Policiers tués à Magnanville : un nouveau suspect en examen

Les indices s’accumulent contre ce nouveau suspect, et encore une fois s’éloigne la thèse de l’agresseur isolé… mais l’on savait déjà que cet attentat de juin 2016 avait probablement été ordonné par le dijhadiste français Rachid Kassim, ancien animateur social de la ville de Roanne, dans la Loire.

Ce dernier, qui aurait été tué le 8 février 2017 en Irak près de Mossoul, était également soupçonné d’être le donneur d’ordre de l’attaque du 26 juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray et de la tentative d’attentat aux bonbonnes de gaz de Notre-Dame-de-Paris de début septembre 2016.

Synthétisons toutes les informations à notre disposition :

- les victimes de Magnanville, dont l’une au moins était originaire de Pézenas dans l’Hérault, fréquentaient régulièrement dans ce département les mêmes lieux que l’escroc et cybercriminel Jean-Marc Donnadieu de Béziers, mais pas forcément du même côté de la barrière…

- les complices brestoises de ce dernier, dont Julie Le Goïc, étaient manifestement bien au courant de la préparation de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, dont je répète que selon moi il aurait dû se produire, non pas le 26 juillet, mais le 24 juillet, date fétiche du malade mental au clavier – son « arme » -, qui de surcroît correspond à un dimanche, comme pour les autres tentatives d’attentat ayant visé des lieux de culte (Villejuif le 19 avril 2015, Notre-Dame-de-Paris le 4 septembre 2016);

- comme l’a publié le même malade à plusieurs reprises en fin d’année 2016, et en détail le 2 avril 2017, cet été-là, il est « monté à Paris » dans l’espoir d’obtenir des décisions de justice délirantes à l’encontre de ses victimes habituelles; il y croyait ferme; et comme d’habitude en ce cas (voir par exemple son attaque de la plateforme de blogs OverBlog le 13 juillet 2011 alors qu’avec ses complices il peaufinait plusieurs tentatives d’escroqueries au jugement contre son propriétaire), ses victimes auraient dû essuyer une ou plusieurs attaques préalables annonciatrices de sa victoire finale; or, l’une d’elles fréquente régulièrement la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, et c’est bien au Tribunal de Grande Instance de Paris, sur l’île de la Cité, que cette année-là il avait prévu de les frapper de manière radicale et définitive – d’où découlent bien entendu tous les projets d’attentats avortés ou déjoués de cette fin d’année 2016 à Paris;

- le crédo terroriste de Rachid Kassim, rapporté dans l’un des articles collés ci-dessous, était exactement le même que celui régulièrement exprimé par le malade mental au clavier depuis l’été 2008.

Une question mérite dès lors d’être posée : de qui ce djihadiste français fut-il donc la marionnette ?

 

 

http://www.laprovence.com/article/france-monde/4821018/policiers-tues-a-magnanville-pourquoi-les-enqueteurs-croient-tenir-un-deuxieme-homme.html

Policiers tués à Magnanville: pourquoi les enquêteurs croient tenir un « deuxième homme »

 

Samedi 03/02/2018 à 14H37
France - Monde - Policiers tués à Magnanville: pourquoi les enquêteurs croient tenir un deuxième homme - 1
Un officier de police tient le 20 juin 2016 à Pézénas dans l’Hérault une photographie de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, victimes d’un assassinat jihadiste à Magnanville, le 13 juin 2016 Photo – AFP/Archives – SYLVAIN THOMAS

 

France - Monde - Policiers tués à Magnanville: pourquoi les enquêteurs croient tenir un deuxième homme - 2
Une capture d’écran d’une vidéo publiée par l’agence Amaq, affiliée au groupe jihadiste Etat islamique, montre Larossi Aballa, tueur d’un couple de policiers à Magnanville, le 13 juin 2016 Photo – AMAQ NEWS AGENCY/AFP/Archives – HO

 

Par Benjamin LEGENDRE et Nathalie ALONSO

Paris (AFP) – Son ADN sur les lieux, un rôle de « mentor religieux » et désormais le récit troublant du fils des victimes : soupçonné d’avoir participé au double assassinat jihadiste de policiers à Magnanville en 2016, Mohamed Aberouz nie toute implication malgré les indices qui s’accumulent.

Sa mise en examen le 11 décembre pour « complicité d’assassinats terroristes » a bouleversé ce dossier, jusqu’ici présenté comme celui d’un attentat solitaire : le 13 juin 2016, Larossi Abballa, 25 ans, assassinait au nom du groupe Etat islamique (EI) un policier et sa compagne dans leur pavillon des Yvelines, sous les yeux de leur fils de 3 ans et demi.

Deux suspects radicalisés avaient rapidement été mis en examen : Charaf Din Aberouz, 32 ans – grand frère de Mohamed – et un autre homme, tous deux condamnés en 2013 aux côtés d’Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au jihad. Mais les enquêteurs ne retenaient pas leur complicité directe dans l’attaque, conduisant les juges à lever leur détention provisoire.

En revanche, le cadet des frères Aberouz est devenu à leurs yeux un « mentor religieux » de Larossi Abballa et « co-auteur et inspirateur » de l’attaque, selon une synthèse de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) dont l’AFP a eu connaissance.

Entendu en avril en garde à vue, Mohamed Aberouz, 24 ans, était ressorti libre, faute de preuves. Mais à la fin de l’été, les policiers ont fait un rapprochement entre son profil génétique et l’ADN retrouvé « sur le repose-poignet droit de l’ordinateur » du couple de policiers.

Le soir du crime, Abballa s’était servi de cet ordinateur pour diffuser sa revendication, en direct, sur les réseaux sociaux.

L’appareil avait été allumé à 19H13, une dizaine de minutes après l’heure probable où Jessica Schneider, 36 ans, avait été égorgée. Une heure plus tard, à 20H20, son compagnon Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commissaire adjoint aux Mureaux, était assassiné à son tour à coups de couteau devant chez lui.

Retranché dans la maison avec le bambin, l’assassin avait été abattu vers minuit dans l’assaut du Raid. Mais aucune trace d’un deuxième homme. Aurait-il pu s’échapper?

- L’enfant, seul témoin -

Mohamed Aberouz « est catégorique sur le fait qu’il n’était pas présent et qu’il a encore moins participé à un attentat d’une rare atrocité qu’il condamne fermement », répondent à l’AFP ses avocats. « La preuve ADN n’est pas infaillible », estiment Mes Vincent Brengarth et Bruno Vinay, qui comptent demander une nouvelle expertise.

Selon les enquêteurs, Mohamed Aberouz a assuré que ce jour-là « il n’avait quitté son domicile que pour se rendre à la mosquée aux heures de prière », en plein Ramadan.

Entre 17H57 et 20H46, son téléphone borne près de son domicile des Mureaux, à 20 km de Magnanville, mais les enquêteurs ne relèvent aucun signe d’activité d’un utilisateur jusqu’à 20H02 et font l’hypothèse qu’il a pu laisser chez lui l’appareil, souvent mis à disposition de sa fratrie.

Les policiers, citant des écoutes et la documentation jihadiste retrouvée chez les deux amis d’enfance, estiment avoir établi qu’ils « adhéraient aux thèses de l’EI ». Par ailleurs, ils ont relevé plusieurs similitudes entre la revendication vidéo d’Abballa et un texte découvert au domicile des Aberouz.

Les deux amis ont eu successivement la même promise : Sarah Hervouët, mise en examen pour une tentative d’attentat aux bonbonnes de gaz en 2016 à Paris, où Mohamed Aberouz est poursuivi pour « non-dénonciation ».

Si le jeune homme a fini par reconnaître sa grande proximité avec Abballa, ce dernier « avait dissimulé sa radicalisation à son entourage et n’a prêté allégeance à l’EI que très peu de temps avant les faits », selon les avocats.

Autre élément troublant, révélé par Le Parisien: au cours de jeux devant une psychologue, l’enfant a, depuis début 2017, plusieurs fois mis en scène deux figurines de « méchants ». Mais si l’un finissait toujours tué, le garçonnet ne faisait pas mourir l’autre, car selon lui « les gentils ne pouvaient ni l’interpeller ni le tuer », rapporte la spécialiste.

C’est « le rôle de l’autorité judiciaire que de prendre le maximum de précautions avec le témoignage de mineurs », insistent les avocats de la défense, « surtout lorsqu’ils ont vécu l’horreur, et bien sûr d’éviter toute orientation, même pas nécessairement volontaire, des questions ».

 

Egalement à lire ou à relire :

 

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/06/18/policiers-tues-a-magnanville-deux-proches-du-terroriste-deferes-devant-la-justice/

 

 

http://www.lejdd.fr/International/Le-djihadiste-francais-Rachid-Kassim-probablement-tue-en-Irak-846413

Le djihadiste français Rachid Kassim « probablement » tué en Irak

 

Soupçonné d’être l’instigateur de plusieurs attentats en France et de recruter de jeunes djihadistes, le Français Rachid Kassim a été visé par une frappe dans le nord de l’Irak. Plusieurs sources indiquent à l’AFP qu’il serait probablement mort.

C’est un ancien employé de la ville de Roanne (Loire) devenu l’une des principales figures françaises de Daech. Rachid Kassim a été visé au cours de « ces dernières 72 heures » par une frappe de la coalition dans le nord de l’Irak, près de Mossoul, ont annoncé vendredi les Etats-Unis. D’après des informations du groupe TF1, l’information a été transmise par la CIA aux services secrets français, qui cherchent à la vérifier.

LIRE AUSSI : « Rachid Kassim ne m’a pas paru être un donneur d’ordre important au sein de l’Etat islamique »

Impliqué dans les attentats contre le prêtre et les policiers

Des sources des deux côtés de l’Atlantique - un responsable militaire américain et un haut responsable de la lutte anti-terroriste en France - ont toutefois indiqué à l’AFP qu’il était « probablement » mort.  »Nous n’avons pas de confirmation absolue, mais une probable certitude », a déclaré cette seconde source.

Rachid Kassim est soupçonné d’être le donneur d’ordre de plusieurs attentats ou projets d’attaques terroristes en France, notamment celui contre un prêtre de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet 2016 et contre un couple de policiers à Magnanville, le mois précédent. Dans une vidéo de Daech mise en ligne le 20 juillet et mettant en scène l’exécution d’un prisonnier, il félicite également, à visage découvert, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice. Son rôle exact au sein de l’organisation terroriste faisait encore débat.

Une quinzaine d’individus en contact avec lui arrêtée depuis cet été

Rachid Kassim, Français d’origine algérienne âgé d’une trentaine d’années, était en contact avec de jeunes personnes, souvent mineures, via la messagerie cryptée Telegram. A distance, ils tentaient de les convaincre de passer à l’acte sur le sol français. Son nom est ainsi revenu dans le projet d’attentat déjoué aux bonbonnes de gaz à Paris.

Depuis cet été, une quinzaine individus avec qui il était en relation ont été interpellées et inculpées. Au cours d’une enquête au long cours diffusée la semaine dernière, des journalistes de l’émission télévisée française Envoyé Spécial se faisaient notamment passer pour des jeunes filles radicalisées et avaient réussi à contacter Rachid Kassim.  »Au niveau des actions que tu voudrais faire, il y en a deux », leur a-t-il lancé dans un message audio : « Soit tu essaies de venir ici, soit tu fais un truc de ouf là-bas, si tu vois ce que je veux dire. »

Sa chaîne de discussions sur Telegram était notamment suivie par plus de 300 abonnés. Lui était dans la zone irako-syrienne depuis 2012, qu’il avait rejointe avec femme et enfants.

Arnaud Focraud (avec AFP) – leJDD.fr

vendredi 10 février 2017

Terrorisme l’information selon laquelle Rachid Kassim serait mort tend à se confirmer (vidéo)

 

Selon Jean-Charles Brisard, du Centre d’analyse du terrorisme, des messages appelant à prier pour le jihadiste français de l’État islamique laisse penser qu’il a bien été abattu.

 

Rachid Kassim aurait trouvé la mort mercredi 8 février 2017, près de Mossoul en Irak au cours d’une frappe de la coalition. Si le ministère américain de la Défense n’a pas encore confirmé sa mort, le Pentagone a révélé que le jihadistes français, a été bien été visé lors d’un bombardement contre le groupe État islamique.

Le président du Centre d’analyse du terrorisme, interrogé ce samedi matin par France Info a expliqué que, sur l’application Telegram, « ces dernières 36 heures, plusieurs messages appellent à prier pour Rachid Kassim et sa famille. Ce qui est sans doute le signe de sa mort, qui devrait être confirmée. » Pour Jean-Charles Brisard , si elle est avérée, la mort de l’un des terroristes français les plus recherchés du monde est un « coup dur pour l’État islamique ». Daech perdant ainsi un recruteur très actif sur le territoire français. Le roannais est considéré comme l’inspirateur de plusieurs attentats en France, dont ceux perpétrés à Magnanville et à St Etienne du Rouvray durant l’été 2016.

Achraf Ben Brahim, auteur du livre « L’emprise, enquête au coeur de la djihadosphère », indiquait en décembre dernier au Figaro avoir conversé avec celui qui lançait d’incessants appels au meurtre sur Télégram. « Rachid Kassim ne se considère pas comme un mentor. Il dit encourager les « vocations», «inciter les croyants comme cela est prescrit par l’islam». Il affirme ainsi avoir « sublimé» Larossi Aballa, le meurtrier des policiers. » Selon l’auteur, les Français qui ont rejoint Kassim en Irak ne viennent pas ou peu des banlieues. « Il y a beaucoup de commerçants, d’ingénieurs et même un pharmacien », précisait-il.

Pour Jean-Charles Brisard, la mort du jihadiste déstabiliserait l’organisation terroriste « Surtout sur la capacité de Daech à perpétrer des attentats sur le territoire, dans la mesure où l’on désorganise la chaîne opérationnelle des recruteurs et instigateurs. (…) Je rappelle juste que Rachid Kassim est l’un des recruteurs français les plus actifs pour le groupe État islamique. C’est lui qui est en contact direct avec les individus radicalisés. »

 

http://www.vsd.fr/actualite/terrorisme-qui-est-rachid-kassim-le-djihadiste-qui-menace-la-france-16595

Publié le lundi 12 septembre 2016 à 15:31  par Marine GIRARD

Terro­risme Qui est Rachid Kassim, le djiha­diste qui menace la France ?

 

Terro­risme Qui est Rachid Kassim, le djiha­diste qui menace la France ?

 

Son nom revient dans plusieurs affaires terro­ristes. Et pour cause, ce Français parti faire le djihad en zone irako-syrienne est un des piliers de la propa­gande de Daech.

 

Rachid Kassim alias Ibn Qassim, un Français de 29 ans origi­naire de Roanne est bien connu des services anti­ter­ro­ristes qui l’ont dans le colli­ma­teur, selon Le Pari­sien. Son nom appa­raît ainsi dans quatre récentes affaires de terro­risme récentes : l’assas­si­nat du couple de poli­ciers à Magnan­ville, l’assas­si­nat du père Jacques Hammel à Saint-Etienne-du-Rouvray, l’atten­tat déjoué aux bonbonnes de gaz à Paris et l’arres­ta­tion d’un mineur qui proje­tait de commettre des atten­tats dans le 12e arron­dis­se­ment de la capi­tale.

Rachid Kassim semble égale­ment avoir encou­ragé la jeune majeure écrouée, le 10 août, à Cler­mont-Ferrand pour avoir posté sur les réseaux sociaux des messages inquié­tants lais­sant craindre un possible passage à l’acte.

À LIRE AUSSI >> Terro­risme Un atten­tat à la voiture piégée immi­nent en France ?

En 2009, l’homme origi­naire de Roanne, dans la Loire, est anima­teur social. Rappeur amateur, il enre­gistre un album dont l’un des titres s’inti­tule « Terro­riste » : « Je suis un terro­riste », répète-t-il à plusieurs reprises dans la chan­son. La situa­tion bascule en 2011, au retour d’un voyage du jeune homme en Algé­rie. Il se radi­ca­lise et les fidèles de la mosquée qu’il fréquen­tait jusque là, s’inquiètent. En 2012, il rejoint la Syrie avec sa femme et ses trois enfants, en passant par l’Egypte, rapporte Le Dauphiné Libéré.

Instiller  »la peur chez les mécréants »

« Il recher­chait à enrô­ler les jeunes en évoquant la ques­tion du para­dis et en parlant du djihad », se rappelle le respon­sable de ce lieu de culte, fréquenté par de très nombreux étudiants, inter­rogé par France Info. Dans L’Express, un autre se souvient avoir tenté de le remettre dans le droit chemin : « A l’époque, des frères se sont mobi­li­sés dès qu’ils ont senti une dérive dans ses paroles. Ils l’ont emmené à des sémi­naires. Il a prétendu qu’il était repenti et avait compris ses erreurs ».

Aujourd’hui, il est connu par sa chaîne Télé­gram, qui regroupe 200 à 300 abon­nés et sur laquelle il publie quoti­dien­ne­ment des messages et des info­gra­phies prosé­lytes d’une extrême violence. Il appelle égale­ment « les musul­mans » à attaquer en France avec une insis­tance morbide.

À LIRE AUSSI >> Terro­risme Tele­gram l’appli­ca­tion préfé­rée des djiha­distes (Vidéo)

Dans une vidéo de propa­gande de Daech datée du 20 juillet, il appa­raît face caméra et reven­dique l’atten­tat, avant d’égor­ger un prison­nier. Rachid Kassim préco­nise par ailleurs de « des attaques au camion » ou encore d’utili­ser « des armes en plas­tique ou de fausses cein­tures explo­sives » pour les candi­dats au djihad ayant peu de moyens. L’objec­tif est, dit-il, d’instil­ler « la peur chez les mécréants ».

Crédit photo : AFP

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tentative_d%27attentat_de_la_cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Paris

Tentative d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Tentative d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Localisation Paris, France
Cible Cathédrale Notre-Dame de Paris
Coordonnées 48° 51′ 08″ nord, 2° 20′ 55″ est
Date 4 septembre 2016
Armes Voiture piégée
Morts 0
Blessés 0
Auteurs Ornella Gilligmann et Inès Madani
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)

Tentative d'attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris
modifier Consultez la documentation du modèle

La tentative d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris est un projet d’attentat terroriste non abouti en septembre 2016, ayant pour cible les abords de la cathédrale Notre-Dame de Paris, au moyen d’une voiture piégée par un commando de femmes djihadistes1,2,3,4.

Sommaire

Déroulement des faits

Préparations

Entre le 2 et le 28 août 20165, Ornella Gilligmann, 29 ans, mère de trois enfants, originaire du Loiret et fichée S pour radicalisme islamiste échange 4037 messages avec son amant virtuel rencontré sur Periscope, un certain Abou Omar qui n’est qu’Inès Madani6 une jeune fille de 19 ans, fichée S comme radicalisée. Fin août 2016, Abou Omar ordonne à Ornella Gilligmann d’aller en région parisienne pour rencontrer une « sœur », Oum Seyfullah alias Inès Madani.

Ornella Gilligmann loue un 4×47 pour déposer les bonbonnes de gaz à 50 qu’Inès Madani a acheté avec son argent de poche dans des supérettes dans le 93 et à Sarcelles (Val-d’Oise). Inès Madani subtilise la voiture de son père Patrick Madani, une Peugeot 607 grise, intérieur cuir8. Bien qu’elle n’ait pas le permis de conduire, elle sait manœuvrer la voiture car c’est une boite automatique9. Les deux femmes chargent les bonbonnes de gaz dans la Peugeot 607 dans le garage de leur complice Amel Sakaou.

La nuit du 3 au 4 septembre 2016, Inès Madani et Ornella Gilligmann roulent à bord la Peugeot 607 dans Paris et font d’abord une halte près de la tour Eiffel10. Mais, face à l’impossibilité de s’approcher de l’édifice en voiture, elles continuent de rouler jusqu’à trouver le lieu pour commettre leur méfait.

Tentative d’attentat

Le dimanche 4 septembre 2016, à 3 h 33 du matin, Ornella Gilligmann (29 ans) et Inès Madani (19 ans) abandonnent la Peugeot 607 contenant six bonbonnes de gaz et trois bouteilles de gazole, à l’angle des rues de la Bûcherie et du Petit-Pont, dans le 5e arrondissement de Paris, près de Notre-Dame de Paris et essayent de la faire exploser en déclenchant un départ de feu à l’aide d’une cigarette et d’un textile imbibé d’hydrocarbure11,12,13,14. Cette tentative d’attentat à la voiture piégée échoue car la cigarette s’éteint après le départ des terroristes. Mais les deux djihadistes seraient revenues pour essayer de faire exploser le véhicule mais « elles ont finalement quitté les lieux avant d’avoir pu recommencer parce qu’elles ont cru apercevoir des policiers en civil s’approcher de leur voiture »9.

Un employé d’un bar signale à la police la présence d’une bouteille de gaz sur un siège du véhicule, warnings allumés et sans plaque d’immatriculation. Les policiers pensent tout de suite à une attaque terroriste et se lancent à la poursuites des djihadistes15.

Dernier projet d’attentat

Ornella Gilligmann et Inès Madani étaient résolues de commettre un attentat kamikaze à la gare de Lyon16, mais leur plan change et se rabattent pour une gare de l’Essonne, à cause de la traque policière qui avait engagé une « véritable course contre la montre »17. Un message d’alerte a été diffusé au policiers sur les risques d’un attentat dans les gares parisiennes et d’Essonne.

D’après BFM TV, le RER D aurait été bouclé jeudi 8 septembre 2016 à cause d’une menace imminente d’attentat18.

Enquête

Arrestations

L’enquête s’oriente tout de suite vers la fille du propriétaire de la Peugeot 607, Inès Madani, 19 ans, fichée S pour avoir voulu se rendre en Syrie.

Ornella Gilligmann, dont l’empreinte a été retrouvée sur la Peugeot 607, et son compagnon sont arrêtés le 6 septembre par le GIGN17, près d’Orange, en voulant quitter la France13.

Le 7 septembre 2016, Sarah Hervouët quitte le Var pour prendre le train à Saint-Raphaël pour aller à Paris rejoindre Amel Sakaou et Inès Madani19.

Grâce à des interceptions téléphoniques et des géolocalisations, les enquêteurs trouvent Inès Madani le 8 septembre à Boussy-Saint-Antoine en compagnie d’Amel Sakaou (39 ans) et de Sarah Hervouët (23 ans), au cours d’une opération anti-terroriste où cette dernière blesse un agent à l’aide d’un couteau de cuisine et est blessée par balle en retour12. Inès Madani tentent aussi de poignarder un policier20, mais elle est neutralisée par un tir à la jambe.

Toutes les quatre étaient fichées S14 avant les faits. Leur audition révèle des projets d’attentats dirigés depuis la Syrie12 (peut-être par Rachid Kassim), visant entre autres à venger la mort du chef djihadiste syrien Abou Mohammed al-Adnani, quelques jours plus tôt. Sarah Hervouët est de plus l’ancienne « promise » des terroristes français Larossi Aballa et Adel Kermiche12,14.

Le commando des trois femmes aurait envisagé de s’attaquer à la gare de Lyon à Paris et à celle de Boussy Saint-Antoine avec un projet « d’attentat kamikaze » ainsi qu’à des policiers21.

Mohamed Lamine Aberouz (23 ans) est arrêté le 8 septembre 201617 et incarcéré de septembre 2016 à janvier 2017, soupconné d’être un complice de sa « fiancée virtuelle » Sarah Hervouët dans les tentatives d’attentat de septembre 2016, mais sans preuve établie. Sa détention provisoire étant venue à expiration au bout de quatre mois, il est remis en liberté en janvier 2017 au terme d’une procédure rocambolesque22.

Le 7 mars 2017, Molly B, une Belge radicalisée de 24 ans originaire de Mons a été arrêté pour complicité23.

Réseau

Inès Madani était en contact avec Rachid Kassim via l’application Telegram24.

Inès Madani a été vue en compagnie25 de la filière djihadiste dite « de Jumet »26 avec qui elle était en relation avec l’application Telegram sous le pseudonyme Suleyman27.

Mohamed Aberouz est le frère de Charaf-Din Aberouz, suspecté de complicité dans le double meurtre du 13 juin 2016 à Magnanville22.

Sarah Hervouët était la « promise » de Larossi Abballa, auteur du double meurtre du 13 juin 2016 à Magnanville, puis d’Adel Kermiche, un des auteurs de l’attentat de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray20. Elle est placée en garde à vue le 4 avril 2017 dans l’affaire de l’assassinat du couple de policiers à Magnanville en juin 201628.

Inès Madani, Ornella Gilligman et Amel Sakaou étaient en contact avec Hayat Boumeddiene, la compagne de Amedy Coulibaly, l’auteur de la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes18.

Mode opératoire

Dans un rapport de l’office de police Europol, le groupe État islamique pourrait recourir aux attentats à la voiture piégée pour atteindre ses cibles sur le continent européen. Selon le Laboratoire central de la préfecture de police (LCCP) l’explosion d’une seule bouteille de gaz provoquent « la ruine totale du véhicule et de sa carrosserie. Des débris, comme des morceaux de l’enveloppe de la bouteille, pourront être projetés à plus de 100 m. » Sans compter les effets thermiques de la « boule de feu » potentiellement ressentis au-delà des 50m »8.

Autres suspects

  • Samia C, 23 ans est la cinquième suspecte. Elle était en contact sur les réseaux sociaux avec un djihadiste de retour de Syrie, Abou Junayd, qui n’était en fait que Inès Madani. La SDAT évoque une jeune fille « influençable » et « attirée par les vidéos macabres de décapitations »29. Samia C a été de nombreuses fois en contact, avec Inès Madani, entre le 4 septembre et 8 septembre30 pour l’aider à trouver une planque29. Samia C est arrêtée le 13 décembre 2016 à Mantes-la-Jolie et le parquet de Paris a requis sa mise en examen et son placement en détention provisoire.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Notre Dame Cathedral bombing attempt » (voir la liste des auteurs).

  1. (en) Lori Hinnant, « Gas Containers Found Near Notre Dame », U.S. News & World Report,‎ 7 septembre 2016 (lire en ligne [archive])
  2. (en) Henry Samuel, « Gas tanks and Arabic documents found in unmarked car by Paris’ Notre Dame cathedral spark terror fears », Daily Telegraph,‎ 8 septembre 2016 (lire en ligne [archive])
  3. (en) Thomas Adamson, AP, « Prosecutor: Failed Paris car bomb plotted by IS-guided women », Washington Post,‎ 9 septembre 2016 (lire en ligne [archive])
  4. « Ines Madani, la djihadiste qui se faisait passer pour un homme », Le Monde.fr,‎ 7 novembre 2016 (lire en ligne [archive])
  5. http://www.lejdd.fr/Societe/Terrorisme-Ines-Madani-se-serait-fait-passer-pour-un-homme-pour-seduire-sa-complice-822745 [archive]
  6. https://www.20minutes.fr/societe/1956359-20161107-attentat-dejoue-paris-djihadiste-ines-madani-fait-passer-homme-seduire-complice [archive]
  7. http://www.leparisien.fr/faits-divers/une-mere-de-famille-devenue-terroriste-12-09-2016-6113033.php [archive]
  8. a et b http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-spectre-des-attentats-a-la-voiture-piegee-en-europe-04-12-2016-6410355.php [archive]
  9. a et b http://www.leparisien.fr/faits-divers/du-baby-sitting-pour-financer-l-attentat-11-10-2016-6192305.php [archive]
  10. http://www.lejdd.fr/Societe/Les-coulisses-de-la-traque-des-quatre-femmes-qui-voulaient-attaquer-Paris-808573 [archive]
  11. « Terrorisme. Une voiture pleine de bonbonnes de gaz découverte à Paris » [archive] (consulté le 7 septembre 2016)
  12. a, b, c et d « Ce qu’a dit François Molins de l’attentat déjoué à Paris et des arrestations en Essonne » [archive] (consulté le 9 septembre 2016)
  13. a et b « Bonbonnes de gaz à Paris: les coulisses de la traque du commando féminin » [archive] (consulté le 9 septembre 2016)
  14. a, b et c « L’attentat « déjoué » à Paris était « téléguidé » depuis la Syrie » [archive] (consulté le 9 septembre 2016)
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  29. a et b http://www.lexpress.fr/actualite/societe/attentat-rate-aux-bonbonnes-de-gaz-samia-c-l-influencable-5e-femme-du-commando_1874972.html [archive]
  30. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/16/97001-20161216FILWWW00233-tentative-d-attentat-a-notre-dame-de-paris-une-nouvelle-suscpecte.php [archive]

Voir aussi

Articles connexes

 

https://www.lci.fr/faits-divers/info-tf1-lci-tentative-d-attentat-a-la-voiture-piegee-une-nouvelle-suspecte-2017723.html

Tentative d’attentat près de Notre-Dame de Paris : une nouvelle suspecte mise en examen et écrouée

 

Attentat manqué aux bonbonnes de gaz à Paris

 

ARRESTATION – Elle est le 5e visage féminin du commando. Une nouvelle suspecte a été interpellée mardi dans l’enquête sur la tentative d’attentat à la voiture aux bonbonnes de gaz en septembre près de la cathédrale Notre-Dame de Paris et sur des tentatives d’assassinat de policiers de la DGSI. Elle a été mise en examen et écrouée vendredi soir.

16 déc. 2016 23:00Georges BRENIER

 

Une cinquième persone a été interpellée dans l’enquête sur la tentative d’attentat à la voiture aux bonbonnes de gaz en septembre dernier près de la cathédrale Notre-Dame de Paris et sur des tentatives d’assassinat de policiers de la DGSI à Boussy-Saint-Antoine (Essonne). Il s’agit d’une jeune Française âgée de 23 ans. Elle a été arrêtée mardi 13 décembre 2016 à l’aube à Mantes-la-Jolie (Yvelines) par la section anti-terroriste de la Brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres et par la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la police judiciaire. La jeune femme a été mise en examen pour association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste et écrouée vendredi soir.

Elle est soupçonnée d’avoir été en contact téléphonique assidu avec l’une des principales protagonistes du dossier, Inès Madani, une islamiste radicale de 19 ans. De très nombreux appels ont en effet été répertoriées entre les deux femmes entre la découverte de la Peugeot 506 remplie de 5 bonbonnes de gaz dans le Vème arrondissement de Paris dimanche 4 septembre, et l’arrestation mouvementée du commando féminin en banlieue parisienne cinq jours plus tard par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Forte attirance pour la propagande de Daech

Cette suspecte est inconnue des services de renseignement français. Mais l’étude de son téléphone portable et de son ordinateur saisis en perquisition à son domicile démontrent toutefois une forte attirance pour la propagande de Daesh.

Depuis le début de sa garde-à-vue, elle jure aux enquêteurs être étrangère au projet terroriste des 4 femmes, aujourd’hui encore incarcérées. Elle, tout comme le reste de l’équipe, avait été télé-guidée depuis la zone irako-syrienne par le djihadiste français Rachid Kassim via la messagerie cryptée Telegram afin de commettre des attentats dans l’hexagone.

Après 3 jours de garde-à-vue, elle doit être présentée d’ici ce vendredi soir à un juge d’instruction anti-terroriste en vue de sa mise en examen

Georges BRENIER

Mis à jour : 16/12/2016Créé : 16/12/2016

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/32684/Menaces-terroristes-en-Belgique/article/detail/3101784/2017/03/10/Cette-jeune-Belge-tatouee-est-suspectee-de-complicite-de-terrorisme.dhtml

Cette jeune Belge tatouée est suspectée de complicité de terrorisme

 

Par: rédaction

10/03/17 – 15h56

 

Policiers tués à Magnanville : un nouveau suspect en examen dans AC ! Brest media_xll_9581147

© Reuters.

 

Molly B., âgée de 24 ans et originaire de Wevelgem, a été arrêtée mardi soir dans le cadre d’une enquête pour terrorisme par le procureur fédéral. Elle est suspectée d’être complice pour une tentative d’attaque terroriste à Paris.

Montoise d’origine, la jeune femme est « suspectée d’avoir apporté son aide à des personnes qui avaient l’intention de commettre un attentat en Europe ».Elle est soupçonnée d’avoir aidé Amel Sakaou, Sarah Hervouet et Ines Madani. Ce trio de femmes aurait tenté en septembre dernier de faire exploser une voiture avec des bouteilles de gaz près de Notre-Dame de Paris.Originaire de Mons, elle a vécu au cours des dernières années dans la Flandre occidentale et à Wevelgem. Elle serait maintenant partie vivre en Flandre orientale.

Molly B. aurait été radicalisée il y a quelques années. Elle aurait également versé de l’argent à une cellule djihadiste. A son domicile, la police n’a cependant pas trouvé d’armes ou d’explosifs.

Sur son profil Facebook, Molly B. ne donne en tout cas pas l’image d’une membre de l’Etat islamique. Sur ses inonmbrables selfies, la jeune femme n’est pas voilée et elle affiche même ses tatouages et piercings. Elle est aussi très engagée dans la cause syrienne et la défense des réfugiés.

Lire aussi

 

Un attentat islamiste prévu pour le 22 mars 2018 ?

Connaissant les habitudes de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et de ses complices terroristes, ainsi que leurs préoccupations actuelles, il est à craindre qu’ils n’aient prévu un très gros coup pour le 22 mars 2018.

Prévenir les autorités ne sert à rien, vu qu’elles ont toujours laissé faire en toute connaissance de cause.

Je préviens donc le public : le risque est réel et très élevé.

Affaire Patricia Bouchon : des assassins surprotégés


 

Oui, Laurent Dejean, s’il est bien impliqué dans ce crime ou en sait quelque chose, n’est de toute façon pas le seul, ils sont toute une bande, et ils sont connus depuis longtemps, mais restent surprotégés, à la fois par quelques gendarmes et policiers exerçant notamment dans le Lot, et par un certain nombre de magistrats CORROMPUS.

Une enquête minimale à leur sujet, que de nombreuses victimes réclament en vain depuis longtemps, permettrait de résoudre bien des affaires criminelles, dont celle-ci, mais elle n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Les victimes doivent donc se débrouiller seules, autrement, et si possible en synergie pour de meilleurs résultats.

Je fais régulièrement ma quote-part du travail.

En voilà encore un peu.

Pour commencer, j’invite mes lecteurs à visionner la vidéo ci-dessus s’ils ne la connaissent pas déjà, et à découvrir ou se remémorer un détail significatif des violences subies par la victime : elle a eu la nuque brisée par une prise spéciale que l’on apprend notamment dans l’Armée.

Or, il y a bien parmi les relations des commanditaires de cet assassinat au moins un légionnaire, ou plutôt un ancien légionnaire, puisqu’il a quitté la Légion étrangère quelques mois plus tôt, le 28 septembre 2010. C’est le djihadiste franco-marocain Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire. Il vient de Lunel, dans l’Hérault, un département dont sont originaires plusieurs des membres de la bande des commanditaires de l’assassinat de Patricia Bouchon le 14 février 2011 à Bouloc.

Comme il a désormais sa fiche dans Wikipédia, je la colle ci-dessous.

J’invite ensuite mon lecteur à vérifier que le malade mental au clavier – son « arme » – qui probablement ne se salit pas les mains avec ce genre de prise – encore qu’il ait eu un très bon copain de chambrée légionnaire dont il a plusieurs fois parlé à ses lecteurs – mais pirate à mort et fait assassiner tous ceux qui le dérangent, est bien en relation avec ce légionnaire depuis 2010 au moins, ce qui se déduit des dates de début et fin de ses fantaisies sous le pseudonyme de « SaMo-Dz », que l’on retrouve intégralement ici :

http://www.zone-h.org/archive/notifier=SaMo_Dz?zh=1

Il avait donc commencé ces défaçages de sites le 21 septembre 2010, en a notifié les premiers le 29 septembre 2010, et a terminé par des attaques de sites de la Légion étrangère, réalisées le 11 novembre 2013 et notifiées pour la première le 19 mars 2014 et pour la seconde le 25 février 2015, après le décès de sa grosse référence Abdel Hafed Benotman, dont Amédy Coulibaly n’est qu’une pâle imitation (voir ci-dessous). Et l’on rappelle à propos des attentats de janvier 2015 à Paris que les frères Kouachi ont fréquenté régulièrement La Grande-Motte, au sud de Lunel, durant toute leur jeunesse.

Au passage, on renvoie aussi le lecteur à cet excellent travail sur les mobiles de l’attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo :

http://www.greffiernoir.com/attentats-contre-charlie-hebdo-une-creature-de-reve-de-phighsmith-dans-la-video-de-revendication-avec-pennac-et-nothomb

Oui, il y a bien un malade mental qui revendique le droit d’écrire et publier des tas de choses interdites à propos de personnes existant réellement et qui sont toujours en vie, dans le seul but de leur nuire. Ce psychopathe et mythomane excessivement malfaisant, ravagé par le besoin de calomnier et détruire tous ceux qu’il envie ou jalouse, se présente mensongèrement comme un bouc-émissaire. Ce n’est en réalité qu’un vulgaire escroc, un criminel du genre crapuleux.

C’est notre malade mental au clavier – son « arme » – un cybercriminel bien connu de nombreux internautes.

Et l’on rappelle que sa rage contre la joggeuse Patricia Bouchon, première victime de toute une série d’assassinats débutée au mois de février 2011, s’est encore manifestée au soir du 7 janvier 2015 par des tirs apparemment gratuits contre un joggeur à Fontenay-aux-Roses, à proximité de l’un des sites du Commissariat à l’Energie Atomique, historiquement le premier de ses centres de recherche, ce lieu n’ayant pas été choisi par hasard, comme je suis désormais en mesure de l’affirmer sans plus aucun doute.

En effet, tout comme la vidéo de revendication des attentats d’Amédy Coulibaly, et bien d’autres manifestations des terroristes, cette attaque véhicule des « messages » pour qui peut et veut bien les entendre – une vieille marotte du maître, qui adore s’exprimer par allusions. J’y reviendrai plus tard.

Le 21 septembre 2010, donc, alors qu’il débutait ses amusements cybernétiques sous le pseudonyme de « SaMo_Dz », le malade mental au clavier – son « arme » – avait aussi commencé à réitérer de ses précédentes menaces de mort à mon encontre en piratant un ancien braqueur fiché au grand banditisme pour m’envoyer des « spams » très personnalisés avec l’une de ses adresses e-mail, comme je l’ai déjà exposé à plusieurs reprises (cf. notamment mon article du 8 mai 2016).

Tout comme Abdel Hafed Benotman, cet ancien braqueur était un ami de Thierry Chatbi, également bien connu dans le monde carcéral (cf. mes publications du 25 janvier 2015 sur Justinpetitcoucou et Satanistique).

Oui, le malade mental pirate, il m’a toujours piratée, et bien d’autres personnes également, mais il ne veut pas aller en prison pour ces faits, ni pour les innombrables autres crimes ou délits qu’il commet régulièrement avec son clavier – son « arme ».

Il préfère mettre toute la planète à feu et à sang et, bien entendu, n’hésite pas à faire assassiner qui menace sa chère liberté.

Aussi, ce grand manipulateur et comploteur a très tôt rameuté et fédéré autour de sa cause totalement indéfendable tous ses amis, pour la plupart extrême-gauchistes, islamistes et du grand banditisme.

Au mois de mars 2012 débutaient à Toulouse leurs attentats islamistes.

La thèse initiale du loup solitaire concernant les assassinats alors commis par Mohamed Merah s’est depuis totalement effondrée.

Celle du crime de rôdeur pour Patricia Bouchon un an plus tôt à Bouloc devrait connaître le même sort.

Dans les deux cas, l’assassin n’est pas seul, il est puissamment soutenu, guidé par toute une organisation criminelle, et dispose de toute sa logistique. Qui plus est, c’est exactement la même.

Nous allons donc terminer la petite démonstration de ce jour par les rapprochements suivants :

1. La revendication des tueries de Toulouse et Montauban par Mohamed Merah au mois de mars 2012 aurait été postée à Castelnau-d’Estrétefonds, une information divulguée par la presse le 27 mars 2012. Le tueur au scooter avait travaillé dans cette commune voisine de Bouloc comme carrossier dans un garage automobile.

2. Le 28 mars 2012 au matin était retrouvée abandonnée à Saint-Papoul une Clio grise appartenant officiellement au colocataire du tueur, créateur d’une société de location de véhicules dont plusieurs Renault Clio.

Voir ici :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/qui-a-detourne-l-enquete-sur-merah-131543

Ah mais… Ah mais… en voilà bien une, de Clio grise !

C’est justement ce qu’on cherche dans l’affaire de l’assassinat de Patricia Bouchon l’année précédente à Bouloc.

Or, ce véhicule surgit brusquement à Saint-Papoul, à moins de 10 km de Castelnaudary, où est stationné le 4e régiment étranger, ou 4e RE, régiment de formation de la Légion étrangère .

Et l’on rappelle encore que Mohamed Merah lui-même avait tenté deux fois de s’engager dans l’Armée, en 2008, à Lille, dans l’Armée de Terre, et en 2010, à Toulouse, dans la Légion étrangère.

 

Castelnaudary

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/15/2743096-meurtre-joggeuse-bouloc-suspect-va-etre-remis-liberte.html

Publié le 15/02/2018 à 09:52, Mis à jour le 15/02/2018 à 10:28
 
Meurtre de la joggeuse de Bouloc : le suspect reste en prison 

Meurtre de Patricia Bouchon

Patricia bouchon avait disparu pendant son jogging en 2011./ Photo AFP

Patricia bouchon avait disparu pendant son jogging en 2011./ Photo AFP

Affaire Patricia Bouchon : des assassins surprotégés dans AC ! Brest image-zoom

Sept ans après la mort de Patricia Bouchon, pendant son jogging à Bouloc en Haute-Garonne, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Toulouse s’est prononcée ce jeudi matin sur la remise en liberté du principal suspect Laurent Dejean. Il reste en détention.

Au cours de l’audience il y a un mois, l’avocat général Pierre Bernard avait créé la surprise en requérant un non-lieu. « Un coup de massue » avait réagi la fille de la victime Carlyne. Le juge d’instruction avait pourtant demandé le renvoi du suspect devant une cour d’assises. Ce renvoi est confirmé par la chambre de l’instruction. Laurent Dejean, 38 ans, mis en examen pour « homicide volontaire » depuis février 2014 sera jugé par une cour d’assises.

Incarcéré depuis quatre ans, il a toujours nié les faits. Son avocat Me Guy Debuisson rappelle que « si on retrouve sur les vêtements de Patricia Bouchon des traces d’un ADN masculin, on ne retrouve absolument pas l’ADN de Laurent Dejean ». La justice avait refusé une première demande de remise en liberté en décembre 2016.

Retrouvée 44 ans jours après sa disparition

Patricia Bouchon avait disparu le 14 février 2011 au cours de son jogging. Elle était partie courir aux aurores dans la campagne comme elle en avait l’habitude. Les gendarmes avaient d’abord retrouvé une importante quantité de sang, un chouchou et une boucle d’oreille sur un petit chemin. Le corps de la secrétaire de 49 ans avait été découvert 44 jours plus tard , caché dans une canalisation, sous un pont de la commune de Villematier. Lors de l’autopsie, un gant en latex avait été découvert dans la bouche de la victime.

CYRIL BRIOULET

 

https://www.lci.fr/justice/meurtre-de-patricia-bouchon-laurent-dejean-a-bouloc-le-seul-suspect-libere-ce-jeudi-2078775.html

AFP
Meurtre de Patricia Bouchon à Bouloc : l’unique suspect sera-t-il libéré ce jeudi ?

 

JUSTICE – Sept ans après le meurtre de Patricia Bouchon, mère de famille de 49 ans partie le 14 février 2011 faire un jogging à Bouloc (Haute-Garonne)et retrouvée morte un mois et demi après, le seul et unique suspect dans cette affaire pourrait être remis en liberté ce jeudi après que le parquet général a requis un non-lieu le 18 janvier dernier. Mis en examen pour « homicide volontaire », Laurent Dejean est incarcéré depuis février 2014.
15 févr. 07:00Aurélie Sarrot

 

La décision de l’avocat général de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Toulouse, Pierre Bernard, avait été considérée comme « un coup de massue » pour la famille de la victime et comme un   »véritable soulagement » pour le seul suspect dans cette affaire et sa défense. Sept ans après le meurtre de Patricia Bouchon à Bouloc en Haute-Garonne, le meurtrier présumé mis en examen pour « homicide volontaire » et incarcéré depuis février 2014 alors qu’il avait 34 ans, pourrait être remis en liberté ce jeudi 15 février 2018.

Le 18 janvier dernier, le parquet général a en effet requis un non-lieu en faveur de Laurent Dejean.  Le parquet général, qui s’était pourtant toujours opposé à la remise en liberté de ce plaquiste présenté comme « psychotique » pendant l’enquête malgré les demandes répétées de ses avocats, est ainsi allé à l’encontre du juge d’instruction qui avait renvoyé le principal suspect aux Assises.

« L’arrêt de la chambre d’instruction a été mis en délibéré au 15 février et mon client pourrait sortir dès cette date s’il va dans le sens de l’avocat général qui s’est rallié à notre thèse. A savoir : qu’il n’y a pas suffisamment d’éléments pour accuser Monsieur Dejean », indique Guy Debuisson, avocat de Laurent Dejean contacté mardi par LCI.

« Un dossier de 47 000 feuillets, pas de preuve »

Secrétaire dans un cabinet d’avocats toulousains, Patricia Bouchon, 49 ans, était partie le 14 février 2011 vers 4H30 du matin faire son jogging autour de Bouloc, à 25 km au nord de Toulouse (Haute-Garonne). Son corps avait été retrouvé un mois et demi après, vertèbres et crâne enfoncés, un gant en latex enfoncé dans la gorge. Son meurtrier avait aussi essayé de l’étrangler mais aucun abus sexuel n’avait pu être mis en évidence.

Dans le cadre des investigations menées, Laurent Dejean avait été gardé à vue à deux reprises avant d’être finalement interpellé le 9 février 2014 puis mis en examen pour « homicide volontaire » et écroué.  Lors de sa mise en examen, le suspect avait été présenté comme « psychotique », ayant déjà subi des hospitalisations d’office et des « traitements très lourds ». Il était aussi adepte des « paradis artificiels, alcool et toxiques divers », selon le parquet. Il avait demandé un arrêt de travail, dix jours après le meurtre, pour suivre des soins psychiatriques, et n’avait pas repris son emploi.

« Aujourd’hui, mon client est très optimiste, car il est rare qu’un avocat général prenne cette décision. L’instruction a été très longue. Le dossier fait 47 000 feuillets. Mais les preuves ne sont pas là, poursuit Me Debuisson. D’abord, l’ADN retrouvé sur la victime est celui d’un homme mais pas celui de Monsieur Dejean. Or on sait qu’il y a eu des contacts très violents entre l’agresseur et la victime, des touffes de cheveux ont été retrouvées sur le chemin…. Ensuite, la voiture aperçue sur les lieux était une Clio grise alors que celle de mon client était blanche. Mon client n’a pas ailleurs jamais été reconnu par celui qui avait permis aux enquêteurs de faire le portrait-robot » en 2013. Enfin, des voisins du lieu de l’agression ont entendu des cris le 14 février, en l’occurrence, un homme dire « Excuse-moi, je n’ai pas voulu ça », ça les a réveillés. Aucun des témoins n’a reconnu dans ces hurlements la voix de Monsieur Dejean. Par ailleurs, ces phrases ont été dites avec l’emploi du tutoiement, tutoiement qui n’aurait pas été utilisé entre mon client et Madame Bouchon ».

Selon Me Debuisson, son client pense bien sortir de prison ce jeudi 15 février 2018. Et il est déjà prêt à reprendre ses activités et à profiter à nouveau de la vie. « Il rêve d’une bonne entrecôte et de partir à la pêche et à la chasse comme il le faisait avant », ajoute son avocat.

« Garder confiance en la justice »

Pour la famille de la victime la remise en liberté de Laurent Dejean serait très dure à supporter. En janvier dernier, la fille de la victime, Carlyne Bouchon, s’était dite « surprise » par cette réquisition mais avait précisé vouloir garder « confiance dans le travail de la justice ».   » Il est difficile d’imaginer que tout va s’arrêter », avait-t-elle dit à l’AFP, évoquant le travail des enquêteurs. Pour elle, « ce serait surprenant que les juges décident ce non-lieu. C’est même inimaginable ».

Dans une interview au Parisien, quelques jours après que le non-lieu a été requis, Christian Bouchon, le mari de Patricia avait déclaré : « un avocat général qui n’est pas au côté des victimes, j’avoue ne pas comprendre ».  Au sujet de Laurent Dejean, il avait ajouté : « Si ce n’est pas ce suspect, il n’était pas bien loin de là où Patricia a été tuée. Il a au moins vu quelque chose. J’ai besoin d’un procès pour qu’il réponde à toutes ces questions. Car il doit s’expliquer ».

Enfin, il avait précisé : « Si le non-lieu devait être confirmé, nous irions en cassation. Il me faut des réponses que je n’ai toujours pas. Si le suspect devait être aussi remis en liberté à l’issue, ce serait une décision de la conscience des juges ».

Aurélie Sarrot

Mis à jour : Aujourd’hui à 07:00Créé : Aujourd’hui à 07:00

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelilah_Himich

Abdelilah Himich

Abdelilah Himich
Surnom Abou Souleyman al-Faransi
Abdel le légionnaire
Naissance 16 novembre 1989 (28 ans)
Rabat (Maroc)
Origine Marocain
Allégeance Drapeau de la France France (2008-2010)
Drapeau de l'État islamique État islamique (depuis 2014)
Grade Émir
Commandement Brigade Tariq ibn Ziyad
Conflits Guerre d’Afghanistan
Guerre civile syrienne
Faits d’armes Bataille de Raqqa (2017)
Distinctions Médaille commémorative française
Médaille de l’OTAN
modifier Consultez la documentation du modèle

Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire ou Abou Souleyman al-Faransi, né le 16 novembre 1989 à Rabat au Maroc, est un djihadiste marocain ayant vécu en France1,2.

Biographie

Ayant vécu à Lunel (Hérault)1, commune marquée à partir de 2013 par le départ vers la Syrie d’une vingtaine de jeunes3. Le 13 novembre 2008, il s’engage dans de la Légion étrangère, au sein du 2e régiment étranger d’infanterie1,4. Il combat en Afghanistan durant six mois, du 3 juillet 2009 au 6 janvier 2010, et reçoit deux décorations : la médaille commémorative française le 30 août 2009 et la médaille de l’OTAN le 1er janvier 20101,3. Selon sa fiche de service, hormis une ivresse l’empêchant de prendre son service le 4 juillet 2010, Abdelilah Himich est considéré comme un soldat exemplaire ; mais selon la mère de sa compagne, il revient « très marqué » par l’Afghanistan1.

Abdelilah Himich fait défection le 28 septembre 2010 en profitant d’une permission pour assister à l’enterrement de son père, il est déclaré déserteur et radié des contrôles de la Légion le 21 octobre 20101,3. Il retourne à Lunel, puis emménage à Salon-de-Provence avec sa compagne. Il est condamné à 48 000 euros d’amende et 3 ans de prison, dont un avec sursis le 19 avril 20133 après avoir été arrêté à la gare du Nord à Paris2 pour avoir transporté 1,2 kilogramme de cocaïne en 2011 entre Amsterdam et Paris3. Il purge 5 mois de prison2. Après avoir manqué le concours d’aide-soignant, il fréquente des personnes radicalisées et devient l’émir d’un petit groupe de candidats au départ en Syrie3.

Il quitte Lunel dans la nuit du 6 au 7 février 2014 et rejoint la Syrie1. Il aurait d’abord intégré un petit groupe appelé Jaych Mohammed, avant de rallier l’État islamique1. Nommé « émir » et placé à la tête d’un groupe de 50 hommes, il participe à ses premiers combats en mars dans la région de Raqqa où il est blessé à l’épaule par un éclat d’obus1. Quelques mois plus tard, il est nommé émir de la brigade Tariq ibn Ziyad, forte de 300 combattants1. Sa compagne le rejoint également en Syrie et lui a donné un fils, Souleyman3.

En 2015, il aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats du 13 novembre et de Bruxelles5.

Le 22 novembre 2016, les services secrets américains rendent publique leur enquête sur les attentats. Le département d’Etat inscrit Abdelilah Himich, sur sa liste noire des terroristes étrangers comme un « responsable des opérations extérieures » de l’État islamique et qu’il « aurait été impliqué [was reportedly involved] dans l’organisation des attentats de Paris en novembre 2015 et de Bruxelles de mars 2016, mais l’information n’est pas validée par la justice française1 ». Une source de confusion possible serait le témoignage d’un survivant du Bataclan qui raconte avoir entendu un des deux terroristes, encore vivants après que l’un d’eux a été abattu par un policier, s’adresser à son complice pour lui demander s’il « comptait appeler Souleymane », mais les enquêteurs français attribuent cette évocation du prénom Souleymane à Ibrahim El Bakraoui dont la kunya est Abou Souleyman al-Baljiki, qui meurt en se faisant exploser à Bruxelles le 22 mars 20163.

Il serait toutefois l’un des Français les plus importants au sein de l’EI, surtout depuis la mort d’Abou Mohammed al-Adnani, ancien porte-parole du groupe et principal coordinateur des attentats de Paris, tué en août par une frappe de drone américain2. Il est rapporté aussi qu’il serait tombé en disgrâce et aurait été emprisonné6.

En 2017, il aurait pris part à la bataille de Raqqa contre les Forces démocratiques syriennes ; son sort n’est pas connu, il pourrait avoir été fait prisonnier ou aurait fait partie du convoi de djihadistes évacués de la ville après la conclusion d’un accord négocié par le Conseil civil de Raqqa7,8.

Article connexe

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Soren Seelow, « Abdelilah Himich, le légionnaire devenu cadre de l’organisation Etat islamique » [archive], lemonde.fr, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  2. a, b, c et d Thomas Liabot, « Abou Souleymane, un légionnaire devenu commandant de Daech? » [archive], lejdd.fr, 20 octobre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h « Abdelilah Himich, de soldat de la Légion étrangère à lieutenant de l’EI » [archive], nouvelobs.com, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  4. Samuel Forey, Le sanglant parcours dans l’EI du légionnaire de Lunel [archive], Le Figaro, 28 février 2017.
  5. Nicolas Hénin, « Profession : formateur de djihadistes » [archive], lepoint.fr, 6 décembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  6. Guillaume Atchouel, « Un jihadiste de Lunel suspecté par les USA d’avoir planifié les attentats » [archive], ladepeche.fr, 24 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  7. Madjid Zerrouky et Allan Kaval, « Avant la chute de Rakka, la question stratégique du sort des étrangers de l’EI » [archive], lemonde.fr, 16 octobre 2017.
  8. Paul Khalifeh, Raqqa: le sort d’un cerveau présumé du 13-Novembre en question [archive], RFI, 15 octobre 2017.

 

http://www.liberation.fr/debats/2015/03/02/a-propos-de-la-mort-d-hafed-benotman_1212557

A propos de la mort d’Hafed Benotman

 

Par Arthur Harari, Réalisateur — 2 mars 2015 à 15:41
A propos de la mort d’Hafed Benotman Photo : Andrea Gandini

 

L’écrivain-braqueur est mort le 20 février à l’âge de 54 ans. Ce texte est un hommage au défunt et une interpellation à des hommes vivants, qui sont au service de l’Etat français.

 

  • A propos de la mort d’Hafed Benotman

J’ai connu Hafed Benotman le temps d’une courte année, entre le jour où j’ai décidé que je voulais qu’il joue l’un des rôles principaux de mon premier long métrage, Diamant noir, et sa mort il y a quelques jours. Entretemps, nous avons tourné ce film ensemble, et j’ai trouvé en lui un homme et un acteur exceptionnels, un ami et un frère. Une de ses amies m’a dit de lui : «Il avait ce quelque chose d’indéfinissable qui faisait qu’on ne pouvait pas ne pas l’aimer.» C’est mon sentiment exact.

Hafed Benotman a été délinquant, braqueur multi-récidiviste, écrivain, dramaturge, poète, acteur, militant anti-carcéral, grand cardiaque, sans papiers. Il était pourtant né en France de parents algériens en 1960, c’est-à-dire deux ans avant l’indépendance de l’Algérie. Comme tous les algériens vivants en France, ses parents, ses frères et sœurs et lui sont automatiquement devenus algériens en 1962. Pour obtenir la nationalité française, ils devaient en faire la demande, et c’est ce qu’ont fait tous les membres de sa famille. A sa majorité, Hafed ne l’a pas fait, car il était à l’époque en détention pour un de ses premiers vols. Et aussi, surtout, parce qu’il s’en foutait alors, comme il le disait lui-même. Il était en colère contre beaucoup de choses (il faut lire ses livres pour savoir lesquelles), et demander à ce pays l’autorisation d’être l’un de ses enfants ne l’intéressait pas. Peut-être a-t-il eu tort de ne pas demander bien gentiment quelque chose qui lui revenait de droit, un droit qui porte un nom : le droit du sol.

Pendant près de 20 ans, Hafed a vécu légalement en France grâce à des cartes de séjours renouvelables. Il devient écrivain en prison, se marie deux fois en prison, en sort, y retourne, se radicalise à l’extrême gauche, continue de publier. En tout, et jusqu’à 2007, il aura passé 17 ans emprisonné. C’est en prison qu’en 1996 il fait un premier double infarctus, se découvrant insuffisant cardiaque. L’administration pénitentiaire a mis 12 jours avant de prendre Hafed au sérieux et de le prendre en charge… d’où est née sa nécrose du cœur.

En 1996 précisément, la Loi Pasqua de la double peine change la donne pour les multirécidivistes «étrangers» comme Hafed : il est sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, expulsable vers l’Algérie, pays qu’il ne connaît pas. Peu après, l’arrêté est cassé après un recours en justice, et Hafed est officiellement non-expulsable. Mais dès lors, toutes ses demandes de titre de séjour et de nationalisation seront refusées, jusqu’à sa mort.

J’interpelle donc des hommes dont je ne connais pas les noms. Le cas d’Hafed était défendu depuis plusieurs années par la Ligue des Droits de l’Homme, via son président Pierre Tartakowsky, qui avait multiplié les démarches pour obtenir ce qui ne pouvait légalement plus lui être refusé, si cela avait jamais été le cas, à savoir sa nationalité française. Mais les autorités de France, le Ministère de l’Intérieur, la Préfecture de Police, sont systématiquement restés sourds à ces demandes, signifiant en silence, mais on ne peut plus clairement, qu’Hafed devait encore payer pour ses actes. Après 17 ans de prison, ce qui ressemble pourtant de très près à un paiement suffisant.

Quand j’ai appris la situation administrative d’Hafed, j’ai fait des démarches actives pour tenter d’accélérer sa régularisation, que la LDH pensait imminente, afin qu’il puisse travailler sur mon film. Le jour du tournage se rapprochant, j’ai décidé avec lui de miser sur une autorisation temporaire de travail. Mais pour l’obtenir, nous devions présenter un permis de séjour de trois mois. A cette demande, la Préfecture est aussi restée sourde, et muette. Mais je n’ai pas pu me résoudre à remplacer Hafed pour des raisons aussi révoltantes.

Mais il y a bien pire. Le cœur d’Hafed ne fonctionnait qu’à 25% de ses capacités, et la LDH avait légitimement fait de cette donnée un des arguments de sa démarche auprès des autorités. Hafed n’était autorisé à gagner sa vie que comme auteur, ce qui ne lui permettait ni de gagner correctement sa vie, ni d’avoir une couverture maladie décente. Il était entouré, soutenu, mais constamment fauché. Ses frais médicaux étaient régulièrement au-dessus de ses moyens, et sa pudeur l’empêchait souvent de demander de l’argent à ses amis, pourtant nombreux. Quelques jours avant sa dernière attaque cardiaque, Hafed a eu un signe avant-coureur : il a eu un œdème au poumon. Il l’a identifié comme tel, en ayant déjà fait l’expérience par le passé. Mais il a choisi de n’en parler à personne et de s’auto-médicamenter, pour ne pas avoir à demander à un ami de payer le médecin, comme c’était trop souvent le cas à ses yeux. Là, oui, il a eu tort de ne pas demander bien gentiment. C’est quelques jours plus tard, en essayant d’attraper un train, qu’il est tombé par terre.

Des hommes au service de l’Etat connaissaient ce risque, pour avoir maintes fois été informés par la Ligue des Droits de l’Homme qu’Hafed Benotman, né en France et ayant largement payé pour ses vols, publiant des livres et jouant dans des films en France et en langue française, était insuffisant cardiaque, et que sa situation administrative intenable menaçait sa santé, sa vie. Je doute que que ces hommes au service de l’Etat soient venus aux obsèques d’Hafed Benotman, samedi 28 février 2015 à 12h40, au cimetière d’Ivry-sur-Seine, 44 avenue de Verdun, Carré 16. Mais, vu que personne ne connaît leurs noms ni leurs visages, ils pourront toujours dire qu’ils y étaient s’ils ont quelque remords.

Arthur Harari Réalisateur

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdel_Hafed_Benotman

Abdel Hafed Benotman

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Abdel Hafed Benotman
Description de cette image, également commentée ci-après
Abdel Hafed Benotman au Lycée Rive Gauche à Toulouse.
Données clés
Naissance 3 septembre 1960
Paris, Drapeau de la France France
Décès 20 février 2015 (à 54 ans)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Littérature, polar

Œuvres principales

  • 1992 : Les Forcenés

modifier Consultez la documentation du modèle

Abdel Hafed Benotman est un écrivain de langue française et de nationalité algérienne1, né le 3 septembre 1960 à Paris et mort le 20 février 2015 (à 54 ans)2. Vivant en France, il est l’auteur de romans policiers, de nouvelles, de poésies, de chansons, de pièces de théâtre et de scénarios de films. Il a également été condamné plusieurs fois pour vols et braquages de banques et a fait plusieurs séjours en prison.

Sommaire

Biographie

Enfance et jeunesse

Abdel Hafed Benotman est né à Paris le 3 septembre 1960. Il est le dernier né d’une famille de quatre enfants, de parents algériens arrivés en France dans les années 1950. Il passe son enfance dans le 6e arrondissement de Paris (Quartier latin). Il quitte l’école à 15 ans et connaît son premier séjour en prison à l’âge de 16 ans au Centre de Jeunes Détenus de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. À sa sortie, il occupe différents petits emplois : livreur-manutentionnaire, chez un fleuriste et dans le prêt-à-porter.

Séjours en prison et écriture

En 1979, à la suite d’un braquage, il passe devant la Cour d’assises. Il est condamné à deux fois sept ans de prison qu’il effectue dans différents centres pénitentiaires, dont la Maison centrale de Clairvaux. Il refuse le travail obligatoire en prison, mais il participe à des ateliers de théâtre. En 1984, il est libéré. Ayant participé à l’atelier théâtre que menait Maryvonne Vénard (écrivaine et metteuse en scène) à la Centrale de Clairvaux depuis 1982, à sa sortie de prison, il est pris en charge par la compagnie du théâtre de la Pierre Noire qui l’installe à Troyes. Il y travaille pour la compagnie de théâtre de la Pierre Noire durant deux ans et demi. Il joue des pièces d’Anton Tchekhov, Victor Hugo (mises en scène de Maryvonne Vénard)…

Il anime des ateliers de théâtre avec différents publics : enfants psychotiques, personnes âgées, jeunes délinquants, handicapés.

En 1987, il revient à Paris et se lance dans l’écriture pour le théâtre. Il écrit deux pièces : M. Toz et La pension qui seront mises en scène par son frère et jouées à Aix-en-Provence et à Paris.

En 1990, il récidive et est à nouveau condamné à huit ans de prison pour vol. Il se rapproche de l’extrême gauche. Il se considère comme prisonnier politique et participe aux Luttes anticarcérales.

En 1993, son premier recueil de nouvelles, Les Forcenés, est édité alors qu’il est encore en prison.

En 1994, du fait de l’application de la loi Pasqua sur la double peine, il est menacé d’expulsion vers l’Algérie, ne parvenant pas à faire renouveler son permis de séjour3. Il s’évade de prison et se cache (il totalisera 18 mois de cavale sur l’ensemble de ses peines de prison). Il vit sans papiers depuis 1996. En 1995, il est repris et condamné à 2 ans et 6 mois supplémentaires pour évasion, puis encore 3 ans de plus. En 1996, il est victime d’un double infarctus en prison et doit être opéré. Il est depuis en insuffisance cardiaque.

À partir des années 2000, François Guérif, éditeur chez Rivages/Noir soutient le travail d’écrivain d’Abdel Hafed Benotman et publie la plupart de ses livres4. C’est au cours de son séjour à la Maison d’arrêt de Fresnes, en 2004, que Jean-Hugues Oppel, auteur de romans policiers aux Éditions Rivage et ami depuis 2000 lui rend visite régulièrement et l’encourage à poursuivre son travail d’écriture. Il préface son livre Les Forcenés5. En 2005, alors qu’il est toujours incarcéré, Abdel Hafed Benotman épouse Francine. En 2007, il sort de prison et la retrouve. Elle ouvre le restaurant associatif « Diet Éthique » dans le 15e arrondissement de Paris. Depuis cette date, il continue d’écrire. Il participe régulièrement à des salons et festivals littéraires. En 2008, il rencontre le juge Éric Halphen, auteur de romans policiers lui aussi, dans le cadre d’un échange littéraire6. Abdel Hafed Benotman est aussi membre du jury pour le Théâtre du Rond Point des Champs-Élysées, en lien avec les conservatoires parisiens7. En 2012, il écrit et met en scène une nouvelle pièce de théâtre, Les Aimants au Vingtième Théâtre de Paris.

Engagements et luttes anti-carcérales

À partir de 1998, il entretient une correspondance avec des prisonnières dont Joëlle Aubron, militante d’Action directe, Idoia López Riaño, militante de l’ETA et Francine qu’il épousera en 2005, quand elle sera dehors et lui de nouveau arrêté. En décembre 1999, il est libéré de la Centrale de Melun.

Jacques Doillon, cinéaste, lui propose un petit rôle dans un de ses films. Il est invité pour des conférences sur l’univers carcéral, dont une en 2000 à l’École nationale de la magistrature. Son recueil de nouvelles, les Forcenés, est réédité.

En 2000, il est intervenant dans l’association « Dire et faire contre le racisme » parrainée par Danielle Mitterrand, ainsi que dans l’association « Ban public ». Il est invité dans des émissions littéraires et anime une émission de radio hebdomadaire, Ras les murs, sur Radio libertaire à Paris. Il est ouvreur au cinéma Le Méliès à Montreuil en Seine-Saint-Denis. Il joue un second rôle dans un épisode de la série télévisée Central Nuit.

En 2001, sur Fréquence Paris Plurielle, il participe à la création de l’émission de radio : L’envolée 8 en référence à Georges Coustel, le premier en France à avoir fait évader ses amis par hélicoptère. Puis un journal du même nom est lancé pour toucher les prisonniers au-delà de la région parisienne. En 2002, il écrit la Politesse des foules pour la compagnie Arcadin. Cette pièce de théâtre est jouée par les habitants des quartiers de Dreux. Une autre de ses pièces, le Numéro sortant, est jouée au Théâtre du Nord-Ouest à Paris pour l’association Ban Public. De 2004 à 2007, il effectue une dernière peine de prison à la suite de sept braquages pour un butin de 22 000 euros.

Il est enterré au cimetière parisien d’Ivry (16e division)9.

Prix et distinctions

Œuvre

Romans

  • 1992 : Les Forcenés, recueil de nouvelles préfacé par Robin Cook, Éd. Clô.
  • 2000 : Les Forcenés, réédition, Rivages/Noir
  • 2003 : Éboueur sur échafaud, roman autobiographique, Rivages/Noir
  • 2006 : Le Philotoon’s: Correspondance entre l’auteur en prison et des amis de l’intérieur et de l’extérieur, Éd. L’insomniaque
  • 2006 : Les Poteaux de torture, second recueil de nouvelles, Éd. Rivages
  • 2008 : Marche de nuit sans lune:roman, Éd. Rivages (en cours d’adaptation par Abdellatif Kéchiche)
  • 2011 : Garde à vie : roman jeunesse, Éd. Syros, Coll. Rat noir
  • 2012 : Gonzo à gogo : de Ange Rebelli et Jack Maisonneuve, roman, 2012. Éd. Tabou
  • 2012 : Coco, Éd. Écorce. Illustré par Laurence Biberfeld
  • 2012 : Un nageur en plein ciel, roman d’Idir Lorent, dont il écrit la préface. 2012, Rivages/Noir
  • 2016 : Un jardin à la cour, Éd. Rivages/Thriller

Poésie

  • 2010 : L’Œil à clé: recueil de poésies, Éd.Domens.

Théâtre

  • 2001 : La Joue du roi, suivi de Vomitif, pièces de théâtre, Éd. L’Insomniaque.
  • 2002 : La Politesse des foules, pièce de théâtre qu’il met en scène en 2002.

Filmographie

En préparation

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  • Les Dos argentés, recueil de nouvelles.
  • Le Bottin des hommes, long métrage.
  • Un jardin à la cour, roman.

Notes et références

  1. Bien que né en France, il dit n’avoir jamais eu la nationalité française à sa majorité, ne l’ayant pas demandée, bien que celle-ci eût dû lui être automatiquement reconnue en vertu du droit du sol. Il indique avoir vécu toute sa vie en France grâce à des permis de séjour, puis avec le statut de sans-papiers lorsque le renouvellement de ces permis lui a été refusé en raison de ses condamnations – Voir Portrait : Haut les cœurs [archive], Libération, 21 avril 2008]
  2. Hubert Artus, « Hommage à Abdel-Hafed Benotman, l’éternel souriant, écrivain gardé à vie » [archive], sur blogs.lexpress.fr, 21 février 2015
  3. Portrait : Haut les cœurs [archive], Libération, 21 avril 2008]
  4. http://www.a-parte.fr/action-culturelle/nos-intervenants/hafed-benotman/ [archive]
  5. « Les Forcenés – Abdel Hafed Benotman » [archive], sur payot-rivages.net (consulté le 31 janvier 2013)
  6. http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20080415.BIB1147/en-video-halphen-benotman-le-juge-le-taulard-leurs-polars.html [archive]
  7. http://www.mpaa.fr/Programme?year=2012&month=9&day=22&event=Concours-d%27ecriture-2012-:-dans-quel-etat-sommes-nous-?&e_id=2916 [archive]
  8. http://lejournalenvolee.free.fr/ [archive]
  9. http://equipement.paris.fr/cimetiere-parisien-d-ivry-4504 [archive]
  10. http://www.cettefrancela.net/volume-1/recits-1/article/abdel-hafed-benotman [archive]
  11. https://www.dailymotion.com/video/xfqt30_nourdine-halli-et-baptiste-filleul-dehors-dedans_shortfilms#.UVmB2jc75Fk [archive]
  12. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=193030.html [archive]
  13. http://blog813.over-blog.com/article-moisson-du-mitan-109102308.html [archive]
  14. http://www.google.fr/search?q=Nourdine+Halli&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=com.frontmotion:fr:unofficial&client=firefox-a [archive]

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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http://www.huffingtonpost.fr/2012/03/27/mohamed-merah-vido-tuerie-toulouse-montauban-aljazeera_n_1381847.html

27/03/2012 12:31 CEST | Actualisé 03/10/2016 19:56 CEST

 

Vidéo des tueries: ce n’est pas Mohamed Merah qui a posté la lettre à Al Jazeera

 dans Corruption

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Le tueur au scooter Mohamed Merah n’est pas l’expéditeur du montage vidéo de ses crimes reçu par la poste au bureau parisien de la chaîne Al Jazeera, que la police a entre les mains depuis lundi 26 mars, a-t-on appris mardi 27 mars de source policière.

Les enquêteurs recherchent toujours mardi qui a pu poster mercredi dernier ce courrier, contenant notamment une clé USB, mais, selon les premiers éléments de l’enquête, ce « ne peut être Mohamed Merah », a-t-on précisé de même source.

Les policiers ont localisé le lieu où a été posté ce courrier, qui contient une lettre de revendication manuscrite de la main de Mohamed Merah et a été envoyé « en dehors de Toulouse », a précisé la source.

Selon une information Europe 1, la lettre aurait été postée de Castelnau-d’Estrétefonds, à 25 km au nord de Toulouse, dans un bureau de poste.

Or, selon Le Figaro, le tueur de Toulouse et de Montauban a justement travaillé une dizaine de jours en janvier dans une carrosserie de la commune.

Toutefois, le tampon de l’envoi ne permet pas de dire avec certitude d’où il a été posté car il s’agit de celui de Castelnau-d’Estrétefonds, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse qui abrite une plateforme industrielle de tri pour toute la région Midi-Pyrénées, où sont oblitérés chaque jour 2,7 millions de courriers de sept départements.

Avec l’industrialisation du tri, il est « impossible de revenir au lieu précis » où le courrier a été déposé, explique un responsable régional de La Poste. Sur le parcours du courrier, on estime probable à La Poste que l’oblitération du mercredi signifie qu’il a été déposé dans une boîte après la mi-journée mardi ou plus tard dans un bureau de poste.

 

 dans Crime

La vidéo dont s’est saisie l’enquête lundi est un « montage des images des différentes tueries avec de la musique et des versets du Coran », a dit une source proche de l’enquête. Un enregistrement qui ne sera finalement pas diffusé par la chaîne. Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la PJ parisienne ont récupéré les images lundi auprès de la télévision et doivent les exploiter, a-t-on encore précisé.

Le tueur au scooter Mohamed Merah avait filmé chacune de ses tueries des 11, 15 et 19 mars à l’aide d’une mini caméra, une GoPro, habituellement utilisée par les plongeurs et sportifs de l’extrême pour filmer leurs exploits, avait révélé jeudi dernier le procureur de la République de Paris François Molins.

Cette caméra, « dont il s’était sanglé », lui avait permis d’enregistrer des scènes « extrêmement explicites », avait-il ajouté. Les enquêteurs ont depuis vérifié que Mohamed Merah les destinait à une diffusion sur internet, accompagnée d’une revendication.

Dimanche déjà, les enquêteurs n’excluaient pas qu’il ait cherché à diffuser les vidéos par d’autres voies qu’Internet.

LIRE AUSSI:

» Mohamed Merah: les suites de l’enquête

» Les événements de Toulouse seront-ils un tournant politique ?

» Le frère de Merah, écroué, n’est « pas fier » des actes de son frère

» Ils rendent hommage à Merah, épisode 3

» Des milliers de personnes en hommage aux victimes

» Une professeure demande une minute de silence pour Merah

» Mohamed Merah: après sa mort, la polémique

» Merah a filmé toutes ses tueries

Envoyer une correction

 

http://www.lindependant.fr/2013/03/15/affaire-merah-le-mystere-de-la-clio-de-st-papoul-reste-entier,1736161.php

  • par Rémi Lebrère
  • Le 15 mars à 6h00 | Mis à jour le 15 mars

 

Affaire Merah : le mystère de la Clio de St-Papoul reste entier

 

Officiellement, « l’affaire est classée ». Mais la découverte, le 28 mars 2012, à Saint-Papoul, d’une Clio 2 grise, immatriculée dans la Haute-Garonne, et pouvant être liée à l’affaire Merah, garde tout son mystère. Même un an après les tueries de Toulouse et Montauban. A bord de cette voiture, les gendarmes retrouvaient un casque de moto et des éléments de carénage de scooter Yamaha T-Max, le même engin que celui utilisé par le tueur en série pour commettre ses assassinats. Des témoins visuels des faits rapportaient, à l’époque, que le scooter du tireur fou était tantôt blanc, tantôt noir, d’où un possible changement du carénage.

Le véhicule saisi par les enquêteurs

Le rapport entre la Clio de Saint-Papoul et le dossier Merah était d’autant plus troublant qu’après contrôle au fichier, la plaque minéralogique dudit véhicule démontrait qu’il appartenait à une personne habitant dans la même rue que le tueur, rue du Sergent-Vigné, à Toulouse. Le propriétaire était-il le fameux troisième homme, celui qui aurait prêté main forte à Merah, en plus de son frère Abdelkader, toujours écroué ? La Clio était donc saisie par les enquêteurs du SRPJ de Toulouse. Peu après, une source policière indiquait formellement, que la voiture n’avait « aucun lien » avec le dossier et que le propriétaire en question avait vendu la Clio à un Audois, plusieurs semaines avant le drame. Quant aux pièces de scooter, il s’agissait, toujours de source policière, de simples morceaux de ferraille… Une thèse encore soutenue, aujourd’hui, par la justice. « Affaire classée sans suite », indiquait sobrement, lundi, le procureur de la République de Carcassonne, Antoine Leroy.

Le maire n’a jamais eu le fin mot de l’histoire

Il n’en reste pas moins qu’à Saint-Papoul, personne n’a su (et ne sait à ce jour) à qui appartenait cette voiture, littéralement « tombée du ciel », un matin, sur la place du poids-public. Le voisinage, composé pour l’essentiel de personnes âgées, plutôt aux aguets de ce qui se passe à leur porte, n’a jamais vu quelqu’un monter ou descendre de la Clio, ni même prendre ou déposer quelque chose à l’intérieur. Un an après, le maire de Saint-Papoul, Serge Ourliac est toujours aussi formel. « Je n’ai jamais eu de nouvelles concernant cette Clio. Pour moi, il est clair que la voiture n’a jamais appartenu à un habitant du village. Tout le monde se connaît, ici. J’ai bien tenté de m’en informer auprès de la gendarmerie, avec laquelle j’entretiens de très bons rapport, mais je n’ai jamais obtenu de réponse.»

De troublantes concoïncidernces

Un après après les faits, il faut tout de même reconnaître que les coïncidences entre la Clio de Saint-Papoul, son contenu, et l’affaire Merah, restent particulièrement troublantes… Comment ce véhicule, totalement inconnu dans le village, a pu arriver à Saint-Papoul ? Comment se fait-il que plus aucune info n’ait été donnée ensuite ? Et pourquoi le ‘vrai’ propriétaire du véhicule ne s’est jamais manifesté à Saint-Papoul ? Autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponse, secret de l’instruction oblige. Une instruction qui n’a jamais à ce jour élucidé la thèse du « troisième homme », pourtant défendue par les avocats des victimes de Merah. Un « troisième homme » qui a peut-être semé un indice important du côté de Saint-Papoul, un jour de mars 2012 . La Clio retrouvée devant l’ancien poids-publics de Saint-Papoul le 28 mars 2012.

Quel lien avec le village ?

Soixante-dix kilomètres séparent Toulouse de Saint-Papoul, soit 40 minutes de trajet. On peut aisément imaginer que le tueur en série, où l’un de ses complices ait choisi ce petit village de 800 âmes pour y installer une sorte de base arrière. Le choix de Saint-Papoul serait-il le fruit du hasard ? Peut-être. Mais en matière judiciaire, il n’y a qu’une faible place pour les concours de circonstances. Alors pourquoi Saint-Papoul ? La Clio était parfaitement roulante et approvisionnée en carburant, au moment de sa saisie. La thèse de la panne, au cœur du Lauragais, est donc à proscrire. Mohamed Merah possédait-il des relations à Saint-Papoul ? Difficile à dire. Une chose est sûre, Merah s’était déjà rendu dans le Lauragais. En 2007, selon nos confrère de « La Dépêche du Midi», il était contrôlé par les gendarmes, à Villefranche-de-Lauragais, suite à un incident lors d’un mariage. De Saint-Papoul à Villefranche, il y a 30 km seulement. Une autre piste peut aussi être envisagée : la présence, à Saint-Papoul, d’un centre pour jeunes en difficultés sociales. Si cette structure œuvre aujourd’hui dans le domaine de la réinsertion, elle fut, voici une décennie, un centre fermé accueillant des délinquants mineurs. Merah y est-il passé, bien que seulement âgé de 23 ans au moment où il a été abattu par le Raid, dans son appartement toulousain ? L’une de ses connaissances avait-elle fréquenté cet établissement ? Possible. Mais il y a un an, quand nous avions posé la question à un cadre du centre, Merah y était « inconnu au bataillon ».

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/4e_r%C3%A9giment_%C3%A9tranger

4e régiment étranger

4e régiment étranger
Image illustrative de l'article 4e régiment étranger
Insigne régimentaire du 4e régiment étranger

Création 15 novembre 1920
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Légion étrangère
Type Régiment d’infanterie
Rôle Instruction et formation
Effectif 500
Fait partie de COMLE
Garnison Castelnaudary (Aude)
Surnom « Creuset de la Légion »
et
« Régiment des fortes têtes »
Couleurs Vert et rouge
Marche C’est le 4 en chantant
Inscriptions
sur l’emblème
CAMERONE 1863
MAROC 1914-1918-1921-1934
DJEBEL ZAGHOUAN 1943
AFN 1952-1962
Anniversaire 30 avril (Camerone)
15 novembre (création du régiment)
Guerres Guerre d’Indochine
Guerre d’Algérie
Décorations Croix de guerre 1939-1945 avec palme
Commandant lieutenant-colonel Alexis de Roffignac
modifier Consultez la documentation du modèle

 

Le 4e régiment étranger, ou 4e RE, est le régiment de formation de la Légion étrangère. Il est stationné à Castelnaudary depuis 1976, date de son arrivée de Corse. Il n’est pas projetable en opération.

C’est dans cette unité que sont formés les engagés volontaires, au cours d’un cycle de dix-sept semaines au sein de l’une des CEV (compagnies d’engagés volontaires). Il s’agit notamment pour ces étrangers d’apprendre le français par le biais de la méthode « Képi blanc » autrefois et « Mauger » aujourd’hui. En binômes ou trinômes (en fonction du nombre de francophones), dont un francophone, les futurs légionnaires acquièrent les bases du français sans jamais recourir à leur langue maternelle.

Après avoir rejoint leurs corps d’affectation, ils reviendront encore au « creuset de la Légion » pour y suivre éventuellement une formation de spécialiste (cuisinier, infirmier, transmetteur, informaticien, mécanicien, moniteur de sport, secrétaire, moniteur de conduite) à la CIS (compagnie d’instruction des spécialistes).

Ensuite, au cours de leur premier contrat, ils reviendront effectuer la FGE (formation générale élémentaire) afin de gagner leurs galons de caporal et, pour les meilleurs, la FG1 (formation générale de 1er degré) qui leur ouvrira la carrière de sous-officier. Ces formations de cadres, de même que la formation de spécialiste 1er degré de combattant et la préparation à la formation générale de 2e degré, sont effectuées à la CIC (compagnie d’instruction des cadres).

Sommaire

Création et dénominations

Le régiment est créé le 15 novembre 1920 à Marrakech, au Maroc.

Dissous en 1940, le régiment est recréé en 1941 sous l’appellation de 4e demi-brigade de la Légion étrangère.

En 1948, il reprend le nom de 4e régiment étranger d’infanterie.

Le 25 avril 1964, le régiment est dissous, à l’issue de la fermeture du site d’essais nucléaires français de Reggane.

En 1976, le GILE (groupement d’instruction de la Légion étrangère) est déplacé à Castelnaudary et prend le nom de RILE (régiment d’instruction de la Légion étrangère) le 1er septembre 1977. Il reçoit alors la garde du drapeau du 4e RE.

Le 4e régiment étranger est recréé le 1er juin 1980.

  • 36px-LTN-4REI-1934 dans LCR - NPA

    Lieutenant du 4e REI en 1934

Histoire

Seconde Guerre mondiale

Stationné au Maroc jusqu’en 1940, il y mène une mission de pacification, gagnant ainsi la dénomination de « régiment du Maroc ».

En 1943, il est engagé, sous le nom de 1er régiment étranger d’infanterie motorisée, dans les combats d’Afrique du Nord.

Au cours de la campagne de Tunisie, le régiment est décoré de la Croix de guerre 1939-1945.

Après-guerre

Alors que l’un de ses bataillons, intégré au sein du 5e REI, prend part à la guerre d’Indochine, le régiment retrouve le Maroc.

Le 2e bataillon participe à la répression de l’insurrection malgache de 19471.

Dans les années 1950, il assure pour la première fois une mission de formation pour les unités destinées à combattre en Extrême-Orient. Parallèlement, il concourt au maintien de l’ordre le long des frontières algéro-tunisiennes lors de la guerre d’Algérie.

En 1963, après le cessez-le-feu, il se voit confier la mission d’assurer la sécurité du site de Reggane au cœur du Sahara, où se forge l’armement nucléaire français. L’évacuation du site par la France entraîne sa dissolution en 1964.

Quelques années plus tard, c’est le groupement d’instruction de la Légion étrangère (GILE) qui hérite de la mission de former l’ensemble des corps de Légion. Le GILE est tout d’abord stationné en Corse, à Corte, avant d’être transféré en 1976 à Castelnaudary.

Traditions

Insigne

Le 4e RE garde dans son insigne la Koutoubia de Marrakech et les monts de l’Atlas.

Insigne_r%C3%A9gimentaire_du_4e_r%C3%A9giment_%C3%A9tranger_%281937%29 dans Perversité
Insigne régimentaire de poitrine du 4e RE

Devise

Chant

C’est le 4 en chantant
I

À travers pierres et dunes,
S’en vont les képis blancs.
Sous le soleil, clair de lune,
Nous marchons en chantant.
Vers Bechar ou vers Casa,
Dans toutes les directions,
Nous repartons au combat,
Pour la gloire de la Légion.

Refrain

C’est le 4 en chantant qui s’avance,
Qui s’avance, laissez-le passer.

II

Sur les pistes des Corbières,
Nous partons en mission.
Une colonne de bérêts verts,
S’en va à l’instruction.
Vers la Jasse ou vers Bel-Air,
Dans toutes les directions,
Devenir légionnaire,
C’est notre seule ambition.

Faits d’armes et inscriptions sur le drapeau2

Décorations

  • 65px-Croix_de_Guerre_39_45 dans Politique
    Croix de guerre 39-45

Personnalités ayant servi au régiment

Liste des chefs de corps

  • 1948-1950 : lieutenant-colonel Gabriel Bablon
  • 1980 : lieutenant-colonel Jean
  • 1981 : colonel Latournerie
  • 1983 : lieutenant-colonel Colcomba
  • 1985 : lieutenant-colonel Kreherb
  • 1987 : lieutenant-colonel Seignezb
  • 1989 : colonel Graila
  • 1991 : colonel Dureau
  • 1993 : colonel Pinard-Legryb
  • 1995 : colonel Buffeteau
  • 1997 : colonel Pichot de Champfleurya
  • 1999 : colonel Barbauda
  • 2001 : colonel Thiebaultb
  • 2003 : colonel Kotchine
  • 2005 : colonel Roqueplo
  • 2007 : colonel Pau
  • 2009 : colonel Mistralb
  • 2011 : colonel Talbourdel
  • 2013 : colonel Lobel
  • 2015 : colonel Dufour
  • 2017 : lieutenant-colonel de Roffignac

Le régiment aujourd’hui

Missions

Le régiment a la mission d’assurer :

  • la formation initiale de tous les engagés volontaires de la Légion étrangère ;
  • la formation des spécialistes de niveau élémentaire, 1er degré et 2e degrés dans les branches combat, sport, transmissions, santé, administration, instruction conduite, maintenance auto et télécommunications, informatique, etc.;
  • assurer la formation des cadres de la Légion étrangère (formation générale élémentaire, de 1er et 2e degrés).

Organisation

Le 4e régiment étranger est articulé en 6 compagnies d’effectifs très variables et aux spécialités bien établies. Le régiment compte un peu plus de 500 permanents.

  • La CCS ou compagnie de commandement et des services, regroupe tous les services nécessaires au bon fonctionnement de la vie quotidienne de l’unité (cuisines, infirmerie, ateliers mécaniques, casernement, etc.).
  • 3 CEV ou compagnie d’engagés volontaires. Elles assurent la formation initiale de tous les jeunes engagés. Le cycle d’instruction de 17 semaines débute systématiquement par un passage d’un mois en ferme où le jeune légionnaire fait l’apprentissage du français, du métier de soldat et de la vie de groupe.
  • La CIC ou compagnie d’instruction des cadres. C’est la compagnie qui forme les futurs caporaux et les futurs sergents de la Légion étrangère. Elle forme aussi les futurs chefs de groupe d’infanterie blindée et encadre les sous-officiers plus anciens au cours de la formation générale de 2e degré.
  • La CIS ou compagnie d’instruction des spécialistes. Elle forme les futurs spécialistes des tous les régiments de Légion dans les domaines autres que le « métier » du régiment, infanterie, cavalerie ou génie. Elle intègre aussi le centre de formation des conducteurs de la Légion étrangère.

Matériels

Régiment de formation, le 4e RE ne dispose pas de matériels majeurs. En revanche, il a en son sein des installations adaptées à l’instruction menée : stand de tir fermé, piscine couverte, piste de conduite, nombreuses salles informatiques, gymnase et stade, parcours du combattant, etc.

Le régiment dispose par ailleurs de 4 fermes, soit une par compagnie d’engagés volontaires et une pour la compagnie d’instruction des cadres ainsi qu’un chalet à Formiguères (près de Font-Romeu). Ces fermes permettent un entraînement de qualité, loin des contraintes de la vie de quartier, permettant l’apprentissage de la vie en collectivité.

Notes et références

Notes

  1. a, b, c et d Officier devenu par la suite général de division.
  2. a, b, c, d et e Officier devenu par la suite général de brigade.

Références

  1. Charles Janier, Dictionnaire Opex : Opérations extérieures de l’armée française depuis 1945, Editions SPE Barthélémy, mai 2015, 105 p. (ISBN 979-1094311059), p. 5
  2. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l’armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007 [archive]
  3. Arrêté relatif à l’attribution de l’inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Le 4e Étranger par Tibor Szecsko (texte) et Ph. Cart Tanneur (éditeur), préface du lieutenant-colonel Kreher, chef de corps – Ed. BIP 1987

Sources :

Liens externes

 

http://www.europe1.fr/france/portrait-qui-est-mohamed-merah-999679

PORTRAIT – Qui est Mohamed Merah ?

 

11h13, le 21 mars 2012, modifié à 09h12, le 22 mars 2012
PORTRAIT - Qui est Mohamed Merah ?

L’immeuble du présumé « tueur au scooter », à Toulouse.@ FRANCE 2
 

Ce Toulousain de 23 ans est soupçonné d’être l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban.

 

Les faits. Le Raid a lancé mercredi à 3h20 du matin une opération, encore en cours, dans une habitation du quartier résidentiel de la Côte Pavée, à l’est de Toulouse. Un homme se revendiquant d’Al-Qaïda, considéré comme le principal suspect des tueries qui ont fait sept morts, est retranché chez lui, cerné par la police et le Raid.

Le profil de l’auteur présumé.  Le présumé coupable de la tuerie de l’école juive, et du meurtre des trois jeunes militaires serait Mohamed Merah, un Toulousain de 23 ans. Le jeune homme est un Français, d’origine algérienne, a révélé le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Né en octobre 1988, il a grandi dans une cité toulousaine, et est connu depuis 2006 par la police locale pour des actes de petite délinquance (délits, outrages), selon les informations d’Europe 1.

Sa mère, amenée sur les lieux pour le raisonner, « n’a pas souhaité entrer en contact avec son fils, indiquant qu’elle n’avait guère d’influence sur lui » a déclaré le ministre de l’Intérieur. Elle a été placée en garde à vue, mercredi matin, ainsi que le frère et la compagne de celui-ci. Le procureur de Paris, François Molins, a d’ailleurs insisté sur l’implication des « frères Merah » dans cette affaire.

Des antécédents judiciaires.  »Il a été condamné à un mois de prison ferme et avait rendez-vous début avril avec le juge d’application des peines », a confirmé mercredi sur Europe 1 l’avocat du tireur présumé, Me Christian Etelin.  »C’était auparavant un mineur à tendance violente, beaucoup plus intolérant. Mais, il y avait une maturation. Il me donnait une très bonne impression quant à son évolution », a-t-il ajouté. Selon lui, Mohamed Merah faisait preuve, de « respect d’autrui, avec une certaine douceur ». « Il s’adressait aux autres en étant extrêmement poli », précise Me Christian Etelin.

Mais le procureur de Paris, François Molins, a parlé d’un homme avec un « profil violent et avec un profil psychologique allié à des troubles du comportement quand il était mineur ».

Quel est son comportement ? La police est surprise par la durée des négociations. Le tueur s’avère en effet très loquace, ce qui est peu courant. « Dans l’engagement d’un fanatique tel qu’il se décrit, il est surprenant d’avoir quelqu’un qui parle autant », précise Laurent Combalbert, membre du Raid. « Généralement ils ne sont pas dans le dialogue, ils sont plutôt dans le rapport de force. Il essaye de trouver des justifications. Maintenant il vaut mieux qu’il ait envie de parler beaucoup. Cela permet à la négociation de durer », ajoute-t-il.

Mercredi en fin d’après-midi, les tractations se poursuivaient et le procureur de Paris évoque désormais la fin de journée pour un dénouement.

Il se revendique d’Al-Qaïda. D’après le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, dépêché sur place, le jeune homme se revendique d’Al-Qaïda. Mohamed Merah s’inscrit dans cette mouvance djihadiste, décrypte le chef du service international  d’Europe 1, Didier François. « Ce qui ne veut pas forcément dire qu’il appartient aux structures d’Al-Qaïda », précise-t-il. « Les opérations d’Al-Qaïda sont, en général, spectaculaires, multiples et à gros effets, on n’est pas du tout dans ce cadre là », précise-t-il.  Le jeune homme dit « être un moudjahidine »,  » et avoir voulu venger les enfants palestiniens ainsi que s’en prendre à l’armée française », a précisé Claude Guéant.

Déjà arrêté en Afghanistan. Mohamed Merah a effectué un premier séjour en Afghanistan où il s’était rendu « par ses propres moyens ». Il a ensuite été en 2011 dans le Waziristan, une partie des zones tribales du nord-ouest du Pakistan, à la frontière afghane, où « il explique qu’il a été formé par Al-Qaïda ».

Pour son premier séjour, le procureur de Paris, François Molins, indique que Mohamed Merah s’est rendu en Afghanistan « par ses propres moyens, sans passer par les pays habituellement surveillés ».

D’après Louis Capriolli, ancien sous directeur chargé de la lutte antiterroriste à la DST, le jeune homme avait « un lien qui lui a permis d’aller en Afghanistan, une connexion avec une organisation ou des membres d’une organisation ».

A tenté de s’engager dans l’armée. Entre deux séjours en Afghanistan, Mohamed Merah, l’auteur présumé de la tuerie de l’école juive de Toulouse et des meurtres des militaires de Toulouse et Montauban, a postulé deux fois pour entrer dans l’armée française. Une première fois en 2008, à Lille, où il s’était présenté au CIRFA de l’Armée de Terre et une seconde fois dans la Légion étrangère en 2010. Il s’était alors rendu au PILE de Toulouse. Il n’avait alors pas été retenu en raison de ses antécédents judiciaires et de son instabilité psychologique.

Le jeune homme, né en octobre 1988, avait été arrêté en 2007 en Afghanistan après avoir posé des bombes dans la région de Kandahar mais s’est évadé quelques mois plus tard, en 2008, a déclaré mercredi à Reuters le directeur des prisons de cette ville du Sud afghan.

Après l’attaque contre les trois paras, le 15 mars dernier, la DPSD, la Direction de la protection du secret-défense, qui le surveillait, a fourni l’ensemble de ses informations aux spécialistes de la DCRI, la Direction centrale du renseignement intérieur, les services de contre-terrorisme de la police.

>> EN DIRECT - Retrouvez toutes les dernières infos sur le siège en cours à Toulouse en cliquant ici.

 

Violences faites aux femmes : Gérald Darmanin sur la voie de la mise en examen

Et hop ! une deuxième plainte contre Gérald Darmanin…

Les faits dénoncés sont à peu près les mêmes que ceux ayant fait l’objet d’une plainte pour viol.

Seulement deux cas d’abus de position dominante pour ce monsieur ?

Ce serait bien la fin du monde…

 

http://www.lepoint.fr/justice/exclusif-une-deuxieme-plainte-contre-gerald-darmanin-14-02-2018-2194942_2386.php

EXCLUSIF. Une deuxième plainte contre Gérald Darmanin

Selon nos informations, le ministre de l’Action et des Comptes publics fait l’objet d’une plainte pour abus de faiblesse.

 

Par

Modifié le 14/02/2018 à 16:37 – Publié le 14/02/2018 à 15:46 | Le Point.fr
Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale, en octobre 2017.
Gérald Darmanin à l’Assemblée nationale, en octobre 2017.© AFP/ PATRICK KOVARIK

 

Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, fait l’objet d’une deuxième plainte, cette fois-ci concernant des faits d’abus de faiblesse, déposée ce mardi 13 février auprès du parquet de Paris, qui a confirmé l’information au Point.

Selon des sources concordantes, une enquête préliminaire a été ouverte et la plaignante, domiciliée à Tourcoing, dans le Nord, ville dont Gérald Darmanin a été maire entre les années 2014 et 2017, a été entendue, dans la foulée, par les enquêteurs du 1er district de police judiciaire (DPJ), déjà chargé d’une première plainte visant le ministre pour des faits de « viol », selon des sources concordantes.

Toujours selon nos informations, cette dernière aurait indiqué avoir fait l’objet de « demandes à caractère sexuel » en échange d’un nouveau logement.

Darmanin bientôt entendu

Ces faits se seraient déroulés, toujours selon la plaignante, au cours des années 2015 et 2016. « La plaignante a expliqué qu’elle occupait un logement insalubre, révèle une source proche de l’affaire. Elle a demandé à être relogée et c’est à ce moment-là que Gérald Darmanin lui aurait fait des avances. » Le ministre devrait être entendu prochainement par les policiers du 1er DPJ à propos de cette nouvelle plainte.

Gérald Darmanin a déjà répondu, ce lundi 12 février, au cours d’une audition libre aux questions des enquêteurs de la PJ parisienne sur des faits présumés de viol datant de 2009 et qu’il a toujours contestés. Il a, par ailleurs, déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse pour répondre à « des allégations infâmes » dans cette première affaire.

 

Comment relever le niveau en mathématiques des jeunes Français, devenu « catastrophique » ?

Partant du constat que ce niveau est le résultat des politiques très agressives d’une certaine gauche à l’encontre des matheux, celle, extrême, qui se revendique de la révolution rétrograde de mai 1968, dont le vrai sens est celui d’un retour à l’esclavage pour tous ceux qui font preuve d’aptitudes pour le travail, je propose que le NPA soit enfin reconnu comme une organisation terroriste.

Au moins ses membres pourraient-ils être poursuivis pour leurs crimes et délits divers et variés, ce ne serait vraiment pas du luxe.

Notamment, je rappelle le procès que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest a organisé à mon encontre en 2013 avec ses complices magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest.

Elle avait fait remplir la salle d’audience par des élèves de 4ème, afin que chacun d’entre eux comprenne bien ce qui lui en coûterait s’il travaillait trop bien en classe, et de tous les convaincre que les matheux sont bien, comme elle l’a toujours enseigné autour d’elle, des fous, des imbéciles, des débiles et handicapés mentaux, autant que des malades mentaux extrêmement dangereux et très très très méchants, qu’il faut enfermer à vie, ou mieux encore, carrément supprimer de tout espace.

Je rappelle à cet égard que mes proches et moi-même avons fait l’objet de multiples tentatives d’assassinat toutes organisées par cette femme et ses complices, et que plusieurs d’entre nous en sont bien morts.

Ces crimes restent bien évidemment totalement impunis, vu qu’ils ont toujours bénéficié, pour le moins, de la caution des magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest.

Qu’avons-nous donc fait pour les « mériter » ?

Nous sommes ingénieurs. Pour la plupart d’entre nous, c’est notre seul tort.

Pour ma part, je m’obstine aussi à refuser de me prostituer, ce qui est également très très mal.

 

http://etudiant.lefigaro.fr/article/cedric-villani-propose-21-mesures-pour-reconcilier-les-jeunes-avec-les-maths_5207483c-0fce-11e8-94bf-9183a5d32dc6/

Pour Cédric Villani, les résultats des jeunes Français en maths sont «extrêmement vexants»

 

Par AFP agenceLe Figaro Etudiant • Publié le 12/02/2018 à 09:53 • Mis à jour le 12/02/2018 à 16:39

 

VIDÉO – Le mathématicien et député Cédric Villani présente ce lundi un rapport pour améliorer le niveau en mathématiques des élèves, qualifié de «catastrophique» et «extrêmement vexant».

Renforcer le poids des maths dans la formation des instits, encourager la manipulation d’objets à l’école, proposer aux lycéens un module de «réconciliation»… Le mathématicien Cédric Villani présente lundi une série de mesures pour l’apprentissage de cette discipline mal-aimée.Le rapport publié lundi fait suite à une mission confiée cet automne par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer à Cédric Villani, qui est aussi député de La République en Marche, et à Charles Torossian, inspecteur général de l’Education nationale.

» LIRE AUSSI – 21 mesures pour sauver les maths

Le document liste 21 mesures pour améliorer le niveau en mathématiques des élèves français, qualifié de «catastrophique», et faire aimer cette discipline, qui «occupe en effet une place à part dans les parcours scolaires». Elle est en effet devenue la matière reine pour accéder aux meilleures écoles et «son poids symbolique dépasse largement son poids réel». Le rapport note que cette «domination» exerce «un sentiment d’autodépréciation très répandu, chez les élèves comme chez les adultes» et que dès 7 ans, «des élèves se déclarent déjà ‘nuls en maths’».

Lors de sa présentation du rapport ce lundi matin, Cédric Villani a déploré les résultats «extrêmement vexants» des jeunes Français en mathématiques. Il vante le modèle d’apprentissage singapourien, dont l’efficacité est prouvée notamment par le classement Pisa, qui évalue les acquis des élèves de 15 ans dans 72 pays de l’OCDE. Singapour s’y place en effet en première position. Cédric Villani souhaite tester cette méthode «organisée et efficace» en France pendant trois ans.

Les mathématiques comme «priorité nationale»

Les deux auteurs disent avoir «très vite identifié un grand désarroi à tous les niveaux des professeurs, du primaire au secondaire, aux formateurs dans les écoles du professorat (Espe)». «Une des conclusions de notre rapport (…) , c’est de réaliser à quel point l’encadrement humain est déficient en la matière. Très peu des enseignants des écoles se sentent à l’aise avec les mathématiques et c’est normal au vu de leur parcours et de leur formation», beaucoup d’enseignants étant issus de filières littéraires, a ajouté M. Villani.

Parmi les mesures préconisées, figure la construction dès 2018 d’une formation initiale pour les professeurs des écoles démarrant à bac+1, sous la forme d’une licence ou d’un parcours pluridisciplinaire avec un volume d’enseignements dédié aux disciplines fondamentales. Il s’agit aussi de développer la formation continue en mathématiques des enseignants du primaire.

» LIRE AUSSI – Enseignement des mathématiques: la fin des méthodes «pédagogistes»

Le rapport suggère aussi de proposer à toutes les écoles un équipement de base, accompagné de tutoriels, qui favorise la manipulation d’objets réels ou virtuels. Il faut aussi «redonner leur place au cours structuré et à sa trace écrite, à la notion de preuve et aux apprentissages explicites», développer les automatismes de calculs à tous les âges «par des pratiques rituelles» («calcul mental et intelligent», répétitions) et «cultiver le sens des quatre opérations dès le CP». «Enseigner un cours de mathématiques, si on s’y prend bien, demain ça sera plus passionnant que ça ne l’a jamais été», a assuré M. Villani. Autre idée: proposer aux lycéens un module annuel «de réconciliation» avec les maths sur des thématiques et démarches nouvelles. Cette discipline devrait aussi être inscrite comme «priorité nationale» avec une mobilisation des acteurs de toute la chaîne, des recteurs aux enseignants.

 

 

Non, la femme ingénieur n’est pas une prostituée !

Allez, n-ième tentative de faire taire la rumeur…

Non, je rigole, il n’y a rien à faire, j’ai déjà tout tenté, rien n’a jamais marché :

- ni les démentis, quand par extraordinaire les messieurs incités à me harceler ou à prendre à mon encontre des décisions éminemment préjudiciables au motif que je n’aurais été qu’une prostituée me parlaient de ces très fortes incitations, alors que les autres, pour leur presque totalité, préféraient agir en fonction de ces « informations » et « incitations » sans jamais me fournir un mot d’explication…

- ni mes tentatives de « désamorcer » la « rumeur » ou plutôt, la calomnie et ses effets dévastateurs quand, enfin prévenue par certains (j’en ai pris plein la gueule durant plusieurs années sans jamais savoir ce qu’on racontait à mon sujet et ne comprenais vraiment rien à ce que je subissais alors : j’en restais le souffle coupé, le coeur se mettait à dérailler dangereusement et c’était l’ITT…), je pouvais deviner pourquoi on me regardait de travers ou m’approchait bizarrement…

- ni même mes plaintes quand j’ai tout ce qu’il faut pour les étayer : les magistrats décrètent alors d’emblée que le calomniateur ne peut pas mentir et que c’est moi la menteuse quand je prétends être calomniée, puisque le calomniateur ne dit que la vérité et que je suis donc bien une prostituée…

Depuis que la mère maquerelle Josette Brenterch du NPA de Brest a décidé en juin 2010 de faire publier toutes ses inventions calomnieuses à mon encontre, les magistrats brestois, tous d’accord entre eux à ce sujet, ont bien tous tenté de dissuader mes avocats de me défendre en leur soutenant notamment que je n’étais qu’une prostituée…

Je le redis donc encore une fois en sachant que c’est perdu d’avance, puisque je perds systématiquement depuis bien plus de 20 ans quelle que soit la manière : non, les femmes ingénieurs ne sont pas des prostituées.

Et maintenant, on va voir si Nicolas Hulot gagne son pari.

Il n’y a encore pas si longtemps, les vrais violeurs et harceleurs gagnaient à tous les coups.

Mais ces derniers temps, c’est devenu moins systématique.

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/nicolas-hulot-a-fait-le-pari-d-eteindre-la-rumeur-constate-alba-ventura-7792188550

« Nicolas Hulot a fait le pari d’éteindre la rumeur », constate Alba Ventura

 

ÉDITO – Face aux rumeurs « ignominieuses » de harcèlement et de violences sexuels, le ministre de la Transition écologique utilise la stratégie de l’attaque par anticipation : il les dément avant qu’elles ne soient publiques.

 

Télécharger L’Edito politique du 09 février 2018 Crédit Image : AFP / Bertrand Guay | Crédit Média : Alba Ventura | Durée : 03:07 | Date : 09/02/2018 La page de l’émission
Alba Ventura
Alba Ventura et Loïc Farge
publié le 09/02/2018 à 07:58

 

Nicolas Hulot est-il victime de la rumeur ? Le nom du ministre de la Transition écologique et solidaire est cité pour des faits d’agressions sexuelles dans un article du magazine L’Ebdo, publié ce vendredi 9 février.

Avant même la publication de cette enquête, il a démenti la veille à travers une stratégie d’attaque. Parce que ce qu’a fait Nicolas Hulot en terme de communication, c’est un pari : celui d’éteindre la rumeur avant que le sujet n’arrive sur la table. Nicolas Hulot ne supporte pas tout ce qui se raconte. Il a voulu désamorcer, déminer. Parce que garder le silence fait galoper la rumeur.

Y a-t-il des faits précis dans l’article du magazine ? C’est tout le problème : il n’est pas très étayé. Franchement, on est un peu perplexe. Parce qu’il y a une histoire concernant une femme de la Fondation Hulot. Mais elle dément (dans le papier) toute agression sexuelle de la part de Nicolas Hulot. Donc pourquoi en parler !

Un étrange travail de journalisme

Et puis il y a une deuxième histoire qui date de 1997. Elle a fait l’objet d’une plainte pour viol de la part d’une jeune femme qui a toujours voulu garder l’anonymat, parce que sa famille est connue. Une affaire qui a été classée sans suite, et qui est prescrite aujourd’hui.

Le magazine explique dans son papier que s’il met en avant ces histoires, c’est parce qu’il pense que « c’est ce qui a toujours empêché Nicolas Hulot de se présenter à la présidentielle ». Avouez que c’est un étrange travail de journalisme.

Je me demande même si cet article aurait eu l’écho qu’il a aujourd’hui si Nicolas Hulot n’avait pas pris lui-même les devants. Maintenant je ne suis pas en train de dire que tout a été inventé. Je dis seulement qu’il manque pas mal d’éléments pour se faire une idée, sachant que judiciairement Nicolas Hulot est inatteignable.

Rumeurs et politiques, une constante

Il y a très régulièrement des rumeurs sur la vie de nos responsables politiques, et depuis toujours. Si bien qu’on ne sait plus ce qui est vrai et ce qui est faux. Souvenez-vous des rumeurs sur Claude Pompidou dans l’affaire Markovic, ou encore l’affaire Baudis.

Sans oublier le couple Sarkozy. Carla qui préparait un album avec un chanteur avec lequel on lui prêtait une aventure, et dans le même temps Nicolas Sarkozy était soupçonné d’entretenir une relation avec une ministre. Manuel Valls avait été victime d’une rumeur avec Najat Vallaud-Belkacem.

Plus récemment, il y a la rumeur de liaison entre le président Macron et Mathieu Gallet, l’ancien patron de Radio-France. D’ailleurs Emmanuel Macron avait utilisé la même technique que Nicolas Hulot : il avait voulu en parler avant que ce soit public.

Le pari de Hulot

Prendre les devants, c’est un risque. Parce qu’en communication, dans ce genre de situation vous n’avez pas 36 cartouches. Et là il a grillé une cartouche, et pas des moindres.

Cela dit, Gérald Darmanin a procédé à la même technique, qui consiste à prendre la maîtrise du calendrier, et l’affaire s’est calmée. Mais on ne sait jamais comment les choses vont tourner. D’autant qu’on est dans un contexte très tendu avec l’affaire Weinstein de harcèlement sexuel.

Quand on décide de combattre une rumeur, il faut être sûr de son fait, parce que ça peut tout emporter. Hicolas Hulot le sait. Jeudi 8 février, il a eu cette phrase : « Je n’ai pas peur de la vérité, j’ai peur de la rumeur car c’est un poison mortel ».

 

Cyberharcèlement au sein du couple : les victimes face à un mur

Et c’est toujours le même : c’est celui des pratiques harceleuses de certains patrons, qui eux restent intouchables, hyper protégés par des magistrats trop souvent CORROMPUS.

Il n’est pas possible d’aborder la question du harcèlement sexuel que subissent les femmes en la dissociant totalement de celle du harcèlement moral qu’elles peuvent aussi subir en entreprise, tant ces deux formes de harcèlement peuvent être intriquées : soit le harcèlement moral fait partie du harcèlement sexuel institué par un prédateur sexuel, soit le harcèlement moral organisé par le patron harceleur passe aussi par du harcèlement sexuel lorsque sa cible est une femme.

Même chose pour toutes les formes de harcèlement du conjoint violent, y compris le cyberharcèlement, car ce sont aussi des pratiques des patrons harceleurs ou de leurs sbires divers et variés, tels Josette Brenterch du NPA de Brest et ses amis extrême-gauchistes à la solde de patrons voyous.

On voit même de ces messieurs se faire passer pour les conjoints de leurs victimes pour s’immiscer plus facilement dans leurs sphères intimes !

En effet, selon un de mes médecins, certains de mes anciens patrons harceleurs l’auraient bien fait afin d’en obtenir des informations sur mon état de santé et d’influencer ses diagnostics et prescriptions.

Il convient toutefois de souligner que dans bien des cas, ce subterfuge n’est pas nécessaire, les médecins tout comme les magistrats soutenant majoritairement violeurs et harceleurs contre leurs victimes, même lorsque ces dernières sont leurs patientes.

 

http://www.huffingtonpost.fr/2018/02/07/le-cyberharcelement-au-sein-du-couple-au-coeur-dun-rapport-du-hce-remis-au-gouvernement_a_23354169/

C’EST LA VIE

07/02/2018 06:32 CET | Actualisé il y a 2 heures

 

Le cyberharcèlement au sein du couple au cœur d’un rapport du HCE remis au gouvernement

 

« C’est par exemple un homme qui donne un téléphone à son fils pour l’appeler mais qui lui permet en fait de localiser son ex-femme. »

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martin-dm via Getty Images
Le cybercontrôle au sein du couple au cœur d’un rapport remis au gouvernement.

 

HARCÈLEMENT – Quand on entend harcèlement sur internet, on pense peut-être aux raids organisés contre certaines féministes, aux jeunes qui se font harceler sur les réseaux sociaux dès la sortie de l’école ou encore à la pédocriminalité en ligne. Mais on pense peut-être moins au cybercontrôle qui peut être opéré au sein d’un couple.

C’est pourtant l’un des cinq grands axes du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE), qui remet ce mercredi 7 février son rapport intitulé « En finir avec l’impunité des violences faites aux femmes en ligne: une urgence pour les victimes » au Secrétaire d’Etat chargé du Numérique Mounir Mahjoubi.

Dans ce rapport, qui se penche aussi bien sur le harcèlement sexiste subi par la youtubeuse Marion Seclin que sur les outils de surveillance sur internet, 28 recommandations sont émises. Parmi celles-ci, cinq concernent cette forme de harcèlement en ligne.

Si vous n’avez pas entendu parler de cette forme de cyberharcèlement, c’est normal. Ce phénomène ne fait pas encore l’objet de données chiffrées en France mais des enquêtes menées à l’étranger, au Royaume-Uni notamment, ainsi que des remontées d’associations françaises, permettent déjà de s’en préoccuper.

Contrôle de l’activité de la conjointe ou ex-conjointe

« Depuis un moment, nous avons des retours de psychologues ainsi que d’avocats signalant que des femmes sont contrôlées par leur partenaire ou ex-partenaire », souligne auprès du HuffPost Ernestine Ronai, co-présidente de la commission Violences du HCE et l’une des « rapporteur.e.s » de ce dossier, qui admet que cet aspect du cyberharcèlement l’a beaucoup marquée. « C’est par exemple un homme qui donne un téléphone à son fils pour l’appeler mais qui lui permet en fait de localiser son ex-femme. Cela peut aussi être un homme qui trouve un moyen d’accéder aux comptes bancaires de son ex-compagne pour bénéficier des allocations familiales sur son propre compte », explique-t-elle.

Bien qu’encore méconnu en France, cette forme de violences faites aux femmes serait assez importante. « Plus on en parle, plus on se rend compte que c’est un harcèlement repéré par différents professionnels de différents champs professionnels, pourtant il ne fait pas encore l’objet d’axes de travail », poursuit la co-rapporteure du dossier.

Il s’agit, pour citer ce rapport, du « contrôle par un conjoint violent de l’activité (déplacements, activités sociales, dépenses, activité administrative diverse) de sa conjointe ou ex-conjointe, par l’usage des services numériques, éventuellement à l’insu de cette dernière. Le cybercontrôle vise à maintenir l’emprise et la peur ».

Une ampleur démontrée au Royaume-Uni

Selon une grande enquête réalisée par l’association Women’s Aid en Grande-Bretagne, 85% des femmes qui ont subi d’un partenaire ou ex-partenaire des violences dans la vie réelle, les ont aussi subies sur internet. Et parmi elles, 29 % l’ont été via des logiciels de géolocalisation et de surveillance.​ « Ce sont des violences psychologiques qui peuvent commencer sur internet et se prolonger dans la vie réelle ou vice versa. Dans tous les cas, une personne cherche à contrôler l’autre », analyse Ernestine Ronai.

Ce cyberharcèlement au sein du couple se traduit d’une part par la surveillance des publications, des déplacements, de la vie sociale et des dépenses d’une personne, d’autre part par « la diffusion d’images intimes à caractère sexuel, sans l’accord de la personne, ou la menace de le faire ».

Production d’un guide, formation des professionnels

Plusieurs recommandations sont émises afin de « faire connaître et renforcer les moyens de la lutte contre le cybercontrôle au sein du couple ». Parmi celles-ci, la production d’un guide spécifique à mettre à disposition des professionnels accueillant les victimes, le renforcement des formations sur les violences faites aux femmes en ligne ainsi que le soutien financier à ces associations, ou encore la formation des services de police, gendarmeries et professionnels de la justice aux manifestations du cyber-contrôle.

Pour donner un exemple de guide pouvant être remis aux concernés, le HCE a traduit quelques extraits d’un guide britannique publié en 2012 par les associations Network for Surviving Stalking et Women’s Aid.

A la question « comment repérer un conjoint ou ex-conjoint harceleur? », voici par exemple les réponses énoncées:

 

 dans Calomnie HCE

 

Voici un autre extrait, expliquant comment garantir sa sécurité sur son téléphone:

 

 dans Corruption HCE

 

Mettre des mots sur cette violence

Plus généralement, le HCE demande à ce que les victimes de violences en ligne soient prises en charge à 100% par l’État, tant pour les soins que pour les enquêtes.

Au-delà des recommandations, le HCE espère alerter et sensibiliser à ces pans du cyberharcèlement peu connus du grand public. « Bien que virtuelles, ces violences sont réelles, elles ont de vraies conséquences et peuvent provoquer des traumatismes », insiste Ernestine Ronai.

Quant au cybercontrôle au sein du couple, elle espère qu’après la diffusion de ce rapport, tout le monde y sera plus attentif, les premières concernées avant tout: « le fait d’en parler va leur permettre de mettre des mots sur ce qu’elles subissent ».

 

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Financement du terrorisme par Lafarge : Laurent Fabius bientôt interrogé ?

 

http://www.novethic.fr/actualite/gouvernance-dentreprise/entreprises-controversees/isr-rse/lafarge-en-syrie-le-role-de-la-diplomatie-francaise-en-question-145397.html

Publié le 02 février 2018

GOUVERNANCE D’ENTREPRISE

Lafarge en Syrie : le rôle de la diplomatie française en question

 

L’enquête sur Lafarge, soupçonné d’avoir financé l’État islamique pour rester en Syrie, peut-elle impliquer la diplomatie française ? C’est ce qu’affirme un ex-responsable du cimentier. Selon lui l’ambassadeur de France « était au courant du racket ». Lafarge est suspecté d’avoir versé entre 2011 et 2015 plus de 12 millions d’euros à des groupes armés en Syrie, pour continuer à faire tourner sa cimenterie de Jalabiya malgré la guerre.

 

Financement du terrorisme par Lafarge : Laurent Fabius bientôt interrogé ? dans Attentats csm_Lafarge-FRANCK-FIFE-AFP_f3f4b3a305
Les juges d’instruction ont récemment concentré leurs investigations sur le volet étatique de l’affaire Lafarge en Syrie.
Franck FIFE AFP

 

Que savaient les autorités françaises de l’argent versé par Lafarge à des groupes armés pour continuer à faire tourner son usine syrienne pendant la guerre ? « Ont-elles poussé Lafarge à se maintenir pour préparer l’après-Bachar el-Assad, quitte à mettre en danger les salariés syriens, restés seuls sur le site à partir de 2012 ? Des diplomates étaient-ils au courant de versements délictueux ? Si c’est le cas, ont-ils tardé à tirer la sonnette d’alarme ? », s’interroge une source proche du dossier.

Dans cette affaire hors norme, où pour la première fois de grands patrons français sont soupçonnés d’avoir financé le terrorisme, Lafarge est suspecté d’avoir versé entre 2011 et 2015 plus de 12 millions d’euros à des groupes armés en Syrie, dont l’État islamique (EI), pour continuer à faire tourner, malgré la guerre, sa cimenterie de Jalabiya, située dans le nord du pays.

Les autorités françaises ont-elles demandé à Lafarge de rester ?

Certains responsables du groupe, dont l’ex-directeur général adjoint Christian Herrault, ont reconnu avoir été soumis à « une économie de racket« . Et, pour ce dernier, l’État savait. Il a même poussé l’entreprise à rester.

Lors d’une confrontation organisée le 9 janvier 2018 entre Christian Herrault et l’ex-ambassadeur de France en Syrien, Éric Chevallier, l’ex cadre de Lafarge explique que ce dernier lui aurait dit, lors d’une de leurs rencontres : « vous devriez rester, les troubles ne vont pas durer« .

Des propos démentis par Éric Chevallier. D’autant que, pour l’ex-ambassadeur, le quai d’Orsay avait été clair. Dès 2012, des consignes de quitter la Syrie avaient été émises, pour les particuliers et les entreprises. Sauf qu’ »elles ne s’appliquaient qu’aux collaborateurs français qui ont d’ailleurs été rapatriés. Jamais il n’a été demandé de fermer l’usine. Sinon, cela aurait été fait« , estime Solange Doumic, avocate de Christian Herrault.

Des notes et réunions qui auraient dû alerter le quai d’Orsay

Les juges d’instruction ont récemment concentré leurs investigations sur le volet étatique de l’affaire. Elles ont mis en lumière plusieurs réunions entre Lafarge et l’ambassade. Le directeur de la cimenterie de Jalabiya, Bruno Pescheux, a aussi évoqué « des contacts » avec l’ambassade tandis que le directeur de la sûreté de Lafarge, Jean-Claude Veillard, a assuré avoir fait remonter des informations sur la situation dans la région aux services de renseignement français.

Certains courriers diplomatiques auraient-ils dû alerter au plus haut niveau du Quai ? Une note d’un conseiller datant de septembre 2014 évoque ainsi le « jeu d’équilibriste entre régime de Damas, forces kurdes et Etat islamique » auquel est soumis Lafarge, tout en relevant que le patron de la cimenterie indique « ne rien verser » à l’EI.

« Démontrer une éventuelle implication des autorités françaises est difficile car il n’y a jamais eu de consigne écrite. Mais il faut que Paris assume les positions prises à l’époque« , estime Solange Doumic. La question est également de savoir si Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères était au courant. L’association Sherpa, partie civile dans le dossier a demandé son audition. « On nous dit que Lafarge n’a pas été évoqué avec lui. Il est étonnant qu’il ne se soit pas intéressé à la seule entreprise française dans ce pays stratégique« , relève ainsi l’avocate.

La rédaction avec AFP

 

https://www.nouvelobs.com/justice/20180203.OBS1665/l-un-de-nous-d-eux-ment-quand-le-directeur-de-lafarge-et-l-ambassadeur-de-france-sont-face-a-face.html

« L’un de nous d’eux ment » : quand le directeur de Lafarge et l’ambassadeur de France sont face à face

 

"L'un de nous d'eux ment" : quand le directeur de Lafarge et l'ambassadeur de France sont face à face

Le siège de Lafarge à Paris ((Thomas SAMSON / AFP))

 

Que savait la France des activités du fabriquant de ciment en Syrie ? Les services secrets et la diplomatie ont-ils été avertis des pots de vin versés à Daech ? Au début de l’année, l’ancien ambassadeur de France en Syrie et le directeur opérationnel ont été confrontés par la justice. « L’Obs » publie le détail de leur face-à-face chez les magistrats.

 

Cette confrontation relance le dossier Lafarge et les financements des groupes terroristes en Syrie. Le 9 janvier dernier, chez les juges Eric Chevalier, 57 ans, dernier ambassadeur de France à Damas fait face à Christian Herrault, ancien directeur opérationnel adjoint de Lafarge.

« Vous devriez rester. Les troubles ne vont pas durer », aurait dit le diplomate selon la version de l’homme de la Lafarge. Ce que le diplomate conteste.

L’histoire aurait-elle pu être changée et le financement de Daech par Lafarge évité si les deux hommes en avaient décidé autrement ? Cette interrogation essentielle arrive en fin de confrontation:   »Sans cet aval du Quai d’Orsay seriez vous partis  ? », demande le juge.

« Si le Quai d’Orsay nous avait demandé de partir, je pense que Bruno Lafont [alors PDG du groupe] qui était celui qui pouvait en décidé aurait en effet choisi de quitter le territoire syrien », assure Christian Herrault. Ce vif échange ne restera pas sans suite. Déjà, l’association qui représente d’anciens salariés syriens de l’usine a réclamé l’audition de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de 2012 à 2016. « L’Obs » revient en détails sur cette confrontation majeure. Notre enquête :

 

 

https://www.nouvelobs.com/justice/20180202.OBS1656/affaire-lafarge-un-directeur-accuse-paris-d-avoir-ete-au-courant-du-racket-de-daech.html

Affaire Lafarge : un directeur accuse Paris d’avoir été « au courant du racket » de Daech

 

Affaire Lafarge : un directeur accuse Paris d'avoir été "au courant du racket" de Daech

Une usine de Lafarge en Irak. ((CAPMAN/SIPA))

 

INFO OBS. Une confrontation tendue entre l’ancien ambassadeur de France en Syrie et le directeur opérationnel de Lafarge s’est déroulée chez les juges d’instructions. Que savait la France ? Lafarge a-t-il été incité à rester en Syrie ? Le diplomate et le dirigeant s’accusent mutuellement de mensonges. Révélations.

 

Ces deux hommes-là avaient jusque-là bien des points en commun. Tous deux se sont frottés aux guerres dans plusieurs points du globe. Tous deux sont de grands voyageurs. Tous deux ont servi l’Etat et se plaisent manifestement à porter haut les couleurs de la France dans le monde. Tous deux, chacun à sa place, ont assisté aux débuts de la guerre civile en Syrie en 2012. Le premier, Eric Chevallier, 57 ans, est diplomate de haut rang, dernier ambassadeur de France à Damas avant de devoir fermer la représentation diplomatique en 2012 pour raisons de sécurité.

Le second, Christian Herrault, polytechnicien et ingénieur des mines, passé par des cabinets ministériels, est ancien directeur opérationnel adjoint de Lafarge, superviseur de plusieurs pays sensibles, dont l’Irak ou la Syrie. Aujourd’hui retraité, il est l’un des six directeurs de Lafarge que la justice française a mis en examen pour financement d’une organisation terroriste et mis en danger de la vie d’autrui. Il est l’un de ceux à avoir admis durant l’enquête que le cimentier, succombant à « une économie du racket », avait, entre 2013 et 2014, versé 12 millions d’euros, à des mouvements proches de l’Etat islamique. Les coupables pots-de-vins ont été versés pour que, malgré la guerre, l’usine de Jalabiya continue à tourner.

 

https://www.nouvelobs.com/justice/20171213.OBS9208/lafarge-en-syrie-un-nettoyage-de-preuves-a-la-javel.html

Lafarge en Syrie : un nettoyage de preuves « à la Javel » ?

 

Lafarge en Syrie : un nettoyage de preuves "à la Javel" ?

Les locaux parisiens de Lafarge en mars 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)

 

Une ONG accuse le cimentier d’entrave à la justice dans l’enquête sur le financement de groupes djihadistes en Syrie.

 

Par L’Obs

Publié le 13 décembre 2017 à 07h39

L’ONG Sherpa, partie civile dans l’enquête pour financement du terrorisme qui vise Lafarge, accuse le cimentier de ne pas collaborer avec les enquêteurs. Elle a fait savoir, mardi 12 décembre, qu’elle demandait au parquet de diligenter une enquête « pour entrave à l’exercice de la justice », a indiqué mardi l’association.

Lafarge, mis en cause pour avoir transmis de l’argent et acheté du pétrole à des groupes djihadistes, dont l’Etat islamique (EI), pour continuer à faire tourner sa cimenterie en Syrie, « ment quand il affirme pleinement collaborer avec les enquêteurs », a dénoncé lors d’une conférence de presse Marie Dosé, avocate de l’ONG qui représente onze anciens employés syriens de l’usine.

Selon elle « les ordinateurs ont été passés à l’eau de Javel pour empêcher la justice de travailler » avant la perquisition menée au siège du groupe à Paris, les 14 et 15 novembre.

Lafarge dément

Les juges d’instruction, qui pilotent cette enquête depuis juin, semblent dresser le même constat : « Des éléments essentiels ne se trouvaient plus au siège lorsque la perquisition a été effectuée », ont-ils récemment relevé, d’après une source proche du dossier citée par l’AFP.

Et d’ajouter :

« L’intégralité de la comptabilité susceptible d’impliquer la personne morale n’a pas été davantage transmise. »Par ailleurs, deux mis en examen ont fait état de « propositions d’accord du groupe pour soit acheter leur silence, soit devancer les interrogations qui pourraient leur être soumises », selon Sherpa, qui y voit une « entrave à l’exercice de la justice ».

Le cimentier dément et affirme que « des milliers de pièces ont été remises aux juges par le groupe ou saisies à l’occasion de la perquisition ».

« Complicité » des autorités

L’avocat William Bourdon, président de l’ONG, s’interroge quant à lui sur la « frilosité, la complaisance, voire la complicité » des autorités françaises.

Des cadres et responsables du cimentier français, qui a fusionné avec le Suisse Holcim en 2015, ont relaté aux enquêteurs que la décision de se maintenir en Syrie avait reçu l’aval du Quai d’Orsay. Entendu par les enquêteurs, Eric Chevallier, ex-ambassadeur de France pour la Syrie, a démenti. « Il y en a manifestement un de nous deux qui ment », a rétorqué Christian Herrault, ex-directeur général adjoint du cimentier.

Par ailleurs, dès septembre 2014, peu de temps avant que l’EI prenne le contrôle du site, plusieurs télégrammes diplomatiques à destination de la direction générale du Trésor faisaient état de la situation de Lafarge en Syrie. Or « il a fallu attendre un article dans « le Monde » près de deux ans plus tard pour qu’une enquête soit ouverte », a déploré Marie Dosé. Elle ajoute :

« Qui nous dit qu’entre-temps, une partie de l’argent versé à l’EI n’a pas servi à financer un attentat en France ? »

Plus de 500.000 dollars versés à l’Etat islamique

Six cadres et responsables du cimentier ont été mis en examen en décembre pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « financement d’une entreprise terroriste », dont l’ex-PDG de Lafarge, Bruno Lafont, et l’ex-directeur général de LafargeHolcim, Eric Olsen. Une première pour de grands patrons en France.

De juillet 2012 à septembre 2014, la filiale syrienne de Lafarge a versé environ 5,6 millions de dollars à diverses factions armées via l’intermédiaire Firas Tlass, dont plus de 500.000 dollars à l’organisation Etat islamique.

Au total, 12,946 millions de dollars auraient été versés entre 2011 et 2015 par Lafarge à l’ensemble des factions armées (taxes pour assurer le passage des employés, achat de matières premières dont du pétrole…), d’après un rapport du cabinet d’expertise comptable PricewaterhouseCoopers (PWC), également missionné en interne et dont l’AFP a eu connaissance.

A.R. (avec AFP)

L'Obs

L’Obs

 

https://www.nouvelobs.com/monde/guerre-en-syrie/20171121.OBS7637/lafarge-a-verse-plus-de-500-000-dollars-a-daech.html

Lafarge a versé plus de 500.000 dollars à Daech

 

Lafarge a versé plus de 500.000 dollars à Daech

Les locaux parisiens de Lafarge en mars 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)

 

Selon « le Canard enchaîné », le groupe a versé au total 5,56 millions de dollars à des groupes armés en Syrie.

 

Par L’Obs

Publié le 21 novembre 2017 à 19h50

C’est un chiffre qui donne le tournis. La filiale syrienne du cimentier Lafarge a versé plus de 500.000 dollars au groupe Etat islamique entre juillet 2012 et septembre 2014, selon « le Canard enchaîné » qui cite un rapport rédigé à la demande du groupe par le cabinet américain Baker McKenzie en avril 2017.

En tout, le groupe a versé 5,56 millions de dollars « au titre de ‘dons’ à de nombreuses factions armées locales en Syrie, y compris l’EI », indique l’hebdomadaire. Précisément, le montant des paiements destinés à l’EI s’élève à « au moins 509.694 dollars ».

Une enquête est menée depuis juin par trois juges d’instruction des pôles financier et antiterroriste de Paris, qui cherchent à déterminer si le géant du ciment a transmis ou non de l’argent à certains groupes. La question est aussi de savoir si les responsables de l’entreprise en France, qui a fusionné en 2015 avec le Suisse Holcim, ont eu connaissance de tels accords et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés syriens sur place.

Qui savait ?

Le rapport révèle également qu’une « grande partie de la direction du groupe connaissait la situation », assure « le Canard ». L’hebdomadaire évoque notamment un courriel adressé en septembre par le patron de la sécurité à la directrice juridique, qui « semble découvrir les relations de la boîte avec Daech ». Il écrit :

« Je lui ai quand même fait remarquer qu’elle faisait partie du comité de sûreté et que je parl[ais] de ces sujets depuis presque trois ans maintenant. »Le scandale avait été révélé en juin 2016 par « le Monde » : dans son enquête, le quotidien avait mis en lumière de « troubles arrangements » entre Lafarge Cement Syrie, la branche syrienne du groupe, et l’organisation Etat islamique qui gagnait alors du terrain et devenait incontournable dans la région. Deux mois plus tard, le ministère français de l’Economie avait porté plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire.

Dans son rapport, dont l’AFP a eu connaissance, le SNDJ conclut que LCS a « effectué des paiements aux groupes djihadistes » pour que la cimenterie continue à fonctionner.

Une perquisition a eu lieu le 14 novembre dernier au siège de GBL (Groupe Bruxelles Lambert), la holding du milliardaire belge Albert Frère qui détient 9,4% du capital de LafargeHolcim.

A.R. (avec AFP)

L'Obs

L’Obs

 

https://www.nouvelobs.com/justice/20170921.OBS4951/lafarge-en-syrie-le-cimentier-aurait-bien-verse-plus-de-20-000-euros-par-mois-a-daech.html

Lafarge en Syrie : le cimentier aurait bien versé plus de 20.000 euros par mois à Daech

 

Lafarge en Syrie : le cimentier aurait bien versé plus de 20.000 euros par mois à Daech

(Photo d’illustration) ((Thomas SAMSON / AFP))

 

Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket ».

 

Par L’Obs

Publié le 21 septembre 2017 à 06h36

L’enquête sur l’activité de Lafarge en Syrie pourrait être accablante pour le cimentier : trois ex-salariés syriens ont été entendus et un rapport des douanes conclut que la direction en France a validé « des paiements aux groupes djihadistes » pour continuer à travailler dans le pays en guerre.

Les juges d’instruction chargés de cette affaire très sensible tentent de déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment notamment avec l’organisation Etat islamique (EI), pour faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays).

L’enquête porte aussi sur la connaissance qu’auraient eu des responsables du groupe en France de ces agissements et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés sur place.

Un informaticien, un ingénieur et un employé chargé des emballages, venus de Syrie pour répondre à la convocation des magistrats, ont été entendus cette semaine, a appris l’AFP de source proche de l’enquête. « Ils ont confirmé le caractère accablant des éléments qui pourraient être retenus contre Lafarge », a indiqué à l’AFP leur avocate Marie Dosé.

Il s’agit des premières auditions par les magistrats dans cette enquête pour « financement d’entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie d’autrui », qui leur a été confiée en juin.

Le scandale avait été révélé un an plus tôt par une enquête du « Monde » qui avait mis en lumière de « troubles arrangements » entre Lafarge Cement Syrie (LCS), branche syrienne du groupe, et l’EI alors que le groupe djihadiste gagnait du terrain et devenait incontournable dans la région.

En septembre 2016, le ministère de l’Economie avait déposé plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ).

30.000 dollars par mois

Dans son rapport, dont l’AFP a eu connaissance, le SNDJ conclut que LCS a « effectué des paiements aux groupes djihadistes » via un intermédiaire pour que la cimenterie continue à fonctionner.

La conclusion des douanes est surtout accablante pour la direction française du groupe Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim. Celle-ci « a validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables », affirme le SNDJ dans ce document, également révélé par « le Canard enchaîné » et « le Monde ».

Et, si seules trois personnes ont avoué avoir eu connaissance de ces pratiques, « il est tout à fait vraisemblable que d’autres protagonistes aient couvert ces agissements », dont l’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, ajoutent les douanes judiciaires qui ont entendu neuf responsables du cimentier et de sa filiale syrienne.

Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket », menée par différentes milices armées, pour assurer la circulation de ses marchandises dans le pays.

« Cela représentait 5 millions de livres syriennes par mois pour Daech (acronyme arabe de l’EI), environ 30.000 dollars (plus de 20.000 euros) », a-t-il indiqué, précisant que « l’argent était prélevé directement dans le cash de l’usine » et versé à un intermédiaire.

Lafarge est aussi soupçonné d’avoir acheté du pétrole à des groupes djihadistes, là encore pour que ces derniers lui permettent de poursuivre son activité.

LCS en a acheté « en toute illégalité » à des groupes « islamistes, kurdes ou autres », a raconté Frédéric Jolibois, directeur général de LCS à partir de l’été 2014.

Rôle de l’Etat ?

L’enquête suggère aussi que la décision du cimentier de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises. « Le gouvernement n’a jamais incité Lafarge à partir de Syrie », a souligné M. Herrault, tandis que M. Jolibois a relevé avoir été « régulièrement en contact avec le Quai d’Orsay et la DGSE ».

« La seule gestion de Lafarge était une gestion financière en dehors de tout critère humanitaire: le groupe n’a pas hésité à mettre en danger l’intégrité physique de ses salariés et à les exposer au pire », a déploré Me Dosé.

L’EI avait fini par prendre le contrôle du site en septembre 2014. Ce jour-là, d’après « le Monde », la direction n’a pas prévenu les employés de l’imminence d’un raid, et ils avaient dû se sauver par leurs propres moyens.

Sollicité, LafargeHolcim n’était pas disponible dans l’immédiat.

(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

 

https://www.nouvelobs.com/economie/20170613.OBS0644/financement-de-daech-en-syrie-ce-que-l-on-reproche-a-lafarge.html

Financement de Daech en Syrie : ce que l’on reproche à Lafarge

 

Financement de Daech en Syrie : ce que l'on reproche à Lafarge

Une usine de Lafarge en Irak. (CAPMAN/SIPA)

 

Une information judiciaire a été ouverte et vise notamment les chefs de financement d’entreprise terroriste » et de « mise en danger de la vie d’autrui ». L’enquête a été confiée à trois juges d’instruction.

 

Par L’Obs

Publié le 13 juin 2017 à 10h13

L’enquête sur le cimentier franco-suisse LafargeHolcim, mis en cause pour avoir indirectement financé des groupes armés en Syrie, a été confiée à trois juges d’instruction, a-t-on appris ce mardi 13 juin auprès du parquet de Paris.

Cette information judiciaire, ouverte le 9 juin, vise notamment les chefs de « financement d’entreprise terroriste » et de « mise en danger de la vie d’autrui », a précisé le parquet. Elle a été confiée à deux juges d’instruction du pôle financier et à un magistrat instructeur du pôle antiterroriste.

# Des liens supposés avec plusieurs groupes armés

L’enquête, également révélée par France-Inter, devra déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment avec plusieurs groupes en Syrie, dont l’organisation djihadiste Etat islamique (EI), pour continuer à faire fonctionner la cimenterie de Jalabiya, dans le nord du pays, malgré la guerre civile. L’EI s’était finalement emparé du site en septembre 2014.

LafargeHolcim fait l’objet de plusieurs plaintes déposées à l’automne par le ministère français de l’Economie, mais aussi par des ONG comme Sherpa qui s’était appuyée sur des témoignages d’anciens employés de l’usine.

Dans une enquête de juin 2016, « le Monde » avait mis en lumière ces témoignages pour révéler de « troubles arrangements », alors que l’EI gagnait du terrain et devenait incontournable dans la zone.

Le journal avait pu consulter des mails envoyés par la direction de Lafarge en Syrie relatant les arrangements de l’entreprise avec le groupe djihadiste pour pouvoir poursuivre la production de son usine. « Le Monde » avait également pu constater que des laissez-passer « estampillés du tampon de l’EI » avaient été délivrés à l’entreprise française. Des preuves accablantes pour Lafarge.

# Aveux et crise à Lafarge

Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le groupe suisse Holcim, a admis début mars avoir « indirectement » financé en 2013 et 2014 des groupes armés en Syrie pour maintenir en activité sa cimenterie.

Entre les « menaces pour la sécurité des collaborateurs » et les « perturbations dans les approvisionnements nécessaires pour faire fonctionner l’usine et distribuer ses produits », la filiale locale de Lafarge a tenté d’amadouer les diverses « factions armées » qui contrôlaient ou tentaient de contrôler les zones autour de la cimenterie, a reconnu le groupe.

Eric Olsen, le patron du cimentier suisse LafargeHolcim, a annoncé en avril qu’il allait quitter ses fonctions en juillet pour tenter de désamorcer le dossier syrien.

(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

 

https://www.nouvelobs.com/monde/20160621.OBS3073/quand-lafarge-travaillait-avec-l-etat-islamique-en-syrie.html

Quand Lafarge travaillait avec l’Etat islamique en Syrie

 

Quand Lafarge travaillait avec l’Etat islamique en Syrie

Une usine de Lafarge en Irak. (CAPMAN/SIPA)

 

« Le Monde » révèle que le cimentier français Lafarge a payé des taxes à l’organisation Etat Islamique.

 

Par L’Obs

Publié le 21 juin 2016 à 13h42

Le géant français des matériaux de construction Lafarge a payé des taxes à l’organisation Etat Islamique entre 2013 et 2014, via sa cimenterie implantée à Jalabiya, dans le nord de la Syrie. La raison ? Financière. Le groupe ne voulait pas prendre le risque que son chiffre d’affaires souffre de la guerre.

C’est une enquête menée par le journal « Le Monde » et publiée ce mardi 21 juin qui a permis de révéler cette coopération entre l’entreprise française – numéro un mondial du ciment depuis sa fusion avec la multinationale suisse Holcim – et le groupe Etat Islamique.

Comme le rappelle le journal du soir, la cimenterie de l’entreprise Lafarge implantée dans le nord-est de la Syrie et inaugurée en 2010 était « le fleuron » du groupe au Proche-Orient.

Une renommée qui aurait conduit la direction de l’usine à accepter l’inacceptable pour repousser l’échec, inévitable dans cet environnement « dangereux et instable ».

Négociations avec l’EI

La guerre civile, qui a débuté en 2011, a fini par dégrader la situation de l’usine Lafarge en Syrie. Et en 2013, la production ralentit fortement, affirme un ancien employé au « Monde ».

Dans le même temps, le groupe Etat Islamique gagne du terrain au niveau des villes et des routes autour de l’usine. Pour pouvoir continuer à fonctionner, la cimenterie est alors contrainte de « négocier » avec l’EI.

Le journal a pu consulter des mails envoyés par la direction de Lafarge en Syrie relatant les arrangements de l’entreprise avec le groupe djihadiste pour pouvoir poursuivre la production. « Le Monde » a également pu constater que des laissez-passer « estampillés du tampon de l’EI » avaient été délivrés à l’entreprise française. Des preuves accablantes pour Lafarge.

Plusieurs contacts avec Daech

En juin 2013, Rakka – située à moins de 90 kilomètres de l’usine – tombe sous le contrôle de l’EI. En 2014, Manbij – ville qui accueille la plupart des employés de l’entreprise française – subit le même sort. Pour garantir la circulation de ses ouvriers et de ses marchandises, Lafarge envoie un dénommé Ahmad Jal oudi obtenir des « autorisations de l’EI de laisser passer les employés aux checkpoints ».

Ahmad Jaloudi, pourtant absent de l’organigramme de Lafarge Syrie, est le « gestionnaire de risques » de l’entreprise et il se déplace beaucoup entre la Turquie, Razza, Manbij et l’usine, explique « Le Monde » à qui un ancien employé s’est confié.

Le 28 août 2014, le « gestionnaire de risques » envoie un mail à Frédéric Jolibois, PDG de la filiale de Lafarge en Syrie depuis juin 2014, pour lui faire part de ses difficultés. « Le Monde » rapporte le message :

« L’Etat islamique demande une liste de nos employés… j’ai essayé d’obtenir une autorisation pour quelques jours mais ils ont refusé »Il est ensuite question d’organiser une « conférence téléphonique » en urgence avec « Frédéric [Jolibois, basé à Amman], Mamdouh [Al-Khaled, directeur de l’usine, basé à Damas], Hassan [As-Saleh, représentant de Mamdouh Al Khaled dans l’usine] » et Ahmad Jaloudi.

La direction à Paris était au courant

Le PDG de la filiale de Lafarge en Syrie répond au mail qui lui a été adressé le lendemain et « ajoute en copie Jean-Claude Veillard, directeur sûreté du groupe Lafarge à Paris », raconte « Le Monde ». Preuve que la direction parisienne de Lafarge était au courant de ces tentatives de négociations avec le groupe Etat Islamique.

Autre preuve, s’il en faut plus, Jean-Claude Veillard échangeait quotidiennement sur des questions de sécurité depuis Paris avec l’usine en Syrie.

La liste de contacts avérés ou de tentatives de contacts entre Lafarge et l’EI est longue. « Le Monde » mentionne notamment une tentative de rencontre avec le « haut responsable de l’EI ».

Ahmad Jaloudi avait écrit à Mazen Shiekh Awad, directeur des ressources humaines à Lafarge Syrie, tout en mettant en copie Bruno Pescheux, PDG de Lafarge Syrie, pour leur dire que la rencontre avec le « haut responsable de l’EI » aura lieu :

« Je le verrai dès son retour. Notre client [il ne précise pas lequel] à Rakka m’a organisé un rendez-vous avec lui. »

Un an de coopération

Outre les taxes de circulation et les tentatives de contacts, les dirigeants auraient aussi accepté de se « fournir auprès des négociants en pétrole, dont les champs étaient tenus par le groupe EI », révèle encore « Le Monde ».

Cette « coopération » aurait duré jusqu’au 19 septembre 2014, date à laquelle l’EI s’est tout simplement emparé du site. Forçant ainsi Lafarge à fermer boutique.

« Pendant un peu plus d’un an, Lafarge a ainsi indirectement financé l’organisation djihadiste », conclu le journal.

L’usine est devenue une base occidentale

L’enquête du « Monde » affirme cependant que :

« A deux reprises, un intermédiaire a proposé au groupe français de relancer la cimenterie sous la protection de l’EI et en échange d’un partage des bénéfices. Sans succès ».La guerre se faisant, l’ancienne cimenterie est aujourd’hui devenue une base pour les forces spéciales occidentales, « qui soutiennent discrètement les forces kurdo-arabes dans leur offensive en cours contre les djihadistes à Manbij et Rakka », souligne le journal.

B.K.

L'Obs

L’Obs

 

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : sept services de renseignement connaissaient le projet !

En effet, la DRPP n’était pas le seul service de renseignement a avoir repéré le projet d’attentat. La DRM et le SCRT avaient également transmis des notes à la DCRI. Par ailleurs, un « veilleur » avait fait un signalement sur Pharos et les services secrets américains avaient alerté la France.

Vu le nombre d’alertes reçues par la DCRI, il est bien difficile de ne pas la comptabilier parmi les services informés.

DRPP, DRM, SCRT, DCRI, Pharos et services américains, cela fait au moins six.

Enfin, le NPA, service de renseignement occulte, était lui aussi bien au courant, en témoigne la réaction publique de la Brestoise Julie Le Goïc à peine le père Hamel assassiné.

Rappelons à ce propos que le 24 juillet est une des dates fétiches du malade mental au clavier – son « arme » : il avait ouvert son premier site sur Internet le 24 juillet 2001, l’avait fermé dix ans plus tard le 24 juillet 2011, et s’était dans la foulée attaqué à plusieurs sites de préfectures sous le pseudonyme de « SaMo_Dz » dans la soirée du 24 juillet 2011.

Aussi, il est probable que l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray fût initialement programmé pour le 24 juillet 2016.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/saint-etienne-du-rouvray-trois-services-de-renseignement-surveillaient-kermiche_1980868.html

Saint-Etienne-du-Rouvray: trois services de renseignement surveillaient Kermiche

Par LEXPRESS.fr , publié le 31/01/2018 à 11:37 , mis à jour à 12:46

Adel Kermiche, à gauche, et Abdel Malik Petitjean, dans une vidéo d'allégeance à Daech enregistrée avant l'assassin du père Jacques Hamel.

Adel Kermiche, à gauche, et Abdel Malik Petitjean, dans une vidéo d’allégeance à Daech enregistrée avant l’assassin du père Jacques Hamel.Handout via Reuters TV

Trois services de renseignement différents avaient rédigé des notes sur la dangerosité d’Adel Kermiche, 5 jours avant l’attentat qui a coûté la vie au père Hamel, en vain.

 

Dans son édition du mercredi 31 janvier, Le Canard enchaînéenfonce le clou sur la gestion de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray par les services de renseignement. Début janvier, Mediapart avait déjà révélé que certains documents essentiels à la capture d’Adel Kermiche, l’un des deux terroristes, n’avaient pas été transmis avant l’attaque. Une enquête avait ensuite été ouverte par le parquet de Paris, selon une source judiciaire interrogée à l’époque par L’Express.

Ce mercredi, les policiers antiterroristes sont une nouvelle fois épinglés, mais cette fois par le Canard enchaîné. Selon l’hebdomadaire, « ce n’était pas un, ni deux, mais bien trois services de renseignement qui suivaient à la trace Adel Kermiche ». En tout, ils ont rédigé cinq notes alarmistes dans les jours précédant l’attaque -le 26 juillet 2016-, dont certaines par des agents infiltrés dans la chaîne Telegram d’Adel Kermiche, où le futur terroriste faisait part de ses projets. Problème: personne n’a pris les mesures nécessaires.

Sur Telegram, Kermiche inquiète les agents opérationnels

La première instance à agir est le Service central du renseignement territorial (SCRT). Le 21 juillet 2016, cinq jours avant l’attaque, elle émet une note transmise à tous les services de police. Le document, accompagné d’une photo d’Adel Kermiche, est également envoyé à Allat, une cellule chargée de la coordination entre services, pilotée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Le lendemain, un agent de la Direction du renseignement militaire (DRM), infiltré dans la chaîne Telegram de Kermiche, transmet un bulletin de renseignement dans lequel il prévient Allat qu’un dénommé Jayyed -le pseudo d’Adel Kermich-, a fait allégeance à Daech. Le même jour, un policier de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), lui-aussi sur l’application chiffrée Telegram, rédige « un blanc », un document notifiant la menace.

Contactés par tous les canaux, les services français ne font rien

La DRM aura beau diffuser deux autres bulletins de renseignement les 25 et 26 juillet -jour de l’attentat-, dans lesquels elle souligne les menaces de Kermiche contre des « églises », Allat ne réagira pas. Pire, aucun service n’alerte la DGSI directement, alors que la procédure d’urgence l’impose dans ce genre de cas, rappelle le Canard. Une série d’échecs, alors même qu’Adel Kermiche se montraient très clair sur sa chaîne Telegram, comme L’Express l’avait révélé.

LIRE AUSSI >> « Tu vas dans une église, tu fais un carnage »: l’enregistrement glaçant de Kermiche sur sa chaîne Telegram

Et comme si ces révélations ne suffisaient pas, Médiapart rappelle, ce mercredi 31 janvier, que la menace Kermiche avait même été signalée sur Pharos par un veilleur anonyme et que les services secrets américains avaient de leur côté alerté la France concernant les menaces d’Abdel Malik Petitjean, l’autre terroriste de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Un raté d’autant plus incompréhensibles que des enquêteurs, contactés à l’époque par L’Express, avaient indiqué être incapables de se connecter à la chaîne Telegram d’Adel Kermiche plusieurs jours après l’attentat. Les voies du « sinueux alambic du renseignement français », comme l’écrit le Canard, seraient-elles impénétrables?

 

https://francais.rt.com/france/47726-saint-etienne-rouvray-renseignements-militaires-informes-projet-attentat

Saint-Etienne-du-Rouvray : le renseignement militaire aurait été au courant d’un projet d’attentat

 

31 janv. 2018, 11:55

Saint-Etienne-du-Rouvray : le renseignement militaire aurait été au courant d'un projet d'attentat© Steve Bonet Source: Reuters
Procession en mémoire du père Hamel

 

Le Canard enchaîné fait de nouvelles révélations concernant l’un des terroristes de Saint-Etienne-du-Rouvray : son profil et son intention de passer à l’acte auraient été signalés à la direction du renseignement militaire.

Dans son édition du 31 janvier, le Canard enchaîné fait de nouvelles révélations concernant l’attaque terroriste survenue en juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray, lors de laquelle le prêtre Jacques Hamel avait été assassiné dans son église. Selon le quotidien, la direction du renseignement militaire (DRM) était au courant de la dangerosité de l’un des auteurs de l’attaque, Adel Kermiche.

Si Mediapart avait déjà révélé que la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) pistait Adel Kermiche sur internet, le Canard Enchaîné affirme que la DRM s’était infiltrée dans la chaîne Telegram où celui-ci publiait des menaces à l’encontre d’églises sous le pseudonyme de «Jayyed». Les 22, 25 et 26 juillet, la DRM aurait même rédigé trois bulletins de renseignement classés «secret défense» à ce sujet  avant de les transmettre à une cellule de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Seul problème : la première de ces notes aurait été envoyée un vendredi… soit juste avant le week-end, et n’aurait donc pas été lue. La deuxième aurait été reçue par la DCRI un lundi, qui n’en aurait pas non plus pris connaissance dans l’immédiat. Quant à la troisième, lorsque le représentant de la DRM au sein de la DCRI en aurait pris connaissance, il était déjà trop tard : le père Hamel avait été tué quelques heures après son envoi.

Une troisième alerte se serait également perdue dans les rouages du renseignement. Le 21 juillet, le Service central du renseignement territorial (SCRT) aurait ainsi envoyé une note à tous les services de police. Celle-ci évoque les appels à commettre des attentats contre des églises diffusés par «Jayyed» sur les réseaux sociaux : une photographie est même jointe au document, que la DCRI reçoit, sans pour autant juger nécessaire d’activer une procédure d’urgence.

 

http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/attentat-de-saint-etienne-du-rouvray-un-veilleur-signale-adel-kermiche-pharos-trois-services-renseignement-dcri-drm-scrt-notes-sous-silence-hamel

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray: « un veilleur » avait également signalé Kermiche sur Pharos

 

Publié le :

Mercredi 31 Janvier 2018 – 18:48

Mise à jour :

Mercredi 31 Janvier 2018 – 18:55

Une semaine avant que le père Hamel soit assassiné à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), en juillet 2016, les services de renseignement ont détecté la volonté d’agir d’Abel Kermiche. Avant cela, un particulier l’avait également signalé sur la plate-forme Pharos révèle Mediapart.

 

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : sept services de renseignement connaissaient le projet ! dans AC ! Brest terroristes-francesoir_field_mise_en_avant_principale

Adel Kermiche a vait été repéré pas moins de quatre fois avant qu’il ne passe à l’acte.

©Capture d’écran YouTube

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

Le Canard enchaîné enfonce ce mercredi 31 le clou planté par Mediapart, qui en remet aussi une couche. Selon l’hebdomadaire satyrique, pas moins de trois services de renseignements différents ont rédigé des notes sur Adel Kermiche, l’un des terroristes responsable de l’assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray à l’été 2016, avant que celui-ci ne passe à l’acte.

« Ce n’était pas un, ni deux, mais bien trois services de renseignement qui suivaient à la trace l’un des terroristes auteurs du meurtre du prêtre Jacques Hamel« , assure le palmipède. Adel Kermiche avait en effet fait part à plusieurs reprises de sa volonté de passer à l’action sur sa chaîne Telegram. Cette dernière avait été infiltrée par des agents des services de renseignements.

Lire aussi – Saint-Etienne-du-Rouvray: le terroriste Adel Kermiche était suivi par trois services de renseignement

Le 21 juillet 2016, le Service central du renseignement territorial (SCRT) émet une première note transmise à l’Allat, cellule de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) œuvrant contre le terrorisme, précise Le Canard enchaîné. Avec un cliché « peu lisible » du suspect jointe à la note.

Puis le lendemain, une nouvelle alerte liée au compte Telegram d’Adel Kemiche est transmise à l’Allat par un agent de la Direction du renseignement militaire. Le jour même, c’est aussi la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) qui rédige une note pour les mêmes messages comme l’avait déjà révélé Matthieu Suc de Mediapart. Deux nouveaux bulletins sont transmis le lundi 25 et le mardi 26 juillet.

Voir également - Saint-Etienne-du-Rouvray: comment les renseignements ont étouffé leur incapacité à empêcher un attentat prévisible

Toutefois, ni le SCRT, ni la DRM n’auraient recouru à la procédure d’urgence qui permet de prévenir l’état-major de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), opérationnel 24 heures sur 24, avec pour conséquence, la mort du père Hamel.

Autre révélation de Mediapart ce mercredi, s’appuyant sur un tweet de Jean-Charles Brisard, le président du Centre d’analyse du terrorisme, en date du 4 janvier: « un veilleur » de la plateforme Pharos a « alerté dans la nuit du 18 au 19 juillet des intentions d’Adel Kermiche« .

Cité par le site d’investigation, ce dernier précise: « Avec des amis, on avait remarqué le contenu de sa chaîne Telegram mais on ne l’a pas pris au sérieux. Il faisait des audio interminables, se mettait beaucoup en scène, courait après les filles. On ne l’imaginait pas mûr pour passer à l’acte« .

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 

Jean-Marc Donnadieu au nombre des Français enlevés par Pyongyang ?

 

 

Lol !

Voilà un petit aperçu de toutes les connexions à Internet dont dispose le cybercriminel, harceleur et escroc notoire Jean-Marc Donnadieu de Béziers, à l’oeil et à l’insu de ceux qui paient les abonnements, bien entendu (cliquer sur l’image pour l’agrandir et lire le texte) :

 

2012-04-06 NEMROD34- pirate et fier de l'être ! - Un petit coucou

 

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Yin

cuy gracioso 3

Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Avis

Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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