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Archives pour février 2016

Nouvelles frappes françaises en Syrie

Si à l’instar d’un certain nombre de leurs protégés, notamment la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et ses complices les cyberdélinquants de la bande du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi, les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest s’amusent énormément à jeter en pâture à des tas d’individus dangereux des sous-traitants de l’Armée ainsi que des militaires, en revanche ceux-ci n’apprécient toujours pas d’être désignés ou pris pour cibles.

 

http://www.lepoint.fr/monde/syrie-la-france-detruit-un-depot-d-armements-a-raqqa-26-02-2016-2021322_24.php

Syrie : la France détruit un dépôt d’armements à Raqqa

 

Le communiqué du ministère ne fait pas mention de personnes tuées ou blessées lors de cette opération. Le raid était constitué de Mirage 2000.

 

Source AFP

Publié le 26/02/2016 à 17:57 | Le Point.fr

 

La France dispose actuellement sur le champ d'opérations Syrie et Irak de 14 avions chasseurs-bombardiers.
La France dispose actuellement sur le champ d’opérations Syrie et Irak de 14 avions chasseurs-bombardiers. © STEPHAN AGOSTINI

 

La France a mené jeudi un raid aérien en Syrie, en coordination avec les forces de la coalition dirigée par Washington, qui a permis de détruire un dépôt d’armements à Raqqa, principale base de l’organisation État islamique dans ce pays, a annoncé vendredi le ministère de la Défense. « Le 25 février 2016 dans la soirée, les chasseurs français de l’opération Chammal ont participé à un raid planifié au-dessus de la Syrie. L’objectif était un dépôt d’armement de Daech (acronyme arabe de l’EI) situé à Raqqa. Le site a été entièrement détruit », a annoncé le ministère. « Conduite en coordination avec les forces de la coalition, le raid était constitué de Mirage 2000 qui ont été engagés à partir de la base aérienne projetée de l’armée de l’air en Jordanie », ajoute le communiqué.

Le communiqué du ministère ne fait pas mention de personnes tuées ou blessées lors de cette opération. Le président français François Hollande a affirmé le 19 février que les frappes contre le groupe djihadiste EI en Syrie et en Irak « ont leur efficacité » et ont abouti à « des résultats ». « Nous continuons à intensifier ces frappes autant qu’il est possible. Elles ont leur efficacité, nous avons maintenant des résultats, pas simplement en nombre de victimes mais également en perte de moyens matériels pour Daech, moyens financiers, moyens pétroliers, moyens matériels, moyens de capacité d’entraînement », avait déclaré François Hollande.

La France dispose actuellement sur le champ d’opérations Syrie et Irak de 14 avions chasseurs-bombardiers : 8 Mirage 2000 en Jordanie – dont deux viennent d’arriver sur place – et 6 Rafale positionnés dans les Émirats arabes unis, ce dernier effectif devant être augmenté prochainement. Mais le porte-avions français Charles de Gaulle, avec ses 26 avions de chasse engagés jusque-là contre l’EI, a quitté le Golfe cette semaine pour la Méditerranée, après avoir passé le commandement de la composante maritime de la coalition aux États-Unis.

Des hackers s’attaquent à des sous-traitants de l’Armée

Capture santa cruz

Ha ! Ha !

Eh oui, voilà, c’est ça.

Je suis fatiguée mais suis toujours.

 

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/02/23/des-informations-confidentielles-de-sous-traitants-du-ministere-de-la-defense-publiees-par-anonymous_4870272_4408996.html

Anonymous publie des informations confidentielles de sous-traitants de l’armée

 

Le Monde.fr | 23.02.2016 à 13h13 • Mis à jour le 24.02.2016 à 14h29 | Par Nathalie Guibert et Damien Leloup

Un site lié au mouvement informel Anonymous a publié lundi 22 février une série de documents se présentant comme des extraits de la base de données d’un sous-site du ministère de la défense, le Centre d’identification des matériels de la défense (CIMD). Cet organisme est chargé de la nomenclature et de l’identification des matériels utilisés par l’armée, en relation avec l’OTAN, et est donc en contact avec de nombreux sous-traitants, prestataires et fournisseurs.

 

Les documents publiés en ligne dévoilent des noms, titres, numéros de téléphone et adresses e-mail de nombreuses personnes dans des entreprises travaillant pour la défense – on y trouve par exemple les coordonnées de plus de 300 employés de Thalès. Une partie des informations est ancienne, avec des données remontant à 2004, mais certaines sont très récentes – mi-février 2016 –, et l’authenticité des documents fait peu de doute. Un site lié à Anonymous a également publié des images présentées comme des captures d’écran de l’interface d’administration du site.

 

Protestation contre l’état d’urgence et la vente d’armes à l’Arabie saoudite

 

« Les fichiers publiés en ligne contiennent relativement peu de données, environ 10 000 lignes de texte, mais ces informations sont sensibles, notamment parce qu’elles peuvent servir pour mener des attaques ciblées », note Damien Damuseau, de l’entreprise de sécurité informatique Cybelangel, qui a repéré la diffusion des documents. Les informations de ce type servent souvent de base à des attaques plus élaborées, visant quelques personnes-clés dans une entreprise, pour tenter d’installer un virus informatique sur leur machine.

Dans un court message accompagnant les documents, Anonymous explique avoir piraté ce sous-site du ministère de la défense pour protester à la fois contre la prolongation de l’état d’urgence en France, les ventes d’armes dans le monde – et notamment les ventes d’armes par la France à l’Arabie saoudite – et l’action de l’OTAN. Le site Web du CIMD est actuellement en maintenance.

Le ministère de la défense n’a pas communiqué de détails sur l’attaque – l’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a été alertée, mais l’enquête sera menée par les services spécialisés de l’armée. Des sources internes indiquent que cette intrusion, avec extraction de données non confidentielles sur des adresses appartenant à des fournisseurs du ministère, n’est pas d’une gravité significative : elle relève plus du coup de communication, et il n’est d’ailleurs pas certain selon ces sources que ce soit vraiment le groupe Anonymous qui en soit responsable.

Mais l’évènement est préoccupant car le CIMD est une structure qui sert à codifier les matériels de la défense selon les normes OTAN – il dresse une sorte de liste de critères de qualité pour les entreprises qui concourent aux marchés de défense – et abrite donc les informations des prestataires qui le consultent. Leur vol sur un site de la défense française n’est pas une bonne affaire pour la confiance. Il s’agirait d’une opération classique de piratage, menée après un repérage qui a fini par « pêcher » une vulnérabilité du site. Aucune information confidentielle n’a été dérobée, ni aucune opération militaire atteinte, puisqu’il s’agit d’un site Internet, donc situé hors des réseaux classifiés de la défense. Aucune autre attaque concomitante n’a été détectée ce jour sur d’autres sites ou réseaux du ministère.

Lire aussi :   Anonymous publie des données sur 1 400 participants de la COP21

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/tech/20160224.OBS5232/anonymous-pirate-un-sous-site-du-ministere-de-la-defense.html

Anonymous pirate un sous-site du ministère de la Défense

L' Obs

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Publié le 24-02-2016 à 12h43

Lundi soir, un sous-domaine du site du ministère de la Défense a été infiltré par des hackers de la mouvance. Ils ont publié des « leaks » tirées de six bases de données.

 

Des données confidentielles sur des sous-traitants de l'armée ont été divulguées LIONEL BONAVENTURE / AFP
Des données confidentielles sur des sous-traitants de l’armée ont été divulguées LIONEL BONAVENTURE / AFP

 

Des hackers de la mouvance Anonymous revendiquent le piratage de plusieurs bases de données du ministère de la Défense. Des informations confidentielles extraites d’un sous-domaine du ministère (cimd.interarmees.defense.gouv.fr) ont fuité, lundi soir, sur un site d’information participatif, qui compte parmi ses visiteurs réguliers des activistes du net (hacktivistes) ainsi que des internautes djihadistes.

Repérées mardi par l’entreprise de sécurité informatique Cyberblog, ces « leaks » (données extraites) proviennent d’un sous-site du gouvernement. L’organisme en question, le CIMD, est chargé de la classification du matériel militaire tricolore. Il est en lien avec l’Otan et de nombreux sous-traitants de l’armée.

Que dévoile cette infiltration ? Elle expose 51 tables de données (issues de 6 bases de données piratées), desquelles ressortent de nombreuses informations confidentielles, comme les identifiants, noms, adresses mails et numéros de téléphones d’une longue liste de fournisseurs de l’armée française. Cyberblog en relaye une partie, avec masquage :

Des hackers s'attaquent à des sous-traitants de l'Armée  dans Crime 14886947

Outre ces données internes, les pirates publient en ligne des informations sensibles qui touchent à la sécurité informatique du ministère. Parmi elles, des adresses IP locales, accompagnées des codes pour s’y connecter. Sont également étalés les identifiants et mots de passes permettant d’ouvrir le serveur SQL (qui héberge la base de donnée piratée), ainsi que des informations sur le serveur FTP (qui contient les fichiers du sous-domaine). Mercredi matin, les leaks n’étaient plus accessibles.

Protestation contre l’état d’urgence

Les hackers ont divulgué les étapes de leur infiltration. Par exemple, une succession de captures d’écran indique - fait guère surprenant – que les flibustiers ont utilisé le navigateur Tor (conçu pour consulter les pages web sans être tracé, via une structure en oignon). Quelques screenshots de l’espace administratif du sous-domaine de la Défense accréditent la thèse de l’authenticité de l’infiltration :

14886945 dans Folie

La documentation annexe (des liens qu pointent vers France24 et Amnesty) insinue que l’opération a été menée en guise de protestation contre la prolongation de l’état d’urgence en France, le commerce d’armes, et l’action de l’Otan. Ces annexes indiquent notamment que la France est le deuxième plus grand marchand d’armes au monde, juste derrière la Chine. Les hackers font également référence au groupe français Thalès, classé 10e plus grand groupe industriel axé sur le matériel de défense – et dont les coordonnées de 300 salariés sont dévoilées. Des motivations qui n’étonnent pas : les Anonymous sont réputés pour être anti-sécuritaires et anti-militaristes.

Mercredi matin, le ministère de la Défense n’avait pas encore commenté cette attaque.

Paul Conge

 

http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/021718335427-anonymous-publie-des-informations-confidentielles-sur-des-clients-de-larmee-francaise-1202369.php

Anonymous : l’armée française confirme le piratage d’un sous-site de la Défense

 

Jean-Philippe Louis / Journaliste | Le 23/02 à 17:35, mis à jour le 24/02 à 18:41
  • Début février, un autre site gouvernementale avait été attaqué, cette fois par déni de service. – Shutterstock

    1 / 1

Un sous-site du ministère de la Défense a été piraté par des personnes aux revendications « proches de celles d’Anonymous » . L’armée indique que selon leurs premières informations, les données extraites n’étaient pas confidentielles.

 

Vers 20 heures lundi soir, un sous-site du ministère de la Défense a été piraté par des personnes aux revendications « proches de celles d’Anonymous », indiquait la start-up Cybelangel spécialisée dans la sécurité informatique. Ce sont alors des milliers d’informations provenant de la base de données du Centre d’identification des matériels de la défense (CIMD), qui ont été dérobées. L’organisme est habituellement chargé de l’identification et de la normalisation des matériels français utilisés à l’étranger.

Sur le site, « on trouve des informations sur les entreprises, des informations sur les employés des entreprises qui se sont connectés à cette plate-forme, des noms de mission… », indique Damien Damuseau, expert en sécurité pour Cybelangel.

Les informations concernent parfois de très grandes sociétés françaises est sur la plate-forme et même l’identifiant et le mot de passe permettant d’accéder au serveur utilisé pour mener à bien le piratage est dévoilé.

Ainsi, d’autres attaques pourraient encore voir le jour. De son côté, le site Internet du CIMD est toujours inaccessible officiellement « en raison d’activités de maintenance ».

L’équivalent d’une carte de visite

L’armée française confirme bien le piratage du site du CIMD mais reste prudent  : « Vraisemblablement, une faille a été trouvée », indique le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major des armées, «  Il y a eu extractions des données, on les retrouvent aujourd’hui sur Internet, mais ce que l’on constate à ce stade, c’est qu’il s’agirait de données professionnelles qui ne présenteraient pas de caractères confidentielles, c’est un constat à prendre avec prudence… »

Le site du CIMD a vocation à servir d’interface entre le ministère et d’autres entreprises. Du coup, pour s’y connecter, il faut entrer des informations qui serait « l’équivalent de celles que l’on trouvent sur une carte de visite ».

Le boulet et la cuirasse

Les données ont été publiées sur un site de partage d’information « habituellement utilisé par les hacktivistes et certains acteurs jihadistes ». Pour justifier le vol de ces documents, le collectif qui se prétend d’Anonymous indique vouloir protester contre la prolongation de l’état d’urgence en France et les ventes d’armes dans le monde.

Une telle fuite de données est dommageable pour le ministère de la Défense sur la plate-forme d’une structure qui codifie les matériels de la défense selon les normes de l’Otan et est utilisée par de nombreuses entreprises. « C’est censé être une interface de confiance », dit Damien Damuseau. Mais pour le colonel Jaron, «  La lutte est permanente entre le boulet et la cuirasse, et la cuirasse a démontré une faille. Lorsque vous êtes face à quelqu’un qui cherche à pénétrer un site, vous pouvez vous retrouver dans une situation où ces gens-là font jouer une sorte de moteur de recherche où ils vont scanner des sites à la pelle et vont trouver une faille ». Ainsi, l’attaque pourrait avoir été dirigée vers le site de la CIMD simplement parce qu’il ne s’agissait pas d’un sous-site avec un réseau durcit.

Pourtant, avec les données présentes sur le site, il serait possible de cartographier les entreprises qui travaillent avec le ministère de la défense, ou analyser ces lignes de textes – à peu près 10.000 - à des fins d’intelligence économique, dit la start-up Cybelangel. Des coordonnées de 300 salariés Thalès seraient notamment présents sur le site.

De plus, la fuite intervient quelques jours seulement après qu’un collectif Anonymous a annoncé une attaque par déni de service sur le site internet de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), rattachée au Premier ministre via son affiliation au Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale.

Des dates qui incriminent le cyberdélinquant Pascal Edouard Cyprien Luraghi

Je viens de publier des preuves de piratages dont je suis effectivement victime depuis très longtemps.

Ces éléments portent deux dates, celles du mardi 4 décembre 2012, à 19h21, et du samedi 6 juillet 2013, à 11h10.

Voyons ce que publiait alors le psychopathe de Puy-l’Evêque :

1°/ au mois de décembre 2012 :

Il a publié deux textes intitulés respectivement « Lapin des haricots » et « La grande déperdition » les 4 et 9 décembre 2012, puis un troisième texte intitulé « Extinction des feux » le 13 décembre 2012 avant de supprimer son blog pour quelques mois ce même jour.

Il prévoyait ce retrait stratégique depuis le mois précédent.

Son souci était d’apparaître blanc comme neige alors qu’une information judiciaire censée porter sur toutes ses exactions à mon encontre avait été ouverte à Brest et que, précisément grâce aux piratages informatiques dont je me plaignais de sa part, il me voyait écrire à la juge d’instruction au fur et à mesure que je rédigeais, quasiment en temps réel.

La teneur de ses derniers textes publics de ce mois de décembre 2012, particulièrement celui du 4 décembre, reflète son obsession habituelle à l’égard des intellectuels, des diplômés ou des « bourgeois » dont à ses yeux je représente l’archétype et qu’il qualifie tous indistinctement de « paranoïaques », de « psychopathes », de « fous » ou de « dangereux malades mentaux ».

2°/ au mois de juillet 2013 :

Les magistrats ultra CORROMPUS de Tribunal de Grande Instance de Brest viennent de me condamner très lourdement pour avoir osé publier des démentis et droits de réponse à la suite des campagnes de calomnies publiques dont j’ai été victime sur Internet à compter de l’année 2008 de la part du cyberdélinquant Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de ses amis déconnologues, particulièrement sur leurs blogs et depuis juin 2010 lorsque l’instigatrice de tous leurs harcèlements à mon encontre, Josette Brenterch du NPA de Brest, les a rejoints sur le « noir et rose » et s’est enfin dévoilée.

Cette condamnation a depuis été annulée par la Cour d’Appel de Rennes, le 2 décembre 2015.

Mais au mois de juillet 2013, le cyberdélinquant exulte.

Les 3 et 10 juillet 2013, il publie deux textes intitulés respectivement « Goût de bambou » et « Gérard et le haschisch ».

Il est aux anges, c’est la « transe himalayenne ».

Je n’avais toujours pas remarqué le raccourci qu’il avait créé dans mes fichiers le 4 décembre 2012.

Il l’a enveloppé dans un dossier « noir et rose » probablement destiné à le rendre aussi visible qu’un « gros pétard à trois feuilles, assaisonné de tcharass himalayen premier grand cru classé, » sous le nez de l’hôtesse de l’air dans l’avion en vol.

D’étranges fichiers dans mon disque dur

Comme chacun de mes lecteurs les plus assidus a pu le remarquer, je fais de larges pauses depuis le début de l’année et consacre ainsi une partie de mon temps à des activités nouvelles ou des curiosités que je n’avais jamais eues plus tôt, comme par exemple aller fouiller dans mes propres disques durs.

Or, j’y ai fait des découvertes surprenantes.

Je me doutais bien que mes pirates ne m’avaient pas attendue pour se livrer eux-mêmes à pareille activité, délictueuse en ce qui les concerne, mais ne pensais quand même pas trouver des traces probantes de leurs visites clandestines régulières dans mon système informatique personnel.

Eh bien si, figurez-vous, ils m’en ont bien laissé.

En voilà un exemple, un dossier intitulé « noir et rose » qui a été créé le samedi 6 juillet 2013 à 11h10 et dont je ne suis pas l’auteur :

 

Capture noir et rose

 

L’unique fichier que contient ce dossier est un raccourci vers internet qui a été créé le mardi 4 décembre 2012 à 19h21 et dont je ne suis pas davantage l’auteur.

En voici les propriétés les plus saillantes :

 

Capture raccourci

 

Capture page web

 

Capture lien url

 

Et voilà à quoi il mène aujourd’hui :

 

Capture page internet

 

Vous pouvez faire l’essai en cliquant sur le lien suivant, la page n’existe plus :

http://a136.idata.over-blog.com/3/81/72/93/2012-01-20_140547.png

 

En fouillant dans mes archives personnelles, j’ai bien retrouvé l’image dont il s’agissait, c’est celle-ci :

 

2012-01-20_140547

 

Je l’avais incluse dans cet article du 8 mai 2012, intitulé « Chepita veut s’expliquer devant le juge et assumer ses écrits » et publié sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog (cliquer sur l’image pour l’agrandir et l’apprécier) :

 

2012-05-08 Chepita veut s'expliquer devant le juge et assumer ses écrits - Un petit coucou

 

Vraiment, on se demande qui peut bien être le pirate auteur de cette facétie…

Attentats de Paris : un responsable du nucléaire belge visé par les terroristes

Voilà qui n’est pas sans rappeler l’affaire de l’assassinat de Georges Besse par Action directe à Paris le 17 novembre 1986.

 

http://www.leparisien.fr/attentats-terroristes-paris/attentats-de-paris-des-suspects-avaient-filme-un-responsable-du-nucleaire-belge-17-02-2016-5554327.php

Attentats de Paris : des suspects avaient filmé un responsable du nucléaire belge

 

17 Févr. 2016, 17h22 | MAJ : 17 Févr. 2016, 17h19

Selon la RTBF, l'homme filmé est un haut responsable du centre nucléaire de Mol, en Flandre.
Selon la RTBF, l’homme filmé est un haut responsable du centre nucléaire de Mol, en Flandre. Capture écran / RTBF

Les centrales nucléaires étaient-elles ciblées par la cellule terroriste responsable des attentats du 13 novembre ? Dans le cadre des perquisitions effectuées en Belgique à la suite des attentats de Paris, une vidéo sur laquelle apparaît un homme «lié à l’industrie nucléaire» belge a été découverte, a indiqué mercredi le parquet fédéral belge, confirmant une information du quotidien belge La Dernière Heure.

 

Le parquet a en revanche refusé de révéler l’identité de la personne filmée «pour d’évidentes raisons de sécurité et de respect de la vie privée». Mais il s’agirait d’un haut responsable du site nucléaire de Mol, en Flandre, selon la RTBF. La Dernière Heure (DH) évoque quant à elle le «directeur du programme de recherche et de développement nucléaire belge». La justice n’a pas non plus souhaité donner d’information sur les «circonstances de la découverte des images».

Une caméra cachée dans un bosquet

Selon DH, la vidéo «d’une dizaine d’heures» montre «la porte d’entrée d’une habitation en Flandre», mais il n’est pas possible de la dater et donc de savoir si elle a été tournée avant ou après le 13 novembre. Les enquêteurs belges ont découvert que «ces images ont été captées au moyen d’une caméra cachée dans un bosquet sous de la paille et que celle-ci a été récupérée sur place par deux suspects, repartis à bord d’un véhicule tous feux éteints», ajoute la «DH», qui précise qu’elle a été découverte lors d’une des nombreuses perquisitions effectuées en Belgique, où ont été fomentées les attaques qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis en novembre.

L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a rapidement été prévenue de l’existence de cette vidéo et des «mesures de sécurité supplémentaires» ont été prises, a déclaré à la RTBF Sébastien Berg, porte-parole de l’AFCN.

Depuis la mi-novembre, onze personnes ont été arrêtées et inculpées en Belgique dans le cadre de l’enquête. Huit d’entre elles sont toujours en détention provisoire. L’un des auteurs présumés de l’attaque, Salah Abdeslam, et son ami Mohamed Abrini, toujours en cavale, sont tous deux de Molenbeek, une commune de Bruxelles où ont été préparés les attaques de Paris.

Paris, 13 novembre 2015

Sur le même sujet

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Besse

Georges Besse

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Georges Besse
Données clés
Naissance 25 décembre 1927
Clermont-Ferrand
Décès 17 novembre 1986 (à 58 ans)
Paris
Nationalité Français
Profession
Dirigeant d’entreprise
Formation

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Georges Besse (né le 25 décembre 1927 à Clermont-Ferrand, et mort le 17 novembre 1986 à Paris) est un industriel français. Il dirigea plusieurs grandes entreprises françaises contrôlées par l’État. Il fut assassiné par le groupe armé d’extrême gauche Action directe.

Sommaire

Biographie

Carrière

Fils d’un poseur et réparateur de lignes aux PTT, Georges Besse effectue ses études à l’École polytechnique (promotion 1948), puis à l’École des mines.

Directeur général en 1958 de la société USSI travaillant dans le domaine nucléaire, il est chargé par le général de Gaulle de doter la France de l’arme nucléaire, ce qui fut fait à partir de 1960, et de promouvoir le domaine de l’énergie nucléaire civile.

Assassinat

Georges Besse est assassiné en bas de son domicile, boulevard Edgar-Quinet dans le 14e arrondissement de Paris, le 17 novembre 1986, par le groupe Action directe (commando Pierre Overney, du nom du militant maoïste tué par un agent de sécurité de Renault). Quatre personnes sont arrêtées trois mois plus tard : Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani.

Action directe a revendiqué son assassinat en raison de ses fonctions de PDG de la Régie Renault et des « dégâts sociaux provoqués par les décisions de licenciements massifs » (il faut rappeler que la Régie Renault, sous l’œil vigilant de l’Etat actionnaire, ne licencie jamais pour motif économique et, quant à Pierre Overney, il avait été tué par un vigile de Renault en 1972, lui-même assassiné en « représailles » en 1977… Georges Besse était bien loin)[réf. nécessaire]. Les assassins de Georges Besse ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité et seront mis en liberté conditionnelle après plus de 20 ou 25 ans d’emprisonnement, au cas par cas, souvent pour des raisons de santé. Deux d’entre eux seront à nouveau incarcérés pour des raisons de procédure, puis à nouveau libérés.

Des théories alternatives ont été émises sur les raisons de son assassinat :

  • Son implication dans les ventes françaises du nucléaire militaire à l’Iran et l’Irak de Saddam Hussein1.
  • Selon la journaliste Dominique Lorentz dans son enquête intitulée Une guerre, publiée en 19972, il pourrait exister un lien entre les attentats de l’époque en France et le non-paiement de la dette de la France à l’Iran concernant sa participation à Eurodif. Le même jour en effet, la France remboursa 330 millions de dollars à l’Iran pour Eurodif (fondé par Georges Besse), mais refusa « officiellement » de fournir toute livraison d’uranium enrichi.

Hommages

  • Eurodif a donné son nom à son usine d’enrichissement d’uranium du site nucléaire du Tricastin en 1988.
  • Renault a donné son nom à son usine de Douai.
  • En mars 1987 a été créée une fondation portant son nom, la Fondation Georges Besse (sous l’égide de la Fondation de France), chargée « d’aider des élèves ingénieurs particulièrement brillants, mais empêchés par de sérieuses difficultés matérielles, de développer le potentiel intellectuel et humain qui est en eux ».
  • L’entrée principale des visiteurs du Technocentre Renault de Guyancourt se situe place Georges-Besse.
  • Une des allées du boulevard Edgar-Quinet (lieu de son assassinat) porte également son nom.
  • Le collège de Loches porte le nom de Georges Besse.
  • Le parc scientifique de Nîmes porte son nom.
  • Son nom a été donné à une place du quartier Rive de Billancourt, sur les anciens terrains Renault réaménagés à Boulogne-Billancourt.
  • L’usine remplaçant Eurodif porte le nom de Georges-Besse II

Bibliographie

Documentaire télévision

Références

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Eurodif_Production

Eurodif Production

Eurodif Production
Création
Création 1973
Données clés
Forme juridique Société anonyme à conseil d’administration
Siège social Drapeau de France Pierrelatte (France)
Direction Francois-Xavier Rouxel
Actionnaires en 2010 :
Areva NC (44,65 %),
Sofidif (25 %),
Synatom (11,11 %),
Enusa (11,11 %)
Enea (8,13 %).
Activité Enrichissement et retraitement de matières nucléaires
Produits Uranium enrichi
Société mère Eurodif SA
Effectif 1270
Données financières
Chiffre d’affaires 190 057 901 Euros (2009)1.
Résultat net 213 490 Euros (2009) 1

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Attentats de Paris : un responsable du nucléaire belge visé par les terroristes dans Corruption 330px-Tricastin

Localisation de l’usine George-Besse exploitée par Eurodif Production sur le site nucléaire du Tricastin.

Eurodif Production, créée en 1973, est une entreprise spécialisée dans l’enrichissement de l’uranium. La forme juridique est une société anonyme à conseil d’administration. Elle est filiale de la société Eurodif SA. Cette société est présente commercialement en France et à l’international. Elle exploite l’usine Georges-Besse, située en France dans le département de la Drôme sur le site nucléaire du Tricastin. Elle emploie environ 1 270 salariés.

Sommaire

Histoire

Fort de l’expérience acquise avec l’usine militaire de Pierrelatte et devant la nécessité de disposer d’une telle installation d’enrichissement pour développer un programme nucléaire autonome, le Président Georges Pompidou propose fin 1969, à La Haye, aux pays européens intéressés de s’associer à des études de faisabilité d’une usine d’enrichissement de taille internationale. Un accord est signé avec les principaux pays européens à Paris, le 25 février 1972, pour former une association qui, sous le nom d’Eurodif, avait pour mission d’étudier « les perspectives économiques liées à la réalisation, en Europe, d’une usine d’enrichissement de l’uranium par le procédé de diffusion gazeuse, compétitive sur le plan mondial »B 1. Font partie de cette association dont la durée de vie n’est statutairement que de deux ans : la France, la Belgique, la Grande-Bretagne, l’Italie, les Pays-Bas et la république fédérale d’Allemagne. En 1972, l’Espagne et la Suède sont admises dans le groupement, avec respectivement les sociétés Empresa nacional del uranio S.A. (Enusa), société détenue à 60 % par l’État espagnol, et l’A.B. Atomenergi (société d’état). Mais en 1973 la Grande-Bretagne, les Pays-Bas décident de se retirer du groupementB 2.

Un protocole d’accord est finalement signé le 9 octobre 1973 entre le CEA et le Comitato Nazionale per l’Energia Nucleare (Italie), l’AGIP Nucleare, l’Enusa (Empressa Nacional del Uranio) (Espagne), l’AB Atomenergi (Suède), Synatom et le Centre d’Étude de l’Énergie Nucléaire (Belgique). Cet accord décide de la constitution d’une société commune (société anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance) dénommée Eurodif pour les études et recherches dans le domaine de l’enrichissement par diffusion gazeuse, ainsi que la réalisation et l’exploitation d’usines et la commercialisation d’uranium enrichi2.

Eurodif Production est alors créée en tant que filiale de Eurodif. L’usine exploitée par Eurodif Production et dont Eurodif SA est propriétaire sera renommée « usine Georges Besse » en l’honneur de Georges Besse, premier président du Directoire de la société Eurodif, assassiné part le groupe Action directe en 1986.

Direction de l’entreprise

Chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires 2009 est de 190 057 901 Euros. Son résultat pour cette même année est de 213 490 Euros 3.

Effectifs

L’effectif de la société est de 1270 en 20094.

Références

  • Simone Courteix, La coopération européenne dans le domaine de l’enrichissement de l’uranium , 1974, (voir dans la bibliographie)
  1. p.  777
  2. p.  778

 

  1. a et b « Comptes de Eurodif Production » [archive], sur premedd.latribune.fr,‎ 1987 (consulté le 9 juin 2011).
  2. « Document de référence AREVA 2008 » [archive], sur www.areva.com (consulté le 6 juin 2011) p.  385
  3. « Fiche entreprise Eurodif Production » [archive], sur www.infogreffe.fr (consulté le 6 juin 2011)
  4. « Descriptif Eurodif Production » [archive], sur www.lyon-entreprises.com (consulté le 6 juin 2011)

 

Voir aussi

Articles connexes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Usine_Georges-Besse

Usine Georges-Besse

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Eurodif et Georges Besse.
Usine Georges-Besse
Image illustrative de l'article Usine Georges-Besse
Les deux tours de refroidissement de l’usine
Type d’installation
Domaine Installation nucléaire
Sous-domaine Nucléaire civil
Type Transformation de substances radioactives
Type2 Enrichissement de l’uranium
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Commune Pierrelatte
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg dans Crime44° 19′ 50″ Nord 4° 43′ 18″ Est
Vie de l’installation
Exploitant Eurodif Production
N° INB 93
Année de construction 1978
Date de mise en service avril 1979
Date de fermeture 7 juin 2012
Statut en démantèlement
Production

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)

Usine Georges-Besse
modifier Consultez la documentation du modèle

L’usine Georges-Besse, dénommée usine Eurodif de 1978 à 1988 (pour European Gaseous Diffusion Uranium Enrichissement Consortium), était une installation nucléaire spécialisée dans l’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse. L’usine, désormais en phase de démantèlement nucléaire, est implantée dans le site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte dans la Drôme.

Sur l’initiative du président de la République Georges Pompidou fin 1969 afin de doter la France d’une autonomie complète sur le cycle du combustible nucléaire, un accord est signé entre la France, la Belgique, l’Italie et l’Espagne en 1972. L’usine est inaugurée en 1979 et exploitée pendant 33 ans par une filiale de Areva NC, Eurodif SA. Avec Urenco, qui fonctionne sur la base d’un accord entre l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, il s’agissait de la seule usine d’enrichissement d’uranium qui fonctionnait sur la base d’un accord multinational1.

Le site nucléaire du Tricastin comprend de nombreuses installations nucléaires dont les plus imposantes sont la centrale nucléaire du Tricastin, l’ancienne usine Georges-Besse et la nouvelle usine Georges-Besse II d’enrichissement par centrifugation.

L’uranium enrichi produit était utilisé comme combustible par les centrales nucléaires françaises et de nombreuses centrales étrangères. L’uranium enrichi produit par cette usine alimentait environ 90 réacteurs à eau pressurisée, la filière nucléaire la plus largement répandue dans le monde, dont les 58 réacteurs français. Eurodif SA comptait parmi ses clients EDF et plus de 30 compagnies d’électricité dans le monde avec pour principaux concurrents les États-Unis et la Russie.

Sommaire

Histoire

Genèse du projet

Fort de l’expérience acquise avec l’usine militaire de Pierrelatte et devant la nécessité de disposer d’une telle installation d’enrichissement pour développer un programme nucléaire civil autonome, le Président Georges Pompidou propose fin 1969, à La Haye, aux pays européens intéressés de s’associer à des études de faisabilité d’une usine d’enrichissement de taille internationale. Un accord est signé avec les principaux pays européens à Paris, le 25 février 1972, pour former une association qui, sous le nom d’Eurodif, avait pour mission d’étudier « les perspectives économiques liées à la réalisation, en Europe, d’une usine d’enrichissement de l’uranium par le procédé de diffusion gazeuse, compétitive sur le plan mondial »B 1. Font partie de cette association dont la durée de vie n’est statutairement que de deux ans : la France, la Belgique, la Grande-Bretagne, l’Italie, les Pays-Bas et la république fédérale d’Allemagne. En 1972, l’Espagne et la Suède sont admises dans le groupement, mais en 1973 la Grande-Bretagne, les Pays-Bas décident de se retirer du groupementB 2.

Le 22 novembre 1973 le gouvernement français approuve le projet de construction de l’usine d’Eurodif, usine de séparation isotopique atteignant la capacité de 9 millions d’UTS. Sa réalisation est confiée au CEA. Parallèlement le capital de la société Eurodif est porté de 100 000 F à 100 millions pour faire face aux premiers besoins financiers B 3. Georges Besse est nommé Président du directoire de la société EurodifC 1. Deux sites sont en concurrence : le site français de Tricastin, dans la vallée du Rhône, et celui de Tarquinia en Italie. En février 1974, le site de Tricastin est retenu. Le coût est évalué à 7,4 milliards de francs 1973, auxquels il convient d’ajouter environ 5 milliards de francs pour la construction de quatre réacteurs nucléaires d’E.D.F. destinées à lui fournir les 3 600 MW électriques nécessaires à son fonctionnementB 4.

La conflit israélo-arabe et notamment la guerre du Kippour en 1973 ainsi que le premier choc pétrolier qui conduit le prix du pétrole à doubler deux fois en octobre 1973, mettent brutalement en évidence la dépendance énergétique des pays occidentaux et leur fragilité en la matière au moment où le pays connaît une extraordinaire croissance économique A 1. La mise en place d’un important programme électronucléaire est alors engagée sous le nom de « Plan Mesmer ». La mise à disposition de l’usine d’enrichissement devient urgente.

Entrée de l’Iran dans la société Eurodif

En 1974, la part suédoise de 10 % dans Eurodif était parvenue à l’Iran à la suite d’un accord franco-iranien datant du 27 juin. Cet accord prévoyait la vente par la France de cinq centrales atomiques américaines (licence Framatome, l’approvisionnement de l’Iran en uranium enrichi, la construction par Technicatome d’un centre nucléaire comportant trois réacteurs de recherche, l’exploitation en commun des gisements d’uranium qui pourraient être découverts en Iran et celle de gisements dans des pays tiers, la formation des scientifiques iraniens, ainsi que « l’accès de l’Iran à l’industrie de l’enrichissement de l’uranium »2.

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) français3 et l’Organisation iranienne à l’énergie atomique ont alors fondé la Sofidif (Société franco–iranienne pour l’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse), possédant respectivement 60 % et 40 % des parts. En retour, la Sofidif a acquis une part de 25 % dans Eurodif, ce qui donnait à l’Iran une minorité de blocage dans Eurodif3. Le reste des 75 % d’Eurodif étaient répartis entre le CEA (27,8 % des parts3), et trois actionnaires minoritaires (l’Italie, l’Espagne, la Belgique3).

En tant qu’actionnaire, l’Iran avait un droit d’enlèvement sur 10 % de l’uranium enrichi par Eurodif4.

Reza Shah Pahlavi a prêté un milliard de dollars US1 à la suite d’un accord signé en décembre 1974, lors du voyage officiel du Premier ministre Jacques Chirac à Téhéran, et prévoyant l’entrée de l’Iran dans Eurodif5,6, puis encore 180 millions USD en 19771, pour la construction de l’usine Eurodif, afin d’avoir le droit d’acheter 10 % de la production d’uranium enrichi du site7.

Les contrats sur la vente de centrales et d’équipements ont été signés à Téhéran le 18 novembre 1974 par Michel d’Ornano, Ministre de l’Industrie et de la Recherche, et son homologue iranien, la France vendant finalement deux centrales Westinghouse à l’Iran (fourniture partagée entre la France et la RFA)8.

Autorisation et construction

220px-Tricastin dans Folie

Localisation de l’usine George-Besse exploitée par Eurodif Production sur le site nucléaire du Tricastin

Le décret du 8 septembre 19779 autorise finalement la création, par la société Eurodif Production (pour European Gaseous Diffusion Uranium Enrichissement Consortium), d’une usine d’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse implantée dans le site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte. Les Belges, Espagnols et Italiens participent au programme10. À la suite de l’assassinat de Georges Besse le 17 novembre 1986 par des terroristes du Groupe « Action directe », l’usine Eurodif est baptisée le 5 mars 1988 « Georges Besse » en sa mémoireC 1.

En avril 1979, le Premier ministre Raymond Barre inaugure l’usine d’Eurodif. Dans le même temps, l’ayatollah Khomeiny rompt le contrat de fourniture de centrales nucléaires passé avec la France. Mais il confirme l’actionnariat dans Eurodif de l’Iran qui possède toujours 10 % des parts de cette usine. La France refuse de laisser l’Iran exercer son statut d’actionnaire d’Eurodif.

Contentieux avec l’Iran et assassinat de Georges Besse

Lors de la Révolution islamique de 1979, l’ayatollah Khomeiny, exilé en France, revient en Iran et prend le pouvoir. Au départ soutenu par la France5 ainsi que par les États-Unis, qui ne songent alors qu’à faire tomber le chah11, les dirigeants de l’Iran vont bientôt se retourner contre Paris et Washington. Téhéran suspend alors ses paiements et réclame le remboursement du prêt en faisant pression sur la France.

En 1981, après la mise en service de l’usine Eurodif, l’Iran réclame 10 % de la production d’uranium enrichi auquel ils ont contractuellement droit, ce que la France refuse. De 1981 à 1991, le régime des mollahs est soupçonné d’avoir perpétré plusieurs assassinats, prises d’otages et attentats meurtriers : probablement des centaines de Français ont payé de leur vie avant que la France et l’Iran ne règlent le contentieux Eurodif12,13.

Le 17 novembre 1986, après plusieurs attentats meurtriers à Paris, attribués (pour ceux de septembre) aux FARL (dirigées par Georges Ibrahim Abdallah)14 et l’enlèvement de journalistes français (Jean-Paul Kauffmann, Michel Seurat, …) retenus en otage au Liban par des groupes liés à l’Iran, la France signe un accord partiel, prévoyant le remboursement de 330 millions de dollars (accord rendu public par un communiqué du Quai d’Orsay15), mais refuse de fournir toute livraison d’uranium enrichi. Le même jour se produit l’assassinat de Georges Besse, PDG de Renault mais surtout le fondateur d’Eurodif. Selon Dominique Lorentz, les terroristes l’avaient déjà désigné en prenant pour cible, le 14 septembre 1986, le Pub Renault16.

Selon Dominique Lorentz qui s’appuie en particulier sur Roland Jacquard, Action directe, qui accepta la paternité de l’assassinat de Besse, était lié aux FARL[réf. à confirmer], toutes organisations qui « agissaient en l’occurrence pour le compte de la République islamique, au même titre que le Jihad islamique et le Hezbollah »17. Ces informations, provenant des services de renseignement antiterroristes français, sont mises en doute par d’autre personnes, qui soulignent le paradoxe consistant à voir un groupe d’inspiration autonome et marxiste-léniniste à appuyer le « régime des mollahs ».

Le versement de 330 millions de dollars a lieu le 22 novembre 198618. Néanmoins, les Iraniens affirment alors que le contentieux comportait d’autres éléments19. Reza Amrollahi, vice-Premier ministre et président de l’Organisation iranienne à l’énergie atomique, voyage en France en décembre 1986 et visite l’usine Eurodif, proposant de reprendre la coopération nucléaire20, mais aucun accord n’est signé.

Otages au Liban et accord avec l’Iran

Selon D. Lorentz, l’affaire des otages du Liban est de part en part traversée par l’enjeu du règlement du contentieux financier qu’est Eurodif21. Ainsi, le 24 décembre 1986, un otage fut libéré ; mais le 13 janvier 1987, le journaliste Roger Auque fut enlevé à Beyrouth. Rappelant l’enquête de Lorentz, Le Dauphiné libéré écrit ainsi : « Les diplomates Marcel Carton et Marcel Fontaine, le journaliste Jean-Paul Kauffman retenus plus de 3 ans en otage au Liban, les attentats meurtriers de la Fnac, du Pub Renault, l’assassinat de Georges Besse, patron du nucléaire français et hostile aux négociations avec l’Iran, et d’autres encore, ont payé, dans les années 1980, le prix du contentieux Eurodif5. »

En décembre 1987 a lieu un 2e versement officiel de 330 millions de dollars par la France à l’Iran.

Le 6 mai 1988, entre les deux tours de l’élection présidentielle, les otages français sont libérés. Le Premier ministre Jacques Chirac assure dans un accord avec l’Iran des « garanties politiques sur l’octroi sans restrictions par le gouvernement français de licence d’exportation d’uranium enrichi » et le rétablissement du statut d’actionnaire de l’Iran dans Eurodif sous la condition du retour des derniers otages du Liban.

Le ministre des Affaires étrangères Roland Dumas intervient dans le règlement du contentieux financier en discutant avec son homologue Ali Akbar Velayati en février 1989, bien que deux ans plus tard, l’assassinat de l’ancien premier ministre Chapour Bakhtiar met fin au rapprochement22. Roland Dumas déclarera d’ailleurs, en janvier 2008: « C’est moi qui ai négocié le remboursement de la dette iranienne dans Eurodif. L’Iran dispose encore d’une part infime dans ce consortium. Cela peut constituer un moyen de négociation pour permettre le contrôle des puissances occidentales sur l’armement nucléaire iranien, si tout le monde en était d’accord23. ». En septembre 1989, le président François Mitterrand confie au secrétaire d’État du Ministre des Affaires étrangères, François Scheer, la formalisation d’un accord définitif de règlement du contentieux franco-iranien.

Accord financier

Finalement un accord, dont certains points restent secrets5, est trouvé en 1991 : la France remboursa plus de 1,6 milliard de dollars1 tandis qu’Eurodif fut indemnisé de commandes annulées par l’Iran1. L’Iran est rétabli dans son statut d’actionnaire d’Eurodif via un consortium franco-iranien nommé Sofidif, avec le droit de prélever 10 % de l’uranium enrichi à des fins civiles1.

Selon Enerzine, « de source diplomatique française, on indique que l’Iran est bien membre d’Eurodif. Mais en l’absence de centrale nucléaire civile opérant en Iran, il n’y a pas de livraison d’uranium enrichi. »24. Le 11 avril 2007, le Ministère des Affaires étrangères a réaffirmé l’actionnariat de l’Iran à Eurodif, tout en affirmant que selon les termes de l’accord de 1991, l’Iran n’a aucun droit à enlever de l’uranium enrichi ni d’accès aux technologies du nucléaire, mais seulement aux gains financiers qui résultent de sa présence dans le consortium25. Mais, en raison de la Résolution 1737 du Conseil de sécurité des Nations unies (23 décembre 2006), qui gèle les avoirs de l’Organisation Iranienne à l’Énergie Atomique, les fonds dus sont actuellement bloqués25.

Fermeture

La durée de vie de l’usine était estimée lors de la construction à 25 ans, ce qui aurait conduit à une fin d’activité en 2003. Toutefois des opérations de maintenance et de modernisation des bâtiments ont permis de prolonger cette durée de vie de 9 ansC 2.

La date de fermeture et de démantèlement d’Eurodif a été l’objet de négociations difficiles entre EDF et Areva, pour lesquelles l’ancien premier ministre français François Fillon avait demandé un accord rapide26.

En 2011, la catastrophe de Fukushima a entrainé une forte baisse de la demande mondiale en uranium enrichi. En particulier, l’usine Georges Besse alimentait jusqu’à l’accident de Fukushima en mars 2011 les centrales nippones, désormais pratiquement toutes à l’arrêt. La fermeture de l’usine a donc été avancée au 10 mai 2012, date à laquelle a commencé la procédure d’arrêt de production de l’usine27.

Démantèlement

Le 7 juin 2012, l’usine a cessé définitivement ses activités d’enrichissement. Le démantèlement débutera par la récupération d’environ 300 tonnes de matières radioactives et chimiques pour faire baisser le niveau de radioactivité. Pour cela, le procédé PRISME (projet de rinçage intensif suivi d’une mise à l’air d’Eurodif) devrait débuter dès février 201328. Ce procédé prisme utilisera des tonnes de trifluorure de chlore, c’est la première fois dans le monde qu’un tel tonnage sera utilisé, pour laver autant de tuyauteries29.

Selon le réseau sortir du nucléaire, le démantèlement de l’usine entraîne un risque pour les travailleurs ainsi que l’augmentation des rejets de l’installation30.

Descriptif

L’usine, baptisée en 1988 Georges Besse, du nom du premier président du directoire de la société d’Eurodif Production, était une installation nucléaire spécialisée dans la séparation isotopique de l’uranium par diffusion gazeuse. Elle fournissait en uranium enrichi une quarantaine de producteurs d’électricité dans le monde dont Électricité de France, soit une centaine de réacteurs nucléaires1. Elle produisait en 2007 un quart de la production d’uranium enrichi du monde31.

L’uranium contient naturellement 0,7 % d’uranium 235, l’isotope fissile à l’origine de la réaction en chaîne. Il était enrichi jusqu’à 5 % d’uranium 235 par un procédé de diffusion gazeuse utilisant l’hexafluorure d’uranium (UF6) : l’uranium était transformé sous forme gazeuse (hexafluorure d’uranium) puis poussé par des compresseurs à travers une cascade de diffuseurs contenant des barrières de diffusion poreuses pour séparer les atomes d’uranium 235 des atomes d’uranium 238 plus lourds. Le processus était répété 1 400 fois pour produire de l’uranium enrichi utilisable dans les réacteurs nucléaires (3 à 5 % d’uranium fissile).

À cette fin, les compresseurs de l’usine d’enrichissement (des moteurs électriques de plusieurs mégawatts) consommaient environ 15 TWh par an32, or la centrale nucléaire de Tricastin produisant environ 25 TWh/an, on peut donc en déduire que 60 % de la production de la centrale de Tricastin, soit près de trois des quatre réacteurs, était utilisés pour alimenter Eurodif, ce qui faisait d’Areva le plus important client d’EDF.

L’uranium enrichi par l’usine Georges Besse était assemblé à la FBFC puis envoyés en train jusqu’aux centrales nucléaire. L’usine George Besse était alimentée en hexafluorure d’uranium (UF6) par l’usine de Comurhex présente elle-aussi sur le site nucléaire du Tricastin (cf. Transport du combustible nucléaire).

L’eau chaude produite par l’usine possédait une température plus élevée que celle produite par la centrale nucléaire. Ceci explique le fait qu’Eurodif n’a pas eu l’autorisation d’utiliser l’eau du Canal de Donzère-Mondragon (canal du Rhône) pour la refroidir. C’est pourquoi il y a deux tours de refroidissement sur le site. Celles-ci étaient donc utilisées exclusivement par Eurodif. De plus, cette eau chaude permettait d’alimenter la Ferme aux crocodiles, les bâtiments sportifs, les serres agricoles et 2500 logements de la ville de Pierrelatte.

Sûreté nucléaire

Cadre réglementaire

L’usine a été autorisée par le décret du 8 septembre 1977 qui a été modifié par décret du 22 juin 198433.

La loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, dite loi TSN, et notamment son article 29, précise que les installations nucléaires doivent être autorisées par un décret du Premier ministre après instruction des autorités compétentes. L’exploitant doit à cet effet déposer un dossier démontrant comment son installation fonctionnera en limitant au maximum les impacts sur l’homme et son environnement et en maîtrisant les risques associés. Après une instruction technique, le public est consulté dans le cadre d’une enquête publique et au travers d’éventuels autres organismes (Commission locale d’information, Autorité environnementale, Autorité de sûreté nucléaire). Le décret d’autorisation de création fixe le périmètre et les caractéristiques de l’installation, les règles particulières auxquelles doit se conformer l’exploitant et les prescriptions techniques34.

Dans le cadre de cette nouvelle réglementation, l’usine Georges-Besse II est l’installation nucléaire de base numéro 93, autorisée par décret du 27 avril 2007 qui a modifié le précédent décret de 198433.

Impacts sur l’environnement

Chaque année, près de 21 000 analyses en laboratoire sont effectuées sur 9 500 échantillons prélevés dans le milieu naturel (air et végétaux, eaux de pluie, d’irrigation et de pompage, nappes phréatiques, végétaux etc) en 200 points géographiques répartis sur le site et dans son proche environnement. Les résultats de ces analyses sont rendus publics après calculs spécialisés et vérifications.[réf. nécessaire]

Références

Sources

  1. p.  22
  1. a et b p.  43
  2. p.  17
  1. p.  777
  2. p.  778
  3. p.  779
  4. p.  782

Autres références

  1. a, b, c, d, e, f et g Olivier Meier, « Iran and Foreign Enrichment: A Troubled Model » [archive], Arms Control, janvier-février 2006
  2. Dominique Lorentz, Secret atomique, ou la véritable histoire des otages français au Liban, Les Arènes, 2002, pp.32-33
  3. a, b, c et d Lorentz, 2002, p.34
  4. D. Lorentz, 2002, p.35, qui cite Le Monde du 15 septembre 1976, du 7 février 1988, et un entretien avec François Scheer diffusé dans La République atomique
  5. a, b, c et d Jean-Xavier Piéri, « L’Iran détient 10 % du Tricastin : le contentieux Eurodif » [archive], Le Dauphiné libéré, 5 mars 2008
  6. D. Lorentz, 2002, pp.35-36
  7. Nader Barzin, Économie politique de l’industrie nucléaire iranienne [archive], Thèse à l’EHESS, 2004
  8. D. Lorentz, 2002, p.35
  9. décret du 8 septembre 1977 [archive]
  10. [PDF]Pierre Messmer, « Un premier ministre dans le premier choc pétrolier (octobre 1973 – mars 1974) » [archive], sur documents.irevues.inist.fr (consulté le 1er juin 2011) p.  35-36
  11. D. Lorentz, 2002, 1er chapitre (p.30-78)
  12. Le documentaire La République atomique, de David Carr-Brown et Dominique Lorentz, diffusé le 14 novembre 2001 sur Arte, et le livre Affaires atomiques de Dominique Lorentz, Les Arènes (ISBN 2-912485-22-3)
  13. Les pressions contre l’Iran sont émoussées par l’abstention de la Chine et de la Russie [archive], Le Figaro, 14 octobre 2007 (non signé)
  14. Dominique Lorentz, Secret atomique, ou la véritable histoire des otages français au Liban, Les Arènes, 2002, p.138, cite Le Figaro du 21 novembre 1986 et Le Monde du 19 septembre 1986
  15. Dominique Lorentz, Secret atomique, ou la véritable histoire des otages français au Liban, Les Arènes, 2002, p.136, cite Le Figaro, 18 novembre 1986
  16. Dominique Lorentz, Secret atomique, 2002, p.137
  17. Dominique Lorentz, Secret atomique, 2002, p.139
  18. D. Lorentz, Secret atomique, p.141, cite Le Matin du 24 novembre 1986
  19. D. Lorentz, 2002, p.141 (cite Le Matin du 24 novembre 1986)
  20. D. Lorentz, 2002, p.141-142, cite L’Express du 9 au 15 janvier 1987
  21. D. Lorentz, op.cit.
  22. Thierry Oberlé, « Roland Dumas en mission discrète à Téhéran » [archive], Le Figaro, 15 octobre 2007
  23. Roland Dumas, entretien publié par Géostratégiques, n°18, janvier 2008
  24. « L’Iran propose à la France d’enrichir son uranium » [archive], Enerzine, 4 octobre 2006
  25. a et b « Statements Made By The French Foreign Ministry Spokesperson » [archive], sur le site d’Iranwatch
  26. Bruno Sillard, « L’État remet à l’heure commune les patrons d’Areva et d’EDF » [archive], L’Agefi, 21 janvier 2010, consulté le 7 février 2010
  27.  : Areva tente de tourner la page Fukushima avec sa nouvelle usine du Tricastin [archive], 20 Minutes du 2 juin 2012
  28. Clap de fin pour l’usine Eurodif [archive], L’usine nouvelle – 4 juin 2012
  29. “Le gaz employé est proche du gaz moutarde !” [archive], Le Dauphiné – 13/03/2012
  30. Arrêt d’Eurodif : la fermeture immédiate d’au moins trois réacteurs est incontournable ! [archive], Réseau sortir du nucléaire du 7 juin 2012
  31. Marc Durin-Valois, « Flambée du pétrole, une chance pour la France, leader du nucléaire » [archive], dossier du Figaro magazine, 9 novembre 2007
  32. Les avantages du nucléaire en France [archive] – MINEFI/DGEMP, avril 2004
  33. a et b « Décision n° 2011-DC-0204 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 4 janvier 2011 établissant la liste des installations nucléaires de base au 31 décembre 2010 » [archive], sur asn.fr (consulté le 9 juin 2011)
  34. Loi no 2006-686 du 13 juin 2006 [archive] relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire

Voir aussi

Articles connexes

 

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Une « nouvelle guerre froide » selon le premier ministre russe

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/02/13/97001-20160213FILWWW00051-medvedev-nous-sommes-dans-une-nouvelle-guerre-froide.php

Medvedev: « nous sommes dans une nouvelle guerre froide »

 

    • Par LeFigaro.fr, avec AFP
    • Mis à jour le 13/02/2016 à 10:57
    • Publié le 13/02/2016 à 10:33

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a estimé ce samedi que les relations russo-occidentales étaient entrées dans une « nouvelle guerre froide ».

« On peut dire les choses plus clairement : nous avons glissé dans une période de nouvelle guerre froide », a-t-il déclaré à la Conférence de sécurité de Munich.

« Ce qui reste c’est une politique inamicale et fermée, selon nous, de l’Otan vis-à-vis de la Russie », a-t-il jugé.

« Les politiques européens ont cru que créer une soi-disant ceinture d’amis aux frontières de l’UE serait une garantie de sécurité. Quel est le résultat? Pas une ceinture d’amis, mais une ceinture d’exclusion », a-t-il dit.

« Créer la confiance c’est difficile (…) mais nous devons commencer. Nos positions diffèrent mais elles ne diffèrent pas autant qu’il y a 40 ans quand en Europe il y avait un mur », a souligné le premier ministre russe.

L’Otan est l’alliance militaire pilotée par les Etats-Unis depuis 1949. A l’origine conçue pour défendre l’Europe occidentale contre une invasion soviétique, l’Otan a maintenu son existence après la dissolution du bloc de l’Est.

En 2004, l’Otan s’est étendu aux frontières de la Russie, en ajoutant l’Estonie, la Lettonie et la Lithuanie. La Bulgarie, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie ont ensuite été admises. L’Otan travaille à intégrer la Géorgie et l’Ukraine, deux anciennes républiques soviétiques, suscitant les craintes de Moscou, qui accuse les Etats-Unis de vouloir encercler la Russie.

LIRE AUSSI:
» L’Otan renforce ses moyens militaires en Europe de l’Est
» Dans le Donbass, l’incessant bruit des armes

Que financent les anciens de la bande à Baader ?

La trace de trois anciens membres de la RAF a récemment été retrouvée dans deux attaques armées de convois de fonds commises en Allemagne en juin et décembre 2015.

Ces deux tentatives ont échoué.

Selon les autorités, leurs auteurs chercheraient à financer leurs vies clandestines.

Ils n’avaient pas fait parler d’eux depuis une attaque similaire commise au mois de juillet 1999 et qui leur aurait alors rapporté un million de Deutsche marks.

Questions :

Pourquoi recommencent-ils précisément en 2015 ?

Et combien de réussites pour deux ratés ?

 

http://www.tdg.ch/monde/europe/exmembres-raf-soupconnes-braquage/story/18750341

D’ex-membres de la RAF soupçonnés de braquage

 

Allemagne Le trio, ex-membres de l’ex-Fraction armée rouge, a été identifié par l’analyse d’échantillons d’ADN prélevés sur une voiture abandonnée près des lieux de l’attaque d’un fourgon.

 

Burkhard Garweg (à gauche), Ernst-Volker Wilhem Staub et Daniela Klette, à une date non déterminée.Burkhard Garweg (à gauche), Ernst-Volker Wilhem Staub et Daniela Klette, à une date non déterminée. Image: ARCHIVES/AFP

19.01.2016

 

Trois membres de l’ex-Fraction armée rouge sont soupçonnés d’avoir commis une attaque à main armée en juin dernier contre un fourgon de transport de fonds en Allemagne, selon un communiqué diffusé mardi par les services du procureur général. Ils cherchaient à financer leur vie en clandestinité.

Le trio – deux hommes et une femme – a été identifié par l’analyse d’échantillons d’ADN prélevés sur une voiture abandonnée à proximité des lieux de l’attaque du fourgon, près de Brême. Le braquage avait échoué.

Fondée en 1970, la «Rote Armee Fraktion» (RAF), ou bande à Baader-Meinhof, a été l’une des incarnations de l’extrême gauche européenne adepte de la lutte armée. Elle a été démantelée en 1998.

Ses trois membres identifiés dans l’attaque du fourgon vivent depuis dans la clandestinité. Ernst-Volker Staub, Burkhard Garweg et Daniela Marie-Luise Klette sont aussi soupçonnés d’avoir dérobé un million de Deutsche marks en juillet 1999 dans l’attaque d’un autre transport blindé.

Les procureurs estiment en outre que Klette a participé au mitraillage de l’ambassade des Etats-Unis à Bonn en 1991 et à une tentative d’attentat à la voiture piégée l’année précédente contre un bâtiment de la Deutsche Bank.

Entre 1970 et 1991, 34 morts, dont l’enlèvement et l’assassinat en 1977 de Hanns Martin Schleyer, représentant du patronat allemand, ont été imputés à la RAF. (ats/nxp)

(Créé: 19.01.2016, 19h49)

 

http://www.slate.fr/story/113145/terroristes-raf-reapparition-allemagne

Disparus depuis 1998, des terroristes de la RAF refont surface en Allemagne

Repéré par Annabelle Georgen

Allemagne

24.01.2016 – 16 h 34mis à jour le 24.01.2016 à 16 h 34

Portrait des anciens terroristes de la RAF Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg dans un reportage de la chaîne publique allemande Norddeutscher Rundfunk. | Capture d'écran NDR.dePortrait des anciens terroristes de la RAF Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg dans un reportage de la chaîne publique allemande Norddeutscher Rundfunk. | Capture d’écran NDR.de

L’ADN de trois membres de l’organisation terroriste d’extrême gauche, dont la police avait perdu la trace depuis plus de quinze ans, a été retrouvé dans des masques ayant servi à des attaques à main armée.

Près de deux décennies après sa dissolution, la troisième génération de la Fraction armée rouge (RAF, pour Rote Armee Fraktion) fait à nouveau parler d’elle en Allemagne. Trois membres de l’organisation terroriste d’extrême gauche, dont la police allemande avait perdu la trace depuis 1998, sont soupçonnés d’avoir attaqué à main armée des convois de fonds en juin et en décembre 2015. Les deux tentatives de braquage ont échoué, les convoyeurs de fonds étant parvenus à chaque fois à prendre la fuite.

L’ADN des anciens terroristes Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg a été retrouvé sur des masques qui se trouvaient à l’intérieur d’une Ford Focus garée dans une zone forestière de Basse-Saxe, à proximité de la ville de Wolfsburg, où un convoi de fonds a été attaqué le 28 décembre 2015 en début d’après-midi. La voiture était recouverte d’un filet de camouflage, comme on peut le voir sur le site internet de la chaîne publique allemande Norddeutscher Rundfunk.

La police allemande a diffusé cette semaine des portraits-robots des trois suspects réalisés à partir des photographies diffusées dans les années 1980 sur les avis de recherche de la vingtaine de membres que comptait la troisième génération de la Fraction armée rouge. Plus de 137 témoignages ont été recueillis par la police en quelques jours seulement.

Guérilla urbaine

Le fantôme de la RAF, qui, avec ses enlèvements et ses crimes répétés, a créé un climat de terreur qui a profondément marqué la société allemande durant les années 1970, restées dans la mémoire collective comme «les années de plomb», hante de nouveau l’Allemagne, comme un journaliste du quotidien régional Der Westen le résume:

«Le caractère explosif de cette nouvelle échappe à la majorité des gens plus jeunes. Ceux qui cependant ont fait l’expérience du terrorisme sanglant de la Fraction armée rouge dans les années 1970 et de la manière en partie hystérique avec laquelle l’État y a réagi durant des années, ceux-là tressaillent encore aujourd’hui lorsqu’ils entendent le terme de RAF. Les noms de Baader, Meinhof, Ensslin se sont taillé une place dans la mémoire collective de toute une génération.»

Fondée au début des années 1980 avec pour objectif de mettre en œuvre la guérilla urbaine prônée par la première génération de la RAF, la fameuse bande à Baader, la troisième génération, contrairement à la deuxième, ne s’est pas contentée de réclamer la libération des membres de l’organisation terroriste emprisonnés mais a fomenté toute une série d’attentats, rappelle Der Spiegel. Entre 1985 et 1992, année où ils ont officiellement déposé les armes, les membres de la RAF ont notamment assassiné le patron de l’entreprise d’armement MTU, Ernst Zimmerman, le chef de la Deutsche Bank, Alfred Herrhausen, et le diplomate Gerold von Braunmühl.

La troisième génération de la RAF s’est également alliée au groupe terroriste français Action directe, avec qui elle a commis en 1985 un attentat contre la base militaire américaine Rhein-Main Air Base, qui a fait trois morts et onze blessés.

Vie souterraine

Les enquêteurs estiment que les deux tentatives de braquage de 2015, qui ont très probablement été commises par le trio d’anciens terroristes, n’avaient pas pour but de financer d’autres actions terroristes mais plutôt leur vie souterraine. En 1999, un an après la dissolution du groupe terroriste, l’ADN de Daniela Klette et Ernst-Volker Staub avait déjà été retrouvé sur les lieux d’un braquage de convoi de fonds, à Duisbourg-Rheinhausen. Les trois braqueurs masqués avaient alors dérobé un million de marks, rappelle NDR.de:

«Des experts comme le spécialiste de la RAF Butz Peters estimaient à l’époque que le braquage de Duisbourg ne servirait pas à financer d’autres crimes terroristes mais à financer la retraite des vétérans de la RAF. Il se pourrait que les réserves se soient épuisées entre temps.»

Ernst-Volker Staub serait aujourd’hui âgé de 61 ans, son comparse Burkhard Garweg de 47 ans. Seuls les noms d’une dizaine de membres de la troisième génération de la RAF sont connus par les autorités allemandes.

 

http://www.ndr.de/nachrichten/niedersachsen/oldenburg_ostfriesland/Aktenzeichen-XY-120-Hinweise-auf-RAF-Trio,raf134.html

Stand: 21.01.2016 20:01 Uhr – Lesezeit: ca.5 Min.
« Aktenzeichen XY »: 137 Hinweise auf RAF-Trio
 

Die Phantomskizze zeigt einen etwa ca. 50 Jahre alten Mann, 1,80 bis 1,90m groß, schlank schwarzgraue Haar und Schnauzer.

Einer der Räuber in Wolfsburg trug keine Maske. Mithilfe von Zeugen wurde eine Phantomskizze erstellt.

Nach der ZDF-Sendung « Aktenzeichen XY … ungelöst » über die Suche nach drei Terroristen der Rote Armee Fraktion (RAF) sind bei der Polizei 137 Hinweise eingegangen. Einen entscheidenden Schritt weiter sind die Fahnder allerdings noch nicht. « Die berühmte heiße Spur ist nicht dabei gewesen », sagte Lutz Gaebel von der Staatsanwaltschaft Verden. Die Hinweise würden nun weiter intensiv überprüft. Am Mittwochabend war der erste der beiden Überfälle Thema in der ZDF-Sendung – bereits zum dritten Mal.

DNA-Spuren weisen auf RAF-Terroristen hin

Die drei ehemaligen RAF-Terroristen Daniela Klette, Ernst-Volker Staub und Burkhard Garweg stehen im Verdacht, im vergangenen Jahr schwer bewaffnet mindestens zwei Geldtransporter in Wolfsburg und Stuhr bei Bremen überfallen zu haben. Spuren der früheren RAF-Mitglieder wurden an beiden Tatorten gefunden, wie der Verdener Staatsanwalt Markus Heusler am Mittwoch mitteilte. Damit bestätigte er Recherchen des NDR. Im Juni 2015 sollen Staub, Garweg und Klette versucht haben, im Stuhrer Ortsteil Groß Mackenstedt (Landkreis Diepholz) einen Geldtransporter auszurauben. Sie konnten aber kein Geld erbeuten. Am 28. Dezember 2015 folgte ein – ebenfalls erfolgloser – Angriff auf einen Geldtransporter in Wolfsburg.

Polizei verfolgt Spur der Fluchtfahrzeuge

Neues Phantombild im Fernsehen veröffentlicht

In der Live-Sendung am Mittwoch wurde unter anderem ein nach Zeugenaussagen erstelltes Phantombild gezeigt. Gaebel warnte am Donnerstag Bürger davor, eigenmächtig auf die Gruppe zuzugehen. « Aufgrund der Berichterstattung müssen wir davon ausgehen, dass sich die Täter höchstwahrscheinlich bewaffnet haben. » Einer der Täter habe bei dem Überfall in Wolfsburg keine Maske getragen, sagte Polizeihauptkommissar Jürgen Hage von der Kriminalpolizei Diepholz in der Sendung. Das Phantombild zeigt einen etwa 50-jährigen Mann mit fransigen schwarzgrauen Haaren und Schnauzbart. Die Ermittler gehen davon aus, dass es sich entweder um Garweg oder um Staub handelt. Welchen von beiden das Bild zeigt, ist Hage zufolge aber unklar. Garweg ist 47, Staub 61 Jahre alt.

Bisher keine Hinweise auf Aufenthaltsort

Im Zusammenhang mit dem Überfall in Stuhr haben die Ermittler die drei Ex-Terroristen offenbar schon länger als mutmaßliche Täter im Visier: Bereits vor einigen Wochen hätten Analysen die Übereinstimmung der DNA-Spuren ergeben, hieß es von der Staatsanwaltschaft. Staub, Garweg und Klette werden mit Haftbefehlen gesucht. Derzeit gibt es keine Hinweise auf ihre möglichen Aufenthaltsorte. Die Staatsanwaltschaft Verden wirft den drei Untergetauchten versuchten Mord und versuchten Raub vor. Alle drei sollen unter anderem auch 1993 an einem Sprengstoffanschlag auf die Justizvollzugsanstalt im hessischen Weiterstadt beteiligt gewesen sein. Auch damals hinterließen sie DNA-Spuren.

Wolfsburger Polizei sucht Zeugen

In einer gemeinsamen Erklärung von Mittwochabend erläutern die Polizei Wolfsburg und die Staatsanwaltschaft Braunschweig noch einmal den vermutlichen Ablauf des versuchten Raubüberfalls in Wolfsburg – und bitten erneut mögliche Zeugen, sich zu melden. Einer der Täter hielt demnach den Beifahrer, zwei weitere Täter den Fahrer des Geldtransporters mit Waffen in Schach. Der Beifahrer befand sich außerhalb des Transporters. Der Fahrer nutzte einen unbeobachteten Moment und flüchtete mit dem Geldtransporter. Das Trio fuhr daraufhin in einem dunkelblauen Ford Focus Kombi davon. Am Tatort stellte die Polizei außerdem einen grünen VW Golf Variant sicher. Den Ford entdeckte sie später in einem Waldgebiet zwischen Volkmarsdorf und Rümmer (Landkreis Helmstedt). « Die Ermittler gehen davon aus, dass die Räuber hier ein zuvor abgestelltes helles Fahrzeug zur weiteren Flucht benutzt haben », heißt es in der Mitteilung. Wer den grünen VW oder den dunkelblauen Ford in den Tagen vor dem Überfall gesehen hat, wird gebeten, sich unter der Telefonnummer (05361) 46 46 0 bei der Polizei Wolfsburg zu melden.

Altersversorgung für ehemalige Terroristen?

Schon einmal waren DNA-Spuren von Klette und Staub nach einem Raubüberfall gefunden worden: Am 30. Juli 1999 überfielen drei Maskierte einen Geldtransporter in Duisburg-Rheinhausen und erbeuteten etwa eine Million Mark. Experten wie der RAF-Kenner Butz Peters gingen damals davon aus, dass der Raubüberfall in Duisburg nicht dazu diente, weitere Terrortaten zu finanzieren, sondern « die Altersversorgung von RAF-Veteranen zu ermöglichen ». Mittlerweile könnte das Geld knapp geworden sein. Der Kriminologe Christian Pfeiffer geht bei den Überfällen im Jahr 2015 ebenfalls nicht von politisch motivierten Taten aus. Die mutmaßlichen Täter stammten aus der dritten RAF-Generation, so Pfeiffer, einer Generation, die auf den Spuren ihrer Vorgänger Attentate verübte, aber keine politischen Zielsetzungen mehr habe. « Hinweise auf ein terroristisches Motiv für die Überfälle gibt es bislang nicht », teilten auch die Polizei Wolfsburg und die Staatsanwaltschaft Braunschweig in einer gemeinsamen Erklärung am Mittwochabend mit. « Vielmehr ist davon auszugehen, dass die Taten allein der Finanzierung des Lebens im Untergrund dienen sollten. »

Parallelen in Duisburg, Stuhr und Wolfsburg

Es bestehen erkennbare Übereinstimmungen bei der Ausführung der Taten – mit dem Unterschied, dass die Raubüberfälle in Groß Mackenstedt und in Wolfsburg am Ende scheiterten. Auch in Duisburg waren drei Räuber am Tatort, bewaffnet mit Gewehren und einer Panzerfaust. Sie benutzten zwei Tatfahrzeuge – eines versperrte dem Geldtransporter den Weg, mit dem anderen, einem Jeep, flüchteten sie. In dem Fahrzeug fanden sich später die Masken, auf denen die DNA-Spuren von Klette und Staub entdeckt wurden.

Weitere Informationen
Gerhart Baum, Ehemaliger Bundesminister des Innern, FDP © dpa picture alliance

Baum: « Die RAF ist und bleibt Geschichte »

Ex-Innenminister Baum sieht keine Anzeichen für eine Linksterrorismus-Welle in Deutschland. Die Rote Armee Fraktion bleibe Geschichte, sagte der FDP-Politiker auf NDR Info. mehr

RAF-Logo auf dem Foto des entführten Arbeitgeberpräsidenten Hanns-Martin Schleyer (Archivbild aus dem Jahr 1977) © dpa

Terror statt Politik: Die Rote Armee Fraktion

Sie wollten den Staat verändern, doch sie verrannten sich. Die Rote Armee Fraktion steht für den Terror der 70er-Jahre. Bis heute sind nicht alle RAF-Verbrechen aufgeklärt. mehr

Dieses Thema im Programm:

Aktuell | 19.01.2016 | 10:00 Uhr

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniela_Klette

Daniela Klette

Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Klett.
Daniela Klette
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Informations générales
Naissance
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Activité
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Daniela Klette, née en 1958 à Karlsruhe, est membre de la troisième génération de la Fraction armée rouge.

Biographie

Le 25 février 1990, elle participe à un attentat à la bombe contre le siège de la Deutsche Bank à Eschborn, mais la bombe n’explose pas. Des mèches de cheveux de Klette sont retrouvées dans la voiture1.

Le 13 février 1991, elle participe à une attaque à l’arme à feu sur l’ambassade américaine à Bonn durant la Guerre d’Irak. Un cheveu de Klette est retrouvée dans la voiture2.

Le 27 mars 1993, elle participe avec Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg, à l’attentat contre la prison de Weiterstadt1,3.

Le 20 juillet 1999 , elle participe avec Ernst-Volker Staub à l’attaque d’un véhicule blindé à Duisbourg, bien que la RAF ait été dissoute en 19984.

Notes et références

  1. a et b Anschlag von Weiterstadt: Fahnder identifizieren zwei RAF-Attentäter – Politik – STERN.DE
  2. Peter Scherer: Mutmaßliches RAF-Mitglied Callsen stellt sich der Justiz; Die Welt, 8. März 2003; Terroristin überführt, Die tageszeitung, 14. Januar 2001
  3. https://de.nachrichten.yahoo.com/blogs/most-wanted/das-trio-aus-der-dritten-raf-generation-151048384.html [archive]
  4. Wiedergeburt der Roten Armee Fraktion?, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 20. Mai 2001.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst-Volker_Staub

Ernst-Volker Staub

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Ernst Volker Staub
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Ernst-Volker Wilhelm Staub (né en 1957 à Hambourg) est un ancien terroriste présumé terroriste, ancien membre de la Fraction armée rouge (RAF)1 avec Daniela Klette et Burkhard Garweg.

Biographie

Il étudie en 1975 la linguistique, la phonétique et plus tard le droit a l’université de Hambourg. Il se désinscrit en 1982. En 1984, il est avec Helmut Pohl.

Le 27 mars 1993, il participe avec Daniela Klette et Burkhard Garweg, à l’attentat contre la prison de Weiterstadt2.

Le 20 juillet 1999 , il participe avec Daniela Klette à l’attaque d’un véhicule blindé à Duisbourg, bien que la RAF ait été dissoute en 19983.

En 2016, il est soupçonné, par les services du procureur général, d’avoir attaqué à main armée, en juin 2015, un transporteur de fonds, en Allemagne4.

Liens externes

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Notes et références

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Karlsruhe
Vue aérienne du parc et du château, avec au fond le centre-ville et son plan en éventail.
Vue aérienne du parc et du château, avec au fond le centre-ville et son plan en éventail.
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Héraldique
Drapeau de Karlsruhe
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
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District
(Regierungsbezirk)
Karlsruhe
Arrondissement
(Landkreis)
Karlsruhe (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
27
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Frank Mentrup (de) (SPD)
Partis au pouvoir SPD
Code postal de 76001 à 76229
(ancien : 7500)
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
08 2 12 000
Indicatif téléphonique +49-721
Immatriculation KA
Démographie
Population 297 488 hab. (31 déc. 2011)
Densité 1 715 hab./km2
Géographie
Coordonnées Que financent les anciens de la bande à Baader ? dans Crime 18px-Geographylogo.svg49° 00′ 50″ Nord 8° 24′ 15″ Est
Altitude 118 m
Superficie 17 346 ha = 173,46 km2
Localisation

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Karlsruhe
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Karlsruhe ([ˈkaʁlsˌʁuːə]), ou Carlsruhe, est une ville d’Allemagne, située dans le Land de Bade-Wurtemberg. Elle est le siège de la Cour constitutionnelle allemande et de la Cour fédérale de justice. Au 31 décembre 2011, la ville comptait 297 488 habitants, ce qui en fait la deuxième ville du Bade-Wurtemberg après Stuttgart et avant Mannheim.

Fondée en 1715 par le comte Charles-Guillaume de Bade-Durlach, Karlsruhe fut successivement la capitale du margraviat et du Grand-duché de Bade jusqu’en 1918, puis celle de la République de Bade jusqu’en 1945. Elle est aujourd’hui à la tête d’un district comprenant trois aires urbaines (l’aire urbaine Rhin-Neckar, l’aire urbaine Mittlerer Oberrhein et l’aire urbaine Nordschwarzwald). C’est aussi une ville-arrondissement et le chef-lieu de l’arrondissement de Karlsruhe, dont elle ne fait pas partie.

Karlsruhe est bordée par le Rhin, qui marque la frontière du Land de Rhénanie-Palatinat. La ville est également proche du nord de l’Alsace.

Karlsruhe est une ville nouvelle, elle a été créée ex nihilo au début du XVIIIe siècle selon des canons baroques et néoclassiques. Le comte Charles-Guillaume de Bade-Durlach a d’abord fait construire un château sur le modèle de Versailles, puis la ville a été planifiée autour. Le château se trouve au centre d’un cercle, la moitié nord a été tranformée en parc, tandis que la moitié sud a été lotie selon un plan en éventail, les rues rayonnant autour du château. La ville a été détruite à 80 % durant la Seconde Guerre mondiale, mais lors de la reconstruction, les architectes ont conservé le plan initial.

Sommaire

Géographie

Situation

220px-Fernmeldeturm-Gruenwettersbach dans Folie

La tour de télévision de Grünwettersbach, située sur le point culminant de la ville.

Karlsruhe se trouve dans le sud-ouest de l’Allemagne, à une vingtaine de kilomètres de l’Alsace et de la France. La commune française la plus proche est Lauterbourg, située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest. La ville est située dans le fossé rhénan, une vallée fluviale limitée par les Vosges et la Forêt-Noire qui s’étend du nord de la Suisse à Francfort-sur-le-Main.

Le Rhin, qui borde la ville à l’ouest, forme quelques bras morts. Karlsruhe est également encadrée au sud par l’Alb, une petite rivière tributaire du Rhin, et au nord par le Pfinz, qui se jette lui aussi dans le fleuve. Au sud, le paysage de la ville est marqué par les derniers contreforts de la Forêt-Noire, et à l’est, elle est bordée par l’extrémité sud-ouest des collines du Kraichgau.

Les limites administratives de la ville englobent 173,46 km2, ce qui en fait la trentième ville allemande pour la superficie. Le territoire a une longueur maximale de 19,3 km, sur un axe nord-sud, et une largeur maximale de 16,8 km, sur un axe est-ouest. Le point le plus bas de la ville correspond au port fluvial sur le Rhin, il a une altitude de 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le point le plus haut atteint 322,7 m d’altitude et se trouve dans le faubourg de Grünwettersbach, au sud-est du centre1.

Karlsruhe est située sur le 49e parallèle nord. La ville est donc à la même latitude qu’une grande partie de la frontière entre les États-Unis et le Canada. Elle est aussi à une latitude similaire à celle de Ratisbonne, Vancouver et Paris.

Climat

Karlsruhe, avec une température annuelle moyenne de 10,7 °C, est une des villes les plus chaudes d’Allemagne. Elle profite aussi d’une durée annuelle d’ensoleillement de 1691,4 heures (période de référence 1961-90), ce qui en fait l’une des villes allemandes les plus ensoleillées2. Sa situation dans le fossé rhénan la protège des vents et occasionne une forte humidité en été. En hiver, la ville connaît le brouillard caractéristique de cette région. La température est inférieure à zéro pendant 17,1 jours par an en moyenne3.

Mois Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Température maximale moyenne (°C) 3,8 6,1 10,9 15,4 19,9 23,0 25,5 25,1 21,5 15,3 8,5 4,8 15
Température minimale moyenne (°C) -1,4 -0,7 1,9 4,9 8,9 12,2 14,0 13,8 10,6 6,7 2,4 -0,4 6,1
Précipitations (mm) 57 54 53 61 79 87 70 66 53 58 65 67 770
Source4,5:

Histoire

Origines

220px-Karlsruhe_Durlach_Mitte dans Insolent - Insolite

La vieille ville de Durlach, devenue un quartier de Karlsruhe.

Avant 1715, le site de Karlsruhe n’était pas habité. En revanche, le territoire actuel comprenait déjà deux petites villes, Durlach et Mühlburg, ainsi que plusieurs villages, qui forment aujourd’hui des quartiers de la ville. Ces quartiers périphériques ont donc une histoire plus longue que le centre-ville de Karlsruhe.

Durlach et les villages de Knielingen et Rüppurr ont été occupés à partir de l’âge du bronze, et des fouilles ont mis au jour des lingots ainsi que des sépultures de l’âge du fer tardif6. Le quartier de Grünwinkel est construit sur les restes d’une petite colonie romaine et des fours à brique et à poterie y ont été découverts7.

Knielingen est la première localité de Karlsruhe à être mentionnée par écrit, en 7868. Au XIe siècle, le comte de Hohenberg fait construire le château de Durlach, dont il reste le donjon. À la même époque, la fondation du couvent bénédictin de Gottesaue favorise la croissance des localités voisines, comme Muehlburg, Knielingen et Neureut. En 1196, Durlach est mentionnée pour la première fois en tant que ville8. Pendant la guerre des Paysans allemands, Muehlburg, Durlach et Neureut se joignent au conflit, et en 1535, la région intègre le nouveau margraviat de Bade-Durlach, dont la capitale est la ville voisine de Pforzheim. Durlach devient officiellement protestante en 1556, puis elle est libérée du servage en 1563. En 1565, le margrave Charles II de Bade-Durlach transfère sa résidence de Pforzheim à Durlach, et cette dernière connaît alors un certain essor économique et culturel.

Durlach est néanmoins détruite pendant la Guerre de Trente Ans, tout comme Mülhburg et les villages de Rintheim et Hagsfeld. D’autres destructions sont commises par les troupes françaises lors de la guerre de Neuf Ans, et seul Rüppurr est épargné. En 1699, des Huguenots fuyant la France après la révocation de l’Édit de Nantes trouvent refuge dans le village de Neureut. Ils y établissent un nouveau quartier, baptisé Welschneureut (« Neureut welche », c’est-à-dire « Neureut français ou étranger »), tandis que le vieux village est nommé Teutschneureut (« Neureut allemand »)9.

Fondation

 dans LCR - NPA

Charles-Guillaume de Bade-Durlach, le fondateur de Karlsruhe.

Selon la légende, le margrave Charles-Guillaume de Bade-Durlach s’était endormi lors d’une chasse dans la forêt près de Durlach. Il a alors rêvé d’un château qui rayonnerait comme un soleil, et d’une ville dont les rues figureraient les rayons. Il dessine ensuite sa vision et fonde la ville de Karlsruhe le 17 juin 1715, avec la pose de la première pierre du château. Le nom de la ville signifie « le repos de Charles ».

Derrière la légende se cache un conflit qui opposait le margrave aux habitants de Durlach depuis 1709. Par ailleurs, son château de Karlsburg avait été détruit pendant la Guerre de Neuf-Ans, et ses efforts de reconstruction avaient échoué, notamment à cause du manque de place. Les travaux avaient donc été abandonné en 1703. Le margrave, en faisant édifier une nouvelle capitale, voulait donc se dégager de toute contrainte matérielle et sécuriser son pouvoir en le mettant en scène, tout comme Louis XIV à Versailles10.

Karlsruhe est l’une des dernières villes européennes créées à partir d’un plan sur papier, et le margrave souhaite en faire une ville exemplaire et moderne. Il y établit sa capitale et signe un « décret des privilèges » qui octroie aux habitants de la ville des droits avantageux, comme des libertés individuelles et économiques, ainsi que l’égalité devant la loi. Les premiers habitants de Karlsruhe viennent de nombreuses régions allemandes, mais aussi de France, de Pologne, d’Italie ou de Suisse. Le premier maire, Johann Sembach, était originaire de Strasbourg. Le margrave s’installe définitivement à Karlsruhe en 1717.

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Plan de Karlsruhe de 1721.

Le XIXe siècle

220px-Karlsruhe_Stadtkirche_02 dans NEMROD34

L’église évangélique, construite de 1807 à 1816.

En 1806, sous l’implusion de Napoléon, le margraviat de Bade fusionne avec d’autres entités pour former le Grand-duché de Bade. Karlsruhe devient la capitale grand-ducale, En 1818, Charles II de Bade promulgue une constitution considérée très libérale.

Le grand-duc Louis Ier fonde le Polytechnikum en 1825. Cette école est l’embryon de l’actuelle université de Karlsruhe. En 1846, l’un des premiers corps de pompiers volontaires voit le jour dans le quartier de Durlach. Lors de la Révolution de Mars, le grand-duc Léopold Ier quitte son pays pour Coblence, en mai 1849. Ce n’est qu’en juillet que l’ordre est rétabli, après que les troupes prussiennes eurent écrasé les insurgés à Rastatt. Dans l’intervalle, le Bade était de facto une république.

150px-1868_Baden_3kr_Carlsruhe_Mi24 dans Perversité

Carlsruhe s’écrit avec un C dans le Grand-duché de Bade

Tenu en 1860, le Congrès de Carlsruhe est la première grande rencontre scientifique internationale de l’histoire. Le 4 novembre 1876, la première symphonie (ut-mineur, op. 68) de Johannes Brahms est jouée dans la ville. Le tramway de Karlsruhe est inauguré le 21 janvier 1877. Les wagons étaient alors tirés par des chevaux. La première école secondaire allemande pour les filles a été ouverte à Karlsruhe en 1893.

Depuis 1900

220px-Karlsruhe_00315u dans Politique

Photochrome représentant Karlsruhe vers 1900, depuis la tour du château.

En 1901, la ville dépasse les 100 000 habitants. Pendant Première Guerre mondiale, Karlsruhe est bombardée par les Français et les Anglais à partir de 1915. Le bombardement aérien du 22 juin 1916, en représailles du bombardement de Bar-le-Duc par les Allemands, préfigure par son ampleur les attaques de masse qui ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. Le bombardement aurait fait environ 150 morts et autant de blessés, voire jusqu’à 800 victimes selon certaines estimations11. Après la révolution de 1918, les monarchies allemandes sont abolies, et le Grand-Duché de Bade devient la République de Bade. Karlsruhe conserve son statut de capitale.

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Le Bundesgartenschau (festival horticole fédéral) de 1967 à Karlsruhe.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville subit 135 attaques aériennes, dont 13 massives. Le plus grand bombardement eu lieu le 4 décembre 1944 et le château fut détruit le 27 septembre de la même année, lors d’un raid britannique. Il brûla pendant deux jours, et seuls les murs extérieurs résistèrent au feu. Les bombardements sur Karlsruhe firent 1 754 morts et laissèrent 3,4 millions de mètres cubes de gravats12.

La 1re armée française commandée par le général de Lattre de Tassigny prend la ville le 3 avril 194513.

Après la guerre, la République de Bade disparaît. Karlsruhe et le nord du Bade se retrouvent dans la zone d’occupation américaine, tandis que le sud est intégré à la zone française. La ville se retrouve dans le nouveau Land de Wurtemberg-Bade, qui fusionne avec deux autres Länder en 1952 pour former le Bade-Wurtemberg.

Au sein de la république fédérale, Karlsruhe devient la ville du droit : en 1950, la Cour fédérale s’y installe. Le 28 septembre 1951, c’est le tour de la Cour constitutionnelle fédérale. De 1952 à 1972, Karlsruhe fut le chef-lieu de la circonscription de Bade du Nord. Depuis le 1er janvier 1973, la ville est le chef-lieu de la circonscription de Karlsruhe. En 1969, Karlsruhe est récompensé du Prix de l’Europe, conjointement avec Nancy.

Le 7 avril 1977, le procureur général fédéral Siegfried Buback, accompagné de son chauffeur et d’un fonctionnaire de justice, fut assassiné alors qu’il se rendait à son travail, par des terroristes de la Fraction armée rouge14.

Une importante garnison des Forces françaises en Allemagne de l’Armée française était présente à Karlsruhe jusqu’en 1991 : le 135e régiment du train.

Avec Ispra en Italie, un bureau de l’Institut des transuraniens, une institution européenne, se trouve à Karlsruhe15

Population

Évolution démographique

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Évolution démographique de Karlsruhe depuis 1800.

Karlsruhe, avec environ 300 000 habitants, est la troisième ville de Bade-Wurtemberg, derrière Stuttgart et Mannheim, et la vingt-et-unième en Allemagne.

De sa fondation jusqu’aux années 1810, Karlsruhe comptait moins de 10 000 habitants. En 1850, la ville avait atteint les 25 000 habitants, puis la croissance démographique fut élevée pendant la deuxième moitié du XIXe siècle. Ainsi, Karlsruhe comptait plus de 100 000 habitants en 1901. La croissance demeura conséquente au début du XXe siècle, et la ville avait environ 190 000 habitants en 1939. La croissance démographique après 1900 s’explique aussi par l’annexion de plusieurs villages limitrophes. La Seconde Guerre mondiale, avec ses bombardements, ses évacuations et ses déportations, fait chuter le nombre d’habitants à 60 000 en avril 1945. Celui-ci remonte à 200 000 en 1950, et la croissance est soutenue jusqu’aux années 1980. Le 30 septembre 2012, la ville comptait 300 711 habitants16, dont 15 % d’étrangers17.

L’évolution démographique à Karlsruhe est, comme celle de l’Allemagne entière, soumise au déficit des naissances. Seul un solde migratoire positif permet à la ville de gagner des habitants. Les principaux pays d’origine sont la Turquie (6 051 habitants), l’Italie (4 181), la Roumanie (2 445), la Croatie (2 268) et la Pologne (2 251)17.

Emploi

Au 31 mars 2011, 160 031 personnes exerçaient un emploi à Karlsruhe18. Le secteur des services employait plus de 80 % d’entre eux, et l’industrie, 19 %. En 2010, environ 91 500 personnes ne résidaient pas à Karlsruhe et se déplaçaient tous les jours pour rejoindre leur lieu de travail19. En décembre 2011, il y avait 7 855 chômeurs enregistrés à Karlsruhe, donnant à la ville un taux de chômage de 5,3 %, chiffre en dessous de la moyenne fédérale : 6,6 %18.

Religion

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Une menorah devant le château.

Le luthéranisme est apparu à Durlach en 1556, et Karlsruhe, en tant que capitale des margraves de Bade, a été protestante dès sa fondation. Néanmoins, le « décret des privilèges » qui garantissait certaines libertés aux habitants de la ville, a permis à plusieurs minorités religieuses de s’installer dans la ville20. La liberté de religion attire d’abord les catholiques, puis les juifs. Aujourd’hui, les pourcentages de catholiques (32,7 %) et de protestants (30,6 %) sont similaires21.

Les catholiques ont obtenu leur première église, Saint-Étienne, en 1814. Ils dépendent de l’archidiocèse de Fribourg-en-Brisgau. Karlsruhe est le siège de l’Église évangélique de Bade, de laquelle dépendent tous les protestants de la ville, à l’exception des membres d’Églises libres. La ville compte aussi un grand nombre d’autres confessions chrétiennes, comme des Adventistes, des Orthodoxes et des Baptistes, ainsi que des organisations chrétiennes comme l’Armée du salut.

Karlsruhe est le siège de la Communauté israélite de Bade. Elle possède une synagogue et plusieurs cimetières juifs. Avant l’Holocauste, il y avait une importante communauté juive, évaluée à 3 358 personnes en 1933. La première synagogue de la ville a été construite en 1806. Tous les lieux juifs ont été détruits en 1938, et la communauté a été déportée au camp de Gurs en 1940. Une nouvelle synagogue a été inaugurée en 1971.

Karlsruhe compte enfin dix salles de prière musulmanes, une communauté baha’ie, un centre bouddhique zen, etc.

Politique et administration

Héraldique

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Le blason de Karlsruhe.

Le blason de la ville de Karlsruhe est de gueules à la bande d’argent remplie d’or et chargée du mot FIDELITAS de sable. Le drapeau de la ville est rouge-jaune-rouge. Le blason reprend et inverse celui du Pays de Bade, qui est d’or à une bande de gueules. La devise Fidelitas a été ajoutée par Charles-Guillaume de Bade-Durlach, le fondateur de la ville. Elle fait référence à l’Ordre de la Fidélité, un ordre de chevalerie instauré lors de la fondation de la ville.

Maire

Le premier maire de Karlsruhe est entré en fonctions en 1718, soit trois ans après la fondation de la ville. À partir de 1812, le maire a reçu le titre d’Oberbürgermeister, réservé aux grandes villes allemandes. Depuis le 1er mars 2013, le maire de Karlsruhe est Frank Mentrup, membre du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD). Il a été élu au premier tour avec 55,26 % des voix, contre le maire sortant Heinz Fenrich, au pouvoir depuis 1998 et membre de l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU). C’est la première fois en 42 ans que Karlsruhe est administrée par la gauche22,23.

Liste des maires de Karlsruhe depuis 1892 :

Nom Parti Début Fin
Karl Schnetzler 1892 1906
Karl Siegrist 1906 1919
Julius Finter DDP 1919 1933
Friedrich Jäger NSDAP 1933 1938
Oskar Hüssy NSDAP 1938 1945
Joseph Heinrich 1945 1945
Hermann Viet SPD 1945 1946
Friedrich Töpper SPD 1946 1952
Günther Klotz SPD 1952 1970
Otto Dullenkopf CDU 1970 1986
Gerhard Seiler CDU 1986 1998
Heinz Fenrich CDU 1998 2013
Frank Mentrup SPD 2013

Conseil

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L’hôtel de ville sur la Marktplatz.

Depuis les élections du 7 juin 2009, le conseil de Karlsruhe se compose de la manière suivante :

Parti / Liste Pourcentage des voix Sièges Composition du conseil.
CDU 28,2 14
Verts 20,1 10
SPD 19,6 10
FDP 12,6 6
Karlsruher Liste (KAL) 5,9 3
Freie Wähler 5,7 2
Die Linke 4,2 2
Gemeinsam für Karlsruhe 2,4 1
Total 48

Jumelages

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La fontaine de Nancy dans le jardin zoologique.

Karlsruhe est jumelée avec les villes suivantes24 :

Les villes jumelées avec Karlsruhe
Blason de Nancy Nancy Drapeau de la France France 1955
Nottingham Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1969
Blason de Halle Halle (Saxe-Anhalt) Drapeau de l'Allemagne Allemagne (ex. RDA) 1987
Blason de Timişoara Timișoara Drapeau de la Roumanie Roumanie 1992
Blason Krasnodar Krasnodar Drapeau de la Russie Russie 1998

Justice

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Karlsruhe peut être considérée comme la capitale judiciaire de l’Allemagne car c’est le siège du Tribunal constitutionnel fédéral. Celui-ci, établi en 1951, est la cour constitutionnelle allemande, c’est-à-dire qu’il juge de la conformité des lois avec la Loi fondamentale de 1949. Karlsruhe est aussi le siège de la Cour fédérale, qui est l’organe juridictionnel allemand placé au sommet de l’ordre judiciaire et jugeant en dernière instance en matière civile et en matière pénale. Elle a été créée en 1950.

Karlsruhe compte aussi un tribunal de première instance une cour d’appel, un tribunal des affaires sociales, un conseil de prud’hommes et un tribunal administratif.

Budget

En 2009, la ville de Karlsruhe avait un budget de 893 86 millions d’euros et a dépensé 902,75 millions d’euros. L’une des principales sources de revenus de la ville est la taxe professionnelle. En 2009, elle a par exemple représenté 228 9 millions d’euros25. La dette municipale est relativement élevée, elle atteignait par exemple 159,88 millions d’euros en 200826. Afin de remédier au problème, le taux d’imposition pour les taxes foncières A et B ont été augmentés, entre 370 % et 420 %27,28. Depuis 1998, le taux de cotisation pour la taxe professionnelle est de 410 %29.

Économie

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La centrale thermique.

Karlsruhe abrite un important secteur énergétique. EnBW, troisième énergéticien allemand30, y a son siège social ainsi qu’une centrale thermique. La plus importante raffinerie d’Allemagne, la Mineraloelraffinerie Oberrhein, dite MiRO, se situe à Karlsruhe, et a une capacité de 285 000 barils par jour. Elle est reliée par oléoducs à Fos-sur-Mer et Trieste.

La ville possède également un pôle dans les technologies de l’information et de la communication, ainsi que dans les nanotechnologies. Siemens est un des plus grands employeurs, avec 4 500 salariés. United Internet, connues en Allemagne pour son engin de recherche Web.de et sa messagerie GMX, maintient à Karlsruhe le plus grand centre de données d’Allemagne. Environ 40% de tous les sites allemands sont gérés à Karlsruhe. La ville compte aussi le siège de Fiducia IT AG, un groupe de gestion des services informatiques. Karlsruhe est enfin le premier endroit où un email a été envoyé en Europe, en 1984.

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La foire de Karlsruhe.

Le secteur bancaire et les assurances sont représentés par la Landesbank Baden-Württemberg, la BBBank ou encore la L-Bank, qui ont un siège à Karlsruhe. Karlsruhe possède l’un des cinq ateliers de monnaie allemands, le Staatliche Münzen Baden-Württemberg. Les pièces en euro frappées à Karlsruhe sont marquées d’un G.

La pharmacie et les cosmétiques sont eux-aussi importants pour l’économie locale : la ville compte le siège du groupe de distribution dm-drogerie markt et une usine du groupe L’Oréal.

Enfin, l’industrie automobile est représentée que ce soit directement par l’assemblage et les sous-traitants (fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin) ou via des centres de recherche et d’innovation.

Transports

Chemin de fer

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Karlsruhe est un nœud ferroviaire important. La gare centrale est incluse dans le réseau à grande vitesse européen et elle propose des connexions directes en ICE et TGV vers Berlin, Hambourg, Cologne, Munich, Amsterdam, Marseille, Paris, Zurich et l’aéroport de Francfort. Des trains de nuit vont à Dresde, Berlin, Copenhague, Amsterdam, Moscou et Prague.

Routes

Karlsruhe est au carrefour de l’autoroute fédérale 5, qui suit le Rhin et relie Francfort à Bâle, et de l’autoroute fédérale 8, qui relie le Luxembourg à l’Autriche. Elle est aussi desservie par l’autoroute fédérale 65, qui la relie à Ludwigshafen, et se trouve à proximité de l’autoroute française A35, qui descend vers Strasbourg puis permet des connexions vers Paris et le reste de la France. Un seul pont routier permet de franchir le Rhin à Karlsruhe, il est emprunté par l’autoroute fédérale 65.

Des zones de limitation des véhicules ont été créées en 2009. Elles incluent le centre-ville et quelques quartiers périphériques, notamment au sud. Elles sont réservées aux véhicules les plus propres.

Transports en commun

Articles détaillés : Tramway de Karlsruhe et Modèle de Karlsruhe.

Que financent les anciens de la bande à Baader ? dans Action Directe

Un tram-train dans la gare centrale.

Karlsruhe possède un système de transport très développé. Karlsruhe est en effet la première ville à avoir développé un tram-train desservant toute la région depuis l’hypercentre en interconnectant son réseau de tramway avec les voies ferrées régionales. Ce système est communément appelé le « Modèle de Karlsruhe » (en allemand : Karlsruher Modell) et intéresse beaucoup de villes en Europe. Il a été mis en place en 1992.

Le succès est tel qu’un problème de capacité (en particulier le long de la Kaiserstraße) se pose. Pour y remédier, la population a voté la construction d’un tunnel sous la Kaiserstraße permettant d’augmenter la cadence et de libérer la zone piétonne du tram lors d´un référendum en 2002. Les travaux ont commencé en janvier 201031,32.

La compagnie de la ville, KVV, gère sept lignes de tramway, complétées en périphérie par des bus. Les lignes de tram-train suivent la même tarification que les bus et les tramways.

Vélo

Karlsruhe est la ville natale de Karl Drais, inventeur de la draisienne, l’ancêtre du vélo. La ville étant construite dans le fossé rhénan, son paysage est généralement plat et agréable pour les cyclistes. En 2002, les déplacements à vélo représentaient 16 % du trafic33, et la municipalité souhaite faire passer ce taux à 23 % en 201534.

Transport fluvial

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Le port de Karlsruhe.

Le port de Karlsruhe est le deuxième plus grand port fluvial du Bade-Wurtemberg après celui de Mannheim, situé en aval. Il a vu transiter 5,52 millions de tonnes de marchandises en 2011, ce qui le place en septième position parmi les ports allemands35. Les bassins s’étendent jusqu’à deux miles à l’intérieur des terres. Karlsruhe possède aussi la plus grande raffinerie de pétrole du pays, située à huit kilomètres en aval du port. Un bateau de croisière fait régulièrement escale à Karlsruhe. Il rejoint ensuite Strasbourg, Spire ou d’autres destinations.

Transport aérien

Karlsruhe possède un important centre de contrôle aérien, qui emploie plus de 450 personnes36. Avec la ville voisine de Baden-Baden, elle participe au financement de l’aéroport de Karlsruhe Baden-Baden, qui accueille chaque année plus d’un million de passagers37. Il se trouve à quarante kilomètres au sud de la ville et c’est une base importante pour la compagnie Ryanair. Les autres aéroports les plus proches sont ceux de Stuttgart, distant de 80 km, et de Strasbourg, à 100 km.

Enseignement et recherche

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Karlsruhe compte neuf établissements d’enseignement supérieur, sept sont publics et deux sont privés. Ils totalisent près de 35 000 étudiants et sont surtout orientés vers les sciences, les techniques et les arts. Grâce à ses nombreuses infrastructures scientifiques, la ville compte également un grand nombre de chercheurs.

Karlsruher Institut für Technologie (KIT)

Le Karlsruher Institut für Technologie est une institution académique et de recherche dépendant du Land de Bade-Wurtemberg et de l’institut Helmholtz-Gemeinschaft. Il compte environ 22 500 étudiants et 9 000 employés et c’est à la fois le plus grand centre de recherche allemand et le premier employeur de la ville. Il est né en 2009 de la fusion de l’Université de Karlsruhe et du centre de recherche du Forschungszentrum Karlsruhe. Avant la fusion, l’Université de Karlsruhe, fondée en 1825 sur le modèle de l’École Polytechnique en France était la plus ancienne université technique d’Allemagne.

Le KIT est spécialisé en physique, ingénierie, génie électrique, génie civil, en informatique et en économie de l’information. Plusieurs professeurs de Karlsruhe se sont illustrés dans le monde des sciences, comme Heinrich Rudolf Hertz, qui a découvert les ondes électromagnétiques lorsqu’il enseignait à l’université, mais aussi Ferdinand Braun, qui a inventé le tube cathodique, et Fritz Haber, qui développé la synthèse de l’ammoniac.

Écoles supérieures spécialisées

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Le château Gottesaue, occupé par la Hochschule für Musik.

La ville compte huit écoles supérieures spécialisées. La Hochschule Karlsruhe – Technik und Wirtschaft, comparable aux IUT français, a été fondée en 1878 et elle comptait 6 500 étudiants en 2010. Appelée Fachhochschule (FH) jusqu’en 2005, elle détient la première place de toutes les FH d´Allemagne. Elle est composée de 6 facultés et travaille en partenariat avec plusieurs grandes écoles de renommée internationale. Elle est spécialisée en architecture et en communication. La Pädagogische Hochschule Karlsruhe, dédiée à la pédagogie, date de 1958 et hérite d’un séminaire fondé en 1768. Elle compte environ 3 000 étudiants. La Duale Hochschule Baden-Württemberg Karlsruhe a été fondée en 1979 en tant que programme d’éducation coopérative. Elle compte 2 300 étudiants et elle s’intéresse à l’économie et la technologie. L’Académie des Beaux-Arts, fondée en 1854 a eu quelques professeurs illustres, comme Hans Thoma, Georg Baselitz et Markus Lüpertz. La Staatliche Hochschule für Gestaltung Karlsruhe enseigne le design depuis 1992 et travaille avec le ZKM. La Hochschule für Musik (Conservatoire de musique) remonte à 1812. Elle est installée dans le château de Gottesaue depuis 1989. Enfin, la Karlshochschule International University et lEC Europa Campus sont privés. La première est une école d’économie, l’autre est consacré à la communication.

Culture

Architecture et urbanisme

Centre-ville

 dans Attentats

La pyramide de Karlsruhe et la Marktplatz en hiver.

Karlsruhe est une ville relativement jeune et ne possède pas de structure médiévale, contrairement à de nombreuses autres villes allemandes. Les plans, réalisés en 1715, ont fait naître une ville inscrite dans un cercle, au centre duquel se trouve le château.

À l’origine, la zone constructible était plus restreinte qu’aujourd’hui, et le parc était totalement vide d’édifices. Par ailleurs, alors qu’aujourd’hui, le parc n’occupe plus que la moitié du cercle, au départ, il en représentait presque les trois-quarts. L’urbanisation était concentrée dans un triangle dont l’écartement était déterminé par l’angle des ailes en retour du château. Depuis le centre du cercle, les rues et les allées du parc correspondent aux rayons, et elles sont toutes visibles depuis la tour du château. Elles sont au nombre de 32, soit autant que les points d’une rose des vents. Les codes de construction étaient à l’origine très stricts, notamment en limitant la hauteur des immeubles, afin de garder une grande uniformité.

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L’architecte néo-classique Friedrich Weinbrenner a beaucoup contribué à la construction et l’embellissement de la ville au début du XIXe siècle. Certaines de ses œuvres existent encore, comme la grande église évangélique, qui a la forme d’un temple antique, et l’hôtel de ville qui lui fait face, sur la Marktplatz. Il est aussi à l’origine de la Via Triumphalis, qui remonte vers le château.

Après les dommages occasionnés pendant la Seconde Guerre mondiale, ces rues ont été en grande partie reconstruites vers 1950. L’architecte a aussi dessiné les plans de l’église catholique Saint-Étienne et de la Pyramide de Karlsruhe, qui se dresse sur la Marktplatz et sert de mausolée au fondateur de la ville38.

Le centre-ville compte quelques autres monuments plus tardifs, comme le palais du Prince Max et le palais grand-ducal, tous deux construits à la fin du XIXe siècle et typiques de l’architecture éclectique et néo-baroque. Le palais grand-ducal accueille la Cour fédérale, et le palais du Prince Max, construit pour Max von Baden, sert de cinémathèque, de bibliothèque, de musée, etc.

Le château

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Le château de Karlsruhe est le monument le plus emblématique de la ville. Il a été construit entre 1715 et 1718, dans le style baroque, et plusieurs extensions ont été ajoutées au cours du XVIIIe siècle. Ainsi, la tour coiffée d’un dôme était à l’origine isolée, et une aile la relie désormais au reste. Le château est resté la résidence officielle des margraves et grands-ducs de Bade jusqu’à la révolution de 1918. Les collections d’archéologie et d’anthropologie rassemblées par les grands-ducs au XIXe siècle ont alors été présentées au public, et le château est devenu un musée en 1921. Il a été incendié le 27 septembre 1944, lors d’un bombardement, et tous ses intérieurs baroques ont été perdus. Seuls les murs extérieurs ont résisté au feu, et ce n’est qu’en 1955 que la reconstruction a commencé. Celle-ci a redonné au château son aspect extérieur initial, mais les salons en enfilade n’ont pas été recréés. À la place, les architectes ont inséré de nouveaux étages en béton, plus propices à la présentation des collections du musée. Le Musée national badois a ouvert ses portes en 1959 et les travaux ont été achevés en 196639,40.

Architecture moderne et comtemporaine

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Un immeuble de Walter Gropius, construit en 1928.

Walter Gropius, le chef de file du Bauhaus, a dessiné les plans d’un quartier près de Dammerstock-Rüppurr, au sud du centre-ville. Commencés en 1928, les travaux ont été interrompus l’année suivante à cause de la crise économique, et seulement 228 appartements ont été livrés. L’ensemble est toutefois l’un des exemples les plus importants de l’architecture moderne en Allemagne. Les appartements sont agencés selon la lumière du soleil : le matin, elle donne dans les chambres, l’après-midi, dans les pièces de vie41.

Après la Seconde Guerre mondiale, les champs de ruines ont été remplacés par de nombreux blocs d’immeubles en béton et l’aspect de la ville a été changé. Des quartiers résidentiels ont entièrement disparu et de grands axes ont été percés, comme l’autoroute qui traverse le centre-ville. Depuis les années 1970, les rues du centre sont néanmoins progressivement rendues aux piétons. Après le départ des garnisons américaines et françaises dans les années 1990, l’aménagement urbain a été caractérisé par la conversion de sites abandonnés et pollués. Ainsi, un quartier résidentiel a été construit sur l’ancienne caserne américaine, et un grand complexe de cinéma, un musée et une école de design ont été installés dans l’ancienne usine de munitions.

Événements culturels

Karlsruhe compte un certain nombre d’institutions culturelles d’envergure nationale et européenne. Certaines décernent des prix, comme le Bambi, décerné aux médias et créé en 1948 par un éditeur de Karlsruhe, Karl Fritz, le prix Hermann Hesse, remis depuis 1956, et le Prix Giga-Hertz, remis par ZKM, qui récompense des artistes de musique électronique.

La ville organise aussi quelques événements, comme l’African Summer Festival, qui a lieu en juillet dans le quartier nord de la ville et se consacre à la culture africaine. Pendant trois jours, un marché, des démonstrations et cours de percussions et des concerts se succèdent. En juillet, également, se tient annuellement un festival open-air appelé Das Fest. La Linux Audio Conference se tient chaque année à Karlsruhe. Dans le passé, la ville a également accueilli le LinuxTag, le plus grand événement lié à Linux en Europe, ainsi que la Convention européenne de jonglerie, en 2000 et en 2008.

Institutions culturelles

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Le petit Lange, tableau d’Édouard Manet exposé dans la Staatliche Kunsthalle Karlsruhe.

La ville compte un grand nombre de théâtres. Le plus important est le Badisches Staatstheater Karlsruhe, qui propose des opéra, des pièces de théâtres et des ballets. Le second plus gros théâtre professionnel est le Sandkorn-Theater, fondé en 1956. Il y a aussi un théâtre de marionnettes et plusieurs autres salles où se produisent des troupes de professionnels et d’amateurs.

Le plus grand cinéma de Karlsruhe est le Filmpalast am ZKM. Il propose 10 salles d’une capacité totale de près de 3000 places. La ville compte deux autres cinémas : le Schauburg, le plus ancien cinéma de la ville, qui propose outre des films à gros budgets, un grand nombre de films d’art et d’essai et Die Kurbel.

Le Musée national badois (Badisches Landes­­­mu­­­seum), installé dans le château, est consacré à la fois à l’histoire de la région et à celle du monde entier. Il possède notamment des collections achéologiques méditerranéennes, un trésor ottoman, ainsi que des pièces illustrant l’histoire du pays de Bade et de Karlsruhe, comme la couronne des grands-ducs de Bade. Il maintient une annexe sur la Marktplatz depuis 1993. Appelée Museum beim Markt, cette annexe est dédiée aux arts du XXe siècle, et surtout au design, avec une préférence pour l’Art nouveau et le Bauhaus42.

Situé dans le Palais du Prince Max, le musée de la ville (Stadt­­­mu­­­seum) présente les trois siècles d’histoire de Karlsruhe. Le Pfinz­­­gau­mu­­seum est de son côté consacré à l’histoire de Durlach, la ville médiévale devenue un quartier de Karlsruhe. Il est installé dans le château de Karlsburg, qui était la résidence officielle des margraves de Bade avant la construction du château de Karlsruhe. La maison des États du Bade est considérée comme l’un des berceaux de la démocratie en Allemagne, notamment grâce au progressisme des grands-ducs de Bade. Une exposition permanente y présente l’histoire du Parlement badois42.

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Le ZKM, aménagé dans l’ancienne usine de munitions.

La Staatliche Kunsthalle Karlsruhe est le principal musée de peinture de la ville. Fondé au XIXe siècle, il a été épargné par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, donc les galeries sont d’origine. Il présente l’histoire de la peinture occidentale depuis le Moyen Âge avec des œuvres de Matthias Grünewald, Albrecht Dürer, Claude Monet, Paul Cézanne, Caspar David Friedrich, Hans Thoma, Max Ernst ou encore Gerhard Richter. Des statues du XIXe siècle sont exposées dans l’orangerie, et le cabinet des estampes regroupe plus de 90 000 gravures42.

Fondé en 1989, le Centre d’art et de technologie des médias de Karlsruhe, également connu sous son acronyme allemand, ZKM, est le plus jeune musée de la ville. Imaginé comme un « Bauhaus électronique », il est consacré aux médias et à l’art contemporain. Il favorise aussi la création et la recherche artistique, puisqu’il fonctionne en partenariat avec l’école des Beaux-Arts. Il compte également plusieurs instituts de recherche, un studio et un laboratoire consacré à la sauvegarde des documents audiovisuels des années 1960 et 197042.

L’art contemporain est aussi présent dans plusieurs galeries d’exposition, et il est favorisé localement par l’Asso­cia­tion artistique badoise (Badischer Kunst­­­­­ver­­­ein), fondée en 181842.

Le Musée d’histoire naturelle (Natur­­­kun­­­de­mu­­­se­um) a été fondé en regroupant des collections des grands-ducs de Bade. Karlsuhe compte enfin un musée sur la majolique, un musée de l’histoire du droit, un musée de la circu­la­tion (Verkehrs­­­mu­­­seum) et un musée Michelin42.

Sport

220px-KSC_Bielefeld

Les principales infrastructures sportives de la ville sont le stade de football du Wildparkstadion et la grande salle omnisports Europahalle, accueillant 4600 spectateurs. Karlsruhe accueille plusieurs associations sportives renommées. Le club de football de la ville ayant le plus de succès est le Karlsruher SC, qui joue en 2. Bundesliga depuis 2013. Le club de basket BG Karlsruhe a joué entre les saisons 2003/04 et 2006/07 en première division de Basketball-Bundesliga. Depuis la saison 2007/08 le club joue en seconde division de Bundesliga, la Pro A-Liga. Il y a aussi le club de tennis TC Rüppurr, basé au sud de la ville.

Des évènements sportifs significatives se tiennent chaque année à Karlsruhe, comme un meeting d’athlétisme international en salle, se tenant à la Europahalle, et une réunion internationale d’athlétisme en salle. La vie sportive à Karlsruhe a également connu divers évèments ces dernières années. Karlsruhe a notamment été ville étape lors des Tour de France 1987 et 2005 des Tours d’Allemagne 2004 et 2006.

La ville est l’une des premières au monde à avoir organisé une course de vélo naturiste, connue sous le nom de Nackt Radtour.

Personnalités liées à la commune

Personnalités nées à Karlsruhe

Personnalités liées à Karlsruhe

Notes et références

  1. Stadt Karlsruhe: Geographische Angaben [archive], abgerufen am 5. Juni 2012
  2. Daten des Deutschen Wetterdienstes, Stand 27. Januar 2012. Zip-Datei [archive] abgerufen unter Langjährige Mittelwerte [archive] am 17. August 2012
  3. « Das Klima in Karlsruhe » [archive] (consulté le 7 juin 2011)
  4. « Der Internationale Klimaindex – Klimatabelle Deutschland » [archive] (consulté le 29 août 2011)
  5. « Niederschlagsverteilung in Südwestdeutschland » [archive] (consulté le 29 août 2011)
  6. Bürgerverein Grünwinkel, Grünwinkel Gutshof, Gemeinde, Stadtteil ; [1909 – 2009, 100 Jahre Grünwinkel in Karlsruhe, Karlsruhe, Info-Verl,‎ 2009 (ISBN 978-3-8819-0539-8, présentation en ligne [archive]).
  7. Ulrich Brandl et Emmi Federhofer, Ton+Technik – Römische Ziegel, Schriften des Limesmuseums Aalen,‎ 2010 (ISBN 978-3-8062-2403-0), chap. 61
  8. a et b « Daten und Fakten 2011 » [archive]
  9. http://www.karlsruhe.de/b1/stadtgeschichte/chronik/stadtteilchroniken [archive]
  10. « Karlsruhe Schloss » [archive], Office de tourisme de la Forêt-Noire
  11. Spencer C. Tucker, World War I: A – D., vol. 1, ABC-CLIO,‎ 2005 (ISBN 9781851094202), p. 628
  12. Jörg Friedrich, The Fire: The Bombing of Germany, 1940-1945, Columbia University Press,‎ 2008 (ISBN 9780231133814), p. 243
  13. « L’entrée des troupes françaises à Karlsruhe début avril 1945 » [archive], Ministère français de la défense,‎ 30 novembre 2010.
  14. Martin Roeber, « « Stadtguerilla » meuchelt Buback und Begleiter » [archive], SWR
  15. Institut des transuraniens [archive]
  16. Statistisches Landesamt Baden-Württemberg: Bevölkerungsstand seit 2009 (vierteljährlich): Karlsruhe (Stadt) [archive], abgerufen am 4. Februar 2013
  17. a et b Stadt Karlsruhe, Amt für Stadtentwicklung: Daten und Fakten. 37. Ausgabe, August 2012, S. 14–15
  18. a et b Stadt Karlsruhe, Amt für Stadtentwicklung: Arbeitsmarkt 2011 – Informationsservice Statistik Aktuell Januar 2012 [archive] (PDF; 710 kB), abgerufen am 22. Juli 2012
  19. Stadt Karlsruhe: Statistisches Jahrbuch 2011 [archive], S. 21 u. 93 (PDF; 12 MB)
  20. « Der Privilegienbrief von 1715 für die Siedler in Karlsruhe » [archive], Stadt Karlsruhe
  21. « Bevölkerung in Karlsruhe nach der Religionszugehörigkeit » [archive], Stadt Karlsruhe
  22. SPD stellt Karlsruher Oberbürgermeister. [archive] In: faz.net vom 2. Dezember 2012
  23. Stadt Karlsruhe: Dr Frank Mentrup wird Karlsruhes neues Stadtoberhaupt [archive], abgerufen am 2. Dezember 2012
  24. « Städtepartnerschaften aktuell » [archive]
  25. « Teil 4 Rechenschaftsbericht zum Jahresabschluss 2009 » [archive]
  26. « Schulden der Stadt Karlsruhe seit 1983 in 1.000 Euro » [archive]
  27. « Steuer: Grundsteuer » [archive]
  28. « « Grundsteuer wird erhöht » – Was ist eigentlich der Hebesatz? » [archive]
  29. « Gewerbesteuer » [archive]
  30. http://www.enbw.com/content/en/group/portrait/index.jsp [archive]
  31. Die Kombilösung Karlsruhe: Startseite [archive]
  32. « kasig.com » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-03-29
  33. « Verkehrsentwicklungsplan Karlsruhe – Zustandsanalyse » [archive]
  34. « Karlsruhe: 20-Punkte-Programm zur Förderung des Radverkehrs » [archive]
  35. Güterumschlag der Binnenschifffahrt 2011 um 7 Prozent gesunken. [archive] Pressemitteilung Nr. 163/2012 des Statistischen Landesamts Baden-Württemberg vom 22. Mai 2012, abgerufen am 2. Februar 2013.
  36. Ort des Monats: DFS Deutsche Flugsicherung Karlsruhe, Newsletter Stadtmarketing Karlsruhe vom Dezember 2012
  37. « Passagieraufkommen Flughafen Karlsruhe/Baden-Baden » [archive]
  38. « Friedrich Weinbrenner » [archive], Office de tourisme de Karlsruhe
  39. « Schloss Karlsruhe » [archive], Office de tourisme de Karlsruhe
  40. « History of the museum » [archive], Musée national badois
  41. « Bauhaus » [archive], Office de tourisme de Karlsruhe
  42. a, b, c, d, e et f « Musées, beaux-arts et expositions » [archive], Ville de Karlsruhe
  43. Hermann Billing fut responsable d’un certain nombre d’édifices, tels que le groupe d’immeubles de la Baischstrasse, l’ancien bâtiment de la direction générale de la poste sur la place Ettlinger-Tor, la fontaine de la place Stephan, ou les maisons 8 et 10 de la Rankerstrasse.

Voir aussi

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Liens externes

 

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Hambourg

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53° 33′ N 10° 00′ E

Ville libre et hanséatique de Hambourg
Freie und Hansestadt Hamburg
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Localisation de Hambourg (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne
Localisation de Hambourg (en vert foncé) à l’intérieur de l’Allemagne
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Premier maire Olaf Scholz (SPD)
ISO 3166-2 DE-HH
Démographie
Population 1 766 537 hab. (28/02/15 1)
Densité 2 339 hab./km2
Rang 13e
PIB (2010)PIB/hab. 88,310 Md € (8e)50 000 € (1er)
Géographie
Superficie 75 526,4 ha = 755,264 km2
Rang 15e
Politique
Parti(s) au pouvoir SPD
Bürgerschaft
SPD
CDU
Grünen
FDP
Linke
Total
62
28
14
9
8
121
Nombre de voix
au Bundesrat
3
Liens
Site web hamburg.de
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Logo de la Ville libre et hanséatique de Hambourg

Hambourg (en allemand Hamburg, en bas allemand Hamborg [ˈhaˑmbɔːχ]) est une ville et un des 16 Länder composant l’Allemagne. Située au nord du pays, près de l’embouchure de l’Elbe et à proximité de la mer du Nord, Hambourg est la deuxième plus grande ville d’Allemagne (après Berlin) et le premier port du pays.

La ville s’étend sur 755 km2 et compte 1,77 million d’habitants1 ; l’agglomération environ 3,5 millions. Hambourg était membre fondateur de la ligue hanséatique. Cette ancienne appartenance est encore aujourd’hui revendiquée par la ville, comme élément caractéristique de son identité. C’est ainsi que le code de la ville sur les plaques d’immatriculation est HH, qui signifie Hansestadt Hamburg et que le nom officiel de la ville est Freie und Hansestadt Hamburg (ville libre et hanséatique de Hambourg).

C’est également une ville au tourisme actif, ce qu’elle doit notamment à son architecture, à son réseau de canaux et aux abords luxuriants de l’Alster, rivière formant un lac artificiel au cœur de la ville. Elle présente de très nombreux théâtres et musées, notamment la célèbre Kunsthalle ou le jeune Bucerius Kunst Forum, qui accueille des expositions temporaires. Hambourg dispose d’un quartier entier dédié à la vie nocturne : Sankt Pauli et sa Reeperbahn.

Géographie

Hambourg est situé au confluent de l’Alster, de la Bille et de l’Elbe, et à 110 km de l’embouchure de l’Elbe dans la mer du Nord. L’Elbe est navigable même pour les porte-conteneurs de gros tonnage, et le port de Hambourg était le neuvième port le plus important du monde en 2005[réf. nécessaire].

Le territoire urbain s’étend sur 755 km², soit exactement la surface de Paris et de sa petite couronne (qui compte cependant 6 millions d’habitants), et moitié moins que la surface du Grand Londres. Les 30 m² d’espace habitable par personne font de Hambourg la grande ville offrant la plus grande surface habitable moyenne du monde. C’est également une ville très verte, et l’on estime que 14 % de la surface urbaine sont occupés par des espaces verts et de détente[réf. nécessaire].

Climat

Le climat de Hambourg est influencé par la proximité de la mer du Nord, avec des masses maritimes venant de l’Atlantique et son emplacement dans la plaine Nord-Européenne à bas relief. Le climat de Hambourg est ainsi océanique (Cfb selon la classification Köppen-Geiger). Le vent souffle majoritairement du sud-ouest, apportant pluies fréquentes, tombant souvent sous forme de bruine accompagnée d’une forte brise, une caractéristique climatique des pays occidentaux donnant sur la mer du Nord. Ce phénomène est communément appelée Schmuddelwetter (de) en Allemagne du Nord2.

Les hivers sont froids, bien que plus doux que dans l’Est continental et le Sud vallonné et montagneux de l’Allemagne. C’est ainsi que Hambourg connaît en moyenne un Noël blanc sur neuf, Munich toutes les deux années et Dresde tous les cinq ans3. Les températures maximales moyennes varient entre 3 °C et 5 °C. En hiver, le soleil se fait voir entre deux et trois heures par jour. Un ciel couvert est généralement la norme et les quelques heures d’ensoleillement sont souvent associées aux épisodes glaciaux, quand le vent tourne pour souffler de l’est ou du nord-est.

Au printemps, le soleil apparaît plus fréquemment dès le 13 mars4. De belles journées associées à des températures atteignant les 20 °C se font plus fréquentes dès la mi-avril. Pour ce qui est du nombre de jours de pluie, le printemps est généralement la saison la moins pluvieuse à Hambourg.

Les étés sont doux, souvent modérés par la brise continue de Hambourg et les averses de pluie qui surviennent 11 jours par mois en moyenne. En revanche, orages et fortes pluies surviennent rarement dans la ville hanséatique5. Bien que la moyenne maximale soit de 23 °C durant les mois de juillet et août, des températures allant jusqu’à 28 °C ne sont pas rares. Ainsi, les stations balnéaires de la Baltique et de la mer du Nord telles que Cuxhaven et Sankt Peter-Ording sont des excursions populaires permettant aux Hambourgeois de profiter d’une baignade rafraîchissante durant les jours chauds de l’été.

Hambourg est lente à se refroidir, étant donné sa proximité de l’océan. Les Hambourgeois ont tout de même droit à quelques jours de beau temps grâce à l‘Altweibersommer, le fameux été indien allemand. Mais à partir de mi-octobre, la ville hanséatique est exposée à de fréquentes dépressions maritimes de forces comparables à celles d’un ouragan. Récemment, la tempête Christian fin octobre 2013 et la tempête Xaver début décembre 2013 ont balayé la ville de Hambourg6,7. L’ouragan Xaver a entraîné la hausse du niveau de l’Elbe jusqu’à 6,50 m, le plus haut depuis 1962, et par suite inondé plusieurs quartiers de la ville, notamment ceux situés près du port8.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,1 −1 1,1 3,8 7,7 10,6 13,2 13 9,9 6,2 2,6 −0,4 5,5
Température moyenne (°C) 1,6 1,9 4,6 8,6 12,9 15,6 17,6 17,6 14 9,8 5,4 2,2 9,4
Température maximale moyenne (°C) 3,9 4,6 8,2 13,3 17,8 20,1 22,8 22,5 18,4 13,4 7,9 4,3 13,1
Ensoleillement (h) 46,9 69 108,8 171,6 223,4 198,7 217,5 203,1 144,6 107,9 53 37,4 1 581,9
Précipitations (mm) 67,8 49,9 67,7 43 57,4 78,6 76,7 78,9 67,4 67 69,2 68,9 792,6
Source : « Le Climat à Hambourg (en °C et mm, période internationale 1971- 2000) »[1]

 

Histoire

Antiquité classique

Le premier nom historique de la ville est, selon les rapports de Claude Ptolémée, Treva.

Les débuts

La Hanse

Article détaillé : Ligue hanséatique.
  • 1241 : la Hanse teutonique est constituée avec la ville de Lübeck.
  • 1255 : l’église Saint-Jacques est fondée.
  • ~1350 : la peste noire atteint Hambourg et y cause 30 000 morts. L’église Sainte-Catherine, église du quartier marchand et commerçant, est mentionnée.
  • 1401 : au cours de la lutte contre la piraterie, le chef des pirates le plus célèbre, Klaus Störtebeker, est exécuté.
  • 1510 : le Reichstag d’Augsbourg fait de Hambourg une ville impériale.

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Hambourg en 1800

Les Temps modernes

  • 1529 : Hambourg passe au protestantisme.
  • 1558 : inauguration de la première bourse allemande (nombre d’habitants : environ 20 000).
  • entre 1610 et 1625 : Hambourg est transformée en puissante fortification, l’Alster est partagé.
  • 1618 : la cour d’appel de l’Empire ratifie le lien qui unit Hambourg directement à l’Empire.
  • 1678 : le premier opéra permanent ouvre ses portes.
  • 1769 : Hambourg devient ville libre d’Empire.
  • 1787 : la population dépasse pour la première fois les 100 000 habitants.

Le XIXe siècle

  • 1806 : après la dissolution du Saint Empire romain germanique, Hambourg obtient la pleine souveraineté et se proclame désormais Freie Hansestadt (« Ville libre de la Hanse »). Mais quelques mois plus tard, après leurs victoires à Iéna et à Auerstaedt, les troupes françaises de Napoléon Bonaparte occupent la ville. Le blocus continental, instauré par l’empereur, cause un grand dommage au commerce et au port de la ville.

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Hambourg en 1895
  • 1810/1811 : la ville libre est incorporée dans l’Empire français comme « département des Bouches-de-l’Elbe ». Elle connaît un déclin marqué durant l’occupation française.
  • 1813/1814 : la ville est assiégée pendant six mois par les troupes de la Sixième Coalition.
  • 1815 : le congrès de Vienne garantit la souveraineté de la ville qui entre dans le Bund (Confédération germanique).
  • 1817 : le premier bateau à vapeur circule sur l’Elbe.
  • 1819 : à partir de cette date, Hambourg porte le titre d’État « Hambourg ville hanséatique et libre ».
  • 1834 : Gerhard Oncken (en) et six autres personnes fondent la première communauté baptiste allemande.
  • 1842 (du 5 au 8 mai) : un gigantesque incendie détruit environ 4 000 logements ; environ 10 % de la population se retrouve sans toit.
  • 1867 : Hambourg entre dans la Confédération de l’Allemagne du Nord.
  • 1871 : Hambourg entre dans l’Empire allemand, devient Bundesstaat des Deutschen Reiches (« État fédéral de l’Empire allemand »), mais conserve son autonomie douanière.
  • 1872 : grâce aux ponts sur l’Elbe, la ligne ferroviaire Hambourg-Paris est terminée.
  • 1881 : premier réseau téléphonique à Hambourg. Il relie 206 postes.
  • 1882 : premières lampes électriques.
  • 1885 : construction de la Speicherstadt (la « ville-grenier », zone de transit portuaire parcourue de canaux), qui sera terminée en 1888.
  • 1888 : Hambourg entre dans l’Union douanière allemande. Le territoire de la ville est alors soumis au service des douanes allemandes, le port franc avec la Speicherstadt (ville des entrepôts) voit le jour.
  • 1892 : épidémie de choléra. Sur les 640 000 habitants, 16 956 sont touchés et 8 605 en meurent. Hambourg est placée en quarantaine.
  • 20 novembre 1896 : début de la grande grève des dockers.
  • 1897 : inauguration du nouvel hôtel de ville.

Le XXe siècle

  • 1906 : l’église Saint-Michel est réduite en cendres ; reconstruction de 1907 à 1912.
  • 1912 : inauguration de la U-Bahn (métro). Le premier tunnel sous l’Elbe est inauguré.
  • 1916 : camp des Belges prisonniers de guerre.
  • 1919 : premières élections démocratiques et fondation de l’université de Hambourg.
  • 1921 : après la Première Guerre mondiale, Hambourg reçoit une constitution selon les principes parlementaires.
  • 1933 : après l’arrivée au pouvoir de Hitler, de nombreux hommes politiques démissionnent. Le 8 mars, les membres du Parlement, où le NSDAP était le premier parti depuis les élections de 1932, mettent en place un Sénat (l’organe exécutif) issu du parti nazi.
  • 1937 : Hambourg fusionne avec les agglomérations environnantes (Altona, Wandsbek (en), Harburg-Wilhelmsburg et 27 autres communes). Cuxhaven est détachée de la ville et attribuée à la Prusse. Le décret dit Loi du Grand Hambourg (de) entre en vigueur le 1er avril 1938.

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Monument à Bismarck

L’opération Gomorrhe

1945

Article détaillé : Bataille de Hambourg.

Après la guerre

  • 1949 : Hambourg, en zone britannique, a conservé son statut de ville-État indépendante et devient, tout comme Brême, un land fédéré de la République fédérale d’Allemagne.
  • 17 février 1962 : crue catastrophique de l’Elbe qui entraîne la submersion de 20 % de la cité, la mort au total de 315 personnes dans la ville, 340 dans la zone sinistrée, et de 5 sauveteurs ; elle est causée par une tempête qui empêche le fleuve de s’écouler normalement pendant deux jours, et par la rupture de 60 digues. Le niveau de l’eau dans le port s’élève de 4,3 mètres9.
  • 1975 : inauguration du deuxième tunnel sous l’Elbe.
  • 1976 : un raz-de-marée d’une crue supérieure d’un mètre à celle de 1962 menace la ville mais les digues renforcées tiennent bon.
  • 1989 : le port de Hambourg fête ses 800 ans.
  • 1997 : célébration populaire du centième anniversaire de l’hôtel de ville.

Le XXIe siècle

Début des travaux du centre commercial Europapassage.

  • 2004 : élections anticipées à la suite d’un scandale plus passionnel que politique: Ronald Schill, leader populiste et numéro 2 de l’exécutif, révèle l’homosexualité du maire Ole von Beust et sa relation avec le sénateur (ministre) de la Justice. La coalition au pouvoir implose et les nouvelles élections donnent la majorité absolue à la CDU d’Ole von Beust, alors que le parti populiste de Schill, divisé, n’est plus représenté au parlement.
  • 2008 : la CDU remporte de nouveau les élections mais perd sa majorité absolue. Face à l’impossibilité de former une coalition noire-jaune du fait de l’absence des libéraux au sein du Bürgerschaft, Ole von Beust forme une coalition avec les Verts, une première au niveau régional.
  • 2010 : le sénateur à l’Intérieur, Christoph Ahlhaus, succède à von Beust, qui se retire de la vie politique pour raisons personnelles, et maintient la coalition avec les écologistes. Celle-ci se dissout trois mois plus tard, conduisant à la convocation d’élections anticipées en février 2011.

Politique et administration

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L’hôtel de ville

La Constitution de la ville libre et hanséatique de Hambourg date de 1952.

Elle confie le pouvoir exécutif à la Bürgerschaft (Hamburgische Bürgerschaft), composée de 121 membres. Le pouvoir exécutif est exercé par le Sénat (Senat der Freien und Hansestadt Hamburg), qui est dirigé par le Premier maire, qui préside également le Sénat (Erster Bürgermeister und Präsident des Senats).

Arrondissements municipaux

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Carte des arrondissements municipaux de Hambourg

Hambourg se décompose en sept arrondissements municipaux disposant chacun d’un conseil élu :

Religion

Tout comme l’Allemagne de l’Est (ex-RDA), la ville traditionnellement protestante de Hambourg est non seulement fortement sécularisée mais aussi largement déchristianisée (en 2011), au point que les chrétiens y sont devenus minoritaires.

Économie

Hambourg compte parmi les centres économiques les plus importants d’Europe. Au fil du temps, la ville de Hambourg s’est spécialisée dans la chimie, la construction aéronautique et navale, et la technologie en général. Hambourg est ainsi leader dans les domaines de la technique médicale et les biotechnologies. Le secteur des services est important et représente 83 % des emplois de la ville. En 2007, le taux de chômage s’élevait à 8,3 % de la population active10.

Port

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Une vue du port

Le port de Hambourg est situé sur l’Elbe. Les installations portuaires sont placées sur les rives, îlots et nombreux polders parcourus par des canaux parfois munis d’écluses. La zone industrialo-portuaire forme ainsi un bulbe dont le large noyau est enserré par deux bras de l’Elbe (la partie de la grande île à l’est du quartier de Wilhelmsburg étant cependant plus résidentielle). Il est équipé de plus de 70 km de quais.

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Les jetées (Landungsbrücken) de Sankt Pauli en cours de rénovation

Ce port est surnommé l’« entrée du monde de l’Allemagne ». C’est le plus grand port d’Allemagne, notamment en matière de commerce extérieur et de transit, le 3e plus grand port d’Europe en tonnage (après Rotterdam et Anvers11), ainsi que le 9e plus grand port à conteneurs du monde et le 22e plus grand port du monde pour les marchandises échangées.

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L’église Saint-Michel et sa tour (132 m), symbole de la ville

Le port a une surface de 87 km2. Il est sans conteste un moteur de l’économie dans la mesure où il génère plus de 40 000 emplois : c’est la plaque tournante du commerce avec l’Europe de l’Est et du Nord. Situé à 120 km de la mer, il peut accueillir les plus gros porte-conteneurs internationaux. Il a obtenu autrefois le statut de port franc : les navires ne payaient pas de taxe. Actuellement, une partie du port a gardé ce statut.

Les quais de la rive droite sont essentiellement un lieu de promenade dans le cadre urbain typique de la ville, le long du fleuve et face au panorama monumental de la zone portuaire, notamment près des jetées ou Landungsbrücken (en) de Sankt Pauli. L’église Saint-Michel, à proximité, est un haut lieu architectural : construite de 1751 à 1762, n’est pas seulement l’église baroque la plus connue d’Allemagne du Nord, elle possède également le plus haut clocher d’Allemagne, avec des cadrans d’un périmètre dépassant les 24 mètres. Sa tour, le « Michel », est haute de 132 m et dispose d’une plateforme panoramique qui domine le port et la ville.

Médias

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Le célèbre orgue Arp Schnitger (1693) sur la tribune ouest de l’église Saint-Jacques

La ville joue un rôle important dans le domaine des médias : 15 des 20 magazines allemands à plus fort tirage y sont édités. C’est également à Hambourg que la première chaîne allemande de télévision ARD produit tous les jours le Tagesschau, principal journal télévisé d’Allemagne.

Tourisme

Le tourisme joue un rôle important dans l’économie de la ville. Les visiteurs passent 10,6 millions de nuitées à Hambourg par an. Le secteur du tourisme y emploie 102 000 personnes12. La plupart des visiteurs viennent d’Allemagne (6 millions de nuitées). Les plus grands groupes de visiteurs étrangers viennent de Suisse (environ 185 000 nuitées), d’Autriche (environ 181 000 nuitées) et d’Angleterre (177 000 nuitées)13.

Transports

Hambourg dispose d’un réseau de transports en commun développé constitué de 4 lignes de métro, 6 lignes de RER (S-Bahn) et de plus de 600 lignes de bus. Le vélo est également un moyen de transport privilégié, avec un grand réseau de pistes cyclables et un système de location de vélos (Stadtrad).

Aéroport Hamburg-Fuhlsbüttel

Article détaillé : Aéroport de Hambourg.

L’aéroport de Hambourg est le plus ancien encore en service, et le cinquième plus important d’Allemagne en ce qui concerne le nombre de passagers. Les destinations les plus importantes sont Munich, Francfort-sur-le-Main, Paris et Londres.

Transports ferroviaires

Hambourg compte cinq gares ferroviaires : Hauptbahnhof (gare centrale), Dammtor, Altona, Harburg et Bergedorf ainsi que le métro. Les transports en commun dans l’espace urbain sont également assurés par un large réseau de S-Bahn (analogue au RER) et de trains de la Deutsche Bahn, qui sont pour la plupart ouverts aux usagers du réseau urbain en vertu d’un accord entre la HVV (de), gérant les transports urbains, et la Deutsche Bahn.

La ville est un des carrefours importants du réseau ferroviaire européen, et est notamment la plaque tournante des réseaux en partance pour l’Europe du Nord et la Scandinavie (ligne Hambourg-Copenhague au départ d’Altona, dont une partie du trajet sur barge). 207 trains en direction des grandes villes européennes transitent quotidiennement par la gare centrale de Hambourg, auxquels s’ajoutent les trains régionaux.

Héraldique

Blason Blasonnement :

De gueules au château d’argent, crénelé et surmonté de trois tours du même, celle du milieu couverte d’un dôme croiseté, les deux autres crénelées et surmontées chacune d’une étoile à six raies aussi d’argent.

Commentaires : Des versions datant d’avant les Première et Seconde Guerres mondiales montrent les portes du château ouvertes, portes qui se fermaient en cas de guerre contre l’Allemagne. La Seconde Guerre mondiale s’étant finie sur une capitulation sans conditions (aucun traité de paix signé), les armes de Hambourg sont représentées avec les portes fermées.

Le blasonnement de la ville de Hambourg est lié avec celle de Brême, selon un dicton disant « Hamburg ist das Tor zur Welt, Bremen hat den Schlüssel. » : « Hambourg est la porte sur le monde, Brême détient la clef. » (référence à la clef présente sur le blason de Brême).

Culture

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Le centre-ville, de nuit

Musées

La vie culturelle à Hambourg est extrêmement variée : la Kunsthalle pour l’art, les nombreux musées dont le Museum für Kunst und Gewerbe qui abrite des arts appliqués, des meubles, des objets de design allant de la vaisselle de l’Empire chinois jusqu’au design moderne scandinave, le Hamburg Museum consacré à l’histoire de la ville, le Deutsches Zoll Museum (« Musée allemand des douanes »), la Staatsoper, qui accueille les opéras du monde entier, les clubs de musique, dont le fameux Star-Club où ont joué Gene Vincent, Little Richard, Jerry Lee Lewis, Eric Burdon, Ray Charles, Manfred Mann, Jimi Hendrix et même les Beatles, qui s’y sont produits à intervalles réguliers entre 1960 et 1962, étape décisive de leur carrière débutante. Et bien sûr, la fameuse Reeperbahn, le quartier chaud (die rote Meile) des mariniers avec ses bars, restaurants, théâtres, cabarets et clubs. Le bâtiment baroque du Beylingstift (1751, Petertraße 35-39) abrite le musée Johannes Brahms.

Théâtres

Hambourg n’abrite pas moins de 31 théâtres dont le Deutsches Schauspielhaus, le plus grand théâtre allemand, le prestigieux Thalia Theater, 7 salles de musiques, 10 cabarets et 50 musées privés et publics.

Restauration gastronomique

Des 4 000 restaurants, 2 400 proposent une gastronomie étrangère. Il existe notamment un quartier portugais près du port dans la Ditmar-Koel-Strasse, et un autre quartier de bars et restaurants près du Schulterblatt, dans le quartier de Sternschanze, connu également pour sa fête (la Schanzenfest) et une présence marquée de la culture alternative.

Le « Hamburger Stück » était une sorte de petit sandwich que les marins de passage dans la ville prenaient pour leurs longues traversées en mer. Cette spécialité a ensuite été exportée aux États-Unis au XIXe siècle et a donné naissance au désormais célèbre hamburger de fast-food14.

Excursions

Le fleuve et ses berges sont des lieux de promenade privilégiés. Des circuits par bateau permettent de visiter l’immense espace portuaire, et les transports en commun de la ville incluent d’ailleurs des navettes sur le fleuve. L’ouest de la ville est très apprécié pour les balades, avec notamment le Jenischpark, un site de 42 hectares de forêt dans le quartier d’Othmarschen, et le quartier de Blankenese (de), perché sur le versant d’une colline et parcouru d’allées étroites et d’escaliers. On y compte également un jardin botanique et un zoo : le Tierpark Hagenbeck.

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Willkommhöft, le poste de salut des navires de Hambourg

Au cœur de la ville, l’Alster forme un grand lac dont les Hambourgeois sont fiers et qui compte deux bassins, reliés par une passe : la Binnenalster au cœur même de la ville, où l’on trouve l’hôtel de ville, les quais de Jungfernstieg (de) avec les quartiers commerçants les plus chics, ainsi que banques et hôtels de luxe ; et l’Aussenalster plus au nord, lieu de balades et de bases nautiques.

Les environs de Hambourg ont un charme particulier. Altes Land, la plus grande région de culture d’arbres fruitiers en Allemagne, semble tout indiqué, avec ses vieilles fermes bâties par des Vikings au Moyen Âge[réf. nécessaire], pour des promenades en bus ou à vélo. Les vieux centres historiques de Stade ou de Lunebourg (Lüneburg) ne sont qu′à une demi-heure de Hambourg. En voiture, Lübeck et les plages de la Baltique ne sont qu′à une heure.

Musique classique

Considéré comme une des premières scènes du monde lyrique, l’Opéra d’État de Hambourg est une des plus anciennes compagnies d’Allemagne, dirigé entre autres par Gustav Mahler et Rolf Liebermann15. Hambourg possède plusieurs orchestres renommés, dont l’Orchestre philharmonique (l’orchestre de l’opéra) et l’Orchestre symphonique de la NDR, autrefois dirigé par Hans Schmidt-Isserstedt et Günter Wand notamment. Christoph von Dohnányi en est désormais le chef. Une nouvelle salle de concert, la Philharmonie de l’Elbe, est en construction pour abriter ce dernier ensemble en plein centre du port ; son inauguration, prévue à l’origine pour 2010, a été maintes fois repoussée.

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    La Laieszhalle sur la Johannes-Brahms-Platz

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    La Philharmonie de l’Elbe en cours de construction

16px-Information_icon.svg Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

L’amitié franco-allemande et la francophonie à Hambourg

À Hambourg et dans ses environs au nord habitent à peu près 5 000 Français16. L’Institut français de Hambourg (Französisches Kulturinstitut)17 est l’un des lieux où l’on peut apprendre la langue et la civilisation françaises. Hambourg Accueil e. V. avec 800 membres est un cercle où les Français résidant à Hambourg, et les Allemands qui connaissent le français, se rencontrent18. Il existe également un autre cercle, Cluny (Deutsch-Französische Gesellschaft CLUNY e. V.), fondé en 1947 en sens de l’Abbaye de Cluny en Bourgogne pour la paix19. La plupart des membres sont des Allemands cherchant à améliorer et entretenir leur connaissance de la langue française20. En outre, Hambourg compte un lycée français21. Les gens d’affaires se rencontrent à l’Amicale de Hambourg, le club d’affaires franco-allemand22. Les Bretons soignent leurs sources culturelles dans l’Association des Bretonnes et Bretons d’Allemagne du Nord ABBAN e. V23. Depuis 2014, il existe un blog d’information francophone24. Les Suisses de la Suisse romande se rencontrent dans un « cercle romand »25.

L’église Saint-Ansgar surnommée en allemand « Kleiner Michel » fut convertie en église catholique pendant l’occupation de Hambourg par les troupes de Napoléon. Après la destruction de l’église en 1945 par les bombardements, elle fut reconstruite grâce à des dons et à l’aide des chrétiens français. C’est pourquoi elle est devenue un symbole de l’amitié franco-allemande. Toutes les semaines, une messe en langue française y est donnée par la Mission catholique française et francophone de Hambourg26,27.

Jumelage avec Marseille

Hambourg est jumelée, entre autres, avec Marseille depuis 1958. Le but de ce jumelage était d’améliorer l’aménagement urbain et les structures économiques des deux villes. Hambourg comme Marseille rencontrent des problèmes communs aux villes portuaires, comme le problème des quartiers en restructuration autour du port et dans le centre-ville, ou celui de l’intégration des immigrants28.

Sports

Hambourg est une ville fluviale où l’on trouve un grand nombre d’espaces verts. Elle offre ainsi une très grande variété de sports et de loisirs, et l’on y rencontre d’ailleurs un nombre important d’unions sportives amateur.

La ville compte plusieurs clubs de football. Les deux principaux clubs sont le FC Sankt Pauli et surtout le Hambourg SV, notamment vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1983 et qui évolue au Imtech Arena (Volksparkstadion jusqu’en 2000). La rivalité traditionnelle des deux clubs traduit de longue date une polarisation politique, entre le HSV, grand club « bourgeois », et Sankt Pauli, petit club « de gauche ».

Le handball occupe également une très grande place, avec le HSV Hambourg, vainqueur de la Ligue des champions en 2013 et champion d’Allemagne en 2011 devant l’ogre THW Kiel. Le club évolue dans l’O2 World Hamburg, idéale pour recevoir des matchs de la Ligue des champions.

Autres équipes sportives majeures :

Hambourg s’apprête à se porter candidate pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’été 2024. Le concept de sa candidature nommé „Zentralen Spiele am Wasser“ (littéralement : «Jeux centraux au bord de l’eau »)  repose sur des infrastructures proches du centre-ville, actuellement utilisées par le port pour ses activités économiques. Dans une optique de durabilité, celles-ci pourront par la suite être transformées en lieux d’habitation, lieux de loisir et repos, ou encore en sites industriels.

Éducation

À Hambourg, le système scolaire subit depuis 2010 une profonde mutation. Les types d’école traditionnels allemands, Grundschule (primaire), Hauptschule (une sorte de collège), Realschule (collège) et Gymnasium (lycée), disparaissent au profit d’une Grundschule unique suivie par le Gymnasium ou la Stadtteilschule (école de quartier). Le Gymnasium permet aux élèves de préparer l’Abitur en 12 ans, la Stadtteilschule en 13 ans29.

Il y a trois lycées allemands (Gymnasium) dans la région Othmarschen, Osterbek et Süderelbe où l’on peut faire l’Abibac30.

Outre les écoles allemandes publiques et privées, il existe aussi un lycée français ainsi qu’une école internationale. Le lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Hambourg21 offre aux enfants une éducation française de la maternelle au baccalauréat général, ainsi que la possibilité de passer l’Abibac. L’International School Hamburg permet aux élèves de passer le baccalauréat international (Organisation du baccalauréat international)31.

Universités

La ville comporte 17 universités et instituts d’études supérieures avec un total de 75 514 étudiants inscrits32. L’université de Hambourg accueille à elle seule 40 000 étudiants et est considérée comme la cinquième plus grande université d’Allemagne, mais aussi comme l’une des plus jeunes car elle n’a été créée sur décision de la municipalité qu’en 1919. Les racines de l’université sont cependant anciennes puisqu’il existait des établissements d’enseignement supérieur dans la ville dès le début du XVIIe siècle.

Le campus principal est situé au centre-ville dans le quartier d’Eimsbüttel.

À Hambourg se trouve aussi la prestigieuse Haute école de sciences juridiques (Bucerius Law School) qui a su profiter du rayonnement international de la ville pour créer de nombreux partenariats à l’étranger.

Villes jumelées

Hambourg est jumelée avec les neuf villes suivantes33 :

Dicton

  • « Hamburg ist das Tor zur Welt, Bremen hat den Schlüssel. » : « Hambourg est la porte sur le monde, Brême détient la clef. » (en référence aux armoiries des deux cités).

Célébrités de Hambourg

Notes et références

  1. a et b Statistikamt Nord – Monatszahlen – Bevölkerung consulté le 27 octobre 2015.
  2. http://www.cornelius-friedrichs.de/allgemein/02-nieselregen.html
  3. http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/weisse-weihnachten-schnee-an-heiligabend-selten-a-940775.html
  4. http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/wetter-prognose-im-maerz-in-deutschland-vorhersage-mit-regen-und-wind-a-958633.html
  5. http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/extremwetterkongress-wo-die-meisten-blitze-einschlagen-a-822753.html
  6. http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/12/06/la-tempete-xaver-touche-l-europe_3526550_3244.html
  7. http://www.liberation.fr/monde/2013/10/28/au-moins-huit-morts-en-europe-apres-la-tempete-martin_942929
  8. http://www.spiegel.de/panorama/xaver-neue-sturmflut-im-norden-a-937508.html
  9. Claude Mangin, L’Allemagne, Belin, Paris, 2003, (ISBN 2701132290), p. 126
  10. Cécile Calla, « L’élection de Hambourg pèsera sur les stratégies d’alliance des deux grands partis allemands », Cécile Calla, Le Monde, 23 février 2008
  11. (en) Statistiques du port de Rotterdam
  12. Daniela Stürmlinger: Übernachtungen verdoppeln sich bis 2020. (Deux fois plus de nuitées d’ici 2020.) in Hamburger Abendblatt du 14/10/2009, p. 24
  13. Fremdenverkehr wichtig wie nie. (La fréquentation étrangère plus importante que jamais.) in Hamburger Abendblatt du 25/2/2011, p. 10
  14. Le Petit futé City Guide Hambourg 2012/2013 1re édition
  15. Laure Gauthier, L’Opéra à Hambourg (1648-1728). Naissance d’un genre, essor d’une ville, préface de Dominique Bourel, Paris, PUPS, 2009.
  16. Hans-Juergen Fink: « Hamburg ist sehr französisch ». En: Hamburger Abendblatt du 6 janvier 2012, p. 10
  17. Institut français de Hambourg
  18. Association Hambourg Accueil e. V.
  19. Marlies Fischer: Deutsch-französische Gesellschaft Cluny feiert 65. Geburtstag. En: Hamburger Abendblatt du 2. novembre 2012, p. 17
  20. Association Deutsch-Französische Gesellschaft CLUNY e. V.
  21. a et b Lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Hambourg
  22. Amicale de Hambourg. Club d’affaires franco-allemand fondé en 1964
  23. Association des Bretonnes et Bretons d’Allemagne du Nord ABBAN e. V.
  24. Info-Hambourg.de: HambOurg en français dans le texte
  25. Cercle romand de la Suisse
  26. (de) Site internet Kleiner Michel (St. Ansgar Hamburg), consultée le 27 décembre 2010
  27. Mission catholique française et francophone de Hambourg
  28. (de) Rebecca Kresse: Partnerschaft zu Marseille : Mit neuem Leben füllen. Hamburger Abendblatt du 9 octobre 2008, page 14
  29. http://www.hamburg.de/contentblob/1157902/data/broschuere-bildungsoffensive.pdf
  30. Gymnasien informieren über französisches Abitur an Hamburger Schulen. En: Hamburger Abendblatt du janvier, 9 2013
  31. (en) International School Hamburg
  32. http://mobil.abendblatt.de/hamburg/article2356243/Bildung-Das-aendert-sich-an-Hamburgs-Schulen.html
  33. (de) Villes jumelées avec Hambourg
  34. Les tortues de mer de Sipadan, musique et fabrication: Christoph Brüx[

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

Des amis allemands et italiens de Josette Brenterch

Josette Brenterch, du NPA de Brest, a beaucoup d’amis à travers le monde.

A souligner :

 

- Fraction armée rouge (RAF) ou Bande à Baader :

 

Des connexions internationales

En juin 1970, plusieurs membres fondateurs de la RAF semblent s’être entraînés dans des camps du Front populaire de libération de la Palestine en Jordanie.

La Stasi semble avoir aidé et financé les activités de la Fraction armée rouge. En octobre 1980, la République démocratique d’Allemagne (RDA) accueille sur son territoire huit membres de la RAF en fuite. Parmi eux se trouve Susanne Albrecht, mêlée à l’assassinat de Jürgen Ponto, patron de la Dresdner Bank. Le régime communiste de la RDA leur octroie de nouveaux papiers d’identité. Les anciens terroristes mènent une existence tranquille jusqu’à la réunification allemande5. En 1984, la RAF s’allie au groupe français Action directe dans le cadre de la stratégie d’« unité des révolutionnaires en Europe de l’Ouest ». Elle s’allie ensuite aux Brigades rouges italiennes en 1988, avant de se dissoudre en 1998.

La fin du groupe

Le 30 novembre 1989, trois semaines après la chute du Mur de Berlin, le patron de la Deutsche Bank, Alfred Herrhausen est assassiné. Cet acte est aussitôt revendiqué par la RAF5.

Si le groupe ne sut pas mobiliser la classe ouvrière, il put compter, du moins dans les années 1970, sur un certain soutien de la part d’intellectuels et des milieux étudiants et militants, en Allemagne fédérale comme à l’étranger.

Entre 1970 et 1998, dates de la création et de la dissolution officielle du mouvement, celui-ci n’a compté au maximum qu’entre 60 et 80 membres actifs. La RAF a assassiné 34 personnes4. Des controverses ont actuellement lieu au sujet du sort à accorder aux deux derniers détenus de ce mouvement.

Le groupe fait toutefois parler à nouveau de lui début 2016 lorsque la police allemande annonce avoir retrouvé l’ADN de Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg sur des masques ayant été retrouvés dans un véhicule utilisé pour une tentative de braquage d’un transport de fonds6.

 

- Brigades rouges :

 

En 1988, les BR-PCC s’allient à la Fraction armée rouge (RAF) de RFA.

En 1992, apparaissent les Noyaux communistes combattants pour la construction du Parti communiste combattant (NCC-PCC, Nuclei comunisti combattenti per la costruzione del Partito comunista combattente), proche des BR-PCC 1.

Une nouvelle génération de terroristes

Dans les années 1980, alors que la plupart des « brigadistes » de la première heure ont abandonné la lutte, une nouvelle génération continue de commettre sporadiquement des actions violentes. À la suite du démantèlement en 1989 de cette nouvelle bande, les Brigades rouges connaissent une période de sommeil avant de reprendre leurs actions à la fin des années 1990.

Le 1er juin 2005, cinq membres des « Nouvelles Brigades rouges », accusées d’avoir organisé l’assassinat en mars 2002 du professeur Marco Biagi, un consultant du gouvernement, sont condamnées à la perpétuité par la cour d’assises de Bologne. Les assassinats de Marco Biagi et de Massimo d’Antona, tué à Rome en 1999, avaient été revendiqués par les BR-PCC 7.

En février 2007, quinze terroristes présumés sont arrêtés dans le nord de l’Italie, alors qu’ils se préparaient selon la police à commettre des attentats et des assassinats. Le groupe se compose de jeunes recrues, mais également de vétérans du terrorisme, comme Alfredo Davanzo, réfugié en France durant plusieurs années et rentré clandestinement en Italie8. En octobre 2007, Cristoforo Piancone, un ancien membre des Brigades rouges passé en 2004 en régime de semi-liberté, est arrêté pour attaque de banque9.

Le 11 juin 2009, six personnes soupçonnées d’appartenir aux Nouvelles Brigades rouges sont arrêtées et accusées d’avoir projeté un attentat contre le sommet du G8 à L’Aquila (8 au 10 juillet 2009). Des armes sont saisies ainsi que les plans du système de vidéo-surveillance du sommet [réf. nécessaire].

Composition

Les Brigades rouges se composaient au minimum d’une cinquantaine de cadres et de nombreux soutiens actifs et passifs. En 1981, 1 523 terroristes proches ou membres des Brigades rouges étaient détenus en Italie. Selon Le Monde diplomatique, les prisons italiennes comptaient 4 000 détenus pour des affaires de « terrorisme » en 1980. Selon Alberto Franceschini, après son arrestation en 1974 ainsi que celle de la plupart des membres du groupe d’origine, les premières Brigades ont laissé la place à un second groupe plus dur. Franceschini a émis des réserves quant à la confiance à accorder à Mario Moretti.

La stratégie de la tension

Dès les années 1970, on parle dans les milieux d’extrême gauche d’une mystérieuse organisation secrète, financée par la CIA, qui aurait manipulé, voire infiltré, le groupe de Mario Moretti. Alberto Franceschini, le fondateur des Brigades rouges, maintiendra cette thèse dans ses mémoires, publiés en 2005 à sa sortie de prison. Depuis les révélations du premier ministre Giulio Andreotti le 24 octobre 1990, on sait alors qu’une telle organisation, appelée Gladio, a réellement existé. Un rapport parlementaire de 2000 dénonça la « stratégie de la tension » qui visait alors, par le biais d’attentats sous faux pavillon false flags, mis sur le dos de l’extrême gauche, à « empêcher le PCI et, dans une moindre mesure, le Parti socialiste italien, d’accéder au pouvoir ». Le contrôle effectif des Brigades rouges dans le cadre d’une stratégie de ce type n’a cependant jamais été prouvé.

Liens avec des services secrets et spéculations diverses

Il est avéré que l’Union soviétique apporta un soutien logistique aux Brigades rouges : plusieurs de leurs membres séjournèrent clandestinement en Tchécoslovaquie et y reçurent un entraînement ; une telle assistance impliquait nécessairement l’accord du gouvernement soviétique. Alberto Franceschini affirma être convaincu que Mario Moretti avait été un agent, soit de la CIA, soit du KGB10.

Selon Franceschini, Corrado Simioni aurait installé un groupe secret à l’intérieur des Brigades rouges, le « Superclan ». Franceschini a allégué que Simioni fonctionnait pour le compte de l’OTAN dans l’opération sous faux pavillon (false flag), citant la proposition insistante de celui-ci d’assassiner Junio Valerio Borghese en novembre 1970 ou d’autres agents de l’OTAN. Mario Moretti a alors pris la tête des Brigades rouges, et organisé en mars 1978 l’enlèvement d’Aldo Moro. Moretti est suspecté d’être un espion par Franceschini et Curcio.

Les thèses d’infiltration des Brigades rouges par certaines branches des services secrets italiens n’ont pas été confirmées à ce jour.

Fuites en France : la « doctrine Mitterrand »

Au cours des années 1980, de nombreux membres des Brigades rouges et d’autres groupes terroristes ont pu se réfugier en France en vertu de ce qu’il est convenu d’appeler la « doctrine Mitterrand » : sous réserve de ne pas se servir de leur refuge en France comme base arrière pour des actions violentes, ils avaient la garantie de ne pas être extradés. Cette doctrine ne concernait pas néanmoins les personnes coupables de crimes de sang, ainsi qu’il ressort d’une déclaration du président Mitterrand :

« Nous avons environ 300 Italiens réfugiés en France depuis 1976 et qui, depuis qu’ils sont chez nous, se sont « repentis » et auxquels notre police n’a rien à reprocher. Il y a aussi une trentaine d’Italiens qui sont dangereux mais ce sont des clandestins. Il faut donc d’abord les retrouver. Ensuite, ils ne seront extradés que s’il est démontré qu’ils ont commis des crimes de sang. Si les juges italiens nous envoient des dossiers sérieux prouvant qu’il y a eu crime de sang, et si la justice française donne un avis positif, alors nous accepterons l’extradition.(…) Nous sommes prêts à extrader ou à expulser à l’avenir les vrais criminels sur la base des dossiers sérieux. »

— compte-rendu d’un déjeuner de travail avec le président du conseil italien Bettino Craxi en 1985

Selon certains, la position de la France aurait contribué à apaiser la tension en Italie. La « doctrine Mitterrand » n’a cependant pas de valeur juridique sur le fond : ce que peut dire un président durant son mandat n’est pas une source de droit en France.

Il y eut seulement deux expulsions vers l’Afrique (Burundi) de militants italiens : le 9 mai 1985 deux réfugiés italiens : Enrico Fedele et Giovanni di Giuseppe (contrairement à l’ETA Basque que a beaucoup de plus militantes expulsés vers des pays africains)11[réf. insuffisante].

Toutefois, Sergio Tornaghi, membre de la colonne milanaise Walter Alasia (du nom d’un brigadiste abattu par la police)[réf. nécessaire], condamné par contumace à la prison à perpétuité pour « participation à bande armée » et « assassinat » et arrêté en France en 1998, a obtenu gain de cause devant la cour d’appel de Bordeaux. Celle-ci a refusé l’extradition en raison de la procédure italienne qui ne permettait pas à l’époque à un condamné par contumace d’être à nouveau jugé en cas de retour, comme le prévoit la Cour européenne des droits de l’homme.

En 2002, Paolo Persichetti, « brigadiste » non repenti12, condamné à 22 ans de prison pour participation à l’assassinat d’un général de l’aviation, qui enseignait la sociologie politique à l’université Paris VIII, est extradé en Italie. Voir notamment le récit de son extradition : Exil et Châtiment, paru aux éditions Textuel en 2005. Paris semble alors rompre avec l’engagement pris par François Mitterrand en 198513.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fraction_arm%C3%A9e_rouge

Fraction armée rouge

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir RAF.
Des amis allemands et italiens de Josette Brenterch dans AC ! Brest 45px-Question_book-4.svg
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2007).Si vous disposez d’ouvrages ou d’articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l’article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l’article, comment ajouter mes sources ?).
Rote Armee Fraktion
RAF, Baader-Meinhof-Bande
Image illustrative de l'article Fraction armée rouge

Idéologie Anti-impérialisme
Communisme
Tiers-mondisme
Maoïsme
Objectifs Déstabiliser le gouvernement allemand, installer un régime marxiste en Allemagne, soutenir les luttes communistes dans le monde
Statut Autodissous en 19981
Fondation
Date de formation 1968–1970
Fondé par Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Thorwald Proll et Horst Söhnlein
Pays d’origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Actions
Mode opératoire Attentats, enlèvements, assassinats
Victimes (morts, blessés) 33-34[réf. nécessaire]
Zone d’opération Drapeau de l'Allemagne Allemagne, Suède[réf. nécessaire]
Période d’activité 1968–1998
Organisation
Chefs principaux Andreas Baader, Ulrike Meinhof
Financement Braquage, Stasi
Groupe relié Revolutionäre Zellen, Rote Zora, Action directe, Mouvement du 2 juin, Brigades rouges, West Berlin Tupamaros, Sozialistisches Patientenkollektiv, FPLP
modifier Consultez la documentation du modèle

La Fraction armée rouge (allemand : Rote Armee Fraktion ; également connue sous le sigle RAF) est une organisation terroriste allemande d’extrême gauche se présentant comme un mouvement de guérilla urbaine2 qui opéra en Allemagne fédérale de 1968 à 1998, contribuant au climat de violence sociale et politique de ce que l’on a appelé les « années de plomb ».

Elle fut également surnommée bande à Baader ou groupe Baader-Meinhof, du nom de ses leaders historiques.

Sommaire

Historique

Les origines

Vers le milieu des années 1960, les mouvements étudiants (qui avaient vu le jour aux États-Unis principalement pour protester contre la guerre du Viêt Nam et pour l’obtention des droits civiques par la population de couleur) apparurent aussi en Allemagne. Tout comme plus tard en France juste avant mai 1968, la révolte portait sur plusieurs sujets, en particulier sur les méthodes d’enseignement de l’université. Le slogan préféré lancé par les étudiants aux professeurs qui faisaient leur entrée solennelle en procession était alors « Unter den Talaren, der Muff von Tausend Jahren » (« sous les capes traditionnelles des professeurs, l’air vicié de mille années [allusion au Troisième Reich, qu'Hitler souhaitait voir durer mille ans] »).

Après que les grands partis eurent décidé de former une grande coalition (CDU/CSU et SPD) le 1er décembre 1966, seul le petit parti libéral-démocrate restait en lice, les groupements d’étudiants décidèrent de créer l’Opposition extra-parlementaire (Außerparlamentarische Opposition, APO). Avant même cet acte fondateur, les manifestations atteignirent leur paroxysme. La visite officielle en Allemagne du Chah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi (qui avait écrasé l’opposition dans son propre pays avec une extrême brutalité) et de son épouse Farah Diba en mai 1967, déclencha une vague de manifestations. Lors de l’une d’elles, des partisans du Chah attaquèrent des étudiants sans que la police réagisse et le 2 juin 1967, un étudiant, Benno Ohnesorg, fut tué dans une arrière-cour d’une balle tirée par un policier travaillant aussi comme espion de la Stasi3. Des jeunes Allemands commencent à demander à la génération précédente des comptes sur son rôle dans la période nazie4, et à lui reprocher sa passivité.

D’une façon générale, le mouvement étudiant allemand s’inscrit dans la vague d’agitation sociale que connaît l’occident depuis la fin des années 1960. De jeunes allemands dénoncent l’impérialisme des États-Unis, qui ont démontré leur autoritarisme avec la crise de Cuba, leur soutien au Shah d’Iran, l’interventionnisme au Viêt Nam. La jeunesse s’est émue de l’assassinat de Robert Kennedy le 5 juin 1968, celui de Martin Luther King le 4 avril, ou encore l’exécution en Bolivie de Che Guevara en 1967. À cela s’ajoute la tentative d’assassinat contre Rudi Dutschke, le 11 avril 1968, qui était la figure emblématique de l’opposition étudiante et marxiste en RFA, et membre influent du SDS (Sozialistischer Deutscher Studentenbund). En France, le précédent de mai 1968 donna évidemment des ailes aux jeunes allemands qui réclamaient une société où l’argent ne serait pas le moteur du monde. Il est évident que l’orientation marxiste des étudiants allemands ne trouvait pas de moyen d’expression légal dans une société hantée par la peur de l’Union Soviétique et dont la capitale « historique », Berlin, était au cœur de l’affrontement idéologique de la guerre froide (Bonn étant à l’époque la capitale administrative).

Première période

Il n’y eut pas de naissance officielle de la RAF. Cependant, la première action (qui peut être considérée comme la naissance du mouvement), fut la libération de Baader le 14 mai 1970. Andreas Baader avait été transféré à l’Institut allemand pour les affaires sociales à Berlin, car la journaliste Ulrike Meinhof prétendait vouloir écrire avec lui un ouvrage sur les anciens pensionnaires des maisons de redressement. Il s’agissait d’un prétexte pour le libérer par la voie des armes.

Le 5 juin 1970, le texte Bâtir l’armée rouge fut publié dans la revue Agit 883 et constituait la déclaration officielle et fondatrice de la RAF. Le texte était conclu par les phrases programmatiques: « Favoriser la lutte des classes – Organiser le prolétariat – Commencer la résistance armée – Construire l’Armée Rouge ».

De juin à août 1970, Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Ulrike Meinhof, Horst Mahler, Peter Homann, Brigitte Asdonk ainsi qu’une douzaine d’autres personnes séjournèrent dans un camp du Fatah en Jordanie pour y recevoir une formation militaire.

Dans un premier temps, le groupe attira l’attention de l’État par des attaques de banques, des vols de véhicules et de documents, qui avaient pour but de subvenir aux besoins de la vie clandestine. C’est dans ce contexte que furent attaquées simultanément trois banques de Berlin, le 29 septembre 1970, par au moins 16 membres du groupe qui s’emparèrent ainsi de 209 000 DM. D’après un article du magazine der Spiegel, seulement deux des attaques étaient imputables à la RAF, la troisième avait été perpétrée par le Mouvement du 2 juin. Le 9 octobre 1970, Horst Mahler, Irene Goergens, Ingrid Schubert, Brigitte Asdonk et Monika Berberich furent arrêtés au 89, Knesebeckstraße à Berlin pour avoir participé à ces attaques.

En avril 1971, la RAF sortit de l’anonymat et s’exprima publiquement en distribuant un prospectus intitulé Le concept de guérilla urbaine. C’en fut trop pour les autorités qui déclenchèrent dans toute la RFA une vaste opération de recherches des quelque 50 membres du groupe. Le noyau dur de la première génération était formé par Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Holger Meins, Ulrike Meinhof et Jan-Carl Raspe.

Les pratiques musclées de la police et la résistance armée prônée par la RAF firent inévitablement couler le sang. Petra Schelm tomba sous les balles le 15 juillet 1971. Le 22 octobre et le 22 décembre de la même année, les policiers Norbert Schmid et Herbert Schoner furent tués. Le 1er mars 1972, ce fut la première bavure officielle de la police avec la mort d’un innocent, un jeune apprenti de 17 ans : Richard Epple.

À partir de 1972, la RAF dirigea ses attentats à la bombe contre des bâtiments militaires américains et des institutions publiques. Les cinq attaques à la bombe perpétrées en 1972 firent quatre morts et 30 blessés. Le 11 mai 1972, le commando « Petra Schelm » fit exploser une bombe au Terrace Club à Francfort, quartier général de la 5e armée américaine, tuant le Lieutenant américain Paul A. Bloomquist et blessant gravement 13 autres personnes. Les principaux leaders de la première génération de la RAF furent arrêtés en juin 1972 : Baader, Ensslin, Meinhof, Raspe, Meins, et Gerhard Müller.

Les terroristes décrivirent leurs conditions de détention comme une « torture par l’isolation » et exigèrent leur assouplissement ainsi qu’un statut de prisonniers de guerre. Pour appuyer leurs exigences, ils firent une grève de la faim dont Holger Meins mourut d’ailleurs le 9 novembre 1974. Amnesty International tenta d’intercéder en faveur des détenus pour améliorer leurs conditions de détention, et déposa une plainte officielle auprès du ministre de la justice Hans-Jochen Vogel (SPD), qui la rejeta.

Les activités et le travail de communication des détenus, appuyés par le travail de leurs avocats Klaus Croissant et Siegfried Haag, trouvèrent un écho dans la scène politique de la gauche allemande. Parmi les avocats renommés de la première génération, on notera la présence d’Otto Schily, Hans-Christian Ströbele et Rupert von Plottnitz ainsi que le juriste de renom Hans Heinz Heldmann.

On vit intervenir également le philosophe Jean-Paul Sartre, qui prit position pour les détenus. Le 4 décembre 1974, Sartre rencontra Baader au centre pénitentiaire de Stuttgart. On dit qu’il aurait par la suite qualifié Baader de « trou du cul » (cf le documentaire « Sartre par lui-même », 1976).

En avril 1977, après 192 jours de procès à Stammheim, les accusés furent condamnés pour assassinat à une peine d’emprisonnement à perpétuité. Ulrike Meinhof avait été condamnée le 29 avril 1974 à 8 ans de prison pour sa participation à la libération de Baader en 1970.

Plusieurs leaders de la première génération moururent entre 1976 et 1977 dans le quartier de haute sécurité de la prison de Stammheim. Le 9 mai 1976, on retrouva Ulrike Meinhof pendue dans sa cellule à l’aide d’un chiffon déchiré et transformé en corde. L’enquête officielle conclut au suicide. Après l’échec de la tentative de libération des détenus par la deuxième génération lors du fameux « printemps allemand » (nom donné en souvenir du printemps de Prague), Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Jan-Carl Raspe se suicidèrent lors de ce qu’il est convenu d’appeler « la nuit de la mort de Stammheim », le 18 octobre 1977. Raspe et Baader se tuèrent par balle avec des armes fournies par l’avocat Arndt Müller. Ensslin se pendit à l’aide d’un câble électrique. Irmgard Möller tenta de se poignarder au cœur à l’aide d’un couteau de cantine de la prison, mais les blessures ne furent pas fatales. Quelques semaines plus tard, le 12 novembre 1977, la membre fondatrice de la RAF Ingrid Schubert se pendit dans sa cellule de la prison de Munich. Cette version est contestée par certaines personnes[Qui ?] : ces leaders de la RAF, constituant une menace en dépit de leur détention, auraient été exécutés en prison sur ordre des autorités fédérales afin d’éviter toute évasion.

Deuxième période

La deuxième génération se forma après l’arrestation d’une grande partie des membres de la 1re génération, dont les écrits et les propos diffusés depuis la prison de Stammheim avaient trouvé écho dans les cercles de gauche. De nombreux membres de la deuxième génération provenaient du Collectif socialiste des patients de Heildelberg (Sozialistische Patienten Kollektiv), fondé le 12 février 1970 par des patients en psychiatrie de la polyclinique de Heidelberg, ou encore furent recrutés par les avocats de la 1re génération, Siegfried Haag et Klaus Croissant, qui s’effacèrent ensuite du devant de la scène.

Le 27 février 1975, trois jours avant les élections au parlement du Land de Berlin, Peter Lorenz, tête de liste de la CDU, fut enlevé par des membres du Mouvement du 2 Juin. Les ravisseurs exigeaient la libération de certains terroristes et notamment de membres de la RAF. Le gouvernement céda. Verena Becker, Gabriele Kröcher-Tiedemann, Ingrid Siepmann, Rolf Heißler et Rolf Pohle furent relâchés et envoyés par avion militaire à Aden au Yémen, tandis que Lorenz fut libéré par ses ravisseurs le 4 mars. Le fait que certains des terroristes libérés redevinrent actifs par la suite renforça le gouvernement dans sa conviction qu’il ne fallait pas négocier avec les terroristes.

À la suite de cet épisode, la deuxième génération eut pour principal objectif de parvenir à la libération des membres de la 1re génération. Le 24 avril 1975 eut lieu la prise d’otages de Stockholm. Six membres de la RAF investirent l’ambassade de la RFA à Stockholm et exigèrent la libération des chefs de la RAF. Après l’exécution de deux diplomates par les terroristes, la prise d’otages finit en bain de sang par la négligence d’un ravisseur qui déclencha une charge explosive. Les terroristes Ulrich Wessel et Siegfried Hausner trouvèrent la mort dans l’explosion. Les otages purent s’échapper à la faveur de l’incendie, les auteurs furent arrêtés. Avaient pris part à cette opération Hanna Krabbe, Karl-Heinz Dellwo, Lutz Taufer et Bernhard Rössner. Ils avaient été recrutés par l’avocat d’Andreas Baader, Siegfried Haag, ce dernier n’ayant pas participé à l’opération. Il fut arrêté le 30 novembre 1976. On retrouva alors les fameux « papiers Haag-Meyer », sur lesquels étaient planifiés les attentats pour l’année 1977. Les enquêteurs ne purent cependant décrire à temps ces papiers qui étaient codés. Après l’arrestation de Haag, la deuxième génération de la RAF fut dirigée par Brigitte Mohnhaupt, qui venait d’être libérée en 1977.

« L’action anticapitaliste »

220px-JustizvollzugsanstaltStammheim dans Calomnie
Prison de Stammheim à Stuttgart.

Après avoir déjà mené quelques actions diverses, Gudrun Ensslin, Andreas Baader, Thorwald Proll et Horst Söhnlein firent exploser le 2 avril 1968 vers minuit des bombes incendiaires artisanales dans des grands magasins de Francfort-sur-le-Main qui causèrent des dégâts évalués à 700 000 DM. À cette époque, la RAF n’employait pas de méthodes violentes envers le peuple. Ce n’est que le jeudi 14 mai 1970, lors de la libération de leur chef Andreas Baader, qui avait été arrêté par hasard par la police alors qu’il essayait de se procurer des armes, qu’un agent de police fut tué. Plusieurs personnalités de haut rang furent assassinées, dont le procureur fédéral Siegfried Buback, exécuté en avril 1977 avec son chauffeur et son garde du corps4.

La plupart des militants de la première génération, dont Andreas Baader et Ulrike Meinhof, ont été arrêtés en juin 1972 et incarcérés au quartier de haute sécurité de la prison de Stuttgart-Stammheim. En novembre 1974, Holger Meins meurt en prison après plusieurs semaines de grève de la faim. En mai 1976, Ulrike Meinhof est retrouvée pendue dans sa cellule après des conditions d’isolement sensoriel total.

Pour obtenir la libération de ses membres détenus à la prison de Stuttgart-Stammheim, la RAF enlève le président du patronat allemand Hans Martin Schleyer le 5 septembre 1977. Il est dénoncé comme ancien membre du parti nazi et des SS4. Le 13 octobre, un avion, le vol 181 de la Lufthansa, est détourné sur Mogadiscio en Somalie par un commando palestinien du nom de « Martyr Halimeh », prenant en otages 81 passagers et cinq membres d’équipage. La prise d’otages prend fin le 18 octobre avec l’intervention des forces spéciales allemandes durant laquelle trois des quatre membres du commando palestinien sont tués. Le même jour, les autorités allemandes annoncent la mort d’Andreas Baader, Gudrun Ensslin, la compagne de Baader, et Jan-Carl Raspe, officiellement morts par suicide.

Emprisonnée aux côtés de ses camarades, Irmgard Möller fut quant à elle grièvement blessée. Elle affirmera plus tard qu’il s’agissait en fait d’assassinats orchestrés par Bonn. En représailles, la RAF annonce le lendemain la mort de Hans Martin Schleyer. Son corps est retrouvé le lendemain dans le coffre d’une automobile à Mulhouse, en France4. Brigitte Mohnhaupt est impliquée entre autres dans ce meurtre, elle est considérée alors comme la femme la plus dangereuse d’Allemagne. Le 12 novembre, c’est au tour d’Ingrid Schubert d’être retrouvée pendue dans sa cellule.

La thèse des assassinats est appuyée par le témoignage d’Irmgard Möller, autre militante de la RAF incarcérée à la prison de Stammhein en même temps qu’Andreas Baader et Ulrike Meinhof et qui a été victime d’une tentative d’assassinat dans sa cellule le jour de la mort de ses codétenus (grièvement blessée de plusieurs coups de couteaux dans la poitrine). On a parlé de torture psychologique avec privation sensorielle.

La guerilla urbaine de la RAF a été l’épreuve la plus difficile pour la République fédérale allemande depuis 1949, date de sa création. Face aux attentats, le gouvernement a durci les lois et étendu les contrôles de police4.

Des connexions internationales

En juin 1970, plusieurs membres fondateurs de la RAF semblent s’être entraînés dans des camps du Front populaire de libération de la Palestine en Jordanie.

La Stasi semble avoir aidé et financé les activités de la Fraction armée rouge. En octobre 1980, la République démocratique d’Allemagne (RDA) accueille sur son territoire huit membres de la RAF en fuite. Parmi eux se trouve Susanne Albrecht, mêlée à l’assassinat de Jürgen Ponto, patron de la Dresdner Bank. Le régime communiste de la RDA leur octroie de nouveaux papiers d’identité. Les anciens terroristes mènent une existence tranquille jusqu’à la réunification allemande5. En 1984, la RAF s’allie au groupe français Action directe dans le cadre de la stratégie d’« unité des révolutionnaires en Europe de l’Ouest ». Elle s’allie ensuite aux Brigades rouges italiennes en 1988, avant de se dissoudre en 1998.

La fin du groupe

Le 30 novembre 1989, trois semaines après la chute du Mur de Berlin, le patron de la Deutsche Bank, Alfred Herrhausen est assassiné. Cet acte est aussitôt revendiqué par la RAF5.

Si le groupe ne sut pas mobiliser la classe ouvrière, il put compter, du moins dans les années 1970, sur un certain soutien de la part d’intellectuels et des milieux étudiants et militants, en Allemagne fédérale comme à l’étranger.

Entre 1970 et 1998, dates de la création et de la dissolution officielle du mouvement, celui-ci n’a compté au maximum qu’entre 60 et 80 membres actifs. La RAF a assassiné 34 personnes4. Des controverses ont actuellement lieu au sujet du sort à accorder aux deux derniers détenus de ce mouvement.

Le groupe fait toutefois parler à nouveau de lui début 2016 lorsque la police allemande annonce avoir retrouvé l’ADN de Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg sur des masques ayant été retrouvés dans un véhicule utilisé pour une tentative de braquage d’un transport de fonds6.

Chronologie

Origines

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Première période

  • 15 mai 1970 : évasion d’Andreas Baader7.
  • juin 1970 : entraînement supposé dans les camps du FPLP.
  • 29 septembre 1970 : trois braquages simultanés dans trois grandes banques à Berlin.
  • 8 octobre 1970 : arrestation d’Horst Mahler, d’Ingrid Schubert, d’Irene Goergens, de Brigitte Asdonk et de Monika Berberich, placés en isolement total.
  • 15 septembre 1971 : Petra Schelm est abattue par la police à Hambourg.
  • 22 octobre 1971 : fusillade entre de supposés membres de la RAF et les forces de l’ordre à Hambourg qui aboutit à la mort d’un policier, Norbert Schmidt.
  • 2 mars 1972 : Thomas Weisbecker est abattu par la police à Augsbourg. Fusillade entre des membres de la RAF et les forces de l’ordre à Hambourg. Le policier Herbert Schone est tué. Manfred Grashof et Wolfgang Grundmann sont arrêtés.
  • 11 mai 1972 : triple attentat à la bombe au QG militaire américain à Francfort (1 mort, 14 blessés)8.
  • 12 mai 1972 : trois attentats contre la police à Augsbourg (6 blessés) et Munich (10 blessés)9.
  • 15 mai 1972 : attentat contre le juge Buddenberg à Karlsruhe.
  • 19 mai 1972 : double attentat contre Springer à Hambourg (34 blessés).
  • 24 mai 1972 : double attentat au QG militaire américain à Heidelberg (3 morts, 6 blessés)10.
  • 1er juin 1972 : Andreas Baader, Holger Meins et Jan-Carl Raspe sont arrêtés à Francfort.
  • 7 juin 1972 : Gudrun Ensslin est arrêtée à Hambourg.
  • 9 juin 1972 : Brigitte Mohnhaupt et Bernhard Braun sont arrêtés à Berlin.
  • 15 juin 1972 : Ulrike Meinhof est arrêtée à Hanovre.
  • 13 juillet 1972 : Irmgard Möller et Klaus Jünschke sont arrêtés.

Deuxième période

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31 août 1981 : attaque du QG de l’USAF de la Ramstein Air Base.
220px-Aftermath_of_the_1981_Red_Army_Faction_bombing dans Folie
Autre vue de l’attaque du QG de l’US Air Force de la Ramstein Air Base.
  • 17 janvier 1973 : grève de la faim des prisonniers de la RAF (finie le 15 février).
  • 8 mai-2 juin 1973 : grève de la faim des prisonniers de la RAF.
  • 13 septembre 1974-5 février 1975 : troisième grève de la faim des prisonniers de la RAF. Holger Meins meurt le 9 novembre 197411,12.
  • novembre 1974 : série d’attaques contre la police et la justice à Berlin et Hambourg.
  • 24 avril 1975 : prise d’otage à l’ambassade allemande de Stockholm revendiquée par le « commando Holger Meins » (2 morts, plusieurs blessés). Le commando exige la libération des détenus de la RAF. L’ambassade fut détruite par une explosion de TNT ; on apprit plus tard que celle-ci avait été accidentelle. Un membre de la RAF, Ulrich Wessel meurt dans l’explosion d’une bombe. Siegfried Hausner, Hanna Krabbe, Karl-Heinz Dellwo, Lutz Taufer et Bernhard Rössner sont arrêtés. Siegfried Hausner meurt le 4 mai de ses blessures. Le gouvernement de la RFA décide de ne plus négocier avec la RAF, comme il l’avait fait lors de l’enlèvement de Peter Lorenz.
  • 21 mai 197513: procès des principaux membres arrêtés de la RAF
  • 29 juin 1975 : mort en prison de Katharina Hammerschmidt faute de soin.
  • 13 septembre 1975 : mystérieux attentats à Hambourg (11 blessés). La RAF accuse la police d’en être à l’origine.
  • 9 mai 1976 : mort en prison d’Ulrike Meinhof. La version officielle conclut au suicide.
  • 30 mars-30 avril 1977 : grève de la faim des prisonniers de la RAF. Le gouvernement finit par céder et accepte la réunion des prisonniers.
  • 8 avril 1977 : assassinat de Siegfried Buback, procureur fédéral, de son chauffeur, Wolfgang Göbel, et de Georg Wurster14.
  • juin-juillet 1977 : début des poursuites contre l’avocat Klaus Croissant qui se réfugie en France.
  • 20 juillet 1977 : Hanna Krabbe, Karl-Heinz Dellwo, Lutz Taufer et Bernhard Rössner sont condamnés à deux fois la prison à vie.
  • 30 juillet 1977 : assassinat de Jürgen Ponto, directeur de la Dresdner Bank.
  • 8 août-2 novembre 1977 : à la suite de l’aggravation des conditions de détention, nouvelle grève de la faim des prisonniers de la RAF.
  • 30 août 1977 : arrestation de l’avocat Armin Newerla, proche de Klaus Croissant.
  • 5 septembre 1977 : enlèvement de Hanns Martin Schleyer, dirigeant du patronat allemand et ancien SS. Quatre personnes sont tuées. Il est abattu le 19 octobre.
  • 30 septembre 1977 : arrestation des avocats Klaus Croissant et Arndt Müller.
  • 13 octobre 1977 : détournement d’un avion de la Lufthansa par un commando palestinien du nom de « Martyr Halimeh », prenant en otages plus d’une centaine de passagers et détournant l’avion sur Mogadiscio demandant la libération de plusieurs prisonniers politiques dont ceux de la RAF. Trois des quatre preneurs d’otages sont abattus le 17 octobre.
  • 17-18 octobre 1977 : mort dans des conditions étranges de plusieurs prisonniers de la RAF en condition d’isolement total : Andreas Baader et Jan-Carl Raspe par arme à feu et Gudrun Ensslin par pendaison. Irmgard Möller est découverte le corps lacéré, mais survit de ses blessures. La version officielle conclut à un suicide, ce qui est contesté, en particulier par Irmgard Möller qui accuse l’État (les suicides auraient eu lieu au moment de l’assaut par la police de l’avion pris en otage15. Une commission internationale sera créée pour enquêter sur ces morts. Nouvelle grève de la faim16.
  • 12 novembre 1977 : mort par pendaison (suicide ?) d’Ingrid Schubert dans sa cellule.
  • 25 juin 1979 : tentative d’attentat contre le général Alexander Haig, commandant de SACEUR (OTAN).
  • 31 août 1981 : attaque du QG de l’US Air Force à Ramstein (Ramstein Air Base).
  • 15 septembre 1981 : tentative d’attentat contre le général américain Frederick Kroesen.

Troisième période

  • 30 décembre 1984 : attentat contre une radio militaire américaine et incendie des bureaux des services secrets militaires américains.
  • janvier 1985 : fusion avec Action directe17.
  • 1er février 1985 : assassinat d’Ernst Zimmerman, président de la BDLI (Union Nationale de l’Industrie de l’aéronautique, de l’espace et de l’armement) et de la MTU (Union des Moteurs et Turbines18.
  • 8 août 1985 : attentat contre un aéroport militaire américain (3 morts).
  • 9 juillet 1986 : assassinat de Karl Heinz Beckurts, président de la commission nucléaire, et de son chauffeur.
  • 8 septembre 1986 : attentat contre les bâtiments de la Sûreté de l’État.
  • 15 septembre 1986 : attentat contre une entreprise concevant des avions militaires.
  • 10 octobre 1986 : assassinat de Gerold von Braunmühl, directeur politique au Ministère des Affaires étrangères19.
  • 16 novembre 1986 : attentat au siège d’IBM.
  • 19 décembre 1986 : attentat contre une société de crédit au Tiers-monde.
  • 21 décembre 1986 : attaque de la fondation Friedrich-Ebert.
  • septembre 1988 : alliance avec les Brigades rouges20.
  • 20 septembre 1988 : tentative d’assassinat de Hans Tietmeyer, secrétaire d’État au ministère des Finances.
  • 1er février-12 mai 1989 : nouvelle grève de la faim.
  • 30 novembre 1989 : assassinat de Alfred Herrhausen, président de la Deutsche Bank.
  • juin 1990 : série d’arrestations (Susanne Albrecht, Christine Dümlein, Ralf-Baptist Friedrich, Werner Lotze, Silke Maier-Witt, Sigrid Sternebeck, Inge Viett et Wolgang Beer).
  • 27 juillet 1990 : agression de Neusel, secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur.
  • 14 février 1991 : mitraillage de l’ambassade américaine de Bonn.
  • 1er avril 1991 : assassinat à Düsseldorf de Detlev Karsten Rohwedder, directeur de la Treuhandanstalt.
  • 10 avril 1992 : la RAF décide d’arrêter les assassinats.
  • 30 mars 1993 : attentat contre un chantier de prison à Weiterstadt21
  • 27 juin 1993 : fusillade à Bad Kleinen, mort du policier du GSG-9, Michael Newrzella, et de Wolfgang Grams. Arrestation de Brigitte Hogefeld.
  • novembre 1993 : scission entre les prisonniers et la RAF.
  • 18 mars 1998 : auto-dissolution déclarée1.

Membres marquants

1re génération

2e génération

3e génération

Victimes

  • Norbert Schmid (policier, le 22 octobre 1971) (dans une fusillade avec de supposés membres de la RAF)
  • Herbert Schoner (policier, le 22 décembre 1972)
  • Hans Eckhardt (policier chargé de l’enquête contre la RAF, 3 mars 1972)
  • Paul A. Bloomquist (soldat américain, victime de l’attentat contre le QG du Ve Corps de l’armée américaine, le 11 mai 1972)22
  • Clyde R. Bonner (soldat américain, victime de l’attentat contre le QG européen des forces américaines, le 24 mai 1972)23
  • Ronald A. Woodwar (soldat américain, victime de l’attentat contre le QG européen des forces américaines, le 24 mai 1972)23
  • Charles L. Peck (soldat américain, victime de l’attentat contre le QG européen des forces américaines, le 24 mai 1972)23
  • Günter von Drenkmann, président de la chambre de justice de Berlin-ouest, abattu le 10 novembre 1974, en représailles à la mort en prison d’Holger Meins.
  • Andreas von Mirbach (attaché militaire de l’ambassade allemande à Stockholm, le 24 avril 1975)
  • Heinz Hillegaart (attaché economique de l’ambassade allemande à Stockholm, le 24 avril 1975)
  • Fritz Sippel (policier, 7 mai 1976)
  • Siegfried Buback (procureur général, le 7 avril 1977)
  • Wolfgang Göbel (chauffeur de Buback, le 7 avril 1977)
  • Georg Wurster (le 7 avril 1977)
  • Jürgen Ponto (directeur de la Dresdner Bank AG, le 30 juillet 1977)24
  • Heinz Marcisz (chauffeur, assassiné lors de l’enlèvement de Schleyer, le 5 septembre 1977)
  • Reinhold Brändle (policier(garde du corps ?)[réf. nécessaire], assassiné lors de l’enlèvement de Schleyer, le 5 septembre 1977)
  • Helmut Ulmer (policier(garde du corps ?)[réf. nécessaire], assassiné lors de l’enlèvement de Schleyer, le 5 septembre 1977)
  • Roland Pieler (policier(garde du corps ?)[réf. nécessaire], assassiné lors de l’enlèvement de Schleyer, le 5 septembre 1977)
  • Arie Kranenburg (policier hollandais, 22 septembre 1977)[réf. nécessaire]
  • Hans Martin Schleyer (président du patronat allemand, ancien nazi, le 19 octobre 1977)25
  • Hans-Wilhelm Hansen (policier, 24 septembre 1978)[réf. nécessaire]
  • Dionysius de Jong (douanier hollandais, le 1er novembre 1978)[réf. nécessaire]
  • Johannes Petrus Goemans (douanier hollandais, le 1er novembre 1978)[réf. nécessaire]
  • Edith Kletzhändler (femme au foyer, morte par balle lors d’un braquage à Zurich, le 19 novembre 1979)[réf. nécessaire]
  • Ernst Zimmerman (PDG de MTU Aero Engines, le 1er février 1985)26
  • Edward Pimental (soldat américain, le 8 août 1985)27
  • Frank Scarton (soldat américain, le 8 août 1985)27
  • Becky Jo Bristol (soldat américain, le 8 août 1985)27
  • Karl Heinz Beckurts (président de la commission nucléaire et dirigeant de Siemens, 9 juillet 1986)28
  • Eckerhand Gropplen (chauffeur de Beckurts, 9 juillet 1986)28
  • Gerold von Braunmühl (directeur politique au ministère des affaires étrangères, 10 octobre 1986)29
  • Alfred Herrhausen (directeur de la Deutsche Bank, le 30 novembre 1989)30
  • Detlev Karsten Rohwedder (directeur de la Treuhand, 1er avril 1991)31
  • Michael Newrzella (agent du GSG-9, le 21 juin 1993 à Bad Kleinen)

Filmographie

Notes et références

  1. a et b Communiqué : Pourquoi nous arrêtons (RAF, 1998) [archive]
  2. (fr) Das Konzept Stadtguerilla [archive], « Le concept de guérilla urbaine », tract de la Fraction armée rouge du 1er mai 1971, attribué à Ulrike Meinhof
  3. La thèse de l’accident fut admise par la justice. On apprit en 2009 que le policier, Karl-Heinz Kurras, était un agent de la Stasi. L’ombre de la Stasi sur les années de plomb [archive], Libération, 28 mai 2009
  4. a, b, c, d, e et f Cécile Calla, Terrorisme : l’Allemagne commémore les victimes de la RAF, Le Monde, 25 octobre 2007.
  5. a et b Cécile Calla, Nombreuses interrogations autour du rôle de la Stasi, Le Monde, 25 octobre 2007.
  6. Disparus depuis 1998, des terroristes de la RAF refont surface en Allemagne [archive], Annabelle Georgen, Slate.fr, 24 janvier 2016
  7. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne17.html [archive]
  8. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem13.html [archive]
  9. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne22.html [archive]
  10. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem14.html [archive]
  11. communiqué des prisonniers:http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem6.html [archive]
  12. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem10.html [archive]
  13. Thierry Vareilles, Encyclopédie du terrorisme international, éditions L’Harmattan, 2001, page ?
  14. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem15.html [archive]
  15. « Enterrement de la Bande à Baader » [archive] [vidéo], sur ina.fr
  16. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne21.html [archive]
  17. communiqué commun :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne10.html [archive]
  18. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne23.html [archive]
  19. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne6.html [archive]
  20. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne11.html [archive]
  21. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne14.html [archive]
  22. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197205110001 [archive]
  23. a, b et c http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197205240001 [archive]
  24. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197707300001 [archive]
  25. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197709050001 [archive]
  26. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198502010003 [archive]
  27. a, b et c http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198508080001 [archive]
  28. a et b http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198607090004 [archive]
  29. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198610100005 [archive]
  30. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198911300004 [archive]
  31. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=199104010004 [archive]

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Fraction Armée Rouge, La Bande à Baader ou la violence révolutionnaire, éditions Champ Libre, 1972
  • Anne Steiner et Loïc Debray, La Fraction Armée Rouge. Guérilla urbaine en Europe occidentale, Éditions Méridiens Klinsieck, 1987.
  • Anne Steiner et Loïc Debray, RAF. Guérilla urbaine en Europe occidentale, Éditions L’Échappée, 2006, (ISBN 2-915830-05-3).
  • Édouard Husson, « La « bande à Baader » ou la stratégie de la terreur », in L’Histoire, no 236, mars 2002, p. 44-47.
  • Eine Einführung in die Geschichte der Rote Armeee Fraktion (RAF), 1970-1996, Reihe Antifaschisticher texte, 1998.
  • Rote Armee Fraktion, Texte und Materialien zur Geschichte der RAF, ID-Archiv 1997.
  • Thomas Elsaesser, Terrorisme, mythes et représentations – la RAF de Fassbinder aux T-shirts Prada-Meinhof, essai avec le DVD du film L’Allemagne en Automne (1977-1978), film collectif de Alexander Kluge, Rainer Werner Fassbinder, Volker Schlöndorff, etc., Éditions Tausend Augen, 2005
  • Michel Deutsch, La décennie rouge – Une histoire allemande, Christian Bourgois, 2007, Théâtre
  • Fanny Bugnon, Les « amazones de la terreur ». Sur la violence politique des femmes, de la Fraction armée rouge à Action directe, Paris, Payot, 2015 (ISBN 9782228913140).

Articles connexes

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Brigades_rouges

Brigades rouges

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(it) Brigate Rosse
(fr) Brigade rouges
BR
Image illustrative de l'article Brigades rouges

Idéologie Marxisme-léninisme
Objectifs Révolution prolétarienne
Statut Inactif
Fondation
Date de formation 20 octobre 1970
Fondé par Renato Curcio
Alberto Franceschini
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Actions
Mode opératoire Attentats, assassinats, jambisme
Victimes (morts, blessés) 415 morts[réf. nécessaire]
Zone d’opération Italie
Période d’activité 1970-1988, 1999-2003
Organisation
Chefs principaux Mario Moretti, Renato Curcio, Alberto Franceschini
Financement Banditisme révolutionnaire
Sanctuaire France
Groupe relié Sinistra proletaria, Lotta Continua, Potere Operaio, BR-PGPM, BR-PCC, BR-UCC
Répression
Considéré comme terroriste par Italie
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Le nom de Brigades rouges (italien : Brigate Rosse, BR) désigne une organisation terroriste d’extrême gauche italienne, apparue durant les années de plomb. Les Brigades rouges ont commis de nombreux attentats et assassinats, notamment l’enlèvement et le meurtre, en 1978, de l’ancien chef du gouvernement italien Aldo Moro.

Sommaire

Histoire

220px-Flag_of_the_Brigate_Rosse.svg dans NEMROD34
Logo des Brigades rouges

En juillet 1970, le Collectif politique métropolitain (Collettivo Politico Metropolitano) se transforme en Sinistra proletaria (« Gauche Prolétarienne »). Peu de temps après apparaissent les Brigades rouges le 17 septembre 1970 lors de l’incendie de la voiture d’un cadre de Siemens1.

Renato Curcio et Alberto Franceschini fondent ce groupe à Reggio Emilia.

À leurs débuts, les Brigades rouges se distinguent d’autres groupes politiques d’extrême gauche (ou encore de la gauche extra-parlementaire), tels que Lotta Continua ou Potere Operaio, c’est-à-dire l’opéraïsme qui inspira en France le mouvement autonome. Ces groupes contestaient l’hégémonie du Parti communiste italien (PCI) sur le mouvement ouvrier et prétendaient le dépasser par la gauche. A contrario, les BR prétendent reprendre le combat « insurrectionnel » abandonné par le PCI à la fin de la guerre ; en effet la résistance armée anti-fasciste en Italie a combattu dans le nord les armées allemandes et les fascistes italiens de la république de Salo jusqu’à la « capitulation nazie » en mai 1945. Pour eux ce combat est « suspendu » et doit reprendre. La situation politique italienne des années 1960-1970 est l’occasion de reprendre le combat interrompu et de créer un « Parti communiste Combattant » ; en ce sens ils sont très éloignés de l’idéologie de groupes marqués par l’« Opéraïsme ».

Plusieurs affaires, s’inscrivant dans la stratégie de la tension, sont à l’origine du passage à la lutte armée des Brigades rouges, qui s’inscrit également dans un contexte géopolitique mondial, dont notamment l’effervescence du mouvement étudiant dans de nombreux pays (mai 68 français, Mexique, Argentine, États-Unis, etc.), lié à la contestation de la guerre du Viêt Nam, etc. L’attentat de la piazza Fontana, le 12 décembre 1969 (16 morts et 98 blessés), en marque le début. Un cheminot anarchiste, Giuseppe Pinelli, est à l’époque désigné par les autorités. Des militants néo-fascistes seront finalement mis en examen, en 1997 seulement ; ils seront relaxés en mars 2004 par la cour d’appel de Milan, au terme d’un verdict très controversé. En réaction à l’attentat de la piazza Fontana, de nombreux groupes italiens d’extrême gauche (dont le mouvement autonome) entrent en effervescence.

Devant l’échec des actions de propagande menées en milieu ouvrier, les Brigades rouges décident de concentrer leur action sur ce qu’ils appellent la « propagande armée »2 ou la « lutte armée »3 et les actions violentes (séquestrations, blessures par balles aux jambes – appelées « jambisations » –, assassinats) contre les « serviteurs de l’État » : policiers, magistrats, hommes politiques et journalistes.

Selon Alberto Franceschini, l’un des fondateurs du groupe, la mort de l’éditeur Giangiacomo Feltrinelli, le 15 mars 1972, les a laissés comme des « orphelins » et les a fait basculer dans l’action violente. Franceschini a également admis la participation des Brigades rouges dans l’attentat de l’ambassade des États-Unis à Athènes en Grèce, que Corrado Simioni aurait organisé.

En 1974, Alberto Franceschini et Renato Curcio, principaux fondateurs du groupe, sont arrêtés par le général Carlo Alberto Dalla Chiesa et condamnés à dix-huit ans de prison. À partir de cette date, on parle des Secondes Brigades Rouges, dirigées par Mario Moretti.

L’assassinat d’Aldo Moro

220px-Aldo_Moro3 dans Perversité
Aldo Moro filmé durant sa captivité

Les secondes Brigades rouges, dirigées par Mario Moretti, se sont principalement illustrées par l’enlèvement du président du parti de la Démocratie chrétienne, Aldo Moro, le 16 mars 1978, jour où Giulio Andreotti présentait devant les Chambres un gouvernement de « compromis historique » avec le Parti communiste (PCI), écarté du pouvoir depuis la crise de mai 1947. Aux élections de juin 1976 (it), le PCI avait obtenu plus de 34 % des voix, contre 38 % pour la DC, largement plus que toute autre force politique.

L’État italien refusa catégoriquement de négocier avec les Brigades rouges, qui visaient à atteindre une sorte de reconnaissance similaire à celle obtenue par l’OLP de Yasser Arafat comme mouvement insurrectionnel, ainsi que la libération de certains brigadistes incarcérés.

Après 55 jours de captivité, Aldo Moro fut assassiné par les BR de Moretti. Son corps fut retrouvé dans le coffre d’une automobile via Caetani, à mi-chemin des sièges de la DC et du PCI. Le chef du SISMI (les services secrets italiens) reçut par la suite un blâme pour son attitude de fermeté lors des négociations.

Le télégramme des Brigades rouges expédié après l’exécution d’Aldo Moro d’une balle dans la nuque qualifie ce meurtre de « conclusion d’une bataille ».

À l’époque, les Brigades rouges sont dénoncées par la totalité de la classe politique italienne et apparaissent comme définitivement isolées. Le monde syndical italien les condamne, notamment à la suite de l’assassinat du syndicaliste Guido Rossa le 24 janvier 1979, qui avait dénoncé un travailleur coupable d’avoir distribué des tracts des Brigades rouges.

Le contexte : l’Italie des « Années de plomb »

Pour faire face aux divers attentats, imputables aux deux extrêmes du champ politique qui marquent ces années de plomb, l’Italie adopte des lois d’exception. La loi Reale du 22 mai 1975 autorise la police à perquisitionner et arrêter une personne sans mandat du juge d’instruction, sur seul soupçon. Puis le décret-loi Cossiga du 15 décembre 1979 allonge la détention préventive pour les personnes soupçonnées d’acte terroriste et autorise les écoutes téléphoniques.

La loi Gozzini du 10 octobre 1986, puis la loi sur la « dissociation » du 18 février 1987, qui inaugure la figure du pentito (repenti ou collaborateur de justice) et les décrets-loi du 12 avril 1990 et du 22 décembre 1990, marqueront la fin de ces lois « spéciales », en réduisant la détention4.

Les années 1980

À partir de 1981, l’organisation va se diviser, entraînant l’apparition de plusieurs groupes revendiquant l’appellation Brigades rouges :

Malgré leur isolement sur la scène politique, les différentes BR continuent leurs campagnes d’attentats et d’assassinats. En 1981, les Brigades rouges assassinent Roberto Peci, frère de Patrizio Peci, collaboratore di giustizia (accusé passé aux aveux qui collabore avec la justice en échange d’une réduction de peine). Cette vengeance « transversale », qui rappelle les crimes de la Mafia, aura aussi des conséquences très graves pour les Brigades. En 1988, les BR-PCC s’allient à la Fraction armée rouge (RAF) de RFA.

En 1992, apparaissent les Noyaux communistes combattants pour la construction du Parti communiste combattant (NCC-PCC, Nuclei comunisti combattenti per la costruzione del Partito comunista combattente), proche des BR-PCC 1.

Une nouvelle génération de terroristes

Dans les années 1980, alors que la plupart des « brigadistes » de la première heure ont abandonné la lutte, une nouvelle génération continue de commettre sporadiquement des actions violentes. À la suite du démantèlement en 1989 de cette nouvelle bande, les Brigades rouges connaissent une période de sommeil avant de reprendre leurs actions à la fin des années 1990.

Le 1er juin 2005, cinq membres des « Nouvelles Brigades rouges », accusées d’avoir organisé l’assassinat en mars 2002 du professeur Marco Biagi, un consultant du gouvernement, sont condamnées à la perpétuité par la cour d’assises de Bologne. Les assassinats de Marco Biagi et de Massimo d’Antona, tué à Rome en 1999, avaient été revendiqués par les BR-PCC 7.

En février 2007, quinze terroristes présumés sont arrêtés dans le nord de l’Italie, alors qu’ils se préparaient selon la police à commettre des attentats et des assassinats. Le groupe se compose de jeunes recrues, mais également de vétérans du terrorisme, comme Alfredo Davanzo, réfugié en France durant plusieurs années et rentré clandestinement en Italie8. En octobre 2007, Cristoforo Piancone, un ancien membre des Brigades rouges passé en 2004 en régime de semi-liberté, est arrêté pour attaque de banque9.

Le 11 juin 2009, six personnes soupçonnées d’appartenir aux Nouvelles Brigades rouges sont arrêtées et accusées d’avoir projeté un attentat contre le sommet du G8 à L’Aquila (8 au 10 juillet 2009). Des armes sont saisies ainsi que les plans du système de vidéo-surveillance du sommet [réf. nécessaire].

Composition

Les Brigades rouges se composaient au minimum d’une cinquantaine de cadres et de nombreux soutiens actifs et passifs. En 1981, 1 523 terroristes proches ou membres des Brigades rouges étaient détenus en Italie. Selon Le Monde diplomatique, les prisons italiennes comptaient 4 000 détenus pour des affaires de « terrorisme » en 1980. Selon Alberto Franceschini, après son arrestation en 1974 ainsi que celle de la plupart des membres du groupe d’origine, les premières Brigades ont laissé la place à un second groupe plus dur. Franceschini a émis des réserves quant à la confiance à accorder à Mario Moretti.

La stratégie de la tension

Dès les années 1970, on parle dans les milieux d’extrême gauche d’une mystérieuse organisation secrète, financée par la CIA, qui aurait manipulé, voire infiltré, le groupe de Mario Moretti. Alberto Franceschini, le fondateur des Brigades rouges, maintiendra cette thèse dans ses mémoires, publiés en 2005 à sa sortie de prison. Depuis les révélations du premier ministre Giulio Andreotti le 24 octobre 1990, on sait alors qu’une telle organisation, appelée Gladio, a réellement existé. Un rapport parlementaire de 2000 dénonça la « stratégie de la tension » qui visait alors, par le biais d’attentats sous faux pavillon false flags, mis sur le dos de l’extrême gauche, à « empêcher le PCI et, dans une moindre mesure, le Parti socialiste italien, d’accéder au pouvoir ». Le contrôle effectif des Brigades rouges dans le cadre d’une stratégie de ce type n’a cependant jamais été prouvé.

Liens avec des services secrets et spéculations diverses

Il est avéré que l’Union soviétique apporta un soutien logistique aux Brigades rouges : plusieurs de leurs membres séjournèrent clandestinement en Tchécoslovaquie et y reçurent un entraînement ; une telle assistance impliquait nécessairement l’accord du gouvernement soviétique. Alberto Franceschini affirma être convaincu que Mario Moretti avait été un agent, soit de la CIA, soit du KGB10.

Selon Franceschini, Corrado Simioni aurait installé un groupe secret à l’intérieur des Brigades rouges, le « Superclan ». Franceschini a allégué que Simioni fonctionnait pour le compte de l’OTAN dans l’opération sous faux pavillon (false flag), citant la proposition insistante de celui-ci d’assassiner Junio Valerio Borghese en novembre 1970 ou d’autres agents de l’OTAN. Mario Moretti a alors pris la tête des Brigades rouges, et organisé en mars 1978 l’enlèvement d’Aldo Moro. Moretti est suspecté d’être un espion par Franceschini et Curcio.

Les thèses d’infiltration des Brigades rouges par certaines branches des services secrets italiens n’ont pas été confirmées à ce jour.

Fuites en France : la « doctrine Mitterrand »

Au cours des années 1980, de nombreux membres des Brigades rouges et d’autres groupes terroristes ont pu se réfugier en France en vertu de ce qu’il est convenu d’appeler la « doctrine Mitterrand » : sous réserve de ne pas se servir de leur refuge en France comme base arrière pour des actions violentes, ils avaient la garantie de ne pas être extradés. Cette doctrine ne concernait pas néanmoins les personnes coupables de crimes de sang, ainsi qu’il ressort d’une déclaration du président Mitterrand :

« Nous avons environ 300 Italiens réfugiés en France depuis 1976 et qui, depuis qu’ils sont chez nous, se sont « repentis » et auxquels notre police n’a rien à reprocher. Il y a aussi une trentaine d’Italiens qui sont dangereux mais ce sont des clandestins. Il faut donc d’abord les retrouver. Ensuite, ils ne seront extradés que s’il est démontré qu’ils ont commis des crimes de sang. Si les juges italiens nous envoient des dossiers sérieux prouvant qu’il y a eu crime de sang, et si la justice française donne un avis positif, alors nous accepterons l’extradition.(…) Nous sommes prêts à extrader ou à expulser à l’avenir les vrais criminels sur la base des dossiers sérieux. »

— compte-rendu d’un déjeuner de travail avec le président du conseil italien Bettino Craxi en 1985

Selon certains, la position de la France aurait contribué à apaiser la tension en Italie. La « doctrine Mitterrand » n’a cependant pas de valeur juridique sur le fond : ce que peut dire un président durant son mandat n’est pas une source de droit en France.

Il y eut seulement deux expulsions vers l’Afrique (Burundi) de militants italiens : le 9 mai 1985 deux réfugiés italiens : Enrico Fedele et Giovanni di Giuseppe (contrairement à l’ETA Basque que a beaucoup de plus militantes expulsés vers des pays africains)11[réf. insuffisante].

Toutefois, Sergio Tornaghi, membre de la colonne milanaise Walter Alasia (du nom d’un brigadiste abattu par la police)[réf. nécessaire], condamné par contumace à la prison à perpétuité pour « participation à bande armée » et « assassinat » et arrêté en France en 1998, a obtenu gain de cause devant la cour d’appel de Bordeaux. Celle-ci a refusé l’extradition en raison de la procédure italienne qui ne permettait pas à l’époque à un condamné par contumace d’être à nouveau jugé en cas de retour, comme le prévoit la Cour européenne des droits de l’homme.

En 2002, Paolo Persichetti, « brigadiste » non repenti12, condamné à 22 ans de prison pour participation à l’assassinat d’un général de l’aviation, qui enseignait la sociologie politique à l’université Paris VIII, est extradé en Italie. Voir notamment le récit de son extradition : Exil et Châtiment, paru aux éditions Textuel en 2005. Paris semble alors rompre avec l’engagement pris par François Mitterrand en 198513.

Bibliographie

  • Aldo Moro, Mon sang retombera sur vous. Lettres retrouvées d’un otage sacrifié, mars-mai 1978, Éditions Tallandier.
  • Gianfranco Sanguinetti, Du terrorisme et de l’État, la théorie et la pratique du terrorisme divulguées pour la première fois, traduit de l’italien par Jean-François Martos, Le Fin Mot de l’Histoire, 1980 (ISBN 2-903557-00-4)
  • Leonardo Sciascia, L’Affaire Moro, Grasset, 1978 (ISBN 2246006953)
  • Corrado Augias & Vladimiro Polchi, Aldo Moro. Une tragédie italienne (Pièce de théâtre).
  • Gianni Cipriani, Brigate rosse, la minaccia del nuovo terrorismo, Éditions Sperling & Kupfer (en italien).
  • Marco Baliani, Corpo di stato. Il delitto Moro, Milano, Rizzoli, 2003. Traduction française disponible dans le fonds de la maison Antoine Vitez
  • Amedeo Benedetti, Il linguaggio delle nuove Brigate Rosse, Genova, Erga, 2002 (ISBN 88-8163-292-6).

Ouvrages des anciens membres des Brigades rouges :

  • Renato Curcio, A Visage découvert, entretien avec Mario Scialoja, Lieu commun, 1993 (ISBN 2867051827)
  • Anna Laura Braghetti et Paola Tavella, Le Prisonnier, 55 jours avec Aldo Moro, Denoël, 1999
  • Alberto Franceschini, Brigades rouges : L’histoire secrète des BR racontée par leur fondateur, entretien avec Giovanni Fasanella, Éditions Panama, 2005 (ISBN 2755700203)
  • Paolo Persichetti, Exil et Châtiment : coulisses d’une extradition, Éditions Textuel, 2005 (ISBN 2845971435)
  • Enrico Fenzi, Armes et bagages. Journal d’un brigadiste, Éditions les Belles Lettres, janvier 2008

Filmographie

Notes et références

  1. a et b http://apa.online.free.fr/article.php3?id_article=227 [archive]
  2. Il richiamo alle prime Br: «La nostra scelta è la propaganda armata» [archive], Corriere della sera, 31 juillet 2002
  3. Comunicato n° 1 – Sequestro Mario Sossi [archive]
  4. Anne Schimel, Justice « de plomb » en Italie [archive], Le Monde diplomatique, avril 1998.
  5. Fabrizio Calvi et Olivier Schmidt, Intelligences secrètes. Annales de l’espionnage, Hachette, 1988, chap. V, p. 98
  6. Communiqué de formation [archive].
  7. « Cinq membres des Nouvelles Brigades rouges condamnés à la perpétuité » [archive], Le Monde, 1er juin 2005.
  8. « Le retour des Brigades rouges en Italie » [archive], Le Figaro, 14 février 2007.
  9. « Siena, ex Br preso dopo rapina in banca » [archive], Il Corriere della Sera, 2 octobre 2007.
  10. « Mario Moretti era un infiltrato, Cia e Kgb dietro il caso Moro » [archive], Il Corriere della Sera, 21 mai 2003.
  11. La memoire du plomb, Karl Laske, Stock, 2012.
  12. Chi ha paura di Paolo Persichetti? [archive], selon son ami Oreste Scalzone, Persichetti n’est « ni repenti ni dissocié »n, blog d’Oreste Scalazone, 27 juin 2005.
  13. Elio Comarin, Polémique autour de l’extradition d’un «brigadiste» repenti [archive], RFI.

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

 

Bilan des localisations de mon pirate en Italie et en Allemagne

En ajoutant aux localisations fournies par les adresses IP que j’ai conservées celles auxquelles renvoient les adresses de messageries et autres références contenues dans les messages électroniques par lesquels mon pirate m’a envoyé divers troyens au cours de l’année 2015, j’obtiens :

- en Italie : Schio et Padoue en Vénétie, et Turin dans le Piémont, trois villes de l’Italie du Nord se situant approximativement à hauteur de Grenoble, ou de Lyon pour la première, à proximité de l’Autriche et de la Slovénie pour les deux premières, de la Suisse et de la France pour la troisième;

- en Allemagne : Hürth et Bad Honnef dans le district de Cologne, à proximité de la Belgique et à hauteur de Liège, Bruxelles ou Lille, et Triberg et Bodnegg dans le Bade-Wurtemberg, dont la capitale est Stuttgart, à proximité de l’Autriche, de la Suisse et de la France, particulièrement Zurich, Mulhouse, Colmar et Strasbourg, ainsi que du Liechtenstein.

Sauf celles du district de Cologne, proches de la Belgique et des Pays-Bas, toutes ces villes entourent la Suisse et le Liechstenstein.

On remarquera par ailleurs que l’entreprise postale UPS, citée dans le message du 12 novembre 2008, a son principal site de transit européen à Cologne, ce qui rattache bien cette attaque de 2008 à celles de 2015.

 

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Cologne
Köln
La cathédrale de Cologne et le pont Hohenzollern.
La cathédrale de Cologne et le pont Hohenzollern.
Blason de Cologne
Héraldique
Drapeau de Cologne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of North Rhine-Westphalia (state).svg Rhénanie-du-Nord-Westphalie
District
(Regierungsbezirk)
Cologne
Arrondissement
(Landkreis)
Cologne (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
86
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Henriette Reker
Partis au pouvoir SPD et CDU (Pas de majorité)
Code postal de 50441 à 51149
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
05 3 15 000
Indicatif téléphonique +49-221
Immatriculation K
Démographie
Population 1 057 327 hab.1 (31 déc. 2013)
Densité 2 610 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg dans Crime50° 56′ 33″ Nord 6° 57′ 32″ Est
Altitude Min. 37,5 m – Max. 118,04 m
Superficie 40 515 ha = 405,15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

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City locator 14.svg
Cologne
Liens
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Cologne (Köln en allemand, Kölle en kölsch) est une ville de l’ouest de l’Allemagne, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Avec environ un million d’habitants début 2014, Cologne est la plus grande ville du Land, devant Düsseldorf et Dortmund, et la quatrième ville d’Allemagne par sa population, derrière Berlin, Hambourg et Munich. Traversée par le Rhin, son agglomération de plus de deux millions d’habitants constitue le sud de l’aire métropolitaine Rhin-Ruhr, au cœur de la mégalopole européenne. La ville est notamment célèbre pour sa cathédrale, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, ainsi que pour l’eau de Cologne.

Fondée par les Romains, qui en firent la capitale de la province de Germanie inférieure, Cologne est la plus ancienne des grandes villes allemandes, ce dont témoigne un important patrimoine antique. Sa situation géographique favorable dans la vallée du Rhin en fait depuis le Moyen Âge un carrefour important en Europe. De tradition catholique, Cologne devient dès le XIVe siècle un important centre culturel grâce à son université – aujourd’hui parmi les plus anciennes au monde. Archevêché, membre de la Ligue hanséatique, elle acquiert le statut de Ville libre d’Empire en 1475. Annexée par la France de 1801 à 1815, puis sous domination prussienne, Cologne est occupée après la Première Guerre mondiale et est victime de 262 bombardements alliés entre 1940 et 1945. Après avoir perdu 95% de sa population, la ville est reconstruite et de nombreux bâtiments sont restaurés à l’identique.

À l’image de l’Allemagne de l’Ouest, la ville connaît un « miracle économique » (Wirtschaftswunder) et voit sa population s’accroître. Cologne accueille aujourd’hui de nombreux sièges sociaux d’entreprises, ainsi que des évènements d’ampleur internationale dans la Koelnmesse, comme les salons Gamescom et Photokina. Ville touristique, elle dispose d’un important patrimoine religieux (l’église Saint-Martin, les douze basiliques romanes) et de musées (le musée Ludwig, le Musée romain-germanique). Le pont Hohenzollern est en outre le pont ferroviaire le plus fréquenté d’Allemagne. Enfin, l’urbanisme de Cologne est en pleine mutation et comporte deux nouveaux quartiers issus d’une opération de rénovation urbaine et destinés à accueillir des entreprises dans les nouvelles technologies : MediaPark et Rheinauhafen – ce dernier étant en cours d’aménagement.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de Cologne.

Fondation et période antique

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Vestiges antiques, près de la cathédrale : portique latéral d’une porte romaine de la ville.

La ville doit son nom de Cologne à l’impératrice romaine Agrippine, épouse de l’empereur Claude, qui éleva son lieu de naissance au rang de colonie en l’an 50, sous le nom de Colonia Claudia Ara Agrippinensium. Les Romains y tenaient une garnison et des axes routiers (dont voies romaines) convergeaient vers un pont de bateaux sur lequel transitait un important commerce avec toutes les régions de la Germanie.

En raison de son importance stratégique sur le limes du Rhin et de la présence de l’armée — grande consommatrice de produits et de techniques — et de la clientèle germanique, l’endroit attira de nombreux marchands et devint un foyer d’artisanat et de commerce.

Centre militaire, la ville fut la résidence de l’empereur gaulois Postume de 260 à 268, et le lieu de l’usurpation éphémère de Silvanus en 355.

Les Romains introduisirent le christianisme à Cologne, qui devint siège épiscopal à partir du IVe siècle.

La ville garde quelques vestiges de son passé romain :

Moyen Âge et période moderne

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Cologne en 1499

Devenue siège épiscopal après sa conquête par les Francs, la ville reçoit les reliques des trois rois mages en 1164. Pour les accueillir, est fabriquée une châsse dorée et est construite la cathédrale qui couronne actuellement la ville ; elle fut commencée en 1248 et consacrée en septembre 1322. La dernière pierre est apportée à la tour sud, en présence de l’empereur Guillaume Ier, le 15 octobre 1880.

L’université de Cologne fut fondée en 1388 par la ville de Cologne et fut supprimée sous l’occupation française en 1798. Une nouvelle université de Cologne fut fondée en 1919 également par la ville de Cologne et est aujourd’hui une des plus importantes d’Allemagne.

L’archevêché de Cologne fut un des sept princes-électeurs de l’Empereur du Saint-Empire romain germanique depuis la Bulle d’or promulguée en 1356 par Charles IV. Membre de la ligue de la Hanse, elle acquit en 1475 le statut de Ville libre d’Empire.

Au XVIe siècle, le siège de l’archevêché fut disputé entre les partis catholiques et protestants donnant lieu à une guerre de 1583 à 1588, dénommée guerre de Cologne.

En 1794, les armées révolutionnaires françaises entrent dans la ville, qui devient trois ans plus tard chef-lieu de district du département Roer lors de la création de celui-ci au sein de la République cisrhénane. Cette dernière est annexée en 1801 à la république française et le restera jusqu’à la chute du Premier Empire en 1814. Durant ces vingt années, Cologne reçoit donc l’influence réformatrice française.

En 1815, le congrès de Vienne place la ville sous domination prussienne qui devient le chef-lieu de la province de Juliers-Clèves-Berg, avant de devenir en 1822, chef-lieu de district de la province rhénane.

Sous le Reich allemand, les forts « von Biehler » sont érigés en grand nombre en 1873 par Hans Alexis von Biehler, ainsi que la forteresse de ceinture de Cologne.

XXe siècle

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Cologne après les bombardements

Après la Première Guerre mondiale, la ville, comme toute le Rhénanie, est occupée par les forces Alliés durant les années 1920, notamment le British Army of the Rhine (« Armée britannique du Rhin »).

Durant la Seconde Guerre mondiale, le 30 mai 1942, les Alliés effectuent leur premier 1 000 Bombers’ Raid sur la ville.

C’est le début d’une offensive de trois ans sur les grandes villes allemandes. Selon le général Arthur Harris, il fallait briser le moral et le potentiel industriel de l’ennemi par des bombardements stratégiques massifs.

Les séries de raids destructeurs sur Cologne laisseront en 1945 la ville dans un état de grande ruine. La cathédrale reste debout, mais sa voute est détruite. Elle sera restaurée en 1950.

Chronologie historique

Cologne est la plus ancienne des grandes villes allemandes.

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Le transept de la cathédrale de Cologne, vue nord depuis la gare.
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Cologne en avril 1945

Subdivision

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Panorama de Cologne

Cologne est subdivisée en 9 arrondissements municipaux (Stadtbezirke) et 86 quartiers (Stadtteile) :

  1. Innenstadt : Altstadt-Nord, Altstadt-Süd, Neustadt-Nord, Neustadt-Süd, Deutz
  2. Rodenkirchen : Bayenthal, Godorf, Hahnwald, Immendorf, Marienburg, Meschenich, Raderberg, Raderthal, Rodenkirchen, Rondorf, Sürth, Weiß, Zollstock
  3. Lindenthal : Braunsfeld, Junkersdorf, Klettenberg, Lindenthal, Lövenich, Müngersdorf, Sülz, Weiden, Widdersdorf
  4. Ehrenfeld : Bickendorf, Bocklemünd/Mengenich, Ehrenfeld, Neuehrenfeld, Ossendorf, Vogelsang
  5. Nippes : Bilderstöckchen, Longerich, Mauenheim, Niehl, Nippes, Riehl, Weidenpesch
  6. Chorweiler : Blumenberg, Chorweiler, Esch/Auweiler, Fühlingen, Heimersdorf, Lindweiler, Merkenich, Pesch, Roggendorf/Thenhoven, Seeberg, Volkhoven/Weiler, Worringen
  7. Porz : Eil, Elsdorf, Ensen, Finkenberg, Gremberghoven, Grengel, Langel, Libur, Lind, Poll, Porz, Urbach, Wahn, Wahnheide, Westhoven, Zündorf
  8. Kalk : Brück, Höhenberg, Humboldt/Gremberg, Kalk, Merheim, Neubrück, Ostheim, Rath/Heumar, Vingst
  9. Mülheim (anciennement Mülheim-am-Rhein) : Buchforst, Buchheim, Dellbrück, Dünnwald, Flittard, Höhenhaus, Holweide, Mülheim, Stammheim

Monuments et musées

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Église Grand St-Martin
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Maison Farina, Musée du Parfum
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Panorama urbain de Cologne

Les douze grandes basiliques romanes de Cologne

Cologne possède une remarquable série de douze grandes basiliques romanes de style rhénan, situées pour la plupart à l’extérieur de l’enceinte romaine (construite au Ier siècle ap. J.-C.), mais à l’intérieur de la plus grande enceinte médiévale (le Ring):

Dans le vocabulaire architectural, le terme basilique désigne une église sans transept. La basilique est la forme primitive et fondamentale du temple chrétien. À la différence de la basilique civile romaine, on y pénètre par le pignon (le petit côté).

Le carnaval de Cologne

Article détaillé : Carnaval de Cologne.

Le carnaval de Cologne est presque aussi ancien que la ville. On le qualifie de 8e merveille du monde ou la 5e saison, tant il est extraordinaire. Dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains célébraient en l’honneur de Dionysos et Saturne de joyeuses fêtes de printemps, où abondaient le vin, les femmes et les chants. Les Germains, quant à eux, fêtaient le solstice d’hiver. Plus tard, les Chrétiens reprirent ces coutumes païennes. Le début du carême précédant Pâques était célébré par le carnaval – carne vale signifiant « au revoir à la viande ! ».

Au Moyen Âge, les réjouissances carnavalesques, toujours accompagnées de déguisements insolites, revêtaient souvent des formes exacerbées, au grand dam du Conseil et de l’Église de la ville. Interdictions et arrêtés étaient d’un piètre secours ; la fête se déroulait dans un tumulte et une ivresse sans bornes. Outre le carnaval traditionnel qu’organise le Comité des fêtes depuis 1823, il en existe un autre qui s’est développé dans les années 1980 et qui, entre-temps, est devenu traditionnel.

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Cologne la nuit

Généralités

L’université de Cologne, fondée au XIVe siècle, reste une des plus importantes d’Allemagne avec environ 48 000 étudiants. La cathédrale de Cologne appartient au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La ville est assez cosmopolite : 17,4 % de sa population n’est pas de nationalité allemande. Environ 120 000 musulmans vivent à Cologne2. En 2007, la construction d’une mosquée de 2000 places dans le quartier d’Ehrenfeld suscite de nombreuses polémiques. Il y a aussi une importante minorité kurde.

Une des spécialités de Cologne est la « Kölsch », une sorte de bière blonde assez légère servie dans des verres étroits de 20 cl, parfois 30 cl. Le mot Kölsch désigne aussi le dialecte de la ville.

Une autre spécialité est l’eau de Cologne (Kölnisch Wasser).

Le 3 mars 2009, le bâtiment des archives municipales (construit en 1971) s’est effondré, entraînant la mort de deux personnes et la disparition de documents, comme des manuscrits du Xe siècle, des exemplaires originaux de partitions de Jacques Offenbach et Richard Wagner, ainsi que des originaux de l’écrivain Heinrich Böll.

Économie

De nombreuses entreprises siègent à Cologne, notamment dans :

  • L’aéronautique, avec l’Agence européenne de la sécurité aérienne
  • l’automobile avec la division européenne du constructeur automobile américain Ford, la division sportive Toyota team Europe, chargée de la mise au point des véhicules de compétition (rallye, Formule 1), le fabricant allemand de moteurs et de machines Deutz AG, et l’équipementier japonais Yazaki, qui y possède son siège européen
  • l’audiovisuel avec les chaînes de télévision RTL Television, WDR, VOX, Super RTL, N-tv et des éditions de musique (p.ex. EMI Group)
  • l’informatique, avec Microsoft ; Electronic Arts, siège allemand
  • le transport, avec la compagnie aérienne Lufthansa, ainsi que l’entreprise postale UPS y a son principal site de transit européen.
  • l’agroalimentaire, avec Intersnack.
  • Édition de livres d’art : TASCHEN
  • Studio Action Concept pour la série Alerte Cobra (Alarm für Cobra 11)

Transports

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La gare centrale vue du ciel

Cologne est très bien desservie par les transports publics avec un réseau dense de métro léger.

Cologne possède plusieurs gares:

Cologne a également un service de train Thalys pour se connecter à des villes dans différents pays tels que Bruxelles et Paris.

Pour le transport aérien, Cologne possède un aéroport : l’Aéroport Konrad Adenauer. Le transport, avec la compagnie aérienne Lufthansa, ainsi que l’entreprise postale UPS y a son principal site de transit européen.

La ville de Cologne possède un boulevard périphérique. Celui-ci a été posé au cours de la fin du XIXe siècle et au début du XXe il est aujourd’hui encore complété et élargi. Son développement est issu des travaux d’architectes et de designers urbains tels que Karl Henrici, Josef Stübben et Fritz Schumacher.

Culture

Musique classique

Cologne possède plusieurs orchestres de renom :

Théâtre

Sport

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La Lanxess Arena, l’antre du Kölner Haie
Club Sport Fondé en Ligue Stade Entraîneur
1. FC Cologne Football 1948 1. Bundesliga RheinEnergieStadion Peter Stöger
SC Fortuna Cologne Football 1948 Verbandsliga Mittelrhein Südstadion Matthias Mink
SC Brück Viktoria Cologne Football 1994 Oberliga Nordrhein Flughafenstadion Höhenberg Thomas Klimmeck
Kölner Haie Hockey sur glace 1972 DEL Lanxess Arena Bill Stewart
Falcons de Cologne Football Américain 1995 GFL
Crocodiles de Cologne Football Américain 1980

Personnalités de Cologne

Jumelages

Cologne est jumelée avec :

Notes et références

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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Bade-Wurtemberg

 

État du Bade-Wurtemberg
Bundesland Baden-Württemberg
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Localisation du Bade-Wurtemberg (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne
Localisation du Bade-Wurtemberg (en vert foncé) à l’intérieur de l’Allemagne
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Capitale Stuttgart
Ministre-président Winfried Kretschmann (Grüne)
ISO 3166-2 DE-BW
Démographie
Population 10 673 000 hab. (30/06/14)
Densité 299 hab./km2
Rang 3e
PIB (2010)PIB/hab. 361,700 Md € (3e)33 900 € (5e)
Géographie
Superficie 3 575 146 ha = 35 751,46 km2
Rang 3e
Politique
Parti(s) au pouvoir Verts-SPD
Landtag
CDU
Grünen
SPD
FDP/DVP
Total
60
36
35
7
138
Nombre de voix
au Bundesrat
6
Liens
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La Forêt Noire

Le Bade-Wurtemberg (en allemand Baden-Württemberg (ˈbaːdən ˈvʏʁtəmˌbɛʁk)) est l’un des länder (États) composant l’Allemagne. Il est parfois aussi appelé Pays de Bade en français (uniquement dans sa partie occidentale, correspondant à l’ancien Grand-duché de Bade).

Le Bade-Wurtemberg est par son importance démographique et économique le troisième land d’Allemagne.

Sa capitale est Stuttgart, ville la plus peuplée et économiquement la plus importante.

Les lieux touristiques les plus connus sont la Forêt-Noire (Schwarzwald), le lac de Constance (Bodensee), le Jura souabe (Schwäbische Alb), le cloître de Maulbronn et les villes de Heidelberg, Stuttgart, Karlsruhe, Fribourg-en-Brisgau, Baden-Baden, Tübingen, Ulm et Constance.

Le Bade-Wurtemberg est limitrophe de la France et de la Suisse. En Allemagne même, il est limitrophe des länder de Rhénanie-Palatinat, de Hesse et de Bavière.

Outre la métropole que constitue Stuttgart, les régions d’« Ulm/Neu-Ulm (Bavière) », de « Mannheim/Heidelberg/Ludwigshafen (Rhénanie-Palatinat) » et la région transfrontalière de Bâle ont également une influence économique considérable.

Sommaire

Histoire

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Le land de Bade-Wurtemberg a été créé en 1952, succédant aux anciens länder d’après-guerre de Bade, de Wurtemberg-Bade, et de Wurtemberg-Hohenzollern eux-mêmes successeurs du :

Principales villes

Liste des villes du Bade-Wurtemberg, avec la population de 2013 pour les 11 premières et de 2008 pour les suivantes :

  1. Stuttgart (604 297)
  2. Karlsruhe (299 103)
  3. Mannheim (296 690)
  4. Fribourg-en-Brisgau (en allemand : Freiburg im Breisgau; 220 286)
  5. Heidelberg (152 113)
  6. Ulm (119 218)
  7. Heilbronn (118 122)
  8. Pforzheim (117 754)
  9. Reutlingen (111 357)
  10. Ludwigsbourg (en allemand : Ludwigsburg ; 89 639)
  11. Esslingen (89 242)
  12. Tübingen (83 310)
  13. Villingen-Schwenningen (81 921)
  14. Constance (en allemand : Konstanz ; 80 980)
  15. Aalen (67 125)
  16. Schwäbisch Gmünd (61 391)
  17. Sindelfingen (61 241)
  18. Offenbourg (en allemand : Offenburg ; 58 769)
  19. Friedrichshafen (58 058)
  20. Göppingen (57 836)
  21. Baden-Baden (54 454)
  22. Waiblingen (52 926)
  23. Heidenheim an der Brenz (49 784)
  24. Ravensburg (49 073)
  25. Rastatt (47 710)
  26. Lörrach (46 860)
  27. Albstadt (46 677)
  28. Böblingen (46 322)
  29. Leonberg (45 535)
  30. Singen (45 420)
  31. Fellbach (44 010)
  32. Filderstadt (43 731)
  33. Lahr/Schwarzwald (43 683)
  34. Weinheim (43 272)
  35. Bruchsal (42 911)
  36. Rottenburg am Neckar (42 899)
  37. Scheer (42 832)
  38. Bietigheim-Bissingen (42 022)
  39. Nürtingen (40 552)
  40. Kirchheim unter Teck (39 923)
  41. Schorndorf (39 323)
  42. Ettlingen (38 987)
  43. Leinfelden-Echterdingen (37 055)
  44. Schwäbisch Hall (36 660)
  45. Backnang (35 666)
  46. Sinsheim (35 366)
  47. Tuttlingen (34 960)
  48. Balingen (34 338)
  49. Kehl (34 330)
  50. Ostfildern (33 714)
  51. Crailsheim (32 439)
  52. Biberach an der Riß (32 270)
  53. Rheinfelden (32 191)
  54. Herrenberg (31 235)
  55. Kornwestheim (30 689)
  56. Radolfzell am Bodensee (30 187)
  57. Gaggenau (29 769)
  58. Weil-am-Rhein (29 461)
  59. Bühl (29 387)
  60. Vaihingen an der Enz (28 898)
  61. Bretten (27 997)
  62. Winnenden (27 877)
  63. Geislingen an der Steige (27 763)
  64. Neckarsulm (27 378)
  65. Wangen im Allgäu (27 075)
  66. Leimen (27 031)
  67. Weinstadt (26 253)
  68. Mühlacker (26 236)
  69. Wiesloch (26 122)
  70. Horb am Neckar (26 116)
  71. Emmendingen (26 110)
  72. Ehingen (25 931)
  73. Rottweil (25 701)
  74. Ellwangen (25 250)
  75. Mosbach (25 197)
  76. Wertheim (24 553)
  77. Achern (24 527)
  78. Ditzingen (24 215)
  79. Freudenstadt (23 888)
  80. Calw (23 837)
  81. Weingarten (23 607)
  82. Öhringen (23 014)
  83. Stutensee (22 938)
  84. Nagold (22 910)
  85. Waldshut-Tiengen (22 619)
  86. Bad Mergentheim (22 446)
  87. Remseck am Neckar (22 437)
  88. Schwetzingen (22 403)
  89. Leutkirch im Allgäu (22 401)
  90. Schramberg (22 093)
  91. Metzingen (21 889)
  92. Donaueschingen (21 434)
  93. Überlingen (21 397)
  94. Eppingen (21 127)
  95. Hockenheim (20 758)
  96. Bad Rappenau (20 715)
  97. Eislingen/Fils (20 509)
  98. Rheinstetten (20 427)
  99. Oberkirch (20 334)
  100. Waldkirch (20 275)
  101. Giengen an der Brenz (20 260)
  102. Waghäusel (20 000)
  103. Baiersbronn (16 223)
  104. Trossingen (15 072)
  105. Gernsbach (14 637)
  106. Münsingen (14 500)
  107. Durmersheim (12 049)
  108. Mengen (10 175)

Économie

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Le lac de Constance

Le Bade-Wurtemberg compte parmi les régions économiquement les plus compétitives en Europe. C’est un centre d’industrie automobile (Daimler, Porsche, Robert Bosch GmbH, Audi, Mercedes-Benz) avec des sites à Stuttgart, Sindelfingen, Neckarsulm, Mannheim, Rastatt, Gaggenau et Ulm. De nombreuses entreprises de l’industrie de constructions mécaniques y sont implantées (Festo, Voith, Liebherr, Trumpf, Heidelberger Druckmaschinen). La mécanique de précision, en particulier l’horlogerie, y existe de longue date (Junghans) ; plus récemment, des entreprises de production d’électronique grand public se sont implantées (SABA, Dual). Le Bade-Wurtemberg a longtemps été un haut lieu de l’industrie textile, qui y conserve aujourd’hui encore une certaine importance (Hugo Boss, Trigema, Steiff). À Karlsruhe se trouve la plus importante raffinerie d’Allemagne. Le siège social de l’entreprise SAP AG, premier fournisseur européen de logiciels est situé à Walldorf.

Le taux de chômage de 4,2 % (avril 2011) est l’un des plus faibles d’Allemagne. Seule la Bavière a un chômage plus bas avec 3,9 %1. Les exportations du land représentent environ 10 000 € par habitant. Dans l’UE, le Bade-Wurtemberg fait partie des régions les plus riches : en 2010 le PIB de Bade-Wurtemberg est de 361,8 Mio € (14,5% du PIB allemand), soit environ 33 651 € par habitant2 (Allemagne : 27 300 € ; UE : 2 360 €)3.

Le Bade-Wurtemberg compte deux centrales nucléaires en activité, la centrale nucléaire de Philippsburg et la centrale nucléaire de Neckarwestheim. La centrale nucléaire de Obrigheim a été mise hors-service en 2005.

La Forêt Noire et la région du lac de Constance sont des destinations touristiques importantes.

L’Europa Park, situé à Rust dans le Bade-Wurtemberg est également très prisé des touristes venant de toute l’Europe, le parc d’attractions est le 2e en Europe en termes de fréquentation, c’est le plus grand du continent de par sa superficie.

Patrimoine naturel et architectural

Subdivisions

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Carte des 35 arrondissements et 9 villes-arrondissements du Bade-Wurtemberg

Le Bade-Wurtemberg est divisé en 4 districts (Regierungsbezirke) appelés également circonscriptions ou régions administratives, eux-mêmes subdivisés en 12 régions (Regionen), qui regroupent 35 arrondissements (Landkreise) et 9 municipalités non intégrées à un arrondissement, constituant donc un arrondissement à elles-seules, appelées villes-arrondissements (kreisfreie Städte).

Districts (Regierungsbezirke)

Les 4 districts du Bade-Wurtemberg :

Arrondissements (Landkreise) et Ville-arrondissements (kreisfreie Städte)

Les 9 villes-arrondissements (kreisfreie Städte) du Bade-Wurtemberg :

Les 35 arrondissements (Landkreise) du Bade-Wurtemberg :

Confessions

  • Chrétienne : 71,6 % (7,6 millions, dont 4 millions de catholiques et 3,6 millions de protestants)
  • Musulmane : 5,6 % (600 000)
  • Bouddhiste : 0,23 % (25 000)
  • Hindouiste : 0,14 % (15 000)
  • Juive : 0,08 % (9 000)
  • Sans ou autres : 22,3 % (2,4 millions)

Blasonnement

En raison de sa création récente, le land de Bade-Wurtemberg ne dispose pas d’armes « historiques », contrairement à sa voisine la Bavière.

  • Armes du grand-duché de Bade : D’or à la bande de gueules.
  • Armes du royaume de Wurtemberg : D’or à trois demi-ramures de cerf posées en fasce, l’une sur l’autre.

Notes et références

  1. Arbeitslosenquote im April 2011 [archive] (site de l’Agence allemande pour l’emploi, consulté le 10 mai 2011).
  2. Bruttoinlandsprodukt je Einwohner » [archive] (site du Statistisches Landesamt Baden-Württemberg, consulté le 10 mai 2011).
  3. Das Bruttoinlandsprodukt pro Kopf (in Euro) [archive] (site du Centrum für Europäische Politik, consulté le 10 mai 2011).

Liens externes

 

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Stuttgart

Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville allemande. Pour les autres villes portant ce nom, voir Stuttgart (homonymie).
Stuttgart
Stutgard
Image illustrative de l'article Stuttgart
Blason de Stuttgart
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of Baden-Württemberg.svg Bade-Wurtemberg
District
(Regierungsbezirk)
Stuttgart
Arrondissement
(Landkreis)
Stuttgart (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
23 arrondissements municipaux dont 152 quartiers
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Fritz Kuhn
Partis au pouvoir Alliance 90 / Les Verts
Code postal de 70173 à 70619
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
08 1 11 000
Indicatif téléphonique +49-711
Immatriculation S
Démographie
Population 604 297 hab. (31 décembre 20131)
Densité 2 914 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg48° 46′ 36″ Nord 9° 10′ 40″ Est
Altitude 260 m
Superficie 20 736 ha = 207,36 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

Voir la carte topographique d'Allemagne

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Stuttgart
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Stuttgart (prononcé en allemand : [ˈʃtʊtɡaʁt] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, anciennement Stutgard en français2) est la capitale du Land de Bade-Wurtemberg, au sud de l’Allemagne. Sixième plus grande ville d’Allemagne, Stuttgart a une population de 613 392 habitants (recensement de décembre 20111) tandis que l’aire urbaine autour de la ville en compte 5,3 millions (2008)3.

La ville se trouve au centre d’une région très peuplée et est entourée d’une couronne de petites villes. Cette zone urbaine intérieure appelée « région de Stuttgart » a une population de 2,7 millions d’habitants4, faisant du « Grand Stuttgart » la quatrième plus grande ville-région en Allemagne après la Ruhr, Francfort-sur-le-Main et Berlin.

Stuttgart se trouve sur une série de collines, de vallées et de parcs — fait inhabituel pour les villes allemandes5 et souvent cause de surprise pour les visiteurs qui associent principalement la ville avec sa réputation industrielle de « berceau de l’automobile ».

Stuttgart a le statut de Stadtkreis, ce qui fait d’elle une aire urbaine auto-administrée. La ville est également le siège du parlement régional et du conseil local.

La devise de la ville est « Stuttgart est plus » – pour les touristes et les affaires, Stuttgart se décrit elle-même comme « Standort Zukunft », traduit par la mairie en « Lorsque les affaires rencontrent le futur ». En 2007, le bourgmestre a présenté Stuttgart aux investisseurs étrangers comme « la puissance créatrice de l’Allemagne ». Avec les plans actuels visant à améliorer les liaisons de transport aux infrastructures internationales (dans le cadre du projet Stuttgart 21), la ville a dévoilé un nouveau logo et un slogan en mars 2008, se décrivant comme Das neue Herz Europas (« Le nouveau cœur de l’Europe »)6.

Stuttgart est parfois surnommée la Schwabenmetropole7 (métropole souabe8), une référence au dialecte souabe parlé par les autochtones.

Sommaire

Nom et armoiries

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Le blason de Stuttgart.

Le blason de Stuttgart montre une jument noire qui se tient sur ses pattes arrière sur un fond jaune. Il a été utilisé pour la première fois dans sa forme actuelle en 1938. Avant cette date, différents modèles et couleurs ont été utilisés, souvent avec deux chevaux. Les armes parlantes du blason reflètent l’origine du nom « Stuttgart ». Le nom dans le vieux haut-allemand était « stuotgarten », avec « stuot » qui signifie la jument. Le terme du vieux haut-allemand « garten » fait quant à lui référence à l’importante étendue de la zone où a eu lieu le peuplement initial9. Le centre du logo de la société automobile Porsche présente une version modifiée des armoiries de Stuttgart10.

Géographie

Généralités

Stuttgart est traversée par la rivière Neckar, dans une région caractérisée par de nombreuses collines.

La ville couvre une superficie de 207 km2. L’altitude varie de 207 m au-dessus du niveau de la mer sur la rivière Neckar à 549 m sur la colline de Bernhartshöhe. En conséquence, il y a plus de 400 escaliers autour de la ville (appelés Stäffele en dialecte local), soit l’équivalent d’environ 20 kilomètres. Beaucoup proviennent de l’époque où des vignes étaient alignées sur toute la vallée. Même aujourd’hui, il y a des vignes à moins de 500 mètres de la gare.

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Panorama de Stuttgart depuis le Sud-Est.

Divisions administratives

La ville est divisée en 23 quartiers (Stadtbezirke) ayant chacun un code postal différent mais considérés comme faisant administrativement partie de la ville de Stuttgart. La plupart des quartiers ont cependant, en tant qu’anciennes communes indépendantes, une identité et une histoire bien à eux.

  • 5 au centre-ville (Innere Stadtbezirke):
    • Stuttgart-Mitte
    • Stuttgart-Nord
    • Stuttgart-Ost
    • Stuttgart-Süd
    • Stuttgart-West
  • 18 en périphérie (Äußere Stadtbezirke):
    • Stuttgart-Bad Cannstatt
    • Stuttgart-Birkach
    • Stuttgart-Botnang
    • Stuttgart-Degerloch
    • Stuttgart-Feuerbach
    • Stuttgart-Hedelfingen
    • Stuttgart-Möhringen
    • Stuttgart-Mühlhausen
    • Stuttgart-Münster
    • Stuttgart-Obertürkheim
    • Stuttgart-Plieningen
    • Stuttgart-Rotenberg
    • Stuttgart-Sillenbuch
    • Stuttgart-Stammheim
    • Stuttgart-Untertürkheim
    • Stuttgart-Vaihingen
    • Stuttgart-Wangen
    • Stuttgart-Weilimdorf
    • Stuttgart-Zuffenhausen.

Chaque quartier peut-être divisé en un ou plusieurs sous-quartiers.

Climat

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Graphique climatique de Stuttgart

Le climat de Stuttgart de type continental. Durant les mois d’été, la position de la ville à proximité des collines du Jura souabe et de la Forêt-Noire apparaît comme un bouclier contre les phénomènes météorologiques violents. Cependant, la ville peut également subir des orages pendant l’été et des périodes de plusieurs jours de neige en hiver. Le centre de la ville, appelé par les habitants locaux le « Kessel » (la cuvette), connaît plus de chaleur en été et moins de neige en hiver que les banlieues. Située au centre du continent européen, Stuttgart peut connaître de très grandes différences de températures entre le jour et la nuit et entre l’été et l’hiver. En moyenne, Stuttgart bénéficie de 1693 heures d’ensoleillement par an, de 665 mm de précipitations annuelles et d’une température sur l’année de 9,4 ℃1.

Les hivers durent du mois de décembre à mars. Le mois le plus froid est janvier, avec une température moyenne de 0 ℃. La couverture de neige a tendance à ne pas durer plus de quelques jours, même si elle a duré une paire de semaines en 2004. Les étés sont chauds avec une température moyenne de 20 ℃ durant les plus chauds mois de juillet et d’août. Les étés durent de mai à septembre.

Le climat de Stuttgart est de type continental, cela se traduit donc par des hivers pouvant être rudes et le thermomètre tourne autour de 0 ℃. Les étés sont relativement chauds avec une température légèrement inférieure à 20 ℃.

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures moyennes maximales (℃) 3 4 9 12 17 20,5 23 23 19 14 8 4 13
Températures moyennes minimales (℃) -3 -3 0,5 3 7 10,5 13 12 8 5 0,5 -2 4
Températures moyennes (℃) 0 1 5 8 13 15,5 18 18 14,5 9,5 4 1,5 9
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 48 46 43 61 86 86 74 86 58 46 46 51 734
Climat de Stuttgart – Source : Weatherbase11

Histoire

Avant le XIXe siècle

Bilan des localisations de mon pirate en Italie et en Allemagne dans Action Directe
Le Altes Schloss (Vieux Château) datant de 950

Le premier habitat connu de Stuttgart date de la fin du Ier siècle avec l’établissement d’un fort romain dans le quartier moderne de Cannstatt, sur les rives de la Neckar. Au début du IIIe siècle, les Romains ont été repoussés par les Alamans derrière le Rhin et le Danube. Même si on ne sait rien à propos de Cannstatt au cours de la période des grandes invasions, on estime que la région est resté habitée comme cela est mentionné dans les archives de l’abbaye de Saint-Gall remontant à 700 ap. J.-C.12

Stuttgart en elle-même fut probablement fondée vers 950 ap. J.-C., peu avant la bataille du Lechfeld par le duc Ludolphe de Souabe, l’un des fils de l’empereur Otton Ier du Saint-Empire. La ville était utilisée pour l’élevage de chevaux de cavalerie dans les prairies fertiles au centre de la ville d’aujourd’hui, bien que de récentes fouilles archéologiques indiquent que cette zone était déjà la terre des agriculteurs mérovingiens13.

Un don au registre de l’abbaye de Hirsau en date d’environ 1160 fait état d’un « Hugo de Stuokarten », confirmant l’existence de la ville de Stuttgart.

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Le Neue Schloss (Nouveau Château) fut construit entre 1746 et 1807.

Entre cette époque et le XIVe siècle, Stuttgart était la propriété de la margrave de Bade et les villes de Backnang et Besigheim.

Autour de 1300, Stuttgart est devenue la résidence des comtes de Wurtemberg, qui en ont fait la capitale de leur territoire (Territorialstaat). Stuttgart a été élevée au rang de ville en 1321 quand elle est devenue la résidence royale officielle. Le territoire autour de Stuttgart fut appelé comté de Wurtemberg, avant que les comtes soient élevés au rang de ducs en 1495, par l’empereur. Stuttgart est alors devenue la capitale du duché et la résidence ducale.

Le nom Wurtemberg provient d’une colline escarpée à Stuttgart, anciennement connue sous le nom de Wirtemberg.

Au XVIIIe siècle, Stuttgart céda temporairement son statut de résidence après que Eberhard-Louis eut fondé Ludwigsbourg, au nord de la Stuttgart. En 1775, Charles II demande à ce que la résidence retourne à Stuttgart, en ordonnant la construction du Nouveau Château.

XIXe et XXe siècles

En 1803, Stuttgart a été proclamée capitale de l’électorat de Wurtemberg (jugé par un prince-électeur) jusqu’à l’éclatement par Napoléon Bonaparte du Saint-Empire romain germanique en 1805, date à laquelle Stuttgart est alors devenue capitale du royaume de Wurtemberg. La résidence royale a été étendue sous Frédéric Ier, bien que beaucoup des bâtiments les plus importants de Stuttgart – y compris la Staatsgalerie, la Villa Berg et le Königsbau – ont été construits sous le règne du roi Guillaume Ier14.

220px-Stuttgart_alte_staatsgalerie
Alte Staatsgallerie, construite sous Guillaume Ier

Le développement de la ville de Stuttgart a été entravé durant le XIXe siècle de par son emplacement. Ce n’est qu’avec l’ouverture de la gare en 1846 que la ville a connu une renaissance économique. La population de l’époque était d’environ 50 000 habitants15.

Au cours de la révolution de Mars, un parlement pangermanique national démocratique (Parlement de Francfort) a été créé à Francfort, afin de surmonter la division de l’Allemagne. Après de longues discussions, le Parlement a décidé d’offrir le titre d’empereur allemand au roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse. Comme le mouvement démocratique est devenu plus faible, les princes allemands ont regagné le contrôle de leurs états indépendants. Finalement, le roi de Prusse a refusé les demandes des révolutionnaires. Les membres du Parlement ont été chassés de Francfort et les membres les plus radicaux (qui voulaient établir une république) ont fui vers Stuttgart. Un peu plus tard, ce parlement fut dissous par les militaires de Wurtemberg16.

En 1871, Stuttgart comptait 91 000 habitants. En ce temps, Gottlieb Daimler inventa l’automobile dans un petit atelier de Cannstatt et la population a alors augmenté rapidement à 176 000 habitants17. Cette même année, Wurtemberg rejoint, en tant que royaume autonome, l’Empire allemand créé par Otto von Bismarck, au cours de l’unification de l’Allemagne.

À la fin de la Première Guerre mondiale, la monarchie de Wurtemberg s’est effondrée : Guillaume II a refusé la couronne – mais a également refusé d’abdiquer – sous la pression des révolutionnaires qui ont envahi le palais Wilhelm18. L’État libre de Wurtemberg a été créé en tant que partie de la République de Weimar. Stuttgart a alors été proclamée capitale de l’État libre.

En 1920, Stuttgart est devenue le siège du gouvernement national allemand (après la fuite de l’administration de Berlin, voir Putsch de Kapp).

Sous le régime nazi, Stuttgart a commencé l’expulsion de ses habitants juifs en 1939. Près de 60 % de la population juive allemande avait fui au moment des restrictions sur leur liberté de mouvement qui leur ont été imposées le 1er octobre 1941, date à laquelle les juifs vivant dans le Wurtemberg ont été contraints de vivre dans des « appartements juifs ». Le 1er décembre 1941, la première expulsion en train a été organisé vers Riga. Seulement 180 juifs du Wurtemberg retenus dans les camps de concentration ont survécu12.

220px-Stuttgart_Rathaus_Marktplatz_1907
La mairie de Stuttgart en 1907. Tout, sauf l’arrière du bâtiment, a été détruit par les bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, les troupes blindées françaises commandées par De Lattre de Tassigny ont enfoncé les panzers allemands et sont arrivées sous les murs de Stuttgart. La signature de l’Armistice en 1940 ont livré ces troupes françaises, pourtant victorieuses, aux Allemands mais De Lattre a pu s’enfuir à vélo pour rallier la France.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le centre de Stuttgart a été presque entièrement détruit par les raids aériens alliés. La plupart des bombardements les plus graves ont eu lieu en 1944, aux commandes des bombardiers anglo-américains. Le plus lourd a eu lieu le 12 septembre 1944, quand la Royal Air Force a bombardé la vieille ville de Stuttgart, avec plus de 184 000 bombes et 75 blockbusters. Plus de 1 000 personnes ont péri dans les incendies. Au total, Stuttgart a été soumis à 53 raids de bombardements, entraînant la destruction de 68 % de tous les bâtiments et la mort de 4 477 personnes.

En 1945, les forces alliées ont occupé l’Allemagne, l’armée française ayant occupé la ville de Stuttgart jusqu’à ce qu’elle tombe dans la zone d’occupation militaire américaine. L’un des premiers concepts du plan Marshall était destiné à soutenir la reconstruction économique et politique de l’Europe et a été présenté lors d’un discours prononcé par le secrétaire d’État américain James F. Byrnes, à l’Opéra de Stuttgart. Son discours a conduit directement à l’unification des zones d’occupation américaine et britannique, donnant naissance à la « Bizone » (plus tard, la « Trizone », avec la zone française). Quand la République fédérale d’Allemagne a été fondée le 23 mai 1949, Stuttgart, à l’instar de Francfort, a été un sérieux concurrent pour devenir la capitale fédérale, mais elle a finalement échoué face à Bonn.

Les ex-États allemands de Bade et Wurtemberg ont fusionné en 1952, conduisant à la création du nouveau Land de Bade-Wurtemberg, maintenant troisième plus grand Land d’Allemagne.

Époque récente

Pendant la Guerre froide, Stuttgart est devenu le siège du centre commun de commandement de toutes les forces militaires américaines en Europe, en Afrique et de l’Atlantique (US European Command, EUCOM). EUCOM est toujours basé à Stuttgart aujourd’hui. Les bases de l’armée américaine sont très nombreuses dans et autour de Stuttgart19.

À la fin des années 1970, le district de Stammheim a été la scène de l’une des périodes les plus controversées de l’histoire allemande d’après-guerre, avec le procès des membres de la Fraction armée rouge à la cour de haute sûreté de Stammheim. Après le procès, Ulrike Meinhof, Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Jan-Carl Raspé se sont suicidés à Stammheim. Plusieurs tentatives ont été faites pour libérer les terroristes par la force ou le chantage au cours de l’« automne allemand » de 1977, qui a abouti à l’enlèvement et au meurtre de l’industriel allemand Hanns Martin Schleyer, ainsi qu’au détournement du vol Lufthansa 181.

En 1978, le réseau ferroviaire de la banlieue de Stuttgart est entré en fonctionnement.

La ville a organisé l’exposition horticole internationale en 1993.

Culture et principaux sites

Le centre-ville

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 dans Corruption
Alte Kanzlei

Au centre de Stuttgart, on trouve sa place principale, la Schlossplatz. La Königstraße, la plus importante rue commerçante de Stuttgart qui longe le nord-ouest de la Schlossplatz, prétend être la plus longue rue piétonne d’Allemagne20.

Bien que le centre-ville ait été fortement endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale20, de nombreux bâtiments historiques ont été reconstruits20 et la ville offre de beaux témoins de l’architecture moderne. On peut citer comme édifices et places du centre-ville :

  • La Stiftskirche (l’Église collégiale), qui date du XIIe siècle et qui est une église protestante depuis 153420. (Extérieur : Roman/Gothique ; Intérieur : Roman/Gothique/Moderne ; Reconstruite après la Seconde Guerre mondiale)
  • Le Alte Schloss, datant en grande partie de la fin du XVe siècle, certaines parties remontant à 1320. (Style : Renaissance ; reconstruit)
  • Alte Kanzlei, sur la Schillerplatz
  • Neues Schloss, terminé en 180720, d’architecture baroque/classique, reconstruit avec un intérieur moderne. Les sous-sols, qui abritent une collection de fragments de pierre de l’époque romaine, sont ouverts aux visiteurs21.
  • Wilhelmpalais, 1840
  • Königsbau, 1850, style classique, reconstruit
  • Markthalle, 1910, Art nouveau
  • La gare, Stuttgart Hauptbahnhof, conçue en 1920, dont les lignes fonctionnelles sont caractéristiques de la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit).
  • La bibliothèque, Württembergische Landesbibliothek, reconstruite en 1970.
  • Friedrichsbau Varieté, reconstruit en 1994
  • Le Millennium Hôtel & Resort22

Architecture des autres quartiers

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Un certain nombre de châteaux se tiennent dans la banlieue de Stuttgart et rappellent le passé royal de la ville. On peut citer :

Il y a également d’autres sites connus autour de Stuttgart :

Musées

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La plus ancienne maison de Stuttgart : le Fruchtkasten

Le plus célèbre musée de Stuttgart est la Staatsgalerie (Galerie d’État), qui présente une des plus importantes collections de peinture d’Allemagne du XVe siècle au XXe siècle après Berlin, Munich et Dresde. La pièce la plus importante du musée est le retable de Herrenberg (v. 1520) de Jörg Ratgeb, l’une des œuvres les plus importantes de la peinture allemande de la Renaissance. La collection est également célèbre pour son fonds particulièrement représentatif d’œuvres de Max Beckmann et Oskar Schlemmer, ainsi que pour le plus grand ensemble de toiles de Pablo Picasso d’Allemagne.

Le Linden-Museum, musée d’ethnographie, est également célèbre pour l’importance tant quantitative que qualitative, de sa collection. Les collections sont réparties en cinq grandes sections régionales : l’Amérique (tribus indiennes d’Amérique du Nord, cultures du vieux Pérou), le Pacifique Sud (Mélanésie, culture du Sepik, Australie), l’Afrique (palais royal et masques), l’Orient (culture et histoire islamiques) et l’Asie de l’Est et du Sud (Japon, Chine, Inde, Népal et Tibet).

Stuttgart possède en tout une dizaine de musées. Citons également le Kunstmuseum (consacré à l’art moderne et contemporain et riche du plus grand fonds mondial d’œuvres d’Otto Dix), le Musée Porsche, le Musée Mercedes-Benz et le Musée d’Histoire naturelle, le musée consacré au philosophe Hegel, aménagé dans sa maison natale.

Musique classique

Stuttgart possède un orchestre symphonique actuellement dirigé par Roger Norrington. On peut également citer l’Orchestre de chambre des jeunes (Junges Kammerorchester Stuttgart).

Démographie

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Évolution de la population de Stuttgart

La population de Stuttgart n’a pas cessé de diminuer entre 1960 (637 539 habitants) et 2000 (586 978). Ensuite, le faible niveau de chômage et l’attractivité des écoles secondaires a conduit à une reprise de la croissance démographique, alimentée notamment par les jeunes adultes de l’ex-Allemagne de l’Est23. Pour la première fois depuis des décennies, en 2006, il y a eu plus de naissances dans la ville que de décès. En avril 2008, il y avait 590 720 habitants dans la ville24.

En 2000, 22,8 % de la population n’a pas la nationalité allemande, en 2006, ce nombre a chuté à 21,7 %. Les principaux groupes de ressortissants étrangers sont les Turcs (22,025 %), les Grecs (14,341 %), les Italiens (13,978 %), les Croates (12,985 %), les Serbes (11,547 %) suivis par les immigrants de la Bosnie-Herzégovine, du Portugal, de la Pologne, de l’Autriche et de la France. 39 % des étrangers proviennent de l’Union européenne.

Religion

La religion protestante luthérienne a été introduite en 1534 à Stuttgart par le duc Ulrich de Württemberg25. Depuis cette époque, le Bade-Wurtemberg a été à prédominance protestante. Toutefois, depuis 1975, le nombre de protestants à Stuttgart a chuté de près de 300 000 à 200 000. En 2000, 33,7 % des habitants étaient protestants et 27,4 % étaient catholiques. La Passion de Bad Cannstatt est une procession suivie par des milliers de fidèles chaque Vendredi saint. 39 % de la population sont dans les autres catégories : musulmans, juifs et ceux qui ne suivent aucune religion ou qui suivent une religion non prise en compte dans les statistiques officielles.

Édifices religieux

Chômage

Le chômage dans la région de Stuttgart est faible par rapport à d’autres régions métropolitaines en Allemagne. En novembre 2008, avant la hausse du chômage annuelle en hiver, le taux de chômage dans la région de Stuttgart se situait à 3,8 %, soit 0,1 % de moins que le taux de Bade-Wurtemberg, qui était de 4,7 % en février 2009. Le chômage dans la ville de Stuttgart au cours de la même période s’élevait à 5,2 % et 6,0 % (novembre 2008 et février 2009 respectivement). Par comparaison, le taux de chômage pour l’ensemble de l’Allemagne s’élevait à 7,1 % (novembre 2008) et à 8,5 % (février 2009)26,27.

Criminalité

Stuttgart est l’une des villes les plus sûres en Allemagne. En 2003, 8 535 infractions ont été relevées à Stuttgart pour 100 000 habitants (la moyenne de toutes les villes allemandes étant de 12 751)28. Les chiffres pour 2006 indiquent que Stuttgart s’est classée au deuxième rang derrière Munich en termes de sûreté29. 60 % des crimes de Stuttgart ont été résolus en 2003, se classant deuxième derrière Nuremberg.

Politique

Le maire actuel de Stuttgart est Fritz Kuhn, du parti Grünen/Büdnis 90 (parti des Verts allemands).

Gouvernement de la ville passé et présent

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Résultats des élections récentes (1999-2014)

Parti PE 1999 Landtag 2001 Bundestag 2002 Landtag 2004 PE 2004 Conseil de ville
2004 (sièges)
Bundestag 2005 PE 2009 Conseil de ville
2009 (sièges)
Bundestag 2009 Landtag 2011 Bundestag 2013 PE 2014 Conseil de ville
2014 (sièges)
CDU 42,9 % 37,1 % 35,1 % 37,4 % 32,9 % (21) 32,7 % 29,1 % 24,2 % (15) 28,5 % 31,5 % 42,8% 30,9% 28,3% (17)
SPD 27,6 % 36,3 % 35,7 % 21,2 % 22,8 % (14) 32,0 % 18,0 % 17,0 % (10) 19,8 % 20,4 % 21,0% 23;3% 14,3% (9)
FDP 6,2 % 9,2 % 8,5 % 7,7 % 6,5 % (4) 12,8 % 14,5 % 10,9 % (7) 18,4 % 6,1 % 2,6% 5,4% 5,9 % (4)
Verts 14,3 % 11,5 % 16,2 % 22,1 % 18,7 % (11) 15,0 % 25,0 % 25,3 % (16) 20,1 % 34,5 % 21,1% 19,6% 24,0% (14)
Républicains 3,6 % 4,7 % 1,0 % 3,3 % 3,9 % (2) 0,8 % 2,0 % 2,5 % (1) 0,8 % 0,9 % 0,7% (0)
Linke 1,4 % 1,9 % 1,8 % (1) 4,4 % 4,5 % 4,5 % (2) 7,8 % 3,4 % 4,4% 5,8% 4,5% (3)
SÖS - - - - 4,6 % (3) 4,6 % (3) 5,4% (3)
FW 9,7 % (6) (1,2 %) 10,3 % (6) 0,7% 1,6% 7,1% (4)
Pirates 2,2% 1,8% 2,0% (1)
AfD 3,0% 7,5% 4,7% (3)
Taux de participation 46,6 % 65,5 % 81,0 % 54,0 % 48,7 % 79,1 % 52,3 % 48,7 % 74,3% 73,1% 76,7% 53,1% 46,6%

Source : Résultats de l’élection à Stuttgart30,31,32

Économie

Les sièges des constructeurs automobiles Daimler (incluant Mercedes-Benz) et Porsche se situent à Stuttgart. On y trouve également le groupe Bosch. La ville est un important centre d’activités industrielles. Les activités de hautes technologies sont aussi représentées. En effet, les sièges européens de Hewlett-Packard et IBM s’y trouvent.

Le berceau de l’automobile

La moto et l’automobile à quatre roues ont été inventés à Stuttgart (par Gottlieb Daimler et Karl Benz ; industrialisé en 1887 par Gottlieb Daimler et Wilhelm Maybach en tant que Daimler-Motoren-Gesellschaft). Stuttgart est donc considérée par beaucoup comme le point de départ de l’industrie automobile dans le monde entier et elle est parfois appelée « le berceau de l’automobile ». Mercedes-Benz, Maybach, Robert Bosch GmbH, Mahle GmbH et Porsche sont toutes des entreprises basées à Stuttgart ou dans des villes à proximité10. Le tout premier prototype de la Volkswagen Coccinelle a été fabriqué à Stuttgart, conçu par Ferdinand Porsche. De nombreux magazines amateurs sur l’automobile sont publiés à Stuttgart10.

Science, recherche et développement

La région a actuellement la plus forte densité de scientifiques, d’universitaires et d’organismes de recherche en Allemagne. Aucune autre région en Allemagne n’a enregistré autant de brevets et de modèles que Stuttgart33. Près de 45 % des scientifiques du Bade-Wurtemberg impliqués dans la recherche et le développement travaillent à Stuttgart. Plus de 11 % de l’ensemble du budget allemand pour la recherche et le développement est investi dans la région de Stuttgart (environ 4,3 milliards d’euros par an). Stuttgart est une ville universitaire, elle abrite plusieurs universités et collèges, comme l’Université de Stuttgart, l’Université de Hohenheim, la TU Stuttgart34 et plusieurs universités de sciences appliquées. De plus, la région est le siège de six instituts Fraunhofer, quatre instituts de recherche industrielle en collaboration avec les universités locales, deux instituts Max-Planck et des instituts du Centre aérospatial allemand (DLR).

Services financiers

La bourse de Stuttgart est la deuxième plus importante en Allemagne (après celle de Francfort). Plusieurs grandes entreprises du secteur des services financiers ont leur siège social à Stuttgart, avec près de 100 instituts de crédit au total (par exemple, Landesbank Baden-Württemberg, Wüstenrot & Württembergische).

Le vin et la bière

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Vignes à Stuttgart.

Selon les archives de l’État, la culture de la vigne dans la région remonte à 1108. Au XVIIe siècle, la ville était la troisième plus grande communauté viticole allemande communauté du Saint-Empire romain germanique. Le vin de Stuttgart est resté la source principale de revenus au cours du XIXe siècle.

Stuttgart est toujours l’une des plus importantes villes viticoles de l’Allemagne, principalement grâce à sa situation géographique au centre de la quatrième plus grande région viticole d’Allemagne, la région viticole de Wurtemberg couvrant 11 522 hectares. L’importance du vin sur l’économie locale est marquée chaque année par le festival annuel du vin (Weindorf).

Stuttgart a également plusieurs brasseries célèbres comme Stuttgarter Hofbräu, Dinkelacker ou Schwaben Bräu.

Chaque année une fête du vin se déroule à la fin de l’été dans le centre ville (le village du vin : Stuttgarter Weindorf) et la fête de la bière de Stuttgart (Cannstatter Volksfest) est la plus importante après celle de Munich (Oktoberfest) et attire chaque année plusieurs millions de visiteurs35.

Transport

Aéroport

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Aéroport

Situé à Leinfelden-Echterdingen à 15 km au sud de la ville, l’aéroport de Stuttgart (STR) est devenu l’un des plus importants d’Allemagne : il a accueilli 7,6 millions de passagers en 2003, 8,8 en 2004 et 9,6 en 2005. Depuis l’ouverture du troisième terminal en 2004, la capacité de l’aéroport atteint les 12 millions de passagers.

Réseau ferroviaire

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Gare centrale

Du point de vue ferroviaire, Stuttgart est un nœud à la croisée des liaisons vers KarlsruheStrasbourgParis, MannheimFrancfortCologne, MannheimSarrebruck, UlmAugsbourgMunich, ZurichMilan, AnsbachNuremberg et HeilbronnWurtzbourg. La gare centrale (Hauptbahnhof) actuelle, édifiée en 1922, est de type cul-de-sac (les trains doivent faire demi-tour). Pour diminuer les temps d’arrêt et améliorer les connexions avec les autres villes, un projet controversé, Stuttgart 21 a été mis sur pied : il s’agirait d’une part d’enterrer la gare avec les quais et de creuser un tunnel direct jusqu’à l’aéroport ce qui permettrait de réduire notablement les temps de trajet en direction de Ulm et Munich. Les travaux devaient commencer en 2005, mais les controverses autour de ce projet ont provoqué son report sine die.

Transports urbains

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RER (S-Bahn)
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Métro léger

Au niveau des transports en commun, Stuttgart dispose de 6 lignes de S-Bahn (équivalent du RER parisien), exploitées par une filiale de la Deutsche Bahn. Il y a de plus un grand réseau de métro léger (16 lignes) et de bus (55 lignes). Il y a enfin une ligne de tramway à crémaillère et un funiculaire (inauguré en 1929). L’ensemble des transport est supervisé par la Verkehrs- und Tarifverbund Stuttgart (VVS, Fédération des Transports et Tarifs de Stuttgart) à laquelle sont liés toutes les compagnies opérant sur l’agglomération, permettant une unité tarifaire et une certaine cohérence au niveau de l’offre.

Le projet Stuttgart 21

Article détaillé : Stuttgart 21.

Le projet Stuttgart 21 est un projet ferroviaire et urbain visant à complètement réagencer et moderniser le nœud ferroviaire de la ville. Après des années de débats et de controverses politiques, le plan a été approuvé en octobre 2007. Le projet Stuttgart 21 comprend la reconstruction des lignes de transport de surface et des lignes de métro reliant la gare de Stuttgart du centre-ville avec les chemins de fer et les lignes souterraines. Les travaux de construction devraient débuter en 2010 et être achevés en 2020.

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Carte des sept parties du projet Stuttgart 21. En noir les lignes existantes, en couleur les nouveaux tronçons.

Festival International du Film d’Animation

  • Festival International du Film d’Animation de Stuttgart (Internationales Trickfilm Festival Stuttgart (ITFS))36, fondé en 1982. Le 21e Festival a eu lieu du 22 au 27 avril 2014.

Sport

Football

Le VfB Stuttgart est le principal club de football de la ville et vainqueur du titre du Championnat d’Allemagne de football en 2007. Le club évolue à la Mercedes-Benz-Arena.

L’autre club de la ville, le Stuttgarter Kickers, évolue en troisième division au Gazi-Stadion à Stuttgart-Degerloch.

Autres sports

La ville accueille aussi un tournoi de tennis féminin, de catégorie Premier avec une dotation de 721 000 $. Le principal sponsor de ce tournoi est la marque automobile Porsche d’où son nom : Porsche Tennis Grand Prix.

La ville accueille également un tournoi de tennis masculin, chaque année au mois de juillet, le tournoi de Stuttgart (aussi connu sous le nom de Mercedes Cup). Ce tournoi se déroule sur terre battue.

En handball, Stuttgard est le lieu s’accueille du club du TV Bittenfeld mais aussi du HBW Balingen-Weilstetten, lors des matchs importants.

Enfin, les Scorpions de Stuttgart (GFL) est un club allemand de football américain basé à Stuttgart.

En plus, Stuttgart possède comme seulement cinq autres villes allemandes un club de football australien, qui s’appelle les Emus de Stuttgart. Ils jouent dans la Australian Football League Germany et en 2011 ils pouvaient remporter le match pour la troisième place.

Évènements sportifs

Stuttgart a une réputation de metteur en scène de grands événements, comme les championnats du monde d’athlétisme 1993 ou le tournoi de Stuttgart. Stuttgart a été l’une des douze villes hôtes de la Coupe du monde de football de 2006. Six matchs, dont trois du deuxième tour y compris le match pour la troisième place, ont été joués au Gottlieb-Daimler-Stadion (aujourd’hui, Mercedes-Benz Arena). Stuttgart a également été désignée « Capitale Européenne du Sport » 200737, hébergeant des évènements tels que les Championnats du monde de cyclisme sur route et la Finale mondiale de l’athlétisme cette année-là.

Il y a d’autres célèbres sites sportifs, comme la Porsche-Arena (tennis, basket-ball et handball) et le Hanns-Martin-Schleyer-Halle (boxe, équitation/saut d’obstacles, gymnastique, cyclisme sur piste, etc.).

Jumelages

La ville de Stuttgart est jumelée avec38 :

Personnalités liées à la ville

De nombreuses personnalités nées ou ayant vécu à Stuttgart ont influencé l’histoire de la ville :

Galerie

  • 90px-Coll%C3%A9giale_de_Stuttgart
    Collégiale de Stuttgart
  • Karte_s_innen
    Carte de Stuttgart
  • 120px-Stuttgart_SchlossSolitude
    Le château Solitude (Schloss Solitude)
  •  dans Crime
    Logo de Robert Bosch GmbH à Stuttgart
  • 120px-Schlo%C3%9F-Rosenstein
    Le château Rosenstein (Schloss Rosenstein)
  • 120px-Stuttgart_Schlossplatz_Nacht_new
    Neues Schloss de nuit
  • 120px-Stuttgart1999
    Vue de Stuttgart en 1999 vers le centre ville
  • 120px-Stuttgart-Hegel-Birthplace-2006-04-09a
    Lieu de naissance de Hegel
  • 90px-Riesenrad-cannstatt-2004
    Grande Roue de Stuttgart

Notes et références

  1. a, b et c « Bevölkerungsentwicklung » [archive], statistik.baden-wuerttemberg.de,‎ décembre 2011 (consulté le 5 mai 2013)
  2. Denis Diderot, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Sociétés Typographiques,‎ 1781 (lire en ligne [archive])
  3. « (de) Stuttgart » [archive], Initiativkreis Europäische Metropolregionen (consulté le 23 mars 2009)
  4. « (de) Basisinformationen zur Region Stuttgart » [archive], Wirtschaftsförderung Region Stuttgart GmbH (consulté le 28 mars 2009)
  5. « Introduction to Stuttgart » [archive], The New York Times (consulté le 25 mars 2009)
  6. Statistisches Landesamt Baden-Württemberg [archive]
  7. (de) Stuttgart – die Schwabenmetropole [archive]
  8. Carte d’identité de Stuttgart [archive]
  9. « (de) Die Geschichte von Stuttgart » [archive], The history of Stuttgart,‎ 2008 (consulté le 2 mars 2009)
  10. a, b et c Aric Chen, « Stuttgart, Germany; Motor Stadt (Psst! This Isn’t Michigan) » [archive], The New York Times,‎ 7 janvier 2007 (consulté le 18 mars 2009)
  11. « Weatherbase: Historical Weather for Stuttgart, Germany » [archive], Weatherbase,‎ 2009 (consulté le 12 mars 2009)
  12. a et b Cet article contient des informations tirées de Hauptseite (de).
  13. (de) Daniel Kirn, Stuttgart — Eine kleine Stadtgeschichte, Erfurt, Sutton,‎ 2007 (ISBN 978-3-86680-137-0, OCLC 184692565)
  14. The life and works of Christian Friedrich von Leins, catalogued in the German National Library. [archive]
  15. Population archives of Baden-Württemberg, German PDF [archive]
  16. German publication by Michael Kienzle and Dirk Mende: « Wollt Ihr den alten Uhland niederreiten? ». Wie die 48er Revolution in Stuttgart ausging. (« The downfall of the 48 Revolution ») German ‘Schillergesellschaft’, Marbach am Neckar 1998 (vol. 44), Modèle:ISBN/3929146835
  17. Stuttgart – Where Business Meets the Future. CD issued by Stuttgart Town Hall, Department for Economic Development, 2005.
  18. Paul Sauer: « Württembergs letzter König. Das Leben Wilhelms II. », German. Stuttgart 1994.
  19. « U.S. Army Installations in Stuttgart » [archive], US Army in Germany
  20. a, b, c, d et e Henk Bekker, Adventure Guide Germany, Hunter Publishing, Inc,‎ 2005 (ISBN 978-1-58843-503-3, lire en ligne [archive]), p. 445
  21. McLachlan, p. 245
  22. Horloge astronomique du Millennium Hôtel & Resort [archive]
  23. Statistiches Amt, Stuttgart, July 2007. PDF source: http://www.stuttgart.de [archive]
  24. « (de) Stuttgart in Zahlen » [archive], Official website of Stuttgart,‎ 30 avril 2008 (consulté le 1er mars 2009)
  25. Klaus Schlaich, Martin Heckel, Werner Heun, (de) Gesammelte Aufsätze: Kirche und Staat von der Reformation bis zum Grundgesetz, Mohr Siebeck,‎ 1997 (ISBN 978-3-16-146727-1), p. 28
  26. Stuttgart Journal [archive], German article accessed 28-11-08.
  27. Stuttgart Zeitung 27 Feb 2008, regional unemployment figures
  28. Stuttgart official statistics [archive]
  29. City of Hamburg website [archive]
  30. Wahlergebnisse in Stuttgart – Wikipedia
  31. http://www.stuttgarter-zeitung.de/inhalt.ergebnisse-bundestagswahl-so-hat-stuttgart-gewaehlt.e27d810b-b19e-42e0-b663-8eac9f1985c9.html [archive]
  32. http://www.stuttgarter-nachrichten.de/ergebnisse_europawahl [archive]
  33. Stuttgart – Where Business Meets the Future. CD issued by Stuttgart Town Hall, Department for Economic Development, 2005
  34. « Stuttgart » [archive], sur Encyclopædia Britannica,‎ 2009
  35. La Cannstatter Volksfest de Stuttgart, l’autre grande Fête de la Bière [archive]
  36. Site de l’ITFS [archive] (en)
  37. (en) « European Capitals of Sport List » [archive], sur European Capitals of Sport Association (consulté le 1er juillet 2009)
  38. Jumelages [archive]

Liens externes

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Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

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Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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