Encore un procès pour une lanceuse d’alerte…

Celle-là a dénoncé les mauvais traitements infligés aux pensionnaires d’un centre de soins pour enfants polyhandicapés où elle a travaillé durant cinq ans, tandis que des parents de victimes déposaient plusieurs plaintes pour violences sur personne vulnérable.

Comme trop souvent, aucune de leurs dénonciations n’a été suivie d’effet en dépit de certaines évidences, constatées en l’occurrence par des inspecteurs de l’ARS, et le seul procès organisé est celui de la lanceuse d’alerte, pour diffamation…

 

http://www.liberation.fr/france/2017/09/20/maltraitance-d-enfants-handicapes-le-proces-d-une-lanceuse-d-alerte_1597645

Maltraitance d’enfants handicapés : le procès d’une lanceuse d’alerte

 

Par Jean-Manuel Escarnot, Correspondant à Toulouse — 20 septembre 2017 à 12:35
Céline Boussié, le 1er mars 2015, à Agen. Photo Guillaume Rivière pour Libération

 

Céline Boussié comparaissait pour diffamation après avoir dénoncé les mauvais traitements infligés à des jeunes dans un institut spécialisé du Gers. Le délibéré a été renvoyé au 21 novembre.

 

  • Maltraitance d’enfants handicapés : le procès d’une lanceuse d’alerte

Julia, 47 ans, assistante maternelle, a revêtu un tee-shirt à l’effigie de sa fille polyhandicapée pour témoigner mardi au procès de Céline Boussié devant le tribunal de grande instance de Toulouse. Comme elle, une centaine de personnes – Ligue des droits de l’homme, comité de soutien – sont rassemblées sur le parvis. Tous sont là pour soutenir l’ancienne aide médicale psychologique (AMP) de l’institut médico-éducatif (IME) Moussaron, un centre de soins pour enfants polyhandicapés situé à Condom (Gers). Elle est poursuivie pour diffamation après avoir dénoncé les mauvais traitements dont elle aurait été témoin durant les cinq ans où elle a travaillé dans l’institut, financé par l’Etat et le département. Allumées sur le sol, 80 bougies symbolisent les 80 enfants pensionnaires de Moussaron, à l’époque où Céline Boussié a signalé à l’Agence régionale de santé (ARS) de «graves dysfonctionnements» .

Sangles

«Ma fille avait 10 ans en 2013 lorsqu’elle a été admise là-bas, raconte Julia. Le premier jour, le docteur Alain Doazan [alors directeur de l’établissement, ndlr] nous a fait visiter le parc avec ses paons et une partie des locaux neufs. Tout semblait parfait mais, trois semaines après, j’ai déchanté en retrouvant ma fille sur les nerfs, amaigrie et bourrée de médicaments. Quand j’ai vu son lit de 1, 20 m trop petit pour elle et les sangles qui la maintenaient attachée, j’ai tout fait pour la sortir de là.» «Dévastée», Julia dépose plainte pour «violences sur personne vulnérable» le 18 mars 2014. Elle sera classée sans suite un an plus tard, «comme toutes celles qui ont suivi», affirme-t-elle.

Lit-cage

Fin 2013, un rapport de l’ARS avait déclenché la mise sous tutelle de l’établissement par l’Etat. «De façon générale dans le bâtiment ancien et au château, les lits ne sont pas adaptés à la taille des enfants : jeunes recroquevillés, pieds qui dépassent, lit-cage pour enfants de plus de 6 ans», y soulignaient notamment les inspecteurs. Des actes que la direction de Moussaron justifiait par «la configuration des locaux, la discontinuité de la présence des personnels de nuit et les troubles de comportement» de ses pensionnaires. Sans convaincre la lanceuse d’alerte : «J’espère que tout cela aboutira à l’ouverture d’une enquête parlementaire sur la maltraitance institutionnelle dont j’ai été témoin», a lancé Céline Boussié avant d’entrer dans le tribunal.

Lors de l’audience, qui a duré trois heures, elle a énuméré les mauvais traitements, fautes et manquements dans la prise en charge des enfants auxquels elle a assisté. L’avocat de l’institut, Laurent de Caunes, a quant à lui contesté pied à pied les arguments de la lanceuse d’alerte, rejetant les accusations de «maltraitance institutionnelle».

Au terme d’une audience où Aurélie Doazan, l’actuelle directrice de l’IME, n’a pas dit un mot, Fiodor Rilov, l’avocat parisien de Céline Boussié a plaidé la relaxe «pour que cesse la peur de dénoncer et que la torture dans ces instituts s’arrête». Le délibéré est renvoyé au 21 novembre. Si elle était condamnée, Céline Boussié s’est dite prête à aller devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Jean-Manuel Escarnot Correspondant à Toulouse

Fin en Europe des implants Essure assurant une stérilisation féminine définitive

Mieux que la ligature des trompes, réversible, ces implants assurant une stérilisation vraiment définitive des femmes traitées étaient utilisés dans les hôpitaux français depuis février 2002, alors que le gouvernement Jospin avait décidé en 2001 de légaliser une partie des stérilisations forcées de femmes présumées handicapées mentales (voir ci-dessous).

Autre avantage sur la classique opération de ligature des trompes : la pose des implants Essure ne laisse vraiment aucune trace extérieurement visible, ce qui permet au spécialiste de la pratiquer à l’insu de sa patiente en toute tranquillité, par exemple à l’occasion d’une autre intervention.

Leur fabricant, le groupe allemand Bayer, vient donc d’annoncer la fin de leur commercialisation en Europe, tandis que plusieurs associations de femmes porteuses de ces implants s’étaient constituées pour dénoncer leur dangerosité pour la santé, notamment en France et aux Etats-Unis.

Il reste maintenant à tenter de répertorier toutes celles qui ignorent avoir été stérilisées par cette méthode.

Concernant les présumées handicapées mentales qui se trouvent sous tutelle ou curatelle, auxquelles s’applique la loi du 4 juillet 2001 encadrant précisément les stérilisations de majeurs protégés, il faut savoir qu’elles ne sont pas toutes nécessairement mentalement déficientes, ces mesures dites de « protection » à leur égard résultant assez souvent uniquement de dettes consécutives à la perte de l’emploi ou à la non reconduction de contrats à durée déterminée, par exemple la fin de vacations à l’université.

Ces femmes ne sont donc assez souvent que des victimes d’abus divers de leurs employeurs, suivis d’autres abus, ceux des psychiatres qui les décrètent handicapées mentales pour qu’elles puissent être placées sous tutelle ou curatelle, le plus souvent à la demande de la Banque de France, et ceux des magistrats qui prennent ces décisions en toute connaissance de cause.

Figurent par ailleurs depuis très longtemps parmi les victimes de stérilisations forcées pratiquées à leur insu des femmes aux compétences professionnelles telles que leurs employeurs estiment ne pas pouvoir les remplacer en cas de congé maternité et/ou ne veulent absolument pas leur payer de tels congés.

En effet, bien des médecins français offrent une oreille compatissante aux soucis de ces patrons-là et acceptent sans aucun scrupule de leur obéir en tout ce qu’ils exigent, qu’il s’agisse de faux diagnostics ou d’actes médicaux inappropriés, voire criminels.

 

http://www.francetvinfo.fr/sante/contraception/les-implants-essure-ne-seront-plus-commercialises_2379203.html

Fin de la commercialisation des implants Essure en Europe

 

Le groupe Bayer a annoncé cesser de commercialiser les implants de stérilisation Essure, affirmant avoir pris cette décision « pour une raison commerciale ». Les associations restent mobilisées.

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France Télévisions

Mis à jour le 19/09/2017 | 09:58
publié le 19/09/2017 | 09:54

« Bayer a pris la décision de mettre fin à la commercialisation du dispositif médical de contraception définitive Essure dans tous les pays sauf aux Etats-Unis », a indiqué le groupe allemand dans un communiqué diffusé ce 18 septembre. « Cette décision est prise pour une raison commerciale et vient élargir celle annoncée fin mai dernier d’arrêter la mise à disposition d’Essure dans la plupart des pays », a ajouté le laboratoire.

L’innocuité de ces petits implants de stérilisation féminine en forme de ressort est contestée par certaines femmes, notamment en France et aux Etats-Unis, en raison d’effets indésirables parfois graves survenus après leur implantation (saignements, douleurs, forte fatigue, réaction allergique, dépression…).

Rappel des stocks

La commercialisation des implants Essure avait été suspendue pour trois mois début août dans l’Union européenne, l’organisme chargé de renouveler leur certification ayant requis des éléments complémentaires sur ce dispositif médical. En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait préconisé  »par mesure de précaution de ne plus implanter » Essure, et demandé aux laboratoires de  »procéder au rappel des produits en stock ».

« Un environnement défavorable à sa prescription s’est installé depuis plusieurs mois entraînant une baisse continue de la demande en France », a reconnu Bayer, ajoutant que la suspension des ventes décidée dans l’UE avait « amplifié cette situation ». « Par conséquent, Bayer ne reprendra pas la commercialisation d’Essure en France et ne poursuivra pas la procédure de renouvellement du marquage CE d’Essure pour les pays européens, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège », assure le communiqué. Bayer avait déjà cessé récemment la commercialisation d’Essure notamment en Finlande, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et au Canada, en raison du déclin des ventes.

Une décision « sans lien avec la sécurité ou la qualité du produit »

Dans son communiqué, Bayer a dit vouloir « rassurer les patientes, notamment celles porteuses d’Essure, ainsi que tous les professionnels de santé qui les accompagnent sur le fait que cette décision n’est pas liée à un problème de sécurité ou de qualité du produit ». « Selon son évaluation scientifique, le profil bénéfice-risque positif d’Essure demeure inchangé. La sécurité et l’efficacité d’Essure restent étayées par plus de dix années de recherche scientifique et d’expérience clinique en vie réelle », a insisté le groupe.

Le laboratoire pharmaceutique précise ainsi qu’il « continuera à commercialiser » le dispositif Essure aux États-Unis, où la FDA (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) a récemment évalué ce dispositif « et conclu au bénéfice-risque favorable de la méthode ».

L’ANSM, en août, s’était également montrée rassurante sur ce dispositif médical, assurant que la suspension des ventes n’était « pas de nature à remettre en cause à ce stade » les conclusions rassurantes rendues en avril par un comité d’experts. Ce comité, saisi par l’ANSM en raison de l’augmentation des signalements d’effets indésirables, avait estimé qu’il n’était « pas nécessaire » de modifier la réglementation sur ce dispositif. Il avait en revanche recommandé de mieux informer les femmes envisageant cette méthode des risques et des « possibilités d’échec », « afin de permettre une décision éclairée ». Selon l’ANSM, 1.087 femmes ont été confrontées à un dysfonctionnement du dispositif ou à la survenue d’effets indésirables entre 2003 et début février 2017.

Les associations restent mobilisées

Pour l’avocat Charles Joseph-Oudin, qui avait annoncé le lancement pour septembre d’une action de groupe d’au moins 450 patientes contre Bayer, les victimes du dispositif ne peuvent toutefois « se satisfaire des motifs économiques invoqués ». Des « éclaircissements sont indispensables pour les très nombreuses femmes […] encore porteuses du dispositif », affirme-t-il dans un communiqué.

L’association Réseau d’entraide soutien et information sur la stérilisation tubulaire (Resist), représentant les femmes s’estimant victimes d’effets indésirables des implants, a qualifié de « victoire » l’arrêt de la commercialisation hors Etats-Unis annoncée par Bayer mais souligné que cela ne mettait pas fin à son action.

« Si le laboratoire Bayer invoque des raisons commerciales pour justifier l’arrêt de la commercialisation, nous restons convaincus que d’autres motifs, directement liés à la sécurité du produit, ne sont pas étrangers à cette décision », a déclaré Marielle Klein, présidente de l’association Réseau d’entraide soutien et information sur la stérilisation tubulaire (Resist), dans un communiqué.

« On sait aujourd’hui que le nombre de victimes n’augmentera pas car le dispositif ne sera plus commercialisé, c’est déjà ça de gagné », a-t-elle indiqué à l’AFP. « Mais on est un petit peu déçus que les autorités n’aient pas adopté le principe de précaution ».

« Les procédures judiciaires permettront de faire la lumière sur le défaut de sécurité lié à l’utilisation de ces implants », a poursuivi l’association dans son communiqué. « Devant le refus du laboratoire d’assumer ses responsabilités vis-à-vis de celles-ci, l’association Resist sollicite officiellement de la ministre de la Santé, la création d’un dispositif spécifique d’indemnisation centralisé à l’ONIAM (Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales), seul capable de traiter l’importance et le volume du contentieux lié » aux implants Essure, a-t-il également indiqué.

avec AFP

 

http://www.e-sante.fr/nouvelle-methode-sterilisation/actualite/1452

Nouvelle méthode de stérilisation

 

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 17 Décembre 2003 : 01h00

 

La stérilisation féminine se dote d’une nouvelle approche. Les femmes ont désormais le choix entre la ligature tubulaire et la procédure Essure®, qui s’effectue par voie hystéroscopique et qui ne nécessite pas d’anesthésie.

 

Fin en Europe des implants Essure assurant une stérilisation féminine définitive dans AC ! Brest

 

Le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) reste très élevé. En France, en 1998, pour 730.000 naissances, on estimait que 210.000 IVG déclarées avaient été pratiquées. Près de 40% du total des IVG est réalisé chez les femmes de plus de 35 ans. Ces chiffres soulignent l’importance de la recherche et de l’innovation en matière de contraception temporaire et définitive. Jusqu’à aujourd’hui, les femmes n’avaient à disposition que la ligature tubulaire pour une contraception définitive. Cette technique a fait ses preuves depuis de longues années. Elle nécessite souvent une anesthésie générale et une hospitalisation. Désormais, une autre solution est proposée. Dénommée Essure® par le fabricant, elle se pratique sans incision et ne nécessite ni anesthésie, ni d’hospitalisation. Elle consiste à placer par voie hystéroscopique des micro-implants à l’aide d’un dispositif constitué d’un cathéter. La stérilisation tubulaire est obtenue par une occlusion mécanique de la trompe de Fallope en induisant une inflammation bénigne locale.

En pratique

Un hystéroscope est introduit dans la cavité utérine. Grâce à celui-ci, le cathéter est inséré dans la trompe de Fallope afin d’y placer des micro-implants. Durant les semaines qui suivent la pose des implants, une prolifération cellulaire localisée se produit grâce aux fibres en polyéthylène contenues dans le dispositif. La lumière tubulaire est ainsi totalement obstruée au bout de trois mois. A ce moment, une radio pelvienne permet de vérifier le bon positionnement du dispositif. Attention, durant cette période, il est indispensable de recourir à une contraception alternative. Au-delà, le dispositif est effectif et la contraception est permanente.

Deux études cliniques, démarrées en 1998 et 2000 aux Etats-Unis, en Australie et en Europe, sur un total de 745 patientes de 21 à 45 ans, valident l’efficacité de cette méthode.En France, le premier implant Essure® a été posé le 12 février 2002 par le Pr Lopes dans le service de gynécologie et de médecine de la reproduction du CHU de Nantes. Aujourd’hui, plusieurs centres hospitaliers en France et plus de 200 chirurgiens européens pratiquent cette technique.

Pour en savoir plus : http://www.essure.ch/french/consumer/c_homepage.aspx

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 17 Décembre 2003 : 01h00
Source : Couples et Famille, n°125, 2001 ; Valle et coll., Fertility and Sterility, 2001 ; Lopes P., Réalité en gynécologie-obstétrique, 2003 ; Communiqué de Conceptus, 2003, www.essure.com.

 

http://www.liberation.fr/societe/2001/05/30/la-sterilisation-des-handicapees-mentales-sort-de-l-ombre_366324

La stérilisation des handicapées mentales sort de l’ombre

 

Par Blandine GROSJEAN — 30 mai 2001 à 01:02

 

La réforme de l’IVG permet d’encadrer une pratique connue, mais taboue.

  • La stérilisation des handicapées mentales sort de l’ombre

A pas de velours, presque par effraction, les parlementaires ont introduit un explosif dans la réforme de l’IVG qui doit être adoptée définitivement aujourd’hui à l’Assemblée nationale. L’allongement du délai légal de dix à douze semaines ou la suppression de l’autorisation parentale, deux mesures phares du texte originel, s’apparentent presque à des mesures techniques au regard de l’article 20. Celui-ci traite de la stérilisation des personnes handicapées mentales, un phénomène connu mais tabou en France. Les députés ne pouvaient l’esquiver puisqu’ils avaient pris l’initiative de légaliser la stérilisation volontaire à but contraceptif. «A partir du moment où nous donnions un cadre légal à la stérilisation pour les personnes « ordinaires », nous étions obligés de légiférer pour protéger les personnes handicapées mentales, afin d’éviter les abus», explique la rapporteuse du texte, Martine Lignières-Cassou (PS, Pyrénées-Atlantiques). Mais, hier, la Conférence des évêques de France a dénoncé ce «pas de plus vers l’eugénisme d’Etat».

Fiançailles. Il n’existe aucune donnée épidémiologique sur l’ampleur de la stérilisation des handicapés mentaux. Une enquête, réalisée en Gironde, estimait qu’un tiers des jeunes handicapées mentales avaient été stérilisées dans ce département. Mais selon Alain Giami, de l’Inserm, «il n’est pas possible d’extrapoler ces chiffres, d’autant plus que la stérilisation de ces personnes fait souvent l’objet d’un déni». Lors des auditions, les parlementaires ont recueilli toutes sortes de témoignages : dans tel CAT (centre d’aide par le travail), six femmes sur neuf ont été stérilisées, dans tel autre, on accepte une jeune fille à condition qu’elle se fasse stériliser, ailleurs, les parents ne consentent au mariage de leurs enfants débiles légers qu’après stérilisation de la fiancée.

Après un travail qualifié de constructif par tous, les sénateurs, les députés, les associations et les juges d’instance se sont mis d’accord : la stérilisation ne peut être pratiquée sur une personne majeure «dont l’altération des facultés mentales constitue un handicap et a justifié son placement sous tutelle ou curatelle» que lorsqu’il existe «une contre-indication médicale absolue aux méthodes de contraception ou une impossibilité avérée de les mettre en oeuvre efficacement». L’intervention sera subordonnée à une décision du juge des tutelles. Le juge devra entendre la personne concernée, recueillir l’avis d’un comité composé de personnes qualifiées sur le plan médical, de représentants d’associations des handicapés. Et surtout, «il ne peut être passé outre au refus de la personne concernée».

La portée de la loi sera limitée puisque sur les 500 000 handicapés mentaux, seule une minorité est placée sous protection judiciaire. L’Unapei (Union nationale des association de parents de l’enfance inadaptée) juge pourtant ce texte «salutaire» : «Pour nous, la stérilisation doit être le recours ultime, rarissime. Il ne peut s’agir d’une décision prise de façon exclusive par la famille, le médecin ou l’institution spécialisée.» Patrick Gohet, directeur de l’Unapei, estime que, aujourd’hui, on reconnaît aux handicapés le droit de mener une vie sexuelle et affective : «Ce n’est pas sans conséquence sur l’entourage et l’enfant à venir. Nous refusons de brandir l’anathème sur les familles qui font ce choix.» Solange, une adhérente, assume la décision prise après la grossesse ­ menée à terme ­ de sa fille : «Mon mari et moi avons 60 ans et nous devons élever un petit-fils de 2 ans. Notre fille a 30 ans, nous l’avons conduite vers une certaine autonomie, y compris affective. Le prix à payer était d’éviter qu’elle ne se retrouve enceinte.»

Eugénisme. La révolution de l’article 20 est de sortir ce phénomène du silence et de la sphère privée. Dans un con texte nataliste, la France n’a jamais mis en oeuvre de politique eugéniste incluant la stérilisation forcée des handicapés, contrairement à la Scandinavie ou à l’Allemagne où ce processus a conduit à l’extermination des malades mentaux (1). Pour Alain Giami, la stérilisation des personnes handicapées n’en est pas moins un des moyens de contrôle de leur activité sexuelle, «et stériliser à l’insu de la personne sous-tend des idées eugénistes». Dans l’esprit du législateur, la création d’un cadre légal devrait freiner les opérations «sauvages». En attendant la plus large diffusion des implants contraceptifs, «l’alternative», selon Martine Lignères-Cassou.

(1) Les Enjeux de la stérilisation. Ined, Inserm.

Blandine GROSJEAN

 

http://www.la-croix.com/Ethique/Sciences-Ethique/Sciences/Sterilisation-meconnue-des-handicapes-_NG_-2006-02-13-512793

Stérilisation méconnue des handicapés

 

La Croix, le 13/02/2006 à 20h43
Mis à jour le 13/02/2006 à 18h14

 

Trois ans et demi après le vote d’une loi du 4 juillet 2001 encadrant la stérilisation des majeurs protégés, aucun bilan n’a été dressé

Trois ans et demi après le vote d’une loi 4 juillet 2001 encadrant la stérilisation des majeurs protégés, aucun bilan n’a été dressé

Dans un ouvrage intitulé Stériliser le handicap, une chercheuse de l’Inserm, Nicole Diederich décrivait en 1998 des jeunes filles handicapées légères, qui, vers 18 ou 20 ans, avaient subi une ligature des trompes sans leur consentement. Il arrivait également que des établissements pour personnes handicapées posent leur stérilisation comme condition à leur admission, et ce, alors que la loi conditionnait cette intervention à l’existence d’une « nécessité thérapeutique ».

Le 4 juillet 2001, au détour d’une loi allongeant le délai légal de l’interruption volontaire de grossesse, députés et sénateurs ont donc clarifié les règles dans lesquelles peut être pratiquée « la ligature des trompes ou des canaux déférents à visée contraceptive ». Le texte interdit cette intervention sur les mineurs, ne l’autorise sur les majeurs que lorsqu’ils ont exprimé «une volonté libre et motivée» et, pour les majeurs protégés, confie la décision au juge des tutelles.

« Le principe reste celui d’une interdiction de la stérilisation, sauf lorsqu’il existe une contre-indication médicale absolue aux méthodes de contraception ou une impossibilité avérée de les mettre en oeuvre efficacement », résume Anne Caron, membre de l’Association nationale des juges d’instance. C’est au juge des tutelles qu’est confiée la charge de vérifier si ces conditions sont réunies et d’autoriser, ou non, l’intervention.

Le juge ne peut passer outre

Il doit, pour cela, recueillir l’avis d’un comité d’experts composé de médecins et de représentants des associations et entendre la personne concernée, ses parents ou son représentant légal. Même lorsque la personne protégée est « apte à exprimer sa volonté » et a donné son accord, l’intervention du juge est obligatoire. Si, en revanche, elle refuse la stérilisation, la loi est très claire : le juge ne peut passer outre. « Mais à partir de quand considère-t-on qu’elle ne peut exprimer sa volonté ?, s’interroge Anne Caron. Et comment décider, alors ? » Le texte laisse toute latitude au juge

Depuis le vote de la loi, le ministère de la santé n’a procédé à aucune évaluation. Aux yeux de Patrick Gohet, délégué interministériel aux personnes handicapées, le dispositif a le mérite d’avoir « créé un halo de protection » autour des personnes sous tutelle ou curatelle. Le problème reste toutefois entier pour les femmes handicapées qui ne font pas l’objet d’une mesure de protection.

Certaines, relativement autonomes, prennent la pilule ; pour d’autres, seuls le stérilet ou l’Implanon, un contraceptif sous-cutané actif pendant trois ans, sont envisageables. Mais parce qu’ils nécessitent un suivi, ne sont pas dénués d’effets secondaires (saignements, prise de poids, pour l’Implanon), certains parents continuent à pencher en faveur d’une stérilisation. Laissant parfois les médecins démunis

« Un jour, une mère est venue me voir avec sa fille de 16 ans, trisomique, sans tutelle ni curatelle, et tout à fait capable de comprendre ce qu’était une stérilisation, raconte Bénédicte de Fréminville, médecin au CHU de Saint-Étienne. Comme j’essayais de proposer une autre solution, la mère m’a dit que de toute façon, son gynécologue était prêt à le faire lorsque sa fille aurait 18 ans. »

Pas le moindre bilan de la loi de 2001

L’Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales (Unapei) comme l’Association pour les adultes et jeunes handicapés (Apajh) reconnaissent ne pas être en mesure de dresser le moindre bilan de la loi de 2001. L’Association nationale des juges d’instance (Anji) ne dispose que des résultats d’un sondage auprès de ses adhérents : une cinquantaine ont répondu, parmi lesquels une vingtaine seulement ont été saisis de telles demandes. « Pour l’essentiel, les autorisations ont concerné des personnes qui, bien que sous protection, avaient suffisamment de capacité mentale pour donner leur avis », souligne l’Anji. « Pour la plupart, elles avaient déjà eu plusieurs enfants non désirés. »

Chef du service de génétique au CHU de Saint-Étienne et vice-président de l’association Fait 21, Renaud Touraine estime que depuis la loi, les médecins recourent plutôt aux contraceptifs. Récemment, il a convaincu la mère d’une jeune fille handicapée mentale « d’essayer d’abord l’Implanon ». « Sans cette loi, nous serions probablement allés vers une stérilisation », reconnaît-il. Mais, selon lui, en cas de problème avec les contraceptifs, la question d’une stérilisation se repose, « surtout avec des jeunes femmes lourdement handicapées, dont on a du mal à recueillir le consentement ou à connaître le sentiment ».

De son côté, le professeur Israël Nisand, chef du service de gynécologie du CHU de Strasbourg et membre du comité d’experts de la région Alsace, juge «parfaite» l’application de la loi. « Dans le comité d’experts, nous nous assurons de la pérennité du handicap, de l’absence d’autre solution contraceptive et de l’acceptation de la décision par la personne concernée. » Récemment, raconte-t-il, une jeune femme d’une trentaine d’années aux facultés intellectuelles très diminuées est ainsi venue expliquer ses oublis de pilule, les douleurs ressenties après la pose d’un stérilet « J’ai déjà du mal à m’assumer moi-même, comment voulez-vous que je m’occupe d’un enfant ? », a-t-elle expliqué en substance.

90 à 120 décisions de justice par an

Le comité d’experts alsacien est convoqué trois à quatre fois par an. « Ce qui, rapporté à l’ensemble de la France, donne le chiffre de 90 à 120 décisions de justice par an », calcule Israël Nisand. Parce que l’opération se pratiquait essentiellement dans le secret des cabinets, le nombre de stérilisations n’a jamais pu être établi. En 1997, une psychologue qui travaillait dans des foyers d’hébergement estimait à 30 à 60 % les jeunes femmes stérilisées dans les établissements spécialisés de Gironde.

Un an plus tard, l’inspection générale des affaires sociales recensait 400 à 500 ligatures de trompes « déclarées » chaque année, mais « subodorait que les cas de stérilisation étaient plus élevés ». Comment expliquer une telle chute du nombre d’interventions ? Selon l’Anji, la complexité de la procédure constitue un élément de réponse. « Il faut réunir le comité d’experts, recevoir son avis, auditionner la personne, sa famille , rappelle la magistrate Anne Caron. Deux à trois mois au minimum sont nécessaires, ce qui exclut toute intervention dans l’urgence. » Autre explication possible : la méconnaissance des textes. La loi a été votée en plein été, et les débats avaient tourné plutôt autour du délai légal de l’IVG.

La question d’une poursuite des stérilisations en dehors de la loi, en clinique ou à l’étranger, reste donc ouverte. « Nous devrions être saisis à titre préventif, s’étonne ainsi Anne Caron. Dans tous les établissements, les questions de la sexualité, de la contraception, voire de l’IVG, se posent. Comment sont-elles résolues ? » Mystère. « Des stérilisations hors-la-loi semblent peu probables, estime toutefois Guy-Marie Cousin, président du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens. Fréquemment mis en cause aujourd’hui, les médecins sont devenus plus soucieux du respect des procédures. » Mais le système assure-t-il toujours le respect des personnes ?

Anne-Bénédicte HOFFNER

 

Toujours beaucoup de Russes sur Satanistique

Les statistiques de Satanistique sont parlantes, ce blog est toujours très lu en Russie avant toute information d’importance concernant ce pays ou sa politique étrangère.

Ce fut encore le cas ces derniers jours.

 

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Vide-grenier chez les Chirac cet été

Et devinez quoi ?

Le Chi qui semble-t-il n’aurait pas encore perdu toutes ses facultés mentales s’est débarrassé d’un petit portrait en bronze du gars qu’il aura tant trahi et moqué toute sa vie…

Bon, pour ma part, je devrais peut-être cesser d’ironiser sur ce genre de choses, vu que certains continuent à multiplier les dénonciations à chacune de mes nouvelles publications, mais… euh… ça me démange quand même un peu, hein…

 

http://www.lefigaro.fr/politique/2017/09/12/01002-20170912ARTFIG00312-le-cadeau-tres-personnel-de-chirac-a-macron.php

Le cadeau «très personnel» de Chirac à Macron

 

Le chef de l’État a rendu visite au couple Chirac le 21 juillet dernier. Touché par cette marque de courtoisie, l’ex-président a offert à Emmanuel Macron un bronze qui ne l’avait jamais quitté durant sa longue carrière politique.

Après sa rencontre avec le couple Sarkozy le 5 juillet, comme l’avait raconté Le Figaro , Brigitte et Emmanuel Macron se sont rendus au domicile de Jacques et Bernadette Chirac le 21 juillet, en présence de Claude Chirac et son époux Frédéric Salat-Baroux. «Un moment de grande qualité et de grande courtoisie», confie Claude Chirac. «Ça s’inscrit dans une courtoisie très républicaine qui à l’évidence a du sens pour le président Macron», poursuit-elle. Comme évoqué dans le Canard enchaîné, Emmanuel Macron a aussi rencontré Valéry Giscard d’Estaing. Mais pas encore Francois Hollande. Simple «question d’agenda», assure l’Élysée.

Un cadeau pour marquer la continuité de la République

Si les deux présidents Macron et Chirac ne se connaissaient pas avant ce long rendez-vous du 21 juillet, la visite a fait «très plaisir» à l’ancien couple présidentiel. Brigitte Macron et Bernadette Chirac ont longuement discuté ensemble et les deux présidents ont «abordé de nombreux sujets», explique Claude Chirac.

Pour le remercier de son geste, Jacques Chirac voulait offrir un cadeau personnalisé à son invité. Après avoir réfléchi à plusieurs hypothèses, il lui a offert un petit portrait du Général de Gaulle en bronze qui n’a jamais quitté son bureau, que ce soit à l’Élysée ou à la mairie de Paris. «C’est un objet qui lui est très personnel. Mais au-delà, le président Chirac voulait marquer la continuité de la République par-delà les appartenances politiques», raconte Claude Chirac. Emmanuel Macron a promis de l’installer sur son bureau…

 

L’attaque du 9 août 2017 contre des militaires à levallois était bien terroriste

Les enquêteurs viennent de le confirmer.

Evidemment qu’il s’agissait bien d’une attaque terroriste : voir à cet égard les différentes annonces publiques du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi depuis le 26 juin dernier, et particulièrement le jour de l’attaque, 9 août 2017, un rappel de son article intitulé « T’as peur, tu meurs » du 11 septembre 2008, toujours public aujourd’hui, contrairement à un autre billet de blog de la même époque qu’il avait consacré à l’engagement militaire français en Afghanistan, contre lequel il s’insurgeait tout en faisant ouvertement l’apologie des terroristes du 11 septembre 2001.

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/08/23/les-enqueteurs-confirment-le-caractere-terroriste-de-l-attaque-contre-des-militaires-a-levallois_5175658_1653578.html

Les enquêteurs confirment le caractère terroriste de l’attaque contre des militaires à Levallois

 

Une information judiciaire des chefs de tentative d’assassinat en relation avec une entreprise à caractère terroriste a été ouverte. L’enquête a été confiée à un juge d’instruction.

LE MONDE | 23.08.2017 à 16h29 • Mis à jour le 23.08.2017 à 16h55

Deux semaines après qu’un homme a foncé sur des militaires à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, les enquêteurs ont confirmé le caractère terroriste de l’attaque, a annoncé mercredi 23 août le procureur de la République de Paris, François Molins.

 

« Les investigations viennent (…) étayer le caractère prémédité de l’attaque, et le caractère terroriste », a fait savoir M. Molins au cours d’une conférence de presse, citant notamment des recherches effectuées sur Internet liées à la Turquie et à la Syrie. « Un téléphone saisi à son domicile comporte une douzaine d’images reliées à l’[organisation] Etat islamique », a ajouté le procureur de la République de Paris.

L’enquête a également permis de confirmer le caractère intentionnel de l’attaque. En effet, le véhicule qui a servi à blesser les militaires « se trouvait place de Verdun à Levallois le 6 août (…) autour de 9 heures, puis après 15 heures, roulant à faible allure entre les véhicules stationnés de l’opération “Sentinelle”. » Des déplacements que les enquêteurs ont analysés comme « des repérages préalables. »

Lire aussi :   Attaque contre des militaires à Levallois-Perret : comment le suspect a été identifié et arrêté

Six militaires blessés

Une information judiciaire des chefs de tentative d’assassinat en relation avec une entreprise à caractère terroriste a été ouverte. L’enquête a été confiée à un juge d’instruction.

Le mercredi 9 août, Hamou B., un Algérien de 36 ans, fonce au petit matin sur des militaires de l’opération Sentinelle au pied d’un immeuble HLM de Levallois-Perret, faisant six blessés dont trois graves.

Le conducteur était inconnu des services de renseignement et n’avait été signalé qu’à deux reprises pour des faits de droit commun. Blessé de cinq balles alors qu’il tentait d’échapper à une interpellation dans le Pas-de-Calais deux jours après l’attaque, il avait été transféré dans un hôpital parisien.

Entre 2013 et 2014, Hamou B. a participé à une « campagne de propagande » pour un mouvement de l’islam rigoriste, a déclaré François Molins mercredi. Plusieurs recherches effectuées au cours des derniers mois sur Internet témoignent, selon les enquêteurs, « d’une éventuelle velléité de départ pour la Syrie. »

 

Furet trisomique

 

ppcorn.com

 

Il tire la langue comme Josette Brenterch du NPA de Brest le faisait encore en 2005, à 53 ans.

Trop drôle.

 

Enquête sur un policier et un gendarme ayant protégé leur ami criminel

Je rappelle ici que durant les premières années de ses harcèlements, exactions et menaces en tous genres à mon encontre, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi se vantait publiquement d’être conseillé pour ces faits par un ami policier en activité, un autre qui était gendarme en retraite, ainsi que, selon ses dires, au moins deux avocats.

Mais sa complice la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et tous ses collègues assassins d’ingénieurs ont eux-mêmes toujours bénéficié de la complicité des magistrats brestois pour tous leurs crimes et délits.

Toute la question est aujourd’hui de savoir si ces assassins resteront tous à jamais impunis.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/leur-ami-harcelait-son-ex-compagne-un-policier-et-un-gendarme-vises-par-une-enquete-14-08-2017-7191429.php

Leur ami est passé du harcèlement au meurtre : un policier et un gendarme visés par une enquête

 

>Faits divers|Nicolas Jacquard|14 août 2017, 11h02 | MAJ : 14 août 2017, 13h30|4
Enquête sur un policier et un gendarme ayant protégé leur ami criminel dans AC ! Brest 7191429_varlet_1000x625

 Le 14 août 2013, Aurélia Varlet a été tué de deux coups de fusil par son ex-compagnon, Didier Grosjean, qui a ensuite retourné l’arme contre lui.DR ET PHOTOPQR/ « L’EST RÉPUBLICAIN »/JEAN-PIERRE ZONCA

Nicolas Jacquard

 

Deux enquêtes vont être diligentées par le ministre de l’Intérieur pour éclairer le comportement des deux fonctionnaires. Ils auraient protégé un de leurs amis qui harcelait une ex-compagne et qui allait plus tard assassiner une autre jeune femme.

C’était il y a quatre ans, jour pour jour. Le 14 août 2013, entre 16 heures et 18 heures, Didier Grosjean, 53 ans, assassinait son ex-compagne, Aurélia Varlet, une pétillante jeune femme de 32 ans. Harcelée par le quinquagénaire, Aurélia avait consenti ce jour-là à le rencontrer et fait le déplacement jusqu’à son domicile de La Rivière-Drugeon, non loin de Pontarlier (Doubs). Sur la table du salon, Grosjean avait préalablement disposé des photos de leur couple et étendu l’une des robes d’Aurélia sur le lit conjugal. Dans la foulée, il l’abattait de deux coups de fusil à canon scié, l’un dans le dos alors qu’elle tentait de s’enfuir, le second à bout portant, puis retournait l’arme contre lui.

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Quand la justice présente ses excuses

La chronique d’un drame passionnel ? Plutôt celle d’une mort annoncée, comme vient de le reconnaître le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dans une lettre adressée à Patrick Varlet, le père de la victime. Déjà, en 2014, Christiane Taubira, alors garde des Sceaux, avait reçu la famille Varlet Place Vendôme pour lui présenter des excuses officielles, ouvrant la voie à une indemnisation.

C’est que la mort d’Aurélia est consécutive à une longue série de dysfonctionnements, voire de compromissions. Elles devraient être mises en lumière par deux enquêtes administratives, confiées respectivement à l’inspection de la gendarmerie nationale pour l’une, et à l’IGPN, côté police, pour l’autre, Gérard Collomb ayant demandé « un examen approprié » du dossier aux directeurs des deux institutions.

A l’époque, le policier Laurent G. était en poste à l’antenne de Pontarlier des renseignements généraux. Il a été condamné en 2015 à un an de prison avec sursis pour corruption dans le cadre d’une autre affaire. Comme Serge V., ancien responsable de la brigade de gendarmerie de Frasne, il est soupçonné d’avoir couvert Didier Grosjean. Car, avant de jeter son dévolu sur Aurélia, ce dernier avait vécu huit ans durant avec Agathe*, une autre jeune femme. Lorsque celle-ci a trouvé la force de le quitter, après avoir vécu l’enfer, son calvaire a empiré. Comme l’avait révélé « l’Est républicain », Didier Grosjean l’a une première fois kidnappée, séquestrée puis libérée. Quelques semaines plus tard, il percutait son véhicule et la jetait dans le fossé.

Une perquisition et une audition jamais réalisées

Quatre plaintes sont alors déposées par Agathe à Pontarlier, toutes classées. « C’est ce policier qui l’a rendu possible, en biaisant l’information fournie au parquet », pointe du doigt Me Randall Schwerdorffer, avocat de la famille Varlet, et désormais d’Agathe, dont le récent témoignage éclaire d’un jour nouveau les relations entre Didier Grosjean et ses protecteurs.

Figure locale, addict au culturisme et ancien employé de la boîte de nuit du secteur, il partageait avec Laurent G. et Serge V. le goût de la chasse ou du ski nautique. En mars 2012, « il m’a dit qu’il me tuerait, que je finirais dans une mare de sang. Il avait un fusil », a révélé Agathe. Trois fusils plus exactement, tous détenus illégalement.

« Si la justice ne fait rien, un drame se produira », prophétise la jeune femme, terrorisée, dans plusieurs courriers adressés aux autorités, restés sans réponse. Le parquet mandate pourtant les gendarmes pour une audition et une perquisition, mais elles ne seront jamais réalisées. Grosjean semble intouchable. Agathe n’a d’autre choix que de s’exiler en Suisse. « S’ils avaient fait leur boulot, Aurélia serait aujourd’hui avec nous », soupire Patrick Varlet.

Le père d’Aurélia entend pointer du doigt ceux qu’il juge en partie responsables de la mort de sa fille. « Pas par vengeance, mais pour obtenir justice, et qu’un tel crime ne se reproduise pas. » « Il y a un lien évident entre l’absence de réaction des forces de l’ordre et le passage à l’acte », appuie Me Schwerdorffer, qui dit avoir reçu de l’Intérieur « l’assurance que le nécessaire serait fait ».

* Le prénom a été changé.

Le Parisien

 

Richard Ferrand est-il sérieux, compétent ?

Hum… La question n’est pas là… il a de bons copains et c’est tout ce qui compte en politique, du moins en France où des tas d’incompétents « entrent » en politique comme d’autres en religion, précisément pour assurer leurs carrières, se sachant par ailleurs totalement nuls.

Bien évidemment, ces gens-là ont tous la haine des ingénieurs qui eux n’ont pas besoin de ça pour être ce qu’ils sont.

Même s’il me manque encore quelques pièces de puzzle, voyez-vous, je sais depuis longtemps à qui j’ai affaire, et pourquoi et comment.

Je n’ai de toute façon jamais eu de problèmes avec des gens sérieux, compétents, honnêtes.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170815.OBS3394/catastrophe-et-caca-boudin-claire-o-petit-charge-richard-ferrand.html

« Catastrophe » et « caca boudin » : Claire O’Petit charge Richard Ferrand

 

&quot;Catastrophe&quot; et &quot;caca boudin&quot; : Claire O'Petit charge Richard Ferrand
La députée Claire O’Petit avait suscité un tollé en priant les jeunes affectés par la baisse des APL de bien « vouloir arrêter de pleurer » pour 5 euros. (Capture / Huffington Post)

 

Peut-être la nouvelle députée a-t-elle oublié qu’elle n’est plus une simple chroniqueuse des « Grandes Gueules ».

 

 

Claire O’Petit, la « Nadine Morano » d’En Marche, a encore frappé. Invitée des « Grandes Gueules » de RMC, où elle a fait ses classes avant de rentrer en politique, la députée La République en marche de l’Eure a sorti l’artillerie lourde contre son président de groupe au Palais-Bourbon, Richard Ferrand.

« Il a été extrêmement défaillant », a-t-elle résumé.

Claire O’Petit, la Nadine Morano du quinquennat Macron ?

Haro sur Ferrand

Depuis plusieurs semaines, l’ancien ministre de la Cohésion des territoires est sous le feu des critiques de sa majorité : pas assez investi, absent des débats, autoritaire, de nombreux députés LREM ont brisé en off la discipline de groupe pour critiquer les méthodes du Breton d’adoption.

Richard Ferrand, le mal-aimé

Mais les petites piques distillées ici et là n’arrivent pas à la cheville de la charge lancée ce matin par Claire O’Petit. Notamment au moment de rappeler l’épisode houleux de l’élection des questeurs à l’Assemblée nationale :

« Il y avait deux personnes LR que nous devions élire pour les questures et il n’y a pas eu de préparation avant. Nous avions le choix entre Ciotti et Solère. Et là, nous n’avons pas pris le temps de parler politiquement de ce qui allait se passer si nous ne votions pas pour un Républicain. Pour moi, c’était Solère automatiquement. Mais je n’ai pas eu l’analyse politique. Et là, Richard Ferrand ne nous a pas réunis. »

 

« Catastrophe » et « caca boudin »

Toujours au micro de RMC, la députée en remet une couche : « Il était présent à l’Assemblée. Mais nous n’avons pas eu du tout de réunion. Il y a eu un ‘caca boudin’ des Républicains quand Solère a été élu. Là, Ferrand n’a absolument pas été la hauteur. On s’est tous retrouvés dans les couloirs en se demandant ce qu’il fallait faire. Nous nous sommes réunis dans une salle, certains étaient déjà au bar. C’était une catastrophe. Dans les deux mois, ça a été mieux. Mais tous les crashs qu’il y a eu, c’était pendant cette journée-là. Richard Ferrand n’a pas su tenir le groupe à ce moment-là ».

Richard Ferrand répond aux critiques : « Des bavardages »

La semaine dernière, dans une interview accordée à « l’Obs », Richard Ferrand répondait aux critiques qui visent sa président et jugeait ainsi ses première semaines à l’Assemblée :

« Je suis un chef d’orchestre qui cultive plus l’harmonie que le goût des fausses notes, qu’elles soient réelles ou supposées. »

Et d’ajouter :  »Permettez-moi de vous dire que l’ambiance collective est bonne ». Si c’est lui qui le dit…

L.B.

L'Obs
L’Obs 

Journaliste

 

 

http://rmc.bfmtv.com/emission/claire-o-petit-deputee-lrem-richard-ferrand-a-ete-extremement-defaillant-1236262.html

Claire O’Petit, députée LREM: « Richard Ferrand a été extrêmement défaillant »

 

15/08/2017 à 12h54

Ancienne Grande Gueule de RMC, la députée Claire O’Petit est revenue ce mardi sur ses débuts à l’Assemblée nationale.

 

Elle était GG, elle est devenue députée. A l’occasion des 100 jours d’Emmanuel Macron à l’Elysée, Claire O’Petit est revenue sur ses débuts à l’Assemblée nationale.

L’ancienne GG a admis que certains moments avaient été compliqués pour les députés novices. Elle est notamment revenue sur le couac lors de l’élection des questeurs à l’Assemblée: « Il y avait deux personnes LR que nous devions élire pour les questures et il n’y a pas eu de préparation avant. Nous avions le choix entre Ciotti et Solère. Et là, nous n’avons pas pris le temps de parler politiquement de ce qui allait se passer si nous ne votions pas pour un Républicain. Pour moi, c’était Solère automatiquement. Mais je n’ai pas eu l’analyse politique. Et là, Richard Ferrand ne nous a pas réunis ». « Il a été extrêmement défaillant », a-t-elle aussi taclé.

« C’était une catastrophe »

Et de détailler: « Il était présent à l’Assemblée. Mais nous n’avons pas eu du tout de réunion. Là, il y a eu un ‘caca boudin’ des Républicains quand Solère a été élu. Là, Ferrand n’a absolument pas été la hauteur. On s’est tous retrouvés dans les couloirs en se demandant ce qu’il fallait faire. Nous nous sommes réunis dans une salle, certains étaient déjà au bar. C’était une catastrophe. Dans les deux mois, ça a été mieux. Mais tous les crashs qu’il y a eu, c’était pendant cette journée-là. Richard Ferrand n’a pas su tenir le groupe à ce moment-là ».

P.B.
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On a retrouvé Richard Ferrand !

 

 

Et que dit-il ? Il a appris un nouveau mot : respect.

On se demande s’il l’a vraiment compris.

A chacun ses cuistres, hein…

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/08/09/il-est-revenu-le-retour-remarque-de-richard-ferrand-a-lasse_a_23072312/

« Il est revenu » : le retour remarqué de Richard Ferrand à l’Assemblée

 

L’ancien ministre est la cible de moqueries récurrentes, pour ses absences répétées dans l’hémicycle.

 

09/08/2017 17:27 CEST | Actualisé 09/08/2017 17:28 CEST

POLITIQUE – C’était un retour remarqué sur les bancs de l’Assemblée. Constamment moqué pour ses absences répétés, Richard Ferrand a refait surface ce mercredi 9 août dans l’hémicycle pour poser sa première question au gouvernement.

Et les députés de l’opposition ont su l’accueillir, comme le montre la vidéo en tête de l’article. « Il est là, il est revenu », ont-ils crié alors que l’ex-ministre prenait la parole, et ce, malgré les rappels à l’ordre du président François de Rugy.

Devenu président du groupe LREM au mois de juin, Richard Ferrand n’apparaît que rarement à l’Assemblée, ce qui vaut à ses collègues de l’opposition d’ironiser sur ce point, notamment sur les réseaux sociaux.

Lire aussi :

Absentéisme, manque d’autorité… Ferrand contesté en interne à l’Assemblée

Récit d’un deuxième jour surréaliste à l’Assemblée nationale

Affaire Ferrand: le député macroniste a été entendu par la police judiciaire

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http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170810.OBS3224/richard-ferrand-le-mal-aime.html

Richard Ferrand, le mal aimé

 

Richard Ferrand, le mal aim&eacute;
Richard Ferrand, dans la cour de l’Elysée, le 24 mai 2017. ((STEPHANE DE SAKUTIN / AFP))

 

Mis en cause dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand a connu des débuts difficiles à la tête du groupe LREM.

 

 

La loi sur la confiance dans la vie politique a été adoptée et, par miracle, Richard Ferrand est réapparu (furtivement) à l’Assemblée nationale. Comme si sa présence au Palais Bourbon n’avait plus rien d’incongru, une fois seulement passé le débat sur la moralisation. Des « Il est là ! [...] On l’a retrouvé ! » lancés par l’opposition, ont même accueilli mardi 8 août la prise de parole du président du groupe La République en Marche (LREM), mis en cause dans le cadre l’affaire des Mutuelles de Bretagne. Il faut dire que l’ancien ministre était très discret ces derniers temps. Critiqué – y compris en interne – pour son manque d’implication dans les affaires courantes de l’Assemblée nationale et du groupe LREM, Richard Ferrand ressort du marathon législatif de ce début d’été contesté, fragilisé.

Richard Ferrand, François de Rugy : où sont passés les cadors de la majorité ?

« Chacun son style ! [...] Que l’on me pardonne de n’avoir ni l’expérience ni les talents des présidents Jacob ou Mélenchon, pour ne citer que les extrémités de l’hémicycle », se défend-il ce vendredi 11 août dans une interview accordée à « l’Obs ».

Espoirs déçus

Paradoxe : Richard Ferrand, un « meneur d’hommes né » selon un vieux briscard du Parlement, a multiplié les coups de force pour imposer une discipline de fer au sein de « son » groupe mais a laissé les jeunes députés LREM naviguer à vue. Maladresses sur les statuts d’En Marche ! et lors de la distribution des postes à l’Assemblée, absentéisme remarqué au cours des débats, les débuts de l’ancien ministre comme patron de la majorité ont été laborieux. Entre se planquer en se faisant accuser de légèreté ou prendre les devants mais prêter le flanc aux attaques sur la moralisation, l’équilibre est précaire. D’autant que les jeunes loups de la macronie affûtent leurs crocs à coups de « off » assassins : « On ne sait pas ce qu’il fait de ses journées » (« le Monde », 27 juillet), « Comme ça l’ennuie d’être là, c’était du ‘démerdez-vous’ » (« l’Express« , 26 juillet). Son nouveau surnom : « Richard Fillon », le « forcené », détaille même « le Point ».

Le Breton d’adoption connaît pourtant parfaitement l’âpreté du jeu parlementaire et les chinoiseries du Palais Bourbon, pour y avoir ferraillé des mois durant au côté d’Emmanuel Macron quand il était rapporteur général de sa loi éponyme. Une époque qui a laissé à l’ancien ministre de l’Economie et à son bras droit un goût amer – la faute à Manuel Valls et son 49.3 – mais qui a soudé les deux hommes. Et permit à Richard Ferrand de revoir ses ambitions à la hausse à mesure qu’Emmanuel Macron dévoilait les siennes.

Mais le jeu de chaises musicales et l’affaire des Mutuelles de Bretagne ont compliqué la donne. Un député de la majorité : « Ferrand avait tout après avoir été nommé secrétaire général d’En Marche ! [octobre 2016, NDLR] Il pouvait prétendre à Beauvau, à Matignon mais s’est pris un retour de manivelle colossal. » D’abord en ne décrochant pas les postes qu’il visait, puis en se faisant exfiltrer à l’Assemblée nationale. Avec en prime une affaire comme carte de visite en plein débat sur la moralisation.

« Un moment d’incertitude »

« Difficile pour lui de tout gérer en même temps », résume-t-on sur les bancs de l’hémicycle où son manque d’enthousiasme pour le poste au moment de sa nomination est un secret de polichinelle. Une séquence « difficile », « cruelle » même, avec le début de fronde qui a agité la majorité, notent certains députés, plus indulgents :

« Ce que ces jeunes élus qui l’accusent d’être absent ne peuvent pas comprendre, c’est que Richard Ferrand est dans un moment d’incertitude [en raison de sa mise en cause dans le cadre de l’affaire des Mutuelles de Bretagne, NDLR]. Il y a un manque d’empathie très important de la part de ces élus qui n’ont aucun égard pour la situation personnelle très compliquée du président de groupe. »

En privé seulement, Richard Ferrand le reconnaît, le démarrage est compliqué. Sa situation personnelle ? Une manœuvre destinée à « entacher » le début du quinquennat, selon son entourage. Tout comme il regrette comment la longue série de couacs observés lors des premiers pas de la majorité a parfois relégué au second plan l’adoption de textes majeurs : « On a tout eu, des accusations de ‘caporalisme’ à celles de ‘bordel’ ! »

Mais il l’assure, le temps des hésitations et des déceptions est derrière lui. « J’ai la conviction qu’à l’heure du bilan, dans cinq ans, ces échos seront parfaitement anecdotiques », insiste-il ce vendredi 11 août dans « l’Obs ». Soit. D’ailleurs dans « Paris Match » cette semaine, le président de groupe se fend de messages subliminaux à l’attention de ses détracteurs. Sa chanson du moment ? « Don’t Look Back In Anger » (Ne regarde pas le passé avec colère) d’Oasis plutôt que « Should I Stay or Should I Go ? » (« Dois-je rester ou dois-je partir ?) des Clash. Un titre qui lui a « trotté dans la tête », reconnaît-il néanmoins. Personne n’aurait pu croire, une seule seconde, le contraire.

Lucas Burel

Lucas Burel
Lucas Burel 

Journaliste

 

http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Ferrand-La-chanson-Should-I-stay-or-should-I-go-m-a-trotte-dans-la-tete-1325114

Ferrand : « La chanson ‘Should I stay or should I go’ m’a trotté dans la tête »

Paris Match| Publié le 10/08/2017 à 06h23

Richard Ferrand durant la convention de la République en marche, le 8 juillet.

Richard Ferrand durant la convention de la République en marche, le 8 juillet. J.E.E/SIPA

 

Richard Ferrand, député du Finistère, président du groupe LREM à l’Assemblée, livre à Paris Match son «jardin très secret».

Paris Match. A quelle série êtes-vous drogué?
Richard Ferrand. Drogué? À aucune! Mais j’ai apprécié «Braquo», série policière noire, dérangeante avec des personnages complexes, tourmentés, justes, cyniques… humains.

Quelle est votre chanson fétiche?
Aucune. La chanson «Should I stay or should I go» des Clash m’a trotté dans la tête. Maintenant c’est plutôt Oasis, «Don’t look back in anger». Mais Julien Clerc («Utile») a une place particulière.

Quel livre venez-vous de terminer et quel sera le prochain?
Je viens de relire « L’Honneur perdu de Katharina Blum » de Heinrich Böll. J’ai bien avancé «Une histoire buissonnière de la France» de Graham Robb. J’aimerais les offrir à tous!

La dernière fois où vous avez pleuré?
Lors de l’hommage rendu à l’Assemblée nationale à mon amie et collègue Corinne Ehrel, députée des Côtes d’Armor, brutalement décédée alors qu’elle s’exprimait en réunion publique deux jours avant le second tour de l’élection présidentielle.

A lire :Le jardin secret de Marlène Schiappa

Avec qui aimeriez-vous ne pas être fâché?
Avec les Françaises et les Français, les Bretonnes et les Bretons et les Marcheuses et Marcheurs au terme du quinquennat. Je travaille pour faire réussir notre pays.

Votre fou rire de l’année?
C’était il y a quelques temps, avec le président de la République. Les raisons de ce fou rire nous appartiennent.

Quelle est votre peur irrationnelle?
Je n’en ai pas. Mes peurs sont terre à terre : elles concernent la santé de mes proches, le bon déroulement du travail, l’avancée des dossiers.

Il ne regrette pas de ne plus être journaliste

Quel métier rêviez-vous de faire enfant?
Journaliste. J’ai d’ailleurs eu la chance d’exercer ce métier durant quelques années. Je ne regrette pas d’en avoir changé.

De quoi n’êtes-vous jamais rassasié?
D’apprendre. De lectures, de rencontres et de discussions, des plus complexes au plus simples. Mais aussi de rire des cuistres… Plaisir inépuisable.

Quelle est votre plus grande fierté?
Celle que j’espère avoir au terme de ma vie vis-à-vis de toutes celles et de tous ceux qui m’auront connu.

A lire :Emmanuel Macron et Richard Ferrand, une histoire qui dure

Si vous deviez aller aux JO, dans quel sport aimeriez-vous vous présenter?
Le rugby, que j’ai un peu pratiqué durant ma jeunesse, pour ses mêlées franches et ses troisièmes mi-temps conviviales.

A quelle époque auriez-vous aimé vivre?
La nôtre me convient, avec ses complexités, ses cruautés et ses espérances. Je ne suis ni nostalgique ni amateur de prophéties.

Son dernier achat coup de coeur : un stylo plume

Quel parfum portez-vous?
Sauvage de Dior : c’est un choix de ma compagne.

Quel est votre dernier achat coup de cœur?
Un stylo plume.

Comment gérez-vous le trac?
Par un surcroît de travail qui me rassure et parfois un verre de vin qui me détend.

Quel est votre objet fétiche, votre talisman?
Un couteau de Laguiole de la Maison Calmels.

Où allez-vous passer vos vacances?
Comme tous les ans en Bretagne, où j’habite, quelques jours sur le bassin d’Arcachon puis en Aveyron où vivent ma famille et mes amis de jeunesse.

Où serez-vous dans dix ans?
Là où mes choix m’auront conduit. Mais je suis surtout concentré sur le travail d’aujourd’hui.

Qu’y a-t-il sur votre table de chevet?
Les œuvres complètes de Pierre Desproges, antidotes à la sottise qui permettent de se réconcilier en riant avec tous les travers de l’humanité et de s’endormir paisiblement.

Quelle est votre activité préférée avec vos enfants ou petits-enfants en vacances?
Une promenade le long du canal de Nantes à Brest, chez moi à Motreff. Mais partager du temps avec eux fait mon bonheur, peu importe l’activité.

Quelle est la dernière application que vous avez téléchargée sur votre téléphone?
L’application du «Télégramme», le quotidien breton. C’est un moyen pour moi de rester au contact de l’actualité bretonne, même quand je suis retenu à l’Assemblée nationale.

Quel est pour vous le plus beau mot de la langue française?
Respect. Même si ce qu’il porte n’est pas toujours le plus répandu.

 

Décidément, les Russes aiment bien Satanistique

Ils sont encore là aujourd’hui.

A noter : le 24 juillet est une date qu’affectionne particulièrement le malade mental de Puy-l’Evêque pour ses attentats.

Ainsi, par exemple, en 2011, avait-il attaqué ce jour-là plusieurs sites de préfectures françaises sous le pseudonyme de « SaMo_Dz » après avoir fermé son vieux « Sitacyp » qu’il disait avoir créé très exactement dix ans plus tôt, le 24 juillet 2001.

On rappelle au passage que ce cybercriminel et mythomane avéré, qui se présente abusivement comme « écrivain en ligne et à l’oeil depuis 2001″ sous le prétexte qu’il est depuis cette année-là l’auteur de différents sites et blogs publics personnels, revendique le droit d’écrire et de publier absolument tout ce qui lui chante sur n’importe qui, au mépris du plus élémentaire respect de la vie privée des différentes personnes bien réelles dont il a décidé de faire ses « personnages » comme de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Aussi, il se plaint que ses victimes portent plainte contre lui et publient des démentis et droits de réponse lorsqu’elles découvrent ses écrits les concernant, ainsi que tous ses travaux de « documentation » préalable : piratages informatiques, écoutes téléphoniques illégales, etc…

 

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Aime le potage

Avis du 3 février 2015

Ce blog a été créé le 6 janvier 2015 pour prendre le relais du Petitcoucou venant d'être suspendu sans préavis ni avertissement en milieu de journée. Ayant eu cette fonction jusqu'au 1er février 2015, il devient un doublon du Petitcoucou suite à la réouverture de ce dernier après trois semaines de suspension, et sa reprise d'activité à compter du 2 février 2015.

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Les statistiques de ce blog sont bloquées depuis le 21 janvier 2015. Plus aucun compteur n'est incrémenté, ceux des visites du jour restent à zéro, les mises à jour ne se font plus.

Avis du 24 janvier 2015

Mes statistiques "avancées" sont de retour et font apparaître un record de visites le 21 janvier 2015 - record très modeste, mais néanmoins record pour ce blog nouveau-né. En revanche, les statistiques "basiques" sont toujours bloquées. Tout cela m'évoque bien évidemment les petites manies de Cyprien Luraghi qui n'a jamais pu supporter de voir s'envoler le nombre de mes lecteurs, qu'il surveille comme le lait sur le feu depuis la création de mon premier blog, sur Le Post, début septembre 2009.

Avis du 26 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout se passe normalement. Le Chinois de Thaïlande est inactif sur ce blog.

Avis du 31 janvier 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 29 janvier.

Avis du 1er février 2015

Retour de mes statistiques "basiques".

Avis du 3 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er février.

Avis du 6 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour. Tout fonctionne.

Avis du 11 février 2015

Mes statistiques "basiques" sont de nouveau bloquées depuis le 8 février.

Avis du 26 février 2015

Statistiques "basiques" enfin débloquées !

Avis du 27 février 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 26 février. Ce petit jeu pourrait-il cesser ? On n'en voit pas l'intérêt... Complément de 22 h: merci de m'avoir rendu ces statistiques !

Avis du 4 mars 2015

Statistiques "basiques" de nouveau bloquées depuis le 1er mars. Merci de les débloquer et ne plus les bloquer ou les oublier en cet état à l'avenir.

Avis du 7 mars 2015

Statistiques "basiques" bien débloquées. Merci.

Avis du 25 mars 2015

Statistiques "basiques" bloquées depuis le 14 mars.

Avis du 2 avril 2015

Mes statistiques "basiques" sont de retour.

Avis du 26 avril 2015

Les statistiques "basiques" de ce blog sont encore bloquées, depuis le 10 avril 2015.

Avis du 28 avril 2015

Statistiques de retour. Merci.

Avis du 7 mai 2015

Je n'ai de nouveau plus de statistiques "basiques" depuis le 2 mai. Comme pour Petitcoucou, les statistiques "avancées" ont également disparu depuis deux jours.

Avis du 10 mai 2015

Statistiques "basiques" débloquées. Merci. Me manquent encore les statistiques "avancées".

Avis du 14 mai 2015

Toutes mes statistiques sont de retour depuis hier. Merci.

Avis du 3 octobre 2015

Les compteurs de mes statistiques avancées sont tous à zéro depuis le 1er octobre. Merci de me les rendre.

Avis du 5 octobre 2015

Statistiques "avancées" de retour ce soir. Merci.

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