Accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge : un sabotage ?

La SNCF remet en cause l’expertise réalisée dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à la suite de l’accident mortel survenu le 12 juillet 2013 à Brétigny-sur-Orge.

Elle affirme le dévissage accidentel des boulons de l’éclisse ayant causé le déraillement du train reliant Paris à Limoges « hautement improbable » et émet l’hypothèse d’un déboulonnage volontaire.

Pour autant, elle dit toujours non plausible la thèse du sabotage commis par l’un de ses agents.

Rappelons qu’un sabotage du même type avait bien été revendiqué pour un accident similaire s’étant produit le même jour en Haute-Vienne.

 

http://www.europe1.fr/societe/bretigny-la-sncf-remet-en-cause-l-expertise-2352229

Brétigny : la SNCF remet en cause l’expertise

Publié à 11h17, le 23 janvier 2015, Modifié à 11h17, le 23 janvier 2015

Brétigny : la SNCF remet en cause l'expertise
© KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Par Noémi Marois avec AFP

TRANSPORT – Aux yeux de la SNCF, l’expertise rendue « manque de sérieux » et contient « des erreurs ».

La SNCF n’est pas satisfaite de l’enquête menée sur l’accident qui a touché la gare de Brétigny-sur-Orge le 12 juillet 2013. Et le fait savoir. Elle a réclamé le 19 janvier dernier des compléments d’expertise aux juges d’instruction chargés de l’enquête, en pointant deux hypothèses : de mauvaises pièces placées sous scellés ou un déboulonnage volontaire.

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Un dévissage accidentel ? « Hautement improbable ». Dans sa demande transmise à la justice, la SNCF regrette que « se contentant d’expliquer que les têtes de boulons auraient rompu par fatigue, les experts n’ont fourni aucune explication à l’absence incompréhensible des écrous sur les vis ». Elle ajoute que « le dévissage accidentel d’un écrou oxydé est techniquement hautement improbable ».

La compagnie ferroviaire estime par conséquent qu’ »il ne peut y avoir que deux hypothèses : soit les pièces placées sous scellés ne sont pas les bonnes, soit les écrous ont été dévissés par une action volontaire ».

Partant « des éléments » dont elle dispose aujourd’hui, sa conviction « est que l’acte volontaire n’est pas plausible », a indiqué un porte-parole de la SNCF. Pour l’opérateur ferroviaire, ce ne sons pas les bons boulons qui ont été placés sous scellés.

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« Manque de sérieux » et des « erreurs ». La SNCF remet globalement en cause les 4.000 pages d’expertise rendues depuis le début de l’enquête y relevant des « erreurs » et un « manque de sérieux ». Elle regrette que les analyses aient débuté seulement en mars 2014, soit huit mois après l’accident. Elle y déplore aussi que le lieu de l’accident était alors sali et détérioré, les pièces abîmées et l’aiguillage retiré. Enfin, elle ajoute que les boulons n’ont été l’objet d’ »aucune analyse scientifique ».

Trois boulons absents le jour du déraillement. Le 12 juillet 2013, le train reliant Paris à Limoges déraille en gare de Brétigny-sur-Orge, dans l’Essonne entraînant la mort de sept personnes. En cause ? Le retournement d’une éclisse. Cette dernière, sorte d’agrafe de 12 kilos qui relie deux rails qui se suivent, n’était fixée que par un seul boulon au lieu de quatre, selon les experts qui ont rendu leur rapport un an après l’accident.

Mais la SNCF estime que « contrairement aux allégations des experts, les boulons de l’éclissage en cause, étaient présents sur l’éclisse, peu avant l’accident ». « La rupture n’est pas intervenue à l’issue d’un long processus de fatigue, qui aurait échappé à la vigilance des agents lors des tournées d’inspection », juge-t-elle.

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http://www.metronews.fr/paris/bretigny-sur-orge-des-eclisses-deboulonnees-a-l-origine-du-deraillement/mmiw!XmUmHiRzpg1wI/

Brétigny-sur-Orge : un rapport met en cause la SNCF

Mis à jour : 24-09-2013 08:40

- Créé : 24-09-2013 06:30

ENQUÊTE – Un rapport confidentiel de la SNCF, consulté par le Figaro, fait état de plusieurs anomalies sur les rails, notamment sur l’aiguillage à l’origine du déraillement du train en gare de Bretigny-sur-Orge, le 12 juillet dernier.

L’accident du 12 juillet qui a fait sept morts à Brétigny-sur-Orge pourrait-il être dû à un problème de maintenance ? Le rapport confidentiel, consulté par le Figaro, pourrait en tout cas, relancer cette piste. Dans ce document de 16 pages, il est question de l’aiguillage sur lequel l’éclisse (la pièce qui relie deux rails, NDLR) à l’origine du déraillement était fixée. Selon ce rapport, l’un des quatre boulons de l’éclisse (voir photo) était manquant le jour du drame. Deux autres étaient absents. Les experts précisent également que le rail était oxydé à ce niveau.

L’éclisse, qui a une durée de vie de 25 ans, devait être remplacée en 2016. Une inspection avait eu lieu le 4 juillet, soit une semaine avant la catastrophe. Aucune anomalie n’avait été signalée. L’enquête devra déterminer si l’agent en charge de l’inspection avait repéré ces manquements ou si le boulon a disparu entre ces deux dates.

Un accord à l’amiable proposé aux victimes

Autre élément révélé par le Figaro, une lettre à en-tête du ministère de l’Ecologie, signée par Philippe Cèbe, le coordonnateur national du dispositif d’aide aux victimes de l’accident du 12 juillet, nommé à ce poste le 24 juillet par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Il indique à plusieurs reprises aux victimes qu’une indemnisation « à l’amiable » peut leur être proposée, s’ils renonçaient aux poursuites judiciaires. « Avec un tel courrier, l’État donne l’impression de vouloir éviter que le déraillement de Brétigny ne devienne une affaire, confie un bon connaisseur du dossier au quotidien.

Le rapport consulté par le Figaro avait été remis à la justice par Guillaume Pepy, le président de la SNCF, le 22 juillet, soit dix jours après le drame. L’instruction quant à elle, suit son cours. Le drame avait fait 7 victimes.

Les analyses métallurgiques qui doivent être réalisées dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à Évry devront « préciser la consistance du scénario de désassemblage et sa chronologie, ainsi que le processus qui a conduit au retournement de l’éclisse ».

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/limousin/2013/07/17/une-eclisse-deboulonnee-l-origine-du-deraillement-d-une-locomotive-pres-de-bessines-vendredi-289233.html

Une éclisse déboulonnée à l’origine du déraillement d’une locomotive près de Bessines vendredi

L’acte de sabotage a été revendiqué par un groupe d’antinucléaires. Areva a porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui.

  • Par Gwenola Beriou
  • Publié le 17/07/2013 | 17:21, mis à jour le 17/07/2013 | 17:36
La locomotive venait rechercher les wagons transportant des combustibles nucléaires, déposés la veille. © France 3 Limousin
© France 3 Limousin La locomotive venait rechercher les wagons transportant des combustibles nucléaires, déposés la veille.
La coïncidence est double, même s’il ne faut a priori y voir aucun lien.
Le déraillement d’une locomotive sur un site du groupe nucléaire Areva près de Bessines-sur-Gartempe, en Haute-Vienne, s’est produit le même jour que le dramatique accident de train à Brétigny-sur-Orge. Et c’est le même type de pièce qui est en cause : une éclisse.
Seule différence de taille : à Bessines, l’acte de sabotage semble être avéré, il a même été revendiqué par un mystérieux groupe d’antinucléaires, par le biais d’un communiqué envoyé au Populaire du Centre, le jour de l’ouverture du musée de la mine Urêka.
Plusieurs plaintes ont été déposées : par Areva, la SNCF et les cheminots, pour dégradation volontaire et mise en danger de la vie d’autrui.
Reportage d’Emmanuel Denanot et Henri Simonet : 
Les intervenants sont :
Bruno Schira, directeur AREVA Bessines-sur-Gartempe
Andréa Brouille, maire de Bessines-sur-Gartempe

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