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Pédocriminalité : les victimes sont invitées à se faire connaître de la justice

Les temps changent, il n’est apparemment plus question de conspuer les victimes de pédophiles qui tenteraient de dénoncer leurs agresseurs, même plus de quarante ans après les faits présumés de viol, encore moins de les faire interner en psychiatrie pour les faire taire, comme cela se faisait encore très couramment il n’y a pas si longtemps, mais au contraire de les rechercher et les écouter.

C’est l’avocat d’Outreau devenu ministre de la Justice qui demande aujourd’hui à tous les parquets de France de généraliser les pratiques adoptées par celui de Paris en la matière.

L’on notera par ailleurs que j’ai encore de gros problèmes de connexion depuis ma dernière publication d’hier, que bien évidemment Jean-Marc Donnadieu est venu commenter :

 

http://satanistique.blogspot.com/2021/03/qui-viole-une-niece-viole-en-liesse.html#comment-form

1 commentaire:

Pédocriminalité : les victimes sont invitées à se faire connaître de la justice dans AC ! Brest 2260

C’est pour quand l’article ?

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/au-moins-10-000-victimes-de-pedocriminalite-dans-l-eglise-depuis-1950-20210302

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Je vous ai déjà répondu sur ce sujet, M. Nemrod. Faites l’article vous-même, puisque vous en voulez un de plus que celui du Figaro ou des autres médias qui informent déjà le public sur le problème de la pédocriminalité dans l’Eglise.

De mon côté, je fais ce que je veux et n’ai aucun ordre à recevoir de qui que ce soit, et surtout pas d’un des assassins de ma famille.

Pour ceux qui découvriraient aujourd’hui nos échanges un peu spéciaux, je précise que ce monsieur qui me harcèle gravement depuis le printemps 2010 avec la bande de « déconnologues » du pédophile notoire et malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi a aussi vainement harcelé mon père pour qu’il me fasse interner en psychiatrie, tout en me harcelant, moi, tout aussi vainement, pour que je le dénonce pour inceste – un problème qui a sans aucun doute pourri leurs vies familiales mais pas la nôtre…

Ils ne manquent pas d’air, ces messieurs et dames « déconnologues »…

Dès l’été 2010, après m’avoir inventé une liaison totalement délirante avec le dénommé Joël Roma et en avoir publié tous les détails très croustillants, sous prétexte que je démentais le tout en le qualifiant d’affabulations délirantes, ce dont il s’agissait effectivement entièrement, le mythomane, harceleur et calomniateur public Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait d’abord publié un nouvel article dans lequel il me traitait de « menteuse » et de « mythomane » pour ce motif, puis il s’était mis à harceler Joël Roma lui-même par courriels et par téléphone en lui demandant, à lui, de confirmer toutes ses inventions délirantes nous concernant, telles qu’il les avait déjà publiées…

Et de s’étonner qu’en réaction l’intéressé quitte définitivement le giron de l’extrême-gauche brestoise et de sa patronne la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest pour aller se réfugier dans celui de la force « politique » a priori la plus radicalement opposée, celle du Front national…

 

 

https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/l-ancien-ministre-jean-michel-baylet-accuse-de-viols-sur-mineur-7900003826

L’ancien ministre Jean-Michel Baylet accusé de viols sur mineur

 

L’ancien président du PRG réfute ces accusations pour des faits qui remonteraient à plus de 40 ans.

 

Jean-Michel Baylet, en décembre 2012 au Sénat (Archives).
Jean-Michel Baylet, en décembre 2012 au Sénat (Archives). Crédit : AFP / JACQUES DEMARTHON
publié le 01/03/2021 à 23:18

 

Accusé de viols et d’agressions sexuelles sur mineur, l’ancien ministre Jean-Michel Baylet a été auditionné jeudi 25 février à Paris par la brigade de protection des mineurs, informe l’AFP ce lundi. Entendu en audition libre, l’ancien patron du Parti Radical de Gauche (PRG) « a formellement contesté ces allégations mensongères et apporté toutes les précisions nécessaires » pour des faits prescrits qui remonteraient à 41 ans, a réagi son avocat, Me Jean-Yves Dupeux, dans un communiqué.

Le parquet de Paris a pris l’habitude d’ouvrir systématiquement des enquêtes sur les accusations de violences sexuelles contre des mineurs, même si les faits sont apparemment prescrits, afin de vérifier les faits et de rechercher d’éventuelles autres agressions non prescrites. Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a demandé lundi aux procureurs de France de généraliser cette pratique, alors que les témoignages et les accusations de violences sexuelles sur mineurs se sont multipliés ces derniers mois.

Âgé de 74 ans, Jean-Michel Baylet a été secrétaire d’État puis ministre entre 1984 et 1993, sous la présidence de François Mitterrand, puis à nouveau entre 2016 et 2017, à la fin du mandat de François Hollande, cette fois de l’Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales. Actuel maire de Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne), il est également un des propriétaires et le président du groupe de presse La Dépêche du Midi.

Entre TF1 et Toulouse, une longue histoire d’amours rocambolesques…

J’attends de voir des médias mainstream s’en saisir pour y revenir moi aussi avec quelques détails inédits…

M’enfin, pour l’essentiel, mes lecteurs les plus assidus savent déjà, et même, bien mieux que moi…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Baudis

Dominique Baudis

Page d’aide sur l’homonymie
Pour les articles homonymes, voir Baudis.
Dominique Baudis
Illustration.
Dominique Baudis en 2009.
Fonctions
Défenseur des droits
22 juin 201110 avril 2014
(2 ans, 9 mois et 19 jours)
Prédécesseur Poste créé
Jean-Paul Delevoye
(Médiateur de la République)
Successeur Jacques Toubon
Député européen
14 juillet 200922 juin 2011
(1 an, 11 mois et 8 jours)
Élection 7 juin 2009
Législature 7e
Groupe politique PPE
19 juillet 19942 octobre 1997
(3 ans, 2 mois et 13 jours)
Élection 12 juin 1994
Législature 4e
Groupe politique PPE-DE
24 juillet 198420 juin 1988
(3 ans, 10 mois et 27 jours)
Élection 17 juin 1984
Législature 2e
Groupe politique PPE
Député de la Haute-Garonne
Élu dans la 1re circonscription
1er juin 199724 janvier 2001
(3 ans, 7 mois et 23 jours)
Législature XIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Claude Paix
Successeur Philippe Douste-Blazy
23 juin 19884 mai 1994
(5 ans, 10 mois et 11 jours)
Législature IXe (Cinquième République)
Prédécesseur Jacques Roger-Machart
Successeur Jean-Claude Paix
Président du conseil régional
de Midi-Pyrénées
1
21 mars 198623 juin 1988
(2 ans, 3 mois et 2 jours)
Prédécesseur Alex Raymond
Successeur Marc Censi
Maire de Toulouse
11 mars 198324 janvier 2001
(17 ans, 10 mois et 13 jours)
Prédécesseur Pierre Baudis
Successeur Guy Hersant (intérim)
Philippe Douste-Blazy
Biographie
Nom de naissance Dominique Pierre Jean Albert Baudis
Date de naissance 14 avril 1947
Lieu de naissance Paris (IXe)
Date de décès 10 avril 2014 (à 66 ans)
Lieu de décès Paris, Val-de-Grâce (Ve)
Nature du décès Cancer
Nationalité Française
Parti politique UDF
UMP
Diplômé de IEP de Paris
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Dominique Baudis, né le 14 avril 1947 à Paris où il est mort le 10 avril 2014, est un journaliste, écrivain et homme politique français. Il a notamment été journaliste de télévision, puis maire de Toulouse, député, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, député européen, puis président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et Défenseur des droits.

Biographie

Famille et études

Fils de l’homme politique Pierre Baudis, il effectue ses études au collège du Caousou à Toulouse, puis à Paris au lycée Fénelon Sainte-Marie. Il effectue sa terminale philo au lycée Carnot en 1964. Il obtient son diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris (service public) en 1968.

Carrière journalistique

En 1965, Dominique Baudis devient responsable du mouvement des Jeunes démocrates, et en 1971, il part au Liban et devient journaliste de radio et de télévision à Beyrouth jusqu’au début de la guerre civile libanaise en 1975 où il est blessé2. Il devient ensuite correspondant de TF1 (alors chaîne publique) pour le Proche-Orient. Sa carrière journalistique l’amène à devenir grand reporter pour TF1 de 1976 à 1977, puis présentateur du journal télévisé de 20 h de la même chaîne de 1977 à 19803, et celui du Soir 3 de FR3 jusqu’en 1982. Cette même année, il est chargé par FR3 d’assurer les relations avec le Sénat4.

Carrière politique

Entre TF1 et Toulouse, une longue histoire d'amours rocambolesques... dans AC ! Brest 220px-12.10.82._P._Baudis_pr%C3%A9sente_son_fils_Dominique_comme_son_successeur_%281982%29_-_53Fi5700_%28cropped%29
Dominique Baudis aux côtés de son père, Pierre Baudis, auquel il succède en tant que maire de Toulouse.
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Dominique Baudis et Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux, en 1985.

Encore étudiant et président du Mouvement des jeunes démocrates, il est élu en mars 1971 conseiller municipal de Boulogne-Billancourt sur la liste menée par Georges Gorse.

Il quitte l’audiovisuel public fin 1982, pour être candidat à la succession de son père, Pierre Baudis, maire de Toulouse de 1971 à 19835. Il est élu en mars 1983 lors des élections municipales, sous l’étiquette du CDS, composante de l’UDF, tout en affirmant une ligne d’ouverture politique6. Les fois suivantes, il est réélu jusqu’aux élections de 1995 dès le premier tour, avec 55 % des voix. L’universitaire Stéphane Beaumont rappelle qu’en tant que maire, il fut « l’homme de l’endettement zéro ». Il a également participé à transformer la ville en grande métropole économique et universitaire et lancé le métro de Toulouse. Il refuse plusieurs fois de devenir ministre afin de se consacrer à sa ville7.

En 1984, il est aussi élu au Parlement européen pour quatre ans.

En 1985, il devient également conseiller général de la Haute-Garonne, pour cinq ans.

En 1986, il est élu au Conseil régional de Midi-Pyrénées, dont il devient le président. Enfin, la même année, il est élu député à l’Assemblée nationale, mandat dont il démissionne au profit de son père Pierre, il sera réélu en 1988, en 1993 et en 1997. Il est alors un des responsables de Force démocrate, parti faisant partie de la confédération de partis nommée UDF.

En 1989, il fait partie du courant des « rénovateurs », avec Michel Noir, François Bayrou, Philippe Séguin ou encore Alain Carignon, leur ambition (avortée) étant de lancer un parti unique de la droite et du centre (à partir du RPR et de l’UDF) en écartant Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing. Il demande ainsi personnellement à la télévision le départ de ce-dernier de la vie politique7.

En 1994, il conduit la liste UDF-RPR qui recueille 25,58 % des voix et arrive en tête des élections européennes ; initialement créditée de 40 % dans les sondages, la liste doit pâtir de la dissidence de Philippe de Villiers, encouragé par Charles Pasqua7.

En 1998, il devient membre du bureau politique et du conseil de la présidence de l’UDF.

Conseil supérieur de l’audiovisuel

En mai 2000, succédant à Alain Peyrefitte, il devient pour un an le président du comité éditorial du quotidien français Le Figaro7.

Il démissionne de tous ses mandats électifs, lorsque le président de la République Jacques Chirac lui propose de devenir président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Il laisse également ouverte sa succession au poste de maire de Toulouse, qui sera gagnée par Philippe Douste-Blazy aux élections municipales suivantes. Sa nomination au CSA fut contestée, son impartialité étant mise en cause par certains hommes politiques de gauche, tels François Hollande et Robert Hue8. Sa présidence a été marquée par le lancement de la télévision numérique terrestre (TNT) en 2005 et la lutte contre la pornographie.

Après avoir quitté ses fonctions de président du CSA en janvier 2007 (où il est remplacé par Michel Boyon), il est élu président de l’Institut du monde arabe en février 20079.

Retour en politique

En janvier 2009, il est désigné tête de liste UMP de la circonscription Sud-Ouest comptant 6 200 794 électeurs inscrits pour les élections européennes de 2009. Le 7 juin 2009, la liste de la majorité présidentielle qu’il conduit est celle qui obtient le plus de voix : 705 900 et 26,89 % des suffrages exprimés, ce qui permet à sa liste d’obtenir quatre sièges au Parlement européen, loin devant celle du Parti socialiste conduite par Kader Arif. Sa liste a obtenu une majorité relative de voix dans les trois régions de la circonscription Sud-Ouest, tout comme dans la très grande majorité des villes les plus grandes de cette circonscription, notamment à Toulouse où il dépasse le seuil symbolique des 30 %. Lors de ces élections, la majorité présidentielle a doublé ses députés par rapport au précédent scrutin de 2004.

Le 16 juillet 2009, il est élu vice-président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Il est membre de la délégation pour les relations avec les pays du Machrek (Égypte, Jordanie, Liban et Syrie) et de la délégation à l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne.

Le 10 novembre 2009, il est nommé rapporteur sur l’accord d’association sur la Syrie, en négociation depuis 2004.

Fin octobre 2010, il est chargé par le Parlement de réaliser une étude des relations entre l’Union européenne et le Conseil de coopération du Golfe. Après une audition publique au Parlement européen, il rédige un rapport qui est adopté par celui-ci le 24 mars 2011 en session plénière10.

Défenseur des droits

Président de l’Institut du monde arabe, président de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité depuis le 12 octobre 2010 et député européen, PPE de la circonscription Sud-Ouest de France, il démissionne de tous ses mandats lorsqu’il est nommé défenseur des droits par le président Nicolas Sarkozy le 22 juin 2011.

À ce poste, il permet aux victimes du sida et aux séropositifs d’avoir accès aux soins funéraires, interdits depuis 198611.

Il est le premier Défenseur des droits à avoir permis que les matermittentes soient rétablies dans leurs droits en considérant dans sa décision du 13 mars 2012 que « la situation dans laquelle sont placées les intermittentes du spectacle durant et à l’issue de leur congé de maternité constitue une discrimination fondée sur l’état de grossesse tant au regard du droit communautaire que du droit interne »12.

Mort et hommages

Alors qu’il exerce la fonction de défenseur des droits, il est opéré du cervelet et hospitalisé à plusieurs reprises avant de mourir à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris des suites d’un cancer généralisé, le 10 avril 201413,14.

Le 15 avril 2014, un hommage national, présidé par le président de la république François Hollande15, lui est rendu aux Invalides, à Paris16.

Ses obsèques ont lieu le 16 avril 2014, en la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse. Le lendemain matin, il est incinéré au crématorium de Toulouse à Cornebarrieu, et ses cendres sont inhumées au cimetière de Terre-Cabade, auprès de son père Pierre Baudis17.

Le 8 juillet 2019, l’aéroport de Toulouse-Blagnac a été décoré avec la signature de Dominique Baudis, sans pour autant être renommé18. Il existe également une esplanade Dominique Baudis à Colomiers (à proximité de la gare des Ramassiers) et la médiathèque d’Auterive (Haute-Garonne) porte le nom de l’homme politique.

Vie privée

Dominique Baudis a épousé en secondes noces Ysabel Saïah le 27 avril 1988. Le couple a eu deux enfants, Pierre et Benjamin. Dominique Baudis avait une fille, Florence, issue d’un précédent mariage.

Décorations

Affaire Alègre

En 2003, alors qu’il est président du CSA, Dominique Baudis est mis en cause dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre. Le 18 mai 2003, il révèle publiquement cette affaire au journal de Claire Chazal sur TF1 : alors accusé de proxénétisme, de viol, de meurtre et d’actes de barbarie, il apparaît sur le plateau très tendu, le visage perlé de sueur. Déclarant être « bien décidé à affronter la calomnie les yeux dans les yeux », cette défense maladroite renforce les rumeurs de son implication, relayées par les médias20,21.

Les instigateurs de cette campagne de diffamation sont mis en examen et le 11 juillet 2005, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme en bande organisée » dans lequel Baudis et d’autres personnalités sont mis en cause. Le président du CSA est ainsi blanchi par la justice21. Après être revenues sur leurs déclarations, les deux ex-prostituées, Fanny et Patricia, sont reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulouse le 26 mars 200922.

Karl Zéro, à l’époque présentateur sur Canal+, bénéficie d’un non-lieu en mars 2007 à la suite de sa mise en examen pour « sortie illicite de correspondance », « violation du secret de l’instruction » et « violation du secret professionnel » après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre confirmant l’implication de Dominique Baudis dans cette affaire23. En janvier 2009, il est à nouveau mis en examen pour « sortie irrégulière de correspondance de prison »24. Dominique Baudis a également accusé La Dépêche du Midi et son directeur Jean-Michel Baylet ainsi qu’Edwy Plenel, alors au Monde, d’avoir contribué à propager la rumeur7.

Sous le titre Face à la calomnie, Dominique Baudis publie, en 2005, le journal qu’il a tenu pendant dix-huit mois, de 2003 à 2004, victime de ce qu’il qualifie de longue campagne de calomnies. Dans ce livre, il accuse l’ex-gendarme Michel Roussel d’avoir orienté les témoignages des deux anciennes prostituées qui l’avaient impliqué dans l’affaire Alègre. Cela vaudra à Dominique Baudis d’être condamné pour diffamation en première instance le 4 janvier 2006. Le 9 août de la même année, la cour d’appel de Toulouse confirme la diffamation ; il est condamné à verser 1 000 euros à Gilles Souillés25. Dans ce livre, Dominique Baudis dit ne pas comprendre l’attitude de son successeur à la mairie de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, qu’il accuse de complaisance à l’égard de la rumeur.

Présentateur de télévision

Œuvres

- prix Relay 200126

.

Notes et références

  1. « Prix Méditerranée » [archive], sur www.prix-litteraires.net.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Philippe Douste-Blazy

Philippe Douste-Blazy
Illustration.
Philippe Douste-Blazy en 2005.
Fonctions
Secrétaire général adjoint des Nations unies1
19 février 200819 février 2017
(9 ans)
Secrétaire général Ban Ki-moon
António Guterres
Successeur Jean-Pierre Lacroix
Ministre des Affaires étrangères
2 juin 200515 mai 2007
(1 an, 11 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Villepin
Prédécesseur Michel Barnier
Successeur Bernard Kouchner
Ministre des Solidarités, de la
Santé et de la Famille
31 mars 200431 mai 2005
(1 an et 2 mois)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin III
Prédécesseur Jean-François Mattei
Successeur Xavier Bertrand
Secrétaire général de l’UMP
17 novembre 200228 novembre 2004
(2 ans et 11 jours)
Prédécesseur Création de la fonction
Successeur Pierre Méhaignerie
Maire de Toulouse
23 mars 200129 avril 2004
(3 ans, 1 mois et 6 jours)
Élection 23 mars 2001
Prédécesseur Guy Hersant
Successeur Françoise de Veyrinas (intérim)
Jean-Luc Moudenc
Président du groupe UDF de
l’Assemblée nationale
19 juin 199919 juin 2002
(2 ans et 11 mois)
Législature XIe (Cinquième République)
Prédécesseur François Bayrou
Successeur Hervé Morin
Ministre de la Culture
18 mai 19952 juin 1997
(2 ans et 15 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Juppé I et II
Prédécesseur Jacques Toubon
Successeur Catherine Trautmann
Porte-parole de gouvernement
19 janvier 199511 mai 1995
(3 mois et 22 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur François Baroin
Ministre délégué à la Santé
30 mars 199311 mai 1995
(2 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Bernard Kouchner
Successeur Élisabeth Hubert
Député français
2 avril 200130 avril 2004
(3 ans et 28 jours)
Circonscription 1re de la Haute-Garonne
Prédécesseur Dominique Baudis
Successeur Bernadette Païx
12 juin 19971er avril 2001
(3 ans, 9 mois et 20 jours)
Circonscription 2e des Hautes-Pyrénées
Prédécesseur Jean-François Calvo
Successeur Chantal Robin-Rodrigo
2 avril 19931er mai 1993
(29 jours)
Circonscription 2e des Hautes-Pyrénées
Prédécesseur Claude Gaits
Successeur Jean-François Calvo
Député européen
25 juillet 198930 mars 1993
(3 ans, 8 mois et 5 jours)
Élection 25 juin 1989
Successeur Jean-Pierre Abelin
Maire de Lourdes
13 mars 1989février 2000
(10 ans, 11 mois et 15 jours)
Prédécesseur François Abadie
Successeur Jean-Pierre Artiganave
Biographie
Date de naissance 1er janvier 1953 (68 ans)
Lieu de naissance Lourdes (France)
Nationalité Française
Parti politique CDS (1989-1995)
FD (1995-1998)
UDF (1989-2002)
UMP (2002-2008)
Diplômé de Université de Toulouse
Profession Cardiologue
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Philippe Douste-Blazy, né le 1er janvier 1953 à Lourdes (Hautes-Pyrénées), est un médecin et un homme politique français.

Membre de l’UDF puis de l’UMP, il est député et maire de Lourdes puis de Toulouse. Plusieurs fois ministre (Culture, Santé, Affaires étrangères), il est, de 2008 à 2017, secrétaire général adjoint des Nations unies et conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies, chargé des sources novatrices de financement du développement.

Biographie

Jeunesse

Natif de Lourdes, Philippe Douste-Blazy est le fils de Louis Douste-Blazy, professeur de médecine, et de Geneviève Béguère (1924-2018), ancienne dirigeante de la Ciergerie lourdaise2 et fille d’Antoine Béguère, sénateur-maire de Lourdes et dirigeant du FC Lourdes, lors des « années dorées » de ce club de rugby.

Philippe Douste-Blazy étudie au lycée Pierre-de-Fermat puis suit des études de médecine à Toulouse où il effectue son internat en 1976, et y soutient sa thèse en 1982, pour laquelle il obtient un prix en 1983[réf. nécessaire]. Il exerce ensuite comme cardiologue à Lourdes et à Toulouse, notamment à l’hôpital de Purpan à partir de 1986. Il rejoint alors la Société française de cardiologie. Il devient en 1988 professeur de médecine à la faculté des sciences de Toulouse, en épidémiologie, économie de la santé et prévention.

Débuts politiques

Il entre en politique en mars 1989 en étant élu maire de Lourdes (Hautes-Pyrénées), soutenu par le joueur de rugby Jean-Pierre Garuet3. Sa liste remporte au premier tour 53,81 % des suffrages contre 42 % à celle de François Abadie, élu depuis 19714.

Il est élu député européen, sur la liste « Le Centre pour l’Europe », en juin de la même année. Il siège dès lors au Parti populaire européen.

Cette année est aussi celle de son élection comme directeur national de l’Association de recherche contre les élévations du cholestérol (ARCOL).

Incontesté dans les scrutins locaux jusqu’à son départ de Lourdes, il connaît une ascension rapide : élu député dans la deuxième circonscription des Hautes-Pyrénées fin mars 1993, il abandonne son mandat en mai, à la suite de sa nomination comme ministre délégué à la Santé, fonction qu’il cumule avec celle de porte-parole du gouvernement à partir du 19 janvier 1995. En mars 1994, il est élu au conseil général des Hautes-Pyrénées, devient secrétaire général du CDS en décembre suivant, et est réélu au premier tour des municipales en 19954.

À Lourdes, Philippe Douste-Blazy axe son action sur le tourisme. La RN 21, l’aéroport Tarbes-Ossun-Lourdes et la nouvelle gare SNCF améliorent la desserte de la ville, qui se dote d’un nouvel office du tourisme et de deux accueils pour les malades en remplacement des anciens hospices. Mais la reprise en régie municipale du golf, hérité de l’équipe précédente, et l’acquisition du lac de Lourdes, dont l’aménagement est ensuite suspendu, alourdissent les finances municipales4. La chambre régionale des comptes constate en 1997 une augmentation des frais de fonctionnement de la ville, due selon l’opposition au nombre de collaborateurs du cabinet pléthorique et à une politique de communication coûteuse. Les impôts locaux augmentent de 77,8 % entre 1988 et 19944, pour rebaisser à partir de 19985, l’endettement de la ville atteint 206 millions de francs soit 13 885 francs par habitant en 2000, et la taxe de séjour est instaurée4. En matière d’emplois, il doit faire face à la fermeture de l’abattoir, et tente sans succès d’attirer deux usines pharmaceutiques4.

Ministre de la Culture

Soutien de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, il est nommé ministre de la Culture le 18 mai après la victoire de ce dernier.

En juin, il est réélu maire de Lourdes, et devient secrétaire général de Force démocrate fin novembre. Il est ensuite membre du bureau politique de l’UDF (1996-1999) et vice-président de l’UDF.

En tant que ministre, il accentue les politiques culturelles en direction des territoires urbains et ruraux défavorisés, en associant les acteurs de l’aménagement du territoire et de l’Éducation nationale6.

En mai 1997, il est poignardé à Lourdes par un déséquilibré7.

Député et maire de Toulouse

En juin 1997, la défaite de la droite aux élections législatives anticipées lui fait perdre son portefeuille à la Culture. Il retrouve son siège de député des Hautes-Pyrénées, devenant président du groupe UDF-Alliance à l’Assemblée nationale. Le 23 mars 1999, il est témoin de l’arrêt cardiaque de Michel Crépeau en séance parlementaire des questions au gouvernement et le ranime (Michel Crépeau décédera quelques jours plus tard).

En mars 2001, il laisse la circonscription de Lourdes pour se faire élire dans la première circonscription de la Haute-Garonne. Abandonnant ses mandats de conseiller général et de membre du conseil municipal de Lourdes, il remporte à la même date la mairie de Toulouse, succédant à Guy Hersant, maire par intérim en remplacement de Dominique Baudis, nommé président du CSA. Il préside la communauté d’agglomération du Grand Toulouse de 2001 à 2008.

Fin 2001, il s’associe à la candidature de Jacques Chirac pour un second mandat présidentiel. Il organise l’adhésion d’une large frange de l’UDF au nouveau parti fondé lors de la campagne présidentielle et qui deviendra l’UMP, ce qui provoque son exclusion du parti centriste.

Réélu député de la Haute-Garonne le 16 juin 2002, et devenu secrétaire général de l’UMP le même mois lors du congrès du parti, il refuse d’entrer au gouvernement pour conserver la mairie de Toulouse. En 2004, il démissionnera cette fois de son poste de maire de la « Ville rose » pour entrer au gouvernement en tant que ministre de la Santé.

Le 5 mars 2003, il est à l’origine avec Jean Leonetti d’une proposition, non discutée à l’époque, de reconnaître « l’œuvre positive de l’ensemble de nos citoyens qui ont vécu en Algérie pendant la période de présence française », cosignée par 107 autres députés8. Des clauses plus étendues sur le même thème réapparaîtront dans les articles 1 à 4 de la loi française du 23 février 2005, soulevant une forte polémique autour de la reconnaissance, imposée à l’école par cet article, des aspects positifs de la colonisation.

Il est aussi maître de conférences à l’université Paris VII – Diderot où il donne chaque année, un cours de santé publique aux élèves de PACES traitant notamment sur la « connaissance de l’état de la population ».

Ministre de la Santé

Le 31 mars 2004, il est nommé ministre de la Santé et de la Protection sociale, et démissionne de son mandat de maire de Toulouse pour se plier à la règle du non-cumul des mandats9, où il est remplacé par Jean-Luc Moudenc. Le 29 novembre suivant, son titre s’élargit en ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille.

Il entame à ce poste la réforme de l’assurance maladie10, en prévoyant 10 milliards d’euros d’économies et 5 milliards de recettes supplémentaires en 3 ans, grâce à une franchise de 1 euro par acte médical, la hausse du forfait hospitalier et un élargissement de l’assiette de la CSG11.

Le 5 février 2005, il promet à des psychanalystes lacaniens de retirer un rapport de l’INSERM défavorable à la psychanalyse du site officiel du ministère de la santé12.

À l’issue de son mandat, il est salué pour avoir fait avancer des réformes délicates avec habileté, sans faire descendre dans la rue les personnels hospitaliers, mais reste considéré comme celui par qui la tarification du système hospitalier public est arrivée13. Dans le milieu de la santé, certains estiment aussi que la réforme de l’assurance maladie aurait pu être terminée pendant son ministère et non passée à son successeur, Xavier Bertrand14.

Ministre des Affaires étrangères

220px-Douste-BlazyRice dans Perversité
Condoleezza Rice et Philippe Douste-Blazy en 2005.

Préférant le ministère des Affaires étrangères à un ministère des Affaires sociales élargi, il est nommé à la tête du Quai d’Orsay le 2 juin 2005, dans le gouvernement Dominique de Villepin15.

Son ministère est marqué par quelques bourdes, par exemple lorsqu’il confond Taïwan et la Thaïlande ou la Croatie et le Kosovo10. Par ailleurs, certaines de ses déclarations embarrassent, notamment celle sur le caractère « militaire clandestin » du programme nucléaire iranien, à contre-courant des efforts diplomatiques occidentaux16 ou celle, en plein conflit israélo-libanais, sur le rôle « stabilisateur » de l’Iran17. Son manque de maîtrise des codes diplomatiques et des dossiers, ainsi que son goût pour la communication18, irritent les fonctionnaires du Quai d’Orsay10.

Comme ministre, il défend une diplomatie humanitaire, développant notamment le fonds Unitaid, financement innovant d’achats de médicaments par une taxe prélevée sur les billets d’avion, initiée par les présidents Chirac et Lula17.

Démissionnaire à la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, il annonce le jour de la passation des pouvoirs à Bernard Kouchner, renoncer à se présenter aux législatives dans la 1re circonscription de Toulouse.

Le 3 mars 2007, il est élu président du conseil d’administration d’Unitaid, une organisation internationale d’achats de médicaments19.

En juin 2007, il est nommé conseiller, chargé de mission auprès du président de la République.

Conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies

 dans Politique
Philippe Douste-Blazy en 2012.

En 2008, il devient professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH), enseignant à la faculté de médecine Paris-Diderot, et rattaché à l’hôpital Lariboisière20.

En février 2008, il devient conseiller spécial chargé des sources novatrices de financement du développement21, auprès du secrétaire général des Nations unies22. Dans ce cadre, il a lancé MassiveGood, un programme humanitaire par lequel les voyageurs peuvent faire de micro-contributions à Unitaid lors d’une réservation d’un billet d’avion ou d’autres moyens de transports sur Internet.

Ce programme, qu’il dirige, se révèle une déception, malgré les contacts établis avec Bill Clinton ou Ban Ki-moon. La fondation Unitaid qui chapeautait ce programme le stoppe en 2010 devant les coûts supérieurs aux recettes réelles, après que le lancement lui a coûté 22 millions de dollars23. Néanmoins, à la suite des résultats positifs obtenus en Espagne avec la campagne « Ninõs Sin Malaria »24, le logiciel, qui a fait ses preuves, est aujourd’hui au service d’autres organisations internationales qui lèvent des fonds par micro-donations.

Le 8 janvier 2012, il appelle à un soutien pour François Bayrou, candidat du MoDem pour l’élection présidentielle, via une tribune dans le journal Le Monde25 dans laquelle il dénonce une droitisation de l’UMP dont il faisait partie. La même année, il convainc plusieurs chefs d’États africains de donner 10 cents par baril de pétrole vendu pour lutter contre la malnutrition dans le cadre du projet Unitlife, qu’il préside26.

Pour l’élection présidentielle de 2017, il soutient Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle des Républicains de 201627, puis Emmanuel Macron28.

Depuis janvier 2016, il est professeur à la Medical School de Harvard29. Il est candidat à la présidence de l’Organisation mondiale de la santé en 201630, mais sa candidature n’est pas retenue par le conseil exécutif réuni le 25 janvier 2017.

Retour en France

Lors des élections municipales de 2020, il est candidat en deuxième position sur la liste de Danièle Giazzi, maire sortante du 16e arrondissement de Paris, dissidente LR31. Celle-ci obtient 3,28 % des suffrages exprimés au premier tour32. Il n’est donc pas élu.

Membre bénévole du conseil d’administration de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille dirigé par Didier Raoult, il apporte avec d’autres médecins, son soutien aux recherches du professeur et demande, le 3 avril 2020, la modification du décret 293 du 26 mars 2020 complété par le décret 337 du 26 mars 2020 pour autoriser l’utilisation du Plaquenil (hydroxychloroquine) pour toutes les formes symptomatiques du Covid-19 et pour le mettre à disposition afin que les médecins de ville puissent le prescrire dans le cadre de l’urgence sanitaire33,34.

Détail des mandats et fonctions

Mandats électifs
Fonctions ministérielles
  • 30 mars 199319 janvier 1995 : ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, chargé de la Santé
  • 19 janvier 199511 mai 1995 : ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, chargé de la Santé, porte-parole du gouvernement
  • 18 mai 19952 juin 1997 : ministre de la Culture
  • 31 mars 200429 novembre 2004 : ministre de la Santé et de la Protection sociale
  • 29 novembre 200431 mai 2005 : ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille
  • 2 juin 200515 mai 2007 : ministre des Affaires étrangères
Autres fonctions

Publications

Directeur de collection aux éditions Plon, il y a édité trois ouvrages :

Œuvres personnelles (entre autres) :

Distinctions

Décorations

Décorations françaises
Décorations étrangères

Prix

  • Prix Fred-Siguier de la Société française de médecine interne (1985)42
  • Lauréat de la Société française de cardiologie (1988)
  • Co-lauréat avec le président Clinton du prix Galien Pro Bono Humanum (2010)43
  • Lauréat de la Clinton Global Initiative (2011)44

Notes et références

  1. (en) « 2011 Annual Meeting – Clinton Global Citizen Awards » [archive], sur Clinton Foundation (consulté le 12 août 2019)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

 

Tueurs à gages francs-maçons : bientôt de nouvelles révélations

Depuis quelques jours, les révélations époustouflantes quant aux activités criminelles d’une loge franc-maçonne de Puteaux récemment dissoute se succèdent les unes aux autres :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/02/17/une-loge-franc-maconne-dissoute-pour-cause-de-complots-criminels/

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/02/21/des-tueurs-a-gages-francs-macons-missionnes-a-saint-maur-des-fosses/

Il est actuellement question d’au moins une dizaine de « dossiers » similaires qu’elle aurait « gérés », soit au moins six de plus que ceux déjà cités par les médias, qui ont abouti à l’assassinat ou au meurtre d’un coureur automobile, à deux agressions, contre une coach et une personnalité politique, et trois tentatives d’assassinat avortées, contre la même coach, une seconde personnalité politique et un syndicaliste.

Pour moi qui ai été victime de plusieurs « contrats » tout à fait similaires, comprenant à chaque fois des tentatives d’assassinat précédées de surveillances illicites et de filatures sur une période totale d’environ une trentaine d’années jusqu’à ce jour, il est très intéressant de découvrir quels sont les tarifs pratiqués pour de telles prestations.

Sachant que tous mes proches ont eu le droit aux mêmes traitements approximativement, j’essaie d’évaluer le coût de revient global de l’assassinat de toute ma famille en gardant bien à l’esprit que pour ses commanditaires, il existe dès le départ un ou plusieurs enjeux qui en valent la peine.

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/enquete-linvraisemblable-officine-criminelle-qui-reunissait-francs-macons-et-gardiens-affilies-a-la-dgse-4026590

ENQUETE. L’invraisemblable officine criminelle qui réunissait francs-maçons et gardiens affiliés à la DGSE

 

08h00 , le 21 février 2021

  • Par
  • Boris Thiolay

ABONNÉS

Une tentative d’assassinat ratée révèle une invraisemblable officine criminelle rassemblant francs-maçons, anciens policiers et gardiens affiliés à la DGSE. Des tribulations des apprentis tueurs à gages aux aveux passés par leur commanditaire, voici toute l’histoire de cette stupéfiante équipée.

 

Le siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) le 4 juin 2015.

Le siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) le 4 juin 2015. (Martin Bureau/AFP)

 

Le 3 juin 2020, deux hommes d’affaires se retrouvent pour déjeuner dans le quartier de la ­Confluence, à Lyon. Le restaurant offre une vue sur les quais de la presqu’île, là où les eaux du Rhône et de la Saône se fondent en un seul fleuve. Les deux ­convives travaillent régulièrement ensemble. Francs-maçons, ils se sont d’ailleurs rencontrés trois ans plus tôt au sein d’une loge qu’ils fréquentent, en région parisienne. Le premier, Jean-Luc B., 64 ans, est à la tête d’un centre de formation au coaching professionnel. Le second, Frédéric V., 49 ans, officie dans la sécurité privée, pour des entreprises et des particuliers. Mais, ce mercredi 3 juin, les deux « frères » sont là pour ­conclure une affaire qui les préoccupe depuis des mois. Un « ­contrat », irréversible : Jean-Luc B. ­confirme, à deux reprises, sa volonté de voir éliminer physiquement une ­concurrente dans le business du coaching.

La raison de sa haine mortelle? Cette femme va mettre en place un label de qualité pour les entreprises du secteur et il redoute d’en pâtir sur le plan financier. Alors, entre la poire et le fromage, le sexagénaire, crâne rasé et carrure imposante, lâche : « Cela ne peut plus durer, il faut que cela s’arrête… » Face à lui, Frédéric V. entérine l’accord : ­contre le versement de 60.000 euros, il va activer des hommes de main qui exécuteront le ­contrat avant la fin de l’été…

Le meurtre, sur le contrat, est libellé « évaluation d’impact sur la santé »

La victime désignée, ­Marie ­Hélène ­Dini, 54 ans, coach en entreprise et présidente d’un syndicat professionnel, échappera au dernier moment à ce sinistre complot. Mais cette affaire, révélée à l’été 2020 par Le Parisien, a depuis lors dévoilé l’existence d’une invraisemblable officine criminelle, prête à exécuter toutes sortes de coups tordus. À commencer par l’affaire de la coach, oscillant entre fait divers sordide et roman d’espionnage, mêlant intérêts privés et prétendue « raison d’État ». À ce jour, neuf personnes sont mises en examen dans ce dossier pour « tentative de meurtre aggravé avec préméditation en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».

Lire aussi - Le maire de Saint-Maur a vécu sous la menace d’ex-militaires et francs-maçons

Parmi elles, on trouve pêle-mêle : trois francs-maçons directeurs de société, dont l’un est un commandant en retraite de l’ancienne direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, aujourd’hui DGSI, direction générale de la sécurité intérieure), ainsi qu’un policier spécialisé en faux documents, quelques aigrefins et des militaires, agents de sécurité sur une base d’entraînement de la direction générale du renseignement extérieur (DGSE). Autrement dit, le plus secret des services d’espionnage français, popularisé par la série Le Bureau des légendes.

Le 1er février dernier, ce dossier tentaculaire a livré son épilogue. Selon nos informations, durant sa garde à vue, Jean-Luc B. finit par livrer des aveux. « Je me suis rendu à Lyon le 3 juin pour ­confirmer la proposition, faite par ­Frédéric, de neutralisation de ­Marie-­Hélène ­Dini, ­confesse-t-il. Je n’avais rien validé avant notre déjeuner. » Devant les enquêteurs, l’homme reconnaît donc être le commanditaire de la tentative de meurtre. Détail pittoresque : sa société de coaching devait régler le montant du ­contrat à ­Frédéric V. via deux factures « gonflées », dont l’une de 36.000 euros, correspondant à des prestations fictives, estampillées « Ingénierie pédagogique EIS et suivi commercial ». « EIS », dans le jargon spécialisé, signifie « évaluation d’impact sur la santé ».

Dagomar et Adelard

L’affaire s’est jouée le 24 juillet 2020. Peu après 8 heures du matin, dans une rue paisible de Créteil (Val-de-Marne), un riverain repère deux hommes au comportement suspect. Assis à l’avant d’une Renault Clio noire en mauvais état, les deux individus, portant des gants, font semblant de dormir. Inquiet, le riverain appelle le commissariat. À 8h20, les policiers interpellent les deux hommes. La voiture, dont la plaque d’immatriculation a été grossièrement trafiquée, est volée. Le ­conducteur est intégralement vêtu de noir. Le passager porte une cagoule verte abaissée sur le cou. Il a du coton dans les oreilles… À bord de la Clio, qui sent la poudre d’arme à feu, les policiers découvrent un pistolet Browning 9 mm, un système artisanal de silencieux ainsi qu’un traceur permettant de localiser à distance un véhicule.

Placés en garde à vue, les deux suspects, ­Pierre B. et Carl E., déclarent être militaires. Ils disent être rattachés au centre d’entraînement parachutiste spécialisé de la DGSE de Saran, près d’Orléans (Loiret). Puis ils font une révélation, ahurissante : ils étaient à Créteil pour accomplir une « mission d’État », une opération « homo » (homicide), pour le compte de la DGSE…

Leur cible? ­Marie-­Hélène ­Dini, une coach en entreprise qui, selon eux, travaille « pour le Mossad [le service de renseignement extérieur israélien] et livre des secrets d’État à Israël »! Un scénario invraisemblable. Les investigations sont cependant ­confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle, une unité pouvant enquêter sur des personnes habilitées « secret-défense ».

Comment des représentants d’institutions censées incarner la raison, le progrès et la sécurité des citoyens peuvent-ils à ce point ­contrevenir à leur mission?

Vérifications faites, les deux porte-flingues travaillent bien pour le compte de la DGSE… en tant que gardiens – avec le grade de caporal – au camp de Saran. Le pseudonyme de ­Pierre B. est « ­Dagomar ». Celui de Carl E., « Adelard ». Ils ne sont pas des agents opérationnels du service action, le gratin des officiers, à qui sont ­confiées les missions les plus périlleuses. Les deux caporaux ont bien tenté d’intégrer le sérail des « clandestins », mais ils ont été recalés.

Pierre B., 28 ans, a été jugé « puéril » par sa hiérarchie. Il ne sait pas « rester à sa place »… Plusieurs de ses collègues le qualifient de « mythomane » : l’homme évoque sans cesse des histoires de trafic d’armes ou de pierres précieuses. De son côté, Carl E., 25 ans, est bien noté, mais il a été ­considéré « un peu immature » lors des sélections pour devenir un « opérationnel ».

Rapidement, des perquisitions font apparaître deux nouveaux personnages. Deux profils troublants, dont la trace se trouve dans les papiers de ­Pierre B., l’aspirant espion qui a la fâcheuse habitude de tout noter… Le premier, ­Yannick P., 45 ans, est un policier en disponibilité de la DGSI, spécialiste en faux documents. En 2016 et en 2018, il est venu à plusieurs reprises à Saran pour dispenser une formation à la détection de pièces d’identité falsifiées. ­Pierre B.-­Dagomar faisait partie des stagiaires.

Le second personnage s’appelle ­Sébastien L. Âgé de 30 ans, il travaille en indépendant dans la sécurité privée. En fait, l’homme, fasciné par le monde de l’espionnage, nage en eaux troubles depuis des années. Toujours prêt à rendre des services, même les plus sales, si l’on sait y mettre le prix. ­Sébastien L. sollicite ­Yannick P. durant l’été 2019 pour obtenir des renseignements sur du matériel de surveillance. Au détour de la ­conversation, il ­confie qu’il lui arrive de faire des choses « un peu chaudes », des « missions homo ». Il se targue même d’être missionné par « l’État, au plus haut niveau ».

Festival d’amateurisme

Le 26 juillet 2020, deux jours après la tentative d’assassinat sur la coach, ­Sébastien L. est interpellé et placé en garde à vue. Il est dos au mur : à son domicile, les policiers ont découvert, entre autres, 27.500 euros en liquide et deux pistolets Glock. Surtout, ses empreintes ont été retrouvées sur la fausse plaque d’immatriculation de la Renault Clio noire dans laquelle ­Dagomar et ­Adelard faisaient semblant de dormir… ­Sébastien L. reconnaît alors leur avoir fourni la voiture, le traceur, et avoir posé une balise sur le véhicule de ­Marie-­Hélène ­Dini. Il assure avoir été missionné, uniquement pour cela, au mois de mai précédent, par un inconnu, un « vieux », lors d’un rendez-vous nocturne sous un pont du périphérique parisien.

La suite de l’enquête révèle un enchaînement de péripéties improbables aboutissant au recrutement du commando de tueurs. C’est un festival d’amateurisme et de mensonges ­confondants. Au début d’avril 2020, ­Yannick P., le flic spécialiste en faux documents, met ­Sébastien L. en relation avec ­Pierre B., le gardien du site militaire de Saran. Leur rencontre se déroule au bord d’un étang, dans la forêt de Cercottes. C’est-à-dire à quelques encablures de la base de la DGSE où ­Pierre B.-­Dagomar travaille quotidiennement avec Carl E.-­Adelard. L’un des sites militaires les plus surveillés de France…

Pour moi, c’était une mission de sous-traitance de la DGSE et je mettais le pied dans l’opérationnel…

Lors de ce rendez-vous champêtre, ­Sébastien L. et ­Pierre B. trouvent rapidement un terrain d’entente. Le premier explique qu’il cherche des armes. Le second répond qu’il peut lui en fournir, par l’intermédiaire de trafiquants des pays de l’Est. ­Sébastien L. enchaîne : en fait, il est chargé d’une « mission d’État : l’élimination d’une femme qui travaille pour le Mossad »… Son interlocuteur saisit la balle au bond : il est l’homme de la situation. Le caporal voit-il dans cette proposition une chance inespérée d’accéder, via un circuit parallèle, à une mission sensible à laquelle il aspire vainement? Possible. Quoi qu’il en soit, ­Sébastien L. et ­Pierre B. sont emballés : chacun d’eux semble persuadé qu’il a enfin trouvé un interlocuteur à sa mesure. Un professionnel, issu des « services ». Il ne reste plus maintenant qu’à recruter un second équipier pour accomplir l’opération « homo »…

Là, le complot tourne à la pantalonnade. Se sentant investi de sa « mission pour la France », ­Pierre B. n’hésite pas à démarcher des collègues du centre d’entraînement parachutiste de Saran. Il fait miroiter une prime de 30.000 euros à partager, fifty-fifty. Au moins quatre d’entre eux refusent. Un autre finit par accepter le marché. C’est Carl E.-­Adelard. Lequel affirmera devant les policiers, quelques mois plus tard : « Pour moi, c’était une mission de sous-traitance de la DGSE et je mettais le pied dans l’opérationnel… »

Le 24 juillet 2020, à Créteil, « l’opération » échoue avant même d’avoir commencé. Auditionnée par les policiers, ­Marie-­Hélène ­Dini ne voit pas qui pourrait lui en vouloir. Elle cite cependant le nom de ­concurrents avec qui elle a eu des démêlés. Parmi eux, Jean-Luc B., le formateur en coaching. Mme ­Dini raconte aussi qu’elle avait déjà été agressée dans la rue, en octobre 2019, par deux hommes qui lui ont volé son ordinateur portable…

Pourtant, après la première vague d’interpellations, fin juillet, les investigations piétinent pendant des mois. L’identité des commanditaires reste un mystère. Jusqu’au 21 janvier dernier. L’affaire connaît alors un rebondissement stupéfiant. Les policiers entendent, à titre de témoin, la compagne de ­Sébastien L. Selon la jeune femme, son ­conjoint effectue bien des « missions d’État », et son officier « traitant » est un certain ­Daniel B. Cet homme, dit-elle, a d’ailleurs délégué à ­Sébastien un ­contrat ­concernant une femme « visée parce qu’elle donnait à un État étranger des informations couvertes par le secret-défense ».

Exécuteur de basses oeuvres

Interpellé dans la foulée, ­Daniel B., le supposé « officier traitant », va dévoiler tous les ressorts de l’affaire. L’homme, âgé de 67 ans, est un ancien commandant de la DCRI. À la retraite, il a créé une petite société d’intelligence économique. ­Daniel B. est par ailleurs franc-maçon depuis une vingtaine d’années. Après avoir quitté une première obédience, il a intégré en 2015 la loge Athanor, à Puteaux (Hauts-de-Seine), par le biais de ­Frédéric V., qui en était le « vénérable » (le responsable). Il y a aussi fait la ­connaissance de Jean-Luc B., lui-même ancien vénérable. Mais il affirme ne pas fréquenter ce dernier en dehors de la loge.

Frédéric V. avait une emprise sur moi. Si je n’acceptais pas, je perdais l’accès à son réseau

­Daniel B. en vient maintenant à la tentative de meurtre sur ­Marie-­Hélène ­Dini. « C’est ­Frédéric V. qui m’a mis cette affaire entre les mains. Il me disait que c’était bon pour moi, que cela m’apporterait d’autres ­contrats. » En octobre 2019, il accepte de superviser une première mission, ­confiée à son homme de main, ­Sébastien L. : « bousculer » Mme ­Dini et lui dérober son ordinateur. Puis, au début de l’année 2020, ­Frédéric V. serait revenu à la charge, « pour aller plus loin ». « Les intentions étaient claires, raconte ­Daniel B. devant les policiers. Il fallait que cette personne soit exécutée. »

Pour exécuter ces basses œuvres, ­Sébastien L. est de nouveau requis. « L’histoire du Mossad est une invention de ma part pour motiver ­Sébastien L. et lui faire croire que c’était un ­contrat d’État », poursuit-il. Pourquoi ­Daniel B. a-t-il accepté de servir d’intermédiaire dans ce projet d’assassinat? Réponse : « ­Frédéric avait une emprise sur moi. Si je n’acceptais pas, je perdais l’accès à son réseau […]. C’est sa société qui décrochait les ­contrats et qui m’associait en tant que sous-traitant… »

Fin de l’histoire? Pas encore. Car durant ses trois jours de garde de vue ­Daniel B. s’épanche longuement sur l’étendue des activités criminelles de l’officine ­constituée avec ses deux « frères » maçons de la loge Athanor. L’inventaire est affolant. L’ancien commandant de la DCRI estime avoir « géré une dizaine de dossiers » pour le compte de ­Frédéric V.

L’existence même d’un tel réseau criminel pose des questions vertigineuses

Le premier d’entre eux, en 2018, s’est soldé par un homicide. À l’époque, un couple d’entrepreneurs de l’est de la France se plaint auprès de ­Frédéric V. : ils sont, affirment-ils, victimes d’une « arnaque au sponsoring » mise au point par un pilote de rallye, ­Laurent ­Pasquali. Contre 200.000 euros, selon nos informations, le pilote aurait promis à ses clients d’apposer sur sa voiture leur logo publicitaire durant les courses. Une promesse pas toujours tenue, et multipliable à l’envi. Sur instruction de ­Frédéric V., ­Daniel B. aurait alors envoyé ­Sébastien L. pour récupérer l’argent. L’affaire tourne mal. ­Laurent ­Pasquali disparaît brutalement. Son cadavre est retrouvé fin 2019, enterré dans une forêt de Haute-Loire, à 500 kilomètres de son domicile. Entre-temps, ­Sébastien L. aurait envoyé une photo de la dépouille du pilote à ­Daniel B. Photo également visionnée par ­Frédéric V. Une enquête ­concernant cet homicide est actuellement en cours.

Un autre projet macabre a avorté l’année dernière. Les dirigeants d’une entreprise établie dans l’Ain ­contactent Frédéric V. : ils veulent se débarrasser d’un syndicaliste « gênant »… Le tandem ­Daniel B.-­Sébastien L. est mandaté pour régler l’affaire. Montant prévu pour ce ­contrat : environ 50.000 euros. Mais, à la fin de juillet 2020, juste après l’échec retentissant de la tentative d’assassinat de ­Marie-­Hélène ­Dini, la mission dans l’Ain est annulée en urgence…

Sollicités, les avocats de Jean-Luc B. et de ­Frédéric V. n’ont pas souhaité s’exprimer. « Depuis la révélation de cette affaire ahurissante, ma cliente a reçu le soutien de l’ensemble de sa profession. C’est un point essentiel », commente pour sa part maître ­Joseph ­Cohen-­Sabban, l’avocat de ­Marie-­Hélène ­Dini. « Mais, poursuit-il, l’existence même d’un tel réseau criminel, mêlant des francs-maçons, des chefs d’entreprise de sécurité et des agents du renseignement, dévoyés et sans aucun scrupule, pose des questions vertigineuses. Comment des représentants d’institutions censées incarner la raison, le progrès et la sécurité des citoyens peuvent-ils à ce point ­contrevenir à leur mission? »

L’enquête, toujours en cours, apportera probablement des précisions sur ces incroyables dérives. Et, au vu du nombre de personnes ayant sollicité les services du trio des « frères », d’autres surprises ne sont pas à exclure.

 

Au tour de Patrick Poivre d’Arvor d’être accusé de viols, par une très crédible Florence Porcel

Avec l’affaire d’atteinte aux droits d’auteur et à la vie privée d’Agathe Borne, le public connaissait déjà le sens très particulier du respect de l’autre de PPDA, qu’à l’instar d’un Gabriel Matzneff ou Cyprien Luraghi, il ne s’était pas gêné pour afficher de lui-même – ou en tous les cas, même si la presse s’était faite assez discrète sur cette affaire, pour ma part je l’avais bien remarquée.

Et voilà maintenant que dans la foulée d’une plainte pour viols récemment déposée contre lui par la journaliste, chroniqueuse, animatrice audiovisuelle, actrice et écrivaine Florence Porcel, tout son entourage journalistique déballe à son sujet… et bien entendu, c’est édifiant…

Quant à son accusatrice, ce n’est pas non plus une inconnue pour les innombrables victimes de cyberharcèlements qui comme moi auront suivi avec intérêt l’affaire de la Ligue du LOL, puisqu’elle a fait partie des cibles d’un certain nombre de cyberharceleurs de ce groupe constitué en 2010 alors que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et toute sa bande de « déconnologues », après m’avoir déjà harcelée non-stop sur la toile durant deux ans, notamment sur les sites d’information participative Rue89 et Le Post, s’étaient lancés à mon encontre dans de vastes campagnes de calomnies publiques associant viols manifestes de l’intimité de la vie privée, inventions délirantes concernant tous les aspects de cette vie privée et menaces en tous genres.

Ayant donc pu repérer l’existence de liens étroits entre les cyberharceleurs de la Ligue du LOL et les « déconnologues » du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, dont une soeur de l’ex-vedette de TF1 Roger Zabel, Sylvie Depierre née Zabel, laquelle semble m’avoir toujours piratée en relation avec la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest depuis l’année 2008 au moins, et sachant aujourd’hui que Florence Porcel avait parlé dès 2009 à plusieurs de ses amies de ce qui lui était arrivé avec PPDA, j’émets l’hypothèse que tout comme moi elle ne soit pas devenue par hasard la cible d’un de ces groupes de cyberharceleurs très proches les uns des autres, mais bien en raison de ces « antécédents » qu’elle ne révèle au public qu’aujourd’hui.

 

 
https://www.leparisien.fr/faits-divers/patrick-poivre-d-arvor-vise-par-une-enquete-pour-viols-18-02-2021-8425454.php

Patrick Poivre d’Arvor visé par une enquête pour viols

 

Selon nos informations, une enquête judiciaire pour «viols» a été ouverte cette semaine contre l’ex-star du 20 Heures de TF1. Une écrivaine l’accuse d’avoir abusé d’elle à plusieurs reprises entre 2004 et 2009 dans un contexte d’emprise psychologique et d’abus de pouvoir.

 

 Patrick Poivre d’Arvor est accusé par Florence Porcel de l’avoir violée à deux reprises, en 2004 et 2009.

Patrick Poivre d’Arvor est accusé par Florence Porcel de l’avoir violée à deux reprises, en 2004 et 2009. LP/Olivier Corsan

 

Par Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê

Le 18 février 2021 à 18h22, modifié le 19 février 2021 à 09h52

 

Cette après-midi d’avril 2009, arrivée dans le bureau de l’ex-présentateur du 20 Heures de TF1, Florence Porcel garde son manteau pour, dit-elle, n’adresser à celui-ci aucun signe équivoque. L’étudiante, qui prépare un mémoire sur les livres écrits par des personnalités médiatiques de la télévision dans le cadre de ses études, se méfie de l’homme et connaît sa réputation avec les femmes. Mais l’épaisseur du vêtement n’aurait pas refroidi les ardeurs du journaliste et écrivain Patrick Poivre d’Arvor qui lui aurait imposé une fellation sans protection par la force.

La jeune femme assure aussi que, quatre ans auparavant, le présentateur vedette, de 36 ans son aîné, aurait abusé d’elle dans son bureau après l’avoir invitée à assister aux coulisses du journal du soir. Elle est alors âgée de 21 ans, en convalescence d’une tumeur au cerveau et encore vierge.

Ce récit cru, Florence Porcel vient de le livrer à la justice après avoir gardé le silence pendant seize ans. Cette chroniqueuse et écrivaine âgée de 37 ans aujourd’hui, qui a connu un petit succès sur YouTube avec ses vidéos de vulgarisation scientifique, a déposé plainte contre PPDA auprès du parquet de Nanterre. Ce qui a débouché, selon des sources concordantes, sur l’ouverture cette semaine d’une enquête préliminaire très sensible pour « viols », confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la PJ parisienne.

Une nouvelle affaire de violences sexuelles présumées dans laquelle se mêleraient fascination, emprise, relation toxique et abus de pouvoir. Elle vise une icône cathodique, entrée dans les foyers des Français durant trois décennies, à la réputation de séducteur. Mais depuis plusieurs années, certains n’hésitent plus dans la profession, sous couvert d’anonymat, à décrire une face plus sombre, un homme qui pouvait avoir un comportement lourd, voire très insistant avec les femmes.

Plusieurs appels et une invitation sur le plateau du 20 Heures en 2004

Florence Porcel a rencontré Patrick Poivre d’Arvor à l’automne 2004./DR

Florence Porcel a rencontré Patrick Poivre d’Arvor à l’automne 2004./DR  

 

Florence Porcel, qui n’a pas souhaité s’exprimer pour le moment, a rencontré l’ex-star de l’information au sommet de sa gloire, à l’automne 2004. Apprentie écrivaine inscrite à la Sorbonne à Paris et en école de comédie, elle est admirative du PPDA romancier plus que du journaliste. Dans sa plainte, elle raconte qu’elle lui adresse à l’époque une lettre pour lui témoigner son émotion à la lecture de son dernier ouvrage et y joint quelques écrits amateurs signés de sa plume pour avoir un avis professionnel.

Quelques jours plus tard, l’étudiante reçoit sur le répondeur de son téléphone portable un message d’un numéro masqué. Il s’agit de PPDA qui l’invite à le rappeler à son bureau. Les jours suivants, un numéro inconnu tente de la contacter chaque soir aux alentours de 23 heures. Dans la soirée du 7 novembre 2004, un dimanche, elle finit par décrocher. Au bout du fil, surprise : le présentateur du 20 Heures de TF1 en personne. Après un échange que la jeune femme décrit comme courtois au sujet de sa lettre, PPDA lui demande son âge, une description de son apparence physique avant de lui poser des questions franches et embarrassantes sur sa vie intime : son absence de petit ami, sa virginité, la fréquence à laquelle elle se masturbe, les habits qu’elle porte…

La jeune femme est invitée dès le lendemain à assister au journal télévisé. Gênée par cette conversation à tournure sexuelle mais flattée qu’une telle célébrité s’intéresse à elle, elle se présente à 19h45 dans les locaux de TF1 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), comme l’atteste le badge visiteur qu’elle a précieusement gardé. Elle entend lui demander des conseils pour que ses textes soient publiés par un éditeur.

Elle n’aurait pas pris conscience d’avoir subi un viol

Après le journal, une assistante conduit Florence Porcel jusqu’au bureau de PPDA. Selon le récit de la jeune femme, la star de l’info lui demande ses impressions sur sa prestation mais se montre peu bavard, occupé à dédicacer des photos. Quand, tout à coup, il ferme la porte, lui propose un verre d’alcool avant de l’agresser sexuellement en l’embrassant puis en introduisant sa main dans sa culotte. Les faits se seraient déroulés rapidement, sans signe annonciateur.

La jeune étudiante, tétanisée par la tournure de la situation, se met alors à exécuter mécaniquement ses demandes qu’elle décrit comme pressantes, comme se déshabiller. Puis vient le rapport sexuel, avec pénétration vaginale, dont elle assure qu’elle n’était pas consentante. Florence Porcel affirme n’être pas parvenue à s’enfuir sous l’effet de la surprise et de la sidération, mais soutient que sa panique était clairement perceptible et qu’elle a émis des cris de douleur. « Est-ce que vous réalisez que vous êtes devenue une femme ? » lui aurait dit son agresseur présumé à l’issue de l’acte. Avant de prendre aussitôt congé de la jeune femme en lui demandant de taire cette relation.

 

Florence Porcel (ici prise en photo en 2014) admet avoir continué à lui écrire après l’agression qu’elle dénonce./AFP/Martin Bureau

Florence Porcel (ici prise en photo en 2014) admet avoir continué à lui écrire après l’agression qu’elle dénonce./AFP/Martin Bureau  

 

A l’époque, l’étudiante n’aurait pas pris conscience qu’elle venait de subir un viol. Il s’agit de sa première expérience sexuelle, elle qui a longtemps été isolée socialement en raison de soucis de santé et de multiples hospitalisations pour opérer sa tumeur. Elle n’a même jamais eu d’histoire amoureuse. Elle décrit un mécanisme d’emprise psychologique dans lequel elle se serait alors enferrée, un système de déni né de l’admiration qu’elle avait pour cet homme célèbre, puissant et bien plus âgé et son désir de percer dans le monde littéraire.

L’aura de cet homme et son inexpérience sentimentale aurait même déclenché chez elle des sentiments amoureux qu’elle juge aujourd’hui créés artificiellement par cette emprise. Partagée entre la colère et la passion, elle admet ainsi avoir continué à lui écrire après l’agression présumée, y compris pour des échanges à caractères érotiques. Plus déstabilisant, elle accepte même une nouvelle relation sexuelle, à laquelle elle consent cette fois, toujours prise dans ce tourbillon sentimental paradoxal. Il s’agissait, dit-elle, de ne plus subir cette relation et d’expérimenter un rapport sexuel sans contrainte.

En 2009, elle envisage de porter plainte

Mais des années plus tard, alors que les liens avec la star se distendent, Florence Porcel aurait à nouveau subi un viol encore plus violent. Elle revoit PPDA en 2009 après l’avoir sollicité pour une interview dans le cadre de son mémoire de master. Le journaliste a quitté son fauteuil de taulier du 20 Heures de TF1 mais a rejoint la société de production A Prime Group, qui produit de émissions littéraires. Il l’accueille à son bureau de Boulogne-Billancourt, où siège l’entreprise.

Une fois sur place, selon la jeune femme, PPDA refuse de se prêter au jeu des questions-réponses. Il entame une conversation intime, cherche à embrasser l’étudiante puis l’entraîne de force, loin des baies vitrées de la pièce, dans un coin à l’écart où il ouvre son pantalon et sort son sexe. Florence Porcel assure que cette fois-ci elle lui fait part oralement de son refus. Elle le repousse et cherche à se dégager mais est maintenue par son hôte par la force sur un canapé. Le journaliste l’aurait ensuite contrainte à une fellation non protégée.

Florence Porcel envisage alors de déposer plainte pour viol mais renonce par crainte de ne pas être crue au regard du statut de PPDA. Elle a conservé des messages de 2009 dans lesquelles elle raconte à des amies du milieu avoir été « forcée » par le journaliste et les met en garde contre son comportement de prédateur.

Un roman cathartique

Après une longue psychothérapie et une discussion au sujet de cette expérience douloureuse avec ses parents en 2018, l’écrivaine trentenaire dit avoir pris conscience tardivement de la gravité des faits. Elle s’est finalement résolue à se tourner vers la justice dans un contexte de libération de la parole sur les violences sexuelles. Avec cette particularité que celle-ci s’est doublée… d’une libération par l’écrit. Car la jeune femme vient de raconter, de manière codée, une partie de son histoire au travers d’un livre publié en janvier intitulé « Pandorini » et publié aux éditions JC Lattès.

Présenté comme une fiction, ce roman à clés narre comment un monstre du cinéma français, présenté comme le Weinstein français, détruit l’innocence d’une jeune femme rêvant de devenir actrice. Et comment leur relation de séduction va basculer dans un système pervers d’abus sexuels, l’héroïne ne comprenant que son consentement a été vicié qu’à la mort de la célébrité. Au moment où Florence Porcel a publié ce livre cathartique, sa propre maison d’édition ignorait qu’elle accusait PPDA de viols entre les lignes. Elle ne l’a appris qu’au moment où la jeune femme a annoncé son désir de déposer plainte.

«PPDA ira répondre aux questions que la justice lui posera»

L’enquête judiciaire, désormais ouverte, va s’attacher à vérifier la réalité des faits dénoncés par l’écrivaine. Contacté, Me Emmanuel Moyne, l’avocat de Florence Porcel, nous confirme que « la justice est saisie et qu’il n’a donc aucun commentaire à faire ». Comme souvent dans ce type d’affaires où il est question d’emprise, une notion complexe à qualifier sur le plan pénal, les investigations vont devoir établir, en plus de l’éventuelle contrainte physique, s’il y a eu une contrainte morale du fait du rapport de domination entre la plaignante et la personne mise en cause.

La trentenaire a d’ailleurs déposé plainte pour viols aggravés par la circonstance que PPDA aurait abusé de l’autorité que lui conférait son statut de star du 20 Heures. Si la première agression présumée de 2004 pourrait être frappée de prescription, ce n’est pas le cas de la seconde.

Contacté à plusieurs reprises, PPDA, qui reste présumé innocent à ce stade, n’a pas donné suite. Dans un SMS, il évoque des « accusations qui ne peuvent être que fantaisistes » et annonce avoir saisi son avocat « pour engager les poursuites judiciaires qui s’imposeraient ». Joint, son avocat, Me François Binet, explique que « comme tout justiciable, Patrick Poivre d’Arvor ira répondre aux questions que la justice lui posera mais qu’il ne transférera pas ce dossier dans la presse. » Et de préciser que le journaliste profiterait également de son déplacement à Nanterre « pour procéder au dépôt d’une plainte poursuivant la dénonciation calomnieuse » de la plaignante.

 

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Affaire PPDA : «Je lui ai dit, arrêtez Patrick, ça ne va pas !»

 

A la rédaction de TF1 et plus largement dans le monde de la télévision, l’accusation de viol dont fait l’objet Patrick Poivre d’Arvor ne surprend pas. Certains évoquent l’obsession du journaliste pour les femmes, d’autres relatant même des expériences traumatisantes.

 

 Patrick Poivre d’Arvor, patron du 20 Heures de TF1 entre 1987 et 2008, est décrit comme quelqu’un pouvant se montrer très oppressant avec les femmes.

Patrick Poivre d’Arvor, patron du 20 Heures de TF1 entre 1987 et 2008, est décrit comme quelqu’un pouvant se montrer très oppressant avec les femmes. AFP

 

Par Benoît Daragon, avec Michael Zoltobroda et Jean-Michel Décugis

Le 19 février 2021 à 06h18, modifié le 19 février 2021 à 08h00

 

Dans le petit monde de la télévision, cette affaire PPDA ne surprend personne. Bien au contraire. « A chaque fois qu’un scandale MeToo éclate, je ne peux m’empêcher de me demander Pourquoi rien ne sort sur Patrick Poivre d’Arvor? » lâche une reporter qui a travaillé à ses côtés pendant une décennie. « Poivre », comme le surnomment ses proches, a une solide réputation de collectionneur de femmes. Du tapis rouge du Festival de Cannes aux loges VIP de Roland-Garros, une femme est immanquablement accrochée à son bras. Jeune et jolie, de préférence.

Mais l’entourage de celui qui a présenté sans discontinuer entre 1987 et 2008 le « JT le plus regardé d’Europe » sait que les femmes sont devenues une obsession. PPDA est toujours à l’affût, pour ne pas rater une occasion de conclure. Quitte à se montrer très oppressant avec ses cibles. « C’est un gros dragueur, bien lourd », résume une vieille connaissance qui soupire : « Et je ne suis pas certaine qu’il se soit calmé avec le temps… »

Ses terrains de chasse privilégiés : les salons du livre, les interviews, les voyages de presse au ski entre personnalités influentes, les Chandelles, boîte de nuit de Trébeurden (Côtes-d’Armor) où il sort dès qu’il est en vacances dans sa maison à Trégastel ou les dîners parisiens. « Un soir, chez des amis communs, il m’a proposé 15 fois de me ramener chez moi sur son scooter malgré mes refus répétés… » se rappelle la dirigeante d’un média concurrent.

«Personne ne fait le poids face à l’ancien journaliste préféré des Français»

D’autres ont vécu des expériences bien plus traumatisantes. Il y a plus de dix ans, une ex-journaliste d’une radio nationale a été victime de la vedette de TF1. Après une interview pour sa station, elle propose à la star de TF1 qui l’a raccompagnée jusqu’à son domicile de monter boire un verre, comme il le suggère. Une fois à son domicile, elle doit repousser les assauts du présentateur qui va finalement, faute de mieux, se livrer à un plaisir solitaire sur son canapé. Elle n’a pas voulu directement nous raconter son histoire que nous tenons de l’un de ses proches.

Tous les témoins interrogés par le Parisien ont insisté pour rester anonyme. « Personne ne fait le poids face à l’ancien journaliste préféré des Français… Il connaît tout Paris et bénéficie toujours de puissants soutiens dans les médias, dans le milieu de l’édition et parmi les politiques grâce à ses amitiés créées à l’Elysée sous Mitterrand puis sous Chirac… » soupire une autre reporter de TF1.

Il n’intervient plus que sur l’antenne de CNews, qui vient de mettre un terme à son émission littéraire, mais Patrick Poivre d’Arvor reste influent. Jusqu’à aujourd’hui, le présentateur de 73 ans n’avait été l’objet d’aucune plainte pour viol ou harcèlement sexuel. Un haut dirigeant de la Une de l’époque est catégorique : aucune affaire de harcèlement contre PPDA n’a jamais été signalée aux ressources humaines.

A TF1, les anciennes alertent chaque nouvelle recrue

C’est pourtant à TF1 que les témoignages sont les plus nombreux. Les collègues féminines de « Poivre » n’ont pas échappé à ses avances. Lors de déjeuners en tête-à-tête qu’il sollicite régulièrement, il n’oublie jamais de faire un point sur leurs histoires de cœur, bien avant le café. A la rédaction, les anciennes alertent chaque nouvelle recrue. « Dès qu’une stagiaire arrivait, la première chose qu’on lui disait c’est Fais gaffe, ne monte jamais seule dans l’ascenseur avec PPDA. »

Une journaliste recrutée dès la fin de ses études au milieu des années 2000 raconte : « Un soir, moins d’une heure avant le début du 20 Heures, PPDA passe une tête dans la rédaction. Quelques minutes plus tard, le nom de son assistante s’affiche sur mon téléphone. Il demande à me voir. Un peu surprise, je rentre dans son grand bureau. La lumière était tamisée. Il me demande si mon CDD se passe bien puis enchaîne les questions très personnelles. Il m’a dit que mon conjoint avait de la chance et m’a demandé s’il pouvait me prendre dans les bras. C’était mon supérieur hiérarchique, je le voyais depuis que j’étais gamine à la télévision, je n’ai pas osé dire non. L’étreinte n’a dû durer qu’une poignée de secondes mais elle m’a semblé interminable », explique-t-elle. « Très honnêtement, je ne considère pas avoir été victime d’une agression. Mais ça a été un moment surprenant et perturbant. On n’imagine personne faire ça aujourd’hui… » ajoute ce visage de l’antenne, qui apparaît toujours dans les JT de la chaîne.

« Le McDo de Patrick »

Au deuxième étage du siège de la Une, le bureau de PPDA, avec stores et canapé, a vu défiler un nombre incalculable de femmes. Les étudiantes qui le sollicitent pour une thèse ou un mémoire de fin d’étude reçoivent une invitation manuscrite pour assister au tournage de « Vol de nuit » ou « Ex-Libris ». Idem pour celles qui rêvent de travailler dans la plus puissante chaîne de France. Après le tournage, la visite finit systématiquement dans son bureau.

« J’avais 28 ans quand j’ai rencontré Patrick Poivre d’Arvor lors d’une manifestation. C’était en 2005, je travaillais dans un grand quotidien et j’étais à la recherche d’un nouveau poste », confie Juliette, 44 ans, ancienne journaliste reconvertie dans la communication. « Entre nous, le courant était bien passé. Il avait été flatteur. En partant, il m’a demandé mon 06. Il m’a appelé deux trois fois, toujours de longues discussions. Quand il m’a donné rendez-vous dans son bureau à TF1, j’y ai vu une opportunité professionnelle. C’était le présentateur du 20 Heures ! On m’avait mise en garde sur sa réputation mais je voulais quand même tenter ma chance. J’ai tout de suite senti le malaise quand j’ai croisé le regard de sa secrétaire. Je lui ai donné mon CV. Il l’a jeté à la poubelle sans même le regarder. Je me suis sentie humiliée. Je me suis levée pour partir et lui s’est levé pour essayer de m’embrasser. Je lui ai dit : Arrêtez Patrick, ça ne va pas ! Et ça s’est arrêté là. C’était tellement gênant, j’en étais toute tourneboulée. Quand j’ai raconté la scène à mon copain, il a voulu lui casser la gueule », ajoute-t-elle.

Le témoignage de Juliette confirme le « modus operandi » relaté par Florence Porcel. Qu’elles ne sont pas les seules à avoir connu. Les deux assistantes de Patrick voient défiler ces visiteuses qu’elles surnomment entre elles pour rire « le McDo de Patrick ». « Chaque soir après le JT, on le voyait passer dans les locaux avec des créatures éthérées perchées sur des hauts talons », confie une de ses anciennes collègues.

Avec ses compagnes, la séparation prend parfois un tour conflictuel, houleux. « Il ne supporte pas qu’on le quitte », regrette une de ses ex. Les plus anciens salariés de la Une se souviennent de sa fureur lors de sa rupture avec Claire Chazal, avec qui il a eu un fils en 1995. A la machine à café, on se raconte cette anecdote confirmée par un témoin direct de la scène : quand il a appris que son ancienne compagne débutait une liaison avec Xavier Couture, l’un des grands patrons du groupe TF1, PPDA est monté dans le bureau de Claire Chazal et a uriné sur le canapé où elle avait l’habitude de faire la sieste.

En 2008, son histoire avec Agathe Borne se termine devant les tribunaux. « Poivre » est condamné à lui verser 33 000 euros pour avoir porté atteinte à ses droits d’auteur et à sa vie privée dans un roman intitulé « Fragments perdus de la vie d’une femme ». En 2011, lors du procès, Agathe Borne était revenue cette relation, qui s’est terminée par une dispute dans la rue, paparazzée par le magazine « Entrevue ».

« J’avais déjà porté plainte pour harcèlement, car il me persécutait au téléphone, m’espionnait, me disait qu’il pouvait avoir les fiches RG de tel ou tel ami que je voyais. Il m’avait volé pas mal de carnets, de journaux intimes. Cela m’a fait un choc, quand j’en ai revu des passages entiers dans son livre », déclare-t-elle à l’époque dans l’Obs, évoquant une « vengeance » après leur rupture. A l’époque, rare étaient les médias qui avaient couvert ce procès.

 

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«Pandorini», le livre qui accuse PPDA… sans le nommer

 

Dans son premier roman, Florence Porcel raconte l’histoire d’une jeune femme de 19 ans tombée sous l’emprise d’une star de cinéma. Pour décrire l’abus de pouvoir, les violences sexuelles, le traumatisme, l’autrice s’est inspirée, selon elle, de sa relation avec Patrick Poivre d’Arvor.

 

 Dans son livre, Florence Porcel (prise ici en photo en 2014) raconte l’histoire d’une jeune comédienne qui tombe sous la coupe toxique d’un célèbre acteur.
Dans son livre, Florence Porcel (prise ici en photo en 2014) raconte l’histoire d’une jeune comédienne qui tombe sous la coupe toxique d’un célèbre acteur.  Archive/AFP/Martin Bureau

 

Par Sandrine Bajos

Le 18 février 2021 à 19h12, modifié le 19 février 2021 à 06h33

 

C’est l’histoire d’un homme, monstre sacré du cinéma et prédateur sexuel. C’est aussi celle d’une jeune fille de 19 ans qui voulait être comédienne et va tomber sous l’emprise de Pandorini, acteur de 40 ans son aîné. Quand l’artiste meurt, la parole se libère. De nombreuses victimes témoignent. Ce roman, prévient Florent Porcel, elle l’a puisé au plus profond d’elle-même. Sauf que celui qui l’a brisée n’est pas comédien. C’est, selon elle, l’ancienne star du 20 Heures de TF1, Patrick Poivre d’Arvor, contre qui elle vient de porter plainte pour viol.

« J’ai écrit ce livre dès le moment où je suis sortie du déni. Il m’aura fallu 14 ans pour comprendre que ce n’était pas normal et pour mettre les mots justes dessus », prévient l’écrivaine sur les réseaux sociaux. Sur 250 pages, d’une écriture fluide et sincère, une femme raconte son traumatisme. Comment l’étudiante en théâtre de 19 ans, naïve et vierge, est tombée sous la coupe de la plus grande star du cinéma français. Alors qu’elle commençait sa vie d’adulte en douceur, elle va provoquer la rencontre avec cet homme qui va lui voler ses rêves et sa virginité.

Leur relation ne durera qu’un court moment mais le mal est fait. Elle tombera folle amoureuse. Elle en parle à ses amies, s’invente une grande histoire. Malgré la différence d’âge, la célébrité, elle est grisée, assoiffée, étourdie. Insouciante. Elle se meut avec « la légèreté niaise d’une princesse Disney » même si « l’entrée des enfers ressemblait au paradis sur Terre ». Quand le téléphone ne sonne plus, elle harcèle l’acteur, lui envoie des poèmes. Il n’en a cure et elle bascule du côté obscur. Elle veut même mourir. Il faudra la disparition de celui qu’elle a aimé pour accepter l’indicible.

Florence Porcel, 37 ans, entrecoupe son récit d’extraits d’articles de presse dans lesquels les victimes lèvent le voile sur le personnage de son livre. L’affaire Pandorini devient notre affaire Weinstein. Si tout le monde savait, personne ne parlait, dénoncent ses détracteurs. C’était un amoureux des femmes, en 50 ans de carrière, jamais il n’a été accusé et aucune plainte n’a été déposée, répondent ses proches…

Une descente aux enfers décortiquée

Avec beaucoup de justesse, l’autrice décortique la descente aux enfers de la jeune étudiante, l’emprise de son amant, sa sidération au moment de ce premier rapport sexuel qu’elle n’a pas souhaité et aussi son déni. Son incapacité à oublier un homme médiatique omniprésent et adulé.

Le roman « Pandorini » est paru en janvier./DR
Le roman « Pandorini » est paru en janvier./DR  

 

Si on ne savait pas que Florence Porcel avait porté plainte contre Patrick Poivre d’Arvor, on n’aurait jamais fait le lien avec l’ex-journaliste vedette de la Une. Une fois les clés du livre connues, on réalise que Pandorini a pratiquement le même âge que PPDA et que leurs deux pères travaillaient dans la même branche, l’un était représentant de chaussures, l’autre cordonnier. Ils ont aussi donné un prénom breton à leurs enfants. Tous deux sont engagés dans des associations. Pour le présentateur, c’est « la Maison de Solenn », projet porté avant tout par Véronique Courcoux, son ex-femme, en souvenir de leur fille anorexique qui s’est suicidée à 19 ans. Dans le roman, Pandorini défend… la cause des femmes battues.

 

Une loge franc-maçonne dissoute pour cause de complots criminels…

Affaire intéressante où l’on retrouve le même genre de « complots » assassins auxquels j’ai toujours été confrontée quasiment depuis le début des harcèlements dont j’ai été victime d’abord dans le travail, puis de manière systématique dans tous les domaines et absolument partout, quoi que je fasse ou ne fasse pas… la comploteuse en chef pour les Brestois étant la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest depuis de très nombreuses années…

L’on notera qu’elle est associée dans le Finistère à un frontiste ou lepéniste de très longue date qui a écrit sur ses pages Facebook personnelles :

 

https://www.facebook.com/jacques.fornes/friends

DGSE

C’est bien tout s’organise avec des gens compétents Souvenir de mes début au FN il y as très longtemps ou on s’organisait au jour le jour !!!!

 

L’un et l’autre sont issus des rapatriés d’Algérie en raison de la guerre de 1954 à 1962.

La première avait un père gendarme en poste à Orléansville à cette époque, comme indiqué ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/01/06/deces-de-paul-brenterch-du-npa-de-brest-le-22-decembre-2016/

Elle doit toujours y avoir des amis, car mon lecteur ou mes lecteurs algériens les plus réguliers ont toujours été de Chlef, depuis 2010.

Par ailleurs, un certain nombre de tous ses grands amis et complices, surtout ceux de l’extrême-gauche qui à l’instar du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi se targuent d’avoir réussi à échapper au service militaire, qui en se faisant passer pour un malade mental, qui en se présentant comme objecteur de conscience à défaut d’avoir réussi à berner le médecin militaire, seront certainement très heureux d’apprendre qu’elle a fait son service militaire sans y être aucunement obligée, celui-ci n’ayant jamais été obligatoire pour les femmes en France – c’est une possibilité qui ne s’est offerte à elles qu’à compter de l’année 1970, tout comme celle de faire son service dans la gendarmerie.

 

https://www.liberation.fr/societe/police-justice/cellule-criminelle-de-barbouzes-une-loge-franc-maconne-dissoute-20210213_A56BIVKQQJFPVF6RB4WZVUAECA/

Cellule criminelle de barbouzes : une loge franc-maçonne dissoute

 

Alors que les investigations se poursuivent à une cadence soutenue depuis cet été sur le projet d’assassinat impliquant membres de la DGSE, anciens du contre-espionnage et agents de la sécurité privée, le ménage est en cours dans la loge qu’ils fréquentaient.

Une loge franc-maçonne dissoute pour cause de complots criminels... dans AC ! Brest UTFVJOOIJ5FDFP2RTOOXPMCLR4

Dans l’affaire, sont impliqués des membres de la DGSE, des anciens du contre-espionnage et des agents de la sécurité privée. (Aimee THIRION/Libération)

par Laurent Léger

publié le 13 février 2021 à 9h00

 

Vertigineuses ou profondément désolantes, c’est selon : les découvertes de la police judiciaire, chargée par deux juges parisiens de faire depuis l’été 2020 la lumière sur les agissements d’une cellule criminelle réunissant agents de l’Etat dévoyés et freelances œuvrant dans la sécurité privée, s’accumulent. Dans cette officine figureraient des gardes de sécurité de la DGSE, employés sur le site du service Action à Cercottes, ainsi que d’anciens membres de la DGSI passés dans le privé.

Les conditions financières étaient ridicules : autour de 50 000 euros, que les assassins et leurs complices devaient se partager, pour tuer une coach en entreprise sur instruction d’un concurrent. Les enquêteurs sont toujours en train d’approfondir un contrat destiné à priori à secouer la famille d’une ancienne associée, avec à la clé un incendie de voiture qui dégénère, un autre projet criminel ayant conduit à l’élimination d’un coureur automobile, ainsi que des plans foireux de vente de pierres précieuses ou de trafics d’armes. Les projets criminels étaient évoqués avec la même indifférence que les autres missions…

Les faits remontent au 24 juillet. Les policiers prévenus par un riverain contrôlent deux hommes dans une voiture à Créteil (Val-de-Marne). A l’intérieur du véhicule volé, les agents découvrent des couteaux de l’armée et un sac contenant une arme prête à servir. Les deux occupants sont placés en garde à vue. Ils «semblaient s’apprêter à mettre à exécution un projet criminel au préjudice d’une femme âgée de 54 ans» habitant à proximité, avait précisé le parquet. En l’occurrence, Marie-Hélène Dini, coach en entreprise.

Chaîne de recrutement

Dans le dossier, neuf personnes sont mises en examen, dont quatre militaires des services secrets en activité. Huit dorment sous les verrous. Et l’affaire, qui secoue la DGSE comme le milieu du renseignement privatisé, a également mis en émoi une obédience franc-maçonne : la Grande Loge de l’alliance maçonnique française (GL-AMF).

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Pourquoi trois militaires de la DGSE ont été mis en examen pour «tentative d’homicide»

5 août 2020

Créée au printemps 2012 à la faveur d’une scission d’une autre obédience, la GL-AMF compte quelque 15 000 membres et 680 loges en France. Mais l’une d’entre elles n’existe plus depuis le 4 février : Athanor – ainsi s’appelaient au Moyen Age les fourneaux des alchimistes -, installée à Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, a été fermée fissa par le nouveau «grand maître» (le chef) de l’obédience, qui a pris ses fonctions en décembre. Quatre des membres de cette officine du crime que la justice démantèle actuellement en étaient membres – du moins jusqu’à l’année dernière -, ce qui pourrait selon la justice expliquer la hiérarchie mise en place dans la chaîne de recrutement des éventuels assassins et de leurs complices. Le commanditaire supposé de la tentative de meurtre de la coach Marie-Hélène Dini avait été en tout cas le «vénérable» d’Athanor, c’est-à-dire son patron, mais «il n’a pas payé sa cotisation depuis un an, donc il n’était plus membre», souligne un ancien responsable.

«Ils y ont comploté»

Doté du matricule 8980 au sein de l’obédience, un autre protagoniste de l’affaire, dont le rôle était selon les enquêteurs celui d’un recruteur, est lui aussi un ex-vénérable de la loge. Il aurait joué un rôle pivot dans l’assassinat du coureur automobile, probablement exécuté à cause de ses dettes, et dans un projet visant un syndicaliste. Un autre des recruteurs, commandant retraité de la DGSI après avoir effectué son parcours aux renseignements généraux de la préfecture de police puis de la direction centrale des RG, suivait lorsqu’il était en activité le secteur de l’extrême gauche puis le dossier des sectes. Ancien du Grand Orient, il avait finalement rejoint Athanor avec ses comparses, endossant le matricule 12475, au moment de la création de la GL-AMF. Tous ont été suspendus de l’obédience en même temps que la loge a été fermée.

«Ils s’y sont rencontrés, ils y ont comploté, ils ont déshonoré ce qui à la base est une entreprise d’élévation philosophique. Cela démontre qu’aucune institution n’est à l’abri de ceux qui la détournent à leur seul profit – armée, police, sociétés de sécurité», analyse Joseph Cohen-Sabban, avocat de Marie-Hélène Dini, sollicité par Libération. Dans un communiqué, la GL-AMF rappelle «qu’en tant qu’obédience maçonnique, elle prône le respect strict et absolu de toutes les lois en vigueur dans notre République ainsi que la pratique de toutes les vertus morales et civiques». Les protagonistes de l’affaire sont suspendus, poursuit le communiqué, «jusqu’à ce que la justice établisse la vérité quant aux faits et à la participation de ces membres à cet acte criminel».

 

Une plainte de Corinne Lepage contre François Bayrou en décembre 2019

Je n’avais pas vu celle-là.

Ils sont hallucinants…

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/12/15/corinne-lepage-veut-porter-plainte-contre-francois-bayrou-pour-denonciation-calomnieuse_6022924_823448.html

Corinne Lepage veut porter plainte contre François Bayrou pour « dénonciation calomnieuse »

 

L’ex-députée européenne reproche au président du MoDem d’avoir mis en cause sa probité en déclarant à des policiers qu’elle avait essayé d’« escroquer » des élus.

Le Monde

Publié le 15 décembre 2019 à 06h02 – Mis à jour le 15 décembre 2019 à 10h55

 

Corinne Lepage et François Bayrou, le 15 juin 2008 à Nanterre.
Corinne Lepage et François Bayrou, le 15 juin 2008 à Nanterre. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

 

Les sujets de discorde sont récurrents entre le président du MoDem, François Bayrou, et Corinne Lepage, qui fut élue sous les couleurs du parti centriste au Parlement européen entre 2009 et 2014.

Cette fois-ci, Mme Lepage a décidé de porter plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre M. Bayrou, comme le révèle le Journal du dimanche du 15 décembre. L’ancienne ministre de l’environnement (1995-1997) considère avoir été injustement mise en cause devant la police.

Interrogé le 11 septembre dans le cadre de l’enquête sur les assistants parlementaires du MoDem, dans laquelle il est mis en examen, François Bayrou a accusé Corinne Lepage d’avoir essayé d’« escroquer » des élus dont elle assurait la défense lors du procès de l’Amoco-Cadiz.

« Je n’admets pas que ma probité soit mise en cause »

L’avocate avait réclamé et obtenu des honoraires supplémentaires au moment de son désengagement auprès d’eux. Une décision de la Cour de cassation l’avait effectivement obligée à rembourser ce supplément, chiffré à un peu plus de 600 000 euros. Mais Mme Lepage avait obtenu gain de cause devant la Cour européenne des droits de l’homme en 2005 (sans récupérer néanmoins les fonds).

« Je n’admets pas que ma probité soit mise en cause dans cette affaire où les décisions de justice m’ont été favorables », a-t-elle déclaré, preuves à l’appui. Son avocat devrait déposer la plainte en début de semaine.

Lire aussi Après la mise en examen de François Bayrou, le point sur l’affaire des assistants parlementaires du MoDem

Le Monde

 

François Asselineau en garde à vue, François Bayrou tombe du lit… c’est la fête aux François !

Une enquête préliminaire est ouverte depuis le 15 mai dernier, et c’est maintenant qu’on le met en garde à vue… tandis que quantité d’autres n’ont jamais été inquiétés de leur vie par des plaintes similaires ou pour des faits bien plus graves…

François Léotard a dû agacer un peu avec ses histoires de moutons.

Il faut bien dire qu’il n’y est pas allé avec le dos de la cuiller : cela commence dès l’ouverture du procès avec tout un troupeau ayant bien failli l’empêcher d’y arriver, mais qui lui aura finalement permis de s’y présenter hilare pour y être jugé pour une bagatelle avec laquelle, de toute façon, tout comme son collègue Balladur, il n’a rien à voir (à propos, combien étaient-ils, ces moutons, tout juste six ou huit, comme ceux du 9 août dernier, ou bien 84, comme ceux de Nice le 14 juillet 2016 ? ces signes du destin ont toujours tendance à rendre nerveux, et paf ! on s’esclaffe au moment le plus inopportun… parce que bien entendu, le berger était introuvable, comme celui de Kasserine…), et cela se termine au dernier jour alors qu’ayant brutalement sorti de sa manche Me Brigitte Longuet épouse de Gérard pour le représenter, il fait savoir que tout son patrimoine se limite à la possession de cat mouton…

Et voilà l’autre qui se réveille… et que dit-il ? Ah oui, c’est vrai, il a contribué à l’élection de Macron, lequel a bien tort de l’oublier, parce qu’il sait des choses, lui aussi…

Personne n’a rien à lui coller pour une garde à vue surprise, à celui-là ?

Enfin bon, pour autant que je sache, c’est tout le gouvernement Balladur qui était bien au courant, et tous mes harceleurs aussi, bien évidemment.

Et Cuicui, que dit-il ?

Ah ben non, lui ne dit rien pour l’instant, il se tient tranquille… il a déjà son épine dans le pied avec une information judiciaire dont on n’entend plus parler depuis le décès d’Alain Masson le 4 novembre dernier.

 

https://www.lefigaro.fr/politique/le-president-de-l-upr-francois-asselineau-en-garde-a-vue-pour-harcelement-et-agressions-sexuelles-20210203

Le président de l’UPR François Asselineau en garde à vue pour harcèlement et «agressions sexuelles»

 

Le parquet de Paris avait ouvert le 15 mai une enquête préliminaire à l’encontre de l’homme politique.

Par Le Figaro avec AFP

Publié hier à 21:48, Mis à jour hier à 21:58

 

Le président du parti pro Frexit UPR, François Asselineau, a été placé en garde à vue ce mercredi des chefs de harcèlement moral, harcèlement sexuel et agressions sexuelles, a appris l’AFP auprès du Parquet de Paris, confirmant une information du Point.

«La mesure est toujours en cours», a précisé cette source à l’AFP. M. Asselineau est gardé à vue à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, selon une autre source proche du dossier. Le parquet de Paris avait ouvert le 15 mai une enquête préliminaire des chefs de «harcèlement sexuel» et «agression sexuelle», confiée à la BRDP.

Deux plaintes pour ces mêmes chefs avaient été déposées par deux victimes présumées et anciens salariés de l’UPR, l’une dans l’Allier, l’autre à Paris, et un ancien cadre avait fait un signalement au procureur de la République. Ces accusations révélées par Libération avaient alors été qualifiées de «calomnies» par M. Asselineau. Selon l’entourage du chef de l’UPR (Union populaire républicaine) mercredi soir, François Asselineau est «actuellement entendu dans le cadre de la procédure judiciaire initiée par deux anciens employés du mouvement, concomitamment à une tentative de prise de contrôle de l’UPR par une poignée d’adhérents».

François Asselineau «a toujours fermement démenti ces accusations, qui, pour l’essentiel, allèguent des faits qui auraient prétendument eu lieu avant même leur embauche», ajoute l’entourage. Plusieurs dizaines de cadres du mouvement avaient réclamé au printemps sa démission, évoquant «l’existence de relations particulières et plus qu’insistantes de (la) part» de M. Asselineau à l’égard de salariés de l’UPR, «source de graves souffrances psychologiques». Ayant échoué à le faire partir, ils avaient ensuite demandé que le président de l’UPR se mette «en retrait» de ses fonctions pendant les procédures judiciaires.

François Asselineau avait néanmoins convoqué un congrès virtuel en juillet lors duquel il avait été réélu haut la main à la tête du parti souverainiste. Partisan d’une sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan, il avait réuni 0,92% des voix à la présidentielle de 2017.

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Francois-Leotard-le-temps-de-la-defense-172191

François Léotard, le temps de la défense

Paris Match | Publié le 24/01/2021 à 06h55 |Mis à jour le 24/01/2021 à 08h46

Passer inaperçu, c’est le vœu de François Léotard depuis qu’il a délaissé le pouvoir. Mais le procès de l’affaire Karachi remet l’ex-golden boy de la droite dans la lumière.
Passer inaperçu, c’est le vœu de François Léotard depuis qu’il a délaissé le pouvoir. Mais le procès de l’affaire Karachi remet l’ex-golden boy de la droite dans la lumière. Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM
Vingt-cinq ans après les faits, alors que la Cour de justice de la République ouvre le procès de l’affaire Karachi, l’ancien ministre plaidera sa cause lui-même. Sans avocat. Paris Match lui a parlé.

Comme si le destin voulait l’empêcher d’assister à son procès, son train Nice-Paris a failli ne jamais arriver. Après s’être arrêté pour exfiltrer un passager en coma éthylique, le conducteur est tombé sur un troupeau de moutons. Il a failli s’esclaffer en expliquant au micro que le berger était introuvable. L’image a dû plaire à François Léotard, pâtre corse à sa façon. Engoncé dans un blouson de cuir, plongé dans la lecture du journal, il gardait près de lui son pique-nique dans un sac en plastique. A Paris, le taxi qui l’attendait avait écrit son nom sur un écriteau. Depuis son retrait de la vie publique, l’ancien ministre n’a pas cherché à faire parler de lui. Au contraire, il a donné l’image d’un ermite vivant au milieu de ses livres, dans sa propriété encaissée sur les hauteurs de Fréjus.

Lire aussi:Affaire Karachi : le difficile interrogatoire de François Léotard

Dans la ville dont il a été maire pendant vingt ans, «on voit sa silhouette», dit un élu. On raconte qu’il s’est «enfermé». Certains assurent qu’il n’a pas supporté la mort de son frère, l’acteur et poète Philippe Léotard, en 2001. D’autres évoquent les fausses accusations autour de l’assassinat de la députée Yann Piat dans les années 1990, les affaires de la mairie de Fréjus ou celle du financement du Parti républicain (pour laquelle il a été condamné). Il avait alors démissionné de tous ses mandats pour se présenter à la justice. «C’était pour apparaître en “homme nu”. Il voulait être jugé comme un simple citoyen, pas comme un homme politique», se souvient Philippe Michel-Kleisbauer, son ancien assistant parlementaire, aujourd’hui député (MoDem) du Var.

Lire aussi:François Léotard – « J’ai retrouvé un peu de paix personnelle »

Simple citoyen, François Léotard le restera. Ministre de la Culture de 1986 à 1988 puis de la Défense de 1993 à 1995, il se retire de la vie publique et se consacre à sa passion, l’écriture. En 2008, il publie un brûlot contre la présidence «bling-bling» de Nicolas Sarkozy, puis disparaît des écrans radars. Lorsqu’une escouade de policiers vient perquisitionner sa maison, quatre ans plus tard, il apparaît comme un animal blessé. Il déverse un torrent d’insultes qui lui vaudra une condamnation pour «outrage à agents publics ». Il s’insurge contre « la police judiciaire qui n’existe pas mais seulement la police politique».

 

Avec les forces de l’Onu à Sarajevo, en 1994, l’année où sont signés les deux contrats d’armement. Il est ministre de la Défense depuis un an.
Avec les forces de l’Onu à Sarajevo, en 1994, l’année où sont signés les deux contrats d’armement. Il est ministre de la Défense depuis un an. © Duffour/ANDBZ/ABACAPRESS.COM

 

Huit ans après cette descente de flics, c’est encore un «homme nu» qui se présente devant la Cour de justice de la République (CJR), la juridiction qui juge les faits commis par des ministres pendant l’exercice de leurs fonctions. Mais il parle sur un ton policé, calme. C’est un homme qui a lu, écrit et réfléchi. Installé depuis samedi 16 janvier dans un appart-hôtel près du tribunal judiciaire de Paris, il travaille sa plaidoirie car il a décidé d’être son propre avocat. «Le problème, nous dit-il dimanche soir au téléphone, c’est que je ne sais pas quand elle est prévue. Ce n’est pas normal, ça!»

« Le pouvoir politique doit être soumis au contrôle du Parlement, pas celui des juges ! » s’indigne-t-il

A deux jours de l’ouverture du procès, il ne semble pas perturbé par l’interrogatoire qu’il va subir. Ce qui l’intéresse, c’est la plaidoirie, sa dernière envolée, son ultime discours pour la France qu’il compare à l’Italie des années 1990. A l’époque, les juges de «Mani pulite» mettaient en examen à tour de bras et prononçaient les verdicts à la chaîne (1 200 condamnations); un président du Conseil partait en exil, un député se suicidait. C’est toute une génération de politiques qu’on envoyait à la casse.

Mais ce grand ramdam politico-judiciaire a accouché de l’élection de Silvio Berlusconi. «C’est constitutionnel, s’insurge Léotard. Le pouvoir politique doit être soumis au contrôle du Parlement, pas à celui des juges!» Et de citer la perquisition des domiciles de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe et de l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn, dans l’enquête sur la gestion de l’épidémie de Covid-19. A 78 ans, l’ancien dirigeant de l’UDF n’a pas perdu de sa verve. «Ses qualités oratoires sont hors normes, c’est pour ça que je me suis engagé à ses côtés», se rappelle David Martinon, aujourd’hui ambassadeur de France à Kaboul. Reste à savoir si les trois magistrats et les douze parlementaires qui composent la CJR seront sensibles à son discours.

 

Edouard Balladur au tribunal le 20 janvier.
Edouard Balladur au tribunal le 20 janvier. © AP Photo/Thibault Camus

 

Pas encore jugée, l’«affaire Karachi» est déjà entrée dans l’Histoire. Elle a fait l’objet de plus de 6000 articles de presse et a servi de trame à une série télé. Le scénario : en 1994, Edouard Balladur caracole au sommet des sondages et va se présenter à l’élection présidentielle. Pressés de trouver un financement pour la campagne, ses conseillers sont soupçonnés d’avoir monté un circuit de rétrocommissions autour de la vente de deux frégates à l’Arabie saoudite et de trois sous-marins au Pakistan. Après avoir imposé le «réseau K» (piloté par l’intermédiaire Ziad Takieddine), les balladuriens se seraient constitué un trésor de guerre.

Mais en 1995, Jacques Chirac est élu. Il fait interrompre le versement des commissions. Tout finira par nourrir d’autres réseaux, non moins crapuleux. Les officiers pakistanais, victimes collatérales de ce micmac franco-français, voient une partie de l’argent attendu leur passer sous le nez. Le 8 mai 2002, une bombe explose sous le bus des techniciens français de la DCNI chargés de construire les sous-marins. Bilan : 11 morts. L’attentat est-il la conséquence des pots-de-vin impayés? C’est la thèse des familles des victimes, représentées par l’avocat Olivier Morice qui va déclencher l’affaire Karachi. Voilà pour l’histoire, telle qu’elle est souvent relatée. Mais, dix-huit ans après l’attentat, la justice n’a pas établi le lien entre ce drame et l’interruption du versement des commissions. «Le nouveau juge d’instruction chargé du dossier concernant les causes de l’attentat n’a toujours pas clôturé son instruction», rappelle Félix de Belloy, un des avocats d’Edouard Balladur, qui évoque une note de synthèse de la sécurité intérieure (DGSI) de 2019 selon laquelle «la piste islamiste reste privilégiée».

Les magistrats veulent savoir pourquoi il a introduit Ziad Takieddine et son « réseau k » dans les négociations avec le Pakistan

Quant à savoir si les commissions ont servi à financer la campagne de Balladur, c’est l’objet du procès qui s’ouvre cette semaine. Des mouvements de cash entre Ziad Takieddine, principal bénéficiaire des sommes, et les balladuriens ont déjà donné lieu en juin 2020 à des condamnations de deux à cinq ans de prison. Tous ont fait appel. Toutefois, sur près de 1 milliard de francs versés au fameux «réseau K», seuls 10 millions ont été identifiés dans le financement de la campagne d’Edouard Balladur. Et encore, selon la défense de l’ancien Premier ministre, les billets retirés en Suisse ne sont pas ceux qui ont été déposés sur les comptes de campagne.

Concernant le rôle de François Léotard, ministre de la Défense à l’époque des faits, les magistrats attendent qu’il explique pourquoi il a imposé Takieddine et ses associés dans le circuit des négociations de ces contrats. Les deux hommes s’étaient rencontrés à Isola 2000, la station de ski que dirigeait alors l’homme d’affaires franco-libanais. Léotard était jeune, brillant, promis à un grand avenir. A Isola 2000, il avait rencontré sa femme, Ysabel, avec qui il a eu un fils, Marc-Antoine, en 1993. «Tout ce dont on m’accuse est faux », jure l’ancien ministre. Reste que le berger corse devra dire pourquoi il a fait entrer le loup Takieddine dans la bergerie.

 

https://www.lepoint.fr/politique/le-commissaire-bayrou-a-t-il-un-plan-04-02-2021-2412603_20.php

Le commissaire Bayrou a-t-il un plan ?

 

Dette, nucléaire, médicaments essentiels… Le patron du MoDem François Bayrou planche sur la France des prochaines décennies. Non sans arrière-pensées.

François Asselineau en garde à vue, François Bayrou tombe du lit... c'est la fête aux François ! dans AC ! Brest btnClose

Par Géraldine Woessner

Publié le 04/02/2021 à 07h00

 

La macronie n’avait pas vu venir le coup. Ce 26 janvier, alors que la rumeur d’un reconfinement enfle, l’allié François Bayrou, qui observait la crise en surplomb depuis l’orbite du haut-commissariat au Plan, décide subitement d’une plongée sur Terre en piqué, habillé de sa cape de patron du MoDem. Son urgence ? La proportionnelle, qu’Emmanuel Macron lui avait promise en échange de son ralliement en 2017 et que l’exécutif se prépare à enterrer. « Pourquoi ne pas demander aux Français ce qu’ils en pensent par référendum ? » assène Bayrou. En deux interviews, l’opiniâtre propulse le débat sur…

 

Procès de Balladur et Léotard : que des menteurs !

Ouh la, les vieux… à 90 ans passés ou presque, ils mentent encore comme des arracheurs de dents après avoir dit « Je le jure » à la plus haute cour de justice de la République, lui donnant pour le coup des allures de cour de récré…

Galy-Dejean, au piquet !

Tu reviendras quand tu auras cessé ton cirque !

A noter : un de mes harceleurs des années 1993 et 1994 est un de ses proches du groupe RPR du XVème arrondissement de Paris.

 

https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/un-menteur-au-proces-balladur

Un menteur au procès Balladur
Edouard Balladur
AFP

 

Un menteur au procès Balladur

 

Récit

Par

Publié le 28/01/2021 à 9:11

 

Même si l’ancien Premier ministre se dit étranger à tout financement occulte de sa campagne, son ancien trésorier et son ancien chef de cabinet s’écharpent à distance. Une ombre de dix millions de francs en cash d’argent sale pèse sur les débats.

 

Il y a un menteur dans la salle. Des deux témoins du jour au procès Balladur, un des deux ment. Il ment avec aplomb. Il ment comme un arracheur de dent. Et il ment sous serment. Là, droit dans les yeux de la Cour de Justice de la République, ses trois juges  professionnels et ses douze juges parlementaires, après avoir levé la main droite et dit « Je le jure ». Il ment pour cacher quelque chose. C’est une certitude. Et l’écho de ce mensonge, dans cette salle d’audience solennelle du vieux palais de justice de Paris, claque comme un aveu de culpabilité.

Oui, même 25 ans après, même si le conseil constitutionnel a validé ses comptes, même si Edouard Balladur en personne, avec un aplomb intact de chef d’État, vient dire qu’il ignorait tout, de ce mensonge naît une conviction : les comptes de sa campagne présidentielle de 1995 étaient inexacts. Ils ont été grossièrement renfloués en dernière seconde puisque l’origine des dix millions et deux cent cinquante mille francs en espèces qui ont été déposés au lendemain de la défaite du premier tour, reste inconnue.

Mais lequel des deux témoins est le menteur ? René Galy-Dejean, l’ancien chef de cabinet de Georges Pompidou, ex-maire RPR du XVe arrondissement de Paris, et trésorier de l’association de financement de la campagne Balladur en 1995 ? Ou Pierre Mongin, énarque, ancien préfet, ancien patron de la RATP, et ancien chef de cabinet à Matignon entre 1993 et 1995 ? Qui de l’ancien élu ou de l’ancien haut fonctionnaire ment sous serment ?

À LIRE AUSSI :« C’était lui, Léotard ? » : au début du procès Balladur, premier inventaire d’une époque révolue

Ce mercredi, Edouard Balladur s’avance le premier à la barre. À 91 ans, en huit petits pas, l’ancien Premier ministre vient s’agripper des deux mains au pupitre en plexiglas qui fait face au président de la Cour de Justice. « Matignon a été pour moi une période heureuse », confie-t-il d’entrée dans une conversation préliminaire où il évoque à haute voix les coulisses de sa vie politique. De l’histoire ancienne pour les moins de cinquante ans, mais la moindre de ses anecdotes aurait fait les délices de la presse des années 90. Voire la une des journaux.

« En 1993, François Mitterrand m’a nommé sans qu’il n’y ait eu la moindre négociation préalable avec qui que ce soit », jure Edouard Balladur, tordant le cou à l’idée d’un accord préalable avec celui qui deviendra son rival de 1995, Jacques Chirac. « Au début avec François Mitterrand, les choses étaient faciles, il était coopérant et aimable… » Mais quand le Premier ministre empiète sur les prérogatives présidentielles, au sujet de la vente de frégates à Taïwan, il se fait taper sur les doigts : « Monsieur Mitterrand m’a dit que j’étais allé trop vite, que j’aurais dû lui en parler, et que les virages diplomatiques ne se prenaient pas en épingle à cheveux ». L’ombre de l’ancien président flotte sur la salle. Edouard Balladur se souvient aussi du « conseil » du vieux président malade quand sa courbe des sondages a commencé à baisser : « Il m’a dit de faire trois déplacements par jour ! »

Autre digression préliminaire, Edouard Balladur se confie sur sa conception du travail en équipe : « Mon seul désir était de ne pas entendre parler de disputes. Je ne suis pas de ceux qui ont besoin d’organiser des rivalités dans leur entourage pour pouvoir montrer ensuite qu’ils ont de l’autorité.  C’est à mes yeux une sorte de faiblesse. »

« De l’épicerie »

Entre les digressions, le juge Pauthe tente de revenir au dossier. « La malveillance y est constante », siffle l’ancien chef du gouvernement estimant que cette affaire est « un ramassis de complications infinies, de dates, de sigles, de contrats » dans lequel il est « bien incapable de se retrouver ». « Le Premier ministre n’avait pas vocation à s’occuper de tout, mais doit se limiter à l’essentiel. » En clair, Edouard Balladur ignorait tout des intermédiaires désignés en marge des contrats de vente d’armes au Pakistan et Arabie saoudite, Ziad Takieddine en tête. « Il faudrait d’ailleurs écrire un opuscule sur la façon d’interpréter les déclarations de Monsieur Takieddine », ironise-t-il, raillant les multiples versions tenues par l’intermédiaire libanais aujourd’hui en cavale.

À l’entendre, Edouard Balladur ne s’est jamais occupé le moins du monde ni de ces contrats, ni de leur cuisine. « De l’épicerie », a résumé son ancien ministre de la Défense, François Léotard avec la pointe de mépris que la formule charrie dans la bouche d’un ministre concernant les tâches déléguées à son entourage.

Ventes de tee-shirt et briquets

Seul hic pour Balladur ces 10,250 millions de francs déposés au lendemain du premier tour de 1995 sur son compte de campagne. Selon l’accusation, ces fonds en espèces sont liés à Takieddine, qui a retiré des sommes équivalentes sur un compte suisse quelques jours auparavant. Mais Edouard Balladur s’accroche à sa version, celle qu’il a d’ailleurs présentée au conseil constitutionnel en 1995 : ces fonds en liquide provenaient des ventes de tee-shirt et briquets réalisées lors de ses meetings. « J’aurais pris le risque de participer à des opérations frauduleuses de 610 millions de francs, pour que me fussent alloués ces dix millions ? », ironise-t-il. « Et puis ces 10 millions, si on y réfléchit, cela représente 15.000 euros par département. »

Autre axe de défense, « le conseil constitutionnel a avalisé cette thèse », insiste l’ancien candidat, suggérant qu’il n’y aurait pas lieu aujourd’hui d’en reparler. Le président Pauthe n’insiste guère et ne revient pas sur les intenses discussions de l’époque au sein du conseil présidé par Roland Dumas, optant pour n’invalider ni le compte Balladur ni le compte de Jacques Chirac…

« Campagne désordonnée »

À la barre, Edouard Balladur admet néanmoins que sa campagne s’est conduite de façon « un peu désordonnée ». Il se souvient avoir été alerté sur une explosion des dépenses et des recettes insuffisantes. « J’avais davantage le souci des dépenses, pour les recettes, j’étais confiant. Mais vous croyez que c’était à moi de m’occuper de tout cela ? » Sur tous ces détails, il est « incapable de répondre ». Et si aucune pièce justificative n’est jamais venue justifier le moindre dépôt d’espèce ou la vente du moindre tee-shirt, cela résulte selon lui « davantage d’un certain désordre que d’une intention maligne ».

Au micro aujourd’hui, sa voix est la même celle des documentaires d’époque. Cette voix calme et posée de son célèbre « Je vous demande vous arrêter », réclamant le silence, ce 23 avril 1995 à ses supporters sifflant Chirac… Mais interrogé par le procureur général François Molins sur l’hypothèse selon laquelle ces 10 millions suspects en espèces proviendraient des fonds spéciaux de Matignon, Edouard Balladur, cette fois-ci, hausse le ton. Il se souvient d’avoir utilisé les fonds spéciaux lors de la prise d’otage à Neuilly, quand « Human Bomb » réclamait une rançon de 43 millions de francs et le jour où « les autorités du pays où se cachait le terroriste Carlos sollicitaient des espèces pour son arrestation ». « Voilà à quoi servaient les fonds spéciaux », insiste-t-il. Pas à financer sa campagne !

Conscience tranquille et mains blanches

Pourtant, c’est ce que suggère désormais son ancien directeur de cabinet, Nicolas Bazire (condamné dans ce même dossier à cinq ans de prison dont trois ferme par le tribunal correctionnel) dans un courrier adressé à la Cour de Justice. « Un jeu de coïncidences et de rapprochements », se défend Edouard Balladur. « Je me sens pour ma part la conscience totalement tranquille. »

Son audition a duré un peu moins de deux heures. Il s’est rassis, a posé délicatement ses mains sur la table devant lui. Des mains blanches sans tache, très longues et très fines de quelqu’un qui plaide justement les mains propres. Puis il demande à rentrer chez lui. L’âge lui permet d’échapper à ce qui va suivre : un violent désaccord sur des questions d’épicerie qui pourtant le concernent tant.

Le ton se tend

Dans le match qui se joue à la barre, le premier à monter sur le ring s’appelle René Galy-Dejean. « Je vais avoir 89 ans dans quelques semaines », commence celui qui fut maire RPR de l’arrondissement le plus peuplé de Paris de 1983 à 2008. Il connaît Edouard Balladur depuis 1967 et leur passage au cabinet du Premier ministre d’alors Georges Pompidou. Puis en 1995, René Galy-Dejean est désigné trésorier de l’association de financement du grand favori de tous les sondages. « J’ai été plaqué sur un système qui existait déjà, prévient-il d’entrée, la voix lente et hésitante. Nicolas Bazire m’avait prévenu que ma mission ne consistait pas à s’occuper des recettes ».

Puis assez vite, en mars 1995, René Galy-Dejean demande à voir le candidat : « C’est d’ailleurs la seule fois où je l’ai vu durant la campagne, pour attirer son attention sur la dérive exponentielle des dépenses. » Galy-Dejean décrit un fonctionnement « désordonné » avec des dépenses de campagnes plafonnées à 90 millions de francs, qui dérivent, d’autant plus incontrôlées que le favori commence sa dégringolade. Même coté recettes, selon lui, les choses se grippent. « Pendant la campagne, il n’y avait pas de don anonyme », jure-t-il. « On avait les recettes que j’appelle celles du 2e étage, parce qu’au 2e étage du QG de campagne il y avait l’étage dirigé par Brice Hortefeux qui s’occupait des meetings, et il leur arrivait de nous apporter des sommes de l’ordre de 100 000 ou 200 000 francs. » Mais René Gally-Dejean admettra aussi n’avoir « jamais cru » que ces fonds provenaient réellement des meetings. Petit à petit, le ton de cette audience se tend. Comme toujours dans ces procès politiques, c’est le passage en cuisine qui change la donne. Quand les billets se comptent…

« Des liasses toutes neuves sorties des caisses de la banque de France »

À la barre, Galy-Dejean se tortille. La voix du président Pauthe s’est raffermie. Le magistrat détaille les « thèses » avancées jusque-là par l’ancien trésorier sur ces fameux 10 millions deux cent cinquante mille francs en espèces déposés le 26 avril 1995 sur le compte de campagne du candidat battu. « Le lendemain du premier tour, l’immeuble de campagne s’est vidé. Seule la cellule du 4e étage, où j’étais, est restée en place, commence René Galy-Dejean. Pierre Mongin m’appelle et me demande de venir le voir. » Ce lundi 25 avril, vers 11 heures, le trésorier se retrouve à Matignon, dans le bureau du chef de cabinet du Premier ministre.

La suite a des allures de thriller : « Pierre Mongin me dit qu’il y a lieu de faire un important dépôt d’espèces sans quoi Edouard Balladur va se retrouver dans une situation grave et terrible pour lui à titre personnel ». Le candidat a en effet contracté un emprunt de 31 millions de francs, garanti sur ses propres deniers. En clair, explique Galy-Dejean, si le compte de campagne n’est pas renfloué en urgence, alors qu’il est déficitaire d’environ dix millions de francs, Edouard Balladur risque de tout perdre. « J’ai dit à Pierre Mongin que j’étais d’accord pour déposer une forte somme mais j’y mets une condition. J’espère qu’on ne va pas me faire déposer des liasses toutes neuves sorties des caisses de la banque de France en me demandant de dire ensuite que ce sont des fonds des militants ! »  L’ancien trésorier l’assure, dans ce bureau du chef de cabinet du Premier ministre, celui en charge des fonds spéciaux, il a immédiatement flairé un piège. « Pierre Mongin était embarrassé, il m’a dit qu’il me rappellerait à 15 heures. C’est ce qu’il a fait. Il m’a alors demandé de venir chercher une somme de trois millions de francs en coupures usagées ».

Une valise pleine de cash sort de Matignon

Nous y voilà dans le vif du sujet. Cette fois-ci, alors qu’aucun des parlementaires n’a posé la moindre question à l’ancien Premier ministre, la plupart se mettent à prendre des notes. Tous interrogeront tout à l’heure les deux témoins. Ont-ils estimé que le procès était en train de se jouer là, sur ces espèces, cet argent sale de la campagne ?

Galy-Dejean raconte la suite, détaille cette valise en faux cuir marron d’un mètre de long et cinquante centimètres de large, pleine de cash en sortant de Matignon. L’ancien trésorier transporte l’auditoire de la salle d’audience dans une épicerie de Palerme : « J’ai ramené les billets au 4e étage de l’immeuble de campagne, je les ai étalés sur des tables, et il a fallu recompter, cela a pris des heures. » Il est formel, il n’y avait pas 10 millions, mais « seulement » trois millions de francs. Ce soir du 25 avril, « ces trois millions enliassés proprement » sont ensuite déposés dans une armoire forte du QG. Puis le lendemain, le trésorier et son assistant parlementaire transportent la valise au siège du Crédit du Nord, où dans un sous-sol, les machines à compter les billets effectuent « en un quart d’heure » un nouveau calcul. « Il y avait trois millions », insiste Galy-Dejean.

L’embarras de la banque

Sauf que le directeur du Crédit du Nord assure que le dépôt du 26 avril est de 10 250 000 francs. « Qui aurait déposé les sept millions restants ? »interroge le président Pauthe. « Ils ont été déposés à mon insu, on ne m’en a pas parlé », maintient Galy-Dejan qui raconte d’ailleurs avoir ensuite été mis à l’écart. Il n’a pas signé les comptes définitifs. Et Edouard Balladur a finalement désigné quelqu’un d’autre pour aller détailler les factures de la campagne devant le conseil constitutionnel. « Cette personne ne m’a jamais appelé, elle a tout traité avec Nicolas Bazire », poursuit l’ancien trésorier, comme amer. Pressé de questions sur l’identité du dépositaire des sept millions, il hésite à formuler ses suppositions. « C’est une personne qui avait accès au Premier ministre et au banquier », raisonne-t-il. Du bout des lèvres, René Galy-Dejean cite les noms de Nicolas Bazire et de Pierre Mongin. Il évoque aussi « l’embarras de la banque ». « Pour le Crédit du Nord, il valait mieux un gros versement que deux versements en espèces, sinon elle aurait dû faire une déclaration à Tracfin », avance-t-il, évoquant l’organisme en charge de la lutte contre le blanchiment.

Accroché à son pupitre, Galy-dejean se tortille de plus en plus et revient en arrière. « À partir du 15 mars 1995, je n’ai plus été convoqué aux réunions, j’ai eu un passage difficile », raconte-t-il la voix basse. « Effectivement, j’aurais pu prendre une décision, et la gravité d’une telle décision ne pouvait pas m’échapper, elle anéantissait la campagne », poursuit-il. Entre les lignes, l’ancien trésorier est en train d’avouer qu’il était conscient d’un malaise concernant le financement de cette présidentielle qui, s’il le révélait, aurait provoqué « la défaite du candidat » dont il « souhaitait la victoire ». « A partit du moment où j’ai fait savoir que je ne maîtrisais plus rien, la campagne s’est continuée sans moi. Et à partir du moment où un dépôt a été effectué ensuite sans moi à la banque, c’est qu’on a considéré qu’on pouvait se passer de mes services », estime-t-il.

« Je ne peux pas dire qui »

L’ambiance s’est alourdie dans la salle. « Qui vous a manipulé ? » insiste une des juges. Le trésorier observe un long silence. Cherche ses mots. Hésite. La juge revient à la charge à plusieurs reprises. « Je pense le responsable de la campagne », avance-t-il, désignant Nicolas Bazire, puis reculant aussitôt, modulant d’un « je ne peux pas dire qui ». Une tempête semble s’agiter sous le crâne du témoin. Il se ravise : « J’ai tout lieu de penser qu’Edouard Balladur n’était pas au courant de tout cela. »

A tour de rôle, les juges se disputent le micro. Les questions fusent de chaque côté, autour d’un ancien trésorier qui semble comme épouvanté des perspectives qu’il a ouvertes. « Oui, les fonds en espèce, je me doutais bien que cela ne venait pas des collectes dans les meetings », admet-il. « À mon avis, le vrai patron de la campagne était Nicolas Bazire, et Pierre Mongin détenait les fonds », reconnait-il. « J’ai considéré que je ne pouvais pas démissionner en pleine campagne, je sabordais la campagne je n’en avais pas le droit. » Il maintient sa ligne : jamais il n’a été informé du dépôt de sept millions, et pour lui, les trois millions reçus à Matignon dans le bureau de Pierre Mongin provenaient des fonds spéciaux, ces fameuses espèces mises à disposition du Premier ministre. « Ce n’était pas illicite », tente de nuancer Galy-Dejean, puisque le Premier ministre était selon lui libre d’en faire ce qu’il voulait. « Mais alors pourquoi avoir refusé des billets neufs de la banque de France si ce n’était pas illicite ? » s’étonne le président Pauthe. « Devant le conseil constitutionnel, cela aurait été invraisemblable de dire que de l’argent des meetings était en billets de 500 francs neufs », se défend René Galy-Dejean.

Le président sort une lettre, celle adressée à la Cour par Nicolas Bazire. Dans ce courrier, il estime que René Galy-Dejean a bien exercé « la plénitude de ses fonctions de trésorier » et qu’il a validé le dépôt total de treize millions en espèces, dont les dix millions du 26 avril. « Il est bien bon Nicolas Bazire, ironise Galy-Dejean, après avoir dit que j’étais totalement incompétent, il vient dire maintenant que j’étais un trésorier extraordinaire ! » Mais il persiste et signe : Pierre Mongin lui a bien remis trois millions en espèces, des coupures usagées à sa demande, qu’il pensait provenir des fonds spéciaux.

« Cette histoire est une fable »

Il est 18 h 30. Arrive à la barre, depuis la salle des témoins où il est enfermé depuis 14 heures, Pierre Mongin. « J’ai 66 ans, je suis préfet honoraire », dit-il avant de prêter serment à son tour. Oui, il était en charge à Matignon, comme les 41 chefs de cabinet entre 1946 et 2002 date de leur suppression, de l’utilisation des fonds spéciaux, ces billets neufs qui servaient à faire tourner la machine administrative. « Je n’avais aucune marge de manœuvre, prévient-il, juste la procuration sur le compte. Je sortais les fonds et je les remettais à qui on me disait de les remettre. » Autant à ce micro, René Galy Dejean parlait à voix basse et lentement, autant Pierre Mongin, a la voix qui porte et débite des phrases à la mitraillette.

Après avoir écouté ses explications générales, façon exposé de l’ENA, le président avance une première question concrète : « Est-ce que la campagne d’Edouard Balladur a bénéficié de fonds spéciaux ? » « Pas à ma connaissance », réplique l’ancien préfet. Le président détaille le récit que vient de faire à la Cour, lui aussi sous serment, René Galy-Dejean… Cette fois-ci, Pierre engin s’emporte : « Je n’ai jamais donné d’argent à M. Galy-Dejan ! Cette histoire est une fable. C’est absurde. Cela n’a aucune base rationnelle. Je suis exaspéré et indigné de cette histoire. Elle est sortie du chapeau de M. Galy-Dejean. Cela ne tient pas la route. »

« Les bras m’en tombent »

À lui aussi, le juge Pauthe lit la lettre de Nicolas Bazire envoyée à la Cour. Dans ce courrier, l’ancien directeur de campagne énumère tout ce qu’a pu faire Pierre Mongin lors de la présidentielle, choisissant le trésorier, rémunérant certains permanents, à son initiative, à l’aide de fonds spéciaux et se chargeant même de faire « nettoyer » ensuite les ordinateurs … « Comment ça ? réagit l’intéressé, comme médusé. Les bras m’en tombent ! » Pressé de questions sur des retraits en espèces de fonds spéciaux début 1995, l’ancien préfet semble avoir du mal à reprendre ses esprits. Pierre Mongin ne se souvient ni des montants, ni des détails, mais il jure sur tous les tons qu’il n’a jamais remis de fonds à René Galy-Dejean. « Je trouve cela déraisonnable… indamissible. » Il certifie aussi que les billets en provenance de la banque de France étaient exclusivement « des billets neufs ». « Les fonds spéciaux ont bon dos, raille l’ancien chef de cabinet. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de la République qu’on les évoque. Mais je le redis devant votre Cour sous serment, je n’ai pas financé M. Galy-Dejean, ni cette campagne. »

Une autre juge vient à la charge : « Nous sommes dans une affaire rocambolesque. Y a-t-il eu un cambriolage à Matignon et une disparition de fonds ? »  « Non » , réplique du tac au tac le témoin. « D’autres que vous avaient accès au coffre des fonds spéciaux ? » Cette fois-ci, alors qu’avec Pierre Mongin les réponses fusent, un long silence se fait. Il semble hésiter et réfléchir à ce qu’il va dire. « Je ne crois pas », répond-il finalement. « Enfin j’espère », nuance-t-il aussitôt. Pierre Mongin semble désarçonné. Et l’ombre de ces 10 millions en cash, même si le principal intéressé a quitté l’audience depuis plusieurs heures, a maintenant tout envahi. Comme une odeur d’arrière-cuisine sale…

 A LIRE AUSSI : Procès Balladur : le vieillard sublime, le retraité grincheux et le témoin gênant

 

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Justice/au-proces-balladur-la-note-qui-peut-tout-changer-4022080

Au procès Balladur, la note qui peut tout changer

 

09h04 , le 31 janvier 2021

ABONNÉS

 

Le trésorier de la campagne de 1995 jurait avoir tout ignoré des versements en espèces. C’était faux.

 

L'ancien député (RPR) René Galy-Dejean.

L’ancien député (RPR) René Galy-Dejean. (Christophe Morin / IP3/MAXPPP)

 

Un seul être vous ment et tout est dérangé. Le procès d’Edouard Balladur devant la Cour de justice de la République (CJR) pour le financement de sa campagne présidentielle de 1995 a soudain dévié de sa route, mercredi, quand un document oublié a placé l’un des principaux témoins à charge devant ses contradictions. Le témoin confondu est l’ancien député (RPR) René Galy-Dejean, 88 ans, qui fut le trésorier de ladite campagne. Quant à la pièce décisive, c’est une note signée par lui le 13 juin 1995, peu avant la clôture des comptes du candidat, dont il avait la charge.

« Avez-vous adressé une note à Edouard Balladur? », a demandé le président de la CJR à l’ancien parlementaire. « Non », a-t-il répondu… avant qu’on lui mette la note sous les yeux. « C’est ce que je considérais devoir faire, je n’ai plus en mémoire les éléments », a-t-il alors concédé, embarrassé.

Un « nettoyage » des disques durs

D’où vient ce document? C’est Nicolas Bazire, jadis directeur du cabinet de Balladur à Matignon (et à présent haut dirigeant du groupe LVMH) qui l’a fait remettre à la justice, comme l’a révélé cette semaine Le Canard enchaîné. Que contient-il? Le bilan des opérations financières effectuées pour le candidat avant la présentation des comptes officiels au Conseil constitutionnel. « A détruire après lecture, est-il précisé par Galy-Dejean. Il n’en existe qu’un autre exemplaire, sous coffre, et qui sera prochainement détruit par mes soins. » Le courrier – dont le JDD détient une copie – indique aussi que « les disques durs des ordinateurs utilisés ont fait l’objet d’un ‘nettoyage’ par les soins d’un spécialiste du ministère de l’Intérieur », signe que la plus grande discrétion s’imposait.

Surtout, dans le récapitulatif des « ressources » annexé à la note figure la somme de 13,2 millions de francs, présentée comme le produit de « collectes et ventes » durant les meetings du candidat. Or René Galy-Dejean a toujours affirmé, durant l’enquête, n’avoir pas eu connaissance d’un tel versement. Interrogé à plusieurs reprises, l’ex-trésorier n’a revendiqué qu’un seul dépôt d’argent liquide de 3 millions de francs, extraits selon lui des « fonds spéciaux » du gouvernement et remis par le chef du cabinet de Balladur, Pierre Mongin, qui animait aussi la « cellule trésorerie » du Premier ministre-candidat.

A l’en croire, les 10,2 millions restants auraient été apportés sans qu’il le sache peu après la défaite, pour mettre le compte à l’équilibre. Galy-Dejean a même soutenu avoir été tenu dans l’ignorance des recettes de la campagne, a fortiori de tout versement d’espèces, et carrément « écarté de l’achèvement des comptes de campagne ». Et c’est seulement en 2010, par deux journalistes du site Mediapart, qu’il aurait appris les mouvements qu’on lui avait cachés. La note exhumée de 1995 prouve qu’il n’en était rien.

Une relecture de l’affaire?

Outre qu’il compromet l’ancien trésorier, pris en flagrant délit de mensonge sous serment, le document pourrait donc imposer une relecture de l’affaire. En effet, les protestations de René Galy-Dejean ont nettement contribué à faire naître le soupçon originel : si l’apport des fonds était dissimulé au trésorier lui-même, n’était-ce pas en raison de leur origine inavouable? D’où la thèse selon laquelle les millions de la campagne devaient provenir de commissions sur la vente de sous-marins au Pakistan. A la même époque, l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine retirait de son compte à Genève une somme avoisinante ; le rapprochement était tentant.

Maintenant que les déclarations du trésorier ont pris l’eau, l’hypothèse d’un financement puisé dans la réserve des « fonds spéciaux » peut refaire surface. Dans sa lettre à la CJR, Nicolas Bazire souligne qu’entre mars et avril 1995, à la veille du premier tour de la présidentielle, 29,74 millions de francs avaient été retirés « du compte de ces fonds spéciaux ». Condamné dans le volet non ministériel de cette affaire (il a interjeté appel), il désigne Pierre Mongin, son ancien subordonné, comme l’opérateur de ces retraits et la cheville ouvrière du financement de la campagne.

« Je n’ai eu strictement aucun rôle », a répondu l’intéressé devant la CJR, se disant « exaspéré et indigné ». Pour la justice, l’utilisation de fonds secrets dans une campagne pourrait être aussi illégale que celle de commissions occultes. Mais si la CJR en venait à valider ce scénario, les poursuites lancées contre Edouard Balladur auraient emprunté la mauvaise voie. Elles pourraient alors s’achever sur une impasse.

 

Le tueur de DRH reste totalement muet

Cependant, les investigations avancent sur ses licenciements successifs, le premier entre 2006 et 2008, le second en 2010, et sur sa radiation de Pôle emploi en 2013.

Les deux licenciements étaient individuels, prononcés pour faute ou cause réelle et sérieuse.

Aucune contestation du salarié n’est pour l’heure évoquée.

Il faut savoir à ce sujet que l’absence d’une procédure prud’homale ou autre à la suite d’un licenciement ne signifie pas pour autant que celui-ci est nécessairement pleinement justifié, surtout quand le salarié est ingénieur ou cadre.

En effet, en règle générale, celui qui conteste son licenciement, même avec d’excellentes raisons pour ce faire, et au final, une victoire judiciaire, se retrouve ensuite « grillé » dans le monde du travail, c’est-à-dire qu’il ne pourra jamais retrouver aucun emploi, ou seulement avec d’énormes difficultés, car pour la plupart, les employeurs n’ont pas besoin de salariés qui contestent leurs décisions. Ceci est encore plus vrai pour les ingénieurs et cadres que pour les autres car ils sont censés être plus proches de leurs employeurs.

A peu de choses près, donc, les ingénieurs et cadres victimes de licenciements abusifs, injustifiés ou sans cause réelle et sérieuse se voient en fait confrontés à la nécessité de choisir la manière dont ils vont se faire « griller » ou véritablement tuer socialement : par les fautes imaginaires invoquées pour les licencier sans indemnités, lesquelles vont circuler comme des fautes réelles dans leur milieu professionnel ou auprès de tous leurs nouveaux employeurs potentiels et en donner l’image de mauvais professionnels, ou par la solide réputation de contestataire acquise à l’occasion d’un procès prud’homal, laquelle est également rédhibitoire pour tout nouvel emploi.

Les agents de Pôle emploi, ou anciennement l’ANPE, le savent parfaitement, mais s’en moquent. Leur mission consiste à pourvoir aux besoins exprimés par les employeurs, et pour le reste, à gérer le troupeau de demandeurs d’emploi selon les dernières règles en vigueur et les consignes de leur direction.

On notera enfin comment le non ingénieur, non cadre, non informaticien et tout juste titulaire d’un CAP de coiffeur Jean-Marc Donnadieu me harcèle à propos de cette affaire depuis le 28 janvier à 18h01 :

 

http://satanistique.blogspot.com/2021/01/attention-cyprien-luraghi-disparu-de.html#comment-form

3 commentaires:

Le tueur de DRH reste totalement muet dans AC ! Brest blank

https://www.20minutes.fr/societe/2964115-20210128-tuerie-valence-sait-apres-mort-deux-femmes-abattues-arme-feu-homme

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http://satanistique.blogspot.com/2021/01/assassinats-de-drh-en-alsace-et-dans.html#comment-form

2 commentaires:

  1. blank dans Folie

    C’est un ingénieur et il a tué trois femmes.

    https://www.bfmtv.com/police-justice/double-meurtre-a-valence-des-liens-averes-avec-un-autre-homicide-en-alsace_AN-202101290146.html

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  2. blank dans LCR - NPA

    Vous allez faire pareil ?

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https://www.lefigaro.fr/faits-divers/le-parcours-sanglant-de-gabriel-f-le-tueur-de-drh-mis-en-examen-pour-assassinats-20210130

Le parcours sanglant de Gabriel F., le tueur de DRH mis en examen pour «assassinats»

 

Tout au long de sa garde à vue, le suspect est resté muet. Il a été écroué.

 

Par Le Figaro avec AFP

Publié il y a 8 heures, Mis à jour il y a 6 heures

 

Gabriel F., soupçonné d’avoir tué deux personnes jeudi dans la Drôme et en Ardèche, a été mis en examen pour «assassinats», a annoncé ce samedi 30 janvier le procureur de Valence, Alex Perrin. Tout au long de sa garde à vue, le suspect est resté muet. Il a été incarcéré. L’information judiciaire sera dirigée par deux juges d’instruction en raison de «l’extrême gravité des faits commis et de l’ampleur des investigations à réaliser», selon le procureur.

«Célibataire sans enfants, ingénieur sans emploi et inconnu des services judiciaires et des services de renseignements», Gabriel F., 45 ans, a tué jeudi une employée de l’agence Pôle emploi de Valence, dont il avait été radié en 2013. «Rien n’établit en l’état qu’il la connaissait», a précisé le procureur dans un communiqué.

Il a par la suite tué la DRH de l’entreprise Faun, dans la commune voisine de Guilherand-Granges (Ardèche), où il avait été salarié entre 2008 et 2010, en qualité d’ingénieur, avant d’en être licencié. Il avait connu la DRH durant sa période d’activité au sein de l’entreprise, selon Alex Perrin. «La préméditation sur les deux faits est parfaitement avérée», selon le procureur.

À lire aussi :Drôme-Ardèche : une conseillère Pôle Emploi et la DRH d’une entreprise tuées par balle

Au fil de l’enquête, la police a fait le lien avec le meurtre d’une autre responsable des ressources humaines, mardi dans le Haut-Rhin, suivi de l’agression d’un cadre RH dans le même département, selon une source proche du dossier. Ce samedi 30 janvier, le procureur n’a pas confirmé le lien entre le double assassinat et ce meurtre, mais a indiqué que cette «possibilité» était examinée.

La presse du Grand Est a révélé que les personnes visées dans le Haut-Rhin avaient travaillé au milieu des années 2000 pour une entreprise d’Eure-et-Loir où Gabriel F. aurait alors fait les frais d’un plan de licenciement. Il est aussi établi que le suspect a fait l’objet en 2010 d’un «licenciement individuel» dans l’entreprise ardéchoise où il a achevé son expédition sanglante.

À voir aussi – Tireur de Valence: il n’y a «pas de logique particulière» à son geste, selon le procureur

Tireur de Valence: il n’y a «pas de logique particulière» à son geste, selon le procureur

 

Meurtre mystérieux à Wolfgantzen

Mardi vers 18h40 à Wolfgantzen, une femme de 39 ans a été découverte morte dans sa voiture, sur le parking de son entreprise, par d’autres salariés, avait indiqué mercredi la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard. Une autopsie devait avoir lieu vendredi à Strasbourg, mais selon les «premiers éléments», la victime a été «tuée par arme à feu».

Selon plusieurs médias, Estelle L., était DRH de l’entreprise Knauf, fabricant de matériaux d’isolation. Le nom de cette mère de deux filles de 9 et 13 ans avait été diffusé sur les réseaux sociaux en 2018, avec le hashtag #BalancetonDRH. Une enquête pour assassinat a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Strasbourg et à la brigade de recherches de la gendarmerie de Colmar.

Un peu plus tard dans la soirée de mardi à Wattwiller, à une quarantaine de kilomètres de Wolfgantzen, un homme a été victime d’une tentative d’homicide chez lui.

«Je suis chez moi en train de travailler, ça sonne à la porte, je vais ouvrir. Quelqu’un masqué, comme cela doit se faire avec le Covid, tient un carton dans les mains. Il y a un coup de feu qui part, visiblement il y avait un pistolet, semblerait-il sous le carton à pizza», a raconté la victime à Europe 1. «Il n’a pas réussi à tirer un deuxième coup. Il part en courant, je le suis, je le rattrape, je le plaque au sol, je voulais simplement le retenir et le maîtriser. Se déclenche une bagarre, il arrive à m’échapper des mains, (…) je continue à lui courir après, mais il s’était enfermé dans sa voiture. J’étais chez moi en chaussettes… je n’ai pas réussi à le retenir, et voilà», a-t-il poursuivi.

L’homme a indiqué que lui et la femme tuée à Wolfgantzen étaient «d’anciens collègues» et «étaient encore en relation». Une enquête a été ouverte pour «tentative d’assassinat» par la procureure de Mulhouse Edwige Roux-Morizot.

Stupeur à Pôle emploi

Deux jours après, jeudi vers 08h30, le suspect, inconnu des services de police, est entré dans une agence Pôle emploi à Valence. Comme le rapporte Le Parisien , cet homme d’origine antillaise, au crâne chauve, s’est présenté à l’hôtesse comme un certain «Rachid» mais l’employée ne l’a pas trouvé pas dans les fichiers. Il a ensuite insisté avec courtoisie avant de se diriger subitement vers l’issue de secours. Il a alors touché mortellement une femme de 53 ans, plongeant employés et visiteurs dans l’effroi.

Il «s’est adressé à une employée, sans qu’on sache s’il la connaissait et, très vite, il a fait feu à une reprise avec une arme, la blessant mortellement au thorax», selon le procureur de la République à Valence, Alex Perrin. «À priori, il n’avait pas un comportement agressif, jusqu’au moment où il fait feu avec une détermination réelle pour tuer», a ajouté le magistrat. L’agresseur est reparti en voiture. La victime, elle, n’a pas pu être réanimée.

L’homme a ensuite parcouru 10 km et rejoint Faun Environnement, entreprise qui fabrique des véhicules de collecte de déchets à Guilherand-Granges (Ardèche), sur l’autre rive du Rhône. Là, «il a demandé à avoir un contact avec un cadre et a rapidement fait feu sur une employée de 51 ans, atteinte à deux reprises mortellement» à l’abdomen et au visage, a précisé Alex Perrin.

«Sauvage et renfermé»

«C’est un ancien salarié qui est venu se faire justice», a assuré à l’AFP Philippe Fayat, délégué syndicat CFDT de l’entreprise. Selon lui, le tireur avait fait l’objet en 2010 d’un «licenciement individuel». «C’est (la victime) qui l’avait licencié. Ce n’était pas elle qui avait pris la décision, mais elle était là quand il a quitté l’entreprise», a-t-il précisé. Gabriel F. a ensuite été interpellé après avoir été percuté en voiture par un véhicule de police, alors qu’il empruntait un pont à contre-sens, en direction de Valence. Une perquisition de sa voiture a permis la découverte d’une seconde arme de poing et de multiples cartouches 9 mm.

Son voisinage – l’homme réside à Nancy -, décrit un individu solitaire. «C’est un homme qui était bien élevé mais plutôt sauvage, renfermé. Nous sommes vraiment bouleversés par ce qui s’est passé », raconte une voisine à Vosges Matin . «On ne l’a jamais vu avec quelqu’un, pas de femme, pas d’ami, il était toujours seul. Toujours bien habillé, il sortait se promener puis rentrait à 17 heures et ne sortait plus», indique une deuxième voisine.

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/mis-en-examen-et-ecroue-le-tueur-de-drh-reste-muet-sur-ses-motivations-30-01-2021-2411919_23.php#

Mis en examen et écroué, le tueur de DRH reste muet sur ses motivations

Mis en examen et ecroue, le tueur de DRH reste muet sur ses motivations
Mis en examen et écroué, le tueur de DRH reste muet sur ses motivations © AFP/PHILIPPE DESMAZES

 

Source AFP

Publié le 30/01/2021 à 13h46

 

Gabriel Fortin, meurtrier présumé d’une DRH et d’une employée de Pôle Emploi, jeudi dans la Drôme et l’Ardèche, a été mis en examen samedi pour « assassinats » et écroué, restant muet sur les raisons de son geste.

« La préméditation sur les deux faits est parfaitement avérée », a indiqué dans un communiqué le procureur de la République de Valence, Alex Perrin, ne pouvant cependant confirmer, tout comme ses homologues de Mulhouse et Colmar, le lien entre ce double assassinat et un meurtre, ainsi qu’une agression, survenus dans le Haut-Rhin en début de semaine.

Cette « possibilité » est encore en train d’être examinée, a simplement ajouté M. Perrin.

Vendredi, une source proche du dossier avait confirmé à l’AFP que M. Fortin était également soupçonné du meurtre d’une autre DRH, Estelle L., tuée par balle mardi sur le parking de son entreprise, Knauf, à Wolfgantzen (Haut-Rhin), tout comme de l’agression d’un homme travaillant aussi dans les ressources humaines, attaqué chez lui à Wattwiller, dans le même département. Et ce sur la foi de « la voiture, les armes et les munitions ».

Son agresseur, qui l’a raté, a fui dans une voiture de la même couleur - rouge-orangé - que celle utilisée par M. Fortin. La presse alsacienne indique que ces deux personnes ciblées sont liées à un plan social ayant touché, dans les années 2000, une entreprise d’Eure-et-Loir dont le suspect de Valence était salarié à l’époque.

Selon une autre source proche du dossier, l’homme attaqué à Wattwiller est employé chez General Electric à Belfort, où il est DRH de la branche Gaz.

« Durablement choqués »

Le mis en examen, resté mutique durant ses 48 heures de garde à vue, « n’a pas souhaité davantage s’exprimer » lors de son déferrement, précise M. Perrin, évoquant « l’ampleur des investigations à réaliser » qui nécessitera la mobilisation de deux juges d’instruction.

Côté balistique, « en l’état, nous n’avons pas encore la certitude » que l’arme « légère » qui a servi à tuer Estelle L., un Luger de 9 mm, est celle retrouvée sur Gabriel Fortin lors de son interpellation, a indiqué vendredi à l’AFP la procureur de Colmar, Catherine Sorita-Minard. « Une expertise balistique va être menée et permettra peut-être de le confirmer », a-t-elle ajouté.

« Célibataire sans enfants, ingénieur sans emploi et inconnu des services judiciaires et des services de renseignements », Gabriel Fortin avait été inscrit à l’agence Pôle Emploi de Valence avant d’en être radié en 2013 mais « rien n’établit en l’état qu’il connaissait » l’employée qu’il a froidement tuée, Patricia P., 54 ans, a précisé le procureur de Valence.

En revanche, il connaissait Géraldine C., 51 ans, la directrice des ressources humaines qu’il a par la suite abattue dans l’entreprise Faun, à Guilherand Granges (Ardèche), à environ 10 km de Valence. Cette société avait employé M. Fortin entre 2008 et 2010, en qualité d’ingénieur, avant d’en être licencié, précise M. Perrin.

Après ce deuxième meurtre, le tueur avait quitté l’entreprise « sans empressement particulier » au volant d’une Hyundai de couleur rouge-orangé. Vite repéré par la police, à qui le numéro d’immatriculation avait été donné par un témoin du premier assassinat, il a été finalement arrêté dans sa fuite par une voiture banalisée, un policier prenant la décision de provoquer une collision afin de stopper sa course.

Une perquisition de son véhicule a permis « la découverte d’une seconde arme de poing et de multiples cartouches 9 mm », selon M. Perrin.

A Valence et Guilherand Granges, des cellules d’urgences médico-psychologiques ont été mises en place en vue d’assister et d’accompagner les familles des victimes et leurs collègues, « fortement et durablement choquées par les faits », a encore précisé le procureur.

Les 900 agences Pôle Emploi de France sont restées fermées au public vendredi. Celle de Valence où a été tuée la conseillère demeurera portes closes « jusqu’à nouvel ordre », comme l’indique un écriteau apposé sur sa porte d’entrée.

burx-lv-apz/ag/shu

30/01/2021 13:44:48 -          Lyon (AFP) -          © 2021 AFP

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/drame-de-pole-emploi-les-licenciements-de-gabriel-f-au-coeur-du-periple-sanglant-29-01-2021-8422057.php

Drame de Pôle emploi : les licenciements de Gabriel F. au cœur du périple sanglant

 

Alors que Gabriel F., soupçonné de trois assassinats et d’une tentative, est resté silencieux ce vendredi lors de sa garde à vue, gendarmes et policiers tentent de reconstituer sa vie et sa carrière professionnelle.

 

 Devant l’entreprise Faun Environnement, dans laquelle Géraldine Caclin travaillait, des bouquets de fleurs ont été déposés.
Devant l’entreprise Faun Environnement, dans laquelle Géraldine Caclin travaillait, des bouquets de fleurs ont été déposés. AFP/Philippe Desmazes

 

Par Jean-Michel Décugis, Ronan Folgoas et Jérémie Pham-Lê, avec Doris Henry, correspondante à Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Le 29 janvier 2021 à 22h06, modifié le 30 janvier 2021 à 07h07

Gabriel F. a-t-il ruminé sa vengeance pendant plus de dix ans? Ou la crise sanitaire a-t-elle réveillé brutalement des blessures enfouies? Le mystère demeure autour des raisons qui auraient poussé cet ancien ingénieur de 45 ans à se lancer dans une incroyable cavale meurtrière de deux jours à travers trois départements : le Haut-Rhin, la Drôme et l’Ardèche. Ce vendredi soir, en garde à vue à l’antenne de Valence de la PJ de Lyon, Gabriel F. restait, selon une source proche de l’enquête, « totalement muet ».

Mais les investigations avancent en parallèle. Le tueur présumé, inconnu de la police, est désormais soupçonné d’être l’auteur de trois assassinats et d’une tentative d’assassinat visant trois directeurs de ressources humaines (DRH) et une conseillère Pôle emploi. Avec cette particularité glaçante : les victimes ou les lieux des crimes sont liés à deux périodes de sa vie marquée par des licenciements. Elles remontent à la fin des années 2000.

LIRE AUSSI > « Ces derniers jours, il était bizarre » : les voisins du tueur de Pôle emploi décrivent un homme solitaire

Pour les faits commis jeudi matin, il apparaît que Gabriel F. ne connaissait pas Patricia Pasquion, 54 ans, la responsable de l’agence Pôle emploi Victor Hugo de Valence (Drôme), qu’il a tué de deux balles de Taurus 9 mm. C’est ce qu’a déclaré le mari de la victime aux enquêteurs. En revanche, l’ex-ingénieur avait été inscrit entre 2010 et 2013 en tant que chômeur à l’un des organismes pour l’aide à l’emploi de Valence – qui a changé depuis – après son limogeage de l’entreprise Faun environnement.

Géraldine Caclin et Bertrand M. avaient participé à ses licenciements

A-t-il voulu s’en prendre à un symbole de son échec professionnel ? L’hypothèse est jugée très probable puisque, immédiatement après ce meurtre, Gabriel F. s’est rendu à son ancienne société, spécialisée dans la fabrique des véhicules de collecte de déchets, à 10 km de là, sur la commune de Guilherand-Granges (Ardèche). Il y a travaillé entre 2008 et 2010. Là, il demande à voir un cadre du site mais celui-ci a pris sa retraite depuis. Il abat alors Géraldine Caclin, responsable des RH de Faun. De source policière, Gabriel F. a bien connu cette femme de 51 ans : elle avait formalisé son licenciement il y a onze ans, bien que la sanction ne relevait pas de son initiative.

VIDÉO. Valence : une conseillère Pôle emploi tuée par balle, une deuxième victime décédée

Cette haine des représentants du monde du travail a poussé les enquêteurs à établir un lien avec les deux attaques survenues dans le Haut-Rhin mardi soir. Gabriel F. est soupçonné d’avoir tué, dans un premier temps, Estelle Luce, DRH de 39 ans, dans son véhicule sur le parking de son entreprise de matériaux d’isolation à Wolfgantzen. Il aurait ensuite tenté de tirer sur Bertrand M., également DRH d’une autre société du secteur, à son domicile sur la commune voisine de Wattwiller, en se présentant comme un livreur de pizzas. Mais la victime était parvenue à le mettre en fuite.

Interrogé par les gendarmes de la section de recherches de Strasbourg, Bertrand M. a confirmé avoir identifié Gabriel F. comme son agresseur. L’ADN de l’ex-ingénieur a d’ailleurs été décelé sur les effets personnels qu’il a abandonnés en s’enfuyant – un masque chirurgical, des lunettes de vue et une casquette. Aux enquêteurs, Bertrand M. a déclaré qu’il se souvient d’avoir procédé à son licenciement entre 2006 et 2008. C’était au sein de l’entreprise Francel, alors installée à Gaillardon (Eure-et-Loire), et spécialisée dans la conception de détendeurs de gaz. A l’époque, Bertrand M. est DRH du site et Estelle Luce, la femme tuée à Wolfantzen, son assistante. Ensemble, ils diligentent des plans sociaux en vue du rachat de l’entreprise française par l’Américain Emerson. Ce qui aboutira à une centaine de départs de salariés. Dont l’ingénieur en bureau Gabriel F.

Aucun écrit retrouvé pour expliquer son geste

« Son licenciement s’était mal passé », confie un ex-collègue de Francel. Le motif invoqué par le service des ressources humaines n’aurait pas été économique mais lié à une faute grave ou à « une cause réelle et sérieuse ». S’agissait-il d’une manœuvre managériale pour écarter sans frais un salarié? Francel évoquait à l’époque une baisse de compétitivité pour justifier ses plans. En tout cas, Gabriel F. avait pris la porte sans bénéficier des accords d’indemnités généreux négociés par les syndicats. Il s’était ensuite installé à Valence puis, après son second licenciement, à Nancy (Meurthe-et-Moselle) au domicile familial.

Les enquêteurs devraient procéder dans les prochains jours aux auditions de ses anciens collègues de Faun environnement et de Francel pour comprendre les motifs précis de ces deux limogeages quasi successifs. Mais aussi son entourage pour éclairer son état psychologique ces derniers mois. Les enquêteurs s’interrogent sur un effet possible de la crise sanitaire sur le passage à l’acte brutal de cet homme décrit comme « solitaire et renfermé », un tueur déterminé qui n’a pas hésité à parcourir des centaines de kilomètres pour régler des contentieux professionnels vieux de dix ans. Gabriel F. n’a laissé aucun écrit à son domicile nancéien, perquisitionné par la PJ, pour expliquer son probable geste de vengeance.

 

Assassinats de DRH : une vengeance personnelle ?

Les derniers résultats de l’enquête rendus publics tendent à l’accréditer, le tueur ayant apparemment visé à chaque fois des personnes qu’il connaissait ou auxquelles il avait eu affaire dans le cadre de deux licenciements, et peut-être à la suite de son dernier licenciement en 2010 pour la gestion de son dossier à Pôle emploi.

Si, comme tout semble actuellement l’indiquer, il n’avait pu retrouvrer le moindre emploi en dix ans en dépit de ses compétences d’ingénieur, c’est effectivement le signe d’un gros problème, peut-être lié à son dernier licenciement.

Il reste que le moment qu’il a choisi pour commettre ses crimes continue à m’interroger, comme je l’ai déjà dit dans ce précédent article :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/01/29/assassinats-de-drh-en-alsace-et-dans-lardeche-nouvelle-serie-tres-intrigante/

Les polémiques ayant fait suite à la sortie de l’ouvrage de Didier Bille remontant à 2018, il n’est pas possible de les retenir comme faits déclencheurs du passage à l’acte d’un individu isolé deux ou trois ans plus tard. En revanche, elles peuvent bien avoir alimenté une réflexion commune ayant débuté à cette époque, tout comme il y a quelques années l’engagement militaire de la France en Afghanistan, cause alléguée pour sa série d’assassinats de mars 2012 par le djihadiste Mohammed Merah, lequel était alors qualifié de « loup solitaire », ce qu’en réalité il n’était pas.

Notons à cet égard que le dénommé Gabriel Fortin s’est bizarrement présenté à Valence comme un certain « Rachid ».

Par ailleurs, plusieurs des attentats islamistes de ces dernières années apparaissent bien comme des vengeances personnelles maquillées en attentats islamistes, et l’un d’eux avait déjà consisté en l’assassinat de son employeur par un salarié à la suite d’une réprimande deux jours plus tôt (attaque islamiste du 26 juin 2015 à Saint-Quentin-Fallavier).

Dans tous ces cas, celui qui a décidé de se faire justice lui-même est supporté par un mouvement qui encourage son passage à l’acte et le manipule avec des objectifs différents.

 

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/la-garde-a-vue-de-gabriel-f-le-tueur-de-drh-a-ete-prolongee-4021810

La garde à vue de Gabriel F, « le tueur de DRH », a été prolongée

 

17h38 , le 29 janvier 2021, modifié à 17h50 , le 29 janvier 2021

La garde à vue de Gabriel F, qui a tué trois personnes du Haut-Rhin à l’Ardèche, a été prolongée. Cet ingénieur de 45 ans sera présenté à un magistrat samedi.

 

Devant l'entrée de l'entreprise Faun à Guilherand-Granges ce vendredi.

Devant l’entrée de l’entreprise Faun à Guilherand-Granges ce vendredi. (AFP)

 

Gabriel F., auteur de trois assassinats et d’une tentative en trois jours, sera présenté à un magistrat samedi à l’issue de sa garde à vue qui a été prolongée ce vendredi. Comparaison ADN à l’appui, les enquêteurs ont désormais la certitude que cet ingénieur de 45 ans, né et domicilié à Nancy (Meurthe-et-Moselle), a débuté son périple meurtrier dès mardi en Alsace en tuant la responsable des ressources humaines de l’entreprise Knauf. Sa tentative de meurtre du directeur des ressources humaines de General Electric Belfort a en revanche échoué. Il a ensuite mortellement blessé jeudi matin une responsable d’équipe à l’agence Pôle Emploi de Valence (Drôme), puis la DRH de l’entreprise Faun Environnement à Guilherand-Granges (Ardèche) où le tireur, qui disposait légalement de deux armes de poing, avait été employé.

Le suspect reste mutique

Le choix des victimes ne semble en effet rien devoir au hasard. Ses deux cibles alsaciennes avaient toutes deux travaillé comme DRH pour le compte du groupe Emerson lorsque la multinationale américaine avait racheté la société Francel SA, basée à Lucé (Eure-et-Loire). S’en était suivi un plan social en 2006 dont aurait fait les frais Gabriel F.. Ce dernier a encore été licencié en 2010 de la société Faun Environnement et ce serait bien la responsable des ressources humaines de l’entreprise tuée jeudi, une mère de famille âgée de 51 ans, qui lui avait notifié son renvoi. Gabriel F. s’est ensuite inscrit à Pôle Emploi à Valence (Drôme) mais pas dans l’agence où il s’est rendu armé jeudi. Les policiers cherchent à vérifier si la responsable d’équipe de Pôle Emploi, tuée, encore une mère de famille âgée de 53 ans, s’était occupée à l’époque de lui dans une autre agence.

Face à un suspect mutique, les enquêteurs cherchent à déterminer quel pourrait être l’élément déclencheur qui a poussé cet ancien élève de l’école d’ingénieur de Metz (ENIM), présenté comme solitaire et dépressif, à se lancer dans cette entreprise de vengeance meurtrière.  Une autre question reste pour l’heure sans réponse : Gabriel F. comptait-il s’arrêter là ou avait-il d’autres cibles?

 

 

https://www.leparisien.fr/economie/emploi/drame-au-pole-emploi-de-valence-je-ne-me-sens-ni-coupable-ni-inquiet-confie-le-drh-didier-bille-28-01-2021-8421858.php

Drame au Pôle Emploi de Valence : «Je ne me sens ni coupable ni inquiet», confie le DRH Didier Bille

 

Didier Bille est l’auteur de «DRH, la machine à broyer» qui a donné naissance au mouvement #BalancetonDRH sur les réseaux sociaux en 2018.

 

 Le mouvement #BalanceTonDRH avait circulé en 2018 sur les réseaux sociaux après la sortie du livre choc de Didier Bille, «DRH, la machine à broyer».
Le mouvement #BalanceTonDRH avait circulé en 2018 sur les réseaux sociaux après la sortie du livre choc de Didier Bille, «DRH, la machine à broyer». LP/Jean Nicholas Guillo

 

Par Bérangère Lepetit

Le 28 janvier 2021 à 22h33, modifié le 29 janvier 2021 à 08h36

A la suite du drame survenu ce jeudi à Valence, les enquêteurs cherchent à établir un lien avec d’autres faits survenus plus tôt cette semaine dans l’est de la France. Mardi soir, une cadre dans les ressources humaines, Estelle L., a été retrouvée tuée par arme à feu sur un parking devant son entreprise de Wolfgantzen, près de Colmar (Haut-Rhin). Peu après ces faits, un homme d’une cinquantaine d’années a été agressé à son domicile par une personne armée. La victime présente la particularité d’être un ancien collègue d’Estelle L.

VIDÉO. Drame au Pôle emploi de Valence : «L’acte ne relève pas d’une logique particulière», selon le procureur

Tous deux avaient été missionnés pour mener une opération de restructuration du groupe Emerson en 2006 dans la banlieue de Chartres (Eure-et-Loir) et leurs deux noms, accolés au hashtag #BalanceTonDRH, avaient circulé en 2018 sur les réseaux sociaux. Le mouvement était apparu sur Twitter quelques semaines après la sortie du livre choc de Didier Bille, « DRH, la machine à broyer » (éditions Cherche-midi).

Harcèlement moral, évaluations truquées… dans cet ouvrage, l’homme, qui travaille toujours dans le même secteur, décrivait avec force détails et anecdotes les pratiques à la frontière de la légalité qu’il a utilisées durant vingt-deux ans dans plusieurs grands groupes industriels (General Electric, Nortel, XP, une filiale de Bosch…).

LIRE AUSSI > Drame de Valence : les DRH et conseillers Pôle emploi, boucs émissaires de la crise sociale

Joint ce jeudi soir, ce dernier s’est déclaré « choqué » par les faits qui se sont déroulés durant la semaine. « Le fait que ce soit une agente de Pole emploi et une cadre des ressources humaines n’accentue ou ne minimise pas le choc que j’ai ressenti, poursuit-il. C’est un acte atroce. »

Didier Bille surnommé par notre journal en 2018 « l’homme aux 1000 licenciements » estime que ce drame a sans doute pu être commis par « un homme fragile qu’un rien peut pousser à passer à l’acte ». « Si ce n’est pas #BalanceTonDRH aujourd’hui, ce sera #BalanceTonComptable demain », glisse-t-il.

«Dans mon livre, je dénonçais ces pratiques»

Se sent-il coupable que ces faits se soient déroulés dans le sillage de la sortie de son livre ? « Je ne me sens pas coupable. Dans ce livre, je ne faisais pas l’apologie de ces pratiques, je les dénonçais » », affirme-t-il calmement. « Je ne me suis pas senti menacé à l’époque et je ne me sens toujours pas menacé », confie-t-il par ailleurs.

Il rappelle en passant qu’en 2018, un internaute l’avait contacté et avait menacé de le jeter en pâture sur les réseaux sociaux par l’intermédiaire de #BalanceDidierBille. « J’ai gardé les mails. Mais je n’ai jamais été de nature inquiète. A l’époque, ça ne m’avait pas inquiété et ça ne m’inquiète toujours pas. »

 

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Yin

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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