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Archives pour 13 février, 2016

Des amis allemands et italiens de Josette Brenterch

Josette Brenterch, du NPA de Brest, a beaucoup d’amis à travers le monde.

A souligner :

 

- Fraction armée rouge (RAF) ou Bande à Baader :

 

Des connexions internationales

En juin 1970, plusieurs membres fondateurs de la RAF semblent s’être entraînés dans des camps du Front populaire de libération de la Palestine en Jordanie.

La Stasi semble avoir aidé et financé les activités de la Fraction armée rouge. En octobre 1980, la République démocratique d’Allemagne (RDA) accueille sur son territoire huit membres de la RAF en fuite. Parmi eux se trouve Susanne Albrecht, mêlée à l’assassinat de Jürgen Ponto, patron de la Dresdner Bank. Le régime communiste de la RDA leur octroie de nouveaux papiers d’identité. Les anciens terroristes mènent une existence tranquille jusqu’à la réunification allemande5. En 1984, la RAF s’allie au groupe français Action directe dans le cadre de la stratégie d’« unité des révolutionnaires en Europe de l’Ouest ». Elle s’allie ensuite aux Brigades rouges italiennes en 1988, avant de se dissoudre en 1998.

La fin du groupe

Le 30 novembre 1989, trois semaines après la chute du Mur de Berlin, le patron de la Deutsche Bank, Alfred Herrhausen est assassiné. Cet acte est aussitôt revendiqué par la RAF5.

Si le groupe ne sut pas mobiliser la classe ouvrière, il put compter, du moins dans les années 1970, sur un certain soutien de la part d’intellectuels et des milieux étudiants et militants, en Allemagne fédérale comme à l’étranger.

Entre 1970 et 1998, dates de la création et de la dissolution officielle du mouvement, celui-ci n’a compté au maximum qu’entre 60 et 80 membres actifs. La RAF a assassiné 34 personnes4. Des controverses ont actuellement lieu au sujet du sort à accorder aux deux derniers détenus de ce mouvement.

Le groupe fait toutefois parler à nouveau de lui début 2016 lorsque la police allemande annonce avoir retrouvé l’ADN de Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg sur des masques ayant été retrouvés dans un véhicule utilisé pour une tentative de braquage d’un transport de fonds6.

 

- Brigades rouges :

 

En 1988, les BR-PCC s’allient à la Fraction armée rouge (RAF) de RFA.

En 1992, apparaissent les Noyaux communistes combattants pour la construction du Parti communiste combattant (NCC-PCC, Nuclei comunisti combattenti per la costruzione del Partito comunista combattente), proche des BR-PCC 1.

Une nouvelle génération de terroristes

Dans les années 1980, alors que la plupart des « brigadistes » de la première heure ont abandonné la lutte, une nouvelle génération continue de commettre sporadiquement des actions violentes. À la suite du démantèlement en 1989 de cette nouvelle bande, les Brigades rouges connaissent une période de sommeil avant de reprendre leurs actions à la fin des années 1990.

Le 1er juin 2005, cinq membres des « Nouvelles Brigades rouges », accusées d’avoir organisé l’assassinat en mars 2002 du professeur Marco Biagi, un consultant du gouvernement, sont condamnées à la perpétuité par la cour d’assises de Bologne. Les assassinats de Marco Biagi et de Massimo d’Antona, tué à Rome en 1999, avaient été revendiqués par les BR-PCC 7.

En février 2007, quinze terroristes présumés sont arrêtés dans le nord de l’Italie, alors qu’ils se préparaient selon la police à commettre des attentats et des assassinats. Le groupe se compose de jeunes recrues, mais également de vétérans du terrorisme, comme Alfredo Davanzo, réfugié en France durant plusieurs années et rentré clandestinement en Italie8. En octobre 2007, Cristoforo Piancone, un ancien membre des Brigades rouges passé en 2004 en régime de semi-liberté, est arrêté pour attaque de banque9.

Le 11 juin 2009, six personnes soupçonnées d’appartenir aux Nouvelles Brigades rouges sont arrêtées et accusées d’avoir projeté un attentat contre le sommet du G8 à L’Aquila (8 au 10 juillet 2009). Des armes sont saisies ainsi que les plans du système de vidéo-surveillance du sommet [réf. nécessaire].

Composition

Les Brigades rouges se composaient au minimum d’une cinquantaine de cadres et de nombreux soutiens actifs et passifs. En 1981, 1 523 terroristes proches ou membres des Brigades rouges étaient détenus en Italie. Selon Le Monde diplomatique, les prisons italiennes comptaient 4 000 détenus pour des affaires de « terrorisme » en 1980. Selon Alberto Franceschini, après son arrestation en 1974 ainsi que celle de la plupart des membres du groupe d’origine, les premières Brigades ont laissé la place à un second groupe plus dur. Franceschini a émis des réserves quant à la confiance à accorder à Mario Moretti.

La stratégie de la tension

Dès les années 1970, on parle dans les milieux d’extrême gauche d’une mystérieuse organisation secrète, financée par la CIA, qui aurait manipulé, voire infiltré, le groupe de Mario Moretti. Alberto Franceschini, le fondateur des Brigades rouges, maintiendra cette thèse dans ses mémoires, publiés en 2005 à sa sortie de prison. Depuis les révélations du premier ministre Giulio Andreotti le 24 octobre 1990, on sait alors qu’une telle organisation, appelée Gladio, a réellement existé. Un rapport parlementaire de 2000 dénonça la « stratégie de la tension » qui visait alors, par le biais d’attentats sous faux pavillon false flags, mis sur le dos de l’extrême gauche, à « empêcher le PCI et, dans une moindre mesure, le Parti socialiste italien, d’accéder au pouvoir ». Le contrôle effectif des Brigades rouges dans le cadre d’une stratégie de ce type n’a cependant jamais été prouvé.

Liens avec des services secrets et spéculations diverses

Il est avéré que l’Union soviétique apporta un soutien logistique aux Brigades rouges : plusieurs de leurs membres séjournèrent clandestinement en Tchécoslovaquie et y reçurent un entraînement ; une telle assistance impliquait nécessairement l’accord du gouvernement soviétique. Alberto Franceschini affirma être convaincu que Mario Moretti avait été un agent, soit de la CIA, soit du KGB10.

Selon Franceschini, Corrado Simioni aurait installé un groupe secret à l’intérieur des Brigades rouges, le « Superclan ». Franceschini a allégué que Simioni fonctionnait pour le compte de l’OTAN dans l’opération sous faux pavillon (false flag), citant la proposition insistante de celui-ci d’assassiner Junio Valerio Borghese en novembre 1970 ou d’autres agents de l’OTAN. Mario Moretti a alors pris la tête des Brigades rouges, et organisé en mars 1978 l’enlèvement d’Aldo Moro. Moretti est suspecté d’être un espion par Franceschini et Curcio.

Les thèses d’infiltration des Brigades rouges par certaines branches des services secrets italiens n’ont pas été confirmées à ce jour.

Fuites en France : la « doctrine Mitterrand »

Au cours des années 1980, de nombreux membres des Brigades rouges et d’autres groupes terroristes ont pu se réfugier en France en vertu de ce qu’il est convenu d’appeler la « doctrine Mitterrand » : sous réserve de ne pas se servir de leur refuge en France comme base arrière pour des actions violentes, ils avaient la garantie de ne pas être extradés. Cette doctrine ne concernait pas néanmoins les personnes coupables de crimes de sang, ainsi qu’il ressort d’une déclaration du président Mitterrand :

« Nous avons environ 300 Italiens réfugiés en France depuis 1976 et qui, depuis qu’ils sont chez nous, se sont « repentis » et auxquels notre police n’a rien à reprocher. Il y a aussi une trentaine d’Italiens qui sont dangereux mais ce sont des clandestins. Il faut donc d’abord les retrouver. Ensuite, ils ne seront extradés que s’il est démontré qu’ils ont commis des crimes de sang. Si les juges italiens nous envoient des dossiers sérieux prouvant qu’il y a eu crime de sang, et si la justice française donne un avis positif, alors nous accepterons l’extradition.(…) Nous sommes prêts à extrader ou à expulser à l’avenir les vrais criminels sur la base des dossiers sérieux. »

— compte-rendu d’un déjeuner de travail avec le président du conseil italien Bettino Craxi en 1985

Selon certains, la position de la France aurait contribué à apaiser la tension en Italie. La « doctrine Mitterrand » n’a cependant pas de valeur juridique sur le fond : ce que peut dire un président durant son mandat n’est pas une source de droit en France.

Il y eut seulement deux expulsions vers l’Afrique (Burundi) de militants italiens : le 9 mai 1985 deux réfugiés italiens : Enrico Fedele et Giovanni di Giuseppe (contrairement à l’ETA Basque que a beaucoup de plus militantes expulsés vers des pays africains)11[réf. insuffisante].

Toutefois, Sergio Tornaghi, membre de la colonne milanaise Walter Alasia (du nom d’un brigadiste abattu par la police)[réf. nécessaire], condamné par contumace à la prison à perpétuité pour « participation à bande armée » et « assassinat » et arrêté en France en 1998, a obtenu gain de cause devant la cour d’appel de Bordeaux. Celle-ci a refusé l’extradition en raison de la procédure italienne qui ne permettait pas à l’époque à un condamné par contumace d’être à nouveau jugé en cas de retour, comme le prévoit la Cour européenne des droits de l’homme.

En 2002, Paolo Persichetti, « brigadiste » non repenti12, condamné à 22 ans de prison pour participation à l’assassinat d’un général de l’aviation, qui enseignait la sociologie politique à l’université Paris VIII, est extradé en Italie. Voir notamment le récit de son extradition : Exil et Châtiment, paru aux éditions Textuel en 2005. Paris semble alors rompre avec l’engagement pris par François Mitterrand en 198513.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fraction_arm%C3%A9e_rouge

Fraction armée rouge

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Des amis allemands et italiens de Josette Brenterch dans AC ! Brest 45px-Question_book-4.svg
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Rote Armee Fraktion
RAF, Baader-Meinhof-Bande
Image illustrative de l'article Fraction armée rouge

Idéologie Anti-impérialisme
Communisme
Tiers-mondisme
Maoïsme
Objectifs Déstabiliser le gouvernement allemand, installer un régime marxiste en Allemagne, soutenir les luttes communistes dans le monde
Statut Autodissous en 19981
Fondation
Date de formation 1968–1970
Fondé par Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Thorwald Proll et Horst Söhnlein
Pays d’origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Actions
Mode opératoire Attentats, enlèvements, assassinats
Victimes (morts, blessés) 33-34[réf. nécessaire]
Zone d’opération Drapeau de l'Allemagne Allemagne, Suède[réf. nécessaire]
Période d’activité 1968–1998
Organisation
Chefs principaux Andreas Baader, Ulrike Meinhof
Financement Braquage, Stasi
Groupe relié Revolutionäre Zellen, Rote Zora, Action directe, Mouvement du 2 juin, Brigades rouges, West Berlin Tupamaros, Sozialistisches Patientenkollektiv, FPLP
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La Fraction armée rouge (allemand : Rote Armee Fraktion ; également connue sous le sigle RAF) est une organisation terroriste allemande d’extrême gauche se présentant comme un mouvement de guérilla urbaine2 qui opéra en Allemagne fédérale de 1968 à 1998, contribuant au climat de violence sociale et politique de ce que l’on a appelé les « années de plomb ».

Elle fut également surnommée bande à Baader ou groupe Baader-Meinhof, du nom de ses leaders historiques.

Sommaire

Historique

Les origines

Vers le milieu des années 1960, les mouvements étudiants (qui avaient vu le jour aux États-Unis principalement pour protester contre la guerre du Viêt Nam et pour l’obtention des droits civiques par la population de couleur) apparurent aussi en Allemagne. Tout comme plus tard en France juste avant mai 1968, la révolte portait sur plusieurs sujets, en particulier sur les méthodes d’enseignement de l’université. Le slogan préféré lancé par les étudiants aux professeurs qui faisaient leur entrée solennelle en procession était alors « Unter den Talaren, der Muff von Tausend Jahren » (« sous les capes traditionnelles des professeurs, l’air vicié de mille années [allusion au Troisième Reich, qu'Hitler souhaitait voir durer mille ans] »).

Après que les grands partis eurent décidé de former une grande coalition (CDU/CSU et SPD) le 1er décembre 1966, seul le petit parti libéral-démocrate restait en lice, les groupements d’étudiants décidèrent de créer l’Opposition extra-parlementaire (Außerparlamentarische Opposition, APO). Avant même cet acte fondateur, les manifestations atteignirent leur paroxysme. La visite officielle en Allemagne du Chah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi (qui avait écrasé l’opposition dans son propre pays avec une extrême brutalité) et de son épouse Farah Diba en mai 1967, déclencha une vague de manifestations. Lors de l’une d’elles, des partisans du Chah attaquèrent des étudiants sans que la police réagisse et le 2 juin 1967, un étudiant, Benno Ohnesorg, fut tué dans une arrière-cour d’une balle tirée par un policier travaillant aussi comme espion de la Stasi3. Des jeunes Allemands commencent à demander à la génération précédente des comptes sur son rôle dans la période nazie4, et à lui reprocher sa passivité.

D’une façon générale, le mouvement étudiant allemand s’inscrit dans la vague d’agitation sociale que connaît l’occident depuis la fin des années 1960. De jeunes allemands dénoncent l’impérialisme des États-Unis, qui ont démontré leur autoritarisme avec la crise de Cuba, leur soutien au Shah d’Iran, l’interventionnisme au Viêt Nam. La jeunesse s’est émue de l’assassinat de Robert Kennedy le 5 juin 1968, celui de Martin Luther King le 4 avril, ou encore l’exécution en Bolivie de Che Guevara en 1967. À cela s’ajoute la tentative d’assassinat contre Rudi Dutschke, le 11 avril 1968, qui était la figure emblématique de l’opposition étudiante et marxiste en RFA, et membre influent du SDS (Sozialistischer Deutscher Studentenbund). En France, le précédent de mai 1968 donna évidemment des ailes aux jeunes allemands qui réclamaient une société où l’argent ne serait pas le moteur du monde. Il est évident que l’orientation marxiste des étudiants allemands ne trouvait pas de moyen d’expression légal dans une société hantée par la peur de l’Union Soviétique et dont la capitale « historique », Berlin, était au cœur de l’affrontement idéologique de la guerre froide (Bonn étant à l’époque la capitale administrative).

Première période

Il n’y eut pas de naissance officielle de la RAF. Cependant, la première action (qui peut être considérée comme la naissance du mouvement), fut la libération de Baader le 14 mai 1970. Andreas Baader avait été transféré à l’Institut allemand pour les affaires sociales à Berlin, car la journaliste Ulrike Meinhof prétendait vouloir écrire avec lui un ouvrage sur les anciens pensionnaires des maisons de redressement. Il s’agissait d’un prétexte pour le libérer par la voie des armes.

Le 5 juin 1970, le texte Bâtir l’armée rouge fut publié dans la revue Agit 883 et constituait la déclaration officielle et fondatrice de la RAF. Le texte était conclu par les phrases programmatiques: « Favoriser la lutte des classes – Organiser le prolétariat – Commencer la résistance armée – Construire l’Armée Rouge ».

De juin à août 1970, Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Ulrike Meinhof, Horst Mahler, Peter Homann, Brigitte Asdonk ainsi qu’une douzaine d’autres personnes séjournèrent dans un camp du Fatah en Jordanie pour y recevoir une formation militaire.

Dans un premier temps, le groupe attira l’attention de l’État par des attaques de banques, des vols de véhicules et de documents, qui avaient pour but de subvenir aux besoins de la vie clandestine. C’est dans ce contexte que furent attaquées simultanément trois banques de Berlin, le 29 septembre 1970, par au moins 16 membres du groupe qui s’emparèrent ainsi de 209 000 DM. D’après un article du magazine der Spiegel, seulement deux des attaques étaient imputables à la RAF, la troisième avait été perpétrée par le Mouvement du 2 juin. Le 9 octobre 1970, Horst Mahler, Irene Goergens, Ingrid Schubert, Brigitte Asdonk et Monika Berberich furent arrêtés au 89, Knesebeckstraße à Berlin pour avoir participé à ces attaques.

En avril 1971, la RAF sortit de l’anonymat et s’exprima publiquement en distribuant un prospectus intitulé Le concept de guérilla urbaine. C’en fut trop pour les autorités qui déclenchèrent dans toute la RFA une vaste opération de recherches des quelque 50 membres du groupe. Le noyau dur de la première génération était formé par Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Holger Meins, Ulrike Meinhof et Jan-Carl Raspe.

Les pratiques musclées de la police et la résistance armée prônée par la RAF firent inévitablement couler le sang. Petra Schelm tomba sous les balles le 15 juillet 1971. Le 22 octobre et le 22 décembre de la même année, les policiers Norbert Schmid et Herbert Schoner furent tués. Le 1er mars 1972, ce fut la première bavure officielle de la police avec la mort d’un innocent, un jeune apprenti de 17 ans : Richard Epple.

À partir de 1972, la RAF dirigea ses attentats à la bombe contre des bâtiments militaires américains et des institutions publiques. Les cinq attaques à la bombe perpétrées en 1972 firent quatre morts et 30 blessés. Le 11 mai 1972, le commando « Petra Schelm » fit exploser une bombe au Terrace Club à Francfort, quartier général de la 5e armée américaine, tuant le Lieutenant américain Paul A. Bloomquist et blessant gravement 13 autres personnes. Les principaux leaders de la première génération de la RAF furent arrêtés en juin 1972 : Baader, Ensslin, Meinhof, Raspe, Meins, et Gerhard Müller.

Les terroristes décrivirent leurs conditions de détention comme une « torture par l’isolation » et exigèrent leur assouplissement ainsi qu’un statut de prisonniers de guerre. Pour appuyer leurs exigences, ils firent une grève de la faim dont Holger Meins mourut d’ailleurs le 9 novembre 1974. Amnesty International tenta d’intercéder en faveur des détenus pour améliorer leurs conditions de détention, et déposa une plainte officielle auprès du ministre de la justice Hans-Jochen Vogel (SPD), qui la rejeta.

Les activités et le travail de communication des détenus, appuyés par le travail de leurs avocats Klaus Croissant et Siegfried Haag, trouvèrent un écho dans la scène politique de la gauche allemande. Parmi les avocats renommés de la première génération, on notera la présence d’Otto Schily, Hans-Christian Ströbele et Rupert von Plottnitz ainsi que le juriste de renom Hans Heinz Heldmann.

On vit intervenir également le philosophe Jean-Paul Sartre, qui prit position pour les détenus. Le 4 décembre 1974, Sartre rencontra Baader au centre pénitentiaire de Stuttgart. On dit qu’il aurait par la suite qualifié Baader de « trou du cul » (cf le documentaire « Sartre par lui-même », 1976).

En avril 1977, après 192 jours de procès à Stammheim, les accusés furent condamnés pour assassinat à une peine d’emprisonnement à perpétuité. Ulrike Meinhof avait été condamnée le 29 avril 1974 à 8 ans de prison pour sa participation à la libération de Baader en 1970.

Plusieurs leaders de la première génération moururent entre 1976 et 1977 dans le quartier de haute sécurité de la prison de Stammheim. Le 9 mai 1976, on retrouva Ulrike Meinhof pendue dans sa cellule à l’aide d’un chiffon déchiré et transformé en corde. L’enquête officielle conclut au suicide. Après l’échec de la tentative de libération des détenus par la deuxième génération lors du fameux « printemps allemand » (nom donné en souvenir du printemps de Prague), Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Jan-Carl Raspe se suicidèrent lors de ce qu’il est convenu d’appeler « la nuit de la mort de Stammheim », le 18 octobre 1977. Raspe et Baader se tuèrent par balle avec des armes fournies par l’avocat Arndt Müller. Ensslin se pendit à l’aide d’un câble électrique. Irmgard Möller tenta de se poignarder au cœur à l’aide d’un couteau de cantine de la prison, mais les blessures ne furent pas fatales. Quelques semaines plus tard, le 12 novembre 1977, la membre fondatrice de la RAF Ingrid Schubert se pendit dans sa cellule de la prison de Munich. Cette version est contestée par certaines personnes[Qui ?] : ces leaders de la RAF, constituant une menace en dépit de leur détention, auraient été exécutés en prison sur ordre des autorités fédérales afin d’éviter toute évasion.

Deuxième période

La deuxième génération se forma après l’arrestation d’une grande partie des membres de la 1re génération, dont les écrits et les propos diffusés depuis la prison de Stammheim avaient trouvé écho dans les cercles de gauche. De nombreux membres de la deuxième génération provenaient du Collectif socialiste des patients de Heildelberg (Sozialistische Patienten Kollektiv), fondé le 12 février 1970 par des patients en psychiatrie de la polyclinique de Heidelberg, ou encore furent recrutés par les avocats de la 1re génération, Siegfried Haag et Klaus Croissant, qui s’effacèrent ensuite du devant de la scène.

Le 27 février 1975, trois jours avant les élections au parlement du Land de Berlin, Peter Lorenz, tête de liste de la CDU, fut enlevé par des membres du Mouvement du 2 Juin. Les ravisseurs exigeaient la libération de certains terroristes et notamment de membres de la RAF. Le gouvernement céda. Verena Becker, Gabriele Kröcher-Tiedemann, Ingrid Siepmann, Rolf Heißler et Rolf Pohle furent relâchés et envoyés par avion militaire à Aden au Yémen, tandis que Lorenz fut libéré par ses ravisseurs le 4 mars. Le fait que certains des terroristes libérés redevinrent actifs par la suite renforça le gouvernement dans sa conviction qu’il ne fallait pas négocier avec les terroristes.

À la suite de cet épisode, la deuxième génération eut pour principal objectif de parvenir à la libération des membres de la 1re génération. Le 24 avril 1975 eut lieu la prise d’otages de Stockholm. Six membres de la RAF investirent l’ambassade de la RFA à Stockholm et exigèrent la libération des chefs de la RAF. Après l’exécution de deux diplomates par les terroristes, la prise d’otages finit en bain de sang par la négligence d’un ravisseur qui déclencha une charge explosive. Les terroristes Ulrich Wessel et Siegfried Hausner trouvèrent la mort dans l’explosion. Les otages purent s’échapper à la faveur de l’incendie, les auteurs furent arrêtés. Avaient pris part à cette opération Hanna Krabbe, Karl-Heinz Dellwo, Lutz Taufer et Bernhard Rössner. Ils avaient été recrutés par l’avocat d’Andreas Baader, Siegfried Haag, ce dernier n’ayant pas participé à l’opération. Il fut arrêté le 30 novembre 1976. On retrouva alors les fameux « papiers Haag-Meyer », sur lesquels étaient planifiés les attentats pour l’année 1977. Les enquêteurs ne purent cependant décrire à temps ces papiers qui étaient codés. Après l’arrestation de Haag, la deuxième génération de la RAF fut dirigée par Brigitte Mohnhaupt, qui venait d’être libérée en 1977.

« L’action anticapitaliste »

220px-JustizvollzugsanstaltStammheim dans Calomnie
Prison de Stammheim à Stuttgart.

Après avoir déjà mené quelques actions diverses, Gudrun Ensslin, Andreas Baader, Thorwald Proll et Horst Söhnlein firent exploser le 2 avril 1968 vers minuit des bombes incendiaires artisanales dans des grands magasins de Francfort-sur-le-Main qui causèrent des dégâts évalués à 700 000 DM. À cette époque, la RAF n’employait pas de méthodes violentes envers le peuple. Ce n’est que le jeudi 14 mai 1970, lors de la libération de leur chef Andreas Baader, qui avait été arrêté par hasard par la police alors qu’il essayait de se procurer des armes, qu’un agent de police fut tué. Plusieurs personnalités de haut rang furent assassinées, dont le procureur fédéral Siegfried Buback, exécuté en avril 1977 avec son chauffeur et son garde du corps4.

La plupart des militants de la première génération, dont Andreas Baader et Ulrike Meinhof, ont été arrêtés en juin 1972 et incarcérés au quartier de haute sécurité de la prison de Stuttgart-Stammheim. En novembre 1974, Holger Meins meurt en prison après plusieurs semaines de grève de la faim. En mai 1976, Ulrike Meinhof est retrouvée pendue dans sa cellule après des conditions d’isolement sensoriel total.

Pour obtenir la libération de ses membres détenus à la prison de Stuttgart-Stammheim, la RAF enlève le président du patronat allemand Hans Martin Schleyer le 5 septembre 1977. Il est dénoncé comme ancien membre du parti nazi et des SS4. Le 13 octobre, un avion, le vol 181 de la Lufthansa, est détourné sur Mogadiscio en Somalie par un commando palestinien du nom de « Martyr Halimeh », prenant en otages 81 passagers et cinq membres d’équipage. La prise d’otages prend fin le 18 octobre avec l’intervention des forces spéciales allemandes durant laquelle trois des quatre membres du commando palestinien sont tués. Le même jour, les autorités allemandes annoncent la mort d’Andreas Baader, Gudrun Ensslin, la compagne de Baader, et Jan-Carl Raspe, officiellement morts par suicide.

Emprisonnée aux côtés de ses camarades, Irmgard Möller fut quant à elle grièvement blessée. Elle affirmera plus tard qu’il s’agissait en fait d’assassinats orchestrés par Bonn. En représailles, la RAF annonce le lendemain la mort de Hans Martin Schleyer. Son corps est retrouvé le lendemain dans le coffre d’une automobile à Mulhouse, en France4. Brigitte Mohnhaupt est impliquée entre autres dans ce meurtre, elle est considérée alors comme la femme la plus dangereuse d’Allemagne. Le 12 novembre, c’est au tour d’Ingrid Schubert d’être retrouvée pendue dans sa cellule.

La thèse des assassinats est appuyée par le témoignage d’Irmgard Möller, autre militante de la RAF incarcérée à la prison de Stammhein en même temps qu’Andreas Baader et Ulrike Meinhof et qui a été victime d’une tentative d’assassinat dans sa cellule le jour de la mort de ses codétenus (grièvement blessée de plusieurs coups de couteaux dans la poitrine). On a parlé de torture psychologique avec privation sensorielle.

La guerilla urbaine de la RAF a été l’épreuve la plus difficile pour la République fédérale allemande depuis 1949, date de sa création. Face aux attentats, le gouvernement a durci les lois et étendu les contrôles de police4.

Des connexions internationales

En juin 1970, plusieurs membres fondateurs de la RAF semblent s’être entraînés dans des camps du Front populaire de libération de la Palestine en Jordanie.

La Stasi semble avoir aidé et financé les activités de la Fraction armée rouge. En octobre 1980, la République démocratique d’Allemagne (RDA) accueille sur son territoire huit membres de la RAF en fuite. Parmi eux se trouve Susanne Albrecht, mêlée à l’assassinat de Jürgen Ponto, patron de la Dresdner Bank. Le régime communiste de la RDA leur octroie de nouveaux papiers d’identité. Les anciens terroristes mènent une existence tranquille jusqu’à la réunification allemande5. En 1984, la RAF s’allie au groupe français Action directe dans le cadre de la stratégie d’« unité des révolutionnaires en Europe de l’Ouest ». Elle s’allie ensuite aux Brigades rouges italiennes en 1988, avant de se dissoudre en 1998.

La fin du groupe

Le 30 novembre 1989, trois semaines après la chute du Mur de Berlin, le patron de la Deutsche Bank, Alfred Herrhausen est assassiné. Cet acte est aussitôt revendiqué par la RAF5.

Si le groupe ne sut pas mobiliser la classe ouvrière, il put compter, du moins dans les années 1970, sur un certain soutien de la part d’intellectuels et des milieux étudiants et militants, en Allemagne fédérale comme à l’étranger.

Entre 1970 et 1998, dates de la création et de la dissolution officielle du mouvement, celui-ci n’a compté au maximum qu’entre 60 et 80 membres actifs. La RAF a assassiné 34 personnes4. Des controverses ont actuellement lieu au sujet du sort à accorder aux deux derniers détenus de ce mouvement.

Le groupe fait toutefois parler à nouveau de lui début 2016 lorsque la police allemande annonce avoir retrouvé l’ADN de Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg sur des masques ayant été retrouvés dans un véhicule utilisé pour une tentative de braquage d’un transport de fonds6.

Chronologie

Origines

220px-Ulrike_Meinhof_als_junge_Journalistin_%28retuschiert%29 dans Corruption

Première période

  • 15 mai 1970 : évasion d’Andreas Baader7.
  • juin 1970 : entraînement supposé dans les camps du FPLP.
  • 29 septembre 1970 : trois braquages simultanés dans trois grandes banques à Berlin.
  • 8 octobre 1970 : arrestation d’Horst Mahler, d’Ingrid Schubert, d’Irene Goergens, de Brigitte Asdonk et de Monika Berberich, placés en isolement total.
  • 15 septembre 1971 : Petra Schelm est abattue par la police à Hambourg.
  • 22 octobre 1971 : fusillade entre de supposés membres de la RAF et les forces de l’ordre à Hambourg qui aboutit à la mort d’un policier, Norbert Schmidt.
  • 2 mars 1972 : Thomas Weisbecker est abattu par la police à Augsbourg. Fusillade entre des membres de la RAF et les forces de l’ordre à Hambourg. Le policier Herbert Schone est tué. Manfred Grashof et Wolfgang Grundmann sont arrêtés.
  • 11 mai 1972 : triple attentat à la bombe au QG militaire américain à Francfort (1 mort, 14 blessés)8.
  • 12 mai 1972 : trois attentats contre la police à Augsbourg (6 blessés) et Munich (10 blessés)9.
  • 15 mai 1972 : attentat contre le juge Buddenberg à Karlsruhe.
  • 19 mai 1972 : double attentat contre Springer à Hambourg (34 blessés).
  • 24 mai 1972 : double attentat au QG militaire américain à Heidelberg (3 morts, 6 blessés)10.
  • 1er juin 1972 : Andreas Baader, Holger Meins et Jan-Carl Raspe sont arrêtés à Francfort.
  • 7 juin 1972 : Gudrun Ensslin est arrêtée à Hambourg.
  • 9 juin 1972 : Brigitte Mohnhaupt et Bernhard Braun sont arrêtés à Berlin.
  • 15 juin 1972 : Ulrike Meinhof est arrêtée à Hanovre.
  • 13 juillet 1972 : Irmgard Möller et Klaus Jünschke sont arrêtés.

Deuxième période

220px-RAF-Bombenanschlag_in_Ramstein%2C_1981 dans Crime
31 août 1981 : attaque du QG de l’USAF de la Ramstein Air Base.
220px-Aftermath_of_the_1981_Red_Army_Faction_bombing dans Folie
Autre vue de l’attaque du QG de l’US Air Force de la Ramstein Air Base.
  • 17 janvier 1973 : grève de la faim des prisonniers de la RAF (finie le 15 février).
  • 8 mai-2 juin 1973 : grève de la faim des prisonniers de la RAF.
  • 13 septembre 1974-5 février 1975 : troisième grève de la faim des prisonniers de la RAF. Holger Meins meurt le 9 novembre 197411,12.
  • novembre 1974 : série d’attaques contre la police et la justice à Berlin et Hambourg.
  • 24 avril 1975 : prise d’otage à l’ambassade allemande de Stockholm revendiquée par le « commando Holger Meins » (2 morts, plusieurs blessés). Le commando exige la libération des détenus de la RAF. L’ambassade fut détruite par une explosion de TNT ; on apprit plus tard que celle-ci avait été accidentelle. Un membre de la RAF, Ulrich Wessel meurt dans l’explosion d’une bombe. Siegfried Hausner, Hanna Krabbe, Karl-Heinz Dellwo, Lutz Taufer et Bernhard Rössner sont arrêtés. Siegfried Hausner meurt le 4 mai de ses blessures. Le gouvernement de la RFA décide de ne plus négocier avec la RAF, comme il l’avait fait lors de l’enlèvement de Peter Lorenz.
  • 21 mai 197513: procès des principaux membres arrêtés de la RAF
  • 29 juin 1975 : mort en prison de Katharina Hammerschmidt faute de soin.
  • 13 septembre 1975 : mystérieux attentats à Hambourg (11 blessés). La RAF accuse la police d’en être à l’origine.
  • 9 mai 1976 : mort en prison d’Ulrike Meinhof. La version officielle conclut au suicide.
  • 30 mars-30 avril 1977 : grève de la faim des prisonniers de la RAF. Le gouvernement finit par céder et accepte la réunion des prisonniers.
  • 8 avril 1977 : assassinat de Siegfried Buback, procureur fédéral, de son chauffeur, Wolfgang Göbel, et de Georg Wurster14.
  • juin-juillet 1977 : début des poursuites contre l’avocat Klaus Croissant qui se réfugie en France.
  • 20 juillet 1977 : Hanna Krabbe, Karl-Heinz Dellwo, Lutz Taufer et Bernhard Rössner sont condamnés à deux fois la prison à vie.
  • 30 juillet 1977 : assassinat de Jürgen Ponto, directeur de la Dresdner Bank.
  • 8 août-2 novembre 1977 : à la suite de l’aggravation des conditions de détention, nouvelle grève de la faim des prisonniers de la RAF.
  • 30 août 1977 : arrestation de l’avocat Armin Newerla, proche de Klaus Croissant.
  • 5 septembre 1977 : enlèvement de Hanns Martin Schleyer, dirigeant du patronat allemand et ancien SS. Quatre personnes sont tuées. Il est abattu le 19 octobre.
  • 30 septembre 1977 : arrestation des avocats Klaus Croissant et Arndt Müller.
  • 13 octobre 1977 : détournement d’un avion de la Lufthansa par un commando palestinien du nom de « Martyr Halimeh », prenant en otages plus d’une centaine de passagers et détournant l’avion sur Mogadiscio demandant la libération de plusieurs prisonniers politiques dont ceux de la RAF. Trois des quatre preneurs d’otages sont abattus le 17 octobre.
  • 17-18 octobre 1977 : mort dans des conditions étranges de plusieurs prisonniers de la RAF en condition d’isolement total : Andreas Baader et Jan-Carl Raspe par arme à feu et Gudrun Ensslin par pendaison. Irmgard Möller est découverte le corps lacéré, mais survit de ses blessures. La version officielle conclut à un suicide, ce qui est contesté, en particulier par Irmgard Möller qui accuse l’État (les suicides auraient eu lieu au moment de l’assaut par la police de l’avion pris en otage15. Une commission internationale sera créée pour enquêter sur ces morts. Nouvelle grève de la faim16.
  • 12 novembre 1977 : mort par pendaison (suicide ?) d’Ingrid Schubert dans sa cellule.
  • 25 juin 1979 : tentative d’attentat contre le général Alexander Haig, commandant de SACEUR (OTAN).
  • 31 août 1981 : attaque du QG de l’US Air Force à Ramstein (Ramstein Air Base).
  • 15 septembre 1981 : tentative d’attentat contre le général américain Frederick Kroesen.

Troisième période

  • 30 décembre 1984 : attentat contre une radio militaire américaine et incendie des bureaux des services secrets militaires américains.
  • janvier 1985 : fusion avec Action directe17.
  • 1er février 1985 : assassinat d’Ernst Zimmerman, président de la BDLI (Union Nationale de l’Industrie de l’aéronautique, de l’espace et de l’armement) et de la MTU (Union des Moteurs et Turbines18.
  • 8 août 1985 : attentat contre un aéroport militaire américain (3 morts).
  • 9 juillet 1986 : assassinat de Karl Heinz Beckurts, président de la commission nucléaire, et de son chauffeur.
  • 8 septembre 1986 : attentat contre les bâtiments de la Sûreté de l’État.
  • 15 septembre 1986 : attentat contre une entreprise concevant des avions militaires.
  • 10 octobre 1986 : assassinat de Gerold von Braunmühl, directeur politique au Ministère des Affaires étrangères19.
  • 16 novembre 1986 : attentat au siège d’IBM.
  • 19 décembre 1986 : attentat contre une société de crédit au Tiers-monde.
  • 21 décembre 1986 : attaque de la fondation Friedrich-Ebert.
  • septembre 1988 : alliance avec les Brigades rouges20.
  • 20 septembre 1988 : tentative d’assassinat de Hans Tietmeyer, secrétaire d’État au ministère des Finances.
  • 1er février-12 mai 1989 : nouvelle grève de la faim.
  • 30 novembre 1989 : assassinat de Alfred Herrhausen, président de la Deutsche Bank.
  • juin 1990 : série d’arrestations (Susanne Albrecht, Christine Dümlein, Ralf-Baptist Friedrich, Werner Lotze, Silke Maier-Witt, Sigrid Sternebeck, Inge Viett et Wolgang Beer).
  • 27 juillet 1990 : agression de Neusel, secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur.
  • 14 février 1991 : mitraillage de l’ambassade américaine de Bonn.
  • 1er avril 1991 : assassinat à Düsseldorf de Detlev Karsten Rohwedder, directeur de la Treuhandanstalt.
  • 10 avril 1992 : la RAF décide d’arrêter les assassinats.
  • 30 mars 1993 : attentat contre un chantier de prison à Weiterstadt21
  • 27 juin 1993 : fusillade à Bad Kleinen, mort du policier du GSG-9, Michael Newrzella, et de Wolfgang Grams. Arrestation de Brigitte Hogefeld.
  • novembre 1993 : scission entre les prisonniers et la RAF.
  • 18 mars 1998 : auto-dissolution déclarée1.

Membres marquants

1re génération

2e génération

3e génération

Victimes

  • Norbert Schmid (policier, le 22 octobre 1971) (dans une fusillade avec de supposés membres de la RAF)
  • Herbert Schoner (policier, le 22 décembre 1972)
  • Hans Eckhardt (policier chargé de l’enquête contre la RAF, 3 mars 1972)
  • Paul A. Bloomquist (soldat américain, victime de l’attentat contre le QG du Ve Corps de l’armée américaine, le 11 mai 1972)22
  • Clyde R. Bonner (soldat américain, victime de l’attentat contre le QG européen des forces américaines, le 24 mai 1972)23
  • Ronald A. Woodwar (soldat américain, victime de l’attentat contre le QG européen des forces américaines, le 24 mai 1972)23
  • Charles L. Peck (soldat américain, victime de l’attentat contre le QG européen des forces américaines, le 24 mai 1972)23
  • Günter von Drenkmann, président de la chambre de justice de Berlin-ouest, abattu le 10 novembre 1974, en représailles à la mort en prison d’Holger Meins.
  • Andreas von Mirbach (attaché militaire de l’ambassade allemande à Stockholm, le 24 avril 1975)
  • Heinz Hillegaart (attaché economique de l’ambassade allemande à Stockholm, le 24 avril 1975)
  • Fritz Sippel (policier, 7 mai 1976)
  • Siegfried Buback (procureur général, le 7 avril 1977)
  • Wolfgang Göbel (chauffeur de Buback, le 7 avril 1977)
  • Georg Wurster (le 7 avril 1977)
  • Jürgen Ponto (directeur de la Dresdner Bank AG, le 30 juillet 1977)24
  • Heinz Marcisz (chauffeur, assassiné lors de l’enlèvement de Schleyer, le 5 septembre 1977)
  • Reinhold Brändle (policier(garde du corps ?)[réf. nécessaire], assassiné lors de l’enlèvement de Schleyer, le 5 septembre 1977)
  • Helmut Ulmer (policier(garde du corps ?)[réf. nécessaire], assassiné lors de l’enlèvement de Schleyer, le 5 septembre 1977)
  • Roland Pieler (policier(garde du corps ?)[réf. nécessaire], assassiné lors de l’enlèvement de Schleyer, le 5 septembre 1977)
  • Arie Kranenburg (policier hollandais, 22 septembre 1977)[réf. nécessaire]
  • Hans Martin Schleyer (président du patronat allemand, ancien nazi, le 19 octobre 1977)25
  • Hans-Wilhelm Hansen (policier, 24 septembre 1978)[réf. nécessaire]
  • Dionysius de Jong (douanier hollandais, le 1er novembre 1978)[réf. nécessaire]
  • Johannes Petrus Goemans (douanier hollandais, le 1er novembre 1978)[réf. nécessaire]
  • Edith Kletzhändler (femme au foyer, morte par balle lors d’un braquage à Zurich, le 19 novembre 1979)[réf. nécessaire]
  • Ernst Zimmerman (PDG de MTU Aero Engines, le 1er février 1985)26
  • Edward Pimental (soldat américain, le 8 août 1985)27
  • Frank Scarton (soldat américain, le 8 août 1985)27
  • Becky Jo Bristol (soldat américain, le 8 août 1985)27
  • Karl Heinz Beckurts (président de la commission nucléaire et dirigeant de Siemens, 9 juillet 1986)28
  • Eckerhand Gropplen (chauffeur de Beckurts, 9 juillet 1986)28
  • Gerold von Braunmühl (directeur politique au ministère des affaires étrangères, 10 octobre 1986)29
  • Alfred Herrhausen (directeur de la Deutsche Bank, le 30 novembre 1989)30
  • Detlev Karsten Rohwedder (directeur de la Treuhand, 1er avril 1991)31
  • Michael Newrzella (agent du GSG-9, le 21 juin 1993 à Bad Kleinen)

Filmographie

Notes et références

  1. a et b Communiqué : Pourquoi nous arrêtons (RAF, 1998) [archive]
  2. (fr) Das Konzept Stadtguerilla [archive], « Le concept de guérilla urbaine », tract de la Fraction armée rouge du 1er mai 1971, attribué à Ulrike Meinhof
  3. La thèse de l’accident fut admise par la justice. On apprit en 2009 que le policier, Karl-Heinz Kurras, était un agent de la Stasi. L’ombre de la Stasi sur les années de plomb [archive], Libération, 28 mai 2009
  4. a, b, c, d, e et f Cécile Calla, Terrorisme : l’Allemagne commémore les victimes de la RAF, Le Monde, 25 octobre 2007.
  5. a et b Cécile Calla, Nombreuses interrogations autour du rôle de la Stasi, Le Monde, 25 octobre 2007.
  6. Disparus depuis 1998, des terroristes de la RAF refont surface en Allemagne [archive], Annabelle Georgen, Slate.fr, 24 janvier 2016
  7. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne17.html [archive]
  8. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem13.html [archive]
  9. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne22.html [archive]
  10. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem14.html [archive]
  11. communiqué des prisonniers:http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem6.html [archive]
  12. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem10.html [archive]
  13. Thierry Vareilles, Encyclopédie du terrorisme international, éditions L’Harmattan, 2001, page ?
  14. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem15.html [archive]
  15. « Enterrement de la Bande à Baader » [archive] [vidéo], sur ina.fr
  16. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne21.html [archive]
  17. communiqué commun :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne10.html [archive]
  18. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne23.html [archive]
  19. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne6.html [archive]
  20. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne11.html [archive]
  21. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne14.html [archive]
  22. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197205110001 [archive]
  23. a, b et c http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197205240001 [archive]
  24. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197707300001 [archive]
  25. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197709050001 [archive]
  26. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198502010003 [archive]
  27. a, b et c http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198508080001 [archive]
  28. a et b http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198607090004 [archive]
  29. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198610100005 [archive]
  30. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198911300004 [archive]
  31. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=199104010004 [archive]

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Fraction Armée Rouge, La Bande à Baader ou la violence révolutionnaire, éditions Champ Libre, 1972
  • Anne Steiner et Loïc Debray, La Fraction Armée Rouge. Guérilla urbaine en Europe occidentale, Éditions Méridiens Klinsieck, 1987.
  • Anne Steiner et Loïc Debray, RAF. Guérilla urbaine en Europe occidentale, Éditions L’Échappée, 2006, (ISBN 2-915830-05-3).
  • Édouard Husson, « La « bande à Baader » ou la stratégie de la terreur », in L’Histoire, no 236, mars 2002, p. 44-47.
  • Eine Einführung in die Geschichte der Rote Armeee Fraktion (RAF), 1970-1996, Reihe Antifaschisticher texte, 1998.
  • Rote Armee Fraktion, Texte und Materialien zur Geschichte der RAF, ID-Archiv 1997.
  • Thomas Elsaesser, Terrorisme, mythes et représentations – la RAF de Fassbinder aux T-shirts Prada-Meinhof, essai avec le DVD du film L’Allemagne en Automne (1977-1978), film collectif de Alexander Kluge, Rainer Werner Fassbinder, Volker Schlöndorff, etc., Éditions Tausend Augen, 2005
  • Michel Deutsch, La décennie rouge – Une histoire allemande, Christian Bourgois, 2007, Théâtre
  • Fanny Bugnon, Les « amazones de la terreur ». Sur la violence politique des femmes, de la Fraction armée rouge à Action directe, Paris, Payot, 2015 (ISBN 9782228913140).

Articles connexes

Liens externes

 

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Brigades rouges

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(it) Brigate Rosse
(fr) Brigade rouges
BR
Image illustrative de l'article Brigades rouges

Idéologie Marxisme-léninisme
Objectifs Révolution prolétarienne
Statut Inactif
Fondation
Date de formation 20 octobre 1970
Fondé par Renato Curcio
Alberto Franceschini
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Actions
Mode opératoire Attentats, assassinats, jambisme
Victimes (morts, blessés) 415 morts[réf. nécessaire]
Zone d’opération Italie
Période d’activité 1970-1988, 1999-2003
Organisation
Chefs principaux Mario Moretti, Renato Curcio, Alberto Franceschini
Financement Banditisme révolutionnaire
Sanctuaire France
Groupe relié Sinistra proletaria, Lotta Continua, Potere Operaio, BR-PGPM, BR-PCC, BR-UCC
Répression
Considéré comme terroriste par Italie
modifier Consultez la documentation du modèle

Le nom de Brigades rouges (italien : Brigate Rosse, BR) désigne une organisation terroriste d’extrême gauche italienne, apparue durant les années de plomb. Les Brigades rouges ont commis de nombreux attentats et assassinats, notamment l’enlèvement et le meurtre, en 1978, de l’ancien chef du gouvernement italien Aldo Moro.

Sommaire

Histoire

220px-Flag_of_the_Brigate_Rosse.svg dans NEMROD34
Logo des Brigades rouges

En juillet 1970, le Collectif politique métropolitain (Collettivo Politico Metropolitano) se transforme en Sinistra proletaria (« Gauche Prolétarienne »). Peu de temps après apparaissent les Brigades rouges le 17 septembre 1970 lors de l’incendie de la voiture d’un cadre de Siemens1.

Renato Curcio et Alberto Franceschini fondent ce groupe à Reggio Emilia.

À leurs débuts, les Brigades rouges se distinguent d’autres groupes politiques d’extrême gauche (ou encore de la gauche extra-parlementaire), tels que Lotta Continua ou Potere Operaio, c’est-à-dire l’opéraïsme qui inspira en France le mouvement autonome. Ces groupes contestaient l’hégémonie du Parti communiste italien (PCI) sur le mouvement ouvrier et prétendaient le dépasser par la gauche. A contrario, les BR prétendent reprendre le combat « insurrectionnel » abandonné par le PCI à la fin de la guerre ; en effet la résistance armée anti-fasciste en Italie a combattu dans le nord les armées allemandes et les fascistes italiens de la république de Salo jusqu’à la « capitulation nazie » en mai 1945. Pour eux ce combat est « suspendu » et doit reprendre. La situation politique italienne des années 1960-1970 est l’occasion de reprendre le combat interrompu et de créer un « Parti communiste Combattant » ; en ce sens ils sont très éloignés de l’idéologie de groupes marqués par l’« Opéraïsme ».

Plusieurs affaires, s’inscrivant dans la stratégie de la tension, sont à l’origine du passage à la lutte armée des Brigades rouges, qui s’inscrit également dans un contexte géopolitique mondial, dont notamment l’effervescence du mouvement étudiant dans de nombreux pays (mai 68 français, Mexique, Argentine, États-Unis, etc.), lié à la contestation de la guerre du Viêt Nam, etc. L’attentat de la piazza Fontana, le 12 décembre 1969 (16 morts et 98 blessés), en marque le début. Un cheminot anarchiste, Giuseppe Pinelli, est à l’époque désigné par les autorités. Des militants néo-fascistes seront finalement mis en examen, en 1997 seulement ; ils seront relaxés en mars 2004 par la cour d’appel de Milan, au terme d’un verdict très controversé. En réaction à l’attentat de la piazza Fontana, de nombreux groupes italiens d’extrême gauche (dont le mouvement autonome) entrent en effervescence.

Devant l’échec des actions de propagande menées en milieu ouvrier, les Brigades rouges décident de concentrer leur action sur ce qu’ils appellent la « propagande armée »2 ou la « lutte armée »3 et les actions violentes (séquestrations, blessures par balles aux jambes – appelées « jambisations » –, assassinats) contre les « serviteurs de l’État » : policiers, magistrats, hommes politiques et journalistes.

Selon Alberto Franceschini, l’un des fondateurs du groupe, la mort de l’éditeur Giangiacomo Feltrinelli, le 15 mars 1972, les a laissés comme des « orphelins » et les a fait basculer dans l’action violente. Franceschini a également admis la participation des Brigades rouges dans l’attentat de l’ambassade des États-Unis à Athènes en Grèce, que Corrado Simioni aurait organisé.

En 1974, Alberto Franceschini et Renato Curcio, principaux fondateurs du groupe, sont arrêtés par le général Carlo Alberto Dalla Chiesa et condamnés à dix-huit ans de prison. À partir de cette date, on parle des Secondes Brigades Rouges, dirigées par Mario Moretti.

L’assassinat d’Aldo Moro

220px-Aldo_Moro3 dans Perversité
Aldo Moro filmé durant sa captivité

Les secondes Brigades rouges, dirigées par Mario Moretti, se sont principalement illustrées par l’enlèvement du président du parti de la Démocratie chrétienne, Aldo Moro, le 16 mars 1978, jour où Giulio Andreotti présentait devant les Chambres un gouvernement de « compromis historique » avec le Parti communiste (PCI), écarté du pouvoir depuis la crise de mai 1947. Aux élections de juin 1976 (it), le PCI avait obtenu plus de 34 % des voix, contre 38 % pour la DC, largement plus que toute autre force politique.

L’État italien refusa catégoriquement de négocier avec les Brigades rouges, qui visaient à atteindre une sorte de reconnaissance similaire à celle obtenue par l’OLP de Yasser Arafat comme mouvement insurrectionnel, ainsi que la libération de certains brigadistes incarcérés.

Après 55 jours de captivité, Aldo Moro fut assassiné par les BR de Moretti. Son corps fut retrouvé dans le coffre d’une automobile via Caetani, à mi-chemin des sièges de la DC et du PCI. Le chef du SISMI (les services secrets italiens) reçut par la suite un blâme pour son attitude de fermeté lors des négociations.

Le télégramme des Brigades rouges expédié après l’exécution d’Aldo Moro d’une balle dans la nuque qualifie ce meurtre de « conclusion d’une bataille ».

À l’époque, les Brigades rouges sont dénoncées par la totalité de la classe politique italienne et apparaissent comme définitivement isolées. Le monde syndical italien les condamne, notamment à la suite de l’assassinat du syndicaliste Guido Rossa le 24 janvier 1979, qui avait dénoncé un travailleur coupable d’avoir distribué des tracts des Brigades rouges.

Le contexte : l’Italie des « Années de plomb »

Pour faire face aux divers attentats, imputables aux deux extrêmes du champ politique qui marquent ces années de plomb, l’Italie adopte des lois d’exception. La loi Reale du 22 mai 1975 autorise la police à perquisitionner et arrêter une personne sans mandat du juge d’instruction, sur seul soupçon. Puis le décret-loi Cossiga du 15 décembre 1979 allonge la détention préventive pour les personnes soupçonnées d’acte terroriste et autorise les écoutes téléphoniques.

La loi Gozzini du 10 octobre 1986, puis la loi sur la « dissociation » du 18 février 1987, qui inaugure la figure du pentito (repenti ou collaborateur de justice) et les décrets-loi du 12 avril 1990 et du 22 décembre 1990, marqueront la fin de ces lois « spéciales », en réduisant la détention4.

Les années 1980

À partir de 1981, l’organisation va se diviser, entraînant l’apparition de plusieurs groupes revendiquant l’appellation Brigades rouges :

Malgré leur isolement sur la scène politique, les différentes BR continuent leurs campagnes d’attentats et d’assassinats. En 1981, les Brigades rouges assassinent Roberto Peci, frère de Patrizio Peci, collaboratore di giustizia (accusé passé aux aveux qui collabore avec la justice en échange d’une réduction de peine). Cette vengeance « transversale », qui rappelle les crimes de la Mafia, aura aussi des conséquences très graves pour les Brigades. En 1988, les BR-PCC s’allient à la Fraction armée rouge (RAF) de RFA.

En 1992, apparaissent les Noyaux communistes combattants pour la construction du Parti communiste combattant (NCC-PCC, Nuclei comunisti combattenti per la costruzione del Partito comunista combattente), proche des BR-PCC 1.

Une nouvelle génération de terroristes

Dans les années 1980, alors que la plupart des « brigadistes » de la première heure ont abandonné la lutte, une nouvelle génération continue de commettre sporadiquement des actions violentes. À la suite du démantèlement en 1989 de cette nouvelle bande, les Brigades rouges connaissent une période de sommeil avant de reprendre leurs actions à la fin des années 1990.

Le 1er juin 2005, cinq membres des « Nouvelles Brigades rouges », accusées d’avoir organisé l’assassinat en mars 2002 du professeur Marco Biagi, un consultant du gouvernement, sont condamnées à la perpétuité par la cour d’assises de Bologne. Les assassinats de Marco Biagi et de Massimo d’Antona, tué à Rome en 1999, avaient été revendiqués par les BR-PCC 7.

En février 2007, quinze terroristes présumés sont arrêtés dans le nord de l’Italie, alors qu’ils se préparaient selon la police à commettre des attentats et des assassinats. Le groupe se compose de jeunes recrues, mais également de vétérans du terrorisme, comme Alfredo Davanzo, réfugié en France durant plusieurs années et rentré clandestinement en Italie8. En octobre 2007, Cristoforo Piancone, un ancien membre des Brigades rouges passé en 2004 en régime de semi-liberté, est arrêté pour attaque de banque9.

Le 11 juin 2009, six personnes soupçonnées d’appartenir aux Nouvelles Brigades rouges sont arrêtées et accusées d’avoir projeté un attentat contre le sommet du G8 à L’Aquila (8 au 10 juillet 2009). Des armes sont saisies ainsi que les plans du système de vidéo-surveillance du sommet [réf. nécessaire].

Composition

Les Brigades rouges se composaient au minimum d’une cinquantaine de cadres et de nombreux soutiens actifs et passifs. En 1981, 1 523 terroristes proches ou membres des Brigades rouges étaient détenus en Italie. Selon Le Monde diplomatique, les prisons italiennes comptaient 4 000 détenus pour des affaires de « terrorisme » en 1980. Selon Alberto Franceschini, après son arrestation en 1974 ainsi que celle de la plupart des membres du groupe d’origine, les premières Brigades ont laissé la place à un second groupe plus dur. Franceschini a émis des réserves quant à la confiance à accorder à Mario Moretti.

La stratégie de la tension

Dès les années 1970, on parle dans les milieux d’extrême gauche d’une mystérieuse organisation secrète, financée par la CIA, qui aurait manipulé, voire infiltré, le groupe de Mario Moretti. Alberto Franceschini, le fondateur des Brigades rouges, maintiendra cette thèse dans ses mémoires, publiés en 2005 à sa sortie de prison. Depuis les révélations du premier ministre Giulio Andreotti le 24 octobre 1990, on sait alors qu’une telle organisation, appelée Gladio, a réellement existé. Un rapport parlementaire de 2000 dénonça la « stratégie de la tension » qui visait alors, par le biais d’attentats sous faux pavillon false flags, mis sur le dos de l’extrême gauche, à « empêcher le PCI et, dans une moindre mesure, le Parti socialiste italien, d’accéder au pouvoir ». Le contrôle effectif des Brigades rouges dans le cadre d’une stratégie de ce type n’a cependant jamais été prouvé.

Liens avec des services secrets et spéculations diverses

Il est avéré que l’Union soviétique apporta un soutien logistique aux Brigades rouges : plusieurs de leurs membres séjournèrent clandestinement en Tchécoslovaquie et y reçurent un entraînement ; une telle assistance impliquait nécessairement l’accord du gouvernement soviétique. Alberto Franceschini affirma être convaincu que Mario Moretti avait été un agent, soit de la CIA, soit du KGB10.

Selon Franceschini, Corrado Simioni aurait installé un groupe secret à l’intérieur des Brigades rouges, le « Superclan ». Franceschini a allégué que Simioni fonctionnait pour le compte de l’OTAN dans l’opération sous faux pavillon (false flag), citant la proposition insistante de celui-ci d’assassiner Junio Valerio Borghese en novembre 1970 ou d’autres agents de l’OTAN. Mario Moretti a alors pris la tête des Brigades rouges, et organisé en mars 1978 l’enlèvement d’Aldo Moro. Moretti est suspecté d’être un espion par Franceschini et Curcio.

Les thèses d’infiltration des Brigades rouges par certaines branches des services secrets italiens n’ont pas été confirmées à ce jour.

Fuites en France : la « doctrine Mitterrand »

Au cours des années 1980, de nombreux membres des Brigades rouges et d’autres groupes terroristes ont pu se réfugier en France en vertu de ce qu’il est convenu d’appeler la « doctrine Mitterrand » : sous réserve de ne pas se servir de leur refuge en France comme base arrière pour des actions violentes, ils avaient la garantie de ne pas être extradés. Cette doctrine ne concernait pas néanmoins les personnes coupables de crimes de sang, ainsi qu’il ressort d’une déclaration du président Mitterrand :

« Nous avons environ 300 Italiens réfugiés en France depuis 1976 et qui, depuis qu’ils sont chez nous, se sont « repentis » et auxquels notre police n’a rien à reprocher. Il y a aussi une trentaine d’Italiens qui sont dangereux mais ce sont des clandestins. Il faut donc d’abord les retrouver. Ensuite, ils ne seront extradés que s’il est démontré qu’ils ont commis des crimes de sang. Si les juges italiens nous envoient des dossiers sérieux prouvant qu’il y a eu crime de sang, et si la justice française donne un avis positif, alors nous accepterons l’extradition.(…) Nous sommes prêts à extrader ou à expulser à l’avenir les vrais criminels sur la base des dossiers sérieux. »

— compte-rendu d’un déjeuner de travail avec le président du conseil italien Bettino Craxi en 1985

Selon certains, la position de la France aurait contribué à apaiser la tension en Italie. La « doctrine Mitterrand » n’a cependant pas de valeur juridique sur le fond : ce que peut dire un président durant son mandat n’est pas une source de droit en France.

Il y eut seulement deux expulsions vers l’Afrique (Burundi) de militants italiens : le 9 mai 1985 deux réfugiés italiens : Enrico Fedele et Giovanni di Giuseppe (contrairement à l’ETA Basque que a beaucoup de plus militantes expulsés vers des pays africains)11[réf. insuffisante].

Toutefois, Sergio Tornaghi, membre de la colonne milanaise Walter Alasia (du nom d’un brigadiste abattu par la police)[réf. nécessaire], condamné par contumace à la prison à perpétuité pour « participation à bande armée » et « assassinat » et arrêté en France en 1998, a obtenu gain de cause devant la cour d’appel de Bordeaux. Celle-ci a refusé l’extradition en raison de la procédure italienne qui ne permettait pas à l’époque à un condamné par contumace d’être à nouveau jugé en cas de retour, comme le prévoit la Cour européenne des droits de l’homme.

En 2002, Paolo Persichetti, « brigadiste » non repenti12, condamné à 22 ans de prison pour participation à l’assassinat d’un général de l’aviation, qui enseignait la sociologie politique à l’université Paris VIII, est extradé en Italie. Voir notamment le récit de son extradition : Exil et Châtiment, paru aux éditions Textuel en 2005. Paris semble alors rompre avec l’engagement pris par François Mitterrand en 198513.

Bibliographie

  • Aldo Moro, Mon sang retombera sur vous. Lettres retrouvées d’un otage sacrifié, mars-mai 1978, Éditions Tallandier.
  • Gianfranco Sanguinetti, Du terrorisme et de l’État, la théorie et la pratique du terrorisme divulguées pour la première fois, traduit de l’italien par Jean-François Martos, Le Fin Mot de l’Histoire, 1980 (ISBN 2-903557-00-4)
  • Leonardo Sciascia, L’Affaire Moro, Grasset, 1978 (ISBN 2246006953)
  • Corrado Augias & Vladimiro Polchi, Aldo Moro. Une tragédie italienne (Pièce de théâtre).
  • Gianni Cipriani, Brigate rosse, la minaccia del nuovo terrorismo, Éditions Sperling & Kupfer (en italien).
  • Marco Baliani, Corpo di stato. Il delitto Moro, Milano, Rizzoli, 2003. Traduction française disponible dans le fonds de la maison Antoine Vitez
  • Amedeo Benedetti, Il linguaggio delle nuove Brigate Rosse, Genova, Erga, 2002 (ISBN 88-8163-292-6).

Ouvrages des anciens membres des Brigades rouges :

  • Renato Curcio, A Visage découvert, entretien avec Mario Scialoja, Lieu commun, 1993 (ISBN 2867051827)
  • Anna Laura Braghetti et Paola Tavella, Le Prisonnier, 55 jours avec Aldo Moro, Denoël, 1999
  • Alberto Franceschini, Brigades rouges : L’histoire secrète des BR racontée par leur fondateur, entretien avec Giovanni Fasanella, Éditions Panama, 2005 (ISBN 2755700203)
  • Paolo Persichetti, Exil et Châtiment : coulisses d’une extradition, Éditions Textuel, 2005 (ISBN 2845971435)
  • Enrico Fenzi, Armes et bagages. Journal d’un brigadiste, Éditions les Belles Lettres, janvier 2008

Filmographie

Notes et références

  1. a et b http://apa.online.free.fr/article.php3?id_article=227 [archive]
  2. Il richiamo alle prime Br: «La nostra scelta è la propaganda armata» [archive], Corriere della sera, 31 juillet 2002
  3. Comunicato n° 1 – Sequestro Mario Sossi [archive]
  4. Anne Schimel, Justice « de plomb » en Italie [archive], Le Monde diplomatique, avril 1998.
  5. Fabrizio Calvi et Olivier Schmidt, Intelligences secrètes. Annales de l’espionnage, Hachette, 1988, chap. V, p. 98
  6. Communiqué de formation [archive].
  7. « Cinq membres des Nouvelles Brigades rouges condamnés à la perpétuité » [archive], Le Monde, 1er juin 2005.
  8. « Le retour des Brigades rouges en Italie » [archive], Le Figaro, 14 février 2007.
  9. « Siena, ex Br preso dopo rapina in banca » [archive], Il Corriere della Sera, 2 octobre 2007.
  10. « Mario Moretti era un infiltrato, Cia e Kgb dietro il caso Moro » [archive], Il Corriere della Sera, 21 mai 2003.
  11. La memoire du plomb, Karl Laske, Stock, 2012.
  12. Chi ha paura di Paolo Persichetti? [archive], selon son ami Oreste Scalzone, Persichetti n’est « ni repenti ni dissocié »n, blog d’Oreste Scalazone, 27 juin 2005.
  13. Elio Comarin, Polémique autour de l’extradition d’un «brigadiste» repenti [archive], RFI.

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

 

Bilan des localisations de mon pirate en Italie et en Allemagne

En ajoutant aux localisations fournies par les adresses IP que j’ai conservées celles auxquelles renvoient les adresses de messageries et autres références contenues dans les messages électroniques par lesquels mon pirate m’a envoyé divers troyens au cours de l’année 2015, j’obtiens :

- en Italie : Schio et Padoue en Vénétie, et Turin dans le Piémont, trois villes de l’Italie du Nord se situant approximativement à hauteur de Grenoble, ou de Lyon pour la première, à proximité de l’Autriche et de la Slovénie pour les deux premières, de la Suisse et de la France pour la troisième;

- en Allemagne : Hürth et Bad Honnef dans le district de Cologne, à proximité de la Belgique et à hauteur de Liège, Bruxelles ou Lille, et Triberg et Bodnegg dans le Bade-Wurtemberg, dont la capitale est Stuttgart, à proximité de l’Autriche, de la Suisse et de la France, particulièrement Zurich, Mulhouse, Colmar et Strasbourg, ainsi que du Liechtenstein.

Sauf celles du district de Cologne, proches de la Belgique et des Pays-Bas, toutes ces villes entourent la Suisse et le Liechstenstein.

On remarquera par ailleurs que l’entreprise postale UPS, citée dans le message du 12 novembre 2008, a son principal site de transit européen à Cologne, ce qui rattache bien cette attaque de 2008 à celles de 2015.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cologne

Cologne

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Cologne
Köln
La cathédrale de Cologne et le pont Hohenzollern.
La cathédrale de Cologne et le pont Hohenzollern.
Blason de Cologne
Héraldique
Drapeau de Cologne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of North Rhine-Westphalia (state).svg Rhénanie-du-Nord-Westphalie
District
(Regierungsbezirk)
Cologne
Arrondissement
(Landkreis)
Cologne (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
86
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Henriette Reker
Partis au pouvoir SPD et CDU (Pas de majorité)
Code postal de 50441 à 51149
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
05 3 15 000
Indicatif téléphonique +49-221
Immatriculation K
Démographie
Population 1 057 327 hab.1 (31 déc. 2013)
Densité 2 610 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg dans Crime50° 56′ 33″ Nord 6° 57′ 32″ Est
Altitude Min. 37,5 m – Max. 118,04 m
Superficie 40 515 ha = 405,15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

Voir la carte topographique d'Allemagne

City locator 14.svg
Cologne
Liens
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Cologne (Köln en allemand, Kölle en kölsch) est une ville de l’ouest de l’Allemagne, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Avec environ un million d’habitants début 2014, Cologne est la plus grande ville du Land, devant Düsseldorf et Dortmund, et la quatrième ville d’Allemagne par sa population, derrière Berlin, Hambourg et Munich. Traversée par le Rhin, son agglomération de plus de deux millions d’habitants constitue le sud de l’aire métropolitaine Rhin-Ruhr, au cœur de la mégalopole européenne. La ville est notamment célèbre pour sa cathédrale, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, ainsi que pour l’eau de Cologne.

Fondée par les Romains, qui en firent la capitale de la province de Germanie inférieure, Cologne est la plus ancienne des grandes villes allemandes, ce dont témoigne un important patrimoine antique. Sa situation géographique favorable dans la vallée du Rhin en fait depuis le Moyen Âge un carrefour important en Europe. De tradition catholique, Cologne devient dès le XIVe siècle un important centre culturel grâce à son université – aujourd’hui parmi les plus anciennes au monde. Archevêché, membre de la Ligue hanséatique, elle acquiert le statut de Ville libre d’Empire en 1475. Annexée par la France de 1801 à 1815, puis sous domination prussienne, Cologne est occupée après la Première Guerre mondiale et est victime de 262 bombardements alliés entre 1940 et 1945. Après avoir perdu 95% de sa population, la ville est reconstruite et de nombreux bâtiments sont restaurés à l’identique.

À l’image de l’Allemagne de l’Ouest, la ville connaît un « miracle économique » (Wirtschaftswunder) et voit sa population s’accroître. Cologne accueille aujourd’hui de nombreux sièges sociaux d’entreprises, ainsi que des évènements d’ampleur internationale dans la Koelnmesse, comme les salons Gamescom et Photokina. Ville touristique, elle dispose d’un important patrimoine religieux (l’église Saint-Martin, les douze basiliques romanes) et de musées (le musée Ludwig, le Musée romain-germanique). Le pont Hohenzollern est en outre le pont ferroviaire le plus fréquenté d’Allemagne. Enfin, l’urbanisme de Cologne est en pleine mutation et comporte deux nouveaux quartiers issus d’une opération de rénovation urbaine et destinés à accueillir des entreprises dans les nouvelles technologies : MediaPark et Rheinauhafen – ce dernier étant en cours d’aménagement.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de Cologne.

Fondation et période antique

 dans Folie
Vestiges antiques, près de la cathédrale : portique latéral d’une porte romaine de la ville.

La ville doit son nom de Cologne à l’impératrice romaine Agrippine, épouse de l’empereur Claude, qui éleva son lieu de naissance au rang de colonie en l’an 50, sous le nom de Colonia Claudia Ara Agrippinensium. Les Romains y tenaient une garnison et des axes routiers (dont voies romaines) convergeaient vers un pont de bateaux sur lequel transitait un important commerce avec toutes les régions de la Germanie.

En raison de son importance stratégique sur le limes du Rhin et de la présence de l’armée — grande consommatrice de produits et de techniques — et de la clientèle germanique, l’endroit attira de nombreux marchands et devint un foyer d’artisanat et de commerce.

Centre militaire, la ville fut la résidence de l’empereur gaulois Postume de 260 à 268, et le lieu de l’usurpation éphémère de Silvanus en 355.

Les Romains introduisirent le christianisme à Cologne, qui devint siège épiscopal à partir du IVe siècle.

La ville garde quelques vestiges de son passé romain :

Moyen Âge et période moderne

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Cologne en 1499

Devenue siège épiscopal après sa conquête par les Francs, la ville reçoit les reliques des trois rois mages en 1164. Pour les accueillir, est fabriquée une châsse dorée et est construite la cathédrale qui couronne actuellement la ville ; elle fut commencée en 1248 et consacrée en septembre 1322. La dernière pierre est apportée à la tour sud, en présence de l’empereur Guillaume Ier, le 15 octobre 1880.

L’université de Cologne fut fondée en 1388 par la ville de Cologne et fut supprimée sous l’occupation française en 1798. Une nouvelle université de Cologne fut fondée en 1919 également par la ville de Cologne et est aujourd’hui une des plus importantes d’Allemagne.

L’archevêché de Cologne fut un des sept princes-électeurs de l’Empereur du Saint-Empire romain germanique depuis la Bulle d’or promulguée en 1356 par Charles IV. Membre de la ligue de la Hanse, elle acquit en 1475 le statut de Ville libre d’Empire.

Au XVIe siècle, le siège de l’archevêché fut disputé entre les partis catholiques et protestants donnant lieu à une guerre de 1583 à 1588, dénommée guerre de Cologne.

En 1794, les armées révolutionnaires françaises entrent dans la ville, qui devient trois ans plus tard chef-lieu de district du département Roer lors de la création de celui-ci au sein de la République cisrhénane. Cette dernière est annexée en 1801 à la république française et le restera jusqu’à la chute du Premier Empire en 1814. Durant ces vingt années, Cologne reçoit donc l’influence réformatrice française.

En 1815, le congrès de Vienne place la ville sous domination prussienne qui devient le chef-lieu de la province de Juliers-Clèves-Berg, avant de devenir en 1822, chef-lieu de district de la province rhénane.

Sous le Reich allemand, les forts « von Biehler » sont érigés en grand nombre en 1873 par Hans Alexis von Biehler, ainsi que la forteresse de ceinture de Cologne.

XXe siècle

220px-Koeln_1945 dans Luraghi
Cologne après les bombardements

Après la Première Guerre mondiale, la ville, comme toute le Rhénanie, est occupée par les forces Alliés durant les années 1920, notamment le British Army of the Rhine (« Armée britannique du Rhin »).

Durant la Seconde Guerre mondiale, le 30 mai 1942, les Alliés effectuent leur premier 1 000 Bombers’ Raid sur la ville.

C’est le début d’une offensive de trois ans sur les grandes villes allemandes. Selon le général Arthur Harris, il fallait briser le moral et le potentiel industriel de l’ennemi par des bombardements stratégiques massifs.

Les séries de raids destructeurs sur Cologne laisseront en 1945 la ville dans un état de grande ruine. La cathédrale reste debout, mais sa voute est détruite. Elle sera restaurée en 1950.

Chronologie historique

Cologne est la plus ancienne des grandes villes allemandes.

 dans NEMROD34
Le transept de la cathédrale de Cologne, vue nord depuis la gare.
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Cologne en avril 1945

Subdivision

220px-Cologne_panorama dans Politique
Panorama de Cologne

Cologne est subdivisée en 9 arrondissements municipaux (Stadtbezirke) et 86 quartiers (Stadtteile) :

  1. Innenstadt : Altstadt-Nord, Altstadt-Süd, Neustadt-Nord, Neustadt-Süd, Deutz
  2. Rodenkirchen : Bayenthal, Godorf, Hahnwald, Immendorf, Marienburg, Meschenich, Raderberg, Raderthal, Rodenkirchen, Rondorf, Sürth, Weiß, Zollstock
  3. Lindenthal : Braunsfeld, Junkersdorf, Klettenberg, Lindenthal, Lövenich, Müngersdorf, Sülz, Weiden, Widdersdorf
  4. Ehrenfeld : Bickendorf, Bocklemünd/Mengenich, Ehrenfeld, Neuehrenfeld, Ossendorf, Vogelsang
  5. Nippes : Bilderstöckchen, Longerich, Mauenheim, Niehl, Nippes, Riehl, Weidenpesch
  6. Chorweiler : Blumenberg, Chorweiler, Esch/Auweiler, Fühlingen, Heimersdorf, Lindweiler, Merkenich, Pesch, Roggendorf/Thenhoven, Seeberg, Volkhoven/Weiler, Worringen
  7. Porz : Eil, Elsdorf, Ensen, Finkenberg, Gremberghoven, Grengel, Langel, Libur, Lind, Poll, Porz, Urbach, Wahn, Wahnheide, Westhoven, Zündorf
  8. Kalk : Brück, Höhenberg, Humboldt/Gremberg, Kalk, Merheim, Neubrück, Ostheim, Rath/Heumar, Vingst
  9. Mülheim (anciennement Mülheim-am-Rhein) : Buchforst, Buchheim, Dellbrück, Dünnwald, Flittard, Höhenhaus, Holweide, Mülheim, Stammheim

Monuments et musées

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Église Grand St-Martin
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Maison Farina, Musée du Parfum
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Panorama urbain de Cologne

Les douze grandes basiliques romanes de Cologne

Cologne possède une remarquable série de douze grandes basiliques romanes de style rhénan, situées pour la plupart à l’extérieur de l’enceinte romaine (construite au Ier siècle ap. J.-C.), mais à l’intérieur de la plus grande enceinte médiévale (le Ring):

Dans le vocabulaire architectural, le terme basilique désigne une église sans transept. La basilique est la forme primitive et fondamentale du temple chrétien. À la différence de la basilique civile romaine, on y pénètre par le pignon (le petit côté).

Le carnaval de Cologne

Article détaillé : Carnaval de Cologne.

Le carnaval de Cologne est presque aussi ancien que la ville. On le qualifie de 8e merveille du monde ou la 5e saison, tant il est extraordinaire. Dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains célébraient en l’honneur de Dionysos et Saturne de joyeuses fêtes de printemps, où abondaient le vin, les femmes et les chants. Les Germains, quant à eux, fêtaient le solstice d’hiver. Plus tard, les Chrétiens reprirent ces coutumes païennes. Le début du carême précédant Pâques était célébré par le carnaval – carne vale signifiant « au revoir à la viande ! ».

Au Moyen Âge, les réjouissances carnavalesques, toujours accompagnées de déguisements insolites, revêtaient souvent des formes exacerbées, au grand dam du Conseil et de l’Église de la ville. Interdictions et arrêtés étaient d’un piètre secours ; la fête se déroulait dans un tumulte et une ivresse sans bornes. Outre le carnaval traditionnel qu’organise le Comité des fêtes depuis 1823, il en existe un autre qui s’est développé dans les années 1980 et qui, entre-temps, est devenu traditionnel.

220px-CologneSkylineAtNight
Cologne la nuit

Généralités

L’université de Cologne, fondée au XIVe siècle, reste une des plus importantes d’Allemagne avec environ 48 000 étudiants. La cathédrale de Cologne appartient au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La ville est assez cosmopolite : 17,4 % de sa population n’est pas de nationalité allemande. Environ 120 000 musulmans vivent à Cologne2. En 2007, la construction d’une mosquée de 2000 places dans le quartier d’Ehrenfeld suscite de nombreuses polémiques. Il y a aussi une importante minorité kurde.

Une des spécialités de Cologne est la « Kölsch », une sorte de bière blonde assez légère servie dans des verres étroits de 20 cl, parfois 30 cl. Le mot Kölsch désigne aussi le dialecte de la ville.

Une autre spécialité est l’eau de Cologne (Kölnisch Wasser).

Le 3 mars 2009, le bâtiment des archives municipales (construit en 1971) s’est effondré, entraînant la mort de deux personnes et la disparition de documents, comme des manuscrits du Xe siècle, des exemplaires originaux de partitions de Jacques Offenbach et Richard Wagner, ainsi que des originaux de l’écrivain Heinrich Böll.

Économie

De nombreuses entreprises siègent à Cologne, notamment dans :

  • L’aéronautique, avec l’Agence européenne de la sécurité aérienne
  • l’automobile avec la division européenne du constructeur automobile américain Ford, la division sportive Toyota team Europe, chargée de la mise au point des véhicules de compétition (rallye, Formule 1), le fabricant allemand de moteurs et de machines Deutz AG, et l’équipementier japonais Yazaki, qui y possède son siège européen
  • l’audiovisuel avec les chaînes de télévision RTL Television, WDR, VOX, Super RTL, N-tv et des éditions de musique (p.ex. EMI Group)
  • l’informatique, avec Microsoft ; Electronic Arts, siège allemand
  • le transport, avec la compagnie aérienne Lufthansa, ainsi que l’entreprise postale UPS y a son principal site de transit européen.
  • l’agroalimentaire, avec Intersnack.
  • Édition de livres d’art : TASCHEN
  • Studio Action Concept pour la série Alerte Cobra (Alarm für Cobra 11)

Transports

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La gare centrale vue du ciel

Cologne est très bien desservie par les transports publics avec un réseau dense de métro léger.

Cologne possède plusieurs gares:

Cologne a également un service de train Thalys pour se connecter à des villes dans différents pays tels que Bruxelles et Paris.

Pour le transport aérien, Cologne possède un aéroport : l’Aéroport Konrad Adenauer. Le transport, avec la compagnie aérienne Lufthansa, ainsi que l’entreprise postale UPS y a son principal site de transit européen.

La ville de Cologne possède un boulevard périphérique. Celui-ci a été posé au cours de la fin du XIXe siècle et au début du XXe il est aujourd’hui encore complété et élargi. Son développement est issu des travaux d’architectes et de designers urbains tels que Karl Henrici, Josef Stübben et Fritz Schumacher.

Culture

Musique classique

Cologne possède plusieurs orchestres de renom :

Théâtre

Sport

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La Lanxess Arena, l’antre du Kölner Haie
Club Sport Fondé en Ligue Stade Entraîneur
1. FC Cologne Football 1948 1. Bundesliga RheinEnergieStadion Peter Stöger
SC Fortuna Cologne Football 1948 Verbandsliga Mittelrhein Südstadion Matthias Mink
SC Brück Viktoria Cologne Football 1994 Oberliga Nordrhein Flughafenstadion Höhenberg Thomas Klimmeck
Kölner Haie Hockey sur glace 1972 DEL Lanxess Arena Bill Stewart
Falcons de Cologne Football Américain 1995 GFL
Crocodiles de Cologne Football Américain 1980

Personnalités de Cologne

Jumelages

Cologne est jumelée avec :

Notes et références

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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Bade-Wurtemberg

Bade-Wurtemberg

 

État du Bade-Wurtemberg
Bundesland Baden-Württemberg
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Localisation du Bade-Wurtemberg (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne
Localisation du Bade-Wurtemberg (en vert foncé) à l’intérieur de l’Allemagne
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Capitale Stuttgart
Ministre-président Winfried Kretschmann (Grüne)
ISO 3166-2 DE-BW
Démographie
Population 10 673 000 hab. (30/06/14)
Densité 299 hab./km2
Rang 3e
PIB (2010)PIB/hab. 361,700 Md € (3e)33 900 € (5e)
Géographie
Superficie 3 575 146 ha = 35 751,46 km2
Rang 3e
Politique
Parti(s) au pouvoir Verts-SPD
Landtag
CDU
Grünen
SPD
FDP/DVP
Total
60
36
35
7
138
Nombre de voix
au Bundesrat
6
Liens
Site web baden-wuerttemberg.de
modifier Consultez la documentation du modèle
250px-Schwarzwald_1
La Forêt Noire

Le Bade-Wurtemberg (en allemand Baden-Württemberg (ˈbaːdən ˈvʏʁtəmˌbɛʁk)) est l’un des länder (États) composant l’Allemagne. Il est parfois aussi appelé Pays de Bade en français (uniquement dans sa partie occidentale, correspondant à l’ancien Grand-duché de Bade).

Le Bade-Wurtemberg est par son importance démographique et économique le troisième land d’Allemagne.

Sa capitale est Stuttgart, ville la plus peuplée et économiquement la plus importante.

Les lieux touristiques les plus connus sont la Forêt-Noire (Schwarzwald), le lac de Constance (Bodensee), le Jura souabe (Schwäbische Alb), le cloître de Maulbronn et les villes de Heidelberg, Stuttgart, Karlsruhe, Fribourg-en-Brisgau, Baden-Baden, Tübingen, Ulm et Constance.

Le Bade-Wurtemberg est limitrophe de la France et de la Suisse. En Allemagne même, il est limitrophe des länder de Rhénanie-Palatinat, de Hesse et de Bavière.

Outre la métropole que constitue Stuttgart, les régions d’« Ulm/Neu-Ulm (Bavière) », de « Mannheim/Heidelberg/Ludwigshafen (Rhénanie-Palatinat) » et la région transfrontalière de Bâle ont également une influence économique considérable.

Sommaire

Histoire

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Le land de Bade-Wurtemberg a été créé en 1952, succédant aux anciens länder d’après-guerre de Bade, de Wurtemberg-Bade, et de Wurtemberg-Hohenzollern eux-mêmes successeurs du :

Principales villes

Liste des villes du Bade-Wurtemberg, avec la population de 2013 pour les 11 premières et de 2008 pour les suivantes :

  1. Stuttgart (604 297)
  2. Karlsruhe (299 103)
  3. Mannheim (296 690)
  4. Fribourg-en-Brisgau (en allemand : Freiburg im Breisgau; 220 286)
  5. Heidelberg (152 113)
  6. Ulm (119 218)
  7. Heilbronn (118 122)
  8. Pforzheim (117 754)
  9. Reutlingen (111 357)
  10. Ludwigsbourg (en allemand : Ludwigsburg ; 89 639)
  11. Esslingen (89 242)
  12. Tübingen (83 310)
  13. Villingen-Schwenningen (81 921)
  14. Constance (en allemand : Konstanz ; 80 980)
  15. Aalen (67 125)
  16. Schwäbisch Gmünd (61 391)
  17. Sindelfingen (61 241)
  18. Offenbourg (en allemand : Offenburg ; 58 769)
  19. Friedrichshafen (58 058)
  20. Göppingen (57 836)
  21. Baden-Baden (54 454)
  22. Waiblingen (52 926)
  23. Heidenheim an der Brenz (49 784)
  24. Ravensburg (49 073)
  25. Rastatt (47 710)
  26. Lörrach (46 860)
  27. Albstadt (46 677)
  28. Böblingen (46 322)
  29. Leonberg (45 535)
  30. Singen (45 420)
  31. Fellbach (44 010)
  32. Filderstadt (43 731)
  33. Lahr/Schwarzwald (43 683)
  34. Weinheim (43 272)
  35. Bruchsal (42 911)
  36. Rottenburg am Neckar (42 899)
  37. Scheer (42 832)
  38. Bietigheim-Bissingen (42 022)
  39. Nürtingen (40 552)
  40. Kirchheim unter Teck (39 923)
  41. Schorndorf (39 323)
  42. Ettlingen (38 987)
  43. Leinfelden-Echterdingen (37 055)
  44. Schwäbisch Hall (36 660)
  45. Backnang (35 666)
  46. Sinsheim (35 366)
  47. Tuttlingen (34 960)
  48. Balingen (34 338)
  49. Kehl (34 330)
  50. Ostfildern (33 714)
  51. Crailsheim (32 439)
  52. Biberach an der Riß (32 270)
  53. Rheinfelden (32 191)
  54. Herrenberg (31 235)
  55. Kornwestheim (30 689)
  56. Radolfzell am Bodensee (30 187)
  57. Gaggenau (29 769)
  58. Weil-am-Rhein (29 461)
  59. Bühl (29 387)
  60. Vaihingen an der Enz (28 898)
  61. Bretten (27 997)
  62. Winnenden (27 877)
  63. Geislingen an der Steige (27 763)
  64. Neckarsulm (27 378)
  65. Wangen im Allgäu (27 075)
  66. Leimen (27 031)
  67. Weinstadt (26 253)
  68. Mühlacker (26 236)
  69. Wiesloch (26 122)
  70. Horb am Neckar (26 116)
  71. Emmendingen (26 110)
  72. Ehingen (25 931)
  73. Rottweil (25 701)
  74. Ellwangen (25 250)
  75. Mosbach (25 197)
  76. Wertheim (24 553)
  77. Achern (24 527)
  78. Ditzingen (24 215)
  79. Freudenstadt (23 888)
  80. Calw (23 837)
  81. Weingarten (23 607)
  82. Öhringen (23 014)
  83. Stutensee (22 938)
  84. Nagold (22 910)
  85. Waldshut-Tiengen (22 619)
  86. Bad Mergentheim (22 446)
  87. Remseck am Neckar (22 437)
  88. Schwetzingen (22 403)
  89. Leutkirch im Allgäu (22 401)
  90. Schramberg (22 093)
  91. Metzingen (21 889)
  92. Donaueschingen (21 434)
  93. Überlingen (21 397)
  94. Eppingen (21 127)
  95. Hockenheim (20 758)
  96. Bad Rappenau (20 715)
  97. Eislingen/Fils (20 509)
  98. Rheinstetten (20 427)
  99. Oberkirch (20 334)
  100. Waldkirch (20 275)
  101. Giengen an der Brenz (20 260)
  102. Waghäusel (20 000)
  103. Baiersbronn (16 223)
  104. Trossingen (15 072)
  105. Gernsbach (14 637)
  106. Münsingen (14 500)
  107. Durmersheim (12 049)
  108. Mengen (10 175)

Économie

260px-Bodensee_Weinbau_Birnau
Le lac de Constance

Le Bade-Wurtemberg compte parmi les régions économiquement les plus compétitives en Europe. C’est un centre d’industrie automobile (Daimler, Porsche, Robert Bosch GmbH, Audi, Mercedes-Benz) avec des sites à Stuttgart, Sindelfingen, Neckarsulm, Mannheim, Rastatt, Gaggenau et Ulm. De nombreuses entreprises de l’industrie de constructions mécaniques y sont implantées (Festo, Voith, Liebherr, Trumpf, Heidelberger Druckmaschinen). La mécanique de précision, en particulier l’horlogerie, y existe de longue date (Junghans) ; plus récemment, des entreprises de production d’électronique grand public se sont implantées (SABA, Dual). Le Bade-Wurtemberg a longtemps été un haut lieu de l’industrie textile, qui y conserve aujourd’hui encore une certaine importance (Hugo Boss, Trigema, Steiff). À Karlsruhe se trouve la plus importante raffinerie d’Allemagne. Le siège social de l’entreprise SAP AG, premier fournisseur européen de logiciels est situé à Walldorf.

Le taux de chômage de 4,2 % (avril 2011) est l’un des plus faibles d’Allemagne. Seule la Bavière a un chômage plus bas avec 3,9 %1. Les exportations du land représentent environ 10 000 € par habitant. Dans l’UE, le Bade-Wurtemberg fait partie des régions les plus riches : en 2010 le PIB de Bade-Wurtemberg est de 361,8 Mio € (14,5% du PIB allemand), soit environ 33 651 € par habitant2 (Allemagne : 27 300 € ; UE : 2 360 €)3.

Le Bade-Wurtemberg compte deux centrales nucléaires en activité, la centrale nucléaire de Philippsburg et la centrale nucléaire de Neckarwestheim. La centrale nucléaire de Obrigheim a été mise hors-service en 2005.

La Forêt Noire et la région du lac de Constance sont des destinations touristiques importantes.

L’Europa Park, situé à Rust dans le Bade-Wurtemberg est également très prisé des touristes venant de toute l’Europe, le parc d’attractions est le 2e en Europe en termes de fréquentation, c’est le plus grand du continent de par sa superficie.

Patrimoine naturel et architectural

Subdivisions

300px-BW-Landkreise
Carte des 35 arrondissements et 9 villes-arrondissements du Bade-Wurtemberg

Le Bade-Wurtemberg est divisé en 4 districts (Regierungsbezirke) appelés également circonscriptions ou régions administratives, eux-mêmes subdivisés en 12 régions (Regionen), qui regroupent 35 arrondissements (Landkreise) et 9 municipalités non intégrées à un arrondissement, constituant donc un arrondissement à elles-seules, appelées villes-arrondissements (kreisfreie Städte).

Districts (Regierungsbezirke)

Les 4 districts du Bade-Wurtemberg :

Arrondissements (Landkreise) et Ville-arrondissements (kreisfreie Städte)

Les 9 villes-arrondissements (kreisfreie Städte) du Bade-Wurtemberg :

Les 35 arrondissements (Landkreise) du Bade-Wurtemberg :

Confessions

  • Chrétienne : 71,6 % (7,6 millions, dont 4 millions de catholiques et 3,6 millions de protestants)
  • Musulmane : 5,6 % (600 000)
  • Bouddhiste : 0,23 % (25 000)
  • Hindouiste : 0,14 % (15 000)
  • Juive : 0,08 % (9 000)
  • Sans ou autres : 22,3 % (2,4 millions)

Blasonnement

En raison de sa création récente, le land de Bade-Wurtemberg ne dispose pas d’armes « historiques », contrairement à sa voisine la Bavière.

  • Armes du grand-duché de Bade : D’or à la bande de gueules.
  • Armes du royaume de Wurtemberg : D’or à trois demi-ramures de cerf posées en fasce, l’une sur l’autre.

Notes et références

  1. Arbeitslosenquote im April 2011 [archive] (site de l’Agence allemande pour l’emploi, consulté le 10 mai 2011).
  2. Bruttoinlandsprodukt je Einwohner » [archive] (site du Statistisches Landesamt Baden-Württemberg, consulté le 10 mai 2011).
  3. Das Bruttoinlandsprodukt pro Kopf (in Euro) [archive] (site du Centrum für Europäische Politik, consulté le 10 mai 2011).

Liens externes

 

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Stuttgart

Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville allemande. Pour les autres villes portant ce nom, voir Stuttgart (homonymie).
Stuttgart
Stutgard
Image illustrative de l'article Stuttgart
Blason de Stuttgart
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of Baden-Württemberg.svg Bade-Wurtemberg
District
(Regierungsbezirk)
Stuttgart
Arrondissement
(Landkreis)
Stuttgart (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
23 arrondissements municipaux dont 152 quartiers
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Fritz Kuhn
Partis au pouvoir Alliance 90 / Les Verts
Code postal de 70173 à 70619
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
08 1 11 000
Indicatif téléphonique +49-711
Immatriculation S
Démographie
Population 604 297 hab. (31 décembre 20131)
Densité 2 914 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg48° 46′ 36″ Nord 9° 10′ 40″ Est
Altitude 260 m
Superficie 20 736 ha = 207,36 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

Voir la carte topographique d'Allemagne

City locator 14.svg
Stuttgart
Liens
Site web stuttgart.de
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Stuttgart (prononcé en allemand : [ˈʃtʊtɡaʁt] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, anciennement Stutgard en français2) est la capitale du Land de Bade-Wurtemberg, au sud de l’Allemagne. Sixième plus grande ville d’Allemagne, Stuttgart a une population de 613 392 habitants (recensement de décembre 20111) tandis que l’aire urbaine autour de la ville en compte 5,3 millions (2008)3.

La ville se trouve au centre d’une région très peuplée et est entourée d’une couronne de petites villes. Cette zone urbaine intérieure appelée « région de Stuttgart » a une population de 2,7 millions d’habitants4, faisant du « Grand Stuttgart » la quatrième plus grande ville-région en Allemagne après la Ruhr, Francfort-sur-le-Main et Berlin.

Stuttgart se trouve sur une série de collines, de vallées et de parcs — fait inhabituel pour les villes allemandes5 et souvent cause de surprise pour les visiteurs qui associent principalement la ville avec sa réputation industrielle de « berceau de l’automobile ».

Stuttgart a le statut de Stadtkreis, ce qui fait d’elle une aire urbaine auto-administrée. La ville est également le siège du parlement régional et du conseil local.

La devise de la ville est « Stuttgart est plus » – pour les touristes et les affaires, Stuttgart se décrit elle-même comme « Standort Zukunft », traduit par la mairie en « Lorsque les affaires rencontrent le futur ». En 2007, le bourgmestre a présenté Stuttgart aux investisseurs étrangers comme « la puissance créatrice de l’Allemagne ». Avec les plans actuels visant à améliorer les liaisons de transport aux infrastructures internationales (dans le cadre du projet Stuttgart 21), la ville a dévoilé un nouveau logo et un slogan en mars 2008, se décrivant comme Das neue Herz Europas (« Le nouveau cœur de l’Europe »)6.

Stuttgart est parfois surnommée la Schwabenmetropole7 (métropole souabe8), une référence au dialecte souabe parlé par les autochtones.

Sommaire

Nom et armoiries

170px-Coat_of_arms_of_Stuttgart.svg
Le blason de Stuttgart.

Le blason de Stuttgart montre une jument noire qui se tient sur ses pattes arrière sur un fond jaune. Il a été utilisé pour la première fois dans sa forme actuelle en 1938. Avant cette date, différents modèles et couleurs ont été utilisés, souvent avec deux chevaux. Les armes parlantes du blason reflètent l’origine du nom « Stuttgart ». Le nom dans le vieux haut-allemand était « stuotgarten », avec « stuot » qui signifie la jument. Le terme du vieux haut-allemand « garten » fait quant à lui référence à l’importante étendue de la zone où a eu lieu le peuplement initial9. Le centre du logo de la société automobile Porsche présente une version modifiée des armoiries de Stuttgart10.

Géographie

Généralités

Stuttgart est traversée par la rivière Neckar, dans une région caractérisée par de nombreuses collines.

La ville couvre une superficie de 207 km2. L’altitude varie de 207 m au-dessus du niveau de la mer sur la rivière Neckar à 549 m sur la colline de Bernhartshöhe. En conséquence, il y a plus de 400 escaliers autour de la ville (appelés Stäffele en dialecte local), soit l’équivalent d’environ 20 kilomètres. Beaucoup proviennent de l’époque où des vignes étaient alignées sur toute la vallée. Même aujourd’hui, il y a des vignes à moins de 500 mètres de la gare.

700px-Stuttgart_Panorama_2007
Panorama de Stuttgart depuis le Sud-Est.

Divisions administratives

La ville est divisée en 23 quartiers (Stadtbezirke) ayant chacun un code postal différent mais considérés comme faisant administrativement partie de la ville de Stuttgart. La plupart des quartiers ont cependant, en tant qu’anciennes communes indépendantes, une identité et une histoire bien à eux.

  • 5 au centre-ville (Innere Stadtbezirke):
    • Stuttgart-Mitte
    • Stuttgart-Nord
    • Stuttgart-Ost
    • Stuttgart-Süd
    • Stuttgart-West
  • 18 en périphérie (Äußere Stadtbezirke):
    • Stuttgart-Bad Cannstatt
    • Stuttgart-Birkach
    • Stuttgart-Botnang
    • Stuttgart-Degerloch
    • Stuttgart-Feuerbach
    • Stuttgart-Hedelfingen
    • Stuttgart-Möhringen
    • Stuttgart-Mühlhausen
    • Stuttgart-Münster
    • Stuttgart-Obertürkheim
    • Stuttgart-Plieningen
    • Stuttgart-Rotenberg
    • Stuttgart-Sillenbuch
    • Stuttgart-Stammheim
    • Stuttgart-Untertürkheim
    • Stuttgart-Vaihingen
    • Stuttgart-Wangen
    • Stuttgart-Weilimdorf
    • Stuttgart-Zuffenhausen.

Chaque quartier peut-être divisé en un ou plusieurs sous-quartiers.

Climat

220px-German_Climate_Stuttgart
Graphique climatique de Stuttgart

Le climat de Stuttgart de type continental. Durant les mois d’été, la position de la ville à proximité des collines du Jura souabe et de la Forêt-Noire apparaît comme un bouclier contre les phénomènes météorologiques violents. Cependant, la ville peut également subir des orages pendant l’été et des périodes de plusieurs jours de neige en hiver. Le centre de la ville, appelé par les habitants locaux le « Kessel » (la cuvette), connaît plus de chaleur en été et moins de neige en hiver que les banlieues. Située au centre du continent européen, Stuttgart peut connaître de très grandes différences de températures entre le jour et la nuit et entre l’été et l’hiver. En moyenne, Stuttgart bénéficie de 1693 heures d’ensoleillement par an, de 665 mm de précipitations annuelles et d’une température sur l’année de 9,4 ℃1.

Les hivers durent du mois de décembre à mars. Le mois le plus froid est janvier, avec une température moyenne de 0 ℃. La couverture de neige a tendance à ne pas durer plus de quelques jours, même si elle a duré une paire de semaines en 2004. Les étés sont chauds avec une température moyenne de 20 ℃ durant les plus chauds mois de juillet et d’août. Les étés durent de mai à septembre.

Le climat de Stuttgart est de type continental, cela se traduit donc par des hivers pouvant être rudes et le thermomètre tourne autour de 0 ℃. Les étés sont relativement chauds avec une température légèrement inférieure à 20 ℃.

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures moyennes maximales (℃) 3 4 9 12 17 20,5 23 23 19 14 8 4 13
Températures moyennes minimales (℃) -3 -3 0,5 3 7 10,5 13 12 8 5 0,5 -2 4
Températures moyennes (℃) 0 1 5 8 13 15,5 18 18 14,5 9,5 4 1,5 9
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 48 46 43 61 86 86 74 86 58 46 46 51 734
Climat de Stuttgart – Source : Weatherbase11

Histoire

Avant le XIXe siècle

Bilan des localisations de mon pirate en Italie et en Allemagne dans Action Directe
Le Altes Schloss (Vieux Château) datant de 950

Le premier habitat connu de Stuttgart date de la fin du Ier siècle avec l’établissement d’un fort romain dans le quartier moderne de Cannstatt, sur les rives de la Neckar. Au début du IIIe siècle, les Romains ont été repoussés par les Alamans derrière le Rhin et le Danube. Même si on ne sait rien à propos de Cannstatt au cours de la période des grandes invasions, on estime que la région est resté habitée comme cela est mentionné dans les archives de l’abbaye de Saint-Gall remontant à 700 ap. J.-C.12

Stuttgart en elle-même fut probablement fondée vers 950 ap. J.-C., peu avant la bataille du Lechfeld par le duc Ludolphe de Souabe, l’un des fils de l’empereur Otton Ier du Saint-Empire. La ville était utilisée pour l’élevage de chevaux de cavalerie dans les prairies fertiles au centre de la ville d’aujourd’hui, bien que de récentes fouilles archéologiques indiquent que cette zone était déjà la terre des agriculteurs mérovingiens13.

Un don au registre de l’abbaye de Hirsau en date d’environ 1160 fait état d’un « Hugo de Stuokarten », confirmant l’existence de la ville de Stuttgart.

220px-Neues_Schloss_Stuttgart
Le Neue Schloss (Nouveau Château) fut construit entre 1746 et 1807.

Entre cette époque et le XIVe siècle, Stuttgart était la propriété de la margrave de Bade et les villes de Backnang et Besigheim.

Autour de 1300, Stuttgart est devenue la résidence des comtes de Wurtemberg, qui en ont fait la capitale de leur territoire (Territorialstaat). Stuttgart a été élevée au rang de ville en 1321 quand elle est devenue la résidence royale officielle. Le territoire autour de Stuttgart fut appelé comté de Wurtemberg, avant que les comtes soient élevés au rang de ducs en 1495, par l’empereur. Stuttgart est alors devenue la capitale du duché et la résidence ducale.

Le nom Wurtemberg provient d’une colline escarpée à Stuttgart, anciennement connue sous le nom de Wirtemberg.

Au XVIIIe siècle, Stuttgart céda temporairement son statut de résidence après que Eberhard-Louis eut fondé Ludwigsbourg, au nord de la Stuttgart. En 1775, Charles II demande à ce que la résidence retourne à Stuttgart, en ordonnant la construction du Nouveau Château.

XIXe et XXe siècles

En 1803, Stuttgart a été proclamée capitale de l’électorat de Wurtemberg (jugé par un prince-électeur) jusqu’à l’éclatement par Napoléon Bonaparte du Saint-Empire romain germanique en 1805, date à laquelle Stuttgart est alors devenue capitale du royaume de Wurtemberg. La résidence royale a été étendue sous Frédéric Ier, bien que beaucoup des bâtiments les plus importants de Stuttgart – y compris la Staatsgalerie, la Villa Berg et le Königsbau – ont été construits sous le règne du roi Guillaume Ier14.

220px-Stuttgart_alte_staatsgalerie
Alte Staatsgallerie, construite sous Guillaume Ier

Le développement de la ville de Stuttgart a été entravé durant le XIXe siècle de par son emplacement. Ce n’est qu’avec l’ouverture de la gare en 1846 que la ville a connu une renaissance économique. La population de l’époque était d’environ 50 000 habitants15.

Au cours de la révolution de Mars, un parlement pangermanique national démocratique (Parlement de Francfort) a été créé à Francfort, afin de surmonter la division de l’Allemagne. Après de longues discussions, le Parlement a décidé d’offrir le titre d’empereur allemand au roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse. Comme le mouvement démocratique est devenu plus faible, les princes allemands ont regagné le contrôle de leurs états indépendants. Finalement, le roi de Prusse a refusé les demandes des révolutionnaires. Les membres du Parlement ont été chassés de Francfort et les membres les plus radicaux (qui voulaient établir une république) ont fui vers Stuttgart. Un peu plus tard, ce parlement fut dissous par les militaires de Wurtemberg16.

En 1871, Stuttgart comptait 91 000 habitants. En ce temps, Gottlieb Daimler inventa l’automobile dans un petit atelier de Cannstatt et la population a alors augmenté rapidement à 176 000 habitants17. Cette même année, Wurtemberg rejoint, en tant que royaume autonome, l’Empire allemand créé par Otto von Bismarck, au cours de l’unification de l’Allemagne.

À la fin de la Première Guerre mondiale, la monarchie de Wurtemberg s’est effondrée : Guillaume II a refusé la couronne – mais a également refusé d’abdiquer – sous la pression des révolutionnaires qui ont envahi le palais Wilhelm18. L’État libre de Wurtemberg a été créé en tant que partie de la République de Weimar. Stuttgart a alors été proclamée capitale de l’État libre.

En 1920, Stuttgart est devenue le siège du gouvernement national allemand (après la fuite de l’administration de Berlin, voir Putsch de Kapp).

Sous le régime nazi, Stuttgart a commencé l’expulsion de ses habitants juifs en 1939. Près de 60 % de la population juive allemande avait fui au moment des restrictions sur leur liberté de mouvement qui leur ont été imposées le 1er octobre 1941, date à laquelle les juifs vivant dans le Wurtemberg ont été contraints de vivre dans des « appartements juifs ». Le 1er décembre 1941, la première expulsion en train a été organisé vers Riga. Seulement 180 juifs du Wurtemberg retenus dans les camps de concentration ont survécu12.

220px-Stuttgart_Rathaus_Marktplatz_1907
La mairie de Stuttgart en 1907. Tout, sauf l’arrière du bâtiment, a été détruit par les bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, les troupes blindées françaises commandées par De Lattre de Tassigny ont enfoncé les panzers allemands et sont arrivées sous les murs de Stuttgart. La signature de l’Armistice en 1940 ont livré ces troupes françaises, pourtant victorieuses, aux Allemands mais De Lattre a pu s’enfuir à vélo pour rallier la France.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le centre de Stuttgart a été presque entièrement détruit par les raids aériens alliés. La plupart des bombardements les plus graves ont eu lieu en 1944, aux commandes des bombardiers anglo-américains. Le plus lourd a eu lieu le 12 septembre 1944, quand la Royal Air Force a bombardé la vieille ville de Stuttgart, avec plus de 184 000 bombes et 75 blockbusters. Plus de 1 000 personnes ont péri dans les incendies. Au total, Stuttgart a été soumis à 53 raids de bombardements, entraînant la destruction de 68 % de tous les bâtiments et la mort de 4 477 personnes.

En 1945, les forces alliées ont occupé l’Allemagne, l’armée française ayant occupé la ville de Stuttgart jusqu’à ce qu’elle tombe dans la zone d’occupation militaire américaine. L’un des premiers concepts du plan Marshall était destiné à soutenir la reconstruction économique et politique de l’Europe et a été présenté lors d’un discours prononcé par le secrétaire d’État américain James F. Byrnes, à l’Opéra de Stuttgart. Son discours a conduit directement à l’unification des zones d’occupation américaine et britannique, donnant naissance à la « Bizone » (plus tard, la « Trizone », avec la zone française). Quand la République fédérale d’Allemagne a été fondée le 23 mai 1949, Stuttgart, à l’instar de Francfort, a été un sérieux concurrent pour devenir la capitale fédérale, mais elle a finalement échoué face à Bonn.

Les ex-États allemands de Bade et Wurtemberg ont fusionné en 1952, conduisant à la création du nouveau Land de Bade-Wurtemberg, maintenant troisième plus grand Land d’Allemagne.

Époque récente

Pendant la Guerre froide, Stuttgart est devenu le siège du centre commun de commandement de toutes les forces militaires américaines en Europe, en Afrique et de l’Atlantique (US European Command, EUCOM). EUCOM est toujours basé à Stuttgart aujourd’hui. Les bases de l’armée américaine sont très nombreuses dans et autour de Stuttgart19.

À la fin des années 1970, le district de Stammheim a été la scène de l’une des périodes les plus controversées de l’histoire allemande d’après-guerre, avec le procès des membres de la Fraction armée rouge à la cour de haute sûreté de Stammheim. Après le procès, Ulrike Meinhof, Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Jan-Carl Raspé se sont suicidés à Stammheim. Plusieurs tentatives ont été faites pour libérer les terroristes par la force ou le chantage au cours de l’« automne allemand » de 1977, qui a abouti à l’enlèvement et au meurtre de l’industriel allemand Hanns Martin Schleyer, ainsi qu’au détournement du vol Lufthansa 181.

En 1978, le réseau ferroviaire de la banlieue de Stuttgart est entré en fonctionnement.

La ville a organisé l’exposition horticole internationale en 1993.

Culture et principaux sites

Le centre-ville

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 dans Corruption
Alte Kanzlei

Au centre de Stuttgart, on trouve sa place principale, la Schlossplatz. La Königstraße, la plus importante rue commerçante de Stuttgart qui longe le nord-ouest de la Schlossplatz, prétend être la plus longue rue piétonne d’Allemagne20.

Bien que le centre-ville ait été fortement endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale20, de nombreux bâtiments historiques ont été reconstruits20 et la ville offre de beaux témoins de l’architecture moderne. On peut citer comme édifices et places du centre-ville :

  • La Stiftskirche (l’Église collégiale), qui date du XIIe siècle et qui est une église protestante depuis 153420. (Extérieur : Roman/Gothique ; Intérieur : Roman/Gothique/Moderne ; Reconstruite après la Seconde Guerre mondiale)
  • Le Alte Schloss, datant en grande partie de la fin du XVe siècle, certaines parties remontant à 1320. (Style : Renaissance ; reconstruit)
  • Alte Kanzlei, sur la Schillerplatz
  • Neues Schloss, terminé en 180720, d’architecture baroque/classique, reconstruit avec un intérieur moderne. Les sous-sols, qui abritent une collection de fragments de pierre de l’époque romaine, sont ouverts aux visiteurs21.
  • Wilhelmpalais, 1840
  • Königsbau, 1850, style classique, reconstruit
  • Markthalle, 1910, Art nouveau
  • La gare, Stuttgart Hauptbahnhof, conçue en 1920, dont les lignes fonctionnelles sont caractéristiques de la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit).
  • La bibliothèque, Württembergische Landesbibliothek, reconstruite en 1970.
  • Friedrichsbau Varieté, reconstruit en 1994
  • Le Millennium Hôtel & Resort22

Architecture des autres quartiers

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Un certain nombre de châteaux se tiennent dans la banlieue de Stuttgart et rappellent le passé royal de la ville. On peut citer :

Il y a également d’autres sites connus autour de Stuttgart :

Musées

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La plus ancienne maison de Stuttgart : le Fruchtkasten

Le plus célèbre musée de Stuttgart est la Staatsgalerie (Galerie d’État), qui présente une des plus importantes collections de peinture d’Allemagne du XVe siècle au XXe siècle après Berlin, Munich et Dresde. La pièce la plus importante du musée est le retable de Herrenberg (v. 1520) de Jörg Ratgeb, l’une des œuvres les plus importantes de la peinture allemande de la Renaissance. La collection est également célèbre pour son fonds particulièrement représentatif d’œuvres de Max Beckmann et Oskar Schlemmer, ainsi que pour le plus grand ensemble de toiles de Pablo Picasso d’Allemagne.

Le Linden-Museum, musée d’ethnographie, est également célèbre pour l’importance tant quantitative que qualitative, de sa collection. Les collections sont réparties en cinq grandes sections régionales : l’Amérique (tribus indiennes d’Amérique du Nord, cultures du vieux Pérou), le Pacifique Sud (Mélanésie, culture du Sepik, Australie), l’Afrique (palais royal et masques), l’Orient (culture et histoire islamiques) et l’Asie de l’Est et du Sud (Japon, Chine, Inde, Népal et Tibet).

Stuttgart possède en tout une dizaine de musées. Citons également le Kunstmuseum (consacré à l’art moderne et contemporain et riche du plus grand fonds mondial d’œuvres d’Otto Dix), le Musée Porsche, le Musée Mercedes-Benz et le Musée d’Histoire naturelle, le musée consacré au philosophe Hegel, aménagé dans sa maison natale.

Musique classique

Stuttgart possède un orchestre symphonique actuellement dirigé par Roger Norrington. On peut également citer l’Orchestre de chambre des jeunes (Junges Kammerorchester Stuttgart).

Démographie

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Évolution de la population de Stuttgart

La population de Stuttgart n’a pas cessé de diminuer entre 1960 (637 539 habitants) et 2000 (586 978). Ensuite, le faible niveau de chômage et l’attractivité des écoles secondaires a conduit à une reprise de la croissance démographique, alimentée notamment par les jeunes adultes de l’ex-Allemagne de l’Est23. Pour la première fois depuis des décennies, en 2006, il y a eu plus de naissances dans la ville que de décès. En avril 2008, il y avait 590 720 habitants dans la ville24.

En 2000, 22,8 % de la population n’a pas la nationalité allemande, en 2006, ce nombre a chuté à 21,7 %. Les principaux groupes de ressortissants étrangers sont les Turcs (22,025 %), les Grecs (14,341 %), les Italiens (13,978 %), les Croates (12,985 %), les Serbes (11,547 %) suivis par les immigrants de la Bosnie-Herzégovine, du Portugal, de la Pologne, de l’Autriche et de la France. 39 % des étrangers proviennent de l’Union européenne.

Religion

La religion protestante luthérienne a été introduite en 1534 à Stuttgart par le duc Ulrich de Württemberg25. Depuis cette époque, le Bade-Wurtemberg a été à prédominance protestante. Toutefois, depuis 1975, le nombre de protestants à Stuttgart a chuté de près de 300 000 à 200 000. En 2000, 33,7 % des habitants étaient protestants et 27,4 % étaient catholiques. La Passion de Bad Cannstatt est une procession suivie par des milliers de fidèles chaque Vendredi saint. 39 % de la population sont dans les autres catégories : musulmans, juifs et ceux qui ne suivent aucune religion ou qui suivent une religion non prise en compte dans les statistiques officielles.

Édifices religieux

Chômage

Le chômage dans la région de Stuttgart est faible par rapport à d’autres régions métropolitaines en Allemagne. En novembre 2008, avant la hausse du chômage annuelle en hiver, le taux de chômage dans la région de Stuttgart se situait à 3,8 %, soit 0,1 % de moins que le taux de Bade-Wurtemberg, qui était de 4,7 % en février 2009. Le chômage dans la ville de Stuttgart au cours de la même période s’élevait à 5,2 % et 6,0 % (novembre 2008 et février 2009 respectivement). Par comparaison, le taux de chômage pour l’ensemble de l’Allemagne s’élevait à 7,1 % (novembre 2008) et à 8,5 % (février 2009)26,27.

Criminalité

Stuttgart est l’une des villes les plus sûres en Allemagne. En 2003, 8 535 infractions ont été relevées à Stuttgart pour 100 000 habitants (la moyenne de toutes les villes allemandes étant de 12 751)28. Les chiffres pour 2006 indiquent que Stuttgart s’est classée au deuxième rang derrière Munich en termes de sûreté29. 60 % des crimes de Stuttgart ont été résolus en 2003, se classant deuxième derrière Nuremberg.

Politique

Le maire actuel de Stuttgart est Fritz Kuhn, du parti Grünen/Büdnis 90 (parti des Verts allemands).

Gouvernement de la ville passé et présent

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Résultats des élections récentes (1999-2014)

Parti PE 1999 Landtag 2001 Bundestag 2002 Landtag 2004 PE 2004 Conseil de ville
2004 (sièges)
Bundestag 2005 PE 2009 Conseil de ville
2009 (sièges)
Bundestag 2009 Landtag 2011 Bundestag 2013 PE 2014 Conseil de ville
2014 (sièges)
CDU 42,9 % 37,1 % 35,1 % 37,4 % 32,9 % (21) 32,7 % 29,1 % 24,2 % (15) 28,5 % 31,5 % 42,8% 30,9% 28,3% (17)
SPD 27,6 % 36,3 % 35,7 % 21,2 % 22,8 % (14) 32,0 % 18,0 % 17,0 % (10) 19,8 % 20,4 % 21,0% 23;3% 14,3% (9)
FDP 6,2 % 9,2 % 8,5 % 7,7 % 6,5 % (4) 12,8 % 14,5 % 10,9 % (7) 18,4 % 6,1 % 2,6% 5,4% 5,9 % (4)
Verts 14,3 % 11,5 % 16,2 % 22,1 % 18,7 % (11) 15,0 % 25,0 % 25,3 % (16) 20,1 % 34,5 % 21,1% 19,6% 24,0% (14)
Républicains 3,6 % 4,7 % 1,0 % 3,3 % 3,9 % (2) 0,8 % 2,0 % 2,5 % (1) 0,8 % 0,9 % 0,7% (0)
Linke 1,4 % 1,9 % 1,8 % (1) 4,4 % 4,5 % 4,5 % (2) 7,8 % 3,4 % 4,4% 5,8% 4,5% (3)
SÖS - - - - 4,6 % (3) 4,6 % (3) 5,4% (3)
FW 9,7 % (6) (1,2 %) 10,3 % (6) 0,7% 1,6% 7,1% (4)
Pirates 2,2% 1,8% 2,0% (1)
AfD 3,0% 7,5% 4,7% (3)
Taux de participation 46,6 % 65,5 % 81,0 % 54,0 % 48,7 % 79,1 % 52,3 % 48,7 % 74,3% 73,1% 76,7% 53,1% 46,6%

Source : Résultats de l’élection à Stuttgart30,31,32

Économie

Les sièges des constructeurs automobiles Daimler (incluant Mercedes-Benz) et Porsche se situent à Stuttgart. On y trouve également le groupe Bosch. La ville est un important centre d’activités industrielles. Les activités de hautes technologies sont aussi représentées. En effet, les sièges européens de Hewlett-Packard et IBM s’y trouvent.

Le berceau de l’automobile

La moto et l’automobile à quatre roues ont été inventés à Stuttgart (par Gottlieb Daimler et Karl Benz ; industrialisé en 1887 par Gottlieb Daimler et Wilhelm Maybach en tant que Daimler-Motoren-Gesellschaft). Stuttgart est donc considérée par beaucoup comme le point de départ de l’industrie automobile dans le monde entier et elle est parfois appelée « le berceau de l’automobile ». Mercedes-Benz, Maybach, Robert Bosch GmbH, Mahle GmbH et Porsche sont toutes des entreprises basées à Stuttgart ou dans des villes à proximité10. Le tout premier prototype de la Volkswagen Coccinelle a été fabriqué à Stuttgart, conçu par Ferdinand Porsche. De nombreux magazines amateurs sur l’automobile sont publiés à Stuttgart10.

Science, recherche et développement

La région a actuellement la plus forte densité de scientifiques, d’universitaires et d’organismes de recherche en Allemagne. Aucune autre région en Allemagne n’a enregistré autant de brevets et de modèles que Stuttgart33. Près de 45 % des scientifiques du Bade-Wurtemberg impliqués dans la recherche et le développement travaillent à Stuttgart. Plus de 11 % de l’ensemble du budget allemand pour la recherche et le développement est investi dans la région de Stuttgart (environ 4,3 milliards d’euros par an). Stuttgart est une ville universitaire, elle abrite plusieurs universités et collèges, comme l’Université de Stuttgart, l’Université de Hohenheim, la TU Stuttgart34 et plusieurs universités de sciences appliquées. De plus, la région est le siège de six instituts Fraunhofer, quatre instituts de recherche industrielle en collaboration avec les universités locales, deux instituts Max-Planck et des instituts du Centre aérospatial allemand (DLR).

Services financiers

La bourse de Stuttgart est la deuxième plus importante en Allemagne (après celle de Francfort). Plusieurs grandes entreprises du secteur des services financiers ont leur siège social à Stuttgart, avec près de 100 instituts de crédit au total (par exemple, Landesbank Baden-Württemberg, Wüstenrot & Württembergische).

Le vin et la bière

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Vignes à Stuttgart.

Selon les archives de l’État, la culture de la vigne dans la région remonte à 1108. Au XVIIe siècle, la ville était la troisième plus grande communauté viticole allemande communauté du Saint-Empire romain germanique. Le vin de Stuttgart est resté la source principale de revenus au cours du XIXe siècle.

Stuttgart est toujours l’une des plus importantes villes viticoles de l’Allemagne, principalement grâce à sa situation géographique au centre de la quatrième plus grande région viticole d’Allemagne, la région viticole de Wurtemberg couvrant 11 522 hectares. L’importance du vin sur l’économie locale est marquée chaque année par le festival annuel du vin (Weindorf).

Stuttgart a également plusieurs brasseries célèbres comme Stuttgarter Hofbräu, Dinkelacker ou Schwaben Bräu.

Chaque année une fête du vin se déroule à la fin de l’été dans le centre ville (le village du vin : Stuttgarter Weindorf) et la fête de la bière de Stuttgart (Cannstatter Volksfest) est la plus importante après celle de Munich (Oktoberfest) et attire chaque année plusieurs millions de visiteurs35.

Transport

Aéroport

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Aéroport

Situé à Leinfelden-Echterdingen à 15 km au sud de la ville, l’aéroport de Stuttgart (STR) est devenu l’un des plus importants d’Allemagne : il a accueilli 7,6 millions de passagers en 2003, 8,8 en 2004 et 9,6 en 2005. Depuis l’ouverture du troisième terminal en 2004, la capacité de l’aéroport atteint les 12 millions de passagers.

Réseau ferroviaire

150px-Stuttgart_hbf1
Gare centrale

Du point de vue ferroviaire, Stuttgart est un nœud à la croisée des liaisons vers KarlsruheStrasbourgParis, MannheimFrancfortCologne, MannheimSarrebruck, UlmAugsbourgMunich, ZurichMilan, AnsbachNuremberg et HeilbronnWurtzbourg. La gare centrale (Hauptbahnhof) actuelle, édifiée en 1922, est de type cul-de-sac (les trains doivent faire demi-tour). Pour diminuer les temps d’arrêt et améliorer les connexions avec les autres villes, un projet controversé, Stuttgart 21 a été mis sur pied : il s’agirait d’une part d’enterrer la gare avec les quais et de creuser un tunnel direct jusqu’à l’aéroport ce qui permettrait de réduire notablement les temps de trajet en direction de Ulm et Munich. Les travaux devaient commencer en 2005, mais les controverses autour de ce projet ont provoqué son report sine die.

Transports urbains

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RER (S-Bahn)
180px-Stadtbahn_Stuttgart_-_Hst_Rathaus
Métro léger

Au niveau des transports en commun, Stuttgart dispose de 6 lignes de S-Bahn (équivalent du RER parisien), exploitées par une filiale de la Deutsche Bahn. Il y a de plus un grand réseau de métro léger (16 lignes) et de bus (55 lignes). Il y a enfin une ligne de tramway à crémaillère et un funiculaire (inauguré en 1929). L’ensemble des transport est supervisé par la Verkehrs- und Tarifverbund Stuttgart (VVS, Fédération des Transports et Tarifs de Stuttgart) à laquelle sont liés toutes les compagnies opérant sur l’agglomération, permettant une unité tarifaire et une certaine cohérence au niveau de l’offre.

Le projet Stuttgart 21

Article détaillé : Stuttgart 21.

Le projet Stuttgart 21 est un projet ferroviaire et urbain visant à complètement réagencer et moderniser le nœud ferroviaire de la ville. Après des années de débats et de controverses politiques, le plan a été approuvé en octobre 2007. Le projet Stuttgart 21 comprend la reconstruction des lignes de transport de surface et des lignes de métro reliant la gare de Stuttgart du centre-ville avec les chemins de fer et les lignes souterraines. Les travaux de construction devraient débuter en 2010 et être achevés en 2020.

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Carte des sept parties du projet Stuttgart 21. En noir les lignes existantes, en couleur les nouveaux tronçons.

Festival International du Film d’Animation

  • Festival International du Film d’Animation de Stuttgart (Internationales Trickfilm Festival Stuttgart (ITFS))36, fondé en 1982. Le 21e Festival a eu lieu du 22 au 27 avril 2014.

Sport

Football

Le VfB Stuttgart est le principal club de football de la ville et vainqueur du titre du Championnat d’Allemagne de football en 2007. Le club évolue à la Mercedes-Benz-Arena.

L’autre club de la ville, le Stuttgarter Kickers, évolue en troisième division au Gazi-Stadion à Stuttgart-Degerloch.

Autres sports

La ville accueille aussi un tournoi de tennis féminin, de catégorie Premier avec une dotation de 721 000 $. Le principal sponsor de ce tournoi est la marque automobile Porsche d’où son nom : Porsche Tennis Grand Prix.

La ville accueille également un tournoi de tennis masculin, chaque année au mois de juillet, le tournoi de Stuttgart (aussi connu sous le nom de Mercedes Cup). Ce tournoi se déroule sur terre battue.

En handball, Stuttgard est le lieu s’accueille du club du TV Bittenfeld mais aussi du HBW Balingen-Weilstetten, lors des matchs importants.

Enfin, les Scorpions de Stuttgart (GFL) est un club allemand de football américain basé à Stuttgart.

En plus, Stuttgart possède comme seulement cinq autres villes allemandes un club de football australien, qui s’appelle les Emus de Stuttgart. Ils jouent dans la Australian Football League Germany et en 2011 ils pouvaient remporter le match pour la troisième place.

Évènements sportifs

Stuttgart a une réputation de metteur en scène de grands événements, comme les championnats du monde d’athlétisme 1993 ou le tournoi de Stuttgart. Stuttgart a été l’une des douze villes hôtes de la Coupe du monde de football de 2006. Six matchs, dont trois du deuxième tour y compris le match pour la troisième place, ont été joués au Gottlieb-Daimler-Stadion (aujourd’hui, Mercedes-Benz Arena). Stuttgart a également été désignée « Capitale Européenne du Sport » 200737, hébergeant des évènements tels que les Championnats du monde de cyclisme sur route et la Finale mondiale de l’athlétisme cette année-là.

Il y a d’autres célèbres sites sportifs, comme la Porsche-Arena (tennis, basket-ball et handball) et le Hanns-Martin-Schleyer-Halle (boxe, équitation/saut d’obstacles, gymnastique, cyclisme sur piste, etc.).

Jumelages

La ville de Stuttgart est jumelée avec38 :

Personnalités liées à la ville

De nombreuses personnalités nées ou ayant vécu à Stuttgart ont influencé l’histoire de la ville :

Galerie

  • 90px-Coll%C3%A9giale_de_Stuttgart
    Collégiale de Stuttgart
  • Karte_s_innen
    Carte de Stuttgart
  • 120px-Stuttgart_SchlossSolitude
    Le château Solitude (Schloss Solitude)
  •  dans Crime
    Logo de Robert Bosch GmbH à Stuttgart
  • 120px-Schlo%C3%9F-Rosenstein
    Le château Rosenstein (Schloss Rosenstein)
  • 120px-Stuttgart_Schlossplatz_Nacht_new
    Neues Schloss de nuit
  • 120px-Stuttgart1999
    Vue de Stuttgart en 1999 vers le centre ville
  • 120px-Stuttgart-Hegel-Birthplace-2006-04-09a
    Lieu de naissance de Hegel
  • 90px-Riesenrad-cannstatt-2004
    Grande Roue de Stuttgart

Notes et références

  1. a, b et c « Bevölkerungsentwicklung » [archive], statistik.baden-wuerttemberg.de,‎ décembre 2011 (consulté le 5 mai 2013)
  2. Denis Diderot, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Sociétés Typographiques,‎ 1781 (lire en ligne [archive])
  3. « (de) Stuttgart » [archive], Initiativkreis Europäische Metropolregionen (consulté le 23 mars 2009)
  4. « (de) Basisinformationen zur Region Stuttgart » [archive], Wirtschaftsförderung Region Stuttgart GmbH (consulté le 28 mars 2009)
  5. « Introduction to Stuttgart » [archive], The New York Times (consulté le 25 mars 2009)
  6. Statistisches Landesamt Baden-Württemberg [archive]
  7. (de) Stuttgart – die Schwabenmetropole [archive]
  8. Carte d’identité de Stuttgart [archive]
  9. « (de) Die Geschichte von Stuttgart » [archive], The history of Stuttgart,‎ 2008 (consulté le 2 mars 2009)
  10. a, b et c Aric Chen, « Stuttgart, Germany; Motor Stadt (Psst! This Isn’t Michigan) » [archive], The New York Times,‎ 7 janvier 2007 (consulté le 18 mars 2009)
  11. « Weatherbase: Historical Weather for Stuttgart, Germany » [archive], Weatherbase,‎ 2009 (consulté le 12 mars 2009)
  12. a et b Cet article contient des informations tirées de Hauptseite (de).
  13. (de) Daniel Kirn, Stuttgart — Eine kleine Stadtgeschichte, Erfurt, Sutton,‎ 2007 (ISBN 978-3-86680-137-0, OCLC 184692565)
  14. The life and works of Christian Friedrich von Leins, catalogued in the German National Library. [archive]
  15. Population archives of Baden-Württemberg, German PDF [archive]
  16. German publication by Michael Kienzle and Dirk Mende: « Wollt Ihr den alten Uhland niederreiten? ». Wie die 48er Revolution in Stuttgart ausging. (« The downfall of the 48 Revolution ») German ‘Schillergesellschaft’, Marbach am Neckar 1998 (vol. 44), Modèle:ISBN/3929146835
  17. Stuttgart – Where Business Meets the Future. CD issued by Stuttgart Town Hall, Department for Economic Development, 2005.
  18. Paul Sauer: « Württembergs letzter König. Das Leben Wilhelms II. », German. Stuttgart 1994.
  19. « U.S. Army Installations in Stuttgart » [archive], US Army in Germany
  20. a, b, c, d et e Henk Bekker, Adventure Guide Germany, Hunter Publishing, Inc,‎ 2005 (ISBN 978-1-58843-503-3, lire en ligne [archive]), p. 445
  21. McLachlan, p. 245
  22. Horloge astronomique du Millennium Hôtel & Resort [archive]
  23. Statistiches Amt, Stuttgart, July 2007. PDF source: http://www.stuttgart.de [archive]
  24. « (de) Stuttgart in Zahlen » [archive], Official website of Stuttgart,‎ 30 avril 2008 (consulté le 1er mars 2009)
  25. Klaus Schlaich, Martin Heckel, Werner Heun, (de) Gesammelte Aufsätze: Kirche und Staat von der Reformation bis zum Grundgesetz, Mohr Siebeck,‎ 1997 (ISBN 978-3-16-146727-1), p. 28
  26. Stuttgart Journal [archive], German article accessed 28-11-08.
  27. Stuttgart Zeitung 27 Feb 2008, regional unemployment figures
  28. Stuttgart official statistics [archive]
  29. City of Hamburg website [archive]
  30. Wahlergebnisse in Stuttgart – Wikipedia
  31. http://www.stuttgarter-zeitung.de/inhalt.ergebnisse-bundestagswahl-so-hat-stuttgart-gewaehlt.e27d810b-b19e-42e0-b663-8eac9f1985c9.html [archive]
  32. http://www.stuttgarter-nachrichten.de/ergebnisse_europawahl [archive]
  33. Stuttgart – Where Business Meets the Future. CD issued by Stuttgart Town Hall, Department for Economic Development, 2005
  34. « Stuttgart » [archive], sur Encyclopædia Britannica,‎ 2009
  35. La Cannstatter Volksfest de Stuttgart, l’autre grande Fête de la Bière [archive]
  36. Site de l’ITFS [archive] (en)
  37. (en) « European Capitals of Sport List » [archive], sur European Capitals of Sport Association (consulté le 1er juillet 2009)
  38. Jumelages [archive]

Liens externes

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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