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Pascal Edouard Cyprien Luraghi ou Jeffrey Epstein ?

Le pédocriminel Jeffrey Epstein, retrouvé mort dans sa dernière demeure il y a tout juste dix jours, n’était pas le seul à aimer se représenter ou se faire peindre dans son environnement familier (cf. article ci-dessous).

En effet, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi s’adonne lui aussi très régulièrement à ce genre d’exercice, comme le savent bien tous ceux qui le suivent depuis longtemps – pour ma part, depuis ses premières agressions à mon encontre sur le site Rue89 en 2008.

La preuve avec cette capture d’écran que je viens d’effectuer sur Twitter, correspondant à la dernière image qu’il y a postée, aujourd’hui même :

 

Pascal Edouard Cyprien Luraghi ou Jeffrey Epstein ? dans AC ! Brest

 

 

Les deux précédentes sont celles-ci :

 

 dans Attentats

 

 dans Calomnie

 

 

A comparer à celles-ci :

 

A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.

 

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Mêmes motifs géométriques, mêmes couleurs pour les deux premières, toutes deux emblématiques des deux personnages qui les affichent.

Idem pour les secondes : même corps bleu électrique, mêmes pointes rouges.

Deux teintes qui se retrouvent encore dans ces illustrations de deux billets de blog que le malade mental m’avait consacrés en juin 2010 et février 2011, l’éclat en moins, éteintes par la mort des sujets :

 

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Ceux-là évoquent la poupée grandeur nature pendue à un chandelier et les animaux empaillés qui ont également impressionné tous les visiteurs de la résidence new-yorkaise d’Epstein, de ses divers invités jusqu’aux policiers qui l’ont récemment perquisitionnée.

Et cette dernière image, à votre avis, d’où provient-elle ?

 

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Décor mural chez Epstein ou blog Luraghi ?

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-jeffrey-epstein-l-etrange-decoration-de-sa-residence-new-yorkaise-17-08-2019-8134785.php

Affaire Jeffrey Epstein : l’étrange décoration de sa résidence new-yorkaise

Après une perquisition menée au domicile du multimillionnaire, la police a fait part de ses trouvailles. Des éléments confirmés par plusieurs témoins.

 

 La résidence principale de Jeffrey Epstein se trouve dans l’Upper East Side, un quartier très chic de Manhattan, à New York
La résidence principale de Jeffrey Epstein se trouve dans l’Upper East Side, un quartier très chic de Manhattan, à New York AFP/Kevin Hagen

Par Marie Zafimehy

Le 17 août 2019 à 13h47, modifié le 17 août 2019 à 14h13
Quarante pièces, sept étages et près de 2000 mètres carrés. C’est la taille de la résidence principale de Jeffrey Epstein, homme d’affaires multimillionnaire accusé de trafic sexuel et retrouvé pendu dans sa cellule de prison le week-end dernier. Après une perquisition, la police a pu fournir des détails sur la décoration de cet hôtel particulier situé dans l’Upper East Side, le très chic quartier de l’île de Manhattan.
La maison, estimée entre 56 millions et 77 millions de dollars, est l’une des plus grandes de la ville de New York. Elle était le lieu des activités suspectes de Jeffrey Epstein. Il y rencontrait aussi certaines personnalités puissantes de la scène internationale qui foulaient régulièrement le seuil et son trottoir chauffé (pour mieux faire fondre la neige l’hiver).

Portrait de Bill Clinton et autre œuvres extravagantes

Bill Clinton, robe bleue et talons rouges (célèbre tenue de Monica Lewinsky mais qui ressemble également à une robe de Hillary Clinton), assis de travers sur un siège dans le Bureau ovale. C’est l’un des tableaux qu’il était possible d’apercevoir pour quiconque entrait dans la demeure de Jeffrey Epstein. « Il était ostensiblement accroché, juste à l’entrée, dans une pièce à droite », a confié une source policière au New York Post. Le journal n’a cependant pas pu se faire confirmer l’identité de l’artiste, à l’origine de l’huile sur toile.

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New York Post @nypost
2 967 personnes parlent à ce sujet

uYNAYCaq_normal dans Le Post

Guy Benson @guypbenson

oh, it gets weirder, gang https://www.dailymail.co.uk/news/article-7353967/Did-Jeffrey-Epstein-portrait-Bill-Clinton-blue-dress-red-heels-NYC-mansion.html …

 dans Luraghi

Jeffrey Epstein had portrait of Bill Clinton in blue dress in his home

The painting was snapped inside convicted pedophile Jeffrey Epstein’s $56m New York mansion in 2012, seven years before his suicide in the wake of new charges of sex trafficking.

dailymail.co.uk

264 personnes parlent à ce sujet
Autre œuvre d’art citée à plusieurs reprises dans l’inventaire de la maison : une fresque représentant Epstein lui-même, entouré de surveillants de prison, sur fond de barbelés. « C’est moi, et j’ai commandé ce tableau parce qu’il y a une possibilité que ce soit de nouveau moi un jour », avait confié Epstein à un visiteur dont le témoignage est retranscrit par le New York Times.
Plusieurs témoins rapportent également l’existence d’une poupée grandeur nature pendue à un chandelier ou encore un mur couvert de « rangs d’yeux de verre en provenance d’Angleterre, fabriqués pour les soldats blessés ». Au pied de l’escalier se trouve aussi un jeu d’échecs dont les pions ont été inspirés des membres du personnel de la maison, « habillés de manière suggestive ».

Des animaux empaillés

L’extravagance de Jeffrey Epstein ne s’arrêtait pas aux tableaux et sculptures. L’homme d’affaires possédait ainsi deux animaux empaillés. L’un, un caniche noir, se trouve debout sur un piano. « Aucun décorateur ne vous dirait de faire ça, confiait Epstein à Vanity Fair en 2011. Mais je veux que les gens pensent à ce qu’empailler un chien signifie ».

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Megha Mohan @meghamohan

Photos obtained by the New York Post supposedly inside Jeffrey Epstein’s New York home. Yes, that’s a stuffed tiger and a painting of Bill Clinton in a dress.

50 personnes parlent à ce sujet
Une fascination qui s’étend aux félins. The New York Post s’est ainsi procuré la photo d’un tigre empaillé qui décorait le bureau de Jeffrey Epstein. Celle-ci a été fournie par un investisseur venu s’entretenir avec l’homme d’affaires pour un projet. « Le bureau était le plus grand bureau que je n’ai jamais vu, et le tigre le faisait paraître petit », témoigne-t-il au journal américain.

« Excentrique » et « impersonnel »

Dans le portrait publié par Vanity Fair en 2011, la journaliste Vicky Ward décrivait déjà l’appartement d’Epstein comme à la fois « excentrique » et « impersonnel », « celui d’un homme qui veut être célèbre pour l’étendue de tout ce qu’il possède ».
Elle raconte y avoir été reçue dans la « salle en cuir » où les sièges sont couverts de tissus léopard, puis dans le « bureau » (différent de « la salle d’ordinateurs »). Là sur le sol se trouve un tapis. « Le plus grand tapis perse que vous verrez dans une maison de particulier, tellement grand qu’il doit provenir d’une mosquée », lui précise l’homme d’affaires.
Dans ce même bureau, se trouve un « Mur des célébrités » affichant les portraits de Woody Allen ou Mohammed Ben Salmane, prince héritier aujourd’hui à la tête du royaume d’Arabie Saoudite.
L’hôtel particulier d’Epstein n’est qu’une petite partie de son patrimoine immobilier. L’homme d’affaires est entre autres aussi propriétaire d’une île privée, un ranch, mais aussi une maison à Palm Beach en Floride, où il est accusé d’avoir recruté certaines jeunes filles pour en faire ses esclaves sexuelles.

Mort mystérieuse du pédocriminel Jeffrey Epstein au lendemain de révélations embarrassantes…

Il s’agit d’un « suicide apparent », comme pour David Hamilton, le photographe du Cap d’Agde, où Jean-Marc Donnadieu de Béziers s’adonne régulièrement à ses plaisirs favoris dans un « donjon » : échangisme, BDSM, etc…

… mais aussi comme pour les terroristes non reconnus Sébastien Sarron et Karl Foyer, lesquels ont tous deux laissé pour leurs actes criminels des explications qualifiées de « délirantes ». Rappelons ici que le premier avait vécu quelques années entre le Cap d’Agde et Béziers, où il avait eu maille à partir avec la justice, et avait bizarrement commis son attentat du 22 décembre 2014 au soir contre un marché Noël dans une ville où il n’avait strictement aucune attache, Nantes, après y avoir passé l’après-midi dans des établissements du quai de la Fosse, haut lieu de la prostitution locale où exerçait notamment l’ancien proxénète nantais José Antonio Freitas de Jesus, devenu voisin de cellule d’Amedy Coulibaly à la prison de Fleury-Mérogis à la suite de l’assassinat de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret au mois de décembre 2005 (ils y avaient ensemble réalisé un film sur leurs conditions de détention en 2008, l’assasssin présumé de la personnalité brestoise étant soumis à l’isolement). Tout juste quinze jours avant le début des attentats organisés à Paris par le même Amedy Coulibaly, jamais interrogé par la justice pour des faits de détention de photos pédopornographiques pourtant connus de ses juges dès 2010, Sébastien Sarron, décrit comme un ours ne quittant jamais son domicile de Berneuil en Charente-Maritime, avait donc brutalement parcouru plus de 200 km pour se rendre à Nantes où il n’avait encore jamais mis les pieds, afin de foncer dans la foule du marché de Noël avec son véhicule, un mode d’attentat préconisé dès 2009 par le cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, et avait laissé après son acte des écrits semble-t-il assez confus dans lesquels il se plaignait tout à la fois de sa famille qui l’aurait diffamé sur Internet et d’un professeur de l’Education nationale qui aurait pu exercer des pressions à son encontre.

Le pédocriminel Jeffrey Epstein avait été le même genre de professeur que certains de mes harceleurs :

Les étudiants lui trouvent un côté Robin Williams du « Cercle des poètes disparus ». En long manteau de fourrure noire, chaîne en or sur chemise largement ouverte, « brillantissime » pendant ses cours, même s’il regarde les filles de manière insistante, il est à la fois copain et gourou. Invité à des boums chez les élèves, il est le seul prof présent. Ça détonne. Il finit par se faire virer mais ne reste pas longtemps au chômage.

Il affectionnait les mêmes motifs bizarres :

A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.

Et Donald Trump le décrivait en 2002 comme «un type génial avec qui on s’amuse bien».

C’est ce que disent aussi de mes harceleurs tous leurs amis ou complices.

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/08/10/la-mort-de-jeffrey-epstein-evite-un-proces-embarrassant-pour-de-nombreuses-personnalites_1744740

Le procureur du district sud de New York énonce les charges contre Jeffrey Epstein le 8 juillet. AFP

 

Le milliardaire poursuivi pour exploitation sexuelle de mineurs a été retrouvé pendu dans sa cellule d’une prison de New York. Il fréquentait le gratin et son procès promettait des révélations.

 

  • La mort de Jeffrey Epstein évite un procès embarrassant pour de nombreuses personnalités

Son arrestation début juillet, et son inculpation pour exploitation sexuelle de mineures, avait ouvert la porte à un procès d’ampleur et promettait un séisme politico-judiciaire. Mais le milliardaire et ami des puissants Jeffrey Epstein, 66 ans, a été retrouvé pendu dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center à Manhattan (New York), au petit matin samedi. Un «suicide apparent», selon un communiqué de l’administration pénitentiaire, sur lequel enquête le FBI. Il est mort peu après dans un hôpital des environs. Au lendemain de la publication, par le tribunal fédéral de New York, de centaines de pages de documents, révélant de nouveaux détails sur l’affaire et les noms de plusieurs complices présumés. Il encourait jusqu’à 45 ans de prison.

A lire aussi Pédocriminalité : le séisme judiciaire de l’affaire Jeffrey Epstein

«Vaste réseau de victimes mineures»

Inculpé pour trafic sexuel de dizaines de jeunes filles mineures, Jeffrey Epstein avait plaidé non coupable, et attendait son procès, prévu l’an prochain, depuis début juillet en prison. Craignant une éventuelle fuite à l’étranger, le milliardaire possédant un jet privé et plusieurs résidences (notamment une île privée aux Iles Vierges et un domicile à Paris), le bureau du procureur avait obtenu son maintien en détention. Le 23 juillet, il avait été retrouvé sans connaissance dans sa cellule avec des marques sur le cou, laissant croire à une possible tentative de suicide – Epstein aurait lui affirmé qu’il avait été agressé. Sa mort met déjà sous le feu des critiques la gestion, par l’administration pénitentiaire américaine (Bureau of Prisons), des conditions de détention et de surveillance de ce type de détenus très médiatisés. «La mort de M. Epstein soulève des questions graves auxquelles il faudra répondre», a indiqué dans un communiqué le ministre de la Justice, William Barr, annonçant une enquête en plus de celle du FBI. D’autant qu’Epstein avait été récemment retiré du programme de surveillance préventive pour les détenus suicidaires, affirme l’agence AP.

Le financier américain était accusé d’avoir, au moins entre 2002 et 2005, fait venir des jeunes filles, dont certaines seulement âgées de 14 ans, dans sa résidence de l’Upper East Side à New York, et celle de Palm Beach en Floride, pour «se livrer à des actes sexuels avec lui» contre rémunération, précisait l’acte d’accusation. «Afin d’augmenter son approvisionnement en victimes, Epstein a également payé certaines de ses victimes pour qu’elles recrutent d’autres filles, qui étaient à leur tour abusées», ajoutait la justice, pour qui le milliardaire avait «créé un vaste réseau de victimes mineures», avec la complicité de certains employés et associés.

Carnets d’adresse

La justice américaine s’intéressait également aux proches d’Epstein qui fréquentait les élites des milieux politiques, financiers, universitaires, de la mode et du divertissement depuis qu’il a fait fortune dans les années 1980 et 90. Dans ses carnets d’adresse, truffés des puissants du monde entier et épluchés par la presse, on trouve l’ancien président démocrate Bill Clinton, le Prince Andrew ou encore l’homme d’affaires Leslie Wexner. Après avoir longtemps côtoyé Epstein, «un type génial avec qui on s’amuse bien», disait-il en 2002, le président américain Donald Trump avait affirmé récemment qu’il «n’était pas un grand fan» du financier.

A lire aussi Epstein : une affaire embarrassante pour l’administration Trump

Les accusations contre Epstein n’étaient pas nouvelles. Le riche investisseur avait été inculpé pour des faits similaires en Floride en 2007. Accusé de recourir aux services de mineures pour des «massages» et des relations sexuelles tarifées dans sa propriété de Palm Beach, il avait plaidé coupable en 2008 dans le cadre d’un accord, longtemps resté confidentiel, passé avec le procureur fédéral de Miami de l’époque, Alexander Acosta. Ministre du Travail de Donald Trump, Acosta avait dû démissionner mi-juillet, vivement critiqué pour cet accord jugé très favorable à Epstein: le milliardaire avait accepté d’être inscrit au registre des délinquants sexuels, en échange d’une peine réduite et aménagée. Il n’avait passé que treize mois derrière les barreaux, avec l’autorisation exceptionnelle de pouvoir continuer à travailler, et donc de quitter la prison douze heures par jour, six jours par semaine.

Maquerelle

Les 2000 documents rendus publics vendredi par le tribunal de New York apportent de nouveaux détails sinistres sur l’affaire. Dépositions, rapports de police, photos…  Entre autres, sur les tactiques de recrutement de jeunes filles, notamment dans un lycée de Floride, et sur le rôle d’une complice, Ghislaine Maxwell, décrite comme sa maquerelle dans la première moitié des années 2000.

Les documents soulèvent de nouvelles questions sur l’accord de plaider coupable de 2008, qui aurait également permis de protéger d’autres personnes dans l’entourage d’Epstein. Dans une interview accordée en 2017 au Miami Herald, en pointe sur les révélations de l’affaire, l’une des victimes d’Epstein, Virginia Roberts Giuffre, affirmait que le financier américain lui avait demandé d’avoir des rapports sexuels avec des hommes influents pour qu’Epstein connaisse leurs «excentricités sexuelles et puisse les utiliser comme levier, si besoin», écrit le quotidien de Floride. Dans les documents publiés par la justice américaine, Giuffre affirme avoir eu des rapports sexuels, commandités dans ce cadre par Epstein, avec de nombreux hommes politiques (dont l’ancien sénateur du Maine George Mitchell et l’ex-gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson, tous deux démocrates), et hommes d’affaires (le magnat Tom Pritzker, entre autres président des hôtels Hyatt, ou encore le gestionnaire de fonds spéculatifs Glenn Dubin). Lors de déclarations précédentes, Virginia Roberts Giuffre avait également affirmé avoir eu des rapports sexuels avec l’avocat d’Epstein, Alan Dershowitz, et le prince Andrew.

Tous ces hommes ont publié des communiqués pour démentir les affirmations de Guiffre et Epstein était le seul accusé dans l’affaire. Les documents révélés vendredi ne livrent pas de preuve directe des accusations de Giuffre, mais la jeune femme, aujourd’hui âgée de 36 ans, a fourni de nombreux éléments pour corroborer le système mis en place par Epstein et Ghislaine Maxwell. Photographies, carnet de vol, et même un dossier médical du Presbyterian Hospital de New York, où elle avait été admise après un épisode d’abus sexuel particulièrement violent.

Dans ses dépositions sous serment, Giuffre a également affirmé avoir rencontré l’ancien vice-président Al Gore, Bill Clinton et Donald Trump (ces deux derniers ayant été visés par d’autres accusations d’abus sexuels, dans des affaires distinctes), mais n’avait pas eu de rapports sexuels avec eux. «Nous savons que ces hommes étaient associés à Epstein à différentes périodes et pour différentes raisons, mais de ce que nous savons, il n’y a pas d’indication qu’ils aient fait quoi que ce soit de déplacé», avait affirmé l’avocat de Virginia Roberts Giuffre. Bill Clinton avait reconnu avoir fait plusieurs séjours à bord de l’avion privé d’Epstein, mais indiqué qu’il ne savait «rien des crimes terribles pour lesquels Jeffrey Epstein avait plaidé coupable il y a quelques années en Floride, ni de ceux pour lesquels il a été récemment inculpé à New York», selon une déclaration de son porte-parole, publiée en juillet.

Egalement dans les documents, la déposition d’une ancienne assistante de Maxwell, Johanna Sjoberg, dont le rôle était de fournir à Epstein plusieurs jeunes filles quotidiennement. «Il m’avait expliqué que, à son avis, il devait avoir trois orgasmes par jour, avait affirmé Sjoberg lors d’une déposition sous serment, en 2015. Que c’était biologique, comme le fait de manger». La mort de Jeffrey Epstein court-circuite un procès qui aurait pu impliquer de nombreuses personnalités puissantes, et met fin à toute possibilité de justice pour ses dizaines de victimes.

Isabelle Hanne correspondante à New York

 

 

https://francais.rt.com/international/64937-affaire-epstein-premiers-noms-reveles-documents-rendus-publics

Affaire Epstein : les premiers noms révélés dans des documents rendus publics

 

10 août 2019, 14:51

Affaire Epstein : les premiers noms révélés dans des documents rendus publics© Shannon Stapleton Source: Reuters
Le procureur de New York Geoffrey Berman pointe du doigt une photographie du milliardaire Jeffrey Epstein lors de l’inculpation de ce dernier, le 8 juillet.

 

Plusieurs hommes politiques américains, des hommes d’affaires et le prince Andrew, fils d’Elisabeth II, sont accusés par une «esclave sexuelle» du milliardaire Jeffrey Epstein d’avoir eu des relations sexuelles avec elle alors qu’elle était mineure.

Les premiers documents liés à l’affaire Epstein, inculpé le 8 juillet pour «exploitation sexuelle de mineures», ont été rendus publics le 9 août. Ils concernent une plainte en diffamation déposée en 2015 par Virginia Roberts Giuffre – qui se décrit elle-même comme une ancienne «esclave sexuelle» du milliardaire – contre la complice présumée de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell.

Dans ces documents, Virginia Roberts Giuffre accuse Ghislaine Maxwell d’avoir aidé Jeffrey Epstein à la contraindre à participer, avec d’autres filles mineures, à des orgies sexuelles dans les nombreuses résidences du milliardaire. La jeune femme, mineure au moment des faits, donne également les noms de plusieurs personnalités publiques qui auraient pris part à ces activités.

«Ils m’ont demandé d’aller voir George Mitchell [un homme politique américain], Jean-Luc Brunel [qui tient une agence de mannequins], Bill Richardson [un homme politique américain], un autre prince dont je ne connais pas le nom», a notamment déclaré la jeune femme dans sa déposition. «Un type qui possède un hôtel, une très grande chaîne d’hôtels, je ne me souviens plus de quel hôtel il s’agissait», a-t-elle ajouté. Et de poursuivre : «Il y avait un autre président étranger, vous savez, je ne me souviens plus de son nom. Il y en a tout un tas, il m’est difficile de me souvenir de tous.»

Plus loin dans sa déposition, Virginia Roberts Giuffre a été interrogée sur les détails de sa prétendue relation sexuelle avec Glenn Dubin, un homme d’affaires américain : «Quels termes a employé Ghislaine Maxwell pour vous demander d’avoir une relation sexuelle avec Glenn Dubin ?» «C’était la même chose tout le temps. Ils voulaient que j’aille « faire un massage » à ces hommes», a-t-elle répondu.

Le mot «massage» est devenu un code pour «sexe», a-t-elle poursuivi dans sa déposition. «Toute ma vie a consisté simplement à plaire à ces hommes et à rendre heureux Ghislaine et Jeffrey», a-t-elle encore déclaré.

Hormis Jeffrey Epstein, aucun des accusés n’est à l’heure actuelle poursuivi en justice pour les faits dénoncés par Virginia Roberts Giuffre. Plusieurs d’entre eux, ont par ailleurs catégoriquement réfuté ces accusations.

Prince Andrew

Dans cette masse de documents rendus publics, se trouvent également des photographies, des reçus, les journaux de vol du «Lolita express» ou encore un mémoire écrit par une femme qui dit avoir été victime d’exploitation sexuelle par Jeffrey Epstein et ses connaissances. On trouve ainsi une photographie du prince Andrew, le deuxième fils d’Elisabeth II, la main autour de la taille nue de Virginia Roberts Giuffre à l’intérieur de la maison de Ghislaine Maxwell à Londres. Un cliché qui, selon les avocats de la jeune femme, vient appuyer les allégations de cette dernière, qui affirme avoir été contrainte à avoir une relation sexuelle avec ce membre de la famille royale.

«Cette photographie confirme les affirmations de [Virginia Roberts] Giuffre. Il n’y a aucune autre explication raisonnable selon laquelle un enfant américain devrait être en compagnie d’adultes et non de membres de sa famille, dans la maison londonienne de la petite amie d’un homme désormais reconnu coupable d’être un délinquant sexuel», ont ainsi fait valoir les avocats de la jeune femme, mineure au moment où a été pris le cliché.

Des accusations que le palais de Buckingham a pourtant nié à de nombreuses reprises. Dans une déclaration très inhabituelle publiée en 2015, Buckingham Palace avait ainsi assuré que «toute suggestion d’irrégularité envers des mineures [était] absolument fausse», niant explicitement que le prince Andrew ait eu des rapports sexuels avec Virginia Roberts Giuffre, comme le rappelle le Guardian.

Une position fragilisée par un autre témoignage, celui de Joanna Sjoberg, qui selon ces documents rendus publics a affirmé avoir été victime d’attouchements sexuels de la part du prince Andrew au même titre que Virginia Roberts Giuffre, dans la maison de Jeffrey Epstein à Manhattan.

Virginia Roberts Giuffre a par ailleurs accusé Ghislaine Maxwell de l’avoir recrutée pour devenir la masseuse de Jeffrey Epstein à 15 ans, alors qu’elle travaillait à la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride. Toutefois, dans ces documents, aucune allégation n’est portée contre l’actuel président des Etats-Unis. «Il n’a jamais eu de relations sexuelles avec aucune d’entre nous [...] Il n’a jamais flirté avec moi», a déclaré Virginia Roberts Giuffre, précisant n’avoir jamais vu Donald Trump sur l’île du milliardaire, ni dans l’une des résidences de ce dernier.

Ces documents, qui lèvent le voile sur les personnes accusées d’avoir participé au trafic sexuel de mineurs pour lequel a été inculpé Jeffrey Epstein, ne sont que les premiers d’une longue série à être rendus publics.

Lire aussi : Le milliardaire Jeffrey Epstein retrouvé blessé et presque inconscient dans sa cellule à New York

 

 

https://www.nicematin.com/faits-divers/le-suicide-en-prison-du-milliardaire-jeffrey-epstein-declenche-le-scandale-aux-etats-unis-404228

Le suicide en prison du milliardaire Jeffrey Epstein déclenche le scandale aux Etats-Unis

PAR La rédaction avec l’AFP Mis à jour le 11/08/2019 à 08:13 Publié le 11/08/2019 à 08:13
Le Metropolitan Correctional Center de New York, où était détenu Jeffrey Epstein, le 10 août 2019

Le Metropolitan Correctional Center de New York, où était détenu Jeffrey Epstein, le 10 août 2019 AFP / Don Emmert

Le suicide dans sa cellule de prison new-yorkaise du financier et figure de la jet set américaine Jeffrey Epstein, accusé d’agressions sexuelles sur mineures, a causé la stupeur aux Etats-Unis et délenché des enquêtes du FBI et du ministère de la Justice.

 

Vers 06H30 heure locale (10H30 GMT) samedi, « Jeffrey Epstein a été retrouvé inanimé dans sa cellule », il s’agit « apparemment d’un suicide », a confirmé l’administration pénitentiaire après que le New York Times, notamment, eut annoncé qu’il s’était pendu au Metropolitan Correctional Center, la prison fédérale de Manhattan.« Le personnel a immédiatement tenté de le ranimer », avant de le faire transporter à l’hôpital où sa mort a été prononcée, a-t-elle ajouté, annonçant l’ouverture d’une enquête du FBI.

Le ministre de la Justice William Barr s’est dit « effaré » par la mort en détention du financier de 66 ans, qui « pose de graves questions ». Il a dit que l’inspection générale du ministère allait enquêter parallèlement au FBI.

Le 23 juillet, Epstein avait déjà été retrouvé allongé sur le sol de sa cellule, blessé, avec des marques sur le cou.

Certains sources avaient alors assuré qu’il avait tenté de se suicider, mais ses blessures étaient sans gravité et il s’était présenté peu après à une audience.

Il avait ensuite fait l’objet d’une surveillance particulière antisuicide, mais celle-ci s’était arrêtée le 29 juillet, selon le New York Times. Il était depuis simplement placé dans une unité de la prison à sécurité renforcée.

Si certains sur les réseaux sociaux n’hésitaient pas à s’interroger sur le fait de savoir à qui profiterait sa mort, beaucoup exprimaient simplement leur stupéfaction devant un tel dénouement, la prison fédérale de Manhattan étant considérée comme l’une des plus sûres des Etats-Unis.« Il nous faut des réponses. Beaucoup », a réagi sur Twitter l’influente élue démocrate new-yorkaise du Congrès Alexandria Ocasio-Cortez.

M. Epstein avait été arrêté le 6 juillet à son retour d’un voyage en France et inculpé à New York pour avoir organisé, de 2002 à 2005 au moins, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles, certaines ayant été des collégiennes, sous son emprise. Il avait avec elles des rapports sexuels dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride.

Un prédateur insatiable

Les témoignages qui sont ressortis via des documents judiciaires brossaient de ce brillant et riche homme d’affaires, un ex-professeur de mathématiques, l’image d’un prédateur insatiable de jeunes filles, qu’il faisait recruter par dizaines et aller dans ses somptueuses résidences.

Selon plusieurs témoignages, employées et recruteuses géraient au millimètre un sombre emploi du temps, avec prise de rendez-vous, transport, parfois même en jet privé, instructions et rétribution, souvent 200 à 300 dollars par visite, voire cadeaux.

Bien que son nom ait déjà été inscrit au fichier des délinquants sexuels après une première condamnation en 2008 pour avoir conduit des jeunes filles à se prostituer en Floride – il s’était alors vu infliger une peine minime de 13 mois après un accord contesté avec un procureur fédéral – une perquisition dans sa maison du quartier huppé de l’Upper East Side à Manhattan en juillet avait permis de mettre au jour une salle de massage où il aurait entraîné ses victimes présumées.Le journal Miami Herald avait enquêté sur cet accord fin 2018, relançant l’enquête. En juillet, après l’inculpation de Jeffrey Epstein à New York, l’ex-procureur de Floride, Alexander Acosta, devenu ministre du Travail de l’administration Trump, avait dû démissionner.

Des centaines de pages de documents judiciaires rendus publics vendredi avaient permis de confirmer qu’il avait longtemps été une figure incontournable des soirées mondaines new-yorkaises, proche de nombreuses personnalités.

« Je connais Jeff depuis 15 ans. Un type génial », disait ainsi Donald Trump, alors lui-même membre éminent de la jet set, dans un entretien en 2002. « On dit même qu’il aime les jolies femmes autant que moi, et beaucoup sont plutôt jeunes ».

Samedi, le président républicain a retweeté un message complotiste alléguant, sans preuve, que l’ex-président démocrate Bill Clinton, autre ami d’Epstein, pourrait être lié à sa mort.

Victimes privées de procès

Ses anciens amis influents avaient affirmé après son inculpation ne pas avoir été au courant de ses délits présumés et avoir coupé tout lien avec lui.

Inculpé le 8 juillet d’exploitation sexuelle de mineures et d’association de malfaiteurs en vue d’exploiter sexuellement des mineures, il était passible de 45 ans d’emprisonnement.

Son procès devait s’ouvrir au plus tôt en juin 2020. Il s’était vu refuser une remise en liberté sous caution, les procureurs estimant qu’il risquait fort de fuir à l’étranger, vu sa fortune – évaluée à plus de 500 millions de dollars – et ses connexions.Pour les victimes présumées, sa mort les prive d’un procès qu’elles attendaient avec impatience, même si le procureur fédéral de Manhattan a promis de poursuivre l’enquête sur ses agissements et ses éventuels complices.

« Nous ne pourrons jamais tourner la page », a lâché une des victimes, dans un message rediffusé par son avocate Lisa Bloom. « Vous nous avez volé ce grand morceau de guérison dont nous avions besoin pour passer à autre chose ».

« Ce n’est pas la fin que quiconque attendait », a déclaré Brad Edwards, un avocat d’une autre victime présumée.

 

 

https://www.parismatch.com/Actu/International/Jeffrey-Epstein-l-homme-qui-jonglait-avec-les-milliiards-et-les-jeunes-filles-1639476

Jeffrey Epstein, l’homme qui jonglait avec les milliards et les jeunes filles

 

Paris Match | Publié le 28/07/2019 à 06h55 |Mis à jour le 28/07/2019 à 10h27

De notre correspondant aux Etats-Unis Olivier O’Mahony
A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.

A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation. Reuters, Getty Images
Après vingt ans de quasi-impunité et de débauche, le financier Jeffrey Epstein va rendre des comptes… à la justice américaine

Il croupit dans une petite cellule infestée de souris, sous une lumière allumée vingt-trois heures sur vingt-quatre. En détention provisoire depuis le 6 juillet dernier, Jeffrey Epstein est à l’isolement au « 10 South », le quartier des grands criminels et des terroristes au Metropolitan Correctional Center, sinistre prison du sud de Manhattan. Un de ses voisins s’appelle Joaquin Guzman, alias El Chapo, le baron de la drogue qui a écopé d’une peine de perpétuité. Jeffrey Epstein, lui, n’encourt « que » quarante-cinq années mais, à 66 ans, ça lui laisse peu d’espoir de revoir jamais la mer…

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Quelle chute spectaculaire ! Quand il se fait interpeller, Epstein sort de son Boeing 727 privé. Il rentre d’un mois de repos à Paris, où il possède deux appartements, de 430 et 367 mètres carrés, dans un immeuble haussmannien au 22, avenue Foch, une des artères les plus chères de Paris. Et encore, l’endroit fait-il pâle figure en comparaison de sa résidence de New York, à côté de Central Park. C’est, paraît-il, la plus grande maison privée de Manhattan – 2 000 mètres carrés ! Un hôtel particulier parisien version XL. Il s’est offert ce bijou en pierre de taille dans les années 1990 et a aussitôt fait installer un trottoir chauffant. Ça lui évite de « déraper » les jours de verglas. Pratique. Pour les vacances, il possède son île privée dans les Caraïbes. Une des îles Vierges, choisie peut-être pour son nom, comme on le découvrira plus tard. Il mériterait d’être le héros d’un tome II du « Bûcher des vanités », le best-seller de Tom Wolfe.

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Comme dans toute success story à l’américaine, le bonhomme sort de nulle part. Papa est jardinier à la municipalité de New York ; maman, employée à domicile. La famille vit à Coney Island, modeste quartier de Brooklyn. Jeffrey, l’aîné, semble avoir reçu à profusion tout ce qui avait été refusé à ses parents : belle gueule, physique athlétique, intelligence au laser, talent artistique au piano – dans son hôtel particulier, il joue toujours sur son Steinway. Jeffrey est un scientifique inclassable, qui n’arrive pas à décrocher des diplômes mais parvient à se faire engager comme prof de maths à la Dalton School, école privée particulièrement huppée et coûteuse.

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Les étudiants lui trouvent un côté Robin Williams du « Cercle des poètes disparus ». En long manteau de fourrure noire, chaîne en or sur chemise largement ouverte, « brillantissime » pendant ses cours, même s’il regarde les filles de manière insistante, il est à la fois copain et gourou. Invité à des boums chez les élèves, il est le seul prof présent. Ça détonne. Il finit par se faire virer mais ne reste pas longtemps au chômage.

Conférence de presse de David Boies et Bradley Edwards, avocats de plusieurs victimes, alors que le milliardaire est entendu à la cour fédérale de New York, le 15 juillet.

Conférence de presse de David Boies et Bradley Edwards, avocats de plusieurs victimes, alors que le milliardaire est entendu à la cour fédérale de New York, le 15 juillet. © Drew Angerer / AFP

 

Alan « Ace » Greenberg, le tout-puissant patron de la banque d’affaires Bear Stearns, a entendu parler de ses talents en mathématiques par un de ses amis, parent d’élève à la Dalton School. « Ace » l’embauche comme trader. C’est l’époque où la planète finance explose. Il faudrait avoir fait Polytechnique pour comprendre quelque chose aux nouveaux produits « dérivés » et autres « options » ou « futures » qui se multiplient sur les marchés. Mais Epstein est à l’aise dans cet univers. Il fait gagner des millions à sa banque, qui le nomme « associé »… avant de le virer pour « délit d’initié ». Déjà, il se croit au-dessus des lois. A Wall Street, c’est un atout. Leslie Wexner, fondateur de la chaîne de sous-vêtements féminins Victoria’s Secret, le trouve épatant. Il lui confie la gestion de sa fortune : 1 milliard de dollars. D’autres businessmen du même calibre vont suivre. Avec une telle clientèle, le jeune gestionnaire de patrimoines, qui fait merveille sur les marchés, ne va pas tarder à rouler sur l’or.

Grâce à sa fiancée Ghislaine, Epstein rencontre le prince Andrew, fils cadet de la reine Elizabeth, et Bill Clinton

Au même moment, Epstein rencontre la femme de sa vie, Ghislaine Maxwell. Il est taciturne et déteste porter des costumes, elle est mondaine et connaît la terre entière. Ghislaine est une héritière, fille préférée de Robert Maxwell, propriétaire du puissant tabloïd londonien « Daily Mirror », mort dans des conditions troubles en laissant beaucoup de dettes, mais aussi un carnet d’adresses dont Jeffrey va largement bénéficier. « Il était très avide de connaître du beau monde », me confie Conchita Sarnoff, qui a passé plusieurs réveillons de Nouvel An avec le couple avant d’écrire « Trafficking », un livre à charge où elle dénonce les agissements de son ex-ami. « Quand nous nous sommes rencontrés, il m’a posé beaucoup de questions sur le grand-père de mon mari, David Sarnoff, pionnier de la télévision en Amérique. J’avais trouvé ça étrange car j’étais en instance de divorce. »

Donald Trump dans son club de Mar-a-Lago à Palm Beach avec Melania (sa future femme), Jeffrey Epstein et sa « fiancée » Ghislaine Maxwell, en février 2000.

Donald Trump dans son club de Mar-a-Lago à Palm Beach avec Melania (sa future femme), Jeffrey Epstein et sa « fiancée » Ghislaine Maxwell, en février 2000. © Getty Images

 

Conchita est néanmoins sous le charme de l’ombrageux financier. A l’époque, Jeffrey Epstein est un jeune multimillionnaire au-dessus de tout soupçon. Donald Trump, avec qui il fait la fête à Mar-a-Lago, le trouve « très drôle ». Grâce à sa fiancée Ghislaine, Epstein rencontre le prince Andrew, fils cadet de la reine Elizabeth, et Bill Clinton, qui vient de quitter la Maison-Blanche et à qui il voue une admiration sans bornes. Il donne des millions de dollars à la fondation humanitaire tout juste créée par l’ancien président et finance la campagne de sa femme, Hillary, alors sénatrice. En 2002, il propose à Bill Clinton son avion pour un voyage en Afrique. Celui-ci accepte volontiers : il n’y a pas malice puisqu’il s’agit d’aider le « continent noir » à lutter contre l’épidémie de sida. Epstein, qui est du déplacement, entre dans la cour des grands.

Certes, l’homme a sa part d’ombre. Il éconduit Ghislaine, qui voulait l’épouser, mais reste son ami. Il n’a pas d’enfants. Surtout, on le voit toujours entouré de très jeunes filles qu’il emmène dans son Boeing privé, au point que celui-ci est rebaptisé « Lolita Express ». Le plancher y est molletonné pour, dit-on, mieux s’envoyer en l’air à 10 000 mètres d’altitude.

Virginia Roberts avec sa photo à 16 ans, l’âge auquel elle aurait commencé à être abusée par le milliardaire.

Virginia Roberts avec sa photo à 16 ans, l’âge auquel elle aurait commencé à être abusée par le milliardaire. © TNS via Getty Images

 

Le scandale éclate en mars 2005, quand la police de Palm Beach, où Epstein vit une partie de l’année, apprend qu’il a abusé d’une jeune fille de 14 ans. La mineure, qui tient à garder l’anonymat (elle s’est mariée depuis et a eu des enfants), s’est laissé piéger par une « recruteuse ». Une fois chez Epstein, elle a été priée de se déshabiller pour un « massage », avant de repartir avec 300 dollars. Michael Reiter, le « chief » du commissariat local, découvre l’existence d’un ballet incessant de jeunes filles qui entrent et sortent de sa maison à toute heure de la nuit. Quand elles se retrouvent dans la rue, ces mineures, entre 13 et 17 ans, souvent issues de foyers d’assistance publique, saccagent le quartier, ce qui, à Palm Beach, ne passe pas inaperçu. Reiter recueille sous serment 17 dépositions de victimes. Des perquisitions menées dans la maison du suspect révèlent des milliers de photos de mineures. Mais, à la surprise générale, Epstein s’en sort avec seulement dix-huit mois de prison, dont il ne purgera que treize, et dans des conditions ultra-privilégiées…

Ses avocats ont passé un accord avec le procureur de Floride, Alexander Acosta. Epstein a accepté de plaider coupable pour « sollicitation de prostitution de mineures », en échange de quoi il est inscrit sur la liste des délinquants sexuels, ce qui lui permet d’échapper aux accusations d’abus et de viols qui auraient pu l’envoyer derrière les barreaux pour quarante-cinq ans. A sa copine Conchita, il explique, droit dans ses bottes, que les jeunes filles étaient en réalité des « opportunistes » qui auraient tenté de lui « soutirer de l’argent ». Refrain connu, à l’heure de #MeToo. Reiter est scandalisé. Virginia Roberts aussi. Elle avait 16 ans quand elle a découvert l’univers d’Epstein, ses rabatteuses (elle accuse Ghislaine Maxwell d’en être une), les massages, les orgies avec les puissants de la terre entière, dont le prince Andrew, avec qui elle dit avoir eu au moins six rapports sexuels, ce que l’intéressé dément… En 2015, Virginia se confie dans une interview au tabloïd britannique « Daily Mail ».

Parce qu’il a réussi à amadouer le parquet de Floride, il ne prête pas attention aux autres Etats où les procureurs travaillent dans l’ombre.

Mais à l’époque, tout va bien pour Jeffrey Epstein. Il est réhabilité, ou presque. Peggy Siegal, attachée de presse qui fait la pluie et le beau temps à New York, l’invite à des premières de cinéma. Tout le monde a compris que Jeffrey Epstein est redevenu fréquentable, même si Trump a préféré prendre ses distances. Epstein se serait-il alors cru intouchable ? Quand le premier article sur Harvey Weinstein est publié dans le « New York Times », le 5 octobre 2017, il ne comprend pas que le monde a changé, qu’un mouvement est lancé. Selon Peggy Siegal, il se réfugie « dans le déni ». Pédophile, lui ? Allons donc ! « Les jeunes filles étaient pubères, pas enfants », se défend-il devant un journaliste du « New York Post ».

Quand, en novembre 2018, Julie K. Brown, journaliste d’investigation au quotidien « Miami Herald », publie une longue enquête titrée « Perversion of justice » où elle identifie 80 victimes, il ne voit pas que la fin est proche. Parce qu’il a réussi à amadouer le parquet de Floride, il ne prête pas attention aux autres Etats où les procureurs travaillent dans l’ombre. Ceux de New York, en particulier, qui font de nouvelles découvertes… Le 6 juillet, Jeffrey Epstein tombe des nues quand il est cueilli par les flics de la ville à la descente de son Boeing. Treize jours plus tard, Alexander Acosta, l’ex-procureur de Floride grâce à qui il n’a passé que treize petits mois en détention, doit démissionner de son poste de ministre du Travail de Donald Trump. On ne plaisante plus avec les histoires de jeunes filles. Le fait qu’Epstein soit aujourd’hui mis à l’isolement à la prison de Manhattan donne la mesure de la détermination des autorités judiciaires. Il s’agit de le faire craquer. Et de lui faire avouer des noms. Epstein est à terre, d’autres têtes vont rouler.

 

Attentat de la rue des Rosiers : des révélations bienvenues

Une instruction qui s’enlise… des coupables libres comme le vent… mais c’est bien sûr !

La « justice » française est encore aux ordres des terroristes…

Et maintenant, combien d’années pour faire toute la lumière sur les attentats islamistes de ces dernières années ?

 

https://www.lepoint.fr/justice/attentat-de-la-rue-des-rosiers-un-pacte-avec-les-terroristes-avait-ete-conclu-09-08-2019-2329148_2386.php

Attentat de la rue des Rosiers : un pacte conclu entre les renseignements et les terroristes

 

L’ancien chef des renseignements français a reconnu avoir laissé les terroristes libres en échange de la fin de tout attentat sur le sol français.

 

avec AFP

Modifié le 10/08/2019 à 08:09 – Publié le 09/08/2019 à 19:10 | Le Point.fr
<< On a passe une sorte de deal verbal en leur disant : &quot;Je ne veux plus d'attentat sur le sol francais et en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu'il ne vous arrivera rien&quot; >>, a confirme Yves Bonnet.
« On a passé une sorte de deal verbal en leur disant : “Je ne veux plus d’attentat sur le sol français et en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien » », a confirmé Yves Bonnet.© JACQUES DEMARTHON / AFP

 

Trente-sept ans après l’attentat de la rue des Rosiers à Paris, de nouveaux éléments permettent d’accréditer la thèse d’un pacte conclu entre les renseignements français et le groupe Fatah-Conseil révolutionnaire. Un ex-chef des renseignements français a été interrogé en janvier par la justice après des déclarations sur le « marché non écrit » qu’il aurait noué avec le groupe palestinien auteur de l’attentat, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier. Le 9 août 1982, trois terroristes armés de pistolets-mitrailleurs et de grenades ont tué 6 personnes et en ont blessé 22 lors de cette attaque contre le restaurant Jo Goldenberg, dans le quartier juif historique de la capitale. Selon ces sources, confirmant une information du Parisien, l’ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Yves Bonnet, a été interrogé le 30 janvier par le juge d’instruction à la demande des parties civiles.

Yves Bonnet, 83 ans, avait en effet déclaré dans le documentaire Histoire secrète de l’antiterrorisme, diffusé en novembre 2018 sur France 2, avoir envoyé ses hommes négocier avec des émissaires d’Abou Nidal, chef du groupe Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), une faction dissidente de l’OLP à laquelle l’attentat a été attribué. Selon Yves Bonnet, l’accord prévoyait que le groupe s’engage à ne plus commettre d’attaque en France, en échange de quoi ses membres pourraient continuer à venir en France sans être inquiétés. « On a passé une sorte de deal verbal en leur disant : Je ne veux plus d’attentat sur le sol français et, en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien », a-t-il confirmé le 30 janvier, rapporte Le Parisien. Selon lui, il n’aurait pas rencontré les auteurs des attentats, mais des « comparses ».

D’après Le Parisien, Yves Bonnet se défend par ailleurs de toute « collaboration » avec le groupe terroriste, préférant évoquer un pacte de « non-agression ». Cette rencontre est pour lui un succès : « Ça a marché, il n’y a plus eu d’attentats à partir de fin 1983, en 1984 et jusqu’à fin 1985. » L’existence d’un tel accord avec Abou Nidal, mort en 2002 en Syrie dans des conditions suspectes, ainsi que l’infiltration du groupe dans la foulée par un agent français avaient été dévoilées en 2011 dans les carnets du général Philippe Rondot, figure des renseignements, fournissant la trame du film L’Infiltré.

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Encore des informations « secret défense »

Selon Le Parisien, « le magistrat instructeur a également convoqué, les 6 et 14 février derniers, Jean-François Clair et Louis Caprioli, deux ex-responsables de la lutte antiterroriste à la DST ». « Mais tous deux se sont réfugiés derrière le secret défense concernant l’accord », ajoute le quotidien. Des proches des victimes entendent demander la levée du secret défense, ont-elles indiqué vendredi lors d’une commémoration organisée pour la deuxième année consécutive sur les lieux de l’attaque par l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT). Elles ont aussi réitéré leur appel aux autorités françaises à se mobiliser pour obtenir l’extradition de l’organisateur présumé et de trois membres possibles du commando, visés depuis 2015 par un mandat d’arrêt que la Jordanie, la Palestine et la Norvège n’ont pas exécuté à ce jour.

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https://www.liberation.fr/france/2019/08/09/accord-secret-de-nouvelles-revelations-sur-l-attentat-de-la-rue-des-rosiers_1744569

«Accord secret» : de nouvelles révélations sur l’attentat de la rue des Rosiers

 

Par David Pargamin — 9 août 2019 à 16:05
En 1982, l’attentat de la rue des Rosiers, à Paris, a fait six morts et vingt-deux blessés. Photo Michel Clément. AFP

 

L’ancien patron de l’antiterrorisme, Yves Bonnet, a reconnu face au juge avoir passé un accord secret avec le groupe palestinien d’Abou Nidal afin d’éviter d’autres attentats sur le sol français dans les années 80.

 

  • «Accord secret» : de nouvelles révélations sur l’attentat de la rue des Rosiers

La confession, trente-sept ans après l’attentat de la rue des Rosiers, révèle tout un pan de l’histoire du renseignement français. Le Parisien a révélé jeudi le témoignage de l’ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Yves Bonnet, aujourd’hui âgé de 83 ans. Entendu au mois de janvier par le juge d’instruction en charge de l’enquête, l’ancien responsable du renseignement intérieur a reconnu avoir passé un pacte secret avec le groupe terroriste palestinien d’Abou Nidal (Fatah – conseil révolutionnaire), une faction dissidente de l’Organisation de libération de la Palestine dont au moins trois membres sont soupçonnés d’être à l’origine de l’attaque.

Le 9 août 1982, une grenade explose la vitrine du restaurant chez Jo Goldenberg, au 9 rue des Rosiers, dans le quartier du Marais à Paris. Un commando masqué et armé de fusils-mitrailleurs, débarque dans le restaurant et ouvre le feu sur les clients. L’attentat fait six morts, 22 blessés. Les premiers portraits-robots sont émis. La piste de nationalistes irlandais fait un temps son chemin, quelques semaines après l’attentat. Le capitaine Paul Barril prétend avoir arrêté les suspects. La piste s’avérera être un mensonge monté de toutes pièces par le gendarme qui aurait lui-même déposé les explosifs pour faire arrêter les nationalistes.

«Je ne veux plus d’attentat sur le sol français»

En 2011, par l’entremise du juge antiterroriste Marc Trévidic mais surtout par des policiers acharnés de la DCRI (la nouvelle DST), les auteurs présumés de la tuerie sont identifiés. Il s’agit de trois hommes, réfugiés à l’étranger et membres de l’organisation Abou Nidal. Le premier, Walid Abdulrahman, alias Abou Zayed, 56 ans, est domicilié à Skien, en Norvège ; le second, Mahmoud Khader Abed, alias Hicham Harb, 60 ans, à Ramallah, en Cisjordanie ; et enfin, Mohamed Souhair al-Abassi, alias Amjad Atta, 64 ans, qui se présente comme le logisticien du groupe, se trouverait en Jordanie. C’est la confrontation entre l’audition de plusieurs anciens membres d’Abou Nidal et les témoignages de l’époque qui aurait permis aux agents de la Direction centrale du renseignement intérieur de remonter leur trace et de déposer, par la suite, trois mandats d’arrêt internationaux à leur encontre.

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Le témoignage d’Yves Bonnet, plus de trente ans après les faits, éclaire une partie encore méconnue de l’affaire, quoique déjà évoquée dans ses carnets (saisis lors d’une perquisition dans le cadre de l’affaire Clearstream) par feu le général Rondot. A en croire le procès-verbal dressé en janvier dernier par le juge d’instruction, Régis Pierre, une rencontre clandestine aurait été organisée quelques mois après l’attentat de la rue des Rosiers entre des agents du renseignement français et l’organisation Abou Nidal, afin de garantir que la France serait épargnée à l’avenir par les attentats. «Je ne veux plus d’attentat sur le sol français, aurait alors déclaré le chef de la DST. En contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien.» Un pacte de «non-agression», en somme, résume l’ancien taulier des services secrets.

Secret-défense

«Et ça a marché, raconte Yves Bonnet contacté directement par le Parisien. Il n’y a plus eu d’attentats à partir de fin 83, en 84 et jusqu’à fin 1985.» Le président de la République de l’époque, François Mitterrand, a-t-il pu ignorer qu’une telle rencontre avait été organisée ? A-t-il donné son aval à cet «accord» passé entre les services de renseignement et un groupe armé ? Dans le Parisien, Bonnet assure qu’il disait tout à Gilles Ménage, directeur de cabinet de Mitterrand…

Au lendemain de ces révélations, l’avocat des parties civiles, Avi Bitton, confie à Libération son intention de déposer très prochainement une «requête auprès du juge d’instruction pour demander la levée du secret-défense dans cette affaire». Auditionnés également en février par le juge Régis Pierre, deux anciens membres de la DST, dont Louis Caprioli, s’étaient, eux, réfugiés derrière le «secret-défense» pour ne pas avoir à revenir sur le fameux pacte secret.

Quant aux suspects, toujours réfugiés à l’étranger, ils restent à ce jour protégés par leur pays d’accueil, qui refusent de les extrader. «Maintenant que les mandats d’arrêt ont été émis, encore faut-il que l’Etat français fasse tout son possible pour mettre en œuvre les extraditions, poursuit l’avocat Avi Bitton. Or, avec ce que l’on apprend aujourd’hui, les victimes ont toutes les raisons d’avoir des doutes.»

David Pargamin

 

Le procureur de Nice bientôt muté

Quels que soient les problèmes que pose un magistrat, la solution envisagée par son administration n’est quasiment toujours, au mieux, qu’une simple mutation…

Lamentable.

 

https://www.liberation.fr/france/2019/08/05/le-procureur-de-nice-va-etre-mute_1743794

Le procureur de Nice va être muté

 

Par Julie Brafman — 5 août 2019 à 13:30
Jean-Michel Prêtre à Nice, en janvier 2017. Photo Valery Hache. AFP

 

Selon nos informations, Jean-Michel Prêtre sera proposé au poste d’avocat général près la cour d’appel de Lyon par la chancellerie. Cette nomination sera examinée par le Conseil supérieur de la magistrature en septembre.

 

  • Le procureur de Nice va être muté

Le dernier faux pas du procureur de la République de Nice aura signé la fin de sa carrière à la tête de ce parquet. Selon nos informations, Jean-Michel Prêtre, 61 ans, va être muté à Lyon, où il deviendra avocat général près la cour d’appel. Cette proposition devrait être examinée par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) début septembre. Autrement dit, il s’agirait d’une rétrogradation puisqu’il ne sera plus à la tête d’un parquet, mais désormais soumis aux ordres d’un procureur général. «Sa position était intenable», glisse une source proche du dossier.

Dans le cadre de l’affaire Geneviève Legay (cette septuagénaire blessée lors d’une charge policière pendant une manifestation interdite des gilets jaunes le 23 mars), Jean-Michel Prêtre avait initialement dédouané les forces de l’ordre. Avant d’être obligé de reconnaître leur implication : «Au regard des images extrêmement détaillées, on peut dire d’une manière certaine que le policier a bien poussé Mme Legay.» Lors d’une audition, en avril, menée par Robert Gelli, le procureur général d’Aix-en-Provence (demandée par le directeur des services judiciaires), le magistrat a avoué avoir menti. Et a avancé une explication déconcertante de franchise, qui s’est retrouvée dans la presse le 24 juillet, après que le Monde l’a révélée : il ne voulait pas mettre le chef de l’Etat dans l’embarras puisque ce dernier affirmait que la manifestante n’avait pas été touchée par la police. Quelques heures avant la conférence de presse du parquet, Emmanuel Macron avait en effet enjoint Geneviève Legay à faire preuve «d’une forme de sagesse» à l’avenir.

Restaurer l’image de l’institution

De sa propre initiative, Jean-Michel Prêtre aurait donc transformé les déclarations présidentielles en une vérité judiciaire. Avant d’être obligé de rétropédaler publiquement. Ce n’est pas tout : il avait confié l’enquête à la concubine du commissaire qui sera mis en cause… En juillet, le ministère de la Justice s’était contenté d’une brève assertion : Jean-Michel Prêtre «est totalement indépendant, et décide souverainement de la communication qu’il souhaite mener dans chaque affaire». Aucune poursuite disciplinaire n’avait alors été engagée, mais la chancellerie n’a visiblement pas passé l’éponge sur la communication trop zélée du magistrat. Il écope aujourd’hui d’une «mutation dans l’intérêt du service». Contacté par Libération, le ministère de la Justice se refuse à tout commentaire. On imagine volontiers que c’est pour restaurer l’image de l’institution, et contrer toute suspicion dans les enquêtes à venir que Jean-Michel Prêtre, procureur de Nice depuis 2015 (après être passé par le parquet d’Aix-en-Provence, de Pointe-à-Pitre ou de Vesoul), est prié de faire ses valises.

Durant quatre ans, à Nice, il aura eu à connaître plusieurs dossiers emblématiques comme l’affaire Omar Raddad, dont il prononcera l’épilogue : «Pour moi l’affaire est finie.» Ou encore l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, qui a fait 86 morts et une centaine de blessés. Chargé des premières investigations sur le dispositif de sécurité, il a très vite – trop vite, lui reprochera-t-on – classé l’enquête pour mise en danger de la vie d’autrui.

Les controverses ou critiques autour de Jean-Michel Prêtre ne sont pas récentes. Mediapart révélait qu’en 2009, alors qu’il était en poste en Guadeloupe, il a été soupçonné d’avoir fait de fausses déclarations au sujet d’une perquisition survenue dans une enquête sur le meurtre d’un syndicaliste. Et ce, juste après avoir annoncé l’identité d’un premier suspect (qui sera innocenté). Le site rappelait également cet épisode : en 2018, son bureau et son domicile ont été perquisitionnés dans l’affaire de la succession de l’hôtel Negresco. Les enquêteurs cherchaient à savoir quel rôle il avait pu jouer dans cette transaction de plusieurs millions d’euros, et s’il avait pu favoriser un repreneur en saisissant le tribunal de commerce. L’enquête est toujours en cours. Contacté par Libération, Jean-Michel Prêtre n’était pas joignable dans l’immédiat.

Julie Brafman

 

Cyprien Luraghi est totalement fâché avec les lois de la République française

 

Il vient encore de le dire ce matin sur Twitter :

 

Cyprien Luraghi est totalement fâché avec les lois de la République française dans AC ! Brest FireShot%2BCapture%2B996%2B-%2B%252820%2529%2BCyprien%2BLuraghi%2Bsur%2BTwitter%2B_%2B_%2540Dalloz%2BAvec%2Bun%2Btel%2Bfatras%2Bbord%25C3%25A9l_%2B-%2Btwitter.com
 

 

Il est certain que la sienne est beaucoup plus simple : il a tous les droits et ses victimes n’en ont strictement aucun, à part celui de se faire massacrer par ce psychopathe et ses divers complices.

 

Terrorisme : un truc de ouf à Brest

Jeudi 27 juin 2019 s’est produit à Brest un attentat insensé immédiatement suivi d’une « revendication » très surprenante de l’auteur des faits, un jeune Lyonnais de 21 ans apparemment sans histoire et expliquant qu’il aurait agi sur ordre d’individus lui paraissant être des policiers, sous la menace de l’assassinat de toute sa famille.

Il a été retrouvé mort avec une balle dans la tête peu après non loin des lieux de l’attaque.

Quant à ses victimes, l’imam de la mosquée Sunna de Brest et un de ses amis, tous deux blessés par balles, ils sont à l’hôpital et vont relativement bien.

A en croire ce que dit leur agresseur dans la lettre diffusée sitôt après les faits, il n’avait pas l’intention de se suicider mais aurait au contraire tenté d’échapper à une mort d’après lui certaine en envoyant ses explications à 54 personnes auxquelles il a demandé de les publier et partager au maximum.

Tout aurait commencé le 18 avril 2019 vers 23h30.

Ce jour-là, Abdelkader Merah était condamné à trente ans de réclusion criminelle pour « complicité » des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed.

Un peu plus tôt le même jour, j’avais publié à ce sujet :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/04/18/affaire-merah-verdict-attendu-ce-jour/

Il s’agissait d’un article de presse introduit par ce commentaire :

 

La condamnation sans preuve est en passe de devenir la règle dans toutes les affaires criminelles où les investigations auront été bloquées par les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest avant que leurs protégés de la bande de « déconnologues » du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne s’en trouvent mis en accusation.

 

Personnellement, j’ai bien l’impression qu’une grosse pierre vient d’atterrir dans le jardin du procureur de la République de Brest.

L’ennuyeux, c’est qu’il y a encore mort d’homme et deux blessés.

 

 

https://www.mizane.info/attentat-de-brest-letrange-lettre-de-karl-foyer/

Attentat de Brest : l’étrange lettre de Karl Foyer

 

Karl Foyer

 

La double attaque armée contre l’imam Rachid Eljay et un autre fidèle devant la mosquée de Brest a été commise par un individu identifié, répondant au nom de Karl Foyer. L’homme avait précédemment envoyé par email une lettre à 54 personnes expliquant les motivations de son acte.

 

Le contenu de cette lettre, assortie d’une photo de sa pièce d’identité diffusée sur internet, évoque des menaces et de l’intimidation dont il aurait été victime, du chantage de la part d’individus non identifiés qui l’aurait contraint sous peine de représailles contre sa famille, de tuer Rachid Eljay.

Peu reprise par la presse, cette lettre et son contenu ont été qualifiés de « délirant » par certains journalistes, en l’absence d’une expertise médicale et avant même que des éléments d’enquête plus approfondies aient été diffusés.

La rédaction de Mizane.info reproduit dans l’état et sans commentaire, cette lettre de Karl Foyer, retrouvé mort. La thèse du suicide (l’homme est mort d’une balle dans la tête) est évoqué par les autorités.

Quant à l’attaque, le parquet de Brest a écarté toute forme d’attentat, comme il s’en est expliqué dans un communiqué.

« Les éléments recueillis à l’heure qu’il est ne permettent pas de considérer qu’il s’agit d’un attentat. C’est la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Rennes qui s’est chargée de l’enquête », a expliqué le procureur de la République Jean-Philippe Récappé.

Karl Foyer

Lettre de Karl Foyer : partie 1

Karl Foyer

Lettre de Karl Foyer : partie 2

 

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/brest-l-auteur-des-coups-de-feu-karl-f-etait-detenteur-d-une-licence-de-tir_2086830.html

Brest : l’auteur des coups de feu, Karl F., était détenteur d’une licence de tir

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 28/06/2019 à 18:45

 

La police sur les lieux de l'agression de l'imam de la mosquée Sunna, le 27 juin 2019 à Brest
La police sur les lieux de l’agression de l’imam de la mosquée Sunna, le 27 juin 2019 à Brestafp.com/Fred TANNEAU

 

Confiée à la police judiciaire de Rennes, l’enquête se poursuit après qu’un homme a tiré sur deux personnes dont un imam devant la mosquée de Brest, jeudi.

 

Ce geste insensé continue d’interroger les enquêteurs. Le procureur de Brest est encore bien incapable d’expliquer les raisons qui ont poussé un jeune homme de 22 ans à tirer sur deux personnes, dont l’imam Rachid Eljay, jeudi devant une mosquée de Brest, avant de se donner la mort.

Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi, Jean-Philippe Récappé est revenu sur ce qu’il qualifie de « tentative d’assassinat », perpétrée par Karl F., un habitant de Lyon, qui a tenté d’expliquer son geste dans une lettre confuse, largement diffusée sur les réseaux sociaux jeudi soir. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Rennes.

« Un individu s’est présenté sur le parvis de la mosquée un petit peu avant 16 heures, a raconté le magistrat. Il est entré dans un premier temps dans la mosquée, sans y faire quoi que ce soit de répréhensible, il est ressorti ». Puis le jeune homme a rapproché un véhicule « dans lequel il était venu », une Clio grise.

Neuf douilles de calibre 9 mm

« Après avoir pris contact avec l’imam en lui disant qu’il souhaitait faire un selfie avec lui, il est reparti vers sa voiture et est revenu en ayant un blouson sous le bras. Sous ce blouson, il dissimulait une arme de poing, avec laquelle il a tiré sur l’imam et sur personne qui l’accompagnait », a détaillé Jean-Philippe Récappé. Les deux victimes ont été sérieusement blessées, a-t-il confirmé, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Neuf douilles de calibre 9 mm ont été retrouvées sur place. Elles ont été tirées par un pistolet Glock, pour lequel le suspect disposait d’une autorisation de détention, a indiqué lors de la conférence de presse le directeur adjoint de la police judiciaire de Rennes. Une autre arme du même type, appartenant elle aussi à Karl F., par ailleurs titulaire d’une licence de tir dans un club de la région lyonnaise, a été retrouvée lors de perquisitions.

Après les tirs, Karl F. a pris la fuite au volant de sa Clio. Les enquêteurs, qui l’ont rapidement identifié, ont retrouvé la trace du véhicule gris, vide et verrouillé, dans la commune de Guipavas, près de Brest. À 300 m de là, les gendarmes sont tombés sur « le corps d’un individu qui se trouvait sur le ventre. Une arme de poing à proximité », a décrit Jean-Philippe Récappé qui ajoute que l’homme était déjà mort. Il se serait tiré une balle.

« Aucun signe particulier de radicalisation »

Avant de se suicider, Karl F. aurait diffusé une lettre, accompagnée d’une photo de sa carte d’identité, sur les réseaux sociaux. Le procureur a annoncé avoir assez rapidement balayé l’hypothèse d’une piste terroriste : « on n’a retrouvé aucun signe particulier de radicalisation ».

Interrogé sur l’éventualité d’un suspect à la personnalité psychotique, il est resté prudent. « Sa lettre est ‘très surprenante’. Quand on la lit, on s’interroge sur la possibilité qu’il y ait eu une approche de la situation qu’il vivait qui n’est pas conforme à ce que l’on vit actuellement ».

« Il m’a ordonné d’égorger l’imam Rachid Eljay », est-il écrit dans ce manuscrit de deux pages, à propos des consignes que lui aurait données un des hommes cagoulés présents dans une camionnette noire dans laquelle il aurait été brièvement retenu. « Je suis obligé de le tuer, si je ne le fais pas ils tueront ma famille », poursuit l’auteur du texte diffusé sur les réseaux sociaux. « Juste avant de me sortir de la camionnette, ils m’ont implanté une espèce de puce dans le bras. »

Une tablette et un téléphone portable en cours d’analyse

Le procureur demeure encore circonspect quant aux motivations du jeune homme qui vivait et travaillait dans une entreprise de nettoyage et d’entretien de la région lyonnaise et occupait depuis le 17 juin un bungalow dans un camping près de Brest. Il avait d’ailleurs prévu d’y rester quelques jours après le 27 juin. « Quel lien pouvait-il avoir avec l’imam de Brest », s’est interrogé le magistrat, qui évoque un jeune homme « qui n’est pas connu pour une radicalisation ou pour appartenir à un groupuscule quelconque ». L’imam avait fait de son côté parler de lui en 2015 en raison de prêches controversés avant d’adopter un discours plus modéré.

LIRE AUSSI >> Qui est Rachid Eljay, l’imam de Brest blessé par balles jeudi ?

« Les perquisitions menées dans le véhicule et bungalow n’ont pas apporté d’éléments sur sa motivation. Une tablette et son téléphone portable, dont il s’est délesté sur la route entre la mosquée et Guipavas, doivent encore être analysés », a annoncé le magistrat. Il évoque aussi la découverte de « munitions », et de « plusieurs chargeurs, complets ou incomplets ». Des perquisitions ont également été menées par la police judiciaire de Lyon dans le studio qu’occupait Karl F. dans l’agglomération de la ville. Sans résultats probants.

À ce jour, aucune autre arrestation n’a eu lieu et aucune complicité n’a pu être déterminée. La mère du suspect a été entendue afin d’aider les enquêteurs à étudier « ce personnage qu’on découvre et qui était totalement inconnu des services de police », a précisé le commissaire de la PJ.

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/tirs-devant-la-mosquee-de-brest-une-histoire-invraisemblable-28-06-2019-8105826.php

Tirs devant la mosquée de Brest : «Une histoire invraisemblable»

 

L’adjoint au maire en charge du quartier à Brest où l’imam a été attaqué jeudi par un jeune apparemment déséquilibré est venu soutenir les habitants qui veulent rester sereins.

 

 Au lendemain de la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay, les fidèles sont revenus nombreux à la prière.
Au lendemain de la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay, les fidèles sont revenus nombreux à la prière. LP/Nora Moreau

Par Nora Moreau, notre correspondante à Brest (Finistère)

Le 28 juin 2019 à 21h56
Au lendemain des faits survenus ce jeudi, le quartier de Pontanézen à Brest (Finistère) restait saisi par la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay à l’entrée de la mosquée. Les habitants étaient pour la plupart « sous le choc ».

Ce quartier populaire, où réside une importante communauté d’origine maghrébine, commençait depuis quelques années à s’installer dans un quotidien paisible. « Jusqu’à ce que Rachid fasse parler de lui », glisse Hélène, 54 ans, qui travaille dans le quartier depuis toujours. « Même si nous sommes évidemment contents qu’il s’en sorte bien. »

Jeudi, à 16h19, plusieurs coups de feu retentissent devant la mosquée Sunna. Un jeune homme armé d’un 9 mm s’enfuit dans une Clio grise. À terre gisent deux hommes ; l’un d’eux est l’imam youtubeur aux centaines de milliers de followers, dont les anciens prêches aux relents sectaires ont fait de lui une personnalité controversée.

Menacé de mort par Daech, celui qui s’est fait connaître un temps sous le nom de « Rachid Abou Houdeyfa », aujourd’hui âgé de 39 ans, aurait été blessé à l’abdomen et à une jambe, et opéré ce vendredi. Son pronostic vital n’est pas engagé, tout comme celui de son ami, qui aurait été plus légèrement touché.
Yann Piriou, nouveau patron du « resto des amis », situé juste en face de la mosquée, a été l’un des premiers à appeler les pompiers : « Ce qui m’a surtout frappé, c’est la rapidité des faits et le bruit. J’ai cru qu’on tirait au fusil à pompe. »

« Il était autorisé à porter ces armes »

Jeudi, vers 17h30, la voiture de l’auteur présumé des faits a été retrouvée vide à Guipavas dans un sous-bois. Trois cents mètres plus loin, un corps sans vie a été retrouvé, « une balle tirée sous le menton », d’après le procureur de la République Jean-Philippe Récappé. À ses côtés, un Glock 26 et un Glock 17. Il s’agissait de Karl F., 22 ans, né à Paris, originaire de Normandie et résidant dans la région lyonnaise, où il travaillait pour une agence de nettoyage. L’homme ne « montrait pas de signe de radicalisation ».

« Il possédait une licence de tir dans un club local et était donc autorisé à porter ces armes », a précisé le parquet. Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la PJ de Rennes, épaulée par celle de Lyon, il aurait quitté Lyon le 15 ou 16 juin, et occupait, depuis le 17 juin, un bungalow dans un camping à l’ouest de Brest. Une tablette et son portable vont être analysés. Selon nos informations, Karl F. était venu la semaine dernière à la mosquée et avait demandé aux représentants de l’association gérante un entretien en tête-à-tête avec Rachid Eljay, prétextant vouloir se convertir. Mais l’imam était absent ce jour-là.

« C’est un acte islamophobe »

Quelques minutes après avoir tiré sur lui, il a posté sur les réseaux sociaux une photo d’un courrier, assorti de sa carte d’identité. Un texte décousu, dans lequel il raconte avoir été forcé à tuer l’imam sous peine de voir sa famille exécutée. Il l’aurait également adressé à l’imam de Lille, qui l’aurait lui-même renvoyé à celui de Brest. Pour l’heure, les enquêteurs cherchent à comprendre les motivations de ce jeune homme, considéré comme « déstabilisé ».

Pour autant, à « Ponta », personne ne se laisse abattre. Malgré une empathie évidente pour les victimes et leurs familles, certains ne cachent pas leur « ras-le-bol » lié à Rachid Eljay et à « l’image qu’il projette sur le quartier ». Ce vendredi soir, la projection du match de foot féminin France-Etats-Unis sur grand écran, dehors, devant le centre social, a été maintenue. « La mère de Griedge Mbock Bathy, qui est une fille du quartier, sera présente ! », notait l’adjoint au maire en charge du quartier. « Nous restons sereins et dignes, confiants en la justice qui fera lumière sur cette histoire invraisemblable. »

Du côté de la mosquée Sunna, les fidèles sont revenus à la prière, nombreux, comme de coutume. « On a reçu beaucoup de messages de solidarité », témoigne Othmane M., l’un des responsables de l’association. En revanche, il réagit à la qualification d’attentat qui a été écartée : « Pour nous, c’est un acte islamophobe perpétré sur un lieu de culte. C’est toute la communauté musulmane touchée et victime aujourd’hui ».

 

 

https://actu.fr/bretagne/brest_29019/en-video-reaction-limam-blesse-par-balles-devant-mosquee-brest_25580791.html

En vidéo, la réaction de l’imam blessé par balles devant la mosquée de Brest

 

Jeudi 27 juin 2019, l’imam et un fidèle avaient essuyé plusieurs coups de feu devant la mosquée à Brest. De son lit à l’hôpital, l’imam a publié une vidéo sur sa chaîne YouTube.

 

Publié le 30 Juin 19 à 15:21
L'imam Rachid Eljay à l'hôpital de la Cavale-Blanche à Brest
L’imam Rachid Eljay à l’hôpital de la Cavale-Blanche à Brest (Capture d’écran © Pr Rachid Eljay chaine officielle 1 YouTube).

 

«Je vais mieux et je vous aime.» C’est le titre de la vidéo que l‘imam Rachid Eljay a publiée sur sa chaîne YouTube, samedi 29 juin. Soit deux jours après avoir été victime, avec un fidèle, d’une fusillade, devant la mosquée, 123 rue de Gouesnou dans le quartier de Pontanézen à Brest.

Lire aussi : Coups de feu devant la mosquée de Brest : le tireur est décédé

Allongé dans son lit, à l’hopital de la Cavale-Blanche à Brest, l’imam a voulu rassurer concernant son état de santé, remercier toutes les personnes qui sont intervenues ou qui ont apporté leur soutien et a dit, à la fin de la vidéo :

Nous ne répondrons jamais à la haine par la haine mais nous répondrons à la haine par la sagesse, le calme et l’intelligence.

«On fait confiance à la justice»

Préalablement, l’imam avait précisé  :

Pour ceux et celles, une minorité (mots prononcés en levant les yeux au plafond, NDLR) Dieu merci, qui ont utilisé cet événement pour avoir des pensées encore malsaine à travers certains articles, etc…, ou redéterré certains articles qui étaient passés, nous leur répondons simplement “Paix sur vous”, c’est triste, mais “Paix sur vous”.

Dans cette vidéo, Rachid Eljay dit aussi «La justice a pris le dossier sérieusement, l’enquête suit son cours. On fait confiance àla justice.»

Des nouvelles rassurantes

Une vidéo où il a donné des nouvelles rassurantes quant à son état de santé.

Que Dieu guérisse aussi le frère Osman, qui a aussi été blessé et qui s’est interposé entre moi et l’agresseur. Il a eu une balle au niveau de l’abdomen et de la cuisse aussi. Moi, j’ai reçu une balle au niveau de la main, une balle au niveau de la cuisse et une troisième balle au niveau du mollet.
Ça va bien, je sors du bloc opératoire, ça va bien, on vit cette épreuve de manière très apaisée.

Remerciements

Tout au long de son intervention, l’imam a remercié les personnes qui sont intervenues ou qui lui ont apporté leur soutien. Il a d’ailleurs débuté son propos par des remerciements :

Que la Paix soit avec vous. Je remercie sincèrement et chaleureusement toutes celles et ceux qui m’ont soutenu et qui me soutiennent à travers les réseaux sociaux, à travers les messages, à travers les vidéos, les personnes de confession musulmane ou n’étant pas de confession musulmane.

Il a ainsi cité les différents services de secours (pompiers, ambulanciers, services de sécurité) «pour leur intervention très rapide», les services hospitaliers, les voisins, le pharmacien qui leur ont prodigué les premiers soins, les jeunes du quartier «qui ont eu un comportement digne et qui sont restés auprès de nous», toute la communauté «musulmane et, je le répète, non musulmane», les fédérations, les conseils, les imams, les prédicateurs, les théologiens…

Cet élan de solidarité, de soutien, qui me rappelle qu’au fond de chacun d’entre nous se cache une part d’amour mutuel et, malheureusement, on a tendance à l’étouffer et c’est pour ça qu’il faut faire primer cet amour mutuel tout au long de l’année. En tout cas, vraiment sincèrement, merci à vous. Que Dieu vous préserve et vous bénisse pour votre soutien, ça me fait vraiment chaud au cœur et j’espère vous rencontrer prochainement.

Lire aussi : Coups de feu devant la mosquée de Brest : les motivations du tireur restent floues

 

Cyprien Luraghi connaît des magistrats…

Il l’a dit aujourd’hui même dans une discussion sur Twitter que je rapporte intégralement ci-dessous.

Voilà qui est très intéressant, parce que cela rejoint ce que je dis depuis longtemps pour m’en être rendue compte assez tôt : il est en contact direct avec les magistrats qu’il a CORROMPUS dès le début des années 2010 afin qu’ils prennent des décisions contraires aux lois de la République dans les affaires qui nous concernent.

Auparavant, il n’en connaissait pas.

A noter : sa copine Muriel Corre est déjà quasi convaincue de corruption mais n’a eu pour seule sanction qu’une mutation à Lorient en 2017.

 

Conversation

Cyprien Luraghi connaît des magistrats... dans AC ! Brest 90X_wZ6q_bigger
Julien Mucchielli
@JMucchielli
·

10h

C’est tout de même inouï que cet état de fait, l’indigence crasse de la justice, son budget riquiqui, soit devenu à ce point un thème habituel des débats de professionnels, sans qu’au niveau politique on se décide à la résoudre.
Citer le Tweet
 dans Attentats
Frédéric Lauféron
@Fred92140
· 11h
Il y a des constances dont on se passerait bien… @USM_magistrats
Image
90X_wZ6q_bigger dans Calomnie
Julien Mucchielli
@JMucchielli
·

11h

Franchement, amis greffiers, personnels de justice, magistrats, enfilez des gilets jaunes et relaxez tout le monde, ça va voir floue à l’Élysée.
wacpeS_-_bigger dans Corruption
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

4h

S’il n’y avait que ce que vous dites, qui est très vrai, mais il y a avant tout qu’il s’agit d’une justice de classe. Le gilet jaune serait irrémédiablement pollué s’il était porté par des magistrats.
7rp6x_xR_bigger dans Crime
Chris S.
@WannabeALawyer
·

3h

Les magistrats ne sont clairement pas ceux qui sont le plus éloignés des préoccupations des pauvres gens, comme vous semblez l’indiquer. Au contraire, ils y ont affaire au quotidien et connaissent probablement mieux ces problématiques que vous ne connaissez la justice.
wacpeS_-_bigger dans Folie
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

3h

Vous êtes de la partie et vous défendez votre partie. Seulement je suis totalement insensible à ces arguments, ressassés à l’envi et jusqu’à l’écœurement sur les réseaux. Nous ne sommes pas du même monde et ne le serons jamais.
7rp6x_xR_bigger dans LCR - NPA
Chris S.
@WannabeALawyer
·

3h

Vous êtes en plein rêve avec vos certitudes. Vous ne connaissez d’autre avocat ou magistrat que ceux que vous voyez à la télé. La fermeture d’esprit est patente.
wacpeS_-_bigger dans Le Post
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

2h

Pas du tout. Vous ne savez rien de moi. Primo je n’ai pas de télévision depuis au moins quarante ans et je connais et des magistrats et des avocats. En vrai, s’entend.
7rp6x_xR_bigger dans Luraghi
Chris S.
@WannabeALawyer
·

2h

Et les 3 ou 4 que vous connaissez représentent toute la profession, c’est ça ? Y a des fonctionnaires fainéants, tous le sont ? Des policiers ripoux, tous le sont ?
wacpeS_-_bigger dans NEMROD34
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

2h

Je n’aime pas quand quelqu’un me fait dire ce que je n’ai ni dit ni même pensé et c’est ce que vous faites. Je n’ai aucune estime − c’est peu de le dire − pour cette institution, c’est clair. C’est une justice de classe : c’est tout ce que je disais dans mon tweet initial.
7rp6x_xR_bigger dans Perversité
Chris S.
@WannabeALawyer
·

2h

Allez dire ça à Balkany.
  • wacpeS_-_bigger dans Politique
    Cyprien Luraghi
    @CyprienLuraghi
En réponse à

et

Bon écoutez : ça ne m’intéresse pas du tout de discuter avec vous. Donc je vous souhaite une bonne fin d’après-midi et adieu.
5:10 PM · 26 juin 2019 · Twitter Web Client

 

Attentat de Trèbes : cinq nouvelles gardes à vue…

… et toujours aucune pour les commanditaires de l’attentat, pourtant connus avant même la commission des faits…

Il y a aussi dans cette affaire une question à laquelle ne répond clairement aucune des informations rendues publiques jusqu’à ce jour : le boucher était-il spécialement recherché et visé ? Pourquoi le tueur est-il allé parler avec la boulangère avant de revenir vers les caisses et le tuer ? De quel genre d’assassinat s’agit-il réellement ?

Je suis quasi certaine qu’il était bien spécialement visé et tout aussi certaine de savoir pourquoi, mais bon… pour des individus tels, par exemple, les nuls en tout et néanmoins très ambitieux, férus de pouvoir, qui à Brest nous tiennent lieu de parquetiers ou juges d’instruction, une femme ingénieur n’a toujours pas la « crédibilité » d’une vraie prostituée…

 

https://actu.fr/occitanie/carcassonne_11069/attentat-trebes-coup-filet-raid-police-judiciaire-montpellier_25190988.html

Attentat de Trèbes : coup de filet du RAID et de la police judiciaire de Montpellier

 

Un coup de filet a été lancé à 6h ce mardi à Carcassonne et alentour par les policiers du SRPJ et du RAID de Montpellier, avec la SDAT, dans le cadre de l’attentat de Trèbes.

 

Publié le 25 Juin 19 à 8:43
Le Raid est intervenu

Le Raid est intervenu (©DGPN – SICOP)

 

INFO MÉTROPOLITAIN. Une importante opération de police est en cours à Carcassonne et alentour, dans l’Aude, dans le cadre de l’attentat de Trèbes. La sous-direction antiterroriste -SDAT- de la direction centrale de la police judiciaire descendue de Paris, des enquêteurs du Service régional de police judiciaire -SRPJ- de Montpellier et les policiers d’élite de l’antenne du RAID de Montpellier ont investi des appartements ciblés.

Il s’agit de proches de Redouane Lakdim, le terroriste abattu le 23 mars 2018 dans le Super U de Trèbes, qui ont été identifiés lors des investigations pointues et minutieuses qui se poursuivent depuis plus d’un an. Des perquisitions sont en cours. Cinq suspects âgés de 19 à 29 ans ont été placés en garde à vue.

Lire aussi : Attentat de Trèbes, un an après : l’hommage aux victimes d’Edouard Philippe et Nicole Belloubet

Quatre morts

Plus d’un an après les attentats de Trèbes et de Carcassonne, où quatre personnes ont perdu la vie, l’enquête se poursuit pour tenter d’identifier les soutiens de Redouane Lakdim, passé à l’acte le 23 mars 2018. Alors qu’un proche de l’auteur de l’attaque a été placé en garde à vue au début d’avril, avant d’être relâché, les investigations se portent une nouvelle fois sur son entourage.

La mère et les deux sœurs de l’assaillant avaient été placées en garde à vue, mardi 16 avril dernier par les policiers de la sous-direction antiterroriste, avant d’être finalement levées 48 heures plus tard, iAucune charge n’avait été retenue contre la mère de Redouane Lakdim et ses sœurs.

Déjà entendues au début de l’enquête, ces trois femmes, âgées de 47, 22 et 18 ans, vivaient avec le délinquant de 25 ans « fiché S » (pour sûreté de l’Etat).

Lire aussi : Attentats dans l’Aude : Jean, Hervé, Christian et Arnaud, qui sont les quatre victimes

 

Cinq mises en examen

Cinq personnes sont mises en examen, quatre hommes et une jeune femme, âgés de 19 à 24 ans, qui étaient tous des proches du terroriste. Des profils qui illustrent en creux un environnement de cité très radicalisé où la détention d’arme est monnaie courante : un champ de travail difficile pour les enquêteurs.

Douze mois après les faits, les éléments manquent encore pour étayer la façon dont Radouane Lakdim, 25 ans à l’époque, s’est procuré une arme de poing de calibre 7,65 mm, et identifier les personnalités qui ont clairement pu l’inciter à passer à l’acte.

Le jeune homme était suivi depuis 2013 par la direction générale de la sécurité intérieure, la DGSI. Ses amitiés étaient connues. Quelques jours avant son périple sanglant achevé par la prise d’otages du Super U de Trèbes – lors de laquelle il a trouvé la mort –, il avait reçu une convocation pour un entretien avec le service de renseignement. Mais ses préparatifs n’en demeurent pas moins obscurs.

Lire aussi : Attentats de Trèbes et Carcassonne : trois proches du terroriste arrêtés dans l’Aude et à Mayotte

Otages dans le Super U

Le 23 mars 2018, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme. Le djihadiste avait été ensuite tué par des membres de l’antenne du groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) de Toulouse.

Tombé en héros

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, officier adjoint commandement du groupement de gendarmerie départementale de l’Aude, avait succombé aux blessures par balle. Dépêché sur place dans le cadre du dispositif de gendarmerie, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame s’était volontairement substitué au dernier otage entre les mains du terroriste.

Grâce à son téléphone laissé ouvert, les forces d’intervention ont pu suivre l’évolution de la situation à l’intérieur du supermarché. Ce  23 mars 2018, à 14 h 25, après de nouveaux tirs, les militaires de l’antenne GIGN de Toulouse ont déclenché le plan d’assaut d’urgence. Touché par balle à trois reprises par le terroriste, le lieutenant-colonel Beltrame est décédé dans la nuit du 23 au 24 mars des suites de ses blessures, malgré l’intervention rapide des secours et sa prise en charge au centre hospitalier de Carcassonne.

Âgé de 44 ans, il était marié.. Depuis, plus de 200 villes en France ont baptisé des artères, places, squares etc. du nom de cet officier de gendarmerie.

De nombreuses villes en France ont baptisé des lieux en hommage à Arnaud Beltrame.

De nombreuses villes en France ont baptisé des lieux en hommage à Arnaud Beltrame. (©Archives La Gazette de la Manche / Actu.fr)

 

 

https://www.liberation.fr/france/2018/07/22/attentat-de-trebes-plus-beltrame-avancait-plus-je-sentais-lakdim-trembler_1668188

Attentat de Trèbes : «Plus Beltrame avançait, plus je sentais Lakdim trembler»

 

Par Willy Le Devin — 22 juillet 2018 à 21:16
Le Super U de Trèbes, le 27 mars, au lendemain de l’attentat. Photo Tien Tran

 

Quatre mois après l’attaque jihadiste qui a fait 4 morts dont un gendarmerie, dans l’Aude, «Libération» a eu accès au dossier, et notamment aux PV issus de la vidéosurveillance, qui éclairent les coulisses de l’assaut mené par le GIGN.

 

  • Attentat de Trèbes : «Plus Beltrame avançait, plus je sentais Lakdim trembler»

Il est 10 h 38, ce matin du 23 mars, lorsque la caméra numéro 40 du Super U de Trèbes filme l’arrivée d’une Opel Corsa blanche. Le véhicule roule à faible allure, avant de s’immobiliser sous un arbre touffu. Une minute plus tard, un homme vêtu d’un pantalon de treillis, d’une doudoune marron clair et d’un tee-shirt long à capuche bleu marine s’en extirpe. A petites foulées, il se précipite alors vers l’entrée du supermarché, et s’apprête à semer quatre heures et demie d’horreur.

Cet homme s’appelle Radouane Lakdim. Fiché S depuis l’été 2014, il ne semblait plus inquiéter la Direction générale de la sécurité intérieure, qui a plusieurs fois envisagé de cesser sa surveillance faute d’éléments probants. Pourtant, ce 23 mars, le Franco-Marocain a bel et bien commis l’une des attaques jihadistes les plus meurtrières de l’histoire du pays. Avant d’arriver au Super U de Trèbes, Lakdim a déjà abattu Jean Mazières, un viticulteur de 61 ans. Il a également tiré sur des policiers revenant d’un footing, appliquant à la lettre les préceptes de l’Etat islamique.

A l’intérieur du supermarché, il ne faut que vingt-six secondes à Radouane Lakdim pour faire une nouvelle victime. L’un des deux bouchers de l’enseigne, Christian Medvès, 50 ans, badine avec l’employée de la caisse numéro 6. Le terroriste, qui revient précipitamment du rayon boulangerie, fond dans son dos. Il ne s’aperçoit de rien. Bras tendu, il porte alors son arme à «bout touchant», à l’arrière de son crâne. Mais le coup ne part pas. Lakdim recharge. Devant l’effroi de la caissière, qui se dissimule sous le tapis roulant, Medvès se retourne légèrement. Cette fois, Lakdim fait feu, toujours à «bout touchant».

«Allumer une mèche»

Les clients du magasin comprennent alors qu’ils vivent une attaque terroriste. Dans le champ de la caméra numéro 29, Radouane Lakdim brandit son arme et invective la foule. Aussi hallucinant que cela puisse paraître, à quelques mètres de là, à hauteur de la caisse numéro 3, deux hommes continuent de déposer leurs articles sur le tapis roulant. Est-ce par tétanie qu’ils ne fuient pas ? Le PV issu de la vidéosurveillance ne laisse planer aucun doute quant à leur compréhension de la scène en cours : «Nous pouvons les voir accuser le coup de feu quand ils contractent tous les deux leurs épaules et s’affaissent légèrement.» A 10 h 40, Lakdim s’avance vers l’un d’eux, Hervé Sosna, maçon retraité de 65 ans. Une balle dans la tête, de nouveau à «bout touchant».

La suite se déroule dans le huis clos de la salle des coffres, un réduit un peu foutraque duquel Lakdim ne sortira pas vivant. Avant d’y pénétrer, le jihadiste lance une grenade artisanale en direction de l’îlot des caisses 1 et 2. Elle n’explosera jamais. Une fois à l’intérieur, il découvre que l’hôtesse d’accueil du magasin, Y., 39 ans, s’y est retranchée. D’un ton satisfait, Lakdim lui lance : «Ben tiens, voilà mon otage.»

Lors d’une incroyable audition, Y. met des mots précis sur ses cinquante-deux minutes de captivité : «Il avait l’air content de trouver son otage, assez vite il m’a dit qu’il ne me ferait rien, il m’a demandé de trouver un téléphone. J’ai pris celui qui se trouve derrière la pièce où je me trouvais. A sa demande, j’ai contacté la gendarmerie de Carcassonne. Il m’a dit de dire qu’il s’agissait d’une prise d’otage au supermarché de Trèbes, il m’a dit de dire que c’était pour les frères en Syrie.»

Au bout du fil, une voix de femme :

«La gendarmerie, j’écoute, bonjour…

- Oui, bonjour madame, je m’appelle Y., je travaille à Super U à Trèbes.

- Oui ?

- Et je suis actuellement, euh… prise en otage par un monsieur armé.»

L’enregistrement intégral de l’appel – qui, étrangement, n’est pas horodaté – permet de mesurer la détermination sans faille de Radouane Lakdim. Même s’il ne se saisit pas directement du combiné, les revendications du terroriste sont aisément audibles : «Allah fait de moi un martyr. Donne-moi un martyr, Allah. Donnez-moi un martyr […]. Moi, j’ai pas peur là. Moi, j’ai envie de mourir.» Y. l’interrompt : «Moi, je ne suis pas prête à ça.» «Mais moi j’suis prêt», vocifère le jihadiste.

Pour survivre, Y. tente de se montrer réceptive et compréhensive à l’égard de Lakdim. «Il m’a posé des questions, il m’a demandé mon âge, mes origines, si j’avais des enfants. J’ai compris avec ce qu’il me disait, qu’il faisait une distinction entre ceux qu’il allait abattre et ceux qu’il allait laisser en vie. Il m’a dit qu’il avait tué le client dans le magasin car il ne le prenait pas au sérieux. Donc je me suis concentré pour avoir une attitude pour conserver son respect. Je lui ai dit que je comprenais sa démarche à lui, j’ai gardé mon sang-froid. J’allais dans son sens dès qu’il me parlait.» En psychologie, ce procédé, qui consiste à faire preuve d’un intérêt et d’une certaine empathie vis-à-vis d’un agresseur, a un nom : l’écoute active. Et la technique fonctionne. Moins agressif, Radouane Lakdim explique à Y. «que sa démarche était juste d’allumer une mèche, de faire une petite action, pour donner envie à ses frères de faire des actes plus violents». Il aimerait par exemple «que ses frères lancent un camion sur le magasin».

La gendarmerie est toujours en ligne. Radouane Lakdim empoigne désormais de temps à autre le combiné, pour cracher sa propagande : «J’vais la faire à la Coulibaly, j’vais rejoindre mes frères, Mohammed Merah, Coulibaly, ils ont raison […], j’vois que les soldats français violent des enfants au Mali, après ils ont une relaxe, ça se fait ça ? [les faits concernaient la Centrafrique, un non-lieu a été prononcé le 11 janvier, ndlr] Plus tard, il reprend : «Je représente l’Etat islamique, vous voyez tous les bombardements que vous avez faits en Syrie, en Irak, au Mali, faut le payer, vous voyez. Là, j’ai un otage maintenant, je vais vous dire un truc. Je sais que vous allez pas vouloir, vous allez ramener Abdeslam Salah [seul survivant des commandos du 13 Novembre]. Je veux que vous le libériez, on fait un échange.»

Dehors, les gendarmes s’activent. Selon le rapport d’intervention du GIGN, que Libération a pu consulter, l’unité est prévenue à 10 h 56. Il est indiqué : «Devant la gravité des faits annoncés, le colonel Laurent P., commandant le GIGN, sollicite dès 10 h 58 auprès de la direction des opérations et de l’emploi de la DGGN, l’engagement du GIGN [basé à Versailles-Satory, près de Paris] et l’envoi immédiat de l’antenne GIGN de Toulouse.» Cette dernière, partie de la Ville rose par la route, est la première unité d’intervention à prendre position au Super U. Le rapport précise : «Douze personnels de l’antenne GIGN d’astreinte arrivent sur le site à 12 h 10. Dix-huit autres gendarmes supplémentaires de l’AGIGN rejoignent Trèbes ultérieurement.»

«Non, colonel, reculez !»

Entre-temps, l’un des personnages les plus célébrés de l’histoire récente est entré en scène : le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, 44 ans. A 11 h 21, la caméra numéro 32 filme l’entrée dans le magasin des premiers gendarmes à intervenir. Le PV issu des images de vidéosurveillance souligne : «La progression se fait par binômes, à la tête desquels se trouve le lieutenant-colonel Beltrame.» Un peu plus de trois minutes plus tard, à 11 h 24 et 40 secondes, la caméra 1 montre «le lieutenant-colonel Beltrame les deux bras en l’air, mains bien visibles au-dessus de la tête ; face au bas flanc de l’accueil, derrière lequel se trouve la salle des coffres et Lakdim. Immédiatement, une négociation s’engage entre les deux hommes. Nous voyons le lieutenant-colonel Beltrame agitant les deux mains vers le bas en signe d’apaisement à l’attention de Lakdim, puis vers ses effectifs ayant pris position derrière lui».

A cet instant, le destin du gendarme bascule. En prenant ses fonctions quelques heures plus tôt, Arnaud Beltrame était loin d’imaginer qu’il ferait face à «un soldat de l’Etat islamique» venu répandre la terreur dans cette petite ville de l’Aude. C’est seul que le lieutenant-colonel décide de négocier sa captivité contre celle de l’otage. A l’arrière, ses collègues du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie l’en dissuadent fortement. Certains s’écrient «non, colonel, reculez !» ou encore «vous n’avez pas de gilet pare-balles !». Mais sourd et déterminé, Arnaud Beltrame avance vers Radouane Lakdim. Une initiative qui le conduit tout droit vers la mort. Contactées par Libération, six sources familières de ce type d’intervention peinent à masquer leur embarras à l’évocation des faits. Si toutes rendent hommage à la bravoure d’Arnaud Beltrame, qui a payé de sa vie la libération de Y., elles insistent sur le caractère «cavalier» et «inconscient» de la manœuvre. En clair, Beltrame n’aurait jamais dû procéder ainsi. «Les situations de crise telles que les prises d’otage requièrent des protocoles d’intervention des plus rigoureux. Les effectifs sont déployés selon des plans adaptés à la typicité des lieux, ainsi qu’au profil de l’assaillant. Ces schémas complexes sont le fruit d’une élaboration hiérarchique collective, dont l’objectif est d’aboutir à une libération avec le moins de dommages possibles. Arnaud Beltrame est un héros, cela ne fait aucun doute, mais il n’a pas agi selon les règles enseignées. Il les connaissait pourtant parfaitement», regrette, très ému, un gradé de la gendarmerie.

«Là, j’ai vraiment eu peur»

Dans la salle des coffres, Lakdim, qui craint d’être abattu lors de la progression de Beltrame, tient désormais Y. en joue. Lors de son audition, elle raconte : il «a menacé de m’abattre et une minute après il est entré en négociation avec un gendarme [Beltrame, ndlr]. Le gendarme lui demandait exactement ce qu’il voulait mais il n’avait pas grand-chose à demander car je pense qu’il savait comment ça finirait […]. L’auteur m’a mis le canon de son arme sur la tempe, plus précisément derrière l’oreille […]. Plus [Beltrame] avançait, plus [Lakdim] tremblait. Là, j’ai vraiment eu peur. Il a demandé au gendarme d’enlever son arme, ce qu’il a fait en la posant sur la table de l’accueil […]. Quand le gendarme s’est retrouvé avec nous à l’accueil, [Lakdim] a demandé son arme. Le gendarme a fait demi-tour, a pris son arme, a enlevé le chargeur, il l’a fait glisser au sol vers nous. Le gars [Lakdim] a vu tout de suite qu’il n’y avait pas le chargeur avec. Il lui a demandé le chargeur. Du coup, le gendarme s’est exécuté, et il a fait passer l’arme au sol. Là, [Lakdim] a ramassé le chargeur et l’arme […]. Il a mis le chargeur dans l’arme. Le gendarme était avec nous dans la pièce. Je lui ai dit « ok, je vais sortir doucement ». Pendant que je m’éloignais, le gendarme a pris ma place». A 11 h 32 et 37 secondes, la caméra 3 filme Y. en train de prendre la fuite en courant. «A compter de cette heure, révèle le PV issu de la vidéosurveillance, l’action est figée dans la salle des coffres. Aucun mouvement n’est détecté par la caméra 3 ou la caméra 1 ; c’est-à-dire que nous n’avons aucun élément sur le huis clos qui s’est déroulé entre le lieutenant-colonel Beltrame et Lakdim.»

Pour comprendre la suite des événements, il faut donc s’en remettre au rapport d’intervention sibyllin du GIGN. En préambule, le document indique que 24 personnels du GIGN décollent à 12 heures, en hélicoptères, de l’aéroport de Villacoublay (Yvelines). Dix minutes plus tard, leurs collègues partis de Toulouse arriveront sur site. Durant toute la durée du vol, les liaisons téléphoniques seront conservées. Le rapport insiste sur un autre point essentiel : le terroriste dispose désormais d’une arme supplémentaire, le pistolet automatique de dotation d’Arnaud Beltrame, garni d’un chargeur de 15 cartouches.

A 12 h 25, un tireur d’élite de l’antenne de Toulouse se positionne face à la porte de l’accueil du Super U, à une distance de trente mètres. Une escouade de cinq gendarmes s’installe également près de l’accueil, pour intervenir en cas urgence. A 12 h 45, Arnaud Beltrame contacte le commandant de groupement. Ce dernier fait savoir au GIGN par téléphone que Radouane Lakdim exige une nouvelle fois la libération de Salah Abdeslam, faute de quoi il fera sauter ses grenades. Nouveau rebondissement à 13 h 10, le jihadiste apparaît dans l’encadrement de la porte de la salle des coffres, légèrement entrouverte. Arnaud Beltrame lui sert de bouclier humain, empêchant le tireur d’élite d’ouvrir le feu. Mais la porte se referme brutalement. Parallèlement, les gendarmes font sonner différents téléphones dans l’espoir d’entamer une négociation. A 13 h 30, le rapport d’intervention du GIGN mentionne : «L’utilisation d’un moyen d’acquisition du son à travers les murs permet d’entendre T. [Radouane Lakdim, ndlr] prier.»

Une dizaine de minutes plus tard, le terroriste s’irrite. Par la voix d’Arnaud Beltrame, il exige qu’on lui remette un chargeur de téléphone sur le comptoir de l’accueil. Le lieutenant-colonel réapparaît dans l’encadrement de la porte de la salle des coffres, et fait «ok» avec sa main. Il annonce en outre que Lakdim dispose de deux armes à feu et d’une grenade. A ce moment précis, un dilemme naît dans l’esprit des gendarmes. L’antenne GIGN de Toulouse intervient-elle seule ? Ou attend-elle le contingent d’Ile-de-France ? A 14 heures, un compromis est adopté. Le commandant du GIGN donne les directives suivantes : «Jouer la fourniture du chargeur sans attendre si le terroriste s’énerve. Etre en mesure de déclencher un plan d’assaut d’urgence en cas de brusque dégradation de la situation à l’intérieur de la pièce.» A 14 h 08, Beltrame récupère un téléphone – probablement le sien – sur le comptoir de l’accueil.

Depuis le PC arrière de Versailles-Satory, les négociateurs s’activent pour nouer une liaison téléphonique avec Radouane Lakdim. Après de multiples essais infructueux sur les lignes fixes du Super U, une communication s’engage, à 14 h 13, sur le portable d’Arnaud Beltrame. Le lieutenant-colonel demande à Lakdim s’il peut mettre le haut-parleur. Le terroriste accepte :

«Bonjour Radouane, c’est le négociateur du GIGN.

- Oui, alors j’ai demandé qu’on fasse un échange, le lieutenant-colonel gendarme contre Salah Abdeslam, Fleury-Mérogis.

- Oui, c’est ce que vous souhaitez ça, c’est exact ?

- Vous serez pas capables alors d’échanger un de vos membres contre un de mes membres ?

- Ben, Radouane, vous savez très bien que ça ne se fait pas comme ça, non…»

«Attaque… assaut, assaut»

Une bonne minute passe. Le négociateur évoque la présence de la mère de Radouane Lakdim à son côté quand, soudain, Arnaud Beltrame hurle : «Attaque… assaut, assaut.» Il est 14 h 16.

La suite s’avère relativement confuse. Au téléphone, le négociateur ne semble pas percevoir immédiatement que la situation lui échappe. Il s’égosille, malgré «des bruits de lutte et de cris» (audibles grâce au haut-parleur) : «Vous m’entendez ? Arnaud, vous êtes là ? Radouane, tu m’entends ?» Ses appels désespérés, entrecoupés de «bruits de râle», durent plusieurs minutes. Dehors non plus les effectifs ne semblent pas réagir dans la seconde. Le contingent du GIGN parisien est sur le site depuis à peine une minute lorsque Beltrame s’époumone «attaque… assaut, assaut». Faute de temps pour se coordonner, seuls les gendarmes de l’antenne toulousaine investissent le Super U. A la lecture du dossier, il s’avère très compliqué de connaître le laps de temps précis entre les cris d’Arnaud Beltrame et l’arrivée des gendarmes d’élite dans la salle des coffres. Etrangement, le rapport du GIGN ne donne jamais cette indication. Le PV issu de la vidéosurveillance livre cependant un indice : à 14 h 24 et 30 secondes, la caméra 32 filme l’arrivée des effectifs. Soit donc 8 minutes et 30 secondes après les premiers cris du lieutenant-colonel, une éternité.

Lorsque les hommes du GIGN pénètrent dans la salle des coffres, Radouane Lakdim est assis, dos à la porte. Arnaud Beltrame, porteur de plusieurs impacts de balles et tailladé au niveau du cou, est allongé sur lui, inanimé. Le terroriste crie «allah akbar», tente de se redresser. Mais il est finalement abattu. A 14 h 28, l’assaut est terminé et les premiers soins d’urgence sont apportés au lieutenant-colonel. Ils ne permettront pas de le sauver.

Willy Le Devin

Attentat de Magnanville : trois nouvelles gardes à vue…

… mais toujours pas dans l’Hérault, où réside un des commanditaires de l’attentat, probablement celui qui en a désigné les cibles…

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/25/attentat-de-magnanville-trois-hommes-places-en-garde-a-vue_5481236_3224.html

Attentat de Magnanville : trois hommes placés en garde à vue

 

Ces trois suspects, âgés de 32, 34 et 36 ans, appartiennent à l’entourage du tueur et de l’homme soupçonné d’avoir été un complice. Les enquêteurs tentent de déterminer comment il a choisi ses victimes et localisé leur adresse.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 13h05, mis à jour à 13h11

Temps de Lecture 1 min.

 

Hommage aux policiers assassinés le 13 juin 2016 à Magnanville (Yvelines).
Hommage aux policiers assassinés le 13 juin 2016 à Magnanville (Yvelines). DOMINIQUE FAGET / AFP

 

Trois hommes ont été interpellés et placés en garde à vue, mardi 25 juin au matin, dans l’enquête sur l’assassinat, par un djihadiste, d’un commissaire adjoint et de sa compagne en juin 2016 à Magnanville (Yvelines), a-t-on appris de source judiciaire.

Ces trois suspects, âgés de 32, 34 et 36 ans, appartiennent à l’entourage du tueur, Larossi Abballa, et de l’homme soupçonné d’avoir été un complice, Mohamed Aberouz. Ils résident eux aussi dans les Yvelines, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien. Ce coup de filet s’inscrit dans les recherches des enquêteurs qui tentent depuis trois ans de déterminer comment Larossi Abballa a choisi ses victimes et localisé leur adresse.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Magnanville : Larossi Abballa, histoire d’une haine « anti-police »

 

Trois hommes mis en examen dans cette affaire

Le 13 juin 2016, ce jeune homme de 25 ans avait assassiné le couple à son domicile, à coups de couteau, sous les yeux de son fils de 3 ans. Il avait ensuite été abattu par les forces de l’ordre après avoir revendiqué son acte au nom de l’organisation Etat islamique (EI).

Trois suspects sont déjà mis en examen dans cette affaire. Condamnés en 2013 aux côtés d’Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au djihad, Charaf Din Aberouz et Saad Rajraji sont soupçonnés d’avoir pu lui apporter un soutien logistique. Mais les enquêteurs n’ont pas retenu leur complicité directe dans l’attaque et ils ont été relâchés sous contrôle judiciaire. En revanche, ils pensent avoir identifié un possible « deuxième homme » : Mohamed Aberouz, 24 ans. Ce frère cadet de Charaf Din Aberouz, dont l’ADN a été trouvé sur les lieux du crime, a été mis en examen pour « complicité d’assassinats terroristes » en décembre 2017 et incarcéré.

L’an passé, six personnes, dont une policière, avaient été placées en garde à vue dans le cadre des investigations sur la possible fuite ayant conduit à la localisation des victimes par le tueur. Toutes avaient été relâchées, sans faire l’objet de poursuites.

 

Jean-Luc Mélenchon : des votes toujours défavorables…

… en dépit de l’intervention massive de ses supporters pour les relever quand les résultats sont trop mauvais (cas du sondage de Valeurs Actuelles il y a quelques jours).

Et l’avenir ne s’annonce pas rose…

 

https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/06/23/est-ce-le-role-de-melenchon-d-aller-rencontrer-les-salaries-de-general-electric-a-belfort

Vous pensez à 64% que rencontrer les salariés de General Electric ne relève pas du rôle de Mélenchon

 

Photo AFP /Sébastien BOZON
Photo AFP /Sébastien BOZON

 

Pensez-vous que le député des Bouches-du-Rhône est dans son rôle en allant rencontrer les salariés de General Electric à Belfort ? C’est la question que nous vous avons posé ce matin. Après 2045 votes, près de 64% des participants pensent que ce n’est pas le rôle de Jean-Luc Mélenchon d’aller à la rencontre des salariés de GE. Vous ne pouvez plus voter, mais tous les commentaires sont à lire ci-dessous.

 

Vous avez déjà voté.

Oui – 43 %

Non – 57 %

Total des votes : 2693

 

https://www.valeursactuelles.com/politique/sondage-jean-luc-melenchon-doit-il-quitter-la-france-insoumise-107949

[Sondage] Jean-Luc Mélenchon doit-il quitter la France insoumise ?

 

Par

/ Mercredi 12 juin 2019 à 15:51 5

Jean-Luc Mélenchon : des votes toujours défavorables... dans AC ! Brest

Jean-Luc Mélenchon, au soir des élections européennes. Le verdict des urnes est très dur pour son parti. Photo © NICOLAS MESSYASZ/SIPA

 

Assommé par son score aux européennes, de plus en plus contesté en interne, le leader de La France insoumise, envisage de prendre du recul.

Rien ne va plus chez La France insoumise. Fort des 19,6 % rassemblés au premier tour de l’élection présidentielle, le parti de Jean-Luc Mélenchon s’imaginait comme l’un des principaux opposants à la politique d’Emmanuel Macron. Le réveil a été brutal : avec 6,31 % des voix aux européennes, la liste LFI emmenée par Manon Aubry a réalisé un score à peine supérieur à celui des socialistes, qui lui permet tout juste d’envoyer des députés au Parlement européen.

« désaccords et alertes » sur la ligne politique

Depuis, rien ne va plus. Les désertions s’enchaînent : après le départ d’Andréa Kotarac, membre de l’équipe de Jean-Luc Mélenchon en 2017, qui avait annoncé pendant la campagne qu’il quittait le navire et appelait à voter Marine Le Pen, après celui de Thomas Guénolé, intellectuel et figure importante du parti, Charlotte Girard, ex-coordinatrice du programme de LFI, a claqué la porte à son tour ce week-end.

 

Dans le même temps, les critiques sont de plus en plus nombreuses en interne. Au lendemain de la défaite, la députée de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain estimait que la « ligne politique » insoumise était en cause, tout en pointant le manque de démocratie en interne : « J’ai posé la question du pluralisme et de la démocratie interne il y a plus d’un an. Cela avait été très fraîchement accueilli à l’époque. On nous avait promis des changements à l’été, un meilleur fonctionnement de l’espace politique… Mais rien n’a été fait en ce sens », expliquait-elle dans les colonnes de L’Obs. Depuis, d’autres sont montés au créneau, comme Manon Le Breton, candidate sur la liste européenne, qui a regretté dans un tweet « les désaccords et alertes que j’ai exprimés en interne quant à la ligne adoptée ».

Jusqu’à présent, Jean-Luc Mélenchon a préféré garder le silence. Dans un billet paru sur son blog au lendemain de l’élection, il expliquait vouloir se prononcer sur « une suite pour notre chemin » après le 6 juin. « Et je dirai ce qu’il en sera pour moi », ajoutait-il encore, cryptique. Une semaine après la date fatidique, le silence est toujours de mise. Ce qui ne manque pas d’inquiéter son entourage. « Je ne sais pas ce qu’il va faire. Sa première tentation c’est de prendre du recul, comme il l’a annoncé. Mais jusqu’où ? Je n’en sais rien. Oui, Il pourrait jeter l’éponge », confie ainsi un proche à franceinfo, sous couvert d’anonymat. Pensez-vous que Jean-Luc Mélenchon doive se mettre en retrait de son parti ?

 

Jean-Luc Mélenchon doit-il quitter La France insoumise ?
Non
58%
1548 votes
Votre vote
Oui
42%
1132 votes
Total2679

 

https://www.valeursactuelles.com/politique/en-2022-61-des-electeurs-de-melenchon-pourraient-voter-le-pen-au-second-tour-107643

En 2022, 61% des électeurs de Mélenchon pourraient voter Le Pen au second tour

 

Par

/ Dimanche 2 juin 2019 à 17:17 9

 dans Attentats

Marine Le Pen. Photo © Jacques Witt/SIPA

 

Selon un sondage, une majorité d’entre eux se rabattraient vers Marine Le Pen en cas de duel avec Emmanuel Macron.

Une semaine après les élections européenne, un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud-Radio se projette déjà sur la prochaine élection présidentielle, dans trois ans. Selon ces résultats, Emmanuel Macron et Marine Le Pen arriveraient logiquement en tête au premier tour, et les voix de LFI se reporteraient majoritairement vers Marine Le Pen au second tour, lui permettant d’atteindre 43% des suffrages, contre 57% pour l’actuel président.

LREM et le RN en tête du premier tour, LR distancés

Si l’élection présidentielle devait avoir lieu dimanche prochain, Emmanuel Macron récolterait 30% des suffrages au premier tour, contre 28% pour Marine Le Pen. Loin, très loin devant Yannick Jadot, qui émargerait à 12%, Jean-Luc Mélenchon à 9% et Laurent Wauquiez, à seulement 8%. A eux deux, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se partageraient donc 58% des voix, contre 45% en 2017. Dans le détail, le sondage montre que le chef de l’Etat retrouverait les trois quarts de son électorat de 2017, mais aussi 40% des électeurs de François Fillon. Ainsi Emmanuel Macron ferait un bond de six points par rapport à 2017, contre sept points pour Marine Le Pen.

 

Vers un deuxième tour record pour le RN ?

Dans le cas d’un second tour Emmanuel Macron/Marine Le Pen, l’actuel président de la République serait réélu avec 57% des voix, mais il perdrait du terrain par rapport à 2017, où il avait été élu par 66% des voix. Au contraire Marine Le Pen, même battue, obtiendrait un score inédit de 43%, contre 34% en 2017. Ce haut score, la présidente du RN le devrait en partie… à La France insoumise, selon le JDD. En effet, toujours selon le sondage, 61% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon donneraient leur vote à Marine Le Pen en cas de deuxième tour contre Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon retomberait d’ailleurs à son socle minimum lors du premier tour de l’élection présidentielle, avec seulement 9% des suffrages contre 19,58% en 2017, selon les résultats. Il ferait en effet les frais de la défection de ses électeurs, qui seraient 26% à se tourner vers Yannick Jadot.

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Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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