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Torture en Algérie : douleurs et polémiques sont encore vives

L’armée craint d’être mise en accusation dans son ensemble à la suite de la reconnaissance d’une forme de responsabilité de l’Etat dans la disparition de Maurice Audin.

Quant aux anciens combattants, pour certains d’entre eux, c’est encore pire : hors d’eux, ils accusent le président de la République de donner raison à un traître.

Dans ces conditions, je me dois de rappeler qu’à l’instar de nombreux collègues ingénieurs d’études en informatique qui pour beaucoup, torturés à mort ou assassinés, ne sont plus là pour témoigner, je suis moi-même torturée depuis près de trois décennies pour avoir, non pas trahi mon pays, mais au contraire refusé de le trahir au profit de mes anciens employeurs harceleurs, des patrons voyous d’origine étrangère. J’ai fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat. Mes proches sont eux aussi tous attaqués et certains en sont bien morts. Ils ont été assassinés sur ordre de mes anciens employeurs harceleurs ou de leurs complices fonctionnaires CORROMPUS ne cherchant ainsi qu’à m’isoler et me rendre plus vulnérable à toutes leurs attaques, incessantes, constamment renouvelées depuis près de 30 ans.

Or, que fait la « justice » française ? Lorsqu’elle décide d’agir, elle ne s’attaque toujours qu’aux victimes toujours en vie de ces criminels, avec pour but ultime de les faire taire par assassinat.

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/09/13/torture-en-algerie-les-militaires-francais-d-aujourd-hui-redoutent-l-amalgame_5354510_823448.html

Torture en Algérie : les militaires français d’aujourd’hui redoutent l’amalgame

 

Malgré les précautions de l’exécutif, qui accuse aussi les gouvernements de l’époque, l’armée craint d’être mise en accusation dans son ensemble.

LE MONDE | 13.09.2018 à 12h13 • Mis à jour le 13.09.2018 à 12h16 | Par Nathalie Guibert

 

Le président français, Emmanuel Macron, lors d’un discours en hommage aux forces armées au ministère de la défense, le 13 juillet 2017.

 

En assumant de relancer un débat sur le comportement des militaires français dans les opérations de la guerre d’Algérie, Emmanuel Macron va-t-il susciter une nouvelle incompréhension dans les armées ? Enoncée jeudi 13 septembre, la « reconnaissance au nom de la République française que Maurice Audin a été torturé » et que le jeune assistant de mathématiques de la fac d’Alger a été exécuté « par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile » en 1957 est un acte historique.

Les mots du président ont été préparés avec les autorités du ministère des armées. Ils sont inscrits dans un cadre précis : c’est « un système » dont des gouvernements ont eu la responsabilité politique avec le « fondement légal » des pouvoirs spéciaux, qui a formé « le terreau malheureux d’actes parfois terribles, dont la torture ». La délégation de pouvoirs de police à l’armée est en cause, et non une responsabilité générale des militaires, affirme l’Elysée. Dans cette guerre qui a tué 450 000 Algériens et 30 000 soldats français (en mobilisant 1,3 million d’appelés), les crimes de certains ne peuvent peser sur la conscience de tous les autres, insiste le chef de l’Etat : « Il en va de l’honneur de tous les militaires morts pour la France (…) dans ce conflit. »

En somme, les sources de l’exécutif soulignent que l’affaire Audin ne saurait concerner l’armée d’aujourd’hui et que cette reconnaissance symbolique ne relève d’aucune volonté de lui faire un procès. Mais certains militaires jugent la polémique inévitable. Une telle annonce ne peut, disent-ils, qu’être mal vécue par les anciens qui, dans leur majorité, n’ont rien vu de la torture. Et la clôture du cas Audin, tant attendue par la famille, risque par amalgame d’avoir un impact négatif sur l’image actuelle de l’institution.

« Il ne faudrait pas qu’en revenant sur des affaires très anciennes on entache la réputation d’une armée qui depuis vingt…

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Le président français, Emmanuel Macron, lors d’un discours en hommage aux forces armées au ministère de la défense, le 13 juillet 2017.

Torture en Algérie : les militaires français d’aujourd’hui redoutent l’amalgame

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https://www.midilibre.fr/2018/09/13/algerie-macron-donne-raison-a-un-traitre-selon-le-montpellierain-alain-jamet,4696342.php

Algérie : « Macron donne raison à un traître », selon le Montpelliérain Alain Jamet

  • Alain Jamet est un ami de Jean-Marie Le Pen.

    Alain Jamet est un ami de Jean-Marie Le Pen. P. SA.
Publié le 13/09/2018 à 10:57 / Modifié le 13/09/2018 à 14:11

 

Le Montpelliérain, compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, refuse d’utiliser le terme de torture, alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans la disparition du militant Maurice Audin en 1957 et plus globalement sur les faits de torture. Entretien.

Le président de la République s’apprêterait à reconnaître la torture en Algérie comme « un système légalement constitué ». Qu’en pensez-vous ?Je suis hors de moi, en parlant modérément. Ce n’est pas la première fois. C’est une récidive. En voyage en Algérie, il avait dit que la France était coupable de crimes contre l’humanité. Et maintenant il donne raison à un traître à son pays, Maurice Audin. Il reçoit sa veuve et c’est une façon de reconnaître la faute de la France alors qu’elle était en guerre contre des gens qui posaient des bombes et qui faisaient du terrorisme. C’est incroyable de la part d’un président de la République.Quel est votre regard sur la question de la torture ?

Je n’ai jamais participé ou assisté à une séance de torture. Je sais par contre que nos adversaires du FLN la pratiquaient couramment.Mais vous convenez tout de même que la torture a existé du côté de l’armée française ?

Absolument pas. Le général Massu avait parlé d’interrogatoires un peu poussés pour obtenir des renseignements sur les poseurs de bombe.

Quelle différence entre torture et interrogatoires poussés ?

Nos adversaires appelleront ça d’un autre nom. Moi je suis du côté de l’armée française et de la défense de notre pays.

Votre ami Jean-Marie Le Pen, présent comme vous en Algérie, a souvent été accusé d’actes de torture…

Il s’est expliqué. D’abord il n’est pour rien dans l’affaire Audin. Il a lui même dit qu’il ne l’a jamais pratiquée. Il a toujours répondu comme je le fais : interrogatoires musclés pour empêcher que des bombes explosent.

Que pensez-vous de l’ouverture annoncée des archives de l’Etat sur la question des disparus en Algérie ?

Les disparus qui ont été enlevés par le FLN ?

Tous les disparus…

Plusieurs milliers ont été enlevés, prostitués ou tués par le FLN le 5 juillet 1962. Je suis d’accord pour qu’on ouvre ces archives.

Dans les deux camps…

Je ne suis pas dans l’autre camp, comme vous l’avez bien saisi.

Vous avez perdu un bras en Algérie. Dans quelles conditions ?

En débusquant un rassemblement de rebelles dans une grotte dans les Aurès. Ils ont attendu que je sois à cinquante centimètres d’eux et ils m’ont tiré dessus à bout portant. Comme j’étais gaucher, j’avançais le bras. Ils n’ont pas eu le coeur, ils ont eu le bras.

RECUEILLI PAR ARNAUD BOUCOMONT

 

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Disparition de Maurice Audin, arrêté et torturé en 1957 : Emmanuel Macron reconnaît une forme de responsabilité de l’Etat

Et pour les innombrables ingénieurs et autres salariés torturés à mort par des patrons voyous ou leurs complices fonctionnaires CORROMPUS, la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat interviendra-t-elle un jour ?

La torture à mort ou suivie d’assassinat de ces honnêtes travailleurs et citoyens n’est peut-être le fait, pour chacun d’entre eux, que de quelques criminels, mais elle est permise par un Etat dans l’incapacité absolue d’empêcher de nuire ses fonctionnaires CORROMPUS, aucun gouvernement n’ayant jamais tenté de remédier à ce problème qui reste largement nié par toute la classe politique française.

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/algerie/info-france-inter-emmanuel-macron-va-reconnaitre-une-forme-de-responsabilite-de-l-etat-dans-la-torture-pendant-la-guerre-d-algerie-un-systeme-legalement-institue_2938275.html

Guerre d’Algérie : Emmanuel Macron reconnaît une forme de responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin, torturé par des militaires français

 

Emmanuel Macron va faire un déplacement symbolique chez Josette Audin. Son mari a été torturé et tué pendant la guerre d’Algérie. Le chef de l’État va annoncer sa décision d’ouvrir toutes les archives liées aux disparus de la guerre d’Algérie.

 

Photo non datée de Maurice Audin, disparu en 1957.

Photo non datée de Maurice Audin, disparu en 1957. (AFP)

Le chef de l’État va se rendre jeudi 13 septembre chez Josette Audin, la veuve de Maurice Audin, disparu en juin 1957 à Alger, après avoir été arrêté et torturé par des parachutistes du général Massu.

Un « système légalement institué »

C’est l’occasion pour Emmanuel Macron de reconnaître une forme de responsabilité de l’État dans l’utilisation de la torture pendant la guerre d’Algérie à travers l’existence d’un « système légalement institué »,  révèle France Inter, jeudi.

Le président de la République va annoncer sa décision d’ouvrir toutes les archives nationales pour qu’enfin on sache ce qui est arrivé exactement au mari de Josette Audin, mathématicien, membre du Parti communiste et militant anticolonialiste, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

Selon l’Elysée, « Emmanuel Macron a décidé qu’il était temps que la Nation accomplisse un travail de vérité » sur la disparition de Maurice Audin. Si sa mort est « en dernier ressort, le fait de quelques-uns », elle a été rendue possible par un  »système légalement institué » appelé « arrestation-détention » qui « autorise les forces de l’ordre à arrêter, détenir et interroger tout ‘suspect’ ». Les pouvoirs spéciaux accordés à l’armée ont été « le terreau malheureux d’actes parfois terribles, dont la torture ». 

Les archives sur les disparus rendues publiques

Emmanuel Macron va également demander que toutes les archives de l’État qui concernent les disparus de la guerre d’Algérie puissent être librement consultées, et pas seulement celles de la défense.

Enfin, il appelle toutes les personnes qui ont pu connaître les circonstances de la mort de Maurice Audin à s’exprimer librement au nom du devoir de vérité.

Certaines associations d’anciens combattants ne vont guère apprécier cette démarche mais « on assume », glisse l’entourage d’Emmanuel Macron. Quant à la date choisie pour cette reconnaissance du crime contre Maurice Audin militant communiste, à la veille de la Fête de l’Humanité, le choix est là aussi très symbolique.

 

Assassinats ou attentat de Trappes : une revendication opportuniste de l’Etat islamique ?

Quoique plusieurs éléments tendent à accréditer l’hypothèse d’un acte terroriste, les autorités n’ont pour l’heure pas retenu cette qualification pour les faits qui se sont produits à Trappes jeudi.

La revendication rapidement publiée par l’Etat islamique est jugée opportuniste.

Et l’auteur des faits est dit « déséquilibré ».

Son acte relèverait de la psychiatrie, tout comme l’attentat commis à Nice le 14 juillet 2016 par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui lui serait passé à travers les mailles du filet en dépit de multiples alertes.

Concernant ce dernier, il faut d’abord rappeler que la tuerie dont il est l’auteur est bien traitée depuis le début comme un acte terroriste.

Par ailleurs, son profil psychologique est celui d’un psychopathe, d’un pervers, d’un sadique qui jouit, est heureux et « rit » des souffrances qu’il inflige à ses victimes ou des crimes qu’il s’apprête à commettre, exactement comme tout autre « déconnologue ».

A aucun moment il n’apparaît « en souffrance », ce qui est théoriquement la condition sine qua non pour une prise en charge psychiatrique.

Combien de fois faudra-t-il le répéter ? Les pervers n’intéressent pas les psychiatres, ils n’en veulent pas comme patients, n’ayant dans leur cas aucune maladie mentale à traiter. Ce sont leurs victimes qui emplissent les hôpitaux psychiatriques, parfois à leur demande parce qu’elles estiment en avoir besoin, et le plus souvent pour prévenir ou « guérir » tout dépôt de plainte de leur part, car il ne s’agirait pas de tarir la source de la clientèle de toute l’industrie psychiatrique en mettant hors d’état de nuire violeurs, pédophiles et autres dangereux psychopathes – c’est bien ainsi que le psychiatre hospitalier conçoit son rôle « social ».

Enfin, même si les autorités judiciaires françaises éprouveraient des difficultés à établir la relation de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avec l’Etat islamique, il n’en reste pas moins qu’il est issu d’une famille notoirement connue comme islamiste.

Pour ma part, je rapprocherais davantage l’attaque de Trappes de celle commise en Isère par Yassin Salhi au mois de juin 2015 : ayant d’abord tué son patron qui l’avait réprimandé deux jours plus tôt, il s’était ensuite livré à une mise en scène macabre et avait provoqué une explosion avant d’être maîtrisé par des pompiers auxquels il avait lancé : « Allah Akbar ».

Cet attentat « correspond très exactement aux mots d’ordre de Daech », avait alors estimé le procureur de Paris, François Molins, notamment par la volonté de Salhi de « donner à son acte une publicité maximale ».

Egalement, je la rapprocherais volontiers de l’attaque du Marché de Noël de Nantes du 22 décembre 2014, même si celle-ci n’avait pas été qualifiée d’attentat terroriste, quoique des témoins eurent bien rapporté avoir entendu crier « Allah Akbar » et que le Marché de Noël de Strasbourg fût déjà la cible d’un projet d’attentat islamiste au mois de décembre 2000.

Dans ces trois cas, le passage à l’acte est directement lié à des difficultés avec des proches ou des personnes de l’entourage : la mère et les soeurs pour une question d’héritage à la suite du décès de son père pour l’assassin de Trappes, deux d’entre elles étant d’ailleurs ses premières victimes, le patron assassiné pour le second, et toute sa famille pour le troisième, selon ses écrits.

Cependant, l’ombre de commanditaires ou de tiers manipulateurs est aussi toujours présente dans tous ces cas : amis ou idoles islamistes pour les uns ou « professeur » pour l’assaillant de Nantes, qui tel Yassin Salhi le mardi 22 décembre 2015 sera retrouvé pendu aux barreaux de sa cellule le mercredi 13 avril 2016.

Mes lecteurs les plus assidus savent auxquels je pense en priorité, je les ai déjà désignés à plusieurs reprises, et cette nouvelle attaque me semble bien encore porter leur marque.

En effet, depuis que je me suis remise à publier quelque peu, leur « Konducator » à la « vigueur masculine retrouvée » du 3 juin 2018 voit de nouveau son membre se ratatiner jour après jour.

Or, ce sont bien des femmes qui ont spécifiquement été visées ce 23 août 2018 à Trappes au lendemain du message du chef de l’Etat islamique signifiant qu’il sortait lui aussi de sa torpeur estivale pour faire sa rentrée.

 

 

http://www.liberation.fr/france/2018/08/23/drame-de-trappes-etat-islamique-l-etat-sceptique_1674188

Drame de Trappes : Etat islamique ? L’Etat sceptique

 

Par Pierre Alonso et Ismaël Halissat — 23 août 2018 à 21:16
 
Des policiers près de la rue Camille-Claudel, à Trappes, où Kamel S. 36 ans, a tué sa mère et sa sœur jeudi. Photo Denis Allard

 

Jeudi dans les Yvelines, un homme fiché par le ministère a tué sa mère et sa sœur et gravement blessé une passante. L’EI a une fois de plus revendiqué l’attaque. Mais le ministre de l’Intérieur souligne un profil de «déséquilibré» et les autorités n’ont pas confié l’enquête au parquet antiterroriste.

 

  • Drame de Trappes : Etat islamique ? L’Etat sceptique

L’Etat islamique a-t-il revendiqué un simple différend familial macabre ? Jeudi, un homme a tué avec un couteau sa mère et sa sœur et blessé gravement une troisième personne, à Trappes (Yvelines), avant d’être abattu par la police. Moins de deux heures après les faits, l’organisation terroriste publiait un communiqué sans ambiguïté : «Un soldat de l’Etat islamique a perpétré l’attaque en réponse à l’appel à cibler les ressortissants des pays de la coalition.» La veille, le chef du groupe était sorti de son silence pour la première fois depuis plus d’un an, appelant ses partisans à poursuivre le combat, malgré les défaites sur le terrain.

Le tueur, Kamel S., était inscrit dans le Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), à la suite d’une condamnation pour apologie du terrorisme en 2016. Lors d’un face à face avec la police, il s’est montré menaçant, hurlant : «Allah akbar, si vous entrez je vous fume tous.» Le mode opératoire, la revendication, les paroles du tueur puis les premiers détails sur son profil : tous ces éléments laissent penser à une attaque terroriste, potentiellement inspirée par l’EI. Mais, dès sa première prise de parole, jeudi matin, Gérard Collomb a écarté avec prudence cette piste. Depuis Trappes, le ministre de l’Intérieur a déclaré que l’auteur du double meurtre avait des problèmes psychiatriques «importants», et présentait davantage le profil d’un «déséquilibré» que d’un «engagé» aux ordres du groupe Etat islamique.

Droit commun

L’enquête judiciaire a donc été ouverte localement par le parquet de Versailles, avec une qualification de droit commun. «Il n’y a pas d’élément à ce stade de l’enquête qui permette de déterminer un caractère terroriste, mais nous suivons de très près les premières investigations», explique à Libération le parquet de Paris, qui a une compétence nationale et exclusive concernant les enquêtes pour actes de terrorisme. Une décision prise «compte tenu des troubles mentaux de l’auteur et du fait qu’il était en conflit ouvert avec sa famille», détaille une source judiciaire. Deux éléments pour l’instant déterminants pour écarter l’hypothèse d’un nouvel attentat. Et, «traditionnellement, le parquet ne tient pas compte des revendications», ajoute la même source judiciaire. Le code pénal définit les actes de terrorisme de manière très large, renvoyant principalement à l’effet escompté, à savoir «troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur».

Pour l’heure, la revendication de l’EI est donc jugée d’«opportunité», par une source haut placée dans le renseignement intérieur. Ce n’est pas la première fois que l’organisation terroriste s’attribue avec quelques largesses une action violente. C’est même de plus en plus courant, observe le chercheur et consultant Romain Caillet (auteur du blog Jihadologie sur Liberation.fr). En juin 2017, le groupe s’était jeté sur une fusillade dans un casino de Manille, aux Philippines. Un tireur avait assassiné 37 personnes. L’enquête démontrera que l’homme était accro aux jeux et interdit de casino. Elle n’a mis au jour aucun lien avec l’EI.

Improvisation

Quelques mois plus tard, même manipulation : un tueur de masse tire sur la foule depuis un hôtel de Las Vegas, tuant 58 personnes. Toujours via son agence de propagande Amaq, l’EI revendique, assurant que l’auteur s’est converti à l’islam, et va même jusqu’à citer un nom de guerre. Le FBI n’a, là encore, trouvé aucune relation entre le tireur et l’organisation. Pour Romain Caillet, l’épisode a entaché la «crédibilité médiatique de l’EI». «Avant 2017, Amaq pouvait se tromper sur le nombre de mort, un nom et le mode opératoire, mais rectifiait. Depuis 2017, les revendications farfelues sont plus fréquentes», ajoute Jean-Charles Brisard, du Centre d’analyse du terrorisme.

Un autre épisode a illustré l’improvisation qui semble aujourd’hui régner au sein du groupe terroriste : le 18 septembre, un magazine de l’EI affirme qu’un de ses «détachements de sécurité» a réussi à poser des explosifs à l’aéroport de Roissy. Ceux-ci auraient été «découverts par les forces croisées», poursuit la publication. L’article fait référence à une fausse alerte à la bombe, qui avait effectivement entraîné des retards la veille. Une quinquagénaire avait prétendu qu’un avion allait exploser, après s’être vu refuser l’accès à bord faute de billet valable. Le psychiatre qui l’a examinée lors de sa garde à vue a estimé par la suite que son discernement était aboli. L’équipe de déminage n’avait quant à elle trouvé trace du moindre explosif.

«L’EI est affaibli militairement sur le terrain et cela se voit dans sa communication. On ne peut plus penser comme en 2015, L’organisation ne fonctionne plus pareil. Maintenant, dès qu’une attaque leur correspond à peu près, ils y vont. Pour moi, c’est clair qu’ils cherchent sur Google des informations pour crédibiliser une revendication», analyse Romain Caillet. Selon le chercheur, le tournant est la mort, en mai 2017, du fondateur d’Amaq, l’«agence de presse» de l’EI, Baraa Kadek, (aussi connu sous le nom de Rayan Meshaal). «Il avait des exigences que ses successeurs n’ont pas.»

Tuerie de Nice

Pourtant, même avant 2017, au moins une revendication de l’EI continue d’apparaître fragile. Le cas de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, auteur de la tuerie du 14 Juillet à Nice, qui a fait 86 morts et près de 500 blessés, reste une énigme pour les enquêteurs. Demeure, comme dans le cas de la tuerie au couteau de jeudi à Trappes, la revendication de l’organisation terroriste le qualifiant de «soldat», sans plus de précision. Après deux années d’investigations, la justice n’est pas parvenue pour l’instant à relier Lahouaiej-Bouhlel à l’EI : aucun message d’allégeance n’a été retrouvé, aucune trace de communication avec des combattants de l’organisation terroriste n’a été établie, et Mohamed Lahouaiej-Bouhlel présentait lui aussi d’importants troubles psychiatriques.

Pierre Alonso , Ismaël Halissat

 

http://www.jeuneafrique.com/342553/politique/attentat-de-nice-cinq-choses-a-savoir-mohamed-lahouaiej-bouhlel/

Attentat de Nice : cinq choses à savoir sur Mohamed Lahouaiej Bouhlel

 

18 juillet 2016 à 18h32 | Par Jeune Afrique
Assassinats ou attentat de Trappes : une revendication opportuniste de l'Etat islamique ? dans AC ! Brest tueur-nice-592x296

Au fur et à mesure que l’enquête progresse, la personnalité complexe du tueur de Nice se précise. Les premiers éléments mettent en évidence « un intérêt certain mais récent pour la mouvance islamiste ».

Sa famille

Né à Msaken, dans la banlieue de Sousse, le 3 janvier 1985, ce ressortissant tunisien est arrivé en France en 2005. Titulaire en 2009 d’une carte de séjour valable dix ans, il a épousé une niçoise franco-tunisienne avec qui il a eu trois enfants. Le couple, séparé depuis dix-huit mois, était en instance de divorce. L’homme âgé de 31 ans avait déménagé dans un quartier de l’est de Nice où il exerçait le métier de chauffeur-livreur.

Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait appelé son frère, Jabeur, qui vit en Tunisie quelques heures seulement avant l’attentat, a raconté ce dernier à l’agence de presse Reuters. « Il a dit qu’il était à Nice avec ses amis européens pour célébrer la fête nationale », a déclaré Jabeur depuis la Tunisie. Sur la photo qu’il lui a envoyée, il apparaît « très heureux et content, il riait »… Le frère du tueur de Nice a par ailleurs rapporté au Daily Mail que Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait fait parvenir 240 000 dinars (près de 98 000 euros) à sa famille en Tunisie, quelques jours seulement avant l’attentat.

Interviewé par l’AFP devant son domicile de Msaken, le père de Mohamed Lahouaiej Bouhlel a déclaré qu’il n’avait quasiment plus de contact avec son fils depuis son départ en France, sans pouvoir en préciser la date. Cheveux blancs, le visage tendu, il décrit un homme  « toujours seul, toujours déprimé ». Mohamed Lahouaiej Bouhlel n’avait « aucun lien avec la religion », a-t-il ajouté. « Il ne faisait pas la prière, il ne jeûnait pas, il buvait de l’alcool, il se droguait même », a-t-il ajouté. Son père a par ailleurs indiqué qu’il n’était pas en bons termes avec son ex-femme.

Des liens « certains » avec la mouvance islamiste radicale

Les nouveaux éléments de l’enquête font ressortir le « profil sadique ultraviolent » de l’auteur de l’attentat de Nice, a-t-on appris lundi après-midi par l’AFP. Mohamed Lahouaiej Bouhlel consultait sur internet des vidéos ultraviolentes, dont des exécutions parfois commises par l’État islamique, rapporte l’AFP, confirmant des informations d’Europe 1. Selon la radio, les enquêteurs ont découvert son obsession pour les vidéos les plus abominables diffusées sur internet par l’organisation État islamique. « Mohamed Lahouaiej Bouhlel regardait en boucle les séquences les plus épouvantables, celles où les atrocités sont filmées en détail », rapporte Europe 1.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi 18 juillet, le procureur de Paris François Molins confirme l’intérêt du terroriste pour l’EI. Du 1er au 13 juillet, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a visionné « quasi quotidiennement des vidéos de sourates du Coran et des anachid, ces chants religieux détournés par la propagande de l’État islamique », a indiqué le procureur. Ont également été retrouvées dans son ordinateur des photos « de cadavres, des combattants de l’EI arborant le drapeau de l’organisation, des couvertures de Charlie Hebdo, des portraits de Ben Laden et de Mokhtar ben Mokhtar ». Ce qui illustre, selon François Molins, « un intérêt certain mais récent pour la mouvance islamiste radicale », sans qu’aucun élément ne prouve pour l’instant son allégeance à une organisation terroriste.

Le procureur a également rapporté les propos d’un témoin qui a raconté que « depuis huit jours », le tueur de Nice « s’était laissé pousser la barbe ». « Une signification religieuse », selon lui. « Il ne comprenait pas pourquoi Daech ne pouvait pas prétendre à un État », a-t-il rapporté aux enquêteurs.

François Molins a également confirmé que l’attentat avait été « pensé et préparé ». Les enquêteurs ont ainsi retrouvé dans son ordinateur un article de Nice Matin daté du 1er janvier 2016 titré : « Il fonce volontairement dans la terrasse d’un restaurant. » Avant l’attaque, Mohamed Lahouaiej Bouhlel s’est également rendu à plusieurs reprises sur la Promenade des Anglais à bord du camion, loué le 11 juillet. Il a été repéré sur les vidéos surveillance et plusieurs photos de lui à bord du camion ont été retrouvées dans son téléphone portable.

Interviewé lundi matin sur RTL, Bernard Cazeneuve avait déclaré qu’à ce stade, les liens entre le tueur de Nice et d’éventuels réseaux jihadistes n’ont pas été établis. Samedi, le ministre de l’intérieur avait évoqué la radicalisation rapide du conducteur du camion, dont l’attentat a été revendiqué par le groupe jihadiste État islamique (EI).

Selon les informations du Monde, certains noms « intéressants » sont apparus parmi les contacts du tueur. Une autre source évoque des relations communes avec Omar Diaby, une figure du jihadisme niçois proche d’Al Nosra, et non de l’EI. « On est en train de travailler dessus, mais il est encore trop tôt pour en tirer la moindre conclusion », rapporte une source proche de l’enquête, citée par le quotidien.

Un mari violent, à la sexualité débridée, connu pour des faits de délinquance

Inconnu des services de renseignement pour des faits de radicalisation, il était connu des services de police uniquement pour des faits de violence commis entre 2010 et 2016, notamment sur son épouse, mise en garde à vue durant 48 heures. Il avait été condamné le 25 mars 2016 à six mois d’emprisonnement avec sursis.

Trois personnes ont été arrêtés samedi, et trois autres dimanche. Un homme de 37 ans, membre de l’entourage de Mohamed Lahouaiej Bouhlel a été interpellé dimanche et un couple d’Albanais, dont l’homme est désigné par un témoignage comme le fournisseur du pistolet automatique, a été arrêté.

Dans la petite salle de sport que ce chauffeur-livreur fréquentait à Nice jusqu’à il y a deux ans environ, Lahouaiej-Bouhlel a laissé le souvenir d’un « frimeur », un « dragueur » un peu « lourd », rapporte un témoin. Là, le jeune homme avait même pris des cours de salsa, et « venait faire du sport pour faire le beau ».

Les auditions des témoins tracent le portrait d’un jeune homme à la sexualité débridée. Un homme de 74 ans entendu par les enquêteurs est même présenté par certains comme un de ses amants.

Des troubles psychologiques

Dans un entretien accordé à l’AFP et à la BBC, le père de Mohamed Lahouaiej Bouhlel a raconté que son fils avait souffert d’une dépression en 2004, alors qu’il avait 19 ans, ce qui lui a valu une consultation chez un psychiatre de Sousse, ville portuaire de l’est de la Tunisie. L’Express a retrouvé ce spécialiste, le Dr Chemceddine Hamouda, qui n’a été consulté qu’une seule fois. Selon lui, Mohamed Lahouaiej Bouhlel souffrait d’ « un début de psychose », mais « rien dans son comportement ne laissait présager un tel massacre ».

Ce n’est pas l’acte d’un fou

« C’est son père qui l’a forcé à venir me voir. Il ne comprenait pas pourquoi son fils, qui était jusqu’ici brillant, était devenu violent avec lui et n’arrivait plus à travailler à l’école », explique le psychiatre, interviewé samedi par l’hebdomadaire. « Il souffrait d’une altération de la réalité, du discernement et de troubles du comportement. Un début de psychose, donc », poursuit-il. Pour autant, ces troubles n’expliquent « pas du tout » son passage à l’acte. « Une telle violence nécessite forcément un endoctrinement, un délire de radicalisation en parallèle de ses problèmes psychologiques. ce n’est pas l’acte d’un fou, c’est un acte prémédité et exécuté », conclut le spécialiste.

Son témoignage a été recoupé sur place par le journal Le Monde, qui a pu rencontrer son oncle, Abdelfattah Lahouaiej Bouhlel, à Msaken, sa ville natale, dans la banlieue de Sousse. Selon ce dernier, son neveu « n’était pas normal ». « Il aimait exhiber ses muscles de manière bizarre », précise un voisin, cité par le quotidien. « On sentait qu’il n’avait pas toute sa tête », renchérit un autre de ses voisins.

Ses éventuels complices

A 22 h 27, soit quelques minutes avant le massacre, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a envoyé un SMS dans lequel « il mentionne l’acquisition d’un pistolet », a indiqué le procureur François Molins. Selon l’AFP, il félicite son interlocuteur pour le pistolet qu’il lui a donné la veille. « Alors on ramène cinq de chez ton copain », ajoute-t-il avant d’indiquer que c’est pour une autre personne « et ses amis ». À bord du véhicule, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a bien tiré sur trois policiers avec un pistolet automatique calibre 7,65 mm, mais alors à qui auraient pu être destinées les autres armes ?

Le destinataire du SMS, un homme de 22 ans, fait partie des six personnes placées en garde-à-vue, dont trois ont été transférées dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret, près de Paris, ont indiqué des sources proches de l’enquête.


Les derniers jours de Mohamed Lahouaiej Bouhlel avant le massacre :

  • Le 28 juin, un prêt à la consommation de 5 000 euros lui est refusé.
  • Le 8 juillet, Mohamed Lahouaiej Bouhlel vide son compte en banque.
  • Le 11 juillet, il loue à 8h30 le poids lourd de 19 tonnes, réservé le 4 juillet auprès d’une entreprise de Saint-Laurent-du-Var, dans les Alpes-Maritimes, près de Nice. Il laisse un chèque de caution de 1 600 euros.
  • Le 13 juillet, il vend sa voiture.
  • Les 12 et 13 juillet, il fait des repérages à bord du poids lourd sur la promenade des Anglais, selon les images enregistrées par les caméras de vidéo-surveillance.
  • Le 14 juillet, il tente de retirer à un distributeur 1 000 euros mais ne parvient à obtenir que 550 euros. Selon une source policière, citée par Le Journal du dimanche, le tueur de Nice avait « vidé son compte en une semaine ».

 

https://www.nouvelobs.com/societe/attaque-de-nice/20160930.OBS9128/attentat-de-nice-lahouaiej-bouhlel-vu-par-roger-74-ans-son-ami-tres-proche.html

ATTENTAT DE NICE. Lahouaiej Bouhlel vu par Roger, 74 ans, son « ami très proche »

 

ATTENTAT DE NICE. Lahouaiej Bouhlel vu par Roger, 74 ans, son "ami très proche"
Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Photo d’identité. (DR)

 

L’un des plus proches amis du tueur de Nice s’est confié aux enquêteurs. Il décrit un homme « froid », obsédé par la mort, mais pas radicalisé.

 

Quand il s’est réveillé au lendemain de l’attentat de Nice, le vendredi 15 juillet au matin, Roger B. a découvert des dizaines de SMS sur son portable envoyés par des amis inquiets. Lui n’était pas sur la promenade des Anglais, et s’est couché tôt le soir de la fête nationale.

Après avoir rassuré ses proches, ce niçois de 74 ans, ex-propriétaire d’un sauna dans le nord de Paris s’est inquiété pour les siens. Et surtout pour « Momo », un de ses amis les plus proches.

C’était lui, son « Momo »

Sans nouvelles de sa part, Roger a même contacté son ex-femme. Au fil de la matinée, en regardant les informations, Roger a fini par faire le rapprochement. Le tueur, le terroriste, le conducteur du camion fou qui venait de tuer plus de 80 personnes en les écrasant sur la promenade des Anglais c’était lui, son « Momo« . Devant les policiers, entendu le 16 juillet, Roger raconte :

« J’ai d’abord entendu que c’était un Tunisien de 31 ans, père de 3 enfants, qui habitait vers Pont Marie… Puis j’ai entendu son nom. Je suis tombé des nues »

Roger était l’un des amis les plus proches du tueur de Nice, présenté même comme son amant par la presse au moment des faits. Auditionné longuement par les enquêteurs, l’homme peine à expliquer la dérive de celui qu’il décrit simplement que comme « un ami très proche ».

« J’étais comme le papa »

Leur rencontre remonte à 2009. C’est dans une salle de sport que les deux hommes font d’abord connaissance. A cette époque là Mohamed Lahouaiej Bouhlel est encore marié avec la mère de ses trois enfants mais le couple est à la dérive.

« J’étais comme le papa, explique Roger. J’allais chez lui, je le grondais. Il était violent avec sa femme… non, il était violent tout court. »

Puis le couple se sépare. Roger, qui possède des économies, aide « Momo » à s’installer. Il lui fait des travaux. Lui achète un lit, des meubles, un canapé, son ordinateur puis finit même par lui donner sa voiture. En 2012, c’est lui qui finance en grande partie son permis poids lourd en lui remettant 2.000 euros…. Lahouaiej Bouhlel, petit chauffeur livreur en mal de boulot, peut désormais conduire un gros camion.

« Il m’a demandé comment on priait »

Quelle était alors la nature exacte de leur relation, cherchent à savoir les enquêteurs ?

« Les gens font des raccourcis un peu rapides », explique cet homme qui ne fait guère mystère de sa propre homosexualité. « Ils n’imaginent pas que nous puissions être seulement amis. Pourtant c’est le cas. »

Roger B. ne s’est jamais douté que son ami s’était radicalisé. Comme la plupart des relations de Lahouaiej Bouhlel, il le décrit comme non pratiquant. Il mangeait du porc, buvait de l’alcool, et « je ne l’ai jamais vu faire le ramadan. »

« Il y a longtemps, il m’a demandé de l’amener dans une église, car il voulait faire une prière. Il m’a demandé comment on priait. »

« Je suis Charlie »

Après les attentats contre Charlie Hebdo, ce dernier lui envoie par exemple un SMS  »Je suis Charlie ». Lors d’une discussion sur les jeunes partis en Syrie, Momo lui aurait dit : « On s’en fiche, ils vont mourir là-bas de toutes façons. » Mais d’une manière générale, Roger est bien obligé d’admettre que son ami était froid, « sans émotion. »

Il ne lui a malgré tout pas échappé que « Momo » était fasciné par la mort. Les investigations le décrivent comme un homme obsédé par   »la violence sadique », « l’extrême violence morbide » et addict des « vidéos de décapitation diffusées par Daech. »

Roger jure qu’il n’a rien vu venir. L’enquête montre pourtant qu’un an avant de passer à l’acte, Lahouaiej Bouhlel commençait à préméditer son actes. Des photos datant de l’été 2015, retrouvées dans son portable, montrent une foule assemblée sur la Promenade des Anglais. L’homme se prend même en photo avec le maire de Nice, Christian Estrosi, lors d’une manifestation organisée le 30 août dans la ville. En janvier 2016, il prend encore en photo un article de « Nice Matin » à propos d’une voiture fonçant sur une terrasse. Peu de temps avant de passer à l’acte, il réalise des « selfies » sur la Prom’. Il se renseigne sur l’horaire des fans zones.

« Je pense que certainement, il a pu se bourrer le crâne avec des choses comme la vidéo, témoigne Roger. Je pense qu’il a pu faire cela aussi pour la gloire. Il a pu se dire : ‘je vais faire un désastre, on va parler de moi.’ »

Violette Lazard

 

https://www.lci.fr/faits-divers/info-lci-attentat-de-nice-comment-la-police-et-la-justice-du-quotidien-sont-passees-a-cote-de-mohamed-lahouaiej-bouhlel-2075793.html

INFO LCI – Attentat de Nice : comment la police et la justice du quotidien sont passées à côté de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel

 

 dans Action Directe

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Attentat de Nice

ENQUÊTE – Nous avons consulté l’intégralité du dossier judiciaire de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, pour la première fois rassemblé et exhumé par le tribunal de grande instance de Nice. Le terroriste qui a tué 86 personnes le soir du 14 juillet 2016 a été impliqué dans cinq affaires : violences conjugales, menaces de mort, agressions, etc. Des soupçons de troubles psychologiques étaient connus de la police et de la justice niçoises dès 2010, sans qu’il ne soit jamais pris en charge sur le plan de la santé mentale…
19 janv. 2018 06:05 – William Molinié

 

Edifiant. Cette partie du tableau était jusqu’à présent incomplète. Les témoignages de ceux qui l’ont croisé, sa famille proche ou éloignée, avaient décrit Mohamed Lahouaiej-Bouhlel comme un homme vicelard, violent et pervers. Ce portrait d’une personnalité « borderline », au déséquilibre mental manifeste, se précise aujourd’hui, un an et demi après l’attentat de Nice qui a fait 86 morts, à la lumière du dossier judiciaire du terroriste que nous avons consulté.

Nous avons épluché des centaines de pages compilant les cinq procédures répertoriées le mettant en cause avant ce 14 juillet 2016, date à laquelle il décide de prendre un camion et de foncer dans la foule sur la Promenade des Anglais. Ces pièces de procédure ont été exhumées et rassemblées au mois d’octobre dernier par le tribunal de grande instance de Nice qui a, en outre, récupéré auprès du pôle des affaires familiales la procédure de divorce avec sa femme.

Certains de ces parcours de vie étaient déjà connus. D’autres peu ou pas du tout. C’est la somme de ces éléments qui, mis bout à bout, est vertigineuse. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel était pourtant passé devant plusieurs médecins, policiers, avocats ou magistrats, mais aucun d’entre eux n’a imaginé un seul instant son périple meurtrier. Personne, non plus, n’a jugé bon de le confier à un psychiatre. Et ce, malgré plusieurs alertes.

« Nous savons que cet homme peut être dangereux »

La première d’entre elles remonte à l’année 2010. Jean-Marie R., un moniteur de sport, fonctionnaire de la Ville de Nice, porte plainte au commissariat pour « menaces de mort » contre Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Ce dernier vient d’être exclu de la salle de sport pour un comportement agressif envers les autres adhérents, en particulier les femmes. Selon le plaignant, il l’a tenu responsable de cette éviction. Il l’a suivi à plusieurs reprises dans les transports de la ville jusqu’à le menacer : « Je vais t’égorger, toi et les tiens, je vais vous tuer », rapporte-t-il.

Le 16 décembre 2010, Jean-Marie R. écrit au commissariat central : « Cette personne, dont les agissements dénotent un déséquilibre mental certain, a fait l’objet de nombreux avertissements. […] Nous savons par expérience que cet homme peut être dangereux. A mon égard mais aussi pour mes enfants », écrit-il. Puis le 21 février 2011, auprès du procureur de la République : « J’ai déjà signalé […] le déséquilibre mental certain dont fait preuve cet individu. » Dans cette procédure, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui a nié les faits qui lui étaient reprochés, a fait l’objet d’un simple rappel à la loi par l’officier de police judiciaire le 22 juin 2011. Aucune mesure supplémentaire n’a été prise, si ce n’est l’exclusion définitive des clubs de sport de la Ville de Nice.

« Nous ne sommes pas en sécurité »

Moins de trois mois plus tard, les policiers interviennent au domicile des Bouhlel. En cause, un différend familial qui vire à l’affrontement. Ils y trouvent Hajer, sa femme, en pleurs, affirmant que son mari vient de lui asséner plusieurs coups de poing. Malgré la confirmation par des témoins, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel nie les faits. L’affaire s’achèvera sur une simple médiation pénale, le suspect promettant de ne plus lever la main sur sa femme. Pourtant, il la tapera quotidiennement ainsi que ses enfants pendant trois ans. Sans qu’aucun service social ou association ne détecte l’enfer quotidien que cet homme fait vivre à sa famille.

Le 26 août 2014, Hajer craque. Elle se rend au commissariat pour déposer plainte. Sept jours plus tôt, à 6h10 du matin, son mari est entré dans la chambre, aviné et mort de rire, en vidant son verre de vin sur ses pieds, avant d’uriner sur ses jambes. Le soir, il revient à la charge : « Tu devrais aller voir dans la chambre, j’ai une surprise pour toi ». Hajer poursuit sa déposition : « Je m’y suis immédiatement rendue et j’ai constaté qu’il avait déféqué sur le sol de notre chambre. Je l’entendais rire derrière la porte. […] Il s’adresse à nous en ces termes : ‘Quand je reviens, si je vous trouve ici, je vous tue toi et tes filles’ ».

Selon elle, son mari avait pour habitude d’appeler ses deux filles « mes merdes ». Ce jour-là, elle remet aux policiers une photo qu’elle a prise sur son téléphone. On y voit un ourson en peluche, avec un couteau en plein coeur. « Il me fait très peur et mes enfants et moi ne sommes pas en sécurité auprès de lui », alerte-t-elle. Malgré ces déclarations et ces photos fournies aux policiers, transmises aux services du procureur de la République, à aucun moment Mohamed Lahouaiej-Bouhlel n’est pris en charge sur le plan de la santé mentale, ne serait-ce pour diagnostiquer d’éventuels troubles.

Au contraire, il lui sera seulement demandé de se rendre au commissariat pour s’expliquer. Une première fois le 18 septembre 2014. Il ne s’y présente pas. Le 18 mai 2015, soit neuf mois plus tard, les policiers se rendent à son domicile. Il n’y est toujours pas. Un an après, le 24 mai 2016, les policiers y retournent. Même constat, ils ne le trouvent pas. Où est passé Mohamed Lahouaiej-Bouhlel ? Il réside toujours à Nice mais change régulièrement de domicile et fréquente la pègre niçoise.

Le 17 juin 2016, le mari violent appelle au commissariat, prétextant qu’il était en vacances. Trois jours passent. On est moins d’un mois avant l’attentat de Nice. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel se présente le 20 juin à 10h30 au commissariat de l’Ariane. Il nie en bloc. Quarante-deux minutes d’audition suffisent, selon le procès-verbal. Il ressort, libre. L’action publique sur cette procédure pour violences conjugales s’éteindra quelques semaines après sa mort, puisqu’il ne pourra pas répondre de ses actes.

« J’ai porté un coup sans le vouloir »

Le divorce avec sa femme est prononcé en janvier 2016. A la fin du mois, le 25, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel agresse un automobiliste sur la voie publique à Nice avec une planche de palette au bout de laquelle deux clous dépassent. La victime lui demandait simplement de décharger sa cargaison un peu plus loin car son camion bloquait la route.

A la lecture des procès-verbaux de cette affaire, il semble basculer en un rien de temps dans l’ultra-violence sans raison apparente ou justifiée. D’ailleurs, lui-même reconnaît avoir du mal à comprendre sa réaction. Devant le procureur de la République, il se confie : « En fait, je vais vous dire la vérité : j’ai porté un coup sans le vouloir. Je voulais lui faire peur. » Des déclarations corroborées par des témoins : « On ne sait pas pourquoi, le livreur n’a rien dit, a pris une planche de bois avec des clous et a frappé le passager », souligne l’un d’entre eux. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel sera condamné le 24 mars 2016 à 6 mois de prison avec sursis. Aucune autre mesure n’est ordonnée par le tribunal, alors même que la justice a connaissance de la procédure ouverte contre lui pour violences conjugales.

Pas de signe d’allégeance

Moins de quatre mois plus tard, il fonce avec le camion qu’il a loué sur la foule à Nice lors du 14-Juillet. Immédiatement, les services du parquet antiterroriste de Paris sont saisis. Le procureur de la République, François Molins, fait état d’une radicalisation récente et d’une préparation minutieuse dans son passage à l’acte. Un an et demi après le drame, aucune trace de lien avec l’Etat islamique n’a été décelée. Pas même un testament, ou un signe d’allégeance. Simplement une revendication tardive et très certainement opportuniste de Daech.

Selon nos informations, des investigations en Tunisie ont été réalisées cet été par la Sous-direction antiterroriste (Sdat) de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), notamment pour interroger son ancien médecin qui l’avait diagnostiqué schizophrène et lui avait prescrit des antipsychotiques après des accès de violences. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui n’apparaissait pas dans les radars du renseignement intérieur, était sous traitement mais aurait arrêté de le prendre lorsqu’il est arrivé en France, aux alentours de 2008.

Une prise en charge psychiatrique aurait-elle pu éviter le drame de Nice ? Personne ne peut l’affirmer. Mais il est clair qu’à la lecture de la procédure, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel souffrait de troubles de la personnalité depuis plusieurs années et qu’il aurait pu être orienté vers des services adaptés. A minima, la justice aurait pu prononcer à au moins une reprise, lors de sa condamnation, en mars 2016, des mesures permettant de le suivre sur le plan de la santé mentale. Aujourd’hui, les enquêteurs de la Sdat sont convaincus, selon nos informations, que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel fait partie de ces terroristes « hybrides », relevant en partie de la psychiatrie et passant à l’acte sous l’empire de ce que les médecins appellent une « explosivité émotionnelle ». Un profil qui n’est pas une exception. « Chez les majeurs, 30% de ceux qui passent à l’acte avaient une faille psychologique », affirme auprès de LCI, une source antiterroriste. Toujours selon nos informations, parmi les mineurs radicalisés suivis par les services de renseignement, près de 10% d’entre eux ont été ou sont suivis pour des problèmes psychiatriques, la schizophrénie étant la pathologie la plus récurrente.

William Molinié

Mis à jour : 19/01/2018Créé : 19/01/2018

 

https://www.lci.fr/faits-divers/attentat-nice-video-un-an-apres-les-enqueteurs-s-interrogent-sur-les-indices-laisses-par-le-tueur-bouhlel-2058443.html

Un an après l’attentat de Nice (5/5) : les enquêteurs s’interrogent sur les « indices » laissés par le tueur

 

 dans Calomnie

 

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Attentat de Nice

ENQUÊTE – LCI a pu consulter l’intégralité de la procédure judiciaire de Nice. Un an après, nous revenons sur les zones d’ombre et les progrès de l’enquête. Dans ce cinquième et dernier volet, nous nous intéressons aux multiples indices, impliquant des complices, laissés sur son téléphone dans les heures précédant son passage à l’acte. Atteint de troubles de la personnalité, Bouhlel s’est-il inventé lui-même un commando dans sa tête ? Ou a-t-il sciemment orienté les policiers vers certaines de ses connaissances pour les lancer sur une fausse piste ?
14 juil. 2017 08:00 – William Molinié

 

« Chokri et ses amis sont prêts pour le mois prochain. » Ce SMS a été envoyé à 22h27 le 14 juillet 2016. Un SMS écrit par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel 18 minutes avant qu’il ne s’élance sur la Promenade des Anglais à Ramzi A., un dealer niçois auprès de qui il s’était procuré une arme. Message qui laisserait présager une action future. Si au début de l’enquête, les policiers ont soupçonné un autre attentat, qu’ils avaient imaginé au 15 août, un an après, aucun élément n’est venu corroborer et transformer ces soupçons en réalité.

Au contraire, la multiplication des indices laissés par Bouhlel au cours des heures précédant son passage à l’acte interrogent désormais les enquêteurs. D’abord, la photographie d’une feuille de papier retrouvée dans son mobile, sur laquelle figurent 10 numéros de téléphone, plusieurs noms et adresses. Dont certains de ceux qui sont désormais mis en examen dans le dossier, comme Chokri C., présenté par les policiers comme pouvant être un « mentor influent ». Un cliché pris quelques heures avant son passage à l’acte.

« Brouiller les pistes ? »

De la même façon, plusieurs selfies versés à la procédure, pris par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel au cours des jours précédents l’attaque, le montrent souriant, notamment devant le camion, aux côtés de plusieurs individus qui finiront par être mis en examen dans le dossier. Mais sur la plupart de ces images, que nous avons pu consulter, le terroriste de Nice est le seul à regarder l’objectif du téléphone. « Il m’a pris par surprise. Il ne m’a pas demandé si j’étais d’accord. Il a rigolé, il a continué à me faire faire le tour du camion et il est parti », raconte devant le juge Hamdi Z., un proche du terroriste.

Cette accumulation d’indices laissés par le tueur de Nice laisse les enquêteurs interrogateurs. « Est-ce qu’il était tellement instable psychologiquement qu’il s’est inventé dans sa tête un commando ? Ou est-ce que tout cela est fait exprès pour brouiller les pistes et mettre à l’abri ceux qui pourraient à nouveau passer à l’acte », questionne une source proche de l’enquête. Une chose est certaine, un an après le début de l’enquête, la justice n’a pas encore répondu à cette question.

Plusieurs pistes de travail en cours

Plusieurs pistes sont toujours explorées pour tenter d’établir la présence d’un « réseau » autour de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. L’une d’entre elles s’est arrêtée en Italie. Car un an avant l’attentat de Nice, le terroriste avait été contrôlé à Vintimille, ville frontière, avec trois individus. Parmi eux, un certain Omar H., qui lui, était connu des services de renseignements pour sa proximité avec l’islam radical. Pour l’heure, on ne sait pas si cet homme a joué un rôle dans la radicalisation du terroriste ou l’inspiration de son passage à l’acte.

Autre élément inquiétant, au cours d’écoutes téléphoniques ciblant son entourage,  et dont LCI s’est procuré les retranscriptions, les enquêteurs ont surpris une conversation de l’un d’entre eux faisant référence à un mystérieux « groupe d’Allah » alors qu’il découvrait dans Nice-Matin des noms de complices. « Le groupe d’Allah, ils sont sur le… sur le truc… sur le journal », lâche cet homme de 57 ans au téléphone à son interlocutrice. Cette dernière précise qu’il « y a certains dont ils ne parlent pas du tout dans leur discours ».

Cette discussion surprise par les policiers de la Sdat laisse envisager la présence d’un groupe d’individus radicalisés dans l’entourage du tueur de Nice, ce qui à l’heure actuelle n’a toujours pas été prouvé dans le dossier. « On a bon espoir que l’enquête tire d’autres ficelles. Qu’en prison, par exemple, les langues se délient et que l’on remonte d’autres filières, par exemple », conclut une source proche de l’enquête.

William Molinié

Mis à jour : 14/07/2017Créé : 14/07/2017

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/ouf-on-respire-tueur-nice-etait-fou-benoit-rayski-mohamed-lahouaiej-bouhlel-2767801.html

Troubles troublants

Publié le 19 Juillet 2016

 

Ouf, on respire ! Le tueur de Nice était fou…

 

On le dit, on le répète avec force. Et on le dira encore au nom du « enfoncez-vous ça bien dans la tête ».

Ouf, on respire ! Le tueur de Nice était fou…

Il n’allait donc pas bien dans sa pauvre tête. Il buvait. Il lui arrivait de battre sa femme. Même qu’il avait été suivi psychologiquement. Et le plus important, ce qu’il faut retenir avant toute chose, c’est qu’il n’était pas musulman. Ou alors si peu que ça ne vaut même pas la peine d’en parler.

C’est le père du tueur qui le dit. Lui-même est un musulman pieux. Et, fort de sa pratique religieuse, il déclare que son fils ne respectait pas le Ramadan. Et qu’on ne le voyait pas à la mosquée. Donc rien à voir avec l’islam. Plutôt que de pleurer la mort de son fils (un tueur, mais son fils quand même !), Mohamed Mondher Lahouaiej-Bouhlel préfère protéger la réputation de la religion qui est la sienne.

Normal : il est membre du parti islamiste tunisien Ennahdha…

Un flot visqueux d’eau bénite pour noyer le poisson. Dans cette compétition aquatique, la palme revient au sociologue Michel Wieviorka. Dans le Journal Du Dimanche, il s’est emporté contre les commentateurs qui « sans la moindre prudence ont parlé d’emblée de terrorisme et d’islam ». Lui reste prudent, et sa prudence se fonde sur une donnée irréfutable : le tueur, dit-il, « n’a pas accompagné sa course folle d’incantations du genre « Allah Akbar » ». C’est bien vrai, ça… Sur la promenade des Anglais, on n’a entendu aucun « Allah Akbar ». Le moteur du camion semi-remorque faisait beaucoup de bruit. Et les cris des hommes, des femmes et des enfants écrasés encore plus. Michel Wieviorka doit avoir des problèmes d’acoustique. Il sélectionne certains sons et pas d’autres. C’est spécial. Sa pensée aussi…

Il nous faut maintenant quitter les rivages de la sociologie pour voguer vers ceux de la psychiatrie. Le tueur, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, était, selon ce qui nous est dit, un déséquilibré. Tout comme l’était sans doute le chauffeur-livreur de l’Isère qui a décapité son patron selon un mode d’emploi élaboré par Daesh et qui a déposé sa tête sur un drapeau de l’organisation islamiste. D’éminents psychiatres, psychanalystes et psychothérapeutes se penchent sur ces troubles très spécifiques.

D’après leurs travaux, il ressort qu’aucun déséquilibré de culture catholique n’est allé avec son camion écraser une centaine de musulmans le jour de la rupture du jeûne… Aucune trace non plus d’un Juif fou qui avec une machette aurait tenté d’égorger un imam… Pareillement, nulle enquête n’a démontré qu’un déséquilibré protestant aurait envisagé de s’attaquer aux enfants d’une école coranique…

En revanche, il a été prouvé que parmi les jeunes musulmans qui sont partis pour la Syrie et l’Irak, il y avait un certain nombre de déséquilibrés. Les spécialistes estiment en effet qu’égorger un homme au couteau et violer une petite fille de 12 ans témoigne d’un trouble manifeste du comportement. C’est ce qu’ils disent. Ils doivent savoir…

Ceux qui nous gouvernent et nous informent aiment beaucoup le mot « déséquilibré ». Ils adorent également l’expression « vivre ensemble ». C’est prêché et préconisé après chaque attentat. Alors écoutons ces bonnes paroles. Et tous en chœur chantons : « déséquilibrés de toutes races, de toutes religions, unissez-vous ! ». Quelle belle ronde fraternelle que celle des déséquilibrés catholiques, juifs, bouddhistes, hindouistes, musulmans, se donnant tendrement la main ! Il reste – désolé de terminer sur une note aussi grinçante – que certains déséquilibrés ont des couteaux, et les autres pas.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/08/23/25001-20180823ARTFIG00103-othman-nasrou-a-trappes-je-ne-comprends-pas-la-strategie-d-esquive-du-ministre-de-l-interieur.php

Othman Nasrou : « A Trappes, je ne comprends pas la stratégie d’esquive du ministre de l’Intérieur »

 

  • Par   Marion Mourgue
  • Mis à jour le 23/08/2018 à 17:25
  • Publié le 23/08/2018 à 13:35

LE SCAN POLITIQUE – Pour le chef LR de l’opposition municipale de Trappes (Yvelines), «il y a clairement un lien entre la radicalisation de l’individu et son passage à l’acte».

En savez-vous plus sur l’agression de Trappes?

Avec les premiers éléments dont on dispose, tout laisserait à penser qu’il s’agit d’un acte à caractère terroriste. L’individu était fiché S, il était radicalisé et s’en est pris à des membres de sa famille.

Pour vous il n’y a pas de doute sur le caractère terroriste de cette attaque au couteau?

Je ne veux pas me substituer aux forces de l’ordre mais le caractère terroriste de l’acte n’est pas à exclure du simple fait que ce passage à l’acte a touché des proches de l’assaillant. Il y a clairement un lien entre la radicalisation de l’individu et son passage à l’acte. La question c’est de savoir si l’attaquant n’était pas radicalisé, serait-il passé à l’acte? Quels que soient la conclusion précise de l’enquête et le qualificatif retenu, il faut continuer à tirer la sonnette d’alarme s’agissant de la radicalisation qui reste une vraie menace. Ne pas le voir est une faute majeure.

«Certains élus de Trappes tiennent un discours qui nourrit le repli identitaire et le clientélisme»

Othman Nasrou

Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place. Pour Gérard Collomb, cette attaque serait plutôt due à un «déséquilibré»…

Pour moi, tous les terroristes sont des déséquilibrés. Je ne comprends pas la stratégie d’esquive du ministre de l’Intérieur sur ce sujet. La question du suivi psychiatrique des individus concernés, en particulier quand ils sont une menace pour autrui, est aussi de sa compétence. C’est un enjeu d’ordre public et l’État donne le sentiment d’être défaillant quelle que soit la menace. Par ailleurs, le profil psychiatrique de l’assaillant ne saurait occulter le fait qu’il était par ailleurs radicalisé.

Le gouvernement fait-il assez à vos yeux pour lutter contre la radicalisation et l’islamisation à Trappes?

Clairement non, le nécessaire n’est pas fait. On est aujourd’hui dans une impasse. Certains élus de Trappes tiennent un discours qui nourrit le repli identitaire et le clientélisme. On observe une montée de la radicalisation qui est inquiétante, avec des familles touchées par ce drame sans aucun interlocuteur pour les accompagner. On observe également une montée de la déscolarisation des enfants qui sont placés dans des écoles religieuses hors de tout cadre légal. Je ne vois aucune mesure ni aucune stratégie d’ensemble pour lutter contre ce phénomène, et j’attends du Président de la République qu’il ait une parole forte sur ce sujet. Cette parole est attendue depuis longtemps et tous les républicains, au-delà des étiquettes politiques, doivent lutter ensemble contre cette menace. C’est la République qui est en jeu.

 

 

Marion Mourgue
 Journaliste – Sa biographie

 

Attentats du 13 novembre 2015 : le quatrième commando est créé en février et sollicité en septembre

Ce timing correspond parfaitement aux plans des commanditaires tels que je les ai déjà exposés : l’attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, un attentat contre la liberté d’expression défendue par OverBlog dans la procédure nous opposant à la criminelle Josette Brenterch, patronne de fait du NPA de Brest depuis plusieurs décennies, était censé mettre tout le monde en condition pour l’audience alors fixée à la Cour d’Appel de Rennes, début février 2015 : le « scandale » d’une liberté prétendument sans limites pour les cibles habituelles de mes harceleurs – mais pas pour eux quoiqu’ils s’autorisent une liberté encore plus grande – ayant conduit à cet attentat, il convenait de la restreindre comme l’exigeaient à mon endroit la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et tous ses complices, qu’il s’agisse de ses sbires cybercriminels dits « déconnologues » ou des magistrats ultra CORROMPUS du TGI de Brest qui l’avaient entièrement suivie depuis ses plaintes avec constitution de partie civile toutes nulles ou irrecevables de 2011, jusqu’à la condamnation prononcée le 11 juin 2013, sans que je n’aie jamais bénéficié, ni d’une instruction à décharge, ni même d’une quelconque défense au fond, mon propre avocat ayant été convaincu de ne travailler que pour mes adversaires.

Le 6 janvier 2015, veille de l’attentat, mes harceleurs obtenaient je ne sais comment une suspension du Petit Coucou, et le lendemain, 8 janvier 2015, était supprimé pour « apologie de la pédophilie » un blog Blogspot qui les dérangeait depuis son apparition sur la toile en mai 2013 en ce qu’il supportait des copies d’articles de mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog tous consacrés à l’affaire de l’ancien psychiatre et pédophile brestois Serge Rodallec, ainsi que des copies d’écrits apologistes de la pédophilie du malade mental au clavier – son « arme ».

Après l’attentat, ce dernier et ses complices étaient aux anges et revendiquaient dans leurs commentaires sur Rue89 le droit de rire des victimes, de s’en moquer comme ils l’ont toujours fait pour toutes leurs victimes.

En date du 24 janvier 2015, ils publieront même sur leur blog un « poème fermier en prose et en rime, c’est selon… et allégorique étant donné les moments difficiles que traverse notre beau pays aujourd’hui… voire ironique… ou satirique ! mouaaaaarrrrffff » qui aujourd’hui vaudrait au malade mental au clavier – « son arme » – garde à vue puis condamnation en comparution immédiate pour apologie du terrorisme.

Mais avec un peu de bonne volonté, il est toujours possible d’interroger l’éditeur de ce poème dont l’auteur se félicitait d’en avoir eu pour sans argent avec les frères Kouachi…

Et là, donc, patatras, l’audience prévue à Rennes début février 2015 était reportée à l’initiative de la Cour… et le Petit Coucou était rouvert…

Les enquêteurs avaient aussi repéré l’étrange aller-retour en Thaïlande d’un des premiers complices identifiés pour ces attentats de janvier 2015, mais le résident thaïlandais répondant au pseudonyme de « Homere » et ses complices « déconnologues » n’en seront pour autant jamais inquiétés.

L’audience de la Cour d’Appel de Rennes qui sera ultérieurement fixée au 30 septembre 2015 l’était pour plaider, aucun nouveau report n’étant d’emblée plus prévu.

La date de l’arrêt qui fut rendu le 2 décembre 2015 était dès lors prévisible.

 

 

https://www.nouvelobs.com/societe/20180419.OBS5469/attentats-du-13-novembre-les-temoignages-effrayants-des-membres-du-quatrieme-commando.html

Attentats du 13-Novembre : les témoignages effrayants des membres du « quatrième commando »

 

Attentats du 13-Novembre : les témoignages effrayants des membres du "quatrième commando"

Les attentats du 13-Novembre auraient pu être davantage meurtriers. (MIGUEL MEDINA / AFP)

 

« La Libre Belgique » confirme que deux hommes arrêtés en Autriche en décembre 2015 auraient dû frapper Paris avec les trois autres commandos.

 

Par L’Obs

Publié le 19 avril 2018 à 18h18

 

Les attentats du 13-Novembre auraient-ils pu être encore plus meurtriers ? Les témoignages de deux migrants, interpellés pour possession de faux documents en Autriche, en décembre 2015, le laissent penser. Selon les retranscriptions de leurs auditions face aux enquêteurs autrichiens, que nos confrères de « la Libre Belgique » ont pu consulter, les deux hommes s’apprêtaient bel et bien à commettre un attentat suicide en France.

« Abou Ahmed me disait que je devrais me suicider en France. Il me racontait que la vie actuelle ne ressemble à rien. Il me disait qu’une vie paisible m’attend au paradis si je mets fin à ma vie », raconte ainsi l’un d’entre eux, Muhammad Usman, un Pakistanais âgé de 24 ans. 

« Je devais remplir une mission pour Allah »

Au cœur de ces révélations, un certain Abou Ahmed, potentiellement identifié comme le belge Oussama Atar, qui a missionné les deux hommes au départ de Raqqa, en Syrie.

«  Il m’a dit que ceux de Daech allaient m’envoyer en France et que je devrais faire tout ce qu’un homme exigerait de moi [là-bas]. […] Que je devais remplir une mission pour Allah. […] Les détails, je les aurais quand j’arriverais en France  », explique quant à lui le second interpellé, Adel Haddadi, un Algérien de 30 ans, tout en précisant qu’il n’avait pas reçu de consignes précises.La création de leur commando remonte à février 2015, lorsque Adel Haddadi gagne la Syrie en passant par la Turquie. Après un premier passage dans une petite ville, l’Algérien explique avoir gagné Raqqa, où, selon ses dires, il aurait travaillé dans un restaurant plusieurs mois durant.

« Un Syrien est venu me voir un jour dans la cuisine et m’a dit qu’Abou Ahmed voulait me parler. C’était environ dix jours avant que je quitte Raqqa », ville de laquelle il serait parti le 27 septembre 2015, poursuit-il.Cette conversation le mène dans un appartement où, après quelques heures d’attente, Abou Ahmed le rejoint, accompagné de Muhammad Usman et de Oukacha al-Iraki et Ali al-Iraki alias Ahmad Al Mohammad et Mohammad Al Mahmod, les deux kamikazes irakiens qui frapperont le Stade de France.

D’après le quotidien, les hommes sont restés plusieurs jours dans l’appartement et ont chacun reçu 2.000 dollars en billets de 100, juste avant leur départ vers la France.

Incarcérés sur l’île de Kos

Après avoir récupéré de faux passeports, le quatuor rejoint un passeur en Turquie qui les conduits par la mer à Leros en Grèce. Avant de partir, Abou Ahmed donne son numéro de téléphone aux quatre hommes… le même numéro qui sera retrouvé sur un bout de papier dans la poche d’un des kamikazes du Stade de France.

Une fois arrivés sur l’île grecque, Muhammad Usman et Adel Haddadi sont retenus et leurs portables et leur argent sont confisqués. A l’inverse des deux Irakiens dont les faux passeports ne sont pas détectés.

Après avoir été incarcérés pendant 25 jours, Adel Haddadi explique avoir appelé Abou Ahmed pour lui raconter la situation :

« Il a alors organisé l’envoi de 2.000 euros. »Quelques jours plus tard, l’argent arrive et les deux hommes reprennent leur route, mais avec du retard sur leurs compagnons. Le 13 novembre 2015, alors que leurs anciens compagnons de route sont à Paris, eux ne se trouvent qu’en Croatie. Adel Haddadi continue néanmoins, selon la retranscription de son audition, à informer Abou Ahmed à chaque passage de frontière, via la messagerie cryptée Telegram.

Leur dernier échange aurait eu lieu en décembre 2015, une fois les deux hommes arrivés en Autriche… où ils seront finalement arrêtés. Au lendemain des attentats du 13-Novembre, le groupe Etat islamique revendique les attaques du Stade de France, du Bataclan, du 10e, 11e et plus curieusement du 18e arrondissement… qui n’a pas été touché. Etait-ce la cible des deux derniers terroristes ?

 V.Z.

L'Obs

L’Obs

 

Panne informatique à La Poste : ZD Net me lit, aussi !

Lundi dernier, 9 avril 2018, j’avais publié cet article sur la panne nationale du système informatisé de La Poste :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/04/09/grosse-panne-informatique-a-la-poste-aujourdhui/

Notamment, j’avais écrit :

Il est aussi permis de se poser la question suivante : les journalistes savent-ils que dès la conception de toute application informatique, les informaticiens prévoient des solutions de secours pour faire face à toutes les pannes possibles et imaginables, afin d’éviter par la suite toute rupture dans la continuité du service assuré par ladite application ?

 

Or, le lendemain, ZD Net publiait l’article suivant :

 

http://www.zdnet.fr/actualites/la-poste-panne-terminee-bug-identifie-39866708.htm

La Poste : panne terminée, bug identifié

 

Technologie : Les guichets ont été bloqués une bonne partie de la journée de lundi avant un retour à la normale. L’établissement écarte une attaque.

La rédaction de ZDNet.fr

Par La rédaction de ZDNet.fr | Mardi 10 Avril 2018

Ce lundi, une panne informatique empêchait d’effectuer toute opération aux guichets, qu’il s’agisse de retirer une lettre ou d’envoyer de l’argent. Les 8500 bureaux en France étaient concernés. Les opérations aux distributeurs et sur Internet fonctionnaient encore.

Panne informatique à La Poste : ZD Net me lit, aussi ! dans AC ! Brest laposte_logo

« Les ordinateurs des guichets sont paralysés dans toute la France », indiquait La Poste à LCI. « Les agents ne peuvent rien pour vous. Je vous conseille d’utiliser l’application ou les sites internet pour réaliser vos opérations. »

« Finalement, en milieu d’après-midi, le bug a été identifié et la totalité des bureaux sont de nouveau fonctionnels », indique La Poste. « Il s’agissait d’un problème technique et non d’une cyberattaque, rien d’inquiétant », précise l’entreprise. La situation est revenue à la normale en début de soirée.

L’établissement ne précise néanmoins pas l’origine de ce dysfonctionnement. On peut également s’interroger sur l’absence de plan de secours ou de continuité de service en cas de panne…

 

On souligne :

L’établissement ne précise néanmoins pas l’origine de ce dysfonctionnement.

On peut également s’interroger sur l’absence de plan de secours ou de continuité de service en cas de panne…

 

Ah oui, quand même, hein…

Merci !

Attentat de Magnanville : le mystère demeure sur le choix des deux policiers assassinés

Sachant comment mes harceleurs complotent depuis des années, j’ai déjà proposé une piste, celle qui passe par l’Hérault où on en trouve en nombre, en force et en lumière, cas, par exemple, du très m’as-tu-vu Jean-Marc Donnadieu qui aurait bien pu y croiser le couple de policiers assassinés, puisqu’ils y ont fréquenté les mêmes lieux. Je m’y tiens, elle est sérieuse.

 

http://www.lepoint.fr/societe/attentat-de-magnanville-les-enqueteurs-font-chou-blanc-12-04-2018-2210221_23.php

Attentat de Magnanville : les enquêteurs font chou blanc

 

Les quatre personnes encore gardées à vue ont été libérées en « l’absence d’éléments suffisamment incriminants à ce stade ». Explications.

 

Par

Publié le 12/04/2018 à 17:56 | Le Point.fr
Le mystère demeure entier sur la façon dont le terroriste Larossi Aballa a pu se rendre chez Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, pour les assassiner en se revendiquant de Daech le 13 juin 2016. 
Le mystère demeure entier sur la façon dont le terroriste Larossi Aballa a pu se rendre chez Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, pour les assassiner en se revendiquant de Daech le 13 juin 2016.© SYLVAIN THOMAS / AFP

Les quatre dernières personnes, dont une policière, qui étaient encore en garde à vue dans l’enquête sur l’assassinat d’un commissaire adjoint et de sa compagne en 2016 à Magnanville (Yvelines) ont été remises en liberté jeudi, a-t-on appris de source judiciaire. La juge d’instruction a levé ces gardes à vue « en l’absence d’éléments suffisamment incriminants à ce stade », selon cette source.

La libération de la policière est saluée par ses collègues du syndicat Alliance. « Notre collègue n’a pas été déférée ni incriminée, ce qui démontre l’absence pour l’instant d’infraction la concernant. En l’état actuel de l’avancement du dossier, notre confiance en elle n’a pas été trahie. Ceux qui l’ont salie sans connaître le fond du dossier devraient aujourd’hui faire amende honorable », a déclaré Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance.

La fonctionnaire de police de 48 ans est une ancienne représentante syndicale. Elle avait été placée en garde à vue lundi en même temps que son fils et sa fille, tous deux majeurs, pour des suspicions de fréquentation de la mouvance islamiste radicale. Leur garde à vue a été levée jeudi avant le terme légal de 96 heures dans une procédure antiterroriste. Donc sans avoir été déférés devant le juge d’instruction en charge de l’enquête sur l’assassinat de Jean-Baptiste Salvaing et de Jessicia Schneider à Magnanville, en juin 2016.

Comment Abballa a choisi ses cibles ?

Depuis cette terrible attaque, les policiers s’interrogent : comment Larossi Abballa, l’assassin, a-t-il choisi ses victimes et comment connaissait-il leur adresse ? Or, il se trouve que les enquêteurs de la Sous-Direction antiterroriste (Sdat) ont découvert que la fille de la fonctionnaire de police avait sympathisé avec Mina B., dont le frère avait été en contact avec Larossi Abballa. La jeune femme, mise en examen et incarcérée pour ses liens avec l’islamisme radical en octobre 2017, travaillait dans un bar à chicha à Paris et avait été contrainte de quitter le domicile de ses parents à la suite de problèmes avec sa famille.

Devenant SDF, elle avait été hébergée quelques semaines chez la fonctionnaire de police syndiquée chez Alliance à la demande de sa fille. Mais quand Mina B. est mise en cause dans un trafic de carte grise, la policière qui l’héberge l’expulse de chez elle. C’est en perquisitionnant, l’année dernière, le nouveau domicile de Mina B. que la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a découvert dans un sac une clé USB contenant une liste de 2 626 noms d’agents du renseignement. Cette liste, qui remonte à 2008, avait été effacée de la clé USB. Mais les experts informatiques de la DGSI étaient parvenus à en restaurer le contenu.

Une enquête de l’IGPN en 2016

Lundi, les enquêteurs de la Sdat ont décidé de placer en garde à vue tout ce petit monde afin de connaître la nature des liens entretenus par Mina B. avec la famille de la fonctionnaire de police. Selon des sources du renseignement interrogées par Le Point, c’est la policière qui aurait elle-même effacé le contenu de la clé USB, avant de la donner à sa fille. Jeudi, les magistrats instructeurs ont décidé de lever toutes les gardes à vue « en l’absence d’éléments suffisamment incriminants à ce stade ». Le mystère demeure donc entier sur la façon dont le terroriste Larossi Aballa a pu se rendre chez Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, pour les assassiner en se revendiquant de Daech.

La policière, Major de police, aujourd’hui affecté au CRA des Yvelines, avait déjà été entendue par l’IGPN, la police des polices. En 2016, elle devait répondre des suspicions de radicalisation qui pesaient sur Mina B. qu’elle hébergeait. Elle avait appris à cette période que son fils et sa fille, tous deux intérimaires chez Renault, avaient pu subir son influence. L’enquête actuelle de la SDAT n’a pu démontrer qu’un lien très ténu -entre son fils et des connaissances eux-mêmes en relation avec des radicaux, au troisième degré, donc.

Durant la garde à vue de la policière originaire de Nouvelle-Calédonie, la fachosphère s’était déchaînée contre elle en raison de son « faciès musulman ».

 

Nombre total de visites sur Petitcoucou : plus de 666666 depuis lundi 9 avril 2018 !

Le chiffre fatidique a été atteint et dépassé lundi… grâce au malade mental au clavier – son « arme » – qui fut mon Chinois de Thaïlande à compter du 25 juillet 2014, puis son homologue allemand à compter du 13 avril 2016.

En effet, il s’est amusé à faire grimper artificiellement et de manière tout à fait délirante mes nombres de visites, d’abord avec la complicité de Chinois de Fuzhou probablement associés au commerce de fausses Nike des frères Kouachi, auteurs de l’attentat de Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, à compter du 25 juillet 2014, puis avec celle d’Allemands à compter du 13 avril 2016.

Par ailleurs, les nombres réels de mes visiteurs de blogs n’ont jamais été très élevés. Ces derniers temps, la moyenne était d’environ 40 lecteurs par jour, elle vient de remonter à 48 grâce à l’arrivée de nouveaux lecteurs inattendus.

Le malade mental et ses complices cyberharceleurs n’intéressent toujours personne.

 

Statistiques basiques

Hits aujourd’hui Visites aujourd’hui Hits les 7 derniers jours Visites les 7 derniers jours Nombre total de hits Nombre total de visites
1092 278 10395 3723 1057140 667580

 

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Statistiques avancées

Visiteurs – 30 derniers jours

Date Visites Unique Rebonds
11/04/2018 13 11 11
10/04/2018 63 58 48
09/04/2018 75 68 56
08/04/2018 64 52 47
07/04/2018 114 110 79
06/04/2018 93 86 69
05/04/2018 79 72 61
04/04/2018 50 42 39
03/04/2018 40 35 28
02/04/2018 50 45 34
01/04/2018 52 51 38
31/03/2018 66 64 51
30/03/2018 109 108 86
29/03/2018 40 40 29
28/03/2018 46 42 30
27/03/2018 55 53 49
26/03/2018 70 69 63
25/03/2018 77 77 67
24/03/2018 37 35 28
23/03/2018 37 37 32
22/03/2018 39 39 29
21/03/2018 24 24 18
20/03/2018 32 29 23
19/03/2018 33 29 20
18/03/2018 24 24 18
17/03/2018 15 15 11
16/03/2018 21 21 20
15/03/2018 32 30 29
14/03/2018 33 33 32
13/03/2018 30 29 21
Unique TOTAL Somme: 1428 Moyenne: 48

 

Grosse panne informatique à La Poste aujourd’hui

Selon les différentes informations communiquées à la presse en cours de journée, la piste d’un piratage ou d’un acte de malveillance ayant causé cette panne n’aurait jamais été privilégiée, puis elle a été carrément exclue, le groupe postal ayant expliqué qu’il s’agissait d’un problème informatique comme il s’en produit par moments et n’ayant rien d’inquiétant. Ah…

Pour autant que je sache, la précédente panne similaire remonte aux 20 et 21 juillet 2011, et je n’en connais pas d’autre.

Elle n’est donc pas si fréquente…

Il est aussi permis de se poser la question suivante : les journalistes savent-ils que dès la conception de toute application informatique, les informaticiens prévoient des solutions de secours pour faire face à toutes les pannes possibles et imaginables, afin d’éviter par la suite toute rupture dans la continuité du service assuré par ladite application ?

Apparemment, non.

Passons…

Pour aujourd’hui, on se contentera de noter que cette nouvelle panne nationale survient curieusement alors que l’on reparle de précédentes violences d’amis postiers de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, tandis que l’autre fois, le 20 juillet 2011, elle s’était produite très exactement alors que je recommençais à poster par lettres recommandées avec accusé de réception des plaintes portant sur leurs nouvelles violences à mon encontre depuis 2008, dont des piratages informatiques, et derechef, des violations et détournements de correspondances, cette fois électroniques.

Ces plaintes de juillet 2011 avaient été classées sans suite au mois de novembre 2011 après plusieurs jours de grève du centre de tri de Brest, pour tout un ensemble de revendications dont certaines concernaient la situation d’un postier du Finistère qui finalement se suicidera sur son lieu de travail le dimanche 11 mars 2012, quelques heures avant le tout premier assassinat de Mohamed Merah à Toulouse.

 

https://www.lci.fr/societe/bug-informatique-geant-a-la-poste-aucune-operation-possible-aux-guichets-2084048.html

La Poste : après plusieurs heures de bug informatique, la situation revient à la normale

 

La Poste : après plusieurs heures de bug informatique, la situation revient à la normale

 

PANNE – Les 8500 bureaux de poste de France étaient paralysés depuis ce lundi matin en raison d’une panne informatique d’envergure. Aucune opération n’était possible aux guichets. Mais ce soir la situation revient progressivement à la normale.
09 avr. 13:50 -

 

« Suite à une panne informatique générale, aucune opération n’est possible [...] Uniquement les automates en libre service. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. » Dans ce bureau de Neuilly-sur-Seine (photo ci-dessus) comme dans les 8500 autres bureaux français, un bug général affecte depuis ce lundi toutes les opérations aux guichets.

Un incident inédit, révélé par nos confrère de RTL et confirmé à LCI par la direction de la Poste. Il paralyse à la fois les opérations financières mais aussi les simples envoi ou réception de courrier dès l’instant où vous avez besoin de vous rendre au guichet.

Pour les opérations les plus urgentes, les guichetiers renvoient donc les clients vers… les automates et pour les retraits d’argent, il reste les distributeurs automatiques à l’extérieur des bureaux (quand ils en sont équipés).

Toutefois, selon la Poste, la situation revient progressivement à la normale. « Tout devrait être rentré dans l’ordre en fin de journée », a-t-elle indiqué à LCI.

La piste d’un piratage ou d’un acte de malveillance n’est pour l’heure pas privilégiée, selon une source proche de l’opérateur.

Mis à jour : Aujourd’hui à 17:32Créé : Aujourd’hui à 13:50

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/la-poste-un-bug-informatique-majeur-bloque-toutes-les-operations-au-guichet_2697412.html

La Poste : toutes les opérations au guichet bloquées après un bug informatique majeur pendant une journée

 

La panne informatique à La Poste a touché les 8 500 bureaux en France et a duré une bonne partie de la journée, a appris lundi franceinfo.

Le logo de La Poste, en juin 2017 à Nantes.

Le logo de La Poste, en juin 2017 à Nantes. (LOIC VENANCE / AFP)

Un bug informatique a bloqué toutes les opérations au guichet de La Poste dans toute la France, lundi 9 avril, a appris franceinfo auprès de l’entreprise. Cet incident informatique a concerné les 8 500 bureaux de La Poste en France et a duré une bonne partie de la journée. Les opérations aux distributeurs et sur internet n’ont pas été impactées par ce bug.

L’acte de malversation ou de piratage exclus

Il s’agit d’un problème informatique comme il en arrive par moment, a expliqué le groupe à franceinfo. Par ailleurs, le groupe postal exclut tout acte de malversation ou de piratage.

Les ordinateurs des guichetiers ont été affectés et aucune opération n’a été possible au guichet : dépôt ou retrait d’argent, envoie de recommandés, achats. En revanche, les opérations dans les distributeurs et sur internet n’ont pas été concernées.

 

http://www.lefigaro.fr/societes/2018/04/09/20005-20180409ARTFIG00195-la-poste-les-guichets-bloques-par-une-panne-ce-lundi-dans-toute-la-france.php

La Poste: les guichets bloqués par une panne ce lundi dans toute la France

 

D’ampleur nationale, l’incident a touché l’ensemble des 8500 bureaux de poste du pays lundi, du début de journée jusqu’aux environs de 15h. Le problème a finalement été identifié et tout est désormais rentré dans l’ordre.

Le fonctionnement des guichets de La Poste était fortement perturbé ce matin. L’entreprise postale a été victime d’un important bug informatique qui a bloqué l’ensemble des opérations au guichet. Impossible de retirer un recommandé, d’effectuer des dépôts ou retraits d’argent, de commander des timbres ou même d’affranchir du courrier, les ordinateurs des 8500 bureaux de poste du pays étant alors totalement hors-service.

«Rien d’inquiétant»

La Poste

«Finalement, en milieu d’après-midi, le bug a été identifié et la totalité des bureaux sont de nouveau fonctionnels», indique La Poste. «Il s’agissait d’un problème technique et non d’une cyberattaque, rien d’inquiétant», précise l’entreprise. Les distributeurs de billets n’avaient, eux, pas été impactés et ont parfaitement fonctionné toute la matinée.Tout comme le site internet de La Poste ou encore l’application mobile de l’entreprise. Les techniciens informatiques étaient mobilisés depuis tôt ce matin pour résoudre le problème le plus rapidement possible.

 

http://www.europe1.fr/france/la-panne-informatique-de-la-poste-reparee-637859

La panne informatique de La Poste réparée

 

13h24, le 21 juillet 2011, modifié à 13h56, le 21 juillet 2011

 

La quasi-totalité des bureaux de La Poste fonctionnaient de nouveau normalement jeudi en fin de matinée, après la panne informatique qui a empêché la veille une grande partie du travail aux guichets, a indiqué la direction du groupe. Selon cette dernière, « les difficultés qui touchent les quelques bureaux restants seront rétablies avant le début de l’après-midi ».

En raison de cet incident informatique, toutes les opérations nécessitant l’intervention d’un agent sur le système (comme l’envoi d’une lettre recommandée ou d’un colis, ce qui nécessite de lire un code-barres pour enregistrer le dépôt) ont été rendues impossibles. En revanche, les automates (pour affranchir les plis) et les distributeurs de billets (pour les retraits d’argent et la consultation des comptes bancaires) ont continué de fonctionner, et il était également possible d’effectuer des opérations sur le site Internet de La Poste.

Grosse panne informatique à La Poste aujourd'hui dans AC ! Brest Redaction-Europe1.fr
Par Rédaction Europe1.fr avec AFP

 

 

2011-11-25 Grève au centre de tri postal de Brest - Un petit coucou

 

2011-11-26 Fin de la grève au centre de tri postal de Brest - Un petit coucou

 

2012-03-13 Vent de panique chez les postiers du Finistère, un suicide à Trégunc - Un petit coucou

 

2012-03-14 Suicide à Trégunc- les postiers sont humains - Un petit coucou

 

Effigies de Macron et d’autres pendues et brûlées : on attend toujours des condamnations !

En effet, il n’en est toujours pas question dans les articles du jour relayant cette information (voir ci-dessous).

Concernant l’autre cas que j’évoquais hier, celui d’un de mes proches, je précise qu’il remonte au début des années 2000, c’est-à-dire bien avant que je n’aie commencé à m’exprimer sur la question du harcèlement moral en entreprise hors de mon entourage le plus proche et de l’enceinte de tribunaux, d’abord au sein de l’association AC ! Brest et dans le cadre de mes activités pour cette association en 2004 et 2005, au grand dam de sa trésorière, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qu’auparavant aucun de nous ne connaissait d’aucune manière, puis anonymement sur le site Rue89 à compter de début septembre 2008.

Le mannequin représentant la personne visée, qui tout comme celui d’Emmanuel Macron il y a deux jours à Nantes avait subi un simulacre de procès et condamnation suivi de sa pendaison et d’un grand feu de joie l’ayant brûlé avec tous ses accessoires, présentait comme particularité notable celle d’être muni d’un exemplaire du Code Pénal.

Cette fête populaire avait été organisée par des amis postiers de Josette Brenterch qui, à la suite d’une plainte que j’avais déposée contre eux pour violation, détournement et vol de correspondances, s’étaient déjà amusés à « perdre » toutes les copies corrigées d’un examen de la faculté de droit rendues par courrier postal par leur correcteur, afin de bien signifier au public que le droit ne passerait pas par eux.

En effet, ils surveillaient toutes mes correspondances pour le compte de mes anciens employeurs voyous et harceleurs, avec lesquels j’étais toujours en procès, et s’abstenaient régulièrement de me distribuer les convocations qui m’étaient envoyées, y compris par recommandé, soit dans le cadre des procédures en cours, soit dans celui de mes recherches d’emploi.

Or, ils sont depuis passés aux attentats sanglants, avec exactement les mêmes motifs.

 

https://www.nouvelobs.com/politique/20180409.OBS4829/appel-au-meurtre-des-elus-lrem-indignes-par-la-pendaison-d-une-effigie-de-macron.html

« Appel au meurtre » : des élus LREM indignés par la pendaison d’une effigie de Macron

 

"Appel au meurtre" : des élus LREM indignés par la pendaison d'une effigie de Macron

Un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron a été pendu samedi 7 avril lors d’une manifestation à Nantes. (LOIC VENANCE / AFP)

 

François de Rugy appelle les responsables politiques et syndicaux ayant pris part à la manifestation nantaise à condamner la mise en scène.

 

Par L’Obs

Publié le 09 avril 2018 à 10h56

La scène s’est déroulée ce samedi 7 avril à Nantes, lors d’une manifestation qui a rassemblé près de 2.000 personnes contre la réforme de la SNCF et la politique du gouvernement. On y voit un mannequin représentant Emmanuel Macron pendu à une potence, frappé puis brûlé au sol par des manifestants – certains cagoulés, d’autres à visage découvert.

Dans un reportage diffusé sur la chaîne locale Télé Nantes, Jean-Brunacci, porte-parole du syndicat Solidaires, poursuit la métaphore moyenâgeuse : « Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l’initiative de faire brûler cette effigie. Nous pensons effectivement qu’il est plus que jamais nécessaire non seulement de le faire vaciller de son piédestal et y compris de lui faire rendre gorge. »

Une scène et des mots qui ont choqué plusieurs élus de la République en Marche. « Il y a le militantisme et la violence. Certains ont choisi la 2e option, transformant la revendication syndicale en appel au meurtre… », s’est ainsi indignée Anne-Laurence Petel , députée LREM dans les Bouches-du-Rhône.

Dimanche sur LCI, François De Rugy a lui aussi dénoncé la mise en scène de la pendaison et regretté que les « forces de gauche » ne la condamnent pas. « C’est un scandale ! Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient unanimement une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence ? »

Le président de l’Assemblée nationale a donc appelé les responsables ayant participé à la manifestation à condamner la mise en scène de la pendaison : « Il faut une condamnation, au minimum, claire, nette et précise de la part des responsables politiques et syndicaux qui participent et appellent à ces manifestations », a-t-il plaidé.

L'Obs

L’Obs

 

http://www.sudouest.fr/2018/04/09/un-mannequin-a-l-effigie-de-macron-pendu-et-brule-c-est-un-appel-au-meurtre-4357287-10407.php

Un mannequin à l’effigie de Macron pendu et brûlé : « C’est un appel au meurtre »

 

Publié le 09/04/2018 à 11h35 par SudOuest.fr.

 

Un mannequin à l’effigie de Macron pendu et brûlé :

Le mannequin à l’effigie de Macron pendu et brûlé le 7 avril à Nantes

LOIC VENANCE AFP

 

De nombreux élus LREM ont dénoncé une mise en scène « ignoble » incitant à la violence.

 

Lors d’un rassemblement à Nantes samedi 7 avril, durant lequel près de 2 000 personnes protestaient contre les réformes de la SNCF et de l’université, des manifestants ont pendu, frappé et brûlé un mannequin représentant Macron, rapporte Le Huffington Post.

Une photo du chef de l’État avait été épinglée sur la tête du mannequin de chiffon, habillé pour l’occasion d’une chemise blanche et d’un costume, et des manifestants avaient érigé une potence en pleine rue pour sa « pendaison ».

À lire aussi : Réforme de la SNCF : ce que veut faire le gouvernement 

Cette mise en scène d’un goût douteux a été soutenue par le porte-parole du syndicat Solidaires :  »Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l’initiative de brûler cette effigie. Il est plus que jamais nécessaire non seulement de le faire vaciller sur son piédestal mais de lui faire rendre gorge« .

« Purement scandaleux et inacceptable »

La violence de cette mise à mort symbolique a beaucoup choqué les élus LREM, et même certains des adversaires politiques du président de la République. Valérie Sauviat-Duvert, référente LREM de Loire-Atlantique, a dénoncé un acte « scandaleux » :

« L’appel au meurtre par pendaison du président de la République Emmanuel Macron, cet après-midi dans les rues de Nantes, dans le cadre de manifestations, est purement scandaleux et inacceptable » Valérie Sauviat-Duvert, élue LREM

La députée Anne-Laurence Petel, membre du bureau exécutif de LREM, a également regretté la dérive d’une « revendication syndicale en appel au meurtre », tandis que Pascal Gannat, un élu FN, juge la mise en scène « ignoble et dégradante ».

Interrogé sur cet incident dans le Grand Jury sur LCI/RTL/Le Figaro, le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a pointé du doigt une « dérive violente que certains instrumentalisent ».

« C’est un scandale ! Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez (secrétaire générale de la CGT, ndlr) étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence ? » François de Rugy

 

Le syndicaliste SUD PTT est-il au-dessus des lois ?

Pour ses camarades de lutte, oui, toujours !

Mais pour la justice pénale, la justice administrative et son actuel ministre, parfois, non…

 

http://www.europe1.fr/politique/licenciement-dun-syndicaliste-a-la-poste-penicaud-defend-son-feu-vert-3621164

Licenciement d’un syndicaliste à La Poste : Pénicaud défend son feu vert

14h03, le 08 avril 2018
Licenciement d'un syndicaliste à La Poste : Pénicaud défend son feu vert

« Moi, j’estime qu’un ministre n’est pas au-dessus de la justice » a déclaré Muriel Pénicaud. @ ludovic MARIN / AFP
 

La décision de la ministre du Travail avait fait polémique, Jean-Luc Mélenchon y voyant une « vision des rapports de classe entièrement basée sur la violence et la répression »

 

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a défendu dimanche sa décision d’autoriser le licenciement d’un responsable syndical de La Poste, condamné pour séquestration, faisant valoir que le refus de ses prédécesseurs avait été invalidé par le tribunal administratif. La direction générale du travail (DGT), qui est sous sa tutelle, a autorisé le licenciement pour faute grave de Gaël Quirante, secrétaire du syndicat SUD Poste dans les Hauts-de-Seine, condamné pour la séquestration en 2010 de cadres pendant une grève.

Discrimination syndicale. Ce feu vert ministériel avait fait polémique, SUD dénonçant un cas de discrimination syndicale et Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, déplorant « une vision des rapports de classe entièrement basée sur la violence et la répression ». « Beaucoup de choses fausses circulent », s’est défendue la ministre dans l’émission Dimanche en politique sur France 3.

« Condamné au pénal ». « Avant que la condamnation en appel au pénal arrive, mon prédécesseur avait refusé » le licenciement, a-t-elle rappelé, mais « l’année dernière, le tribunal administratif a jugé illégale » cette décision « puisqu’il y a eu condamnation pénale ». « Condamné au pénal, ce n’est pas une petite chose », a-t-elle ajouté. La ministre a assuré que si elle avait refusé à son tour, elle aurait « été condamnée de même par le tribunal administratif ».

« Certaine neutralité par rapport à la justice ». « Moi, j’estime qu’un ministre n’est pas au-dessus de la justice. Quand il y a deux condamnations pénales et une condamnation du tribunal administratif qui invalide la décision des prédécesseurs sur ce sujet, je considère que mon devoir, c’est une certaine neutralité par rapport à la justice », a-t-elle tranché.

 

 

http://www.europe1.fr/societe/des-postiers-occupent-la-poste-pour-denoncer-le-renvoi-dun-syndicaliste-3619028

Des postiers « occupent » la Poste pour dénoncer le renvoi d’un syndicaliste

20h39, le 05 avril 2018, modifié à 22h06, le 05 avril 2018
Des postiers "occupent" la Poste pour dénoncer le renvoi d'un syndicaliste

La direction de La Poste n’a pas donné suite aux sollicitations. @ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
 

Selon les postiers, le licenciement du responsable syndical Gaël Quirante, qu’elles dénoncent comme un cas de « discrimination syndicale », a-t-on appris de source syndicale.

 

Plusieurs dizaines de personnes ont pénétré jeudi après-midi au siège de La Poste à Issy-les-Moulineaux, près de Paris, pour protester contre le licenciement du responsable syndical Gaël Quirante, qu’elles dénoncent comme un cas de « discrimination syndicale », a-t-on appris de source syndicale.  »On vient occuper le siège de la Poste », a dit Gaël Quirante, secrétaire du syndicat SUD Poste dans les Hauts-de-Seine. Plusieurs dizaines de « postiers du 92 en grève » étaient toujours présents selon lui à 18h pour réclamer qu’une délégation soit reçue par le responsable des ressources humaines.

« Discrimination syndicale ». La direction de La Poste n’a pas donné suite aux sollicitations. Gaël Quirante a expliqué avoir pris connaissance de la notification de son licenciement mercredi, par une lettre datée de samedi. « Le motif qui est invoqué, c’est faute lourde, et à aucun moment bien évidemment la question de la discrimination syndicale n’a été prise en compte », s’est-il insurgé. Il est reproché à Gaël Quirante son implication dans une affaire remontant à 2010. Il avait été condamné pour la séquestration de cadres de La Poste, dans le cadre d’une grève qui avait duré plus de deux mois.

Son licenciement autorisé. Le ministère du Travail avait autorisé il y a quelques jours son licenciement, allant à l’encontre de l’avis de l’inspection du travail, qui est obligatoire en cas de licenciement de représentants du personnel, qui sont des salariés protégés. Dans un communiqué, SUD PTT a réaffirmé qu’il « s’opposera à ce licenciement », en indiquant travailler à « une riposte », y compris juridique. Un préavis de grève avait été déposé le 26 mars par le syndicat majoritaire SUD Poste 92, qui a été reconduit depuis, a précisé Gaël Quirante.

Redaction-Europe1.fr dans Action Directe
Par Rédaction Europe1.fr avec AFP

 

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Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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