à jour septembre 2007)

 
Thierry Chatbi s’est suicidé en mars 2006 ; il avait été libéré fin 2005, après avoir cumulé 25 ans de prison.

 » L’aube s’étire, plus lascive, plus molle. La brume, le ciel plombé sont déchirés, balafrés par le faisceau blafard du balai incessant, soutenu, inquisiteur, du mirador. L’obscurité est mise à nu, à jour en coupes sombres. C’est big brother… Même la nuit leur appartient ! Les oiseaux se sont tus, l’humidité saisie, ralentie, endolorie, la bête est engourdie…
C’est l’automne. «  Thierry Chatbi »

 

Signalons encore sur cette question la parution ce mois-ci d’un essai sur Thierry Chatbi.

 

Notons enfin qu’en début d’après-midi, Ouest-France a remonté en une son article d’hier sur l’affaire Algret, comme ceux du jour un peu plus tard.

 

Précédent rapport :

Affaire Algret: les témoins se succèdent à la barre

c-19-1019723

L’idiot du village le 17/10/2009 à 13:49

Une question: vu que tu n’écris que sur cette affaire, tu serais pas du genre obsessionnel?

c-15-2650083-1322654589 Cyp’ le 18/10/2009 à 14:03

@ les RG :

traiter quelqu’un publiquement de pédophile, comme le fait jexiste ici-même, ce n’est pas passible de poursuites ?

c-15-1019708 Banana y croutons le 18/10/2009 à 14:22

@ RG(erbeux)

« traiter quelqu’un publiquement de pédophile, comme le fait jexiste ici-même, ce n’est pas passible de poursuites ?  » comme dit Cyp

Donc, chez les gerbeux, il y a deux poids deux mesures ?

Hé bé, mais on est pas dans la merde avec des anars pareils….

c-15-1019708 Banana y croutons le 18/10/2009 à 14:39

@ Hammer

tout est noté et les fils montrés à qui de « droit » hé hé hé , c’est le cas de le dire ;-)
salute à toi, Â Hammer !

c-15-1019696 Hammer le 18/10/2009 à 14:57

@Banana,
Bonjour Banana, merci, mais tu sais, je n’ai vraiment pas la tete a rire. Je me sens sali, oui, voila le mot, par ces perfides accusations qui mettent en questions ma droiture, moi qui n’ai jamais fornique, selon les engagements pris devant monsieur le cure il y a des lustres, Toute une vie d’honneur et de droiture avilie sur le net, je sens que je vais en parler a monisuer l’eveque, que ces gens la soient excommunies. A dimanche Banana, si tu souhaites prier avec nous, je suis bedot a la chapelle de Saint-Sulpice.

c-15-1019708 Banana y croutons le 18/10/2009 à 15:07

@ Hammer

j’ai toujours cherché à savoir ce qu’il y avait sous le saugrenu vocable de bedot. Aussi accours-je du plus vite que je puis ;-)
Taxi ! à Saint Sulpice, et fissa, ah ah ah !

c-15-1019696 Hammer le 18/10/2009 à 15:39

Bedeau, Banana, excuse l’orthographe, la bataille faisant rage j’en perds mes moyens…

c-15-1019708 Banana y croutons le 18/10/2009 à 15:47

Alors, va pour « bedeau », Hammer, et haut les coeurs, chaud devant !

Attentat de Nantes : Sébastien Sarron devra s’expliquer

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-drame-du-marche-de-noel-le-suspect-de-nouveau-examine-05-01-2015-144487

Nantes Drame du marché de Noël : le suspect de nouveau examiné

0 05.01.2015 08:32
Attentat de Nantes : Sébastien Sarron devra s'expliquer dans Attentats photo-1420443067-341229

Le conducteur de la camionnette à l’origine du drame sur le marché de Noël de Nantes le 22 décembre 2014 toujours pas entendu

Romain Boulanger

empty dans Crime

Le conducteur de la camionnette qui a fauché dix piétons et en a tué un sur le marché de Noël de Nantes le 22 décembre 2014 n’a toujours pas pu être entendu par les enquêteurs.

Sébastien Sarron, 37 ans, est hospitalisé pour des blessures qu’il s’est infligées lui-même avec un couteau après avoir délibérément projeté son Peugeot Expert dans la foule.

Depuis le 22 décembre, il a déjà été vu à plusieurs reprises par un médecin. Celui-ci a toujours considéré jusqu’à présent que son état de santé ne lui permettait pas d’être vu par un psychiatre ni par un enquêteur. Sébastien Sarron pourrait à nouveau être examiné par un légiste aujourd’hui. Celui-ci devra se prononcer sur la compatibilité de son état de santé avec une mesure de garde à vue. Le psychiatre devra aussi déterminer s’il y a ou non nécessité d’une hospitalisation d’office en psychiatrie.

 

http://www.presseocean.fr/actualite/drame-de-nantes-le-conducteur-na-toujours-pas-pu-etre-entendu-05-01-2015-144577

Drame de Nantes Transféré en psychiatrie, le conducteur toujours pas entendu

0 05.01.2015 17:53
photo-1420476888-341296 dans Folie

Le conducteur de la Peugeot Expert ne peut toujours pas être placé en garde à vue.

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Il a été transféré du service réanimation du CHU au pôle psychiatrique de Saint-Jacques.

L’état de santé de l’homme de 37 ans qui a tué un jeune homme et blessé neuf autres piétons le 22 décembre sur le marché de Noël de Nantes ne permet toujours pas aux enquêteurs de l’entendre. Un médecin légiste a de nouveau examiné Sébastien Sarron ce lundi. Il considère que l’homme qui s’est porté une douzaine de coups de couteau au thorax ne peut toujours pas être placé en garde à vue.

Ses explications et ses motivations restent donc, pour l’heure, inconnues.

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/le-journal-de-7h-le-chauffard-de-nantes-hospitalise-en-psychiatrie-7776112401

Le journal de 7h : le chauffard de Nantes hospitalisé en psychiatrie

REPLAY INTÉGRAL – Le chauffard du marché de Noël de Nantes n’a subi ni interrogatoire ni garde à vue. Il est désormais hospitalisé en psychiatrie.

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Le journal de 7h : le chauffard de Nantes hospitalisé en psychiatrie Télécharger
par Adeline François , La rédaction de RTL publié le 06/01/2015 à 07:37 mis à jour le 06/01/2015 à 08:10

Le chauffard qui avait foncé dans la foule du marché de Noël de Nantes, le 22 décembre 2014, ne subira pas d’interrogatoire et ne pourra être placé en garde à vue. Mercredi dernier, l’homme de 37 ans a en effet été interné d’office en psychiatrie, sous surveillance policière, car son état mental nécessite des soins.

Rappelons qu’il était ivre au moment des faits. Après avoir tué un homme de 25 ans et blessé une dizaine de personnes, il s’était donné plusieurs coups de couteau au thorax. Selon les experts, ses troubles pourraient porter atteinte à l’ordre public. Les risques de récidive sont réels.

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-internement-du-tueur-du-marche-de-nantes-n-empechera-pas-un-proces-7776117997

L’internement du tueur du marché de Nantes n’empêchera pas un procès

REPLAY – Le chauffard de 37 ans qui avait foncé dans la foule lors du marché de Noël de Nantes, et tué un jeune homme de 25 ans, a été hospitalisé pour troubles mentaux. Mais cette décision n’empêche pas un procès.

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L’internement du tueur du marché de Noël de Nantes n’empêchera pas un procès Crédit : Cindy Hubert
par Cindy Hubert , James Abbott publié le 06/01/2015 à 17:30

Sébastien, 37 ans, a tué le 22 décembre un jeune homme de 25 ans et blessé neuf autres personnes en fonçant avec sa camionnette dans la foule du marché de Noël de Nantes. Sera-t-il jugé un jugé un jour pour ses actes ? Plusieurs psychiatres l’ont examiné et l’ont jugé « capable de récidiver » et de « porter atteinte à l’ordre public ». Le préfet de Loire-Atlantique a donc décidé de l’interner au sein de l’aile psychiatrique du CHU de Nantes.

Il pourra être mis en garde à vue si son état s’améliore

Toutefois, cette décision est purement administrative et pas judiciaire. Cette hospitalisation n’a donc rien de définitif. Les enquêteurs attendent le feu vert des médecins. Si l’état du chauffard s’améliore, il pourra alors être mis en garde à vue.

Selon nos informations, l’enquête de flagrance doit se terminer demain. La justice devrait ensuite commander des expertises psychiatriques. Elles seules pourront dire si les troubles mentaux de Sébastien ont aboli son discernement et s’il y aura un jour un procès.

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-drame-du-marche-de-noel-pourquoi-le-conducteur-est-il-hopsitalise-06-01-2015-144794

Nantes Drame du marché de Noël : pourquoi le conducteur est-il hospitalisé ?

0 06.01.2015 18:28
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Roland Coutanceau, criminologue et expert psychiatre auprès des tribunaux

Photo PO-Anne-Hélène Dorison

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Le conducteur, Sébastien Sarron, 37 ans, a été hospitalisé en psychiatrie. Pour quelle(s) raison(s) ? Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Cette hospitalisation préjuge-t-elle d’une future irresponsabilité pénale ?

Eléments de réponse avec le docteur Roland Coutanceau, expert-psychiatre, auprès des tribunaux.

 
Pourquoi le suspect, Sébastien Sarron, a été hospitalisé en psychiatrie ?

« Il l’a été parce qu’un diagnostic d’épisode psychiatrique aigü a justifié son hospitalisation, sur décision d’un représentant de l’État (ex hospitalisation d’office) », explique le docteur Roland Coutanceau (*).

 
Qu’est-ce que cela dit de sa santé mentale ?

Trois hypothèses peuvent être avancées. « Soit cet homme est dans une période de bouffé délirante aiguë, soit il traverse un trouble de l’humeur avec une dépression majeure et une menace de suicide, soit il est dans un état de confusion mentale liée à la prise d’alcool ou de drogue », indique l’expert. « Quoi qu’il en soit, le diagnostic posé a justifié son hospitalisation momentanément. »

 
Cette hospitalisation préjuge-t-elle d’une future irresponsabilité pénale ?

« Non », assure Roland Coutanceau : « Cela dit qu’il traverse un épisode psychiatrique aigu. Et cela ne dit que cela. »

 

http://www.metronews.fr/nantes/drame-de-nantes-pour-sa-sur-le-conducteur-doit-se-faire-soigner/moag!IkBbjU9nvSdZk/

Drame de Nantes : pour sa sœur, le conducteur doit se faire soigner

Créé : 07-01-2015 10:47

FAIT DIVERS – « Il devra s’expliquer. Mais il doit d’abord se faire soigner. » C’est ce qu’indique Laetitia, la sœur du conducteur accusé d’avoir jeté sa camionnette sur la foule du marché de Noël.

Le drame a eu lieu le 22 février dernier.

Le drame a eu lieu le 22 février dernier. Photo : Georges Gobet/AFP

La place de Sébastien Sarron, accusé d’avoir foncé sur la foule du marché de Noël en camionnette à Nantes est-elle en hôpital psychiatrique ou en prison ? Peut-il être considéré comme irresponsable pénalement ?

La question a été soulevée mardi, après que la préfecture de Loire-Atlantique a confirmé que le conducteur de 37 ans avait été interné d’office dans un service psychiatrique. Il avait d’abord été hospitalisé à l’Hôtel-Dieu, juste après qu’il a jeté sa camionnette sur les passants, avant de se larder le thorax de coups de couteau, le 22 décembre dernier.

Inquiétude des victimes

Quinze jours après, la procureur de la République Brigitte Lamy indique encore que son état physique, mais aussi mental, ne permet pas une audition par les enquêteurs. Surtout, l’internement de l’homme originaire de Charente-Maritime a déclenché des inquiétudes chez les victimes, qui craignent qu’il soit déclaré pénalement irresponsable, et échapper ainsi à toute justice.

L’expert-psychiatre Roland Coutanceau, interrogé par Presse-Océan, ce mercredi, estime, lui qu’il est encore trop tôt pour se prononcer. D’après les premières indications, le suspect « traverse un épisode psychiatrique aigu. Mais cela ne préjuge pas d’une future irresponsabilité pénale. » Il indique que « cette question sera tranchée pendant l’instruction : le magistrat demandera à un expert psychiatre d’intervenir dans les semaines qui viennent pour se prononcer. »

« Il doit d’abord se faire soigner »

Pour Laetitia, la sœur du conducteur, il est clair que la place de Sébastien Sarron est, à l’heure actuelle, en hôpital psychiatrique : « Il doit d’abord qu’il se fasse soigner », explique-t-elle sur RTL. « Je ne suis pas qualifiée pour me prononcer sur la tenue d’un procès, mais s’il passe devant la justice dans l’état où il est, ça ne servira à rien. Les familles n’auront pas de réponses concrètes. Il faut qu’il fasse d’abord un travail dans sa tête. » N’ayant pas vu son frère depuis 6 ans, elle dit comprendre la douleur et les questionnements des victimes sur « ce drame irréversible, inexcusable » : « Je pars du principe qu’il faut assumer ses actes dans la vie, et que Sébastien devra être puni pour pouvoir ensuite reconstruire sa vie. Il faut qu’il s’explique, c’est clair. Mais aujourd’hui, il faut qu’il se fasse soigner. »

Elle reste persuadée que le geste fou n’était « pas prémédité », mais confesse ne pas en savoir plus. « Celui que j’ai connu il y a 6 ans n’aurait jamais fait cela », raconte-t-elle. Mais la rupture des liens familiaux les a éloignés : « Dans la famille, j’ai été la première à m’apercevoir qu’il déraillait, qu’il tenait des propos incohérents, qu’il tombait dans la paranoïa. Il a refusé de le voir que je lui ai dit qu’il avait un problème. » Le drame du marché de Nantes, deux jours avant Noël, avait fait 10 blessés, et causé la mort d’un jeune homme, Virgile Porcher.

Sibylle Laurent

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http://www.presseocean.fr/actualite/drame-de-nantes-le-conducteur-mis-en-examen-pour-assassinat-09-01-2015-145243

Drame de Nantes Le conducteur mis en examen pour assassinat

0 09.01.2015 18:15
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Le conducteur restera hospitalisé en psychiatrie jusqu’à la fin du mois au moins.

Photo Presse Océan – Romain Boulanger

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Le conducteur de la voiture folle qui a tué un jeune homme et blessé neuf autres piétons le 22 décembre sur le marché de Noël de Nantes a été mis en examen pour assassinat et tentatives d’assassinats, ce vendredi matin.

Le suspect de 37 ans est toujours hospitalisé à l’unité de psychiatrie de Saint-Jacques, mais désormais sous écrou. « Il n’a fait aucune déclaration », indique le parquet de Nantes.

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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