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Archives pour décembre 2017

Encore un attentat contre une église en Egypte, au sud du Caire

C’est toujours le même topo : on cherche à se faire des militaires français, on se fait prendre, puis on se rabat sur les Egyptiens…

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/12/29/97001-20171229FILWWW00076-un-assaillant-attaque-une-eglise-pres-du-caire-avant-d-etre-abattu.php

Un assaillant attaque une église près du Caire, 10 morts

 

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 29/12/2017 à 12:38
  • Publié le 29/12/2017 à 11:03

 

Dix personnes ont péri vendredi au sud du Caire dans une attaque contre une église menée par un homme armé, a indiqué un responsable au ministère de la Santé.

» LIRE AUSSI : Le Caire : un attentat dans une église copte fait au moins 23 morts

Ce responsable n’a pas précisé si l’assaillant, qui a été abattu par balles par la police, figurait parmi les dix morts.Les chrétiens d’Egypte, les coptes, ont été visés par plusieurs attaques cette année, la plupart revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).Selon la TV d’Etat, un officier de police figure parmi les personnes tuées dans l’attaque, qui a eu lieu à Helwan, une banlieue au sud de la capitale. L’homme armé a également blessé cinq gardes de sécurité, selon des responsables de la police.

L’assaillant a ouvert le feu à l’extérieur de l’église et tenté de donner l’assaut au bâtiment avant d’être abattu par la police, ont précisé des responsables. Ces derniers ont dit être à la recherche d’un possible autre assaillant en fuite. Des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’assaillant présumé, un homme barbu portant une veste avec des munitions étendu sur le sol, qui semble être peu conscient, alors que des gens le menottent. La police a ensuite interdit l’accès aux passants du lieu de l’attaque qui n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

» LIRE AUSSI : Égypte : carnage dans une mosquée du Sinaï, 305 morts dont 27 enfants

Depuis décembre 2016, des dizaines de chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans la péninsule du Sinaï (est) et à travers le pays. Le 11 décembre 2016, au Caire, un attentat suicide contre l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, avait fait 29 morts. L’attentat, qui avait eu lieu en pleine célébration, avait été revendiqué par l’EI.

En avril 2017, 45 personnes ont été tuées dans deux attaques suicide revendiquées par l’EI en pleine célébration des Rameaux à Alexandrie, deuxième ville du pays, et Tanta, dans le nord de l’Egypte. En mai, le groupe jihadiste avait revendiqué une attaque contre un bus de pèlerins coptes qui s’était soldée par la mort de 28 personnes.

Les coptes, pour l’immense majorité orthodoxes, constituent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient et l’une des plus anciennes. Ils représentent 10% des quelque 96 millions d’habitants et sont présents dans tout le pays, avec des concentrations plus fortes en Moyenne-Egypte. Ils sont faiblement représentés au gouvernement et se disent marginalisés. Outre les attaques contre le chrétiens, les jihadistes visent aussi régulièrement les forces de sécurité. Ils sont par ailleurs soupçonnés d’être derrière une attaque ayant fait plus de 230 morts contre une mosquée de l’est de l’Egypte le 24 novembre dernier.

Le Figaro.fr avec AFP

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/egypte/egypte-dix-morts-dans-une-attaque-contre-une-eglise-au-sud-du-caire_2536733.html

Egypte : neuf morts dans une attaque contre une église copte des faubourgs sud du Caire

 

Depuis décembre 2016, plusieurs dizaines de chrétiens coptes ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans la péninsule du Sinaï (est) et à travers le pays.

 

Des experts de la police égyptienne travaillent sur les lieux d\'une attaque dans une église copte, près du Caire, vendredi 29 décembre 2017. 

Des experts de la police égyptienne travaillent sur les lieux d’une attaque dans une église copte, près du Caire, vendredi 29 décembre 2017.  (SAMER ABDALLAH / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 29/12/2017 | 14:19
publié le 29/12/2017 | 13:25

Le bilan se porte à 9 morts. Vendredi 29 décembre, un homme armé a attaqué une église, dans les faubourgs sud du Caire (Egypte), a indiqué un responsable au ministère de la Santé. Dans un premier temps, le porte-parole du ministère de la Santé, Khaled Megahed, a indiqué que l’assaillant avait été abattu après avoir tué neuf personnes et blessé plusieurs autres dans l’attaque contre l’église Saint Mina à Helouane, dans la banlieue sud du Caire. Mais le ministère de l’Intérieur a ensuite précisé dans un communiqué que l’assaillant, un jihadiste recherché pour des attaques contre la police, avait été blessé et arrêté.

Selon la télévision d’Etat, un officier de police figure parmi les personnes tuées dans l’attaque, qui a eu lieu à Helwan, une banlieue au sud de la capitale. L’homme armé a également blessé cinq gardes de sécurité, selon des responsables de la police.

Les chrétiens coptes d’Egypte ont été visés par plusieurs attaques cette année, la plupart revendiquées par le groupe Etat islamique (EI). Depuis décembre 2016, des dizaines de chrétiens ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans la péninsule du Sinaï (est) et à travers le pays. A 14 heures vendredi, cette dernière attaque n’était pas revendiquée.

A la recherche d’un possible complice

L’assaillant a ouvert le feu à l’extérieur de l’église et a tenté de donner l’assaut au bâtiment avant d’être abattu par la police, ont précisé des responsables. Ces derniers ont dit être à la recherche d’un possible autre assaillant, en fuite.

Des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’assaillant présumé, un homme barbu portant une veste avec des munitions étendu sur le sol, qui semble être peu conscient, alors que des gens le menottent.

 

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/12/28/01016-20171228ARTFIG00223-arrestation-de-deux-islamistes-determines-a-frapper-la-france.php

Arrestations de deux islamistes «déterminés» à frapper la France

 

 

INFO LE FIGARO – Un jeune homme et une jeune femme, sans liens avérés, ont été interpellés la semaine dernière à Lyon et Paris, projetant de commettre des attentats sur le sol français. Les deux suspects ont été mis en examen et écroués.

Selon nos informations, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a interpellé en début et en fin de semaine dernière deux islamistes radicaux, un jeune homme et une jeune femme, respectivement dans les agglomérations de Lyon et de Paris. Actifs sur les réseaux sociaux et en contact avec des membres de l’État islamique dans la zone syro-irakienne, ils projetaient de passer à l’action chacun de leur côté, sans lien entre eux.

«Déterminés», selon une source informée, ils avaient réalisé des repérages et envisageaient de cibler notamment des porteurs d’uniformes, sans que leur projet soit encore abouti.

Les militaires en ligne de mire

Âgé de 21 ans, l’homme a été interpellé le 22 décembre. Souhaitant répondre aux appels de l’État islamique, il projetait de commettre une attaque à l’aide d’une arme à feu ou d’arme blanche contre des militaires en priorité. Il a été mis en examen pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle» et écroué le 26 décembre.

De son côté, la femme, âgée de 19 ans, a été interpellée le 18 décembre en région parisienne. Mise en examen des mêmes chefs d’accusation, elle a été placée en détention provisoire le 21 décembre. En garde à vue, elle a approuvé les attentats de 2015 et a reconnu un projet d’action violente en province, là où les forces de l’ordre sont moins présentes. D’autre part, elle a avoué avoir été à la recherche d’armes à feu depuis octobre dernier.

Les perquisitions n’ont pas permis de découvrir ni armes, ni explosifs.

 

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/12/28/un-homme-et-une-femme-soupconnes-de-preparer-des-attentats-mis-en-examen_5235452_1653578.html

Un homme et une femme soupçonnés de préparer des attentats mis en examen

 

Placées en détention provisoire, les deux personnes devront répondre du chef d’accusation d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle.

Le Monde.fr avec AFP | 28.12.2017 à 22h26 • Mis à jour le 29.12.2017 à 08h12

Deux personnes soupçonnées de planifier un attentat terroriste ont été arrêtées en fin de semaine dernière, a-t-on appris jeudi 28 décembre de l’Agence France presse, confirmant une information du Figaro. Il s’agit d’un jeune homme de 21 ans interpellé à Lyon, et d’une jeune femme de 19 ans appréhendée en région parisienne, selon une source judiciaire.

 

L’homme a été mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle » et emprisonné le 26 décembre. La femme, arrêtée le 18 décembre, a été mise en examen des mêmes chefs d’accusation et placée en détention provisoire le 21 décembre.

Selon Le Figaro, les deux personnes n’étaient pas en lien. Le journal écrit toutefois qu’ils projetaient tous deux de cibler « des porteurs d’uniforme », notamment des militaires. Ils étaient tous les deux en contact avec des membres de l’organisation Etat islamique (EI) dans la zone irako-syrienne, via les réseaux sociaux. Ni armes, ni explosifs n’ont été découverts au cours des perquisitions, a précisé la source proche du dossier.

Plusieurs attaques ont ciblé les forces de l’ordre, notamment les policiers et les militaires participant à l’opération Sentinelle dans les rues de France. La dernière attaque meurtrière remonte au 20 avril : à trois jours du premier tour de la présidentielle, Karim Cheurfi avait tué un policier sur les Champs-Elysées, Xavier Jugelé.

 

Le gouvernement travaille au durcissement du contrôle des chômeurs

Pfff… Richard Ferrand et ses fixettes…

Puisqu’il est de nouveau question du contrôle des chômeurs, notons que le cas des victimes de harcèlement moral n’est toujours pas prévu, alors que le législateur reconnaît son existence depuis 2002 (loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 dite de modernisation sociale).

Concrètement, de quoi s’agit-il ?

Les employeurs harceleurs, tous des patrons voyous, constituent sur leurs cibles des collections de faux qu’ils mettent en circulation afin de leur barrer la route absolument partout. Certains vont même jusqu’à pourchasser leurs cibles absolument partout avec ces « dossiers » constitués sur leur compte afin de les calomnier et de les empêcher de retrouver du travail. A cet effet, ils ont notamment recours aux services d’agents de La Poste et de France Télécom qui pour arrondir leurs fins de mois acceptent sans aucun scrupule d’ouvrir illégalement les correspondances de leurs administrés et de pratiquer à leur encontre des écoutes téléphoniques illégales, ce qui permet à leurs commanditaires de toujours savoir où et quand frapper afin que leurs cibles ne puissent échapper aux fatwas dont elles sont victimes. Ces fonctionnaires hors-la-loi sont toujours très bien défendus par leurs syndicats en cas de problème et ne craignent donc pas grand-chose de la « justice » française. C’est par exemple le cas des extrême-gauchistes auxquels j’ai affaire depuis des lustres, lesquels, véritablement spécialisés dans le harcèlement de salariés divers et variés, sont tous syndiqués chez Sud ou à la CGT.

Les mêmes peuvent aussi demander à leurs complices facteurs de ne pas distribuer à leurs cibles certaines des lettres qui leur sont adressées. Ainsi, par exemple, en ce qui me concerne, n’ai-je JAMAIS reçu AUCUNE convocation d’aucune sorte tout le temps où j’ai été inscrite au chômage, ce qui bien évidemment m’a créé beaucoup de problèmes.

Que fait-on aujourd’hui pour lutter contre ce type de délinquance et aider les victimes à s’en sortir ?

Strictement rien, il n’est toujours question que de pousser les victimes au suicide.

 

 

http://www.liberation.fr/france/2017/12/27/le-gouvernement-va-renforcer-le-controle-des-chomeurs-comme-l-avait-promis-macron_1619091

Le gouvernement va renforcer le contrôle des chômeurs (comme l’avait promis Macron)

 

Par Dominique Albertini — 27 décembre 2017 à 13:08
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud et le Premier ministre, Edouard Philippe le 14 septembre à l’Elysée. Photo Ludovic Marin. AFP

 

Citée par «le Canard enchaîné», une note du ministère du Travail confirme les projets d’Emmanuel Macron, qui avait promis durant sa campagne un contrôle «drastique» des inscrits à Pôle Emploi.

 

  • Le gouvernement va renforcer le contrôle des chômeurs (comme l’avait promis Macron)

Il l’avait promis, il va le faire : le gouvernement se prépare à renforcer le contrôle des inscrits à Pôle Emploi. Dévoilée ce mercredi par le Canard enchaîné, une note interne du ministère du Travail donne les contours de cette réforme. Censée encourager le retour à l’emploi, la mesure est déjà promise à une belle controverse… Si tant est qu’elle soit appliquée en l’état. Décryptage.

Que prévoit le gouvernement ?

Selon le document en question, l’exécutif souhaite durcir les sanctions visant les chômeurs jugés trop peu motivés par le retour à l’emploi. Une implication insuffisante, le refus d’une formation ou le rejet de deux offres d’emploi «raisonnables» entraîneraient à l’avenir une diminution de 50% de l’indemnisation pendant deux mois. En cas de récidive, elle serait totalement supprimée pour la même durée. L’ardeur du demandeur d’emploi serait notamment évaluée sur la base d’un «rapport d’activité mensuel», rédigé par lui et énumérant l’ensemble de ses démarches. Selon le Monde, les sanctions seraient en revanche revues à la baisse en cas d’absence aux convocations de Pôle Emploi – une faute qui représente aujourd’hui le principal motif de radiation des inscrits.

Contacté par Libération, le ministère du Travail refuse de commenter «des documents publiés par la presse», tout en annonçant des propositions «dans les semaines qui viennent». L’exécutif doit présenter une réforme plus générale de l’assurance chômage, notamment pour ouvrir celle-ci aux indépendants et à certains salariés démissionnaires.

Si les détails doivent encore être confirmés, le principe d’un renforcement des contrôles n’a rien d’une surprise. Le programme d’Emmanuel Macron évoquait bien un «contrôle accru de la recherche d’emploi», selon des modalités proches du projet dévoilé mercredi : «Si plus de deux emplois décents, selon des critères de salaire et de qualification sont refusés, ou que l’intensité de la recherche d’emploi est insuffisante, alors les allocations seront suspendues», pouvait-on lire dans ce programme. Dans un entretien aux Echos, en février, le candidat évoquait lui-même un contrôle «drastique». Enfin, dans un document d’orientation adressé mi-décembre aux partenaires sociaux et fixant le cadre des réformes à venir, l’exécutif évoquait «une réforme du barème et des modalités de sanctions dans les semaines qui viennent».

Que changerait la réforme ?

L’exécutif ne part pas de rien : des dispositifs de contrôle et de sanction existent déjà à Pôle Emploi. En cas de recherche insuffisante ou de refus de formation, le demandeur d’emploi peut déjà voir son indemnisation réduite de 20% pendant deux à six mois. En cas de récidive, l’allocation baisse de 50% pendant deux à six mois, et peut même être définitivement supprimée. Deux refus d’une offre raisonnable d’emploi entraînent une suspension de deux mois ; celle-ci court de deux à six mois en cas de nouveau refus, et peut aller jusqu’à la suppression définitive. Le projet du gouvernement représente donc bien un durcissement, sauf sur le sujet des absences aux convocations.

Reste à savoir si le projet en question sera appliqué tel quel. La chose est loin d’être acquise. Le gouvernement a en effet invité, mi-décembre, syndicats et patronat à négocier entre eux sur la future réforme de l’assurance chômage. Tout en fixant le cadre de la discussion, et ses grands objectifs, l’exécutif s’engage ainsi à prendre en compte l’avis des partenaires sociaux. Ses propositions devraient être bien reçues par le Medef, dont le président Pierre Gattaz avait souhaité en octobre un «contrôle journalier ou hebdomadaire» des demandeurs d’emploi. Les organisations de salariés devraient se montrer nettement moins enthousiastes. Dès lors, la note ministérielle pourrait bien représenter une première base de travail, plutôt qu’une réforme prête à l’emploi.

Quel bilan du contrôle des chômeurs ?

Depuis 2015, le contrôle des demandeurs d’emploi est l’affaire d’équipes spécialisées au sein de Pôle Emploi, distinctes des conseillers en charge du suivi quotidien des dossiers. Un premier bilan de ces contrôles a été dévoilé début novembre : selon lui, 86% des chômeurs inscrits s’acquittaient convenablement de leurs obligations, les 14% restant ayant été radiés en cours de route. Parmi ces derniers, seuls 40% étaient indemnisés, 23% relevant du régime de solidarité et 36% ne touchant rien. De quoi relativiser un phénomène parfois évoqué en termes fantaisistes par certains politiques. «La liberté, ce n’est pas de bénéficier des allocations chômage pour partir deux ans en vacances», avait ainsi lancé en octobre le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

«L’objectif des équipes de contrôle, ce n’est pas seulement de radier, c’est aussi de remotiver, remettre en selle des demandeurs d’emploi qui perdent pied, souligne Michel Breuvart, cadre du syndicat SNU-FSU de Pôle Emploi. Si les nouveaux contrôles ont la même démarche, ça peut s’entendre. Si la finalité est de radier, on ne sera pas d’accord. Il y a un fantasme autour des offres d’emploi rejetées, alimenté par ces employeurs qui recherchent en vain le mouton à cinq pattes, à la fois très qualifié, pas cher et souple sur les horaires. La réalité, c’est que 92% des offres sont des contrats de moins de six mois.»

Dominique Albertini

 

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2017/12/27/29002-20171227ARTFIG00055-pourquoi-le-futur-durcissement-du-controle-des-chomeurs-est-une-non-information.php

Pourquoi le (futur?) durcissement du contrôle des chômeurs est une non-information…

 

  • Par   Marc Landré
  • Mis à jour le 27/12/2017 à 12:36
  • Publié le 27/12/2017 à 10:35

LE SCAN ÉCO – La presse a tort de s’emballer sur l’article du Canard enchaîné qui détaille le supposé plan du gouvernement pour renforcer le contrôle des chômeurs. Ce sujet, qui faisait partie du programme du candidat Macron, est sur la table de la négociation paritaire sur l’assurance chômage qui ouvrira le 11 janvier.

BREAKING NEWS!!! Tous les médias télé, radio et web (lefigaro.fr compris) reprennent en boucle depuis mardi soir l’information du Canard enchaîné selon laquelle «le gouvernement réfléchit à durcir le contrôle des chômeurs». TF1 en a fait le principal titre de son JT de 20h et France 2 son deuxième sujet; quant aux radios, elles ont toutes ouvert leur antenne ce mercredi matin avec cette nouvelle de première importance. Et tous ont donné moult détails à la clé, reprenant -sans les vérifier- mot à mot les données de l’article du Palmipède. La note (non datée) a ainsi été rédigée par le directeur de cabinet de la ministre du Travail, Antoine Foucher, un «ancien cadre du Medef»; elle propose de réduire de 50% pendant deux mois (contre 20% aujourd’hui) les allocations-chômage d’un chômeur (indemnisé) qui refuserait une formation ou deux offres d’emploi raisonnables, puis de les supprimer pour la même période en cas de récidive; les chômeurs auront encore des comptes à rendre en remplissant un «rapport mensuel d’activité» de recherche d’emploi…

» LIRE AUSSI – Comment Pénicaud a (définitivement?) réglé leur sort aux chiffres mensuels du chômage

N’en jetez plus, l’affaire est pliée! Sauf que l’information, reprise en boucle par tout le monde, n’en est en réalité pas une. Et ce, pour au moins cinq raisons (et probablement d’autres). Primo, comme l’indique en préambule le Canard enchaîné, le gouvernement n’a jamais caché son jeu. Ce point du durcissement des contrôles et des sanctions de Pole emploi en cas de non-recherche active d’un emploi a été au cœur de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron qui n’a de cesse, depuis qu’il a été élu, de mettre en œuvre son programme. La même polémique a d’ailleurs eu lieu en novembre lorsqu’ont fuité les résultats d’une expérimentation interne à Pôle emploi sur le contrôle effectif de la recherche d’emploi effectuée dans quatre départements, et qui sera étendue en 2018 sur l’ensemble du territoire. Beaucoup ont semblé alors découvrir la lune…

Ce point du durcissement des contrôles et des sanctions était au cœur du programme d’Emmanuel Macron qu’il n’a depuis son élection de cesse de mettre en œuvre

Secundo, l’exécutif cache tellement peu son jeu qu’il a demandé, pas plus tard qu’il y a moins de 15 jours, aux partenaires sociaux, de justement négocier «une réforme du barème et des modalités de sanction» en cas d’absence de recherche d’emploi caractérisée dans le cadre de la réforme de l’assurance chômage. Il est donc un peu fort de café de titrer -hurler- ce mercredi matin que le gouvernement réfléchit ou veut durcir le contrôle des chômeurs. Dans le jargon journalistique, on pourrait même aller jusqu’à dire que cette information est… une non-information.

» LIRE AUSSI – La gauche s’inquiète du durcissement du contrôle des chômeurs

Tertio, c’est d’ailleurs le contraire qui serait une information: que le gouvernement ne réfléchisse pas à un dispositif qu’il a demandé aux syndicats de salariés et aux organisations patronales de monter. Une telle absence d’anticipation, en cas de défaillance des partenaires sociaux ou d’impossibilité pour eux de tomber d’accord sur ce point précis -ils ont accepté tous les 8, la semaine dernière, la négociation que leur proposait Muriel Pénicaud et qui démarrera le 11 janvier-, serait d’ailleurs une quasi-faute professionnelle.

Quarto, il est fort probable que les suggestions contenues dans cette note interne ne verront jamais le jour. Comme avec les premiers projets d’accords soumis par le patronat aux syndicats lors d’une négociation interprofessionnelle ou d’entreprise, le texte ainsi dévoilé a toutes les chances d’être «martyr», c’est-à-dire qu’il n’en restera rien et que les dispositions qu’il contient serviront de base, aux uns et aux autres, pour afficher leurs lignes rouges et donc savoir quelles sont les limites à ne pas dépasser en la matière…

Il est fort probable que les suggestions contenues dans la note, non datée du directeur de cabinet de Muriel Pénicaud, ne verront jamais le jour

Quinto, cet emballement généralisé sur une baisse de 50% des allocations-chômage pendant deux mois en cas d’absence de recherche active d’emploi rappelle une autre polémique, identique, survenue cet automne sur le bonus-malus que le gouvernement allait, c’était certain, mettre en œuvre pour lutter contre la précarisation des embauches en CDD. Une fuite dans la presse faisait en effet état de conditions extrêmement dures quant à la surtaxation de cotisation chômage patronale selon la durée des contrats souscrits. Et bien ce dispositif, sur lequel la presse a abondamment écrit, pourrait bien ne jamais voir le jour…

Dans son document d’orientation envoyé à la mi-décembre aux partenaires sociaux, le gouvernement ne parle plus en effet de bonus-malus à proprement parler -dont ne veut pas entendre parler le patronat- sur les contrats courts mais invite les représentants des syndicats et du employeurs à imaginer le dispositif de leur choix pour parvenir au but recherché. À savoir lutter contre la précarité dans l’embauche. Sur ce sujet comme sur d’autres, il est toujours malaisé de confondre moyen et objectif, et de faire d’une non-information un fait avéré. A bon entendeur…

Marc Landré
Journaliste – Sa biographie

 

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/12/27/les-pistes-du-gouvernement-pour-durcir-le-controle-des-chomeurs_5234906_823448.html

Les pistes du gouvernement pour durcir le contrôle des chômeurs

 

Le gouvernement veut aller vers « un meilleur contrôle et accompagnement » des demandeurs d’emploi, en adaptant notamment « la nature et l’échelle des sanctions ».

LE MONDE | 27.12.2017 à 11h33 • Mis à jour le 27.12.2017 à 11h39 | Par Bertrand Bissuel

 

Le gouvernement étudie plusieurs pistes pour accroître le contrôle des demandeurs d’emploi.

 

Emmanuel Macron avait annoncé la couleur dès la campagne présidentielle : en cas de victoire, proclamait-il à l’époque, l’assurance-chômage sera transformée en profondeur, ce qui se traduira – entre autres – par un renforcement du contrôle des demandeurs d’emploi. Les intentions sont en passe de devenir réalité. Comme le révèle Le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 27 décembre, le gouvernement envisage de durcir les sanctions à l’égard des inscrits à Pôle emploi qui manquent à leurs obligations. Sollicité par Le Monde, le cabinet de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, n’a pas souhaité commenter ces fuites. Mais les scénarios évoqués par l’hebdomadaire satirique existent bel et bien, même s’ils sont incomplets. Et rien, à ce stade, n’est définitivement tranché.

 

Le Canard enchaîné, qui affirme se fonder sur une « note confidentielle », rapporte qu’un chômeur verra ses allocations « d’emblée réduites de 50 % pour une durée de deux mois » dans trois cas de figure : s’il ne recherche pas assez activement du travail, s’il refuse une formation ou s’il décline deux offres d’emploi jugées raisonnables. « S’il récidive, précisent nos confrères, elles seront carrément supprimées, pour la même durée de deux mois. »

Plusieurs pistes sur la table

Autre disposition à laquelle songe l’exécutif : demander aux inscrits à Pôle emploi de « remplir un rapport d’activité mensuel » qui recenserait toutes les démarches accomplies afin de décrocher un poste. Des pratiques similaires ont déjà cours dans quelques pays européens – la Suède et le Danemark, notamment. Le Canard enchaîné, lui, y voit la reprise d’une idée de Pierre Gattaz, le président du Medef, qui avait plaidé, le 17 octobre, en faveur d’un « contrôle journalier ou hebdomadaire » des chômeurs.

« L’article force le trait et caricature, ce qui est dans l’esprit du journal », réagit une source gouvernementale. Une autre source au cœur du dossier réfute la thèse selon laquelle ce projet de carnet de bord tenu par le demandeur d’emploi aurait pour objectif de fliquer et de punir : « Il s’agit de se situer dans le préventif, pas dans le répressif. Le but est d’améliorer l’accompagnement des personnes en détectant un éventuel relâchement des efforts pour trouver du travail. Ainsi tenus au courant, les agents de Pôle emploi peuvent ajuster leur offre de services, leurs conseils à l’égard des inscrits. »

Lire aussi :   Chômage : le nombre de demandeurs d’emploi en hausse de 0,2 % au mois d’octobre

S’agissant de la révision du barème des sanctions, d’autres pistes sont sur la table – en plus de celles mentionnées par Le Canard enchaîné. Ainsi, les chômeurs touchant une allocation qui ne répondent pas aux convocations de leur conseiller chez Pôle emploi verraient leur prestation diminuer de 20 % pendant un mois (de 50 % pendant deux mois en cas de récidive). La punition serait, dans cette hypothèse, moins sévère qu’à l’heure actuelle puisque les « refus de répondre aux convocations » entraînent la radiation des listes pendant deux mois, la première fois (jusqu’à six mois, si le manquement se reproduit). Cet aspect de la réforme est important, car les rendez-vous qui tombent à l’eau (sans raison valable) constituent la cause la plus importante de radiation, très loin devant les autres motifs prévus dans la loi (absence d’« actes positifs et répétés en vue » d’être embauché ; refus, « à deux reprises » et « sans motif légitime », d’une « offre raisonnable d’emploi »…).

Adapter « la nature et l’échelle des sanctions »

Quant aux chômeurs non indemnisés, qui « snoberaient » leur correspondant à Pôle emploi, le régime pourrait être différent de celui appliqué aux demandeurs d’emploi percevant l’allocation : une radiation de quinze jours, la première fois ; d’un mois, la seconde.

La réflexion en cours vise à adapter « la nature et l’échelle des sanctions », glisse une source gouvernementale en soulignant qu’une « absence à convocation est aujourd’hui plus sanctionnée qu’une insuffisance de recherche d’emploi » – la seconde se soldant par une radiation de deux semaines, dans la quasi-totalité des cas (Le Monde du 10 novembre).

Lire aussi :   Trois réformes sociales sur le feu en 2018

Ces projets s’inscrivent dans la droite ligne du « programme de travail » que les services de Mme Pénicaud ont remis, le 14 décembre, aux partenaires sociaux. A partir de ce document, le patronat et les syndicats vont engager, en janvier, une négociation susceptible de déboucher sur un accord dont l’exécutif pourra s’inspirer – ou non – lorsqu’il mettra en musique sa réforme. L’un des objectifs poursuivis est de parvenir à « un meilleur contrôle et accompagnement des demandeurs d’emploi », notamment en modifiant le « barème et [les] modalités de sanctions ». Le gouvernement a l’intention de formuler, dans les prochaines semaines, des propositions à ce sujet. Mais les organisations d’employeurs et de salariés veulent aussi faire entendre leurs voix – « ce qui accroît l’indétermination », insiste une source au sein de l’exécutif.

Les premières réactions, côté syndical, ne sont pas très favorables. Instaurer un carnet de bord du chômeur ? « C’est une idée technocratique, estime Jean-François Foucard (CFE-CGC). Je ne suis pas sûr que ça produise beaucoup d’effet. » L’exécutif cherche à « faire des économies tout en culpabilisant les chômeurs », dénonce Denis Gravouil (CGT), qui ajoute : « Macron et son gouvernement confirment qu’ils ne s’occupent que de leur électorat, les CSP ++, et pas de ceux et celles qui sont dans la précarité. »

Etienne Morel, ancien directeur hospitalier de Brest : les îles Kerguelen après Wallis-et-Futuna ?

Considérant le parcours professionnel d’Etienne Morel, ancien directeur hospitalier de Brest muté à Quimperlé en 2007, puis à Mayotte en 2013, et à Wallis-et Futuna en début d’année 2017, ses contrats de plus en plus lointains étant de plus en plus courts et le nombre de ses administrés toujours plus réduit, nous pensons qu’il a de bonnes chances de devenir en fin de carrière le premier directeur hospitalier des îles Kerguelen.

Quelle belle promotion que d’être muté en cet endroit où tout reste à faire, notamment l’hôpital psychiatrique nécessaire pour y accueillir sa population de scientifiques…

A n’en point douter, ce serait là une consécration inespérée pour cet homme qui toute sa vie se sera battu comme un beau diable pour faire entrer dans le DMS le cas clinique absolument effrayant de tous ces intellectuels qui osent discuter, contester, ou réclamer leurs droits.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Wallis-et-Futuna

Wallis-et-Futuna

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Wallis-et-Futuna
Blason
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Statut Collectivité d’outre-mer
Chef-lieu Mata Utu
Assemblée délibérante Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna
Président David Vergé
2017-
Rois coutumiers Patalione Kanimoa (Uvea)
Filipo Katoa (Alo)
Eufenio Takala (Sigave)
Administrateur supérieur Jean-Francis Treffel
Démographie
Population 12 197 hab. (20131)
Densité 98 hab./km2
Langues
locales
français, wallisien, futunien
Géographie
Coordonnées 13° 18′ sud, 176° 12′ ouest
Superficie 124,2 km2
Divers
Monnaie Franc Pacifique
Fuseau horaire UTC+12
Domaine internet .wf
Indicatif téléphonique 681
Code ISO 3166-1 WLF, WF
Localisation
Localisation de Wallis-et-Futuna
modifier Consultez la documentation du modèle

Wallis-et-Futuna2, ou en forme longue le territoire des îles Wallis et Futuna3, est une collectivité d’outre-mer4 française, formé de trois royaumes coutumiers polynésiens et situé dans l’hémisphère sud. Son chef-lieu est Mata Utu et son code postal et INSEE commence par 986.

Les îles Wallis et Futuna sont le territoire français le plus éloigné de la métropole, à 16 000 km. Elles se situent à 8 000 km de Los Angeles et à 4 000 km de Sydney. Situé à 480 km des îles Fidji, à 1 871 km de la Nouvelle-Calédonie et à 2 891 km de Tahiti, ces trois îles, Wallis (75,64 km2), Futuna (46,28 km2) et Alofi (17,78 km2)5, se trouvent dans l’océan Pacifique occidental, en Océanie lointaine (c’est-à-dire où l’on ne peut parvenir par mer qu’en perdant les terres de vue).

Constitué de trois îles principales qui ne forment pas un archipel, Wallis, Futuna et Alofi, le territoire a une superficie modeste (124,2 km2 soit à peine plus que Paris intra-muros) pour 12 197 habitants.

L’île de Wallis (en wallisien, ʻUvea), d’une superficie de 75,64 km², porte le nom du capitaine Samuel Wallis, le premier navigateur occidental qui l’aborde en 1767. Les îles Horn, Futuna (46,28 km²) et l’îlot voisin, non-habité, d’Alofi (17,78 km²), séparées seulement par un chenal de 2 km et distantes de 230 km de Wallis, sont abordées dès 1616 par des navigateurs hollandais, Willem Schouten et Jacob Le Maire. Ils leur donnèrent le nom d’« îles de Hoorn », du nom de leur port d’attache. Ces îles, au relief volcanique et aux côtes très découpées, protégées par une ceinture de récifs coralliens, sont difficiles d’accès par la mer. Toutefois, l’anse de Sigave permet aux bateaux d’y mouiller en relative tranquillité.

Peuplées par des Austronésiens de civilisation lapita, qui devinrent des Polynésiens, Wallis et Futuna se retrouvent dans l’aire d’influence tongienne au XVe siècle. Ce n’est qu’en 1837 que des missionnaires maristes convertissent les deux îles au catholicisme. Devenu protectorat français en 1888, Wallis-et-Futuna devient un territoire d’outre-mer en 1961 suite à référendum. Il bénéficie d’un statut protecteur reconnaissant les chefferies traditionnelles et la religion catholique, ce qui en fait l’un des territoires ultramarins les plus originaux au sein de la République française.

Sommaire

Géographie

Article principal : Géographie de Wallis-et-Futuna.
Etienne Morel, ancien directeur hospitalier de Brest : les îles Kerguelen après Wallis-et-Futuna ? dans AC ! Brest 290px-Carte_de_Wallis-et-Futuna
Carte de Wallis-et-Futuna

Ces îles au relief volcanique et aux côtes très découpées, protégées par une ceinture de récifs coralliens, sont difficiles d’accès sauf pour l’anse de Sigave. Wallis-et-Futuna possèdent 106 km de côtes au total6.

L’appellation « archipel » appliquée à Wallis-et-Futuna est impropre car les deux îles sont distantes d’environ 230 kilomètres, sans unité géographique ou historique. Malgré cela on peut répartir les îles en deux grands groupes : d’une part, les îles Wallis composées d’une île principale, Uvea, et de plusieurs îlots coralliens et d’autre part, les îles Horn ou îles de Horne (ou Hoorn) composées de deux îles principales, l’île de Futuna et sa voisine immédiate, l’île d’Alofi (en pratique, Futuna désigne à la fois Futuna et Alofi ; le nom îles de Hoorn est très peu usité et plutôt appelé îles Futuna). Les îles sont d’origine volcanique.

L’île de Wallis est apparue au Cénozoïque, suite à l’émergence d’un volcan sous-marin. Une deuxième période d’activité volcanique, il y a 300 000 ans, a entraîné la création des îlots présents dans le lagon. Une bonne partie du sol est constitué de basalte7. Le point culminant de Wallis est le mont Lulu Fakahega, haut de 151 mètres7.

À Futuna, le relief est beaucoup plus escarpé et montagneux. Depuis le sommet du mont Puke (524 mètres) part un plateau qui descend progressivement et s’arrête juste avant le bord de mer, laissant une petite frange littorale. L’espace entre la mer et la montagne est très réduit7.

Climat

Le climat de l’archipel est du type tropical humide assez constant sur l’année. L’amplitude thermique entre les moyennes du mois le plus chaud (février) et du mois le plus frais (juillet) est de 1,1 °C8. Les précipitations mensuelles varient de 400 mm en janvier à 150 mm en août. On distingue ainsi deux principales saisons. La première, de mai à septembre, est plutôt fraîche, moins arrosée et balayée par un alizé modéré. La seconde, d’octobre à avril, est celle des chaleurs et des fortes pluies avec parfois des cyclones.

Biodiversité

La faune et la flore n’ont pas fait l’objet d’inventaires exhaustifs, cependant certains groupes sont assez bien connus.

À Wallis, 639 espèces de poissons littoraux ont été identifiés. En eaux douces ce sont 3 espèces de crustacés et 4 de poissons qui ont été inventoriées (dont le Stiphodon rubromaculatus). Les chauve-souris sont les seuls mammifères autochtones et le seul batracien présent a été introduit. Nous pouvons également citer l’araignée Schizocosa vulpecula.

Histoire

Article détaillé : Peuplement de l’Océanie.
Article principal : Histoire de Wallis-et-Futuna.
220px-Wallis%2C_p%C3%AAche_aux_palmes%2C_1863 dans Attentats
« Pêche aux palmes » dans les Ilots de Wallis (Uvea) (Wallis-et-Futuna) par le Français Charles Méryon, lors de son voyage dans le Pacifique (1842-1846).

La civilisation Lapita, entre 900 et 800 av. J.-C., correspond aux premiers habitants des deux îles habitées, pour lesquels on dispose de preuves archéologiques, sur les sites d’Utuleve, à Uvea et d’Asipani, à Futuna. Puis viennent les invasions tongiennes pour Wallis et les invasions samoanes pour Futuna.

Le premier contact de Futuna avec des Européens a lieu le 21 mai 1616 ; les Hollandais Willem Schouten et Jacob Le Maire jettent l’ancre dans l’embouchure de la rivière Futuna et abordent en chaloupe le lendemain. Ils baptisent les deux îles de Futuna et Alofi, les îles de Hoorn en référence à leur port d’embarquement siège de la Compagnie des Indes. Ils restent environ huit jours sur l’archipel avant de repartir vers la Nouvelle-Guinée et les Moluques.

Louis-Antoine de Bougainville atteint Futuna le 11 mai 1768 et la surnomme « l’enfant perdu du Pacifique ».

L’île de Wallis n’est visitée par les Européens qu’en 1766, 150 ans après Futuna, par le capitaine britannique Samuel Wallis, à qui l’île doit son nom actuel. Frédéric Angleviel écrit dans son article intitulé « Wallis 1825-1858 : contacts, mutations, permanences » que : « Wallis découvre cet archipel en 1767, mais il ne descend point à terre. Il faut attendre les années 1820 pour que des Européens ou assimilés (Américains, Australiens) foulent le sol d’Uvéa. »9

Les autochtones la nomment Uvea (en wallisien ʻUvea), nom encore très utilisé.

À l’arrivée des Européens, les îles sont peuplées de Polynésiens originaires des îles Tonga pour Wallis et des îles Samoa pour Futuna. Quelques marchands et naufragés s’installent sur l’île, mais la présence européenne n’est significative qu’au XIXe siècle avec l’arrivée de missionnaires catholiques en 1837. L’île est convertie au catholicisme en 184010. Aujourd’hui, la population reste majoritairement de confession catholique.

La reine Amélia de Wallis signe un traité de protectorat ratifié par la France le 5 avril 1887. Un an plus tard, les rois d’Anise Tamole pour Sigave et ceux de Futuna, Setefano Tuikalepa pour Alo demandent eux aussi leur rattachement à la France. Les souverains de Futuna et Wallis gardent toute leur autorité coutumière sur leur sujets11.

Photo en noir et blanc (de mauvaise qualité) montrant un groupe de personnes assises et prenant la pose (4 assises, 3 debout), hommes et femmes
Un groupe de Wallisiens, au début du XXe siècle.

Il n’y a pas à proprement parler de colonisation à Wallis-et-Futuna, le pouvoir du résident français se limitant aux affaires extérieures. Cette situation se poursuit à Futuna jusqu’en 1961, l’administration ne s’installant sur l’île qu’en 195911. Les habitants continuent à vivre comme autrefois. En 1913, un projet d’annexion par la France est présenté par le résident Brochard, mais elle n’aboutit pas. En 1922, l’annexion est jugé trop coûteuse par la France et est abandonnée12.

La Seconde Guerre mondiale entraîne de nombreux bouleversements à Wallis. Pour contrer l’Empire japonais, lors de la guerre du Pacifique, les Américains débarquent à Wallis en 1942 et y construisent de nombreuses infrastructures. En revanche, Futuna n’est pas investie par les Américains11.

Les îles deviennent en 1961 un territoire d’outre-mer (TOM) après référendum. Le roi d’Uvea, Tomasi Kulimoetoke II (1916-2007), est signataire de cet accord. Après la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, le territoire des îles Wallis et Futuna devient une collectivité d’outre-mer à statut particulier sans que le régime de 1961 ne change. En effet depuis cette révision constitutionnelle, aucune loi organique n’est adoptée faute de consensus à l’Assemblée territoriale.

Population et société

Démographie

Lors du recensement du 22 juillet 2013, il y avait 12 197 habitants, alors qu’en 2008, il s’en comptait 13 445 habitants et en 2003, 14 994 h. pour l’ensemble des îles Wallis et Futuna, soit 2 750 h. perdus en dix ans (- 18 %) — dont en 2008 4 238 à Futuna (31,52 %) et 9 207 à Wallis (68,47 %). L’île d’Alofi, voisine de Futuna, n’est pas habitée. La plupart des habitants sont d’origine polynésienne (97,3 %) mais on compte aussi quelques habitants d’origine européenne. La quasi-totalité est de confession catholique. La forte diminution constatée entre 2003 et 2013 est le résultat de la diminution de la natalité et de l’importance de l’émigration dans un territoire sans débouchés (études supérieures et emploi réduit), ce qui conduit au vieillissement de la population et à la réduction de la taille des ménages.

Pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle, la population de cette collectivité décroit par rapport au recensement précédent (2003) qui comptait 14 944 habitants selon une analyse de l’INSEE13. La population officielle 2008 est toutefois à présent estimée à 13 484 pour la population municipale et à 14 231 pour la population totale14. La population a reculé de 10 % (-8,6 % à Wallis et -13 % à Futuna). En 2013, la baisse a été encore plus marquée : Wallis-et-Futuna ne comptent plus que 12 197 habitants. En dix ans, le territoire a ainsi perdu 18 % de sa population. La raison de cette baisse est le départ massif des jeunes, qui sont de plus en plus nombreux à s’expatrier en Nouvelle-Calédonie ou en France métropolitaine pour effectuer des études supérieures ou trouver un travail, les possibilités d’emploi étant limitées sur place15. Tous les districts ont été touchés par la décroissance démographique.

Évolution démographique
1928 1935 1953 1960 1969 1976 1983 1990 1996
6 202 6 542 9 507 8 313 8 546 9 192 12 408 13 705 14 166
Évolution démographique, suite (1)
2003 2008 2013 - - - - - -
14 944 13 445 12 197 - - - - - -
(Source : Likuvalu 1979 jusqu’en 196916, Insee17 et STSEE18,19)

En 1842, le capitaine du vaisseau l’Allier estime la population de Wallis à 2 500 habitants et de Futuna à 90020.

Émigration

L’accroissement naturel de Wallis-et-Futuna ne compense plus son émigration21.

De nombreux habitants quittent les îles, si bien qu’il y a plus de Wallisiens et de Futuniens à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) (17 763 personnes) que sur les îles. Certains résident aussi en France métropolitaine et en Polynésie française22.

Langues

Articles détaillés : Langues à Wallis-et-Futuna, Futunien et Wallisien.
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Extrait en langue wallisienne.

La langue officielle est le français. Deux langues polynésiennes vernaculaires, le wallisien et le futunien, sont parlées respectivement à Wallis et Futuna. En juillet 2015, l’Assemblée territoriale vote la création d’une Académie des langues wallisienne et futunienne, chargée de la promotion et de la sauvegarde des langues et de la culture locales23.

Éducation

Article détaillé : Système éducatif français.

L’enseignement primaire à Wallis-et-Futuna est placé sous l’égide de la Direction de l’Enseignement Catholique qui est une structure privée. L’enseignement secondaire est géré par le vice-rectorat. La seule formation supérieure disponible sur le territoire se fait auprès de l’antenne de l’IUFM du Pacifique à Wallis.

Le territoire compte 18 écoles élémentaires, 6 collèges, 1 lycée d’enseignement général (le Lycée des îles Wallis et Futuna) et un lycée agricole.

Le taux moyen d’encadrement est de 10,4 élèves par enseignant avec, en 2011, 570 personnels de l’éducation (dont 397 enseignants) pour 4 111 élèves24.

Santé

Le système de santé repose intégralement sur l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna [archive]. L’agence emploie plus de 180 personnels travaillant sur deux hôpitaux et trois dispensaires. Tous les soins sont pris en charge par l’État. La dotation de l’État s’élève en 2011 à 2,9 milliards de francs CFP (environ 24,3 millions d’euros)25.

Les équipements de santé étant limités sur le territoire, certaines opérations nécessitent l’évacuation des patients vers la Nouvelle-Calédonie, voire la France métropolitaine ou l’Australie. 637 personnes ont bénéficié d’une évacuation sanitaire hors du territoire en 201124.

Médias

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Ancien logo de la chaîne RFO Wallis et Futuna

Le territoire dispose de sa propre chaîne de télévision (Wallis et Futuna 1re), et de sa station de radio (Wallis et Futuna 1re). La radio émet à la fois en français, en wallisien et en futunien.

Le seul quotidien disponible est Les Nouvelles calédoniennes, qui publient deux ou trois articles par semaine relatant la vie du territoire26.

L’hebdomadaire Te Fenua Fo’ou a arrêté sa publication en mars 200227. Son remplaçant, le Fenua Magazine a lui aussi cessé de paraître26.

L’accès au réseau internet progresse avec 1 144 abonnés au haut débit à fin 201124.

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Nouveau logo pour la chaîne Wallis et Futuna 1re

Depuis le 22 décembre 2015, Wallis-et-Futuna possèdent un réseau de téléphonie mobile, appelé Manuia. Avant cette date, Wallis-et-Futuna étaient le dernier territoire d’Outre-Mer français à ne pas avoir de réseau mobile28. Comme le résume le journaliste René Lataste, « En quelques dizaines d’années, Wallis-et-Futuna auront fait un pas de géant dans la communication. Du Tauasu sous le Fale depuis des siècles, au téléphone fixe dans les années 1960 puis à internet 30 ans plus tard. Aujourd’hui, le mobile et demain une multiplication par 1000 des connexions28. »

Sport

Le territoire de Wallis-et-Futuna participe aux Jeux du Pacifique (qui s’appelaient auparavant Jeux du Pacifique Sud).

En 2013, le territoire a organisé et a accueilli, pour la toute première fois, les Mini-Jeux du Pacifique.

De nombreux sports sont pratiqués sur le territoire dont athlétisme, notamment dans la spécialité du lancer de javelot avec des champions comme : Jean Paul Lakafia qui à amélioré à deux reprises le record de France du lancer du javelot, le portant à 83,56 m en 1980 et à 84,74 m en 1983, Lolésio Tuita, Vitoli Tipotio, Monika Fiafialoto, Péta Tauhavili, Pételo Wakalina ou Penisio Lutui ou encore en handisport Tony Falelavaki.

Il existe une équipe locale de rugby à XV (rattachée à la Federation of Oceania Rugby Unions). De nombreux joueurs de rugby à XV qui sont nés à Wallis-et-Futuna ou originaire de ses îles ont joué pour le XV de France en métropole. C’est le cas de Vincent Pelo, Yann David,Christopher Tolofua, Sébastien Vahaamahina, Jocelino Suta, Romain Taofifenua, Raphaël et Pierre-Gilles Lakafia jouant en équipe de france à 7 et son frère Raphaël à XV ou encore Mickaël Simutoga,Emerick Setiano,Peato Mauvaka et Selevasio Tolofua qui ont pu intégrer l’équipe de France des -20 en 2015 et 2017.

Il existe également une équipe de football locale. Plusieurs joueurs originaires de Wallis et Futuna jouent en métropole et dans d’autres pays : c’est le cas de Wesley Lautoa (FCO Dijon) ou encore David Faupala à Manchester United.

En 2006, Jennifer Vegi est médaillée de bronze aux Championnats de France de Karaté Contact29, puis elle remporte en 2007 la médaille d’or en taekwondo aux Jeux du Pacifique.

Une base nautique est située dans le village de Liku. Une association sportive, Vakala, propose des activités nautiques (voile notamment).

L’athlétisme ainsi que d’autres sports tels que le volley-ball, le hand-ball ou le badminton se pratiquent dans le nouveau centre sportif de Kafika. On compte parmi les sportifs médaillés Aukusitino Hoatau, qui a notamment remporté la médaille d’argent au lancer du disque lors des Jeux du Pacifique de 2011. En volley-ball, les sportifs les plus connus sont Samuele Tuia et Toafa Takaniko.

Administration et politique

Le territoire de Wallis-et-Futuna constitue le dernier territoire d’outre-mer français puisqu’il n’a pas adopté depuis 2003 celui d’une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution. Ses institutions sont fixées par la loi du 29 juillet 196130, lui conférant une situation juridique et administrative très particulière au sein de l’Outre-mer français31.

À Wallis-et-Futuna, la situation politique est un équilibre entre le pouvoir coutumier, l’église et l’État français. Pour l’historien Frédéric Angleviel, cinq pouvoirs sont en présence à Wallis-et-Futuna32 :

  • la chefferie coutumière traditionnelle
  • l’église catholique (installée depuis 1837)
  • l’administration française, présente depuis 1888 (résidents de France, puis administrateurs supérieurs à partir de 1961)
  • le négoce (les marchands)
  • et la politique, entendue ici comme le jeu des partis politiques « à l’occidentale », apparue en 1961 avec le statut de territoire d’outre-mer.

Sophie Chave-Doarten évoque ce qu’elle nomme le « paradoxe wallisien » : « Depuis quarante ans, donc, la société wallisienne résiste à son assimilation par l’État républicain, forte d’une conscience très nette de son identité et des valeurs qui la distinguent, à ses yeux, de toute autre société »31.

Institutions territoriales

L’État français est représenté à Wallis-et-Futuna par un administrateur supérieur nommé par décret en conseil des ministres.

L’administrateur supérieur est également « chef du territoire » : à la différence des autres collectivités territoriales, le pouvoir exécutif est assuré par le représentant de l’État et non par un président élu. L’administrateur supérieur est assisté dans ses fonctions par un conseil territorial qu’il préside, composé des trois rois traditionnels et de trois membres nommés par l’administrateur supérieur avec l’approbation de l’assemblée territoriale.

L’assemblée territoriale est l’assemblée délibérante du territoire. Ses vingt membres sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans : chacun des districts constituent une circonscription électorale.

Les délibérations de l’assemblée territoriale n’entrent en vigueur que si elles sont approuvées par l’administrateur supérieur.

Le territoire est représenté à l’Assemblée nationale par un député (élu au suffrage universel), actuellement Napole Polutélé (apparenté LC: républicains UDI,indépendants) et au Sénat par un sénateur (élu indirectement par les représentants locaux siégeant à l’Assemblée territoriale, au Conseil territorial ou au sein de la hiérarchie coutumière des chefs de districts et de villages), actuellement Robert Laufoaulu (rattaché au groupe Les Républicains).

Royaumes coutumiers

L’article 3 du statut de 1961 dispose que « la République garantit aux populations du territoire des îles Wallis et Futuna, le libre exercice de leur religion ainsi que le respect de leurs croyances et de leurs coutumes en tant qu’elles ne sont pas contraires aux principes généraux du droit et aux dispositions de la présente loi »30. La chefferie traditionnelle est reconnue officiellement par la République française.

Wallis-et-Futuna est la seule collectivité française à ne pas être découpée en communes. À la place, le territoire est divisé en trois royaumes traditionnels, dénommés « circonscriptions territoriales » dans la loi :

  • Uvea (sur l’île de Wallis), subdivisée en trois districts (Hihifo, Hahake et Mu’a),
  • Alo (au sud-est de l’île de Futuna et sur l’île d’Alofi), anciennement subdivisé en deux districts (Tua au nord, et Alo au sud avec Alofi au sud-est),
  • Sigave (au nord-ouest de l’île de Futuna)33.

Chaque royaume dispose de la personnalité morale et éventuellement d’un budget. Il existe dans chaque royaume un conseil désigné selon la coutume et présidé par le roi. L’administrateur supérieur, à Uvea, et son délégué, à Alo et Sigave, est le chef de la circonscription chargé du pouvoir réglementaire et de l’exécution du budget.

Les trois royaumes ne sont pas héréditaires : ce sont les familles nobles, les aliki, qui élisent ou destituent les rois. Le pouvoir est assez décentralisé : les rois locaux doivent négocier avec les chefs de village, et répondre aux demandes des aliki qui les élisent et dont l’autorité morale s’appuie aussi sur la population, tout en négociant avec le représentant de l’État pour obtenir les budgets de développement du territoire.

Les royaumes exercent l’équivalent des compétences des communes et une partie de celles des conseils départementaux. Le royaume d’Uvea est en outre divisé en trois districts coutumiers (Hahake, Hihifo et Mu’a) qui regroupent plusieurs villages et exercent certaines compétences.

L’organisation de chaque royaume diffère :

  • à Uvea, le roi (qui porte le titre de Lavelua) est le chef de la hiérarchie coutumière. Il est assisté d’un premier ministre (Kalae kivalu) et de cinq ministres et nomme, sur proposition de la population, trois chefs de district (faipule) qui ont autorité sur les 21 chefs de village reconnus par la population. Les chefs de village, qui peuvent lever les corvées d’intérêt général, sont plébiscités ou destitués au cours d’assemblées générales de village (fono) qui ont lieu le dimanche dans une case commune (fale fono)31. À noter qu’en raison de différends politiques, le royaume d’Uvea n’a plus de roi depuis 2014. Depuis avril 2016, deux Lavelua se disputent le pouvoir à Wallis, sans que l’État français n’ait tranché.
  • à Futuna, chacun des deux rois (le Tuigaifo à Alo et le Tuisigave à Sigave) dispose aussi de ministres, jouant le rôle de porte-paroles dans les conseils, mais ils ont une autorité limitée directement sur les chefs de village désignés par les familles princières qui peuvent démettre leur roi facilement. Depuis le 5 mars 2016, le royaume de Sigave a de nouveau un souverain en la personne de Eufenio Takala34. Le 15 mai, le souverain d’Alo, Petelo Sea, a été destitué35 ; trois semaines après, le royaume a un nouveau souverain en la personne de Filipo Katoa36.

Administration

Sur le plan éducatif, le territoire a le statut de vice-rectorat37. Toutefois, l’enseignement primaire est totalement concédé par l’État, dans le cadre d’une mission de service public, au diocèse catholique de Wallis-et-Futuna au travers d’une convention où l’État finance l’ensemble des charges liées à cet enseignement (enseignants et fonctionnement), les écoles étant construites sur le domaine public communautaire des villages selon le droit coutumier et le contrôle des rois qui définit l’usage foncier.

Symboles

Article détaillé : Drapeau de Wallis-et-Futuna.

Politique

Photographie en noir et blanc d'un homme âgé, portant une moustache, assis.
Le roi de Wallis (Lavelua) Luciano Aisake en 1904.

La vie politique de Wallis-et-Futuna (entendue ici comme le jeu des partis politiques) a longtemps été dominée par le RPR gaulliste, incarné sur place par les défunts parlementaires Benjamin Brial et Sosefo Makape Papilio. Il faudra attendre 1989 pour voir la gauche, avec le Parti radical de gauche, être à nouveau portée au pouvoir sur place, avec l’élection du député Kamilo Gata (décédé en 2004). Celui-ci est à son tour battu en 1997 par Victor Brial (neveu de Benjamin), nouveau chef du RPR local et également président de l’Assemblée territoriale de Wallis et Futuna de 1997 à 1999. Ce dernier est battu en juin 2007, contre toute attente, par le socialiste Albert Likuvalu. Celui-ci avait auparavant été brièvement président de l’Assemblée territoriale du 22 février au 24 novembre 2005, bénéficiant alors d’une alliance éphémère entre l’opposition de gauche (7 élus sur 20) et quelques élus divers droites.

Lors des élections territoriales de 2002, la droite locale (encore RPR alors, futur UMP, remporte le scrutin avec 9 élus sur 20 et complète sa majorité avec les 5 représentants divers droite de l’Alliance pour Wallis et Futuna. Toutefois, le leader de celle-ci, Albert Likuvalu, se rapproche de l’opposition locale, formée de 4 élus de l’Union pour Wallis et Futuna (gauche socialiste) et 2 non inscrits. Ces trois formations (Alliance, Union et non-inscrits) forment donc une majorité éphémère de 11 membres sur 20 du 22 février au 24 novembre 2005, l’UMP étant relégué dans l’opposition et Likuvalu prenant la présidence de l’Assemblée. Le 24 novembre 2005, sur fonds de conflits coutumiers à Wallis entre les partisans du roi local et les « rénovateurs », les 4 autres élus de l’Alliance s’éloignent d’Albert Likuvalu et reforment une majorité avec l’UMP. Likuvalu reste quant à lui dans l’opposition, et participe en 2006 à la création de la fédération locale du Parti socialiste. Du 24 novembre 2005 à avril 2007, la nouvelle majorité de droite porte à la présidence de l’Assemblée Erménégilde Simete, membre de l’UMP.

Pour les élections locales du 1er avril 2007, 26 listes s’étaient portées candidates pour 20 sièges. Parmi les élus, 12 se sont finalement rangés dans la majorité UMP-UDF-divers droite qui a porté Pesamino Taputai, représentant local de l’UDF-MoDem, à la présidence de l’Assemblée territoriale. L’opposition, composée de 8 élus, est quant-à-elle organisée autour du PS local d’Albert Likuvalu qui, deux mois plus tard, est élu député contre le sortant Victor Brial. Il est à préciser que parmi les 5 candidats présents au 1er tour, 3 étaient des élus de la majorité à l’Assemblée territoriale : outre Victor Brial pour l’UMP, Pesamino Taputai représentait le MoDem et l’ancien président de l’Assemblée et désormais président de sa commission permanente, Erménégilde Simete, candidat divers droite.

Donc, en théorie la vie politique à Wallis et Futuna est dominée par les représentants locaux des grands partis métropolitains, le FN y étant également présent depuis l’élection présidentielle de 2002 et est représenté par Gaston Lutui qui fut candidat aux législatives de 200238 mais pas en 2007.

La configuration des sociétés wallisienne et futunienne est telle qu’il s’agit avant tout de voter pour le candidat proposé par le chef coutumier[réf. nécessaire].

La coutume est omniprésente et se reflète dans la vie politique locale.

Crise politique de 2005

King_Tomasi_Kulimoetoke dans Rue89
Le Lavelua Tomasi Kulimoetoke, décédé en 2007.

En 2005, le territoire fait parler de lui à la suite d’une crise politique ayant eu lieu à Wallis. La crise débute quand un petit-fils du roi d’Uvea (Tomasi Kulimoetoke II, régnant depuis 46 ans) est condamné pour homicide involontaire après avoir tué un motocycliste en conduisant en état d’ivresse. Le petit-fils se réfugie au palais royal. Le roi résiste d’abord aux demandes d’arrestation de son petit-fils car les délais entre l’accident mortel et la sanction judiciaire ont été longs compte tenu que ce territoire est rattaché sur le plan judiciaire à la Nouvelle-Calédonie. Ce choix divise les familles aristocratiques, partagées entre le devoir traditionnel de solidarité familiale (envers le petit-fils et le roi) et celui de loyauté envers la puissance tutélaire française (l’économie du territoire dépend des aides de l’État et l’administration emploie de nombreuses personnes).

Deux camps s’opposent : d’un côté, les royalistes, partisans du roi Kulimoetoke et de l’autre les « rénovateurs », souhaitant une évolution de la coutume. Une partie des chefs de village, soutenus par le nouveau préfet Xavier de Fürst (qui émet plusieurs arrêtés reconnaissant leurs griefs), décident alors d’introniser un nouveau roi, Sosefo Mautamakia39. Mais, à l’approche de la cérémonie d’intronisation, prévue le 25 septembre, le conflit institutionnel manque de tourner à l’affrontement avec les partisans du roi, qui occupent l’aéroport et édifient des barrages. La situation s’arrange finalement grâce à l’intervention d’un médiateur français qui reconnaît l’autorité du roi Tomasi Kulimoetoke II. La cérémonie d’intronisation des dissidents est alors annulée, mais l’autorité du préfet de Fürst est entamée.

L’affaire laisse des traces et des incidents se produisent en juin 2006 dans le district du nord Hihifo (le préfet de Fürst encourageant les dissidents). Des palabres de réconciliation s’ensuivent, mais les incidents continuent sporadiquement jusqu’en 2014 et reprennent en 2016.

Le 12 mars 2007, le Tribunal administratif [archive] de Mata Utu a examiné une cinquantaine de recours qui avaient été présentés par le royaume d’Uvea pour annuler les arrêtés préfectoraux de Xavier de Fürst. Le Tribunal administratif a finalement annulé les décisions prises par M. de Fürst et condamné l’État français à verser des indemnités à la circonscription territoriale d’Uvea (ce qui correspond à l’entité coutumière du royaume d’Uvea) et aux membres de la chefferie du Lavelua.

Règne de Kapeliele Faupala (2008-2014)

Le 7 mai 2007, Tomasi Kulimoetoke II décède40 à l’âge de 88 ans : son règne aura été l’un des plus longs de l’histoire de Wallis, de 1959 à 2007 (48 ans)41. Après la période de deuil coutumier s’ouvrent les négociations et palabres au sein des familles royales pour la désignation d’un nouveau roi. En juillet 2008, Kapeliele Faupala est intronisé Lavelua42.

Les incidents sur l’île, mêlant droit coutumier et instances républicaines, continuent lorsqu’en 2010, le roi Kapeliele Faupala et ses partisans s’emparent d’EEWF (Électricité et Eau de Wallis-et-Futuna), une filiale de GDF-Suez. Cette action43 a pour origine le licenciement d’un employé d’EEWF pour faute grave, contesté par la chefferie, et a eu pour principale conséquence des coupures d’approvisionnement en eau et électricité pendant plusieurs jours en juillet 201044.

Kapeliele Faupala est destitué le 2 septembre 2014 suite à des désaccords avec son premier ministre45.

Onze ans après la crise de 2005, la réconciliation entre les deux camps semble « peu [probable] tant les blessures réciproques après le conflit de 2005 restent à vif »46 et l’île reste profondément divisée.

Crise coutumière d’avril 2016

En avril 2016, de nouvelles tensions éclatent autour du projet d’intronisation d’un nouveau roi. Vendredi premier avril, la chefferie annonce l’intronisation prochaine de Tominiko Halagahu, chef du district de Hihifo47. Cette nouvelle est inattendue, après plus de deux ans sans Lavelua à Wallis. De nombreux Wallisiens de Nouvelle-Calédonie arrivent à Wallis en vue de cette intronisation. Cependant, une partie des familles royales sont opposées à ce choix et nomment une nouvelle chefferie. Leurs partisans occupent le palais royal à Sagato Soane (à Mata-Utu) depuis le mardi 12 avril48. Alors qu’un accord semblait être trouvé entre les deux chefferies jeudi 14 après des négociations49, la situation prend un nouveau tournant le lendemain : la chefferie en place ne se rend pas aux négociations. Les partisans de la nouvelle chefferie annoncent alors leur refus de l’intronisation et continuent à occuper le palais royal. Pendant ce temps, Tominiko Halagahu est intronisé chez lui, à Vailala, dans le district de Hihifo (nord), vendredi 15 avril. Wallis-et-Futuna 1re commente la situation : « Un point de non-retour est atteint. L’intronisation s’est faite dans des conditions et dans un lieu qu’ils [la nouvelle chefferie] ne peuvent accepter. »50.

Dimanche 17 avril, la nouvelle chefferie (représentant une grande partie des familles royales) intronise elle aussi un Lavelua, Patalione Takumasiva, suivant la cérémonie traditionnelle51. Wallis se retrouve donc dans une situation coutumière inédite, avec deux rois et deux chefferies52. « Le pouvoir coutumier d’Uvea est donc représenté par 2 rois et 12 ministres. La population est totalement divisée »53.

Dans cette situation, le préfet doit arbitrer entre les deux camps ; néanmoins, « l’État ne s’immisce pas dans les affaires coutumières »54. Lundi 18 avril, la situation n’a toujours pas été tranchée par le préfet55. Un mois après le début de cette crise, il y a toujours deux rois à Wallis. Pour l’anthropologue Françoise Douaire-Marsaudon, interviewée sur LTOM, l’État français doit rester absolument neutre et laisser les Wallisiens régler la crise56. Elle estime que cette division entre deux Lavelua concurrents s’explique en partie par les séquelles de la crise coutumière de 200556.

Le samedi 28 mai 2016, deux chefs de village et un faipule (chef de district) sont installés par la nouvelle chefferie : « désormais, Wallis a deux Lavelua et deux grandes chefferies au complet »57.

Économie

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Ancien billet de 1000 francs Pacifique (XFP).

La population, plus pauvre qu’en métropole mais la plus riche du Pacifique-Sud58, n’a majoritairement pas accès à l’économie monétaire (70 % des actifs), et près de 70 % des actifs travaillent pour l’administration publique. Moins de 1 000 actifs travaillent dans des sociétés semi-publiques ou privées (notamment l’artisanat de la nacre destiné à l’exportation et issu de la pêche de coquillages).

Depuis 1976, l’emploi public a été considérablement accru, passant de moins de 400 emplois non-marchands pour 4 000 actifs à plus de 1 070 sur 1 800 emplois dans le secteur marchand. Si plus de 300 nouveaux jeunes sortent du système éducatif chaque année, il n’y a guère plus de 15 nouveaux emplois créés. Aussi, ce chômage important est compensé par un exode massif de la population, surtout des jeunes qui tentent leurs chances en Nouvelle-Calédonie, en Australie, ou directement en France métropolitaine.

Les îles sont de fait assez pauvres : elles souffrent de ressources naturelles limitées, notamment en eau douce pour Futuna, ce qui explique aussi que l’île voisine d’Alofi n’est pas habitée. Cette carence ne permet qu’une économie essentiellement rurale axée sur la pêche artisanale dans le lagon et l’agriculture océanienne vivrière pour les besoins locaux. Les îles souffrent aussi de leur éloignement et leur isolement des marchés potentiels, l’environnement régional étant encore plus démuni qu’elles. Cet isolement engendre des difficultés techniques mais permet aussi d’adopter d’autres modes de vie. Par exemple, Futuna n’est dotée de la télévision que depuis le 24 décembre 1994.

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Nouveau billet de 1000 francs Pacifique (XFP)

La dangerosité et les difficultés d’accès maritime aux îles, liées à leur environnement naturel dangereux, l’absence de port en eaux profondes combinée à l’éloignement des grandes routes commerciales avec les pays plus riches comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande, la quasi-absence de produits exportables (qui oblige les cargos de fret à repartir à vide et contribue à accroître le coût des importations de produits manufacturés) ou même l’insuffisance de liaisons aériennes qui faciliterait le développement touristique contraignent ces îles à un développement difficile et nécessitant un apport constant de capitaux publics.

Une partie des recettes publiques est constituée par la taxe annuelle forfaitaire sur des sociétés extraterritoriales, qui n’ont aucune activité sur le Territoire de Wallis-et-Futuna, appelées aussi sociétés « offshore ». Il n’est pas certain que ces recettes perdurent. En effet les niches fiscales étant remises en cause, ces sociétés ont de manière certaine un caractère délictueux, du fait qu’il s’agit de sociétés fictives ou société écran (coquille vide) dont le seul but est de frauder l’impôt et les taxes en France ou dans d’autres pays. Il faut rappeler que le code pénal et le code de commerce sont applicables à Wallis-et-Futuna, la résultante de cette applicabilité constituant les délits de blanchiment, d’abus de biens sociaux et de recel d’abus de biens sociaux.

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Ancien billet de 5000 francs CFP.

Toujours dans le même registre de sociétés fictives, Wallis-et-Futuna est spécialisé dans les pavillons de complaisance. L’immatriculation de navires marchands dans des paradis fiscaux « spécialisés » aux travers de sociétés fictives, permet d’échapper (de manière illégale) aux obligations sociales et fiscales des États, d’où les mises en garde de l’ONU et OCD et autres organismes de régulation internationale.

Le tourisme sur l’île de Wallis est faiblement développé avec seulement quatre établissements hôteliers offrant 44 chambres et 3 bungalows. Il existe quelques restaurants à Mata-Utu ainsi qu’un supermarché. Les produits frais tels que la viande arrivent essentiellement par transport aérien de Nouméa59. Certaines activités ne sont disponibles que par le biais d’associations locales (tennis, plongée sous-marine, ULM…)60. L’île de Futuna ne dispose que de deux hôtels offrant 11 chambres61.

Il n’y a sur le territoire qu’une seule banque, la Banque de Wallis-et-Futuna ; la BWF est une filiale de BNP Paribas. Le Trésor public n’ouvre plus de comptes et La Poste n’y a pas de services financiers. La banque sur Futuna n’est ouverte que deux jours par mois61.

Le service des postes et télécommunications de Wallis-et-Futuna a une activité d’émission de timbres-poste qui peut intéresser les philatélistes62.

Culture

Une danse wallisienne (faka niutao), exécutée par des jeunes filles en 1943 (archives de la marine américaine).

La culture de Wallis-et-Futuna est encore méconnue et très peu documentée. Cependant, il existe un service des Affaires culturelles63 sur le territoire situé à Aka’aka dans le district de Hahake à Wallis.

À propos de la culture wallisienne et futunienne, l’anthropologue Dominique Pechberty écrit : « Wallis et Futuna sont parmi les rares îles polynésiennes à avoir conservé vivantes des coutumes qui ailleurs ont progressivement disparu lors des contacts répétés avec les Occidentaux (…) Il ne s’agit pas d’un folklore à l’usage des touristes, ni de la reconquête d’un patrimoine culturel pour retrouver une identité perdue. »64

Archéologie

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Ruines du fort Talietumu.

L’un des sites archéologiques majeurs de Wallis est le fort tongien de Kolo Nui à Talietumu, dans le district de Mu’a.

Les églises à Wallis-et-Futuna

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L’église Saint-Joseph, dans le village de Mala’efo’ou (Wallis).

La construction des églises sur le territoire peut être considéré comme un art. Toutes différentes les unes des autres , ces dernières sont en pierres volcaniques pour la plupart et très colorées. Elles sont présentes dans chaque district et dans chaque village. Les pierres toutes sculptées à la main. Sur Wallis,on compte un peu près 26 monuments religieux et sur Futuna, elles sont au nombre de 22. Seuls monuments imposants du territoire, elles font partie intégrante du patrimoine culturel.

Danses traditionnelles

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Danse de soamako.
Article détaillé : Danses de Wallis-et-Futuna.

Chaque année, le territoire organise des concours de danses traditionnelles, la plus connue étant le Soa mako65. On peut aussi voir lors de ces concours la danse du Niutao, du Kailao, du Eke, etc. La plupart du temps, ce sont des danses guerrières. Les textes des chants qui accompagnent les danses sont composés pour chaque fête ou grande occasion : le répertoire musical est donc régulièrement renouvelé66. Une partie des danses sont réalisées debout, tandis que le reste des danses se font assis. Pour Raymond Mayer, « elles constituent un phénomène social qui dépasse la simple analyse musicale et esthétique »66.

Artisanat

Dans cet onglet culturel, il est important de noter la forte présence de l’artisanat sur les deux îles. Quatre matériaux essentiels à cette activité peuvent être listés :

  • Le bois (tel que le feta’u) est utilisé pour la réalisation de sculptures représentant la plupart du temps les animaux et la nature.
  • La noix de coco est très prisée pour son huile. Cette dernière est mélangée à d’autres fleurs comme la tiaré ou l’ylang-ylang pour la confection de l’huile parfumée locale. C’est l’équivalent du Mono’i.
  • Les coquillages sont utilisés pour la confection de divers colliers et parures.
Etienne Morel, ancien directeur hospitalier de Brest : les îles Kerguelen après Wallis-et-Futuna ? dans AC ! Brest
Tapa fidjien.
  • Le tutu est une fibre végétale.Elle est utilisée pour la confection des lafi (sur Futuna) et gatu (sur Wallis), plus connu sous le nom de tapa. Ce dernier est présent sur de nombreuses îles du Pacifique. Cette fibre peut être décorative ou utilisée comme vêtement, notamment pour les mariages, ou en guise de linceul.

Peinture

Artistiquement parlant, le territoire compte quelques artistes peintres, tels que :

  • Aloisio Pilioko 67
  • Soane Takaniua 68
  • Rebecca Kulimoetoke

Plusieurs artistes wallisiens et futuniens vivent également en Nouvelle-Calédonie et en France métropolitaine.

Poésie

Virginie Tafilagi est la seule poète wallisienne du territoire. Elle a participé à la rédaction de deux ouvrages collectifs : Sillage d’Océanie 2009 avec l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie et Outre-Mer : trois océans en poésie69 en 2011, avec Maituku Kolonalio[réf. nécessaire].

Musique

Article connexe : Musique polynésienne.

Le territoire de Wallis-et-Futuna se caractérise par une production musicale importante, allant de la musique traditionnelle a cappella nommée Hua lau et accompagnée de percussions en bois, à de la variété, de la pop ou du reggae. La plupart des chansons sont composées en wallisien ou en futunien. Les artistes sont produits sur le territoire.

Le Hua lau désigne le chant traditionnel qui est chanté par le Lau qui est un groupe polyphonique. Ce dernier peut être mixte. Les chants abordent différents thèmes : les histoires d’amour, la guerre, les grands événements historiques, la mort, etc. L’une des caractéristiques musicales du territoire réside dans son traitement du décès dans ses chants. Les familles peuvent demander aux auteurs de composer des chants funèbres en mémoire de leurs morts.

« Le répertoire des chants wallisiens en effet n’est pas de type cumulatif, mais de type transitoire : les chants naissent, se connaissent, puis meurent – progressivement et définitivement – par oubli. Ce phénomène de déperdition, ou plus exactement d’effacement par remplacement, se lira concrètement dans les textes de chants funèbres »70

Les fêtes coutumières – le katoaga

Photo en couleur montrant des cochons cuits, disposés régulièrement sur le sol les pattes en l'air. Des nattes colorées sont posées sur certains d'entre eux. Des voitures sont visibles à l'arrière plan, quelques personnes marchent sur le côté. Un groupe de personnes est assis sur une natte sur le côté gauche de la photo.
Cochons et nattes alignées devant le palais royal Sagato Soane à Matā’Utu lors d’un katoaga à Wallis.

Concernant les traditions, il est intéressant de noter que sur les deux îles, l’animal coutumier est le cochon. Lors des cérémonies, plusieurs cochons sont sacrifiés et offerts en offrande au Roi et à toute la chefferie. À Wallis, ces cérémonies portent le nom de katoaga64 et sont profondément ancrées dans la culture wallisienne, rythmant la vie quotidienne : elles ont lieu lors d’une fête religieuse, d’un événement familial ou des fêtes profanes comme le 14 juillet.

Cinéma

En 2015 est tourné le premier épisode de la série Foha Tau (les fils de la guerre)71. Initié par la société Cinemata (l’œil du ciné). Cette série est la première tournée entièrement en wallisien. Foha Tau raconte les contes et légendes du Pacifique sud avec une première saison de 3 épisodes, de 60 minutes chacun, diffusée en 2016 et 2017 sur les chaines de télévision publique française Wallis et Futuna 1ère et Nouvelle Calédonie 1ère.

Saison 1 :

  • épisode I : La promesse d’une île ;
  • épisode II : La mélodie du témonio ;
  • épisode III : La bataille d’Uvea.

Sorti en 2016, le film de Sacha Wolff, Mercenaire, premier long-métrage parlé également en wallisien, raconte le départ d’un jeune joueur de rugby wallisien pour la métropole72.

Notes et références

  1. Insee – Résultats du recencement de la population de 2013 à Wallis-et-Futuna [archive], dans Insee Première, n° 1511, août 2014
  2. De bonnes sources, dont l’INSEE et son Code officiel géographique [archive], écrivent la forme courte « Wallis et Futuna » mais aussi, probablement par erreur, « Wallis-et-Futuna ». Pour d’autres raisons, la Commission nationale de toponymie [archive] et plusieurs textes officiels n’emploient la graphie sans traits d’union qu’après « les îles ». « Wallis-et-Futuna » a un court avantage : être au masculin singulier incontestablement.
    Les organismes non gouvernementaux, y compris les chaines de télévision et radio publiques, peuvent dériver leur propre marque commerciale ou de service avec ou sans traits d’union, aussi bien en forme courte que longue.
  3. « Loi n° 61-814 modifiée par LOI organique n° 2010-704 du 28 juin 2010 – art. 21 (V) » [archive], sur Legifrance (consulté le 16 novembre 2016).
  4. Bien que la réforme constitutionnelle française de 2003 crée des collectivités d’outre-mer, depuis, aucune loi organique n’a modifié le statut du territoire qui demeure organisé comme à l’époque du TOM.
  5. Ministère des Outre-mer – Présentation de Wallis et Futuna [archive], consulté le 8 octobre 2016
  6. IGN magazine, no 54, juillet-août 2009, p. 8. Lire en ligne [archive] [PDF]
  7. a, b et c Angleviel 1994, p. 1
  8. Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de Wallis – Etat des lieux et diagnostic| https://www.researchgate.net/publication/300285849_Schema_d’Amenagement_et_de_Gestion_des_Eaux_de_Wallis/ [archive]
  9. Frédéric Angleviel, « Wallis 1825-1858. Contacts, mutations, permanences », Revue française d’histoire d’outre-mer, vol. 76,‎ 1989, p. 95–110 (DOI 10.3406/outre.1989.2744, lire en ligne [archive])
  10. Pechberty et Toa 2004, p. 25
  11. a, b et c Marc Soulé, « Les bouleversements de la société coutumière lors de la présence américaine à Wallis (1942 – 1946) », dans Sylvette Boubin-Boyer (dir.), Révoltes, conflits et Guerres mondiales en Nouvelle-Calédonie et dans sa région, L’Harmattan, 2008 (ISBN 9782296051225)
  12. Jean-Claude Roux, Wallis et Futuna: espaces et temps recomposés : chroniques d’une micro-insularité, Presses Universitaires de Bordeaux, 1995, 404 p. (lire en ligne [archive]), p. 134-138
  13. Dossier statistique de l’INSEE sur le recensement de Wallis-et-Futuna en 2008 [archive]
  14. Les populations des circonscriptions des îles Wallis-et-Futuna [archive] (INSEE) et décret no 2009-9 du 5 janvier 2009 [archive] authentifiant les résultats du recensement de la population effectué dans les îles Wallis-et-Futuna en 2008.
  15. « Insee – Territoire – Wallis et Futuna a perdu près du cinquième de sa population en dix ans » [archive], sur www.insee.fr (consulté le 6 février 2016)
  16. « Histoires et migrations à Wallis et Futuna », Bulletin de la Société d’études historiques de Nouvelle-Calédonie,‎ 1979
  17. Populations légales au recensement de la population 2013 de Wallis-et-Futuna [archive].
  18. Recensements généraux de population [archive].
  19. Historique des recensements et enquêtes réalisés à Wallis-et-Futuna [archive].
  20. E. Dubouzet, Capitaine de corvette l’Allier, « N°1 – Rapport adressé à M. le capitaine de vaisseau LAVAUD, commandant la station de Nouvelle-Zélande, par M. le capitaine de corvette E. Dubouzet, commandant la corvette de charge l’Allier, sur les résultats de sa mission aux îles Vavao, Wallis, Futuna », dans M. Bajot et M. Poirré, Annales maritimes et coloniales : Recueil de lois et ordonnances royales, règlements et décisions ministérielles, mémoires, observations et notices particulières, concernant tout ce qui peut intéresser la marine et les colonies sous les rapports militaires, administratifs, judiciaires, nautiques, consulaires et commerciaux., t. 1 : 28ème année, Paris, Imprimerie Royale, 1843, 1140 p. (lire en ligne [archive]), p. 5-61
  21. http://kodamian.over-blog.com/article-une-population-qui-diminue-sur-notre-fenua-102341723.html [archive]
  22. http://www.outre-mer.gouv.fr/?presentation-wallis-et-futuna.html#outil_sommaire [archive]
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Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Article détaillé : Bibliographie sur Wallis-et-Futuna.

Sur Wallis-et-Futuna

Ouvrages scientifiques
  • Frédéric Angleviel, Les Missions à Wallis et Futuna au XIXe siècle, Centre de recherche des espaces tropicaux de l’université Michel de Montaigne (Bordeaux III), 1994 (lire en ligne [archive])
  • Jean-Claude Roux, Wallis et Futuna : espaces et temps recomposés. Chroniques d’une micro-insularité, Presses universitaires de Bordeaux, 1995, 404 p. (ISBN 2-905081-29-5, lire en ligne [archive])
  • Daniel Frimigacci, Bernard Vienne, J.-P. Siorat (collab.), Wallis, Futuna : 3 000 ans d’histoire, Nouméa, Association de la jeunesse wallisienne et futunienne de Nouvelle-Calédonie, 2001, 64 p.
  • Odon Abbal, Wallis et Futuna aux temps premiers de la Mission (1841-1862) : Extraits des Annales pour la propagation de la foi, Lyon-Paris, L’Harmattan, 2003, 426 p. (ISBN 978-2-7475-5714-6, présentation en ligne [archive])
  • Allison Lotti, Le Statut de 1961 à Wallis et Futuna : genèse de trois monarchies républicaines, Paris, L’Harmattan, 2011, 532 p. (ISBN 978-2-296-13871-1, lire en ligne [archive])
Récits de voyage, reportages, livres illustrés et autres
  • Philippe Godard, Wallis et Futuna, Nouméa, Éditions Melanesia/Éditions d’Art Calédoniennes, 1991 (1re éd. 1975), 204 p.
  • Jean-François Marin, Ko Uvea mo Futuna : Îles de Wallis et Futuna, C’est dans l’air, 2012, 135 p. (présentation en ligne [archive])
  • Jules Seitz et Collège Vaimoana (ill. Marcel Bosserelle), Un herbier : Wallis et Futuna : textes des élèves du BEPA de Lavegahau, Lavegahau, Café Fale, 2003.

Sur Futuna spécifiquement

Sur Wallis spécifiquement

  • Dominique Pechberty et Epifania Toa, Vivre la coutume à ʻUvea (Wallis), L’Harmattan, 2004 (lire en ligne [archive])
Romans, recueils

Documentaires vidéos

  • Thalassa : Wallis et Futuna, 25 min 32 s, 1980
  • Capitale du Pacifique : Wallis et Futuna, Mata’utu, Visite et découverte, 51 min, 2004
  • Thalassa : Wallis et Futuna, 19 min, 2007
  • Des îles et des hommes : Wallis et Futuna, les îles sœurs, 50 min, 2010
  • Passion Outre-Mer, Grand format : Wallis et Futuna, seuls au monde, 1 h 50, 2015

Articles connexes

Liens externes

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Eles_Kerguelen

Îles Kerguelen

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kerguelen et Île de la Désolation.
Îles Kerguelen
Archipel Kerguelen
Image satellite des îles Kerguelen.
Image satellite des îles Kerguelen.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Océan Indien, Plaque antarctique
Coordonnées 49° 20′ 00″ S, 69° 20′ 00″ E
Superficie 7 215 km2
Côtes 2 800 km
Nombre d’îles 300
Île(s) principale(s) Grande Terre
Point culminant Mont Ross (1 850 m sur Grande Terre)
Géologie Îles volcaniques
Administration
Statut District des Terres australes et antarctiques françaises

Territoire d’outre-mer Terres australes et antarctiques françaises
Démographie
Population 120 hab. (2012)
Densité 0,02 hab./km2
Plus grande ville Port-aux-Français
Autres informations
Découverte 12 février 1772 par Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec
Fuseau horaire UTC+05:00
Site officiel http://www.taaf.fr [archive]

Géolocalisation sur la carte : océan Indien

(Voir situation sur carte : océan Indien)

Îles Kerguelen
Îles Kerguelen
Archipels en France
modifier Consultez la documentation du modèle

Les îles Kerguelen12 ou archipel Kerguelen3, jadis surnommées « îles de la Désolation », forment un archipel français au sud de l’océan Indien et constituent l’un des cinq districts des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).

Elles sont éloignées de plus de 3 400 km de La Réunion, terre habitée la plus proche. L’île principale, la Grande Terre, qui couvre plus de 90 % de la surface, est la troisième plus grande île française (après la Nouvelle-Calédonie et la Corse) ; c’est également la plus grande de toutes les îles sub-antarctiques (devant la Malouine orientale).

Ces îles, d’origine volcanique, au relief montagneux, culminent à 1 850 m, au mont Ross. Les côtes, très découpées, sont entaillées de fjords profonds. L’intérieur des terres est parsemé de nombreux lacs et étangs. La région occidentale est surmontée par la calotte glaciaire Cook qui s’étend sur 400 km2.

Il y règne un climat froid mais non glacial (les températures moyennes d’été sont inférieures à 10 °C mais celles d’hiver sont supérieures à 0 °C), extrêmement venteux.

Ces terres furent découvertes le 12 février 1772, par le navigateur breton Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec. Elles sont restées, malgré quelques tentatives de colonisation, dépourvues d’habitants permanents.

Jusqu’au début du XXe siècle, les chasseurs de phoques et de baleines ont fréquenté l’archipel et en ont massacré la faune. Les populations animales se sont aujourd’hui reconstituées et les côtes accueillent à nouveau de nombreuses colonies de reproduction d’oiseaux et de mammifères marins mais les écosystèmes doivent néanmoins subir le développement d’espèces introduites volontairement ou involontairement par l’homme. Les îles et les eaux territoriales sont pour l’essentiel classées en réserve naturelle. La zone économique exclusive est l’une des zones de pêche de la légine.

Depuis 1950, la France assure le fonctionnement continu de la station de Port-aux-Français, base logistique, technique et scientifique où se relayent régulièrement 45 à 100 personnes. La 68e mission est actuellement en cours.

Sommaire

Géographie

Principaux sites des îles Kerguelen

Situation

L’archipel se situe sur le plateau sous-marin de Kerguelen, dont il constitue un des sommets émergés, avec les îles Heard-et-MacDonald. Il se trouve à une distance d’environ :

Les terres les plus proches sont :

Malgré ce que pourrait laisser penser son climat froid, l’archipel est relativement éloigné des régions polaires. En fait, les îles Kerguelen se situent dans une bande de latitude (australe) comparable à la Haute-Normandie dans l’Hémisphère nord : ainsi Port-aux-Français est aussi éloigné du pôle Sud que Rouen du pôle Nord.

Topographie

L’archipel, d’une superficie d’environ 7 215 km2, est constitué d’une île principale, la Grande Terre entourée de plus de 300 îles et îlots satellites. La plupart sont très proches de l’île principale (souvent quelques centaines de mètres, parfois moins), si l’on excepte les groupes plus éloignés des îles Nuageuses et des îles Leygues au nord et quelques îlots au sud. Les côtes sont dans leur ensemble extrêmement découpées avec quelques grands golfes (Morbihan, des Baleiniers, Choiseul, baie d’Audierne) et de nombreuses baies secondaires ainsi que de longs fjords (Bossière, Karl Luyken, etc.). Elles se développent sur une longueur d’environ 2 800 km4. Le point culminant de l’archipel est le volcan du mont Ross qui atteint 1 850 m d’altitude. La zone économique exclusive (ZEE normalement fixée à 200 milles des côtes) a été étendue à 350 milles en 2015 après l’avis favorable de l’Organisation des Nations unies5.

La Grande Terre avec ses 6 675 km2 (les 34 de la superficie de la Corse) représente 92 % de la superficie totale de l’archipel et s’étend sur environ 150 km d’ouest en est et sur 120 km nord au sud.

Elle est couverte, au centre-ouest, par la calotte glaciaire Cook d’une superficie d’environ 400 km2 qui culmine au Dôme à près de 1 050 m d’altitude. Plus d’une vingtaine de glaciers, plus ou moins bien individualisés s’en écoulent dont les principaux sont, dans le sens des aiguilles d’une montre : les glaciers Agassiz, de Chamonix, Dumont d’Urville, Vallot, Naumann, de l’Explorateur, Ampère, Lavoisier, Descartes, Curie, Pasteur-Mariette.

La Grande Terre présente de nombreux diverticules dont les principaux sont :

Parmi les autres îles, la plus grande est l’île Foch (centre-nord) qui couvre plus de 200 km2 et qui est séparée de la Grande Terre par le détroit de Tucker.

D’autres îles peuvent être signalées :

Géologie

220px-Kerguelen-Plateau-Topography
Le plateau de Kerguelen : un petit « continent » immergé.
220px-Kerguelen_geologic_map-fr.svg
Carte géologique simplifiée de l’archipel Kerguelen.
Article détaillé : Géologie des îles Kerguelen.

L’archipel constitue une des parties émergées du plateau sous-marin de Kerguelen-Heard, un plateau océanique situé sur la plaque antarctique6,7, qui couvre près de 2,2 millions de km28 et qui possède un homologue, Broken Ridge, situé symétriquement par rapport à l’axe de la dorsale est-indienne9.

La majeure partie des formes géologiques visibles sur l’archipel sont caractéristiques d’un volcanisme effusif de type trappéen dont la mise en place au-dessus du niveau de l’océan a débuté il y a 35 millions d’années. L’accumulation est considérable : les coulées basaltiques épaisses chacune de 3 à 10 mètres se superposent parfois sur plus de 1 200 mètres. Ce type de volcanisme donne un relief monumental en forme d’escaliers ou de pyramides.

Localement d’autres formes volcaniques sont présentes, notamment le volcan strombolien que constitue le mont Ross ou le complexe volcano-plutonique de la péninsule Rallier du Baty. Les injections et extrusions de laves différenciées (trachytes, trachy-phonolites, phonolites) sont également fréquentes un peu partout. Aucune activité éruptive n’a été observée historiquement mais des fumerolles sont toujours actives dans le sud ouest de la Grande Terre.

Quelques niveaux à lignites se trouvent interstratifiés dans les coulées de basaltes et recèlent des fossiles d’araucariacées datés d’environ 14 millions d’années.

Enfin les glaciations ont provoqué des phénomènes d’enfoncement et de basculement à l’origine des golfes marins du nord et de l’est de l’archipel. L’érosion fluvio-glaciaire très active a modelé les vallées et les fjords et permis également la formation de complexes détritiques à conglomérats et la constitution de la plaine de la péninsule Courbet.

Climat

L’archipel connaît un climat océanique froid mais non glacial. Il est fortement soumis au réchauffement climatique, la calotte glaciaire Cook a ainsi perdu 22% de sa surface entre 1963 et 200310 tandis que la température moyenne augmentait de 1,3 °C11. Ce réchauffement se poursuit depuis12. Il est balayé en permanence par des vents forts13.

La dénomination du climat de l’archipel varie selon les classifications:

Des conditions sensiblement comparables peuvent se rencontrer en Patagonie chilienne ou en Islande, et bien sûr dans d’autres îles sub-antarctiques (Archipel des Crozet, îles Malouines, etc.).

Toutes les données météorologiques concernent la station de Port-aux-Français dont la position d’un point de vue climatique est l’une des plus favorables de l’île, car située sur la côte sous le vent au bord d’un golfe abrité.

La température moyenne annuelle y est de 4,9 °C avec une amplitude faible d’environ 6 °C15, les mois les plus chauds étant ceux de janvier et février avec une moyenne de 7,8 à 8,2 °C et le mois le plus froid celui d’août avec 2,1 °C. Les maxima absolus relevés dépassent rarement les 20 °C, tandis qu’à l’autre extrême aucune température inférieure à −10 °C au niveau de la mer n’a été constatée.

Le record de chaleur est de 23,1 °C en avril et le record de froid est de −9,5 °C atteint le 11/08/201416.

Les précipitations sont fréquentes, et peuvent se produire sous forme de pluie comme de neige, tout au long de l’année. La hauteur annuelle moyenne à Port-aux-Français est cependant modeste et n’atteint que 708 mm, mais sur la côte ouest à l’opposé, on estime qu’il tomberait trois fois plus d’eau.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,4 4,7 4,1 3,2 1,5 0,4 −0,3 −0,4 −0,2 0,7 2 3,4 1,9
Température moyenne (°C) 7,8 8,2 7,3 6,1 4,2 2,8 2,2 2,1 2,5 3,9 5,3 6,8 4,9
Température maximale moyenne (°C) 11,1 11,5 10,5 9 6,7 5,2 4,7 4,6 5,3 7 8,6 10,1 7,8
Record de froid (°C) −1,5 −1 −0,9 −2,7 −5,9 −8,3 −8 −9,5 −7,7 −5 −3,7 −1,2 −9,5
Record de chaleur (°C) 22,3 22,3 20,6 23 16,8 14,5 13,4 14,4 15,8 19,1 21,3 21,6 23
Précipitations (mm) 72,2 49,5 57,5 59,6 59,9 75,9 62,9 63,4 62,3 59,3 51,9 55,1 727
Source : MeteoStats17

Les montagnes sont donc fréquemment couvertes de neige mais peuvent s’en dégarnir rapidement et fortement avec la pluie. Il existe plusieurs glaciers permanents marqués depuis plusieurs décennies par un net recul et pour les plus petits d’entre eux par une disparition complète18.

Le vent d’ouest, qu’aucune végétation ne coupe, souffle quasi continuellement à une moyenne de 35 km/h, l’archipel se trouvant dans les « quarantièmes rugissants ». Les vents de 150 km/h sont courants et atteignent parfois 200 km/h.

Des hauteurs de houle de douze à quinze mètres sont courantes, mais l’archipel offre aux bateaux de nombreux abris protégés (dont l’historique Port-Christmas à la pointe nord-ouest).

Hydrologie

Cours d’eau

Les principaux cours d’eau de l’archipel sont :

Lacs

Article détaillé : Liste des lacs des îles Kerguelen.

Les principaux lacs de l’archipel sont :

Administration

220px-TAAF_%281958%29
Ici le drapeau, créé en 2007, des Terres australes et antarctiques françaises.

Depuis 1955, l’archipel des Kerguelen constitue l’un des quatre puis cinq districts des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Il est administré depuis la ville de Saint-Pierre, à La Réunion, mais il ne fait pas pour autant partie de ce département d’outre-mer19. Les TAAF sont en effet placées sous l’autorité de l’administrateur supérieur qui exerce les fonctions de chef du territoire et qui jouit du rang de préfet20.

Un chef de district est le représentant dans l’archipel de l’administrateur des TAAF21,22. Un des rôles des chefs de district dans les TAAF est de diriger les bases qui s’y trouvent. Sur les Kerguelen cette fonction concerne essentiellement la base de Port-aux-Français22.

De plus, les Kerguelen, comme les autres territoires d’outre-mer, sont associées à l’Union européenne, en tant que PTOM (pays et territoires d’outre-mer)23.

Enfin le budget du district est lié au budget général des TAAF qui représente actuellement 26 millions d’euros23.

Histoire

Une découverte tardive

139px-Yves_de_Kerguelen 126px-Captain_Cook%2C_oil_on_canvas_by_John_Webber%2C_1776%2C_Museum_of_New_Zealand_Tepapa_Tongarewa%2C_Wellington
Yves de Kerguelen vers 1780 (g.) et James Cook (d.) en 1776.

L’archipel est découvert le 12 février 1772 par le navigateur français Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec qui l’aborde par le nord-ouest et ne peut accoster, en raison du mauvais temps, que quarante lieues plus au sud dans l’anse du Lion-Marin. Il le baptise « France australe »24 et en prend possession au nom du roi de France. Rentré en France, il fait miroiter à Louis XV la possibilité qu’il s’agisse d’un nouveau continent austral, afin d’organiser une seconde expédition. De retour dans l’archipel en décembre 1773, il entre dans la baie de l’Oiseau et envoie le 6 janvier 1774 son lieutenant Henri Pascal de Rochegude à terre y laisser un message dans une bouteille placée en évidence sur un rocher au fond de l’anse. La bouteille contient un document attestant la prise de possession au nom de la couronne française et les deux passages de navires français25 :

« Ludovico XV. galliarum rege, et d.* [omino] de Boynes regi a Secretis ad res maritimas annis 1772 et 1773. »

Quatre ans plus tard, James Cook aborde l’archipel le 25 décembre 1776 au nord-ouest également, jetant l’ancre dans la baie de l’Oiseau, et nomme le havre naturel Christmas Harbour avant de découvrir le message dans la bouteille, auquel il ajoute la mention de son propre accostage25. De fait, James Cook valide l’antériorité de la découverte et de la possession françaises en proposant d’appeler cette île du nom de Kerguelen, alors qu’il avait aussi pensé au terme, approprié à ses yeux, d’« île de la Désolation »25.

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Hope Cottage de John Nunn à Pointe Charlotte

Le marin britannique John Nunn fit naufrage sur l’archipel en août 1825. Nunn et ses trois équipiers restèrent bloqués sur l’île jusqu’à leur sauvetage en février 1827. L’archipel des Kerguelen est tout au long du XIXe siècle une halte pour de nombreux navires baleiniers et phoquiers, principalement américains et britanniques, lors de leurs campagnes dans les mers du Sud.

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Port-Christmas le 2 janvier 1893 (haut) et Port-Gazelle le 8 janvier 1893 (bas) lors du renouvellement de la prise de possession de l'archipel par l'équipage de l'Eure.
Port-Christmas le 2 janvier 1893 (haut) et Port-Gazelle le 8 janvier 1893 (bas) lors du renouvellement de la prise de possession de l’archipel par l’équipage de l’Eure.

L’archipel n’est cependant pas habité à cette époque de manière permanente par des Français, ce qui laissait courir le risque d’une éventuelle prise de possession par un autre pays. Le président Sadi Carnot prend alors la décision de renouveler la souveraineté de la France sur ses terres australes et envoie l’aviso Eure sous le commandement du capitaine de frégate Louis Lieutard26 réaliser une série de prises de possessions solennelles dans les terres australes françaises. Il mouille en premier à Port-Christmas le 1er janvier 1893, réitère la prise de possession française par vingt et un coups de canon, une levée des couleurs au mât et l’apposition d’une plaque indicative en cuivre portant l’inscription « EURE – 1893 » sur le site, avant de renouveler durant quinze jours ces opérations en différents lieux de l’archipel dont Port-Gazelle27,28. La même année, le gouvernement concède aux frères Henry et René-Émile Bossière l’exploitation de l’archipel des Kerguelen pour cinquante ans. Ils tentent d’établir un élevage de moutons, sur le principe suivi aux îles Malouines, et l’exploitation des ressources en huile animale ; ces deux entreprises périclitent à l’orée du premier conflit mondial.

En 1908–1909 (à bord du J.-B.-Charcot) puis en 1913–1914 (avec la Curieuse), le navigateur-écrivain Raymond Rallier du Baty et son frère Henri explorent les rivages, les baies et les terres de l’archipel pour établir la première toponymie officielle de ces terres. Le géologue Edgar Aubert de la Rüe, assisté par son épouse Andrée, entreprend l’étude géologique et géographique de l’archipel lors de quatre campagnes (1928–1929, 1931, 1949–1950, 1952) et poursuit les travaux de dénomination.

En 1924, les îles Crozet, Saint-Paul, Amsterdam et Kerguelen sont rattachées à l’administration du gouvernement général de Madagascar, comme district des « îles Éparses » dépendant de la province de Tamatave. La station permanente de Port-aux-Français créée en 1950 a permis une étude détaillée de l’environnement géophysique et géologique, de la faune marine et terrestre, et de la flore.

Au début des années 1960, les Kerguelen furent envisagées comme site d’essais nucléaires29.

Fin 2008, lors du Vendée Globe, Bernard Stamm y échoue son bateau, Cheminées Poujoulat.

Toponymie

Article détaillé : Toponymie des îles Kerguelen.

Le découvreur des îles, Yves de Kerguelen, croyant découvrir un continent, baptise en 1772 cette terre « France australe »30. Quatre ans plus tard, le capitaine Cook montre qu’il s’agit d’un ensemble d’îles et leur attribue le nom de leur découvreur. Les îles Kerguelen sont parfois également désignées officiellement par l’appellation « archipel Kerguelen »31. Plus couramment, on parle simplement de « Kerguelen » voire, en langage taafien, de « Ker ».

L’archipel, inhabité lors de sa découverte en 1772, resta sans population permanente depuis, exception faite d’une tentative d’installation d’une ferme, quelques occupations ponctuelles pour des activités baleinières, et depuis les années 1950, une présence scientifique française et la création d’une base permanente. La toponymie de l’archipel lui a donc été donnée ex nihilo, par les différents explorateurs, des baleiniers ou phoquiers ayant fréquenté ses eaux et ses mouillages puis au XXe siècle, puis une fois la possession française de l’archipel réaffirmée, par quelques institutions françaises.

Selon l’historienne Gracie Delépine, les toponymes de l’archipel des Kerguelen sont « les témoins, à la fois de la découverte faite progressivement par les Européens, en même temps que de la civilisation intellectuelle de ces mêmes Européens. Les toponymes ont été laissés sur l’archipel, depuis la découverte en 1772 jusqu’à aujourd’hui, par les explorateurs, chasseurs, pêcheurs, savants, marines nationales de tous pays : il y en a plus de mille. De plus, ils donnent un portrait géographique des îles, de même qu’une description zoologique et botanique : ils en font l’histoire naturelle32. »

Les noms que l’on trouve sur l’archipel ont principalement été donnés lors32:

  • des deux expéditions d’Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec (1772 et 1773)
  • du passage de James Cook (1776)
  • des séjours de baleiniers et de phoquiers à la fin du XVIIIe siècle et au cours du XIXe siècle principalement au travers de la carte de Rhodes (1799) et la carte de Nunn (1850)
  • des deux séjours de Raymond Rallier du Baty (1908–1909 puis 1913–1914), première toponymie officielle
  • des opérations de la Commission de Toponymie (de 1966 à 1971)

Activités

 dans Crime
Ferme abandonnée de Port-Couvreux.

L’activité principale de l’archipel est la recherche scientifique :

  • géologie, volcanologie, sismologie, géomagnétisme et pétrologie ;
  • météorologie ;
  • océanographie;
  • biologie, zoologie, botanique et écologie ;
  • hydrographie
  • médecine et biologie humaine ;
  • ichtyologie.

Pour ce faire, la France a créé en 1950 la station permanente de Port-aux-Français.

Les Kerguelen n’ont pas d’habitants permanents et n’abritent que le personnel de la base établie à Port-aux-Français (de 45 en saison d’hiver à 120 personnes en campagne d’été). En hiver, la population est composée de :

  • Un chef de district ;
  • Une douzaine de volontaires civils à l’aide technique chargés de missions scientifiques dont un coordinateur (Géner), deux ornithologues, quatre écologues, trois instrumentistes et trois agents de la Réserve naturelle ;
  • Une quinzaine de militaires détachés des trois armées ;
  • L’équipe cuisine, composée d’un cuisinier, un second de cuisine, un boucher, un boulanger-pâtissier et un serveur ;
  • Du personnel contractuel assurant la rénovation et l’entretien technique des bâtiments et des routes ;
  • Du personnel assurant le fonctionnement de la station CNES (deux personnes) ;
  • Du personnel de Météo-France (trois personnes).

Un navire, la Curieuse N.O., affrété par l’Institut polaire français Paul-Émile-Victor est attaché à l’archipel et sert de support logistique aux programmes scientifiques.

Par ailleurs, en 1992, le Centre national d’études spatiales (CNES) a installé une station de poursuite de satellites, sur un plateau situé à 4 km à l’est de la base de Port-aux-Français.

L’agriculture était limitée à l’élevage extensif de quelque 3 500 moutons sur l’île Longue pour l’alimentation des résidents33 et à la production de quelques légumes frais sous serre à Port-aux-Français. En 1911, Valérien Culet, berger et « guide à touristes » de Bonneval-sur-Arc, accompagne le baron Pierre Decouz à l’archipel des Kerguelen, pour y mettre en place, à la demande des frères Bossière, personnalités havraises concessionnaires des îles australes françaises, l’élevage de moutons en liberté. Actuellement, il n’y a plus que des béliers sur l’île Longue, la population devrait donc disparaître dans les 3-4 ans à venir (note de 2012).

Dans la zone économique exclusive (ZEE) des 200 milles, une pêche à la légine est opérée par quelques navires d’armateurs français ou étrangers ayant acquitté un droit de pêche. Un patrouilleur, l’Albatros, ainsi que les frégates Nivose et Floréal de la Marine nationale française et un bateau de surveillance des TAAF, l’Osiris, assurent la surveillance de la zone économique pour l’ensemble des TAAF et faire respecter les quotas de pêche et éviter les bateaux de pêche pirates34.

Pavillon des îles Kerguelen

Article détaillé : Pavillon des îles Kerguelen.

Pavillon créé par la France en 1986, moins contraignant que le pavillon français, pour éviter l’immatriculation des navires des compagnies françaises sous pavillon de complaisance.

Faune et flore

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Situées à la convergence antarctique où le mélange des eaux froides de l’Antarctique et des eaux plus chaudes de l’océan Indien stimule la production des chaînes alimentaires, les îles Kerguelen constituent un lieu privilégié de rassemblement de nombreux animaux océaniques, en particulier de ceux qui ont besoin de la terre ferme pour se reproduire35.

Jusqu’au début du XXe siècle les chasseurs de phoques et de baleines ont fréquenté l’archipel principalement pour collecter l’huile d’éléphant de mer, de baleine et les fourrures d’otaries. Les populations animales se sont aujourd’hui reconstituées et les côtes accueillent à nouveau de nombreuses colonies de reproduction d’oiseaux (albatros, manchots, pétrels, etc.) et de mammifères marins (éléphants de mer et otaries). Les eaux côtières sont fréquentées par des baleines à bosse et abritent une population résidente de dauphins de Commerson. Les écosystèmes de l’archipel doivent toutefois s’adapter à la présence d’espèces introduites par l’homme, notamment des rennes, des mouflons, des lapins, des chats, des rats et des souris, des truites et des saumons, divers invertébrés et quelques plantes comme les pissenlits. Si certaines de ces introductions ont été néfastes pour la faune et la flore locale, elles permettent paradoxalement d’améliorer la biodiversité de l’archipel36. Les îles, y compris une portion importante des eaux territoriales, sont classées en réserve naturelle. La zone économique exclusive est quant à elle l’une des zones de pêche de la légine37.

 

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Le littoral accueille d’importantes colonies de reproduction d’éléphants de mer, de manchots royaux, de diverses espèces d’albatros ou de gorfous35.

Les eaux environnantes sont caractérisées par la dominance de poissons de la famille des Nototheniidae, comprenant notamment la très convoitée légine dont « la pêche illicite a longtemps été un fléau pour la durabilité de l’espèce »37. Dans le secteur des Kerguelen, cette pêche illégale a pu être éradiquée grâce aux efforts des autorités et des armateurs réunionnais opérant sur zone37.

Les écosystèmes originaux ont cependant été profondément modifiés d’une part par la surexploitation des ressources (chasse baleinière et phoquière tout au long du XIXe siècle, pêche industrielle à la fin du XXe siècle) et d’autre part par l’introduction volontaire ou involontaire d’animaux exogènes qui se sont acclimatés : lapins, chats, rats, rennes, truites, etc.35.

La végétation terrestre, également très altérée par l’impact des lapins, est assez maigre, formant près du littoral des paysages de toundra, mais se réduisant le plus souvent, dès que la pauvreté du sol s’accentue ou que la rudesse du climat augmente avec l’altitude, à des touffes éparses au milieu d’étendues minérales ou à de discrètes colonies de lichens35. On trouve une espèce caractéristique : le chou de Kerguelen (Pringlea antiscorbutica)35. Début 2008, l’UICN alertait sur le fait que 32 plantes « natives » devaient déjà faire face à 70 plantes récemment introduites par l’Homme dans l’archipel38.

La végétation marine est en revanche très luxuriante, marquée par la présence de vastes forêts sous-marines de Macrocystis ou par une frange côtière de durvilléas35.

Les Kerguelen dans les arts

Les Kerguelen en littérature

Les Kerguelen dans les chansons

  • Lettre à Hélène, chantée par Dave, 1978
  • Les Moutons, du groupe Matmatah, 1997

Les Kerguelen au cinéma

Dans Le Gendarme et les Gendarmettes (1982), l’adjudant Gerbert (Michel Galabru) peste contre son maréchal des logis chef Cruchot (Louis de Funès), le menaçant d’une mutation « à Maubeuge ou dans les îles Kerguelen ! Vous savez où c’est, vous, les îles Kerguelen ? ».

Notes et références

  1. Consei National de l’Information Géographique Site Internet: http://cnig.gouv.fr/wp-content/uploads/2015/05/CNT_20150501_Entit%C3%A9s-souveraines_Entit%C3%A9s-d%C3%A9pendantes.pdf [archive]
  2. National Geospatial-Intelligence Agency Site internet: http://geonames.nga.mil/namesgaz/ [archive]
  3. Conseil national de l’information géographique Commission nationale de toponymie Site Internet:http://cnig.gouv.fr/wp-content/uploads/2015/03/CNT-site-collectivit%C3%A9s-fran%C3%A7aises.pdf [archive]
  4. - Rapport Technique no 2 de l’ONERC, février 2009 p. 12 – Présentation de Kerguelen – Géographie, géologie et climat [archive]
  5. « La France étend son plateau continental de 500.000 km2 » [archive], sur Mer et Marine (consulté le 22 janvier 2016)
  6. Université de Saint-Étienne – Géochimie – Archipel des Kerguelen [archive] : L’archipel des Kerguelen (49° 30′ S, 69° 30′ E 7 250 km2) se situe en contexte intraplaque (plaque antarctique). Il représente une des émergences du plateau de Kerguelen dont la mise en place débute au crétacé inférieur (-120/-110 Ma) lors de la dislocation du Gondwana (Inde/Australie/antarctique).
  7. Odyssespace – La Terre [archive] : La plaque Antarctique : la totalité de l’Antarctique, la quasi totalité de l’océan Austral dont les îles Kerguelen, Saint-Paul, Crozet, Amsterdam, Bouvet hormis les îles Shetland du Sud, la Géorgie du Sud et les îles Sandwich du Sud, le sud-est de l’océan Pacifique et le sud de l’océan Indien.
  8. Roland Schlich [archive]
  9. [PDF] M. Recq, P. Charvis, La ride asismique de Kerguelen-Heard—Anomalie du geoide et compensation isostatique [archive], Marine geology, 1987, no 76, p. 301-311. (résumé [archive])
  10. Futura Sciences – Les glaces des Kerguelen fondent de plus en plus rapidement – 25 juillet 2009 – Jean-Luc Goudet [archive] : « Les glaciologues estiment que le glacier a perdu 22% de son volume de glace durant ces quarante ans. »
  11. Kerguelen Voyages – Rochers et glaciers [archive] : Depuis les années 1960, les températures moyennes annuelles ont augmenté de 1,3 °C et le nombre de jours de gel a diminué de 20 à 30 jours par an au cours des 20 dernières années.
  12. Réunionnais du Monde – Luc Baudot, Coordonnateur de la réserve naturelle à Kerguelen – août 2016 [archive] : « Les données de Météo France (présent depuis des décennies dans les Terres australes) sont claires : la température augmente. Et le réchauffement se voit dans le paysage ; les glaciers reculent d’environ 100 mètres par an. »
  13. - Le plan de relance dans les Taaf, 2009 – Focus sur… Les éoliennes – Kerguelen, le vent et les éoliennes… [archive]
  14. Météo-France : Un mois d’août record aux Kerguelen [archive]
  15. Météo France : Kerguelen [archive]
  16. « Un mois d’août record aux Kerguelen » [archive], sur le site Météo-France, 26 août 2014 (consulté le 22 avril 2016)
  17. Climat : station Port-aux-Français (depuis 1971). [archive]
  18. Edgar Aubert de la Rüe, Remarques sur la disparition des glaciers de la Péninsule Courbet (Archipel de Kerguelen), TAAF Revue trimestrielle, 1967, no 40.
  19. http://www.taaf.fr/-District-de-Kerguelen- [archive]
  20. http://www.taaf.fr/Le-prefet-administrateur-superieur-des-TAAF [archive]
  21. http://ileskerguelen.blogspot.ca/ [archive]
  22. a et b http://www.taaf.fr/Le-chef-de-district-647 [archive]
  23. a et b http://www.taaf.fr/Presentation-generale-des-TAAF [archive]
  24. [1] [archive] – Institut Polaire Français – Archipel de Kerguelen – Le 12 février 1772, dans le sud de l’océan Indien, Yves-Joseph de Kerguelen de Tremarec aperçoit une terre où il croit voir le continent austral, et lui donne le nom de « France australe ». Il fait débarquer un marin pour prendre possession du territoire au nom du roi. Il s’agit en fait de l’archipel des Kerguelen qui sera nommé ainsi par James Cook en 1776.
  25. a, b et c (en) James Cook, The Three Voyages of Captain James Cook Round the World, vol. 5, éd. Longman, Hurst, Rees, Orme, et Brown, Londres, 1821, [lire en ligne [archive]], p. 146-151.
  26. Louis Édouard Paul Lieutard (1842-1902) mène une tournée de prise de possessions officielles de l’archipel des Kerguelen du 1er au 15 janvier 1893, puis de l’île Saint-Paul et de l’île Amsterdam pour la France à bord de l’aviso Eure. Son nom est donné au XXe siècle à un sommet situé au sud de l’archipel.
  27. Avant l’heure, c’est plus l’Eure [archive] par Yann Libessart, représentant de l’État dans l’archipel des Kerguelen, sur son blog Les manchots de la République pour Libération le 7 juillet 2008
  28. Archipel de Kerguelen [archive] sur le site de l’Institut polaire français Paul-Émile-Victor.
  29. Jean-Marc Régnault, « La France à la recherche de sites nucléaires (1957-1963) », Cahier du Centre d’études d’histoire de la défense, no 12 « Science, technologie et Défense. Stratégies autour de l’atome et de l’espace (1945-1998) »,‎ 1999, p. 24-47 (ISBN 2951-5024-0-0, lire en ligne [archive])
  30. [2] [archive] – Institut Polaire Français – Archipel de Kerguelen – Le 12 février 1772, dans le sud de l’océan Indien, Yves-Joseph de Kerguelen de Tremarec aperçoit une terre où il croit voir le continent Austral, et lui donne le nom de « France australe ». Il fait débarquer un marin pour prendre possession du territoire au nom du roi.
  31. Conseil National de l’Information Géographique Commission Nationale de Toponymie Site Internet:http://cnig.gouv.fr/wp-content/uploads/2015/03/CNT-site-collectivit%C3%A9s-fran%C3%A7aises.pdf [archive]
  32. a et b Toponymie des Terres australes, Commission territoriale de toponymie avec le concours de Gracie Delépine, août 1973.
  33. « David Grangette, le berger des Kerguelen », Le Monde du 4 janvier 2007, [lire en ligne [archive]]
  34. Jacques Nougier, Pirate de légines, 201 p. L’Harmattan, 2003. (ISBN 2-7475-4459-1)
  35. a, b, c, d, e et f présentation des Kerguelens sur le site des TAAF http://www.taaf.fr/L-archipel-de-Kerguelen [archive]
  36. Le Monde – Chronique des Terres australes [archive] : « Plus précisément, l’établissement de nouvelles espèces introduites, généralement par le biais de l’homme, augmente paradoxalement la diversité spécifique de l’archipel, contribuant ainsi à accroître la biodiversité globale, et modifie les niveaux et les interactions trophiques (directement ou indirectement). À l’échelle de la macrofaune, les conséquences vont de la création d’interactions prédateur-proie entre espèces introduites et natives, à des changements dramatiques dans le fonctionnement des écosystèmes. »
  37. a, b et c La légine pêchée durablement à Kerguelen [archive]
  38. Source : Télégramme de Bretagne, 17 02 2008

Annexes

Bibliographie

  • Raymond Rallier du Baty, 15 000 miles in a Ketch, Nelson, 1910 (traduit : Aventures aux Kerguelen, éditions Maritimes et d’Outre-Mer, 1991)
  • Edgar Aubert de la Rüe, Deux ans aux îles de la Désolation, Julliard (collection Sciences et Voyages), 316 p., 1954
  • Edgar Aubert de la Rüe, Les Terres australes, Que sais-je ? no 603, Presses universitaires de France, 1953
  • Jean-Paul Kauffmann, L’Arche des Kerguelen, éditions Flammarion, 1993, (ISBN 2-08-066621-5)
  • Max Schmid et André Giret, Kerguelen, Birken-Halde Verlag, Winterthur, Suisse, 1998
  • Jacques Mouriès et Pierre Gradoz, Rencontres australes, JMO, Le Port (Réunion), 2001
  • Alexandra Marois, Les Îles Kerguelen, un monde exotique sans indigènes, L’Harmattan – Graveurs de mémoires, Paris, 2003
  • Isabelle Autissier, Kerguelen, le voyageur du pays de l’ombre, Grasset, 2006
  • Jacques Nougier Bibliographie cartographique des îles Kerguelen de 1772 à 1962. CNFRA no 22, 55 p., 1967, IGN/CNFRA.
  • Gracie Delépine, L’Amiral de Kerguelen et les mythes de son temps, L’Harmattan, 1998. (ISBN 2-7384-6680-X)
  • Gildas Flahault, Les Carnets tempête : Voyage aux îles Kerguelen, Glénat
  • J.C. Duchêne, Kerguelen, recherches au bout du monde, TAAF mission de recherche
  • Natacha Hochman, Kerguelen, l’Archipel de l’Albatros, Marines
  • Christophe Houdaille, Au vent des Kerguelen, Transboréal
  • Yves de Kerguelen de Trémarec, Relation de deux voyages dans les mers australes et des Indes, faits en 1771, 1772, 1773 et 1774, rééd. Le Serpent de mer, 2000.
  • Amiral de Brossard, Kerguelen : le découvreur et ses îles, T.1 et T.2. Paris : France Empire, 1970 et 1971. 595 et 539 p.
  • Michel Janssens, Contes du Studer : vieilles nouvelles et histoires de Kerguelen. Paris : Édition impossible, 2008. (ISBN 978-2-9532871-0-3).
  • Emmanuel Lepage, Voyage aux îles de la Désolation, Paris, Futuropolis, mars 2011, 160 p. (ISBN 9782754804240, notice BnF no FRBNF42395854)
  • Pierre Couesnon, Histoire postale des Kerguelen », Éditions Bertrand Sinais, 1989

Films

  • Jacques Nougier, Ker 12 : le syndrome austral, DVD-Vidéo de 67 minutes avec bonus de 22 minutes tourné par Philippe Leclercq et Pierre Simon au cours de l’hivernage 1962. Édité et diffusé par l’Harmattan-Vidéo, décembre 2006. Coul. et N&B. (ISBN 2-296-02240-5) ; [réf. BNF : DLV-20051018-7259].
  • Gilbert Dassonville, Terra incognita – Terre des scientifiques [archive] Film en ligne de 27 minutes de présentation des missions scientifiques effectuées dans l’archipel des Kerguelen, 1964, produit par le SFRS-CERIMES (service du film de recherche scientifique)
  • Bruno Calle, Gérard Jumel, La caverne des phoquiers, VHS documentaire de 26′, 1995, produit par Jour J. Productions
  • Rob Rombout, 2000, Le piège de Kerguelen, documentaire de 40 minutes

Articles connexes

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L’hôpital de Quimperlé épinglé par la Chambre régionale des comptes de Bretagne

Alors, M. Etienne Morel, qu’avez-vous à dire pour votre défense ?

Ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, où ses hurlements ont laissé de vifs souvenirs, Etienne Morel a été le directeur de l’hôpital de Quimperlé de juin 2007 à février 2013 avant de connaître les joies de Pétaouchnock, où ira bientôt le rejoindre une de ses copines magistrates CORROMPUES.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/finistere-hopital-quimperle-epingle-apres-avoir-remunere-30-ans-medecin-absent-1389221.html

Finistère : l’hôpital de Quimperlé épinglé après avoir rémunéré pendant 30 ans un médecin absent

 

L'hôpital de Quimperlé (Finistère). / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME
L’hôpital de Quimperlé (Finistère). / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

 

Ce jeudi, la Chambre régionale des comptes de Bretagne révèle dans un rapport qu’un médecin de l’hôpital de Quimperlé, dans le Finistère, a été rémunéré pendant 30 ans malgré son absence. Sur la seule période 2012-2016, il a coûté 5,5 millions d’euros à l’entreprise.

Par Jeanne Travers avec AFP Publié le 21/12/2017 à 15:29 Mis à jour le 21/12/2017 à 15:56

Absent depuis 30 ans, mais quand même rémunéré. Ce jeudi 21 décembre, la Chambre régionale des comptes de Bretagne a révélé dans un rapport avoir démasqué « la situation irrégulière d’un praticien hospitalier n’exerçant pas depuis 30 ans, mais maintenu dans les effectifs et rémunéré » par le centre hospitalier de Quimperlé, dans le Finistère.« Cette situation a eu un coût salarial annuel de 130 000 euros et généré une perte de recette annuelle estimée à 980 000 euros. Soit un coût total pour l’établissement de 5,5 millions d’euros entre 2012 et 2016« , précise le rapport.Une « situation irrégulière » liée selon les magistrats « à une volonté de défense du corps des praticiens hospitaliers » qui « contrevient à l’intérêt général, aux intérêts du système de santé publique et de protection sociale et altère la pérennité financière de l’établissement« .

« Incompétence avérée et problèmes de comportement »

Le médecin, dont le nom n’est pas divulgé, avait été nommé chef de service en 1984 au centre hospitalier de Quimperlé. Depuis cette date, « plusieurs rapports émanant de diverses instances [...] ont révélé des problèmes quant à la manière de servir de ce médecin, mentionnant notamment « une incompétence avérée » ainsi que des problèmes de comportement, tant vis-à-vis du personnel que des patients, incompatibles avec ses fonctions« .

Malgré tous ces éléments à charge, ce médecin est resté parmi les effectifs de l’établissement. En 2004, le centre hospitalier recevait même de l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH) (ex-ARS) une enveloppe de 124 000 euros par an à l’hôpital pour « compenser le surcoût lié à ce praticien sans affectation ni activité« .

En 2010, le praticien avait été enjoint par le directeur de l’hôpital à faire valoir ses droits à la retraite mais s’est vu opposer un refus. Au 31 octobre 2016, il percevait une rémunération brute de près de 7 400 euros par mois. Il a finalement pris sa retraite en janvier 2017.

« Nous avons travaillé en concertation avec l’ARS pour régler le problème. Le médecin a pris sa retraite en janvier« , a réagi Carole Brision, nouvelle directrice de l’hôpital de Quimperlé, précisant que « la chambre régionale avait mis en évidence la bonne maîtrise salariale de l’établissement« .

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/quimperle-etienne-morel-le-directeur-de-lhopital-part-mayotte-306693

Quimperlé. Étienne Morel, le directeur de l’hôpital part à Mayotte

 

Modifié le 27/09/2013 à 02:21

  • Étienne Morel, le directeur de l'hôpital de Quimperlé, partira mi-janvier à Mayotte.
    Étienne Morel, le directeur de l’hôpital de Quimperlé, partira mi-janvier à Mayotte. | Ouest-France

 

Étienne Morel est arrivé à Quimperlé en juin 2007 après avoir passé treize ans à Brest. Il quittera le centre hospitalier mi-février.

«Un nouveau défi»

A 56 ans marié, père de trois enfants, cet ancien inspecteur des impôts est né à Paris puis a grandi entre Rennes et Vitré. Il a ensuite effectué l’essentiel de son parcours comme directeur adjoint des hôpitaux de Brest.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/etienne-morel-lau-revoir-quimperle-795820

Étienne Morel : l’au revoir à Quimperlé

 

Modifié le 29/09/2013 à 01:04

  • Étienne Morel, au milieu de ses invités, jeudi soir, pour son pot de départ.
    Étienne Morel, au milieu de ses invités, jeudi soir, pour son pot de départ. |

 

Arrivé en 2007 à la direction du centre hospitalier de Quimperlé, Étienne Morel fêtait, hier, son départ pour Mayotte. L’occasion pour lui de réunir ses partenaires, ceux du centre, et ceux du secteur santé, économique ou politique. L’occasion aussi pour certains d’entre eux de saluer son passage. Alain Pennec, maire de Quimperlé et président du conseil de surveillance a salué un directeur qui « a su insuffler une dynamique à l’hôpital. Un bâtisseur qui a aussi su mettre en place une collaboration avec le centre hospitalier de Bretagne sud sans brader Quimperlé. » Côté médecine, Thierry Bonvalot pour le secteur psychiatrique, puis Dominique Buronfosse, président de la commission médicale d’établissement, avaient déjà dressé par le menu, le portrait « de l’homme d’une étape, d’un directeur qui décide, fait confiance au corps médical » et celui de l’homme, passionné de football et de galette-saucisse mais horripilé par les piqûres.

« Le travail n’a de valeur que s’il est collectif. Vous avez tous répondu présent », a conclu Étienne Morel avant lui aussi de brosser quelques portraits humoristiques de certains piliers de l’hôpital.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/hopital-les-derniers-voeux-detienne-morel-945086

Hôpital : les derniers voeux d’Étienne Morel

 

Modifié le 29/09/2013 à 10:05

  • Aux côtés d'Etienne Morel et Alain Pennec, une partie des médaillés du travail de l'hôpital et les retraités.
    Aux côtés d’Etienne Morel et Alain Pennec, une partie des médaillés du travail de l’hôpital et les retraités. |

 

Béatrice GRIESINGER.

Pour sa sixième et dernière année à Quimperlé, avant de se diriger vers Mayotte, le directeur du centre hospitalier a ouvert les perspectives d’avenir de l’établissement.

Tordre le cou aux idées reçues

C’est le Dr Dominique Buronfosse, président de la commission médicale d’établissement, qui l’assurait en ouvrant hier la cérémonie des voeux au centre hospitalier de Quimperlé. « Il n’y a pas de déficit. L’activité est en augmentation de 47 % entre 2005 et 2011 pour l’ambulatoire. L’innovation est au rendez-vous en psychiatrie, où un médecin de l’hôpital a assuré une formation à Paris, un autre a formé le skipper Armel Le Cléac’h aux soins au cas où » Pour lui, les « restructurations importantes ont été faites ».

Coopérations

Le Dr Buronfosse liste les coopérations techniques et professionnelles avec le centre hospitalier de Bretagne-Sud, à Lorient, comme la mutualisation du plateau imagerie, le laboratoire qui répartit ses activités sur les deux sites.

« Lorient et Quimperlé se donnent les moyens de limiter les conséquences de la démographie médicale », reprend Dominique Buronfosse. Et d’évoquer le rapprochement en cours avec la maison Saint-Joseph de Quimperlé, pour les soins de suite et réadaptation.

Orientation gériatrique assumée

C’est Alain Pennec, maire de Quimperlé et président du centre hospitalier, qui souligne que, sur les six ans de présence d’Étienne Morel, l’établissement a connu une « mutation profonde ». Pour exemple, en 2007, la maternité a fermé et le centre hospitalier se dirige vers la gériatrie. « L’orientation gériatrique est adaptée au territoire de Quimperlé, estime le maire. Ici, le taux de personnes âgées est supérieur de 4 à 5 points par rapport au niveau national. »

Conserver l’autonomie

Le maire, après le traumatisme de 2007, n’entend pas « accepter de nouvelles épreuves. Je suis attaché à l’autonomie de Quimperlé. Une fusion avec le CHBS est inopportune ». En compagnie de Michaël Quernez, vice-président du conseil général, de membres de la commission médicale d’établissement, Alain Pennec était jeudi à Rennes à l’agence régionale de santé pour redire que le centre hospitalier de Quimperlé doit rester autonome. Ensemble, ils ont aussi plaidé pour que l’intérim après le départ du directeur Étienne Morel pour Mayotte soit le plus court possible.

Bilan positif

Directeur de l’hôpital quimperlois depuis 6 ans, Étienne Morel quitte ses fonctions dans quelques jours pour diriger le centre hospitalier de Mayotte. Il dresse un bilan positif pour l’année écoulée, qui se solde avec un budget à l’équilibre. Il émet un seul bémol, autour des soins longue durée et des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, dont le budget laisse apparaître un déficit en fin d’exercice. Il rappelle les investissements opérés, notamment à Bois-Joly, à Kerglanchard et dans l’achat d’un scanner nouvelle génération. Autre bémol, et Étienne Morel s’en excuse auprès des personnels et syndicats, la restructuration de la médecine.

Voeux

Le voeu le plus cher d’Étienne Morel, serait qu’à Mayotte, il reçoive « juste l’invitation pour la pose, en 2015 ou 2016, de la première pierre du bâtiment qui, à la Villeneuve, regrouperait les soins de suite et de réadaptation de l’hôpital et de la maison Saint-Joseph ».

 

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/quimperle-le-directeur-de-l-hopital-part-a-mayotte-19-12-2012-1947972.php

Quimperlé. Le directeur de l’hôpital part à Mayotte

 
Publié le 19 décembre 2012
Etienne Morel, le directeur de l’hôpital de Quimperlé, prendra, en mars prochain, les rênes de l’hôpital de Mayotte, dans l’océan Indien. Il était en poste sur les rives de la Laïta depuis juin 2007. Auparavant, il avait travaillé pendant plusieurs années à Brest. Il avait, notamment, dirigé l’hôpital psychiatrique de Bohars.

 

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/quimperle/hopital-le-directeur-quitte-quimperle-pour-mayotte-19-12-2012-1948702.php

Hôpital. Le directeur quitte Quimperlé pour Mayotte

 
Publié le 19 décembre 2012
Etienne Morel aura sous ses ordres 2.300 salariés. (photo d'archives Le...
Etienne Morel aura sous ses ordres 2.300 salariés. (photo d’archives Le Télégramme)

 

Il était à son poste depuis juin 2007: Étienne Morel, le directeur de l’hôpital quimperlois, va prendre en mars prochain les rênes du centre hospitalier de Mayotte.

 

Etienne Morel, qui est âgé de 56 ans, avait manifesté le désir de partir au loin: soit à Cayenne, soit à Mayotte. Ses voeux sont donc comblés. Dans ce département de l’Océan Indien, le centre hospitalier est une très grosse structure, puisqu’il compte 2.300 salariés (contre un millier à Quimperlé). Il se compose de plusieurs unités réparties à travers l’île, et il a la particularité d’enregistrer chaque année des milliers de naissances: un essor démographique dû en grande partie aux immigrants qui arrivent de l’archipel des Comores. Cette nomination à ce poste de grande responsabilité constitue donc sans conteste une belle promotion.

À Brest à partir de 1989

Rappelons qu’Étienne Morel avait pris ici, en juin2007, la succession d’André Labat, nommé comme directeur à l’hôpital Gourmelen de Quimper. Étienne Morel, qui avait été choisi parmi une dizaine de candidats pour ce poste quimperlois, avait commencé sa carrière… dans les impôts: il en était devenu inspecteur en 1981. C’est en 1988 qu’il s’était orienté vers l’Ecole nationale de la Santé. Il arrive en 1989 au CHU de Brest comme assistant de direction, et en 1991, il est nommé attaché de direction, chargé du bureau central des entrées. En février1996, on lui confie la formation continue et les écoles de soignants du CHU, et en 1998, il est promu directeur-adjoint. Un an plus tard, il prend aussi la direction de l’hôpital psychiatrique de Bohars et du centre de long séjour René-Fortin. Dernier poste avant de quitter Brest: responsable des réseaux et des relations avec les usagers.

Sens du dialogue et doigté

À Quimperlé, dans une période où les incertitudes sur l’avenir ne manquaient pas, avec notamment la fermeture de la maternité et de la chirurgie viscérale, ardemment combattue par les élus et une grande partie de la population, il a démontré dès son arrivée un grand sens du dialogue, et il a su conduire la spectaculaire mutation de l’établissement quimperlois avec beaucoup de doigté. Ce qui n’empêche évidemment pas beaucoup de Quimperlois de continuer à regretter que le gouvernement de l’époque ait imposé un tel virage. Étienne Morel esquissera sûrement un bilan de son passage lors de la cérémonie des voeux, en janvier. Quant au nom de son successeur, il ne sera pas connu avant plusieurs semaines.

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/quimperle/centre-hospitalier-l-au-revoir-d-etienne-morel-08-02-2013-1998670.php

Centre hospitalier. L’au revoir d’Étienne Morel

 
Publié le 08 février 2013
Étienne Morel a salué ses collaborateurs du centre hospitalier de Quimperlé...
Étienne Morel a salué ses collaborateurs du centre hospitalier de Quimperlé avant son départ pour Mayotte.

 

Le départ d’Étienne Morel avait été annoncé en décembre. Hier, il a prononcé son dernier discours officiel en tant que directeur de l’hôpital de Quimperlé à l’occasion d’un pot d’au revoir.

 

« Si j’avais su, je serais resté à Quimperlé ! », s’est exclamé Étienne Morel, en observant la foule réunie à l’occasion de son pot de départ. Dans un mois, le directeur de l’hôpital de Quimperlé s’envolera pour Mayotte. Il y prendra les reines du centre hospitalier de l’île et de ses 2.300 salariés.

Hommage au personnel

« Une promotion, parce que c’en est une » qui, il le sait, « est un défi », toute comme l’idée de « se baigner dans une eau à 28º C) quand on a l’habitude des 16º C ! »

Dans un discours émaillé de traits d’humour, Étienne Morel a bien sûr voulu rendre hommage à l’ensemble du personnel « motivé et consciencieux », aux syndicats, « même si nous n’avons pas toujours été d’accord, pour leur comportement responsable avant et après la restructuration de l’hôpital », tout comme au conseil d’administration et au conseil de surveillance… Choisissant même de dresser de facétieux portraits de certains de ses collaborateurs. Thierry Bonvallot, responsable du pôle de psychiatrie, a salué « l’homme ferme, chaleureux et compétent ». S’il a rappelé, avec beaucoup d’esprit et de verve, les moments délicats vécus ces dernières années, il s’est fendu d’un « vous m’avez fait revivre un sentiment singulier, celui de regretter un directeur ».

« Homme d’action »

D’autres hommages se sont ainsi succédé. Dominique Buronfosse, le président de la CME (Commission médicale d’établissement), a rappelé « l’homme d’action, l’homme d’une étape, qui décide, fait confiance au corps médical, l’homme généreux qui aime les gens ». Quant à Alain Pennec, le maire, après avoir salué « un grand bâtisseur qui a redonné des raisons de croire à l’avenir de l’hôpital de Quimperlé », s’est transformé en Père Noël, sortant de son sac, DVD de danses bretonnes… et livres d’histoire « pour que M. Morel ne soit pas trop dépaysé à son arrivée à Mayotte ». Même si aucun des intervenants n’a laissé de côté les décisions difficiles et impopulaires parfois, prises par le directeur de l’hôpital, depuis son arrivée en 2007, en pleine crise, l’heure était davantage à la « bonne continuation ».

 

http://lejournaldemayotte.com/une/lhopital-de-tous-les-records/

Vœux du CHM

L’hôpital de tous les records
Publié le mardi 24 janvier 2017 à 13:45
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Nombre de naissances, de sollicitations des urgences, manque de lits, implication record du personnel… Le centre hospitalier de Mayotte n’aura pas laissé indifférent un directeur en partance, et un président de la CME déjà parti. 
Le docteur Mohamed Ahmed Abdou, revient sur la problématique centrale du CHM: "l'attractivité et la fidélisation"

Le docteur Mohamed Ahmed Abdou, revient sur la problématique centrale du CHM: « L’attractivité et la fidélisation »

Avant le directeur de l’établissement, Etienne Morel, c’est le docteur Mohamed Ahmed Abdou, le président de la Commission médicale d’Etablissement (CME) qui a prononcé ses vœux, tout en annonçant son départ. Après 32 ans d’exercice du métier, il va « prendre de vraies vacances », avant de revenir pour travailler toujours à l’amélioration du système de santé à Mayotte, « mais sans doute dans le libéral. » Et promouvoir le métier auprès des jeunes.

C’était donc à une tribune de départ qu’a eu droit une partie du personnel hospitalier présent, ainsi que des officiels, dont le préfet. Les difficultés de l’île et leur impact sur l’établissement étaient bien sûr au cœur, « les évènements sporadiques qui perturbent au quotidien la vie de la population, notamment ceux d’avril dernier, créent un sentiment d’insécurité, et ont un impact désastreux sur l’attractivité en dissuadant de nombreux praticiens hospitaliers. »

Le médecin évoque jadis la construction d’un hôpital à la taille de 200.000 habitants, « or, nous sommes plus du double », qui se traduit par « un manque chronique de places, qui pèse sur la qualité des soins, et un déficit en personnel. » Il remerciait d’ailleurs l’ensemble des professionnels hospitaliers « pour leur courage et leur calme ».

Sourde oreille du ministère de la Santé

Une partie du personnel hospitalier assiste aux vœux

Une partie du personnel hospitalier assiste aux vœux

S’il disait son bonheur d’avoir travaillé aux côtés du directeur Etienne Morel et de Sophie Olivier, sa vice-présidente à la CME, il mettait en évidence « l’asphyxie de l’hôpital », la moitié des postes occupés « en lien avec le manque d’attractivité et de fidélisation », et reprochait au ministère de la Santé sa sourde oreille, « en apportant parfois des solutions, mais non adaptées à nos difficultés. »

Ses vœux se tournaient vers la poursuite du combat entamé, envers la médecine de ville, quasiment inexistante à Mayotte, des moyens à allouer aux PMI, un bloc opératoire fonctionnel et aux normes, et un service de psychiatrie, « mais surtout le soutien des élus. »

Etienne Morel reprenait les chiffres qui ont marqué l’année 2016 : 9.514 naissances, un record, des passages aux urgences en hausse de 6%, sollicitées plus de 1.000 fois, et se disait fier d’avoir presque pourvu les 114 postes alloués par l’ARS.

Reprise de l’ancienneté des agents ex-CDM

Thani Mohamed annonce poursuivre son travail de lobbying s'il est réélu

Thani Mohamed annonce poursuivre son travail de lobbying s’il est réélu

Les 33 millions d’euros d’aides vont pouvoir épauler le CHM dans son remboursement sur 10 ans de son emprunt toxique, « puisse ce type de dossier ne plus jamais voir le jour », glissait le directeur, mais le déficit de l’établissement se maintient au dessus de 10 millions d’euros, « l’ARS va renflouer la dotation globale, car notre activité flambe depuis fin 2014. »

Il remerciait un personnel d’établissement à la hauteur, qui a pu bénéficier de son côté de plusieurs avancées sociales, comme la prise en charge de l’inaptitude au travail, ou « la reprise de 75% d’ancienneté de 300 anciens fonctionnaire de la collectivité ».

Les projets immobiliers sont lancés, avec l’hôpital de Petite Terre, ou le Centre médico-psychiatrique, comme l’évolution des services, notamment le nouveau centre de soins dentaires, la télémédecine, la présence de deux gastroentérologues… « La grande visite de certification de l’hôpital aura lieu fin 2017 ».

Abnégation du personnel du CHM

Ce n’est un secret pour personne, Etienne Morel est sur le départ, « mon contrat de 4 ans se termine le 28 février », et évoque un exercice professionnel « déroutant mais passionnant ».

Le président du conseil de surveillance, Thani Mohamed Soilihi, ne pouvait que reprendre les problématiques principales d’ « offre sanitaire insuffisante avec une charge liée à une immigration clandestine considérable », et plaçait beaucoup d’espoir dans le contrat de collaboration GHT-OI signé avec le CHU de la Réunion.

Remise des médailles du travail

Remise des médailles du travail

Il annonçait son intention de poursuivre son combat auprès du nouveau ministère de la Santé, « si les grands électeurs me renouvellent leur confiance », et résumait d’un mot le travail du personnel hospitalier dans des conditions parfois extrême, « on peut parler d’abnégation. »

La matinée de vœux s’est terminée par la remise de médailles du travail, avec notamment celle en argent pour Josiane Henry, la directrice de l’IFSI.

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

 

http://lejournaldemayotte.com/societe/etienne-morel-part-pour-wallis-et-futuna/

Hôpital

Etienne Morel part pour Wallis-et-Futuna
Publié le mercredi 8 février 2017 à 7:23
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Etienne Morel lors des vœux en janvier dernier

Etienne Morel lors des vœux en janvier dernier

Le Journal Officiel de ce jour fait état de la nomination d’Etienne Morel, directeur du Centre hospitalier de Mayotte(CHM), à la tête de l’Agence de Santé de Wallis-et-Futuna. Il y prendra ses fonctions le 1er mai.

Arrivé de Quimperlé en février 2013, Etienne Morel, 59 ans, aura assisté à la pose de la première pierre de l’hôpital de Petite Terre par le premier ministre Manuel Valls. Lors de ses derniers vœux pour l’île, prononcés le 24 janvier dernier, Etienne Morel reprenait les chiffres qui ont marqué l’année 2016 : 9.514 naissances, un record, des passages aux urgences en hausse de 6%, sollicitées plus de 1.000 fois, et se disait fier d’avoir presque pourvu les 114 postes alloués par l’ARS.

Il quitte un hôpital sous tensions, autant en manque de personnel qu’en affluence de patients, pour une destination plus paisible, et où il va retrouver les dispensaires, l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna en chapeautant 4 ainsi que 2 hôpitaux.

A.P-L.

Le Journal de Mayotte

 

La Corée du Nord cybercriminelle ?

La bonne blague !

C’est encore NEMROD34, pirate informatique bien connu de tous les milieux concernés et qui s’est toujours revendiqué comme tel – il se vante même de faire partie des fondateurs du Parti Pirate…

Aujourd’hui, donc, comme déjà vu ces derniers jours, il n’attaque plus de Russie mais de Corée du Nord.

 

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La Corée du Nord cybercriminelle ? dans AC ! Brest

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http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/la-coree-du-nord-dement-etre-derriere-l-attaque-wannacry-21-12-2017-2181686_47.php

La Corée du Nord dément être derrière l’attaque WannaCry

AFP

Publié le 21/12/2017 à 09:41 | AFP

La Corée du Nord dément être derrière l'attaque WannaCry

La Corée du Nord dément être derrière l’attaque WannaCry © AFP / SAUL LOEB

 

La Corée du Nord a démenti jeudi avoir été derrière la cyberattaque mondiale via le logiciel de rançon Wannacry comme l’en accuse Washington, ajoutant que les Etats-Unis cherchaient à la diaboliser.

L’attaque WannaCry avait infecté en mai dernier 300.000 ordinateurs dans 150 pays, verrouillant les fichiers des utilisateurs et exigeant des centaines de dollars pour les libérer.

La Maison Blanche a accusé Pyongyang cette semaine d’avoir été à la manoeuvre, emboîtant ainsi le pas à plusieurs autres pays ayant mis le Nord en cause.

Un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a qualifié « d’absurdes » les accusations américaines, ajoutant: « comme nous l’avons dit clairement à plusieurs reprises, nous n’avons rien à voir avoir les cyberattaques ».

Washington a « des arrières-pensées », a ajouté le porte-parole cité par l’agence officielle KCNA. « Il s’agit d’une grave provocation politique de la part des Etats-Unis qui vise à entraîner la communauté internationale dans une confrontation avec la Corée du Nord, en ternissant l’image d’un pays digne et en le diabolisant ».

La Corée du Nord est soumise à de multiples sanctions de l’ONU du fait de ses programmes nucléaire et balistique. En testant son troisième missile balistique intercontinental (ICBM) le mois dernier, son dirigeant Kim Jong-Un avait déclaré que son pays était désormais un Etat nucléaire à part entière.

Les capacités nord-coréennes en matière de cyberattaque avaient été mises en lumière par le piratage de Sony Pictures Entertainment en 2014, lorsque le Nord avait été accusé de se venger du film « The Interview », une satire tournant en dérision son dirigeant Kim Jong-Un.

Mais selon des spécialistes, elle est passée des cibles politiques aux cibles financières en raison des sanctions, comme la Banque centrale du Bangladesh ou les plateformes d’échanges de bitcoin.

Une plateforme sud-coréenne d’échange de monnaies cryptographiques s’est déclaré en faillite mardi après avoir été victime de deux piratages cette année, la première attaque ayant été imputée au Nord.

Youbit a déclaré qu’elle avait perdu 17 % de ses actifs dans la seconde attaque, l’agence financière Bloomberg et le Wall Street Journal expliquant que les enquêteurs se penchaient sur la piste nord-coréenne.

Pyongyang est accusé d’avoir en 2016 volé 81 millions de dollars à la Banque centrale du Bangladesh (BCB) et en octobre 60 millions de dollars à la banque taïwanaise Far Eastern International.

Le Nord dénonce avec colère des accusations « diffamatoires » mais pour les experts, les traces tendent à montrer qu’elles ne sont pas si mensongères.

21/12/2017 09:41:10 -          Séoul (AFP) -          © 2017 AFP

 

http://www.lepoint.fr/monde/coree-du-sud-une-plateforme-d-echange-de-monnaie-virtuelle-fait-faillite-19-12-2017-2181183_24.php

Corée du Sud : une plateforme d’échange de monnaie virtuelle fait faillite

 

Victime de piratage, Youbit s’est déclarée en faillite avant de promettre à ses clients, dont les actifs seront dévalués de 25 %, de « minimiser » leurs pertes.

 

Source AFP

Modifié le 19/12/2017 à 14:54 – Publié le 19/12/2017 à 13:54 | Le Point.fr
<p>Selon les estimations, un million de Sud-Coréens, pour les plupart des investisseurs à la petite semaine, possèdent des bitcoins.</p>
Selon les estimations, un million de Sud-Coréens, pour les plupart des investisseurs à la petite semaine, possèdent des bitcoins.© DR.

Si elles ont le vent en poupe, les devises virtuelles peuvent s’avérer dangereuses. Les péripéties traversées par Youbit, une plateforme sud-coréenne d’échange de monnaies cryptographiques, le démontrent. La société s’est déclarée en faillite, mardi 19 décembre, après avoir été victime de piratage à deux reprise en 2017.

Lire aussi: Attention aux voleurs de crypto-monnaies.

Huit mois auparavant, près de 4 000 bitcoins, d’une valeur alors estimée à 5,5 milliards de wons, soit cinq millions de dollars, et qui représentaient près de 40 % de ses actifs, avaient été dérobés dans une cyberattaque imputée à la Corée du Nord. « Nous allons fermer tous les échanges, suspendre tous les dépôts et les retraits et prendre des mesures pour déclarer la faillite », a affirmé Youbit dans un communiqué.

Les actifs en crypto-monnaie des clients seront dévalués de 25 %, ajoute la plateforme, qui explique qu’elle fera de son mieux pour « minimiser » leurs pertes grâce aux assurances et en vendant ce qui reste de l’entreprise. Fondée en 2013, Youbit se spécialisait dans les échanges de multiples monnaies virtuelles, dont le bitcoin et Ethereum, un protocole d’échanges décentralisés permettant la création par les utilisateurs de contrats intelligents. C’est la première fois qu’une plateforme sud-coréenne fait faillite. Investir dans les crypto-monnaies est devenu très populaire dans ce pays fasciné par les technologies.

Preuves de cet engouement, les échanges sud-coréens de bitcoins représentent environ 20 % des échanges mondiaux de la devise. Selon les estimations, un million de Sud-Coréens, pour les plupart des investisseurs à la petite semaine, possèdent des bitcoins. La demande est si forte que le cours du bitcoin excède de 20 % celui des États-Unis, leur plus grand marché. Les cours internationaux du bitcoin ont été multipliés par 20 cette année. La possibilité d’une bulle inquiète fortement les régulateurs financiers sud-coréens, qui ont interdit la semaine dernière aux institutions financières d’utiliser les monnaies virtuelles.

 

https://www.tdg.ch/monde/asie-oceanie/piratage-nouvel-angle-attaque-pyongyang/story/24483594

Le piratage, nouvel angle d’attaque de Pyongyang

 

Corée du NordFace aux sanctions la privant de revenu, la Corée du Nord utilise des pirates informatiques pour trouver des sources de devises.

 

Washington vient officiellement d'accuser Pyongyang d'être responsable de la cyberattaque mondiale au rançongiciel «Wannacry». (Mardi 19 décembre 2017)Washington vient officiellement d’accuser Pyongyang d’être responsable de la cyberattaque mondiale au rançongiciel «Wannacry». (Mardi 19 décembre 2017) Image: AFP
20.12.2017

 

Les messages sont séducteurs, les photos attrayantes. Mais les sirènes qui tentent d’envoûter les cadres sud-coréens du bitcoin pourraient en fait être des pirates nord-coréens, préviennent les spécialistes.

Face aux multiples sanctions qui le privent de revenus pour cause de programme nucléaire, Pyongyang déploie un bataillon de pirates aguerris pour trouver des sources lucratives de devises. Ce que le Nord dément avec force. Ses capacités en la matière avaient été mises en lumière par le piratage de Sony Pictures Entertainment en 2014, lorsque le Nord avait été accusé de se venger du film «The Interview», une satire tournant en dérision son dirigeant Kim Jong-Un.

Mais de politiques les cibles sont devenues financières, comme la banque centrale du Bangladesh ou les plateformes d’échanges de bitcoin. Washington vient officiellement d’accuser Pyongyang d’être responsable de la cyberattaque mondiale au rançongiciel «Wannacry». Une plateforme sud-coréenne d’échanges de crypto-monnaies a fermé ses portes mardi, après deux piratages cette année, le premier ayant été imputé à Pyongyang.

Selon de multiples médias sud-coréens qui citent les services de renseignement de Séoul, des pirates nord-coréens se font passer sur Facebook pour d’avenantes jeunes femmes afin d’approcher les employés de plateformes d’échanges, à qui ils finissent par envoyer des fichiers contenant du code malveillant. Ils bombardent aussi les cadres du secteur d’emails où ils prétendent rechercher un emploi, accompagnés de CV contenant des virus, afin de voler des données personnelles et professionnelles.

Moon Jong-Hyun, directeur de la société de cybersécurité EST Security à Séoul, explique que les techniques visant des personnes haut placées au gouvernement et dans l’armée à base de prétendues séductrices se sont multipliées ces dernières années. «Ils ouvrent des comptes Facebook et entretiennent des liens d’amitié en ligne pendant des mois avant de poignarder leurs cibles dans le dos», dit-il. Bon nombre se font passer pour des jeunes femmes étudiant dans des universités américaines ou travaillant pour des cabinets d’études.

«Organisation criminelle»

Simon Choi, directeur de la société Hauri de Séoul, a accumulé de vastes quantités de données sur le piratage nord-coréen. Il met en garde contre la possibilité d’attaques nord-coréennes au rançongiciel depuis 2016. Les Etats-Unis ont eux-mêmes renforcé leurs propres cyberattaques contre Pyongyang, d’après les médias.

Mais d’après M. Choi, du fait des sanctions supplémentaires, «les opérations de piratage du Nord sont passées du stade de l’attaque contre l’Etat ennemi à une affaire lucrative et crapuleuse». Les hackers nord-coréens s’intéressent au bitcoin depuis au moins 2012, dit-il. Quand le cours s’envole, les attaques aussi. Or la valeur de la crypto-monnaie a été multipliée par 20 cette année.

Le manque de régulations et la «faiblesse des contrôles antiblanchiment» dans de nombreux pays expliquent aussi «l’attrait» des monnaies virtuelles, relève FireEye, entreprise américaine spécialisée. Ces devises, écrivait-elle en septembre, «sont devenues une cible intéressante pour un régime qui se comporte à bien des égards comme une organisation criminelle».

FireEye décrit trois tentatives par le Nord entre mai et juillet pour pirater des plateformes sud-coréennes d’échanges de crypto-monnaies destinées à «remplir les coffres de l’Etat ou ceux de l’élite de Pyongyang».

En octobre, Lazarus, un groupe de pirates ayant partie liée avec le Nord, a lancé une campagne de hameçonnage contre l’industrie du bitcoin avec une fausse offre d’emploi, d’après la société américaine Secureworks. Ces attaques contre la crypto-monnaie ne sont que les dernières en date d’une longue liste de braquages financiers en ligne imputés au Nord.

«Imprévisibles»

Pyongyang est ainsi accusé d’avoir volé en 2016 81 millions de dollars à la Banque centrale du Bangladesh (BCB) et en octobre 60 millions de dollars à la banque taïwanaise Far Eastern International. Le Nord dément avec colère des accusations «diffamatoires» mais pour les analystes, les traces tendent à montrer qu’elles ne sont pas si mensongères.

L’attaque contre la BCB a été reliée «à des acteurs étatiques de Corée du Nord», selon la firme Symantec. Celle contre la banque taïwanaise présentait certaines «caractéristiques» de Lazarus, d’après le britannique BAE Systems. Le butin est souvent blanchi dans les casinos des Philippines et de Macao ou sur des plateformes chinoises de devises, explique Lim Jong-In, professeur de cybersécurité à l’Université Korea de Séoul. Le pister est «quasiment impossible».

L’attaque WannaCry a infecté en mai 300’000 ordinateurs dans 150 pays, verrouillant les fichiers et exigeant des centaines de dollars pour les libérer. D’après les spécialistes, les talents nord-coréens sont repérés très jeunes et formés dans des établissements d’élite, l’Université de technologie Kim Chaek ou l’Université militaire Kim Il-Sung de Pyongyang. Les pirates sont désormais plus de 7000.

Dans le passé, ils opéraient essentiellement à partir du Nord ou de la Chine mais la société spécialisée Recorded Future a relevé une «présence significative nord-coréenne physique et virtuelle» dans des pays aussi éloignés que le Kenya et le Mozambique.

D’après le PDG de FireEye Kevin Mandia, le Nord fait partie d’un quartette avec l’Iran, la Russie et la Chine, responsable de plus de 90% des violations informatiques rencontrées par son entreprise. Faire face aux pirates nord-coréens est «intéressant». Ils «sont difficiles à prédire», dit-il. (afp/nxp)

Créé: 20.12.2017, 07h03

A Béziers, une campagne d’affichage de Robert Ménard déclenche un tollé

NEMROD34 s’est enfin réconcilié avec son ancien maire, tellement bien que ce dernier lui confie désormais la conception de toutes les campagnes d’affichage de sa ville.

Enfin bon, c’est tout comme…

Sauf que Robert Ménard se fait huer quand au contraire l’adepte de bondage hyper violent est acclamé par tous ou presque, notamment toute une bande de prétendues « féministes », sa complice la proxénète Josette Brenterch du NPA de Brest en tête.

Mais le premier se contente de mots et d’images quand les autres agissent, et c’est sans aucun doute chez lui une vile faiblesse.

L’avait qu’à rester à la LCR, aussi, et il n’aurait pas eu d’ennuis, ou en tous les cas, sûrement pas plus que Charlie Hebdo avant certaines campagnes…

Cela dit, contrairement à ce qu’affirment certains journalistes, la justice ne lui a pas donné raison de faire campagne avec les mots et les images qu’il lui est reproché d’avoir employés, elle a seulement constaté que les demandes en référé dont elle était saisie n’étaient pas fondées car les affiches litigieuses avaient déjà été retirées.

C’est quand même incroyable d’être servile à ce point-là…

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/affiches-polemiques-a-beziers-la-justice-rejette-la-requete-d-associations-feministes-7791446057

Affiches polémiques à Béziers : la justice rejette la requête d’associations féministes

 

La campagne d’affichage en faveur du TGV dans la ville de Béziers avait suscité un tollé lundi 11 décembre, entraînant le retraits des affiches par la mairie. Quatre jours plus tard, la Justice semble pourtant lui donner raison.

 

Robert Ménard le 18 mai 2015, à Toulouse.
Robert Ménard le 18 mai 2015, à Toulouse. Crédit : REMY GABALDA / AFP
publié le 15/12/2017 à 16:48

 

Robert Ménard avait fait retirer les affiches polémiques des rues de Béziers. Jeudi 14 décembre, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le recours de plusieurs associations féministes déposé à l’encontre des affiches polémiques affichées dans la ville de Robert Ménard.

Selon une information de France Bleu Hérault, la requête avait été déposée par des associations féministes : les « Chiennes de Garde », « Les Éffronté-e-s », « Osez le féminisme, « Le Collectif 13 Droit des femmes » et « Mouvement citoyennes maintenant ». La justice a donc estimé que leur requête pour le retrait des affiches était infondée. Une ordonnance de non-lieu à statuer à été prononcée, toujours selon France Bleu.

Lundi 11 décembre, dès le premier jour de la publication d’une campagne d’affichage en faveur du TGV à Béziers, un des visuels avait fait réagir de nombreux responsables politiques. Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, avait dénoncé dénoncé une « campagne une fois de plus odieuse ».

« Une décision logique » selon la ville de Béziers

Le lendemain du début de la polémique, mardi 12 décembre, la ville de Béziers avait annoncé le retrait des affiches polémiques. Concernant la décision du tribunal administratif de Montpellier, la mairie dirigée par Robert Ménard a réagi dans un communiqué. « La Ville de Béziers se félicite de cette décision logique et tient à rappeler que l’unique scandale serait celui de l’abandon de ce projet vital pour le sud de la France ».

La municipalité affirme que « cette campagne d’affichage ‘polémique’, prévue dès le départ pour ne rester en place que 48 heures, n’avait pas d’autre objectif que celui d’interpeller l’État et le grand public ».

La rédaction vous recommande

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/robert-menard/robert-menard-un-habitue-des-campagnes-chocs_2514981.html

Robert Ménard, un habitué des campagnes chocs

 

Le maire de Béziers a été vivement critiqué pour sa nouvelle campagne choc en faveur de l’arrivée d’une ligne de TGV dans sa ville. Toutefois, ce n’est pas la première fois qu’il se fait remarquer pour ses campagnes de communication.

 

Mis à jour le 14/12/2017 | 17:30
publié le 14/12/2017 | 17:30

La dernière campagne d’affichage de Robert Ménard, maire de Béziers élu en 2014 avec le soutien du FN, a provoqué un tollé. Lundi 11 décembre, la mairie avait placardé dans la ville des affiches en faveur d’une ligne de TGV, dont le maire réclame l’arrivée « depuis 30 ans ». Mais avec cette campagne, Robert Ménard est accusé de s’être inspiré d’un fait divers sordide.

Avec cette affiche, il « l’a tuée une deuxième fois »

Sur l’une des affiches, une femme est ligotée sur des rails et hurle à l’approche d’une locomotive à vapeur, accompagnée du commentaire « Avec le TGV, elle aurait moins souffert ». Le problème, c’est que cette situation rappelle un drame terrible d’Eure-et-Loir datant de juin 2017. Une femme, mère de quatre enfants, avait été percutée par un train après avoir été attachée sur les rails par son mari. L’ancienne ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol, a accusé Robert Ménard de l’avoir « tuée une deuxième fois ».

L’intéressé, qui a affirmé ne rien savoir de ce fait divers, estime que cette image fait référence au cinéma : « C’est une image de western ». Il s’est défendu sur Europe 1 du choix des images pour cette campagne : « Si je faisais une campagne institutionnelle comme les élus le font d’habitude, comme les mairies, les collectivités le font, ça ne vous intéresserait pas. » Depuis, les affiches ont été retirées.

Adepte des polémiques

Ce n’est pas la première fois que Robert Ménard se fait remarquer pour ses campagnes chocs. En septembre dernier, il avait déjà suscité la polémique avec une affiche où il comparait la baisse des dotations accordées par l’État aux communautés territoriales à des violences conjugales : « L’État étrangle nos communes ».

En 2015, sa campagne sur le terrain avec les migrants avait aussi été très critiquée : « Monsieur, vous n’êtes pas le bienvenue dans cette ville. On ne rentre pas en fracturant les portes » disait-il à un migrant.

Dans le journal municipal de Béziers, il n’hésite pas non plus à récupérer des figures politiques, comme Jean Moulin. Le titre de la publication « Nous, on ne l’oublie pas » avaient enflammé les réseaux sociaux, les internautes avaient dénoncé une récupération politique de l’élu.

La Corée du Nord future plus grande puissance nucléaire et militaire ?

Je ne sais ce que fait NEMROD34 à Pyongyang mais il a l’air de s’y plaire.

Est-ce en raison des récentes déclarations de la super diplomatie nord-coréenne ?

Rappelons que le malade mental au clavier – son « arme » – a lui aussi parlé ces derniers temps de dégainer sa bombe à neutrons.

Par ailleurs, l’autorité britannique du nucléaire me lit toujours très régulièrement.

 

https://fr.sputniknews.com/defense/201712161034358041-pyongyang-puissance-nucleaire/

Corée du Nord

Pyongyang jette la lumière sur ses intentions en tant que puissance nucléaire

 

© Sputnik. Ilya Pitalev

Défense

08:11 16.12.2017(mis à jour 16:04 16.12.2017) URL courte

 

Le fait que la Corée du Nord devienne une puissance nucléaire est irréversible, a déclaré le représentant permanent de la Corée du Nord auprès de l’Onu, tout en assurant que son pays se comporterait de manière responsable.

La RPDC (République Populaire Démocratique de Corée) a l’intention de devenir la plus grande puissance nucléaire et militaire, tout en se comportant de manière responsable pour prévenir la prolifération des technologies nucléaires, a déclaré vendredi le représentant permanent de la Corée du Nord auprès de l’Onu, Ja Song Nam.

Selon le diplomate nord-coréen, la communauté internationale doit comprendre que la Corée du Nord «ne va pas à l’encontre des intérêts des autres pays».

«Nos armes nucléaires ne sont destinées qu’à des fins d’autodéfense et au maintien de la sécurité dans la région», a déclaré Ja Song Nam, en accusant les États-Unis de mener une politique hostile à l’égard de Pyongyang et de renforcer leur présence militaire dans la région.

«Quoi qu’on en dise, la RPDC avancera victorieusement et se développera jusqu’à devenir la plus grande puissance nucléaire et militaire mondiale», a-t-il déclaré, en précisant que Pyongyang ne menace personne et ne va pas à l’encontre des intérêts d’autres pays.

 

Kim Jong Un
© REUTERS/ KCNA

Kim Jong-un: la Corée du Nord, une force nucléaire au terme d’un «combat défiant la mort»

 
Ja Song Nam a assuré au Conseil de Sécurité que la RPDC était «une puissance nucléaire» et «un État pacifique», respectant le régime de non-prolifération des armes de destruction massive et ayant l’intention de créer «un système parfait» afin de prévenir la prolifération des armes et des technologies nucléaires. Il a souligné que si le Conseil de sécurité de l’Onu voulait traiter des questions de prolifération nucléaire, il devrait en premier lieu porter son attention sur le comportement des États-Unis, dépensant «des sommes pharaoniques pour moderniser leurs armes nucléaires».Les tensions sur la péninsule coréenne sont montées d’un cran fin novembre, après que la Corée du Nord a effectué un nouveau lancement de missile pour la première fois depuis septembre 2017. Selon le gouvernement nord-coréen, le missile de type Hwasong-15 a survolé 950 kilomètre, en atteignant l’altitude de 4.475 kilomètres, pendant 53 minutes. Pyongyang a également déclaré que ce missile pouvait porter une ogive nucléaire et atteindre le territoire américain.

Le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni vendredi pour discuter de la situation sur la péninsule coréenne. Tous les pays ayant participé à cette séance ont déploré le refus de Pyongyang d’arrêter son programme balistique et nucléaire, en déclarant qu’ils ne reconnaissaient pas la RPDC comme étant une puissance nucléaire.

Lire aussi:

Au seuil de la guerre nucléaire: la psychologie des aspirations de Pyongyang
Pyongyang cite les conditions du début d’un dialogue avec Washington
Pyongyang dit rester attaché au principe de non-prolifération nucléaire

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Du nomadisme d’un de mes lecteurs les plus assidus…

Et il croit que ça ne se voit pas…

 

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Renvoi du procès Tron : une victoire à double trenchant pour la défense

« Car celui qui est innocent, il s’empresse d’aller s’expliquer », dixit l’avocat général.

Or, l’accusé Georges Tron a demandé et obtenu un renvoi de son procès après quatre jours d’audience sans avoir jamais été interrogé sur les faits.

Cela dit, l’hyper porc du Front National qui se présente partout comme un vieux copain de Marine Le Pen fait bien mieux : autant que possible, il achète magistrats et avocats des victimes, si bien que dès le dépôt de plainte de l’une d’elles est en fait programmée la condamnation de celle-ci à une amende civile pour procédure abusive d’un montant de 10000 € (bien dix mille euros !), sans aucune enquête préalable ni aucune forme de procès. Il est donc interdit d’interdire quoi que ce soit à ce vieux pote de Marine Le Pen qui avec sa grande copine la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest est à l’origine de la mort de Clément Méric au mois de juin 2013, l’un et l’autre ayant manifestement chauffé les jeunes belligérants des deux bords jusqu’à l’affrontement fatal…

Tous les deux connus comme des pervers et manipulateurs de haute volée, ces deux extrémistes prétendument opposés complotaient ensemble depuis longtemps.

 

http://www.europe1.fr/societe/vociferations-et-terrorisme-le-proces-tron-renvoye-dans-les-injures-3522152

« Vociférations » et « terrorisme » : le procès Tron renvoyé dans les injures

 

21h28, le 15 décembre 2017, modifié à 21h53, le 15 décembre 2017
"Vociférations" et "terrorisme" : le procès Tron renvoyé dans les injures
Le procès de l’ancien secrétaire d’Etat a tourné court vendredi après seulement quatre jours d’audience sur les neuf prévus@ JACQUES DEMARTHON / AFP
 

Dans une ambiance délétère, le procès de l’ancien secrétaire d’Etat a tourné court vendredi après seulement quatre jours d’audience sur les neuf prévus.

 

DANS LA SALLE D’AUDIENCE »On est arrivés à un point particulièrement regrettable. » Il est 9h30 devant les assises de Bobigny et Antoine Vey, l’un des avocats de Georges Tron, ne voit déjà plus d’issue à son procès. S’il avait été là, c’est probablement l’autre conseil de l’accusé, Eric Dupond-Moretti, qui aurait attaqué le premier. Mais le ténor est retenu au palais de Justice de Paris, et son associé assume pleinement sa responsabilité. « Nous estimons qu’à l’heure actuelle, les débats ne pourront plus être suffisamment sereins », assène-t-il. « Nous allons être contraints de demander le renvoi du procès. »

« Une position impossible ». Sur le banc des parties civiles, Eva Loubrieu interroge son avocat du regard, visiblement perdue. En ce vendredi matin, c’est elle qui devait être interrogée par la cour sur les faits de viols et d’agressions sexuelles qu’elle dit avoir subis. La séance de questions a déjà plus de 24 heures de retard sur le planning initial. La femme mince, cheveux noirs en chignon, comprend que cela risque, à nouveau, de ne pas être pour aujourd’hui.

Antoine Vey déroule. La demande de renvoi est d’abord raccrochée à la diffusion, jeudi soir, d’un sujet d’Envoyé Spécial sur l’affaire. Intitulé « un maire aux assises : celle qui accuse », le documentaire donne largement la parole à la deuxième plaignante, Virginie Ettel, à son avocat et à un témoin à charge. « Diffuser ce type de reportage nous place dans une position impossible », explique le conseil. L’argument était attendu. Le second l’est un peu moins.

« Qui n’a pas vu les attaques contre le président dans la presse et dans les tweets ? », demande l’avocat. Une référence à l’interrogatoire de Virginie Ettel par le magistrat, la veille et dont les questions, parfois maladroites, ont été largement commentées. « Le fait qu’un président d’assises soit mis en cause, dans des termes particulièrement violents, nous fait penser que Monsieur le président ne va pas oser poser toutes les questions », lance Me Vey.  Pour justifier leur opposition à la demande de renvoi, l’avocat général et ceux des parties civiles emploient la même expression : « écran de fumée ». Les termes du débat sont sur la table. La cour se retire pour statuer.

« Cette conversation était confidentielle ! » A 14 heures, il fait déjà presque nuit dans le hall du Palais de justice. On entend résonner la pluie sur le toit lorsque le président entame la lecture de la décision. Le premier argument en donne déjà le sens : « considérant que la diffusion du reportage relève de la liberté d’information… » Sur le banc des parties civiles, les avocats se serrent  la main, à la manière des membres d’une équipe sportive qui a gagné. « Il convient de rejeter la demande de renvoi sollicitée », conclut Régis de Jorna, qui s’apprête à faire lever Eva Loubrieu pour l’interroger.

Je crois même qu’il a été dit que vous préféreriez que ce soit une femme qui préside ce procès.

Mais Eric Dupond-Moretti, de retour, tire le premier. « Bien. Je vais dire les choses telles qu’elles méritent d’être dites. » Les regards se font inquiets. Et sous l’œil sidéré de la cour, le ténor, visiblement agacé, lâche une bombe. « Je crois, monsieur le président, qu’il a été dit que vous vous interdisiez un certain nombre de questions. Je crois même qu’il a été dit que vous préféreriez que ce soit une femme qui préside ce procès. L’avez-vous dit, monsieur le président ? » Il hurle désormais : « vous l’avez dit, oui ou non ? » Sur le banc d’en face, Me Touboul, avocate d’Eva Loubrieu, explose : « Cette conversation était confidentielle ! »

La scène est chaotique. Sous les cris, on distingue les sanglots lourds d’Eva Loubrieu. Virgine Ettel pleure aussi, les mains sur les oreilles. Le président est tremblant. Il hausse la voix : « Ça a été dit, mais dans un cadre privé ! » Les avocats s’époumonent tous en même temps, mais c’est Eric Dupond-Moretti qui parle le plus fort : « vous avez même dit que le hashtag ‘ton porc’ vous le craignez ! » Eva Touboul fulmine : « Il faut appeler le bâtonnier, là ! »  Régis de Jorna bafouille qu’il est d’accord. Suspend l’audience. Dans le prétoire, quelques étincelles fusent encore : « Vous n’avez aucun principe. Vous n’êtes pas un avocat ! »

« Il ne manque que cinq Femen, seins nus. » L’incident laisse la salle d’audience comme un champ de bataille après le combat. Eric Dupond-Moretti vient de briser « la foi du Palais », un principe qui veut que la tenue des conversations entre magistrats et avocats reste secrète. Les propos qu’il attribue au président ont été prononcés le matin, lors d’une réunion préliminaire à l’audience, dans le bureau du président. Ils n’auraient jamais dû le quitter.

Me Valérie Grimaud, bâtonnier de l’ordre de Seine-Saint-Denis, échange avec un camp puis l’autre. Mais le mal est fait. Dans la salle vide des membres de la cour qui doit le juger, Georges Tron fait les cent pas, semblant trouver le temps long. Trois heures passent et la sonnerie retentit enfin : pour la deuxième fois, l’audience est reprise. Ces trois mots prononcés, le président passe la parole au principal agitateur de la défense, dont le ton s’est fait grave.

Est ce qu’on imagine le magistrat qui présidait l’affaire Merah dire : « je préférerais que ce soit un président musulman » ?

« J’ai été interrompu par des vociférations », commence Eric Dupond-Moretti. L’avocat rappelle que le principe de foi du palais n’est pas inscrit dans le code pénal : « sa limite, c’est l’intérêt supérieur de celui qu’on a l’honneur de défendre. » Il se tourne vers le juge : « vous nous avez fait part d’états d’âme qui vous honorent. (…) Vous avez été hashtagué ‘mon porc’ (sic). Il y a une tension, il y a un militantisme dans ce procès.  C’est devenu une espèce d’enceinte où l’on vient militer. Je ne pensais pas voir ça ici. Il ne manque que cinq Femen, seins nus ! »

« Vous devez aller au bout de la démarche ». Le ton se fait moins bienveillant à l’égard du magistrat, dont la défense demande à ce que les propos soient consignés par le greffe, puisqu’ils sont désormais publics. « Vous auriez préféré que ce soit une femme qui préside. Est-ce qu’on imagine le magistrat qui présidait l’affaire Merah  dire : ‘je préférerais que ce soit un président musulman ?’ », lance « Acquittator ». « On ne peut pas continuer comme ça, pour l’image de la justice. (…) Je vous demande de réfléchir sereinement. Ces propos sont dits, vous les avez assumés. Vous devez aller au bout de la démarche. »

Le tour de parole est l’occasion des dernières anicroches d’un procès déjà enterré. « Cette tension n’est aucunement le fait des parties civiles, elle est intégralement de la responsabilité de la défense », lance Me Alexandre-M. Braun. « C’est du terrorisme judiciaire. » L’avocat général s’en mêle et n’emploie même pas le conditionnel : « Ca va sonner faux dans la population, on le sait fort bien. Qu’est-ce qui va être retenu ? Que Georges Tron échappe à ses responsabilités, c’est tout. Car celui qui est innocent, il s’empresse d’aller s’expliquer. »

Cette fois, la cour n’a besoin que de quelques minutes pour trancher et ordonner le renvoi de l’affaire à une session ultérieure. Son écharpe déjà autour du cou, Georges Tron échange quelques mots avec ses soutiens, présents lors des quatres jours d’un procès qui aurait dû en compter neuf. Il n’aura jamais été interrogé sur les faits.

 

 

http://www.europe1.fr/societe/aux-assises-pour-viols-georges-tron-evoque-de-simples-conversations-3519140

Aux assises pour viols, Georges Tron évoque de simples « conversations »

 

20h56, le 12 décembre 2017, modifié à 21h24, le 12 décembre 2017
 

Relativisant sa pratique de la réflexologie, l’ancien secrétaire d’Etat s’est montré très sûr de lui au premier jour de son procès, mardi à Bobigny.

 

DANS LA SALLE D’AUDIENCEAux assises, les deux accusés n’ont en commun que le banc sur lequel ils se trouvent. La soixantaine flamboyante, Georges Tron entre tout sourire, silhouette fine, chevelure poivre et sel, tirant désormais sur le blanc. Veste de costume sombre, pantalon de velours bordeaux, chemise à fin carreaux et cravate prune, l’édile continue de jauger l’assistance une fois assis, visiblement sûr de lui. Pour deviner Brigitte Gruel, le public est, au contraire, contraint de tendre le cou. Entrée dans la salle capuche sur la tête et le visage dissimulé par son avocat, l’ancienne adjointe à la Culture ne retire ses larges lunettes de soleil qu’après plusieurs minutes. « Mère au foyer », répond-elle d’une voix chevrotante lorsqu’on lui demande de décliner sa profession. « Élu local », répond son co-accusé, le menton haut. Tous deux encourent vingt ans de prison pour viols et agressions sexuelles en réunion.

« Passion pour la chose publique ».  »On veut connaître le Georges Tron privé, vos grandes étapes de vie. Mais aussi, je dirais, le Georges Tron public. Les liens entre les deux, et enfin votre passion pour la réflexologie », entame le président, aux questions bien peu incisives. Parfaitement à l’aise, l’accusé retrace un parcours « choisi », d’une scolarité « pas exceptionnelle, avec un tropisme littéraire assez marqué » à sa « passion pour la chose publique », en passant par des études de droit. Passé par le Conseil de Paris et le cabinet d’Edouard Balladur, il est élu député pour la première fois en 1993. Puis maire, et député à nouveau, etc. « Je n’ai, en fait, connu qu’une seule défaite électorale. C’était aux législatives de 2012, en plein cœur de l’affaire. »

« L’affaire » éclate le 24 mai 2011, une dizaine de jours après l’arrestation spectaculaire de Dominique Strauss-Kahn. « Ma matinée se passe très bien », se souvient Georges Tron. « Et là, j’ai un message d’une journaliste, qui me demande de la rappeler. Je m’exécute et elle m’apprend ce qu’il se passe. » S’en suivent « quatre jours de pression médiatique très forte » et une démission de son poste de secrétaire d’Etat à la Fonction publique. « Je l’ai fait par solidarité. Quand on fait partie d’une équipe, il faut la préserver. »

« Des médecines alternatives ». Georges Tron se tient droit, esquivant les questions à grand renfort de rhétorique : « permettez-moi de vous répondre de la manière suivante…  » Le président tente d’aborder les fameuses séances de réflexologie plantaire qui auraient servi, selon les deux plaignantes, de préalable à des agressions sexuelles. Le maire retrace volontiers la naissance de son intérêt pour la discipline. « J’y suis venu à partir d’une grave entorse, suite à un accident de ski, dans les années 1980. Immobilisé, j’ai découvert l’ensemble des médecines alternatives, en grande partie d’inspiration asiatique. » Et de raconter ses lectures, ses échanges, la co-fondation de l’Association pour l’alternative en médecine.

Mais du déroulé des fameuses séances de réflexologie, la cour n’obtient aucun détail. « J’ai décidé que mon investissement se traduirait de façon concrète », répond évasivement l’accusé. « Est-ce que vous proposez le sujet de la réflexologie à des personnes qui viennent vous voir pour ça, ou est-ce qu’il vous arrive… de les orienter vers ce thème ? », bafouille le président. « Il s’agit de simples conversations », balaie l’édile. « Je suis très ferme là-dessus : quiconque décide de ne pas entrer dans ces conversations peut le refuser. »

« Un outil pour me nuire ». Le magistrat revient à la charge : « mais la question du consentement se pose tout de même… «  »Du consentement ? C’est la question de l’existence des faits eux-mêmes qui se pose ! », intervient le conseil de l’accusé, Me Dupond-Moretti. Georges Tron laisse passer les invectives et reprend la main. « C’est le cœur des attaques qui ont été portées contre moi, mais ça n’a strictement posé aucun problème, d’aucune nature, ni privée, ni publique, jusqu’à ce 24 mai 2011. Alors que mon association avait pignon sur rue… »

La réflexologie est devenue un outil pour me nuire

Comment, alors, expliquer les plaintes ? La question n’a pas encore été posée, mais le maire de Draveil l’anticipe, dessinant, au milieu de son interrogatoire de personnalité, la thèse du complot. « Jusqu’en 2009, les élections se passaient bien dans ma ville, dans un climat normal. Et puis, il y a eu l’apparition sur la scène politique de la famille Le Pen. » Philippe Ollivier, demi-frère de l’actuelle présidente du Front national, s’est en effet présenté face à lui cette année-là, rappelle le président. « Dès le début, à la façon dont ils ont nourri le débat local, on a su que les choses allaient changer », lâche l’accusé. « La réflexologie est devenue un outil pour me nuire. »

Une porosité entre vie privée et publique. L’audience, très tendue, a déjà pris du retard. Le président souffle et passe le relais à Éric Dupond-Moretti. « On vous a limité à un ministre passionné de réflexologie, vous n’êtes pas que cela », tonne le conseil. L’avocat fait égrener à son client les prénoms et dates de naissance de ses trois filles et de son petit-fils. L’interroge sur sa femme, qu’il reconnaît avoir trompé « une unique fois en 35 ans ». « Je n’ai aucune fierté à l’avouer ici, c’était un choix personnel que j’assume », dit l’ancien secrétaire d’Etat, la tête toujours haute.

Par le biais des proches, on en revient à la réflexologie, pratiquée, de l’aveu même de l’accusé « dans le cadre familial ». N’y avait-il pas une porosité entre ces usages privés et la vie publique de Georges Tron ? « Probablement que si », souffle le maire. « Naïvement, je n’ai pas pensé que ça pouvait être détourné et devenir dangereux. »

Europe1
Par Margaux Lannuzel

 

Justice, psychiatrie : pourquoi rien ne fonctionne en France

Un magistrat l’a dit à une journaliste de Rue89 à propos des hospitalisations psychiatriques sous contrainte :

« Si nous prononcions beaucoup de mainlevées, est-ce que cela ne voudrait pas dire, au contraire, qu’il y a d’importants dysfonctionnements ? »

Et voilà : à quelques exceptions près, aucun fonctionnaire français n’est jamais contredit par un autre fonctionnaire français, et les RIPOUX de ce pays, finalement sans foi ni loi, ne sont pas inquiétés, car il ne s’agirait pas que les décisions qui en toute logique devraient s’imposer en vertu des lois de la République puissent faire ressortir d’importants dysfonctionnements dans tel service public ou telle administration.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ne changeons rien…

De nombreux abus conduisent régulièrement à réviser les procédures, modifier les lois ou en créer de nouvelles ?

Ignorons-les…

Le recours au juge dans la procédure d’hospitalisation sous contrainte ne sert à rien, les chiffres en attestent : alors que l’instauration en 2011 de ce contrôle des hospitalisations sous contrainte aurait dû en réduire le nombre, celui-ci au contraire n’a cessé d’augmenter, ce que personne ne dit au public…

Où sont donc passés les journalistes d’investigation ? L’espèce serait-elle totalement éteinte ?

 

https://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/la-vie-materielle/20171213.OBS9240/psychiatrie-dans-la-tete-des-juges-qui-decident-d-interner-sous-contrainte.html

Psychiatrie : dans la tête des juges qui décident d’interner sous contrainte

 

Psychiatrie : dans la tête des juges qui décident d'interner sous contrainte

Mc Murphy (Jack Nicholson) nous ouvre les portes d’un hôpital psychiatrique au milieu des années 1970, dans Vol au-dessus d’un nid de coucou. (Capture d’écran)

 

Dans « 12 jours », Raymond Depardon filme le face-à-face entre le patient hospitalisé contre sa volonté et le juge qui décidera de son avenir.

 

D’un côté, un homme ou une femme interné(e) en psychiatrie sans son consentement. De l’autre, un juge des libertés et de la détention (JLD). Un rendez-vous incontournable, devant avoir lieu dans les douze premiers jours, et pendant lequel le magistrat décide de la poursuite ou non de l’hospitalisation.

« C’est l’une de nos trois attributions depuis la loi du 5 juillet 2011« , explique Laurent Fekkar, membre de l’Union syndicale des magistrats (USM). A la croisée du pénal et du civil, le rôle du juge des libertés et de la détention consiste en effet aussi bien à statuer sur le placement en rétention d’un étranger, la détention provisoire d’un prévenu ou d’un accusé, que l’hospitalisation sous contrainte d’un patient.

Avant de se retrouver sous la caméra de Raymond Depardon, dans la lumière crue et grise des murs de l’hôpital Le Vinatier, en banlieue lyonnaise, cette fonction de la profession était plutôt méconnue. Après avoir vu les dix face-à-face du documentaire « 12 jours », on a eu envie de donner la parole aux magistrats.

« On n’est pas à l’abri que ça nous arrive un jour »

« Ce sont des audiences délicates, il est parfois humainement difficile de les tenir », indique d’emblée la magistrate Nathalie Leclerc-Garret, trésorière de l’USM. « Je crois que peu de choses dans ma vie professionnelle m’ont autant marquée que ces audiences », confiait de son côté « Juge Grise » dans un tweet du 8 octobre dernier.

Au téléphone, cette magistrate ayant été JLD deux ans, jusqu’en août dernier, nous explique :

 

« L’empathie que l’on ressent est différente. Au pénal, les personnes ont, a priori, commis des actes qu’on ne va pas commettre : je ne me vois pas tuer quelqu’un ou braquer une banque. La psychiatrie, c’est autre chose.

On a tous connu des difficultés, on se dit qu’on n’est pas tout à fait à l’abri que cela nous arrive un jour. C’est ce qui rend modeste, lors de ces audiences. »Dans l’un de ses threads sur le sujet, Juge Grise rapporte d’ailleurs cette parole d’un des psychiatres travaillant à l’unité pour malades difficiles de l’hôpital psychiatrique Cadillac (Gironde), qu’elle avait visitée durant sa formation initiale :

« N’oubliez pas que le plus grand hôpital psychiatrique de France, c’est le métro de Paris. »

Lunettes noires et politique

En 2015, 92.000 personnes ont été suivies contre leur gré en psychiatrie (dont 80.000 ont été hospitalisées à temps plein, au moins une fois dans l’année), selon une étude publiée en février dernier par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES).

Un cœur brisé ayant fait une tentative de suicide après une rupture ; un étudiant, poussé à bout par la pression, victime d’une bouffée délirante ou d’une crise suicidaire ; un employé dégoupillant face à des conditions de travail intenables…

Mais aussi des cas plus sévères. L’un des magistrats se remémore un homme, portant tout le temps des lunettes de soleil :

« Il répétait que des gens voulaient lui voler ses yeux et ses pensées. »« Je me souviens d’un patient qui me racontait avoir combattu Daech tout seul ou d’un autre qui soutenait avoir été l’avocat de Jacques Chirac », confie un autre, qui précise que les « délires » sur les hommes politiques – « le Premier ministre a été remplacé par un sosie » – sont un « classique ».

Parmi ces personnes soignées en psychiatrie sans leur consentement – dont une majorité d’hommes (60%) –, près de la moitié souffrent de troubles schizophréniques ou psychotiques (contre 11% en psychiatrie générale) et celles atteintes de troubles bipolaires ou de troubles de la personnalité sont fréquentes, d’après l’IRDES.

« Parfois, on ne sait pas comment les aborder »

Depuis 2011, l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) propose des sessions de formation continue pour aborder le texte de loi et « sensibiliser aux différentes pathologies, au contexte de l’environnement hospitalier et des soins sous contrainte », indiquait à Europe 1 la magistrate Marion Primevert, à la genèse du documentaire « 12 jours » avec la psychiatre Nathalie Giloux.

Mais, « nous ne sommes pas spécifiquement formés à mener des entretiens avec des personnes ayant des troubles psychiques », admet Laurent Fekkar, qui voit en moyenne quatre à cinq patients par après-midi, trois fois par mois. Pendant sa formation initiale à l’ENM, celui-ci a toutefois passé trois jours d’observation dans un hôpital psychiatrique.

Comment instaurer un dialogue avec ces hommes et femmes vulnérables et en souffrance ? « Certains vont être sédatés, prostrés ou mutiques quand d’autres, à l’inverse, vont être excités ou sujets à une logorrhée », décrit Laurent Fekkar, JLD depuis un an à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

« Parfois, on ne sait pas comment les aborder », poursuit Juge Grise. Si le discours commence à s’égarer durant le court temps imparti à l’audience, cette magistrate a une astuce :

« Je dis au patient : ‘On est là pour parler de vous ici, et maintenant. Ce qui m’intéresse, c’est votre état de santé.’ »Car il faut en effet pouvoir traiter tous les dossiers au programme du jour. Parmi les autres précautions des juges, on note aussi :

« Parler lentement, avoir du tact, éviter de fixer le regard… et faire preuve d’humanité. Beaucoup d’humanité », résume Laurent Fekkar, magistrat depuis huit ans. Eviter aussi d’employer un vocabulaire trop jargonneux pour annoncer sa décision (lorsqu’elle est prononcée sur-le-champ, comme dans le film) ou dire par exemple « vous n’étiez pas d’accord » plutôt que « vous avez fait appel ».  

« Je suis juge des libertés. Point »

Au départ, la loi prévoyait que ces audiences se déroulent à l’hôpital, au tribunal ou par visioconférence… « Les malades étaient conduits jusque dans les palais de justice, encadrés d’infirmiers. Ils croisaient parfois dans la salle des pas perdus une personne avec les menottes. Cela pouvait créer un stress supplémentaire », rappelle Nathalie Garret-Leclerc, qui a mené ces audiences en tant que conseillère à la cour d’appel.

Depuis septembre 2013, celles-ci doivent en principe se tenir au sein même de l’établissement où est interné le patient, dans une salle dédiée. La magistrate précise :

« En faisant se déplacer le juge des libertés et de la détention, l’idée est d’être au plus près des malades pour mieux prendre en compte la difficulté de ces audiences. »Mais en appel, les patients et l’avocat dont ils peuvent bénéficier doivent se rendre au tribunal. Et tous les hôpitaux psychiatriques ne mettent pas à disposition une salle pouvant accueillir ces audiences publiques. A Boulogne-sur-Mer, par exemple, les entretiens ont lieu dans un petit bureau du palais de justice, rapporte Laurent Fekkar. Lui trouve cette configuration « plus pratique » pour les magistrats.

En stage, Juge Grise a visité des pièces aménagées comme des salles d’audience au pénal : avec une estrade pour le juge, une barre pour le malade :

« J’ai trouvé ça détestable. Je crois que je me serais arrangée pour faire installer autre chose ! »

« Pourquoi vous me parlez
de procédure ? »

La tenue du magistrat, elle non plus, n’a rien d’innocent. Aucun de ceux filmés par Raymond Depardon ne porte sa robe. Lorsqu’elle se rendait en hôpital psychiatrique, Juge Grise choisissait aussi de venir en civil :

« Instinctivement, j’y suis toujours allée habillée normalement pour ne pas impressionner les patients. Rien que la présence d’un magistrat peut leur donner le sentiment d’être coupable, d’être jugé. »Pour se présenter, cette magistrate dit : « Bonjour, je suis juge des libertés. » Et elle s’arrête, « point ». « Là, on ne vient pas pour juger d’une détention provisoire, cela n’a rien à voir. Il est important de mettre en confiance », insiste-t-elle.

Dans « 12 jours », cette incompréhension de la procédure, cette peur de se voir reprocher quelque chose, est criante. Lors d’une audience, un des malades s’offusque :

« Pourquoi vous me parlez de procédure ? Procédure, c’est passer au tribunal… »

« Rester à sa place »

Souvent denses émotionnellement, ces face-à-face requièrent « beaucoup d’expérience dans la conduite de l’audience », estime Juge Grise, magistrate depuis quinze ans. Tel un équilibriste, le juge doit naviguer entre distance et empathie :

« Le film retranscrit bien toute cette difficulté », résume Nathalie Leclerc-Garret, même si la magistrate regrette un peu, face à la succession d’audiences, qu’on ait l’impression « que le juge est une simple chambre d’enregistrement, un simple figurant, et que tout est déjà joué. »

Il faut dire que dans le documentaire on ne voit pas le travail du juge en amont, et surtout : aucun des patients n’obtient la levée de son hospitalisation. Pourtant, tous veulent sortir. Un prisme plutôt fidèle à la réalité, puisque seuls 9% des dossiers, en moyenne, font l’objet d’une mainlevée. Et principalement pour des irrégularités de procédure.

Alors, le JLD est-il un simple figurant cantonné à se ranger aux avis des certificats médicaux ? « Il faut rester à sa place de juge : je ne suis ni psychiatre ni soignante », reconnaît Juge Grise. Pas question de porter un diagnostic psychiatrique ou de s’en tenir à la seule impression laissée par le patient lors de l’entretien….

« Contrôler l’hôpital »

Mais, en épluchant le dossier de la personne – « parfois trop succinct », regrette Juge Grise – avant l’audience, le magistrat vérifie les conditions dans lesquelles s’est jouée l’hospitalisation.

En somme, en entrant au cœur de l’institution psychiatrique, le JLD veille à ce que les soins sans consentement portés à la personne soient adaptés, nécessaires et proportionnés. Et que sa privation de liberté ne soit pas arbitraire ou abusive.

« Certains patients m’ont déjà confié qu’ils étaient rassurés qu’un regard extérieur vienne ‘contrôler l’hôpital’. Ça les soulageait de trouver aussi une oreille autre », relate Juge Grise.En une année d’exercice, Laurent Fekkar n’a autorisé qu’une sortie sur des dizaines de cas examinés. Il se souvient de cette femme, prise au piège dans un conflit familial, « particulièrement revendicative parce qu’elle se trouvait là à tort ». Dans son dossier, le certificat médical d’un des psychiatres de l’hôpital était rédigé « avec une grande réserve ». Comme s’il disait, tout en prenant soin de ne pas mettre en porte-à-faux ses confrères, « elle n’a rien à faire ici, remettez-la dehors ».

Alors qu’on lui fait remarquer que le nombre de sorties reste extrêmement faible, comme si l’hospitalisation sans consentement était une fatalité pour des milliers de malades, le magistrat conclut :

« Si nous prononcions beaucoup de mainlevées, est-ce que cela ne voudrait pas dire, au contraire, qu’il y a d’importants dysfonctionnements ? »

 

12

Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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