Archives pour 2016



Suite à la condamnation de Bernard Ripert, faut-il interdire aux magistrats de juger des avocats ?

Suite des différents articles publiés depuis hier sur la condamnation de l’avocat grenoblois, avec, notamment, celui de Place Gre’net, très complet comme les précédents, à lire ici :

http://www.placegrenet.fr/2016/06/23/trois-ans-dinterdiction-dexercer-lavocat-bernard-ripert/95243

 

Extraits :

 

« Nous sommes secoués et abattus. Même quand on sait à quel point ils en veulent à Bernard Ripert, on ne pouvait anticiper qu’ils souhaitent le condamner à la mort professionnelle », se révolte Me Ronald Gallo, l’un des défenseurs de Me Bernard Ripert.

 

Bien qu’à l’issue de ces deux audiences Paul Michel ait requis contre le pénaliste sa radiation du barreau, la cour d’appel ne l’a pas suivi dans ses réquisitions.

 

Les attendus de l’arrêt – que nous avons pu consulter – soulignent en l’espèce le caractère disproportionné de la peine requise par le magistrat du parquet au regard des manquements à la discipline reprochés à Me Ripert.

 

Une « radiation de fait » pour les avocats de Me Ripert

 

Pour autant, les défenseurs du pénaliste affirment ne pas être dupes. Selon eux, cette relative clémence de la cour d’appel qui prend des apparences de demi-mesure, voire de compromis, n’est qu’une manière de déguiser les choses. Ils en sont intimement convaincus, il s’agit bel et bien là d’une « radiation de fait ». Une élimination.

 

Me Ronald Gallo, défenseur de Bernard Ripert. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Extrait des attendus de l’arrêt de la cour d’appel (cliquer sur l’image pour l’agrandir). © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Me Ronald Gallo ne manque d’ailleurs pas de s’en émouvoir. « Après l’avoir hospitalisé d’office en psychiatrie, ils lui interdisent aujourd’hui de travailler et de gagner sa vie. L’éliminer professionnellement c’est un peu l’éliminer physiquement », dénonce-t-il avec amertume.

 

Et de s’insurger. « Mais qu’a-t-il fait à ce point là pour justifier une telle férocité ? C’est un tombeau que la cour vient de dresser. Ils n’ont pas osé le radier […] Mais là, ils font semblant, c’est hypocrite ! »

 

Me Ronald Gallo va encore plus loin en soulignant « l’inadéquation des procédures disciplinaires intentées contre des membres des barreaux », dont il souhaite voir écarter tout magistrat (écouter son interview sur le site Place Gre’net).

Il y a de l’outrance, là. Il y en a souvent avec le provocateur Bernard Ripert, il y en a aussi de la part d’un certain nombre de ses avocats.

Rappelons donc, d’une part, que les différends entre avocats et magistrats sont excessivement rares, la plupart des litiges soumis aux instances disciplinaires des avocats concernant leurs clients ou d’autres justiciables, très nombreux à se plaindre, et d’autre part, que l’autorégulation d’une profession, quelle qu’elle soit, ne présente pas non plus toutes les garanties voulues pour le citoyen lambda, loin de là. Or, c’est bien pour lui que la profession existe, non pour les professionnels eux-mêmes.

Le procès de Me Ripert m’en rappelle un autre, l’un des multiples procès faits au proxénète qui dans les années 1990 a dirigé l’hôpital psychiatrique de Bohars, du CHU de Brest, après sa révocation de la fonction publique en 1999.

En effet, si son statut de fonctionnaire l’avait jusque-là toujours protégé de toute poursuite, comme de coutume à Brest, ensuite ce ne fut plus le cas, et il a été poursuivi et condamné, outre pour proxénétisme aggravé, mais uniquement pour avoir prostitué sa propre épouse, pour de multiples violences, avec ou sans armes, des dénonciations calomnieuses, des faux témoignages, des usurpations de titres, du fait qu’il se prévalait tantôt de son ancienne qualité de directeur hospitalier du CHU de Brest, qu’il avait perdue, tantôt de la qualité de commissaire de police, qu’il n’avait jamais eue, pour la confection de faux et l’usage de ces faux, et aussi pour un outrage à fonctionnaires de police dans l’exercice de leurs fonctions des plus croquignolesques…

Je précise ici à l’attention des deux débiles mentaux et malades mentaux extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, de Puy-l’Evêque, et Jean-Marc Donnadieu, de Béziers, qu’il est inutile de me dénoncer au procureur de la République de Brest comme « diffamatrice » ou « calomniatrice » à raison de ce que je viens d’écrire, car j’ai le dossier complet de toutes les condamnations que j’évoque, en première instance à Brest comme en appel à Rennes.

Une de ces condamnations pour usurpation de titre résultait d’une plainte pour harcèlement et détournement de mineures déposée par le responsable d’un foyer de l’enfance du Finistère.

Il exposait avoir remarqué le manège du délinquant auprès de plusieurs des adolescentes dont il avait la charge, certaines s’étant plaintes que l’individu les harcelait tandis que d’autres, « fugueuses » régulièrement ramenées au foyer par celui-là même qui en définitive s’avérait être responsable de leurs disparitions, restaient silencieuses, puis avoir tenté d’en obtenir des explications et s’être alors vu menacer de perdre son poste, l’homme se présentant comme « directeur hospitalier du CHU de Brest » et faisant valoir ses relations haut placées, notamment dans le département.

Or, à cette date, le proxénète n’était plus fonctionnaire et avait perdu son ancienne qualité de directeur hospitalier. De ce fait, la justice locale l’avait poursuivi et condamné pour usurpation de titre et le directeur général du CHU de Brest, partie civile au procès, en avait obtenu des dommages et intérêts.

Quant au premier plaignant, soucieux de la sécurité des mineures sous sa responsabilité… c’est par moi qu’il a appris le devenir de sa plainte et son utilisation par le Tribunal de Grande Instance de Brest, lorsque je l’ai appelé pour en savoir plus sur cette histoire qui m’intriguait énormément, après avoir obtenu copie du jugement…

Sa plainte était restée sans suite, il n’avait jamais été interrogé par quiconque ni prévenu des poursuites engagées et de l’organisation d’un procès…

Comme ils en ont l’habitude, les notables locaux avaient réglé leurs comptes entre eux, continuant à traiter par le mépris les vraies victimes du psychopathe, comme ils l’avaient toujours fait auparavant.

 

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/l-avocat-bernard-ripert-interdit-d-exercer-pendant-3-ans_1805532.html

L’avocat Bernard Ripert interdit d’exercer pendant 3 ans

 

Par AFP , publié le 23/06/2016 à 16:48 , mis à jour à 16:48

 

L'ancien avocat d'Action Directe (AD) Bernard Ripert, le 2 avril 2013 à Lyon
L’ancien avocat d’Action Directe (AD) Bernard Ripert, le 2 avril 2013 à Lyonafp.com/JEFF PACHOUD

Grenoble – Bernard Ripert, ancien avocat de l’organisation armée d’extrême gauche Action Directe, a été condamné jeudi par la cour d’appel de Grenoble à trois ans d’interdiction d’exercer, dont un an avec sursis, dans le cadre de poursuites disciplinaires.

 

La cour d’appel n’a pas prononcé la radiation de l’avocat, requise par le procureur général Paul Michel, estimant que cette peine était « disproportionnée au regard des faits commis« , selon l’arrêt consulté par l’AFP.

« Leur décision correspond pour moi à une radiation« , a cependant estimé Me Ripert, qui vient d’avoir 66 ans.

« Une fois de plus, les magistrats de la cour d’appel de Grenoble se sont vautrés dans l’illégalité comme certains animaux le font dans leurs déjections« , a poursuivi le pénaliste grenoblois, brièvement interné en psychiatrie fin mai.

Il a évoqué une « décision inique et inadmissible qui sera à coup sûr cassée » par la cour de cassation.

« C’est un tombeau que la cour d’appel vient de dresser« , a commenté Me Ronald Gallo, un de ses défenseurs, parlant d’une « condamnation à mort sur le plan professionnel« . « Ils n’ont pas osé le radier mais ils font semblant, c’est hypocrite« , a-t-il ajouté.

Le tonitruant avocat à la barbe blanche, soutenu par de nombreux confrères et des manifestants lors de son procès, était poursuivi pour divers manquements.

Dans son arrêt, la cour souligne ainsi « la gravité des propos » tenus par l’avocat devant une cour d’assises en mars 2015, propos qu’elle juge « motivés par la volonté » d’ »entraver le fonctionnement » de la cour en « déstabilisant son président« .

Me Ripert avait lancé au président qu’il était « préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après« .

Les magistrats pointent aussi la « violence des accusations portées » par Me Ripert dans un courrier adressé à un directeur de maison d’arrêt: l’avocat avait demandé au fonctionnaire s’il se croyait « en 1942 avec son surveillant minable« .

Enfin, la cour d’appel relève la « volonté manifeste » de l’avocat de ne pas respecter les sanctions disciplinaires déjà prononcées (trois sanctions depuis 2009).

Alors qu’il était déjà sous le coup d’une interdiction d’exercer d’un an, Me Ripert avait voulu défendre des clients devant deux cours d’assises. Il avait alors invoqué l’article 275 du Code de procédure pénale qui permet à un accusé de se faire défendre par un ami aux assises.

Grenoble : Bernard Ripert condamné à une interdiction d’exercer va en cassation

« C’est une radiation ! » dit-il, qualifiant cette décision d’« ignominie totale ».

Agé de 66 ans, il a été condamné par la Cour d’Appel de Grenoble à trois ans d’interdiction d’exercer, dont un avec sursis. En attendant une éventuelle cassation de cet arrêt, il ne peut plus exercer.

Son avocat évoque « une forme de condamnation à mort professionnelle » et dit ne pas comprendre « qu’on laisse aux magistrats le droit d’élimination professionnelle d’un avocat. »

De mon côté, je ne peux comprendre qu’on leur laisse un vrai droit d’élimination professionnelle pour toutes sortes de professionnels dont ils ne connaissent absolument rien aux métiers et ne peuvent en aucun cas juger des compétences.

C’est en effet un droit qu’ils s’arrogent à l’égard de très nombreux professionnels, salariés du privé, artisans ou autres, dans tous les cas où ils sont appelés à trancher des litiges ayant trait aux activités professionnelles de ces personnes, ou susceptibles de conséquences pour ces activités, lorsqu’ils prennent des décisions contraires à la loi, ce qui est tout de même assez fréquent.

En ce qui me concerne, victime depuis le début des années 1990 de harcèlement moral dans le travail et de très nombreuses autres infractions pénales de mes harceleurs visant toujours à obtenir ma mort réelle par divers moyens comme le suicide ou l’assassinat, et bien entendu, mon interdiction définitive d’exercer toute activité professionnelle, je n’ai jamais rencontré qu’un seul juge d’instruction qui m’ait tenu à ce sujet un langage sensé : ayant relevé que j’avais très bien compris le droit et pouvais jusqu’à un certain point me débrouiller seule bien mieux qu’avec l’aide d’un professionnel acheté par mes adversaires, il m’avait dit être persuadé que j’étais effectivement très compétente dans mon métier, comme en attestaient par ailleurs divers éléments de preuve que d’autres magistrats s’étaient toujours refusés à considérer, préférant ne retenir que les affabulations délirantes de mes harceleurs.

Voilà. Un seul en plus de vingt ans. Bien évidemment, il n’était pas brestois et n’a pas pu instruire comme il l’avait prévu, les criminels auxquels j’avais affaire n’étant jamais restés les deux pieds dans le même sabot en attendant que ça se passe.

 

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2016/06/23/bernard-ripert-condamne-a-deux-ans-d-interdiction-d-exercer-par-la-cour-d-appel

Bernard Ripert condamné à deux ans d’interdiction d’exercer par la cour d’appel

 

Bernard Ripert. Archives Le DL
Bernard Ripert. Archives Le DL

 

Selon nos informations, la cour d’appel de Grenoble vient de rendre son arrêt concernant Bernard Ripert. La juridiction avait été saisie par le parquet général de Grenoble qui avait fait appel d’une relaxe prononcée par le conseil régional de discipline. Les 2 et 9 juin, Bernard Ripert et ses avocats s’étaient donc défendus pendant près de 26 heures d’audience des faits qui lui étaient reprochés. En l’occurrence, il avait à l’origine été poursuivi sur demande de son bâtonnier pour avoir tenté de défendre deux de ses clients alors qu’il était sous le coup d’une précédent interdiction d’exercer en utilisant un article peu utilisé du code de procédure pénale. Il lui était aussi reproché d’avoir écrit à un directeur de maison d’arrêt dans des termes ne relevant de la courtoisie à laquelle les avocats sont soumis. De même, il lui était aussi reproché d’avoir tenu des propos peu amènes à destination d’un président de cour d’assises en mars 2014, ainsi qu’à un de ses confrères lors du même procès.

Selon l’arrêt de la cour d’appel, Bernard Ripert a été relaxé de ce dernier fait et reconnu coupable des autres. La cour l’a condamné à trois années d’interdiction d’exercer dont une assortie du sursis.

Me Gallo, un de ses avocats est « abattu, démoralisé que des juges d’un tel niveau puissent à ce point-là être indifférent aux exigences légales. Abattu sur le plan humain aussi parce que condamner un homme de 65 ans à ne plus travailler pendant deux ans, c’est une forme de condamnation à mort professionnelle. Surtout quand on sait qu’il a déjà été condamné à un an plus quatre mois. Si c’était un film, on titrerait « un avocat à abattre ». Cet arrêt sera sans doute cassé par la cour de cassation, mais dans le délai, il est exclu. C’est un carton rouge pour lui. Pas un jaune. Devant les confrères, devant l’opinion publique, les juges ont dit « on ne veut plus de vous dans la profession ». Le pire c’est que ce sont les magistrats, ceux contre lesquels nous nous battons, qui éliminent l’avocat. On passe d’une relaxe à une condamnation de trois ans dont deux ferme. Je ne comprends pas qu’on laisse aux magistrats le droit d’élimination professionnelle d’un avocat.»

Par F.M. | Publié le 23/06/2016 à 14:16 |Mis à jour il y a environ 1 heures Vu 321 fois

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/c-est-une-radiation-lance-l-avocat-bernard-ripert-apres-sa-condamnation-3-ans-d-interdiction-d-exercer-1032081.html

« C’est une radiation! », lance l’avocat Bernard Ripert après sa condamnation à 3 ans d’interdiction d’exercer

 

Me Bernard Ripert, jugé en appel pour des manquements disciplinaires, a été condamné à 3 ans d’interdiction d’exercer, dont un an avec sursis, ce jeudi 23 juin, par la cour d’appel de Grenoble. « C’est une radiation! », a commenté l’avocat aujourd’hui âgé de 66 ans.

  • Par Franck Grassaud
  • Publié le 23 juin 2016 à 15:12, mis à jour le 23 juin 2016 à 15:30
© France 3 Alpes Me Ripert
« La cour d’appel a statué hors la loi. C’est en dehors de toute jurisprudence que cette décision a été prise pour m’enpêcher de défendre un certain nombre de clients, pour qu’ils soient condamnés. Je vais aller en cassation et il est certain que leur décision va être cassée car l’appel du procureur était illégal », c’est ainsi que Bernard Ripert a commenté la décision de la cour d’appel qui le prive de défense durant 2 ans.« C’est une ignominie totale », a encore lancé l’avocat joint par France 3 Alpes.Lors de l’audience, les défenseurs de Me Ripert avaient pointé 3 erreurs dans l’appel du procureur général, notamment une date erronée. Paul Michel avait fait appel d’une décision prise le 9 mai, alors que l’affaire Ripert n’avait été traitée que le 11.

Une série de reproches

Si Ripert s’est retrouvé devant cette cour, ce n’était pas à cause du conseil régional de discipline, qui l’a relaxé, mais à cause du parquet général dirigé par Paul Michel. Ce dernier lui reproche de multiples incidents qualifiés de « comportement dilatoire » par la cour, mais aussi d’avoir voulu défendre des clients devant deux cours d’assises alors qu’il était sous le coup d’une suspension provisoire à la suite d’une précédente condamnation.

Egalement en cause, un courrier dans lequel l’avocat demandait à un directeur de prison s’il se croyait « en 1942 avec son surveillant minable ». Mais c’est surtout le troisième grief, intervenu au cours d’un procès d’assises en mars 2015 à Grenoble qui a concentré les débats: « il est préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après », avait alors lancé Me Ripert au président de la cour.

Le procureur général y a vu un « harcèlement », une « manoeuvre d’intimidation » dont le magistrat « ne se relèvera pas », ayant essayé de se suicider pendant une suspension d’audience.

« Ce qui lui est arrivé n’a rien à voir avec moi », avait rétorqué Me Ripert pendant l’audience, reconnaissant seulement des « interventions intempestives » au cours de l’audience.

 

http://www.20minutes.fr/lyon/1871959-20160623-grenoble-avocat-bernard-rippert-suspendu-pendant-deux-ans

Grenoble: L’avocat Bernard Ripert suspendu pendant deux ans

 

JUSTICE Le parquet général lui reproche d’avoir multiplié les incidents dans et en dehors des salles d’audience…

(FILES) This file photo taken on April 2, 2013 shows French lawyer Bernard Ripert standing at Lyon's criminal courtroom.  French lawyer Bernard Ripert has been placed on May 23, 2016 in a psychiatric unit following a medical exam while he was held in police custody. / AFP PHOTO / JEFF PACHOUD
(FILES) This file photo taken on April 2, 2013 shows French lawyer Bernard Ripert standing at Lyon’s criminal courtroom. French lawyer Bernard Ripert has been placed on May 23, 2016 in a psychiatric unit following a medical exam while he was held in police custody. / AFP PHOTO / JEFF PACHOUD – AFP

C.G.

    • Publié le 23.06.2016 à 16:41
    • Mis à jour le 23.06.2016 à 16:55

 

Le couperet est tombé. L’avocat Bernard Ripert a été condamné jeudi par la cour d’appel de Grenoble à trois années d’interdiction d’exercer dont une avec sursis. Le magistrat était jugé pour des manquements disciplinaires. « C’est une radiation », a-t-il déclaré à l’annonce de ce résultat, précisant qu’il allait se pouvoir en cassation.

« Cela ne changera pas grand-chose à ma situation. Je ne sais pas ce que je vais faire professionnellement mais cette nouvelle sanction injuste et illégale sonne à nouveau le glas de ma carrière », poursuit-il dans un communiqué.

« Condamner un homme de 66 ans à ne plus travailler pendant deux ans, c’est une forme de condamnation à mort professionnelle », s’est ému Ronald Gallo, l’un de ses avocats, interrogé par Le Dauphiné Libéré, parlant d’ « élimination professionnelle ».

De la relaxe à la condamnation

Bernard Ripert avait pourtant été relaxé par le conseil régional de discipline. Mais le parquet général a fait appel, lui reprochant d’avoir multiplié les incidents dans et en dehors des salles d’audience.

En mars 2015, il avait notamment lancé au président de la cour d’assises de l’Isère qu’il était « préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après ». Le procureur général avait alors vu dans cette déclaration une tentative « d’intimidation ». Le magistrat, critiqué ce jour-là par l’avocat, avait ensuite tenté de mettre fin à ses jours pendant une suspension d’audience.

Coutumier des coups d’éclat, Bernard Ripert, souvent présenté comme l’avocat « historique » d’Action directe, avait été interpellé le mois dernier à son domicile, avant d’être interné de force dans un hôpital psychiatrique. La justice lui reprochait d’avoir adopté « une attitude menaçante » devant un magistrat de la cour d’appel qui avait statué sur un dossier de sanction disciplinaire le concernant.

>> A lire aussi : Grenoble: Vif émoi après l’internement d’office de l’avocat Bernard Ripert

 

http://www.lepoint.fr/societe/l-avocat-bernard-ripert-interdit-d-exercer-pendant-3-ans-23-06-2016-2049167_23.php

L’avocat Bernard Ripert interdit d’exercer pendant 3 ans

AFP

Publié le 23/06/2016 à 16:52 | AFP

L'ancien avocat d'Action Directe (AD) Bernard Ripert, le 2 avril 2013 à Lyon
L’ancien avocat d’Action Directe (AD) Bernard Ripert, le 2 avril 2013 à Lyon

 

Bernard Ripert, ancien avocat de l’organisation armée d’extrême gauche Action Directe, a été condamné jeudi par la cour d’appel de Grenoble à trois ans d’interdiction d’exercer, dont un an avec sursis, dans le cadre de poursuites disciplinaires.

La cour d’appel n’a pas prononcé la radiation de l’avocat, requise par le procureur général Paul Michel, estimant que cette peine était « disproportionnée au regard des faits commis », selon l’arrêt consulté par l’AFP.

« Leur décision correspond pour moi à une radiation », a cependant estimé Me Ripert, qui vient d’avoir 66 ans.

« Une fois de plus, les magistrats de la cour d’appel de Grenoble se sont vautrés dans l’illégalité comme certains animaux le font dans leurs déjections », a poursuivi le pénaliste grenoblois, brièvement interné en psychiatrie fin mai.

Il a évoqué une « décision inique et inadmissible qui sera à coup sûr cassée » par la cour de cassation.

« C’est un tombeau que la cour d’appel vient de dresser », a commenté Me Ronald Gallo, un de ses défenseurs, parlant d’une « condamnation à mort sur le plan professionnel ». « Ils n’ont pas osé le radier mais ils font semblant, c’est hypocrite », a-t-il ajouté.

Le tonitruant avocat à la barbe blanche, soutenu par de nombreux confrères et des manifestants lors de son procès, était poursuivi pour divers manquements.

Dans son arrêt, la cour souligne ainsi « la gravité des propos » tenus par l’avocat devant une cour d’assises en mars 2015, propos qu’elle juge « motivés par la volonté » d’ »entraver le fonctionnement » de la cour en « déstabilisant son président ».

Me Ripert avait lancé au président qu’il était « préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après ».

Les magistrats pointent aussi la « violence des accusations portées » par Me Ripert dans un courrier adressé à un directeur de maison d’arrêt: l’avocat avait demandé au fonctionnaire s’il se croyait « en 1942 avec son surveillant minable ».

Enfin, la cour d’appel relève la « volonté manifeste » de l’avocat de ne pas respecter les sanctions disciplinaires déjà prononcées (trois sanctions depuis 2009).

Alors qu’il était déjà sous le coup d’une interdiction d’exercer d’un an, Me Ripert avait voulu défendre des clients devant deux cours d’assises. Il avait alors invoqué l’article 275 du Code de procédure pénale qui permet à un accusé de se faire défendre par un ami aux assises.

23/06/2016 16:48:19 -  Grenoble (AFP) -  © 2016 AFP

Le procureur de Brest va mal et dit son malaise

Plusieurs journaux s’en font l’écho depuis hier.

Compatissons…

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/le-procureur-de-brest-hausse-le-ton-apres-une-liberation-de-detenu-1466529166

Le procureur de Brest hausse le ton après une libération de détenu

 

Par Benjamin Bourgine et Hervé Cressard, France Bleu Breizh Izel mardi 21 juin 2016 à 20:22

 

Justice
Justice © Radio France – Matthieu Boucheron

 

Le procureur Eric Mathais dénonce les dysfonctionnements liés au nouveau système d’escorte judiciaire. Parce que ni les policiers ni l’administration pénitentiaire ne pouvaient l’escorter au tribunal, un trafiquant de drogue présumé a été remis en liberté.

Ce n’est pas le premier dysfonctionnement de ce genre. La situation avait été envisagée, nous vous en parlions déjà à la fin avril dans cet article. Mais là, c’est le procureur de la république, à Brest, qui prend la parole sur le sujet.

Un trafiquant de drogue présumé remis en liberté

Ce mardi après-midi un prévenu incarcéré à la maison d’arrêt de Brest devait être jugé pour un trafic de drogue, plusieurs transports de drogue entre Paris et Brest, et à chaque fois, pour des quantités importantes de cocaïne. L’homme n ‘est pas un primo-délinquant. Incarcéré une première fois, il est remis en liberté, mais il viole son contrôle judiciaire et se réfugie au Maroc, il est ensuite interpellé a son retour à Brest.

La nouvelle organisation pose problème

Depuis mai, l’administration pénitentiaire et son pôle basé a Lorient s’occupe des escortes entre les maisons d’arrêt et les tribunaux. C’était « impossible aujourd’hui » avait prévenu l’administration (pas de personnel disponible) et le commissariat ne pouvait pas assurer non plus cette escorte. Le prévenu a refusé, c’est son droit, d’être jugé avec le système vidéo, et comme son délai de détention provisoire allait être dépassé, le tribunal l’a donc remis en liberté, avec un contrôle judiciaire strict en attendant une convocation devant le tribunal en octobre. Si bien sûr il ne prend pas la fuite avant.

Pas très motivant pour les enquêteurs – Eric Mathais, procureur

Voilà ce qu’en dit le procureur de la république à Brest, Eric Mathais :  » C’est une situation qui rajoute de graves dysfonctionnement dans un fonctionnement judiciaire, qui était déjà très délicat. Nous n’arrivons plus à juger les gens aux dates qui étaient prévues. Il y a des risques à l’ordre public, demain, ça pourrait être quelqu’un de violent, qui pourrait commettre de nouveaux faits, et ce n’est pas très motivant pour les enquêteurs « .

Et Eric Mathais de proposer la création d’un pôle d’escorte judiciaire à Brest pour le Finistère, et une meilleure coopération avec la police, car exceptionnellement la police peut être saisie pour une escorte. Mais à Brest, où il y a déjà sous-effectif c’est loin d’être évident.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/extractions-judiciaires-le-procureur-mathais-hausse-le-ton-22-06-2016-11118457.php

Détenu libéré à Brest. Le procureur Mathais hausse le ton

 

Publié le 22 juin 2016 à 08h05

Photo thématique Julien Vaillant, prison de Saint-Brieuc.
Photo thématique Julien Vaillant, prison de Saint-Brieuc.

 

Nouvel épisode dans la série des extractions judiciaires où, cette fois-ci, un détenu n’ayant pu être conduit au tribunal de Brest a été libéré, en attendant une nouvelle convocation en octobre. La goutte d’eau de trop pour le parquet, qui sort de sa réserve.

 

« Je vous remercie de m’avoir épargné la question de comment j’allais ». Dans la bibliothèque du palais de justice, le procureur Mathais cache difficilement une colère sourde contre le nouveau mode des extractions judiciaires, mis en place depuis le 1e r mai. En ce jour d’été, ce qu’il craignait est arrivé. Un prévenu de 36 ans, en détention provisoire, n’a pas pu être extrait de ses geôles. Comme il avait refusé la visioconférence, ce qui est un droit, il a fallu trancher sur sa détention. Et il a été libéré, « sous contrôle judiciaire strict », bougonne le procureur qui indique que l’homme était poursuivi pour un trafic relativement important de stupéfiants. « Il a déjà été condamné auparavant et, lors de cette affaire qui a donné lieu à une instruction, il a bafoué son contrôle judiciaire. Le 5 juin 2014, un mandat d’arrêt était délivré contre lui mais il n’a pu être rattrapé qu’en mars 2016. Ce jour-là, il avait encore une petite quantité de drogue ». L’homme devrait être jugé en octobre, « mais rien ne dit qu’il se présentera à l’audience », re-bougonne le procureur Mathais, qui voit dans ce feuilleton « des larges signes de dysfonctionnement de la justice ».

Le procureur de Brest va mal et dit son malaise dans Attentats detenu-libere-a-brest-le-procureur-mathais-hausse-le-ton_2958699

Des services pénitentiaires insuffisants

Les premiers à porter le chapeau, selon lui, sont les services pénitentiaires notoirement sous-dotés en effectifs. « Pour garantir des extractions judiciaires, prévues depuis 2011 pour une bascule au 1e r mai 2016, des pôles régionaux d’extractions judiciaires ont été créés. Brest dépend de Lorient, où nous ne savons même pas combien d’agents travaillent. 13 ou 15 ». Pour en bénéficier, il faut s’organiser. Prévenir, sans garanties. « Ubuesque. Là où nous mettions un quart d’heure entre la maison d’arrêt et le tribunal, il  faut que les trois agents partent de Lorient, arrivent à la maison d’arrêt, viennent au tribunal, repartent à la maison d’arrêt et filent vers Lorient ». Et encore, rit-il jaune, « c’est pire pour Quimper ». Depuis le 1e r mai, « j’ai requis 169 extractions pour 65 réponses positives. Des fois, ils ne répondent même pas ». Et de s’agacer : « Je ne comprends toujours pas pourquoi Brest n’a pas ce pôle. Lors d’une réunion, les gendarmes et les policiers disaient qu’auparavant, pour les jours chauds, il  leur fallait de 30 à 40 hommes ».

Le rôle de la police évoqué

Si le procureur n’épargne guère les services de la prison, il dit ne pas toujours comprendre non plus l’attitude de la police à Brest. « Je sais bien que cette tâche a été transférée mais je  suis assez troublé par l’attitude du commissariat. La loi me permet encore de requérir pour garantir des extractions qui sont urgentes et cela se passe bien à Vannes, Lorient ou Saint-Brieuc. Ici, on me dit que les forces affectées ont été redéployées et sur les seize fois que j’ai demandé de l’aide, la police n’a accepté que six fois et la gendarmerie, dont la prison n’est pas sur son territoire, deux fois. La position est rigide et je me lasse de devoir négocier, au cas par cas. Ce n’est pas ce qui est prévu par la loi », égratigne le procureur Mathais. En attendant, ce soir, la « justice pénale reste désorganisée » et le procureur Mathais n’a pas passé un très bon premier jour d’été.

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-un-detenu-libere-le-procureur-irrite-4314746

Brest. Un détenu libéré, le procureur irrité…

 

Brest – Publié le 22/06/2016 à 07:31

  • Éric Mathais : « Du fait des défauts d’extractions, des 27 % des audiences prévues ont dû être renvoyées. »
    Éric Mathais : « Du fait des défauts d’extractions, des 27 % des audiences prévues ont dû être renvoyées. » | Ouest-France

Depuis mai 2016, les transports de détenus doivent être effectués par les agents pénitentiaires. Un système que dénonce le procureur de la République de Brest Éric Mathais.

 

Quelle est la raison de votre colère ?

Pour la première fois à Brest depuis que les extractions judiciaires sont passées des forces de police à l’administration pénitentiaire, en mai, une libération « intempestive » a eu lieu, faute de pouvoir faire venir le détenu à son procès.

Que s’est-il passé ?

Cette affaire de stupéfiants avait déjà été renvoyée deux fois, dont l’une parce qu’il n’y avait de solution d’extraction. La troisième fois (hier), cela n’a pas non plus été possible. L’administration a fait savoir il y a seulement quatre jours qu’elle n’était pas en mesure de le faire. L’intéressé avait refusé d’être jugé par visio-conférence. Le tribunal a considéré qu’il n’y avait pas de circonstances exceptionnelles pouvant empêcher cette extraction, il a mis fin à la détention provisoire et l’a placé sous contrôle judiciaire. On atteignait le maximum de la détention le 4 juillet. L’affaire a été renvoyée en octobre 2016. Il se présentera… ou pas. Cet homme avait déjà violé son contrôle judiciaire en 2013, avant d’être interpellé en mars 2016…

D’où vient ce dysfonctionnement ?

L’administration pénitentiaire a créé des pôles régionaux d’extraction judiciaire (PREJ). La maison d’arrêt de Brest dépend du PREJ de Lorient. Pour extraire un détenu de Brest, il faut que trois fonctionnaires viennent de Lorient, ça n’est pas rationnel… Sachant qu’il n’y a que 13 agents du PREJ à Lorient, qui gère Brest, Quimper, Vannes et Lorient. Et quand trop d’extractions sont prévues, on ne peut pas faire appel à d’autres surveillants des maisons d’arrêt, seulement à d’autres agents de PREJ.

Les policiers et les gendarmes ne peuvent pas les remplacer ?

Je considère que la loi me permet toujours de faire appel à eux. Ce n’est pas l’avis du commissaire de Brest. La mission ne lui incombe plus, donc il ne comprend pas que l’administration pénitentiaire ne l’assume pas. Et il a redéployé ses effectifs sur d’autres missions. Il n’accepte que dans des cas très précis, il faut négocier. Depuis mai, j’ai fait 16 fois appel aux forces de l’ordre : la police a accepté six fois, la gendarmerie deux fois.

La situation paraît très compliquée…

Je regrette la position du commissaire, mais je regrette avant tout que l’organisation pénitentiaire n’assure pas sa mission. On ne juge plus comme on le devrait. La justice pénale se désorganise, les dysfonctionnements se multiplient. Des gens vont retourner en détention provisoire et être jugés plus tard. Là aussi c’est choquant. Ou on sera confronté à d’autres libérations intempestives.

Quelle pourrait être la solution ?

La création d’un PREJ à Brest. C’est incompréhensible qu’il n’y en ait pas. Brest est une grosse maison d’arrêt (450 détenus), loin de Lorient, et qui dessert deux tribunaux. J’ai demandé, je n’ai pas eu de réponse.

 

http://www.cotebrest.fr/2016/06/22/extraction-judiciaire-le-procureur-de-la-republique-se-fache/

Extraction judiciaire : le procureur de la République se fâche !

 

Pas content Éric Mathais. Mardi 21 juin 2016, un prévenu dans une affaire de trafic de stupéfiants a dû être remis en liberté parce qu’il n’a pu être conduit au tribunal.

 

22/06/2016 à 10:18 par yannguenegou

Éric Mathais, procureur de la République du tribunal de grande instance de Brest.
Éric Mathais, procureur de la République du tribunal de grande instance de Brest.

Pour la première fois depuis que la charge de l’extraction judiciaire a été confiée à l’administration pénitentiaire, c’est-à-dire depuis le 1er mai 2016, nous avons eu, mardi 21 juin 2016, une libération que je qualifie d’intempestive, au tribunal de Brest.

Éric Mathais, le procureur de la République du TGI de Brest, ne décolère pas.

Pas d’escorte

Concrètement, le prévenu n’a pu être conduit de la Maison d’arrêt de Brest, où il était en détention provisoire, jusqu’au au tribunal. Faute d’escorte !

Brest avec le Prej de Plœmeur

Cette mission d’extraction judiciaire incombait, jusqu’au 1er mai 2016, aux policiers et gendarmes. Depuis cette date, elle est assurée par les agents des Pôles régionaux d’extraction judiciaire (Prej), spécialement créés.
La Maison d’arrêt de Brest (450 détenus) dépend du Prej de Plœmeur (près de Lorient), qui compte 13 à 15 agents pour s’occuper des prisons de Vannes, Lorient, Quimper et donc Brest.
Et qui, pour escorter un prévenu de la prison au tribunal brestois, doivent couvrir les 140 km séparant la ville morbihannaise de la cité du Ponant, assister à l’audience, ramener (en général) le prévenu à la Maison d’arrêt et re-parcourir les 140 km dans l’autre sens. Autant dire que les trois agents sont mobilisés une bonne partie de la journée pour une affaire.

Administration pénitentiaire et police ?

Que s’est-il passé mardi 21 juin 2016 ? L’administration pénitentiaire a informé le tribunal qu’elle ne pourrait pas assurer l’extraction judiciaire.

Nous avons été prévenus quatre jours avant. Certaines fois, c’est simplement 48 h.

Éric Mathais a alors pris contact avec le commissaire central de police de Brest, Régis Allégri, comme l’y invite la circulaire de la Garde des sceaux du 2 septembre 2011.

Qui prévoit qu’en cas d’impossibilité de faire de l’administration pénitentiaire, le tribunal peut faire appel aux forces de sécurité intérieure.

La police brestoise a dit ne pas être en mesure de fournir l’escorte.

Un trafic de stupéfiants

Nous devions juger un homme de 36 ans, avec trois autres prévenus, dans un dossier de trafic de stupéfiants (cocaïne, cannabis et argent liquide) entre Paris et Brest.

Une première audience devait se tenir le 21 avril 2016 : l’homme n’avait pu être jugé du fait d’un rôle (liste des affaires appelées, NDLR) trop important, le prévenu avait alors pu être maintenu en détention.

Le jugement avait été renvoyé au 9 juin 2016 : l’administration pénitentiaire n’a pu assurer l’extraction judiciaire, la police de Brest non plus puisque, ce jour-là, ses effectifs étaient mobilisés sur la grève contre la loi Travail, notamment du côté du port. Comme il s’agissait de circonstances exceptionnelles, nous avions pu reporter le jugement et maintenir encore le prévenu en détention.

Libéré sous contrôle judiciaire

Jusqu’à ce 21 juin où administration pénitentiaire et police ont donc, une nouvelle fois, indiqué ne pas être en mesure de fournir l’escorte. Et dans la cas présent, il n’y avait aucune circonstance exceptionnelle.

La détention provisoire s’achevait le 4 juillet, nous ne pouvions fixer une date avant cette échéance, nous avons été contraints de libérer le prévenu sous contrôle judiciaire.

C’est-à-dire qu’il aura, notamment, obligation de pointer à la gendarmerie de son domicile quatre fois par semaine, interdiction de porter une arme, de quitter les limites du département du Finistère, obligation de remettre sa carte d’identité, son passeport, son permis de conduire.

Dossier renvoyé

« Je précise que le prévenu avait refusé un jugement par visio-conférence, ce qui est dans son droit. Le dossier a été renvoyé au 20 octobre 2016 à 13 h 30. Se présentera-t-il ? », s’interroge le procureur. L’affaire pourra être jugée, mais l’homme étant dans la nature…

Une désorganisation

Au-delà de ce dossier, qui montre un dysfonctionnement, j’avoue être assez troublé. Intellectuellement, de remettre en liberté un prévenu sans pouvoir le juger. Mais également parce que nous aboutissons là à une désorganisation de la justice pénale. Sur 169 extractions requises par nos services à l’administration pénitentiaire entre le 1er mai et le 20 juin, nous avons eu 123 réponses : près de la moitié stipulait l’impossibilité d’assurer l’escorte. Dans seize cas, nous avons sollicité les forces de sécurité intérieure : six fois la police a accepté, la gendarmerie deux fois (soit huit fois sur seize).

Pour la création d’un Prej à Brest

Et le procureur de la République de conclure :

Je regrette la position du commissaire central de Brest qui refuse d’assurer l’extraction, expliquant avoir redéployé les effectifs auparavant dédiés à ces missions sur d’autres. Mais je regrette surtout la mauvaise organisation de l’administration pénitentiaire qui, de surcroît, alourdit la charge de travail du tribunal. Treize ou quinze agents pour le Prej de Plœmeur, c’est insuffisant. Et il serait beaucoup plus judicieux de créer un Prej à Brest, compétent pour Brest et Quimper. Nous connaîtrons sans soute d’autres libérations intempestives. Un vrai risque de trouble à l’ordre public existe parce que ce sont des situations imcompréhensibles  pour nos concitoyens.

 

Rue de Denver, 29200 Brest, France

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/extractions-judiciaires-le-ras-le-bol-du-procureur-de-brest-1030937.html

Extractions judiciaires : le ras-le-bol du procureur de Brest

 

Le nouveau mode des extractions judiciaires n’en finit pas de faire parler de lui. Cette fois, un détenu a été libéré, faute de pouvoir l’acheminer au tribunal de Brest. Le procureur de Brest a dit son ras-le-bol.

  • Par Baptiste Galmiche
  • Publié le 22 juin 2016 à 13:03, mis à jour le 22 juin 2016 à 21:20

© Gilbert Queffelec / France 3 Bretagne© Gilbert Queffelec / France 3 Bretagne

Trop, c’est trop. Le procureur de la République de Brest ne cesse de fulminer des reproches à l’égard du nouveau mode d’extractions judiciaires.

Et il y a de quoi : un détenu, qui n’a pas pu être conduit au tribunal, a été libéré. L’homme de 36 ans devait être jugé pour un important trafic de stupéfiants.

Services pénite​ntiaires

Depuis le dispositif mis en place le 1er mai dernier, les services pénitentiaires sont chargés de l’escorte des prisonniers, de la maison d’arrêt jusqu’au tribunal.

Problème : seuls deux pôles ont été mis en place, à Rennes (35) et à Lorient (56). Le Finistère en est dépourvu. « Il est invraisemblable de faire venir des fonctionnaires en véhicule depuis Lorient pour assurer un trajet qui ne dure qu’un quart d’heure entre la maison d’arrêt et le tribunal de Brest ! » assène le procureur Mathais.

Faute de pouvoir être acheminé au tribunal de Brest, et ayant, dans son droit, refusé la vidéoconférence, l’homme de 36 ans a donc été libéré sous contrôle judiciaire.

La police montrée du doigt

Alors que la loi permet au procureur de faire appel à la police et à la gendarmerie pour garantir des extractions urgentes, M. Mathais fait le constat, dans le Télégramme, que « sur les 16 fois que j’ai demandé de l’aide, la police n’a accepté que six fois et la gendarmerie, dont la prison n’est pas sur son territoire, deux fois. »

« On me dit que les forces affectées ont été redéployées« , conclut-il.

Reportage : M. Le Morvan / G. Queffelec / G. Hamon.

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Extractions judiciaires : le ras-le-bol du procureur de Brest

 

Le nouveau mode des extractions judiciaires n’en finit pas de faire parler de lui. Cette fois, un détenu a été libéré, faute de pouvoir l’acheminer au tribunal de Brest. Le procureur de Brest a dit son ras-le-bol. Reportage : M. Le Morvan / G; Queffelec / G. Hamon. Interviews : – Éric Mathais, procureur de Brest ; – Ronan Appéré, avocat.

Interviews :
- Éric Mathais, procureur de Brest ;
- Ronan Appéré, avocat.

Mark Zuckerberg et le directeur du FBI sont-ils paranos ?

MDR !

Leurs portables ressemblent au mien !

A bien y regarder, ils ne sont quand même pas identiques, je fais les choses plus proprement : je colle avec un morceau de scotch un cache fabriqué avec un bout de papier opaque, de manière à garder une caméra toute propre que je me réserve ainsi la possibilité d’utiliser en cas de besoin.

 

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/mark-zuckerberg-masque-la-webcam-de-son-macbook-parano-ou-prudent_1805015.html

Mark Zuckerberg masque la webcam de son Macbook: parano ou prudent?

 

Par , publié le 22/06/2016 à 15:24 , mis à jour à 16:29

 

La photo de Mark Zuckerberg, qui célébrait Instagram, est devenue le symbole des dérives de Big Brother et des failles de la sécurité informatique.
La photo de Mark Zuckerberg, qui célébrait Instagram, est devenue le symbole des dérives de Big Brother et des failles de la sécurité informatique.Facebook

 

Le patron de Facebook recouvre d’une bande adhésive opaque la webcam et le micro de son ordinateur par peur de l’espionnage informatique. Un détail qui devrait susciter des prises de conscience.

 

Mark Zuckerberg utilise peut-être des mots de passe insuffisamment sécurisés, mais il n’est pas né de la dernière pluie. Le patron de Facebook est bien placé pour le savoir, un pirate informatique est capable de prendre le contrôle de n’importe quel ordinateur.

Sur une photo publiée mardi pour célébrer les 500 millions d’inscrits à Instagram, on voit Mark Zuckerberg à son bureau. Un internaute a judicieusement remarqué qu’on pouvait observer que la webcam et le microphone de son ordinateur portable étaient recouverts de bande adhésive. Pourquoi? Pour se protéger bien sûr.

Gizmodo assure qu’il s’agit bien de son bureau, en se basant sur une vidéo Facebook Live d’il y a quelques mois. Dans celle-ci, le patron de Facebook faisait visiter aux internautes ses locaux, et notamment l’endroit où se trouve son bureau dans l’immense open-space. L’environnement correspond, en effet.

Pas besoin d’aller chercher bien loin pour découvrir que les micros s’utilisent facilement. Début juin, une énième polémique concernant Facebook éclatait. Lancée par les doutes d’une enseignante américaine, qui accusait le réseau social d’écouter les conversations de ses membres par l’intermédiaire du micro de leur smartphone, pour leur servir des publicités ciblées.

Facebook a démenti, précisant utiliser « uniquement votre microphone pour identifier les contenus que vous écoutez ou regardez, en fonction de la musique et des émissions de télévision que nous sommes en mesure d’identifier », lors d’une mise à jour de statut. La firme a indiqué que cette fonction n’était « disponible qu’aux États-Unis pour le moment ».

Le microphone et la webcam du Macbook de Mark Zuckerberg ont été recouverts de bande adhésive.
Le microphone et la webcam du Macbook de Mark Zuckerberg ont été recouverts de bande adhésive.Facebook

 

Dans ce dernier cas, il ne s’agit pas de piratage. Mais un ordinateur attaqué peut devenir sans qu’on s’en aperçoive le meilleur espion qui soit, en captant l’image et le son environnant. Ce que redoute Mark Zuckerberg, c’est l’espionnage industriel.

Le directeur du FBI aussi

Le directeur du FBI lui-même expliquait en mai dernier: « Je mets un morceau d’adhésif sur la webcam parce que j’ai vu quelqu’un de plus malin que moi le faire », note le Guardian. Le quotidien britannique ajoute que l’association de lutte pour les libertés numériques Electronic Frontier Fondation (EFF) vend depuis 2013 des autocollants spécialement faits pour recouvrir les webcams, sur lesquels il est inscrit « Ces autocollants sont une technologie anti-surveillance impossible à pirater ».

D’aucuns observeraient que l’ordinateur de Zuckie est un Macbook, et que les ordinateurs d’Apple sont mieux protégés contre les intrusions. Et le Guardian, dans un autre article, explique que la petite diode à côté de la webcam des Macbook s’allumerait presque à coup sûr si la caméra était activée. Numerama, pourtant, a des doutes et rappelle la mésaventure d’une Américaine dont le Macbook avait été piraté pendant plusieurs mois en 2013 par un ancien camarade, voyeur de son état.

Mark Zuckerberg est donc peut-être parano, mais un parano bien inspiré.

Attentats « islamistes » : la religion a bon dos…

Depuis mars 2012, plusieurs attentats « islamistes » ont été commis sur le sol français, quelques-uns aussi dans d’autres territoires occidentaux, comme la tuerie survenue à Orlando en Floride il y a quelques jours.

Ils se succèdent les uns aux autres et se ressemblent plus ou moins.

Qu’ils soient peu ou très organisés, leurs cibles semblent presque toujours avoir été choisies parmi des individus ou des lieux connus de leurs auteurs, qui tuent bien davantage leurs plus proches prochains que des étrangers ou d’éventuels ennemis.

Mohamed Merah : a tenté de s’engager dans l’Armée française à deux reprises, en 2008 et 2010; a tué des militaires français comme lui d’origine maghrébine; il avait aussi prévu de tuer le policier dont il était le plus proche, d’origine semblable; par ailleurs, si l’épouse de son frère aîné est juive, ses enfants, neveux et nièces de Mohamed Merah, sont juifs eux aussi; il est resté dans sa région d’origine;

Charlie Hebdo : des gauchos de Paris tuent des gauchos de Paris; no comment;

Montrouge : un noir tue une noire; il avait peut-être d’autres projets, mais elle est apparue dans son champ de vision; c’est elle qu’il a tuée;

Hyper Cacher : seconde cible d’Amédy Coulibaly, d’origine malienne, emploie des sans-papiers d’origine malienne, notamment le manutentionnaire Lassana Bathily;

Yassin Salhi : tue son patron qui l’a réprimandé;

13 novembre 2015 : les frères Abdeslam, de nationalité française, qui venaient de perdre leur café dans un quartier populaire de Bruxelles-Capitale, ont ciblé plusieurs cafés et restaurants d’un quartier populaire de Paris, capitale française; fêtards et footeux, ils ont aussi pris pour cibles un concert de rock et un match de football;

22 mars 2016 : le huitième suspect inculpé travaillait à l’aéroport international de Zaventem ; on notera au passage qu’un attentat à cette date était prévu depuis le mois d’octobre 2015, comme je le craignais;

Omar Mateen : fréquentait régulièrement le Pulse à Orlando et pourrait avoir eu des tendances homosexuelles.

Dans tous les cas, les tueurs semblent ne jamais sortir de leurs préoccupations ou de leur environnement les plus familiers – des refuges autant que des soucis très personnels à « régler ».

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/03/21/mohamed-merah-a-tente-deux-fois-de-s-engager-dans-l-armee_804710

Mohamed Merah a tenté deux fois de s’engager dans l’armée

 

— 21 mars 2012 à 13:51

 

L’armée de terre l’avait rejeté en raison de ses antécédents judiciaires, puis il avait renoncé à la Légion étrangère au dernier moment.*

 

  • Mohamed Merah a tenté deux fois de s’engager dans l’armée

Mohamed Merah, l’homme de 23 ans soupçonné d’être le tueur de Montauban et de Toulouse, a tenté à deux reprises sans succès de s’engager dans l’armée, d’abord dans l’Armée de terre, en 2008, puis deux ans plus tard dans la Légion étrangère, a-t-on appris auprès de la Défense.

En janvier 2008, il s’est présenté au CIRFA de Lille, le centre régional d’information et de recrutement des forces armées, pour ouvrir un dossier, a indiqué à l’AFP le chef du Sirpa Terre, le colonel Bruno Lafitte.

Mohamed Merah était alors âgé de 19 ans. «Il a passé l’ensemble des évaluations, mais l’enquête sur ses antécédents judiciaires a conclu au rejet de sa candidature», a-t-il précisé.

En 2010, il s’est ensuite présenté au point d’information de la Légion étrangère de Toulouse où il a été «pris en compte» par les responsables locaux.

Les candidats à la Légion, qui viennent parfois de très loin, sont généralement pris en charge, nourris et hébergés, dans les centres de recrutement avant d’entamer leurs séries d’évaluations et d’entretiens.

Selon le colonel Lafitte, Mohamed Merah a dormi sur place, mais n’a pas participé aux tests de sélection. «Dès le lendemain, il est parti de son propre chef», a précisé le porte-parole de l’Armée de terre.

La Légion étrangère retient moins de 10% des candidats qui se présentent dans ses centres. «Nous sommes sensibilisés au profil des gens qui se présentent. Il y a une enquête sur leurs antécédents judiciaires qui permet déjà de savoir beaucoup de choses», a souligné le colonel, interrogé sur les motivations du suspect.

Mohamed Merah, qui a revendiqué son affiliation à Al-Qaeda, est soupçonné d’avoir tué sept personnes, dont trois enfants juifs, et trois parachutistes. Selon les enquêteurs, il avait à son actif plusieurs actes de délinquance et se serait radicalisé lors de deux voyages, en Afghanistan et au Pakistan.

(AFP)

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/10/22/01016-20151022ARTFIG00416-tu-veux-jouer-tu-vas-crever-deux-survivants-racontent-l-attaque-de-coulibaly-a-montrouge.php

«Tu veux jouer, tu vas crever» : deux survivants racontent l’attaque de Coulibaly

 

Cérémonie de remise de médailles de la sécurité interieure

 

Le lendemain des attentats de Charlie Hebdo, Amédy Coulibaly a ouvert le feu sur des policiers à Montrouge. Récit de deux survivants de cette fusillade qui a fait un mort, aujourd’hui décorés pour leur courage.

Dix mois après les attentats de Charlie Hebdo, des héros oubliés viennent d’être décorés. Deux agents de voirie et un policier municipal ont reçu du préfet des Hauts-de-Seine, la médaille d’or de la sécurité intérieure, pour leur acte de bravoure le 8 janvier dernier.

En ce jour sinistre en France au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, Clarissa Jean-Philippe, policière municipale de 25 ans, est abattue par Amedy Coulibaly sur la voie publique à Montrouge dans les Hauts-de-Seine. Trois hommes présents sur les lieux assistent à la scène, et tentent d’intervenir.

«Coulibaly a retourné sa Kalachnikov sur nous. Le seul moyen de survivre, c’était de lui sauter dessus comme une sangsue», confie Laurent, agent de voirie, au Parisien. Ce jour-là, lui et l’un de ses collègues sont appelés pour un banal accident de la circulation, «comme c’est le cas à chaque fois», relate-t-il. Sur place, Clarissa Jean-Philippe, une policière municipale intervient également.

Puis, Laurent dit «sentir quelqu’un qui me tirait par le bras, donc je me suis retourné. Et j’ai vu ce type cagoulé. J’ai tapé sur le bout de la Kalachnikov en pensant que c’était un jouet». Ce dernier affirme qu’il ne comprendra ce qu’il se passe que lorsque des étincelles sont sorties du canon. «Je ne l’ai vu que quand il a commencé à tirer, ajoute son collègue Éric, 46 ans. Je n’ai pas compris ce qui s’est passé. Même le bruit de l’arme, j’ai eu du mal à l’entendre».

Puis, il «prend directement une balle». «J’étais paralysé pendant une ou deux secondes. Mais on comprend que, si on ne réagit pas, on va mourir. Je me suis dit: il ne faut pas que je tombe par terre», se souvient-il. Il est grièvement blessé: la balle a traversé son visage en entrant au-dessus de la lèvre supérieure, elle est ressortie sous l’oreille droite.

«Nos regards, avec (Laurent) se sont croisés. J’ai réussi à me décaler. La douleur arrive, le sang coule. Et ça a été tellement vite que je n’ai pas vu tomber Clarissa», poursuit Eric. Les deux précédents projectiles ont mortellement blessé la policière municipale de 25 ans.

De son côté, Laurent croit que l’arme est factice, «alors je tape dessus, en me disant ‘C’est une blague à la con’, mais j’ai vu la tête d’Eric déformée par la balle et Clarissa qui gémissait. Je me suis dit que mon seul moyen de survie, c’était de lui sauter dessus, se rappelle le quadragénaire. Alors, je lui ai sauté dessus. Et je me suis agrippé comme une sangsue». L’agent municipal s’emporte: «J’ai croisé un taré le 8 janvier. Coulibaly, c’est un taré. C’est clair qu’il était shooté. Ces mecs-là, ils prennent des trucs avant de passer à l’acte. C’est pas du courage», se révolte celui qui a vécu un traumatisme.

Laurent raconte qu’il s’est débattu autant qu’il pouvait contre Coulibaly. Il lui a arraché sa cagoule et a tenté de le frapper. «La seule phrase qu’il a prononcée, c’est: ‘Tu veux jouer, tu vas crever’», rapporte Laurent.

Alors qu’Eric, ensanglanté, a réussi à s’éloigner, Mathis se retrouve «à genoux», mais parvient à saisir d’une main le canon de l’arme du terroriste. «Je me suis dit: ‘Quoiqu’il arrive, ne lâche pas’». Amédy Coulibaly tente alors de mettre son autre main dans la poche, mais Mathis l’en empêche en lui attrapant le bout de la manche. Le tireur le frappe avec le canon du fusil, sort un pistolet Tokarev avec lequel il tente de tirer.

«Pour moi, j’étais mort. Il a fait Clic. Je n’ai pas compris pourquoi j’étais vivant. J’ai appris plus tard que son Tokarev s’était enrayé. Il a rangé son gun, sa Kalach, m’a tourné le dos et est repartie en footing», se rappelle Laurent. Laurent est persuadé que s’il n’avait pas réagi, «il s’en serait pris à l’école juive, juste à côté du lieu du drame». Le lendemain Coulibaly prenait en otages les clients d’un supermarché casher et tuait quatre personnes de confession juive avant d’être abattu par la police.

Aujourd’hui ces héros oubliés vont bien mais ils ont de la rancœur contre les autorités. Ils estiment avoir été «zappés». «Aucun soutien, rien, même pas une poignée de main. J’ai vécu le néant pendant 10 mois», déplore Laurent, alors qu’Eric Urban, qui doit encore subir des soins consécutifs à ses blessures, a «l’impression d’être tombé dans une oubliette». La médaille remise ce jour pourrait atténuer l’amertume mais ne fera jamais oublier les souvenirs traumatisants.

 

http://www.jeuneafrique.com/290912/societe/hyper-cacher-lassana-bathily-papiers-malien-devenu-heros/

France : Lassana Bathily le sans-papiers malien devenu le « héros » de l’Hyper Cacher

 

04 janvier 2016 à 09h28 — Mis à jour le 04 janvier 2016 à 11h14

Par AFP
Attentats

Jadis sans-papiers malien fuyant les contrôles de police, Lassana Bathily, 25 ans, est depuis un an le « héros » de l’Hyper Cacher, devant qui on déroule le tapis rouge. Une nouvelle vie qu’il raconte dans un livre publié mercredi.

« Ah, voilà mon Français préféré! » C’est en ces mots que François Hollande a accueilli à l’Elysée un Lassana Bathily plutôt gêné, le 25 janvier 2015.

« Je ne suis pas un héros », proteste depuis le jeune homme au regard doux, en écho au titre de son livre publié par les éditions Flammarion un an presque jour pour jour après l’attaque.

C’était un vendredi, à quelques minutes de la fin de son service. Lassana Bathily, manutentionnaire, rangeait des cartons de surgelés au sous-sol du supermarché casher, quand il entend des tirs et voit une quinzaine de personnes débouler.

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Charlie Bathily

En haut, un jihadiste, Amédy Coulibaly, a pris en otage des clients et ordonne à une caissière d’aller chercher ceux restés en bas. Une partie remonte, l’autre refuse. Lassana Bathily leur propose d’utiliser le monte-charges pour gagner l’issue de secours.

Personne n’ose le suivre. Alors Lassana Bathily éteint la lumière et le moteur du congélateur où se réfugie le groupe. Et prend seul le monte-charges. « Mon coeur battait si fort que j’avais peur qu’on l’entende ». Il parvient à s’enfuir et aidera la police, en dessinant les plans du magasin.

Le soir, il est interviewé par une équipe de télévision puis rejoint son foyer de jeunes travailleurs. « Le matin je me suis connecté sur Facebook, 800 personnes m’avaient rajouté comme ami. Mon téléphone n’arrêtait pas de sonner. Je me suis dit: « Mais qu’est-ce qu’il m’arrive? »

Son pote Yohan

Quelques jours plus tard, flottant dans un costume neuf, il obtient la nationalité française dont il rêvait « depuis (son) enfance ». Puis rentre auréolé de gloire au Mali, d’où il était parti à 16 ans pour tenter sa chance à Paris.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta félicite son compatriote: tandis qu’Amédy Coulibaly, aussi d’origine malienne, avait « jeté le drapeau malien par terre, tu l’as redressé ».

Depuis, le « blédard » a multiplié voyages et distinctions.

Le monde entier encense ce jeune musulman au fin collier de barbe qui avait l’habitude de prier dans le sous-sol de l’Hyper Cacher et y a ce jour-là sauvé des juifs. Certains otages grincent des dents. « À aucun moment, au sous-sol, je n’ai vu Lassana Bathily accomplir un acte héroïque », écrit Yohann Dorai, expliquant avoir lui-même coupé les fils du moteur du congélateur où il était réfugié.

Yohann Dorai dédie son livre, « Hyper Caché » (Ed. du Moment), à Yohav Hattab, étudiant de 22 ans tué par Coulibaly en tentant de s’emparer d’une de ses armes.

Pour le parrain républicain du jeune Malien, Denis Mercier, qui le suit depuis le lycée, « Lassi » n’est pas un héros mais « un gamin de 25 ans qui a fait un truc bien et tant mieux ».

Le 9 janvier, Lassana Bathily a perdu son « pote » et collègue Yohan Cohen, qu’il appelait « Boss-Boss », tué comme trois autres personnes par Coulibaly. Deux jours plus tard, il apprenait aussi le décès de son petit frère de 19 ans, Boubakar, malade depuis longtemps.

Le tourbillon médiatique s’est estompé, Lassana Bathily a quitté son foyer de jeunes travailleurs pour un logement social et abandonné son job à l’Hyper Cacher pour un emploi à la mairie de Paris.

Mais quelques mois plus tard, la mort s’est rappelée à son souvenir. Le soir du 13 novembre, « je n’étais pas loin du Bataclan ». Comprenant que les attentats recommençaient, « j’ai couru, comme tout le monde ».

Le vendredi suivant, une autre attaque frappait l’hôtel Radisson Blu de Bamako, où il avait séjourné.

Son parrain républicain redoute parfois « qu’il soit pris pour cible, que les terroristes se disent « le petit héros musulman, on va lui faire sa fête » ».

Lassana Bathily, lui, n’a « pas peur ». Il poursuit ses cours de français et a créé une association humanitaire à son nom. « Il faut qu’on soit solidaires, qu’on reste unis ».

 

http://www.vice.com/fr/read/breve-retrospective-des-derniers-attentats-islamistes-sur-le-sol-francais-371

Une brève rétrospective des attentats islamistes commis sur le sol français ces dernières années

 

Par VICE Staff

juin 26, 2015

 

Vue satellite de l’usine Air Products, à Saint-Quentin Fallavier, via Google Maps.

Ce matin, peu avant dix heures, une attaque terroriste a eu lieu sur un site de production d’Air Products, à Saint-Quentin Fallavier, dans l’Isère. L’usine produit du gaz et des produits chimiques – selon François Hollande, le but de l’attaque était de « provoquer une explosion ». Une tête décapitée ainsi qu’un drapeau islamique noir ont été retrouvés sur le site. Le suspect, identifié comme Yassin Salhi, avait fait l’objet d’une mise sous surveillance de 2006 à 2008 suite à sa radicalisation.

On pointe déjà du doigt le manque de sécurité sur les sites à risques comme l’usine de produits chimiques attaquée ce matin, mais aussi les failles des services de renseignement français, qui n’auraient pas surveillé d’assez près Yassin Salhi. Sans oublier, bien sûr, la question du sort des musulmans français, victimes collatérales d’une diabolisation médiatique qui ne s’est pas atténuée au cours de ces dernières décennies.

Cette nouvelle attaque terroriste, la 10ème en un peu plus de dix ans, fait monter à 31 le nombre de victimes à avoir été tuées par le terrorisme islamique sur le sol français depuis les attentats du World Trade Center aux États-Unis. Voici un récapitulatif des attentats commis en France lors de ces dix dernières années.

Attentats à la bombe contre l’ambassade d’Indonésie à Paris
Le 8 octobre 2004, au petit matin, une bombe explose devant l’ambassade d’Indonésie à Paris, faisant 10 blessés légers. Cette attaque est revendiquée par le Front islamique armé français. Le groupe réclame la libération de membres du Groupe islamique armé, à l’origine de la vague d’attentats de 1995 et 1996. L’attaque survient également dans le contexte tendu de la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques, que les terroristes veulent voir retirée. Si l’attentat ne fait pas de dégâts sérieux, il est le premier signe d’une activité terroriste d’inspiration islamique sur le sol français depuis le 11 septembre 2001.

Attentats contre des civils juifs et des militaires à Toulouse et Montauban
En mars 2012, lors de trois expéditions différentes, Mohammed Merah assassine sept personnes – trois enfants et un professeur dans un collège-lycée juif de Toulouse et trois militaires. En outre, six personnes sont blessées. Il est finalement identifié par la police et traqué jusqu’à chez lui, où le RAID, après 30 heures de siège, donne l’assaut le 22 mars. Le terroriste est tué d’une balle dans la tête. Cette affaire fait resurgir en France les inquiétudes face au terrorisme, et soulève la question du « loup solitaire », bien que Merah ait été identifié comme proche d’Al-Qaïda. Les médias commencent à analyser les processus de radicalisation à l’œuvre. L’antisémitisme de ses actions est également soulevé, notamment par le président François Hollande lors de la cérémonie en hommage aux victimes de l’attentat.

Attentat de Charlie Hebdo
Le mercredi 7 janvier 2015, Saïd et Chérif Kouachi font irruption dans la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo armés de fusils-mitrailleurs et d’armes de poing. Ils abattent 12 personnes, parmi lesquelles deux agents de police, et font 11 blessés. La presse évoque la liberté d’expression, et les réseaux sociaux sont envahis de messages de soutien aux victimes de l’attentat et au journal – donnant ainsi naissance au slogan « Je suis Charlie » qui sera repris par des millions de personnes à travers le monde. Des journalistes et des politiques, tout comme certains citoyens, somment la communauté musulmane de se désolidariser des terroristes. Après deux jours de cavale, les frères Kouachi choisissent de livrer leur ultime combat contre les forces de l’ordre en se retranchant dans un entrepôt de la grande banlieue parisienne. Ils sont abattus à la suite de l’intervention du GIGN.

Attentat de l’Hyper Cacher
Le vendredi 9 janvier 2015, Amedy Coulibaly, complice des frères Kouachi, attaque un supermarché cacher en bordure de la capitale française, tuant quatre personnes et faisant plusieurs blessés. Pendant la prise d’otage, Amedy Coulibaly s’exprime à la chaîne d’info en continu BFM TV, expliquant les raisons de son acte : « C’est pour tous les endroits où les musulmans sont oppressés. » Il avoue avoir été envoyé par Al-Qaïda dans la péninsule Arabique et cibler particulièrement des juifs. Il sera abattu par les forces de l’ordre lors de l’assaut sur le supermarché. Le dimanche 11 janvier, une manifestation dans les rues de Paris rassemble plusieurs millions de personnes, dont le président de la république François Hollande et de nombreuses autres personnalités politiques venues du monde entier.

Attaques isolées depuis 2013
Depuis 2013, une série d’attaques isolées et non-revendiquées ont fait 1 mort et 28 blessés. Le 23 mai 2013, trois jours après le meurtre de Lee Rigby dans une rue de Londres, Alexandre Dhaussy, 22 ans et récemment converti à l’islam, attaque à l’arme blanche un militaire en patrouille dans la gare de La Défense. En décembre 2014, trois incidents font plus d’une vingtaine de blessés dans le Centre et l’Ouest de la France. Le 20 décembre, à Joué-les-Tours, un homme attaque et blesse des policiers au couteau avant d’être abattu. Le 21 décembre, à Dijon, un homme prend pour cible des piétons avec son véhicule, faisant 11 blessés. Le 22 décembre à Nantes, un homme tue un individu et en blesse dix autres en rentrant dans un marché de Noël avec son véhicule. Dans les trois cas, des témoins auraient entendu les hommes crier « Allahu Akbar », soit « Dieu est grand » en arabe. Le 3 février 2015, quelques semaines après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, un homme attaque trois militaires gardant un centre communautaire juif avec un couteau avant d’être neutralisé.

Attentat déjoué à Villejuif
Le dimanche 19 avril 2015, Sid Ahmed Glam, étudiant algérien de 24 ans, est arrêté à Villejuif après avoir tué une femme dont il essayait vraisemblablement de voler le véhicule. Des policiers retrouvent des gilets pare-balles et des armes – dont plusieurs fusils d’assaut – dans sa voiture et à son domicile. Les enquêteurs découvrent aussi des messages provenant de Syrie sur son portable, l’exhortant à « passer à l’acte ». Le jeune homme avait ciblé deux églises et est suspecté d’avoir planifié des attaques qui auraient pu faire plusieurs centaines de victimes, à l’heure des offices religieux du dimanche matin.

Pierre-Eliott et Ilyass sont sur Twitter.

 

http://www.liberation.fr/france/2015/11/22/les-freres-abdeslam-tenanciers-bling-bling_1415358

Les frères Abdeslam, tenanciers «bling-bling»

 

 

Le café familial Les Béguines, dans le quartier du Karreveld, à Molenbeek, a été fermé par un arrêté en date du 5 novembre. Photo Pauline Beugnies.Out of focus

Cogérants d’un café à Molenbeek, au centre de tous les trafics, Brahim et Salah semblent s’être radicalisés très rapidement.

 

  • Les frères Abdeslam, tenanciers «bling-bling»

Sur la façade, un drapeau aux couleurs de la Belgique vante la bière Jupiler et claque sous les assauts d’un vent impossible. Dans une rue anonyme du quartier du Karreveld, dans le haut Molenbeek, le café Les Béguines intrigue. Fermé début novembre pour consommation et vente de stupéfiants, il appartenait jusqu’à très récemment, selon le registre du commerce, à Brahim Abdeslam, l’un des kamikazes des attentats de Paris. Le gérant n’était autre que son petit frère Salah, impliqué lui aussi, en cavale depuis, et sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Les deux frères ont également été les logisticiens des attaques terroristes, louant voitures et chambres d’hôtel.

Les documents commerciaux du café déposés au greffe du tribunal de commerce de Bruxelles, consultés par Libération, indiquent que la société, Coin Stijn, a été constituée le 10 mars 2013. Au capital initial de cette affaire de famille, Brahim Abdeslam, gérant (96 parts sociales), son père, Abderrhamane (2 parts), et la petite sœur, Myriam, née en 1993 (2 parts). Le 30 décembre 2013, Salah devient gérant en reprenant les parts de sa sœur, qui quitte la société. Brahim et son père conservent les leurs.

«Fumer tranquille»

Le café Les Béguines est situé au cœur d’une zone tampon entre le vieux Molenbeek et les quartiers plus favorisés de la ville. Des rangées de petites maisons mitoyennes, des bâtiments pas bien hauts, trois barres d’immeubles en quinconce, un primeur ici, un garagiste là. C’est «le secteur le plus désertique en termes associatifs», dit-on à la commune. Contrairement au reste de la ville, pas de Maison de quartier, fermée il y a trois ans et officiellement «en rénovation». Les Béguines était «l’un des deux « cafés marocains » du quartier où les jeunes pouvaient se retrouver, décrit Simon Minlend, éducateur à Karreveld pour l’association Atouts jeunes. Sinon, ici, il n’y a aucun espace couvert pour eux». Un café où, précise-t-il, des jeunes «pas le genre à foutre le bordel se retrouvaient pour fumer tranquille, ce qui est impossible dans les « cafés belges ». Ce n’était pas un endroit de débauche». Mais il devient rapidement un lieu de consommation et de vente de stupéfiants, «toujours à moitié plein», raconte une habitante du quartier. Rapidement aussi, les voisins se plaignent des effluves de cannabis, des jeunes devant le café et du «ballet de belles voitures», précise unevoisine.

Lors d’un contrôle, le 17 août, les policiers notent «une forte odeur de stupéfiants» et la présence de «joints partiellement consumés» dans les cendriers, comme l’indique l’arrêté du 5 novembre placardé sur la porte. Considérant que Les Béguines est «un point d’achalandage et de consommation de produits résineux hallucinatoires et stupéfiants», la bourgmestre de Molenbeek, Françoise Schepmans, membre du Mouvement réformateur du Premier ministre, fait fermer le café. Selon une connaissance de Salah, lui et son frère Brahim «passaient leurs journées aux Béguines : ça fumait, ça rigolait…» Un voisin raconte qu’il allait «tous les jours y chercher son café» mais qu’il le prenait «à emporter, parce qu’à l’intérieur il y avait beaucoup de drogue». Le lieu existe depuis longtemps. «On le voit aux publicités pour Jupiler : il a fort évolué, remarque la bourgmestre. Avec le changement de sociologie du quartier, il a été transformé en salon de thé.» Elle pense «qu’ils n’y servaient pas d’alcool».

Deux mois et demi s’écoulent entre le contrôle de police et l’arrêté de fermeture. «C’est le travail administratif», justifie la bourgmestre, qui précise qu’elle ferme «une dizaine de cafés par an». Et qu’«aucun des frères Abdeslam ne s’est rendu à la convocation de la police après le contrôle». Pour l’éducateur Simon Minlend, «s’il n’y avait pas eu Paris, personne ne se serait intéressé aux Béguines. Les cafés, ici, ils ouvrent, ils ferment, on consomme, on vend, et puis les stups font « sauter » le café, c’est fréquent». Les Béguines n’a d’ailleurs pas été perquisitionné après les attentats. «Il y a une devise au village : tu ne chies pas là où tu manges, lance l’éducateur. Par exemple, tu ne planques pas ton matos là où tu vis. Là, dans le café, ils étaient trop exposés.»

Les documents déposés au greffe du tribunal de commerce de Bruxelles montrent un dernier mouvement le 30 septembre. Six semaines après le contrôle de police, six semaines avant les attentats. Lors d’une assemblée générale «sous la présidence de monsieur Abdeslam Salah», son père démissionne de son poste d’associé et Salah de celui de gérant. L’intégralité des parts est cédée à un certain Batis Rida, qui devient gérant. Le siège social est transféré à Quiévrain, une commune frontalière avec la France. Selon la RTBF, Rida, victime d’une usurpation d’identité, n’aurait jamais repris la société. Brahim et Salah se sont, en tout cas, aisément débarrassés du commerce encombrant un mois avant l’arrêté de fermeture.

Les cinq enfants Abdeslam, quatre garçons et une fille, sont tous de nationalité française et nés à Bruxelles. Leur père, Abderrhamane, est né à Oran, dans l’Algérie française de 1949, d’où il tient sa nationalité. Sa femme est une Marocaine du Rif naturalisée française. Le père a vécu à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avant de venir s’installer à Molenbeek. Il est aujourd’hui retraité de la Stib, la compagnie de transports en commun de Bruxelles. Une «famille tranquille», dit l’entourage. Loin du kamikaze Brahim, 31 ans, ou de «l’ennemi public numéro 1» Salah, 26 ans. Seul un autre fils, Mohamed, a été interrogé par les policiers belges après les attentats. Il est ressorti sans inculpation d’une garde à vue de 36 heures, avec un alibi confirmé par plusieurs témoins. Le jeune homme de 29 ans est un employé communal sans histoires.

«Intelligent mais agressif»

Brahim et Salah sont décrits par des proches et voisins incrédules comme «des gars gentils», «prêts à aider», «même si on savait que ce n’était pas des enfants de chœur». Brahim, notamment, avait acquis une petite notoriété de héros de quartier en secourant une famille lors d’un incendie rue des Béguines. La commune n’en a pas souvenir, mais un restaurateur du coin confirme : «Le haut de l’immeuble commençait à prendre feu, et Brahim est monté pour faire sortir des gens. Après les attentats, j’ai revu le propriétaire de l’immeuble, qui m’a dit qu’il ne comprenait pas que le type ait fait ça alors qu’il semblait avoir bon fond.» Le pompier amateur est néanmoins pyromane : les services de la ville se souviennent qu’à 14 ans, il avait incendié l’ancien logement de ses parents. Brahim, «intelligent mais agressif», précise la bourgmestre, avait quelques années plus tard défoncé la porte d’un échevin «pour une histoire de logement». La commune s’était portée partie civile, la plainte avait été classée sans suite.

Les deux frères sont connus pour des affaires de drogue. Brahim, électricien de formation et brièvement marié, a aussi été condamné en 2005 pour vol, en 2010 pour faux en écriture et escroquerie puis, plus tard, pour infraction routière. En 2011, Salah apparaît dans le même dossier pour vol avec effraction qu’Abdelhamid Abaaoud, jihadiste belge notoire depuis son départ en Syrie en 2013 et organisateur présumé des attentats de Paris, mort lors de l’assaut de mercredi à Saint-Denis. Les deux jeunes, qui ont grandi dans le même quartier, sont condamnés à une peine légère et font un mois de préventive. Salah perd alors son emploi de technicien à la Stib.

En janvier 2015, Brahim Abdeslam avait tenté de se rendre en Syrie, mais «avait été intercepté par les Turcs et interrogé en Belgique à son retour», affirme le parquet fédéral belge. Salah avait, à cette occasion, également été entendu par la police. «Nous savions qu’ils étaient radicalisés et qu’ils pourraient se rendre en Syrie, [mais] ils ne montraient pas de signe d’une possible menace», ajoute le parquet. Les deux frères figuraient sur une liste établie par l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace, parmi 800 noms ayant attiré l’attention des autorités pour leurs liens avec les combattants en Syrie. Un mois plus tard, Salah est brièvement arrêté par la police néerlandaise lors d’un contrôle routier pour possession de cannabis – il s’en tire avec une amende.

«Aucun élément, dans le quotidien, ne pouvait amener leur entourage ou les autorités à imaginer qu’ils pouvaient se radicaliser», insiste Françoise Schepmans. Ceux qui les ont côtoyés se souviennent de tenanciers flambeurs, «un peu bling-bling», «louant des belles voitures», aimant draguer et sortir en boîte. Beaucoup pensent qu’ils se sont engagés dans cette équipée sanguinaire «pour l’argent». «Ils n’ont pas changé de manière de s’habiller, la copine de Salah n’est pas voilée», dit une proche. «On ne les voyait jamais à la mosquée», affirme un commerçant. Sur BFM TV, Mohamed décrit pourtant Salah comme «un pratiquant […] qui ne manquait pas à ses obligations. Il priait, ne buvait pas, se rendait de temps en temps à la mosquée. Ça ne l’a pas pris la semaine passée. Ça fait longtemps que Salah et Brahim font le jeûne. Ça ne [nous] permet pas de déterminer si c’est un radicaliste [sic] ou pas.»

Leur dérive reste mystérieuse. Salah a pu basculer au contact d’Abaaoud. Selon un éducateur qui les a connus, c’est plutôt Salah, «vrai caractère de leader», qui aurait embrigadé son aîné. Cette radicalisation a pu être habilement dissimulée, à l’instar d’un Merah qui sortait encore en boîte quelques jours avant les attentats de Toulouse – c’est la «taqiya», une stratégie visant à tromper l’ennemi en camouflant sa foi. Elle peut aussi être récente : «La radicalisation est parfois très rapide, avance Guy Van Vlierden, spécialiste des filières belges au quotidien néerlandophone Het Laatste Nieuws. Il était notamment en contact avec Bilal Hadfi, le jeune kamikaze du Stade de France. Certains profils basculent très vite, surtout ceux qui ont déjà un passé délinquant. La famille peut ne pas s’en rendre compte : ils sont très peu à la maison, le tout dans des communes paupérisées, comme Molenbeek, où il y a très peu de contrôle social.»

Depuis lundi, sous le grésil et le ciel bas, les journalistes défilent rue des Béguines pour tenter d’imaginer ce qu’il se passait derrière les briques brunes et les grandes fenêtres bâchées de noir. Le café n’a sûrement pas servi de base arrière pour la préparation des attentats. Mais il a sans doute permis aux frères Abdeslam de bénéficier d’une formidable couverture.

Isabelle Hanne envoyée spéciale à Molenbeek-Saint-Jean

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/18/97001-20160618FILWWW00136-attentats-de-bruxelles-le-suspect-arrete-hier-travaillait-a-l-aeroport.php

Attentats de Bruxelles : le suspect arrêté hier travaillait à l’aéroport

 

    • Par lefigaro.fr avec AFP
    • Mis à jour le 18/06/2016 à 17:47
    • Publié le 18/06/2016 à 17:42

Un Belge de 30 ans, arrêté et inculpé hier de « terrorisme » dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Bruxelles, travaillait à l’aéroport international de Zaventem, une des cibles des attaques du 22 mars, rapportent aujourd’hui des médias belges.

Youssef E.A., le huitième suspect placé en détention depuis les attentats à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem et dans la station de métro Maelbeek, était employé par une société de restauration aérienne et avait un accès direct aux avions, selon ces médias.
Interrogé le parquet fédéral belge n’a pas été en mesure de confirmer ces informations révélées par le quotidien flamand Het Nieuwsblad et des publications du groupe francophone Sudpresse et confirmées par des sources judiciaires, selon l’agence de presse Belga. Ce n’est pas la première fois que des médias belges se font l’écho de jeunes radicalisés ayant été embauchés à l’aéroport de Zaventem.

Youssef E.A., né le 4 août 1985 et de nationalité belge, a été « privé de liberté et placé sous mandat d’arrêt (inculpé) par le magistrat instructeur du chef de participation aux activités d’un groupe terroriste, assassinats dans un contexte terroriste et tentatives d’assassinats dans un contexte terroriste, comme auteur, coauteur ou complice », avait annoncé hier le parquet fédéral. Il est lié à deux autres suspects impliqués dans les attaques du 22 mars, Khalid El Bakraoui, le kamikaze du métro, et Ali E.H.A (Ali El Haddad Asufi, selon la presse), qui auraient loué l’appartement bruxellois ayant servi à préparer l’attentat à la station Maelbeek, ont écrit le Het Nieuwsblad et Sudpresse.

Les enquêteurs ont saisi l’ordinateur de Youssef E.A et y ont découvert des messages provenant d’une clé USB de Khalid El Bakraoui mentionnant des vols vers les Etats-Unis, la Russie et Israël, ont-ils précisé. L’ordinateur aurait également contenu un message datant d’octobre 2015 annonçant qu’ »un de nos frères passera à l’action le 22 mars 2016″.

Un des principaux membres de la mouvance djihadiste belge, Mohamed Abrini, inculpé pour les attaques du 13 novembre à Paris et qui a reconnu être le « troisième homme » de l’attentat à l’aéroport de Bruxelles, avait quant à lui avoué aux enquêteurs belges que les commandos du 22 mars avaient pour objectif initial de frapper la France. Traqués par les enquêteurs, ils auraient décidé de commettre leurs attaques plutôt à Bruxelles. Les attentats de Paris (130 morts) et de Bruxelles (32 morts) ont été revendiqués par l’Etat islamique.

Attention aux assassins de la bande de Cyprien Luraghi !

J’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer et le répète ici clairement afin que l’avertissement puisse être entendu : il est formellement déconseillé à toute personne de bonne foi d’entrer en contact avec le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, de Puy-l’Evêque, ou tout autre de ses amis « déconnologues », comme son alter ego le psychopathe Jean-Marc Donnadieu, de Béziers, désormais domicilié à une dizaine de kilomètres de cette ville, ou leur complice Josette Brenterch du NPA de Brest, que ce soit à mon sujet ou non.

En effet, depuis le 19 juin 2010, ces gens commettent régulièrement à mon encontre le délit d’atteinte à l’intimité de la vie privée qui consiste à révéler au public mon identité alors que je m’y suis toujours formellement opposée, dans le but d’attirer dans leurs filets des témoins de ma vraie vie afin de les éliminer, pour pouvoir à terme publier très tranquillement leur propre version de ma biographie en la présentant comme véridique alors qu’il ne s’agit que d’une montagne d’affabulations délirantes.

Visiblement, ils attendent aussi que je sois tuée par un de leurs fans et continuent donc à les exciter à mon encontre dans cette perspective.

Ils cherchent encore de même à se débarrasser de tous mes proches, mes amis, ma famille, afin que leur « Konducator » le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi puisse un jour, comme il en a toujours eu l’intention et l’annonce publiquement depuis 2009, publier sa version calomnieuse et particulièrement infamante de nos biographies sans craindre aucun procès de notre part.

Après qu’ils eurent commencé à en publier quelques aperçus, chapitres ou résumés à compter du 19 juin 2010, j’avais naturellement porté plainte contre eux, mais les magistrats de mon tribunal de province n’ont toujours pris à propos de nos différends que des décisions qui satisfassent entièrement ces délinquants ou criminels.

Ils n’avaient donc accepté de diligenter des « enquêtes » préliminaires à la suite de mes premières plaintes que dans le but de recueillir leurs « témoignages » forcément à charge contre moi, puis ils ont toujours catégoriquement refusé de considérer mes plaintes et les divers éléments de preuve que je pouvais leur apporter.

Tout ce qui les intéressait, c’était de pouvoir m’enfoncer en accréditant judiciairement les délires et accusations mensongères de nouveaux malades mentaux, comme ils l’avaient déjà fait par le passé avec d’autres psychopathes, délinquants ou criminels.

Ces magistrats ont tellement la haine des femmes ingénieurs que dès qu’un malade mental se présente pour en accuser une de n’importe quoi, ils sautent sur l’occasion qui leur est offerte de lui faire sa fête. Ils sont brestois. L’ouvriérisme brestois est une maladie très contagieuse. Passons…

Lorsqu’en 2011 Pascal Edouard Cyprien Luraghi, Josette Brenterch et Jean-Marc Donnadieu ont été interrogés successivement à la suite de mes premières plaintes à leur encontre, les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest savaient déjà depuis plusieurs mois quelles pourraient être leurs déclarations me concernant. Ils ont été servis. Ils l’ont été d’autant mieux que leur complice Josette Brenterch du NPA de Brest dirigeait toutes les opérations.

Puis ils l’ont suivie à la lettre dans ses poursuites à mon encontre, en sachant pertinemment qu’elle mentait dans toutes ses déclarations aux autorités judiciaires, d’ailleurs contradictoires de l’une à l’autre.

Le 11 juin 2013, elle en obtenait exactement ce qu’elle avait demandé, à savoir, non seulement toutes les sommes réclamées et l’affichage de la condamnation dans les deux journaux locaux aux frais des condamnés, mais également les lourdes condamnations dont il s’agissait, toutes ses « interprétations » fallacieuses des faits qui nous opposaient, et jusqu’à l’innovation juridique dont elle était l’auteure à l’égard de mon hébergeur de blog OverBlog depuis l’automne 2010.

En effet, c’est bien elle qui depuis cette époque soutenait « manifestement illicites » toutes mes publications ayant eu pour but de rétablir la vérité à la suite de ses campagnes de calomnies publiques à mon encontre.

La Cour d’Appel de Rennes a heureusement balayé tous ces délires en annulant ce premier jugement et toute la procédure l’ayant précédé le 2 décembre 2015.

S’il suffit de se reporter à sa décision pour en connaître tous les motifs, il est aussi utile de rappeler que même à ce niveau les magistrats n’appliquent pas toujours le droit à la lettre. Ils sont notamment enclins à prononcer des condamnations lorsqu’ils devraient tout annuler s’ils estiment que les possibles infractions commises le justifient.

Or, ce n’est pas ce qu’ils ont fait le 2 décembre dernier dans l’affaire qui nous intéresse.

Mais j’avais pu me faire entendre sur le fond comme sur la forme, mon avocat ayant plaidé de manière subsidiaire l’exception de bonne foi.

Cela signifie que même si les magistrats avaient estimé devoir rejeter toutes nos demandes d’annulation, ils avaient entre les mains suffisamment d’éléments probants quant à mon innocence ou à la culpabilité de Josette Brenterch à mon égard pour prononcer ma relaxe au motif de la bonne foi.

Dans ces conditions, ils ne pouvaient être tentés de passer outre toutes les irrégularités de la procédure soulevées par mon avocat demandant son annulation pour cette raison.

Je ne suis coupable de rien, mais bien victime d’une bande de délinquants et criminels ayant par-dessus le marché tenté de m’escroquer à l’aide de dénonciations calomnieuses dont l’un des objectifs était également de faire accroire que toutes leurs allégations mensongères me concernant fussent la vérité.

Or, ce sont bien eux qui depuis le début de nos différends ne cessent de mentir et d’inventer n’importe quoi pour me calomnier.

Ils ont aussi fait bien d’autres victimes que moi, des victimes des mêmes infractions, dont ils se rendent coupables à l’égard de nombreuses personnes, internautes ou non : injures et diffamations publiques, atteintes à l’intimité de la vie privée, piratages informatiques, écoutes téléphoniques illégales, dénonciations calomnieuses, harcèlement sexuel, harcèlement moral, harcèlement téléphonique, incitations au suicide, mises en danger de la vie d’autrui, menaces de mort, menaces de viols ou d’autres violences.

Mais il y a encore plus grave dans la mesure où des témoins de leurs innombrables exactions à mon encontre ont effectivement été assassinés, notamment en 2011.

J’ignore comment le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait repéré ces personnes.

En revanche, je sais qu’il n’a jamais accepté sur ses blogs aucun des commentaires d’internautes qui le contredisaient à propos de ses cibles ou tentaient de le modérer dans ses diverses attaques à notre encontre.

Il menaçait ces internautes de leur faire subir les mêmes traitements auxquels il nous soumettait déjà, après les avoir eux aussi « étudiés » à l’aide de piratages informatiques et d’écoutes téléphoniques illégales.

Aurait-il été menacé en retour de nouvelles plaintes semblables aux miennes ?

Quoi qu’il en soit, des personnes que les deux psychopathes Jean-Marc Donnadieu et Pascal Edouard Cyprien Luraghi menaçaient effectivement ont bien été assassinées.

A Béziers, Toubib Burger de nouveau condamné pour avoir projeté un attentat au Cap d’Agde

Son commerce « Toubib Burger », créé à Béziers le 1er mars 2006, pourrait avoir inspiré le djihadiste Larossi Abballa, auteur du double assassinat commis lundi 13 juin 2016 à Magnanville, pour son activité semblable de « Dr Food » débutée au mois de janvier 2016.

Originaire de Strasbourg, comme le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui se dit « islammigré », Alain Courmont, 45 ans cette année, a ensuite vécu à Toulouse où il aurait connu des membres de la famille Merah.

Converti à l’Islam et fiché « S », il aurait été contraint de s’éloigner de Toulouse à la suite d’ennuis judiciaires et avec les services de renseignement. Il se serait alors installé à Béziers où il résidait donc depuis 2006 au moins.

Déjà condamné en 2013 à deux ans de prison dont un avec sursis pour détention de cannabis et d’armes à feu à la suite d’une interpellation remontant à 2010, il avait été condamné à une nouvelle année de prison pour apologie du terrorisme au mois d’octobre dernier et devait sortir vendredi, 17 juin 2016.

S’agirait-il d’une connaissance du cyberdélinquant Jean-Marc Donnadieu, de Béziers, un gros consommateur de cannabis qui explique dans ses nombreux écrits publics, entre autres choses, en cultiver à son domicile et fréquenter de nombreux repris de justice ? ou de Sébastien Sarron, auteur de l’attentat du 22 décembre 2014 à Nantes, autre consommateur régulier de cannabis ayant lui aussi vécu à Béziers où il avait été mêlé à une affaire de vol et recel en 2006 ?

Rappelons qu’un des policiers assassinés lundi était originaire de Pézenas, où il retournait régulièrement passer des vacances.

Quant à Jean-Marc Donnadieu, il se rend régulièrement à Pézenas pour rendre visite à l’une de ses anciennes maîtresses et ne fréquente le Cap d’Agde que de nuit, comme nombre de ses congénères échangistes et/ou adeptes de pratiques sado-masochistes.

Sébastien Sarron avait aussi vécu au Cap d’Agde où il avait effectué une spécialisation pour devenir paysagiste.

Il reste surprenant qu’avant de commettre son attentat de Noël quelques jours seulement avant ceux de janvier 2015 à Paris, ce dernier ait eu peur d’être exécuté par des services secrets.

 

http://www.midilibre.fr/2016/06/17/il-voulait-commettre-un-attentat-au-cap-d-agde,1351167.php

Béziers : il projette un attentat au Cap-d’Agde car il « n’aime pas les culs-nus »

 

il y a 14 heures 93 JEAN-PIERRE AMARGER

 

Béziers : il projette un attentat au Cap-d’Agde car il "n'aime pas les culs-nus"
Le prévenu qui était à la barre du tribunal de Béziers, ce vendredi.

SAMUEL DUPLAIX

 

D énoncé par des codétenus, un homme déjà bien connu à Béziers a été condamné à six mois de détention ce vendredi à Béziers. Il avait déjà été condamné au mois d’octobre pour apologie de terrorisme.

Le prévenu qui était à la barre du tribunal de Béziers, ce vendredi, a été condamné au mois d’octobre dernier à un an de prison pour apologie de terrorisme. Hier, il lui était reproché d’avoir voulu commettre un attentat au camp naturiste dès sa sortie de détention prévue pour ce vendredi 17 juin. Il a été condamné à six mois de prison supplémentaire.

Ce détenu en question n’est autre qu’Alain C., le gérant du restaurant Toubib Burger qui était installé sur les Allées de Béziers. Il a fait parler de lui sur l’ensemble du territoire national à la suite de ces propositions de menus (Menu Kalach, Grenade, Famas) et de son interpellation qui on fait grand bruit en septembre 2015.

Prosélytismes, appels à la prière trop bruyants, propos antisémites

Les accusations reposent sur le témoignage de plusieurs détenus qui l’accusent de prosélytismes, d’appels à la prière trop bruyants, de propos antisémites et donc d’avoir dit qu’il voulait commettre un attentat au Cap d’Agde car il n’aimait pas les “culs nus”.

« Je reconnais le tapage, mais je n’ai jamais dit rien d’autre. Je suis à l’isolement depuis 9 mois. À qui voulez-vous que je parle ? Je ne vois que des agents en bleu et je ne savais même pas que celui qui m’a dénoncé était juif. Il dénonce les gens pour obtenir des transferts. J’ai pris une leçon au mois d’octobre. J’ai compris. Là, c’est de l’acharnement. »

« Non, il n’y a pas d’acharnement, insiste le procureur Calvet. Cette procédure est le résultat de plusieurs plaintes et de menaces. Il est des sujets sur lesquels on ne plaisante pas. Commettre un attentat en est un. Vos propos sont intolérables et cela même si c’est un homme qui a des difficultés psychologiques qui les rapportent. Je ne sais pas si vous avez tiré les enseignements de votre détention. C’est pour cela que je vais requérir huit mois de détention. »

À l’isolement depuis 9 mois

Pour Me Luc Abratckiewick qui défend le prévenu : « On doit faire preuve de la plus grande objectivité dans ce dossier. Il n’y a pas de preuves de ce qu’avance le détenu qui le dénonce. En plus il y a des choses que je ne peux pas dire en audience publique sur le passé de ce détenu et vous le savez très bien. Nous ne devons pas avancer dans une lutte sur l’émotion. Mon client fait l’objet d’une surveillance particulière. Il a une fiche classée secrète et vous l’avez dans son dossier. Vous pouvez vous rendre compte que même le SRPJ ne sait pas qu’il est à l’isolement. Cette note le démontre. Les sources anonymes tout le monde les connaît. Expliquez-moi comment peut-il faire du prosélytisme auprès des jeunes de la prison alors qu’il est à l’isolement. Il y a du mépris envers lui. On lui fait payer de ne pas vouloir collaborer On lui a même retiré 50 jours de remise de peine en argumentant qu’il ne fait pas d’effort pour se soigner alors qu’il se fait suivre par un psy en prison. Il est de plus accusé par un détenu à qui on laisse un ordinateur, une clé USB et un téléphone. Cela vous paraît-il cohérent ? Je vous demande d’aller à la relaxe car il n’est rien d’autre qu’une grande gueule. »

Le prévenu a pris la parole en dernier. « Je suis sorti 20 h en neuf mois dans une pièce de quatre mètres de côté. Je suis comme une bête dans cette cellule. Un de mes accusateurs l’écrit il y a au moins 30 personnes au CD1 et CD2 qui font des appels à la prière. Ils sont radicalisés et on ne fait rien contre eux. Mois je suis à l’isolement. »

 

http://www.herault-tribune.com/articles/36744/cap-d-agde-un-projet-d-attentat-terroriste-au-village-naturiste-6-mois-de-prison/

CAP D’AGDE – Un « projet » d’attentat terroriste au village naturiste : 6 mois de prison ?

 

CAP D’AGDE - Un «  projet » d’attentat terroriste au village naturiste : 6 mois de prison ?

CAP D’AGDE – Un «  projet » d’attentat terroriste au village naturiste : 6 mois de prison ?   

Le titre de notre confère MIDI LIBRE  » Il voulait commettre un attentat au Cap d’Agde «   a été repris en choeur par de très nombreux médias nationaux au premier rang desquels  l’hebdomadaire L’EXPRESS. Les chaines de télévision numériques ne devraient pas être en reste pour relayer  cette information qui à une semaine de la pleine saison a tout lieu d’inquiéter les quelques centaines de milliers de vacanciers attirés par la qualité des rivages agathois et la diversité de l’offre touristique proposée par la première station touristique Européenne.

A Béziers, Toubib Burger de nouveau condamné pour avoir projeté un attentat au Cap d'Agde dans Attentats frCINQ COLONNES …et SIX MOIS

Le titre sur CINQ COLONNES à LA UNE n’est pas là pour les rassurer. Il inquiète légitimement les centaines de professionnels du tourisme dont le  début de saison a déjà été perturbé par la météo, les grèves et les attentats.

Les SIX MOIS DE PRISON écopés par le prévenu pour ce « projet »  d’attentat semblent peu de chose en rapport avec la taille de la manchette éditoriale du quotidien régional. La question mérite d’être posée.

Si le projet  d’attentat terroriste précité est avéré,  la peine est ridicule en regard des textes de loi qui prévoient selon l’article 421-5 du code pénal que participer à une entreprise terroriste en vue de la préparation d’un attentat est puni de dix ans d’emprisonnement .

La simple «  apologie du terrorisme  » est, pour sa part  punie d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende.  Où le titre est trop gros ou la peine est trop faible !  Manifestement il y a de quoi être perplexe.

 Que s’est il passé ?

Le gérant d’un fast food  » biterrois à l’enseigne de «TOUBIB BURGER »  qui proposait des menus  » AK-47 « ,  “Grenade” ou encore “K-lach » avait  été condamné le 17 octobre dernier  à un an de prison par le tribunal de Béziers pour apologie du terrorisme et détention d’armes. Une peine assortie de 5 ans d’interdiction d’exercer. Les policiers avaient retrouvé un fusil et des munitions à son domicile alors que le prévednu portait un T-Shirt arborant l’inscription «  Daesh »

Incarcéré depuis à BEZIERS, il était libérable ce Vendredi 17 Juin 2016 après 8 mois de détention et vient d’être condamné à nouveau à six mois de plus derrière les barreaux pour le même motif en récidive : Apologie du terrorisme.

Au mois de mai des informations sont recueillies par le personnel pénitentiaire et le directeur de la maison d’arrêt du Gasquinoy à Béziers : Un co-détenu  les informent que l’homme projetterait d’aller perpétrer un attentat le jour de sa libération au village naturiste du Cap d’Adge.

En période d’Etat d’urgence et après la vague d’attentats survenus ces derniéres mois, l’affaire n’est pas prise à la légère par le procureur de la République de BEZIERS. Celui ci confie l’enquête aux policiers du SRPJ de Montpellier qui  conduit à la comparution du détenu vendredi 17 juin devant le tribunal correctionnel de BEZIERS.

Une aversion particulière pour les « culs-nus

Plusieurs de ses codétenus témoignent du prosélytisme de l’individu qui lancerait  des appels à la prière et tiendrait des propos antisémites. Ils témoignent également d’une aversion particulière pour les « culs-nus » qui le conduirait à envisager une action terroriste le jour de sa sortie de prison.

Un détenu à l’isolement et des propos démentis

L’homme a nié avoir proféré lesdites menaces. Il assure qu’il  se trouvait à l’isolement depuis son incarcération et qu’il ne serait sorti qu’une vingtaine d heures en promenade en huit mois d’incarcération. Il aurait ainsi déclaré  à l’audience  « :  » À qui voulez-vous que je parle ? Je ne vois que des agents en bleu ». Pour sa défense il évoque la basse vengeance de son codétenu

Après délibéré, les juges ont suivi les réquisitions du procureur en condamnant le commerçant biterrois à  six mois de détention supplémentaire.

Un terreau  à risque ?

Cette nouvelle médiatisation met le Cap d’Agde sous les feux des projecteurs parce qu’il représente un symbole de la fête et d’une forme de divertissement.

En Février dernier, le Cap d’Agde n’était pas cité , mais chacun pensait au risque  lorsque   6 terroristes  projetant de s’attaquer à des clubs échangistes  avaient été arrêtés en Région Lyonnaise. Le récent attentat  homophobe à l’intérieur d’une discothèque Gay  d’Orlando peut également raviver certaines craintes, mais il en est de même pour toutes les activités festives cafés, lieux de culte, festivals et concertsde l’héxagone.

Le risque d’attentat existe, ici comme ailleurs ! Il est partout. Il faut en avoir conscience, mais le meilleur moyen de résister est de continuer à sortir, à vivre en société, à maintenir notre mode de vie.
Il serait absurde de céder à la panique et de déserter les lieux de convivialité et de fête ou encore les lieux touristiques, ce serait faire la part trop belle à ceux qui souhaitent par leurs méthodes nous en éloigner.

Plus de policiers, plus de renforts saisonniers.

Cette sur médiatisation devrait conduire légitimement nos gouvernants  de tous bords politiques confondus a réclamer dés demain et à obtenir très rapidement plus de policiers, plus de gendarmes et plus de renforts saisonniers sur notre station balnéaire pour garantir encore plus de sécurité aux 250 000 touristes qui cette année encore nous assureront de leur fidélité.


Voir la vidéo du magazine Complément d’enquête »  diffusée le 15 Octobre dernier


 


 

HERAULT TRIBUNE (19-06-16)

 

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/beziers-un-gerant-de-kebab-proche-de-merah-arrete-pour-apologie-du-terrorisme-2516087

Béziers : un gérant de kebab, proche de Merah, arrêté pour apologie du terrorisme

 

07h42, le 17 septembre 2015, modifié à 22h10, le 17 septembre 2015

 

Béziers : un gérant de kebab, proche de Merah, arrêté pour apologie du terrorisme
La page Facebook du suspect et gérant du kebab, où il proposait des formules « Rafales ». @ Capture d’écran Facebook
 

Un homme, considéré comme une connaissance des frères Merah, a été interpellé pour apologie du terrorisme à Béziers et placé en garde à vue, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

 

INFO EUROPE 1Un kebab au « Toubib burger » ? Sur le logo de l’enseigne, la barre du « T » est représentée par un fusil d’assaut. C’est devant son fast-food un peu spécial qu’un homme, soupçonné d’être une connaissance des frères Merah, a été arrêté à Béziers et placé en garde à vue, a-t-on appris de source judiciaire. Le dossier en l’état ne devrait pas être transmis au parquet anti-terrorisme à Paris, a toutefois précisé la même source.

Un menu « AK47″. C’est un signalement au parquet de Béziers qui a déclenché une enquête du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Montpellier. Dans son établissement ouvert, depuis 2006, l’homme proposait en effet, selon nos informations, des menus très particuliers. Un kebab-frites-boisson ? La maison vous suggère la gamme de formules « Rafales » avec, par exemple, pour 7 euros, le « menu AK47″ ou le « menu M16″, du nom de fusils d’assaut.

Le client peut aussi opter pour des menus aux noms d’explosifs : « menu C4″ ou encore le « menu Grenade », à 6,50 euros. Quant à la carte de fidélité, elle présente des cases en forme de cibles. Mais en garde à vue, le restaurateur minimise. Il parle d’ »un peu de marketing » pour attirer les jeunes dans son fast-food, situé en plein cœur de la ville dirigée par Robert Ménard, élu avec le soutien du FN.

Eloigné de Toulouse, ville des Merah. Converti à l’islam, ce Français, ex-catholique de 44 ans, faisait l’objet d’une fiche S par la DGSI. Il a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis pour la détention de six kilos de cannabis, de deux fusils d’assaut et d’une arme de poing. Cette fois-ci, les enquêteurs ont découvert à son domicile un fusil.

En outre, l’homme avait déjà été interpellé à Toulouse puis éloigné de la ville. C’est dans la cité Rose que les frères Merah étaient établis, dont Mohamed, le plus jeune et l’auteur des tueries de Montauban et Toulouse, en 2012.

Des répliques d’armes accrochées au mur. D’après nos informations, l’homme porterait régulièrement un tee-shirt sur lequel figure la chahada, la profession de foi de l’islam, « Il n’y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète », qui a été reprise par l’Etat islamique sur son étendard. Le quadragénaire se baladerait également avec une cartouchière vide et aurait accroché, entre deux versets du Coran, des répliques d’armes aux murs de son établissement.

Sur Facebook, l’individu relayait ou « likait » des vidéos de propagande islamiste. Ces pages ont donc été fermées, les unes après les autres. Du coup, il a ouvert la dernière en date sur la version russe du réseau social. Depuis son arrestation, son fils a ôté toutes les décorations et les menus évocateurs du restaurant familial. Le suspect, lui, devrait être déféré devant la justice jeudi, a précisé une source judiciaire.

Redaction-Europe1.fr dans Calomnie
Par Benjamin Peter, Alain Acco, C.P.-R. et M.-A.B.

 

 

http://www.midilibre.fr/2015/09/17/un-biterrois-poursuivi-pour-apologie-de-terrorisme,1214915.php

Hérault : le Biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce vendredi

 

il y a 275 jours 36 JEAN-PIERRE AMARGER
Hérault : le Biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce vendredi

Le snack était toujours ouvert ce jeudi, sur les Allées Paul-Riquet à Béziers.

J. MOUILLOT

 

L e suspect a été interpellé mardi. Il sera présenté, ce vendredi, en comparution immédiate devant le tribunal.

À la carte chez Toubib Burger à Béziers, des menus “Grenade”, “k’lach”, “M16”, “Famas” et “Calibre 12”. C’est devant son snack, situé sur les Allées Paul-Riquet, qu’un homme de 44 ans, a été interpellé par les hommes de la section criminelle du SRPJ de Montpellier, mardi peu avant midi. Il était en compagnie de son frère. Après une fouille en règle du Toubib Burger et de son domicile, où un fusil a été découvert, Alain C. a été maintenu en garde à vue dans les locaux de la police, à Montpellier.

Il faisait aussi l’objet d’une fiche “S”

Le suspect a été placé ce jeudi en détention provisoire. Selon le procureur de la République de Béziers, Yvon Calvet, « il a été mis en examen pour des faits d’apologie de terrorisme, d’acquisition et de détention irrégulières d’armes et munitions, ces délits ayant été commis en état de récidive légale, en raison des condamnations dont il a fait précédemment l’objet. Il a été placé en détention. Il sera présenté, vendredi matin, devant le tribunal de Béziers dans le cadre d’une comparution immédiate. » Et le procureur de poursuivre : « Cet homme aurait eu des contacts, bien avant les attentats de Toulouse et Montauban, avec des membres de la famille Merah. Il faisait aussi l’objet d’une fiche “S”. La poursuite des investigations permettra d’en savoir un peu plus sur lui. » Des affirmations formellement démenties par le frère du suspect.

« Avec mes menus, je veux attirer les jeunes dans mon restaurant »

Alain C. s’est converti à l’islam il y a de nombreuses années. Originaire de Strasbourg, il est parti vivre sur Toulouse. De là, après des ennuis judiciaires, mais aussi avec les services de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI devenue Direction générale de la sécurité intérieure), il a été contraint de quitter la Ville rose et s’est installé à Béziers. Où il a créé, il y a six ans avec son frère, un restaurant qui ne faisait que des livraisons à domicile. Il y a seulement deux mois, Alain C. a ouvert l’établissement des Allés, où il s’est vite imposé par son caractère atypique et sa façon d’aborder les jeunes. Depuis les derniers événements, le restaurant est toujours ouvert aux clients.

« C’est tout sauf un terroriste, affirme Me Luc Abratkiewicz, son avocat. Il a certes un discours surprenant, il est provocateur dans sa façon de vivre, de s’habiller, mais on cherche à l’enfoncer. Je n’en connais pas encore la raison. Elle sortira devant la justice. » L’avocat devrait demander le renvoi de l’affaire lors de l’audience programmée, ce vendredi matin.

« Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai »

Quelques jours avant son interpellation, Midi Libre avait rencontré Alain C. « Oui, je me revendique comme islamiste, radical et favorable au port du voile. Mais je m’explique. Pour moi, un islamiste est un homme, un musulman, qui va se battre pour défendre sa religion. Un homme qui tue des innocents au nom de Dieu n’est pas un vrai musulman, a-t-il affirmé pour se présenter, lors de cet entretien. Je suis radical parce que je m’impose de respecter au plus près les préceptes du coran. Je suis favorable au port du voile, mais si ma femme ne veut pas le faire, je respecte. » Et de continuer : « Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai. La France est mon pays. Je suis né ici et je veux respecter la loi, même si à une époque j’ai pu être très largement en dehors des clous. »

6 kg de cannabis et armes diverses en 2010

En 2010, l’homme a en effet été interpellé à Béziers en possession de six kilos de cannabis et d’armes diverses. Pour cela, il a été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme. « J’ai tourné la page. Aujourd’hui, j’entends vivre proprement, dignement, honnêtement. Et je me suis installé dans mon restaurant, il y a deux mois maintenant. D’accord, avoir des menus qui portent le nom d’armes de guerre, c’est provocateur. Mais avec ce concept, je veux attirer les jeunes dans mon restaurant. »Sur l’enseigne, la barre du “T” de Toubib Burger a été remplacée par un fusil d’assaut et, en guise de décoration, au fond de son établissement, on trouve des armes à feu. Des modèles réduits d’une dizaine de centimètres tout au plus. Sauf une, mais c’est là encore une réplique, celle d’un pistolet Luger de la Seconde Guerre mondiale. Mais ce que l’on voit le plus c’est la facture des menus, 7 € pour les plus chers. Le tout entourant des tableaux écrits en arabe et représentants des versets du coran.

 

http://www.midilibre.fr/2015/10/19/le-restautrateur-biterrois-poursuivi-pour-apologie-de-terrorisme-juge-ce-lundi,1229036.php

Le restaurateur biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce lundi

 

il y a 244 jours 73 MIDI LIBRE
Le restaurateur biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce lundi

Le snack d’Alain C., sur les Allées Paul-Riquet à Béziers.

 

A lain C. a été arrêté mi-septembre devant son restaurant le Toubib Burger, à Béziers. Dans son établissement, le suspect proposait des menus dont les noms étaient des armes ou des explosifs. Et sur Facebook, il relayait des documents de propagandes islamistes.

Alain C. est jugé ce lundi 19 octobre devant le tribunal de Béziers en comparution immédiate. Ce restaurateur de 44 ans a été arrêté mi-septembre devant son établissement du centre ville le Toubib Burger pour apologie de terrorisme et détention d’armes en récidive. Dans son restaurant, dont le nom comportait un T écrit sous forme de fusil, le suspect, qui se défend en affirmant qu’il s’agit de marketing, proposait des menus dont les noms étaient des armes ou des explosifs. La carte de fidélité comportait, elle, neuf impacts et lorsque le client atteignait le 10e, il recevait un menu « Grenade ». De surcroît, sur plusieurs de ses comptes Facebook, le suspect relayait des documents de propagandes islamistes, ce qui constitue le délit d’apologie du terrorisme.

Fiche S de la DGSI

Lors de la perquisition de son domicile, un fusil et des munitions avaient été découverts. Le suspect a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, pour la détention de 6 kilos de cannabis, de deux fusils d’assaut et d’une arme de poing. Cet homme qui avait pris un nom à consonance musulmane, la religion à laquelle il s’était converti, faisait l’objet d’une fiche S de la DGSI. En outre, il avait également déjà été interpellé à Toulouse où il avait côtoyé les frères Merah, avant de s’éloigner de la ville.

« Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai »

Quelques jours avant son interpellation, Midi Libre avait rencontré Alain C. « Oui, je me revendique comme islamiste, radical et favorable au port du voile. Mais je m’explique. Pour moi, un islamiste est un homme, un musulman, qui va se battre pour défendre sa religion. Un homme qui tue des innocents au nom de Dieu n’est pas un vrai musulman [...] Je suis radical parce que je m’impose de respecter au plus près les préceptes du coran. Je suis favorable au port du voile, mais si ma femme ne veut pas le faire, je respecte [...] Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai. La France est mon pays. Je suis né ici et je veux respecter la loi, même si à une époque j’ai pu être très largement en dehors des clous. »

Me Luc Abratkiewicz, qui défend Alain C., déplorait récemment dans Midi Libre une situation qu’il juge “disproportionnée au regard du dossier [...] C’est une caricature de Guantánamo. Mon client a été placé à l’isolement. Il ne peut voir personne. Pas même sa famille. C’est un simple fait de l’esprit que d’imaginer qu’il puisse appartenir ou soutenir Daesh. Cela fait plus de deux ans qu’il fait ses sandwiches et que les jeunes lui disent Tes K-lach, ils rafalent l’estomac. C’est sa marque de fabrique. Mon client ne fait pas de prosélytisme. Il s’intéresse à sa religion, rien de plus. Et c’est tout cela qui dérange.”

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/beziers/proces-du-gerant-du-toubib-burger-beziers-je-suis-quelqu-un-qui-aime-les-armes-c-est-tout-833147.html

Procès du gérant du « toubib burger » à Béziers : »Je suis quelqu’un qui aime les armes, c’est tout »

 

Alain Courmont le patron d’un fast food de Béziers comparaît devant le tribunal pour apologie du terrorisme. Celui qui proposait des menus « AK-47″,  “Grenade”, “K-lach ne comprend pas ce qu’on lui reproche. « Je suis converti à l’Islam. C’ est mon seul délit pour vous ».

  • S.N. et L.C.
  • Publié le 19 octobre 2015 à 15:54, mis à jour le 19 octobre 2015 à 17:51
Image Facebook du fast-food allées Paul Riquet de Béziers. © Capture Facebook© Capture Facebook Image Facebook du fast-food allées Paul Riquet de Béziers.
Alain Courmont comparaît depuis 14 h 00 devant le tribunal de grande instance de Béziers : « je comprends pas pourquoi je suis là » a-t-il expliqué à la barre.
Les policiers ont retrouvé un fusil et des munitions chez lui  : « je suis quelqu’un qui aime les armes, c’est tout », se défend-il.
Il portait un T-Shirt  Daesh : pour lui ce n’est pas un t shirt à l’ effigie de Daesh : » c est une profession de foi qu’il aime bien. Il n’ a mis ce T-shirt qu’une seule fois selon lui, sous un pull, le jour où il a été  interpellé.
Il a liké sur Facebook des sites islamistes…par curiosité.

« Je suis pas un terroriste. Je suis quelqu’un de normal. Je suis converti à l’Islam. C’ est mon seul délit pour vous  » a lancé le prévenu lors de l’audience, cet après-midi à Béziers.

Le 4 septembre dernier, la préfecture saisit le procureur par courrier. Le gérant du burger « se livrait a des actions de propagande visant a l’ apologie du terrorisme » dans son restaurant. Celui-ci a ouvert le 10 juin sur les allées Paul Riquet. Il possédait  un autre snack à Béziers auparavant.
Il propose dans son établissement des menus AK-47″,  “Grenade”, “K-lach.

L’homme a été interpellé à Béziers pour apologie du terrorisme, le 16 septembre dernier. Il serait une connaissance des frères Merah.  Il a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, notamment pour la détention de 6 kilos de cannabis et détention d’armes en 2013.

3 ans de prison requis

Le procureur de la République a requis une peine de 3 ans de prison dont un an avec sursis assortie d’une interdiction de gérer une société avec maintien en détention.

« On est dans la peur du musulman » selon l’avocat de la défense

L’avocat de la défense Me Abratkiewicz estime dans sa plaidoirie que « l‘on est dans la peur du musulman« . « Il ne fait pas l’apologie d’actes terroristes, explique l’avocat d’Alain Courmont, peut-être l’apologie de l’Islam, ce qui n’est pas la même chose. »

Un an de prison ferme

Le tribunal de grande instance de Béziers a condamné le gérant du « toubib burger » à un an de prison ferme et cinq ans d’interdiction d’exercer.
Sandrine Navas suit l’audience de Béziers. A suivre son reportage dans l’édition de 19 h 00.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/beziers/proces-du-gerant-du-toubib-burger-beziers-un-de-prison-pour-apologie-du-terrorisme-et-detention-d-armes-833281.html

Procès du gérant du « toubib burger » à Béziers : un an de prison pour apologie du terrorisme et détention d’armes

 

Le gérant du « toubib burger » qui proposait des menus « AK-47″,  “Grenade”, “K-lach » a été condamné à un an de prison par le tribunal de Béziers pour apologie du terrorisme et détention d’armes. Une peine assortie de 5 ans d’interdiction d’exercer.

  • S.N. et L.C.
  • Publié le 19 octobre 2015 à 17:49
Lors d'une interruption d'audience au TGI de Béziers © France 3 LR/ F.Detranchant© France 3 LR/ F.Detranchant Lors d’une interruption d’audience au TGI de Béziers
Le 4 septembre dernier, la préfecture de l’Hérault saisit le procureur par courrier. Le gérant du burger Alain Courmont « se livrait a des actions de propagande visant à l’ apologie du terrorisme » dans son restaurant. Il propose dans son établissement des menus AK-47″,  “Grenade”, “K-lach ».
Devant le tribunal, Alain Courmont le patron d’un fast food de Béziers a dit ne pas comprendre ce qu’on lui reproche. « Je suis converti à l’Islam. C’est mon seul délit pour vous ». a-t-il déclaré. »Je suis quelqu’un qui aime les armes, c’est tout. »
Les policiers ont retrouvé un fusil et des munitions à son domicile.
Il portait un T-Shirt  Daesh : pour lui ce n’est pas un t shirt à l’ effigie de Daesh : » c’est une profession de foi qu’il aime bien ». Il n’ a mis ce T-shirt qu’ une seule fois selon lui, sous un pull, le jour ou il a été  interpellé..
Il a liké sur Facebook des sites islamistes…par curiosité explique-t-il encore.
L’homme a été interpellé à Béziers pour apologie du terrorisme, le 16 septembre dernier. Il serait une connaissance des frères Merah.  Il a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, notamment pour la détention de 6 kilos de cannabis et détention d’armes en 2013.

3 ans de prison requis

Le procureur de la République a requis une peine de 3 ans de prison dont un an avec sursis assortie d’une interdiction de gérer une société avec maintien en détention.

« On est dans la peur du musulman » selon l’avocat de la défense
L’avocat de la défense Me Abratkiewicz estime dans sa plaidoirie que « l’on est dans la peur du musulman ». « Il ne fait pas l’apologie d’actes terroristes, explique l’avocat d’Alain Courmont, peut-être l’apologie de l’Islam, ce qui n’est pas la même chose. »

Un an de prison ferme

Le tribunal de grande instance de Béziers a condamné le gérant du « toubib burger » à un an de prison ferme et cinq ans d’interdiction d’exercer.

 

http://www.societe.com/societe/monsieur-alain-courmont-488811548.html

MONSIEUR ALAIN COURMONT (TOUBIB BURGER)

Société : 488811548

Fiche entreprise : chiffres d’affaires, bilan et résultat

Présentation de la société MONSIEUR ALAIN COURMONT

MONSIEUR ALAIN COURMONT, affaire personnelle commerçant est active depuis 10 ans.
Domiciliée à BEZIERS (34500), elle est spécialisée dans le secteur d’activité de la restauration de type rapide.

Societe.com recense 1 établissement actif et aucun événement.

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Renseignements juridiques

Dénomination MONSIEUR ALAIN COURMONT
Adresse MONSIEUR ALAIN COURMONT, 50 ALLEES PAUL RIQUET 34500 BEZIERS
Téléphone Afficher le téléphone
SIREN 488 811 548
SIRET (siege) 48881154800046
N° de TVA Intracommunautaire
Activité (Code NAF ou APE) Restauration de type rapide (5610C)
Forme juridique Affaire personnelle commerçant
Date création entreprise 01-03-2006
Date de dernière mise à jour 04-07-2015
Tranche d’effectif 0 salarié (unités ayant eu des salariés au cours de l’année de référence mais plus d’effectif au 31/12)

 

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Chiffres clés de MONSIEUR ALAIN COURMONT

Date de publication de l’exercice 2015 2014 Variation
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- dont Trésorerie
- dont Capitaux propres Comptes non disponibles Comptes non disponibles
- dont Dettes
Chiffre d’affaires
Résultat net (Bénéfice ou Perte)
Effectifs moyens

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Les 2 Annonces d’évènements parues

Date Annonces légales (JAL ou BODACC) Prix Achat
27/08/2015 Cession / acquisition 2,90 €
17/07/2008 Clôture de jugement 2,90 €

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Les 3 établissements, 1 établissement actif :

Siege MONSIEUR ALAIN COURMONT
Depuis le : 08-06-2015
SIRET 48881154800046
Adresse 50 ALLEES PAUL RIQUET – 34500 BEZIERS
Activité Restauration de type rapide (5610C)

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Siege MONSIEUR ALAIN COURMONT
Depuis le : 01-04-2015 Fermé le : 13-06-2015
SIRET 48881154800038
Adresse 9 RUE ALEXANDRE CABANEL – 34500 BEZIERS
Activité Restauration de type rapide (5610C)

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Siege MONSIEUR ALAIN COURMONT
Depuis le : 11-04-2011 Fermé le : 17-06-2014
SIRET 48881154800020
Adresse 26 RUE DU CAPNAU – 34500 BEZIERS
Activité Commerce d’alimentation générale (4711B)

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Policiers tués à Magnanville : deux proches du terroriste déférés devant la justice

Comme toujours, l’auteur des faits n’apparaît pas avoir été isolé…

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/06/17/01016-20160617ARTFIG00272-trois-proches-de-larossi-abballa-toujours-entendus-par-la-police.php

Deux proches de Larossi Abballa déférés devant la justice

    • Par Amaury Peyrach’
    • Mis à jour le 18/06/2016 à 10:43
    • Publié le 17/06/2016 à 17:50
Jean-Baptiste Salvaing a été tué lundi soir devant son pavillon. Le meurtrier, Larossi Abballa, a ensuite pris en otage puis exécuté son épouse en présence de leur fils de 3 ans et demi.
 

Deux hommes de 27 et 29 ans interpellés mardi et dont la garde à vue avait été prolongée de 48h sont en passe d’être mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de deux policiers lundi dans les Yvelines.

Deux proches de Larossi Abballa, l’homme qui a assassiné lundi deux policiers à leur domicile des Yvelines, seront présentés samedi aux magistrats en vue d’éventuelles mises en examen dans le cadre de cette enquête. Le parquet va ouvrir une information judiciaire confiée à des juges antiterroristes.

Les deux hommes de 27 et 29 ans avaient été arrêtés mardi en compagnie d’un troisième dont la garde à vue a été levée sans poursuite. Les enquêteurs tentent notamment d’établir si Larossi Abballa a agi seul ou s’il a bénéficié de complicités dans la préparation ou dans l’exécution de l’attaque qu’il a commise.

Les deux suspects, âgés de 27 et 29 ans, avaient été condamnés avec Abballa en septembre 2013 au procès d’une filière d’envoi de djihadistes au Pakistan, ont précisé des sources judiciaire et proche de l’enquête. Le plus âgé des deux avait été arrêté dans ce pays. Selon la chaîne d’information iTélé, ces deux hommes se nomment Charaf-Din A. – il habitait le même immeuble qu’Abballa aux Mureaux – et Saâd R.. Larossi Aballa avait écopé de trois ans de prison, dont six mois avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve. Charaf-Din A. et Saâd R. avaient eux été condamnés à cinq ans fermes.

«On me disait que j’étais courageux, j’avais une estime de moi encore jamais connue»

Charaf-Din A. avait été interpellé en janvier 2011 au Pakistan. Expulsé vers la France, il est arrêté par les services français à sa descente d’avion quatre mois plus tard. Il était alors suspecté d’avoir voulu rejoindre al-Qaida dans les zones tribales pakistano-afghanes du Waziristan. «On a voulu jouer à la guéguerre. L’islam modéré ne m’attirait pas, pas assez sulfureux. On a utilisé des versets du Coran pour justifier nos actions», reconnaissait Charaf-Din A. en 2013, estimant qu’il ne serait «pas tombé dans ce traquenard» s’il avait «mieux connu» sa religion.

Le procès de 2013 avait révélé que Saâd R. avait été recruté au printemps 2010 par un ressortissant indien nommé Mohammed Niaz Abdul Raseed. L’homme convainc ce technicien en électronique de s’engager pour soutenir «la lutte armée» d’al-Qaida. Saâd R., jeune franco-marocain de 24 ans, télécharge alors tout ce qu’il peut trouver comme informations sur le djihad et sa volonté de s’engager s’affirme. «Ce qui m’a le plus attiré, c’est qu’en parlant de ce sujet sur le Web, j’étais populaire, on me disait que j’étais courageux, j’avais une estime de moi encore jamais connue», disait-il lors de l’audience, au côté de Charaf-Din A., son ami de lycée, français d’origine marocaine, qu’il a convaincu à s’enrôler et à partir pour le Pakistan.

Lire l’article du Figaro sur ce sujet: Le périple avorté de jeunes djihadistes jugés à Paris

Lors d’une perquisition au domicile d’un des trois hommes arrêtés cette semaine, une importante documentation djihadiste et un plan de la Seine-Saint-Denis, mentionnant l’emplacement des commissariats de police du département, avaient été retrouvés.

Les enquêteurs espèrent aussi puiser des informations dans le matériel informatique et téléphonique saisis chez les trois hommes, ainsi que dans celui d’Abballa trouvé chez ses parents et celui avec lequel il a mis en ligne sa vidéo de revendication depuis le domicile des policiers.

En outre, Le Parisien a annoncé vendredi soir qu’un quatrième homme avait été interpellé, à Mantes-la-Jolie (Yvelines).


Un lien entre Larossi Aballa et le terroriste présumé Sid Ahmed Ghlam

Selon le site rtl.fr, une note datée d’avril 2015, rédigée par des policiers des Yvelines, met en lien Larossi Abballa, meurtrier du couple de policiers à Magnanville (Yvelines) et Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d’un projet d’attentat contre une église de Villejuif et assassin présumé d’Aurélie Châtelain. Abballa aurait été aperçu au volant d’un fourgon appartenant à Abdelkader Jalal, un homme de 33 ans mis en examen pour avoir été le logisticien de Sid Ahmed Ghlam. Ce premier signalement est suivi, en novembre 2015, d’une autre note où est cité Charaf-Din A, l’un des trois hommes actuellement gardés à vue dans le cadre de l’enquête sur le meurtre des deux policiers à Magnanville.

La rédaction vous conseille :

 

http://www.lepoint.fr/justice/larossi-abballa-un-loup-solitaire-vraiment-18-06-2016-2047748_2386.php

Larossi Abballa : un loup solitaire, vraiment ?

 

Le Point.fr a eu accès à des documents qui établissent des liens concrets entre Larossi Abballa et des djihadistes bien connus des services.

 

Par

Modifié le 18/06/2016 à 12:16 – Publié le 18/06/2016 à 11:39 | Le Point.fr

 

Larossi Abballa, Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji.
Larossi Abballa, Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji. © DR/ DR

 

Ils sont trois à avoir été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur Larossi Abballa, l’auteur du meurtre d’un couple de policiers à Magnanville. Alors qu’un homme est ressorti libre, Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, 27 et 29 ans, ont été déférés devant le parquet en vue d’une éventuelle mise en examen. Tous deux connaissaient bien Larossi Abballa. Ils ont été condamnés et incarcérés en même temps, évoluant clairement dans les sphères djihadistes. La cartographie relationnelle d’Abballa se dessine peu à peu. Elle indique que l’auteur des deux assassinats entretenait des liens directs avec des membres de la filière des Buttes-Chaumont, Forsane Alizza ou encore des attentats de Casablanca. La théorie du « loup solitaire » semble de moins en moins probable.

Charaf-Din Aberouz est un proche de Larossi Abballa. Les deux hommes ont fait partie d’un groupe de sept Français soupçonnés d’entretenir des liens avec des talibans et Al-Qaïda. Deux d’entre eux avaient été interpellés à Lahore par les services secrets pakistanais en 2011, juste avant d’atteindre le Waziristan, où ils prévoyaient de s’entraîner au djihad. Charaf-Din Aberouz est alors âgé de 25 ans. Il est condamné à cinq ans de prison en France pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste. Il sera libéré le 12 novembre 2015 au motif d’une réduction conditionnelle de peine.

« Violent dans ses rapports avec les mécréants »

Selon les informations que nous avons pu consulter, il est loin d’avoir été un détenu modèle. L’administration pénitentiaire le qualifie de « radicalisé » se comportant « en recruteur » et note : « démarche les détenus arrivants, fait la promotion de l’islam et débute l’enseignement des individus qu’il prend sous sa tutelle ». Ainsi, le 21 février 2012, Charaf-Din Aberouz organise un rassemblement d’une quarantaine de détenus lors de la promenade et prononce un discours pendant 10 minutes « dans le plus strict silence des détenus présents qui semblaient conquis et admiratifs », notent les services, inquiets. Le 27 janvier 2013, il prononce un appel à la prière en pleine nuit. Le 6 juin, ses gardiens rapportent un comportement « violent dans ses rapports avec les mécréants », le 31 décembre 2014, il se réjouit à l’annonce de l’exécution d’Hervé Gourdel en Algérie. Afin d’éviter qu’il ne radicalise tous ses camarades de détention, il changera cinq fois d’établissement sur une période de trois ans et demi.

Ce voyage dans les prisons françaises sera aussi l’occasion de se lier d’amitié avec des figures du terrorisme islamiste. Il fait la connaissance de Maximilien Thibaut, membre du groupe Forsane Alizza – qualifié de pieds nickelés du djihad –, ainsi que de Teddy Valcy, relation bien connue des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly, auteurs des attentats de janvier. Plus troublant encore, l’administration pénitentiaire note que Larossi Abballa est ami avec Rachid Aït El Hadj, un terroriste lui aussi originaire des Mureaux, condamné en 2007 pour les attentats de Casablanca. Ce dernier a été déchu de sa nationalité française en octobre 2015. Ce n’est d’ailleurs pas le seul membre du réseau des attentats de Casablanca que connaît Abballa : comme l’expliquaient nos confrères de RTL, Fouad Charouali (lui aussi déchu de sa nationalité), logisticien des attentats de Casablanca, était un voisin de la famille Abballa. Ils habitaient le même immeuble.

Imam autoproclamé

Autre relation déférée devant le parquet, Saad Rajraji. Lui aussi fait partie de la filière djihadiste pakistanaise démantelée en 2011. Condamné à 5 ans de prison, il est libre depuis novembre 2014. Lui aussi s’aventure vers des fréquentations qui suscitent l’attention des services. Dans le téléphone saisi par l’administration pénitentiaire on retrouve, sous différents noms, quatre numéros de téléphone correspondant à Thamer Bouchnak, un imam autoproclamé et considéré comme responsable du processus de radicalisation de nombreux codétenus. Ce dernier organise la lecture de textes religieux lors des promenades et bénéficie de l’attention de nombreux comparses « en raison de sa maîtrise des textes religieux », note l’administration.

Thamer Bouchnak a été membre de la filière des Buttes-Chaumont et a entraîné… Cherif Kouachi. Bouchnak connaît lui-même très bien Djamel Beghal, un ancien du GIA et d’Al-Qaïda. D’après une source proche du dossier, Thamer Bouchnak était jusqu’alors considéré par les services de renseignements comme « le plus susceptible de passer à l’acte ». L’enquête est en cours et devra déterminer si Larossi Abballa a agi sur ordre et bénéficié d’éventuelles complicités.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/09/13/01016-20130913ARTFIG00533-le-periple-avorte-de-jeunes-djihadistes-juges-a-paris.php

Le périple avorté de jeunes djihadistes jugés à Paris

    • Par Philippe Romain 1
    • Mis à jour le 13/09/2013 à 23:31
    • Publié le 13/09/2013 à 19:20
Un taliban pakistanais en poste mi-août dans le Waziristan, à la frontière pakistano-afghane, où voulaient se rendre les apprentis djihadistes français.
 

Deux Français embrigadés, qui comparaissent depuis lundi devant le tribunal correctionnel, avaient été arrêtés au Pakistan, où ils comptaient rejoindre des groupes affiliés à al-Qaida.

L’aventure a tourné court. En janvier 2011, Charaf-Din Aberouz, un Français d’origine marocaine de 27 ans, et Zohab Ifzal, un Français d’origine pakistanaise de 24 ans, à peine posé le pied à l’aéroport de Lahore au Pakistan pour rallier un camp d’entraînement djihadiste, avaient été arrêtés par les autorités locales. Depuis lundi, avec leurs six acolytes suspectés d’«association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes», ils comparaissent devant le tribunal correctionnel, à Paris.

Les journées consacrées à l’examen du profil des prévenus ont donné l’impression d’une escouade de «paumés», originaires de banlieue parisienne, cherchant un sens à leur existence et qui rencontrent un individu «qui par son image, son érudition, sa faculté à convaincre, entraîne les autres» comme l’explique le procureur Benjamin Chambre. Ce recruteur s’appelle Mohammed Niaz Abdul Raseed, un ressortissant indien de 35 ans, présenté comme le «cerveau» de la bande. Cheveux noués en catogan et barbe noire, cet Indien était déjà membre, dans son pays, d’un mouvement musulman extrémiste.

Niant toute implication, dénonçant une «conspiration» et répondant toujours à côté des questions des juges, il s’était montré plus prolixe face aux enquêteurs de la DCRI. L’ingénieur en mécanique se définissait alors comme le conseiller de la petite troupe et racontait avoir été formé en Inde aux techniques de recrutement et de contre-interrogatoire. «Mon projet était de façonner un groupe avec trois branches: une de solidarité, une militaire et une politique», ajoutait-il.

«En parlant de ce sujet sur le Web, j’étais populaire»

Devant les magistrats, il a assuré sans vergogne que la masse de vidéos, livres et documents compromettants saisis chez lui dans le Val-d’Oise ne servaient qu’à «constituer une bibliothèque, comme hobby». Selon la DCRI, il a utilisé Facebook pour repérer des jeunes sensibles à la «cause» avant de leur faire suivre des entraînements physiques et des séances d’endoctrinement. Il s’agissait ensuite, grâce à ses contacts sur place, de faciliter leur départ au Pakistan pour rejoindre des groupes affiliés à al-Qaida.

Parmi les premiers à tomber dans ses filets, Saad Rajraji, un Franco-Marocain de 24 ans, devenu son bras droit et chargé du recrutement de nouveaux membres. Derrière ses fines lunettes, le technicien en électronique s’exprime avec aisance. «Je m’ennuyais beaucoup, je passais mon temps sur Internet, a-t-il expliqué. Quand Abdul Raseed m’a contacté et demandé si j’étais favorable à la lutte armée, j’étais choqué, car j’avais des doutes sur la légitimité de la chose.»

Après réflexion, il décide pourtant de sauter le pas. «J’ai beaucoup repensé à notre conversation, j’ai ressenti de l’humiliation, car j’ai toujours voulu aider les musulmans opprimés et, le jour où on me propose quelque chose de concret, même si c’était radical, je me dégonfle, a-t-il poursuivi. Je n’ai pas supporté et j’ai dit oui, par fierté.» Il télécharge alors tout ce qu’il peut dénicher sur le djihad. Ses réticences s’estompent. «Ce qui m’a le plus attiré, c’est qu’en parlant de ce sujet sur le Web, j’étais populaire, on me disait que j’étais courageux, j’avais une estime de moi encore jamais connue.»

Il rencontre alors Aberouz, qu’Abdul Raseed décrit comme «fort dans sa tête, très spirituel». Suffisamment pour être envoyé très vite dans un camp au Waziristan, vers la frontière pakistano-afghane. «On a voulu jouer à la guéguerre. L’islam modéré ne m’attirait pas, pas assez sulfureux», a expliqué Aberouz. «On a utilisé des versets du Coran pour justifier nos actions», a-t-il reconnu, estimant qu’il ne serait «pas tombé dans ce traquenard» s’il avait «mieux connu» sa religion. «Je voulais juste tirer à la kalachnikov, me défouler un peu, pour faire comme dans Call of Duty(un jeu vidéo, NDLR) ou ce qu’on voit à la télé», a-t-il encore poursuivi. Une fois dans l’avion, il a douté. «Mais je ne pouvais plus reculer, cela aurait été la honte.»

Aberouz s’est envolé avec Zohab Ifzal, embrigadé par Rajraji qui le connaissait depuis le lycée. Le garçon intéressait particulièrement le groupe pour ses origines pakistanaises facilitant l’obtention de visas. «Il n’avait pas le profil, a reconnu Aberouz. Il a été utilisé comme sauf-conduit parce qu’il avait de la famille là-bas.» Ifzal n’a pourtant eu besoin que de 2 entrevues avec Abdul Raseed pour accepter de partir. «Je ne réfléchissais pas beaucoup, j’avais trouvé des gens qui m’apportaient un soutien que je n’avais pas dans ma famille», a-t-il justifié… À la question de savoir ce qu’ils auraient fait en rentrant en France, Ifzal a répondu ne pas savoir: «C’était très flou.» Aberouz, lui, pense qu’Abdul Raseed aurait attendu «des instructions pour qu’on commette des attaques».

Le procureur a requis des peines de 8 ans de prison à l’encontre de Mohamned Niaz Abdul Raseed, 6 ans à l’encontre de Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji et 3 ans contre Zohab Ifzal.

La rédaction vous conseille :

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Magnanville-une-instruction-etait-ouverte-contre-Larossi-Abballa-997871

Magnanville: une enquête visait Larossi Abballa

 

Paris Match | Publié le 17/06/2016 à 17h07 |Mis à jour le 17/06/2016 à 17h16

 

Larossi Abballa faisait l'objet d'une surveillance.
Larossi Abballa faisait l’objet d’une surveillance. DR

 

Le tueur de Magnanville a été identifié dans une instruction judiciaire avant qu’il passe à l’acte, assassinant le couple de policiers.

Le terroriste Larossi Abballa faisait l’objet d’une surveillance, d’écoutes et de géolocalisation lorsqu’il parti tendre son embuscade à Magnanville lundi soir pour poignarder un couple de policiers, ont révélé à Paris Match des sources policières et judiciaires. Cette instruction, ouverte contre X le 11 février dernier, porte sur une «filière de recrutement et d’acheminement de djihadistes vers la zone syrienne», indiquaient nos sources, soulignant que le degré de dangerosité du djihadiste a peut être été sous-évalué avant son passage à l’acte.

La DGSI menait les investigations sur commission rogatoire d’un magistrat antiterroriste. C’est dans ce cadre, à la faveur d’écoutes téléphoniques et de géolocalisations, que le portable d’Abballa a été identifié. Des échanges avec ses deux amis, Français d’origine marocaine, auraient ainsi été interceptés. Le premier, Saad Rajaraji, technicien en électronique, est âgé de 27 ans. Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont découvert une carte du département de Seine-Saint-Denis, sur laquelle les commissariats de police du département sont précisément localisés. Ce document serait toutefois «ancien», selon des sources judiciaires. Le second, Charaf-Din Aberouze, 29 ans, serait le plus radicalisé. Les deux suspects avaient déjà été condamnés en 2013, à 5 ans de prison ferme, en même temps que leur ami Abballa, pour leur participation active à une filière de recrutement de combattants destinés au Pakistan. Dans cette affaire, Abballa avait écopé de 3 ans dont 6 mois avec sursis. Lors de son procès, Aberouze avait reconnu avoir effectué une formation militaire dans les zones tribales du Waziristan.

A voir :François Hollande rend hommage à « deux héros du quotidien »

Un départ en Syrie sous couvert de pèlerinage à la Mecque?

A présent, un troisième homme est également interrogé dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour une garde à vue prolongée de 96 heures, qui prendra fin samedi. Les limiers de la DGSI tentent de déterminer dans quelle mesure ces «vieilles connaissances» pouvaient avoir connaissance du projet terroriste d’Abballa et s’ils lui ont apporté une aide quelconque dans son assassinat du commandant de police Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider, assistante au commissariat de Mantes-la-Jolie. Courant mars, Abballa devait effectuer un pèlerinage à La Mecque, en Arabie Saoudite, en empruntant un vol via la Turquie. Il aurait pu profiter de ce transit pour, en réalité, se rendre en Syrie afin d’y peaufiner le projet de filière djihadiste et d’y prendre des ordres d’attaques sur le sol français de la part de chefs de Daech.

Alors qu’il était retranché dans le pavillon de policiers, Larossi Abballa a diffusé sur Internet un long message vidéo. Dans celui-ci, il appelait ses «frères» à attaquer les policiers, les gardiens de prisons, et une liste de cinq journalistes ainsi qu’un universitaire, nommément cités. Ces six personnalités ont chacune été reçues au ministère de l’Intérieur jeudi, et toutes été placées sous protection policière.

 

http://www.huffingtonpost.fr/2016/06/14/abou-mohammed-al-adnani-larossi-abballa-terrorisme-policiers-magnanville-yvelines_n_10452534.html

Qui est Abou Mohammed Al-Adnani, l’homme qui a inspiré Larossi Abballa à Magnanville?

 

Le HuffPost  |  Par

Publication: 14/06/2016 14h01 CEST Mis à jour: 14/06/2016 14h01 CEST

 

ABOU MOHAMMED ALADNANI LAROSSI ABBALLA

 

TERRORISME – En décembre 2015, l’enquête sur les attentats de Paris révélait le rôle prépondérant joué par Abou Mohammed Al-Adnani, porte-parole de l’organisation Etat islamique, dans les opérations extérieures du mouvement djihadiste. Il est considéré comme le véritable cerveau des attaques du 13 novembre.

L’attaque de Larossi Abballa perpétrée contre deux policiers à Magnanville dans les Yvelines est une réponse directe aux consignes d’Al-Adnani qui ne cesse d’exhorter ses partisans à passer à l’action dans leurs pays d’origine contre les forces de l’ordre des pays de la coalition engagés dans la lutte contre l’organisation, en Syrie et en Irak. Dans un message diffusé le 21 mai, le porte-parole de l’EI appelait, notamment, à des attaques contre les Etats-Unis et l’Europe pendant le mois du ramadan, qui a débuté le 6 juin.

Un vétéran du jihad

Originaire de la région d’Idlib, dans le Nord de la Syrie, Al-Adnani ne semblait pas destiné à devenir l’orateur consacré du mouvement jihadiste. En 1998, celui que les quotidiens arabes qualifient « d’ermite soufi » à la personnalité introvertie disparaît. On retrouve sa trace en 2003, en Irak, peu après l’invasion américaine.

Selon le département d’Etat américain, cité par Le Monde, Al-Adnani est « l’un des premiers combattants étrangers à s’opposer aux forces de la coalition en Irak ». Il prête alors allégeance à Abou Moussab Al-Zarkaoui, fondateur et maître à penser de l’EI, tué en 2006.

Capturé en 2005, Al-Adnani est emprisonné dans le camp Bucca, une prison gérée par l’armée américaine dans le sud de l’Irak, par laquelle sont passés de nombreux dirigeants de l’EI. Comme beaucoup d’autres jihadistes, c’est en ces murs qu’il rencontre l’homme qu’il présentera quelques années plus tard comme le nouveau « calife », Abou Bakr Al-Baghdadi.

Le ministre des attentats

Relâché en 2010, Abou Mohamed Al-Adnani profite du soulèvement populaire contre le régime de Bachar Al-Assad, qui éclate en mars 2011 pour renouer avec ses anciens compagnons d’armes irakiens.

Au fil des années, il est devenu une figure importante au sein de l’EI, au point que les services de renseignements occidentaux ont tendance à le considérer comme le « ministre des attentats », qui pourrait être chargé, en plus de motiver des jihadistes isolés, de superviser des campagnes de terreur en Occident.

Le responsable de l’EI le plus recherché

Si bien que l’homme fait désormais partie des terroristes les plus recherchés de la planète. Selon Le Monde, depuis août 2014, il figure sur la liste officielle américaine antiterroriste intitulée « Rewards for Justice », qui promet la somme de 5 millions de dollars pour tout renseignement permettant sa traque et son arrestation.

Selon les médias américains, il est le responsable le plus recherché par les Etats-Unis au sein du groupe Etat Islamique devant même Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef de l’organisation.

« Tuez des policiers »

Comme Larossi Abballa, le meurtrier de deux policiers dans les Yvelines, Al-Adnani encourage ceux qu’il nomme « les soldats du califat » à utiliser n’importe quelle arme disponible contre « les soldats des tyrans ».

Dans un long message audio diffusé en septembre 2014 par Al Furqan, le principal média de l’EI, il lançait: « Levez-vous, monothéistes, et défendez votre Etat depuis votre lieu de résidence, où qu’il soit. Attaquez les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs ».

« Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle », expliquait-il, « débrouillez vous pour vous retrouver seul avec un infidèle français ou américain et fracassez-lui le crâne avec une pierre, tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le d’une falaise, étranglez-le, empoisonnez-le ».

Ainsi, depuis mars 2012, et l’assassinat par Mohamed Merah de trois militaires à Toulouse et Montauban, les policiers et soldats français ont régulièrement été pris pour cible par des jihadistes, agissant le plus souvent isolément. Ils sont sept à avoir perdu la vie dans ces attaques ciblées.

Lire aussi :

• Daech revendique le meurtre de deux policiers près de Paris

• Ce que l’on sait du meurtrier des policiers de Magnanville

• Nouveau coup dur pour l’État islamique, privé d’un axe stratégique

 

Policiers tués à Magnanville : un rapport avec NEMROD34 ?

Selon des informations du jour, le tueur cherchait sa future victime depuis le 8 juin 2016.

Depuis la tuerie d’Orlando, j’ai publié plusieurs éléments montrant une possible relation entre cette nouvelle attaque revendiquée par l’Etat islamique et les jacasseries habituelles des deux malades mentaux extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, de Puy-l’Evêque, et Jean-Marc Donnadieu, de Béziers, ne cessant de me calomnier sur les réseaux sociaux depuis l’année 2010 au moins.

A la lecture de ces nouvelles informations, je renvoie avec insistance le lecteur intéressé à mes publications des 12 et 13 juin 2016, montrant notamment qu’un possible terroriste tunisien faisait de curieuses visites de mon blog Satanistique depuis quelques jours, et se montrait particulièrement excité depuis le 8 juin 2016.

Il m’a rendu visite une 15ème et dernière fois après ces publications, lundi 13 juin 2016 à 11h51 :

Policiers tués à Magnanville : un rapport avec NEMROD34 de Béziers ? dans Attentats magnifier (196.186.142.224)
(Pas de lien référant)
13 Jun 11:51:04

 

Je relève par ailleurs que le commandant de police assassiné était originaire de Pézenas, dans l’Hérault, à proximité de Béziers, où est né et a quasiment toujours vécu Jean-Marc Donnadieu, qui se rendait aussi très fréquemment à Pézenas durant les premières années de ses harcèlements à mon encontre pour y voir sa copine habitant cette ville. Ils ont depuis rompu mais gardent de bonnes relations et se voient toujours régulièrement, selon ce qu’en a dit l’intéressé sur le forum de ses ex-amis les Sataniques Sceptiques du Québec, un des nombreux sites où il a raconté sa vie durant tout le temps de son inscription – il en a été banni il y a un mois et demi et y sévissait depuis mai 2008.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160617.OBS2833/info-obs-policiers-tues-abballa-etait-sur-les-traces-de-sa-future-victime.html

INFO OBS. Policiers tués : Abballa était sur les traces de sa future victime

 

INFO OBS. Policiers tués : Abballa était sur les traces de sa future victime

Larossi Abballa aurait déclaré connaître le policier Jean-Baptiste Salvaing. (AP/SIPA)

 

Selon nos informations, le téléphone du meurtrier des deux policiers a « borné » aux abords du commissariat des Mureaux et près de Magnanville.

 

 

Le parcours de Larossi Abballa se précise peu à peu, confirmant que le tueur avait établi un lien avec sa victime, le policier Jean-Baptiste Salvaing, bien avant de l’assassiner à coups de couteau lundi soir. Selon les informations de « l’Obs », la localisation du téléphone de Larossi Abballa les jours précédents l’attentat révèle qu’il a « borné » (a été géolocalisé) les 8, 9 et 10 juin aux abords du commissariat des Mureaux et près de Magnanville (Yvelines), c’est-à-dire près du commissariat où travaillait le policier, en tant que commandant de police adjoint, et ville où il vivait avec son épouse Jessica Schneider et leur fils de 3 ans. Selon cette source :

« Ces éléments montrent qu’il a fait des repérages, et peut-être suivi sa future victime. »

Ces informations viennent compléter les éléments révélés mercredi, selon lesquels Larossi Abballa connaissait au moins l’une de ses cibles, et ne l’a pas choisie pour sa seule appartenance à la police. A l’inverse de ce qu’a laissé entendre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lors de l’hommage rendu mardi au couple de fonctionnaires de police.

Ce que l’on sait du meurtrier présumé, Larossi Abballa

Mercredi, on apprenait en effet que le terroriste, alors qu’il était retranché dans l’appartement du couple à Magnanville, aurait lancé lors des échanges avec le Raid :

« Il vient chez moi alors je vais chez lui. »

Par ailleurs, selon le spécialiste David Thompson, Larossi Abballa a posté une photo de Jean-Baptiste Salvaing sur son compte Facebook alors que ce dernier était… en uniforme. Ce qui montrerait une fois de plus qu’il ne l’a pas choisi au hasard.

Larossi Abballa connaissait-il ses victimes ?

Les enquêteurs ne parviennent toutefois pas, pour l’instant, à savoir quand les deux hommes auraient pu se croiser. Ils tentent toujours d’établir pourquoi Larossi Abballa s’en est pris spécifiquement à Jean-Baptiste Salvaing.

Toujours est-il que Larossi Abballa, 25 ans, était connu des services de police dans les Yvelines, où il a toujours vécu et a notamment été condamné à deux reprises pour un vol et un recel, alors que Jean-Baptiste Salvaing a fait une bonne partie de sa carrière dans le département.

Violette Lazard et Morgane Bertrand

L'Obs
L’Obs 

Journaliste

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Policiers-tues-a-Magnanville-les-obseques-auront-lieu-lundi-dans-l-Herault-997541

Policiers tués à Magnanville: les obsèques auront lieu lundi dans l’Hérault

Paris Match | Publié le 17/06/2016 à 10h47 |Mis à jour le 17/06/2016 à 10h55
Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, les deux policiers tués à Magnanville.

Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, les deux policiers tués à Magnanville. ALAIN ROBERT/SIPA

 

Les obsèques de Jean-Baptiste Salvaing et de Jessica Schneider, les deux policiers tués lundi dernier par un jihadiste à Magnanville, auront lieu lundi prochain dans l’Hérault.

Lundi, l’émotion sera forte à Pézenas. Une cérémonie y aura lieu à 10 heures en hommage à Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, les deux policiers tués lundi soir par un jihadiste à leur domicile de Magnanville (Yvelines). Leur famille a annoncé l’information dans le quotidien «Midi Libre», dans l’avis de décès: «Un hommage leur sera rendu le lundi 20 juin 2016 à 10h00, sur la place de la mairie de Pézenas, suivi de l’inhumation au cimetière de Montagnac», situé à environ sept kilomètres de la ville d’où était originaire Jean-Baptiste Salvaing.

A lire :Magnanville: une collecte de dons pour Jessica et Jean-Baptiste

Tous les deux, policiers de profession, ont été assassinés chez eux par Larossi Abballa dans la soirée de lundi. Le jihadiste avait poignardé le père de famille avant de prendre en otage sa compagne âgée de 36 ans, puis de l’exécuter sous les yeux de leur fils de trois ans et demi, Matthieu. L’enfant, retrouvé indemne mais en état de «sidération», est sorti de l’hôpital et a été récupéré par ses grands-parents paternels.

Comment le tueur a-t-il repéré ses victimes ?

Larossi Abballa, qui a assuré avoir prêté allégeance au groupe Etat islamique, a été tué durant l’assaut du Raid. Trois de ses proches, des hommes âgés de 27, 29 et 44 ans sont toujours en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Deux d’entre eux avaient été condamnés, en 2013 avec Abballa, pour leur implication dans une filière d’envoi de jihadistes au Pakistan. L’homme avait enregistré une vidéo de revendication du double meurtre, dans laquelle il menaçait aussi des personnalités depuis placées sous protection policière.

L’enquête devra désormais déterminer comment le tueur a repéré ses victimes: Larossi Abballa, qui a toujours vécu dans les Yvelines, y avait été condamné à deux reprises pour un vol et un recel. Jean-Baptiste Salvaing, lui, a effectué une bonne partie de sa carrière dans le même département. Pour l’heure, aucun lien n’a été trouvé entre les deux.

Un hommage présidé par François Hollande

Jeudi, environ 2.500 personnes ont participé à la marche blanche organise depuis Mantes-la-Jolie jusqu’au domicile du couple à Magnanville. Policiers, gendarmes, pompiers et anonymes ont ainsi rendu hommage à Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, et ont entamé La Marseillaise une fois arrivés devant leur pavillon.

Ce vendredi, François Hollande préside une cérémonie officielle d’hommage aux deux policiers à la préfecture de Versailles, en présence de leurs familles, du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

 

http://www.itele.fr/france/video/qui-etaient-jean-baptiste-et-jessica-les-deux-policiers-assassines-a-magnanville-168118

Qui étaient Jean-Baptiste et Jessica, les deux policiers assassinés à Magnanville ?

 

Victimes tragiques d’une attaque revendiquée par l’Etat Islamique, lundi soir à Magnanville (Yvelines), les témoignages de leurs proches évoquent deux personnes courageuses, et dévouées à leur métier.

 

Deux parents assassinés, un enfant de 3 ans laissé orphelin.

Il semble bien que Jean-Baptiste et Jessica aient été victimes de la barbarie. Cette barbarie qui gangrène le monde a ciblé une nouvelle fois hier un des nôtres et sa famille. Cette barbarie qui sans cesse repousse les limites de l’horreur a frappé la grande famille de la police mais au-delà toute la République. La France est une nouvelle fois en deuil aujourd’hui.

Ce sont les mots du syndicat de Policiers SCSI. Ils décrivent bien l’atrocité des actes perpétrés hier soir allée des Perdrix, à Magnanville, dans les Yvelines. Dans cette commune proche de Mantes-la-Jolie, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, père de deux enfants, et sa compagne, Jessica Schneider, 36 ans, mère du deuxième, ont été tués par un barbare. Il était commandant de police au commissariat des Mureaux, situé dans les Yvelines.

Comme le rapporte Le Parisien, Jean-Baptiste Salvaing travaillait comme chef-adjoint des unités de police judiciaire, après avoir œuvré au commissariat de Mantes-la-Jolie et à la Brigade anti-criminalité du département. Originaire de Pézenas dans l’Hérault, c’est dans le commissariat de cette ville qu’il avait effectué son premier stage, une commune ou son grand-père travaillait comme dentiste, selon le Midi-libre.

Quelqu’un qui avait vraiment une valeur inouïe

Sa compagne Jessica, assassinée à son domicile après son compagnon, était secrétaire administrative au commissariat de Mantes-la-Jolie, autre commune du département des Yvelines. Ils laissent derrière eux Mathieu qui, du haut de ses trois ans, se retrouve orphelin et sera reconnu « pupille de la nation », comme l’a déclaré François Hollande ce mardi. L’autre enfant de Jean-Baptiste le sera également.

Jean-Baptiste, qui a succombé à ses blessures vers 21h hier soir, aura lutté jusqu’au bout avec beaucoup de « courage », comme le relève la note du service de nuit de la police des Yvelines sur le déroulé du double assassinat, relayée par le Figaro :

Il a tenu à alerter le voisinage du danger qu’il courait, en invitant les riverains à fuir et à prévenir ses collègues. Un comportement héroïque, comme en attestent les témoignages déjà recueillis par les enquêteurs.

« Un garçon très droit avec une moralité hors pair »

Plusieurs hommages ont été rendus à un homme « vraiment très bien », comme le décrit le maire de Magnanville, François Garay. Dans son département aussi, un de ses collègues, cité par le Parisien, évoque cette belle personne : « C’était un homme très sympathique qui avait très bonne réputation… Tous les fonctionnaires des Yvelines sont très émus par ce drame qui les touche tous. »

Une parente du commandant, très touchée a déclaré : « c’était un garçon très droit avec une moralité hors pair. C’est un gamin qui était brillant, qui venait d’être promu commandant. Il ne méritait pas ça », précisant que sa sœur était « effondrée ».

Quand la gendarmerie vient vous annoncer ça, c’est inimaginable. Je l’aimais beaucoup, j’étais très admirative de ce qu’il était. C’est quelqu’un qui avait vraiment une valeur inouïe. Ce n’est pas juste.

François Hollande a également rendu hommage aux deux victimes :

J’ai une pensée pour ce couple qui ne faisait que son devoir. L’homme rentrait chez lui après avoir mené ses enquêtes, fait son travail avec beaucoup de rigueur et d’exigence. Sa compagne l’attendait parce qu’elle savait aussi ce qu’est la nécessité de protéger un pays puisqu’elle était elle-même fonctionnaire au ministère de l’Intérieur.

Article rédigé par la rédaction web d’iTELE (avec AFP) // Crédit photo : DR

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/pezenas/le-commandant-de-police-tue-dans-les-yvelines-est-originaire-de-pezenas-dans-l-herault-1023315.html

Le commandant de police tué dans les Yvelines est originaire de Pézenas dans l’Hérault

 

Jean-Baptiste Salvaing, le policier attaqué à l’arme blanche hier soir devant son domicile à Magnanville (Yvelines) était né à Pézenas dans l’Hérault. Sa ville natale lui rendra hommage demain à midi devant la mairie.

  • L.C. avec AFP
  • Publié le 14 juin 2016 à 10:56, mis à jour le 14 juin 2016 à 17:59

Devant le domicile du policier tué dans les Yvelines le 14 juin 2016 © Maxppp© Maxppp Devant le domicile du policier tué dans les Yvelines le 14 juin 2016

Le commandant de police tué de plusieurs coups de couteau devant son domicile à à Magnanville (Yvelines) était orginaire de l’Hérault. Son oncle nous a confirmé qu’il était né à Pézenas et qu’il avait passé toute sa scolarité jusqu’au Bac à Pézenas. Et il est parti ensuite faire ses études en région parisienne.

La mort du couple de policiers

Vers 21 heures, un homme attaque le commandant de police de 42 ans en civil, en poste aux Mureaux (Yvelines), devant son domicile, situé dans un quartier pavillonnaire de Magnanville. Des témoins ont rapporté aux enquêteurs que l’agresseur aurait crié « Allah akbar » à ce moment-là.

L’individu se retranche dans la maison de sa victime. Peu après, les habitants des alentours sont évacués, avant qu’un dispositif policier conséquent n’empêche toutes les allées et venues. L’unité d’élite du Raid arrive « rapidement sur les lieux », selon le récit du porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Un contact est établi avec le terroriste et des négociations commencent, au cours desquelles l’homme se revendique du groupe Etat islamique, rapportent des sources concordantes citées par l’AFP.

Le meurtrier, retranché dans le pavillon, a été tué dans un assaut du Raid. A l’intérieur, les policiers ont découvert le corps de sa compagne et retrouvé le fils du couple, âgé de 3 ans, « choqué et indemne ». L’attaque a été attribuée dans la nuit au groupe Etat islamique, par le biais de l’agence Amaq, liée à l’organisation jihadiste.

L’assaillant impliqué dans une enquête récente sur une filière jihadiste syrienne

L’homme qui a tué un policier et sa compagne lundi soir près de Paris au domicile des victimes était impliqué dans une enquête récente sur une filière jihadiste syrienne, a-t-on appris mardi de sources proches de l’enquête, confirmant une information de RTL.

Son implication dans cette enquête menée notamment par la sous-direction antiterroriste (Sdat), sous la direction d’un juge d’instruction, n’a pas été précisée. L’homme tué lundi lors de l’assaut du Raid avait revendiqué agir au nom du groupe Etat islamique (EI).

Toutes les infos en temps réel sur l’enquête en cours.

L’hommage de la ville de Pézenas

Pierre Rossignol l’adjoint de la sécurité de la ville de Pézenas a annoncé qu’une minute de silence sera organisée demain mercredi à midi dans la ville natale du policier tué.
La famille du policier vit à Pézenas, ses parents et sa soeur. Il a joué au club de basket et au club de rugby de la ville.

Jean Baptiste Salvaing était aussi le père d’un autre enfant âgé d’une dizaine d’années. Son fils de 3 ans et demi a été évacué par le Raid lors de l’assaut au domicile de Magnanville.

La République à Pézenas © France3 LR

© France3 LR La République à Pézenas

Une minute de silence dans tous les commissariats à midi demain

Le communiqué du ministère de l’intérieur : Le ministre de l’intérieur a demandé de faire observer dans tous les services du ministère une minute de silence mercredi 15 juin à 12h00.
« Dans la soirée du 13 juin 2016, le commandant de police Jean-Baptiste SALVAING, âgé de 42 ans,  adjoint au chef de la sûreté urbaine des Mureaux (78) et sa compagne, Jessica SCHNEIDER, (36 ans), adjointe administrative au commissariat de police de Mantes-la-Jolie, ont été sauvagement assassinés par un individu ayant revendiqué ses crimes au nom du groupe terroriste Daech.

L’intervention du RAID a permis de sauver leur enfant âgé de 3 ans qui se trouvait à leur domicile, choqué mais indemne. Le tueur a été abattu au cours des opérations.
Pour marquer notre profonde émotion commune et affirmer toute la solidarité des hommes et des femmes du ministère de l’intérieur envers les familles et les proches de nos deux collègues disparus, tous les drapeaux des édifices du ministère seront mis en berne à partir de ce jour à 12h00, pendant 3 jours, jusqu’au vendredi 17 juin à 12h00. »

Un message du ministre sera lu à cette occasion par Philippe VIGNES, préfet des Pyrénées-Orientales, au commissariat de police (Avenue de Grande Bretagne – Perpignan) et par Emmanuel CAYRON, secrétaire général,  à la préfecture (24 quai Sadi Carnot – Perpignan).

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/montpellier/policiers-tues-magnanville-pezenas-se-souvient-de-jean-baptiste-salvaing-l-enfant-du-pays-1024447.html

Policiers tués à Magnanville : Pézenas se souvient de Jean-Baptiste Salvaing, l’enfant du pays

 

Le chef de la police municipale et un élu de Pézenas ont exprimé mardi leur peine et leur « colère » après la mort de Jean-Baptiste Salvaing, victime d’un assassinat revendiqué par le groupe Etat Islamique. Il était originaire de cette commune de l’Hérault. Ses amis sont sous le choc.

  • Par Fabrice Dubault
  • Publié le 15 juin 2016 à 11:40, mis à jour le 15 juin 2016 à 12:51

Pézenas (Hérault) - les drapeaux en berne au fronton de la mairie - 14 juin 2016. © F3 LR

© F3 LR Pézenas (Hérault) – les drapeaux en berne au fronton de la mairie – 14 juin 2016.

Dans sa maison de Pézenas, Jean-Claude Carayon se rappelle avec émotion de Jean-Baptiste Salvaing.
Arrivé à l’age de 12 ans dans son club de rugby, il l’a entrané, l’a vu grandir puis partir à Paris pour devenir policier, il y a 14 ans.

Le commandant de police, Jean-Baptiste Salvaing, et sa compagne, Jessica Schneider, assassinés à Magnanville (Yvelines), lundi 13 juin 2016. © AFP PHOTO / POLICE NATIONALE

© AFP PHOTO / POLICE NATIONALE Le commandant de police, Jean-Baptiste Salvaing, et sa compagne, Jessica Schneider, assassinés à Magnanville (Yvelines), lundi 13 juin 2016.

A Pézenas, ils sont nombreux à l’avoir cotoyé et à connaître sa famille, installée là depuis 3 générations. Jean-Baptiste Salvaing y est né et y a fait toute sa scolarité jusqu’au Bac, qu’il a passé au lycée Jean Moulin.
Au lendemain de l’attaque qui lui a couté la vie ainsi qu’à sa compagne, la mairie a tenu à lui rendre hommage par la voix de Pierre Rossignol. Elu de la commune mais aussi ami d’enfance du policier.

La famille est dans la tristesse et dans l’incompréhension.

Après l’annonce du drame de lundi soir, les parents de Jean-Baptiste Salvaing sont partis à Paris, au chevet de leur petit fils agé de 3 ans, seul rescapé de la tuerie. Le policier était également père d’un autre enfant âgé de 10 ans.

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Pézenas (34) : témoignages des amis de Jean-Baptiste Salvaing, le policier tué lundi

Peine et colère à Pézenas, ville d’origine du policier tué à Magnanville dans les Yvelines.  -  F3 LR  -  Reportage : F.Garel et D.Aldebert

Jean-Baptiste Salvaing, commandant de police adjoint du commissariat des Mureaux dans les Yvelines, était « très sportif et très brillant à l’école », a témoigné lors d’une conférence de presse Lionel Puche, le chef de la police municipale de
Pézenas, qui fut aussi son entraîneur sportif. « C’était un jeune joyeux et convivial ».

J’ai appris cette nouvelle dans la nuit, j’en suis très atteint car même si nous ne travaillions pas dans le même corps c’est un ami policier qui a été touché. J’irais jusqu’à dire dans son intimité car c’est à son domicile que le drame s’est produit », a ajouté le policier municipal. « Voir comme cela une connaissance tomber cela nous obliqe à nous poser plein de questions. Nous pensons aussi encore plus que cela pourrait nous arriver, même ici, en province… ».

Lionel Puche a décrit les membres de la famille du policier comme étant « très investis dans le milieu associatif de Pézenas ». « C’est une grande famille de la ville », a-t-il dit. « Beaucoup travaillaient dans le milieu médical, le grand-père était dentiste, le père médecin. Jean-Baptiste avait choisi une voie différente. Une voie qui ressemblait au poste qu’il occupait au rugby, 3e ligne. Un poste où il faut se dévouer et se sacrifier pour les autres. »

Je suis écoeuré, en colère », a pour sa part déclaré Pierre Rossignol, adjoint au maire de Pézenas et ami d’enfance de la victime. « Jean-Baptiste avait fait le choix de défendre les autres, de leur apporter de l’aider. Il a été assassiné froidement, il ne méritait pas ça. C’était un homme bon et brillant dans tous les sens du terme. Je suis dévasté pour sa famille qui compte beaucoup à Pézenas« , a-t-il ajouté.

Tous les services municipaux de la ville observeront mercredi une minute de silence en l’honneur du policier. Les drapeaux de la commune ont été mis en berne.

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Pézenas (34) : minute de silence en hommage au policier tué par un terroriste

L’hommage à Pézenas  -  France 3 LR

Jean-Baptiste Salvaing, âgé de 42 ans, a été tué à coups de couteau devant son domicile de Magnanville, par Larossi Abballa, 25 ans, condamné en 2013 pour participation à une filière jihadiste.
L’assaillant a ensuite séquestré la compagne du policier Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif du commissariat voisin de Mantes-la-Jolie, qu’il a égorgée, et leur petit garçon de trois ans et demi, retrouvé choqué mais indemne.

 

http://www.midilibre.fr/2016/06/14/pezenas-sous-le-choc-apres-la-mort-de-jean-baptiste-salvaing,1348872.php

Pézenas : le témoignage de l’ancien entraîneur de rugby du policier tué

 

il y a 2 jours 30 MIDI LIBRE
  • Pézenas : le témoignage de l'ancien entraîneur de rugby du policier tué

    La maison des parents de Jean-Baptiste Salvaing.
VINCENT LACOUR
  • Pézenas : le témoignage de l'ancien entraîneur de rugby du policier tué

Les drapeaux de la mairie de Pézenas en berne.

 

VINCENT LACOUR
  • Pézenas : le témoignage de l'ancien entraîneur de rugby du policier tué

    La maison des parents de Jean-Baptiste Salvaing.

    VINCENT LACOUR
  • Pézenas : le témoignage de l'ancien entraîneur de rugby du policier tué

    Les drapeaux de la mairie de Pézenas en berne.

    VINCENT LACOUR

 

L e policier tué près de Paris ce lundi 13 juin a grandi à Pézenas où ses parents et sa soeur vivent toujours. Des habitants témoignent et expriment leur tristesse, dont le chef de la police municipale qui était aussi l’entraîneur de rugby du policier tué.

La famille de Jean-Baptiste Salvaing est implantée à Pézenas depuis trois générations au moins. Le grand-père était dentiste, le père medecin, sa soeur vit également sur place. Le policier, en poste aux Mureaux, venait régulièrement en vacances à Pézenas. La municipalité a tenu un point presse ce mardi à 15 heures (vidéo à venir).

« Un jeune bon »

Frédéric, qui l’a côtoyé du primaire au collège, évoque sa gentillesse : « Depuis ce matin, rien que d’y penser, j’ai des frissons. Jean-Baptiste et moi nous nous sommes fréquentés jusqu’à l’âge de 14 ans. Il a dans un premier temps joué au basket puis a rejoint le club de rugby de Pézenas où son père était président. C’était un jeune bon qui avait le coeur sur la main. J’ai appris qu’il était dans la police le jour où moi j’apprenais que je l’avais loupé. Je ne m’attendais pas à ce qu’il rentre dans cette institution car il n’en avait jamais parlé. Depuis on s’apercevait de temps en temps parce que j’ai un commerce pas très loin de chez lui. »

Les drapeaux en berne

Une amie de la famille répète elle aussi que Jean-Baptiste Salvaing était « un homme bon et bien, à l’image de toute sa famille. Rien que pour exemple sa mère aide régulièrement un SDF près de chez eux. Ils étaient comme ça toujours à aider ceux qui leur semblaient ennuyés. Je suis très en colère parce que je ne comprends pas ce qui est arrivé. » Tous les drapeaux sont en berne dans la ville de Pézenas.

La réaction du responsable de la police municipale de Pézenas :

Lionel Puche est responsable de la police municipale de Pézenas et était entraîneur de rugby de Jean-Baptiste.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/16/2366733-a-pezenas-chagrin-et-colere-pour-jean-baptiste.html

Publié le 16/06/2016 à 08:33

 

À Pézenas, chagrin et colère pour Jean-Baptiste

Faits divers

 

Emotion hier dans la cour de la mairie, à Pézenas./ PhotoPQR Midi Libre

Emotion hier dans la cour de la mairie, à Pézenas./ PhotoPQR Midi Libre

image-zoom dans Crime

Traits tirés et visages fermés, ils étaient plusieurs centaines hier à midi silencieusement rassemblés dans la cour d’honneur de l’hôtel de ville de Pézenas. Quelques mots du premier adjoint Philippe Martinez puis le silence absolu, palpable, le recueillement, puis la Marseillaise et des applaudissements à la mémoire de Jean-Baptiste l’enfant du pays. Les êtres sont comme figés sur place pour un intense moment d’émotion et de communion. Car c’est ici que le commandant de police de 42 ans, le martyr de Magnanville, a grandi. C’est ici qu’il a appris la vie et aussi choisi sa trajectoire personnelle dans la police nationale. C’est ici qu’il revenait en vacances en famille pour goûter aux plus belles soirées de l’année. Il était le fils de Jean-Paul, médecin, petit-fils de dentiste, conseiller municipal et issu d’une famille connue et appréciée, investie dans la vie publique et associative. «Depuis deux jours, c’est comme si notre propre vie avançait au ralenti. Ce drame nous submerge. Je ne peux rien dire d’autre» explique lapidairement une de ses anciennes voisines alors que depuis la rue, partout dans les cuisines, on entend ressasser en boucle, les informations sur le drame, comme une litanie qui fait froid dans le dos. «Les gens sont bouleversés. Ils ont tous le sentiment d’avoir perdu un proche. Il y a aussi un sentiment de révolte car c’est une institution qui est visée» explique Philippe Martinez, le premier adjoint du maire qui, stupéfait, a appris la terrible nouvelle lundi, en pleine nuit.

«C’est la tristesse. Et la colère depuis Charlie et le Bataclan. On s’aperçoit que cela continue. Avons-nous les moyens en France de répondre à des actes isolés comme ça ?» s’exclame Lionel Puche le patron de la police municipale et ancien entraîneur de rugby du jeune ado Jean-Baptiste lorsque le futur policier évoluait sous le maillot de l’équipe cadet de Pézenas. «Un joueur courageux, actif, au service du collectif» poursuit le policier municipal qui quitte l’uniforme pour rentrer chez lui le soir et demande à ses collègues de faire de même depuis la mise en place de l’état d’urgence.

Depuis lundi, la famille de Jean-Baptiste, ses parents, son cousin élu municipal se sont retranchés dans le silence. «Ils sont abattus. Littéralement abattus. Et puis il y a ce petit de trois ans en état de choc psychologique. Il a vécu pendant trois heures dans des circonstances abominables» poursuit Lionel Puche avant de recevoir Valentine, la sœur de Jean-Baptiste pour avancer dans l’organisation de l’hommage que le peuple entier de Pézenas en même temps que la France, rendra ce lundi à Jean-Baptiste et à sa compagne Jessica. Au carreau d’une des fenêtres de la mairie, une petite pancarte «Charlie» qui remonte à janvier 2015, fixe cette terrible période qui donc n’épargne pas Pézenas, la ville du théâtre, de la joie de vivre.

Christian Goutorbe

Policiers assassinés le 13 juin 2016 : le tueur aurait suivi sa victime le 11 juin 2016

Voir mes publications des 12 et 13 juin 2016. Comme toujours, j’avais enregistré sur mes blogs des mouvements suspects, notamment le 11 juin 2016.

Le duo de malades mentaux extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu est toujours impliqué.

Le tueur des deux policiers ayant fait un pèlerinage à La Mecque il y a quelques mois, rappelons que Younés Abaaoud se trouvait dans la région à la même époque.

J’avais alors eu des visites en provenance de Djeddah d’où il avait appelé sa soeur vivant en Belgique le 18 février 2016.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/06/16/01016-20160616ARTFIG00353-policiers-tues-a-magnanville-le-tueur-aurait-suivi-et-surveille-sa-victime.php

Policiers tués à Magnanville : le tueur aurait suivi et surveillé sa victime

    • Par Yohan Blavignat
    • Mis à jour le 16/06/2016 à 21:15
    • Publié le 16/06/2016 à 21:07

     

Une marche blanche a eu lieu ce jeudi en hommage aux deux policiers tués le 13 juin dernier à leur domicile.

 

Le terroriste présumé, Larossi Abballa, n’aurait pas choisi ses cibles au hasard. Selon des informations de TF1, les téléphones des deux hommes auraient «borné» aux mêmes endroits, aux mêmes moments deux jours avant le drame.

Trois jours après l’assassinat d’un couple de policiers à Magnanville, dans les Yvelines, par Larossi Abballa, les zones d’ombre se dispersent peu à peu. Une des principales interrogations qui demeure reste celle de savoir s’il existait un lien entre le terroriste présumé et Jean-Baptiste Salvaing, affecté au commissariat des Mureaux, et Jessica Schneider, fonctionnaire de police à Mantes-la-Jolie. D’après des informations de TF1 ce jeudi soir, Larossi Abballa n’aurait pas choisi ses cibles au hasard. Il aurait en effet suivi et surveillé le commandant de police dès le 11 juin dernier, soit 48 heures avant de l’assassiner, lui et sa compagne, à son domicile.

Selon TF1, la police judiciaire aurait étudié les lignes téléphoniques des deux hommes quelques jours avant le drame. Les enquêteurs auraient ainsi découvert que les deux téléphones ont été localisés aux mêmes endroits et aux mêmes moments. De plus, des photos du policier en uniforme auraient été retrouvées dans le smartphone de Larossi Abballa. Si l’assassin semble donc avoir prémédité son crime, aucun élément ne permet de savoir pourquoi il s’en est pris spécifiquement à ce couple.

Les antécédents judiciaires du tueur, qui a par ailleurs vécu aux Mureaux avant de s’installer à Mantes-la-Jolie, pourraient livrer un éclairage intéressant. En 2011, il a été arrêté dans le cadre d’une affaire de filière vers le Pakistan. Placé en détention provisoire, il s’était fait remarquer en prison pour son prosélytisme radical. En 2013, il est condamné pour «association de malfaiteurs avec une entreprise terroriste» pour avoir fait partie d’une filière djihadiste toujours vers le Pakistan. Avant cela, ce dernier avait déjà été condamné pour divers petits délits. Mais, de source policière, dans l’entourage des deux victimes, on indique que le lien n’est pas établi pour l’instant.

» LIRE AUSSI: Policiers tués à Magnanville: l’enquête en cinq questions

Un pèlerinage à La Mecque suspect

D’autres doutes persistent quant à son éventuel pèlerinage à La Mecque, début 2016. Selon TF1, les services de renseignement ont découvert que Larossi Abballa avait pris un avion depuis Paris en direction de la capitale religieuse saoudienne. Ce trajet comprenait une escale à Istanbul, où son passeport aurait été enregistré le 21 février dernier.

À l’époque, le terroriste présumé était placé sur écoute dans le cadre d’une enquête sur une structure de départs de djihadistes vers la Syrie, mais aucune interdiction de sortie du territoire n’avait été prise à son encontre. Le 5 mars 2016, son passeport est à nouveau enregistré à Istanbul lors de son retour en France, soit 13 jours après son départ. La DGSI chercherait désormais à savoir si, sous couvert d’un pèlerinage en Arabie saoudite, Larossi Abballa n’aurait pas séjourné durant près de deux semaines en Syrie, avant de rejoindre la banlieue parisienne.

Dans la vidéo qu’il poste lundi soir depuis le domicile de ses victimes, Larossi Abballa laisse entendre que des actions meurtrières vont se poursuivre. «On vous réserve d’autres surprises pour l’Euro», dit-il en lisant un texte confus et en poursuivant: «Nous allons faire de l’Euro un cimetière.» Des déclarations qui laissent entendre qu’il appartiendrait à une organisation, à moins qu’il ne s’agisse que de pure propagande.

 

https://m6info.yahoo.com/info-m6-menace-imminente-d-1451275104247862.html

INFO M6 - “Menace imminente d’attentats” : le petit frère d’Abdelhamid Abaaoud serait en route pour l’Europe

Policiers assassinés le 13 juin 2016 : le tueur aurait suivi sa victime le 11 juin 2016 dans Attentats
15 juin 2016
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Voir les photos

Photo : Capture d’écran internet 

Des jihadistes seraient en route depuis la Syrie pour conduire des attentats en France et en Belgique, selon une alerte anti-terroriste transmise à la police belge. Selon nos informations, Younes Abaaoud, 15ans, petit frère d’Abdelhamid Abaaoud, commandant opérationnel des attentats du 13 novembre, ferait partie de ce groupe. 

Une alerte anti-terroriste a été transmise à la police belge, selon Reuters qui cite une source proche des services de sécurité, qui indique que des jihadistes de Daech auraient quitté la Syrie au début du mois dans le but de commettre des attentats en Belgique et en France.

Le petit frère d’Abdelhamid Abaaoud de retour en Europe ? 

Selon nos informations, les services de renseignements belges soupçonnent le petit frère d’Abdelhamid Abaaoud, Younes Abaaoud, d’être l’un d’entre eux. Âgé de 15 ans, le jeune homme est décrit par Interpol comme un “tueur”, un “guerrier-jihadiste à arrêter et mettre en détention aussitôt”.

Abdelhamid Abaaoud, considéré comme étant le commandant opérationnel des attentats du 13 novembre, est décédé dans l’assaut mené par le RAID sur un immeuble de Saint-Denis cinq jours après les attentats. Deux ans auparavant, en janvier 2014, il emmène son frère Younes à la sortie de l’école vers la Syrie à ses côtés. Les deux frères intègrent alors la Katiba Al-Battar (l’épée des prophètes) sous un commandement Libyens.

En décembre 2015, un mois après la mort d’Abdelhamid Abaaoud, un message posté sur Facebook par un homme que les médias belges présentent alors comme un soutien de Daech affirme que le jeune Younes Abaaoud aurait désormais pour projet de venger son frère. Sous une photo de lui, arme à la main, apparaît alors cette légende : “Abu Omar al-Soussi (soit le surnom d’Abdelhamid Abaaoud) est mort en martyr, mais son frère est toujours en vie. Nous sommes en route vers vous, adorateurs de la croix”, pouvait-on lire dans le message accompagné d’une photo de Younès.

En avril dernier, Interpol soupçonnait déjà Younes Abaaoud de vouloir rejoindre la France. Paris-Match rapportait alors ces propos attribués au jeune jihadiste qui s’adressait à sa soeur Yasmina :  “J’arrive à 10 heures”.

Des cibles potentielles

Mais selon un porte-parole, le Centre de crise belge ne prévoie pas dans l’immédiat de relever le niveau d’alerte en Belgique. Le quotidien La Dernière Heure, qui a le premier fait état de l’information, indique que le message transmis à la police indique que “les combattants auraient quitté la Syrie il y a environ une semaine et demie afin de rejoindre l’Europe via la Turquie et la Grèce, en bateau, sans passeport”. La date précise de ce départ hypothétique n’est en revanche pas connue.

La cellule antiterroriste belge cite néanmoins quelques cibles qui seraient envisagées par les membres du groupe Etat islamique, à savoir un fast-food, un commissariat ou un poste de police ainsi qu’un centre commercial bruxellois.

“Leur action serait imminente”

Le fameux message n’en reste pas moins inquiétant puisqu’il indique que “ces personnes se sépareraient en deux groupes, l’un pour la Belgique, l’autre pour la France, afin d’aller commettre des attentats par groupe de deux”. Ces individus seraient d’ores et déjà en possession des armes nécessaires et “leur action serait imminente”.

Cette information intervient notamment après que le jihadiste Larossi Abballa responsable de l’attentat de Magnanville lundi dernier, ait affirmé sur Facebook Live : “Nous allons faire de l’Euro un cimetière”.

“Il y a quelque chose qui bouge en France”

Dans le même temps, le personnel du pénitencier de Beveren, en Belgique, où est détenu “l’homme au chapeau” Mohamed Abrini, a mis la main sur une correspondance pour le moins troublante entre le terroriste présumé impliqué dans les attentats de Bruxelles et un autre détenu. Alerté par le codétenu de Mohamed Abrini, le personnel a en effet découvert un courrier rédigé en langue arabe sur lequel figurait cette phrase : “Il y a quelque chose qui bouge en France”.

Toujours selon La Dernière Heure, le terroriste, aussi suspecté d’implicaiton dans les attentats du 13 novembre, utilisait un autre prisonnier ou un surveillant pour communiquer avec Marouan El Bali, unique survivant de l’assaut de Verviers, en Belgique, survenu le 15 janvier 2015.

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Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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