Archives pour juin 2016

Attentats : que se passe-t-il à Carcassonne ?

De nouveaux suspects ont été arrêtés hier à Carcassonne, dont les militaires, qui étaient visés par le djihadiste interpellé lundi 13 juin 2016 alors qu’il voulait passer à l’acte, ont également été frappés par deux suicides les 17 avril et 24 juin 2016.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/29/2375189-trois-suspects-arretes-a-carcassonne-et-perpignan.html

Publié le 29/06/2016 à 07:39, Mis à jour le 29/06/2016 à 09:38
Trois suspects arrêtés à Carcassonne et Perpignan 

Terrorisme

Carcassonne, Aude. - idé
Carcassonne, Aude. idé

Attentats : que se passe-t-il à Carcassonne ? dans Attentats image-zoom

Des enquêteurs de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), appuyés par des policiers du Raid ont arrêté, hier, peu après 9 heures, un couple dans le quartier résidentiel de Montredon, à l’ouest de Carcassonne. Dans le même temps, les policiers «frappaient» à Perpignan, où un homme a également été interpellé. Les trois personnes ont ensuite été conduites à Perpignan où elles ont été placées en garde à vue.

Une enquête sur une filière jihadiste

À Paris, le parquet antiterroriste a indiqué que les policiers ont agi sur commission rogatoire dans le cadre d’une information judiciaire ouverte depuis plusieurs mois.

Cette enquête porterait sur ces filières françaises qui aident et facilitent le départ des apprentis dijhadistes vers la Syrie, notamment. «En aucun cas, cette opération n’était en lien avec l’intention de ces personnes de commettre des attentats sur le sol français», a assuré le parquet parisien. Contrairement à l’opération menée il y a quinze jours par la DGSI (lire encadré) en gare de Carcassonne.

Le couple serait originaire de la Côte d’Azur

Établi dans le chef-lieu de l’Aude depuis seulement quelques semaines, indique une autre source judiciaire, le couple n’aurait jamais été «repéré» par les services de renseignements locaux, mais il était toujours dans les radars de l’antiterrorisme, qui ont donc décidé de passer à l’action hier matin.

Selon une information, le couple serait orginaire de la Côte d’Azur et ne s’était installé dans le quartier de Montredon que depuis quelques jours. Il serait arrivé le week-end dernier. «Probablement était-il en transit» suggère une source proche de l’enquête. Dans ce secteur résidentiel, très étendu personne n’a rien vu, ni entendu. L’arrestation, qui s’est déroulée en douceur, est passée totalement inaperçue des habitants.

Pour l’heure, on ignore les identités et le profil des trois suspects arrêtés à Carcassonne et à Perpignan, mais plusieurs indices laissent à penser qu’ils étaient probablement surveillés par les services de la sécurité intérieure qui luttent contre le terrorisme. Hier, les enquêteurs se sont refusés à tout commentaire.

Des Audois volontaires au départ vers la Syrie

En janvier 2015, peu après l’attentat commis au sein de la rédaction de Charlie Hebdo, Louis Le Franc, le préfet de l’Aude à l’époque, avait indiqué que «quinze Audois avaient été identifiés comme volontaires au départ vers la Syrie». Ces jeunes, âgés de 15 à 25 ans, «dont des jeunes filles», avait également indiqué le représentant de l’État, s’étaient radicalisés «en trois ou quatre mois».

Dans le cadre de cette enquête, les trois suspects peuvent demeurer jusqu’à 96 heures en garde à vue. Placés en garde à vue, ils pourraient être transférés à Paris pour être interrogés par les juges du parquet antiterroriste.


Un apprenti jihadiste voulait s’en prendre à des touristes

Il y a deux semaines, un homme de 22 ans, Jossuam, a été interpellé à la gare de Carcassonne par des hommes de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Surveillé depuis plusieurs mois, le suspect, originaire de Lunel était armé lors de son arrestation d’un couteau et d’une petite masse. Converti à l’islam avant de se radicaliser à partir de 2014, l’homme aurait voulu s’en prendre à des touristes russes et américains. Après les attentats de novembre dernier, à Paris, l’homme, fiché S pour sûreté de l’État, avait été assigné à résidence pendant trois mois.

Lors de sa garde à vue, celui-ci aurait indiqué aux enquêteurs avoir été contacté par un émir français basé en Syrie qui lui aurait demandé de passer à l’acte pendant le ramadan.

Lors de sa venue à Carcassonne, le jeune homme avait commencé à faire un repérage avant, éventuellement, de passer à l’acte. Dans nos colonnes, son avocat avait expliqué que son client était «un homme désœuvré sur plusieurs plans (familial, social, professionnel), trouvant sur les réseaux sociaux une seconde famille». Toujours selon l’avocat, il «se serait radicalisé dans cette situation d’isolement, vivant sans lien social».

Dans le village de Lisle-sur-Tarn, où il était assigné à résidence, son arrestation avait surpris. Une habitante expliquait être tombée des nues lorsqu’elle avait appris que Jossuam projetait de commettre un attentat contre des touristes étrangers, à Carcassonne. Elle connaissait la conversion de ce jeune à l’islam. Il ne s’en cachait pas depuis 2 ans. Mais à Lisle-sur-Tarn, il parlait rarement de religion… sauf cette fois où elle avait abordé la question du voile. «Il m’a dit : stop. On arrête ou je vais me mettre en colère. J’ai dit OK. La discussion s’est arrêtée là.»

Actuellement, le suspect est toujours emprisonné.

B.H

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/17/2367451-un-attentat-terroriste-dejoue-a-carcassonne.html

Publié le 17/06/2016 à 07:18, Mis à jour le 17/06/2016 à 09:24
Un attentat terroriste déjoué à Carcassonne 

Terrorisme – Sécurité

 

La Cité de Carcassonne plébiscitée par les touristes
La Cité de Carcassonne plébiscitée par les touristes

 

image-zoom dans Calomnie

Un Tarnais de 22 ans, proche du Front al-Nosra, groupe affilié à al-Qaïda, a été arrêté à Carcassonne, lundi, alors qu’il préparait un attentat terroriste contre des touristes et les forces de l’ordre.

Les policiers de la sécurité intérieure (DGSI) ont sans doute évité une nouvelle attaque terroriste sur le territoire national. Car c’est un scénario quasi identique au double assassinat d’un couple de policiers à Magnanville, en région parisienne, qui allait visiblement se produire, à Carcassonne où des touristes américains et anglais étaient visés. Lundi soir, vers 21 heures, un homme de 22 ans, récemment radicalisé et surveillé par les enquêteurs toulousains, en raison d’une fiche S pour son appartenance à l’islam radical, est interpellé en gare de Carcassonne. Le même jour que l’horrible attentat perpétré contre le couple de policiers. Arrêté par les enquêteurs du renseignement intérieur de Paris et Marseille, ce suspect au profil très inquiétant est en possession d’un marteau et d’un couteau de poche, type Opinel. Il est placé en garde à vue dans les locaux de la police toulousaine. Une enquête est ouverte, lundi, par le parquet antiterroriste de Paris pour, «association de malfaiteurs en vue de la préparation d’acte terroriste.» Son état mental pouvait laisser entrevoir la présence de troubles psychologiques. Mais selon les conclusions d’une première expertise psychiatrique, il serait accessible à une sanction pénale. Hier, cet homme a été transféré à Paris, devant un juge antiterroriste. Domicilié à L’Isle-, sur-Tarn (81), où il était assigné à résidence et originaire de Lunel (Hérault), ce suspect, converti à la religion musulmane et très vite radicalisé en 2014, via internet et les forums de discussion, «voulait mourir en martyr», indique son avocat toulousain, Me Jocelyn Momasso Momasso. Les enquêteurs ont retrouvé à son domicile un fusil et une machette. Les policiers de la DGSI ont saisi ses outils informatiques pour les éplucher. Ce suspect aurait reconnu des projets d’attaque, non seulement sur des touristes étrangers, en réponse aux frappes américaines sur la Syrie, mais il a également évoqué son intention de vouloir frapper des policiers et des militaires après être entré en relation avec un émir. Un projet terroriste fomenté depuis son écran, comme des dizaines de radicalisés isolés et «jihadiste du clavier», agissant pour le compte des réseaux criminels basés en Syrie et appartenant à la caste de ces terroristes «low cost», candidats au sacrifice final. Cet homme se revendique proche du Front al-Nosra, un groupuscule affilié à al-Qaïda. Et depuis les appels lancés par leurs chefs religieux incitant leurs nervis à «frapper policiers et militaires durant la période du ramadan», ces radicalisés de l’ombre sont prêts à tous les sacrifices. «Cette arrestation démontre l’efficacité des services du renseignement et leur détermination à mettre à mal tous les réseaux terroristes sur le territoire national», commente pour le syndicat des cadres de la sécurité intérieure, Christophe Miette. Rapidement embrigadé via des vidéos propagandistes, «l’apprenti terroriste» aurait voulu se rendre en Syrie pour «vivre librement sa religion». Isolé socialement, sans emploi, il vivotait dans plusieurs foyers d’accueil de la région toulousaine.

Attaque terroriste déjouée à Carcassonne par ladepeche

Frédéric Abéla

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/17/2367449-lunel-une-terre-fertile-pour-le-jihad.html

Publié le 17/06/2016 à 07:18
Lunel, une terre «fertile» pour le jihad 

Terrorisme

 

Lunel, commune rurale de 25 000 habitants, à mi-chemin entre Nîmes et Montpellier, et… «capitale» du jeune français en partance pour le jihad. c’est là d’où est originaire ce jeune arrêté à Carcassonne.

Pas moins d’une dizaine de combattants sont, en effet, partis pour la Syrie depuis cette bourgade de l’Hérault frappée par un taux de chômage des jeunes record (il est de 20 % pour les 18-25 ans.). Une «filière» d’adolescents embrigadés à la mosquée par des imams, le plus souvent illettrés comme l’ont déploré plusieurs membres du Conseil Français du Culte Musulman, et coincés entre un Intermarché et un préfabriqué abritant un fripier et un magasin d’articles d’équitation.

Ici, comme dans le Gard voisin, des dizaines de milliers de harkis, ces Algériens ayant pactisé avec les Français lors de la guerre d’Algérie, ont trouvé refuge mais non sans subir pendant des décennies un cortège d’humiliations de la part de certains «autochtones».

À Lunel, les ratonnades et les graffitis «Mort aux Arabes» devinrent si inquiétants, au début des années 1980, qu’une poignée d’associations y lancèrent, dans l’espoir de bâtir un pont de compréhension mutuelle, les Semaines du cinéma méditerranéen «pour tenter de rassembler, de se retrouver autour d’un espace commun, la Méditerranée», explique Jacques Choukroun, Pied-Noir rapatrié d’Algérie, qui en fut un des fondateurs.

«Lunel a un peu été, à sa manière, une fabrique de la haine, déplore ce dernier. D’un côté, le Front national s’est imposé en force et de l’autre les Maghrébins d’origines se sont refermés sur eux-mêmes».

Une intégration en panne. Des communautés disloquées qui s’ignorent et se jalousent. Un islam «d’appartements», radicalisé à force de clichés réducteurs et de mensonges propagés sur Internet. Voilà le terreau sur lequel ont poussé ces jeunes partis en Syrie.

Le refus, en 2014, du président de l’Union des musulmans de Lunel de condamner ces départs, comme le lui demandaient de nombreux élus et autorités religieuses et administratives du pays, n’a fait que conforter ces jeunes, en quête d’identité, de la pertinence de leur choix.

Au moins six gamins de Lunel sont morts là-bas. Quelques-uns, comprenant sur place qu’ils avaient été floués, ont eu la chance de revenir. Ils croupissent aujourd’hui en prison. Il n’y a pas que des jeunes de souche musulmane qui ont fait leur hijra (émigrer dans un pays musulman)

Raphaël, 23 ans, brillant étudiant en cinquième année de l’Epitech, une école d’informatique de Montpellier, beau gosse, sportif, musicien dans un groupe de rock pendant ses loisirs, l’a faite, lui aussi. Ce garçon, qui menait des actions humanitaires et s’était converti à l’islam l’année de l’obtention de son baccalauréat est mort, lui aussi en 2015.

Guillaume Atchouel

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/carcassonne-ce-que-l-on-sait-de-l-homme-interpelle-qui-preparait-un-attentat-contre-des-touristes-et-des-policiers-7783715933

Carcassonne : ce que l’on sait de l’homme arrêté qui préparait un attentat

 

ÉCLAIRAGE – Un homme de 22 ans, fiché S, a été interpellé dans l’Aude le 13 juin. Il projetait d’abattre des touristes et des membres des forces de l’ordre.

 

Le siège de la DGSI à Levallois-Perret, le 1er juin 2014
Crédit : AFP / THOMAS SAMSON

Le siège de la DGSI à Levallois-Perret, le 1er juin 2014

par Ludovic Galtier publié le 17/06/2016 à 12:37 mis à jour le 17/06/2016 à 14:15

 

Après la tuerie contre deux policiers à Magnanville (Yvelines) perpétrée par Larossi Abballa et revendiquée par Daesh, un attentat a-t-il été déjoué par les enquêteurs de la DGSI ? Un homme de 22 ans soupçonné de vouloir commettre un acte terroriste a été interpellé en possession d’une machette et un couteau lundi 13 juin à la gare de Carcassonne, dans l’Aude. D’abord placé en garde à vue à Toulouse pour « association de malfaiteurs en vue de préparer un acte terroriste », il a été transféré au siège de la DGSI à Levallois-Perret jeudi 16 juin. Comme le veut la procédure dans le cadre d’une affaire terroriste, sa garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures.

Selon Le Monde, le même jour que son arrestation, le parquet antiterroriste de Paris avait ouvert une enquête pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle, « sur la base de renseignements et compte tenu de la crainte d’un passage à l’acte imminent », indique une source judiciaire.

Fiché S, assigné à résidence et diagnostiqué schizophrène

Originaire de Lunel (Hérault), qu’il a quittée à l’âge de 18 ans, ce jeune converti à l’islam depuis 2014 était fiché S par les services de renseignement, comme le rapporte La Dépêche. Il était également assigné en résidence dans le Gers en raison de l’état d’urgence. Domicilié à L’Isle-Jourdain (Gers), il a reconnu lors de son interrogatoire préparer une attaque contre des touristes américains et anglais et notamment des bus, puis avoué projeter un attentat contre les forces de l’ordre, policiers et militaires.

Le suspect, au casier judiciaire vierge, pourrait être déferré devant le parquet antiterroriste de Paris une fois sa garde à vue terminée. D’après les informations d’Europe 1, « cet individu qui se réclame des thèses djihadistes est par ailleurs diagnostiqué schizophrène, et a déjà séjourné dans un centre d’accueil, dans le Tarn. Pour l’instant, il est toutefois considéré comme apte à être entendu. » Dans le quotidien Le MondeMe Jocelyn Momasso Momasso, son avocat, ajoute que « c’est un jeune homme fragile qui ne travaillait pas ».

« Venger les souffrances de ses frères bombardés en Irak et en Syrie »

Pour qualifier son client, l’avocat du suspect emploie le mot  »désœuvré ». Il le serait même sur plusieurs plans : familial, social, professionnel. « Il a trouvé via les réseaux sociaux une sorte de famille. » Dans une interview accordée à nos confrères de La Dépêche, l’avocat donne des bribes de ce qui pourrait ressembler à des revendications.  »Mon client voulait mourir en martyr. En accomplissant les actes pour lesquels il a été interpellé, il a la sensation de venger les souffrances de ses frères continuellement bombardés en Irak et en Syrie par la coalition internationale et plus précisément par les Russes et les Américains. Même si le mode opératoire peut rappeler le drame de Mantes-la-Jolie (Magnanville, ndlr), le gardé à vue avait plutôt des revendications liées à la politique internationale ainsi qu’aux conflits syrien et irakien. »

D’après Le Monde, le suspect  »avait notamment été convoqué pour un entretien administratif à la DGSI en 2015, au cours duquel il avait admis des sympathies pour le « califat » fondé par Daesh ».

Une radicalisation sur Internet

Toujours selon son avocat,  »il regardait des vidéos de décapitation et en rêvait la nuit ». Internet, Facebook et notamment Telegram, messagerie prisée par les jihadistes de l’État islamique… Dans l’impossibilité financière de se rendre en Syrie, le terroriste en puissance avait annoncé sur les réseaux sociaux qu’il passerait prochainement à l’acte après, selon Le Monde, avoir obtenu « l’aval d’un émir français basé en Syrie ». C’est la raison pour laquelle son interpellation a été déclenchée le 13 juin.

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par Ludovic Galtier Journaliste RTL

 

 

http://www.liberation.fr/france/2016/06/17/carcassonne-le-jeune-radicalise-soupconne-de-vouloir-attaquer-des-touristes-ecroue_1460336

Carcassonne : le jeune radicalisé soupçonné de vouloir attaquer des touristes écroué

 

Par AFP — 17 juin 2016 à 20:11 (mis à jour à 23:53)

 

Une voiture de police. Photo Philippe Huguen. AFP

Décrit comme fragile psychologiquement, il avait été arrêté lundi soir en gare de Carcassonne, soupçonné d’avoir voulu commettre «une action violente» imminente contre des touristes américains et russes.

  • Carcassonne : le jeune radicalisé soupçonné de vouloir attaquer des touristes écroué

Le jeune homme radicalisé arrêté lundi à Carcassonne, soupçonné de préparer une attaque contre des touristes étrangers, a été mis en examen vendredi par un juge d’instruction antiterroriste et placé en détention provisoire, a-t-on appris de source judiciaire. Décrit comme fragile psychologiquement, il avait été arrêté lundi soir en gare de Carcassonne, dans l’Aude, soupçonné d’avoir voulu commettre «une action violente» imminente contre des touristes américains et russes, selon la source judiciaire. Lors de son interpellation, les policiers avaient retrouvé sur lui un «couteau et une petite masse».

Après quatre jours de garde à vue, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, a précisé la source.L’enquête judiciaire initiée dans l’urgence lundi matin par le parquet de Paris avait été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Converti à l’islam, le jeune homme, fiché pour radicalisation, était suivi par les services antiterroristes depuis des mois et avait été assigné à résidence après les attentats parisiens de novembre, a précisé la source judiciaire. Domicilié dans le Tarn, il est présenté comme étant en rupture sociale, radicalisé sur internet.

Fasciné par les vidéos de l’Etat islamique

Au cours de sa garde à vue, il a dit aux enquêteurs qu’«il avait passé beaucoup de temps à regarder des vidéos du groupe État islamique et des sites jihadistes et s’est dit fasciné», a rapporté la source. Selon ses déclarations, le jeune homme envisageait de «se rendre en Syrie», mais faute d’«avoir pu financer son départ», il avait alors opté pour «un plan alternatif», décidant de «passer à l’acte» sur le sol français, «au nom du jihad armé».

Selon son avocat Jocelyn Momasso Momasso, qui l’a assisté au début de sa garde à vue, «il a expliqué que ses motivations étaient essentiellement liées à la politique internationale», et qu’il voulait «venger les frères» victimes selon lui des frappes de la coalition internationale en Syrie.

Son arrestation a eu lieu le jour où Larossi Abballa a tué à coups de couteaux un commandant de police adjoint du commissariat des Mureaux, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, devant son domicile à Magnanville (Yvelines).

AFP

 

http://www.lindependant.fr/2016/06/24/paris-un-militaire-du-3e-rpima-engage-dans-l-operation-sentinelle-se-suicide-aux-galeries-lafayette,2219567.php

Paris : un militaire du 3e RPIMa engagé dans l’opération Sentinelle se suicide aux Galeries Lafayette

 

Le 24 juin à 21h27 | Mis à jour le 24 juin

 

Le soldat était membre d'une compagnie déployée dans la capitale.
Le soldat était membre d’une compagnie déployée dans la capitale. PHOTO/N. A.-V.

 

Un soldat du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa) s’est suicidé ce vendredi à Paris. Le militaire, un caporal âgé de 26 ans, se serait donné la mort au 2e sous-sol des Galeries Lafayette, alors qu’il était en mission dans le cadre de l’opération Sentinelle.

Depuis la mise en place de l’opération, le régiment carcassonnais a déployé à de multiples reprises des compagnies à Paris pour participer aux opérations de surveillance de différents bâtiments, instaurées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le jeune homme aurait été retrouvé dans un local réservé aux militaires, au coeur de l’établissement commercial du boulevard Haussman. En tenue militaire, le soldat de 26 ans s’est donné la mort avec son arme de service. Les faits se seraient produits aux environs de 16 h 30, moment où un employé des Galeries Lafayette a découvert le corps inanimé.

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/un-soldat-vigipirate-se-donne-la-mort-sur-son-lieu-de-travail-a-paris-2781802

Un soldat Vigipirate se donne la mort sur son lieu de travail à Paris

 

18h20, le 24 juin 2016, modifié à 22h54, le 24 juin 2016
Un soldat Vigipirate se donne la mort sur son lieu de travail à Paris
Boulevard Haussmann, des militaires du plan Vigipirate sont déployés devant les grands magasins.@ JOEL SAGET / AFP
 

Un militaire du plan Vigipirate s’est suicidé dans les toilettes des Galeries Lafayette à Paris vendredi après-midi, pour des raisons inconnues.

 

Un soldat, déployé dans le cadre du plan Vigipirate aux Galeries Lafayette du boulevard Haussmann à Paris, s’est donné la mort sur son lieu de travail vendredi après-midi. Selon une information de M6 confirmée par Europe 1, l’homme a utilisé son arme de service pour se suicider.  »Un militaire du rang engagé dans l’opération Sentinelle à Paris a été retrouvé sans vie dans la zone de repos de son unité située dans les sous-sols d’un grand magasin parisien », a déclaré le Gouverneur militaire de Paris dans un communiqué.

Il met fin à ses jours avec son arme de poing. Le caporal - qui appartenait au 3e RPIM basé à Carcassonne - a quitté les deux autres membres de sa patrouille pour se rendre aux toilettes du grand magasin : c’est là qu’il a mis fin à ses jours avec son arme de poing. « Il a été découvert par un autre soldat de son unité à 16h20″ selon le Gouverneur militaire de Paris. « Selon toute vraisemblance, il se trouvait seul au moment de sa mort », ajoute le communiqué. Les raisons de son geste sont encore inconnues.  »Une enquête est en cours sous la responsabilité du procureur de Paris pour confirmer les causes et les conditions du décès », a précisé le gouverneur.

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/aude/carcassonne/un-soldat-du-3e-rpima-se-suicide-d-une-balle-dans-la-tete-dans-les-galeries-lafayette-paris-1033913.html

Un soldat du 3e RPIMa se suicide d’une balle dans la tête dans les Galeries Lafayette à Paris

 

Le militaire qui s’est suicidé avec son arme de service, vendredi, au deuxième sous-sol des Galeries Lafayette à Paris est un soldat âgé de 26 ans du 3e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne, selon nos confrères de La Dépêche du Midi.

  • Z.S. avec AFP
  • Publié le 25 juin 2016 à 10:20

Des militaires patrouillent dans la gare de Saint-Etienne - illustration © Maxppp

© Maxppp Des militaires patrouillent dans la gare de Saint-Etienne – illustration

Un soldat engagé dans la protection du territoire national a été retrouvé « sans vie », vendredi, dans un grand magasin à Paris, ont annoncé les autorités militaires.

Un soldat du 3e RPIMa de Carcassonne

Selon nos confrères de La Dépêche du Midi, il s’agit d’un soldat âgé de 26 ans du 3e RPIMa de Carcassonne.
« Un militaire du rang engagé dans l’opération Sentinelle à Paris a été retrouvé sans vie dans la zone de repos de son unité située dans les sous-sols d’un grand magasin parisien », a indiqué le Gouverneur militaire de Paris dans un communiqué.

Suicide d’une balle dans la tête

« Une enquête est en cours sous la responsabilité du procureur de Paris pour confirmer les causes et les conditions du décès », a précisé le gouverneur.
Selon le quotidien Le Parisien, ce soldat s’est donné la mort d’une balle dans la tête au deuxième sous-sol des Galeries Lafayette, boulevard Haussmmann (9è arrondissement).

Un employé des Galeries fait la macabre découverte

« C’est un employé des Galeries qui a fait la macabre découverte en apercevant une flaque de sang sous une porte », écrit le quotidien.
L’opération Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015 à Paris, mobilise 10.000 soldats sur le territoire national, dont 6.000 à 7.000 en région parisienne.

 

http://www.lindependant.fr/2016/06/25/paris-enquetes-ouvertes-apres-le-suicide-du-caporal-du-3e-rpima-aux-galeries-lafayette,2219935.php

Paris : enquêtes ouvertes après le suicide du caporal du 3e RPIMa aux Galeries Lafayette

 

Le 25 juin à 10h42 | Mis à jour le 25 juin

Le caporal s'est donné la mort dans les sous-sols des Galeries Lafayette.
Le caporal s’est donné la mort dans les sous-sols des Galeries Lafayette. PHOTO/AFP

 

Vendredi, à 16 h 30, un soldat du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine de Carcassonne (3e RPIMa) s’est donné la mort avec son arme de service à Paris, dans un sous-sol des Galeries Lafayette, dans le IXe arrondissement.

Ce caporal, âgé de 26 ans, était engagé depuis le début du mois de juin avec la 2e compagnie du « 3″ dans l’opération Sentinelle, consacrée à la surveillance des sites sensibles et des transports.

Procureur de Paris et enquête de commandement

Les pompiers, la brigade criminelle, le procureur de la République et la cellule antiterroriste se sont rendus sur place. Le suicide a été confirmé en fin de soirée par le Gouverneur militaire de Paris dans un communiqué : « Un militaire du rang engagé dans l’opération Sentinelle à Paris a été retrouvé sans vie dans la zone de repos de son unité située dans les sous-sols d’un grand magasin parisien. Une enquête est en cours sous la responsabilité du procureur de Paris pour confirmer les causes et les conditions du décès. »

Cellule de soutien psychologique

Du côté du 3e RPIMa, on confirmait également qu’une enquête de commandement allait être engagée comme le veut la procédure, afin de vérifier que la chaîne de commandement n’a subi aucun dysfonctionnement. Alors que les services de la cellule de soutien et d’accompagnement psychologique de l’armée de terre ont été sollicités à Paris pour accompagner les soldats qui patrouillaient avec la victime, le régiment carcassonnais a de son côté contacté la famille du jeune homme, originaire du sud-est  : les parents du soldat décédé seront ainsi accompagnés par la délégation militaire départementale jusqu’aux obsèques du caporal.

 

http://www.lindependant.fr/2016/04/17/carcassonne-un-para-du-3-se-suicide-dans-la-caserne-laperrine,2186319.php

Carcassonne : un para du « 3″ se suicide dans la caserne Laperrine

 

Le 17 avril à 18h40 | Mis à jour le 18 avril

Le soldat, âgé de 22 ans, s'est donné la mort dans un des quartiers de la caserne Laperrine.
Le soldat, âgé de 22 ans, s’est donné la mort dans un des quartiers de la caserne Laperrine. PHOTO/CHRISTOPHE BARREAU

 

Un jeune soldat du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne s’est donné la mort au sein de la caserne Laperrine, au cours de la nuit de samedi à dimanche. C’est alors qu’il venait de prendre son tour de garde, aux environs de 3 h du matin, que le militaire âgé de 22 ans s’est suicidé avec son arme de service.

Enquête de gendarmerie et de commandement

Son corps inanimé a été retrouvé par d’autres militaires qui ont immédiatement alerté les secours : sapeurs-pompiers et Samu n’ont pu que constater le décès du jeune homme. Les premières constatations ont été opérées par les gendarmes carcassonnais, alors qu’une enquête interne de commandement devrait également être ouverte pour déterminer les conditions et les causes de ce suicide.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/04/18/2327681-un-militaire-du-3-se-suicide-avec-son-arme.html

Publié le 18/04/2016 à 08:01
Un militaire du «3» se suicide avec son arme 

Faits divers

 

Un jeune soldat du 3e RPIMa s’est donné la mort dans la nuit de samedi à dimanche avec son arme de service, un Famas. Âgé d’une vingtaine d’années, le jeune homme venait de débuter son tour de garde dans la caserne de Laperrine lorsqu’il a retourné son fusil d’assaut contre lui entre 3h et 4h du matin. Il a été retrouvé inanimé par d’autres militaires qui ont immédiatement prévenu les secours.

Arrivés sur place avant 4h du matin, les sapeurs-pompiers ont découvert le corps de la victime. Une victime atteinte par arme à feu. Ils ont alors prévenu le Samu qui a confirmé le décès du soldat.

Une enquête de gendarmerie a été diligentée ainsi qu’une enquête de commandement afin d’éclaircir les circonstances qui ont conduit ce jeune militaire au suicide. Le jeune homme, engagé volontaire dans l’armée de terre était arrivé récemment au sein du 3e RPIMa.

Louis Rayssac

 

http://www.lindependant.fr/2016/04/19/deux-enquetes-en-cours-apres-le-suicide-du-jeune-para-du-3e-rpima,2187056.php

Carcassonne : deux enquêtes en cours après le suicide du jeune para du 3e RPIMa

 

Le 19 avril à 6h00 par A. Ca. | Mis à jour le 19 avril

Deux enquêtes, de gendarmerie et de commandement, en cours.
Deux enquêtes, de gendarmerie et de commandement, en cours. PHOTO/D.R.

 

Une autopsie du soldat de 22 ans qui s’est donné la mort dans la nuit de samedi à dimanche au sein de la caserne Laperrine pourrait être décidée par le Parquet.

Au lendemain de la découverte par ses camarades de régiment du corps d’un jeune para dans l’enceinte de la caserne Laperrine, l’enquête, ou plutôt les enquêtes, se poursuivent pour connaître les circonstances exactes du suicide de ce soldat originaire de Poitiers. Engagé depuis deux ans et demi au sein du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa), le soldat de 1re classe s’est donné la mort vers 3 heures du matin. Alors que le corps du jeune homme, âgé de 22 ans, reposait lundi encore à la chambre funéraire de Trèbes, l’enquête de gendarmerie s’est poursuivie, avec l’audition des autres militaires qui partageaient la charge de la garde nocturne au cours de laquelle le soldat s’est suicidé avec son Famas. Des investigations des gendarmes pourrait découler la décision du procureur de la République de Carcassonne d’ordonner une autopsie.

  • Pas d’écrits laissés

Les autres militaires, également entendus par les médecins du régiment pour s’assurer de leur état psychologique (lire par ailleurs), ont aussi été sollicités dans le cadre de l’enquête de commandement, confiée à des militaires de la 11e brigade parachutiste de Toulouse. Une enquête interne qui, si elle se consacre à la vérification du respect des procédures, tentera également de faire la lumière sur les raisons qui ont poussé le jeune homme, qui n’avait jusqu’alors jamais participé à une opération extérieure du régiment, à se suicider. Lundi, le chef de la section média du Service d’informations et de relations publiques de l’armée de terre (Sirpa) précisait que l’enquête visait « à s’assurer de ce que la chaîne de commandement a fonctionné normalement ». Dès dimanche, des « raisons personnelles » étaient évoquées par l’encadrement du ’3′ qui décrivait un engagé « discret » mais sans problèmes particuliers. Une hypothèse complexe à confirmer, en l’absence d’écrits laissés par le para. Lundi, le Sirpa précisait que l’armée ne s’exprimerait pas « sur les raisons de ce suicide ».

  • « Les risques sont trop minorés »

L’association de défense des droits des militaires (Adefdromil) estime que la prévention est encore « embryonnaire ». Président de l’association de défense des droits des militaires (Adefdromil), Jacques Bessy n’est guère surpris lorsqu’il apprend que l’encadrement du ’3′ privilégie les « raisons personnelles » pour expliquer le suicide du jeune soldat : « C’est toujours comme ça, ce n’est jamais la faute du service. » Un aveuglement impossible à entendre pour cette association régulièrement sollicitée par des familles de militaires qui se sont suicidés. Précisant que l’Adefdromil a « eu à diverses reprises des remontées d’informations très négatives du ’3′ », notamment en matière d’encadrement des jeunes recrues dans le cadre de la formation, Jacques Bessy livre un regard global sur la question des risques psychosociaux et leur prise en compte dans l’armée française : « La prévention existe, mais elle est embryonnaire. Il y a du mieux pour les soldats qui reviennent d’Opex (opérations extérieures, Ndlr), avec des cellules de décompression. Mais pour les militaires qui restent en métropole, ce n’est pas suffisant, les risques sont minorés. Il y a pourtant de la pression, du stress, des horaires très lourds. On leur demande d’être parfaits. Il suffit qu’il y ait une faille, parfois personnelle, pour que ça bascule. »

  • La 2e cause de mortalité chez les militaires

En 2009, le Haut comité d’évaluation de la condition militaire avait rendu son 4e rapport. Un document qui chiffrait le nombre de suicides de militaires à 74 par an de 2003 à 2008, avec un pic de 90 en 2005. Des chiffres trois fois plus élevés que ceux des décès en relation avec le service : entre 23 et 37 chaque année de 1999 à 2008, avec un plus haut niveau atteint en 2003 (56). La même année, l’Institut de veille sanitaire publiait une étude portant sur la période 2002-2007. Parmi les causes des 2 115 décès de militaires recensés sur cette période, les accidents de la circulation (25 %), suivis par les suicides (21 %), les accidents en service (11 %), loin devant les morts au combat (1 %). L’étude notait cependant que la mortalité par suicide dans les armées était « 20 % plus faible que dans la population active masculine civile ». Une réalité statistique qui a évolué depuis : en 2012, le taux de suicide dans la population française était de 16 pour 100 000 personnes, et de 20 pour 100 000 dans l’armée. En 2012, le service de santé des armées (SSA) avait à son tour livré un document consacré aux « aspects épidémiologiques du suicide dans les armées françaises », avec une surveillance de 2002 à 2011, période au cours de laquelle 697 suicides avaient été recensés. Avec, pour le SSA, la mise en évidence d’un « sur-risque de mortalité par suicide significatif chez les militaires masculins dans l’armée de terre » de 17-19 ans et 20-24 ans.

 

http://www.lindependant.fr/2016/04/20/suicide-au-3,2187549.php

Carcassonne / Suicide au « 3″ : pas d’autopsie demandée par le Parquet

 

Le 20 avril à 6h00 par A. Ca. | Mis à jour le 20 avril

Les auditions d'autres militaires, dans le cadre de l'enquête menée par la gendarmerie, se poursuivaient mardi.
Les auditions d’autres militaires, dans le cadre de l’enquête menée par la gendarmerie, se poursuivaient mardi. PHOTO/Archives N.A-V

 

Plusieurs jours après le suicide du jeune soldat du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne, survenu alors que le militaire de 22 ans venait de prendre sa garde, le procureur de la République de Carcassonne a confirmé mardi son choix de ne pas procéder à l’autopsie du corps du jeune homme originaire de Poitiers. Le Parquet a en effet considéré qu’aucun doute n’existait sur la cause du décès du parachutiste, engagé dans le régiment depuis deux ans et demi. Au cours de la nuit de samedi à dimanche, peu après 3 heures du matin, c’est avec son Famas que le jeune homme s’était donné la mort avant d’être retrouvé dans une des salles du quartier Laperrine par ses camarades de régiment.

Mardi, le procureur confirmait que l’enquête judiciaire, confiée à la gendarmerie de Carcassonne, se poursuivait, notamment pour tenter de se prononcer sur les raisons de ce geste fatal. L’hypothèse de « raisons personnelles », avancée par un officier supérieur du ’3′ dès dimanche, reste pour l’heure privilégiée. Les auditions d’autres militaires ont déjà eu lieu et devraient se poursuivre avant que l’enquête ne s’achève. Parallèlement, la 11e brigade parachutiste a dépêché des officiers de Toulouse pour une enquête de commandement.

Emoi de policiers dont les données personnelles sont sur la Toile deux semaines après le double assassinat de Magnanville

Ces données n’ont pas été publiées, elles se trouvaient dans une zone de stockage protégée par un mot de passe, exactement comme le sont la majeure partie de toutes les données que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices cyberdélinquants et fonctionnaires corrompus ou militants du NPA recueillent et collectionnent illégalement à mon sujet depuis plusieurs années.

Je rappelle que ces délinquants « travaillent » de même sur toutes mes relations, anciennes ou actuelles, mes proches, mes médecins, etc… qu’ils recherchent avec l’aide de Josette Brenterch du NPA de Brest en vue de « neutraliser » ou d’éliminer définitivement tous les témoins honnêtes de ma vraie vie, qui les dérangent au plus haut point, l’objectif qu’ils affichent à cet égard depuis 2009 étant de pouvoir ensuite tranquillement publier et imposer à tous leur version de ma biographie, presque entièrement fausse, calomnieuse et particulièrement infamante pour tous ceux qu’elle concerne.

Ils bénéficient pour ce travail de la complicité de magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest qui de ce fait n’ont jamais vu aucun inconvénient à ce que mes données personnelles soient illégalement révélées au public sur les blogs du susnommé Cyprien Luraghi à la recherche de tous les agents que j’ai pu jadis croiser ou côtoyer, sachant que j’ai notamment travaillé comme ingénieur d’études en informatique sur des projets classés Secret Défense et Confidentiel Défense, et quoique la protection de l’anonymat de tels agents fût renforcée par la loi LOPPSI II promulguée le 14 mars 2011, soit neuf mois après le début de toutes leurs révélations illégales me concernant et constituant à l’évidence un trouble à l’ordre public que les autorités compétentes auraient dû s’attacher à faire cesser au plus vite au lieu de le favoriser.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/28/2374441-donnees-familles-policiers-promenaient-toile.html

Publié le 28/06/2016 à 08:17
Les données des familles de policiers se promenaient sur la Toile 

Faits divers

Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15 jours sur internet./Photo illustration DDM

Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15 jours sur internet./Photo illustration DDM

Emoi de policiers dont les données personnelles sont sur la Toile deux semaines après le double assassinat de Magnanville dans Attentats image-zoom

La manipulation des fichiers de la Mutuelle générale de la police a envoyé sur internet plus de 112 000 fiches d’adhérents de cette assurance médicale. Deux semaines après l’assassinat d’un couple de policiers dans les Yvelines, l’incident tombe très mal.

Nom, adresse, numéro de téléphone, données bancaires… «C’est effrayant», résume un policier après les révélations hier matin sur le détournement d’un fichier de la Mutuelle générale de la police, la MGP. Une mutuelle, parmi quatre qui «assurent» les fonctionnaires de police et dont le fichier fort de 112 000 adhérents, comprenant policiers actifs ou retraités, enfants, épouses, familles, a été divulgué sur la Toile. En réalité, ces données sensibles, avec les adresses personnelles de milliers de policiers se trouvaient dans une zone de stockage de l’opérateur Google et n’auraient pas été accessibles directement. «Ces données étaient protégées par un mot de passe», a précisé hier soir Gilbert Emery, le procureur de Limoges, désormais en charge de l’enquête.

La mutuelle, dont le siège se trouve en Haute-Vienne s’est aperçue de la difficulté le 6 juin. Après diverses vérifications, son directeur et son président ont déposé plainte jeudi dernier à Toulouse. «Par commodité, sans aucun lien direct avec la ville de Toulouse et les policiers qui y travaillent», résume une source proche du dossier. L’affaire, considérée comme très sensible moins de deux semaines après le drame de Magnanville où un commandant de police et sa compagne, ont été assassinés à leur domicile au nom du jihad, aurait dû rester secrète mais RTL l’a révélée hier matin.

Accessibles pendant deux semaines

Dès vendredi, des réquisitions avaient été adressées par la police nationale à Google pour rendre impossible tout accès au fichier. Hier, le parquet de Toulouse s’est dessaisi puisque l’employé indélicat et soupçonné d’avoir commis ces faits travaille pour un sous-traitant de la mutuelle qui est basé à proximité de Limoges. La sûreté départementale de Limoges va donc poursuivre les investigations commencées à Toulouse, aidée selon nos informations par un service spécialisé en cybercriminalité de la direction centrale de la police judiciaire.

Dans un communiqué publié hier, la Mutuelle générale de la police estime que l’employé soupçonné, qui aurait agi ainsi en raison d’un conflit avec son employeur pour une prime non versée (!), a «agi au mépris de toutes les normes professionnelles et violé les règles de sécurité interne qui protègent nos données».

La mutuelle souligne également que l’employé était «vraisemblablement poussé par des motivations personnelles et dans l’intention manifeste de nuire à la mutuelle et à ses adhérents.» Depuis, la MGP souligne que «des dispositions ont été prises pour accroître la sécurité des données», notamment pour «limiter les extractions des données des coordonnées des adhérents de la mutuelle, désormais assujetties à un contrôle renforcé».

Pour l’instant, il est encore trop tôt pour savoir si ces données sensibles ont pu être exploitées par des tiers. Hier soir, le procureur de Limoges, tout en «comprenant l’émotion des policiers dans le contexte actuel», a estimé que les données avaient été accessibles pendant «environ deux semaines». «Pour l’instant, rien ne permet d’affirmer qu’un tiers aurait pu accéder aux données», a affirmé Gilbert Emery.


Renforcer l’anonymat

Deux semaines après la mort d’un couple de fonctionnaires dans les Yvelines, cette affaire qualifiée «d’incident inacceptable», par Jean-Marc Falcone, le directeur général de la police nationale, renforce l’inquiétude des policiers qui souhaitent bénéficier de l’anonymat, même dans les procédures qu’ils rédigent. «On peut très bien imaginer de noter notre matricule à la place de notre identité», souligne Didier Martinez, au nom d’unité SGP-FO. Ce problème devrait relancer les demandes des policiers à qui le président François Hollande avait promis «de garantir leur anonymat» hors service et «donc leur protection» après le drame de Magnanville.

Jean Cohadon

 

http://www.20minutes.fr/societe/1869647-20160620-policiers-tues-yvelines-suspects-arretes-connaissait-fabien-clain

Policiers tués dans les Yvelines: L’un des suspects arrêtés connaissait Fabien Clain

 

TERRORISME Lors des perquisitions, les enquêteurs auraient découvert un bout de papier où était mentionné le nom du djihadiste français…

Photo non datée de Fabien Clain.
Photo non datée de Fabien Clain. – OFF / AFP

H. B.

    • Publié le 20.06.2016 à 18:40
    • Mis à jour le 21.06.2016 à 09:52

 

Une semaine après l’assassinat du couple de policiers à Magnanville dans les Yvelines par Larossi Abballa, l’enquête avance à grands pas.  Deux proches, Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, ont été mis en examen et écroués samedi soir « pour association de malfaiteur ». Et c’est justement au domicile de l’un d’eux que les enquêteurs auraient fait une importante découverte. D’après BFMTV, un bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain a été découvert chez Saad Rajraji.

Fabien Clain est bien connu des services de renseignements. Considéré comme l’un des proches de Mohamed Merah, cet homme de 35 ans d’origine réunionnaise a été identifié comme celui qui a prêté sa voix à Daesh pour revendiquer les attentats de Paris. Il a été condamné en 2009 à cinq ans de prison pour sa participation à une filière d’acheminement de djihadistes vers l’Irak.

>> A lire aussi : Les renseignements face aux «terroristes isolés»

Saad Rajraji et Fabien Clain se seraient cotôyés en 2011 et 2012 à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus, révèle BFMTV. Les enquêteurs s’interrogent donc sur le rôle qu’aurait pu jouer Fabien Clain dans cette attaque terroriste.

Des proches d’Abballa se sont renseignés sur deux autres policiers des Yvelines

Les enquêteurs auraient également découvert que deux autres proches de Larossi Abballa, déjà condamnés pour terrorisme mais libres aujourd’hui, s’étaient également renseignés sur deux autres policiers travaillant dans les Yvelines. Une note de renseignement, transmise à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique en effet que deux hommes se seraient renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing, révèle RTL. L’un travaillerait à la Brigade anti-criminalité et l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/deux-policiers-des-mureaux-cibles-par-des-proches-de-larossi-abballa-7783747928

Deux policiers des Mureaux ciblés par des proches de Larossi Abballa

 

INFO RTL – Une note de renseignement indique que deux proches de l’assassin des deux policiers de Magnanville savaient tout de deux autres fonctionnaires des Yvelines. Les deux hommes ont été condamnés pour terrorisme par le passé et sont aujourd’hui libres.

 

Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016
Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016

par Damien Delseny , Ludovic Galtier publié le 20/06/2016 à 08:10 mis à jour le 20/06/2016 à 11:17

 

Une semaine après l’attentat perpétré à Magnanville contre deux policiers, deux autres policiers des Mureaux étaient également ciblés. Une note de renseignement, transmise à la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique, en effet, que deux proches de Larossi Abballa, condamnés pour terrorisme par le passé et libres aujourd’hui, se sont renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing : l’un travaille à la Brigade anti-criminalité, l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.

Une telle prise d’information sur deux policiers dans le contexte local inquiète forcément, surtout que les deux hommes connaissent parfaitement l’identité de leurs cibles. Dans sa vidéo de revendication diffusée en direct sur Facebook, Larossi Abballa a cité des noms de journalistes mais il a aussi appelé à tuer des policiers et des surveillants de prison. Une source judiciaire confirmait que ce type de menaces devait de toute façon être prise au sérieux.

L’étau se resserre sur l’entourage de Larossi Abballa. Deux autres proches du terroriste ont été interpellés mardi et mis en examen ce week-end pour « association de malfaiteurs » terroriste criminelle à la suite du double meurtre commis par l’assassin du couple de fonctionnaires de police. Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, 27 et 29 ans, sont connus de l’antiterrorisme français. Ils avaient été condamnés avec Abballa en septembre 2013 lors du procès d’une filière d’envoi de jihadistes au Pakistan.

avatar dans Calomnie
par Damien DelsenyJournaliste RTL

 

 

http://www.bfmtv.com/societe/policiers-tues-un-lien-entre-l-attaque-de-magnanville-et-les-attentats-du-13-novembre-990575.html

Magnanville: le nom de Fabien Clain retrouvé au domicile de l’un des suspects dans le double meurtre

 

20/06/2016 à 17h29

INFO BFMTV – Les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers, un bout de papier sur lequel était inscrit l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attaques de Paris.

 

C’est un nom devenu familier dans les dernières affaires de terrorisme en France. Fabien Clain, connu notamment pour avoir revendiqué, depuis la Syrie, les attentats du 13 novembre au nom de Deash apparaît désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figure sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji.

Cet homme de 27 ans est l’un des deux hommes mis en examen ce week-end pour « association de malfaiteurs terroriste ». Ce proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers, a déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan. Lors des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers, leur fonction et leur adresses professionnelles a été découverte.

Détenus à Fleury-Mérogis

Fabien Clain et Saâd Rajraji se connaissent. En 2011 et en 2012, les deux hommes se sont cotôyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus. Ils faisaient notamment partie d’une association qui vient en aide aux prisonniers musulmans. Ont-ils gardé contact après leur libération et après le départ de Fabien Clain pour la Syrie au printemps 2014 pour rejoindre Daesh?

La découverte de l’adresse mail de Clain au domicile de Saâd Rajraji interroge les enquêteurs. Celui qui se fait appeler Omar a-t-il commandité l’attaque des deux policiers? D’autres attentats ou attaques étaient-ils prévus? Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, la voix française de Daesh est celui qui a revendiqué les attaques de Paris le 13 novembre dernier.

Clain, un proche de Mohammed Merah

Son nom figure également dans de nombreux autres dossiers terroristes. Converti en 2000, Fabien Clain part s’installer à Toulouse. C’est là qu’il rencontre les frères Merah, Mohammed et Abdelkader, qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter. L’homme de 37 ans a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés.

Le nom de Fabien Clain apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam. Cet étudiant algérien de 24 ans est soupçonné d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne. Un projet avorté qui a coûté la vie à une jeune autormobiliste, Aurélie Châtelain.

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Par J.C. avec Cécile Ollivier

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/magnanville-l-adresse-mail-de-fabien-clain-decouverte-au-domicile-d-un-proche-du-tueur-20-06-2016-5900597.php

Magnanville : l’adresse mail de Fabien Clain découverte au domicile d’un proche du tueur

 

>Faits divers|Stéphane Sellami|20 juin 2016, 21h00

 

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 Fabien Clain, la voix française de Daech. C’est lui qui avait revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris.DR

Stéphane Sellami

 

C’est une découverte intriguante. Au cours de la perquisition du domicile de Saâd Rajraji, proche de Larossi Abballa, auteur du double assassinat d’un policier et de son épouse, lundi, à Magnanville (Yvelines), les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) ont découvert un morceau de papier sur lequel était inscrit l’adresse mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain. Ce vieux routier du djihadisme n’est rien moins que l’auteur de la revendication des attentats du 13 novembre.

 

Clain avait revendiqué les attentats du 13 novembre

 

Clain a été détenu avec Saâd Rajraji à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) au début des années 2010 après sa condamnation à 5 ans de prison pour avoir mis sur pied une filière d’envoi de jihadistes vers l’Irak. De son côté, Saâd Rajraji purgeait une peine pour avoir lui aussi pris part à une filière d’acheminement de jihadistes en pakistano-afghane, notamment aux côtés de Larossi Abballa et de Charaf-Din Aberouz. Restés proches d’Abballa, Saâd et Aberouz ont été écroués, dimanche, dans le cadre du double meurtre de Magnanville. «Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji, tempère une source proche de l’affaire. Par ailleurs, Larossi Abballa était toujours en contact régulier avec Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz. Ils ne se sont jamais perdus de vue ».

 

leparisien.fr

 

 

http://www.20minutes.fr/societe/1869923-20160621-magnanville-bataclan-villejuif-marque-fabien-clain-derriere-chaque-evenement-terroriste

Magnanville, Bataclan, Villejuif… La marque de Fabien Clain derrière chaque événement terroriste

 

TERRORISME Installé en Syrie, ce Français qui a revendiqué les attentats de Paris au nom de Daesh apparaît également dans l’enquête sur le double meurtre de Magnanville (Yvelines)…

Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri Essid à l'époque de la filière d'Artigat.

Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri Essid à l’époque de la filière d’Artigat. – Capture d’écran Pièces à conviction – France 3

V.V.

    • Publié le 21.06.2016 à 11:29
    • Mis à jour le 21.06.2016 à 13:10

 

Quand ce n’est pas sa voix qu’on entend pour revendiquer un attentat, c’est son nom que l’on découvre chez un des hommes soupçonnés de terrorisme. Le Réunionnais Fabien Clain, bien connu des services de renseignement, a fait son apparition dans l’enquête sur le double meurtre des policiers de Magnanville. 20 Minutes revient sur les différents événements terroristes dans lesquels il est impliqué.

>> Portrait : Qui est Fabien Clain, la «voix de Daesh» ?

  • Magnanville : Son email retrouvé au domicile d’un des suspects

Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l'assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016.

Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l’assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016. – Thibault Camus/AP/SIPA

 

Un simple bout de papier découvert lors d’une perquisition au domicile de Saâd Rajraji. Dessus, les enquêteurs ont, selon BFM TV, retrouvé l’adresse email de Fabien Clain ainsi que son ancien numéro d’écrou. Agé de 27 ans, Saâd Rajraji a été mis en examen, tout comme Charaf Din-Aberouz, pour leur implication présumée dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines) commis par Larossi Aballa, mardi 14 juin.

Ont-ils agi après avoir reçu des ordres donnés par Fabien Clain depuis la Syrie ? L’enquête tente désormais de le déterminer. Selon BFM TV, Rajraji et Clain étaient en contact depuis 2011 où ils purgeaient, tous deux, une peine de prison à Fleury-Mérogis. Les deux hommes faisaient alors partie d’une association venant en aide aux prisonniers musulmans.

  • Paris : La voix qui revendique les attentats du Bataclan et des terrasses

Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015

Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015 – 20Minutes

 

La vidéo débute par un « nashid », l’un des habituels chants religieux qui font le « succès » de la propagande glaçante de Daesh. « Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du califat (…) a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion (…), Paris… »

>> Enquête : Fabien Clain a fait annuler son interdiction de sortie pour partir en Syrie

Identifiée quatre jours après les sanglants attentats de Paris le 13 novembre, la voix qui s’exprime ainsi, revendiquant les attentats de Paris au nom de Daesh, est celle de Fabien Clain, enregistrée depuis la Syrie. L’homme qui chante avant la lecture du communiqué est, selon Le Monde, celle de son frère cadet, Jean-Michel.

  • Villejuif : Il aurait téléguidé Sid-Ahmed Ghlam depuis la Syrie

Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de l'église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d'un attenat déjoué

Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de l’église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d’un attenat déjoué – Kenzo Tribouillard AFP

 

Les enquêteurs ont découvert en août dernier que son nom apparaissait dans le projet d’attentat avorté contre une église de Villejuif (Val-de-Marne), en avril 2015.

>> Enquête : La filière d’Artigat derrière le projet d’attentat de Villejuif ?

Selon Le Monde, Fabien Clain est soupçonné d’avoir « téléguidé Sid Ahmed Ghlam dans son projet d’attentat » depuis la Syrie. Les enquêteurs se fondent pour cela sur un message où plusieurs noms, proches de Clain, sont apparus.

  • Toulouse : Présenté comme un proche de Mohamed Merah

Capture d'écran d'une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah

Capture d’écran d’une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah – – FRANCE 2

 

Le clan des «Belphégor ». Voilà comment était surnommé le petit groupe gravitant autour de Fabien Clain dans les années 2000 dans le quartier du Mirail à Toulouse. C’est là que le Réunionnais aurait fait la connaissance de Mohamed Merah, le tueur au scooter. Déjà condamné à l’époque pour avoir tenté d’acheminer des combattants français en Syrie, Fabien Clain se retrouve alors en prison.

Selon plusieurs sources, il aurait alors entretenu une correspondance épistolaire avec Merah avant que celui-ci ne passe à l’acte. Mais dans la seule interview qu’il a accordée à un journal français, à savoir 20 Minutes, Fabien Clain nie pour autant les faits. « Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/21/2369848-ombre-fabien-clain-plane-affaire-magnanville.html

Publié le 21/06/2016 à 07:44, Mis à jour le 21/06/2016 à 10:30
L’ombre du jihadiste toulousain Fabien Clain plane sur l’affaire de Magnanville 

Terrorisme

Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP

Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP

image-zoom dans Folie

Selon BFMTV, hier, les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers de Magnanville, un bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attentats de novembre à Paris. «Ils ont déclenché leurs ceintures d’explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions, qu’Allah les accepte parmi les martyrs», avait-il dit alors, avant de menacer : «cette attaque n’est que le début de la tempête».

Ce proche de Mohammed Merah, âgé de 35 ans est un vétéran toulousain des filières islamistes radicales françaises, condamné en juillet 2009 à cinq ans de prison, au terme desquels il est parti en Syrie. Lui et son frère Jean-Michel, originaires du quartier du Mirail à Toulouse, sont des convertis d’origine réunionnaise, radicalisés au début des années 2000.

Le nom de Fabien Clain revient désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figurent sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji. Ce proche de Larossi Abballa a été mis en examen ce week-end pour «association de malfaiteurs terroriste». Lors des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers, leur fonction et leurs adresses professionnelles a été découverte.

De fait Clain et Rajraji se connaissent. En 2011 et 2012, ils se sont côtoyés à Fleury Mérogis où ils étaient détenus. Par ailleurs, Rajraji a déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan.

La découverte de l’adresse mail de Clain à son domicile interroge logiquement les enquêteurs.

Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, Fabien Clain avait rencontré les frères Merah, à Toulouse, Mohammed et Abdelkader, qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter.

Clain a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés et son nom apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant algérien de 24 ans soupçonné d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne.

Lire également en page 7 « Le dernier hommage aux policiers assassinés ».

La Dépêche du Midi

 

http://www.normandie-actu.fr/policiers-tues-a-magnanville-trois-nouvelles-interpellations-le-nom-de-fabien-clain-retrouve_213692/

Alençon Magnanville. Nouvelles interpellations, le nom de Fabien Clain, djihadiste de Normandie, cité

 

Fabien Clain, terroriste ayant vécu à Alençon, aurait des liens avec l’un des deux suspects, dans l’enquête sur le meurtre de deux policiers, lundi 13 juin 2016, à Magnanville.

 

Mise à jour : 21/06/2016 à 12:35 par La Rédaction

Larossi Abballa le 14 juin 2016 sur Facebook. (© FACEBOOK/AFP/Archives/STR)
Larossi Abballa, le 14 juin 2016, sur Facebook. (© FACEBOOK/AFP/Archives/STR)

 

L’enquête sur le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines), lundi 13 juin 2016, se poursuit. Trois proches de Larossi Abballa, meurtrier abattu par le RAID au domicile des victimes, ont été interpellés, mardi 21 juin 2016. Âgés de 27 à 44 ans, ils seraient soupçonnés d’avoir effectué des repérages visant les deux victimes.
Les trois hommes ont été interpellés aux Mureaux et à Mantes-la-Jolie (Yvelines), selon M6, qui a révélé l’information. Tous trois auraient déjà été condamnés, par le passé, pour des faits à caractère terroriste. Selon une des sources policières, ils avaient effectué des surveillances de policiers, notamment à l’occasion d’un rassemblement festif dans les Yvelines.

Le nom de Fabien Clain, sur un bout de papier

 

Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo : DR)
Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo : DR)

 

Lundi 20 juin 2016, le nom du terroriste Fabien Clain a également été retrouvé, sur un bout de papier prélevé par des enquêteurs de la sous-direction antiterroriste, dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre de Magnanville. Il est déjà connu comme celui qui avait revendiqué les attentats de Paris, le vendredi 13 novembre 2015.

Selon BFM/TV, le nom de Fabien Clain serait indiqué avec son adresse mail et son numéro d’écrou (numéro d’identification attribué à un détenu lors de son incarcération NDLR).

L’essentiel. Fabien Clain, la voix française de Daech, est-il impliqué dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines) ? Son nom ressurgit dans l’enquête sur l’attaque terroriste commise par Larossi Abballa et revendiquée par Daech. Le courriel de Fabien Clain aurait été retrouvé sur un bout de papier au domicile de l’un des proches de l’assassin, Saâd Rajraji. Âgé de 27 ans, ce dernier a été mis en examen dimanche 19 juin 2016 aux côtés de Charaf-Din Aberouz, 29 ans, dans le meurtre de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider. À ce stade, les enquêteurs n’ont pas retenu de complicité directe, mais les fréquentations des deux hommes sont au cœur de l’enquête. Larossi Abballa, Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont tous les trois été condamnés, le 30 septembre 2013, pour leur participation à un réseau de recrutement et d’acheminement de candidats au djihad vers le Pakistan. Charaf-Din Aberouz avait été détenu au Havre (Seine-Maritime). Saâd Rajraji aurait rencontré Fabien Clain à la prison de Fleury-Mérogis en 2011 et 2012. Ils faisaient notamment partie d’une association qui venait en aide aux prisonniers musulmans, selon BFM-TV. La découverte de l’adresse email de Fabien Clain au domicile de Saâd Rajraji signifie-t-elle que celui-ci est impliqué dans la tuerie de Magnanville ?

C’est au domicile de Saâd Rajraji que ce bout de papier aurait été retrouvé. Cet homme est un des deux suspects mis en examen et écroués, samedi 18 juin, avec Charaf-Din Aberouz, pour leurs relations avec Larossi Abballa, commanditaire de l’attentat de Magnanville.
Ce nouvel indice ne permettrait pas encore de déterminer si le porte-voix de Daesh est également impliqué dans le meurtre des deux policiers.

Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji », déclare une source policière au Parisien.

Un des suspects était détenu en Normandie. Samedi 18 juin 2016, quelques jours après le double meurtre de Magnanville (Yvelines), les deux suspects Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont été déférés devant le parquet en vue d’une mise en examen.
Charaf-Din Aberrouz, 29 ans, avait été détenu au centre pénitentiaire du Havre (Seine-Maritime), jusqu’en novembre 2015, comme l’a révélé le syndicat Ufap-Unsa justice. Le jeune homme était considéré comme l’un des « émirs » de la filière terroriste pakistanaise. Un profil similaire a celui de Larossi Abballa, abattu par le Raid après l’attaque contre les deux policiers de Magnanville.
Tous deux faisait partie d’une filière destinée à recruter des jeunes en France, pour les envoyer au Pakistan faire le jihad.

Reportage de BFM TV :

Des liens avec les attentats en France

Ces relations entre Fabien Clain et Saâd Rajraji dateraient de plusieurs années. Tous deux auraient été détenus en même temps à la prison de Fleury-Merogis, de 2011 à 2012. Les éléments connus des enquêteurs ne permettraient pas encore de déterminer si leurs relations se sont maintenues au fil des années, notamment après le départ de Fabien Clain pour la Syrie, en 2014.

Fabien Clain, un terroriste vivant en Normandie. Toulousain d’origine, Fabien Clain, surnommé Omar, a vécu en France, au mois jusqu’à début 2015. Ce proche de Mohamed Merah avait un appartement en Normandie, à Alençon (Orne).
Quelques heures après les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, il a été reconnu comme le porte-parole revendiquant les attaques au nom de Daesh. L’enquête avait alors permis de retrouver sa trace en Normandie, où son appartement a été perquisitionné le 19 novembre 2015. Il y avait vécu après sa sortie de prison en 2012, pendant au moins deux ans.

Cependant, la découverte de ce nouvel élément tend à démontrer une fois encore, l’étendue des relations que Fabien Clain avait avec des personnes directement impliqués dans les attentats terroristes ayant eu lieu ces dernières années en France : Mohamed Merah, qui avait attaqué des militaires et une école juive à Toulouse, Sid Ahmed Ghlam, impliqué dans un attentat manqué contre une église de Villejuif, ou encore son implication dans les attentats de Paris, qu’il avait revendiqué au nom de Daesh, le samedi 14 novembre 2015.

Avec AFP

La Rédaction

 

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/qui-est-fabien-clain-ce-jihadiste-francais-cite-dans-les-attentats-de-paris-villejuif-et-magnanville-7783777434

Qui est Fabien Clain, ce jihadiste français cité dans les attentats de Paris, Villejuif et Magnanville ?

 

PORTRAIT – L’adresse mail de Fabien Clain a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa, l’assaillant de Magnanville, où deux policiers sont morts.

 

Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo
Crédit : AFP

Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo

par Claire Gaveau publié le 21/06/2016 à 17:08

 

Son nom revient régulièrement avec insistance. À Toulouse lors des attaques de Mohammed Merah, lors des attentats du 13 novembre ou de celui avorté à Villejuif, Fabien Clain a toujours été cité dans les enquêtes. La dernière attaque terroriste, perpétrée par Larossi Abballa, n’échappe pas à la règle alors que l’adresse mail du jihadiste français a été retrouvée sur un bout de papier chez Saâd Rajraji, un proche de l’assaillant, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».

Selon BFM TV, les deux hommes se connaissaient puisqu’ils s’étaient « côtoyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus » entre 2011 et 2012. Mais alors, qui est ce Fabien Clain ? Originaire du quartier du Mirail, à Toulouse, ce Réunionnais d’origine s’est converti dans les années 1990 avant de se radicaliser au début des années 2000 avec son frère Jean-Michel.

Artigat, la filière toulousaine

Figure de l’organisation terroriste, son nom est associé à de nombreuses affaires en France. S’il s’est désolidarisé des attaques de Mohamed Merah à Montauban et Toulouse en 2012, les liens entre les deux sont évidents alors qu’ils ont côtoyés la même filière terroriste à Artigat, dans un village de l’Ariège situé à une soixantaine de kilomètres de Toulouse. Un filière notamment dirigée par Olivier Corel, communément appelé « L’Émir Blanc », un Français d’origine syrienne considéré par ses disciples comme un guide spirituel.

En prison lors des actions de Mohammed Merah, Fabien Clain entretient pourtant une correspondance, selon plusieurs sources. Une information niée par le principal intéressé, dans les colonnes de 20 minutes : « Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »

Un rôle majeur dans l’attentat déjoué à Villejuif ?

Trois ans plus tard, son nom refait surface lors de l’attentat avorté contre une église à Villejuif, dans le Val de Marne. En première ligne ? Un jeune algérien Sid Ahmed Ghlam. Ce dernier est soupçonné d’avoir assassiné Aurélie Châtelain, une professeure de fitness de 32 ans, avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.

Mais si cette action pouvait s’apparenter à un acte solitaire, les enquêteurs mettent la main sur de nombreux messages cryptées envoyés avec un ou plusieurs hommes se trouvant en Syrie. L’idée d’une action téléguidée de l’étranger grandie alors que deux noms, qui font partie de la même procédure de filière jihadiste que Fabien Clain, sont mis en avant. « Présenté comme leur ‘comparse’, Fabien Clain aurait joué de la Syrie un rôle majeur dans leur endoctrinement », écrit alors le quotidien Le Monde.

La voix française de Daesh

Au lendemain des attentats sanglants qui ont frappé Paris le 13 novembre, l’organisation terroriste Daesh a revendiqué les attaques, qui ont fait pas moins de 129 morts, dans un communiqué enregistré diffusé sur internet. Quelques jours plus tard, le verdict tombe alors que certains services spécialisés ont identifié la voix de Fabien Clain. Mais selon nos informations, ce jihadiste vétéran aurait joué un rôle plus important dans ces actions que celui d’un simple speaker.

Les services de renseignement notent que Fabien Clain, ainsi que son frère Jean-Michel, avaient été cités en 2009 dans une ébauche d’attentat visant, déjà, le Bataclan. Une information prise très au sérieuse alors que les deux frères s’étaient installés en Belgique et avait fréquenté la mouvance islamiste radicale qui commençait à s’installer à Molenbeek.

ClaireGaveau

par Journaliste RTL

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/22/2370663-attentats-de-daech-l-ombre-de-la-filiere-toulousaine.html

Publié le 22/06/2016 à 07:45, Mis à jour le 22/06/2016 à 08:01
Attentats de Daech : l’ombre de la filière toulousaine 

Terrorisme

Des combattants de Daech./Photo AFP
Des combattants de Daech./Photo AFP

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L’adresse internet de Fabien Clain, le jihadiste toulousain d’origine réunionnaise, a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa, l’assassin du couple de policier des Yvelines. Un indice qui tend à prouver qu’Abballa lui non plus n’était pas un loup solitaire.

Difficile désormais de croire que Larossi Abballa, qui a exécuté un couple de policiers à Magnanville, dans les Yvelines, était un «loup solitaire». L’enquête qui se prolonge dans son entourage montre bien que cet homme a eu de très nombreux contacts avec les filières jihadistes. Et qu’un de ses proches, Saad Rajraji, était en contact avec le Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain.

Or, Fabien Clain n’est pas n’importe qui. Le membre de l’équipe des «Belphégor» toulousains passé par la cellule d’Artigat est devenu un des caïds de Daech. C’est lui qui a revendiqué les attentats de Paris pour le compte de l’EI dès le 14 novembre. C’est aussi Fabien Clain que l’on retrouve en manipulateur de Sid Ahmed Glam, assassin d’Aurélie Châtelain, et qui préparait un attentat contre l’église de Villejuif.

Son «correspondant» Saad Rajraji, avait été condamné en septembre 2013 dans le cadre du procès d’une filière d’acheminement au Pakistan, en compagnie de Charaf-Din Aberouz, et… Larossi Abballa. Rajraji et Aberouz ont été interpellés samedi, et mis en examen pour «association de malfaiteurs terroristes», mais on ne peut pas pour l’instant, établir une complicité entre eux et Abballa, pour le crime de Magnanville. L’enquête se poursuit, et hier, un autre homme appartenant à l’entourage d’Abballa a été placé en garde à vue.

«Ces opérations ont été réalisées pour vérifier les informations selon lesquelles un groupe de personnes, dont certains proches d’Abballa, voulaient s’en prendre à des policiers. Mais il n’y a, à ce stade, aucun lien avéré avec l’attentat de la semaine dernière», a indiqué le parquet de Versailles. L’homme interpellé a déjà été condamné en 2007 à huit ans d’emprisonnement. Il avait été condamné pour ses liens avec des membres d’un groupe jihadiste responsable des attentats de Casablanca (Maroc) du 16 mai 2003, perpétrés par douze kamikazes, qui avaient fait 33 morts et une centaine de blessés. Ce Franco-Marocain a fait l’objet d’une déchéance de la nationalité française.

Faute d’éléments probants, sa garde à vue de cet homme a été levée dans l’après-midi. «L’enquête se poursuit», a indiqué le parquet de Versailles.

Abballa évoluait donc dans une galaxie très jihadiste : ses proches sont-ils complices ? En tout cas, ils procédaient d’une «ambiance» pour le moins particulière… Et l’on voit que les ramifications avec d’autres filières et d’autres terroristes ne sont pas loin.

Pendant qu’on procédait à ces arrestations à paris, Bruxelles vivait de nouvelles heures d’angoisse, hier, mais cette fois, la faute à un garçon souffrant de troubles psychiatriques. Il avait lui-même appelé les policiers pour signaler qu’il était porteur d’une ceinture d’explosifs : en fait, du sel et des biscuits…

Dernier élément : le parquet général de Paris va se pourvoir en cassation contre l’arrêt renvoyant Abdelkader Merah devant les assises. Le parquet veut des chefs de poursuite plus sévères contre le frère du tueur, qui permettraient une condamnation plus lourde.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir :

daech-toulouse dans Politique

La Dépêche du Midi

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/22/2370668-fabien-clain-toulouse-raqqa-itineraire-tueur.html

Publié le 22/06/2016 à 07:48, Mis à jour le 22/06/2016 à 10:17
Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa, l’itinéraire d’un tueur 

Terrorisme – Récit

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l'itinéraire d'un tueur
Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l’itinéraire d’un tueur

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Attaques contre le Bataclan, projet d’attentat contre une église de Villefuif et policiers assassinés dans les Yvelines : la présence du Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain, plane au-dessus de chaque attentat ou tentative d’attentat sur le territoire national. Le nom de cet homme de 38 ans, radicalisé au début des années 2000 à Toulouse et condamné en 2009 à 5 ans de prison pour sa participation à une filière d’acheminement de jihadistes vers l’Irak, revient inlassablement dans les dernières enquêtes antiterroristes. Connu pour être la voix de Daech qui a revendiqué les attentats parisiens du 13 novembre 2015, Fabien Clain est-il aussi lié à l’horrible attaque contre le couple de policiers à Magnanville, commise par Larossi Abballa ? C’est en tout cas la question que se posent les enquêteurs après la découverte de nouveaux indices troublants. Au domicile de Saâd Rajraji, un proche de Abballa, les policiers ont retrouvé un bout de papier sur lequel figurent le mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain.

Au sein de la galaxie jihadiste de Daech, Fabien Clain occupe un rôle de soutien logistique aux candidats au sacrifice final. Tout en jouant les chefs propagandistes en restant bien à l’écart du front syrien. «Au regard de son passé, de son histoire, de ses multiples voyages en Belgique et en Egypte, Fabien Clain s’est construit un réseau, un carnet d’adresses qui le met en relation avec d’autres jihadistes. Voir son nom apparaître dans l’affaire du double assassinat du couple de policiers est la preuve que cet homme représente un danger réel», commente Christophe Rouget du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, à Toulouse.

Fiché S, Fabien Clain est interdit de séjour dans 23 départements français dont la Haute-Garonne après sa sortie de prison en 2012. Alors qu’il entame sa mise au vert en Normandie réfutant toute proximité avec Mohammed Merah, le Toulousain s’installe à Alençon où il continue de prêcher. Fin janvier 2015, quelques semaines après les attentats à «Charlie Hebdo», Clain aurait acheté du matériel audio dans l’enseigne du centre de Toulouse, «Music Action», alors qu’il est interdit de séjour dans la Ville rose. À trois reprises, il se serait rendu dans ce magasin spécialisé pour effectuer plus de 3 000 € d’achats. Ce n’est que 10 mois plus tard que les policiers ont connaissance de sa présence dans cette enseigne. Clain aurait été reconnu par un membre du personnel alors que sa photo était diffusée dans les médias. «Comment se fait-il qu’un homme aussi discret que Clain tout en se sachant surveillé ait pu prendre le risque de faire des achats comme n’importe quel individu dans un magasin de la ville ?», s’interroge un professionnel du renseignement toulousain dubitatif quant à la réelle présence du terroriste à Toulouse, en janvier 2015. Il aurait alors rejoint la Syrie trois mois plus tard.

Pour cet homme au charisme reconnu, tout commence à Toulouse au début des années 2000 après sa conversion à l’islam. Issu d’une famille catholique pratiquante, Fabien Clain, devenu Omar, converti son frère Jean-Michel avec lequel il s’essaye au rap, se faisant appeler les «rappeleurs». Le premier écrit des textes et le second les chante. Dans la Ville rose, Fabien Clain côtoie Sabri Essid et Abdelkader Merah, deux figures du salafisme toulousain et proches de l’Emir blanc, Olivier Corel, un idéologue d’origine syrienne, ex-mentor des frères Merah et résidant à Artigat, en Ariège. De l’ancienne mosquée du Mirail, où il tente d’imposer sa vision de l’islam radical jusque sur les marchés des cités toulousaines, Fabien Clain fait du prosélytisme à tout-va, cautionnant les attaques de Ben Laden à travers la vente de livres et de documents audiovisuels sur les étals, au Mirail. Sa femme, Mylène et ses amies sont gantées et vêtue d’un voile intégral. C’est l’époque du «clan des Belphégor».

Décrit comme ayant joué un rôle essentiel dans la radicalisation des membres de la communauté salafiste, à Toulouse, Fabien Clain multiplie les voyages en Belgique et en Egypte où il part en septembre 2006 avec sa famille en vue de s’installer au Caire. En Belgique, il tisse des liens avec la communauté salafiste dans les quartiers de Bruxelles où il ramène une foisonnante littérature coranique.

Aujourd’hui, Fabien Clain a étendu ses filets en Europe en multipliant ses relations jouant les «VRP» pour Daech. «À chaque fois qu’un attentat se produit, Daech apporte son logo comme un tampon validant l’action qui vient d’être commise. Mais quand l’attentat est raté, Daech se garde bien d’apparaître», poursuit Christophe Rouget. Dans ce contexte, difficile de définir avec exactitude le rôle précis de Fabien Clain au sein de l’entreprise criminelle de l’État islamique.

Communiquant aguerri, logisticien et propagandiste reconnu, il utilise les réseaux sociaux pour revendiquer et diffuser les messages d’endoctrinement. Une terreur par la communication vieille comme le monde. «Jusqu’où peut-on le laisser assurer cette propagande sur les réseaux sociaux ?», s’interroge un enquêteur bien conscient que la suppression totale de ces tribunes propagandistes restent étroitement liées à des enjeux financiers et internationaux. C’est encore une fois sur internet qu’un jeune converti de 22 ans s’est radicalisé subitement. Assigné à résidence à L’Isle-sur-Tarn et fiché S, cet apprenti jihadiste a été arrêté par les policiers de la DGSI, lundi 13 juin, à Carcassonne, alors qu’il voulait tuer au non d’Allah des touristes et des policiers.

Frédéric Abéla

Lutte antidrogue : nouvelles informations contre François Thierry

Depuis le 24 mai dernier, jour où j’avais rapporté sur ce blog la fiche Wikipédia de Sofiane Hambli, celle de François Thierry a été créée et de nouvelles informations quant aux livraisons de drogue qu’il surveillait ont été révélées par la presse hexagonale, notamment les 8 et 9 juin 2016.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Thierry_(policier)

François Thierry (policier)

image illustrant la police ou la gendarmerie

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir François Thierry (homonymes).

François Thierry est un policier français, ancien commissaire de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).

Sorti de l’École nationale supérieure de la Police en 1994, il débute sa carrière à Nantes avant d’être muté à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, pour lutter contre le trafic de stupéfiants, et en particulier les navires transportant de la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud. Le policier dirige ensuite le Service interministériel d’assistance technique (Siat)1.

En 2009, il recrute comme informateur le baron de la drogue Sofiane Hambli qui vient d’être arrêté en Espagne2.

Il rejoint l’OCRTIS en 20103. Il est soupçonné d’avoir couvert l’importation par son informateur Sofiane Hambli de dizaines de tonnes de cannabis4, puis est muté à la sous-direction anti-terroriste (SDAT) en mars 20165.

Références

 

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Un-commissaire-plonge-au-coeur-d-une-affaire-de-drogue-787935

Un commissaire plongé au coeur d’une affaire de drogue

 

ENQUETE – Un grand flic charismatique mis en cause. Un indic qui passe aux aveux. Un ex-infiltré qui règle ses comptes… Contre-enquête sur un dossier qui empoisonne la lutte antidrogue.

Le commissaire Thierry (à droite), avec Bernard Petit, sous-directeur de la DCPJ, et Manuel Valls, en 2013

Paru dans leJDDLutte antidrogue : nouvelles informations contre François Thierry dans Corruption blank En septembre 2013, à Nanterre, le commissaire Thierry (à droite), avec Bernard Petit, sous-directeur de la DCPJ, et Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, après la plus grosse saisie de cocaïne réalisée en France métropolitaine. (Bernard Bisson/JDD)

« Ex jefe de la lucha antidroga de Francia, acusado de organizar un colosal tráfico de cannabis »… Pas besoin de traducteur pour comprendre, en lisant la presse espagnole, que les ennuis du commissaire François Thierry, patron pendant six ans de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), ont franchi les frontières. Déjà fragilisé après la saisie controversée, mi-octobre, de 7 tonnes de résine par la Douane en plein Paris « au préjudice » d’un de ses indics présumés, Sofiane H…, celui que ses collègues surnomment volontiers « FT » ou « Yeux bleus » doit faire face à une nouvelle charge.

Comme l’a révélé Libération lundi, elle sort de la bouche d’un « corsaire » de la lutte antidrogue qui l’accuse, « au motif de démanteler des réseaux », de couvrir un vaste trafic au profit de son indic Sofiane. « Les accusations selon lesquelles le chef de l’OCRTIS aurait, à l’insu de sa hiérarchie et de la justice, importé des dizaines de tonnes de drogue sont tout simplement absurdes. Le commissaire Thierry a toujours travaillé dans le respect de la loi. » Me Francis Szpiner n’en dira pas plus, sinon qu’il compte attaquer le quotidien en diffamation.

« Ce type est un mytho! »

Qui croire? Stéphane V…, l’identité d’ »infiltré » de l’accusateur, explique à Libé avoir été missionné par François Thierry pour « garder » une villa au sud de Marbella entre mars et avril 2012 et y avoir assisté au ballet de cinq hommes, des policiers français selon lui, qui se seraient relayés pour « charger et décharger des paquets de drogue sur la plage ». Au total, 19 tonnes arrivées du Maroc par la mer et expédiées par la route vers la France. « La surveillance de la villa, c’est exact », indique un ponte de la PJ. « Pour le reste… Vous imaginez des gars de l’Office manipuler des tonnes de shit sur une plage espagnole au risque de se faire pincer par la garde civile! Ce type est un mytho. Tout s’est déroulé dans le strict cadre de la coopération franco-espagnole et cette opération a permis au moins six affaires réussies en France. »

«L’État a une dette envers moi. Une mission dangereuse en Amérique du Sud ne m’a pas été payée»

Selon nos informations, Stéphane V…, 52 ans, aurait joué ponctuellement les « auxiliaires » pour la PJ depuis 2005 dans des dossiers de fausse monnaie, pour la PJ de Nice et enfin pour l’OCRTIS. La séparation ne s’est apparemment pas bien passée. « L’État a une dette envers moi. Une mission dangereuse en Amérique du Sud ne m’a pas été payée », dit-il dans Libé. « C’est vrai que « FT » l’a jeté et a refusé de le payer », précise une source proche du commissaire Thierry qui renouvelle les accusations de mythomanie envers le quinquagénaire.

Ce dernier a alors écrit début octobre au procureur de la République de Paris pour « dénoncer les méthodes de l’Office des stups ». Ce qui a donné lieu en décembre à l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée à l’Inspection générale de police nationale (IGPN), par ailleurs saisie d’un autre dossier visant l’Office des stups. La « police des polices » a déjà procédé par deux fois à l’audition du « volubile » Stéphane V… « Des investigations sont en cours pour savoir si la doctrine d’emploi et la déontologie policière ont été respectées », se contente-t-on de répondre à l’IGPN, avant d’inviter à la « prudence » dans ce dossier.

« TIC TAC, TIC TAC!!! »

Les enquêteurs de l’IGPN ont, comme le JDD, épluché le compte Facebook de Stéphane V… Car si l’homme avance masqué dans Libé, il attaque à visage découvert sur les réseaux sociaux. Ses 630  »amis » ne peuvent ignorer sa vindicte envers le commissaire Thierry. Comme en témoigne la « revue de presse » des articles traitant des différentes affaires le concernant agrémentée parfois d’un « TIC TAC, TIC TAC!!! », synonyme sans doute de compte à rebours, ou encore d’un commentaire assassin accompagnant un article sur les réquisitions dans le procès Neyret : « Vu ce qui est demandé pour Neyret [dix ans] pour l’autre c’est perpet, vive l’État de droit… » (sic). Et si ce n’est pas assez clair, il y a aussi, postée le 6 mars, cette « petite dédicace a (sic) FRANcOIS THIERRY » juste au-dessus de la chanson de Gainsbourg… « Requiem pour un con ». Comme un parfum de vendetta personnelle? Sollicité par le JDD, l’intéressé n’a pas donné suite.

Mais l’homme dispose aussi d’informations pertinentes : c’est par lui que le parquet de Paris a appris que l’épouse du commissaire Thierry, Anne Claire V…, avait été l’avocate de Sofiane H… au moment de son procès en 2011 à Nancy, puis lors de sa remise en liberté en 2014.

Une information qui nous ramène à l’affaire des 7 tonnes saisies à Paris par la Douane et saluée alors par le président de la République en personne. Une saisie record – d’autant que 1,9 tonne et 6,2 tonnes ont été interceptées concomitamment près de Nantes et en Belgique – mais surtout un sacré pataquès juridique. Finalement arrêté en Belgique, Sofiane H…, l’indic du patron des Stups, longuement entendu le 9 mai par les juges Thouvenot et Sommerer, a confirmé son recrutement au profit de l’Office des stups. Mieux, selon plusieurs sources concordantes, il a également révélé avoir servi de « levier » à une opération d’infiltration policière conduite par le Service interministériel d’assistance technique (Siat) sous l’égide de la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon… Opération avortée depuis la saisie des douanes.

Soutenu par sa hiérarchie

«Oui, on laisse passer des centaines de kilos parce qu’il nous faut parfois plusieurs livraisons avant de pouvoir identifier l’ensemble du réseau et pas seulement les petites mains…»

Un « sabotage » pour ce cadre de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), furieux contre les douanes. À l’écouter, tout a été fait dans les règles : « Le parquet entrant, celui de Perpignan, avait été prévenu du passage de cette livraison surveillée. Le parquet de Paris, en avril 2015, et la préfecture de police, en juillet dernier, avaient été sensibilisés sur le rôle actif de Sofiane H… jusqu’en décembre 2015. » Toujours selon cette source haut placée, Sofiane H… avait été ciblé, justement pour son appartenance au gotha des logisticiens du shit. « Ce n’est ni un fournisseur ni un commanditaire. Pour nous, c’est une formidable source de renseignements parce que le logisticien est plus facile à ‘sortir’ de la procédure et parce qu’il nous permet de suivre la marchandise jusqu’aux équipes de cité qui sont nos objectifs. Et je peux vous dire qu’on en a fait grâce à lui. Alors oui, on laisse passer des centaines de kilos parce qu’il nous faut parfois plusieurs livraisons avant de pouvoir identifier l’ensemble du réseau et pas seulement les petites mains… »

Soutenu par sa hiérarchie mais non autorisé à s’exprimer, François Thierry, 48 ans, a été exfiltré au printemps vers la Sous-direction antiterroriste (SDAT) après six ans à la tête de l’Office des stups. À de rares inimitiés près, personne parmi ses pairs ne remet en cause sa probité ou son professionnalisme. Une critique revient pourtant : « Est-ce vraiment le rôle d’un patron d’office central de traiter directement avec un indic : qui supervise qui dans ces cas-là? » Douze ans après sa promulgation, la loi Perben II, qui encadre les dispositions notamment d’infiltration et de rémunération des indics, a-t-elle atteint ses limites? Faut-il créer un parquet national antidrogue? « Il y a une réelle insécurité juridique pour les enquêteurs. Si on veut lutter vraiment contre le trafic, on ne va pas pouvoir continuer comme ça longtemps… », prévient un policier spécialisé.

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

dimanche 29 mai 2016

 

http://www.liberation.fr/france/2016/06/08/la-defense-des-stups-part-en-fumee_1458260

La défense des Stups part en fumée

 

Par Emmanuel Fansten — 8 juin 2016 à 20:21

 

La villa d’Estepona, sur la côte sud de l’Espagne, où auraient transité des tonnes de drogue avec la bénédiction de l’ex-patron de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, François Thierry. Photo Laurent Troude pour «Libération»

Après nos révélations sur les méthodes de l’ex-patron de la lutte antidrogue, la hiérarchie policière a tenté de minimiser. Les nouveaux éléments que nous dévoilons attestent pourtant de l’existence d’un trafic contrôlé en haut lieu.

 

  • La défense des Stups part en fumée

Trois semaines après les premières révélations de Libération sur les méthodes de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), de nouveaux éléments viennent accréditer l’existence d’un véritable trafic d’Etat. Pendant plusieurs années, des dizaines de tonnes de cannabis auraient bien été importées en France avec la complicité des Stups et de leur ancien patron, François Thierry, muté en mars à la Sous-Direction antiterroriste (Sdat). Plusieurs rapports d’enquête et des notes de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) semblent démontrer l’ampleur de ce trafic contrôlé.

Ce dispositif a volé en éclats le 17 octobre, lors de la saisie par les douanes de 7,1 tonnes de résine de cannabis dans quatre camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement de Paris. La plus grosse prise jamais réalisée dans la capitale. A un détail près : le destinataire de la marchandise, Sofiane H., est à la fois le plus gros trafiquant français et le principal indic de l’Office des stups. Une information que François Thierry, pris de court par l’opération des douanes, mettra trois jours à livrer au parquet de Paris, avant de voir son service aussitôt dessaisi de l’enquête au profit de la brigade des stupéfiants de Paris (BSP) et de la section de recherche de gendarmerie.

«Libre passage»

Interpellé depuis en Belgique, puis rapatrié par le GIGN, Sofiane H. a commencé à parler : «Je n’ai pas commis d’infraction, a-t-il expliqué le 9 mai aux deux juges d’instruction parisiens. J’ai fait ce qu’on m’a demandé de faire, j’ai agi sur instruction de l’Ocrtis, je n’ai pris aucune initiative, j’ai tout le temps rendu compte de ce que je faisais.» Interrogé sur le cadre juridique de ces procédures, le trafiquant s’est défaussé sur son agent traitant : «François Thierry me disait que la Jirs [juridiction interrégionale spécialisée, ndlr] de Paris était parfaitement au courant de mes interventions.» Selon nos informations, pourtant, il n’y a aucune trace de cette procédure à la Jirs de Paris.

Quels renseignements ont été transmis par le patron des Stups au parquet de Paris ? Depuis que le scandale a éclaté, François Thierry n’a pas été autorisé à s’exprimer publiquement, mais la haute hiérarchie policière explique à qui veut l’entendre que la procédure était parfaitement régulière. Il s’agirait d’une banale «livraison surveillée», bordée par l’article 706-80 du code pénal. En clair, les policiers de l’Ocrtis auraient volontairement laissé passer des tonnes de drogue afin de mieux démanteler des réseaux à l’arrivée. Un grand classique. Sauf que cette thèse apparaît aujourd’hui fragilisée par plusieurs pièces versées à la procédure judiciaire et consultées par Libération. Un de ces documents en particulier soulève de nombreuses questions. Daté du 7 octobre, quelques jours avant la saisie du boulevard Exelmans, il a pour objet la «mise en place d’une opération de livraison surveillée entre Barcelone et la France» et porte la signature de François Thierry lui-même.

Le patron de l’Ocrtis y explique avoir été destinataire d’une information sur une opération imminente. Ce 7 octobre, écrit-il, une équipe de trafiquants français pourrait tenter d’importer en France depuis le Maroc, via le port de Barcelone (ligne de ferry Tanger-Barcelone) «une quantité indéterminée de stupéfiants dissimulés dans un camion transportant du fret légal». La note, adressée à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et à la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), sollicite l’ouverture des frontières pour faire passer la marchandise. La livraison doit être effectuée sur un «camion tracteur de marque Renault immatriculé 2500 GBZ», conduit par un certain José R.«Nous sollicitons donc vos services afin de permettre le LIBRE PASSAGE sans contrôle du véhicule précité et de son chauffeur, mesure qui devrait permettre d’identifier le ou les complices et commanditaires, les destinataires de cette importation de produits stupéfiants et in fine de procéder à leur interpellation et à des saisies de stupéfiants», stipule le document, qui précise les «points de contacts et responsables du dispositif» : le commissaire divisionnaire Stéphane L., le capitaine de police Christophe R. et le brigadier-chef Olivier G.

Toujours selon ce document, la procédure aurait reçu l’accord d’Eric Bret, procureur de la République du tribunal de grande instance (TGI) de Perpignan. Selon nos informations, un accord oral a bien été donné par le parquet de Perpignan, mais sur la foi de renseignements possiblement tronqués. Contrairement à l’usage, aucune quantité n’a été mentionnée, même approximative. Aucune indication sur les protagonistes ou les destinataires de la drogue. Rien non plus sur le lieu de livraison. Sollicité, le parquet de Perpignan se refuse à tout commentaire. Quant au chauffeur du camion, le seul dont le nom apparaît dans la procédure, il n’a pas vraiment le profil du trafiquant international. Contacté par Libération, il admet avoir conduit un camion rempli de «plats de tagine» mais jure ne rien comprendre à cette histoire de drogue. L’homme habite avec femme et enfants dans la région de Séville et n’a jamais été convoqué par la justice espagnole, qui aurait pourtant dû être informée par l’Ocrtis en cas de procédure internationale. Drôle de lampiste.

Contrairement aux informations parcellaires transmises par l’Office des stups, le trafic de Sofiane H. semblait bien rodé. Il est l’un des trois plus gros importateurs de cannabis en Europe, et non un simple «logisticien», comme tente de le faire croire la PJ. Selon les vérifications des enquêteurs, tous les véhicules utilisés par Sofiane H. et ses complices ont été loués dans la même société, installée dans le Val-d’Oise, au nom de SMG Production. Ces derniers mois, l’équipe aurait loué une trentaine de voitures par ce biais. Quelques jours avant la livraison du boulevard Exelmans, Sofiane H. cherche cette fois à louer une «dizaine de fourgons» pour un déménagement. Les juges envisagent désormais que d’autres camionnettes aient pu disparaître avant la saisie des douanes, en dehors des quatre du XVIe arrondissement. «Il est probable qu’il y ait eu six véhicules présents concomitamment à proximité du domicile de Sofiane H», notent les policiers de la BSP. Un de ces véhicules aurait d’ailleurs été retrouvé brûlé près de de Montélimar, dans la Drôme, ce qui laisse penser que bien plus de 20 tonnes ont été importées d’Espagne pour le seul mois d’octobre.

Et avant ? Pour la BSP, l’envergure de l’équipe de Sofiane H. ne fait aucun doute. «Composée de délinquants chevronnés, cette organisation s’appuyant sur une flotte de véhicules ne semble pas avoir été à son coup d’essai», notent les enquêteurs dans leur rapport de synthèse.

«Tonton en or»

Combien de tonnes ont été importées par ces équipes protégées par l’Ocrtis ? La question est d’autant plus sensible que Sofiane H. semble avoir été particulièrement choyé. Une autre note de la Direction centrale de la police judiciaire, datée de mars 2015, intime explicitement aux services enquêteurs de ne pas toucher à ce trafiquant-indic de haut vol. A l’époque, cette consigne fait tousser la brigade des stups du «36» et les douaniers, où certains commencent à trouver suspecte la liberté dont jouit ce «tonton en or» (lire page 5). Interpellé depuis, Sofiane H. a expliqué qu’il devait servir de pivot à une opération d’infiltration menée par des juges lyonnais, que les douanes auraient dangereusement fait capoter. Une version qui souffre de nombreuses contradictions.

Jusqu’où l’Ocrtis est-il allé pour faire de belles affaires ? Un témoin, Stéphane V., a affirmé dans nos colonnes (lire Libération du 23 mai) avoir été mandaté par le patron de l’Office lui-même pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne (lire pages 4-5). «Cinq personnes présentées par François Thierry comme des policiers français étaient présentes pour charger et décharger des ballots de shit sur la plage», a-t-il expliqué à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et à Libération. Mais depuis qu’il est sorti du bois, tout a été fait, y compris en très haut lieu, pour discréditer ce témoin clé. Plusieurs «pontes» de la DCPJ, cités en «off» par le Journal du dimanche et l’Obs, n’ont pas hésité à sortir l’artillerie lourde. Stéphane V. y est qualifié de «malade ayant fait des séjours en psychiatrie» et de «mytho qui se réclame de la DGSE et de la CIA». Il n’a pourtant jamais été question, dans ses auditions à l’IGPN, d’aucun de ces services. Mais l’homme a bien travaillé pour le département de la Justice des Etats-Unis et pour la DEA (Drug Enforcement Administration), l’agence antidrogue américaine, comme en attestent des documents authentifiés par Libération.

Et contrairement aux affirmations de certains médias, plusieurs faits précis ont déjà été vérifiés par les «bœufs-carottes». Ainsi, au moins un policier, un certain Laurent, a été identifié dans la procédure grâce à l’exploitation de la téléphonie. Un autre homme décrit comme son chef de groupe, dénommé Christophe, est également dans le viseur de l’IGPN. Etrangement, son numéro de téléphone, communiqué par Stéphane V. à la police des polices, correspond à celui de Christophe R., le policier de l’Ocrtis cité comme référent dans la procédure de livraison surveillée d’Exelmans. S’agit-il du même homme ? Des vérifications sont actuellement en cours, notamment en Espagne.

Emmanuel Fansten

 

http://www.francetvinfo.fr/sante/affaires/video-complement-d-enquete-quel-role-des-policiers-francais-ont-ils-joue-dans-un-trafic-de-19-tonnes-de-cannabis_1491405.html

VIDEO. Complément d’enquête. Quel rôle des policiers français ont-ils joué dans un trafic de 19 tonnes de cannabis ?

 

François Thierry, l’ancien patron de la lutte antidrogue, aurait aidé à importer des tonnes de cannabis. L’ancien « indic » qui l’accuse a accepté de parler à « Complément d’enquête ». Extrait de « Drogue : la guerre perdue », à voir le 9 juin 2016.

 

Cette vidéo n’est plus disponible.

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FRANCE 2

francetv.info dans PerversitéFrancetv info

Mis à jour le 09/06/2016 | 15:16, publié le 09/06/2016 | 15:15

Le 9 juin 2016, « Complément d’enquête » raconte une « guerre perdue », celle de la lutte contre le trafic de drogue. Qui bénéficie parfois de complicités au plus haut niveau… L’ancien patron de l’OCRTIS François Thierry aurait aidé à importer des tonnes de cannabis − c’est la nouvelle affaire Neyret. L’ancien « indic » qui accuse François Thierry a accepté de parler à « Complément d’enquête ».

Dans cet extrait, rendez-vous au sud de l’Espagne, à Marbella. Le Saint-Tropez espagnol, face aux côtes marocaines, est la base arrière des trafiquants de drogue français. Stéphane, 52 ans, informateur régulier de l’OCRTIS depuis quatre ans, accompagne Matthieu Fauroux jusqu’à une villa. C’est là qu’il aurait vu des policiers français transporter, main dans la main avec des dealers, 19 tonnes de cannabis.

Mission : surveiller la villa où sera stocké le cannabis

Au printemps 2012, Stéphane aurait reçu un mystérieux coup de téléphone. Il affirme être venu à Marbella à la demande de l’ex-patron de la lutte antidrogue, sans savoir exactement pourquoi, sinon qu’il ne devait « pas oublier d’acheter des gants ». François Thierry l’installe dans les lieux, puis repart. Mission : surveiller la villa, sachant qu’elle verra passer un certain nombre de chargements de cannabis.

L’informateur aurait passé trois semaines sur place. Il raconte les Zodiac arrivant du Maroc bourrés de marchandise. Des policiers français déchargeant le cannabis pour le transférer dans des camionnettes. Ces mêmes policiers français stockant le cannabis dans la villa, puis le chargeant dans d’autres véhicules qui vont le dispatcher sur le territoire français. En tout, 19 tonnes.

Stéphane est-il sûr qu’il s’agissait de policiers ? Outre son « intime conviction », le témoin explique avoir déjà croisé certains d’entre eux dans les locaux parisiens de l’OCRTIS.

Extrait de « Complément d’enquête. Drogue : la guerre perdue », à voir le 9 juin 2016.

Le crypto-rançonneur Locky a repris du service

Et cette fois, l’information est disponible en français…

La panne de son réseau de distribution n’aura duré que trois semaines, son activité a repris le 21 juin 2016 sous une forme très agressive qui pour l’heure ne semble pas concerner la France, ou très peu.

De mon côté, j’ai reçu trois nouveaux spams de mon spammeur fou, les 21, 24 et 25 juin 2016, le troisième avec pièce jointe.

 

http://www.journaldunet.com/solutions/expert/64663/un-calme-revelateur—une-panne-du-botnet-necurs-entrave-la-diffusion-des-malwares-dridex-et-locky.shtml

Un calme révélateur : une panne du botnet Necurs entrave la diffusion des malwares Dridex et Locky

 

 

Depuis le 1er juin, nous avons constaté un quasi-arrêt des campagnes d’e-mails malveillants véhiculant les malwares Dridex et Locky. Dans le même temps, diverses sources ont documenté une panne du botnet Necurs, largement considéré comme l’un des plus étendus aujourd’hui.

Depuis le 1er juin, les chercheurs de Proofpoint constatent un quasi-arrêt des campagnes d’e-mails malveillants véhiculant les malwares Dridex et Locky. Ces campagnes ont constamment fait partie des plus vastes jamais observées, avec des volumes atteignant des centaines de millions de messages chez nos clients. Dans le même temps, diverses sources[1] ont documenté une panne majeure du botnet Necurs, largement considéré comme l’un des plus étendus opérant aujourd’hui. Cela est venu confirmer nos soupçons quant à l’utilisation du botnet Necurs pour la diffusion du ransomware Locky et des chevaux de Troie bancaires Dridex dans le cadre de campagnes massives de spam.

La Figure 1 illustre les volumes relatifs typiques d’envois d’e-mails malveillants diffusant le ransomware Locky par pays avant la panne du 1er juin, dont nous pensons que la majorité a été propagée via le botnet Necurs. Cette carte est à rapprocher de celle représentant les infections mondiales de Necurs, publiée par Anubis[1].

Le crypto-rançonneur Locky a repris du service dans Crime 20577

Figure 1 – Volumes relatifs d’e-mails malveillants envoyés par pays dans le cadre des campagnes récentes de diffusion de Locky.

Necurs est un vaste botnet, un réseau d’ordinateurs « zombies » infectés par le rootkit Necurs. Les botnets peuvent être utilisés pour diverses menaces, que ce soit l’envoi de spam ou le lancement d’attaques par déni de service distribué (DDoS). Necurs a dernièrement été classé comme botnet hybride peer-to-peer (P2P). Les botnets P2P permettent une communication limitée entre les ordinateurs zombies et les nœuds faisant office de serveurs distribués de commande et de contrôle (C&C). Necurs emploie un algorithme de génération de domaine (DGA) permettant aux nœuds et aux zombies de trouver un autre C&C en cas d’indisponibilité du serveur actuel. Des données issues de diverses sources indiquent que les robots Necurs recherchent activement un nouveau C&C mais rien ne prouve que le maître du botnet ait réussi à en reprendre le contrôle.

La Figure 2 représente l’évolution dans le temps du nombre d’adresses IP envoyant des e-mails accompagnés de pièces jointes malveillantes et appartenant probablement, pour la plupart d’entre elles, au botnet Necurs. Le graphique fait apparaître des niveaux très élevés d’activité du botnet jusqu’au 1er juin, date à laquelle ce dernier s’est arrêté, tout comme les campagnes associées d’e‑mails malveillants. La Figure 3 indique les volumes d’e-mails malveillants reçus par nos clients sur la même période, révélant une direction et des périodes d’inactivité très similaires. Les zones grisées correspondent aux week-ends, où l’activité relevée est généralement faible voire nulle.
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Figure 2 – Évolution dans le temps du nombre d’adresses IP envoyant des pièces jointes malveillantes (probablement via le botnet Necurs)
20579 dans LCR - NPA
Figure 3 – Evolution dans le temps du volumes de messages contenant des pièces jointes malveillantes

Un examen des adresses IP distinctes envoyant à nos clients des e-mails accompagnés de pièces jointes malveillantes sur une période de quatre semaines indique un fort ralentissement de cette activité à partir du 1er juin, cette date correspondant à l’annonce de la panne du botnet Necurs. Il semble également que les jours précédents, marqués par une faible activité d’e-mails malveillants, correspondent à ceux où le botnet était inopérant. Ces baisses de volume des campagnes Dridex et Locky, visibles dans la partie droite de la Figure 4, coïncident avec des pannes apparentes de Necurs, dont l’activité est représentée dans la partie gauche. En moyenne, nous avons enregistré un ratio d’environ 50 messages par adresse IP.
20580 dans Luraghi
Figure 4 – Nombre d’adresses IP envoyant des pièces jointes malveillantes (à gauche) comparé aux volumes d’e-mails malveillants détectés parmi la clientèle de Proofpoint. A noter la différence d’échelle entre les parties gauche et droite du graphique, le ratio étant en moyenne de 50 messages par adresse IP.

Comme l’ont signalé nos collègues d’Anubis Networks le 1er juin[1], les robots paraissent avoir commencé à rechercher un nouveau serveur C&C à cette date, comme le montrent des pics substantiels dans le « sinkhole » Necurs mis en place par Anubis. Pour les botnets P2P en général, le rétablissement des connexions entre les PC infectés et une nouvelle infrastructure C&C est un processus graduel à mesure que les informations correspondantes se propagent. [1] Source

 

http://www.generation-nt.com/necurs-botnet-locky-ransomware-actualite-1930335.html

Necurs reprend vie avec une variante du ransomware Locky

 

Le vendredi 24 Juin 2016 à 12:30 par Jérôme G.

 

Botnet

Après une panne de plusieurs semaines, le botnet Necurs est de nouveau à l’ouvrage et diffuse une version mise à jour du ransomware Locky.

La panne de près d’un mois de Necurs demeure un mystère. Elle a en tout cas permis une accalmie des campagnes de spam servant à distribuer le ransomware Locky et le cheval de Troie bancaire Dridex. Hélas… Necurs n’est pas mort comme on pouvait le redouter.

Les cybercriminels derrière Necurs ont commencé en début de semaine à diffuser de nouvelles campagnes de spam. Une première reprise d’activité depuis le 31 mai sans néanmoins le plein potentiel du botnet qui contrôlerait quelque 6,1 millions de machines infectées.

Proofpoint estime que les volumes d’emails non sollicités sont à seulement 10 % de ceux observés avant la panne de Necurs. Une montée en puissance est toutefois déjà observée avec de l’ordre de 100 millions d’emails par jour.

Autre mauvaise nouvelle, le retour aux affaires de Necurs se fait avec une variante de Locky qui introduit de nouvelles techniques anti-sandboxing et pour complexifier les analyses. Notamment, elle peut détecter si une exécution a lieu ou pas dans une machine virtuelle, et les attaquants peuvent reloger le code de Locky en mémoire.

Necurs-Locky

La reprise pour Locky se fait via des emails de spam avec en pièce jointe une archive au format zip contenant du code JavaScript.

 

http://www.silicon.fr/ransomware-locky-reprend-du-service-151416.html

Ransomware : Locky reprend du service

 

 

Après quelques semaines d’inactivité, le ransomware Locky revient renforcé avec des outils d’anti-détection.

Il s’était fait discret ces dernières semaines. Ce n’était que pour mieux ressurgir. Le ransomware Locky profite d’une nouvelle campagne de spam pour tenter d’élargir toujours plus le nombre de ses victimes. « Le Dynamic Threat Intelligence Intelligence (DTI) de FireEye a identifié une augmentation de JavaScript contenu dans les e-mails de spam, indique la société de sécurité. Les analystes de FireEye ont déterminé que cette croissance était le résultat d’une nouvelle campagne de spam du ransomware Locky. »

Après un déclin d’activité amorcé mi mai et une mise en sommeil quasi-totale depuis le 1er juin, au point que l’on aurait pu croire à la disparition de l’un des rançongiciels les plus efficaces, Locky a soudainement repris du service ces derniers jours. Au point de retrouver un taux de distribution aussi élevé que sur le reste de l’année 2016.

La France peu touchée pour l’heure

Le Japon est le premier pays touché par cette nouvelle campagne. Entre le 21 et le 23 juin, la zone a reçu près de 45% des courriels embarquant le malware. Suivi des Etats-Unis (17,65%) et de la Corée du Sud (17,17%). Avec 1,13% des envois, l’Allemagne s’inscrit comme le pays le moins touché des 10 premières régions surveillées par FireEye. Et la France a la chance de ne pas y figurer alors qu’elle constituait, en avril dernier, l’une des principales cibles de l’agent malveillant. Rappelons que, si ce dernier est exécuté, il se met à chiffrer les données du disque local et réseaux, voire les périphériques de stockage connectés. Seule le paiement d’une rançon permettra de les retrouver (sauf à les avoir précédemment sauvegardées).

En regard de l’actuelle campagne de spam, Locky se dissimule dans un fichier ZIP présenté comme une facture (d’une vague commande livrée en retard) joint à l’e-mail infectieux. Mais « au lieu d’une facture, l’archive ZIP contient un chargeur Locky écrit en JavaScript », détaille FireEye. Et les auteurs de Locky ont pris le temps d’améliorer leur code pour contrer les fonctions de détection et les tests de simulation réalisés dans le bac-à-sable pour multiplier les chances d’infection. Certains éditeurs d’anti-virus, dont BitDefender, avaient en effet développé des outils gratuits pour bloquer Locky. Et Microsoft avait décidé de bloquer par défaut les macros d’Office 2016 pour contrer les ransomwares. « A ce jour, la campagne de spam Locky est toujours en cours, avec l’ajout d’une technique anti-analyse / anti bac à sable, conclut l’expert en sécurité. Nous nous attendons à d’autres campagnes de spam Locky. » Le recensement des victimes devrait suivre rapidement.


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Une Montpelliéraine avec les Farc en Colombie

Midi Libre publie sa photographie et demande à ses lecteurs de l’identifier en vue de reconstituer son parcours.

Personnellement, je ne peux la reconnaître, vu que je ne la connais pas.

En revanche, je dirais à vue de nez qu’il doit s’agir d’une copine de l’auto-revendiqué « bras armé du NPA en Thaïlande » Georges Cortez, dont certains se souviennent peut-être de tout le cirque qu’il a pu me faire à propos des Farc et de son ami Viktor Bout en 2009 et 2010.

 

http://www.midilibre.fr/2016/06/27/une-montpellieraine-combat-avec-les-farc-en-colombie,1356298.php

Une Montpelliéraine combat avec les Farc en Colombie

 

il y a 17 minutes 1 CAROLINE FROELIG
Une Montpelliéraine combat avec les Farc en Colombie
C’est sous le pseudonyme de Natalie Mistral que celle qui se dit héraultaise se présente.

DR / LISE JOSEFSEN HERMANN

 

C ‘est une exclusivité de Radio France International (RFI) : une Montpelliéraine engagée depuis 14 ans au sein de la guérilla colombienne a accepté de témoigner pour la journaliste Lise Hermann. Diffusion de l’émission ce lundi 27 juin à 18 h dans le cadre de l’émission « Paris-América ».

L’information n’avait jamais été révélée jusqu’à ce jour. C’est RFI qui le fait en ce lundi 27 juin 2016, dans le cadre de son émission « Paris-América ». Une Montpelliéraine, qui se fait appeler Natalie Mistral (pseudonyme), âgée de 42 ans, indique avoir rejoint les Farc, dans la jungle colombienne, depuis le début des années 2000. Cela fait désormais 14 ans, qu’après un rapide passage par le Chiapas du sous-commandant Marcos, elle opère au sein de la  guérilla colombienne.

 

Une Montpelliéraine avec les Farc en Colombie dans Calomnie
DR / LISE JOSEFSEN HERMANN

 

La reconnaissez-vous?

 

Dans l’interview à découvrir sur RFI en espagnol, celle qui se fait appeller Natalie Mistral dévoile des informations sur sa vie passée en France et ses origines. Elle indique venir du secteur de Montpellier et d’une famille ouvrière. Cette dernière est au courant de sa vie et elle est toujours en contact avec elle. Elle se dit communiste. Elle ajoute que lorsqu’elle était en France, elle travaillait en tant qu’assistante sociale auprès de SDF.

Si vous la reconnaissez, aidez-nous à reconstituer son parcours. Contact par courriel : cfroelig@midilibre.com

C’est dans le département du Choco, au nord-ouest du pays, que la journaliste danoise Lise Hermann l’a rencontrée. Elle est membre du 57e front des Farc. Et il s’agit de la deuxième ressortissante européenne seulement identifiée dans les rangs des Farc. La première, la néerlandaise Tanja Nijmeier (alias Alexandra Narino) est membre de la délégation des Farc chargée des négociations de paix à la Havane. Son existence avait été révélée en 2007.

Pour Alexandra Pineda, chef de service de RFI en espagnol, qui prend part à l’émission Paris-América, avec l’universitaire colombien Eduardo Pizarro, il faut décrypter ce témoignage avec attention. En effet, elle l’analyse comme une volonté des Farc de poser pour la première fois la question des combattants étrangers à l’heure des négociations de paix. Celle-ci risque en effet de poser problème.

La Montpelliéraine indique d’ailleurs, dans l’interview, qu’elle souhaite reste vivre en Colombie. Elle s’exprime durant 1 h 15, mais les auditeurs pourront entendre au total une quinzaine de minutes d’extraits de cette rencontre en espagnol, l’émission étant par ailleurs présentée par Asbel Lopez et Carlos Herranz.

Des amis de NEMROD34 lisent sa lettre de dénonciation du 2 octobre 2010

Ils viennent même assez nombreux pour lire ce torchon, ce qui n’est pas habituel de leur part pour mes articles concernant ce malade mental ou ses exactions diverses et variées à mon encontre.

Visiblement, donc, ils ne le connaissaient pas tous.

Certains d’entre eux doivent s’arracher les cheveux à la lecture des incroyables inventions calomnieuses de Jean-Marc Donnadieu à mon encontre, et la découverte tout aussi ébouriffante de son étonnante familiarité avec le procureur de la République de Brest, qu’il tutoie en lui parlant de son ex-femme (en a-t-il vraiment une ? NEMROD34 la connaît-il vraiment ? ou bien part-il du principe que tout homme a bien une ex quelque part ?) et de son « entreprise » (la justice brestoise, probablement, à moins que le procureur de la République de Brest ne soit le véritable patron des activités illicites du psychopathe et de ses complices cyberdélinquants, ou que Jean-Marc Donnadieu ne le considère comme tel).

A l’époque où il m’avait transmis sa lettre de dénonciation du 2 octobre 2010, c’est-à-dire début janvier 2011, je l’avais montrée à plusieurs personnes de mon entourage. Nous en étions tous morts de rire. Consternés, aussi, voire effrayés, car la justice brestoise avait bien pris au sérieux le délateur pourtant à l’évidence délirant.

On notera au passage qu’il avait su me désigner au procureur de la République de Brest par mon nom et mon prénom, que j’ai masqués dans la copie de sa lettre que j’ai mise à disposition du public sur ce blog.

Or, cinq mois plus tard, il attaquera en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Béziers mon seul hébergeur de blog OverBlog au prétexte qu’il n’aurait pu en obtenir mon identité, qu’en réalité il connaissait depuis le début de ses harcèlements à mon encontre, au printemps 2010.

Qui, parmi ses amis de tous horizons, ne se souvient de toute la publicité qu’il a faite à ce sujet sur différents sites à compter de l’année 2011 ?

Il racontait partout qu’il n’aurait pas eu mon identité avant d’avoir été interrogé au commissariat de Béziers le 12 juillet 2011 à la suite d’une plainte que j’avais déposée contre lui quelques mois plus tôt… en raison de sa participation aux lynchages publics organisés à mon encontre par son ami et complice le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi… avec révélation au public de mon identité et de mes coordonnées…

La vérité, c’est qu’il avait décidé de m’écarter de cette procédure pour pouvoir me calomnier en toute liberté, sans craindre d’être trop contredit, afin d’obtenir plus facilement la condamnation de ses voeux.

Tout comme ses complices Cyprien Luraghi, Josette Brenterch et autres « déconnologues », l’escroc n’a jamais cessé de mentir et d’affabuler.

Le 2 octobre 2010, NEMROD34 me dénonce au procureur de Brest

 

fichier pdf dénonciation 2 octobre 2010

 

Encore un échappé de l’asile…

De Béziers, celui-là.

Il m’avait communiqué cette lettre du 2 octobre 2010 au procureur de la République de Brest le 3 janvier 2011 dans un commentaire sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog, celui-ci :

 

Commentaire sur Le penseur libre, une espèce à protéger

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Laissé par : NEMROD34 le03/01/2011 à 09h55

  • lisible par les millions d’internautesLisible ça veut dire peu être lu, c’est potentiél…Tiens voilà celle du procurreur de brest:http://www.sendspace.com/file/XXXXXX

 

 

Etant donné qu’il était destiné à être publié, il ne pourra se plaindre que la publication de ce jour puisse porter atteinte à l’intimité de sa vie privée.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour l’agrandir et lire la première page de sa dénonciation du 2 octobre 2010 :

 

dénonciation1 bis

 

Entre autres choses, il avait écrit au procureur de la République de Brest :

« Je suis accusé sur ce blog de… d’avoir attaché, battu et séquestré ton ex-femme. »

« Mon logo commercial a été utilisé pour dénigrer ton entreprise. »

 

Il me dénonçait aussi pour avoir publiquement évoqué des affaires criminelles déjà hyper médiatisées, comme les massacres de l’Ordre du Temple Solaire :

« On y trouve même des liens avec la secte l’Ordre du Temple Solaire et des participations aux massacres. »

« Des Brestois auraient à voir avec les massacres de la secte Ordre du Temple Solaire »

 

Ce que j’en invente, des choses, tout de même…

 

http://www.liberation.fr/france-archive/1995/05/09/vent-d-ouest-sur-le-temple-solaire-jouret-le-gourou-de-la-secte-avait-monte-un-important-reseau-en-b_133896

Vent d’ouest sur le Temple solaire . Jouret, le gourou de la secte, avait monté un important réseau en Bretagne.

 

Par Guy BENHAMOU — 9 mai 1995 à 05:12
  • Vent d’ouest sur le Temple solaire . Jouret, le gourou de la secte, avait monté un important réseau en Bretagne.

Vent d’ouest sur le Temple solaire

Jouret, le gourou de la secte, avait monté un important réseau en Bretagne.

Lorient, envoyé spécial Les templiers bretons se font discrets. Depuis la fin tragique de cinquante-trois membres de l’ordre du temple solaire (OTS), au Canada et en Suisse, début octobre 1994, la commanderie de Bretagne a préféré se fondre dans la nature. Et la cinquantaine de ses ex-adeptes ne tient guère à se rappeler au bon souvenir de l’ordre.

La Bretagne semble avoir été une terre d’élection pour Luc Jouret, médecin homéopathe et gourou de l’ordre, dont le cadavre avait été retrouvé en Suisse. Dès le début des années 80, il ratisse la région, multiplie les conférences publiques sur l’homéopathie, la santé, la vie naturelle. «Il disait que chez nous, le sol était sain car il n’était pas gorgé du sang des guerres comme dans l’Est de la France», affirme Françoise, l’une des anciennes responsables de la grande commanderie de l’Ouest, tombée sous le charme de ce beau brun d’une trentaine d’années. «C’était un homme très gentil, très sympathique. Je connaissais bien sa femme, une fille charmante et très jolie, et ses deux enfants, Céline et Vincent que je promenais souvent.» Aujourd’hui, Françoise admet difficilement la mort du gourou, malgré les affirmations de la police helvétique. Les enquêteurs assurent avoir identifié les corps de tous les responsables de l’ordre parmi les victimes suisses. Dont ceux du gourou Jouret et du «parrain», Jo di Mambro.

Une grande maison au bord de l’eau. Le militantisme breton de Jouret porte rapidement ses fruits. Au fur et à mesure des adhésions, il structure l’organisation régionale, dont il confie la responsabilité à Georges L., nommé «bailli». Cet ancien spécialiste des explosifs à l’arsenal de Brest vit alors à Plougastel. «Il avait une grande maison au bord de l’eau, avec un lieu de culte secret, se souvient Françoise. Quand Jouret venait, c’était en général chez lui qu’il descendait.» L’homme a, depuis, quitté la région, et minimise son rôle dans l’organisation. Comme Jean-Pierre L., qui ne veut plus en entendre parler. Paisible retraité, il vit aujourd’hui dans un village du Vaucluse qui regroupe beaucoup d’anciens de l’OTS. «Sur le papier, j’étais commandeur, mais c’était un titre de cinéma. En fait, j’étais un petit responsable local pour Lorient, rien de plus.» Pourtant, sa villa de Lorient aurait accueilli à plusieurs reprises des cérémonies, selon Françoise. «Quand Luc Jouret venait chez L., on aménageait une salle provisoire, avec des toiles et des objets de culte, mais c’était moins bien qu’à Brest.» La hiérarchie bretonne comptait également un «instructeur hospitalier», Patrick L., ex-pâtissier chocolatier de renom, qui a donné tellement d’argent à l’ordre qu’il a fait faillite, une «trésorière», Jacqueline M., bijoutière à Brest, un «portier» et une «secrétaire». Les adeptes devaient se réunir une fois par mois, en général lors de la pleine lune. «Luc nous avait dit que l’apocalypse arriverait un soir de lune», rappelle Françoise, qui tiendra, pendant les cinq années qu’elle passera à l’ordre, de scrupuleux carnets de comptes rendus des réunions, séminaires et assemblées. C’est ainsi que l’on retrouve, sous son écriture appliquée, des citations de Jouret prises sous la dictée. «Entre un SS qui gaze 100.000 personnes et une petite famille bourgeoise, c’est la deuxième qui est condamnable»; «les martyrs ont toujours été martyrisés à la fin de leur cycle. C’est pour sauver l’humanité. Car à la fin de leur cycle, ils brûlaient pour les autres»; ou encore: «Le lait en poudre c’est la mort de la conscience de l’enfant.»

Les disciples bretons se réunissent parfois dans des lieux insolites, ancienne abbaye ou château en ruines, pour des rituels menés à la lumière des chandeliers. «Quand on arrivait chez le bailli, on se déshabillait. Il fallait revêtir la talare, la robe de cérémonie, mettre des chaussons blancs et porter une croix métallique autour du cou. Le tout, acheté en Suisse auprès de l’ordre.» Car évidemment, il faut payer. A chacune des réunions mensuelles, les adeptes doivent verser leur cotisation. «On donnait beaucoup d’argent, estime Françoise. Luc disait toujours, si vous ne pouvez pas donner, c’est que vous n’êtes pas en ordre.»

En échange, les adeptes reçoivent chaque mois le plagium, une brochure contenant les enseignements religieux. «Il fallait l’apprendre et vivre en fonction de ça. Moi, je suis devenue végétarienne.» Mais payer ne suffit pas pour remplir les caisses. Les adeptes doivent aussi vendre les produits de l’ordre, cassettes, livres et brochures.

Un couple briochin s’endette. Jouret exige des adeptes une obéissance à toute épreuve. Le séjour dans la ferme que l’ordre possède au Canada est obligatoire. Un couple de Saint-Brieuc s’est endetté pour se payer le voyage. «C’était une immense propriété. Jouret nous faisait rester debout pendant trois heures, faire de la gym tous les jours, pieds nus et en slip, dans la neige, nous lever à l’aube, prendre des douches froides.» Sans oublier, partout et toujours, trois fois par jour ­à 7 h, 12 h et 19 h ­, la pensée pour les «frères et soeurs du monde entier. On appelait cela faire l’unité». C’est au Canada que les adeptes bretons croiseront Jo di Mambro, le «cerveau» de l’ordre, d’après les enquêteurs suisses. Le septuagénaire leur donnera sa «bénédiction» au cours d’une messe à la mode templière. Jouret se mêle des aspects les plus intimes de la vie de ses fidèles. «Il nous parlait souvent de couple cosmique, se souvient Françoise, il disait qu’il ne fallait pas hésiter à changer de partenaire si l’on trouvait celui qui nous convenait.» Patrick, l’instructeur de la commanderie bretonne, suivra la directive au pied de la lettre. Il rompera avec sa femme Marylène pour s’apparier avec une fidèle. «Mais attention, Luc n’a jamais obligé personne à le faire.» Françoise avoue avoir été surprise en découvrant que le gourou s’appliquait ce principe. «La dernière fois que je l’ai vu, il était avec une fille de l’ordre. Je me suis dit, mince, il trompe sa femme. J’ai été déçue.» Nul depuis ne sait ce qu’est devenue l’épouse légitime de Jouret.

Il faut aller en Suisse. Autre exigeance du maître, le détour par Salvan, en Suisse. Françoise y est allée, comme les autres, un soir. «On nous prévenait à la dernière minute. Luc voulait que l’on se tienne toujours prêts à aller là où il nous dirait. Un soir, on est allés chez le bailli de Bordeaux, où il y avait un lieu de culte aménagé dans une ancienne grange, pour assister à un baptême.» Françoise en garde encore le souvenir vibrant. La petite, immergée nue dans un bassin, le père la levant au-dessus de sa tête, et disant: «Si tu la veux, père, je te la donne.» Il y aura d’autres visites, pour d’autres cérémonies rituelles. Certaines ont un but très précis, comme celle à laquelle assiste Françoise à Brest. «Le bailli et son épouse n’avaient qu’un seul enfant, ils avaient du mal à en faire un second. Alors, on a fait un office spécialement pour eux, avec Luc. On était 30, c’était très fort. Certains se sont évanouis. Mais quelques mois après, la femme du bailli était enceinte.» Les templiers bretons iront aussi à Saumur, à Chartres, à Paris. «Là, c’était chez quelqu’un d’important, un proche de Jouret qui travaillait chez Bull.» Un soir, la consigne tombe, il faut aller en Suisse. «On a roulé toute la nuit, au matin, on était à Salvan.» Ceux qui, comme elle, ont fait le voyage en octobre dernier, n’en sont pas revenus. «Ç’aurait pu être nous», soupire Françoise, qui a raccroché ses oripeaux de templière. D’autres ­une dizaine, selon les anciens dignitaires­ continueraient à célébrer les rituels de l’ordre. L’ombre de Jouret plane encore sur la Bretagne.

GUY BENHAMOU

 

L’itinéraire de Luc Jouret

1978: Luc Jouret ouvre un cabinet de médecin homéopathe à Annemasse (Savoie).

1983: Jouret tente en vain de prendre le contrôle de l’Ordre rénové du temple, un mouvement néotemplier installé en Haute-Garonne.

1984: fondation de l’Ordre du temple solaire, pour le compte duquel Jouret va recruter jusqu’à 400 membres, essentiellement en Martinique, dans l’ouest de la France, mais aussi au Canada et en Suisse.

1990: Jouret regroupe les plus fidèles de ses adeptes au Canada et dans le Vaucluse. L’OTS liquide ses activités dans l’édition et multiplie les transactions immobilières. Jouret semble de plus en plus obsédé par «l’Apocalypse».

1994: le 4 octobre, 4 fidèles de l’OTS et un bébé sont découverts assassinés dans une villa de Morin Heights, au Québec. Le lendemain, 47 autres périssent dans deux villages suisses. Parmi eux figurent Luc Jouret et tous les dignitaires de l’Ordre.

Guy BENHAMOU

 

http://www.liberation.fr/evenement/1995/12/25/les-corps-de-16-adeptes-de-l-ordre-du-temple-solaire-decouverts-carbonises-plus-de-huit-jours-apres-_153460

Les corps de 16 adeptes de l’ordre du Temple solaire découverts carbonisés. Plus de huit jours après leur disparition, 16 membres de la secte de l’ordre du Temple solaire ont été retrouvés carbonisés samedi, dans le massif du Vercors (Isère). Les corps étaient «disposés en étoile», a indiqué le procureur de la République de Grenoble, dans une mise en scène macabre faisant songer au carnage de 53 adeptes de la secte, en octobre 1994.

 

Par Denis DEMONPION — 25 décembre 1995 à 11:42

 

La plupart des victimes portent des traces de balles. Une information judiciaire pour «assassinats» et «association de malfaiteurs» a été ouverte, selon le procureur, qui a évoqué les agissements d’une «organisation criminelle». L’identification formelle des corps restait hier en cours. On sait déjà que Patrick Vuarnet, le fils du champion, fait partie des victimes.

 

  • Les corps de 16 adeptes de l’ordre du Temple solaire découverts carbonisés. Plus de huit jours après leur disparition, 16 membres de la secte de l’ordre du Temple solaire ont été retrouvés carbonisés samedi, dans le massif du Vercors (Isère). Les corps étaient «disposés en étoile», a indiqué le procureur de la République de Grenoble, dans une mise en scène macabre faisant songer au carnage de 53 adeptes de la secte, en octobre 1994.

«Chaque corps identifié porte des traces d’un ou plusieurs coups de feu. L’absorption de sédatifs ou d’autres produits toxiques par les victimes paraît établie. La présence de sacs plastique bruns placés sur leurs visages a été constatée». Ces faits, donnés hier comme établis, après vingt-quatre heures de recherches, par Jean-François Lorans, procureur de Grenoble, ont précisé et orienté l’enquête sur la découverte samedi près de Saint-Pierre-de-Chérennes (Isère), de seize membres carbonisés de l’ordre du Temple solaire. «Chaque corps porte une ou plusieurs blessures par balles, dont certaines de qualités différentes», selon lui. On peut considérer qu’il y a dans cette affaire plusieurs assassinats dont ceux des enfants. ll peut s’agir d’un assassinat collectif avec deux ou trois suicides. L’action des responsables de ces agissements est qualifée comme relevant d’une «organisation criminelle» par le procureur se la République. Une information judiciaire a été ouverte pour «assassinats» et «association de malfaiteurs», et un juge d’instruction désigné. «Nous considérons que les circonstances dans lesquelles ces actes ont été commis impliquent un degré de préparation, de délibération, et de préméditation qui relève de la notion de criminalité organisée», a ajouté le procureur Lorans.

«C’est la raison de ce choix juridique qui permettra aux enquêteurs de rechercher très au delà des actes de préparation, ou de complicité au crime lui même, tous les faits de participation à cette association» a-t-il dit. Les enquêteurs pourraient s’intéresser en France et à l’étranger à des faits «qui seraient antérieurs à cette affaire».

Dès hier, les techniciens de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie ont commencé à identifier les victimes, dont trois enfants de deux, quatre et six ans. Parmi elles, Patrick Vuarnet, 27 ans, le fils du champion de ski et fondateur de la station d’Avoriaz, Jean Vuarnet, sa mère Edith Vuarnet, trois fois championne de ski alpin, sa compagne, une Suissesse de 34 ans, et la fillette de celle-ci, âgée de six ans. Pierre Lardanchet, fonctionnaire de la DICCILEC, ex-Police de l’air et des frontières, et Patrick Rostand, un de ses collègues parisiens, sont aussi au nombre des disparus. Tous sont présentés comme de fervents adeptes de l’Ordre dont Luc Jouret était le gourou et Joseph Di Mambro le cerveau, tous deux sont morts lors du précédent «sacrifice» d’octobre 94. Hier sur TF1, l’homme d’affaires Jean Vuarnet, 62 ans, a fait part de sa «déception» et de sa «tristesse» de n’être pas «arrivé à endiguer cette folie». Selon lui, son épouse avait «conservé des contacts avec d’anciens adeptes. J’en ai été le témoin. C’était des gens adorables». «Pour être bon menteur, il faut être sympa», concluait l’ancien champion olympique de ski.

De son côté, la police suisse avait commencé à rassembler des empreintes dentaires pour faciliter l’identification des disparus – huit personnes de nationalité française, les autres autres jouissant de la double nationalité franco-suisse ou suisse.

Les recherches pour retrouver les seize personnes dont la disparition avait été signalée voici une semaine en Suisse, avaient conduit les policiers à Annecy, puis dans le massif du Vercors. Samedi matin, ce sont les gendarmes, crapahutant au sol avec des chiens, et accompagnés d’hélicoptères qui les ont localisés. Alertés par un chasseur qui avait relevé une odeur âcre de cheveux brûlés, ils se sont posés dans une trouée de verdure au milieu du massif boisé. Entre feuillus et résineux, dans un site accidenté, ils sont tombés sur les restes des seize cadavres en partie calcinés, dont ceux des enfants disposés en une étoile censée figurer un soleil. «Au centre du cercle, un foyer», disent les premiers constats des enquêteurs. Ils parlent d’un bûcher, nourri de bois mort recueilli à proximité. Le procureur de Grenoble estime que «les victimes ont été aspergées de liquide inflammable alors qu’elles se trouvaient assises, en cercle». Selon André Romey, maire de la commune de Saint-Pierre-de-Chérennes, les corps étaient «rongés par le feu. Seuls certains visages avaient préservé leur humanité». Autre constat: sur place, les gendarmes ont retrouvé quatre armes, deux révolvers de 9 mm, qui pourraient être des armes de service de policiers, mais n’ont pas encore été expertisées, deux fusils long rifle, et un téléphone portable.

Dès la disparition des membres de la secte, les policiers avaient éprouvé la crainte de ne pas les retrouver vivants, après précédent du carnage le 5 octobre 1994 de 53 membres de l’Ordre du temple solaire en trois endroits différents, à Cheiry et à Granges-sur-Salvan en Suisse, et au Canada. D’autant qu’à l’époque, Patrick Vuarnet avait raconté qu’il s’était senti «proche du sacrifice». «Ma mère et moi, on se demande encore pourquoi on n’a pas été convoqués». Il affirmait tenir pour «normal» le «suicide collectif».

De plus, des membres de la secte avaient alors prédit que «le prochain voyage annoncé aurait lieu une nuit de solstice». Or, le groupe des seize adeptes de la secte de l’OTS a disparu à la veille du solstice d’hiver, la plus longue nuit de l’année, qui, selon, les spécialistes, fait converger, aux abords de l’an 2.000, l’angoisse millénariste.

Dès vendredi soir, près du relai de ski de fond de Saint-Pierre-de-Cherennes (Isère), quatre véhicules, trois immatriculés en Suisse et un dans le Vaucluse, avaient attiré l’attention des enquêteurs. Tous appartenaient aux personnes recherchées de la secte. Le lieu du sacrifice est situé à environ un kilomètre et demi du parking du relai de ski de fond, où les voitures abandonnées ont été localisées. A l’intérieur, les gendarmes ont saisi les pièces d’identité de tous les disparus. A ce stade, reste à déterminer les circonstances exactes du carnage. Mardi, les corps des victimes seront autopsiées pour dissiper les incertitudes et établir précisément le jour, voire l’heure du «sacrifice» collectif. Dans un premier temps, la Suisse pourrait rapidement banir de son territoire l’ordre du Temple solaire, a rapporté hier le Sonntags Zeitung citant le juge suisse chargé de l’enquête, s’il s’avère qu’il tombe sous la définition d’une organisation criminelle.

Denis DEMONPION

 

http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19961009&article=19961009-1220192&type=ar

Un pharmacien et son épouse en garde à vue

Publié le 09 octobre 1996

 

Ordre du Temple Solaire

Depuis hier matin, Claude Giron, un pharmacien brestois, et son épouse, se trouvent en garde à vue dans les locaux de l’antenne de Brest du service régional de police judiciaire. Le couple est interrogé dans le cadre de l’enquête sur la secte de l’Ordre du Temple Solaire. M.et Mme Giron sont entendus par des membres de la direction centrale de la police judiciaire qui ont fait le déplacement à Brest. Les policiers agissent sur commission rogatoire délivrée par le juge grenoblois Fontaine et enquêtent sur les ramifications françaises de la secte. Pour l’instant, aucune information n’a filtrée sur les déclarations qu’auraient pu fournir le pharmacien. Mais il se pourrait que les investigations actuelles cherchent à faire la lumière sur le rôle éventuellement joué par l’intéressé en qualité de consignataire d’un compte ouvert en 1992-93 auprès des banques suisses.

Rencontre à Plougastel

Ce n’est pas la première fois que le nom de Claude Giron apparaît à la suite du massacre perpétré en Suisse sur des membres de la secte. L’intéressé connaissait en effet de longue date Luc Jouret considéré comme le gourou de l’Ordre du Temple Solaire. Les deux hommes avaient, notamment, animé ensemble en septembre 1985 un séminaire au centre culturel de Rungis sur le thème « L’homme face à la mort », « L’alpha et l’omega d’une existence, et « L’homme face à la vie ». La conférence était organisée sous l’égide du club Amenta. Ce même cercle possédait des affiliés dans la région brestoise. Ces derniers se réunissaient dans une maison proche du Moulin de Kerdrin à Plougastel-Daoulas. C’est là que Claude Giron avait fait la connaissance de Luc Jouret.

« Jouret était un très bon médecin »

Dans une interview donnée au « Télégramme » quarante-huit heures après la tuerie du Temple Solaire qui avait fait 53 morts en 1994, le pharmacien brestois s’était expliqué sur ses relations avec Luc Jouret : « Il s’agissait à l’époque, en 1984, de réunions informelles qui rassemblaient des groupes de sept à huit personnes. Luc Jouret était un homéopathe uniciste qui jouissait d’une excellente réputation. C’était un très bon médecin, un type très gentil. Son discours, à mes yeux, était moderne. Il professait une hygiène de vie diététique. Une sorte de démarche écologique avant la lettre qui m’intéressait philosophiquement et professionnellement ».

« Pas de propos choquants »

Claude Giron s’était déclaré « abasourdi » par le massacre commis en Suisse, pays dans lequel il déclarait s’être rendu en une occasion : « Je n’ai rien remarqué d’anormal. Luc Jouret était un solide gaillard. C’était un officier de santé qui avait servi dans les commandos. C’était un catholique conscient. Il m’avait toujours paru très équilibré. Aucun des propos qu’il avait tenus en Bretagne ne m’avaient paru choquants. Lui traitait de problèmes médicaux et avait délivré quelques ordonnances. Moi, je traitais de l’aspect pharmaceutique. J’ai toujours pensé en effet que mon rôle ne se limitait pas à la vente de médicaments, mais qu’il existait un prolongement dans le domaine de l’hygiène mentale ».

Au Canada

Claude Giron avait démenti toute appartenance à l’Ordre du Temple Solaire. Il affirmait être membre du collectif anti-sectes créé par le romancier Roger Ikor, prix Goncourt pour « Les eaux mêlées ». Le pharmacien avait cependant admis avoir eu un contact téléphonique avec Jouret dix-huit mois avant l’hécatombe constatée dans les Alpes : « Mais, précisait-il alors, nous ne nous étions plus revus physiquement depuis au moins cinq ans. Sa démarche s’était infléchie dans une direction pour moi plus contestable ».

Selon Renaud Marhic, auteur d’un livre consacré à l’Ordre du Temple Solaire, Claude Giron aurait fait partie d’une succursale canadienne de l’Ordre, baptisée « Hermetica Fraternitas Templi Universali inc » créée en 1989 et animée par Luc Jouret et Camille Pilet faisant office de trésorier de l’organisation.

André Rivier

Claude Giron avait animé avec Luc Jouret un séminaire en commun en 1985.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-secrets-du-temple-solaire_495094.html

Les secrets du Temple solaire

 

Par par Gilles Gaetner et , publié le 27/03/1997 à 00:00

L’horreur, une fois de plus. A l’état brut. Quinze mois après le massacre, en décembre 1995, dans le Vercors, de 16 fidèles de l’ordre du Temple solaire (OTS), voici que 5 adeptes de cette secte ont été découverts morts, le samedi 22 mars, dans une maison située dans la petite localité de Saint-Casimir, au Québec. Parmi eux, 3 Français, Didier Quèze (39 ans), son épouse, Chantal (41 ans), et la mère de celle-ci, Suzanne Druau (63 ans). Les trois enfants du couple – âgés de 13 à 16 ans – ont échappé à la mort: ils ont été retrouvés, en état de choc, sans doute drogués, dans un hangar tout proche du lieu de la tuerie.

L’horreur

Alors, suicide collectif ou assassinat? Vraisemblablement la première hypothèse. La police québécoise a en effet découvert sur place un système de mise à feu, composé de trois bonbonnes de propane reliées à deux radiateurs électriques et à deux réservoirs d’essence. Une minuterie semble avoir déclenché le processus de mise à feu. Ce modus operandi paraît similaire, en moins sophistiqué, à celui qui entraîna, dans la nuit du 4 au 5 octobre 1994, la mort de 48 adeptes de l’OTS en Suisse: 23 à Cheiry (canton de Fribourg), 25 aux Granges-sur-Salvan, un village du Valais. Parmi les victimes, la plupart des chefs de l’OTS, Jo Di Mambro, le Dr Luc Jouret et l’industriel suisse Camille Pilet.

Cette tuerie d’octobre 1994, minutieusement préparée, avait été précédée, quatre jours plus tôt, du massacre de 5 autres adeptes de l’OTS, poignardés dans une maison située à Morin Heights, dans la banlieue de Montréal. L’horreur. Déjà un bébé de 3 mois y avait été exécuté de 54 coups de couteau et d’un pieu enfoncé dans le c?ur. Cet enfant se prénommait Christophe-Emmanuel. Emmanuel, c’était pour le chef de l’OTS, Jo Di Mambro, le prénom de trop. Le symbole, à ses yeux, de l’Antéchrist. Il devait donc mourir… L’auteur de ce crime? Sans doute un dénommé Joël Egger, ancien mécanicien, toxicomane, passionné d’armes, dépêché par Di Mambro pour acccomplir cette sinistre besogne…

Qu’est-ce donc que l’OTS? Cette organisation, qui se prétend le (très) lointain prolongement de l’ordre des Templiers, créé au XIIe siècle et supprimé sous Philippe le Bel, apparaît en 1952, dans le château d’Arginy (Rhône). Son gourou et maître à penser d’alors est un philosophe, passionné d’ésotérisme, Jacques Breyer. Sa mission? Partir à la recherche du trésor des Templiers dans les caves du château. Dans les années 70, l’organisation prend le nom d’Ordre rénové du Temple (ORT). Elle affirme avoir recruté de 3 000 à 4 000 personnes, parmi lesquelles trois chefs d’Etat africains. Ses dirigeants? Des personnages au passé sulfureux, tels l’ancien gestapiste Julien Origas ou l’ex-aumônier de Mussolini, Gregorio Bacolini.

Une vie quotidienne dure

A la fin des années 70, l’ORT se transforme en ordre du Temple solaire. Son chef: un négociant en or, originaire de Beaucaire (Gard), Jo Di Mambro. Né en 1924, doté d’un physique ingrat – il mesure 1,60 mètre et porte perruque – dénué de toute culture, mais d’un charisme envoûtant, Di Mambro commence par animer, dans les années 1968-1970, une communauté dénommée Le Cocolet, à Annemasse (Haute-Savoie). Puis on le retrouve membre fondateur du Centre de préparation à l’âge nouveau (Cpan) à Collonges-sous-Salève (Haute-Savoie). En 1978, il s’établit à Genève, où il crée la fondation Golden Way. Trois ans plus tard, c’est l’envol de l’OTS. Des séminaires sont organisés à Saconnex d’Arve (Suisse), où Di Mambro possède une propriété. On y parle d’écologie, de médecine douce, de nourriture biologique. La vie ressemble à celle d’un kibboutz. Tout est mis en commun: les salaires, les revenus et les biens.

La vie quotidienne est plutôt dure. A 5 heures du matin, tout le monde se réunit pour méditer, autour d’un vieux séquoia situé dans la propriété. A 7 heures, petit déjeuner. Frugal: un verre d’eau et un bol de céréales. L’après-midi, les membres de la communauté se livrent à des tâches variées: travaux d’entretien, de maçonnerie, cuisine, exploitation agricole, etc. Une existence spartiate, totalement coupée du monde. Témoin ce qu’écrivent dans leur livre, remarquablement documenté, Les Chevaliers de la mort (TF 1 éditions), Arnaud Bédat, Gilles Bouleau et Bernard Nicolas: «Ils [les fidèles] n’ont que faire de la réélection de François Mitterrand, en 1988, se moquent de la chute du mur de Berlin, de la tache de vin de Gorbatchev [...]. Ils ne savent pas qui sont Carl Lewis et Michel Platini. Ils n’ont pas le temps de regarder la télévision, pas le temps de lire. Ils vivent hors la vie…»

Le soir, souvent très tard, arrive le grand rituel. Les adeptes se réunissent en demi-cercle dans le sanctuaire de la propriété. Ils sont dans le noir, attendent le Maître, sorte de divinité surnaturelle avec laquelle Di Mambro doit communiquer. L’attente peut durer de longs moments. Alors, pour patienter, ils écoutent une musique cosmique, assourdissante, composée par le chef d’orchestre Michel Tabachnik. Des hologrammes surgissent, semblant venir de nulle part, donnant à la cérémonie une dimension surnaturelle. Enfin apparaît, flottant dans le noir, la tête du Maître, éclairée d’un rai de lumière, enveloppée d’une cape noire, une épée près d’elle. Le dialogue s’instaure alors entre le Maître et Di Mambro. Incompréhensible. Qu’importe! Les adeptes écoutent. A la fois tétanisés et fascinés. Ils croient dur comme fer à cette apparition, qui n’est évidemment qu’une mise en scène parfaitement réglée. Car le Maître est, en réalité, Jocelyne Di Mambro, l’épouse de Jo, juchée sur un tabouret!

Au fil des mois, pourtant, l’emprise de Di Mambro sur les membres de l’OTS va crescendo. On lui voue un véritable culte. A son côté règne une garde rapprochée, toujours prête à le servir. Une dizaine de personnes: Jocelyne, bien sûr, qui mourra à Salvan; son ami de toujours, Guy Bérenger. Mais, surtout, on y trouve Nicole Koymans, ex-épouse de l’un des associés du célèbre marchand de cigares Zino Davidoff. Cet ancien professeur de yoga joue un rôle capital: quand les fidèles doutent, elle doit les convaincre de la justesse de leurs croyances.

Qui d’autre encore? Thierry Huguenin, l’homme à tout faire de Di Mambro, qui échappera par miracle au massacre de Salvan (voir son interview du 18/01/1996); Michel Tabachnik, qui vécut cinq ans à Saconnex d’Arve. Et, surtout, le Dr Luc Jouret. Né en 1947, ce gynécologue d’origine belge, personnage au profil de héros, parfois violent, est le sergent recruteur de la secte. Beaucoup plus intelligent que Di Mambro, il restera pourtant complètement sous sa coupe…

A cette liste s’ajoutent, bien sûr, les mécènes de l’ordre. Le plus ancien: Albert Giacobino. Cet exploitant agricole rachètera en 1983 la maison de Saconnex d’Arve, dont il paiera les transformations. Giacobino ira même jusqu’à vendre tous ses biens – ferme, terrain, immeubles – pour aider l’OTS. Un autre adepte sera lui aussi généreux: Robert Ostiguy, patron, au Canada, d’une entreprise de quincaillerie, qui allouera près de 2 millions de francs français à l’ordre.

L’OTS au faîte de sa puissance

Mais le véritable bailleur de fonds s’appelle Camille Pilet. Ce célibataire endurci, ancien directeur des ventes de la firme horlogère Piaget, à la tête d’une fortune considérable, aurait englouti 40 millions de francs français dans l’OTS. Venant à son secours tantôt pour régler ses dettes, tantôt pour acheter des propriétés, notamment dans le sud de la France. Littéralement subjugué par Jouret, dont il fit la connaissance en 1981 à la suite d’un infarctus du myocarde, Pilet deviendra, au début des années 90, l’un des personnages clefs de l’OTS.

Fin des années 80. Parfaitement structurée, composée de fidèles dévoués, l’OTS est au faîte de sa puissance. Aussi souhaite-t-il se développer hors d’Europe, notamment au Canada et en Australie. Il acquiert donc des maisons à Toronto, à Ottawa, puis une demeure dans la région de Perth, en Australie. Celle-ci est vite revendue, Di Mambro décidant finalement de ne pas s’établir sur ce continent.

Début 1990, l’OTS choisit de réintégrer l’Europe, en particulier le midi de la France. Il y achète, dans le Vaucluse, trois propriétés: à Pernes-les-Fontaines (coût: 3 millions), à Sarrians (3,3 millions) et à Aubignan (1,8 million). Toutes seront acquises par l’intermédiaire de SCI (sociétés civiles immobilières) dont les porteurs de parts ne sont autres que Di Mambro, Camille Pilet, Robert Ostiguy, ainsi que l’architecte Constantin Kaskoutas.

Dans le Vaucluse, l’OTS prend un nouvel essor. Di Mambro souhaite établir un point d’ancrage pour les fidèles. Mieux: un symbole. Ainsi, à Pernes-les-Fontaines, le chef de l’OTS recrée le jardin des Oliviers, où Jésus-Christ a prêché pour la dernière fois. Des travaux considérables sont entrepris. Témoin les jardins suspendus qui seront réalisés – à mains nues! – pendant deux ans par Thierry Huguenin. Ce dernier sera même contraint de creuser – toujours de ses mains – une grotte au Clos de l’ermitage, à Sarrians. C’est là, dira Huguenin, que Di Mambro, Jouret et Pilet apercevront le Saint-Graal! A Aubignan, des membres de l’organisation construiront, toujours grâce à des moyens rudimentaires, un sanctuaire souterrain, identique à celui de Cheiry, mais plus imposant. Le concepteur en sera Michel Tabachnik. En signe de remerciement, son fils David y sera baptisé en présence de Di Mambro, de sa fille «Doudou» et de Thierry Huguenin.

Remise en question

Au début de 1990, Di Mambro se replie en Suisse. Petit à petit, la cohésion de l’OTS est remise en question. Certains fidèles – jusqu’au propre fils de Di Mambro, Elie – commencent à évoquer la mégalomanie, les supercheries et les malversations du chef. Une dizaine de personnes, comme l’imprimeur de l’organisation, Philippe Aubert, décident alors de quitter la secte…

Pour couronner le tout, une forte tension apparaît au sein de l’équipe dirigeante: d’un côté, un groupe animé par le grand maître de l’OTS au Canada, Robert Falardeau; de l’autre, celui du trio Di Mambro-Jouret-Tabachnik. Tant et si bien qu’en 1992 Di Mambro envisage de liquider Falardeau.

A peu près au même moment, Luc Jouret souhaite réserver le même sort à l’une des trésorières de la secte, Emmy Anderson. Aussi charge-t-il un inspecteur de police corrompu – membre de l’OTS – Jean-Pierre Lardanchet, en fonction à la Police de l’air et des frontières à Annemasse, de trouver l’exécuteur du contrat. Le policier croit l’avoir trouvé en la personne d’un de ses indics, un certain Bayram K., patron de deux ateliers de confection à Paris. Il lui propose 2 millions de francs. K. refuse catégoriquement.

Rumeurs de magouilles, querelles de personnes, tentative d’élimination – physique – de certains membres de l’OTS: en ces années 1992-1993, la secte traverse donc une phase critique. Pour s’en sortir, Di Mambro décide de promouvoir de nouvelles têtes au sein de l’organisation, comme Patrick Vuarnet, fils de Jean, l’ancien champion olympique de ski, Edith, sa mère, ou encore Joël Egger. Sans grand succès (voir l’ interview Patrick Vuarnet de du 13/10/1994). Automne 1993. Di Mambro sent que la secte lui échappe. En compagnie de Luc Jouret, il reste de longs moments prostré dans le chalet de Salvan. Son discours change. Plus question d’écologie, de médecine douce, mais de mort, d’absence d’espoir. Alors, il décide de partir. Direction: l’Australie. Encore. Là-bas, Di Mambro connaît de nouveaux soucis: il apprend qu’Interpol enquête sur un transfert de fonds de plusieurs millions de dollars qu’il a effectué d’un compte suisse vers un compte australien. Du coup, au bout d’un an, Di Mambro quitte le continent. Et retourne à Salvan. Sa paranoïa devient de plus en plus aiguë. Il divague, évoque Sirius, les mondes invisibles et les énergies cosmiques. Plus inquiétant: il commence à parler de transit – le passage dans l’au-delà, c’est-à-dire la mort.

Finalement, ce que l’on pressentait arrive: le 24 septembre 1994, au cours d’une réunion – présidée par Michel Tabachnik – tenue au Novotel-Sud à Avignon, la décision est prise de saborder l’OTS. Un nouvel ordre est créé: l’Association Rose-Croix (ARC). Objectif: redonner une nouvelle impulsion au mouvement. En réalité, cette réunion du 24 septembre sonne la fin de l’OTS. Et, aussi, de ses fidèles. Car la mort rôde désormais autour de l’organisation. En témoignent toutes les initiatives prises par certains dirigeants au cours de l’été 1994. Ainsi, en juin, Joël Egger est allé acheter une série d’appareils de télécommande pouvant déclencher des mises à feu. Le 16 septembre, une réunion a lieu à Salvan, animée par Di Mambro. Sur le compte rendu rédigé par sa maîtresse, Maryse Severino, on peut lire: «Joël [Egger], blindez-vous, revêtez votre armure»… Visiblement, c’est l’annonce de l’imminence d’un événement important. De fait, le 29 septembre, Joël Egger se rend au Canada par le vol Swissair 138… Son séjour est court. Très court. Il repart le lendemain soir, à 22 h 10, pour Zurich – via le vol Swissair 139. Dans la journée du 30, il a participé à la tuerie de Morin Heights, qui fera 5 morts…

Les 1er, 2 et 3 octobre 1994, l’agitation téléphonique entre membres de l’OTS est intense. Des dizaines et des dizaines de coups de téléphone sont passés de Suisse. Di Mambro, qui se trouve à Salvan, par exemple, appelle le 2, à 5 h 8, l’appartement n° 22 de l’immeuble Balcon des Alpes, à Villars-sur-Ollon (Suisse), où résident des membres de la secte. La communication dure cinquante-sept minutes! Le lendemain, à 8 h 1, Di Mambro contacte Luc Jouret, puis, une heure plus tard, d’autres adeptes. Le 4 octobre, à 1 h 3, Di Mambro joint Patrick Vuarnet, puis, à 22 h 32, Joël Egger. Ce sera la dernière personne appelée par Di Mambro. Quelques minutes plus tard, Egger, sur ordre du chef de l’OTS, semble-t-il, enclenche le processus de mise à feu. A 23 h 42, un incendie embrase la ferme de Cheiry; presque au même moment, les trois chalets de Salvan sont la proie des flammes. Les pompiers arrivent très vite. Trop tard. Les bâtiments ne sont qu’un amas de ruines. C’est l’heure du bilan. Effroyable. A Salvan, 25 morts, dont Jo Di Mambro, Joël Egger, Camille Pilet et Luc Jouret. A Cheiry, 23 cadavres recensés, dont la plupart recouverts de sacs plastique. Parmi eux, Albert Giacobino, Nicole Koymans et Robert Ostiguy.

A Salvan comme à Cheiry, la police découvre des médicaments aux effets relaxants, ou pouvant entraîner le coma. Comme si leur absorption avait permis aux adeptes d’attendre la mort plus sereinement…

Vision prémonitoire

Le juge suisse André Piller est alors chargé d’enquêter sur ces deux drames. Il fait interroger les survivants par la gendarmerie suisse. Que ce soit Patrick Vuarnet, Jean-Pierre Lardanchet ou Thierry Huguenin. Sans résultat: aucune charge ne sera retenue contre eux… Alors, qui est à l’origine de ces tueries? Dans leur rapport, les gendarmes écrivent: «Joseph Di Mambro est responsable comme instigateur. Trois autres personnes, au moins, étaient informées de la préparation des faits. Luc Jouret a eu une participation active. Une dénommée Line (certainement Lheureux), médecin anesthésiste, a joué un rôle. Une certaine Annie (Levy ou Egger) a tenu un rôle important»… Le document conclut: «Il n’est pas à exclure que des membres actifs de l’OTS, encore en vie, continuent à cultiver les enseignements ésotériques de Joseph Di Mambro, Luc Jouret ou Michel Tabachnik. En l’état actuel, un tel événement pourrait se reproduire sans que l’on puisse le prévenir, étant donné le secret dont s’entourent les membres de telles sectes.»

Vision prémonitoire: dans la nuit du 15 au 16 décembre 1995, selon un scénario quasi identique à celui de Salvan et de Cheiry, 16 membres de l’OTS, dont deux enfants de 3 et 5 ans et un bébé de 6 mois, meurent à Saint-Pierre-de- Chérennes, dans le Vercors. Seule différence (de taille): 14 d’entre eux, après avoir absorbé des médicaments, ont été froidement abattus. Par deux hommes qui se suicideront dans la foulée: le policier Jean-Pierre Lardanchet et un architecte, André Friedli. Quinze mois plus tard, le drame de Saint- Casimir vient rappeler que le cycle infernal des «possédés de Sirius» n’est pas terminé…

>Déjà 74 morts 30 septembre 1994 5 membres de l’OTS meurent dans l’incendie d’une maison à Morin Heights, au Québec. 5 octobre 1994 48 corps carbonisés sont retrouvés en Suisse: 23 à Cheiry et 25 aux Granges-sur-Salvan, dont les deux grands maîtres de la secte, Luc Jouret et Joseph Di Mambro. 15 décembre 1995 16 personnes brûlées dans une clairière du Vercors, dont 3 enfants, ainsi que la femme et le fils de Jean Vuarnet. 1er juin 1996 Le chef d’orchestre Michel Tabachnik, considéré comme proche de l’OTS, est mis en examen par le juge grenoblois Luc Fontaine. 10 février 1997 Un pharmacien de Brest, Claude Giron, soupçonné d’être proche de l’OTS, est mis en examen par le juge Fontaine. 22 mars 1997 5 adeptes du Temple solaire, dont 3 Français, sont retrouvés carbonisés à Saint-Casimir, au Québec.

Déjà 74 morts

30 septembre 1994
5 membres de l’OTS meurent dans l’incendie d’une maison à Morin Heights, au Québec.
5 octobre 1994
48 corps carbonisés sont retrouvés en Suisse : 23 à Cheiry et 25 aux Granges-sur-Salvan, dont les deux grands maîtres de la secte, Luc Jouret et Joseph Di Mambro.
15 décembre 1995

16 personnes brûlées dans une clairière du Vercors, dont 3 enfants, ainsi que la femme et le fils de Jean Vuarnet.
1er juin 1996
Le chef d’orchestre Michel Tabachnik, considéré comme proche de l’OTS, est mis en examen par le juge grenoblois Luc Fontaine.
10 février 1997

Un pharmacien de Brest, Claude Giron, soupçonné d’être proche de l’OTS, est mis en examen par le juge Fontaine.
22 mars 1997

5 adeptes du Temple solaire, dont 3 Français, sont retrouvés carbonisés à Saint-Casimir, au Québec.

 

http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20000715&article=1398898&type=ar

Temple solaire : un non-lieu pour le pharmacien brestois

 
Publié le 15 juillet 2000
M. Claude Giron, le pharmacien brestois installé rue de Siam a été mis hors de cause dans l’affaire de l’Ordre du Temple Solaire. Il avait fait l’objet d’une mise en examen après le drame du Vercors en 1995. Il était soupçonné d’avoir vendu des médicaments aux membres de la secte. Le juge d’instruction grenoblois Luc Fontaine, chargé du dossier, a prononcé un non-lieu en faveur de M. Giron. En revanche, le chef d’orchestre franco-suisse Michel Tabachnik comparaîtra en correctionnelle. Il est accusé d’avoir suscité «une dynamique homicide» ayant contribué au suicide collectif de seize membres du Temple Solaire. Ce que l’intéressé nie farouchement.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/ordre-du-temple-solaire-le-chef-d-orchestre-en-correctionnelle-14-07-2000-2001502706.php

Ordre du Temple solaire : le chef d’orchestre en correctionnelle

 

>Faits divers|Jean-Louis Ruchon|14 juillet 2000, 0h00 | MAJ : 25 juin 2016, 13h51|0

 

Jean-Louis Ruchon

 

Michel Tabachnik est le seul membre de l’Ordre du Temple solaire (OTS) tre renvoy devant un tribunal. Les autres adeptes influents de la secte ont pri dans les suicides collectifs. D’aprs son avocat, il ne se prsentera pas la justice fran

 

LE CHEF D’ORCHESTRE franco-suisse Michel Tabachnik, 58 ans, devra comparaître devant le tribunal correctionnel pour répondre de ses actes auprès de l’Ordre du Temple solaire. Ainsi en a décidé le juge grenoblois Luc Fontaine qui instruit, depuis le drame du Vercors en décembre 1995, le dossier de l’OTS. Tabachnik, mis en examen en depuis 1996, se retrouvera seul désormais face à la justice. Ce sera probablement le seul procès en Europe ayant la secte apocalyptique en toile de fond. En août 1998, la Suisse ordonnait pour sa part un non-lieu pour les massacres de Cheiry et Salvan en s’appuyant sur les conclusions de sa police qui soulignait le fait que l’enquête n’avait pas permis d’identifier formellement le ou les auteurs des homicides. Si le volet pénal est clos côté Suisse, en revanche, dans ce pays, l’enquête concernant l’aspect financier de l’OTS se poursuit.

Une élite investie d’une mission rédemptrice

Les charges retenues à l’encontre de Michel Tabachnik portent sur sa participation à « une association de malfaiteurs » tant sur le territoire français qu’à l’étranger, et en particulier à Avignon les 9 juillet et 24 septembre 1994 où il se trouvait en compagnie notamment de Joseph Di Mambro, Luc Jouret (les deux principales têtes de la secte) et de nombreux autres de ses membres « tous auteurs, coauteurs ou complices de crimes, d’assassinats, association de malfaiteurs ». Le juge grenoblois rappelle dans ses attendus la longue liste des victimes de la secte, depuis la mort de trois personnes à Morin Heights au Canada le 30 septembre 1994, de quarante-huit autres les 4 et 5 octobre suivant à Cheiry et Salvan en Suisse, jusqu’au 16 décembre 1995 à Saint-Pierre-de-Chérennes en France dans le Vercors (Isère) où le magistrat relève les noms de quatorze autres victimes. Elles n’allaient d’ailleurs pas être les dernières de cette terrible série puisque cinq autres adeptes du Temple solaire furent découverts morts le 22 mars 1997 à Saint-Casimir au Canada. Le renvoi de Michel Tabachnik devant un tribunal correctionnel permettra de juger de sa complicité pour, dit encore l’acte de renvoi, « la rédaction et la diffusion d’un enseignement doctrinal dans le conditionnement des individus dans l’idée qu’ils appartenaient à une élite investie d’une mission rédemptrice et à créer une dynamique homicide, la préparation des crimes ayant été caractérisée notamment lors des réunions d’Avignon ». Le volumineux document de 427 pages conclut par ailleurs sur un non-lieu concernant Claude Giron, un pharmacien de Brest, dans le Finistère, impliqué au cours de l’enquête pour avoir fourni des médicaments à l’OTS. En France, la découverte du massacre dans le Vercors avait constitué une sorte d’électrochoc permettant une prise de conscience à de nombreux niveaux de la dangerosité de certains groupements. Cette affaire n’est sans doute pas étrangère aux derniers développements parlementaires sur la façon d’appréhender le phénomène des sectes. La comparution du chef d’orchestre devant la justice laissera, sans doute, sur leur faim bon nombre de proches des victimes du Vercors qui se refusaient il y a peu encore, à accepter les conclusions de l’instruction selon lesquelles le massacre n’aurait laissé aucun survivant parmi ses auteurs. « Difficile à admettre », soulignait récemment maître Joëlle Vernay du barreau de Grenoble, avocate des familles des victimes. Des expertises allaient cependant conclure dans le sens de l’absence d’interventions extérieures le jour du drame. La comparution de Michel Tabachnik, qui nie farouchement le rôle qu’on lui attribue au sein de l’OTS, devrait mettre sinon un point final à une affaire qui laisse encore bien des questions sans réponse, du moins tirer au grand jour des enseignements sur certaines dérives sectaires. Pour maître Jacques Barillon, président de l’Association des victimes de l’OTS, il convient de rendre hommage à l’opiniâtreté du juge Fontaine : « Ce procès permettra aux proches de ceux qui ont perdu la vie dans ce drame de faire enfin leur deuil. »

Le Parisien

 

http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20051211&article=20051211-11176048&type=ar

L’Ordre du Temple solaire. Mortelles manipulations

 
Publié le 11 décembre 2005

 

Le film restitue ces séances occultes où, sur des extraits d'opéra wagnérien,...
Le film restitue ces séances occultes où, sur des extraits d’opéra wagnérien, les adeptes, tout habillés de blanc, se recueillent ensemble et attendent la manifestation des esprits de l’au-delà. (Photo Jessica Forde – Capa Drama)

 

Dans « L’Ordre du Temple solaire », document-fiction diffusé lundi sur France 3, Arnaud Sélignac et Bernard Nicolas reconstituent l’ambiance de folie qui régnait dans la secte apocalyptique de Joseph Di Mambro et Luc Jouret, menant à une série de « suicides » collectifs qui ont horrifié le public. Filmer la psychose collective et le délire paranoïaque sans tomber dans le spectaculaire complaisant : tel est le pari réussi par les réalisateurs de ce film qui retrace le cheminement de certains membres d’une secte apocalyptique qui a fini par basculer dans la démence et le crime. L’histoire, nul n’y a échappé tant elle a défrayé la chronique par son caractère horrible. Le 23 décembre 1995, la femme et l’un des fils de l’ancien grand champion de ski Jean Vuarnet – Edith 61 ans, et Patrick 27 ans -, sont retrouvés morts, le corps carbonisé, à Saint-Pierre-de-Chérennes, dans le Vercors, avec 14 autres adeptes de la secte de l’Ordre du Temple solaire, dont trois enfants. C’est ici, à plus de mille mètres d’altitude, emmitouflés dans des combinaisons de ski, que les victimes se seraient mutuellement donné la mort, pour accomplir le grand « transit » vers la planète Sirius, et rejoindre les autres membres de l’organisation, qui, emmenés par leurs gourous, Joseph Di Mambro et Luc Jouret, avaient disparu quatorze mois plus tôt dans un chalet en Suisse.

D’anciens adeptes témoignent

Comment des gens, qui sont insérés dans la vie sociale et ont toutes les apparences de la normalité, peuvent-ils en arriver là ? Après quel parcours ? Par quels mécanismes ? C’est là que commence le travail du réalisateur Arnaud Sélignac et du journaliste Bernard Nicolas. Celui-ci, après un travail d’investigation de dix ans, a réuni une masse de témoignages, notamment des rapports de police, sur la secte, qui permettent de donner du crédit au scénario. Il a retrouvé deux adeptes, Denise Lagrange et Tanguy Duchatel, qui ont côtoyé les deux gourous du groupe, Luc Jouret et Joseph Di Mambro, et ont donné plus de dix années de leur vie à cette officine ésotérique qui prétendait restaurer la tradition de l’ordre templier du fameux Jacques De Molay. Denise Lagrange, mère de trois enfants, incarnée à l’écran par Patricia Franchino, explique comment elle a été séduite et subjuguée par le magnétisme et la réthorique de Luc Jouret, médecin d’origine belge au parcours chaotique, ancien parachutiste fasciné par l’occultisme, qu’elle a rencontré au cours d’une conférence sur les « relations entre le corps et l’esprit ». Tanguy Duchatel, lui, sera un peu l’homme à tout faire de Joseph Di Mambro, à la fois chauffeur, confident ou factotum. Dans le film, l’acteur qui joue son rôle fait du zèle pour l’organisation, se tue au travail dans un de ces chalets où les adeptes vivent en communauté, isolés du commun des mortels et s’autocontrôlant les uns les autres. Reinséré professionnellement en Suisse, Tanguy Duchatel ne parle pas à visage découvert mais son témoignage suffit à faire froid dans le dos. Lui qui était prothésiste dentaire dans le civil a mis dix ans à comprendre le pot aux roses : ces manipulations mentales et financières qui sont le lot, sans exception, de toutes les sectes.

La thèse du suicide récusée

Enfin, Alain Vuarnet, fils d’Edith et frère de Patrick, donne à ce document une dimension tragique. Accablé, il récuse la thèse du « suicide » collectif et raconte comment des doutes lui étaient venus sur les étranges activités de sa mère, doutes qu’il avait « chassés de son esprit ». Car le principal mystère des sectes ne réside pas dans leur fatras ésotérique mais dans la sujétion qu’elle développe chez l’être humain. De nouveau se pose la question : comment des gens intelligents peuvent-ils perdre à ce point tout sens commun et croire, par exemple, à l’idée du « mariage cosmique », où la femme d’un adepte se croit fécondée directement par le Christ, comme l’élucubre Jo Di Mambro dans ce film ?

« Accros à l’au-delà »

« La manipulation mentale c’est comme une danse à deux », explique Hermann Delorme, un Canadien ancien membre de l’OTS. « Personne n’est manipulé s’il ne se laisse pas manipuler. Ils sont arrivés à nous faire faire des choses incroyables parce qu’on leurr a donné la permission de le faire ». Ces choses incroyables, nous les voyons dans le film se dérouler sous nos yeux. Séances occultes où, sur des extraits d’opéra wagnérien, les adeptes, tout habillés de blanc, se recueillent ensemble et attendent la manifestation des esprits de l’au-delà. Durant ces cérémonies abracadabrantes, les deux « grands maîtres », Di Mambro, le financier véreux, et Luc Jouret, le VRP recruteur de la secte, deviennent des dieux. Ce sont eux qui décident du degré de « maturation spirituelle » des adeptes, gérant leur argent, car il faut donner beaucoup pour mériter de changer de peau et d’âme ! Mais ils s’occupent aussi de marier les adeptes entre eux, ou de séparer les couples. Car on entre dans les sectes aussi en famille ! « On se sentait privilégié, tellement à part des autres, dit Tanguy Duchatel qu’on était devenu des accros à l’au-delà ! » Jusqu’à ce jour de 1993 où Jouret, interpellé pour un achat d’armes illicites au Canada, apparaît aux yeux de certains membres du groupe pour ce qu’il est : un mythomane et un escroc. Le film montre bien la progression du doute chez les adeptes, leur sentiment de trahison et de vide, puis la rupture avec Jouret et Di Mambro, qui se dégonflent comme des baudruches une fois que leur fantasme de toute-puissance est brisé. « Le grand transit vers Sirius » apparaît alors comme l’échappatoire qui va permettre aux imposteurs d’éviter de rendre des comptes. Les « chevaliers de la mort » Di Mambro et Jouret, comme les a appelés Bernard Nicolas, sont bel et bien parvenus à emmener leurs adeptes au bout du voyage. (*) Sur France 3, lundi 12 décembre à 20 h 50.

 

Egalement à lire :

http://wanted-pedo.com/bis/lordre-du-temple-solaire/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_du_Temple_solaire

CHU de Toulouse : cauchemar aux urgences de nuit le 20 octobre 2012

Extra…

Si vous voulez que je vous en raconte sur les urgences du CHU de Brest, ou ses services psychiatriques, neurologiques ou autres, je peux…

 

http://www.ladepeche.fr/article/2012/10/23/1472187-purpan-cauchemar-aux-urgences-de-nuit.html

Publié le 23/10/2012 à 07:45

Purpan : cauchemar aux urgences de nuit

témoignage

 

Le passage aux urgences n'est pas toujours facile pour les malades... et le personnel ./photo DDM, Xavier de Fenoyl
Le passage aux urgences n’est pas toujours facile pour les malades… et le personnel ./photo DDM, Xavier de Fenoyl

CHU de Toulouse : cauchemar aux urgences de nuit le 20 octobre 2012 dans Attentats image-zoom

Au chevet d’une proche, victime d’un accident de la route, un ancien directeur d’hôpital affirme avoir vécu un calvaire aux urgences de Purpan. L’hôpital relève son comportement «agressif»…

Re-mon-té. Christian Barthes est encore en colère quand il revient sur les événements qui l’ont conduit à la porte du service des urgences de l’hôpital Purpan, dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Ce soir là, vers 21 h 30, une amie à lui est victime d’un accident de la route à la sortie de l’autoroute des Deux-Mers. La conductrice est en état de choc, la voiture désintégrée. En moins d’une heure, avec l’intervention de la police et des pompiers, la blessée est prise en charge aux urgences où elle a été amenée. «Initialement, tout s’est très bien déroulé, convient Christian Barthes, c’est ensuite que ça s’est gâté». La suite ? Une longue attente ponctué d’une série d’incidents qui ont mis les nerfs de cet ancien directeur d’hôpital à rude épreuve.

Une si longue attente

«C’était interminable, ça a duré trois ou quatre heures sans avis médical, sans la moindre information, ni explication, dit-il. Je n’ai eu le résultat du scanner qu’à 5 h 30. C’est d’autant plus incompréhensible que le service n’était pas débordé». Selon Christian Barthes, ce n’est que le lendemain matin à 11 heures, que la patiente a reçu, enfin, la visite d’un «vrai» médecin. Dans l’intervalle, le ton est monté.«On lui a refusé le droit d’aller aux toilettes, de boire de l’eau et même de fumer une cigarette», s’insurge l’accompagnant qui a très vite eu affaire aux agents de sécurité. «Comme on ne peut pas pénétrer dans le sas de soins, on m’a dit d’attendre derrière la porte, mais c’est là que les vigiles sont intervenus pour me faire sortir». Des vigiles qui, selon lui, l’ont ensuite contrôlé sur la voie publique à la sortie de l’hôpital. «Où ils n’ont aucun pouvoir de police», souligne Christian Barthes, qui aligne les critiques : «En plus de ne pas être efficace, le personnel a été d’une arrogance extrême, dans l’irrespect total des patients et de ceux qui les accompagnent. La charte des malades n’a pas été respectée». Il va même plus loin. «C’était un foutoir total, j’ai jamais vu ça. Le personnel s’enferme à clefs dans les locaux pour faire la fête»… Au point ,selon lui, que dans la soirée, plusieurs personnes, exaspérées par l’attente, sont parties «contre l’avis médical». Aujourd’hui Christian Barthes demande à l’agence régionale de santé (ARS) un contrôle sérieux de l’hôpital Pupan. «C’est intolérable, martèle-t-il, il faut une enquête médico- administrative». Un souhait qui a peu de chance d’être exaucé.


«La prise en charge a été conforme aux pratiques de soins»

Pour le service de communication de l’hôpital Purpan, qui avait été alerté des problèmes soulevés par Christain Barthes, vendredi soir, il n’y a pas lieu à polémique. C’est plutôt son attitude qui est mise en cause. «Pour nous, il n’y a pas eu de problèmes particuliers sinon le comportement de ce monsieur, qui s’est montré très désagréable à l’encontre du personnel. Quand une personne est hospitalisée, c’est tout à fait normal d’être inquiet. On le comprend tout à fait. On peut avoir des mouvements de mauvaise humeur, squi ont en l’occurence nécessité l’intervention des agents de sécuritéMais en ce qui concerne la victime hospitalisée, elle a été reçue dans des conditions conformes aux pratiques de soins. Elle a passé un scanner. Pour le reste, nous sommes tenus au secret professionnel et à la confidentialité. Mais encore une fois, il n’y a pas eu pour nous de problèmes particuliers dans le fonctionnement du service».


Le chiffre : 16

Boxes > Méducaux-chirurgicauxs. C’est le nombre de places disponibles à la prise en charge des patients aux urgences de l’hôpital Purpan. Un accueil souvent saturé, notamment le week-end.

«C’était un foutoir total, j’ai jamais vu ça. Le personnel s’enferme à clefs dans les locaux pour faire la fête. Il faut une enquête médico-administrative».

Christian Barthes, ancien directeur d’hôpital.

Gilles-R. Souillés

Suite à la condamnation de Bernard Ripert, faut-il interdire aux magistrats de juger des avocats ?

Suite des différents articles publiés depuis hier sur la condamnation de l’avocat grenoblois, avec, notamment, celui de Place Gre’net, très complet comme les précédents, à lire ici :

http://www.placegrenet.fr/2016/06/23/trois-ans-dinterdiction-dexercer-lavocat-bernard-ripert/95243

 

Extraits :

 

« Nous sommes secoués et abattus. Même quand on sait à quel point ils en veulent à Bernard Ripert, on ne pouvait anticiper qu’ils souhaitent le condamner à la mort professionnelle », se révolte Me Ronald Gallo, l’un des défenseurs de Me Bernard Ripert.

 

Bien qu’à l’issue de ces deux audiences Paul Michel ait requis contre le pénaliste sa radiation du barreau, la cour d’appel ne l’a pas suivi dans ses réquisitions.

 

Les attendus de l’arrêt – que nous avons pu consulter – soulignent en l’espèce le caractère disproportionné de la peine requise par le magistrat du parquet au regard des manquements à la discipline reprochés à Me Ripert.

 

Une « radiation de fait » pour les avocats de Me Ripert

 

Pour autant, les défenseurs du pénaliste affirment ne pas être dupes. Selon eux, cette relative clémence de la cour d’appel qui prend des apparences de demi-mesure, voire de compromis, n’est qu’une manière de déguiser les choses. Ils en sont intimement convaincus, il s’agit bel et bien là d’une « radiation de fait ». Une élimination.

 

Me Ronald Gallo, défenseur de Bernard Ripert. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Extrait des attendus de l’arrêt de la cour d’appel (cliquer sur l’image pour l’agrandir). © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Me Ronald Gallo ne manque d’ailleurs pas de s’en émouvoir. « Après l’avoir hospitalisé d’office en psychiatrie, ils lui interdisent aujourd’hui de travailler et de gagner sa vie. L’éliminer professionnellement c’est un peu l’éliminer physiquement », dénonce-t-il avec amertume.

 

Et de s’insurger. « Mais qu’a-t-il fait à ce point là pour justifier une telle férocité ? C’est un tombeau que la cour vient de dresser. Ils n’ont pas osé le radier […] Mais là, ils font semblant, c’est hypocrite ! »

 

Me Ronald Gallo va encore plus loin en soulignant « l’inadéquation des procédures disciplinaires intentées contre des membres des barreaux », dont il souhaite voir écarter tout magistrat (écouter son interview sur le site Place Gre’net).

Il y a de l’outrance, là. Il y en a souvent avec le provocateur Bernard Ripert, il y en a aussi de la part d’un certain nombre de ses avocats.

Rappelons donc, d’une part, que les différends entre avocats et magistrats sont excessivement rares, la plupart des litiges soumis aux instances disciplinaires des avocats concernant leurs clients ou d’autres justiciables, très nombreux à se plaindre, et d’autre part, que l’autorégulation d’une profession, quelle qu’elle soit, ne présente pas non plus toutes les garanties voulues pour le citoyen lambda, loin de là. Or, c’est bien pour lui que la profession existe, non pour les professionnels eux-mêmes.

Le procès de Me Ripert m’en rappelle un autre, l’un des multiples procès faits au proxénète qui dans les années 1990 a dirigé l’hôpital psychiatrique de Bohars, du CHU de Brest, après sa révocation de la fonction publique en 1999.

En effet, si son statut de fonctionnaire l’avait jusque-là toujours protégé de toute poursuite, comme de coutume à Brest, ensuite ce ne fut plus le cas, et il a été poursuivi et condamné, outre pour proxénétisme aggravé, mais uniquement pour avoir prostitué sa propre épouse, pour de multiples violences, avec ou sans armes, des dénonciations calomnieuses, des faux témoignages, des usurpations de titres, du fait qu’il se prévalait tantôt de son ancienne qualité de directeur hospitalier du CHU de Brest, qu’il avait perdue, tantôt de la qualité de commissaire de police, qu’il n’avait jamais eue, pour la confection de faux et l’usage de ces faux, et aussi pour un outrage à fonctionnaires de police dans l’exercice de leurs fonctions des plus croquignolesques…

Je précise ici à l’attention des deux débiles mentaux et malades mentaux extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, de Puy-l’Evêque, et Jean-Marc Donnadieu, de Béziers, qu’il est inutile de me dénoncer au procureur de la République de Brest comme « diffamatrice » ou « calomniatrice » à raison de ce que je viens d’écrire, car j’ai le dossier complet de toutes les condamnations que j’évoque, en première instance à Brest comme en appel à Rennes.

Une de ces condamnations pour usurpation de titre résultait d’une plainte pour harcèlement et détournement de mineures déposée par le responsable d’un foyer de l’enfance du Finistère.

Il exposait avoir remarqué le manège du délinquant auprès de plusieurs des adolescentes dont il avait la charge, certaines s’étant plaintes que l’individu les harcelait tandis que d’autres, « fugueuses » régulièrement ramenées au foyer par celui-là même qui en définitive s’avérait être responsable de leurs disparitions, restaient silencieuses, puis avoir tenté d’en obtenir des explications et s’être alors vu menacer de perdre son poste, l’homme se présentant comme « directeur hospitalier du CHU de Brest » et faisant valoir ses relations haut placées, notamment dans le département.

Or, à cette date, le proxénète n’était plus fonctionnaire et avait perdu son ancienne qualité de directeur hospitalier. De ce fait, la justice locale l’avait poursuivi et condamné pour usurpation de titre et le directeur général du CHU de Brest, partie civile au procès, en avait obtenu des dommages et intérêts.

Quant au premier plaignant, soucieux de la sécurité des mineures sous sa responsabilité… c’est par moi qu’il a appris le devenir de sa plainte et son utilisation par le Tribunal de Grande Instance de Brest, lorsque je l’ai appelé pour en savoir plus sur cette histoire qui m’intriguait énormément, après avoir obtenu copie du jugement…

Sa plainte était restée sans suite, il n’avait jamais été interrogé par quiconque ni prévenu des poursuites engagées et de l’organisation d’un procès…

Comme ils en ont l’habitude, les notables locaux avaient réglé leurs comptes entre eux, continuant à traiter par le mépris les vraies victimes du psychopathe, comme ils l’avaient toujours fait auparavant.

 

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/l-avocat-bernard-ripert-interdit-d-exercer-pendant-3-ans_1805532.html

L’avocat Bernard Ripert interdit d’exercer pendant 3 ans

 

Par AFP , publié le 23/06/2016 à 16:48 , mis à jour à 16:48

 

L'ancien avocat d'Action Directe (AD) Bernard Ripert, le 2 avril 2013 à Lyon
L’ancien avocat d’Action Directe (AD) Bernard Ripert, le 2 avril 2013 à Lyonafp.com/JEFF PACHOUD

Grenoble – Bernard Ripert, ancien avocat de l’organisation armée d’extrême gauche Action Directe, a été condamné jeudi par la cour d’appel de Grenoble à trois ans d’interdiction d’exercer, dont un an avec sursis, dans le cadre de poursuites disciplinaires.

 

La cour d’appel n’a pas prononcé la radiation de l’avocat, requise par le procureur général Paul Michel, estimant que cette peine était « disproportionnée au regard des faits commis« , selon l’arrêt consulté par l’AFP.

« Leur décision correspond pour moi à une radiation« , a cependant estimé Me Ripert, qui vient d’avoir 66 ans.

« Une fois de plus, les magistrats de la cour d’appel de Grenoble se sont vautrés dans l’illégalité comme certains animaux le font dans leurs déjections« , a poursuivi le pénaliste grenoblois, brièvement interné en psychiatrie fin mai.

Il a évoqué une « décision inique et inadmissible qui sera à coup sûr cassée » par la cour de cassation.

« C’est un tombeau que la cour d’appel vient de dresser« , a commenté Me Ronald Gallo, un de ses défenseurs, parlant d’une « condamnation à mort sur le plan professionnel« . « Ils n’ont pas osé le radier mais ils font semblant, c’est hypocrite« , a-t-il ajouté.

Le tonitruant avocat à la barbe blanche, soutenu par de nombreux confrères et des manifestants lors de son procès, était poursuivi pour divers manquements.

Dans son arrêt, la cour souligne ainsi « la gravité des propos » tenus par l’avocat devant une cour d’assises en mars 2015, propos qu’elle juge « motivés par la volonté » d’ »entraver le fonctionnement » de la cour en « déstabilisant son président« .

Me Ripert avait lancé au président qu’il était « préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après« .

Les magistrats pointent aussi la « violence des accusations portées » par Me Ripert dans un courrier adressé à un directeur de maison d’arrêt: l’avocat avait demandé au fonctionnaire s’il se croyait « en 1942 avec son surveillant minable« .

Enfin, la cour d’appel relève la « volonté manifeste » de l’avocat de ne pas respecter les sanctions disciplinaires déjà prononcées (trois sanctions depuis 2009).

Alors qu’il était déjà sous le coup d’une interdiction d’exercer d’un an, Me Ripert avait voulu défendre des clients devant deux cours d’assises. Il avait alors invoqué l’article 275 du Code de procédure pénale qui permet à un accusé de se faire défendre par un ami aux assises.

Grenoble : Bernard Ripert condamné à une interdiction d’exercer va en cassation

« C’est une radiation ! » dit-il, qualifiant cette décision d’« ignominie totale ».

Agé de 66 ans, il a été condamné par la Cour d’Appel de Grenoble à trois ans d’interdiction d’exercer, dont un avec sursis. En attendant une éventuelle cassation de cet arrêt, il ne peut plus exercer.

Son avocat évoque « une forme de condamnation à mort professionnelle » et dit ne pas comprendre « qu’on laisse aux magistrats le droit d’élimination professionnelle d’un avocat. »

De mon côté, je ne peux comprendre qu’on leur laisse un vrai droit d’élimination professionnelle pour toutes sortes de professionnels dont ils ne connaissent absolument rien aux métiers et ne peuvent en aucun cas juger des compétences.

C’est en effet un droit qu’ils s’arrogent à l’égard de très nombreux professionnels, salariés du privé, artisans ou autres, dans tous les cas où ils sont appelés à trancher des litiges ayant trait aux activités professionnelles de ces personnes, ou susceptibles de conséquences pour ces activités, lorsqu’ils prennent des décisions contraires à la loi, ce qui est tout de même assez fréquent.

En ce qui me concerne, victime depuis le début des années 1990 de harcèlement moral dans le travail et de très nombreuses autres infractions pénales de mes harceleurs visant toujours à obtenir ma mort réelle par divers moyens comme le suicide ou l’assassinat, et bien entendu, mon interdiction définitive d’exercer toute activité professionnelle, je n’ai jamais rencontré qu’un seul juge d’instruction qui m’ait tenu à ce sujet un langage sensé : ayant relevé que j’avais très bien compris le droit et pouvais jusqu’à un certain point me débrouiller seule bien mieux qu’avec l’aide d’un professionnel acheté par mes adversaires, il m’avait dit être persuadé que j’étais effectivement très compétente dans mon métier, comme en attestaient par ailleurs divers éléments de preuve que d’autres magistrats s’étaient toujours refusés à considérer, préférant ne retenir que les affabulations délirantes de mes harceleurs.

Voilà. Un seul en plus de vingt ans. Bien évidemment, il n’était pas brestois et n’a pas pu instruire comme il l’avait prévu, les criminels auxquels j’avais affaire n’étant jamais restés les deux pieds dans le même sabot en attendant que ça se passe.

 

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2016/06/23/bernard-ripert-condamne-a-deux-ans-d-interdiction-d-exercer-par-la-cour-d-appel

Bernard Ripert condamné à deux ans d’interdiction d’exercer par la cour d’appel

 

Bernard Ripert. Archives Le DL
Bernard Ripert. Archives Le DL

 

Selon nos informations, la cour d’appel de Grenoble vient de rendre son arrêt concernant Bernard Ripert. La juridiction avait été saisie par le parquet général de Grenoble qui avait fait appel d’une relaxe prononcée par le conseil régional de discipline. Les 2 et 9 juin, Bernard Ripert et ses avocats s’étaient donc défendus pendant près de 26 heures d’audience des faits qui lui étaient reprochés. En l’occurrence, il avait à l’origine été poursuivi sur demande de son bâtonnier pour avoir tenté de défendre deux de ses clients alors qu’il était sous le coup d’une précédent interdiction d’exercer en utilisant un article peu utilisé du code de procédure pénale. Il lui était aussi reproché d’avoir écrit à un directeur de maison d’arrêt dans des termes ne relevant de la courtoisie à laquelle les avocats sont soumis. De même, il lui était aussi reproché d’avoir tenu des propos peu amènes à destination d’un président de cour d’assises en mars 2014, ainsi qu’à un de ses confrères lors du même procès.

Selon l’arrêt de la cour d’appel, Bernard Ripert a été relaxé de ce dernier fait et reconnu coupable des autres. La cour l’a condamné à trois années d’interdiction d’exercer dont une assortie du sursis.

Me Gallo, un de ses avocats est « abattu, démoralisé que des juges d’un tel niveau puissent à ce point-là être indifférent aux exigences légales. Abattu sur le plan humain aussi parce que condamner un homme de 65 ans à ne plus travailler pendant deux ans, c’est une forme de condamnation à mort professionnelle. Surtout quand on sait qu’il a déjà été condamné à un an plus quatre mois. Si c’était un film, on titrerait « un avocat à abattre ». Cet arrêt sera sans doute cassé par la cour de cassation, mais dans le délai, il est exclu. C’est un carton rouge pour lui. Pas un jaune. Devant les confrères, devant l’opinion publique, les juges ont dit « on ne veut plus de vous dans la profession ». Le pire c’est que ce sont les magistrats, ceux contre lesquels nous nous battons, qui éliminent l’avocat. On passe d’une relaxe à une condamnation de trois ans dont deux ferme. Je ne comprends pas qu’on laisse aux magistrats le droit d’élimination professionnelle d’un avocat.»

Par F.M. | Publié le 23/06/2016 à 14:16 |Mis à jour il y a environ 1 heures Vu 321 fois

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/c-est-une-radiation-lance-l-avocat-bernard-ripert-apres-sa-condamnation-3-ans-d-interdiction-d-exercer-1032081.html

« C’est une radiation! », lance l’avocat Bernard Ripert après sa condamnation à 3 ans d’interdiction d’exercer

 

Me Bernard Ripert, jugé en appel pour des manquements disciplinaires, a été condamné à 3 ans d’interdiction d’exercer, dont un an avec sursis, ce jeudi 23 juin, par la cour d’appel de Grenoble. « C’est une radiation! », a commenté l’avocat aujourd’hui âgé de 66 ans.

  • Par Franck Grassaud
  • Publié le 23 juin 2016 à 15:12, mis à jour le 23 juin 2016 à 15:30
© France 3 Alpes Me Ripert
« La cour d’appel a statué hors la loi. C’est en dehors de toute jurisprudence que cette décision a été prise pour m’enpêcher de défendre un certain nombre de clients, pour qu’ils soient condamnés. Je vais aller en cassation et il est certain que leur décision va être cassée car l’appel du procureur était illégal », c’est ainsi que Bernard Ripert a commenté la décision de la cour d’appel qui le prive de défense durant 2 ans.« C’est une ignominie totale », a encore lancé l’avocat joint par France 3 Alpes.Lors de l’audience, les défenseurs de Me Ripert avaient pointé 3 erreurs dans l’appel du procureur général, notamment une date erronée. Paul Michel avait fait appel d’une décision prise le 9 mai, alors que l’affaire Ripert n’avait été traitée que le 11.

Une série de reproches

Si Ripert s’est retrouvé devant cette cour, ce n’était pas à cause du conseil régional de discipline, qui l’a relaxé, mais à cause du parquet général dirigé par Paul Michel. Ce dernier lui reproche de multiples incidents qualifiés de « comportement dilatoire » par la cour, mais aussi d’avoir voulu défendre des clients devant deux cours d’assises alors qu’il était sous le coup d’une suspension provisoire à la suite d’une précédente condamnation.

Egalement en cause, un courrier dans lequel l’avocat demandait à un directeur de prison s’il se croyait « en 1942 avec son surveillant minable ». Mais c’est surtout le troisième grief, intervenu au cours d’un procès d’assises en mars 2015 à Grenoble qui a concentré les débats: « il est préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après », avait alors lancé Me Ripert au président de la cour.

Le procureur général y a vu un « harcèlement », une « manoeuvre d’intimidation » dont le magistrat « ne se relèvera pas », ayant essayé de se suicider pendant une suspension d’audience.

« Ce qui lui est arrivé n’a rien à voir avec moi », avait rétorqué Me Ripert pendant l’audience, reconnaissant seulement des « interventions intempestives » au cours de l’audience.

 

http://www.20minutes.fr/lyon/1871959-20160623-grenoble-avocat-bernard-rippert-suspendu-pendant-deux-ans

Grenoble: L’avocat Bernard Ripert suspendu pendant deux ans

 

JUSTICE Le parquet général lui reproche d’avoir multiplié les incidents dans et en dehors des salles d’audience…

(FILES) This file photo taken on April 2, 2013 shows French lawyer Bernard Ripert standing at Lyon's criminal courtroom.  French lawyer Bernard Ripert has been placed on May 23, 2016 in a psychiatric unit following a medical exam while he was held in police custody. / AFP PHOTO / JEFF PACHOUD
(FILES) This file photo taken on April 2, 2013 shows French lawyer Bernard Ripert standing at Lyon’s criminal courtroom. French lawyer Bernard Ripert has been placed on May 23, 2016 in a psychiatric unit following a medical exam while he was held in police custody. / AFP PHOTO / JEFF PACHOUD – AFP

C.G.

    • Publié le 23.06.2016 à 16:41
    • Mis à jour le 23.06.2016 à 16:55

 

Le couperet est tombé. L’avocat Bernard Ripert a été condamné jeudi par la cour d’appel de Grenoble à trois années d’interdiction d’exercer dont une avec sursis. Le magistrat était jugé pour des manquements disciplinaires. « C’est une radiation », a-t-il déclaré à l’annonce de ce résultat, précisant qu’il allait se pouvoir en cassation.

« Cela ne changera pas grand-chose à ma situation. Je ne sais pas ce que je vais faire professionnellement mais cette nouvelle sanction injuste et illégale sonne à nouveau le glas de ma carrière », poursuit-il dans un communiqué.

« Condamner un homme de 66 ans à ne plus travailler pendant deux ans, c’est une forme de condamnation à mort professionnelle », s’est ému Ronald Gallo, l’un de ses avocats, interrogé par Le Dauphiné Libéré, parlant d’ « élimination professionnelle ».

De la relaxe à la condamnation

Bernard Ripert avait pourtant été relaxé par le conseil régional de discipline. Mais le parquet général a fait appel, lui reprochant d’avoir multiplié les incidents dans et en dehors des salles d’audience.

En mars 2015, il avait notamment lancé au président de la cour d’assises de l’Isère qu’il était « préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après ». Le procureur général avait alors vu dans cette déclaration une tentative « d’intimidation ». Le magistrat, critiqué ce jour-là par l’avocat, avait ensuite tenté de mettre fin à ses jours pendant une suspension d’audience.

Coutumier des coups d’éclat, Bernard Ripert, souvent présenté comme l’avocat « historique » d’Action directe, avait été interpellé le mois dernier à son domicile, avant d’être interné de force dans un hôpital psychiatrique. La justice lui reprochait d’avoir adopté « une attitude menaçante » devant un magistrat de la cour d’appel qui avait statué sur un dossier de sanction disciplinaire le concernant.

>> A lire aussi : Grenoble: Vif émoi après l’internement d’office de l’avocat Bernard Ripert

 

http://www.lepoint.fr/societe/l-avocat-bernard-ripert-interdit-d-exercer-pendant-3-ans-23-06-2016-2049167_23.php

L’avocat Bernard Ripert interdit d’exercer pendant 3 ans

AFP

Publié le 23/06/2016 à 16:52 | AFP

L'ancien avocat d'Action Directe (AD) Bernard Ripert, le 2 avril 2013 à Lyon
L’ancien avocat d’Action Directe (AD) Bernard Ripert, le 2 avril 2013 à Lyon

 

Bernard Ripert, ancien avocat de l’organisation armée d’extrême gauche Action Directe, a été condamné jeudi par la cour d’appel de Grenoble à trois ans d’interdiction d’exercer, dont un an avec sursis, dans le cadre de poursuites disciplinaires.

La cour d’appel n’a pas prononcé la radiation de l’avocat, requise par le procureur général Paul Michel, estimant que cette peine était « disproportionnée au regard des faits commis », selon l’arrêt consulté par l’AFP.

« Leur décision correspond pour moi à une radiation », a cependant estimé Me Ripert, qui vient d’avoir 66 ans.

« Une fois de plus, les magistrats de la cour d’appel de Grenoble se sont vautrés dans l’illégalité comme certains animaux le font dans leurs déjections », a poursuivi le pénaliste grenoblois, brièvement interné en psychiatrie fin mai.

Il a évoqué une « décision inique et inadmissible qui sera à coup sûr cassée » par la cour de cassation.

« C’est un tombeau que la cour d’appel vient de dresser », a commenté Me Ronald Gallo, un de ses défenseurs, parlant d’une « condamnation à mort sur le plan professionnel ». « Ils n’ont pas osé le radier mais ils font semblant, c’est hypocrite », a-t-il ajouté.

Le tonitruant avocat à la barbe blanche, soutenu par de nombreux confrères et des manifestants lors de son procès, était poursuivi pour divers manquements.

Dans son arrêt, la cour souligne ainsi « la gravité des propos » tenus par l’avocat devant une cour d’assises en mars 2015, propos qu’elle juge « motivés par la volonté » d’ »entraver le fonctionnement » de la cour en « déstabilisant son président ».

Me Ripert avait lancé au président qu’il était « préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après ».

Les magistrats pointent aussi la « violence des accusations portées » par Me Ripert dans un courrier adressé à un directeur de maison d’arrêt: l’avocat avait demandé au fonctionnaire s’il se croyait « en 1942 avec son surveillant minable ».

Enfin, la cour d’appel relève la « volonté manifeste » de l’avocat de ne pas respecter les sanctions disciplinaires déjà prononcées (trois sanctions depuis 2009).

Alors qu’il était déjà sous le coup d’une interdiction d’exercer d’un an, Me Ripert avait voulu défendre des clients devant deux cours d’assises. Il avait alors invoqué l’article 275 du Code de procédure pénale qui permet à un accusé de se faire défendre par un ami aux assises.

23/06/2016 16:48:19 -  Grenoble (AFP) -  © 2016 AFP

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Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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